Ma boîte à outils cartographique – avant pendant et après la rando

988 mots, temps de lecture 5 minutes.

Cartographie – Ce que j’utilise, pourquoi je les choisis et ce que j’en pense !

Celui qui n’est pas randonneur, ou qui souhaite se lancer dans l’aventure me questionne souvent sur ce sujet.
Entre randonneurs, c’est un sujet de conversation courant où l’on échange nos retours d’expériences. Chacun a ses habitudes, ses outils préférés et ses petites astuces.
Dans cet article, je vous partage la liste complète de ce que j’utilise pour préparer, suivre et analyser mes randonnées : à quel moment, dans quelles situations, et ce que j’en pense (avantages et inconvénients).
Bien sûr, tout cela reste subjectif, il ne s’agit pas d’une liste idéale ou universelle, mais simplement de celle qui me convient. Peut-être y trouveras-tu quelques idées à tester lors de vos prochaines sorties.

Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t’égarer !

Le choix de la randonnée

Trouver l’inspiration et adapter l’itinéraire

Pour cela, je n’utilise pas d’outils particuliers. L’idée peut surgir de n’importe où, discussions avec d’autres randonneurs, exploration du site MonGR, recherches sur le web, blogs de randonneurs, revues de randonnée…
Une fois l’itinéraire en tête, je dois l’adapter à ma pratique, même si j’ai pu télécharger une trace GPX. Je privilégie le bivouac, les gîtes non gardés et les campings municipaux plutôt que les hébergements proposés souvent plus chers. J’ajuste également le parcours au nombre de jours disponibles. C’est à ce moment-là que je commence à utiliser des outils.

Préparation de la randonnée

Traçage et planification des étapes

J’ouvre mon navigateur (Firefox) puis OpenRunner, site que j’utilise depuis longtemps et qui me convient. D’autres plateformes existent, mais j’y ai mes habitudes. En parallèle, j’ouvre un onglet OpenStreetMap pour repérer les points d’eau, de ravitaillements et d’hébergements, ainsi qu’un bloc-notes pour centraliser les informations utiles.
Je trace une étape par fichier, contrairement à d’autres qui préfèrent une trace unique du parcours. Sur le terrain, il arrive que la fin d’étape prévus ne soit pas adapté au bivouac, rien de grave, j’ouvre alors la trace suivante et poursuis jusqu’à trouver un emplacement où passer ma nuit.

Depuis peu, j’utilise aussi QMapShack, une application libre pour PC. Pout l’instant j’en suis au niveau de la découverte. Elle me paraît puissante pour le traçage, mais je manque de recul pour un avis définitif. Je compte l’adopter progressivement.

Une précision : même si vous utilisez ensuite des cartes IGN papier, le traçage GPX permet de mieux visualiser les dénivelés. Sur carte papier, un curvimètre rendra le même service mais c’est beuacoup moins pratique.

– C’est bon Sima ! J’ai ma rando, mon tracé… On fait quoi maintenant ?
– Que va-t-on faire ? Plusieurs choix s’offrent à nous.

S’orienter sur le terrain

Cartes papiers

L’intemporel.

J’utilise rarement les cartes IGN papier, mais j’apprécie de les avoir pour les randonnées à la journée ou en mi-journée. Il m’arrive de les combiner avec mon smartphone, comme je l’ai fait dans le Val d’Allier ou à la Pointe du Crozon.
Le choix des cartes IGN demande un petit apprentissage (j’ai d’ailleurs consacré trois articles au sujet). Concernant la boussole, elle est inutile si vous restez sur les sentiers balisés ou si vous êtes vraiment perdu pour bien orienter votre carte, mais bon.

Avantages : autonomie totale, aucune source électrique ni connexion nécessaire, reste intemporel.
Inconvénients : poids dès qu’on accumule plusieurs cartes, coût élevé, protection indispensable en cas de pluie (ou achat de versions plastifiées encore plus chères).
Astuce : certains randonneurs impriment des captures d’écran de leur parcours au format A4, plus léger et économique.

– C’est vachement compliqué Sima !
– Tu as bien appris à te servir de ton smartphone… c’est pourtant plus complexe.

Le smartphone

Un outil polyvalent avec cartes embarquées

Je recommande une application qui permet d’embarquer les cartes pour naviguer sans connexion de données, ni reseau internet, voire en mode avion pour économiser la batterie. Parmi les nombreuses applications existantes, j’ai choisi dès le départ OsmAnd (site en anglais mais application en français) qui s’appuie sur OpenStreetMap.
J’apprécie son caractère collaboratif et évolutif, on y trouve des informations absentes ailleurs (toilettes et douches publiques, horaires d’épiceries, numéros d’hébergements…). Avec un compte OpenStreetMap, l’on peut contribuer à l’enrichir, j’ai moi-même ajouté des tables de pique-nique manquantes et autres.

Avantages : polyvalence (GPS, appareil photo, téléphone), poids raisonnable.
Inconvénients : Pour les randonnées de plus d’une journée autonomie limitée nécessitant une batterie externe ou des points de recharge, protection indispensable contre la pluie, altimètre et GPS moins précis qu’un appareil dédié.

Le GPS

Précision et plus d’autonomie

Je teste depuis peu un GPS Garmin eTrex 30x.
Avantages : précision supérieure au smartphone, tracé enregistré plus lissé, meilleure réception satellite en déplacement. Possibilité de tarer l’altimètre et actualisable régulièrement. Excellente autonomie (6 jours avec 2 piles LR6 AA lithium). Bonne étanchéité.
Inconvénients : fait doublon avec le smartphone, donc poids supplémentaire (appareil + piles de rechange selon la durée). Écran moins lisible qu’un smartphone. Moins d’informations terrain (refuges, points d’eau, etc.) que sur OsmAnd

De retour à la maison

Archiver et analyser ses parcours

J’enregistre toutes mes randonnées étape par étape, même les sorties à la mi-journée. De retour chez moi, je les stocke dans MyTourBook (site en anglais mais application en français).
Cela me permet de conserver un historique complet avec durée, distance et dénivelés de chaque étape. Je peux consulter mes kilomètres parcourus par jour, semaine, mois ou année, ainsi que différents totaux. MyTourBook peut faire beaucoup plus de choses, je l’utilise à minima.

Conclusion

Ces outils évoluent avec ma pratique et mes besoins. L’essentiel reste de trouver ce qui convient à chacun, certains préféreront la simplicité du tout-numérique, d’autres le contact avec la carte papier. L’important est de partir serein, bien préparé, et de profiter pleinement du chemin.

Et toi, qu’utilises-tu comme applications, et matériels ?

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Randonnée Itinérante : Les conseils pour un Bivouac Réussi

1 040 mots, temps de lecture 6 minutes.

L’Art du Bivouac : Guide pour bivouaquer en toute tranquillité !

Les beaux jours arrivent et pour votre prochaine randonnée, c’est décidé, vous allez bivouaquer !

Que vous soyez seul ou a plusieurs vous faites le choix d’une aventure immersive, une reconnexion avec la nature.

Pour vous défaire de certaines appréhensions lisez, ou relisez les articles « Débuter en randonnée » et « Le bivouac : peurs et appréhensions« .
Tout comme vous préparez avec soin votre itinéraire, dans les préparatifs vous devrez y intégrer le bivouac.

Ci-dessous quelques conseils pour un bivouac réussi !

Les préparatifs

Le matériel

Avoir un équipement à la fois minimaliste et fonctionnel. L’objectif est de réduire le poids du sac tout en gardant l’essentiel pour dormir, manger et se protéger des éléments.

– Se protéger du sol : Une couverture de survie réutilisable, ou film plastique (vous isoler du sol tout en protégeant la base de votre tente et/ou votre matelas).

– Matelas : Tapis de sol (mousse pliant ou qui s’enroule) ou matelas gonflable. Pour bien choisir son matelas prendre en compte le facteur R-Value (ou R/Valu) les températures sont à titre indicatif, il s’agit d’une norme pour les fabricants de matelas [Norme R-Value ASTM F3340-18] et les températures données ne sont pas absolues, juste un ordre d’idées :

  • <2 → Èté → >10°C → Nuits douces, randonnée estivale
  • Entre 2 et 3 → Printemps/automne → 5°C à 10°C → Saisons intermédiaires, nuits fraîches.
  • Entre 3 et 4 → Hiver doux → 5°C à 0°C- → Bivouac hivernal modérée hors montagne.
  • Entre 4 et 5 → Hiver modéré → 0°C à -5°C →  Bivouac hivernal en montagne modérée.
  • > 5  → Hiver rigoureux → -5°C à -10°C → Bivouac en altitude avec neige.

Expliacations ici.

Bon ça ne s’arrête pas à 5, certains matelas haut de gamme pour des conditions extrêmes (expéditions polaires, alpinisme hivernal) peuvent atteindre R = 6, 7, voire plus.
– Vous pouvez superposer les couches, exemple : un tapis mousse (R/Valu 1,5) plus un matelas (R/valu 2,5) pour obtenir un R/Valu combiné ~4.

– Sac de couchage adapté : Choisir un sac en duvet ou synthétique selon la saison, avec un bon rapport poids/chaleur il existe également des quilts pour avoir plus aisance dans les mouvements. Vous pouvez également opter pour un sac de soie en plus qui permet de protéger votre sac de couchage tout en augmentant de quelques degrés la température de confort. Profitez pour lire l’article « Sac de couchage – duvet ou synthétique »

– Tente ultra-légère ou hamac ou tarp : En fonction de la façon dont vous souhaitez bivouaquer choisissez une tente légère (moins de 2 kg, la mienne fait moins de 1 kg) ou un hamac avec moustiquaire et toile de protection sont idéaux pour éviter de surcharger son sac. Vous avez une quatrième option, dormir à la belle étoile lorsqu’il fait bon.

– La popote : Optez pour un réchaud, gamelle, couverts léger.

Gestion de la Nourriture et de l’Eau

L’alimentation en bivouac doit être énergétique, légère et facile à préparer. Repérez si sur votre parcours se trouve des points de ravitaillement (épiceries, boulangeries, fontaines d’eau, etc.)

– Aliments lyophilisés ou préparés par vos soins : Gain de place et poids minimal.
– Collations énergétiques : Fruits secs, barres protéinées…
– Gourde filtrante et/ou pastilles purifiantes : Pour boire sans risque aux points d’eau naturels.

Choix d’un lieu de bivouac

Avant tout respectez la Réglementation et l’Environnement. Le bivouac n’est pas autorisé partout. Il faut se renseigner sur les règles locales (parcs nationaux, réserves naturelles, etc.).

– Terrain Plat : rien de plus pénible que de glisser dans son sac de couchage tout au long de la nuit et un lieu le plus sec possible.

– Abri Naturel : parfois l’on peut profiter d’une cavité, ou derrière une roche qui permet d’être à l’abri du vent, voire de la pluie. Ne pas hésiter à faire un tour des lieux car il arrive qu’à une centaine de mètres la géographie des lieux vous protège du vent.

– À l’écart des passages d’animaux : Pour ne pas être dérangé et ne pas déranger la faune. Repérez les passages et traces (terre retournée par les sangliers, trace de passages vers les points d’eau, etc.). Vous en écarter à quelques dizaines de mètres suffit à la tranquillité tous.

– Éloignement des Sentiers : Pour préserver votre tranquillité et respecter les autres randonneurs, éloignez-vous des chemins fréquentés, quelques dizaines de mètres souvent suffisent.

– À découvert ou en sous-bois ? : en fonction de votre parcours vous n’aurez pas toujours le choix, mais lorsque cela est possible, c’est un choix très personnel, je préfère le sous-bois car j’y suis mieux protégé de la rosée ce qui fait gagner du temps pour tout ranger le matin.

– Proximité d’une source d’eau : Mais à distance raisonnable pour éviter l’humidité, les crues. Ne vous lavez pas, ne faites pas vos besoins trop proches des point d’eau pour éviter toute pollution à ce sujet vous pouvez lire &nbsp; »Comportements respectueux de la nature en 8 points« .

Ce qu’il faut éviter !

Concernant le passage des animaux j’en ai parlé plus haut.

– Les gros arbres : si vous êtes en sous bois, évitez de bivouaquer sous les gros arbres (risque de chutes de bois morts) mais même en pleine santé en période de grosses chaleurs de grosse branche peuvent casser dû au stress hydrique (phénomène qui arrive lorsque les arbres perdent plus d’eau par évapotranspiration qu’ils ne peuvent en absorber par les racines).
– Au pied d’une falaise : Veillez à la géographie des lieux pour prévenir toute chute de pierres ou rochers.
– Attentions aux rivières : Certaines subissent des crues rapides en cas d’orage en amont. Ne vous mettez pas non-plus en aval d’un barrage hydraulique.
– Laisser traîner votre nourriture et vos ordures : un renard de passage n’hésitera pas y fouiller pendant votre sommeil, accrochez le tout en hauteur lorsque c’est possible.

Bref !

Le bivouac offre une grande liberté, mais demande une bonne organisation. En choisissant un bon emplacement, un équipement adapté, en respectant l’environnement et en anticipant les contraintes, cette expérience deviendra un souvenir mémorable. Certains bivouacs seront mieux que d’autres, il vous arrivera de vous arrêter dans un lieu qui ne soit pas à votre goût, et le lendemain matin vous découvrirez qu’a peu de distance il y avait l’endroit idyllique (ça m’est arrivé et ça m’arrivera encore).

J’ai certainement oublié d’autres conseils et n’hésitez pas à compléter dans les commentaires.

Alors, prêt à tenter l’aventure ?

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Trucs et astuces pour la randonnée itinérante

1 584 mots, temps de lecture 8 minutes

Je vous en avais parlé, je vous l’avais promis, voilà c’est enfin publié !

Les petits trucs et astuces pour s’alléger en randonnée sans trop perdre de confort.

– Ha enfin !!!… Tu vas nous apprendre plein de trucs et astuces !
– Pas forcément, j’en ai parfois déjà parlé dans d’autres articles.

Avant tout

Sachez que tous les conseils proviennent d’échanges avec d’autres randonneurs. Des astuces que l’on s’approprie, que l’on adapte à nos besoins, parfois l’on croit l’inventer avant de se rendre compte que d’autres font de même voir mieux. Il va y avoir une liste, non exhaustive, je ne les utilise pas toutes, mais je préciserai ce que j’applique régulièrement.

Le bivouac

Pour la tente, vous avez pu le voir dans mes billets, j’utilise une tente relativement légère qui se monte avec un bâton de marche. On la voit dans l’article Randonner en Normandie dans le Pays de Caux il s’agit d’une NightCat 1P.

Pour protéger le dessous de ma tente je pose au sol une couverture de survie réutilisable. Je ne suis pas convaincu de la supposée isolation qu’elle devrait apporter et ne couvre pas la surface ma tente. Tom23 utilise une feuille plastique très fine légère et solide, il s’agit d’un film utilisé pour les survitrages, j’envisage faire de même.

J’avais expliqué comment transformer un poncho en tard, pour un double usage. Il en existe dans le commerce adapté pour ce double usage il y en a même qui font tente, exemple ici on doit pouvoir trouver à d’autre prix, je ne suis pas sponsorisé..

Pour dormir, avoir un sac en soie (appelé aussi sac à viande) en plus du duvet permet de gagner quelques degrés lors des nuits un peu plus fraîches que prévu.

Réchaud, feu, vaisselle, rangement

Brûleur de réchaud à gaz BRS 3000T en titane, posé sur une surface blanche à côté d'une règle graduée en centimètres, montrant une largeur d'environ 10 cm avec les bras de support dépliés.
Le BRS 3000T dans la paume… ou presque. Ce brûleur en titane ne dépasse pas 10 cm de largeur une fois déplié, pour un poids plume de 25 g.

Pour mon réchaud j’utilise un brûleur BRS 3000T, c’est très léger (27gr), j’utilise également un coupe-vent pour le rendre légèrement plus performant et économiser un peu de gaz.

Couverts

Deux options de couverts de randonnée posés sur une surface blanche avec une règle graduée : un couvert pliant noir combinant fourchette, couteau-scie et cuillère (environ 14 cm déplié), et un set de deux pièces orange en plastique rigide — une fourchette et une spatule-cuillère tronquées (environ 8 cm), séparables par un clip.
Pliant ou raccourci : deux philosophies pour un même objectif, gagner de la place dans le sac sans sacrifier le repas au bivouac.

J’utilise soit ceux dont j’ai coupés les manches, soit ma cuillère/fourchette pliante.
Cela dit, si vous consommez de la nourriture lyophilisée, mieux vaut avoir une longue cuillère en titane pour pouvoir remuer dans le fond du sachet, les couverts coupés ou courts sont peu pratiques dans ce cas.

Vaisselle

Petit carré d'éponge à récurer double face — mousse jaune et face abrasive verte — découpé à environ 4 cm de côté, posé sur une surface blanche à côté d'une règle graduée en centimètres.
Une éponge classique découpée au quart de sa taille : même efficacité, quatre fois moins de place et de poids.

J’utilise un bout d’éponge découpée.

Feu

allume-feu à friction de type fire starter, à poignée ovale orange et cordelette noire, posés sur une surface blanche devant une règle graduée : l'un présente la tige en ferrocérium noire, l'autre la racle métallique argentée intégrée dans la poignée.
Vent, pluie, altitude : là où le briquet capitule, la pierre à feu prend le relais. Un duo de secours qui tient dans la paume.
Petite boîte d'allumettes à décor rétro style "Auto Batteries", glissée dans un sachet plastique transparent zippé et posée sur une surface blanche devant une règle graduée, mesurant environ 5 cm de long.
Trois grammes, trois centimètres, et la certitude d’avoir toujours de quoi faire du feu – même après une averse.
Rouleau de ruban adhésif toilé gris Pattex d'environ 10 cm de diamètre posé à côté d'un briquet BIC miniature entièrement recouvert de plusieurs tours du même adhésif gris, sur une surface blanche avec une règle graduée en centimètres.
Pas besoin d’emporter le rouleau entier : quelques décimètres d’adhésif enroulés autour du briquet suffisent pour la quasi-totalité des réparations en bivouac.

Si j’ai bien un allume-feu par friction que j’ai déjà testé, histoire de m’amuser, je ne l’emmène pas en randonnée.
J’utilise un briquet sur lequel j’enroule environ 80 cm d’adhésif (résistant et qui se découpe à la main) pour réparer une déchirure sur ma tente, mon poncho, mon sac… Donc le briquet sert aussi de rouleau d’adhésif. j’emporte toujours une petite boite d’allumettes dans un sachet étanche si le briquet rend l’âme car il n’est pas neuf.

Rangement

Gamelle cylindrique en titane brossé avec couvercle à poignée rabattable, posée ouverte sur une surface blanche devant une règle graduée (environ 12 cm de diamètre). Elle contient, visibles de dessus : le brûleur BRS 3000T replié, une cartouche de gaz, le briquet enrubanné d'adhésif gris, les couverts orange, le carré d'éponge, et une pochette en nylon vert anis à cordon.
Un seul contenant, tout le nécessaire : brûleur, gaz, briquet, couverts et éponge s’emboîtent parfaitement dans la gamelle en titane.
Gamelle cylindrique en titane fermée par son couvercle, glissée dans une housse de protection en filet élastique gris à mailles larges fermée par un cordon noir, posée sur une surface blanche devant une règle graduée indiquant environ 10 cm de diamètre.
Une fois le couvercle clipsé et la housse resserrée, l’ensemble du kit cuisine ne dépasse pas 10 cm de diamètre – prêt à rejoindre le sac en quelques secondes.

Le tout, bien rangé, rentre dans ma gamelle en titane (550 ml).

Eau

Gourde souple collapsible bleu marine à bouchon rotatif avec filtre intégré de marque LifeStraw, posée à plat sur une surface blanche à côté de sa seringue de rétro-lavage transparente et grise d'environ 10 cm, devant une règle graduée indiquant environ 15 cm de long pour la gourde à plat.
Plate quand elle est vide, efficace quand elle est pleine : la gourde filtrante LifeStraw permet de s’approvisionner directement en ruisseau ou source, sans emporter de stock d’eau superflu.

En plus de ma poche à eau qui se trouve dans mon sac je prends ma gourde filtrante, à côté il s’agit d’une grosse seringue pour nettoyer le filtre. Il existe d’autres gourdes filtrantes, si vous prenez une bonne marque elles sont toutes performantes.

Bouteille en plastique PET transparent d'environ 75 cl à paroi striée, posée debout sur une surface en marbre devant une règle graduée (environ 28 cm de haut), avec deux bouchons à vis posés devant elle : un vert hermétique et un bleu perforé de petits trous.
Bouchon vert pour transporter l’eau, bouchon bleu pour se rincer : une bouteille banale qui devient un outil à double fonction au bivouac.
Gros plan sur deux bouchons à vis en plastique d'environ 4 cm de diamètre posés côte à côte devant une règle graduée, au pied d'une bouteille PET transparente : un bouchon vert lisse et hermétique, un bouchon bleu percé d'une quinzaine de petits trous irréguliers sur toute sa surface.
Tout se joue dans ce détail : une quinzaine de trous percés à l’aiguille dans le bouchon bleu suffisent à transformer la bouteille en douche de camp.

Une bouteille vide
La bouteille et ses deux bouchons… Vide, elle peut être utile la nuit lorsqu’il pleut ou qu’il fait très froid à l’extérieur pour y faire pipi sans sortir de sa tente (prendre le bon bouchon sans trou pour la refermer), pour les femmes, pas certains que ce soit pratique. Bien la rincée et rempli d’eau avec le bouchon percé de plusieurs petits trous de 1,5 mm, elle sert de douchette.

Brossage des dents

Trois objets posés sur une surface blanche devant une règle graduée : en haut un pastille de dentifrice solide blanc cylindrique d'environ 2 cm de diamètre, au centre un bâton de siwak brun naturel d'environ 14 cm aux fibres effilochées à une extrémité, en bas une brosse à dents en bambou gravée "Dentamyl" d'environ 17 cm aux poils blancs synthétiques.
Trois objets, deux systèmes : la brosse bambou avec son dentifrice solide pour l’hygiène classique, ou le bâton de siwak pour voyager encore plus minimaliste.

Vous avez le choix entre la brosse à dent, vous pouvez couper un peu le manche pour la rendre plus légère (là, elle est neuve et pas coupée) ou utiliser un bâton de siwak que vous pouvez aussi écourter (là pas besoin de dentifrice). Il existe des petites pastilles sèches de dentifrice comme sur la photo.
Personnellement, je n’utilise pas de dentifrice… Voyons plus bas !

Savon et shampoing

Deux produits d'hygiène posés sur une surface blanche devant une règle graduée : à gauche une petite boîte à protège-dents en plastique vert ouverte contenant un pain de savon jaune-ocre d'environ 5 cm, à droite un fragment de shampoing solide beige rosé en forme de galet d'environ 5 cm, tous deux posés devant une règle graduée.
La boîte à protège-dents : le contenant inattendu qui protège le savon et évite de graisser tout le sac.À droite shampoing solide

J’utilise le savon pour me brosser les dents (je sais, ça a mauvais goût), pour me laver (corps et cheveux) pour me raser et pour laver mon linge. Mais si vous avez des cheveux longs et que vous tenez vraiment au shampoing, il en existe des secs comme à droite sur la photo. Je l’utilise chez-moi, sous la douche. Ma boite à savon est une boite à protège-dents.

Coquetterie

Deux objets posés sur une surface blanche devant une règle graduée : à gauche un miroir rectangulaire en métal poli argenté d'environ 8 cm glissé dans un étui en cuir noir cousu à languette de préhension, à droite un flacon échantillon en verre transparent d'environ 5 cm avec bouchon noir contenant un parfum ambré, portant une étiquette Paco Rabanne Invictus Glory.
Parce que bivouaquer ne signifie pas renoncer à tout : un miroir format carte de crédit et un échantillon de parfum pour quelques grammes de bien-être en plus.

Comme j’aime me raser j’utilise un miroir en aluminium poli (27 gr avec sa house) et un rasoir jetable que je réutilise le plus longtemps possible. Si vous souhaitez vous parfumer, plutôt sue de prendre un flacon, pensez aux échantillons c’est suffisant et beaucoup plus léger, il m’est arrivé d’en prendre lorsque je sais que je vais rester plus longtemps que la durée de ma randonnée comme lors de ma randonnée sur le GR34 où je suis resté quelques jours à Tréboul.

Gant de toilette et serviette

Deux articles de toilette en microfibre posés sur une surface blanche devant une règle graduée : à gauche un mini gant de toilette bleu turquoise plié en carré d'environ 10 cm, à droite une mini serviette en microfibre gris anthracite à liserés orange roulée sur elle-même d'environ 8 cm de diamètre.
Microfibre, format réduit : le gant et la serviette pèsent ensemble moins de 100 g et sèchent en quelques minutes après utilisation.

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Si j’ai bien un gant de toilette fabriqué depuis un bout de tissu microfibre, je ne l’ai pourtant jamais emporté. Ma serviette de bain/toilette est en microfibre 39X55, ça peut paraître petit, mais c’est suffisant, de couleur noire car ça sèche plus vite au soleil.

Autres astuces en vrac

  • Gel hydroalcoolique : Si vous avez fait pipi ou autre… ou même tenir vos bâtons de marche, mettre sa main dans le sachet à grignotage sans se laver un minimum, c’est limite, non ? Un petit coup de gel hydroalcoolique et c’est bon. Autre chose, lors de ma randonnée « Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02« , le jour 2 je me suis assis sur un rocher sous des pins, lorsque je me suis relevé, j’avais plein de résine sur les fesses. Le soir, impossible d’enlever la résine avec de l’eau et du savon… Un peu de gel hydroalcoolique sur un chiffon et c’est magique ! je suis reparti le lendemain avec un pantalon tout propre.
  • Quelques épingles à nourrice : Pour accrocher son linge sur le sac à dos pour le faire sécher tout en marchant (j’ai testé avec des pinces à linge, ça ne tient pas).
  • Étiquettes de vêtement : Elles sont de plus en plus longues et cousues en bouquets de plusieurs étiquettes, en les coupant, non seulement vos vêtements ne gratteront plus et vous aurez gagné des grammes.
  • Les « au cas où » : En dehors de votre trousse de secours, sifflet et « sac à viande », tous les autres objets que vous emporterez pour « au cas où » ont de grande chance de ne jamais vous servir, vous encombrer et vous ajouter du poids. Bref, n’emportez rien de « au cas où » !

Pour terminer

Cette liste n’est pas exhaustive, vous avez certainement vos propres trucs et astuces et ce qu’il faut retenir, est de ne pas s’encombrer inutilement, essayer d’avoir un multi-usage de chaque chose que vous emporterez (quand c’est possible). Un dicton de randonneurs : Le poids de ton sac est le miroir de tes peurs (ou craintes). on le trouve écrit avec quelques variantes.

N’hésitez pas à commenter l’article ou partager vos propres trucs et astuces, ou des variantes de celles citées.

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Avantages et inconvénients des bâtons de randonnée

1 285 mots, temps de lecture 7 minutes.

Rando – Avantages et inconvénients des bâtons de marche en randonnée.

Voilà un article qui somnolait dans mes brouillons depuis longtemps. Pour l’écrire, je me suis beaucoup documenté, le but étant de mettre en parallèle mes lectures et mon ressenti lié à ma propre expérience : comparer le scientifique à mon expérience. C’est donc très subjectif et chacun pourrait avoir une interprétation des lectures ainsi que des expériences différentes des miennes.

Revenons au vif du sujet. Je parle ici de randonnée et donc des bâtons qui vont avec, je ne parle pas de marche nordique, vous verrez qu’il y a aussi plein d’études sur le sujet. Je marche généralement avec des bâtons de marche.

On le voit, les bâtons de marche sont de plus en plus populaires et leurs bienfaits sont souvent vantés sur le web. Qu’en est-il réellement ? Sont-ils vraiment utiles ? Facilitent-ils la respiration ? Soulagent-ils les articulations et les muscles ? Je vais essayer de faire un tour d’horizon en parlant également de mon ressenti.

Avertissement

Plus bas, je vous mets des liens, non pas de mes références directes, mais de la façon dont j’ai procédé pour me documenter. Ainsi, vous pourrez faire vos propres recherches en lisant des publications différentes des miennes, c’est aussi l’intérêt pour se faire sa propre idée. Les publications sont malheureusement en anglais sauf une. Ne trouvant pas ce que je cherchais sur mon moteur favori (Mojeek), j’ai utilisé « Google Scholar ». Vous vous doutez bien que je suis loin d’avoir lu toutes les publications sur le sujet.

Mon brouillon de base partait dans tous les sens, j’ai opté pour couper le sujet en deux parties : Avantages et Inconvénients, et reprendre les thématiques abordées dans les publications.

– Quoi Sima ! T’as utilisé Google ? HOOUUuuu la honte ! Traître !
– Bon, on se calme, si tu as d’autres solutions, je suis preneur !

Avantages des bâtons de marche

Soulagement des articulations
Une étude publiée dans le « Journal of Sports Sciences » (2017) a montré que l’utilisation de bâtons réduisait de 20 à 25 % la force exercée sur les genoux lors des descentes et la majorité des publications vont dans ce sens sans pour autant parler de pourcentage. Ils (les bâtons) réduisent la charge sur les articulations, en particulier les genoux, les chevilles et les hanches. Ils répartissent le poids du corps et du sac à dos sur les bras et les épaules, ce qui diminue la pression sur les membres inférieurs.

Lors de ma randonnée « Le Faou – Douarnenez« , je suis parti dès le premier jour avec une douleur à la cheville gauche et donc avec une grande inquiétude dès le départ. La douleur a disparu malgré les heures de marche. Cela n’est pas dû seulement aux bâtons, je me suis massé la cheville la veille au soir, le matin avant de partir et chaque fois que j’ai pu. J’ai fait également attention à la façon dont je marchais, mes appuis, en cela les bâtons m’ont aidé.

Meilleure stabilité et équilibre
On constate également que les bâtons offrent un soutien supplémentaire, surtout sur terrains accidentés, glissants ou en pente. Ils aident à maintenir l’équilibre et réduisent le risque de chutes mais ne les évitent pas toujours. Lors de ma randonnée « GR de Pays du Val d’Allier« , j’ai chuté trois fois et je dois reconnaître qu’ils ont permis d’amorti mes chutes.

Réduction de la fatigue musculaire
Avec les bâtons, les muscles des bras et le haut du corps participent à l’effort, ce qui soulage les jambes. Une étude parue dans « Medicine & Science in Sports & Exercise (2001) » a démontré que l’utilisation de bâtons réduisait la fatigue des muscles des jambes et améliorait l’endurance sur les longues distances. Par contre, une autre étude dans ResearchGate « Pole Walking Is Faster but Not Cheaper During Steep Uphill Walking » dit que dans les montées raides il n’y a pas de gain… Sauf que cette dernière est faite en salle sur un tapis roulant qui s’incline. Pour moi, le ressenti de soulagement est aussi bien, sur le plat que dans les descentes ou montées. En montée, les bâtons m’aident à propulser mon corps vers l’avant. En descente, ils me servent de frein et réduisent l’impact sur mes genoux.

Amélioration de la posture
Il ressort de ces études qu’avec les bâtons nous avons une posture plus droite et peut prévenir les maux de dos, ça améliore aussi la respiration en maintenant le dos droit et la cage thoracique plus ouverte. Je valide totalement car j’ai une meilleure posture alors que j’aurais tendance à un peu trop me pencher en avant. Moi qui suis sujet aux lombalgies, je n’ai jamais eu de problème de dos en randonnée alors que je porte une charge.

Inconvénients des bâtons de marche

Rythme cardiaque et dépense d’énergie
Pratiquement toutes les études que j’ai pu lire démontrent qu’avec les bâtons il y a une légère accélération du rythme cardiaque et donc une légère augmentation de la dépense énergétique. N’ayant jamais pris mon pouls avec ou sans bâtons pour vérifier, je veux bien le croire puisque l’on active quatre membres au lieu de deux, mais je pense que cela est compensé par des efforts mieux répartis, une meilleure oxygénation du sang par une meilleure posture. C’est le seul léger inconvénient qui ressort de ses diverses études, cela dit je vais vous en trouver d’autres.

Poids supplémentaire
De fait, les bâtons ajoutent un poids à transporter, ce qui peut être perçu comme une contrainte pour certains randonneurs, surtout les adeptes de la MUL (Marche Ultra Légère).

Encombrement
Lorsque l’on souhaite faire des tronçons de marche sans bâtons, il faut généralement déposer son sac à dos pour les accrocher ou les décrocher. Pour prendre des photos, les bâtons sont une gêne et pour les arrêts « techniques » (pipi, caca), il faut les poser ou les piquer… Il m’est arrivé de repartir sur quelques centaines de mètres avant de me rendre compte que je les avais oubliés, et obligé de faire demi-tour.

Apprentissage nécessaire
Si en randonnée nordique, l’on peut trouver des profs dans de bons clubs qui vous enseignent la bonne pratique, c’est beaucoup plus rare pour la randonnée. Je croise souvent des personnes avec des bâtons mal réglés, qui n’en font pas bon usage ni sur plat, ni dans les montées et les descentes… Le sentiment qu’ils se promènent avec des bâtons dont ils ne savent que faire. Pour ces derniers, il s’agit plus d’une aide psychologique que réel me semble-t-il.

Pour faire court

Les bâtons de marche facilitent la respiration, soulagent les articulations et les muscles des jambes, ils tonifient la partie haute du corps et, si sur de courtes distances ce n’est pas moins fatigant, ils améliorent l’endurance sur de longues distances.

Les liens tant promis

Un seul en français mais malheureusement le moins intéressant car l’étude est sur peu de sujets et peu étoffée.
https://depot-e.uqtr.ca/id/eprint/1512/1/000135708.pdf

Les autres vous permettent de trouver plein d’autres études, vous aurez l’embarras du choix. Certains nécessite de créer un compte pour obtenir la publication.
https://scholar.google.fr/

Exemples de recherches :
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&as_vis=1&q=Journal+of+Sports+Sciences+%282017%29+Reduction+of+joint+load+with+hiking+poles&btnG=
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&as_vis=1&q=Medicine+%26+Science+in+Sports+%26+Exercise+%282001%29+Study+on+the+reduction+of+muscular+fatigue+with+the+use+of+poles&btnG=
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&as_vis=1&q=European+Journal+of+Applied+Physiology+%282005%29+Analysis+of+the+effects+of+poles+on+posture+and+effort+distribution.&btnG=

Vous voyez l’idé ? vous avez de quoi faire si vous le souhaitez.

– Wouaaa ! Mais t’es devenu bon en anglais Sima !
– Heu non, j’ai pas beaucoup évolué… Les traducteurs Firefox, Deelp et Reverso sont mes amis.

Pour terminer

Je trouve que les bâtons m’offrent de nombreux avantages comme protèger les articulations, améliorer la stabilité et la posture et tonifient le haut du corps. Pour l’anecdote lors de mon retour du « Tour des Puys d’Auvergne » on m’a fait remarquer que j’avais pris des bras, des épaules et des pectoraux, j’ai gonflé le torse à ce moment-là. Bref, essayer les bâtons de marche de randonnée sur plusieurs jours, c’est les adopter !

Le billet « Avantages et inconvénients des bâtons de marche en randonnée » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Comment trouver des toilettes en randonnée

1 001 mots, temps de lecture 5 minutes.

Il ne s’agit pas d’un comparatif d’applications, il y en a tant, et chacune avec ses avantages et inconvénients. Je vais donc vous parler de celle que j’utilise tout en partageant quelques astuces pour bien préparer une randonnée. Cela inclut comment repérer les toilettes publiques en ligne, notamment pour les applications qui ne les signalent pas.

En voilà une drôle de question Sima ? En randonnée la nature t’est offerte à tes besoins !

Soit ! J’avais d’ailleurs écrit lors d’un billet « Comportement respectueux de la nature en 8 points« , sur le point 5 comment faire ses besoins dans la nature sans laisser de trace. Mais !… Il peut arriver que l’on passe par des zones urbaines, voire faire une randonnée urbaine, il y en a de magnifiques et que vous ayez une urgence. Pour un pipi, il y a une inégalité homme / femme… L’homme pourra se contenter d’un arbuste ou derrière un arbre.

Cela-dit, si vous faites vos besoins sur un espace public, vous pouvez être verbalisé, et oui, même pour un pipi. Et il n’y a pas toujours un bar ouvert où prendre un café pour utiliser les toilettes et dans ce genre de situation homme / femme, se retrouvent égaux face à cette nécessité vitale.

Cette idée d’article fait suite à une conversation avec une randonneuse qui me disait que sur l’application qu’elle utilisait les toilettes publiques n’étaient pas indiquées… Moi-même, je ne m’étais pas penché sur celle que j’utilisais pour savoir si elle les répertoriait. Entre-temps, c’est chose faite !

Statue en bronze du Manneken Pis, petit garçon nu urinant, fontaine emblématique de Bruxelles, Belgique.
Le célèbre Manneken Pis de Bruxelles – icône universelle d’un besoin qui ne peut pas attendre.

L’application que j’utilise

OsmAnd Vous pouvez l’obtenir sur le GooglePlayStore ou AppStore, cela-dit la version gratuite est limité à un certains de cartes embarquée, la payante est illimitée.
Si vous êtes sous Android en installant F-Droid[1] vous pouvez avoir la version illimitée gratuitement et en toute légalité, donc avec les mises-à-jour.
OsmAnd est basé sur OpenStreetMap, c’est-à-dire une carte collaborative (fonctionnement équivalent à Wikipédia) ce qui signifie qu’elle est sans cesse enrichie.

Sur OsmAnd, où sont les toilettes ?

Je commence par faire une recherche sur ma propre ville, et là, surprise, il y a deux lieux où se trouvent des toilettes (j’y reviendrai plus bas). Alors je regarde sur une ville plus petite que j’ai traversé lors du Tour de la Chaîne des Puys d’AuvergneOlby, je sais qu’il y a des toilettes pour les avoir utilisés.

Et là sur la première photo ils sont signalés.

Capture d'écran de l'application OsmAnd affichant la carte du village d'Olby. Un cercle bleu et une flèche annotation indiquent l'emplacement des toilettes publiques, Place de la Fontaine, avec le texte « Les toilettes sont là ! ».
OsmAnd affiche clairement l’icône toilettes Place de la Fontaine, à Olby à quelques mètres de la route départementale D554.

En zoomant un peu plus on les voit mieux

Capture d'écran zoomée de l'application OsmAnd sur la Place de la Fontaine à Olby. L'icône des toilettes publiques est visible au centre de la carte, à proximité du parking, du Monument aux morts, de La Poste et de la Mairie d'Olby.
Zoom sur la Place de la Fontaine : l’icône toilettes apparaît clairement, entre le parking et le monument aux morts, à deux pas du Vival et de la Mairie.

En appuyant dessus on a les informations et on peut même avoir plus de détails (accès libre, gratuit, payant, etc.)

Capture d'écran OsmAnd affichant la fiche d'information d'un POI « Toilettes », Place de la Fontaine à Olby. La fiche indique : accès autorisé, gratuit, coordonnées GPS 45.74361° N, 2.86666° E, avec options Ajouter, Marque, Partager et Navigation.
Un clic sur l’icône suffit : OsmAnd affiche instantanément les infos essentielles – accès libre, entrée gratuite, et navigation possible en un tap.

Les détails

C’est à ce niveau que ça peut coincer un peut… Revenons à ma ville (j’en parlais plus haut, si vous avez suivi), l’un des lieux se situe dans la plaine de jeux, ils sont signalés en accès libre. Soit, mais la plaine de jeux n’est pas ouverte tous les jours, et lorsqu’elle est ouverte, il y a des horaires. Le deuxième lieu est la gare. Personnellement je n’avais pas remarqué qu’il y a des toilettes dans notre gare et la gare est fermé la nuit… Alors que les toilettes d’Olby sont ouverts 24h/24h. Si vous souhaitez contribuer à OpenStreetMap vous pourrez certainement améliorer les précisions.

Je n’ai pas OsmAnd, comment je fais ?

Alors oui, c’est bien dommage 😉 Mais pas impossible, pour préparer votre randonnée et repérer préalablement les toilettes il y a des possibilités.
Aller directement sur OpenStreetMap, puisque c’est la base, exemple sur la prise d’écran ci-dessous.

Capture d'écran du site OpenStreetMap affichant le centre du village d'Olby (Puy-de-Dôme). Un marqueur orange indique un POI sélectionné. L'icône des toilettes publiques est visible Place de la Fontaine, entourée de repères : Église Saint-Pierre, La Poste, Mairie d'Olby, Auberge de la Fontaine, Pharmacie d'Olby.
Pas besoin d’application : OpenStreetMap sur navigateur web localise lui aussi les toilettes publiques – ici Place de la Fontaine à Olby, identifiables grâce à leur icône dédiée.

Lien de prise d’écran.

Ou aller sur Toilettespubliques.com C’est un site qui regroupe les toilettes publiques par ville. On vous explique également comment en ajouter.

Il est facile d’y faire des recherches, toujours l’exemple avec Olby.

Vous l’aurez compris, ToilettesPubliques.com centralise les toilettes qu’il y a sur OpenStreetMap.

Pour aller plus loin avec OsmAnd

Personnellement, je l’utilise de façon très basique alors qu’il s’agit d’une application très complète, qui peut le plus peut le moins.

  • J’y mets les cartes dont j’ai besoin pour pouvoir cheminer sans connexion en mode avion et économiser de la batterie.
  • J’y mets les traces GPX que je souhaite suivre, bref, mes randonnées.
  • J’enregistre tous mes parcours pour garder la mémoire de mes marches.

Mais vous pouvez faire beaucoup plus, il suffit de suivre le tutoriel de Marie Coviaux.

Conclusion

J’espère que ce billet vous aura aidé à satisfaire vos besoins.
Ho Sima78, jeu de mots facile…
Loin de moi l’idée, juste aider à satisfaire les préparations des parcours en prenant tout en compte, dont les toilettes. Peut-être que d’autres applications les répertorient aussi, comme je l’ai dit en introduction, il ne s’agit pas d’un comparatif entre les applications mais mon humble expérience avec ce que j’utilise. J’en profite pour remercier la randonneuse dont la discussion m’a inspiré ce billet.

Vos avis comptent ! Critiques bonnes ou mauvaise aussi ! D’autres suggestions ?… N’hésitez pas à vous exprimer, les commentaires sont là pour ça !

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Note(s)

  1. ^ Si vous installez F-Droid votre smartphone risque de vous crier dessus « attention, risque de virus, et patati et patata »… Google a horreur que l’on passe outre son monopole, mais sous F-Droid les applications sont libres, open-source et respectueuses de vos données… Je n’utilise aucune application de GooglePlayStore.

Plantes à éviter lors des promenades ou randonnées

1 600 mots, temps de lecture 8 minutes.

Plantes Dangereuses à Éviter : Guide pour les Randonneurs et Promeneurs

Lorsque l’on est randonneur ou simple promeneur, on aime la nature et ses plantes. Pourtant, certaines plantes peuvent représenter un danger et doivent être évitées, non seulement pour la sécurité des individus mais aussi, lorsqu’elle est invasive, pour la préservation des écosystèmes locaux. Il ne faut pas toucher, consommer, ou manipuler certaines d’entre elles, et certaines espèces invasives doivent même être signalées aux autorités locales pour leur destruction.

Voici une liste de ces plantes dangereuses dont certaines invasives que l’on trouve en France, avec leurs effets potentiels. Vous trouverez également des liens vers Wikipédia pour plus d’informations détaillées.

Liste des plantes dangereuses.

La Belladone (Atropa belladonna)
Effets : Contient de l’atropine, une substance très toxique qui peut provoquer des hallucinations, des convulsions et être mortelle en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas consommer les baies ou les feuilles.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Belladone

La Grande Cigüe (Conium maculatum)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques qui peuvent provoquer des paralysies et être fatals en cas d’ingestion. Des cas de phytophotodermatoses ont été répertoriés : après un contact cutané avec les feuilles ou le suc de la plante suivi d’une exposition au soleil, des lésions cutanées d’intensité variable apparaissent.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter tout contact avec la peau.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Cigu%C3%AB

Petite ciguë (Aethusa cynapium)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques dont la conine qui peuvent provoquer des paralysies et être fatals en cas d’ingestion. Des cas de phytophotodermatoses ont été répertoriés : après un contact cutané avec les feuilles ou le suc de la plante suivi d’une exposition au soleil, des lésions cutanées d’intensité variable apparaissent.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter tout contact avec la peau.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Petite_cigu%C3%AB

La Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)
Effets : Sève phototoxique causant des brûlures cutanées très graves au contact de la peau exposée à la lumière.
Précautions : Éviter tout contact avec la plante. Porter des vêtements couvrants et des gants. En cas de contact, laver immédiatement la peau et éviter l’exposition au soleil.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Berce_du_Caucase

Le Datura (Datura stramonium)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques pouvant causer des hallucinations, une confusion mentale et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter de toucher les fleurs et les graines. lors de la manipulation.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Datura_stramonium

Le Laurier-rose (Nerium oleander)
Effets : Contient des glycosides cardiaques qui peuvent provoquer des troubles cardiaques graves, des nausées, des vomissements et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Porter des gants lors de la taille ou de la manipulation.
Pourtour méditerranéen
https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurier-rose

Le Muguet (Convallaria majalis)
Effets : Contient des glycosides cardiaques qui peuvent causer des troubles cardiaques, des vomissements, des diarrhées et être fatals en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter de laisser les enfants jouer avec les fleurs.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Muguet_de_mai

Le Ricin (Ricinus communis)
Effets : Les graines contiennent de la ricine, une toxine très puissante qui peut causer des nausées, des vomissements, des diarrhées sévères et être mortelle en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer les graines. Éviter de manipuler la plante sans précaution.
Plante exotique, non considérée comme invasive, se trouve sur pourtour méditerranéen
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ricin_commun

La Digitale pourprée (Digitalis purpurea)
Effets : Contient des glycosides cardiaques qui peuvent provoquer des troubles cardiaques graves, des nausées, des vomissements et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Porter des gants lors de la manipulation.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Digitalis_purpurea

L’Aconit napel (Aconitum napellus)
Effets : Contient de l’aconitine, une neurotoxine puissante qui peut causer des paralysies, des troubles cardiaques et être fatale en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Porter des gants et se laver les mains après manipulation.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aconitum_napellus

L’If (Taxus baccata)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques (taxines) qui peuvent provoquer des troubles cardiaques graves et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Toutes les parties de l’arbre, sauf l’arille rouge entourant la graine sont toxiques. Ne pas ingérer.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/If_commun

L’Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia)
Effets : Le pollen est très allergisant et peut provoquer des allergies sévères et de l’asthme.
Précautions : Éviter les zones infestées durant la période de pollinisation. Porter un masque si nécessaire.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ambrosia_artemisiifolia

L’Herbe de la Pampa (Cortaderia selloana)
Effets : Les feuilles sont coupantes et peuvent causer des coupures profondes.
Précautions : Ne pas toucher les feuilles. Porter des vêtements de protection en cas de nécessité de manipulation.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbe_de_la_pampa

L’Ailante glanduleux (Ailanthus altissima)
Effets : Peut causer des réactions allergiques et des irritations cutanées.
Précautions : Éviter tout contact en cas l’allergie.
Plante invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ailanthus_altissima

Le Raisin d’Amérique (Phytolacca americana)
Effets : Les baies, feuilles et les racines sont toxiques et peuvent causer des troubles gastro-intestinaux en cas d’ingestion.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
Précautions : Ne pas ingérer.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Phytolacca_americana

Sumac Grimpant (Toxicodendron radicans)
Bien que rare en France, on peut tout de même croiser le sumac vénéneux. Cette plante est extrêmement dangereuse et doit être évitée à tout prix, tout comme la berce du Caucase.
Le sumac vénéneux, ou Toxicodendron radicans, est une plante qui peut provoquer des réactions allergiques sévères en raison de la présence d’urushiol, une huile toxique.
Effets :

  • Dermatite de contact : Le contact avec l’urushiol peut provoquer une éruption cutanée qui démange, des rougeurs, des cloques, et un gonflement. La réaction peut apparaître entre 12 à 72 heures après le contact.
  • Réactions respiratoires : Inhaler de la fumée de sumac vénéneux brûlé peut causer des irritations sévères des voies respiratoires, entraînant des difficultés respiratoires, une toux, et un gonflement de la gorge.
  • Irritation des yeux : Si l’urushiol entre en contact avec les yeux, cela peut causer des douleurs, des rougeurs et des gonflements.

Précautions :

  • Identification : Apprenez à identifier le sumac vénéneux pour éviter tout contact accidentel. Il a généralement des feuilles en groupes de trois, avec des bords lisses ou légèrement dentelés.
  • Éviter le contact : Portez des vêtements longs, des gants, et des chaussures fermées lorsque vous êtes dans des zones où le sumac vénéneux peut pousser.
  • Nettoyage immédiat : Si vous entrez en contact avec la plante, lavez immédiatement la zone affectée avec de l’eau savonneuse pour éliminer l’urushiol. Le lavage doit être fait dans les 10 à 15 minutes pour être efficace.
  • Nettoyage des objets : Les outils, vêtements, et autres objets qui ont touché la plante doivent être nettoyés soigneusement pour éviter une contamination secondaire.
  • Ne pas brûler : Ne brûlez jamais le sumac vénéneux. Les fumées dégagées peuvent contenir de l’urushiol volatilisé, qui est dangereux à inhaler.
  • Traitement des éruptions : Si vous développez une éruption cutanée, utilisez des crèmes apaisantes, des antihistaminiques, et des bains à l’avoine pour réduire les démangeaisons. Consultez un médecin si les symptômes sont sévères ou persistent.

Plante éxotique, signaler sa présence aux autorités locales et à l’INPN.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sumac_grimpant
Répartition : https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/126914/tab/carte

Sureau noir (Sambucus nigra)
On utilise les fruits et fleurs du sureau noir pour confectionner des confiture, vins, vinaigre limonades et autres, je vais donc apporter un attention particulière à cette plante.
Les fruits et les fleurs du sureau noir sont comestibles après cuisson. Le reste de la plante est toxique.
Il existe plusieurs espèces, sous-espèces et variétés de sureaux dont certaines très toxiques.
Effets :
Baies Non Cuites : Les baies de sureau noir (Sambucus nigra) contiennent de petites quantités de cyanure, qui peuvent être toxiques si elles sont consommées crues en grande quantité.
Les symptômes d’intoxication peuvent inclure des nausées, des vomissements, des diarrhées et des douleurs abdominales.
Feuilles, Écorce, et Racines : Ces parties de la plante contiennent des glycosides cyanogènes, qui libèrent du cyanure lorsqu’elles sont ingérées.
La consommation de ces parties peut entraîner des symptômes graves comme des vertiges, des maux de tête, des palpitations cardiaques, des difficultés respiratoires, et dans des cas extrêmes, la mort.
Précautions : Sachez identifier le sureau noir parmi les autres. Ne pas consommer les fleurs et fruits Non Cuites. Ne pas consommer les feuilles, l’écorce et les racines.

Fleurs et Baies Cuites du sureau noir : Les fleurs et les baies cuites sont généralement sans danger et sont couramment utilisées dans des recettes telles que les confitures, les sirops et les infusions.
La cuisson détruit les glycosides cyanogènes, rendant ces parties de la plante sûres à consommer.
Plante indigène.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sambucus_nigra
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sureau

Voici la fin de cette liste qui n’est pas exhaustive.

  • Intéressez-vous aux plantes que vous croisez.
  • On ne touche pas, on ne mange pas tant que l’on a pas la certitude que c’est sans danger.
  • Dans le doute, on s’abstient.

Si vous vous intéressez à la flore l’article « Littérature – Identifier la flore«  peut également vous intéresser.

Conclusion

En tant que randonneur ou promeneur, il est important de rester vigilant face aux plantes que vous rencontrez dans la nature. Certaines peuvent être dangereuses et doivent être évitées pour votre sécurité et pour protéger les écosystèmes locaux. Ne touchez, ne consommez, et ne manipulez aucune plante à moins d’être certain qu’elle est sans danger. En cas de doute, il vaut mieux s’abstenir. Rappelez-vous que certaines de ces plantes, bien qu’utilisées en pharmacopée, ou l’on été, ou en cours d’étude pour leur potentiel phytopharmacologique, sont avérées toxiques. Ne vous improvisez pas pharmacien.
De nombreuses plantes sont également protégées ; profitez de la beauté de la nature sans perturber les écosystèmes que vous traversez.

J’espère que ce guide vous a été utile. Avez-vous déjà rencontré des plantes dangereuses lors de vos promenades ou randonnées ? Partagez vos expériences et vos conseils dans les commentaires ci-dessous !

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Savoir bien s’hydrater en randonnée

652 mots, temps de lecture 3 minutes.

Savoir bien s’hydrater en randonnée

Je porte une importance particulière à l’hydratation. Au-delà de la randonnée, chaque fois que je ressens un souci, qu’il s’agisse d’une lombalgie, d’une douleur articulaire ou même d’un simple rhume, je me demande toujours : est-ce que je bois suffisamment ?

L’hydratation est d’une importance cruciale de toute activité physique, et cela est donc vrai pour la randonnée. Que vous soyez un randonneur novice ou expérimenté, savoir comment bien s’hydrater peut faire la différence entre une expérience agréable et des problèmes de santé potentiels. Voici un guide complet pour vous assurer de rester bien hydraté lors de vos randonnées.

Pourquoi l’hydratation est-elle si importante ?

L’eau est essentielle pour de nombreuses fonctions corporelles, y compris la régulation de la température, la lubrification des articulations, et le transport des nutriments. Lors d’une randonnée, notre corps perd de l’eau par la transpiration et la respiration, et cette perte doit être compensée pour maintenir notre bien-être.

Combien d’eau boire ?

La quantité d’eau nécessaire varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que l’intensité de l’exercice, la température, l’humidité, et votre propre physiologie. En règle générale, nous devrions boire environ un demi-litre à un litre d’eau par heure de randonnée. Voici quelques indications théoriques pour ajuster cette quantité :

  • Températures élevées : Augmentez votre consommation d’eau. Environ un litre par heure peut être nécessaire.
  • Températures modérées : Un demi-litre à un litre par heure devrait suffire.
  • Conditions froides : Bien que vous transpiriez moins, ne négligez pas l’hydratation. Buvez au moins un demi-litre par heure.

Comment s’hydrater efficacement ?

1. Avant la randonnée :

  • Commencez à vous hydrater bien avant de partir. Buvez de l’eau régulièrement dans les 24 heures précédant votre randonnée.
  • Évitez les boissons alcoolisées et la caféine, qui peuvent déshydrater.

2. Pendant la randonnée :

  • Buvez de petites gorgées régulièrement plutôt que de grandes quantités à la fois.
  • Utilisez des gourdes ou des systèmes d’hydratation comme les camelbaks (poche à eau), qui facilitent l’accès à l’eau sans avoir à s’arrêter.
  •  Intégrez des pauses régulières d’hydratation dans votre planning.

3. Après la randonnée :

  • Continuez à boire de l’eau pour compenser les pertes subies durant l’effort.
  • Les boissons isotoniques (personnellement je n’en emporte pas) peuvent aider à rétablir l’équilibre électrolytique.

Signes de déshydratation et surhydratation

Déshydratation :

  • Soif intense
  • Bouche sèche
  • Urine foncée et en petite quantité
  • Fatigue et étourdissements
  • Crampes musculaires

Surhydratation (hyponatrémie) :

  • Nausées et vomissements
  • Maux de tête
  • Confusion et désorientation
  • Gonflement des mains et des pieds
  • Urine claire et en grande quantité

Électrolytes et hydratation

En plus de l’eau, votre corps a besoin d’électrolytes pour fonctionner correctement, notamment de sodium, de potassium, de calcium, et de magnésium. Ces minéraux sont perdus par la sueur et doivent être remplacés. Prévoyez des boissons pour sportifs ou des comprimés d’électrolytes si vous prévoyez une randonnée longue ou intense.

Conseils pratiques pour bien s’hydrater

  • Planifiez vos points d’eau : Si vous randonnez dans une région où l’eau potable est rare, prévoyez des points d’approvisionnement en eau le long de votre parcours.
  • Emportez un filtre ou des comprimés purifiants : Si vous devez utiliser de l’eau de sources naturelles, assurez-vous de la purifier pour éviter les maladies.
  • Apportez des collations salées : Elles peuvent aider à maintenir l’équilibre des électrolytes.
  • Surveillez votre urine : Une urine claire et abondante est généralement un bon indicateur d’une bonne hydratation.

Conclusion

Bien s’hydrater en randonnée est essentiel pour votre santé et votre performance. En adoptant des habitudes d’hydratation régulières et en étant attentif aux besoins de votre corps, vous pouvez profiter pleinement de votre aventure en plein air. Buvez intelligemment, restez hydraté, et savourez chaque moment sur le sentier.

Note :
J’utilise une poche à eau depuis 1 an et j’ai tendance à me sous-hydrater mais cela s’améliore avec le temps, une question d’habitude et d’être à l’écoute de son corps.

Quelles sont vos astuces pour bien vous hydrater en randonnée ? Partagez vos expériences dans les commentaires !

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Débuter en randonnée

1 495 mots, temps de lecture 8 minutes.

Rando – Débuter en randonnée

Avant tout je souhaite clarifier dès le début que cet article ne traitera pas des sujets tels que : Les erreurs de débutant en randonnée, Débuter en randonnée et les erreurs à éviter, mes erreurs de débutant, les erreurs en bivouac, etc.
Car cela sous-entend que vous faite déjà de la randonnée et ce peut être une idée d’article à venir.

Pour ceux qui n’ont jamais pratiqué la randonnée, se contentant peut-être de quelques balades dominicales, cet article pourrait être une introduction utile.

Je prévois d’aborder différents aspects de la randonnée, même si cela peut faire penser à une sorte de chronologie, c’en est pas une, car il n’existe pas de niveaux de compétence en randonnée, pas de ceinture blanche ou noire, pas de hiérarchie dans les méthodes. Il existe simplement différentes manières d’appréhender la randonnée, et la meilleure est celle qui vous convient.

On a le droit de ne pas apprécier le bivouac, le camping ou la marche sur plusieurs jours consécutifs, et c’est tout à fait légitime. Il n’y a pas de standard d’excellence à atteindre, seulement des préférences personnelles à respecter.

Vous n’avez jamais randonné.

  • Vous avez peut-être des appréhensions, vous doutez de vos capacités à marcher plus de 10 km.
  • Vous avez d’autres doutes, peut-être de santé, parlez-en à votre médecin.
Groupe de six personnes en tenue décontractée marchant en file sur une crête herbeuse sous un ciel bleu vif, l'un d'eux pointant le doigt vers l'horizon, sans équipement technique particulier.
Pas besoin d’équipement sophistiqué pour commencer : un groupe, un ciel bleu, un chemin, la randonnée s’apprivoise simplement

La randonnée ça commence maintenant !

Tout ce que vous pouvez faire à pied, faites-le ! Je vous recommande de planifier une marche d’une durée comprise entre 2h30 et 3h30 chaque semaine. Si vous pouvez également insérer quelques séances de marche rapide d’environ une heure, c’est encore mieux.
Il faut être conscient qu’il existe un risque de monotonie ou d’ennui lorsque vous marchez pendant 2h30 à 3h30 autour de votre domicile, sur des sentiers que vous connaissez déjà très bien. Après tout, le but de la randonnée c’est d’y prendre du plaisir.

La solution à ce problème, comme mentionné dans l’article précédent, est d’adhérer à un club de randonnée. Ça vous sortira de vos sentiers habituels. Cette activité partagée est empreinte de bienveillance, où l’on se soutient mutuellement, avec des pauses pour se réhydrater et grignoter. Pour vous inscrire, vous aurez besoin d’un certificat médical, ce qui sera l’occasion de consulter votre médecin.

Une fois membre du club, vous obtiendrez votre licence et deviendrez officiellement randonneur. Vous verrez, cette approche de la randonnée peut déjà vous satisfaire pleinement.

Randonneur homme vu de dos, chemise à carreaux et jean, petit sac à dos gris et violet, marchant seul sur un sentier caillouteux en pente douce entre prairies alpines et sapins.
Randonner seul, c’est possible dès le départ, à condition de bien choisir son itinéraire, d’en informer quelqu’un et de partir sur des sentiers balisés et adaptés à son niveau

Quels matériels pour des randonnées à la mi-journée ou à la journée ?

Si vous êtes débutant, ne vous précipitez pas à dépenser beaucoup d’argent. Pas besoin d’investir dans des vêtements techniques dès le départ. Je suis sûr que vous pouvez trouver chez vous des vêtements adaptés à la randonnée. En ce qui concerne les chaussures, vous pouvez facilement trouver d’excellentes options à prix abordable, voire commencer avec une simple paire de baskets.

Ce qui me semble impératif :

  • sac-à-dos de 10 à 25 litres est suffisant, le premier prix ira très bien,
  • veste légèrement déperlante et coupe vent (vous avez peut-être ça chez-vous),
  • veste de pluie genre k-way l’astuce prenez une ou deux taille au-dessus ainsi il pourra envelopper aussi votre petit sac-à-dos, pas besoin de poncho,
  • une bouteille ou gourde d’eau.

En effet, qu’allez-vous mettre dans votre sac-à-dos ? Une gourde, un vêtement de pluie, un en-cas pour le pique-nique, quelques grignotages, peut-être un vêtement que vous portiez et que vous avez retiré parce que vous aviez trop chaud.

Plus vous vous passionnerez pour la randonnée, plus vous investirez dans des vêtements et du matériel de manière judicieuse. Il est préférable d’attendre de pratiquer un peu avant de faire des choix d’investissement. De cette façon, vous pourrez baser vos décisions sur votre propre expérience.

– Oui mais moi Sima j’aimerai me lancer dans l’itinérance mais je ne sais pas si je suis prêt.
– Il y a plusieurs façons de faire sans investir plus.

L’itinérance n’inclut pas forcément le bivouac ou le camping !

Plusieurs façons de faire

  • Vous êtes adhérent d’un club et il y a certainement une ou plusieurs propositions en ce sens, profitez-en !
  • Lors de vos congés dans un lieu qui vous plaît, organisez-vous des sorties à la journée, comme l’on dit « en étoile ». Une par jour.
  • Organisez-vous un parcours passant de gîte en gîte ou location en location, ou encore de gîte en location. Vous pouvez même vous organiser un portage de bagages d’étape en étape pour n’avoir que votre minimum à transporter chaque jour.

Ce sont encore d’autres façons d’appréhender la randonnée au jour le jour.

Randonneur debout de nuit en veste jaune vif avec lampe frontale allumée, contemplant la mer et le ciel étoilé depuis une falaise, à côté d'une tente illuminée de l'intérieur, avec des falaises sombres et un reflet lunaire sur l'eau en arrière-plan.
Le bivouac en bord de falaise sous un ciel étoilé : ce que la randonnée peut offrir à ceux qui osent franchir le pas, une nuit que l’on ne vit pas depuis un hôtel

Faire de l’itinérance avec tente, tarp, etc.

Cela nécessite un équipement plus complet. Peut-être pratiquez-vous déjà l’une des formes de randonnée mentionnées précédemment et avez-vous déjà commencé à investir dans des bâtons, des chaussures, etc.

Les risques encourus lorsque l’on se lance sont les suivants :

  • Opter pour un équipement premier prix au départ : Si vous découvrez que vous aimez la randonnée itinérante sous tente ou tarp, vous devrez probablement remplacer une grande partie de votre équipement qui ne sera pas adapté.
  • Opter pour un équipement haut de gamme dès le départ : Dans ce cas, même si vous appréciez la randonnée sous tente ou tarp, vous pourriez devoir ajuster ou remplacer certains achats qui ne correspondent peut-être pas parfaitement à votre style ou vos besoins.

Dans les deux cas, si cette forme de randonnée ne vous convient pas, vous aurez investi pour rien.

En effet vous aurez besoin

  • d’un duvet,
  • une tente, ou tarp ou tente qui fait tarp,
  • des accessoires (gamelles, réchaud, frontale, etc.),
  • peut-être d’autres vêtements
  • un sac à dos plus grand, mieux adapté (prenez-le en dernier pour avoir le litrage le mieux adapté).

Quelques solutions pour vos premières sorties

Ne vous précipitez pas lors de vos achats, prenez le temps de bien y réfléchir.
Faites-vous prêter du matériel ou louez, certains magasins proposent la location, je ne connais pas les tarifs.

– Heu Sima, ce n’est pas toi qui as acheté une gamelle trop étroite et que ta cartouche de gaz ne rentrait pas dedans ?
– Oui, je me suis trompé sur les mesures, j’ai dû en racheter une autre, un proverbe dit : les conseilleurs ne sont pas les payeurs 🙂 Bref !

Vous avez des appréhensions

Vous avez tout préparé pour partir, mais vous ressentez des appréhensions, après tout, c’est votre première fois !

Avant de vous aventurer plus loin, pourquoi ne pas monter votre tente dans votre jardin ou un lieu proche de chez vous ? Cela vous permettra de vous familiariser avec le montage et de vérifier qu’il ne manque rien.

Ensuite, choisissez un itinéraire de trois à quatre jours, en incluant des arrêts dans des campings. Cette expérience vous permettra de vous organiser par vous-même, que ce soit pour votre toilette, votre lessive, votre popote… Et si par hasard vous avez mal estimé la quantité de nourriture à emporter, vous aurez la possibilité de vous ravitailler.

En agissant ainsi, vous gagnerez en confiance grâce à vos propres expériences.

Voilà de quoi commencer en douceur !

Petite tente de bivouac verte vif installée à l'abri d'un bloc rocheux au cœur d'un cirque glaciaire de haute montagne, entourée de parois rocheuses enneigées, d'éboulis et d'un torrent glaciaire, sous un ciel pâle d'altitude, sans présence humaine visible.
Une petite tente au cœur d’un cirque glaciaire : l’image de ce que la randonnée peut offrir à ceux qui progressent pas à pas, des horizons que peu de gens connaissent

Partir en Bivouac

Partir en randonnée avec bivouac, que ce soit en alternant avec des campings ou des gîtes, en autonomie totale ou partielle, représente une autre façon de pratiquer la randonnée.
Cette approche peut susciter d’autres appréhensions, surtout lorsqu’on le fait pour la première fois, comme je l’aborde dans l’article « Le bivouac : peurs et appréhensions« .

Cela dit, si vous avez minutieusement planifié votre itinéraire, préparé votre équipement et que vous êtes mentalement prêt, alors n’hésitez pas à vous lancer dans cette expérience enrichissante.

– Moi Sima, je n’ai jamais randonné, j’ai tout le matériel et je pars demain pour dix jours avec bivouac !

Si c’est ce que vous ressentez profondément ! Si dès la première fois vous êtes convaincu que c’est la manière dont vous souhaitez pratiquer la randonnée… Alors lancez-vous ! Nous sommes tous uniques, et il y a des personnes pour qui cette approche est tout à fait adaptée !

Pour conclure
Comme vous l’aurez compris, il n’existe pas une seule bonne façon de randonner, mais une multitude d’approches différentes. La meilleure façon de pratiquer la randonnée est celle qui vous convient le mieux !

Vous souhaitez faire pars de votre avis, votre expérience, vos questions… Les commentaires sont là pour ça !

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Transformer son poncho en tarp

330 mots, temps de lecture 2 minutes.

Transformer son poncho en tarp de randonnée

Pour vos prochaines randonnées itinérantes, voici un petit tutoriel pour transformer votre poncho en tarp.

Ce billet sera court car les étapes sont simples, pas besoin d’être un expert en bricolage, cela ne prend pas beaucoup de temps et ne coûte pas cher.

J’avais un poncho qui pouvait être utilisé comme tarp, mais j’ai récemment acheté un nouveau modèle plus léger et résistant qui ne peut pas servir de tarp. Pas de problème, quelques modifications suffisont.

J’ai également une toile de tente qui peut être utilisée comme tarp, mais si j’ai envie de partir plus léger, juste avec mon poncho c’est important qu’il puisse faire double usage.

Dans un premier temps j’ai dû acheter une trousse à œillets 10 mm, 100pcs (kit de Grommets Eyelets + 3 pièces outils) pour bâche, chaussures, vêtements, tentes, etc. Le tout pour 9 €. il ne reste plus qu’à vous procurer un marteau.

Vue de dessus sur une surface en bois, avec un kit d'œillets métalliques argentés en boîte plastique transparente à deux compartiments, accompagné d'un poinçon et d'un poseur d'œillets en métal ciselé, un marteau à manche en bois, et un poncho en nylon bleu marine en arrière-plan.
Le matériel nécessaire : un kit d’œillets métalliques avec poinçon et poseur, un marteau – et le poncho à transformer. Coût total du projet : moins de 10 €.

Repérez les endroits où vous souhaitez placer les œillets. J’en ai mis cinq à l’avant et cinq à l’arrière du bas du poncho.
Ensuite, faites vos trous avec l’emporte-pièce et insérez les œillets à l’aide de la base et du pointeau fournis.

Gros plan sur un coin de poncho en nylon bleu marine avec un œillet métallique argenté fraîchement posé sur le bord renforcé, avec le poinçon et le poseur d'œillets en métal posés à gauche sur la surface en bois, et le disque de tissu découpé visible au sol.
Premier œillet posé sur le coin du poncho : la transformation est en cours – le disque de tissu découpé au sol témoigne de la perforation réalisée au poinçon

Pose d’œillets sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée

Voilà, c’est fait !

Vue d'ensemble du poncho en nylon noir transformé en tarp, avec une rangée de cinq œillets métalliques argentés régulièrement espacés le long du bord renforcé cousu, posé sur une planche en bois, avec le marteau, les outils de pose et un marqueur rouge visibles à côté.
Le poncho transformé : œillets régulièrement espacés sur le bord, prêts à accueillir cordes et sardines – un abri tarp fonctionnel pour quelques euros et moins d’une heure de bricolage

Vous pouvez aussi en faire autant avec votre couverture de survie réutilisable dont je parle sur l’article « Bon usage de la couverture de survie« . Personnellement, je ne l’ai pas fait car la mienne n’a pas les bonnes dimensions pour être utilisée comme tarp et je l’utilise pour m’isoler du sol.

Je sais que dormir sous un tarp peut être impressionnant, surtout lors de la première nuit en bivouac, mais je traite de ces craintes dans l’article « Le bivouac, peur et appréhension« .
Cette astuce sur le matériel de randonnée vous a plu, ou pas, lâchez-vous sur les commentaires.

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Bon usage de la couverture de survie

Découvrir le bon usage de la couverture de survie peut être déterminant dans des situations d’urgence ou en plein air. Explorez les conseils pratiques qui vous permettront d’optimiser cet outil essentiel pour la survie et le confort en diverses circonstances.

La couverture de survie, bien que familière à beaucoup, mérite quelques rappels sur son utilité malgré les indications sur l’emballage. Il est essentiel de clarifier ses capacités et limitations pour une compréhension précise de ses applications.

Il en existe de deux types

  • La basique : une mince feuille réfléchissante en « Myral » avec une face argentée et l’autre or.
  • La ré-utilisable : plus épaisse en polyester avec une face argentée et l’autre parfois verte, orange, blanc, or, ou autre.

Son usage originel

Elle est conçue pour prévenir la perte de chaleur corporelle en situation d’urgence. L’utilisation principale est de fournir une protection thermique en réfléchissant la chaleur du corps vers l’intérieur (côté argenté vers l’intérieur), aidant ainsi à prévenir l’hypothermie. Cas exceptionnel d’une personne en urgence en plein soleil où il n’est pas possible de la mettre à l’ombre, mettre la partie argentée vers l’extérieur pour qu’elle réfléchisse les rayons du soleil.

Polyvalence de la couverture de survie

Optimiser l’isolation du sol en plaçant la face argentée de la couverture de survie vers le haut, puis ajoutez-y votre matelas et votre duvet, ou installez votre tente par-dessus. Vous pouvez aussi la mettre au fond de votre hamac.

Bien que la version basique soit réutilisable avec précaution en prenant soin de bien la replier, elle demeure moins robuste que la variante réutilisable, plus épaisse et spécifiquement conçue pour cette fin.

Certains modèles réutilisables comportent des œillets aux extrémités, permettant une utilisation comme tarp. Dans ce cas, positionnez la surface argentée vers le bas.

En randonnée, deux impératifs majeurs :

  • prévenir l’humidité et garantir des vêtements secs,
  • ainsi que se prémunir du froid.

Dans la mesure du possible et faire le maximum en ce sens.

Pourquoi j’attache une importance à rappeler cela ?

En écrivant mon billet « Sima fais-tu du bushcraft« , j’ai exploré les contributions de blogueurs et de youtubeurs. Bien que j’aie découvert des informations pertinentes, certaines aberrations m’ont également frappé, notamment des conseils sur l’utilisation de la couverture de survie, en se couvrant avec, pour dormir en bivouac !?

On ne se couvre JAMAIS avec une couverture de survie pour dormir en bivouac !

C’est l’assurance de se réveiller avec un duvet humide, voire trempé et de mauvaises perspectives pour vos prochaines nuits… Or c’est justement ce dont on essaie de se prémunir !

Si vous vous retrouvez à utiliser une couverture de survie pour affronter une nuit particulièrement glaciale… Faites-le ! Couvrez-vous avec! Le lendemain, repliez tout et rentrez chez-vous !
Réévaluez la situation, envisagez de planifier cette randonnée à une saison plus clémente ou munissez-vous d’un équipement adapté.

L’utilisation d’une couverture de survie pour se couvrir et dormir révèle une inadéquation de votre équipement aux conditions météorologiques rencontrées.

AVERTISSEMENT ! ATTENTION !

Ne jamais utiliser la couverture de survie dans les cas suivant :

  • en cas d’orage,
  • au coin du feu ou près d’une flambée,
  • lors de l’utilisation d’un défibrillateur (heu, peu de chance d’en trouver en montagne, mais en ville, lors d’un accident…).

Pour résumer :

  • Assurez-vous d’avoir une couverture de survie à portée de main (personnellement, j’en ai deux : une fine dans ma trousse de secours et une réutilisable pour m’isoler du froid du sol).
  • En cas de blessure ou maladie, enveloppez-vous de la couverture en attendant les secours, ou si vous pouvez marcher, utilisez-la pour vous rendre à un poste de secours. Espérons que vous n’aurez jamais besoin de l’utiliser de cette manière.
  • Pour vous isoler du froid au sol, dans votre fond de hamac ou sous un tarp.
  • Pour dormir, optez pour un bon duvet et évitez l’utilisation d’une couverture de survie comme couverture.

Vous avez trouvé cet article utile, ou pas… vous avez des expériences ou des réflexions à partager… Les commentaires sont là pour ça.

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