C’est pourtant une donnée importante lorsque vous préparez votre parcours, je parlerai aussi donc du calcul de déplacement en prenant en compte les dénivelés.
Donc deux sujets pour le prix d’un.
Les dénivelés sur la carte
Elles sont représentées par des courbes de niveau.
Pour bien lire et interpréter les dénivelés sur une carte IGN, il est important de s’habituer à l’équidistance spécifique de cette carte, à la direction dans laquelle les chiffres des altitudes sont lus (ce qui peut indiquer une montée ou une descente).
Comme un beau dessin vaut mieux qu’un long discours…
Croquis des courbes de niveaux.
Principe de construction des courbes de niveau : chaque courbe représente l’intersection du relief avec un plan horizontal à altitude constante. Plus les courbes sont resserrées, plus la pente est forte. La colline de gauche, plus haute et plus large, génère davantage de courbes que celle de droite, plus petite.
Voilà à quoi ressemble les courbes de niveau sur une carte et une visualisation imaginée.
Projection altimétrique de deux sommets sur une carte topographique : équidistance de 10 m entre chaque courbe, courbe maîtresse à 1100 m tracée en gras, sommet principal dépassant 1150 m (triangle géodésique), sommet secondaire culminant entre 1120 m et 1130 m (croix de cote). La densité des courbes traduit directement la raideur des pentes.
Une visualisation plus graphique donne une idée plus précise.
Quelques points clés
Courbes de niveau : Ce sont des lignes continues sur la carte qui relient des points de même altitude. Cela signifie que si vous marchez le long d’une courbe de niveau, vous resterez à la même altitude.
Espacement des courbes : L’espacement entre deux courbes de niveau adjacentes est appelé « équidistance ». Cela représente une certaine différence d’altitude (par exemple, 10 mètres ou 20 mètres, voir la légende de la carte). Plus les courbes sont rapprochées, plus le terrain est raide. Si les courbes sont éloignées les unes des autres, cela indique un terrain plus plat.
Lignes maîtresses : Sur de nombreuses cartes IGN, toutes les Xe courbes de niveau sont généralement plus épaisses, en plus gras. Ces lignes sont appelées lignes maîtresses et aident à identifier rapidement les dénivelés sur la carte.
Chiffres sur les courbes : Les courbes de niveau portent généralement des chiffres indiquant l’altitude en mètres par rapport au niveau de la mer. Ces chiffres aident à déterminer la hauteur d’une zone particulière.
Calculer sa distance de parcours avec les dénivelés
Pour évaluer une distance de marche nous allons utiliser la notion de km-effort.
C’est une approximation pour exprimer en un seul chiffre à la fois la distance et la montée (ou descente) pour refléter la « difficulté réelle » ou l’effort ressenti lors de la réalisation d’une randonnée.
La formule de base est celle-ci :
Km-effort = distance horizontale (en km) + dénivelé positif (en km)
L’idée derrière cette formule est qu’un certain nombre de mètres de montée et un certain nombre de mètres de descente peuvent être considérés, en termes d’effort, comme 1 km sur du plat.
– Heu Sima, c’est pas très clair tes explications…
– Bon, je vais essayer de clarifier…
Admettons que 100 mètre en monté est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 125 m).
Admettons que 200 mètres en descente est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 400 m)
Votre trajet est 15 km avec un cumul de 900 m de dénivelés aussi bien en montée qu’en descente.
Le calcul va être le suivant :
15 km + (900 m/100) + (900 m/200) = 28,5 km
Personnellement j’utilise 125 m en montée et 300 en descente.
Maintenant vous savez calculer une distance en km-effort.
Vous l’aurez noté, cette donnée n’est pas absolue mais élastique.
Conclusion :
Avec de la pratique, vous pouvez développer la capacité de « voir » les collines, les vallées, les crêtes et d’autres caractéristiques du terrain simplement en regardant les courbes de niveau sur la carte.
Le km-effort est une approximation, car l’effort ressenti peut varier selon de nombreux facteurs comme le type de terrain, l’altitude, la condition physique de la personne, le poids du sac à dos, etc. Cela-dit, le km-effort offre une mesure utile pour évaluer et comparer la difficulté de différents parcours.
J’aime calculer large, ainsi j’ai toujours l’heureux sentiment d’avoir marché plus vite que prévu et d’arriver, de fait, plus tôt que prévu à la fin de mon étape.
De tout temps il y a toujours eu une proportion de personnes n’étant pas à l’aise face à une carte et à l’ère numérique j’ai le sentiment que cette proportion a augmenté. Est-ce un simple reflet d’une évolution de notre façon d’interagir avec le monde qui nous entoure?
L’omniprésence des smartphones et des systèmes de navigation GPS a changé la donne. Pourquoi prendre le temps d’étudier une carte papier lorsque l’on peut simplement entrer une destination dans un appareil et se laisser guider pas à pas? Pour beaucoup, la technologie a rendu obsolète la nécessité de savoir lire une carte traditionnelle.
Cette dépendance peut avoir des conséquences dans des situations où la technologie échoue ou est inaccessible. Une panne de batterie, un signal GPS perdu ou un appareil défectueux, et l’individu peut se retrouver désemparé.
Que signifie « savoir lire une carte » ?
Cela va bien au-delà de la simple identification de lieux ou de repères. C’est la capacité de comprendre la topographie, de déduire les distances, d’interpréter les symboles, et de visualiser tridimensionnellement le paysage à partir d’une représentation bidimensionnelle. C’est une compétence qui exige à la fois de la logique et de l’intuition.
– Sima, ça m’a l’air déjà compliqué ton truc… Déjà que j’y comprends rien aux cartes…
– Je te rassure, sur ce billet l’on va aller au plus simple. Et sans le savoir tu as certainement des notions de topographie, si je dois venir chez-toi, tu sauras me gribouiller un plan de ton quartier pour que j’arrive à destination et tu sauras même y mettre des précisions (au carrefour, il y a une boulangerie à l’angle, tu prends à droite, au prochain rond-point à gauche, etc.).
Que trouve-t-on sur une carte ?
Je pars sur la base d’une carte IGN 1/25 000ᵉ.
L’échelle, ici 1/25 000ᵉ ce qui signifie que 1 cm sur la carte = 25 000 cm sur le terrain, soit 250 m.
Une légende nous expliquant tous les symboles, tracés, repères, etc. que l’on peut trouver sur le plan de la carte.
La déclinaison et la date de publication de la carte (même si je fais un point sur le sujet, nous n’en tiendrons pas compte dans le reste du billet, j’expliquerai pourquoi).
Le plan avec de nombreux détails.
Point sur la déclinaison.
Schéma de déclinaison magnétique : angle entre le nord géographique (N.G.) matérialisé par les méridiens et le nord magnétique (N.M.) indiqué par la boussole – déclinaison de 0°37′ Est au 1er janvier 2019, variation annuelle de 8,1′ vers l’Est (valeurs au centre de la feuille de carte concernée).
Ensuite on en parlera plus sur ce billet, c’est important de savoir de quoi il s’agit dans des circonstances particulières.
La déclinaison est l’écart angulaire entre le nord géographique (indiqué sur la carte) et le nord magnétique. Cet écart est dû à l’orientation du champ magnétique terrestre qui ne coïncide pas exactement avec l’axe de rotation de la Terre.
Lorsque vous utilisez une boussole, elle pointe vers le nord magnétique et non le nord géographique. Il est important de noter que la déclinaison varie en fonction de l’endroit où vous vous trouvez sur Terre et qu’elle change également avec le temps, car le champ magnétique terrestre n’est pas statique. Dans certaines régions, la déclinaison peut être négligeable, tandis que dans d’autres, elle peut être assez significative. On considère que la déclinaison indiquée sur une carte est valable 5 ans.
Pourquoi je ne tiens pas compte de la déclinaison.
Si l’on regarde l’image la déclinaison est de 0°37’ au 1er janvier 2019, la déclinaison annuelle est de 8.1’, nous sommes en 2023 il faudrait reporter 1°9.4, on pourrait faire un calcul encore plus précis en tenant compte de la date publication de ce billet. Pour reporter de façon précise il vous faudrait un système de visée bien plus précis qu’une boussole à main et pour le reporter de façon précise au moins un rapporteur.
Donc je n’en tiendrais pas compte dans ce billet mais vous savez maintenant ce qu’est la déclinaison.
Savoir orienter sa carte.
Extrait de carte IGN au 1/25 000e : les méridiens (en noir) pointent vers le nord géographique, tandis que les lignes du quadrillage UTM (en bleu) sont légèrement inclinées par rapport à eux, ici un écart de 2°, visible dans la partie centrale de l’image. Région : Forêt domaniale, secteur Mare de l’Houtil.
Le plus simple, puisque nous ne parlons pas ici d’orientation à l’azimut, c’est de prendre sa carte dans le sens de notre marche… C’est le plus simple.
Mais nous allons tout de même voir ici comment orienter sa carte au nord magnétique.
Vous avez vu que sur une carte il y a une légende, la déclinaison…
Pour bien orienter sa carte nous allons utiliser les lignes des méridiens.
Les lignes méridiennes sont les lignes noires elles sont espacées de 0°05’… Les lignes bleues sont les lignes UTM[1] (Universal Transverse Mercator) et forment des carrés de 1 km de côté et sont utiles pour un report sur GPS, ce qui n’est pas le sujet de ce billet… Nous n’en tiendrons donc pas compte. Donc nous allons utiliser une ligne noire, celle d’un méridien.
Orienter la carte.
Boussole à semelle posée sur carte IGN 1/25 000e (secteur Saint-Cyr-l’École – Versailles – Rocquencourt) : la semelle transparente est alignée sur un méridien de la carte, la flèche de visée indique la direction de marche, le cadran pivotant a été calé sur le nord, l’aiguille aimantée pointe le nord magnétique.
Prenez votre boussole et mettez le nord du cadran pivotant en face du nord du cadran fixe. Positionnez votre boussole sur votre carte en mettant la flèche de visée parfaitement alignée sur la ligne du méridien de votre carte. Ensuite pivotez l’ensemble, dans un sens ou l’autre, jusqu’à ce que l’aiguille aimantée soit elle aussi alignée au nord… en faisant attention que la flèche de visée reste bien alignée au-dessus du méridien.
Et voilà, vous savez orienter votre carte au nord magnétique de votre carte, soit, sans tenir compte de la déclinaison, mais franchement vous êtes déjà bien !
Vous pouvez faire l’expérience tranquillement dans votre salon en posant au sol une carte et votre boussole et orienter vos cartes au nord. Dehors, quand il y a du vent ce peut être un peu plus chiant.
Cela vous sera surtout utile lors de prochains billets où l’on parlera de faire le point avec deux visées, s’orienter à l’azimut…
La marche d’après la carte.
Dans la plupart des cas on peut très bien se diriger sans boussole, uniquement d’après la carte.
Étudier le parcours à la maison avant l’excursion et éventuellement le tracer sur la carte. Essayez de vous représenter le paysage et le cheminement. Notez d’avance les points caractéristiques, quelques noms de lieux, les points de pauses, d’étapes, etc. Tout ce qui vous semble utile. In-situ, vous vous arrêterez peut-être avant ou après des points prévus, parce que vous êtes fatigué, ou pas ou le lieu ne vous convient pas… C’est la réalité du terrain, mais ce n’est pas grave, vous avez une trame.
Même extrait de carte IGN, deux orientations : en haut, carte tenue au nord – position (cercle rose), destination (carré rose), trajectoire en tirets roses, flèche nord ; en bas, carte pivotée dans le sens de la marche – les mêmes repères de position et de trajectoire, enrichis de l’identification des infrastructures traversées (A12, D7, voie ferrée ou tramway, petite route).
Donc c’est simple, il suffit de prendre la carte dans le sens de votre marche vous saurez ainsi quand vous devrez tourner sur votre droit ou votre gauche, etc. Bref, suivre l’itinéraire sur la carte de manière à toujours savoir où l’on se trouve.
Dans l’image ci-dessus c’est simple, on a pivoté la carte vers la droite pour qu’elle soit dans le sens de la marche et on a repéré quelques points sur le chemin.
Transposer ce que l’on voit sur la carte.
En tout cas la carte permet de contrôler qu’on suit bien le parcours que l’on s’est fixé. À nous de comparer ce que l’on voit sur la carte avec la réalité et inversement. Cela impose d’être attentif aux paysages, bien entendu mais aussi à ce qu’il y a sur notre parcours le long de notre cheminement.
Si l’on reprend l’exemple de l’image plus haut…
J’ai marché, l’ai traversé une voie ferrée, une départementale, je suis passé dessous une autoroute, puis traversé une autre route… Je marche et je n’ai pas fait attention aux chemins à ma droite ou ma gauche tant j’étais absorbé par le paysage… Où suis-je ?
Carte IGN orientée dans le sens de la marche (secteur Fontenay-le-Fleury – L’Épine d’Amont) : la zone ovale hachurée matérialise une position incertaine mais localisée sur un axe – le randonneur sait qu’il se trouve sur ce chemin, mais ne connaît pas son point exact le long de celui-ci.
Je suis donc quelque part par là.
Que y a-t-il devant ou autour de moi ? Sur la carte, ce que je vois que je dois transposer.
J’ai traversé une grande plaine sans rien de particulier mais il y a tout de même quelque chose d’intéressant devant moi.
Je vois le chemin qui tourne légèrement sur la droite.
Sur le côté gauche j’aperçois un petit bras de forêt ou plutôt de bosquet.
Je le vois aussi sur la carte où plus loin l’on passe au-dessus d’un ru… Si je continue d’avancer, je devrais le voir.
Technique de relocalisation par recoupement d’indices terrain : en haut à gauche, le chemin tourne légèrement au niveau d’un bosquet ; en bas à gauche, ce qui ressemble à un passage au-dessus d’un ru (petit cours d’eau) ; en bas à droite, la confirmation – le ru lui-même, identifié sur place. Chaque indice est reporté sur l’extrait de carte central, lui-même localisé sur la vue générale (cadre rose). Conclusion : « Je suis donc là ! »
En transposant ce qui m’entoure sur la carte et inversement l’on arrive à voir où l’on est.
Conclusion.
Généralement, tant que vous randonnez sur des sentiers, vous n’aurez pas besoin de boussole, mais si cela peut vous rassurer… Personnellement, depuis que j’ai repris la randonnée, je ne l’ai pas utilisée. Cela-dit, si je dois partir en montagne je la prendrais certainement.
– Anticipez : Préparez soigneusement votre parcours à la maison avant de partir, et chaque soir, lors du bivouac, imprégnez-vous du parcours que vous devrez faire le lendemain.
– Soyez attentif : Profitez du paysage mais soyez attentif à votre environnement et en cas de doute, arrêtez-vous et transposez ce que vous voyez sur votre carte.
– Soyez curieux : N’hésitez pas à regarder les légende de votre carte pour comprendre ce qui vous entoure.
Les prochains billets sur le sujet traiteront plus particulièrement de l’utilisation de la boussole in-situ.
Une idée d’une série d’articles concernant l’orientation ils ne seront pas publiés à la suite chaque mercredi, peut-être y aura-t-il d’autres billets dans des catégories différentes entre-temps. Le but à terme est tout de même d’essayer de faire le tour de tout ce que englobe « l’orientation ».
Ils parleront aussi bien des matériels que de leurs usages pratiques. Le découpage en plusieurs articles facilite, à mon avis, la compréhension, permet de se consacrer à un aspect spécifique à chaque billet laissant ainsi le temps à chacun de bien s’approprier le contenu.
Pourquoi une série sur l’orientation ?
Dans notre monde numérique, il est facile de devenir dépendant de la technologie pour trouver son chemin. Pourtant, comprendre les nuances de l’orientation est une compétence qui stimule le cerveau, renforce la connexion avec l’environnement et, surtout, peut s’avérer cruciale dans des situations imprévues. Cette série est conçue pour tous – du citadin curieux au randonneur en herbe ou même ceux qui souhaiteraient se lancer dans la course d’orientation…
J’espère que cette série vous orientera dans la bonne direction.
De gauche à droite : une boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris), une boussole à prisme de type militaire, une boussole de randonnée à semelle transparente, et au premier plan un curvimètre à roulette – tous posés sur une carte IGN.
Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre
Dans ce premier billet de la série nous allons voir deux types de boussoles et le curvimètre. Pas dans leurs usages pratiques mais bien comprendre comment est constitué une boussole, les différentes parties de la boussole, bien les connaître facilitera son usage en pratique.
Voici trois sortes de boussoles, deux à miroir et une plus classique. Personnellement j’utilise la plus classique car aussi la plus légère et amplement suffisante pour mes randonnées. Et pour être franc, depuis que j’ai repris mes randonnées depuis plus d’un an, je n’ai pas eu besoin de boussole j’étais sur des sentiers relativement bien identifiables et les rares fois où j’ai eu des hésitions j’ai utilisé mon smartphone sur lequel il y a OsmAnd. Par contre, plus jeune, en montagne la boussole m’a été souvent d’un grand secours (faire le point sur ma position, rejoindre un point à l’azimut, etc.).
De gauche à droite : boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris), boussole à prisme d’inspiration militaire avec anneau de suspension, boussole à semelle transparente McKinley – trois instruments représentatifs des grandes familles de boussoles utilisées en orientation.
En partant de gauche à droite :
La première boussole est une « H. Morin Secretan », Plutôt dédié topographie c’est plus un objet de collection aujourd’hui il suffit de regarder sur internet « Boussoles H. Morin ».
La seconde est une boussole militaire de l’armée Chinoise (m’a-t-on dit lorsque l’on me l’a donné, je ne lis pas les écritures chinoise, mais pas besoin pour l’utiliser). Il y en a plein de similaires dans toutes les armées.
La troisième, plus basique mais pas moins efficace (peu importe la marque) il y a en plein de similaires dans tous les magasins de sport.
Les boussoles
Voyons les informations que nous apportent chacune d’entre elles.
Sima, tu nous prends pour des c…, heu des « tebê », elles indiquent toutes le nord magnétique !
Je ne prends personne pour des, comme tu dis, des « tebê », et oui, c’est le propre d’une boussole que d’indiquer le nord magnétique, mais elles ont des particularités.
La boussole H. Morin Secretan. boussole à miroir
Boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris) ouverte en position de visée : miroir inclinable, ligne de mire centrale, cadran magnétique, bouton de blocage de l’aiguille et règle de report cartographique (16 cm) sur la tranche inférieure.Boussole à miroir H. Morin-Secretan inclinée pour la visée d’un point en hauteur : le balancier (aiguille bleue) se déplace librement sous l’effet de la gravité et indique l’angle de pente du point visé – une fonction clinométrique rare sur ce type d’instrument.
Il s’agit d’une boussole à miroir qui incliné à environ 45° permet de voir la boussole. Une ligne de mire pour la visée. Un bouton bloquant la boussole permet une fois à plat de garder les coordonnées de visée pour les reporter. Un balancier permet également de mesurer l’angle d’un point haut ou bas, c’est-à-dire que lorsque l’on connaît l’angle et la distance d’un point on peut calculer la hauteur ou la profondeur, si l’on sait à quelle altitude l’on est on peut donc en connaître l’altitude du point visé.
Il s’agit plutôt d’une boussole pour la topographie, reporter et vérifier sur un plan ou carte (il existe aujourd’hui des outils de topographie plus précis), pas adaptée, pas pratique, pour l’orientation, ni la randonnée, que ce soit dans son usage, son volume et son poids.
Boussole à miroir d’orientation.
Boussole à prisme de type militaire ouverte : ligne de mire (couvercle), miroir de renvoi, aiguille aimantée pointant le nord magnétique, double capsule graduée 360° (fixe + mobile synchronisable), et ligne de direction sur le cadran principal – anneau de suspension visible en bas à droite.Cadran de boussole à prisme en gros plan : couronne fixe graduée 0–360° en périphérie, cadran mobile intérieur synchronisable, flèche de direction, aiguille aimantée bicolore, et balancier clinométrique central gradué en angles positifs et négatifs.Boussole à prisme en position de visée en extérieur : le miroir semi-transparent renvoie l’image du cadran, la ligne de mire supérieure (type guidon de carabine) s’aligne avec le cran de mire en V – la pointe de l’aiguille doit être centrée dans l’encoche pour valider la visée.
Ce modèle de boussole à miroir possède aussi un décimètre sur le côté. Elle est pliable et une fois pliée elle fait 6X6X2 cm, très robuste et pèse 130 gr, elle intègre également un curvimètre. Elle est dans un alliage assez léger. Donc une boussole très précise et même si les écritures de celle-ci sont en chinois pas besoin de savoir lire le Chinois pour s’en servir. Il en existe plein de modèles similaires. Personnellement je la trouve un peu lourde pour la randonnée.
Boussole d’orientation « style plaquette »
Boussole à semelle transparente McKinley annotée : règles cartographiques 1/25 000e et 1/50 000e, flèche de direction, gabarits de traçage de cercles, loupe intégrée, décimètre, aiguille aimantée bicolore, disque gradué fixe et cadran rotatif mobile – un outil de navigation complet conçu pour travailler directement sur la carte.
C’est une boussole assez complète, légère (45 gr avec le cordon), c’est à mon avis la plus utilisée en randonnée et course d’orientation. J’ai laissé la marque, je vous assure je ne suis sponsorisé, et quelle que soit la marque que vous choisirez, elles sont toutes très similaires. C’est le genre de boussole que j’utilise et dans les billets où l’on parlera pratique, les exemples se feront avec celle-ci. Elle ne possède pas de balancier pour calculer les points hauts ou bas, mais sincèrement, ça ne m’a jamais manqué.
Curvimètre à molette
Deux curvimètres à molette de générations différentes : le modèle du haut (cadran simple, aiguille rouge) lit les échelles 1/25 000e, 1/50 000e et 1/100 000e ; le modèle du bas (cadran multicolore) couvre jusqu’à huit échelles dont le 1/20 000e, 1/25 000e, 1/50 000e et 1/75 000e en face avant, et 1/10 000e, 1/20 000e, 1/40 000e et 1/80 000e en face arrière. La molette de roulement est commune aux deux instruments.
Un curvimètre est un outil souvent utilisé pour mesurer les distances sur des cartes. Si j’ai beaucoup utilisé un curvimètre pour préparer mes parcours et étapes dans ma jeunesse (il n’y avait pas grand-chose niveau cartographie en logiciel ni sur le web)… Aujourd’hui je fais la préparation de mes parcours en amont depuis mon pc. Mais vous savez que si vous êtes dans un lieu sans pc, sans connexion internet avec juste un curvimètre et une carte cous pouvez organiser votre parcours.
Conclusion :
Ça peut paraître compliqué pour celles et ceux qui découvrent la boussole, mais je vous rassure, l’utilisation de votre smartphone est bien plus complexe que l’usage d’une boussole et l’on verra tout cela dans des billets à venir. Faire un billet sur ce que contient une boussole, comment orienter une carte, comment utiliser la boussole pour s’orienter, faire le point, etc. Me semble trop lours en un seul billet, je préfère procéder par étapes, même si je sais que vous restez sur votre soif d’apprendre, si toutefois je apprends quelque chose.
J’espère que je ne vous ai pas fait perdre le nord à la lecture de ce billet, que je ne vous ai pas perdu.