GRP® en boucle de 192 km entre le Berry (Nohant – 36) et Bourdonnais (Huriel – 03).

Le sentier Des Maîtres Sonneurs a été créé entre 1989 et 1990 par des bénévoles qui ont retracé, roman en main, les chemins des personnages du livre (notamment le muletier Huriel et ses amis), ce sentier suit les traces de l’œuvre Les Maîtres sonneurs (1853), dans laquelle George Sand dépeint la vie des joueurs de cornemuse et leur quête initiatique au cœur d’une société rurale riche en traditions et en rivalités entre les deux régions.
Un itinéraire de grande randonnée de pays (GRP®) d’environ 192 km formant une boucle entre La Châtre, Châteaumeillant, Huriel et Préveranges, c’est une immersion unique dans l’héritage littéraire de George Sand.
Je n’ai pas fait cette randonnée en solo mais en binôme avec Jubea, nous avons déjà fait ensemble le tour des puys d’Auvergne et le tour du Larzac.
Le parcours
Le parcours officiel est donné pour environ 192 km et 2 199 m D+, nous avons fait un peu plus 203 km quelques erreurs et aussi des détours volontaires. Sentier entre bocages et forêts avec des dénivelés raisonnables. Ce que j’ai moins aimé, la brûlure du bitume. Environ 46 % de route et surface goudronnés d’après OpenRunner, je sais qu’il est parfois compliqué, voire impossible, de faire des tracés autrement..
Petit avertissement
- Munissez-vous d’une carte, ou un topo-guide ou votre trace GPX car si le GRP® est bien balisé en jaune et rouge par endroit, certains tronçons les traces sont presque effacées voire inexistante. Il peut aussi y avoir confusion car il chevauche parfois les GR46, GR100, GR654 et le Chemin de Szombathely, Montluçon, Tourmon-Saint-Martin (Via Sancti Martini) et parfois plusieurs en même temps.
- En préparant votre parcours vous remarquerez qu’il y a peu de village ou ville avec fontaine, mais vous vous direz peut-être, comme moi, vu le nom d’étangs sur le chemin vous pourrez remplir votre gourde filtrante… Hé ben non… la grande majorité sont privés, clos et interdit d’accès ! Pensez à prendre suffisamment d’eau.
Étape 1 – Nohant – La Berthenoux 11 km500

Le tracé sur l’image ne correspond pas exactement à notre parcours réel, j’ai oublié de sauvegarder la trace GPS. Nous sommes partis d’un autre parking, et dès le départ, un défaut de balisage nous a fait faire 500 m dans la mauvaise direction (soit 1 km aller-retour en plus).

S’il s’agit de l’étape la plus courte, ce fut pourtant la plus éprouvante pour moi. Je pars pourtant en pleine forme, mais très vite, dès les deux premiers kilomètres, les difficultés s’accumulent… un gros déficit de sommeil accumulé depuis plusieurs jours, une dernière nuit de moins de trois heures de sommeil, la route pour rejoindre le point de départ, et pour couronner le tout, la canicule (je constaterai les jours suivants que ce ne sont pas les seules causes…). Tous les voyants sont au rouge. C’est avec une grande difficulté que j’arrive à Saint-Chartier, en espérant que le lavoir ne soit pas à sec. Heureusement, il ne l’est pas.

Je fais une pause, me mouille la tête, bois de l’eau fraîche, je ne suis pas déshydraté, il me reste de l’eau et nous n’avons parcouru que peu de distance. Dans le jardin public du lavoir, je m’allonge à l’ombre et somnole un moment, sans regarder l’heure. Après m’être bien mouillé la tête et le bandana, et avoir remis mon chapeau par-dessus (imperméable, il ne retient pas l’eau), nous repartons.

Malgré cela, un nouveau coup de chaud me saisit rapidement. À Verneuil-sur-Igneraie, nous décidons de nous séparer. Jubea souhaite continuer, tandis que je ferai du stop. Rendez-vous est donné au gîte d’étape de La Berthenoux, à environ 2,5 km de là. Une fois arrivés, nous décidons de prendre une journée de repos pour tenter de combler ce déficit de sommeil.

Étape 2 – La Berthenoux – La Motte-Feuilly 19 km042

Après la journée de repos passée au gîte, et bien que le déficit de sommeil ne soit pas totalement comblé, nous décidons de repartir tôt pour tenter d’échapper à la chaleur qui nous avait tant éprouvés la veille. Départ à la frontale, dans la nuit encore noire, entre 3 et 4h du matin. La canicule est bien là, nous n’avons pas la violence des UV mais il ne fait pas frais pour autant.

La traversée de Thevet-Saint-Julien se fait ainsi dans l’obscurité, les silhouettes des toitures se découpant à peine sur le ciel bleu nuit.

Puis vient ce moment tant attendu, le lever du soleil. Il nous surprend au niveau de La Petite Pouzerie, Les Grands Prés, alors que nous sommes environ à mi-chemin.

Le disque orangé perce l’horizon au-dessus des champs moissonnés, et cette lumière naissante semble effacer un peu la fatigue accumulée.

Peu après, nous passons devant le château de La Pouzerie, dont le vieux pigeonnier et les toitures en poivrière se dévoilent dans la douceur du petit matin.

Un peu plus loin, après Montlevicq, nous franchissons l’Igneraie sur un petit pont de pierre à Priches.

Nous arrivons à La Motte-Feuilly, au gîte d’étape, vers 9h, bien plus tôt que la veille, et cette fois sans l’épuisement de la journée précédente. La ferme du château, avec sa tour et ses dépendances anciennes nichées dans un vaste pré, nous accueille dans le calme. Tout proche, l’église Saint-Hilaire1, entourée de son cimetière, clôt cette étape.

En fin de parcours, j’ai tout de même ressenti un coup de chaud à la tête sans commune mesure avec le malaise de la veille, mais un signal qui confirme qu’il me faut rester vigilant face à ces températures. Le départ matinal et l’arrivée précoce ont clairement fait la différence, une étape plus longue que la première, mais bien mieux vécue.
Étape 3 – La Motte-Feuilly – Châteaumeillant 18 km

Après une nuit de repos bien méritée dans le calme de La Motte-Feuilly, nous repartons à 4h15, à la frontale, décidés à éviter les UV de cette canicule qui n’en fini pas. Le sentier chemine d’abord à travers Champillet, puis s’engage dans un chemin creux, véritable tunnel de végétation.

La visibilité revient progressivement, environ 1h15 après le départ, juste avant de passer par le lieu-dit La Bierge. Le paysage se dévoile alors peu à peu, nous entrons dans un secteur de bocage typique, où haies, prairies et champs se succèdent.
Une demi-heure plus tard, au niveau de La Brande Guène, le ciel nous offre un spectacle grandiose avant le lever de soleil, un magnifique ciel de rose et d’orangé.

Le sentier continue ensuite à travers ce bocage dense, longeant la rivière la Sinaise après avoir traversé Le Magnioux et le lieu-dit La Bidoire. C’est là, environ 3h30 après le départ, que nous croisons un groupe de jeunes génisses et de veaux curieux mais farouches, qui viennent nous observer. Nous en avons vu avant et en verrons d’autres après et d’autres races et croisements.

Malgré cette belle matinée bien entamée à l’ombre relative du bocage, la chaleur finit par reprendre le dessus, j’ai de nouveau ressenti un coup de chaud en fin de matinée, signe que la vigilance reste de mise malgré les départs matinaux.
Nous arrivons finalement à Châteaumeillant, où le Musée des Vieux Métiers2, installé dans une ancienne église romane, nous accueille sur la place centrale. Nous prenons notre temps à la terrasse d’un café.

Il ne nous reste plus qu’à rejoindre le camping municipal, où l’on nous propose une chambre, fraîche, dans le gîte d’étape. L’accueil est chaleureux et sympathique… un vrai réconfort après cette étape marquée par le bocage, la beauté du lever de soleil, et la chaleur qui continue de nous mettre à l’épreuve.
Étape 4 – Châteaumeillant – Sidiailles 19,701 km

Nouveau départ à 3h50, toujours à la frontale, dans la nuit qui devient notre meilleure alliée contre la chaleur caniculaire. Le sentier nous fait traverser Beau Merle, le Manoir de Maritet, puis Vinabineau. Entre ce dernier et Saint-Saturnin (Cher), alors que nous avons déjà parcouru plus de la moitié de l’étape, le soleil est déjà haut et perce magnifiquement les frondaison.

Le parcours se poursuit ensuite par Saint-Saturnin, l’Arbre, les Buissonnais et Bombardon, avant qu’au lieu-dit Rancier nous ne quittions le GRP pour rejoindre le camping municipal de Sidiailles. L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul3, avec sa flèche élancée dressée vers le ciel, nous accueille sur la place du village.

Comme la veille et les jours précédant, j’ai de nouveau ressenti un coup de chaud en fin d’étape, ces alertes régulières confirment qu’il me faut composer avec cette vigilance de chaque instant, malgré les départs avant l’aube qui nous permettent pourtant de gagner de précieuses heures sans soleil de plomb.
Le soir venu, le camping municipal est désert, nous y sommes seuls un long moment, avant qu’un couple en camping-car, puis un autre installant une tente moustiquaire, n’y viennent. Face à la chaleur qui persiste jusque tard dans la soirée, nous faisons le choix de dormir à la belle étoile, le sac de couchage nous servant simplement de matelas, il fait bien trop chaud pour s’y envelopper.

Une étape pas trop longue, entre la beauté des levers de soleil traversant les bois et la difficulté persistante de la canicule, qui continue de rythmer nos journées autant que nos nuits.
Étape 5 – Sidiailles – Mesples 20,581 km

Départ plein sud à 3h40, toujours à la frontale. Nous évitons Estondes et l’Abbaye des Pierres, de toute façon, la nuit ne nous aurait rien laissé apprécier. Après avoir rejoint le GRP à La Croix Cordeau, nous franchissons l’Arnon environ une heure après le départ, sur une passerelle au caillebotis galvanisé.

Le sentier se poursuit par Vervaux, Barberanges et le Champ Grelet. Deux heures après le départ, avant d’arriver à Saunier, nous éteignons enfin nos frontales, la lumière de l’aube suffit à éclairer nos pas.

Le chemin serpente ensuite entre deux champs de blé mûr, aux couleurs pastel du petit matin. Avant de refranchir l’Arnon une seconde fois, le soleil ne s’est toujours pas levé, un dernier répit avant la chaleur à venir.

Mais à Les Pruges, le soleil caniculaire revient s’imposer sans ménagement. Nous traversons Le Fromenteau, Le Treux, le Moulin de la Vie et Pierrefitte, avant d’arriver à 9h40 à Presles. Nous sommes déçus, le gîte d’étape vide n’est réservé qu’aux groupes, impossible d’y obtenir une chambre. Il existe bien un autre gîte pour deux personnes, mais à un tarif hors de prix. Nous n’avons d’autre choix que de nous installer à l’ombre pour échapper à la chaleur écrasante.

Je choisirai finalement de dormir le long d’un des murs du gîte, où circule un peu d’air frais (un autre emplacement que celui de la photo), pris juste à côté. Jubea, de son côté, opte pour un abri à une centaine de mètres, que je trouve trop chaud. Des orages sont annoncés vers 3h du matin, la nuit s’annonce incertaine.
Étape 6 – Mesples – Huriel 17,181 km

Réveillés peu avant 3h par les premiers grondements du tonnerre, je rejoins Jubea dans son abri alors que la pluie commence à tomber, rafraîchissant nettement l’atmosphère. Nous continuons à somnoler par intermittence, puis nous préparons tranquillement, attendant une accalmie pour partir.

Ce n’est qu’à 7h45, lors d’une éclaircie passagère, que nous entamons cette sixième étape, un départ bien plus tardif que les précédents. La pluie n’a cependant pas dit son dernier mot, quelques averses nous accompagnent lors de la traversée les Métairies, moi sous ma veste de pluie avec protection de sac, Jubea abrité sous son poncho. Oui, je sais, j’ai de beaux yeux… 🙂

À mi-chemin, peu après Laleuf, la pluie cesse enfin, mais le ciel reste chargé et menaçant, laissant deviner au loin d’autres rideaux de pluies.

Le sentier continue ensuite au sud de Chambérat, puis traverse les Meilleroux, les Chiez et Pardeux, avant de franchir la Meuzelle.

Déjà, de belles éclaircies annoncent le retour de la chaleur. Après Fareille et le Moulin de Lyon, nous arrivons à l’Éco-camping Alternatif de Huriel, fin de cette étape entre orage, pluie et éclaircies.

Qui a dit : la caravane idéale pour les deux clowns ? 🙂 C’est un véritable coup de cœur, ce camping propose toutes sortes d’hébergements insolites (caravanes décorées, tipi, yourte, tente suspendue) aux côtés des emplacements classiques pour tentes et camping-cars. Comme nous sommes dimanche, il est déjà trop tard pour faire notre ravitaillement à Huriel. Nous décidons alors de rester une journée de plus dans ce lieu exceptionnel, en compagnie de Maïté et Seb, des hôtes tout aussi exceptionnels que chaleureux. Cette pause imprévue nous laissera un souvenir inoubliable. J’y retournerai !
Étape 7 – Huriel – Préveranges 32,755 km

Après notre journée de repos bien méritée à l’Éco-camping Alternatif, nous repartons un peu plus tard que d’habitude, à 5h30. Quarante minutes plus tard, sur le chemin des Vaures, avant de bifurquer vers Ménitroux, le soleil se lève déjà bien au-dessus de l’horizon, embrasant le ciel de teintes orangées.

Le sentier se poursuit ensuite à travers Ménitroux, Maussat, Peiges, Archignat, la Baudre et les Maisons. Quatre heures après le départ, nous traversons le Bois de Sugère, dont la canopée nous offre une fraicheur bienvenue avant que la chaleur ne s’installe pour de bon.

Par la suite, plus aucun sous-bois ne viendra nous protéger jusqu’à Préveranges. Même si quelques nuages traversent le ciel, les températures restent élevées tout au long de cette traversée à découvert. Nous passons Vieille Vigne, Chaumet, et c’est aux Sagnes, avant d’arriver au Moulin du Ferrand, que ce paysage de champs dorés s’impose à nous.

Le sentier continue alors par le Moulin du Ferrand, le Ferrand, le Patouiller, Vienny, puis bien plus loin le Mas et les Gouttes. C’est finalement à 15h15 que nous arrivons à Préveranges, fin de cette étape particulièrement longue, la plus longue du sentier jusqu’ici. L’église Saint-Martin4, avec son clocher élancé, nous accueille avant de rejoindre une chambre bien méritée au gîte d’étape du village.

Une étape plus longue (32,755 km), entre lever de soleil éclatant, fraîcheur des sous-bois et longues heures sous un soleil parfois voilé, la première d’une série de tronçons plus longs et plus exigeants qui nous attendent, alors que le mercure reste à des températures caniculaires, même si elles sont légèrement plus basses que les jours précédant.
Étape 8 – Préveranges – Sainte-Sévère-sur-Indre 32,246 km

Départ à 5h55 pour cette avant-dernière étape, aussi longue que la précédente. En moins de deux heures, nous avons déjà traversé le Betoux et le Magnoux, et approchons de Beddes, dans un paysage de champs moissonnés vallonnés bordés de belles lisières boisées.

Le sentier se poursuit par la Brande, Chez Jabier, puis bifurque vers la Courcelle et Saint-Priest-la-Marche. À la Lande, un nouveau compagnon nous rejoint, une jeune Border Collie, qui décide de nous accompagner. À 11h20, nous passons devant l’église Sainte-Désirée5 de Pérassay, alors que nous avons déjà parcouru les deux tiers de l’étape.

Un peu plus loin, nous passons devant le moulin de Pérassay, où notre nouvelle amie à quatre pattes s’amuse joyeusement dans l’eau.

Dans le sous-bois du Bon-Saint-Michel, nous faisons une pause déjeuner bienvenue. La Border Collie, toujours fidèle, vient s’allonger à côté de moi sans réclamer de nourriture, elle nous a définitivement adoptés.

En passant à Genest, notre compagne s’introduit dans un jardin habité et n’en ressort plus. Pensant qu’il vaut mieux la laisser là, en espérant que les habitants sauront la conduire à la gendarmerie pour retrouver ses propriétaires, nous poursuivons notre chemin, non sans un pincement au cœur, devant le château de Beaulieu et son bel ensemble de dépendances en pierre.

Finalement, à 15h35, nous arrivons sur la place de la Porte Fortifiée à Sainte-Sévère-sur-Indre, où se trouve également la Maison du Film – Maison de jour de fête. Il ne nous reste plus qu’à faire notre ravitaillement pour le dîner et la journée du lendemain, avant de rejoindre le gîte réservé en chemin.

Une étape aussi longue que marquante, entre paysages vallonnés, patrimoine du Berry, et la belle rencontre inattendue de cette jeune Border Collie qui nous aura tenu compagnie une bonne partie du chemin.
Étape 9 – Sainte-Sévère-sur-Indre – Nohant 33,302 km

Départ à 4h30 pour cette dernière et plus longue étape du sentier. Environ 7,5 km plus loin, juste après avoir passé Lissaunay, la lumière rasante du petit matin dessine nos ombres sur le chemin, tandis que la lune s’attarde encore dans le ciel clair.

Après 2h40 de marche, nous passons devant la Tour Gazeau, vestige d’un ancien château envahi par le lierre. Il est encore tôt, mais le soleil tape déjà, la chaleur caniculaire n’aura décidément pas fait de pause pour notre dernière journée.

À 10h, après avoir traversé Pouligny-Saint-Martin, la Preugne et le Virolan, nous approchons de La Châtre et faisons une pause grignotage sur les bords de l’Indre, profitant de la fraîcheur relative offerte par les eaux calmes de la rivière, l’Indre.

Une heure plus tard, à 11h, nous arrivons à La Châtre, où nous prenons le temps de visiter la ville, ici le Donjon des Chauvigny, avant de déjeuner à une terrasse de la Place du Marché, un moment de détente bien mérité pour cette dernière étape.

Le parcours se poursuit ensuite par Montgivray, où nous passons par le Parc des Ribattes puis celui de la Mairie, dont la cour élégante encadrée de tourelles nous offre une nouvelle pause agréable.

Finalement, à 15h, nous arrivons à Nohant, point final de cette longue boucle à travers le Berry et le Bourdonnais. Nous visitons l’église du village avant de rejoindre le parking pour récupérer notre véhicule et reprendre la route vers l’Île-de-France.

Cette dernière journéeje n’ai cessé de penser au Border Collie, qu’est-elle devenue ?
Une dernière étape de 33,302 km, la plus longue du sentier, qui referme la boucle du Sentier des Maîtres Sonneurs après neuf jours de marche, entre patrimoine, rencontres, chaleur caniculaire et paysages du Berry et du Bourdonnais qui nous auront accompagnés tout au long de ce beau périple.
Les rencontres
Un véritable coup de cœur pour Maïté et Seb, les hôtes chaleureux de l’Éco-camping de Huriel, dont l’accueil restera l’un des plus beaux souvenirs de cette randonnée. Plus largement, dans toutes les mairies où nous avons dû nous rendre pour des renseignements ou pour trouver un gîte, l’accueil a systématiquement été aussi sympathique que bienveillant. Il en va de même pour les gîtes et campings traversés tout au long du parcours, qui nous ont réservé, à chaque étape, un accueil chaleureux et attentionné.
Conclusion
La Border Collie
De retour chez moi, l’inquiétude persistait : cette chienne avait-elle fugué, ou pire, été abandonnée en ce début de vacances ? J’ai contacté gendarmeries et mairies locales, prêt à faire l’aller-retour pour l’adopter si nécessaire. Finalement, bonne nouvelle : quelqu’un l’avait ramenée à la mairie de Pérassay, où l’employée a reconnu le propriétaire et l’a aussitôt contacté. Chien et maître ont pu se retrouver, pour le plus grand soulagement de tous.
Mes coups de chaud
Le premier, sans doute dû au manque de sommeil cumulé à la canicule. Mais d’autres ont suivi durant les six premiers jours, jusqu’à ce que je soupçonne mon chapeau déperlant d’en être responsable. Les trois derniers jours, j’ai troqué le chapeau contre un simple bandana : plus de coups de chaud, malgré le soleil en plein visage. Une confirmation de ce que j’avais déjà écrit : un couvre-chef déperlant ou étanche crée un effet cocotte-minute par forte chaleur. Ce que je demande à un chapeau, ce n’est pas d’être étanche, mais de protéger des UV, d’apporter de l’ombre et de rester respirant. Pour la pluie, ma veste à capuche suffit amplement.
La canicule
Entre 40 et 43°C les trois premiers jours, puis plus de 35°C ensuite : nous nous sommes adaptés en partant très tôt, à la frontale. Les inconvénients : des paysages manqués et passage trop tôt pour visiter les monuments croisés en chemin, l’après-midi souvent passé à se reposer. Les avantages : le plaisir de marcher de nuit, les chevreuils croisés ou entendus aboyer pour signaler notre présence, et ces magnifiques ciels d’aube et levers de soleil qui resteront de beaux souvenirs de cette randonnée.
En résumé, une chouette randonnée que je recommande volontiers de préférence par temps plus tempéré, pour profiter pleinement des sentiers et du riche patrimoine du Berry.
Sources
Toutes les informations, parcours, histoire, hébergements, etc.
Sentier des Maîtres Sonneurs :
https://www.sentiermaitressonneurs.com/
- Église du 15e siècle ; chapelle du 1er quart 16e siècle. L’église de La Motte-Feuilly n’est en réalité qu’une petite chapelle très simple, sans doute jadis une dépendance du château voisin. A l’extérieur de l’église, la façade est aussi sobre que l’intérieur. Seule la chapelle témoigne d’un certain souci décoratif avec sa petite porte en anse de panier, aux moulures continues, montées sur des bases buticulaires qui accusent le 16e siècle, âge convenant à l’oratoire. ↩︎
- Église Notre-Dame-la-Petite, dite « du chapitre » : sa construction remonte aux Xe et XIIe siècles. C’était la chapelle du château. En 1517, fondation d’un collège de chanoines réguliers par Jean d’Albret[59], seigneur de Châteaumeillant, d’où le nom de « chapitre ». À la Révolution, son clocher est abattu et la nef de l’église est transformée en halle couverte pour les marchés. Au-dessus de la halle est aménagée une salle de spectacle. L’abside a servi tour à tour de prison, de justice de paix, de salle de mariage, enfin de mairie jusqu’en 2005, avant que celle-ci ne déménage à côté en 2005. Elle abrite ensuite le siège de la communauté de communes Boischaut-Marche, qui s’étend sur les onze communes du canton de Châteaumeillant. La nef de l’église est transformée en Musée des métiers anciens à l’été 2015. Ce bâtiment du chapitre est classé monument historique… Source Wikipédia ↩︎
- L’église actuelle a remplacé une église du XIIe siècle fortement remaniée qui menaçait ruine. Elle a été construite en 1877 à quelques centaines de mètres plus à l’est ; elle se distingue par son orientation avec un chœur tourné vers l’ouest et possède une mosaïque réalisée par des artistes italiens qui ont travaillé sur la basilique Saint-Pierre de Rome. Elle possède une des plus vieilles cloches d’Europe, fondue en 1239 selon l’inscription qu’elle porte. Cette cloche vient probablement de l’abbaye des Pierres. À cette très ancienne cloche est associée une légende, racontée par Georges Piquand, dans ses Légendes bourbonnaises ↩︎
- Edifice dépendant de l’abbaye de Chambon (Chambon sur Voueize, Creuse, diocèse de Limoges) construit au 13e siècle (subsistent le portail occidental et le choeur) , chapelles nord ajoutées en 1669. Entre 1892 et 1895, sous la conduite de l’architecte Delafosse, les chapelles secondaires au nord ont été raccordées pour ne former qu’une seule chapelle latérale. La sacristie (au sud du choeur) a été jointe à une nouvelle chapelle de deux travées au sud, remplaçant la chapelle dite de Saint-Joseph. Les voûtes du choeur ont été remplacées par une fausse voûte en plâtre. ↩︎
- Église paroissiale Saint-Désiré : Cette église, disposée selon un axe nord-sud, a été édifiée dans les années 1870 par Alfred Dauvergne. Son clocher-porche donne accès à une nef unique, dotée de deux chapelles latérales précédant le choeur à chevet plat. Les vitraux : L’église de Pérassay est dotée d’une vitrerie à losanges, à l’exception de trois baies comportant des vitraux issus de l’atelier Champrobert (Clermont-Ferrand), dont l’un a été inclus dans une composition moderne dans le 3e quart du 20e siècle (triplet du chevet). ↩︎
