Humeur – Journée sans écran

Ces jours-ci je vois proliférer sur Mastodon le dièse : #JournéeSansEcran

Comment interpréter ce dièse, ou du moins, comment JE l’interprète?

Il s’agit d’une invitation à se déconnecter, faire une pause, face à l’overdose numérique qui rythme nos vies. D’une certaine façon, renouer avec les interactions humaines IRL (In Real Life / Dans la vie réelle) et avec l’instant présent c’est-à-dire avec soi-même. Échapper, le temps d’une journée, aux sollicitations des notifications. Ne plus faire face aux écrans.

Étonnement, je ne me sens pas concerné par ce dièse…

– Hein?! Quoi Sima?! Mais t’es souvent devant tes écrans, toi aussi!…
– Hé oui, je sais et j’en avais déjà parlé sur un billet « Humeur – Exclave des notifications » et dans « Humeur – Je ne suis pas accessible H24« 

Alors, qu’est-ce qui a changé depuis ces articles de 2022 et 2023 ?
Eh bien… pas grand-chose, en fait.

Mon PC

Dans cet article, je n’avais pas beaucoup abordé mon usage du PC. Pourtant, c’est bien là que je passe le plus de temps “numérique”. Sur mon PC, je fais ce que j’ai besoin de faire ainsi que lire mes mails, suivre l’actualité (Mediapart, Reporterre, etc.), et faire quelques recherches. J’aime jouer l’osinteur (OSINT) pour vérifier les sources, là je peux y passer du temps… Il faut relativiser, car je peux très bien passer un weekend sans toucher mon PC, pendant les vacances j’y vais très rarement pour vérifier un courrier que j’attends, ou faire des recherches de lieux de visites…

Après 20h30, c’est très rare que je sois sur mon PC.

Mon smartphone

Comme dit dans les articles cités, la majorité des notifications sont désactivées, pas de boîte courriel configurée. Mon smartphone est généralement en mode vibreur et la nuit en mode silencieux, voire mode « avion ». Parfois, je l’oublie même en mode avion pendant des heures. Et comme pour mon PC, je peux passer plusieurs jours sans y toucher.

Zéro stress, cool la life

Le soir je mets mon phone en mode silencieux ou avion au moment de se regarder un film, si l’on en regarde un, sinon au couché. c’est là où je découvre souvent des notifications qui datent de quelques heures. Je réponds à celles qu’une réponse rapide suffit et qui n’engage pas une conversation. Pour les autres je verrai le lendemain, si j’y pense.

Le matin, petit déjeuner tranquille, je prends mon temps, puis la toilette. Quand je suis prêt je vais boire mon café dans mon troquet de quartier et c’est après avoir salué mes connaissances et que l’on m’a servi mon café et mon verre d’eau que j’enlève le mode silencieux ou avion.

Si je ne vais pas boire mon café, mon phone peut rester pendant de longues heures en mode silencieux ou avion, jusqu’au moement où je m’en rends compte

Lors de mes randonnées, j’ai bien mon smartphone mais il est en mode « avion » il n’y a que le GPS d’activé et OSM qui tourne, il me sert à enregistrer mes traces GPX et m’orienter si je n’ai pas de carte IGN (papier). Une fois au bivouac, je quitte le mode avion juste pour envoyer un court SMS à Mme : “Tout va bien, je me pose là (coordonnées GPS).” Ensuite, retour en mode avion. Et si je n’ai pas de réseau, j’envoie le SMS plus tard, quand je capte. Mme sait qu’elle n’a pas à s’inquiéter si je ne donne pas de nouvelles quotidiennement.

Pas concerné par le #JournéeSansEcran

On le voit, dans le mois, je peux facilement passer plusieurs journées sans écran, sans avoir à me le rappeler via un dièse. C’est tout simplement une partie normale de mon mode de vie. Ça fait maintenant quelques années que j’ai décidé de ne pas être esclave des notifications et passer du temps devant les écrans que ce qui me paraît nécessaire et surtout j’en attends rien. Mais pour ceux qui sont accros le #JournéeSansEcran peut être un bon début.

Et vous, que pensez-vous de cette initiative #JournéeSansEcran ? Partagez votre ressenti et vos propres expériences dans les commentaires !

Le billet « Humeur – Journée sans écran » est apparu en premier le blog de Sima78.

Je ne suis pas accessible H24

Humeur – Je ne suis pas accessible H24

Je le vois bien autour de moi beaucoup sont complètement addict au numérique, quand je fais la remarque la réponse est souvent la même : Non non, je ne suis pas accro, j’aime être informé (ou autres prétextes)… Mais les notifications de toutes leurs applications sont actives, leur messagerie au taf est ouverte du matin au soir.

Bref, que ce soit au travail ou dans la vie privée ils sont toujours très réactifs aux notifications et n’hésitent pas à notifier les autres de ce qu’ils font à l’instant plutôt que d’être là avec les présents… Mais réfutent d’être accro : J’arrête demain si je veux !

Le fléau des notifications.

Le système de notifications, bien que conçu à l’origine pour faciliter la communication et l’accès à l’information, lorsqu’elle est mal gérée, ou pas gérée du tout, vous amène à l’addiction.
Car en réalité ont touche à l’affect de l’individu, une recherche de validation sociale (les notifications, surtout celles provenant des médias sociaux, peuvent offrir une validation sociale, comme lorsqu’on reçoit un « j’aime » sur une publication. Cette quête de validation peut renforcer le désir de vérifier constamment les notifications.

La peur de rater quelque chose, le syndrome FOMO (fear of missing out), posez-vous la question objectivement : Risquez-vous réellement de rater quelque chose de vital ?
Il est essentiel de se rappeler que les notifications sont un outil et, comme tout outil, elles peuvent être utilisées de manière bénéfique ou nuisible.

S’émanciper des notifications.

C’est faire le choix de ne plus être interpelé par une application via sa notification et de décider à quel moment vous souhaitez consacrer de votre temps de liberté pour aller sur telle ou telle application.
Reconnaître cet impact sur notre quotidien et prendre des mesures pour le gérer peut conduire à une interaction plus saine avec la technologie. Savoir aussi reconsidérer nos habitudes.
Il ne s’agit pas de couper toute notification, mais de les gérer au plus serré pour vous laisser plus d’espace de liberté et de choix.

Mon rapport aux notifications

C’est à titre d’exemple, nous avons tous des aspirations et activités différentes.
Dites-vous qu’il n’y pas de réelle urgence, l’urgence est souvent pour celui qui cherche à vous joindre et en cas de réelle urgence il saura vous joindre.

Les boîtes de courriels.
J’en ai plusieurs, chacune dédiée à une activité, sans compter les boîtes poubelles.
J’ai fait le choix de ne pas en configurer sur mon smartphone, je consulte donc mes mails exclusivement depuis mon PC, une à deux fois par jour et une fois les courriels listés, je ferme ma messagerie… Je ne la laisse pas ouverte. Il m’est arrivé de devoir aller sur l’une de mes messageries depuis mon smartphone, dans ce cas j’y vais depuis l’interface web du navigateur, mais c’est tellement exceptionnel, deux à trois fois dans l’année, je peux donc m’en passer sur mon smartphone.

Flux RSS.
Que depuis mon pc, je n’ai pas de notification, j’y vais quand j’en ai le temps et l’envie, tous les deux ou trois jours.

Mon smartphone.
Il est en mode avion la nuit et en mode vibreur presque tout le temps. Cela dit, Lorsque mes enfants étaient ados et sortaient tard, je ne mettais jamais mon smartphone en mode avion ni en vibreur.
Si j’ai limité les notifications, il m’en reste tout de même :
La sonnerie du smartphone, quelle soit en mode sonore ou vibreur.
Les notifications SMS, Signal, Telegram, Element
À savoir que tous les groupes de mes messageries instantanées sont en silencieux.
Réseau social, je ne suis que sur un seul, Mastodon, la notification n’est pas activée.
Toutes les autres notifications sont désactivées, même celle des mises à jours.
Toutes les applications que je n’utilise pas et qui sont désactivables, sont désactivées.

Ma réactivité.

Si j’attends un appel ou un message, je vais rester attentif pour y répondre. Si je n’attends rien de particulier, ou que je suis dans une activité (marche, musée, loisir, resto, boire une café avec des potes…) je délaisse mon téléphone, j’essaie d’être pleinement dans ce que je fais et avec qui je suis.
Il m’arrive donc souvent d’avoir des appels manqués, je rappelle ou réponds aux messages dès que j’en ai le temps.
Il faut dire que si je n’attends rien de particulier, j’ai rarement mon smartphone à portée de main.

Mastodon, Je peux y passer du temps quand je suis quelque part où je n’ai rien de particulier à faire et que je n’ai pas pris ma liseuse, comme je peux « y passer » vite fait, voire ne pas ouvrir l’application pendant plusieurs jours.

Pour conclure.

La volonté de ne pas vouloir être accessible H24 est un défi à l’ère numérique. Avec une prise de conscience et des stratégies adaptées, il est possible de naviguer dans ce paysage numérique de manière saine, équilibrée et recouvrer des plages de libertés.
Il appartient à chaque individu de réguler et de personnaliser ses notifications pour qu’elles servent de manière optimale ses besoins et son bien-être.

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Esclave des notifications

Humeur – Esclave des notifications

N’avez-vous pas remarqué dans votre entourage d’amis, professionnel, familiale, et peut-être vous-même quelqu’un qui au milieu d’une conversation, d’une tâche, d’une activité, interrompe tout d’un seul coup pour répondre (ou regarder ou écouter) à une notification de mail, réseaux sociaux, flux rss, podcast, etc. ?

Le pire, c’est qu’ils ne s’en rendent pas compte, c’est devenu un reflex et tant pis pour la politesse, le savoir vivre ensemble.

Ils ont le sentiment d’être « In« , branchés, informés de tout, en temps réel et sont souvent fier d’être hyperconnectés.

J’ai envie de dire : Les pauvres…

Est-ce productif ?

Bien souvent ceux qui au job souhaitent démontrer leur réactivité en répondant à tous les mails au fur et mesure qu’ils arrivent vont leurrer par une pseudo-efficacité. Le chef va se dire : il est très réactif, c’est super…

Mais bon ! Je pense que c’est contre-productif. En effet, alors que vous êtes plongé dans un travail, qui demande réflexion, concentration, vous interrompez tout pour répondre à un mail ou un chat. Il vous faudra un certain temps pour vous remettre en situation et au final vous mettrez plus temps à finaliser une tâche.

Perso, j’ouvre ma messagerie 3 fois par jour, parfois 4, le matin en arrivant, de retour de déjeuner et une demi-heure avant de partir. Les messages qui me demandent moins de 3 minutes pour y répondre je le fais immédiatement, les autres je les classe dans ma liste de tâches en fonction des thématiques (méthode GTD), puis je ferme la messagerie.

Je n’ouvre jamais le chat, donc impossible de m’y contacter puisque je n’y apparais pas. Idem pour le téléphone, je laisse les gens laisser un message sur la messagerie que je consulte 3 fois par jour.

Il peut y avoir des exceptions lorsque j’attends quelque chose d’urgent. Sachez qu’à plus de 90 %, le mail ou le coup de fil l’urgence est pour celui qui vous l’envoie ou vous appel.

Parfois il faut savoir imposer ses règles en les expliquant clairement, si vous êtes entouré de personnes efficaces ils comprendront, s’ils ne comprennent pas, tant pis pour eux. Cette façon de faire que j’ai toujours imposée m’a évité beaucoup de stress, il y a tant d’autres choses pour nous stresser au boulot.

Bon ça, me concernant c’était avant comme je le dis dans le billet « Quand je manageais« , aujourd’hui j’ai la totale liberté de la gestion de mon temps.

Les notifications au quotidien

Je n’en ai pas tant que ça mais rentrons dans le détail.

Les réseaux sociaux

Facebook : j’ai été un temps sur facebook, sous un autre pseudo, alors que je faisais de la salsa et surtout j’animais de temps en temps des soirées cubaines. J’échangeais donc avec d’autres DJ, j’annonçais les soirées, j’en avais des retours. J’étais suivi par plusieurs centaines de personnes. Lorsque j’ai décidé d’arrêter d’animer des soirées, je l’ai annoncé et j’ai fermé mon compte facebook. Qu’en reste t-il ? Des centaines de personnes je n’ai gardé que trois contacts ! J’avoue que cela m’a manqué les premières semaines, cette sensation d’être connu et reconnu, mais c’est que du vent. Quand on arrête, on ne manque à personne et d’autres reprennent le relais. Puis soudain ça ne nous manque plus du tout au contraire, je suis content d’avoir quitté ce réseau qui n’allait pas dans le sens de mes convictions.

Mastodon : il y a aussi une forme d’addiction, je n’y suis pas toute la journée, il peut s’écouler plusieurs jours sans y aller, je n’ai pas de notifications sonores, j’y vais donc quand j’en ai envi.

Grâce à Mastodon j’ai découvert des gens s’intéressant à des sujets très variés et de nouveaux blogs qui ont rejoint mes flux rss. Je regrette que certains passent peut-être plus de temps sur le réseau que sur leur blog qui tombe à l’abandon. Mais bon, c’est leur choix.

Personnellement je suis plus attiré par les blogs que le réseau social. Je n’y ai rencontré que deux cons, qui ne m’ont d’ailleurs pas perturbés pour autant. On est tous le con de quelqu’un.

Messageries instantanées

Silence : j’y ai des amis et des proches, on communique que lorsque l’on a quelque chose à dire ou répondre, rien d’inutile et à l’essentiel… Pas de kikouLol. La notification est active.

Signal : tout comme pour Silence concernant les proches et amis, sauf qu’il y a aussi des groupes, ceux qui ne sont pas bavards la notification est activée pour les autres elle est désactivée, je regarde quand j’en ai envi et je n’y suis pas très actif.

Telegram : essentiellement de la famille peu bavarde et donc notifications activées, tous les groupes sont en silencieux, j’y vais rarement mais je les garde car j’aime les thématiques, j’y vais donc que par intérêt quand le besoin s’en ressent.

Element : notification activé, j’y ai si peu de relation qu’elle ne sonne presque jamais.

Mails

Sur mon smartphone je n’ai pas de messagerie de configurée donc c’est uniquement sur mon PC.

J’y vais une à deux fois par jour, il peut aussi se passer plusieurs jours sans que je regarde, mais il peut aussi y avoir l’exception (j’attends une réponse suite à une réclamation, un mail urgent, etc.) et donc y regarder plusieurs fois par jour. J’ai la chance de ne pas subir trop de spam.
Je suis inscrit à quelques listes, certaines sont plus bavardes que d’autres, je lis en diagonale et approfondi que lorsque le mail m’intéresse particulièrement et peut-être y répondre, je suis inscrit à peu de forums.

La messagerie me prend peu de temps.

Flux RSS

Uniquement depuis mon PC, je l’ouvre donc uniquement quand je souhaite regarder, maximum une fois par jour. C’est classé par thématique. J’en ajoute tout au long de l’année et donc une fois l’an je fais un tri, supprimant ceux que finalement je ne suis jamais allé voir. Je fais une lecture des titres, quand cela semble m’intéresser je lis en diagonale l’article et m’y attarde quand le sujet m’intéresse vraiment. Il y a aussi les articles que je mets en favori pour les lire plus tard, quand j’en aurai le temps.

Conclusion

À me lire on pourrait penser que j’y passe beaucoup de temps, mais non, tout va très vite et quand j’en ai envie. Par exemple écrire ce billet me prend énormément plus de temps que toutes les actions énumérées ci-dessus.

Si vous ne savez pas comment atténuer l’impact des notifications sur votre vie, il y a aussi une solution bien plus radicale, se déconnecter totalement pour repartir de zéro pour ne garder que ce qui vous semble vraiment essentiel. Sur le sujet je vous conseille la lecture du blog de Ploum qui écrit sur son blog un livre sur sa déconnexion… De quoi nous interroger !

Pour exemple Chapitre 10 : la suppression des comptes en ligne

Suite à lecture de son blog j’ai regardé par curiosité mon Keepass (gestionnaire de mots de passe) de plus près et il y a du monde… de quoi passer du temps à certaines désinscriptions.

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