Randonnée et perte de poids : et si on arrêtait avec les injonctions ?

1 210 mots, temps de lecture 6 minutes.

Randonnée : et si on arrêtait de marcher pour maigrir ?

À l’approche de l’été, les discours autour du corps et de la perte de poids refont surface avec une insistance presque mécanique. La randonnée et la marche n’y échappent pas : présentées comme des outils pour « brûler des calories » ou « retrouver la ligne », elles sont souvent réduites à une simple fonction utilitaire. Un discours qui cible en premier lieu les personnes en surpoids, mais qui touche plus largement toutes celles et ceux dont le corps ne ressemble pas aux silhouettes lisses des magazines ou des afffiches publicitaires. Pourtant, marcher ne devrait pas être une injonction, mais une expérience. Et si l’on changeait de regard ?

– Bah alors Sima, pourquoi écris-tu sur ce sujet ? Tu n’es même pas concerné par les questions de surpoids.
– Parce que ça m’agace toutes ces promesses de transformation et les obligations de résultats !
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Journée sans écran

676 mots, temps de lecture 4 minutes

Ces jours-ci je vois proliférer sur Mastodon le dièse : #JournéeSansEcran

Comment interpréter ce dièse, ou du moins, comment JE l’interprète?

Il s’agit d’une invitation à se déconnecter, faire une pause, face à l’overdose numérique qui rythme nos vies. D’une certaine façon, renouer avec les interactions humaines IRL (In Real Life / Dans la vie réelle) et avec l’instant présent c’est-à-dire avec soi-même. Échapper, le temps d’une journée, aux sollicitations des notifications. Ne plus faire face aux écrans.

Étonnement, je ne me sens pas concerné par ce dièse…

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GnuPG Faut-il signer ou chiffrer ses mails

1 170 mots, temps de lecture 6 minutes.

Suite au billet « GnuPG Renouveler sa clé de chiffrement » j’ai reçu un courriel me posant cette question :

Intéressant, mais je ne comprends rien à tout ça. Est-ce que tu peux nous expliquer à quoi ça sert, ça, et pourquoi tu le fais ? (:-)

Sachant de qui vient ce message, je soupçonne qu’il connaît déjà les réponses. Cela dit, c’est une belle opportunité d’y répondre de manière plus accessible et humaine, en évitant le jargon technique. Quoi que… je serais tout de même obliger d’employer quelques termes techniques. Désolé!

Il est vrai qu’à une époque, je communiquais en chiffré avec certaines personnes, notamment des participants aux Cafés Vie Privée. Aujourd’hui, j’ai perdu contact avec la plupart d’entre eux, et il est désormais assez rare que j’aie des échanges chiffrés. Alors…

À quoi ça sert ?:

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Sima fais-tu du bushcraft

865 mots, temps de lecture 5 minutes.

Fais-tu du bushcraft ? Viens sima78 on va faire du bushcraft, de la survie. Sima78, tu manges des plantes et des racines ?…

Ce billet découle d’un mail auquel j’ai répondu, mais il présente également des similitudes avec des discussions que j’ai eues à deux reprises avec Thomas (nous l’appellerons ainsi). Thomas exprime le désir de faire des sorties sur plusieurs jours en ma compagnie. De plus, ces échanges peuvent être mis en relation avec certaines questions qui me sont posées de manière naïve par des personnes qui apprennent que je pratique la randonnée.

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Je me lance dans l’art postal

Humeur – Je me lance dans l’art postal

L’art postal, également connu sous le nom de « mail art » est une forme d’art populaire qui implique l’envoi de petites œuvres d’art via le service postal traditionnel. Il a émergé dans les années 60 / 70.

Si j’ai toujours écrit des lettres manuscrites à mes proches pour les anniversaires, fêtes, ou autres prétextes (à la plume 1.5 ou 1.1 en fonction de la longueur du texte)… dernièrement je me suis passionné par cette forme de correspondance bien plus personnalisée.

– Houa Sima, t’es un artiste !
– Heu non, on va relativiser…

Art postal, la première fois.

Car oui, comme pour tout, il y a toujours une première fois.
Cela remonte à une quinzaine d’années.
Un ami qui fabrique des sandales en cuir me demande de lui envoyer mon empreinte de pieds sur un carton avec un centimètre de marge… Je m’exécute et lui envoie directement le carton de mon empreinte de pied, sur lequel j’avais dessiné mes empreintes d’orteils (pour rire) et au recto tout un texte sous forme « poétique » en cercle et boucle… J’y avais mis son adresse, un timbre… Bref, je lui ai envoyé ça sous forme de blague me disant que ça le ferait marrer sans être certain, vu le format, qu’il le recevrait.
Il l’a reçu, ça l’a bien fait marrer. Il m’a téléphoné et m’a dit que cela s’appelait de l’art postal…
– Ha bon, ok.

J’ai continué à communiquer par lettres manuscrites traditionnelles avec mes proches, le temps a passé.

Ce qui a provoqué mon intérêt.

Alors que je n’avais plus entendu parler d’art postal depuis des années, je vois passer lors d’échanges dans mes contacts Mastodon deux personnes qui partagent leur passion pour l’art postal, photos à l’appui. J’en discute avec eux, je reçois deux courriers art postal qui m’ont fait très plaisir, je demande des conseils… Bref des échanges très sympathiques ! Et ça m’a donné envie de m’y essayer.

Et c’est parti !

J’ai commencé très simplement, un graphique devant, derrière une vielle carte de Bretagne trouvé sur internet, à l’intérieur des photos personnelles que j’ai retouchées, vieillies… Pour le pliage je me suis inspiré de l’un des courriers reçus. Je devais bien commencer par quelque chose.

Ensuite, je me suis remis au dessin, et là, c’est comme beaucoup de choses, on perd beaucoup lorsque l’on ne pratique plus. J’ai créé plusieurs cartes, certaines ont été envoyées, d’autres sont attentes, beaucoup sont parties à la poubelle. Cela dit, plus j’en fais, plus j’y prends plaisir et plus j’ai de nouvelles idées. Dernièrement j’ai fait une carte postale entièrement en numérique (sur papier photo) que j’aime bien car il représente le dos de mon pc portable et ça n’a pas été plus rapide que les autres cartes que je dessine. J’ai d’autres projets de découpages, collages, etc.

Pour conclure.

Mes cartes « Art Postal », je les appelle « Cartes Personnalisées » car je ne me sens pas une âme d’artiste, tout comme lorsqu’elles étaient simplement manuscrites, je ne me suis jamais senti l’âme d’un écrivain. Lorsque j’envoie une carte personnalisée, je n’attends rien en retour. J’ai déjà été récompensé en bonheur en la créant, l’écrivant et en l’envoyant, le plaisir est comblé lorsque je sais qu’elle est bien arrivée à destination. Je pense que recevoir une carte ou une lettre manuscrite au milieu des factures et des publicités fera bien plus plaisir qu’un simple texto, même s’il m’arrive de doubler mon envoi par un sms, par exemple, pour souhaiter un bon anniversaire.

Je trouve que c’est aussi une sorte de pied de nez à ce monde hyperconnecté.

Carte postale artistique recouverte de stickers militants sur fond de code binaire vert : logos XMPP, La Quadrature du Net, Apache, avertissements anti-publicité, "Do Not Feed The Google", "Don't The Internet", ROOT 66, RMLL 2017, et diverses références à la culture hacker et aux libertés numériques.
Collage de stickers militants pour les libertés numériques, culture hacker et logiciels libres – RMLL Saint-Étienne 2017

Verso d'une carte postale artistique sur fond "Matrix" (pluie de caractères verts sur fond noir), avec une adresse à Paris partiellement floutée, un timbre La Poste "Lettre verte 20g" illustré d'un hibou, un cachet "Courrier Suivi", et à gauche un message personnel affiché comme la sortie d'une commande de terminal Linux.
Le message personnel mis en scène comme une sortie de terminal – pluie de code façon Matrix, Paris

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Je ne suis pas accessible H24

Humeur – Je ne suis pas accessible H24

Je le vois bien autour de moi beaucoup sont complètement addict au numérique, quand je fais la remarque la réponse est souvent la même : Non non, je ne suis pas accro, j’aime être informé (ou autres prétextes)… Mais les notifications de toutes leurs applications sont actives, leur messagerie au taf est ouverte du matin au soir.

Bref, que ce soit au travail ou dans la vie privée ils sont toujours très réactifs aux notifications et n’hésitent pas à notifier les autres de ce qu’ils font à l’instant plutôt que d’être là avec les présents… Mais réfutent d’être accro : J’arrête demain si je veux !

Le fléau des notifications.

Le système de notifications, bien que conçu à l’origine pour faciliter la communication et l’accès à l’information, lorsqu’elle est mal gérée, ou pas gérée du tout, vous amène à l’addiction.
Car en réalité ont touche à l’affect de l’individu, une recherche de validation sociale (les notifications, surtout celles provenant des médias sociaux, peuvent offrir une validation sociale, comme lorsqu’on reçoit un « j’aime » sur une publication. Cette quête de validation peut renforcer le désir de vérifier constamment les notifications.

La peur de rater quelque chose, le syndrome FOMO (fear of missing out), posez-vous la question objectivement : Risquez-vous réellement de rater quelque chose de vital ?
Il est essentiel de se rappeler que les notifications sont un outil et, comme tout outil, elles peuvent être utilisées de manière bénéfique ou nuisible.

S’émanciper des notifications.

C’est faire le choix de ne plus être interpelé par une application via sa notification et de décider à quel moment vous souhaitez consacrer de votre temps de liberté pour aller sur telle ou telle application.
Reconnaître cet impact sur notre quotidien et prendre des mesures pour le gérer peut conduire à une interaction plus saine avec la technologie. Savoir aussi reconsidérer nos habitudes.
Il ne s’agit pas de couper toute notification, mais de les gérer au plus serré pour vous laisser plus d’espace de liberté et de choix.

Mon rapport aux notifications

C’est à titre d’exemple, nous avons tous des aspirations et activités différentes.
Dites-vous qu’il n’y pas de réelle urgence, l’urgence est souvent pour celui qui cherche à vous joindre et en cas de réelle urgence il saura vous joindre.

Les boîtes de courriels.
J’en ai plusieurs, chacune dédiée à une activité, sans compter les boîtes poubelles.
J’ai fait le choix de ne pas en configurer sur mon smartphone, je consulte donc mes mails exclusivement depuis mon PC, une à deux fois par jour et une fois les courriels listés, je ferme ma messagerie… Je ne la laisse pas ouverte. Il m’est arrivé de devoir aller sur l’une de mes messageries depuis mon smartphone, dans ce cas j’y vais depuis l’interface web du navigateur, mais c’est tellement exceptionnel, deux à trois fois dans l’année, je peux donc m’en passer sur mon smartphone.

Flux RSS.
Que depuis mon pc, je n’ai pas de notification, j’y vais quand j’en ai le temps et l’envie, tous les deux ou trois jours.

Mon smartphone.
Il est en mode avion la nuit et en mode vibreur presque tout le temps. Cela dit, Lorsque mes enfants étaient ados et sortaient tard, je ne mettais jamais mon smartphone en mode avion ni en vibreur.
Si j’ai limité les notifications, il m’en reste tout de même :
La sonnerie du smartphone, quelle soit en mode sonore ou vibreur.
Les notifications SMS, Signal, Telegram, Element
À savoir que tous les groupes de mes messageries instantanées sont en silencieux.
Réseau social, je ne suis que sur un seul, Mastodon, la notification n’est pas activée.
Toutes les autres notifications sont désactivées, même celle des mises à jours.
Toutes les applications que je n’utilise pas et qui sont désactivables, sont désactivées.

Ma réactivité.

Si j’attends un appel ou un message, je vais rester attentif pour y répondre. Si je n’attends rien de particulier, ou que je suis dans une activité (marche, musée, loisir, resto, boire une café avec des potes…) je délaisse mon téléphone, j’essaie d’être pleinement dans ce que je fais et avec qui je suis.
Il m’arrive donc souvent d’avoir des appels manqués, je rappelle ou réponds aux messages dès que j’en ai le temps.
Il faut dire que si je n’attends rien de particulier, j’ai rarement mon smartphone à portée de main.

Mastodon, Je peux y passer du temps quand je suis quelque part où je n’ai rien de particulier à faire et que je n’ai pas pris ma liseuse, comme je peux « y passer » vite fait, voire ne pas ouvrir l’application pendant plusieurs jours.

Pour conclure.

La volonté de ne pas vouloir être accessible H24 est un défi à l’ère numérique. Avec une prise de conscience et des stratégies adaptées, il est possible de naviguer dans ce paysage numérique de manière saine, équilibrée et recouvrer des plages de libertés.
Il appartient à chaque individu de réguler et de personnaliser ses notifications pour qu’elles servent de manière optimale ses besoins et son bien-être.

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Le fléau du marcheur francilien

Humeur – Le fléau du marcheur francilien

Je vais vous parler d’un fléau, une plaie, du marcheur francilien et peut-être, certainement, d’autres grosses agglomérations.
Non non, il ne s’agit pas de voiture… Mais des deux roues.

Moi qui aime faire du vélo serais-je en phase de devenir anti-cycliste, anti-deux-roues ?
Franchement, parfois il y a de quoi ! C’est donc mon coup de gueule qui risque de ne pas plaire à grand nombre de personnes.

Pourquoi ce billet ?

En dehors de mes randonnées je marche trois fois par semaine, parfois en forêt, ou lieux champêtres et aussi de temps en temps pour me frotter à la brûlure du bitume en agglomération, et ce fléau des deux-roues est récurent.
Ce matin (pas la date de cette publication, c’est antérieur) alors que je suis dans une descente j’entends un bruit dans mon dos, je me retourne et esquive de justesse un cycliste couché sur son vélo à fond, il ne s’est pas signalé, c’est le roi, le dieu des chemins de forêts. Une fois parmi tant d’autres, alors je pousse un coup de gueule !

En forêt et lieux champêtres.

Le nombre de cyclistes qui se signalent, en un an, se compte sur les doigts de deux mains. Il m’est arrivé d’être même touché, donc bousculé, sur des chemins étroits sans que le cycliste s’inquiète s’il m’a fait mal, ni s’excuse, ni ralentisse, comme si je n’existais pas, je ne suis qu’une broussaille qu’on peut bousculer pour lui. La très grande majorité des cyclistes ne se signalent jamais lorsqu’ils arrivent dans mon dos et ne ralentissent jamais, non plus lorsque je les croise puisqu’ils présument que je les ai vus. Lorsque je marche il me manque deux yeux derrière.

Pourtant ce n’est pas compliqué, une fois, sur un sentier pourtant large, j’entends dans mon dos : « Attention, cycliste sur votre droite ! » (il n’avait peut-être pas de sonnette et c’est d’ailleurs plus efficace) Je me suis mis sur la gauche, il a légèrement ralenti en me dépassant et m’a salué. Cela m’est arrivé qu’une seule fois et j’ai trouvé cela très efficace et conviviale.

En agglomération.

Alors là, vient s’ajouter les trottinettes, dans le même lot des irrespectueux. Car là, tous les deux-roues sont sur les routes, les trottoirs, et à défaut d’être les rois et dieux des forêts et des champs, ils sont ceux des villes, d’ailleurs on y constate le même comportement… Pire, alors qu’une voiture s’arrête sur ma gauche pour me laisser passer sur un passage piéton, je vérifie à droite si les véhicules s’arrêtent aussi et c’est le cas je commence à traverser lorsque soudain un vélo double la voiture qui s’est arrêté sur ma gauche et manque de me percuter… C’est récurent le dis-je et c’est normal puisqu’ils ne s’arrêtent pas aux stops ni au feux-rouges, pourquoi s’arrêteraient-ils aux passages piétons ? Je n’ai jamais vu, JAMAIS, un deux-roues s’arrêter pour me laisser passer sur un passage piéton !

Le summum ! En agglomération il peut y avoir des pistes cyclables tracées sur les trottoirs, si par inadvertance vous avez le malheur de mettre un pied dessus au moment où un cycliste est dessus vous aurez droit aux injures et toutes sortes de noms d’oiseaux.

Est-ce partout pareil ?

Non, lorsque je randonne (hors IdF), sur des sentiers mixtes de randonnée, il m’arrive de croiser, ou me faire dépasser par des randonneurs à vélo et l’échange est plutôt respectueux, complice. Nous partageons la même passion chacun à sa manière. Peut-être devriez-vous faire du deux-roues au quotidien comme si vous randonniez ?

Ha, le top du top !

Les VTTistes en forêt, non seulement ils ne sont pas plus respectueux mais au prétexte de faire du sport, de s’oxygéner en forêt sur le vélo et trouvant les sentiers officiels trop fades à leur goût vont créer une multitude de sentiers parallèles, niquant, bousillant, détruisant nos forêts car plus rien ne pousse derrière ! Mais bon, c’est fun, ils font du vélo dans les bois…

Conclusion.

Moi-même je fais du vélo et suis allé au taf quand le temps le permettait et j’ai tendance à être « bourin », je ne sais pas pédaler doucement, mais je n’ai jamais oublié que je suis marcheur et donc je suis respectueux des piétons, je me signale lorsque j’arrive par-derrière et ralenti et aussi lorsque je croise un piéton ou marcheur… Je suis un vrai rebelle cycliste puisque je m’arrête aux passages piétons pour laisser passer les passant et m’arrête aux stop et feus rouges.

Lorsque je vois sur les réseaux sociaux les deux-roues râler après les automobilistes, j’ai envie de leur dire : « Écoute garçon, soit, il y a (à la louche) 20 % des automobilistes qui conduisent comme des cons mal, mais vous, deux-roues, (à la louche) vous n’êtes pas 15 %[1] à rouler respectueusement. »

Pourtant il ne faut pas grand-chose pour que tout le monde s’entende, il vous suffit de vous rappeler qu’avant d’apprendre à monter sur un deux-roues vous avez appris à marcher.

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Note(s)

  1. ^ 15% c’est pour être un peu démago, car il n’y en a pas un sur trente qui se signale lorsqu’ils arrivent dans mon dos.

Avons-nous l’actualité que nous méritons

Humeur – Avons-nous l’actualité que nous méritons ?

J’ai rajouté un PS en fin billet le 01/04/2023.

Une actualité qui nous revient à coup de « tweets », « retweets », de « likes » etc sur les réseaux sociaux sans aucune source ni vérification. Celle télévisée qui tente de nous maintenir à l’affût d’une action qui va subvenir et qui ne vient pas, ou nous diffusant une actualité très policée pour ne pas dire régie. Les débats d’actualité ou politiques où l’on y retrouve une pléiade d’auto-proclamés experts dont personne ne connaît et/ou de pseudo-scientifiques qui n’ont pas une publication à leur actif.

Dans ce monde du tout, tout de suite et gratuit, nous sommes submergés d’actualités !

Sima, mais quelle valeur a cette surabondance d’actualité ?
J’ai envie dire que sa valeur est proportionnellement inverse à sa dépendance financière « artificielle ».

Dépendance financière « artificielle ».
C’est-à-dire lorsque le financement n’est pas lié à ses lecteurs ou auditeurs mais dépend du financement par la publicité et autres annonciateurs, groupes financiers, gouvernement, actionnaires…

Le choix d’un média indépendant.
Je fais volontairement abstraction des réseaux sociaux qui ne font pas d’actualité, juste des effets d’annonces.
Il existe des médias indépendants sous divers supports (presse écrite papier et web, audio, vidéos), je n’en connais pas de téléviser mais bon…

L’importance d’un média indépendant.
S’il est uniquement financé par des abonnements, achat du support ou des dons de lecteurs et/ou auditeurs, cela lui permet de maintenir son autonomie éditoriale. Les journalistes d’un journal indépendant peuvent ainsi publier des articles sans être soumis à des pressions extérieures, et leur mission principale est d’informer leurs lecteurs et/ou auditeurs de manière la plus objective possible.

Un média indépendant est-il objectif ?
La question de l’objectivité des médias est complexe, car elle dépend de plusieurs facteurs, tels que la ligne éditoriale du média, la formation et les convictions des journalistes. Le média reflète les convictions et les orientations politiques de la rédaction. Si l’objectif premier d’un média est d’être neutre, il est important de considérer que la neutralité absolue n’existe pas.

Possibilité de vérification.
L’objectivité n’étant pas absolue il est important qu’une publication puisse être vérifiable par des liens proposés ou par vos propres recherches.
Les sources sont essentielles pour tout article d’actualité, car elles établissent la crédibilité de l’article, garantissent que les informations présentées sont précises et vérifiables, fournissent des informations supplémentaires pour approfondir le sujet abordé. Avoir des sources est cruciale pour s’assurer la qualité et la fiabilité des informations présentées dans une publication.

Avoir une actualité que nous méritons !
C’est contribuer financièrement aux médias indépendants qui nous conviennent, quels que soient leurs formats, puis constamment vérifier la véracité de ce qui nous est proposé par les sources mais aussi la controverse… Avoir les tenants et aboutissants pour s’approprier l’actualité.
Avoir l’actualité que nous méritons est une sorte d’investigation… Un investissement nécessaire à l’appropriation.
Mais vous pouvez faire le choix du tout, tout de suite, gratuit, vous aurez aussi l’actualité que vous méritez, mais bon…

PS : Mes réflexions sur le gratuit s’adressent principalement aux médias dits professionnels. Il existe des médias gratuits militants, associatifs, individuels sur différents supports (web écrits et papiers, vidéos, audios…) de qualité.
Ces blogs, sites, journaux qui nous apportent une actualité différente ou un récapitulatif d’actualités, leurs richesses est qu’ils nous font découvrir un événement que nous ne connaissions pas ou nous attirer l’attention sur un événement, des faits auxquels nous étions peut-être indifférents ou moins sensibles.

Ce qui compte ce sont les liens ou la possibilité de vérifier pas soi-même. S’approprier l’actualité!

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Sollicité de toutes parts

Humeur – sollicité de toutes parts

J’ai bien des brouillons en cours mais aucune inspiration ne se manifeste pour les aboutir.

Un sentiment de vide et de trop plein en même temps, rien à dire ou peut-être trop.

J’ai une liste de choses à faire qui s’accroît alors que j’ai fait des efforts sur mon penchant à procrastiner, c’est davantage lié au fait d’être sollicité de toutes parts sans prendre de temps pour moi-même.

Bah alors Sima, c’est vrai que le rythme d’un billet par semaine n’y est pas. Tu nous fais un coup de calcaire ?
Non, même pas !

Si je suis moins présent sur les réseaux sociaux, si je délaisse certains travaux, certaines passions et activités je ne reste pas pour autant à ne rien faire.
Depuis début 2023, en dehors de la période de mon escapade du 7 eu 21 février aux prétextes généalogiques, nous (car Mme Sima participe aussi) cherchons à régler des complexités administratives associées au départ de notre fils pour un stage à l’étranger dans le cadre de ses études. Rien ne se déroule comme prévu, tout prend un retard alarmant, tout se fait dans l’urgence. Mais il faut le faire !

A cela vient s’ajouter une actualité des plus désagréables, la réforme des retraites que le gouvernement souhaite nous imposer (qui avait commencé avant 2023). Pour tenter d’inhiber toute expression contradictoire le gouvernement sort le 100ème 49.3. Face à un exécutif plein d’arrogance, de mépris et qui fait fi des grèves, manifestations… Que reste-t-il pour se faire entendre ? Maintenir les revendications en continuant les luttes par des grèves, manifestations, occupations des espaces publics, etc.

Militer ne se fait jamais de gaîté de cœur, cela nous accapare, moralement et physiquement. Défendre nos acquits qui sont déjà mi à mal depuis des décennies, refréner les sempiternels sacrifices que l’on nous impose alors que d’autres s’enrichissent toujours plus.

Non, personne ne milite, ne fait grève, ne manifeste par gaîté de cœur ! C’est de la légitime défense.

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Banque Compte bloqué

Aventure de Sima78 – Banque Compte bloqué pour raison de sécurité.

Je reçois de ma banque le SMS suivant :
Pour des raisons de sécurité nous avons bloqué votre accès sur (Nom de la banque), contactez votre conseiller (Nom de la banque) pour vérifier vos opérations.

Ha ?!…

Je me mets sur mon pc, essaie de me connecter et en effet, c’est confirmé par le message suivant :
Pour des raisons de sécurité, votre accès a été bloqué.
Contactez votre conseiller.

Sima ! Mais qu’est-ce que t’as encore fait pour en arriver là ?
Bah, rien d’extravagant…

Vendredi soir.

Je reçois le RIB pour pouvoir enfin réserver pour nos vacances d’été, je connais le propriétaire pour  avoir déjà loué chez-lui, c’est une location très bien placée et tarif défiant toute concurrence. Je ne souhaite pas que cela me passe sous le nez, donc… Je vais sur l’application web bancaire depuis mon PC.

  • J’ajoute un destinataire → là, il me demande de confirmer mon mot de passe.
  • J’effectue le virement → Nouvelle confirmation du mot de passe et double authentification exige, je reçois un SMS et doit retaper le code qui vient de m’être envoyé.

Une fois le virement effectué je reçois un autre SMS me signalant que j’ai effectué un virement depuis mon application web et depuis mon PC. Jusque-là tout c’est bien passé.

Samedi.

En milieu d’après-midi je reçois un SMS avec le message suivant : pour des raisons de sécurité nous avons bloqué votre accès sur (Nom de la banque), contactez votre conseiller (Nom de la banque) pour vérifier vos opérations. Nous sommes un samedi soir, je vais donc à la banque le mardi matin.

Mardi.

J’explique mon souci à la personne au guichet et je constate que si elle est très professionnelle pour son job, pour ce qui est l’informatique, ce n’est pas son truc et c’est bien normal. Elle me dit que j’ai ajouté un bénéficiaire à ma liste pour faire un virement à l’étranger. Je confirme et j’ai effectué un virement, c’est un acompte pour ma location de vacances pour cet été. Elle : ça vient sûrement de là. Et me tend une liste de choses à faire avant d’appeler mon conseiller, je prends sans chercher à argumenter car je vois bien qu’elle est étanche à l’informatique.

La liste et mes interrogations :

  • Faire analyser mon PC → Par qui, pourquoi ?
  • Mettre à jour mon PC et l’anti-virus → Il est à jour, j’ai pas d’anti-virus, je suis sous Linux.
  • Faire faire un rapport → Je devrais donc passer par une entreprise ???
  • Installer IBM-Trusteer → C’est quoi cette application ?

Je sens que ça ne va pas être simple !

L’après-midi même j’arrive à joindre le conseiller. Il ne comprend pas grand-chose à mes explications informatiques. Bref, j’arrive à le convaincre de me débloquer.
Il me dit que je vais recevoir un code par mail que je n’aurai qu’à le taper et tout rentrera dans l’ordre.
Je surveille mes mails, mais rien…
Les jours passent sans que j’arrive à joindre le conseiller (en rendez-vous, en formation, en télétravail) et ne me rappelle pas.

Vendredi.

Une semaine que je suis bloqué. Je regarde mon courrier postal et là je reçois un courrier de la banque, je l’ouvre et le fameux code (bah finalement c’était pas par mail). Enfin sauvé ! C’est ce que je crois à cet instant.
Je tape le code, rien ne fonctionne.
J’essaie de joindre le conseiller, je tombe toujours sur la personne du guichet qui me dit lui transmettre le message.

Mardi.

Le matin coup de colère, je tombe comme toujours sur la personne du guichet qui montent aussi sur ses grands chevaux, me dit qu’elle transmet mes doléances…
Je vois bien qu’elle n’y est pour rien, alors je lui dis :
Désolé de m’emporter contre vous, mais vous êtes ma seule interlocutrice. Je ne doute pas de la qualité de votre travaille, alors dites-lui qu’il n’est pas normal que vous devez faire fasse aux rageux parce que lui ne fait pas son taf et qu’il ne m’a jamais rappelé !
J’ai perçu un sourire dans sa voix et le ton s’est radouci. Je l’entends pianoté et me dit : je vois qu’à 15 h il n’a pas de rendez-vous, je lui demande qu’il puisse vous recevoir et il vous rappellera.
Moi : Non ! Mettez-moi un rendez-vous à 15h !
Elle : Ce n’est pas moi, c’est lui qui se fixe ses rendez-vous !
Moi : Alors dites-lui, que comme il est libre, c’est moi qui lui fixe un rendez-vous à 15 h et à 15 h je serai là !
Elle : (j’entends un léger rire)  je lui transmets le message comme quoi vous venez à 15 h.

Bref, 1 h plus tard je reçois un SMS me confirmant le rendez-vous pour 15 h.

Je suis enfin reçu par le conseiller que je vois pour la première fois. Bon, il est plutôt sympa… Me pose des questions sur mon PC, je lui explique, il ne comprend rien, n’a jamais entendu parler de Linux, je l’ai complètement perdu.

Il pianote sur son pc et me dit qu’on peut régler ça tout de suite, en live. OK, super, on fait comment ?

Lui : lancez l’application de la banque sur votre téléphone.
Moi : Je n’ai pas l’application.
Lui : téléchargez-la car sans je ne sais pas faire.

Bon, si je ne le fais pas je sens que je ne vais pas sortir le cul des ronces. J’installe GooglePlayStore, là j’ai envie de chialer. Je cherche dans mon KeePass le nom de mon adresse mail gmail que je n’ai pas utilisé depuis longtemps. J’installe l’application. La première fois ça échoue car elle veut accéder à tout et je refuse, la deuxième j’accepte et elle s’installe (vraiment envie de chialer).

Bon l’application me demande un code qu’il me donne, puis me demande un mot de passe (il me précise qu’il doit être différent de mon ancien mot de passe), je rentre un nouveau mot de passe. Tout rentre dans l’ordre.

Je teste chez-moi depuis mon PC ça fonctionne.

Conclusion.
Je pense que le blocage de mon accès à mes comptes n’était pas purement lié à la sécurité, je soupçonne plutôt une action commerciale (cachée ? Forcée?).

Je suis bloqué, alors que le virement est effectué, donc si j’avais été piraté, le mal était déjà fait. Et pour rappel, aussitôt le virement fait, j’ai reçu un SMS me signifiant le virement.

La banque a un contrat avec IBM d’où l’application IBM-Trusteer qu’elle demande de l’installer et le but est donc que tous les clients aient cette application. Si je n’étais pas un parano sous Linux, je l’aurais certainement installé sans me poser de question. Mais que fait cette application en fond de tâche ? On en sait rien elle n’est pas libre.

Il y a aussi l’application smartphone que j’ai dû installer et qui accède à toutes les données de votre smartphone alors que je n’en ai jamais ressenti le besoin ou le manque, il y a la double authentification par SMS que j’estime suffisant. Je pense que la banque ainsi que les concepteurs de l’application ont un intérêt à ce que tous les clients aient cette application sur leur smartphone.

Bon, très rapidement j’ai désinstallé l’application ainsi que GooglePlayStore où là j’ai dû passer via ADB, pour le virer.

Fin de l’aventure.

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