GnuPG Faut-il signer ou chiffrer ses mails

Suite au billet « GnuPG Renouveler sa clé de chiffrement » j’ai reçu un courriel me posant cette question :

Intéressant, mais je ne comprends rien à tout ça. Est-ce que tu peux nous expliquer à quoi ça sert, ça, et pourquoi tu le fais ? (:-)

Sachant de qui vient ce message, je soupçonne qu’il connaît déjà les réponses. Cela dit, c’est une belle opportunité d’y répondre de manière plus accessible et humaine, en évitant le jargon technique. Quoi que… je serais tout de même obliger d’employer quelques termes techniques. Désolé!

Il est vrai qu’à une époque, je communiquais en chiffré avec certaines personnes, notamment des participants aux Cafés Vie Privée. Aujourd’hui, j’ai perdu contact avec la plupart d’entre eux, et il est désormais assez rare que j’aie des échanges chiffrés. Alors…

À quoi ça sert ?:

Le chiffrement des mails consiste à rendre le contenu d’un message illisible pour toute personne autre que le destinataire légitime. Cela protège la confidentialité des informations échangées.
La signature électronique garantit l’authenticité et l’intégrité d’un message. Elle permet au destinataire de vérifier que le mail provient bien de l’expéditeur annoncé.

Pourquoi tu le fais ?:

Garder la possibilité d’envoyer des messages chiffrés et de déchiffrer ceux reçus, garder la possibilité de signer mes messages et de vérifier la signature de ceux reçus.

Que se passe-t-il lorsque vous envoyez un mail

Lorsque vous envoyez un mail, il passe par plusieurs serveurs avant d’atteindre le destinataire. Si aucune mesure de sécurité n’est mise en place, le contenu du message peut être facilement lu par quiconque a accès aux serveurs ou aux réseaux par lesquels il transite.

Le protocole principal pour envoyer des mails, SMTP (Simple Mail Transfer Protocol), a été initialement conçu sans chiffrement. Aujourd’hui la plupart des serveurs de messagerie utilisent TLS (Transport Layer Security) pour sécuriser les connexions SMTP. TLS protège le transport des messages entre les serveurs en chiffrant le canal de communication mais TLS ne garantit pas un chiffrement de bout en bout. Une fois le message reçu par le serveur du destinataire, il peut être stocké en clair.

Alors, faut-il signer, chiffrer ses mails ?

Dans l’absolu, la réponse à la question plus haut est oui ! Mais la réalité est plus complexe.

D’où vient la complexité ?
L’aspect technique et l’aspect humain.

  • Les méthodes de chiffrement des mails, comme GPG (Gnu Privacy Guard), PGP (Pretty Good Privacy) et S/MIME (Secure/Multipurpose Internet Mail Extensions), nécessitent une certaine compréhension technique et ne sont pas intuitives pour les utilisateurs non avertis.
  • PGP ou GPG (car ils sont compatibles) et S/MIME sont les deux principaux standards, mais ils ne sont pas interopérables, créant des barrières entre utilisateurs de différents protocoles.
  • Chaque utilisateur doit générer une paire de clés (une publique et une privée) et échanger des clés publiques avec ses correspondants.
  • Les outils de chiffrement intégrés aux clients de messagerie (lorsqu’ils existent) restent souvent peu intuitifs même si avec l’évolution cela tend vers la simplification, ça peut sembler complexe.
  • Certains services ou applications de messagerie, surtout en ligne (Gmail, Outlook, etc.), ne supportent pas nativement le chiffrement PGP ou S/MIME, ou le font de manière limitée.
  • Certains fournisseurs de messagerie (Gmail, Outlook, etc.) sont souvent réticents à mettre en place un chiffrement de bout en bout par défaut, en raison de la perte de contrôle sur les contenus des mails. Certains fournisseurs de messagerie analysent le contenu des mails pour des raisons de ciblage publicitaire, et le chiffrement de bout en bout serait incompatible avec ce modèle économique.
  • Si un utilisateur perd sa clé privée (par exemple, après une panne d’ordinateur sans sauvegarde), il ne pourra plus déchiffrer les mails reçus avec cette clé.
  • Une personne qui souhaite utiliser le chiffrement, doit s’assurer que ses correspondants l’utilisent également.

La liste n’est pas exhaustive mais c’est déjà beaucoup de freins.

Faudrait-il communiquer uniquement de façon chiffrée ?

Pas forcément. Tout comme on peut envoyer des cartes postales sans enveloppe, certains courriels ne nécessitent pas un haut niveau de confidentialité. Par exemple, si j’écris pour annoncer que j’apporterai un cake aux olives pour le 25e anniversaire de Root66, le chiffrement n’est pas forcément indispensable. La question de la confidentialité dépend donc de l’importance du contenu.
Par contre, si je communique avec des administrations, des banques, des assurances, des services médicaux, des avocats… Là, la confidentialité devient cruciale. Pourtant, cette option n’est que très rarement proposée, voire pas du tout, même pour ceux qui seraient en mesure de l’utiliser.

Ne leur jetons pas la pierre ! Cela est lié à la complicité actuelle à gérer des trousseaux de clés.

On le voit, ce n’est pas simple de communiquer en courriels chiffrés.

Il existe des messageries instantanées où le chiffrement de bout en bout est très simplifié comme Signal, Matrix via Element, pour ne citer qu’eux. Attention, Telegram ne chiffre pas de bout en bout par défaut, contrairement à ce que laisse entendre les médias.

Dans un monde idéal

Dans un monde idéal il faudrait combiner des améliorations techniques, des évolutions dans les usages et une interface conviviale.

Dans l’idéal et pour faire simple :

  • Standardisation mondiale des systèmes de messagerie intégrant nativement des protocoles de chiffrement comme OpenPGP/GnuPG ou S/MIME, sans configuration supplémentaire.
  • Interopérabilité totale quel que soit le client ou le fournisseur, les clés publiques et privées doivent pouvoir être échangées et utilisées facilement, sans problèmes de compatibilité.
  • Création simplifiée : Les clés de chiffrement seraient générées automatiquement lors de la création d’une adresse e-mail, sans intervention de l’utilisateur.
  • Distribution transparente des clés publiques avec publication dans un annuaire, ou échangées automatiquement lorsque deux personnes communiquent pour la première fois.
  • Renouvellement et révocation des clés expirées ou compromises seraient automatiquement renouvelées ou révoquées sans effort de l’utilisateur.
  • Partage d’accès temporaire : Si un utilisateur perd son accès à ses clés privées, un mécanisme sécurisé de récupération ou d’accès temporaire serait intégré.
  • Les outils et protocoles utilisés pour le chiffrement doivent être open source, audités régulièrement et vérifiés.

Voilà donc déjà quelques points, tant qu’ils ne sont pas mis en place, rendent encore le chiffrement des courriels complexe pour la plupart des utilisateurs.

Pour conclure

J’ai une paire de clés que je renouvelle de temps en temps, cela me permet en cas de besoin de pouvoir échanger par courriels chiffrés. Le fait de signer mes messages écrits en clair permet aux destinataires équipés des outils nécessaires de vérifier l’authenticité de l’expéditeur – en l’occurrence, moi.

Ne vous est-il jamais arrivé de recevoir un courriel d’une connaissance prétendant s’être fait voler son argent au Burkina Faso (ou ailleurs), vous demandant de l’aider par un envoie d’argent pour rentrer (alors même que cette personne n’a jamais quitté la France) ? Ce type d’arnaque, parmi bien d’autres, est malheureusement courant.

La signature numérique et sa vérification permettent de prévenir ce genre d’escroquerie, sauf si l’escroc a également réussi à voler la clé privée de votre connaissance et à découvrir sa phrase secrète. Un tel scénario, bien qu’éventuellement possible, reste toutefois très improbable.

Vous pouvez vous lâcher sur les commentaires.

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Sima fais-tu du bushcraft

865 mots, temps de lecture 5 minutes.

Fais-tu du bushcraft ? Viens sima78 on va faire du bushcraft, de la survie. Sima78, tu manges des plantes et des racines ?…

Ce billet découle d’un mail auquel j’ai répondu, mais il présente également des similitudes avec des discussions que j’ai eues à deux reprises avec Thomas (nous l’appellerons ainsi). Thomas exprime le désir de faire des sorties sur plusieurs jours en ma compagnie. De plus, ces échanges peuvent être mis en relation avec certaines questions qui me sont posées de manière naïve par des personnes qui apprennent que je pratique la randonnée.

Mail et questions

Le mail est explicite et je peux le résumer en une phrase : Sima, fais-tu du bushcraft et si oui, comptes-tu publier des articles sur le sujet ?

Thomas et moi avons un passé commun, lui ayant servi dans un corps d’élite avec de nombreux stages de survie, et j’ai été également formé à la survie. Il propose l’idée de sorties en bushcraft extrême sur plusieurs jours ensemble.

Les interrogations fréquentes de personnes découvrant ma passion pour la randonnée incluent : Tu fais des feux avec ce que tu trouves ? Tu fabriques des pièges, tu te nourris avec ce que tu trouves ? Etc.

Et c’est quoi le Bushcraft?

Avant d’aller plus loin, il faut définir ce qu’est le bushcraft (définition wikipédia) :  Le bushcraft, plus rarement woodcraft, ou art des bois, est une activité de loisir qui consiste à mettre en pratique des compétences et connaissances plus ou moins anciennes, permettant une vie prospère dans la nature, en la perturbant de façon minimale. […].

J’ai un problème avec ça!

J’ai un réel problème avec la définition du bushcraft !
C’est souvent le cas avec les termes anglo-saxons, il y a, à boire et à manger.

  • Est-ce que dormir dans un hamac ou sous tard et faire un feu de bois est du bushcraft ?
  • Est-ce que se nourrir partiellement de cueillette est du bushcraft ?
  • Est-ce qu’être en totale immersion dans la nature pendant plusieurs jours est du bushcraft ?

Pour cette dernière il y a une expression française, c’est être en mode survie et c’est incompatible avec l’itinérance.

Du coup, je ne sais pas vraiment ce que veut dire bushcraft, juste une idée approximative par ce que je vois sur le web.

  • Je sais faire un feu par friction, mais en France, c’est à dire pas forcément dans un autre lieu géographique, je ne saurais peut-être pas (certainement) trouver les bons matériaux.
  • Je sais faire un feu avec du bois humide (il faut un minimum de matière sèche pour démarrer) et qui ne fait pas de fumée, ou presque pas, si si, c’est possible il faut monter un feu inversé, je n’ai rien inventé il s’agit de techniques amérindiennes.

La dernière fois que j’ai fait tout ça remonte à longtemps et c’était dans un contexte ludique avec mes gosses.
J’ai une formation botanique (je ne suis pas botaniste) et je connais un peu les plantes…

Alors bushcraft ou pas ?

  • J’évite de faire des feux et si je dois en faire un, j’utilise un briquet, ou des allumettes pour l’allumer.
  • J’ai une pierre à feu que je ne prends jamais.
  • Je chauffe ou cuisine sur mon réchaud.
  • Je ne construis pas de piège, je ne chasse pas et ne pêche pas non-plus.
  • Je n’emporte pas de machette, ni de hache, ni mon poignard US Camillus…
  • Je ne me nourris pas non-plus de cueillettes et de racines.
  • Si je trouve le hamac confortable pour lire ou pour une sieste, j’y dors très mal, alors non, je n’ai pas de hamac.
Poignard militaire américain de marque Camillus posé sur fond de marbre blanc, lame à fuller central patinée et noircie, garde en croix, poignée en rondelles de cuir empilées, présenté avec son fourreau en cuir noir à système de rétention à bouton-pression, montrant des signes d'usure et de patine d'époque.
Poignard de combat US Camillus avec son fourreau d’origine en cuir noir – Devenu pièce de collection

Ma vision de la randonnée

Nous avons chacun la nôtre !

La randonnée, pour moi, représente le plaisir de marcher, de découvrir et de profiter des paysages qui se dévoilent, tout en faisant des rencontres et en savourant les moments de solitude aussi. Dans cette démarche, j’inspire à adopter une approche minimaliste, cherchant constamment un compromis entre le poids à porter et le plaisir/confort de chaque instant.

De temps à autre, quand l’occasion se présente, je m’accorde de simples plaisirs, comme déguster un thé aux jeunes feuilles d’abies lors d’une soirée ou savourer une poignée de fruits sauvages tels que les sureaux, les mûres, les myrtilles et autres, sans pour autant y consacrer des heures.
En résumé, ma démarche de randonneur est celle d’un amoureux de la nature, sans aucune prise de tête.
Prendre du plaisir et savourer l’instant présent !

À savoir :
Parmi les organisateurs de stages de bushcraft, certains démontrent une approche sérieuse (rare), tandis que d’autres se révèlent être de simples amateurs (la majorité) proposant des idées fantaisistes et parfois aberrantes. Il est crucial de reconnaître que ce qui peut fonctionner dans un lieu particulier n’est pas nécessairement transposable dans un autre lieu et/ou contexte. L’adaptation nécessite une compréhension approfondie qui va bien au-delà de la simple pratique du bushcraft, une discipline actuellement très en vogue

Pour résumer, non, je ne fais pas de bushcratf ou de la survie, mais simplement de la randonnée.

Cet article vous a plu, ou déplu… Lâchez-vous ! Vous avez des expériences à partager, vous faites vous-même du bushcraft… N’hésitez pas à en faire part. Des questions ? Posez-les !

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Je me lance dans l’art postal

Humeur – Je me lance dans l’art postal

L’art postal, également connu sous le nom de « mail art » est une forme d’art populaire qui implique l’envoi de petites œuvres d’art via le service postal traditionnel. Il a émergé dans les années 60 / 70.

Si j’ai toujours écrit des lettres manuscrites à mes proches pour les anniversaires, fêtes, ou autres prétextes (à la plume 1.5 ou 1.1 en fonction de la longueur du texte)… dernièrement je me suis passionné par cette forme de correspondance bien plus personnalisée.

– Houa Sima, t’es un artiste !
– Heu non, on va relativiser…

Art postal, la première fois.

Car oui, comme pour tout, il y a toujours une première fois.
Cela remonte à une quinzaine d’années.
Un ami qui fabrique des sandales en cuir me demande de lui envoyer mon empreinte de pieds sur un carton avec un centimètre de marge… Je m’exécute et lui envoie directement le carton de mon empreinte de pied, sur lequel j’avais dessiné mes empreintes d’orteils (pour rire) et au recto tout un texte sous forme « poétique » en cercle et boucle… J’y avais mis son adresse, un timbre… Bref, je lui ai envoyé ça sous forme de blague me disant que ça le ferait marrer sans être certain, vu le format, qu’il le recevrait.
Il l’a reçu, ça l’a bien fait marrer. Il m’a téléphoné et m’a dit que cela s’appelait de l’art postal…
– Ha bon, ok.

J’ai continué à communiquer par lettres manuscrites traditionnelles avec mes proches, le temps a passé.

Ce qui a provoqué mon intérêt.

Alors que je n’avais plus entendu parler d’art postal depuis des années, je vois passer lors d’échanges dans mes contacts Mastodon deux personnes qui partagent leur passion pour l’art postal, photos à l’appui. J’en discute avec eux, je reçois deux courriers art postal qui m’ont fait très plaisir, je demande des conseils… Bref des échanges très sympathiques ! Et ça m’a donné envie de m’y essayer.

Et c’est parti !

J’ai commencé très simplement, un graphique devant, derrière une vielle carte de Bretagne trouvé sur internet, à l’intérieur des photos personnelles que j’ai retouchées, vieillies… Pour le pliage je me suis inspiré de l’un des courriers reçus. Je devais bien commencer par quelque chose.

Ensuite, je me suis remis au dessin, et là, c’est comme beaucoup de choses, on perd beaucoup lorsque l’on ne pratique plus. J’ai créé plusieurs cartes, certaines ont été envoyées, d’autres sont attentes, beaucoup sont parties à la poubelle. Cela dit, plus j’en fais, plus j’y prends plaisir et plus j’ai de nouvelles idées. Dernièrement j’ai fait une carte postale entièrement en numérique (sur papier photo) que j’aime bien car il représente le dos de mon pc portable et ça n’a pas été plus rapide que les autres cartes que je dessine. J’ai d’autres projets de découpages, collages, etc.

Pour conclure.

Mes cartes « Art Postal », je les appelle « Cartes Personnalisées » car je ne me sens pas une âme d’artiste, tout comme lorsqu’elles étaient simplement manuscrites, je ne me suis jamais senti l’âme d’un écrivain. Lorsque j’envoie une carte personnalisée, je n’attends rien en retour. J’ai déjà été récompensé en bonheur en la créant, l’écrivant et en l’envoyant, le plaisir est comblé lorsque je sais qu’elle est bien arrivée à destination. Je pense que recevoir une carte ou une lettre manuscrite au milieu des factures et des publicités fera bien plus plaisir qu’un simple texto, même s’il m’arrive de doubler mon envoi par un sms, par exemple, pour souhaiter un bon anniversaire.

Je trouve que c’est aussi une sorte de pied de nez à ce monde hyperconnecté.

Carte postale artistique recouverte de stickers militants sur fond de code binaire vert : logos XMPP, La Quadrature du Net, Apache, avertissements anti-publicité, "Do Not Feed The Google", "Don't The Internet", ROOT 66, RMLL 2017, et diverses références à la culture hacker et aux libertés numériques.
Collage de stickers militants pour les libertés numériques, culture hacker et logiciels libres – RMLL Saint-Étienne 2017
Verso d'une carte postale artistique sur fond "Matrix" (pluie de caractères verts sur fond noir), avec une adresse à Paris partiellement floutée, un timbre La Poste "Lettre verte 20g" illustré d'un hibou, un cachet "Courrier Suivi", et à gauche un message personnel affiché comme la sortie d'une commande de terminal Linux.
Le message personnel mis en scène comme une sortie de terminal – pluie de code façon Matrix, Paris

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Je ne suis pas accessible H24

Humeur – Je ne suis pas accessible H24

Je le vois bien autour de moi beaucoup sont complètement addict au numérique, quand je fais la remarque la réponse est souvent la même : Non non, je ne suis pas accro, j’aime être informé (ou autres prétextes)… Mais les notifications de toutes leurs applications sont actives, leur messagerie au taf est ouverte du matin au soir.

Bref, que ce soit au travail ou dans la vie privée ils sont toujours très réactifs aux notifications et n’hésitent pas à notifier les autres de ce qu’ils font à l’instant plutôt que d’être là avec les présents… Mais réfutent d’être accro : J’arrête demain si je veux !

Le fléau des notifications.

Le système de notifications, bien que conçu à l’origine pour faciliter la communication et l’accès à l’information, lorsqu’elle est mal gérée, ou pas gérée du tout, vous amène à l’addiction.
Car en réalité ont touche à l’affect de l’individu, une recherche de validation sociale (les notifications, surtout celles provenant des médias sociaux, peuvent offrir une validation sociale, comme lorsqu’on reçoit un « j’aime » sur une publication. Cette quête de validation peut renforcer le désir de vérifier constamment les notifications.

La peur de rater quelque chose, le syndrome FOMO (fear of missing out), posez-vous la question objectivement : Risquez-vous réellement de rater quelque chose de vital ?
Il est essentiel de se rappeler que les notifications sont un outil et, comme tout outil, elles peuvent être utilisées de manière bénéfique ou nuisible.

S’émanciper des notifications.

C’est faire le choix de ne plus être interpelé par une application via sa notification et de décider à quel moment vous souhaitez consacrer de votre temps de liberté pour aller sur telle ou telle application.
Reconnaître cet impact sur notre quotidien et prendre des mesures pour le gérer peut conduire à une interaction plus saine avec la technologie. Savoir aussi reconsidérer nos habitudes.
Il ne s’agit pas de couper toute notification, mais de les gérer au plus serré pour vous laisser plus d’espace de liberté et de choix.

Mon rapport aux notifications

C’est à titre d’exemple, nous avons tous des aspirations et activités différentes.
Dites-vous qu’il n’y pas de réelle urgence, l’urgence est souvent pour celui qui cherche à vous joindre et en cas de réelle urgence il saura vous joindre.

Les boîtes de courriels.
J’en ai plusieurs, chacune dédiée à une activité, sans compter les boîtes poubelles.
J’ai fait le choix de ne pas en configurer sur mon smartphone, je consulte donc mes mails exclusivement depuis mon PC, une à deux fois par jour et une fois les courriels listés, je ferme ma messagerie… Je ne la laisse pas ouverte. Il m’est arrivé de devoir aller sur l’une de mes messageries depuis mon smartphone, dans ce cas j’y vais depuis l’interface web du navigateur, mais c’est tellement exceptionnel, deux à trois fois dans l’année, je peux donc m’en passer sur mon smartphone.

Flux RSS.
Que depuis mon pc, je n’ai pas de notification, j’y vais quand j’en ai le temps et l’envie, tous les deux ou trois jours.

Mon smartphone.
Il est en mode avion la nuit et en mode vibreur presque tout le temps. Cela dit, Lorsque mes enfants étaient ados et sortaient tard, je ne mettais jamais mon smartphone en mode avion ni en vibreur.
Si j’ai limité les notifications, il m’en reste tout de même :
La sonnerie du smartphone, quelle soit en mode sonore ou vibreur.
Les notifications SMS, Signal, Telegram, Element
À savoir que tous les groupes de mes messageries instantanées sont en silencieux.
Réseau social, je ne suis que sur un seul, Mastodon, la notification n’est pas activée.
Toutes les autres notifications sont désactivées, même celle des mises à jours.
Toutes les applications que je n’utilise pas et qui sont désactivables, sont désactivées.

Ma réactivité.

Si j’attends un appel ou un message, je vais rester attentif pour y répondre. Si je n’attends rien de particulier, ou que je suis dans une activité (marche, musée, loisir, resto, boire une café avec des potes…) je délaisse mon téléphone, j’essaie d’être pleinement dans ce que je fais et avec qui je suis.
Il m’arrive donc souvent d’avoir des appels manqués, je rappelle ou réponds aux messages dès que j’en ai le temps.
Il faut dire que si je n’attends rien de particulier, j’ai rarement mon smartphone à portée de main.

Mastodon, Je peux y passer du temps quand je suis quelque part où je n’ai rien de particulier à faire et que je n’ai pas pris ma liseuse, comme je peux « y passer » vite fait, voire ne pas ouvrir l’application pendant plusieurs jours.

Pour conclure.

La volonté de ne pas vouloir être accessible H24 est un défi à l’ère numérique. Avec une prise de conscience et des stratégies adaptées, il est possible de naviguer dans ce paysage numérique de manière saine, équilibrée et recouvrer des plages de libertés.
Il appartient à chaque individu de réguler et de personnaliser ses notifications pour qu’elles servent de manière optimale ses besoins et son bien-être.

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Le fléau du marcheur francilien

Humeur – Le fléau du marcheur francilien

Je vais vous parler d’un fléau, une plaie, du marcheur francilien et peut-être, certainement, d’autres grosses agglomérations.
Non non, il ne s’agit pas de voiture… Mais des deux roues.

Moi qui aime faire du vélo serais-je en phase de devenir anti-cycliste, anti-deux-roues ?
Franchement, parfois il y a de quoi ! C’est donc mon coup de gueule qui risque de ne pas plaire à grand nombre de personnes.

Pourquoi ce billet ?

En dehors de mes randonnées je marche trois fois par semaine, parfois en forêt, ou lieux champêtres et aussi de temps en temps pour me frotter à la brûlure du bitume en agglomération, et ce fléau des deux-roues est récurent.
Ce matin (pas la date de cette publication, c’est antérieur) alors que je suis dans une descente j’entends un bruit dans mon dos, je me retourne et esquive de justesse un cycliste couché sur son vélo à fond, il ne s’est pas signalé, c’est le roi, le dieu des chemins de forêts. Une fois parmi tant d’autres, alors je pousse un coup de gueule !

En forêt et lieux champêtres.

Le nombre de cyclistes qui se signalent, en un an, se compte sur les doigts de deux mains. Il m’est arrivé d’être même touché, donc bousculé, sur des chemins étroits sans que le cycliste s’inquiète s’il m’a fait mal, ni s’excuse, ni ralentisse, comme si je n’existais pas, je ne suis qu’une broussaille qu’on peut bousculer pour lui. La très grande majorité des cyclistes ne se signalent jamais lorsqu’ils arrivent dans mon dos et ne ralentissent jamais, non plus lorsque je les croise puisqu’ils présument que je les ai vus. Lorsque je marche il me manque deux yeux derrière.

Pourtant ce n’est pas compliqué, une fois, sur un sentier pourtant large, j’entends dans mon dos : « Attention, cycliste sur votre droite ! » (il n’avait peut-être pas de sonnette et c’est d’ailleurs plus efficace) Je me suis mis sur la gauche, il a légèrement ralenti en me dépassant et m’a salué. Cela m’est arrivé qu’une seule fois et j’ai trouvé cela très efficace et conviviale.

En agglomération.

Alors là, vient s’ajouter les trottinettes, dans le même lot des irrespectueux. Car là, tous les deux-roues sont sur les routes, les trottoirs, et à défaut d’être les rois et dieux des forêts et des champs, ils sont ceux des villes, d’ailleurs on y constate le même comportement… Pire, alors qu’une voiture s’arrête sur ma gauche pour me laisser passer sur un passage piéton, je vérifie à droite si les véhicules s’arrêtent aussi et c’est le cas je commence à traverser lorsque soudain un vélo double la voiture qui s’est arrêté sur ma gauche et manque de me percuter… C’est récurent le dis-je et c’est normal puisqu’ils ne s’arrêtent pas aux stops ni au feux-rouges, pourquoi s’arrêteraient-ils aux passages piétons ? Je n’ai jamais vu, JAMAIS, un deux-roues s’arrêter pour me laisser passer sur un passage piéton !

Le summum ! En agglomération il peut y avoir des pistes cyclables tracées sur les trottoirs, si par inadvertance vous avez le malheur de mettre un pied dessus au moment où un cycliste est dessus vous aurez droit aux injures et toutes sortes de noms d’oiseaux.

Est-ce partout pareil ?

Non, lorsque je randonne (hors IdF), sur des sentiers mixtes de randonnée, il m’arrive de croiser, ou me faire dépasser par des randonneurs à vélo et l’échange est plutôt respectueux, complice. Nous partageons la même passion chacun à sa manière. Peut-être devriez-vous faire du deux-roues au quotidien comme si vous randonniez ?

Ha, le top du top !

Les VTTistes en forêt, non seulement ils ne sont pas plus respectueux mais au prétexte de faire du sport, de s’oxygéner en forêt sur le vélo et trouvant les sentiers officiels trop fades à leur goût vont créer une multitude de sentiers parallèles, niquant, bousillant, détruisant nos forêts car plus rien ne pousse derrière ! Mais bon, c’est fun, ils font du vélo dans les bois…

Conclusion.

Moi-même je fais du vélo et suis allé au taf quand le temps le permettait et j’ai tendance à être « bourin », je ne sais pas pédaler doucement, mais je n’ai jamais oublié que je suis marcheur et donc je suis respectueux des piétons, je me signale lorsque j’arrive par-derrière et ralenti et aussi lorsque je croise un piéton ou marcheur… Je suis un vrai rebelle cycliste puisque je m’arrête aux passages piétons pour laisser passer les passant et m’arrête aux stop et feus rouges.

Lorsque je vois sur les réseaux sociaux les deux-roues râler après les automobilistes, j’ai envie de leur dire : « Écoute garçon, soit, il y a (à la louche) 20 % des automobilistes qui conduisent comme des cons mal, mais vous, deux-roues, (à la louche) vous n’êtes pas 15 %[1] à rouler respectueusement. »

Pourtant il ne faut pas grand-chose pour que tout le monde s’entende, il vous suffit de vous rappeler qu’avant d’apprendre à monter sur un deux-roues vous avez appris à marcher.

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Note(s)

  1. ^ 15% c’est pour être un peu démago, car il n’y en a pas un sur trente qui se signale lorsqu’ils arrivent dans mon dos.

Avons-nous l’actualité que nous méritons

Humeur – Avons-nous l’actualité que nous méritons ?

J’ai rajouté un PS en fin billet le 01/04/2023.

Une actualité qui nous revient à coup de « tweets », « retweets », de « likes » etc sur les réseaux sociaux sans aucune source ni vérification. Celle télévisée qui tente de nous maintenir à l’affût d’une action qui va subvenir et qui ne vient pas, ou nous diffusant une actualité très policée pour ne pas dire régie. Les débats d’actualité ou politiques où l’on y retrouve une pléiade d’auto-proclamés experts dont personne ne connaît et/ou de pseudo-scientifiques qui n’ont pas une publication à leur actif.

Dans ce monde du tout, tout de suite et gratuit, nous sommes submergés d’actualités !

Sima, mais quelle valeur a cette surabondance d’actualité ?
J’ai envie dire que sa valeur est proportionnellement inverse à sa dépendance financière « artificielle ».

Dépendance financière « artificielle ».
C’est-à-dire lorsque le financement n’est pas lié à ses lecteurs ou auditeurs mais dépend du financement par la publicité et autres annonciateurs, groupes financiers, gouvernement, actionnaires…

Le choix d’un média indépendant.
Je fais volontairement abstraction des réseaux sociaux qui ne font pas d’actualité, juste des effets d’annonces.
Il existe des médias indépendants sous divers supports (presse écrite papier et web, audio, vidéos), je n’en connais pas de téléviser mais bon…

L’importance d’un média indépendant.
S’il est uniquement financé par des abonnements, achat du support ou des dons de lecteurs et/ou auditeurs, cela lui permet de maintenir son autonomie éditoriale. Les journalistes d’un journal indépendant peuvent ainsi publier des articles sans être soumis à des pressions extérieures, et leur mission principale est d’informer leurs lecteurs et/ou auditeurs de manière la plus objective possible.

Un média indépendant est-il objectif ?
La question de l’objectivité des médias est complexe, car elle dépend de plusieurs facteurs, tels que la ligne éditoriale du média, la formation et les convictions des journalistes. Le média reflète les convictions et les orientations politiques de la rédaction. Si l’objectif premier d’un média est d’être neutre, il est important de considérer que la neutralité absolue n’existe pas.

Possibilité de vérification.
L’objectivité n’étant pas absolue il est important qu’une publication puisse être vérifiable par des liens proposés ou par vos propres recherches.
Les sources sont essentielles pour tout article d’actualité, car elles établissent la crédibilité de l’article, garantissent que les informations présentées sont précises et vérifiables, fournissent des informations supplémentaires pour approfondir le sujet abordé. Avoir des sources est cruciale pour s’assurer la qualité et la fiabilité des informations présentées dans une publication.

Avoir une actualité que nous méritons !
C’est contribuer financièrement aux médias indépendants qui nous conviennent, quels que soient leurs formats, puis constamment vérifier la véracité de ce qui nous est proposé par les sources mais aussi la controverse… Avoir les tenants et aboutissants pour s’approprier l’actualité.
Avoir l’actualité que nous méritons est une sorte d’investigation… Un investissement nécessaire à l’appropriation.
Mais vous pouvez faire le choix du tout, tout de suite, gratuit, vous aurez aussi l’actualité que vous méritez, mais bon…

PS : Mes réflexions sur le gratuit s’adressent principalement aux médias dits professionnels. Il existe des médias gratuits militants, associatifs, individuels sur différents supports (web écrits et papiers, vidéos, audios…) de qualité.
Ces blogs, sites, journaux qui nous apportent une actualité différente ou un récapitulatif d’actualités, leurs richesses est qu’ils nous font découvrir un événement que nous ne connaissions pas ou nous attirer l’attention sur un événement, des faits auxquels nous étions peut-être indifférents ou moins sensibles.

Ce qui compte ce sont les liens ou la possibilité de vérifier pas soi-même. S’approprier l’actualité!

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Sollicité de toutes parts

Humeur – sollicité de toutes parts

J’ai bien des brouillons en cours mais aucune inspiration ne se manifeste pour les aboutir.

Un sentiment de vide et de trop plein en même temps, rien à dire ou peut-être trop.

J’ai une liste de choses à faire qui s’accroît alors que j’ai fait des efforts sur mon penchant à procrastiner, c’est davantage lié au fait d’être sollicité de toutes parts sans prendre de temps pour moi-même.

Bah alors Sima, c’est vrai que le rythme d’un billet par semaine n’y est pas. Tu nous fais un coup de calcaire ?
Non, même pas !

Si je suis moins présent sur les réseaux sociaux, si je délaisse certains travaux, certaines passions et activités je ne reste pas pour autant à ne rien faire.
Depuis début 2023, en dehors de la période de mon escapade du 7 eu 21 février aux prétextes généalogiques, nous (car Mme Sima participe aussi) cherchons à régler des complexités administratives associées au départ de notre fils pour un stage à l’étranger dans le cadre de ses études. Rien ne se déroule comme prévu, tout prend un retard alarmant, tout se fait dans l’urgence. Mais il faut le faire !

A cela vient s’ajouter une actualité des plus désagréables, la réforme des retraites que le gouvernement souhaite nous imposer (qui avait commencé avant 2023). Pour tenter d’inhiber toute expression contradictoire le gouvernement sort le 100ème 49.3. Face à un exécutif plein d’arrogance, de mépris et qui fait fi des grèves, manifestations… Que reste-t-il pour se faire entendre ? Maintenir les revendications en continuant les luttes par des grèves, manifestations, occupations des espaces publics, etc.

Militer ne se fait jamais de gaîté de cœur, cela nous accapare, moralement et physiquement. Défendre nos acquits qui sont déjà mi à mal depuis des décennies, refréner les sempiternels sacrifices que l’on nous impose alors que d’autres s’enrichissent toujours plus.

Non, personne ne milite, ne fait grève, ne manifeste par gaîté de cœur ! C’est de la légitime défense.

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Banque Compte bloqué

Aventure de Sima78 – Banque Compte bloqué pour raison de sécurité.

Je reçois de ma banque le SMS suivant :
Pour des raisons de sécurité nous avons bloqué votre accès sur (Nom de la banque), contactez votre conseiller (Nom de la banque) pour vérifier vos opérations.

Ha ?!…

Je me mets sur mon pc, essaie de me connecter et en effet, c’est confirmé par le message suivant :
Pour des raisons de sécurité, votre accès a été bloqué.
Contactez votre conseiller.

Sima ! Mais qu’est-ce que t’as encore fait pour en arriver là ?
Bah, rien d’extravagant…

Vendredi soir.

Je reçois le RIB pour pouvoir enfin réserver pour nos vacances d’été, je connais le propriétaire pour  avoir déjà loué chez-lui, c’est une location très bien placée et tarif défiant toute concurrence. Je ne souhaite pas que cela me passe sous le nez, donc… Je vais sur l’application web bancaire depuis mon PC.

  • J’ajoute un destinataire → là, il me demande de confirmer mon mot de passe.
  • J’effectue le virement → Nouvelle confirmation du mot de passe et double authentification exige, je reçois un SMS et doit retaper le code qui vient de m’être envoyé.

Une fois le virement effectué je reçois un autre SMS me signalant que j’ai effectué un virement depuis mon application web et depuis mon PC. Jusque-là tout c’est bien passé.

Samedi.

En milieu d’après-midi je reçois un SMS avec le message suivant : pour des raisons de sécurité nous avons bloqué votre accès sur (Nom de la banque), contactez votre conseiller (Nom de la banque) pour vérifier vos opérations. Nous sommes un samedi soir, je vais donc à la banque le mardi matin.

Mardi.

J’explique mon souci à la personne au guichet et je constate que si elle est très professionnelle pour son job, pour ce qui est l’informatique, ce n’est pas son truc et c’est bien normal. Elle me dit que j’ai ajouté un bénéficiaire à ma liste pour faire un virement à l’étranger. Je confirme et j’ai effectué un virement, c’est un acompte pour ma location de vacances pour cet été. Elle : ça vient sûrement de là. Et me tend une liste de choses à faire avant d’appeler mon conseiller, je prends sans chercher à argumenter car je vois bien qu’elle est étanche à l’informatique.

La liste et mes interrogations :

  • Faire analyser mon PC → Par qui, pourquoi ?
  • Mettre à jour mon PC et l’anti-virus → Il est à jour, j’ai pas d’anti-virus, je suis sous Linux.
  • Faire faire un rapport → Je devrais donc passer par une entreprise ???
  • Installer IBM-Trusteer → C’est quoi cette application ?

Je sens que ça ne va pas être simple !

L’après-midi même j’arrive à joindre le conseiller. Il ne comprend pas grand-chose à mes explications informatiques. Bref, j’arrive à le convaincre de me débloquer.
Il me dit que je vais recevoir un code par mail que je n’aurai qu’à le taper et tout rentrera dans l’ordre.
Je surveille mes mails, mais rien…
Les jours passent sans que j’arrive à joindre le conseiller (en rendez-vous, en formation, en télétravail) et ne me rappelle pas.

Vendredi.

Une semaine que je suis bloqué. Je regarde mon courrier postal et là je reçois un courrier de la banque, je l’ouvre et le fameux code (bah finalement c’était pas par mail). Enfin sauvé ! C’est ce que je crois à cet instant.
Je tape le code, rien ne fonctionne.
J’essaie de joindre le conseiller, je tombe toujours sur la personne du guichet qui me dit lui transmettre le message.

Mardi.

Le matin coup de colère, je tombe comme toujours sur la personne du guichet qui montent aussi sur ses grands chevaux, me dit qu’elle transmet mes doléances…
Je vois bien qu’elle n’y est pour rien, alors je lui dis :
Désolé de m’emporter contre vous, mais vous êtes ma seule interlocutrice. Je ne doute pas de la qualité de votre travaille, alors dites-lui qu’il n’est pas normal que vous devez faire fasse aux rageux parce que lui ne fait pas son taf et qu’il ne m’a jamais rappelé !
J’ai perçu un sourire dans sa voix et le ton s’est radouci. Je l’entends pianoté et me dit : je vois qu’à 15 h il n’a pas de rendez-vous, je lui demande qu’il puisse vous recevoir et il vous rappellera.
Moi : Non ! Mettez-moi un rendez-vous à 15h !
Elle : Ce n’est pas moi, c’est lui qui se fixe ses rendez-vous !
Moi : Alors dites-lui, que comme il est libre, c’est moi qui lui fixe un rendez-vous à 15 h et à 15 h je serai là !
Elle : (j’entends un léger rire)  je lui transmets le message comme quoi vous venez à 15 h.

Bref, 1 h plus tard je reçois un SMS me confirmant le rendez-vous pour 15 h.

Je suis enfin reçu par le conseiller que je vois pour la première fois. Bon, il est plutôt sympa… Me pose des questions sur mon PC, je lui explique, il ne comprend rien, n’a jamais entendu parler de Linux, je l’ai complètement perdu.

Il pianote sur son pc et me dit qu’on peut régler ça tout de suite, en live. OK, super, on fait comment ?

Lui : lancez l’application de la banque sur votre téléphone.
Moi : Je n’ai pas l’application.
Lui : téléchargez-la car sans je ne sais pas faire.

Bon, si je ne le fais pas je sens que je ne vais pas sortir le cul des ronces. J’installe GooglePlayStore, là j’ai envie de chialer. Je cherche dans mon KeePass le nom de mon adresse mail gmail que je n’ai pas utilisé depuis longtemps. J’installe l’application. La première fois ça échoue car elle veut accéder à tout et je refuse, la deuxième j’accepte et elle s’installe (vraiment envie de chialer).

Bon l’application me demande un code qu’il me donne, puis me demande un mot de passe (il me précise qu’il doit être différent de mon ancien mot de passe), je rentre un nouveau mot de passe. Tout rentre dans l’ordre.

Je teste chez-moi depuis mon PC ça fonctionne.

Conclusion.
Je pense que le blocage de mon accès à mes comptes n’était pas purement lié à la sécurité, je soupçonne plutôt une action commerciale (cachée ? Forcée?).

Je suis bloqué, alors que le virement est effectué, donc si j’avais été piraté, le mal était déjà fait. Et pour rappel, aussitôt le virement fait, j’ai reçu un SMS me signifiant le virement.

La banque a un contrat avec IBM d’où l’application IBM-Trusteer qu’elle demande de l’installer et le but est donc que tous les clients aient cette application. Si je n’étais pas un parano sous Linux, je l’aurais certainement installé sans me poser de question. Mais que fait cette application en fond de tâche ? On en sait rien elle n’est pas libre.

Il y a aussi l’application smartphone que j’ai dû installer et qui accède à toutes les données de votre smartphone alors que je n’en ai jamais ressenti le besoin ou le manque, il y a la double authentification par SMS que j’estime suffisant. Je pense que la banque ainsi que les concepteurs de l’application ont un intérêt à ce que tous les clients aient cette application sur leur smartphone.

Bon, très rapidement j’ai désinstallé l’application ainsi que GooglePlayStore où là j’ai dû passer via ADB, pour le virer.

Fin de l’aventure.

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Enfer du tout smartphone

Humeur – Enfer du tout smartphone

Le smartphone, bien utile, remplace par une application chaque appareil, par exemple : vous aviez un GPS, maintenant vous utilisez une app smartphone, vous aviez un organiseur (agenda, contacts, tâches, etc.) papier, vous avez des applications pour cela et la liste est longue.

On parle aujourd’hui d’ordiphone car par ses fonctionnalités c’est devenu un véritable ordinateur.

Bah alors Sima, c’est génial le smartphone, pourquoi tu parles d’enfer ?
Parce que parfois la simplification nous enferme dans un enfer appauvrissant !

L’enclavement par l’ordiphone

Tout s’oriente pour nous y enfermer, le tout dématérialisé (vaccinations, billets de transport, banque, etc.). Lorsque vous allez dans un restaurant aujourd’hui (surtout en Espagne), il n’y a plus de carte mais un QrCode, si vous ne souhaitez pas le scanner, vous devrez réclamer la carte voire vous lever pour lire celle affichée à un endroit au mur (j’ai vécu ça en Espagne). L’achat en ligne est très compliqué si vous n’avez pas de smartphone (code de confirmation, etc.). Alors que l’on nous a obligé à avoir une banque (on ne peut pas être payé en espèces, et l’on ne peut payer en espèce que jusqu’à une certaine somme restreinte) l’on risque de se retrouver dans une situation où, in fine, on ne pourra plus vivre sans smartphone, une obligatoire par défaut !

Le tout smartphone et ses coactions mettent à mal la protection de nos données personnelles déjà bien malmenées.

La dématérialisation et le credo écologique ! On devra remplacer de plus en plus souvent notre smartphone et toutes les propagandes et les développements des applications vont dans ce sens… Finalement pas certain que ce soit plus écologique que le format papier dans certains domaines.

L’échange avec les proches

Soit, j’échange beaucoup avec mes proches via SMS (Silence), Signal et Telegram et c’est vrai que c’est très pratique mais combien de personnes n’écrivent plus une lettre manuscrite ? Pourtant quel plaisir de recevoir un courrier dans sa boite aux lettres qui ne soit pas une facture ou de la publicité !

On ressent le même plaisir à écrire une lettre (choisir son papier, ses mots, l’enveloppe, le timbre). J’avais écrit un billet dans ce sens « Lettre manuscrite à l’époque du sms et du snapchat« .

Smartphone, gros propagateur d’infox

Les infox appelées aussi « fake news » sont des informations fausses, fallacieuses. On incombe souvent les infox principalement aux réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Whatsapp et consort) et ce n’est pas faux mais le tout smartphone en corrobore la diffusion ! Le savez-vous? Sur tout le pourtour méditerranéen (Espagne, Maghreb, Italie, Grèce, etc.) les gens n’ont pas ou très rarement de PC, c’est déjà le tout smartphone.

Alors je pose la question : Qui lit dans ses conditions un article long de plusieurs pages ? Personne !

Moi sima je lis tout sur mon smartphone !
Oui, je sais, il y a toujours l’exception à la règle !

Perso, moi non, je ne lis pas des articles de plusieurs kilomètres sur mon smartphone et je pense que c’est le fait de la grande majorité. J’attends d’être devant mon pc.

Le vécu

Exemple vécu :
En Espagne dans un bar, j’ai un rendez-vous et suis très en avance, je rencontre des personnes que je connais et échangeons sur divers sujets d’actualité, ils ne suivent pas les actualités télévisées ni en ligne depuis un PC, leurs principales sources d’informations sont les groupes whatsapp et Facebook et ils me font part d’une information concernant une loi votée dernièrement, un truc hallucinant, énorme ! Personnellement je n’y crois pas mais n’ai aucun argument à opposer puisque je découvre cette annonce sur cette loi que je ne connais pas.

Ils partent et je reste seul un moment en attendant mon rendez-vous, là je m’interroge sur l’absurdité de cette loi qui aurait été porté par un certain parti politique.

Déjà :

  • Le parti politique en question, ces orientations, et même dans leurs divergences ne colle pas avec l’orientation de cette soi-disant loi.
  • Il s’agit d’un parti minoritaire, donc si la loi a réellement été adoptée c’est qu’elle a été approuvée par d’autres partis politiques.

je consulte mon smartphone trouve dans le site du gouvernement une loi votée, je lis en diagonal car c’est très long et cela ne semble pas aller dans le sens des affirmations entendues.

Plus tard arrivé à mon hébergement j’y repense. Je branche mon PC et reprends l’article vu sur mon smartphone, je constate qu’il date de 2016, je recherche une loi adoptée dernièrement et la trouve (adoptée septembre 2022). Je prends le temps de la lire (si je maîtrise assez bien l’Espagnol je dois aussi vérifier des mots et expressions juridiques que je découvre).

Rien ne dit quelle personne ou quel parti politique l’a proposé et la loi n’a rien d’hallucinant, même si elle pourrait être amendée, elle modifie légèrement celle de 2016 et promulgue tout le contraire des affirmations qui m’ont été raconté, le total opposé de ce qui m’a été dit !

On voit là un effet d’annonce de quelques lignes partagé sur un réseau social puis perçu sur un groupe d’un autre réseau puis dans un troisième… La multiplicité des partages valait pour eux pour vérité sans qu’aucun ne cherche à vérifier. Lire un texte de loi est déjà particulièrement chiant à lire sur un écran de pc, sur un écran de smartphone ça l’est encore plus, on se demande quand le scrolle se terminera pour arriver à la fin de l’article. Alors oui, il est bien plus facile de partager que de vérifier et le smartphone devient un propagateur rapide d’infox.

Le tout smartphone signifie avoir tout à porter d’une main en toute simplicité et rapidement disponible. Faire des recherches de vérifications pour trouver la source est plus fastidieux sur un smartphone que sur un PC où ça l’est déjà.

Là l’annonce était vraiment trop énorme pour qu’on puisse y croire, pourtant ils y croient (comme quoi, plus c’est gros, plus ça passe) et la vérification à la source facile puisqu’il s’agit d’une loi adoptée… Alors on voit comment une infox mieux construite, renvoyant sur un site pseudo-scientifique écrit par un expert auto-proclamer peut leurrer du monde.

Pour conclure

L’ordiphone est un excellent outil, attention de ne pas céder à la facilité. Lire de longs articles sur ce support demande beaucoup plus d’effort que sur un écran plus grand, je constate que peu de gens font cet effort. Ça peut très vite devenir un vecteur d’appauvrissement intellectuel de ne pas chercher à vérifier, à savoir, à comprendre par soi-même.

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À la recherche du triton perdu

Aventure de Sima78 – À la recherche du triton perdu

J’aurai pu mettre ce billet dans la catégorie « Rando » puisque c’est lors de mes randonnées, mais je l’a met dans la catégorie « Humeur » puisqu’il s’agit de choses qui m’ont perturbée.

Bah Sima, alors pourquoi dans cette catégorie ?
J’y réponds…

Sur le réseau Fediverse l’une des personnes que je suis et qui semble avoir eu une enfance similaire à la mienne, en contact avec la nature me dit : on a vécu un morceau de vie assez proche… En revanche si tu me dis que tu trouves encore des tritons, je fais ma valise et je reviens au bled !

Dans sa banlieue sud (si je ne me trompe pas) moi banlieue Ouest… Dans tous les cas il y avait des tritons ! Sont-ils toujours là ? Je vais régulièrement marcher dans cette forêt et je l’ai pris comme un défi, donc une aventure… Bon ok, pas à l’Indiana Jones, mais aventure quand même.

Les tritons.

Il y avait trois lieux (sites) où il avait des tritons, plein de tritons très diverses, des tritons crêtés (Triturus cristatus), des tritons ponctués (Lissotriton vulgaris) et le plus courant, celui que je préférais par son ventre orangé et sa queue très colorée, le triton alpestre (Ichthyosaura alpestris).

Petit Flash-Back

Enfant j’étais tellement fan de ces amphibiens que j’en avais ramené un bocal plein (femelles et mâles) que j’ai déversé dans la baignoire à moitié pleine.

Ma mère qui rentre du travail : Mais c’est quoi ça ? Comment on se lave ?
Moi : T’inquiète pas, c’est juste pour ce soir, demain un copain me donne un aquarium ils iront dedans.
Mon père qui oscille la tête de droite à gauche : Pourquoi tu ne les as pas laissés là où ils vivent ? Qu’est que tu comptes faire avec eux ?
Moi : Je vais faire un élevage et quand il y aura des petits je les relâcherai dans des mares…

Le lendemain la baignoire était vide, les tritons ont comme des ventouses sous les pattes qui leur permettent de grimper des parois lisses. On les a retrouvés peu à peu éparpillés dans la maison, ils étaient morts et secs. Je m’en suis voulu, je ne leur voulais aucun mal.

Mon père : Les animaux, il faut prendre plaisir à les regarder là où ils vivent naturellement, ne pas les enfermer.

J’ai continué à prendre plaisir à les attraper, les tenir quelque instant dans ma main puis les relâcher pour les regarder s’enfouir sous la vase pour que je ne les rattrape pas, pas tout de suite.

Bon d’accord Sima, c’est bien beau de ragoter… Et ton défi triton ?
J’y viens !

Étape 1

Allée forestière large et dégagée tapissée de feuilles mortes brunes et dorées, bordée de grands feuillus aux troncs élancés dans une forêt des Yvelines en automne
Une allée forestière des Yvelines en automne, où le tapis de feuilles mortes et la lumière douce filtrant entre les cimes invitent à la promenade et à la contemplation.

La direction est plein Est. Si j’avais pris à gauche à environ 200 m en amont de cette photo, traversé une clairière, franchi un barbelé… Je me serais retrouvé sur un terrain militaire, un immense espace d’essais pour chars. Gamins on y allait et il y avait plain de mares avec des tritons et des grenouilles. Si quand j’étais gamin j’aimais braver les interdits, j’ai passé l’âge ! Je me suis imaginé entourer de deux gendarmes : Alors comme ça monsieur, vous avez pénétré sur un terrain militaire juste pour voir s’il y a des tritons… Bien-sur…
C’est pas très crédible hein? J’ai zappé cette étape.

Étape 2

Petit lac enclavé dans un sous-bois de chênes des Yvelines en automne, avec un tapis de feuilles mortes beiges au premier plan et le reflet des arbres sur une eau sombre et calme
Un lac discret niché au cœur de la forêt yvelinoise, dont l’eau sombre et tranquille reflète fidèlement la voûte des chênes en ce début d’automne.
Vue en contre-plongée à travers des branches de châtaignier aux feuilles jaune-vert sur un petit lac forestier des Yvelines parsemé de feuilles tombées, sous un ciel diffus
Le même lac forestier des Yvelines, vu à travers un voile de branches aux feuilles tournantes, entre deux eaux et deux saisons.

Là c’est notre écrin de nature, notre aire de jeux, si aujourd’hui il y a des chemins qui y mènent, dans notre enfance il s’agissait d’une sente, on y croisait jamais personne (sauf une fois, un détraqué, ce sera l’occasion d’un billet). Cette étendue d’eau est toujours restée un mystère pour nous, elle se situe à environ 35 m plus haut que tous les autres étangs de la forêt. Aucun ru n’y arrive ou en sort et pourtant le niveau de l’eau est constant été comme hiver. Sauf là, je l’ai trouvé baissé d’environ 50 cm par rapport à l’automne dernier. L’eau est teintée de rouge légèrement pourpré dû à la décomposition des feuilles qui tombent chaque année de ce fait l’eau est clair jusqu’à pas plus d’un mètre. Souvent les eaux de cette couleur sont plutôt acides et pas alcalines.

Bon ok ,et les tritons Sima ?
Oui je m’égare…

Dans cette étendue je n’ai jamais vu de triton, mais il y a des poissons, des grenouilles, des couleuvres qui la traverse.

À gauche de la photo on perçoit des buttes, elles recouvrent des abris militaires qui datent de la dernière guerre, il y en a 6 ou 7, le deuxième était le nôtre, et face à ces abris il y a une multitude de trous de bombes, ils étaient tous remplis d’eau été comme en hiver, et là il y avait plein de tritons et grenouilles.
Aujourd’hui ils sont tous asséchés et la végétation y pousse. Il n’y a donc plus de triton !

Étape 3

Vue en plongée sur un lac bleu-gris encaissé dans une vallée boisée des Yvelines, aperçu à travers un rideau d'arbustes aux feuilles virant au jaune et au brun en automne
Un second lac se dévoile furtivement entre les arbustes dans la forêt des Yvelines, encerclé de collines boisées aux premières teintes automnales.
Vue panoramique sur un lac forestier aux eaux légèrement ridées, entièrement cerné de feuillus aux teintes automnales jaune, vert et roux, sous un ciel blanc et uniforme dans les Yvelines
Le lac forestier des Yvelines dévoilé dans toute son étendue, cerné d’une ceinture de feuillus qui commencent tout juste à se parer des couleurs de l’automne.

S’agissant tout de même d’une randonnée je décide de faire un détour par les étangs en contre-bas pour prendre un autre chemin qui me mènera au prochain point où il y avait des tritons.
Ce qui me marque dans cette forêt que je connais depuis mon enfance, ce sont les innombrables traces de sangliers. Dans mon enfance c’était rare d’en voir, il y a eu une énorme prolifération des sangliers. Depuis mon enfance, et certainement avant, la chasse a toujours été interdite dans cette forêt domaniale.

Étape 4

Stèle funéraire surmontée d'une croix blanche en forêt des Yvelines, portant une plaque en mémoire de Jean Lanot (22 ans) et Jean Roger Allviger (25 ans), engagés FFI fusillés le 23 août 1944
Au cœur de cette forêt, une stèle rappelle le sacrifice de deux jeunes résistants des FFI, Jean Lanot et Jean Roger Allviger, fusillés en pleine mission le 23 août 1944, à quelques jours de la Libération.

Là on repart plein Ouest pour dépasser mon point de départ et petit écart de sujet.

Au bout d’un certain temps le chemin se rétrécit et longe un petit ru. Je me dis : tiens, je vais en profiter pour faire un détour pour voir la tombe des deux fusillés.
Et quelle surprise de voir sur la droite, entre en bordure du sentier et proche du ru, une croix rénovée avec un petit terre-plein et clos d’une grille forgée avec une petite porte d’accès ?!
Ils ont déplacé la sépulture ! Du coup l’inscription « Ici ont été fusillés » est fausse, ils ont été fusillés à gauche du sentier à une centaine de mettre juste en lisière de forêt entre deux gros arbres, un hêtre et un chêne.

Une idée des élus, paraît-il, ce serait plus pratique de regrouper des gens sur le bord de ce chemin pour les commémorations ?! Et surtout serrer des mains.

Je me souviens qu’en CM2 notre vieux professeur (il prendra sa retraite l’année suivante) nous y emmenait, il avait connu les familles et nous avait raconté que c’était elles qui avaient eu la volonté d’enterrer et faire la sépulture sur le lieu même où ils furent fusillés. Or là les élus par pure démagogie modifient la mémoire.

Étape 5

Sous-bois dense de grands chênes aux troncs moussus et d'arbustes verdoyants dans la forêt des Yvelines, sur l'emplacement d'une vaste mare naturelle aujourd'hui asséchée et comblée par la végétation
Rien ne trahit aujourd’hui ce que fut autrefois ce lieu : une immense mare naturelle grouillante de vie, désormais silencieusement effacée sous le couvert des chênes et des arbustes.

Je me déplace vers un lieu que je sais déjà qu’il n’y aura pas de triton. En effet il s’agissait d’une mare de plus de trois-cents mètre de long et une trentaine de mètres de large avec une profondeur de plus de trois mètres par endroits. Dans les parties moins profondes, environ cinquante centimètres on y voyait des tritons mais difficile à attraper ici.

Il y a une vingtaine d’années, je ne sais pour quelle raison l’ONF avait fait des brèches pour faire évacuer l’eau retenue. Plus de tritons, de grenouilles, de dytiques, libellules, etc. Je souhaitais y passer voir comment cela avait évolué. On ne peut plus imaginer qu’avant il avait une mare, c’est devenu un bosquet au milieu de la forêt et même pas marécageux.

Conclusion.

Réchauffement climatique, interventions humaines in-situ, les tritons ont disparu de la forêt de mon enfance.

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