Boucle au départ de Saint-Maurice-ès-Allier – Puy Saint-Romain (781 m) et sources de Sainte-Marguerite

Randonnée à la mi-journée
Distance : 10 km
Dénivelé : 535 m D+
Difficulté : moyenne
Durée : 3 h 15
Je n’avais jamais mis les pieds à l’est de l’A75, la fameuse Méridienne, et c’est une belle surprise qui m’attendait de ce côté-là de la Limagne. Cette boucle d’une dizaine de kilomètres autour de Saint-Maurice-ès-Allier1, tracée depuis mon PC avant la sortie, mêle dénivelés soutenus, panoramas sur les volcans d’Auvergne, architecture de vieilles pierres et découverte d’un patrimoine hydrominéral méconnu. Un itinéraire riche en contrastes, où les imprévus du terrain font partie du plaisir.
si vous préférez éviter les sentiers à peine visibles, un PR balisé (Promenade et Randonnée – marquages jaunes) couvre une bonne partie du parcours. Je l’ai croisé et suivi à plusieurs reprises lors de cette sortie.
Le déroulé de la randonnée
Départ : le cœur de Saint-Maurice-ès-Allier
La randonnée débute au cœur du bourg, sur la place proche de l’église romane et son clocher-tour à horloge. Un village auvergnat authentique et assez bien préservé. Malgré un ciel bas et menaçant j’entame la montée.

Montée vers le Puy Saint-Romain (781 m)
Le parcours grimpe rapidement hors du village en direction du Puy Saint-Romain. Surnommé « l’Everest des Limagnes », ce sommet du Massif central culmine à 781 et constitue l’un des points les plus hauts de la plaine de la Limagne dans le Puy-de-Dôme (après le pic du Cheix Blanc (817 m)). Si sur le papier mon tracé suivait bien des sentiers, in-situ, certains tronçons étaient à peine visibles et/ou difficilement praticables avec la boue. Mais des chemins proches et mieux praticables vous conduisent au sommet, et là, c’est la récompense ! Un panorama remarquable.

Du sommet, le regard porte loin à 360° sur la Grande Limagne : les champs dénudés de l’hiver, les collines boisées, les quartiers périphériques de Clermont-Ferrand étagés en plans successifs, et à l’horizon une ligne de hauteurs sombres, les premiers reliefs du Massif des Puys, L’occasion de lire mon billet sur le Tour des Puys d’Auvergne
Descente vers le Carrefour de Chanserat et Sainte-Marguerite
Depuis le sommet, le sentier redescend vers le carrefour de Chanserat, avant de s’orienter vers le hameau de Sainte-Marguerite et ces sources, niché au bord de l’Allier. C’est ici que la randonnée prend une dimension inattendue, avec la découverte d’un patrimoine hydrominéral foisonnant et largement méconnu. Du moins, je n’en avais jamais entendu parler.
Entre geysers intermittents, sources salées
La commune de Saint-Maurice-ès-Allier compte de nombreuses émergences minérales : le geyser de la source Brissac (découverte en 1871), je l’ai vu et pas photographiée, qui jaillit toutes les 6 à 7 minutes ; la source Chapin (1910) ; la source Jules-César ; ou encore la source du Tennis, dont l’écoulement a créé un véritable pré salé. Un chemin a été aménagé pour permettre aux promeneurs d’accéder à l’ensemble de ces sources.

Les deux pavillons à toits de tuiles qui abritent les sources.
La source Valois
À deux pas, la source Valois est protégée par un pavillon au caractère délibérément pittoresque, une architecture de fantaisie néo-rustique surprenante.

L’allier
Le hameau offre un accès direct aux berges de l’Allier. En ce mois de février, le débit est soutenu. La ripisylve de la rive opposée, peupliers, saules et frênes aux silhouettes dénudées est caractéristique des fonds alluviaux auvergnats. L’Allier, l’une des dernières rivières sauvages d’Europe qui a su préserver ici un caractère naturel remarquable. Pour permettre à la dynamique fluviale de l’Allier de s’exprimer librement, des associations ont entrepris une politique d’achat des terres menacées d’érosion (source wikipédia)

Les vestiges de l’ancienne station thermale
l’ancienne station thermale à l’abandon témoigne d’un passé florissant à Sainte-Marguerite. Un grand bâtiment de trois étages aux volets bleus délavés, envahi par le lierre jusqu’au pignon et dont l’entrée est murée en parpaing, domine une terrasse en friche. Dans le parc, un kiosque octogonal style Art Déco dont le bassin est aujourd’hui à sec témoigne de l’élégance passée du lieu. À l’arrière existe une autre source que je n’ai pas vu car l’accès n’était pas autorisé, la Source de la Chapelle.


Retour à Saint-Maurice-ès-Allier
Le retour passe un chemin large en sous-bois à la pente régulière et facile. De quoi terminer tranquillement.

Petite vidéo avance de conclure
Conclusion
Cette boucle autour de Saint-Maurice-ès-Allier m’a réservé bien plus que ce que j’attendais d’une randonnée de 10 kilomètres. L’ascension de « l’Everest des Limagnes » qui offre un panorama superbe sur la plaine clermontoise, puis Sainte-Marguerite et son magnifique patrimoine hydrominéral que je ne connaissais pas: sources salées actives, geyser, kiosques Art Déco, ancienne station thermale et les bords de l’Allier. Une belle découverte à l’est de la Méridienne, que je n’aurais pas imaginée si riche.
Note : Les sources ne sont pas localisées individuellement sur les cartes IGN, par contre elles le sont dans OpenStreetMap et donc OsmAnd.
Cette randonnée vous a donné envie d’explorer les sources de Sainte-Marguerite ou de gravir le Puy Saint-Romain ? Vous connaissez déjà cette partie mal connue de la Limagne ? Partagez vos expériences et impressions en commentaires ! Lachez-vous !
- Appelé souvent et simplement « Saint-Maurice ». Le ès dans « Saint-Maurice-ès-Allier » est une ancienne préposition française, contraction de « en les » (comme « ès lettres », « ès sciences » dans les diplômes universitaires).
Elle signifie donc simplement « en les« , autrement dit « sur l’Allier » ou « au bord de l’Allier ». C’est une façon traditionnelle d’indiquer la situation géographique d’un lieu par rapport à une rivière ou une région.
Source : https://www.cnrtl.fr/definition/%C3%A8s ↩︎


















































