Trucs et astuces pour la randonnée itinérante

Je vous en avais parlé, je vous l’avais promis, voilà c’est enfin publié !

Les petits trucs et astuces pour s’alléger en randonnée sans trop perdre de confort.

– Ha enfin !!!… Tu vas nous apprendre plein de trucs et astuces !
– Pas forcément, j’en ai parfois déjà parlé dans d’autres articles.

Avant tout

Sachez que tous les conseils proviennent d’échanges avec d’autres randonneurs. Des astuces que l’on s’approprie, que l’on adapte à nos besoins, parfois l’on croit l’inventer avant de se rendre compte que d’autres font de même voir mieux. Il va y avoir une liste, non exhaustive, je ne les utilise pas toutes, mais je préciserai ce que j’applique régulièrement.

Le bivouac

Pour la tente, vous avez pu le voir dans mes billets, j’utilise une tente relativement légère qui se monte avec un bâton de marche. On la voit dans l’article Randonner en Normandie dans le Pays de Caux il s’agit d’une NightCat 1P.

Pour protéger le dessous de ma tente je pose au sol une couverture de survie réutilisable. Je ne suis pas convaincu de la supposée isolation qu’elle devrait apporter et ne couvre pas la surface ma tente. Tom23 utilise une feuille plastique très fine légère et solide, il s’agit d’un film utilisé pour les survitrages, j’envisage faire de même.

J’avais expliqué comment transformer un poncho en tard, pour un double usage. Il en existe dans le commerce adapté pour ce double usage il y en a même qui font tente, exemple ici on doit pouvoir trouver à d’autre prix, je ne suis pas sponsorisé..

Pour dormir, avoir un sac en soie (appelé aussi sac à viande) en plus du duvet permet de gagner quelques degrés lors des nuits un peu plus fraîches que prévu.

Réchaud, feu, vaisselle, rangement

Brûleur BRS 3000T, févr. 2025
Brûleur BRS 3000T

Pour mon réchaud j’utilise un brûleur BRS 3000T, c’est très léger (27gr), j’utilise également un coupe-vent pour le rendre légèrement plus performant et économiser un peu de gaz.

Couverts

Couverts - Cuillère et fourchette, févr. 2025
Couverts – Cuillère et fourchette

J’utilise soit ceux dont j’ai coupés les manches, soit ma cuillère/fourchette pliante.
Cela dit, si vous consommez de la nourriture lyophilisée, mieux vaut avoir une longue cuillère en titane pour pouvoir remuer dans le fond du sachet, les couverts coupés ou courts sont peu pratiques dans ce cas.

Vaisselle

Éponge, févr. 2025
Éponge

J’utilise un bout d’éponge découpée.

Feu

Allume-feu, févr. 2025
Allume-feu
Petite boîte d'allumettes, févr. 2025
Petite boîte d’allumettes
Briquet et adhésif, févr. 2025
Briquet et adhésif

Si j’ai bien un allume-feu par friction que j’ai déjà testé, histoire de m’amuser, je ne l’emmène pas en randonnée.
J’utilise un briquet sur lequel j’enroule environ 80 cm d’adhésif (résistant et qui se découpe à la main) pour réparer une déchirure sur ma tente, mon poncho, mon sac… Donc le briquet sert aussi de rouleau d’adhésif. j’emporte toujours une petite boite d’allumettes dans un sachet étanche si le briquet rend l’âme car il n’est pas neuf.

Rangement

Gamelle avec le nécessaire, févr. 2025
Gamelle avec le nécessaire
Gamelle dans sa housse, févr. 2025
Gamelle dans sa housse

Le tout, bien rangé, rentre dans ma gamelle en titane (550 ml).

Eau

Gourde filtrante, févr. 2025
Gourde filtrante

En plus de ma poche à eau qui se trouve dans mon sac je prends ma gourde filtrante, à côté il s’agit d’une grosse seringue pour nettoyer le filtre. Il existe d’autres gourdes filtrantes, si vous prenez une bonne marque elles sont toutes performantes.

Bouteille platique vide, févr. 2025
Bouteille vide
Bouchons, févr. 2025
Bouchons

Une bouteille vide
La bouteille et ses deux bouchons… Vide, elle peut être utile la nuit lorsqu’il pleut ou qu’il fait très froid à l’extérieur pour y faire pipi sans sortir de sa tente (prendre le bon bouchon sans trou pour la refermer), pour les femmes, pas certains que ce soit pratique. Bien la rincée et rempli d’eau avec le bouchon percé de plusieurs petits trous de 1,5 mm, elle sert de douchette.

Brossage des dents

Siwak - Brosse à dent - dentifrice, févr. 2025
Siwak – Brosse à dent – dentifrice

Vous avez le choix entre la brosse à dent, vous pouvez couper un peu le manche pour la rendre plus légère (là, elle est neuve et pas coupée) ou utiliser un bâton de siwak que vous pouvez aussi écourter (là pas besoin de dentifrice). Il existe des petites pastilles sèches de dentifrice comme sur la photo.
Personnellement, je n’utilise pas de dentifrice… Voyons plus bas !

Savon et shampoing

Savon et shampoing, févr. 2025
Savon et shampoing

J’utilise le savon pour me brosser les dents (je sais, ça a mauvais goût), pour me laver (corps et cheveux) pour me raser et pour laver mon linge. Mais si vous avez des cheveux longs et que vous tenez vraiment au shampoing, il en existe des secs comme à droite sur la photo. Je l’utilise chez-moi, sous la douche. Ma boite à savon est une boite à protège-dents.

Coquetterie

Miroir et parfum, févr. 2025
Miroir et parfum

Comme j’aime me raser j’utilise un miroir en aluminium poli (27 gr avec sa house) et un rasoir jetable que je réutilise le plus longtemps possible. Si vous souhaitez vous parfumer, plutôt sue de prendre un flacon, pensez aux échantillons c’est suffisant et beaucoup plus léger, il m’est arrivé d’en prendre lorsque je sais que je vais rester plus longtemps que la durée de ma randonnée comme lors de ma randonnée sur le GR34 où je suis resté quelques jours à Tréboul.

Gant de toilette et serviette

Serviette et gant_de_toillette, févr. 2025
Serviette et gant_de_toillette

Si j’ai bien un gant de toilette fabriqué depuis un bout de tissu microfibre, je ne l’ai pourtant jamais emporté. Ma serviette de bain/toilette est en microfibre 39X55, ça peut paraître petit, mais c’est suffisant, de couleur noire car ça sèche plus vite au soleil.

Autres astuces en vrac

  • Gel hydroalcoolique : Si vous avez fait pipi ou autre… ou même tenir vos bâtons de marche, mettre sa main dans le sachet à grignotage sans se laver un minimum, c’est limite, non ? Un petit coup de gel hydroalcoolique et c’est bon. Autre chose, lors de ma randonnée « Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02« , le jour 2 je me suis assis sur un rocher sous des pins, lorsque je me suis relevé, j’avais plein de résine sur les fesses. Le soir, impossible d’enlever la résine avec de l’eau et du savon… Un peu de gel hydroalcoolique sur un chiffon et c’est magique ! je suis reparti le lendemain avec un pantalon tout propre.
  • Quelques épingles à nourrice : Pour accrocher son linge sur le sac à dos pour le faire sécher tout en marchant (j’ai testé avec des pinces à linge, ça ne tient pas).
  • Étiquettes de vêtement : Elles sont de plus en plus longues et cousues en bouquets de plusieurs étiquettes, en les coupant, non seulement vos vêtements ne gratteront plus et vous aurez gagné des grammes.
  • Les « au cas où » : En dehors de votre trousse de secours, sifflet et « sac à viande », tous les autres objets que vous emporterez pour « au cas où » ont de grande chance de ne jamais vous servir, vous encombrer et vous ajouter du poids. Bref, n’emportez rien de « au cas où »!

Pour terminer

Cette liste n’est pas exhaustive, vous avez certainement vos propres trucs et astuces et ce qu’il faut retenir, est de ne pas s’encombrer inutilement, essayer d’avoir un multi-usage de chaque chose que vous emporterez (quand c’est possible). Un dicton de randonneurs : Le poids de ton sac est le miroir de tes peurs (ou craintes). on le trouve écrit avec quelques variantes.

N’hésitez pas à commenter l’article ou partager vos propres trucs et astuces, ou des variantes de celles citées.

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Transformer son poncho en tarp

330 mots, temps de lecture 2 minutes.

Transformer son poncho en tarp de randonnée

Pour vos prochaines randonnées itinérantes, voici un petit tutoriel pour transformer votre poncho en tarp.

Ce billet sera court car les étapes sont simples, pas besoin d’être un expert en bricolage, cela ne prend pas beaucoup de temps et ne coûte pas cher.

J’avais un poncho qui pouvait être utilisé comme tarp, mais j’ai récemment acheté un nouveau modèle plus léger et résistant qui ne peut pas servir de tarp. Pas de problème, quelques modifications suffisont.

J’ai également une toile de tente qui peut être utilisée comme tarp, mais si j’ai envie de partir plus léger, juste avec mon poncho c’est important qu’il puisse faire double usage.

Dans un premier temps j’ai dû acheter une trousse à œillets 10 mm, 100pcs (kit de Grommets Eyelets + 3 pièces outils) pour bâche, chaussures, vêtements, tentes, etc. Le tout pour 9 €. il ne reste plus qu’à vous procurer un marteau.

Vue de dessus sur une surface en bois, avec un kit d'œillets métalliques argentés en boîte plastique transparente à deux compartiments, accompagné d'un poinçon et d'un poseur d'œillets en métal ciselé, un marteau à manche en bois, et un poncho en nylon bleu marine en arrière-plan.
Le matériel nécessaire : un kit d’œillets métalliques avec poinçon et poseur, un marteau – et le poncho à transformer. Coût total du projet : moins de 10 €.

Repérez les endroits où vous souhaitez placer les œillets. J’en ai mis cinq à l’avant et cinq à l’arrière du bas du poncho.
Ensuite, faites vos trous avec l’emporte-pièce et insérez les œillets à l’aide de la base et du pointeau fournis.

Gros plan sur un coin de poncho en nylon bleu marine avec un œillet métallique argenté fraîchement posé sur le bord renforcé, avec le poinçon et le poseur d'œillets en métal posés à gauche sur la surface en bois, et le disque de tissu découpé visible au sol.
Premier œillet posé sur le coin du poncho : la transformation est en cours – le disque de tissu découpé au sol témoigne de la perforation réalisée au poinçon

Pose d’œillets sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée

Voilà, c’est fait !

Vue d'ensemble du poncho en nylon noir transformé en tarp, avec une rangée de cinq œillets métalliques argentés régulièrement espacés le long du bord renforcé cousu, posé sur une planche en bois, avec le marteau, les outils de pose et un marqueur rouge visibles à côté.
Le poncho transformé : œillets régulièrement espacés sur le bord, prêts à accueillir cordes et sardines – un abri tarp fonctionnel pour quelques euros et moins d’une heure de bricolage

Vous pouvez aussi en faire autant avec votre couverture de survie réutilisable dont je parle sur l’article « Bon usage de la couverture de survie« . Personnellement, je ne l’ai pas fait car la mienne n’a pas les bonnes dimensions pour être utilisée comme tarp et je l’utilise pour m’isoler du sol.

Je sais que dormir sous un tarp peut être impressionnant, surtout lors de la première nuit en bivouac, mais je traite de ces craintes dans l’article « Le bivouac, peur et appréhension« .
Cette astuce sur le matériel de randonnée vous a plu, ou pas, lâchez-vous sur les commentaires.

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Bon usage de la couverture de survie

Découvrir le bon usage de la couverture de survie peut être déterminant dans des situations d’urgence ou en plein air. Explorez les conseils pratiques qui vous permettront d’optimiser cet outil essentiel pour la survie et le confort en diverses circonstances.

La couverture de survie, bien que familière à beaucoup, mérite quelques rappels sur son utilité malgré les indications sur l’emballage. Il est essentiel de clarifier ses capacités et limitations pour une compréhension précise de ses applications.

Il en existe de deux types

  • La basique : une mince feuille réfléchissante en « Myral » avec une face argentée et l’autre or.
  • La ré-utilisable : plus épaisse en polyester avec une face argentée et l’autre parfois verte, orange, blanc, or, ou autre.

Son usage originel

Elle est conçue pour prévenir la perte de chaleur corporelle en situation d’urgence. L’utilisation principale est de fournir une protection thermique en réfléchissant la chaleur du corps vers l’intérieur (côté argenté vers l’intérieur), aidant ainsi à prévenir l’hypothermie. Cas exceptionnel d’une personne en urgence en plein soleil où il n’est pas possible de la mettre à l’ombre, mettre la partie argentée vers l’extérieur pour qu’elle réfléchisse les rayons du soleil.

Polyvalence de la couverture de survie

Optimiser l’isolation du sol en plaçant la face argentée de la couverture de survie vers le haut, puis ajoutez-y votre matelas et votre duvet, ou installez votre tente par-dessus. Vous pouvez aussi la mettre au fond de votre hamac.

Bien que la version basique soit réutilisable avec précaution en prenant soin de bien la replier, elle demeure moins robuste que la variante réutilisable, plus épaisse et spécifiquement conçue pour cette fin.

Certains modèles réutilisables comportent des œillets aux extrémités, permettant une utilisation comme tarp. Dans ce cas, positionnez la surface argentée vers le bas.

En randonnée, deux impératifs majeurs :

  • prévenir l’humidité et garantir des vêtements secs,
  • ainsi que se prémunir du froid.

Dans la mesure du possible et faire le maximum en ce sens.

Pourquoi j’attache une importance à rappeler cela ?

En écrivant mon billet « Sima fais-tu du bushcraft« , j’ai exploré les contributions de blogueurs et de youtubeurs. Bien que j’aie découvert des informations pertinentes, certaines aberrations m’ont également frappé, notamment des conseils sur l’utilisation de la couverture de survie, en se couvrant avec, pour dormir en bivouac !?

On ne se couvre JAMAIS avec une couverture de survie pour dormir en bivouac !

C’est l’assurance de se réveiller avec un duvet humide, voire trempé et de mauvaises perspectives pour vos prochaines nuits… Or c’est justement ce dont on essaie de se prémunir !

Si vous vous retrouvez à utiliser une couverture de survie pour affronter une nuit particulièrement glaciale… Faites-le ! Couvrez-vous avec! Le lendemain, repliez tout et rentrez chez-vous !
Réévaluez la situation, envisagez de planifier cette randonnée à une saison plus clémente ou munissez-vous d’un équipement adapté.

L’utilisation d’une couverture de survie pour se couvrir et dormir révèle une inadéquation de votre équipement aux conditions météorologiques rencontrées.

AVERTISSEMENT ! ATTENTION !

Ne jamais utiliser la couverture de survie dans les cas suivant :

  • en cas d’orage,
  • au coin du feu ou près d’une flambée,
  • lors de l’utilisation d’un défibrillateur (heu, peu de chance d’en trouver en montagne, mais en ville, lors d’un accident…).

Pour résumer :

  • Assurez-vous d’avoir une couverture de survie à portée de main (personnellement, j’en ai deux : une fine dans ma trousse de secours et une réutilisable pour m’isoler du froid du sol).
  • En cas de blessure ou maladie, enveloppez-vous de la couverture en attendant les secours, ou si vous pouvez marcher, utilisez-la pour vous rendre à un poste de secours. Espérons que vous n’aurez jamais besoin de l’utiliser de cette manière.
  • Pour vous isoler du froid au sol, dans votre fond de hamac ou sous un tarp.
  • Pour dormir, optez pour un bon duvet et évitez l’utilisation d’une couverture de survie comme couverture.

Vous avez trouvé cet article utile, ou pas… vous avez des expériences ou des réflexions à partager… Les commentaires sont là pour ça.

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Comportements respectueux de la nature en 8 points

Randonner tout en respectant la nature en toute simplicité, c’est une petite base en 8 points.

Si je sais que la majorité des randonneurs, que ce soit à la journée ou en itinérance sont généralement respectueux de l’environnement il arrive qu’il ait quelques petits écarts de comportement, plus liés à de fausses idées que de réelles négligences.

Respecter l’environnement, c’est aussi se respecter soi-même et les autres. Le but étant de ne laisser aucune trace de votre passage. Vous me direz : oui, mais Sima, il faut bien manger, bivouaquer, se laver, faire ses besoins…

Voyons tout cela point par point.

1 – Marcher

Lorsque vous marchez, suivez les sentiers, évitez de couper à travers la flore, ou même les dunes en bord de mer. Ne sortez des sentiers que lorsque c’est vraiment nécessaire et en respectant la faune et la flore.

2 – Manger

Lorsque vous mangez, que ce soit des encas tout en marchant ou à la pause déjeuner, ne laissez aucun déchet, même ceux qui vous semblent bio-dégradables ou qui vous paraissent pouvoir profiter à d’autres espèces animales. Vous avez acheté un morceau de poulet rôti et vous jetez les os pensant que cela sera profitable à un renard de passage… Non ce n’est pas une bonne idée. Munissez-vous d’un sac pour vos détritus que vous jetterez dans une poubelle que vous croiserez sur votre passage.

3 – Se laver

Ce n’est pas parce que vous faite de l’itinérant que cela vous empêche de vous lavez. Au contraire une hygiène régulière est très bon pour le moral et la santé.
Ayez des produits naturels et biodégradables. Pas besoin d’en avoir une tonne, je pense que le maximum est un seul savon (pour la toilette et la lessive), un morceau de shampoing solide et un tube de dentifrice. Personnellement je n’emporte qu’un savon (pour la lessive, me laver le corps et les cheveux et même pour me brosser les dents, ce n’est pas bon au goût mais on s’y habitue). Vous pouvez aussi remplacer votre brosse à dent par un bâton de siwak, qui sera plus léger et durera plus longtemps qu’une brosse à dents. Très utilisé au Maghreb, en Orient et la partie Ouest de l’Asie.

Ne vous lavez pas directement dans les rus, rivières, étangs, lacs… Même si vos produits sont naturels et biodégradables. Prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart, plusieurs dizaines de mètres du point d’eau, quitte à faire plusieurs allers-retours.

4 – Faire sa lessive

En itinérant c’est le rituel quotidien ou presque quotidien, tout dépend du nombre de changes que vous avez, mais ça revient souvent… Chacun s’organise à sa façon mais la façon de procéder est comme pour la toilette, à l’écart des rus, rivières, étangs, lacs…

5 – Faire ses besoins dans la nature

Si vous n’avez pas le choix, vous allez laisser une trace de votre passage. Faites en sorte que cela reste invisible. Donc loin d’un chemin, loin des rus, rivières, étangs, lacs. Évitez les lieux fermés comme les grottes, cabane de berger et autres abris qui ne sont pas des toilettes. Évitez aussi les terres agricoles, votre offrande n’est pas un bon engrais et ça ne fait pas plaisir aux agriculteurs.

Choisissez un lieu à l’écart de tout passage dans un bosquet ,derrières des arbustes… Faites un trou entre 15 et 20 cm de profondeur. Une fois votre besoin satisfait, mettez votre papier hygiénique utilisé dans votre sac poubelle et pas dans le trou que vous allez reboucher. Idem pour les mouchoirs jetables, jetez-les dans vos sacs poubelle.

Vous pouvez lire un article plus complet sur le sujet : Comment chier proprement en montagne ?

6 – Se baigner

Après une longue marche, en pleine chaleur vous allez sûrement croiser une rivière ou un lac qui vous invite à la baignade. Comme pour se laver, si vous avez de la crème solaire sur vous, même naturelle et biodégradable, allez vous rincer à l’écart avant d’aller vous baigner.

7 – Fumer

Si vous êtes fumeur, ne jetez pas vos mégots, au-delà des risques d’incendies, c’est aussi une pollution. Il existe de petits cendriers de poche ou en porte-clés facilement transportables que vous pourrez vider dans une poubelle lorsque vous traverserez une ville.

8 – Le feu

Respectez les règles locales en matière de feu. Il y a de gros risques d’incendies sur tout le pourtour méditerranéen. Dans les zones à gros risques, évitez même le réchaud. Dites-vous qu’un départ de feu dans un maquis ou une pinède devient immédiatement incontrôlable sans de gros moyens rapides. Ce n’est pas avec votre gourde que vous éteindrez le départ de feu.

En Espagne mais aussi dans le sud la France (moins qu’en Espagne) vous trouverez souvent au milieu de la nature des zones de pique-nique avec une structure en dur pour y faire des barbecues, grillades… Là, vous pourrez y faire un feu ou y installer votre réchaud mais lisez bien les panneaux car il arrive que même là, l’utilisation de ces structures soit interdite à certaines périodes de l’année.
Ne fumez pas non plus dans les zones à gros risque d’incendie.

En conclusion

Finalement il s’agit que du bon sens, rien de très compliqué qu’une immense majorité des randonneurs appliquent déjà.

Respecter l’environnement lors d’une randonnée itinérante est crucial. En adoptant ces comportements, vous contribuez à préserver la beauté naturelle des lieux que vous traversez et à minimiser votre impact sur l’environnement.

Y a-t-il des points que j’aurait dû ajouter ? N’hésitez pas à en faire part !

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Orientation (03) – les dénivelés

Rando – Orientation (03) – les dénivelés

Lors du billet Orientation (02 – s’orienter avec sa carte j’ai omis de vous parler des dénivelés.

C’est pourtant une donnée importante lorsque vous préparez votre parcours, je parlerai aussi donc du calcul de déplacement en prenant en compte les dénivelés.

Donc deux sujets pour le prix d’un.

Les dénivelés sur la carte

Elles sont représentées par des courbes de niveau.
Pour bien lire et interpréter les dénivelés sur une carte IGN, il est important de s’habituer à l’équidistance spécifique de cette carte, à la direction dans laquelle les chiffres des altitudes sont lus (ce qui peut indiquer une montée ou une descente).

Comme un beau dessin vaut mieux qu’un long discours…

Croquis des courbes de niveaux.

Schéma pédagogique en perspective illustrant la projection de deux collines de hauteurs différentes sur un plan horizontal : en haut, la représentation en volume des deux reliefs avec leurs tranches horizontales ; en bas, la carte topographique correspondante avec ses courbes de niveau concentriques reliées aux sommets par des lignes verticales en pointillés.
Principe de construction des courbes de niveau : chaque courbe représente l’intersection du relief avec un plan horizontal à altitude constante. Plus les courbes sont resserrées, plus la pente est forte. La colline de gauche, plus haute et plus large, génère davantage de courbes que celle de droite, plus petite.

Voilà à quoi ressemble les courbes de niveau sur une carte et une visualisation imaginée.

Schéma pédagogique en noir et blanc représentant deux sommets en vue de profil (en haut) et leur projection en courbes de niveau cotées (en bas), avec les altitudes de 1090 m à 1150 m indiquées par des lignes horizontales, l'équidistance de 10 m entre chaque courbe, et la courbe maîtresse à 1100 m mise en valeur en gras sur les deux massifs.
Projection altimétrique de deux sommets sur une carte topographique : équidistance de 10 m entre chaque courbe, courbe maîtresse à 1100 m tracée en gras, sommet principal dépassant 1150 m (triangle géodésique), sommet secondaire culminant entre 1120 m et 1130 m (croix de cote). La densité des courbes traduit directement la raideur des pentes.

Une visualisation plus graphique donne une idée plus précise.

Quelques points clés

  • Courbes de niveau : Ce sont des lignes continues sur la carte qui relient des points de même altitude. Cela signifie que si vous marchez le long d’une courbe de niveau, vous resterez à la même altitude.
  • Espacement des courbes : L’espacement entre deux courbes de niveau adjacentes est appelé « équidistance ». Cela représente une certaine différence d’altitude (par exemple, 10 mètres ou 20 mètres, voir la légende de la carte). Plus les courbes sont rapprochées, plus le terrain est raide. Si les courbes sont éloignées les unes des autres, cela indique un terrain plus plat.
  • Lignes maîtresses : Sur de nombreuses cartes IGN, toutes les Xe courbes de niveau sont généralement plus épaisses, en plus gras. Ces lignes sont appelées lignes maîtresses et aident à identifier rapidement les dénivelés sur la carte.
  • Chiffres sur les courbes : Les courbes de niveau portent généralement des chiffres indiquant l’altitude en mètres par rapport au niveau de la mer. Ces chiffres aident à déterminer la hauteur d’une zone particulière.

Calculer sa distance de parcours avec les dénivelés

Pour évaluer une distance de marche nous allons utiliser la notion de km-effort.
C’est une approximation pour exprimer en un seul chiffre à la fois la distance et la montée (ou descente) pour refléter la « difficulté réelle » ou l’effort ressenti lors de la réalisation d’une randonnée.

La formule de base est celle-ci :

Km-effort = distance horizontale (en km) + dénivelé positif (en km)

L’idée derrière cette formule est qu’un certain nombre de mètres de montée et un certain nombre de mètres de descente peuvent être considérés, en termes d’effort, comme 1 km sur du plat.

– Heu Sima, c’est pas très clair tes explications…
– Bon, je vais essayer de clarifier…

Admettons que 100 mètre en monté est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 125 m).
Admettons que 200 mètres en descente est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 400 m)
Votre trajet est 15 km avec un cumul de 900 m de dénivelés aussi bien en montée qu’en descente.

Le calcul va être le suivant :

15 km + (900 m/100) + (900 m/200) = 28,5 km

Personnellement j’utilise 125 m en montée et 300 en descente.
Maintenant vous savez calculer une distance en km-effort.

Vous l’aurez noté, cette donnée n’est pas absolue mais élastique.

Conclusion :

Avec de la pratique, vous pouvez développer la capacité de « voir » les collines, les vallées, les crêtes et d’autres caractéristiques du terrain simplement en regardant les courbes de niveau sur la carte.

Le km-effort est une approximation, car l’effort ressenti peut varier selon de nombreux facteurs comme le type de terrain, l’altitude, la condition physique de la personne, le poids du sac à dos, etc. Cela-dit, le km-effort offre une mesure utile pour évaluer et comparer la difficulté de différents parcours.

J’aime calculer large, ainsi j’ai toujours l’heureux sentiment d’avoir marché plus vite que prévu et d’arriver, de fait, plus tôt que prévu à la fin de mon étape.

Le billet Orientation (03) – les dénivelés est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Orientation (02) – s’orienter avec sa carte

Rando – Orientation (02) – s’orienter avec sa carte

Ce billet fait suite au précédant « Orientation (01) – Boussole – Curvimètre« .

De tout temps il y a toujours eu une proportion de personnes n’étant pas à l’aise face à une carte et à l’ère numérique j’ai le sentiment que cette proportion a augmenté. Est-ce un simple reflet d’une évolution de notre façon d’interagir avec le monde qui nous entoure?

L’omniprésence des smartphones et des systèmes de navigation GPS a changé la donne. Pourquoi prendre le temps d’étudier une carte papier lorsque l’on peut simplement entrer une destination dans un appareil et se laisser guider pas à pas? Pour beaucoup, la technologie a rendu obsolète la nécessité de savoir lire une carte traditionnelle.

Cette dépendance peut avoir des conséquences dans des situations où la technologie échoue ou est inaccessible. Une panne de batterie, un signal GPS perdu ou un appareil défectueux, et l’individu peut se retrouver désemparé.

Que signifie « savoir lire une carte » ?

Cela va bien au-delà de la simple identification de lieux ou de repères. C’est la capacité de comprendre la topographie, de déduire les distances, d’interpréter les symboles, et de visualiser tridimensionnellement le paysage à partir d’une représentation bidimensionnelle. C’est une compétence qui exige à la fois de la logique et de l’intuition.

– Sima, ça m’a l’air déjà compliqué ton truc… Déjà que j’y comprends rien aux cartes…
– Je te rassure, sur ce billet l’on va aller au plus simple. Et sans le savoir tu as certainement des notions de topographie, si je dois venir chez-toi, tu sauras me gribouiller un plan de ton quartier pour que j’arrive à destination et tu sauras même y mettre des précisions (au carrefour, il y a une boulangerie à l’angle, tu prends à droite, au prochain rond-point à gauche, etc.).

Que trouve-t-on sur une carte ?

Je pars sur la base d’une carte IGN 1/25 000ᵉ.
L’échelle, ici 1/25 000ᵉ ce qui signifie que 1 cm sur la carte = 25 000 cm sur le terrain, soit 250 m.
Une légende nous expliquant tous les symboles, tracés, repères, etc. que l’on peut trouver sur le plan de la carte.
La déclinaison et la date de publication de la carte (même si je fais un point sur le sujet, nous n’en tiendrons pas compte dans le reste du billet, j’expliquerai pourquoi).
Le plan avec de nombreux détails.

Point sur la déclinaison.

Schéma annoté illustrant la déclinaison magnétique : deux flèches partant d'un même point matérialisent le nord géographique (N.G., flèche noire alignée sur le méridien) et le nord magnétique (N.M., flèche rouge décalée vers l'est), avec le bord vertical de la carte en référence. Le texte indique une déclinaison de 0°37' Est au 1er janvier 2019, avec une variation annuelle de 8,1' vers l'Est.
Schéma de déclinaison magnétique : angle entre le nord géographique (N.G.) matérialisé par les méridiens et le nord magnétique (N.M.) indiqué par la boussole – déclinaison de 0°37′ Est au 1er janvier 2019, variation annuelle de 8,1′ vers l’Est (valeurs au centre de la feuille de carte concernée).

Ensuite on en parlera plus sur ce billet, c’est important de savoir de quoi il s’agit dans des circonstances particulières.
La déclinaison est l’écart angulaire entre le nord géographique (indiqué sur la carte) et le nord magnétique. Cet écart est dû à l’orientation du champ magnétique terrestre qui ne coïncide pas exactement avec l’axe de rotation de la Terre.
Lorsque vous utilisez une boussole, elle pointe vers le nord magnétique et non le nord géographique. Il est important de noter que la déclinaison varie en fonction de l’endroit où vous vous trouvez sur Terre et qu’elle change également avec le temps, car le champ magnétique terrestre n’est pas statique. Dans certaines régions, la déclinaison peut être négligeable, tandis que dans d’autres, elle peut être assez significative. On considère que la déclinaison indiquée sur une carte est valable 5 ans.

Pourquoi je ne tiens pas compte de la déclinaison.
Si l’on regarde l’image la déclinaison est de 0°37’ au 1er janvier 2019, la déclinaison annuelle est de 8.1’, nous sommes en 2023 il faudrait reporter 1°9.4, on pourrait faire un calcul encore plus précis en tenant compte de la date publication de ce billet. Pour reporter de façon précise il vous faudrait un système de visée bien plus précis qu’une boussole à main et pour le reporter de façon précise au moins un rapporteur.
Donc je n’en tiendrais pas compte dans ce billet mais vous savez maintenant ce qu’est la déclinaison.

Savoir orienter sa carte.

Extrait de carte IGN topographique annoté montrant la divergence entre les lignes de méridiens (flèches noires) et les lignes du quadrillage UTM (flèches bleues), avec un angle de 2° matérialisé entre les deux systèmes, dans la région du Domaine Français (Forêt de Vaux).
Extrait de carte IGN au 1/25 000e : les méridiens (en noir) pointent vers le nord géographique, tandis que les lignes du quadrillage UTM (en bleu) sont légèrement inclinées par rapport à eux, ici un écart de 2°, visible dans la partie centrale de l’image. Région : Forêt domaniale, secteur Mare de l’Houtil.

Le plus simple, puisque nous ne parlons pas ici d’orientation à l’azimut, c’est de prendre sa carte dans le sens de notre marche… C’est le plus simple.
Mais nous allons tout de même voir ici comment orienter sa carte au nord magnétique.
Vous avez vu que sur une carte il y a une légende, la déclinaison…
Pour bien orienter sa carte nous allons utiliser les lignes des méridiens.
Les lignes méridiennes sont les lignes noires elles sont espacées de 0°05’… Les lignes bleues sont les lignes UTM[1] (Universal Transverse Mercator) et forment des carrés de 1 km de côté et sont utiles pour un report sur GPS, ce qui n’est pas le sujet de ce billet… Nous n’en tiendrons donc pas compte.
Donc nous allons utiliser une ligne noire, celle d’un méridien.

Orienter la carte.

Photo annotée d'une boussole à semelle McKinley posée sur une carte IGN au 1/25 000e de la région de Saint-Cyr-l'École et Versailles, avec cinq flèches rouges identifiant le méridien de référence, la flèche de visée, le cadran fixe, le cadran pivotant et l'aiguille aimantée, la semelle alignée sur un méridien de la carte.
Boussole à semelle posée sur carte IGN 1/25 000e (secteur Saint-Cyr-l’École – Versailles – Rocquencourt) : la semelle transparente est alignée sur un méridien de la carte, la flèche de visée indique la direction de marche, le cadran pivotant a été calé sur le nord, l’aiguille aimantée pointe le nord magnétique.

Prenez votre boussole et mettez le nord du cadran pivotant en face du nord du cadran fixe. Positionnez votre boussole sur votre carte en mettant la flèche de visée parfaitement alignée sur la ligne du méridien de votre carte. Ensuite pivotez l’ensemble, dans un sens ou l’autre, jusqu’à ce que l’aiguille aimantée soit elle aussi alignée au nord… en faisant attention que la flèche de visée reste bien alignée au-dessus du méridien.

Et voilà, vous savez orienter votre carte au nord magnétique de votre carte, soit, sans tenir compte de la déclinaison, mais franchement vous êtes déjà bien !
Vous pouvez faire l’expérience tranquillement dans votre salon en posant au sol une carte et votre boussole et orienter vos cartes au nord. Dehors, quand il y a du vent ce peut être un peu plus chiant.

Cela vous sera surtout utile lors de prochains billets où l’on parlera de faire le point avec deux visées, s’orienter à l’azimut…

La marche d’après la carte.

Dans la plupart des cas on peut très bien se diriger sans boussole, uniquement d’après la carte.

Étudier le parcours à la maison avant l’excursion et éventuellement le tracer sur la carte. Essayez de vous représenter le paysage et le cheminement. Notez d’avance les points caractéristiques, quelques noms de lieux, les points de pauses, d’étapes, etc. Tout ce qui vous semble utile. In-situ, vous vous arrêterez peut-être avant ou après des points prévus, parce que vous êtes fatigué, ou pas ou le lieu ne vous convient pas… C’est la réalité du terrain, mais ce n’est pas grave, vous avez une trame.

Double image annotée comparant deux orientations d'une même carte IGN 1/25 000e du secteur Fontenay-le-Fleury — Saint-Cyr-l'École : en haut, la carte est orientée au nord (position standard) avec la position actuelle, la destination et la trajectoire indiquées ; en bas, la même carte est pivotée dans le sens de la marche, avec les mêmes repères plus l'identification de la petite route, de l'autoroute A12, d'une ligne de chemin de fer ou tramway, et de la D7.
Même extrait de carte IGN, deux orientations : en haut, carte tenue au nord – position (cercle rose), destination (carré rose), trajectoire en tirets roses, flèche nord ; en bas, carte pivotée dans le sens de la marche – les mêmes repères de position et de trajectoire, enrichis de l’identification des infrastructures traversées (A12, D7, voie ferrée ou tramway, petite route).

Donc c’est simple, il suffit de prendre la carte dans le sens de votre marche vous saurez ainsi quand vous devrez tourner sur votre droit ou votre gauche, etc. Bref, suivre l’itinéraire sur la carte de manière à toujours savoir où l’on se trouve.

Dans l’image ci-dessus c’est simple, on a pivoté la carte vers la droite pour qu’elle soit dans le sens de la marche et on a repéré quelques points sur le chemin.

Transposer ce que l’on voit sur la carte.

En tout cas la carte permet de contrôler qu’on suit bien le parcours que l’on s’est fixé. À nous de comparer ce que l’on voit sur la carte avec la réalité et inversement. Cela impose d’être attentif aux paysages, bien entendu mais aussi à ce qu’il y a sur notre parcours le long de notre cheminement.
Si l’on reprend l’exemple de l’image plus haut…
J’ai marché, l’ai traversé une voie ferrée, une départementale, je suis passé dessous une autoroute, puis traversé une autre route… Je marche et je n’ai pas fait attention aux chemins à ma droite ou ma gauche tant j’étais absorbé par le paysage… Où suis-je ?

Extrait de carte IGN 1/25 000e du secteur Fontenay-le-Fleury, orientée dans le sens de la marche, avec un ovale rose hachuré entourant un segment de chemin et une flèche rose annotée « Je suis quelque part sur ce chemin... », illustrant une position imprécise mais contrainte à un axe linéaire.
Carte IGN orientée dans le sens de la marche (secteur Fontenay-le-Fleury – L’Épine d’Amont) : la zone ovale hachurée matérialise une position incertaine mais localisée sur un axe – le randonneur sait qu’il se trouve sur ce chemin, mais ne connaît pas son point exact le long de celui-ci.

Je suis donc quelque part par là.

Que y a-t-il devant ou autour de moi ? Sur la carte, ce que je vois que je dois transposer.
J’ai traversé une grande plaine sans rien de particulier mais il y a tout de même quelque chose d’intéressant devant moi.
Je vois le chemin qui tourne légèrement sur la droite.
Sur le côté gauche j’aperçois un petit bras de forêt ou plutôt de bosquet.
Je le vois aussi sur la carte où plus loin l’on passe au-dessus d’un ru… Si je continue d’avancer, je devrais le voir.

Image composite pédagogique associant trois photographies de terrain (chemin avec bosquet, route longeant des champs, maçonnerie d'un ru) et un extrait de carte IGN zoomé, reliés par des flèches rouges à un point précis sur une vue d'ensemble de la même carte - démontrant la technique de localisation par identification d'éléments caractéristiques du terrain.
Technique de relocalisation par recoupement d’indices terrain : en haut à gauche, le chemin tourne légèrement au niveau d’un bosquet ; en bas à gauche, ce qui ressemble à un passage au-dessus d’un ru (petit cours d’eau) ; en bas à droite, la confirmation – le ru lui-même, identifié sur place. Chaque indice est reporté sur l’extrait de carte central, lui-même localisé sur la vue générale (cadre rose). Conclusion : « Je suis donc là ! »

En transposant ce qui m’entoure sur la carte et inversement l’on arrive à voir où l’on est.

Conclusion.

Généralement, tant que vous randonnez sur des sentiers, vous n’aurez pas besoin de boussole, mais si cela peut vous rassurer… Personnellement, depuis que j’ai repris la randonnée, je ne l’ai pas utilisée. Cela-dit, si je dois partir en montagne je la prendrais certainement.
Anticipez : Préparez soigneusement votre parcours à la maison avant de partir, et chaque soir, lors du bivouac, imprégnez-vous du parcours que vous devrez faire le lendemain.
Soyez attentif : Profitez du paysage mais soyez attentif à votre environnement et en cas de doute, arrêtez-vous et transposez ce que vous voyez sur votre carte.
Soyez curieux : N’hésitez pas à regarder les légende de votre carte pour comprendre ce qui vous entoure.

Les prochains billets sur le sujet traiteront plus particulièrement de l’utilisation de la boussole in-situ.

Le billet Orientation (02) – s’orienter avec sa carte est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Système de projection qui donne une position (en kilomètres) par rapport à l’équateur et par rapport au méridien de Greenwitch.

Orientation (01) – Boussole – Curvimètre

Préambule :

Une idée d’une série d’articles concernant l’orientation ils ne seront pas publiés à la suite chaque mercredi, peut-être y aura-t-il d’autres billets dans des catégories différentes entre-temps. Le but à terme est tout de même d’essayer de faire le tour de tout ce que englobe « l’orientation ».

Ils parleront aussi bien des matériels que de leurs usages pratiques. Le découpage en plusieurs articles facilite, à mon avis, la compréhension, permet de se consacrer à un aspect spécifique à chaque billet laissant ainsi le temps à chacun de bien s’approprier le contenu.

Pourquoi une série sur l’orientation ?

Dans notre monde numérique, il est facile de devenir dépendant de la technologie pour trouver son chemin. Pourtant, comprendre les nuances de l’orientation est une compétence qui stimule le cerveau, renforce la connexion avec l’environnement et, surtout, peut s’avérer cruciale dans des situations imprévues. Cette série est conçue pour tous – du citadin curieux au randonneur en herbe ou même ceux qui souhaiteraient se lancer dans la course d’orientation…

J’espère que cette série vous orientera dans la bonne direction.

Trois boussoles de types différents et un curvimètre à molette posés sur une carte topographique IGN dépliée à l'extérieur, sur l'herbe.
De gauche à droite : une boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris), une boussole à prisme de type militaire, une boussole de randonnée à semelle transparente, et au premier plan un curvimètre à roulette – tous posés sur une carte IGN.

Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre

Dans ce premier billet de la série nous allons voir deux types de boussoles et le curvimètre. Pas dans leurs usages pratiques mais bien comprendre comment est constitué une boussole, les différentes parties de la boussole, bien les connaître facilitera son usage en pratique.
Voici trois sortes de boussoles, deux à miroir et une plus classique. Personnellement j’utilise la plus classique car aussi la plus légère et amplement suffisante pour mes randonnées. Et pour être franc, depuis que j’ai repris mes randonnées depuis plus d’un an, je n’ai pas eu besoin de boussole j’étais sur des sentiers relativement bien identifiables et les rares fois où j’ai eu des hésitions j’ai utilisé mon smartphone sur lequel il y a OsmAnd. Par contre, plus jeune, en montagne la boussole m’a été souvent d’un grand secours (faire le point sur ma position, rejoindre un point à l’azimut, etc.).

Trois boussoles posées sur une surface en bois : une boussole à miroir H. Morin-Secretan (à gauche), une boussole à prisme de type militaire (au centre), et une boussole à semelle transparente de marque McKinley (à droite).
De gauche à droite : boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris), boussole à prisme d’inspiration militaire avec anneau de suspension, boussole à semelle transparente McKinley – trois instruments représentatifs des grandes familles de boussoles utilisées en orientation.

En partant de gauche à droite :

  • La première boussole est une « H. Morin Secretan », Plutôt dédié topographie c’est plus un objet de collection aujourd’hui il suffit de regarder sur internet « Boussoles H. Morin ».
  • La seconde est une boussole militaire de l’armée Chinoise (m’a-t-on dit lorsque l’on me l’a donné, je ne lis pas les écritures chinoise, mais pas besoin pour l’utiliser). Il y en a plein de similaires dans toutes les armées.
  • La troisième, plus basique mais pas moins efficace (peu importe la marque) il y a en plein de similaires dans tous les magasins de sport.

Les boussoles

Voyons les informations que nous apportent chacune d’entre elles.

Sima, tu nous prends pour des c…, heu des « tebê », elles indiquent toutes le nord magnétique !
Je ne prends personne pour des, comme tu dis, des « tebê », et oui, c’est le propre d’une boussole que d’indiquer le nord magnétique, mais elles ont des particularités.

La boussole H. Morin Secretan. boussole à miroir

Photo annotée d'une boussole à miroir H. Morin-Secretan vue de face, avec des flèches rouges identifiant cinq composants : le miroir, la ligne de mire, le cadran de la boussole, le bouton poussoir de blocage, et la règle graduée sur la tranche.
Boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris) ouverte en position de visée : miroir inclinable, ligne de mire centrale, cadran magnétique, bouton de blocage de l’aiguille et règle de report cartographique (16 cm) sur la tranche inférieure.
Photo annotée de la boussole à miroir H. Morin-Secretan inclinée vers le haut en position de visée d'un point haut, avec deux flèches rouges identifiant le balancier clinométrique et l'axe de visée vers un point élevé.
Boussole à miroir H. Morin-Secretan inclinée pour la visée d’un point en hauteur : le balancier (aiguille bleue) se déplace librement sous l’effet de la gravité et indique l’angle de pente du point visé – une fonction clinométrique rare sur ce type d’instrument.

Il s’agit d’une boussole à miroir qui incliné à environ 45° permet de voir la boussole. Une ligne de mire pour la visée. Un bouton bloquant la boussole permet une fois à plat de garder les coordonnées de visée pour les reporter. Un balancier permet également de mesurer l’angle d’un point haut ou bas, c’est-à-dire que lorsque l’on connaît l’angle et la distance d’un point on peut calculer la hauteur ou la profondeur, si l’on sait à quelle altitude l’on est on peut donc en connaître l’altitude du point visé.
Il s’agit plutôt d’une boussole pour la topographie, reporter et vérifier sur un plan ou carte (il existe aujourd’hui des outils de topographie plus précis), pas adaptée, pas pratique, pour l’orientation, ni la randonnée, que ce soit dans son usage, son volume et son poids.

Boussole à miroir d’orientation.

Photo annotée d'une boussole à prisme de type militaire vue de trois quarts, ouverte, avec cinq flèches rouges identifiant la ligne de mire de visée, le miroir, l'aiguille aimantée, le système de double capsule (fixe et mobile), et la ligne de visée ou de direction.
Boussole à prisme de type militaire ouverte : ligne de mire (couvercle), miroir de renvoi, aiguille aimantée pointant le nord magnétique, double capsule graduée 360° (fixe + mobile synchronisable), et ligne de direction sur le cadran principal – anneau de suspension visible en bas à droite.
Gros plan annoté du cadran d'une boussole à prisme militaire, avec cinq flèches rouges identifiant le cadran fixe extérieur, la flèche de direction ou de visée, le cadran mobile intérieur, l'aiguille aimantée, et le balancier clinométrique d'angle positif ou négatif.
Cadran de boussole à prisme en gros plan : couronne fixe graduée 0–360° en périphérie, cadran mobile intérieur synchronisable, flèche de direction, aiguille aimantée bicolore, et balancier clinométrique central gradué en angles positifs et négatifs.
Photo annotée en extérieur d'une boussole à prisme vue de face en position de visée, avec trois flèches rouges identifiant le miroir de renvoi, la ligne de mire supérieure et le cran de mire en V à centrer pour la visée.
Boussole à prisme en position de visée en extérieur : le miroir semi-transparent renvoie l’image du cadran, la ligne de mire supérieure (type guidon de carabine) s’aligne avec le cran de mire en V – la pointe de l’aiguille doit être centrée dans l’encoche pour valider la visée.

Ce modèle de boussole à miroir possède aussi un décimètre sur le côté. Elle est pliable et une fois pliée elle fait 6X6X2 cm, très robuste et pèse 130 gr, elle intègre également un curvimètre. Elle est dans un alliage assez léger. Donc une boussole très précise et même si les écritures de celle-ci sont en chinois pas besoin de savoir lire le Chinois pour s’en servir. Il en existe plein de modèles similaires. Personnellement je la trouve un peu lourde pour la randonnée.

Boussole d’orientation « style plaquette »

Photo annotée d'une boussole à semelle transparente McKinley vue de face, avec huit flèches identifiant les règles graduées au 1/25 000e et 1/50 000e, la flèche de direction, les gabarits de traçage, la loupe, le décimètre, l'aiguille aimantée, le disque fixe et le cadran mobile.
Boussole à semelle transparente McKinley annotée : règles cartographiques 1/25 000e et 1/50 000e, flèche de direction, gabarits de traçage de cercles, loupe intégrée, décimètre, aiguille aimantée bicolore, disque gradué fixe et cadran rotatif mobile – un outil de navigation complet conçu pour travailler directement sur la carte.

C’est une boussole assez complète, légère (45 gr avec le cordon), c’est à mon avis la plus utilisée en randonnée et course d’orientation. J’ai laissé la marque, je vous assure je ne suis sponsorisé, et quelle que soit la marque que vous choisirez, elles sont toutes très similaires. C’est le genre de boussole que j’utilise et dans les billets où l’on parlera pratique, les exemples se feront avec celle-ci. Elle ne possède pas de balancier pour calculer les points hauts ou bas, mais sincèrement, ça ne m’a jamais manqué.

Curvimètre à molette

Photo annotée de deux curvimètres à molette posés sur une surface en bois, avec des flèches rouges identifiant les cadrans de lecture multi-échelles (1/25 000e au 1/100 000e) et la molette de roulement, accompagnée d'une boussole à prisme en arrière-plan.
Deux curvimètres à molette de générations différentes : le modèle du haut (cadran simple, aiguille rouge) lit les échelles 1/25 000e, 1/50 000e et 1/100 000e ; le modèle du bas (cadran multicolore) couvre jusqu’à huit échelles dont le 1/20 000e, 1/25 000e, 1/50 000e et 1/75 000e en face avant, et 1/10 000e, 1/20 000e, 1/40 000e et 1/80 000e en face arrière. La molette de roulement est commune aux deux instruments.

Un curvimètre est un outil souvent utilisé pour mesurer les distances sur des cartes. Si j’ai beaucoup utilisé un curvimètre pour préparer mes parcours et étapes dans ma jeunesse (il n’y avait pas grand-chose niveau cartographie en logiciel ni sur le web)… Aujourd’hui je fais la préparation de mes parcours en amont depuis mon pc. Mais vous savez que si vous êtes dans un lieu sans pc, sans connexion internet avec juste un curvimètre et une carte cous pouvez organiser votre parcours.

Conclusion :

Ça peut paraître compliqué pour celles et ceux qui découvrent la boussole, mais je vous rassure, l’utilisation de votre smartphone est bien plus complexe que l’usage d’une boussole et l’on verra tout cela dans des billets à venir. Faire un billet sur ce que contient une boussole, comment orienter une carte, comment utiliser la boussole pour s’orienter, faire le point, etc. Me semble trop lours en un seul billet, je préfère procéder par étapes, même si je sais que vous restez sur votre soif d’apprendre, si toutefois je apprends quelque chose.

J’espère que je ne vous ai pas fait perdre le nord à la lecture de ce billet, que je ne vous ai pas perdu.

Le billet Orientation (01) – Boussole – Curvimètre est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Bricolage – Quand on touche le fond… De cuve

Bricolage – Quand on touche le fond… De cuve.

Quand votre voiture ne démarre pas ou qu’elle a des ratés à l’accélération et que vous vous entendez dire :
Ha, c’est parce que tu as eu un fond de cuve à la station service… (sous-entend quand la cuve est presque vide).
ou
Tu es allé trop loin dans la réserve et tu as eu le fond du réservoir…

Quand cela vient de personnes lambda, ou de personnes ayant quelques notions de mécanique, soit ! Mais quand ce sont des mécaniciens, ceux qui réparent votre voiture, qui vous le disent, ça frôle l’incompétence. L’idée de ce billet vient d’un retour d’une amie dont le mécanicien lui a dit : votre moteur est tout encrassé, vous avez dû avoir un fond de cuve dans une station service.

Voyons le fond du problème.

Si vous avez déjà vu le fond d’une cuve ? D’un réservoir ? Vous serez étonné, c’est généralement très propre… Mais admettons qu’ils puissent y avoir des impuretés, j’y reviendrai plus bas, car avant sachez :

  1. L’aspiration (la pompage) ce fait TOUJOURS au fond d’une cuve ou d’un réservoir[1] (quelques centimes du fond). Il n’y a pas de système de flotteur pour une aspiration en surface et heureusement car ce serait problématique pour votre voiture lors des passages sur des ralentisseurs ou autres secousses. Donc vous avez toujours le fond de cuve ou de réservoir.
  2. imaginons qu’il y ait des impuretés. Ce serait donc au moment où l’on remplit la cuve, ou lorsque vous mettez du carburant dans votre voiture, que tout se mélangera, et le risque d’aspirer des impuretés avant que tout se repose au fond.
  3. Votre véhicule est équipé de filtres et comme le nom l’indique, sert à filtrer.

Dans la pratique.

Les carburants sont filtrés avant d’arriver sur les camions citernes. Une fois en station service le carburant est filtré avant d’être distribué. Il est toujours possible que des impuretés ou des contaminants se retrouvent dans le carburant distribué par les stations-service.

Mais les conséquences sont minimes sur votre moteur. Les véhicules à injection sont équipés d’une pompe de gavage (appelé souvent pompe à gasoil ou pompe à essence) qui envoie le carburant à la pompe à injection via l’incontournable filtre à carburant.

Véhicule à essence

Il est équipé d’un filtre en position verticale, inclinée ou horizontale. Le jour où vous avez des trous à l’accélération, ou un ralenti qui ne tient pas ou change de régime… Et que cela est vraiment dû au filtre à essence (il peut y avoir plein d’autres raisons), et que donc le carburant arrive mal à la pompe à injection ; dites-vous qu’il s’est obstrué peu à peu et dans le temps et non pas lors du dernier plein ou de la dernière fois où vous avez roulé sur la réserve. Si cela vient vraiment de ça, il suffit de le changer et tout revient dans l’ordre. Changez-le périodiquement comme préconisé par le constructeur et vous ne devrez jamais avoir de problème concernant les impuretés assez minimes contenues dans le carburant. Personnellement j’ai vu des véhicules où le filtre à essence n’a jamais été changé durant la durée de vie du véhicule, c’est pour dire…

Véhicule diesel

Équipé également d’un filtre, il est généralement en position verticale car en plus de retenir les impuretés et il a aussi la fonction de retenir la condensation s’il y en a. en effet plus un carburant est dit « gras » plus il a tendance à condenser lors des variations de température et plus votre réservoir est vide, plus il y a d’espace disponible pour l’air humide. Ou un véhicule qui ne bouge pas ou très peu… Mais votre filtre est là pour ça, il filtre les impuretés et retient la condensation dans son fond. C’est pour cela qu’il faut le remplacer beaucoup plus souvent que sur les véhicules à essence. Généralement lors d’une vidange sur deux.

Oui mais Sima, et c’était vraiment le cas ?

La première chose à faire serait de vider le réservoir, le démonter et le rincer. Je n’ai jamais fait face à l’obligation de vider un réservoir pour autre chose qu’une erreur de carburant (la personne c’est trompé et a mis du gasoil dans sa voiture essence ou inverse), pour changer une pompe de gavage qui se situe sur le dessous (ex. Picasso TDI), ou autre problème mécanique ou accident tel que choc sous réservoir etc. ou sur des voitures anciennes de collection dont le réservoir est en un alliage oxydable, et encore c’est très rare.

Si votre mécanicien insiste pour vider votre réservoir demandez à être présent, pas directement sous le pont, c’est interdit, mais à distance où vous pouvez voir qu’il le vide dans un récipient propre, qu’il n’ajoute pas lui-même des saletés et surtout qu’il remette la même quantité une fois filtré. Le mieux est d’aller voir un autre garagiste!

Bref !

Dites-vous que si votre panne survient généralement du jour au lendemain, votre filtre (si la panne vient de là), lui, s’est obstrué peu à peu avec le temps et non pas au fantasme du fond de cuve ou fond de réservoir.

Pour résumer

Changez vos filtres (carburant, air) comme préconisé par le constructeur. Bien souvent un moteur « encrassé » vient du fait de rouler régulièrement en sous-régime ou en essayant de battre des records de consommation minimale (ce qui par les temps qui courent est compréhensible)… vous avez une combustion qui n’est pas optimale ce qui peut « encrasser » vos injecteurs mais aussi certaines parties de l’échappement (FAP, catalyseur). Monter dans les tours de temps en temps tout en respectant les limitations de vitesse ni aller en zone rouge ne fera pas de mal à votre moteur, au contraire.

PS:

Pour avoir travaillé en station service deux ans quand j’avais 16 et 17 ans les samedis jusqu’au dimanches matin et les jours de vacances scolaires, j’ai vu des fonds citernes de camions et des fonds de cuves et je n’ai jamais vu d’impuretés visibles à l’oeil nu contrairement à l’idée reçu où l’on pourrait penser qu’il y a un dépot de merde dans les fonds.

Le billet Bricolage – Quand on touche le fond… De cuve est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Même si la trappe de visite peut se situer sur le dessus du réservoir il va puiser dans le fond il y a même assez souvent un soubassement là où est puissé le carburant (genre de petite cuvette au fond) vous êtes donc toujours bien au fond de votre réservoir.

Chaussures et chaussettes de rando

Rando – Chaussures et chaussettes de randonnée

Je ne vais pas ici vous parler de marque et vous comprendrez pourquoi. Juste quelques critères vous permettant de bien choisir vos chaussures de randonnées pour profiter pleinement de l’activité tout en protégeant vos pieds. Je resterai un peu plus vague concernant les chaussettes qui ont pourtant aussi leur importance.

Je m’adresse plutôt à ceux qui souhaitent faire de la randonnée ou débutent dans cette activité. Ceux qui ont l’habitude de la randonnée savent comment choisir. Donc plutôt des conseils pour la randonnée loisirs lambda sur du plat ou en moyenne montagne en période estivale.

Les modèles

Il en existe un nombre incroyable, des montantes, des basses et des sandales. Il y en a pour tous les goûts à tous les prix. On va partir du principe que l’on recherche une paire polyvalente, les randonnées d’été et les sorties de maintien. Ne pas hésiter à faire de nombreux essais en magasin sur les différents modèles, bon, vous allez emmerder le vendeur en lui faisant sortir une multitude de boîtes mais c’est important… Et si vous hésitez, n’achetez pas, quitte à y retourner plus tard.

Par la suite vous saurez vers quelles modèles vous orienter.

Avant tout

Un critère que je trouve important et qui est pourtant absent des descriptions des chaussures de randonnées est  « à quel marcheur convient-elle ? » Avez-vous une marche neutre/universelle, pronatrice ou supinatrice ? Ceux qui font du running, running/trail trouveront cette précision fournie par certaines marques sur certains de leurs modèles. Pour les autres activités sportives dont la randonnée cette précision est absente (je ne l’ai pas trouvé) alors qu’elle me paraît essentielle, c’est même à mon sens la première chose qui devrait apparaître sur les critères d’une paire de chaussures.
Une paire de chaussure n’est jamais neutre sur votre façon de marcher, elle peut corriger ou amplifier votre façon de marcher c’est donc vraiment dommage que de devoir se passer de cette information.
Si cette donnée serait précisée sur chaque modèle cela permettrait à chacun d’exclure certains modèles pour se concentrer sur ceux qui lui sont le mieux adaptés. Peut-être que toutes les chaussures de randonnées sont adaptées aux marcheurs neutres, ce serait bien de le préciser.
Mais bon, se sera au petit bonheur la chance !

Prenez soin de vos pieds, si l’on fait souvent attention à son apparence (visage, coupe de cheveux, etc.) on néglige parfois nos pieds qui pourtant nous portent depuis nos premiers pas. En cas de doute, consulter un podologue peut être une bonne chose, en fonction de l’usure de vos chaussures il pourra vous proposer des semelles pour pieds pronateurs ou supinateurs.

Montantes ou basses ?

Ce qu’on appelle hauteur de tige.
N’écoutez pas ceux qui ont des convictions toute faite : tel type de randonnée il faut tel hauteur de tige, etc. J’ai connu ça dans ma jeunesse ceux qui ne voyaient pour la randonnée que l’usage de la « Galibier Super Guide », désolé mais pas pour moi, le temps de les faire à mon pied aurait été trop long si ce n’est mon pied que se serait fait à la chaussure.
Alors voyons ça plus sereinement.

Il y a la théorie

  • Pour les marches longues avec forts dénivelés, rocailleux, montagne ou moyenne montagne des tiges hautes sur des chaussures plus ou moins rigides.
  • Pour des marches longues sur terrain variés, voir moyenne montagne… Tiges moyennes à hautes.
  • Pour la petite randonnée à faible dénivelé se serait plutôt les tiges basses à moyennes.
  • En plein été, sous le cagnard les randonnées sur terrains plats ou faibles dénivelés il y a les sandales.

Il existe donc des théories toutes faites qui peuvent être une première piste de prospection. Mais…

La théorie c’est bien, mais la pratique ce sera vous !
On va voir que les critères de choix sont multiples et que la théorie n’est pas forcément adéquate.
Je connais des randonneurs qui sont des inconditionnels de la sandale que ce soit sur plat ou montagne, ça met à mal la théorie et certaines personnes ne supportent pas les tiges hautes
Par ailleurs je ne vois pas ce qu’apporte de plus une moyenne tige par rapport une basse tige, si ce n’est le confort.

Le confort :

  • Il y a le confort qui j’ai envie d’appeler « bien-être » dans quel type de chaussures vous vous sentez le mieux (tige haute, moyenne, basse, sandale). Ça a son importance ! Dans tous les cas vous devrez essayer plusieurs modèles pour le ressenti. Concernant les tiges hautes soyez très attentif là où peuvent survenir les frottements en fonction du modèle, de votre morphologie (cheville forte ou mince, etc.). Pour les tiges moyennes aussi soyez attentif, (frottement ou pas sous l’os de la cheville, l’arrière du pied, etc.).
  • Le confort « pratique » (les petits cailloux, brindilles, etc.) qui rentre dans la chaussure, ce confort est proportionnel à la hauteur de la tige. Haute, peu de chance d’avoir des intrus, moyenne ça arrivera occasionnellement, basse les intrus sont un peu plus nombreux, sandale ça arrive plus souvent… Rien de dramatique, c’est un choix de compromis avec ce petit désagrément.
  • Le confort « matériel« , le poids, plus la chaussure est haute et plus elle pèse lourd (théoriquement en fonction des matériaux de fabrication). Le choix des matérieux de fabrication (niveau d’imperméabilité), respirantes, semelles traitées antibactériens sont des plus à prendre en compte en fonction de votre budget.
  • Fragilité physique, certaines personnes se « tordent » la cheville facilement. Et quand cela arrive, vous êtes certains que cela va se reproduire plusieurs fois lors de la randonnée. Dans ce cas une tige haute sur des chaussures rigides me semble le mieux appropriée.

Si vous pensez rencontrer beaucoup de pluie, de boue, une tige haute, ou la tige moyenne peut être un bon compromis.

C’est sur votre ressenti lors des essayages, en les lassant et marchant dans le magasin que vous choisirez celles dans lesquelles vous vous sentez le mieux. N’hésitez pas à les plier les tordre légèrement pour voir leurs points de souplesse et de rigidité (ne les abîmez pas non plus).

Personnel (je ne suis pas médecin ni kiné) je n’ai pas de fragilité de cheville (même s’il m’est arrivé de me la tordre, ce n’est pas habituel), j’opte pour des chaussures basses, laissant la cheville libre. Je pense que cela va fortifier et tonifier la multitude de petits muscles de mes chevilles, comme lorsque suite à un accident votre kiné vous fait faire des séances de rééducations sur une « planche ronde d’équilibre ». C’est un choix très personnel et je peux très bien changer d’avis à l’avenir.

Avec l’expérience vous corrigerez ou pas pour votre prochain choix.

L’imperméabilité.

L’imperméabilité absolue n’existe pas, ou si, les bottes en caoutchouc (c’est ce que portent généralement les FARC dans la forêt tropicale), mais ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour le confort et respiration des pieds.

Cela dit il ne faut pas négliger ce critère.

En dehors des sandales où vous aurez les pieds rapidement mouillés mais qui sécheront plus rapidement aussi. Le niveau d’imperméabilité de vos chaussures permettra d’empêcher l’intrusion d’humidité de la rosée, crachats, flaque d’eau et limitera celle des pluies.

Oui, lors de fortes pluies ça finira par rentrer plus ou moins rapidement… Si vous êtes comme moi (short et chaussures basses) par ruissellement le long des chevilles, sinon au mieux par le laçage de vos lacets… et les matières étant respirantes ont un échange qui exclue, de fait, l’étanchéité absolue.

Cela dit, ne négligez pas ce paramètre si vous optez pour des chaussures et pour vous en convaincre je vous propose d’aller vous promener à la rosée dans une prairie avec des chaussures pas du tout imperméabilisées puis avec des chaussures d’un niveau moyen d’imperméabilité, la différence est grande !

Choisissez un critère d’imperméabilité correcte. Ne faites pas confiance aux pubs « 100 % étanche », l’eau peut aussi suinter par les coutures, surtout à la longue, sauf bottes en caoutchoucs, mais bon !

Les matériaux

Je ne vais pas m’étendre car en fonction de matériaux la facture peut très vite monter en flèche (Gore-Tex, Outdry, etc). S’agissant d’une première paire de chaussures, est-ce que l’activité vous plaira ou pas, allez-vous continuer ? Mieux vaut prendre des chaussures à un prix raisonnable tout en étant bien appropriées.

Mon exemple : lorsque j’ai décidé de reprendre la randonnée l’année dernière, je sais que j’aime cette activité mais n’étais pas persuadé de pouvoir la pratiquer dans la durée à cause de soucis de santé (mon dos). J’ai opté pour des chaussures tige basse, respirante, imperméabilisées mais pas de Gore-Tex ni Outdry (donc le risque qu’elles prennent l’eau plus rapidement que d’autres), crampons gomme tendre et profonde… achetées moins de 50 € et j’ai vu que le prix a baissé dernièrement. J’en ai été entièrement satisfait pour le prix, lors de pluie quelques taches d’humidité sur les chaussettes au niveau des pliures de la chaussure, mais rien de dramatique. Une usure peut être un peu rapide et surtout vous pouvez mettre le nez dedans elles ne sentent rien !

Par contre un an et demi avant, j’avais acheté pour des balades en forêt l’hiver des tiges hautes, le premier prix d’une chaîne de magasins de sport qui fabrique sa propre marque et quelle déception les chaussures sentaient immédiatement des pieds, une horreur, alors que je suis quelqu’un qui transpire peu, je m’en suis débarrassé rapidement.
Donc pour une première paire de chaussures de randonnée l’on peut trouver des chaussures correctes à des prix très raisonnables. Si vous continuez la pratique de la rando, vous pourrez investir un peu plus lors du renouvellement, mon cas actuel.

La taille

Essayez avec vos chaussettes de randonnée et choisissez une pointure au-dessus de votre pointure habituelle.
En fonction de la morphologie du pied (étroit ou large) vous constaterez que certains modèles convient mieux que d’autres à votre pied, ne focalisez pas sur l’aspect visuel (celle-ci sont plus jolies que les autres) mais vraiment sur votre confort.

Entretien et usage

  • Ne jamais mettre dans la machine à laver, ni les savonner et frotter. Si elles sont pleines de boue, les laisser sécher et les frapper l’une contre l’autre pour décoller la boue.
  • Les utiliser que pour les longues balades et randonnées.
  • Les faire à votre pied et votre marche avant de partir en randonnée avec (des balades de plus d’une heure) ne pas partir avec des chaussures neuves.
  • Ne pas les mettre au quotidien pensant les faire à votre pied car l’empreinte intérieure de votre chaussure à votre pied ne sera pas la même que lors de longues marches, risque d’ampoules.

Je pense avoir le tour…

Les chaussettes

Si vous partez pour une longue randonnée vous aurez une paire au pied et peut-être deux ou trois dans votre sac.
N’hésitez pas sur la qualité, la hauteur de la chaussette dépendra de la hauteur de la tige de vos chaussures. Si vous êtes bien avec des chaussettes hautes même avec des chaussures basses, c’est votre confort qui prime.

Il existe une multitude chaussettes de randonnées, utilisant des tiges basses, personnellement j’utilise des chaussettes plutôt « running » et non spécifiques randonnée sans couture.

Par exemple j’ai quatre paires de chaussettes traitées antibactérien, bonne tenue au pied et très peu transpirante. Qui sèche très rapidement après lavage. Ça vaut tout de même cher la paire, je les garde donc seulement pour mes randonnées sur plusieurs jours.
Pour mes balades d’une journée ou demi-journée j’en ai d’autres de bonne qualité mais moins cher.

Si vous avez des problèmes de circulation sanguine il existe des chaussettes adaptées, ne pas hésiter à demander conseil à votre médecin ou médecin du sport.
Vous avez un immense choix au rayon sport.
Il existe des chaussettes pieds droit et pieds gauche, j’en ai une paire et n’ai pas ressenti une véritable différence avec les autres, mais bon.

J’en ai fini.

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Le bivouac, peur et appréhension

Rando – Le bivouac peur et appréhension.

Pour le randonneur il y a souvent la peur ou l’appréhension, du bivouac, souvent de la première soirée, la première nuit d’une série.
– Hé Sima, mais tu n’as pas peur qu’un cinglé t’attaque quand tu dors seul dans la montagne ?

Ce n’est pas la première fois que j’entends cette question ?

Si j’étais sans-abri à devoir dormir sur un carton au-dessus d’une bouche d’aération du métro, sous un porche, sur un banc dans un parc au milieu d’une ville, il y a un tel dénuement que l’on peut se faire agresser pour des chaussures, un duvet… la vie est très rude et violente pour les sans-abri. Ce n’est pas mon cas. En bivouac les cas d’agression sont quasi nuls.

Je peux avoir de l’appréhension, mais je n’ai jamais eu peur de dormir seul, par contre il m’est arrivé d’avoir eu peur à un moment lors de mes randonnées (certains chiens).

Avant donc de parler « Bivouac » je vais essayer de faire le point sur la peur et l’appréhension. Il s’agit d’émotions tout à fait normales et c’est d’ailleurs ce qui permet de faire face aux imprévus au mieux possible tant que l’on ne cède pas à la panique, rester maître de soi.

La peur panique, anecdote.

Ça ne m’est jamais arrivé, mais j’en ai été témoin, je n’ai pas de solution ou de réponse à apporter, je vous donne un exemple :

Lors, non pas d’une randonnée, mais d’une sortie en voiture où nous avions décidé de dormir à côté d’un lac, nous étions neuf. Moi, madame Sima, nos quatre enfants, un ami et ses deux enfants. Nous avions trois canadiennes deux places face au lac, pas une habitation à des kilomètres à la ronde, un magnifique panorama. Mme Sima dormait avec deux de nos enfants moi avec les deux autres et notre ami avec ses deux enfants. Au milieu de la nuit je suis réveillé par des pas rapides autour des tentes je sors et vois notre ami paniqué, un couteau à la main… Je lui demande ce qui se passe, il me dit c’est bizarre, comme s’il y a quelque chose de pas normale. J’essaie de le rassurer, il n’y a rien, personne, tu peux dormir tranquille. Au bout d’un moment il retourne se coucher et on en discute le lendemain matin. Il me dit qu’il n’a pas fermé l’œil de la nuit. Qu’au début il y avait des bruits de branches, feuilles, le vent… il n’était pas rassuré et d’un seul coup plus de vent plus de bruit un silence absolu et là il a été pris de panique… Je lui ai dit que cela arrive même en forêt où d’un seul coup le vent s’arrête et le sentiment que même les animaux et toute vie s’arrête de bouger pour laisser place au silence, ça arrive. Il m’a dit plus jamais tu me feras dormi sous une tente sauf en camping.

Face à cette forme de peur panique je n’ai pas de réponse à apporter, je ne suis pas psy, mais je l’apparente à une forme de phobie, comme la phobie des araignées, serpent souris et autres…

La peur.

Définition : État affectif plus ou moins durable, pouvant débuter par un choc émotif, fait d’appréhension (pouvant aller jusqu’à l’angoisse) et de trouble (pouvant se manifester physiquement par la pâleur, le tremblement, la paralysie, une activité désordonnée notamment), qui accompagne la prise de conscience ou la représentation d’une menace ou d’un danger réel ou imaginaire.

La peur est une émotion qui se manifeste en réponse à une menace perçue, réelle, imaginaire, une menace inattendue ou inédite.
Si l’on garde le contrôle de soi, que l’on ne cède pas à la panique, la peur ne dure que le temps de la surprise, le temps de trouver le comportement à adopter, une fois la supposée menace passée. L’expression : « Je me suis fait une grosse frayeur. » Signifie que vous vous êtes sortie d’une situation inattendue en agissant au mieux par improvisation ou expérience. Sur l’instant à aucun moment vous n’avez réellement pensé à la peur mais plutôt le moyen de vous sortir de cette situation par exemple rencontre avec un chien agressif, le lot du randonneur.

L’appréhension

Qui dérive du verbe appréhender : Saisir quelque chose par l’entendement, la pensée : Appréhender la complexité du réel.
Appréhension de quelque chose est le fait d’appréhender, d’envisager avec inquiétude une chose imminente. La crainte, l’inquiétude ne signifient pas la peur c’est plutôt une sorte d’anticipation à des éventualités, une façon de s’y préparer le cas échéant.
Il s’agit d’un sentiment d’appréhension ; crainte, inquiétude de quelque chose, mais aussi un état cognitif (de quelqu’un qui comprend).
Étymologie : du latin apprehensio, lui-même dérivé de prehendo signifiant prendre.

Pour exemple je vous relate une appréhension lors de ma randonnée « S22E01 – Rando – GR de Pays du Val d’Allier » lorsque j’ai bivouaqué dans le parc du château.

Le lieu est sympa, belle pelouse, tables de pique-nique, point d’eau, très tranquille à la sortie du village… Le parc n’est pas clos donc accessible à tous facilement ainsi que son parking en contre-bas.

Mes appréhensions :

  • Voir débarquer en pleine nuit un groupe d’adolescents pour s’amuser, écouter de la musique, rigoler autour des tables, le lieu est accueillant… Bref, jeune, c’est l’endroit où moi et mes potes aurions aimé aller.
  • Que le parking soit un lieu de rendez-vous amoureux (ce qui n’est pas bruyant en soit), ou pour des ébats sexuels plus complexes entre adultes comme il en existe ou que de jeunes adultes viennent écouter de la musique sur leur enceintes de voiture et se distraire.

Je me dis que s’il s’agit d’adolescents ou jeunes adultes, étant donné que ma tente va interpeller j’irai me présenter, dire ce que je fais, pourquoi je suis là et les laisser en paix, surtout ne pas faire le moraliste ou le flic… Que jeunesse se passe. S’il s’agit d’amourette ou jeux sexuels, prendre mon mal en patience et attendre que ça se passe.
Il n’y a donc aucune peur, juste l’éventualité d’avoir une nuit courte alors que je suis fatigué, mais bon, je ferai avec.

Finalement, s’il y a bien eu une voiture sur le parking, elle n’est pas restée longtemps et ma nuit n’a été perturbée qu’un court instant par les cris d’une chouette effraie.

Bivouac, première nuit.

Après votre première marche vous décidez d’un lieu où vous poser, parce que vous êtes fatigué et/ou le lieu vous plaît. C’est dans ce coin que vous allez dormir ! Vous explorez les alentours pour choisir le meilleur lieu où planter votre tente, ou votre tarp ou dormir à la belle étoile selon votre choix.

Ça y est vous avez trouvé, ce sera là ! Quelle que soit l’heure, tôt dans l’après-midi ou un peu plus tard, une fois le lieu choisi arrivent les questions et appréhensions : Je vais mal dormir ou peut-être pas du tout, me réveiller fatigué et courbaturé… Qu’est-ce que je vais foutre jusqu’au moment d’aller me coucher ? Pourquoi je suis venu m’emmerder ici ? Je vais me faire chier ! POURQUOI ?

C’est normal, vous venez de rompre avec vos soirées quotidiennes, votre literie confortable habituelle, peut-être avec la chaleur réconfortante de votre compagnon ou compagne… Mais peut-être aussi avec ses ronflements 🙂

Une fois que tout cela est posé, vous êtes là, il est temps de passer à autre chose, vous créer de nouvelles habitudes, peut-être sous forme de rituels.

Je vous raconte ce que je fais, chacun trouvera sa façon de faire en fonction de sa personnalité.
Je pars du principe que vous ne devez pas planter votre tente ou tarp dans l’urgence pour vous mettre à l’abri d’intempéries. On dit qu’il fait beau et tout va bien !

Ce que je fais, ça ne vaut que pour moi, mais vous pouvez vous en inspirer.

  1. Je décide de m’arrêter en un lieu, je choisis l’endroit où je vais mettre ma tente (je reviendrai plus bas sur le sujet).
  2. Une fois le lieu où je vais planter ma tente, j’y pose mon sac et je continue d’arpenter aux alentours, pour vérifier si je ne trouve pas mieux.
  3. Mon choix est définitif, je ne plante pas tout de suite la tente, j’enlève mes chaussures et chaussettes et mets mes claquettes (oui, j’aime bien marcher en claquettes).
  4. Je profite de ce qui m’entoure en explorant autour, paysage, flore, prends des photos, si l’occasion se présente je fais de la cueillette pour améliorer mon dîner (baies de sureaux pour mon dessert, jeunes pousses d’épicéa pour un thé avant de me coucher, etc.).
  5. Je monte ma tente avant que la rosée arrive et par temps très sec avant la nuit et prépare mon couchage, c’est assez rapide.
  6. Je me pose, sors mon carnet et y décris ma journée passée. J’utilise à crayon à papier car en cas de forte humidité l’encre bave, pas le crayon à papier qui se taille facilement avec un couteau.
  7. Je dîne au crépuscule, fais ma vaisselle, ma toilette, prends peut-être des photos et profite des alentours… Une boisson chaude et une séance de méditation 15 ~ 20 minutes avant d’aller me coucher.
  8. Ensuite je prends ma liseuse, je lis, puis dors…

Voilà un extrait de ce que je peux faire le soir en bivouac.

L’endroit où bivouaquer.

Ça y est, vous vous arrêtez là ! Par dépit car vous êtes fatigué ou par choix, le lieu vous plaît.

  • Commencez par explorer attentivement le lieu et ses alentours.
  • Trouvez un endroit bien plat, le moins caillouteux possible, évitez les nids de fourmis rouges.
  • Regardez les traces animales, si vous voyez une bauge à sangliers ou du terrain retourné par eux ou autres trace d’animaux, mettez-vous à l’écart de quelques dizaines de mètres.
  • À découvert ou sous les bois ? Parfois vous n’avez pas le choix, par exemple sur un immense plateau à découvert ou en fonction de votre altitude en montagne, au-dessus de l’étage subalpin vous êtes dans les alpages ou encore plus haut (nival) généralement que de la roche. Mais si vous avez le choix, une clairière au milieu des bois ou un plateau en lisière de bois… Je vous conseille de choisir les sous-bois ça vous évitera de vous réveiller avec votre tente trempée de rosée ou ça limitera l’humidité de votre tente, car même essuyée elle ne fait plus le même poids à porter. La forêt protège assez bien de la rosée.
  • Évitez les terrains clos au risque que cela déplaise au propriétaire ou de vous réveiller entouré de bétails.

Bref, ne pas hésiter à prendre son temps pour bien choisir où l’on va piquer sa tente ou sa tarp.

Savoir improviser

On peut aussi avoir de mauvaises surprises : je me souviens lors d’une randonnée dans les Pyrénées où j’avais prévu le passage par un abri de montagne non gardé signalé ouvert dans les guides. J’arrive et vois qu’il est habité, en fait un berger se l’était approprié occupant tout l’espace, comme s’il s’agissait de sa maison et un chien m’empêche de rentrer. Le Berger arrive, je lui demande s’il s’agit bien de l’abri « untel » et pensant qu’il va dire oui et qu’il va me laisser un coin… Il me répond : non, c’est en face bien plus bas. Je sais qu’il n’y a rien plus bas et ce n’est pas mon chemin. Je lui fais savoir qu’il ne faut pas me prendre pour un con sans pour autant chercher les histoires : Je sais lire une carte, mais ce n’est pas grave, je vais continuer mon chemin, profitez bien du bien commun ! Au revoir ! Et j’ai bivouaqué à quelques kilomètres de là. Si l’on rencontre généralement des gens sympathiques on peut tomber aussi sur des cons qui pensent que la montagne leur appartient et que le randonneur est un intrus. Ne pas se formaliser et improviser.

Bivouac et animaux sauvages.

Il faut savoir qu’un bivouac, tente ou tard, dans un espace naturel va déconcerter la faune, va l’intriguer. Elle va donc généralement s’en méfier, s’en détourner.

D’ailleurs les photographes animaliers le savent bien et lorsque qu’ils décident de mettre un abri pour planque photographique, ils l’installent et la laisse sur place plusieurs jours le temps que la faune s’y habitue avant d’y planquer et prendre des photos.

Précisions.

Je n’ai jamais bivouaqué en Alaska, dans la toundra ou les pays nordiques ni dans la savane, mon expérience se limite aux pays ouest et sud européens. Si j’ai dormi à la belle étoile très jeunes lors de mes voyages en itinérant avec mes parents, j’insistais pour dormir dehors alors qu’eux dormaient dans le camping-car je ne dormais jamais seul, notre chien un berger allemand dormait à mes côtés et je me souviens que certaines nuits il lui arrivait de se lever soudainement et grogner tout doucement… Je me redressais, suivais son regard et essayais de voir ce qu’il pouvait sentir ou percevoir, et moi je ne percevais que l’obscurité, le silence et aucune odeur particulière, je l’enviais. Il lui est même arrivé de répondre à l’appel des loups (en Castille ou Galice, je ne me souviens plus) là je l’engueulait pour qu’il me laisse dormir (de très bons souvenirs d’enfance). Du coup les loups ne m’ont jamais fait peur.

Je n’ai pas d’expérience avec les ours, quand je bivouaquais dans les Pyrénées (parfois à la belle étoile) j’avais la vingtaine (ça remonte à loin) et le nombre d’ours se comptait sur les doigts d’une main. Les Pyrénées ce sera pour 2024, j’ai d’autres projets en attendant.

Conclusion.

Vous n’avez rien à craindre de vos nuits en bivouac au contraire profitez de vous retrouver avec vous-même, la nature, les paysages… Le lâché prise. Et même si vous aurez des bivouacs moins agréables que d’autres (obliger de piquer votre tente à l’arrache sous le vent et la pluie pour vous mettre à l’abri) ce ne sera qu’occasionnel et vous laissera de bons souvenir malgré tout. Ce billet n’est basé que sur ma modeste expérience, libre à vous de vous en inspirer ou pas mais en tout cas vous créerez vos propres expériences et c’est ce qui compte !

Que vous bivouaquez seul ou en groupe, vous en apprendrez beaucoup sur vous-même et la nature, en groupe vous aurez de franches rigolades. Vous vous habituerez très rapidement au bivouac et aurez les bons réflexes en cas d’intempérie et il y a de grande chance que lorsque vous serrez chez-vous, cela vous manquera.

Prenez du plaisir!

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