Comment profiter d’un pique-nique face à la Méditerranée en quelques heures
Marseille avec N2[1] qui m’a servi de guide tout le long du séjour.
Après avoir passé deux jours et demi à visiter la cité Phocéenne que j’ai adorée, nous avons aussi longé les Anses et plages jusqu’à la Pointe Rouge… Je ne pouvais pas repartir sans avoir vu au moins l’une des calanques.
Les premiers jours n’étaient pas propices, des vents violents et très froids, je ne pensais pas qu’il puisse faire aussi froid à Marseille, même en janvier, il y eut une journée avec 1°C et un ressenti de -7°C.
La randonnée
Randonnée à la mi-journée, je vous conseille de partir un en milieu de matinée pour vous trouver un magnifique spot de pique-nique au bord de l’eau… C’est ce que nous avons fait.
Le point de départ est l’arrêt de bus « Les Baumettes », il y a une fontaine au point de départ.
Les transports en commun sont très bien développés à Marseille et pour vous rendre au point de départ vous devrez récupérer le bus 22, jusqu’au terminus.
Pratique
Bus 22 : Pas besoin de prendre vos billets à l’avance vous pouvez payer directement à la borne du bus en montant avec votre carte bancaire cela vous coûtera 1,70 € au lieu de 2 € si vous prenez vos billets à l’avance ou en espèce dans le bus.
Le tarif est valable pour 2 h de transport même si vous changez de bus.
Découvrez ce parcours de randonnée d’environ 7 km à proximité de Marseille. Ce parcours emprunte 4,5 km de chemins et 1,4 km de pistes forestières. Il présente une ascension cumulée de plus de 335 m. Prévoyez environ 2 heures et 35 minutes pour réaliser ce parcours.
Tracé GPX de la randonnée en boucle à la Calanque de Sormiou – 6,73 km – D+ 339 m – Alt. max. 247 m – Parc National des Calanques, Marseille, Bouches-du-Rhône
La calanque Sormiou
~ 7 km
difficulté → moyen
Dénivelé → 338 m D+
Prévoyez de l’eau et votre pique-nique.
Évitez les périodes de Mistral.
Tous feux sont interdits (réchaud, cigarette, etc.).
Profitez des magnifiques panoramas qui vous seront offerts.
Vue plongeante sur la calanque de Sormiou depuis le sentier de descente – Parc National des Calanques, Marseille, Bouches-du-RhônePins parasols et falaises calcaires au bord de la calanque de Sormiou – Parc National des Calanques, Marseille, Bouches-du-RhônePause pique-nique au bord de la calanque de Sormiou – Parc National des Calanques, Marseille, Bouches-du-RhôneVue panoramique sur la calanque de Sormiou depuis le sentier de remontée vers le Col d’Escourtin – Parc National des Calanques, Marseille, Bouches-du-RhôneLe massif des Calanques depuis le Col de Morgiou – Mont de Luminy et ses falaises dominant la garrigue – Parc National des Calanques, Marseille, Bouches-du-RhôneLe massif des Calanques et le Cap Canaille dans la lumière de fin de journée – Parc National des Calanques, Marseille, Bouches-du-Rhône
Conclusion
Cette randonnée vers la Calanque de Sormiou restera l’un des moments forts de mon séjour marseillais. La beauté des paysages et la facilité d’accès en font une excursion parfaite pour découvrir les célèbres calanques sans s’aventurer trop loin. Accessible en transports en commun, ce parcours de difficulté moyenne offre un dépaysement complet à deux pas de la ville. Un grand merci à N2 pour m’avoir guidée dans cette découverte !
Et vous, avez-vous déjà randonné dans les calanques marseillaises ? Partagez vos expériences en commentaire !
Faire connaître quelques marques qui fabriquent du matériel de randonnée en France.
Je propose dans cet article de faire la promotion, sans contrepartie, je ne suis pas sponsorisé et ne cherche pas à l’être, d’entreprises qui fabriquent en France du matériel pour randonneurs.
Ces entreprises, parfois méconnues du grand public méritent d’être connu.
Ce ne sont pas les moins chers mais souvent gage de grande qualité.
La liste n’est pas exhaustive, j’en ai certainement oublié.
Prenez cela comme de simples informations et non comme un jugement sur vos choix, chacun fait en fonction de ses goûts et de ses moyens.
Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir la randonnée, je préconise souvent de privilégier le prêt, la location, d’investir à minima tant que l’on est pas persuadé que l’on veut continuer dans cette voie.
Ensuite, lorsque vous savez quel type de randonnées itinérante vous souhaitez faire, je vous conseille d’investir dans du matériel de qualité, bien adapté à vos besoins et qui vous accompagnera longtemps. Bien entendu, tout acheter d’un coup est un gros budget, mieux vaut continuer avec ce que l’on a et investir peu à peu au fil du temps pour du matériel bien réfléchie et de bonne qualité.
Je sais aussi que certains sont attachés à certaines marques dont ils sont satisfaits et hésitent donc d’en changer. Par exemple je suis satisfait du modèle de mes chaussures de marche, je sais qu’il en existe d’autres marques et modèle qui sont aussi de qualité, cela dit, tant que ce modèle existe je n’envisage pas en changer.
Ici une liste donc des entreprises qui fabrique du matériel de randonnée en France.
ADL (Atelier Longue Distance) Sac à dos pour la randonnée Ultra Légère, sur mesure, personnalisable et différents litrages.
Propose aussi des sacs de rangement pour que chaque item trouve sa place.
Fabriqués et personnalisés à la commande par un artisan passionné, en Dordogne, France. https://atelierlonguedistance.fr/shop/
PRISM Sacs modulables, sacs techniques, sacs Ultra Légers et mêmes sacs à dos urbains.
Propose égalment des accessoires outdoor
Conçus dans les Alpes françaises (Savoie) et fabriqués à Annecy (Haute-Savoie) https://www.prism-offroad.com/
NEO
Garantie à vie et réparable à vie. Tout une gamme de sac à dos dont ils garantissent la réparabilité de leurs produits à vie.
Ils proposent également quelques accessoires.
Une fabrication locale et responsable au sein d’un atelier de confection, au bord du lac d’Annecy (Haute Savoie). https://neo-backpacks.fr/
CILAO
Seuls les sac à dos et longes sont fabriqués en France, le reste est fabriqué en Europe.
Les réparations, qu’elles soient sous garantie ou hors garantie, sont réalisées par leurs soins dans leur atelier de couture à Annecy
Fabrication réparation à Annecy (Haute Savoie). https://www.cilao-shop.com
RAIDLIGHT
Orienté plutôt Trail, on y trouve des sac-à-dos ainsi que toute une gamme de produits de trail légère, astucieuse, pensée pour la performance réalisée à Saint-Pierre-de-Chartreuse. https://raidlight.com
TIPIK Tentes et Tarps : Tipik est une petite entreprise de fabrication de tentes basée en France dans le Tarn. Propose divers modèles de tentes et abris personnalisables. Orienté Ultra Léger
Merci à Tom23 qui me l’a fait connaître. https://tipik-tentes.fr
LE SOULOR 1925 Chaussures sur mesure, Technique de couture qui permet une imperméabilité et une très bonne robustesse, elle permet également ressemeler vos chaussures à l’infini.
Boutiques à Pau et Paris – Atelier/boutique d’assemblage et réparation à Nay https://www.lesoulor1925.com/
LESTRA-OUTDOOR Sac de Couchage de renommée mondiale pour les expéditions de l’extrême entre autres.
Fabriqué à Nazelles-Négron de ce que j’ai trouvé comme informations, le site manque de précision sur le sujet. https://www.lestra-outdoor.fr
MONNET Grande gamme de Chaussettes pour diverses activités sportives (ski, randonnée, running/trail, grand froid, chasse). Toutes les chaussettes Monnet proviennent de leur unité de production à Montceau les Mines, au cœur de la Bourgogne. https://www.monnet-sports.com
BLEUFORÊT
Grande gamme de chaussettes donc également pour le sport et la randonnée. Usine de fabrication à Vagney dans les Vosges et que l’on peut visiter. https://www.bleuforet.fr
GUIDETTI Bâtons de randonnée et de marche nordique produit à Saint-Jean-de-Moirans au Pied du Vercor.
Réparabilité à vie de ses produits, recyclage (ré-emploi des tubes de bâtons usagés), travaillent majoritairement avec des fournisseurs à moins de 200 km de leurs ateliers afin de limiter l’empreinte carbone… C’est pour moi un coup de cœur Je regrette de découvrir cette marque trop tard, après avoir changé mes propres bâtons de marche. Je les cite :
Chez Guidetti, on ne jette pas, on répare !
Nous accompagnons nos clients pour les aider à entretenir et réparer leur bâton pour prolonger leur durée de vie : mise à disposition de toutes les pièces détachées en ligne, interface ergonomique pour faciliter la recherche de la bonne pièce et tutoriels vidéos pour réparer soi-même son matériel.
Certaines marques bien connues des randonneurs produisent aussi une partie de leurs articles en France. Par exemple, Millet et Salomon fabriquent certains modèles de chaussures (pour l’instant surtout orientés running) chez ASF 4.0 (Advanced Shoe Factory), à Ardoix (07). N’hésitez donc pas à vérifier les étiquettes de vos vêtements, sacs à dos et équipements, si elles portent la mention Made in France, ou Fabriqué en France.
J’en ai fini avec cette liste non exhaustive. N’hésitez pas à partager en commentaire d’autres entreprises à y ajouter. Il est vrai que certaines marques qui ne fabriquent pas en France proposent aussi des produits de qualité, mais leur impact environnemental n’est pas le même.
Cartographie – Ce que j’utilise, pourquoi je les choisis et ce que j’en pense !
Celui qui n’est pas randonneur, ou qui souhaite se lancer dans l’aventure me questionne souvent sur ce sujet.
Entre randonneurs, c’est un sujet de conversation courant où l’on échange nos retours d’expériences. Chacun a ses habitudes, ses outils préférés et ses petites astuces.
Dans cet article, je vous partage la liste complète de ce que j’utilise pour préparer, suivre et analyser mes randonnées : à quel moment, dans quelles situations, et ce que j’en pense (avantages et inconvénients).
Bien sûr, tout cela reste subjectif, il ne s’agit pas d’une liste idéale ou universelle, mais simplement de celle qui me convient. Peut-être y trouveras-tu quelques idées à tester lors de vos prochaines sorties.
Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t’égarer !
Le choix de la randonnée
Trouver l’inspiration et adapter l’itinéraire
Pour cela, je n’utilise pas d’outils particuliers. L’idée peut surgir de n’importe où, discussions avec d’autres randonneurs, exploration du site MonGR, recherches sur le web, blogs de randonneurs, revues de randonnée…
Une fois l’itinéraire en tête, je dois l’adapter à ma pratique, même si j’ai pu télécharger une trace GPX. Je privilégie le bivouac, les gîtes non gardés et les campings municipaux plutôt que les hébergements proposés souvent plus chers. J’ajuste également le parcours au nombre de jours disponibles. C’est à ce moment-là que je commence à utiliser des outils.
Préparation de la randonnée
Traçage et planification des étapes
J’ouvre mon navigateur (Firefox) puis OpenRunner, site que j’utilise depuis longtemps et qui me convient. D’autres plateformes existent, mais j’y ai mes habitudes. En parallèle, j’ouvre un onglet OpenStreetMap pour repérer les points d’eau, de ravitaillements et d’hébergements, ainsi qu’un bloc-notes pour centraliser les informations utiles.
Je trace une étape par fichier, contrairement à d’autres qui préfèrent une trace unique du parcours. Sur le terrain, il arrive que la fin d’étape prévus ne soit pas adapté au bivouac, rien de grave, j’ouvre alors la trace suivante et poursuis jusqu’à trouver un emplacement où passer ma nuit.
Depuis peu, j’utilise aussi QMapShack, une application libre pour PC. Pout l’instant j’en suis au niveau de la découverte. Elle me paraît puissante pour le traçage, mais je manque de recul pour un avis définitif. Je compte l’adopter progressivement.
Une précision : même si vous utilisez ensuite des cartes IGN papier, le traçage GPX permet de mieux visualiser les dénivelés. Sur carte papier, un curvimètre rendra le même service mais c’est beuacoup moins pratique.
– C’est bon Sima ! J’ai ma rando, mon tracé… On fait quoi maintenant ?
– Que va-t-on faire ? Plusieurs choix s’offrent à nous.
S’orienter sur le terrain
Cartes papiers
L’intemporel.
J’utilise rarement les cartes IGN papier, mais j’apprécie de les avoir pour les randonnées à la journée ou en mi-journée. Il m’arrive de les combiner avec mon smartphone, comme je l’ai fait dans le Val d’Allier ou à la Pointe du Crozon.
Le choix des cartes IGN demande un petit apprentissage (j’ai d’ailleurs consacré trois articles au sujet). Concernant la boussole, elle est inutile si vous restez sur les sentiers balisés ou si vous êtes vraiment perdu pour bien orienter votre carte, mais bon.
Avantages : autonomie totale, aucune source électrique ni connexion nécessaire, reste intemporel. Inconvénients : poids dès qu’on accumule plusieurs cartes, coût élevé, protection indispensable en cas de pluie (ou achat de versions plastifiées encore plus chères). Astuce : certains randonneurs impriment des captures d’écran de leur parcours au format A4, plus léger et économique.
– C’est vachement compliqué Sima !
– Tu as bien appris à te servir de ton smartphone… c’est pourtant plus complexe.
Le smartphone
Un outil polyvalent avec cartes embarquées
Je recommande une application qui permet d’embarquer les cartes pour naviguer sans connexion de données, ni reseau internet, voire en mode avion pour économiser la batterie. Parmi les nombreuses applications existantes, j’ai choisi dès le départ OsmAnd (site en anglais mais application en français) qui s’appuie sur OpenStreetMap.
J’apprécie son caractère collaboratif et évolutif, on y trouve des informations absentes ailleurs (toilettes et douches publiques, horaires d’épiceries, numéros d’hébergements…). Avec un compte OpenStreetMap, l’on peut contribuer à l’enrichir, j’ai moi-même ajouté des tables de pique-nique manquantes et autres.
Avantages : polyvalence (GPS, appareil photo, téléphone), poids raisonnable. Inconvénients : Pour les randonnées de plus d’une journée autonomie limitée nécessitant une batterie externe ou des points de recharge, protection indispensable contre la pluie, altimètre et GPS moins précis qu’un appareil dédié.
Le GPS
Précision et plus d’autonomie
Je teste depuis peu un GPS Garmin eTrex 30x. Avantages : précision supérieure au smartphone, tracé enregistré plus lissé, meilleure réception satellite en déplacement. Possibilité de tarer l’altimètre et actualisable régulièrement. Excellente autonomie (6 jours avec 2 piles LR6 AA lithium). Bonne étanchéité. Inconvénients : fait doublon avec le smartphone, donc poids supplémentaire (appareil + piles de rechange selon la durée). Écran moins lisible qu’un smartphone. Moins d’informations terrain (refuges, points d’eau, etc.) que sur OsmAnd
De retour à la maison
Archiver et analyser ses parcours
J’enregistre toutes mes randonnées étape par étape, même les sorties à la mi-journée. De retour chez moi, je les stocke dans MyTourBook (site en anglais mais application en français).
Cela me permet de conserver un historique complet avec durée, distance et dénivelés de chaque étape. Je peux consulter mes kilomètres parcourus par jour, semaine, mois ou année, ainsi que différents totaux. MyTourBook peut faire beaucoup plus de choses, je l’utilise à minima.
Conclusion
Ces outils évoluent avec ma pratique et mes besoins. L’essentiel reste de trouver ce qui convient à chacun, certains préféreront la simplicité du tout-numérique, d’autres le contact avec la carte papier. L’important est de partir serein, bien préparé, et de profiter pleinement du chemin.
Et toi, qu’utilises-tu comme applications, et matériels ?
Chartres, un week-end magique entre histoire, lumières et nature
Située à moins de deux heures de Paris, que ce soit par train ou par la route, Chartres est une bonne idée d’escapade le temps d’un week-end. Partir à la découverte de sa cathédrale, ses ruelles piétonnes, ses autres lieux historiques, ses bords de l’Eure, ses illuminations… Après des décennies sans y être retourné, ce fût pour moi une véritable redécouverte remplie de bonnes surprises.
Au menu de cette escapade :
Vendredi soir – Rues piétonnes et illuminations.
Samedi matin – Visite de la cathédrale.
Samedi après-midi – Balade sur les bords de l’Eure.
Samedi soir – Chartres en lumières.
Montage photo en musique de Chartres.
Plusieurs petites vidéos des illuminations.
Conclusion.
Les liens.
Vendredi soir – Rues piétonnes et illuminations.
Arrivés le vendredi soir nous partons à la recherche d’un restaurant et arpentons quelques rues piétonnes et commençons à contempler, sans trop nous attarder, quelques illuminations.
Mapping lumineux sur la façade de la cathédrale Notre-Dame de Chartres – Chartres en Lumières, Eure-et-Loir, Centre-Val de LoireUne balade nocturne dans le cœur historique de Chartres, entre architecture traditionnelle et ambiance sereine.Une ambiance chaleureuse pour un dîner en plein air, entre lumières colorées et architecture urbaine.
Samedi matin – Visite de la cathédrale.
Partis de la gare nous avons commencé par le Colisée, d’architecture moderne, est un complexe culturel et sportif de Chartres. Son sommet d’une surface végétalisée de 4 300 m² sert de plate-forme d’observatoire offrant une magnifique vue sur la ville et la cathédrale.
Un lieu culturel et événementiel emblématique, où modernité et design se rencontrent au cœur de Chartres.
Puis nous sommes allés visiter la cathédrale Notre-Dame de Chartres classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, connu aussi pour le traditionnel pèlerinage de la pentecôte qui part de Paris.
Un article à lui seul ne suffirait pas à décrire la cathédrale : la beauté des façades, des sculptures extérieures et intérieures (de la pure dentelle sur pierres), l’immensité dès que l’on pénètre à l’intérieur, à chaque recoin l’on y découvre des trésors… À voir absolument.
Nous n’avons pas gravi les 300 marches de la tour nord, dite « Jehan de Beauce ».
Un joyau de l’art gothique, symbole spirituel et historique de Chartres.Un voyage au cœur de la spiritualité et de l’art gothique, où la lumière traverse les siècles.
Samedi après-midi – Balade sur les bords de l’Eure.
Après déjeuner nous partons pour une petite randonnée d’à peine 9 km en grande partie sur les bords de l’Eure qui est un affluent direct de la Seine en rive gauche. L’Eure qui traverse la ville du sud au nord se divise en trois bras : la plus à l’Est « Le Petit Bouillon », au centre l’Eure, à l’Ouest l’Eure (bras). Nous avons fait une balade dans les ruelles avant de rejoindre la rivière (le bras) traversée par des ponts médiévaux et bordée de maisons à colombages, d’anciens lavoirs… et se termine par un espace légèrement boisé. Pour le retour en ville nous avons traversé le Jardin d’Horticulture Eugène-Hurtault.
Une randonnée urbaine pour découvrir les paysages apaisants et les recoins cachés de Chartres.Une plongée dans l’authenticité des ruelles chartraines, entre pierre et bois.Une plongée dans l’histoire architecturale de Chartres, entre pierre ancienne et nature.Un lieu chargé d’histoire, où l’eau et la pierre se rencontrent pour raconter le passé de Chartres.Un pont historique qui relie les rives de l’Eure, au cœur d’un cadre naturel préservé.Un écrin de verdure pour conclure une balade en harmonie avec la nature.
Samedi soir – Chartres en lumières.
Il y a 21 sites illuminés représentants des tableaux en son et lumières animés. Certains tableaux vous racontent l’histoire du lieu à travers le temps (ex. La cathédrale), des artistes, des contes.
Nous avons adoré arpenter les ruelles à la découverte des lieux illuminés où chaque recoin semble nous raconter un secret. C’est un véritable émerveillement.
Un spectacle nocturne qui sublimerait l’architecture gothique de l’Église Saint-Pierre.Un spectacle lumineux qui métamorphose les lavoirs en un univers onirique.Un lavoir préservé, où les effets de lumière transforment la pierre en une œuvre d’art éphémère.
Montage photo en musique de Chartres
Plusieurs petites vidéos des illuminations
Désolé si l’on entend parfois des personnes qui parlent autour de moi… C’est une ville vivante.
Conclusion
Nous sommes repartis le dimanche matin car nous avions à faire et le constat que ce fût trop court. Nous n’avons pas eu le temps de voir tous les monuments que recèle la ville, ni toutes les illuminations. Je pense qu’il faut un week-end complet voire un weekend de trois jours. Une ville pleine de surprises qui ravie les amateurs d’histoire, de culture et de nature. On y retournera sans aucun doute !
Petite randonnée à la mi-journée avec une belle montée.
Parcours de 10,297 km – Temps de déplacement 3h21 – Dénivelé total D+ 555 m.
Il s’agit de la « Ruta de les Cadenes », qui signifie en valencien « Chemin des Chaînes ».
Le sommet du Garbí n’est pas très haut, 595 m (source IGN), mais le dénivelé montant de 386 m s’effectue sur une très courte distance, ce qui rend la montée sportive. L’itinéraire se situe dans la partie Est du Parc Naturel de la Sierra Calderona (« Parque Natural Sierra Calderona »), entre Albalat dels Tarongers et Segart (plus proche de ce dernier).
C’est donc une randonnée de mi-journée, un peu exigeante. Attention toutefois à la chaleur, mieux vaut partir tôt et prévoir suffisamment d’eau.
Tracé GPX de la montée de l’El Garbí en boucle – 10 km – Altitude max : 648 m – +384 m de dénivelé – Communauté valencienne, Espagne
Nous étions trois pour cette sortie, l’un de mes fils, la fille d’une amie et moi-même. Le départ se situe sur la route CV-329, en venant d’Albalat dels Tarongers vers Segart, sur la droite, un petit parking (3 ou 4 places) le lieu s’appelle « el Bassó ».
La montée est en grande partie à l’ombre en début de matinée, ce qui est très appréciable.
Roches rouges et lauriers-roses sauvages au départ du sentier de l’El Garbí — Serra Calderona, Communauté valencienne, Espagne
Si des tracés GPX existent sur le web, il faut savoir que le sentier n’apparaît pas sur les cartes IGN espagnoles, mais figure bien sur les cartes OsmAnd. Probablement un ancien GR, on distingue encore quelques marques effacées.
Le balisage se fait à la pierre, parfois accompagné de flèches sur la roche (« PEPE »).
Le balisage « PePe » tracé à la craie sur les rochers – Sentier de montée de l’El Garbí, Serra Calderona, Communauté valencienne, Espagne
Le sentier suit le lit d’un canal à sec, le « Barranc del Bassó » ou « Canal del Garbí », où l’eau peut couler fortement lors de grosses pluies bref, une sorte d’oued. Après chaque orage, le terrain peut donc être modifié (chutes de roches, creusements, etc.).
Remontée du canal à sec – passage en escalade dans l’oued de l’El Garbí – Serra Calderona, Communauté valencienne, Espagne
Niveau de difficulté : même si certains passages nécessitent de poser les mains ou de s’aider des chaînes et câbles déjà installés, l’ensemble reste accessible. Ce n’est ni de la varappe ni de l’escalade, aucune technicité particulière n’est requise.
Passage équipé de chaînes et câbles sur la montée de l’El Garbí – Serra Calderona, Communauté valencienne, Espagne
Au sommet, la vue est superbe ! Un peu plus au Nord-Est, sur le bord de la falaise, se trouve un autre belvédère avec la chapelle « Ermita de la Santa Creu del Garbí » et une aire de pique-nique « Área Recreativa Garbí ». Par manque de temps, nous avons préféré faire que ce sommet qui est le technique du coin, il y a plein d’autres sommets plus haut dans le secteur.
Tracé de la randonnée de l’El Garbí sur fond de carte topographique IGN espagnole – Serra Calderona, Communauté valencienne, EspagnePanorama depuis le sommet de l’El Garbí à 648 m sur la Serra Calderona et la plaine valencienne – Communauté valencienne, Espagne
Pour le retour, nous avions prévu de suivre une partie du GR10[1] espagnol. S’il apparaît bien sur les cartes IGN et OsmAnd, le tracé semble avoir été récemment modifié sans mise à jour. J’ai aperçu quelques marques rouge et blanche fraîchement repeintes partant vers le Nord-Est, mais mon GPS n’indiquait aucun GR de ce côté. Nous avons donc choisi une petite route à très faible circulation jusqu’à Segart.
Extrait cartographique d’un tronçon du GR10 espagnol – tracé en tiretés violet et blanc — EspagneLa rue principale de Segart décorée de fanions pour une fête locale – Segart, Serra Calderona, Province de Valence, Espagne
Nous nous y sommes posés pour boire un verre… et avons été très mal accueillis ! Nous avons souhaité commander des tapas pour accompagner nos consommations, et la serveuse nous a répondu sèchement qu’elle ne pouvait rien faire, étant « débordée »… Pourtant, il n’y avait presque personne : à l’intérieur, pas un client ; en terrasse, une table de deux personnes, une autre avec un client qui n’avait même pas encore commandé… et nous trois. Bref, nous avons bu rapidement et sommes retournés à notre véhicule en continuant la route.
Terrasse de bar à l’ombre d’un olivier centenaire – Segart, Serra Calderona, Province de Valence, Espagne
Conclusion :
Une randonnée courte mais intense, offrant de beaux points de vue et un petit côté aventure avec ses passages équipés. Idéale pour qui cherche un défi accessible hors des sentiers battus, à condition de partir tôt pour éviter la chaleur. Un seul regret : l’accueil à Segart, qui contraste avec la beauté des lieux.
^GR10 – Espagne : Le sentier GR 10 traverse toute la péninsule ibérique, des côtes méditerranéennes de la Communauté valencienne jusqu’à Lisbonne, dans l’océan Atlantique.
Randonnée Solo : Plus qu’un Chemin, une Rencontre avec Soi
Si je trouve enrichissant de randonner à plusieurs, mon véritable bonheur, est de partir seul ! C’est une liberté où chaque pas m’offre bien plus que de nouveaux paysages, une rencontre avec moi-même, une expérience intense, parfois intimidante, mais toujours inoubliable. Si toi aussi, tu ressens cet appel, « L’Appel de la forêt, aurait dit Jack London », de prendre les chemins en solitaire, je t’encourage à sauter le pas !
Oui, tu auras peut-être des doutes, des peurs, nous en avons tous, mais rassure-toi, à chaque randonnée tu apprendras à les apprivoiser. Petit à petit elles s’effaceront laissant place à un plaisir plus grand, à une confiance qui grandit avecles kilomètre parcourus.
Tu es débutant et tu rêves de te lancer dans une randonnée itinérante en solo ? J’espère que cet article sous forme de modeste guide t’aidera préparer ta randonnée et que tu puisses vivre pleinement cette expérience.
Marcher seul, c’est bien plus qu’un voyage… c’est une transformation !
Rentrons dans le vif du sujet !
Dans cet article je vais commencer par brosser une liste des appréhensions pour terminer par les biens-fait de la randonnée en solo. Pourquoi 7 ? C’est un chiffre que j’aime bien, ce n’est pas exhaustif, mais un bon départ pour apprivoiser tes peurs et faire place aux plaisirs.
Les 7 appréhensions :
La peur de se perdre
L’angoisse de la solitude (ou de l’inconfort mental)
Le doute sur ses capacités physiques, La peur de ne pas être à la hauteur
Le manque de sécurité en cas de blessure ou d’accident
La peur de l’inconnu et La gestion de l’imprévu
La charge mentale de la logistique
Le jugement des autres
Oui, tu auras des appréhensions… et c’est normal !
Si tu envisages une première randonnée en solitaire, sache que tu auras des peurs et des craintes. Et c’est tout à fait normal. Ces craintes ne sont pas des signes de faiblesses, mais la preuve que tu prends la chose au sérieux.
L’idée de passer une nuit seul en pleine nature, d’affronter la météo, le silence, et autres peut faire hésiter. On se demande « suis-je prêt ? Est-ce raisonnable ? ». Ta première nuit en bivouac seul sera bien plus intimidante que les suivantes. Alors commence petit, mais commence. Car derrière chaque appréhension surmontée, il y a une récompense : la fierté d’avoir osé, et le bonheur de découvrir que tu es plus capable que tu ne le crois.
1. La peur de se perdre « Et si je ne retrouve pas mon chemin ? »
Sans personne pour partager tes décisions tu peux craindre de perdre le sentier ou de mal interpréter une carte.
Prépare ton itinéraire à l’avance et informe quelqu’un de ton trajet.
Commence par des sentiers bien balisés avant de t’aventurer en zone plus isolée.
2. L’angoisse de la solitude (ou de l’inconfort mental) « Vais-je me sentir isolé, paniquer sans compagnie ? »
Se retrouver seul avec soi-même peut être déstabilisant surtout au début et si tu n’es pas habitué à la solitude.
Accepte que cette solitude fasse partie de l’expérience. Elle peut d’abord déranger puis devenir une force.
Tu apprendras à t’écouter, à observer, à te recentrer.
Tu peux aussi garder un carnet de bord ou prendre un livre.
Profite de la solitude pour méditer, réfléchir ou, simplement apprécier la nature.
3. Le doute sur ses capacités physiques, la peur de ne pas être à la hauteur « Vais-je y arriver ? »
Sans l’effet de groupe on redoute de ne pas tenir la distance, de ne pas réussir, de compétences ou de motivation.
Commence par des randonnées courtes et faciles pour gagner en confiance.
Prévois des pauses régulières et teste ton matériel en amont.
Mieux vaut commencer trop court que trop long.
4. Le manque de sécurité en cas de blessure ou d’accident « Et si je me blesse ? »
En cas de chute ou de blessure l’absence de compagnon peut inquiéter.
Préviens un proche de ton itinéraire et de ton heure estimée de retour.
Emporte une trousse de premiers secours et commence par des itinéraires bien flèchés.
5. La peur de l’inconnu et la gestion de l’imprévu « Si un orage éclate ? Si je croise un animal sauvage ? Si je perds quelque chose ? »
Ne pas savoir exactement ce qu’on va vivre, comment on va réagir…c’est un saut dans l’inconnu.
Renseigne-toi sur la faune locale et apprends les gestes de base (ex. : ne pas courir).
Préparation = confiance. Plus tu anticipes les aspects pratiques (météo, matériel, itinéraire), plus tu diminues cette part d’incertitude.
6. La charge mentale de la logistique « Ai-je bien pensé à tout, n’ai-je rien oublié ? »
Gérer seul l’itinéraire, le matériel, la nourriture et l’eau peut sembler accablant.
Prépare minutieusement ta randonnée à l’avance (itinéraire, points d’eau, refuges, etc.)
Fais une liste de ton équipement et teste-le avant de partir.
Opte pour des aliments légers et faciles à préparer. Simplifie au maximum !
Moins tu auras de décisions à prendre sur le terrain, plus tu seras serein.
7. Le jugement des autres « On va me trouver bizarre de randonner seul… »
Certains peuvent craindre d’être jugés pour leur choix de partir seul.
En réalité la plupart des gens admirent ceux et celles qui osent partir seul(e) !
Parle de tes motivations pour rassurer tes proches. Sinon, dis simplement que tu cherches du calme et de l’autonomie.
7 bonnes raisons pour partir seul :
Une liberté absolue
Un retour à l’essentiel (et à soi-même)
Un boost de confiance en soi
Des rencontres plus authentiques
L’aventure sur mesure
Connexion avec la nature
Le sentiment d’accomplissement unique
Et au-delà des doutes, il y a tant à vivre…
Non, partir seul ce n’est pas fuir les autres et encore moins soi-même. Si Annabel Abbs le dit très bien au nom des femmes dans son livre « Méfiez-vous des femmes qui marchent », ça s’applique à chacun, c’est le choix d’une liberté à ton propre rythme. Loin du tumulte des transports, du taf, des obligations sociales notre esprit s’apaise. C’est un moment rare où l’on peut penser autrement, rêver sans filtre et se poser aussi les bonnes questions… une forme de méditation en mouvement !
Étonnement, partir seul favorise aussi des rencontres plus spontanées et authentiques. Bref, c’est une expérience qui change notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes. Pas besoin d’être aguerri, il suffit de commencer modestement et de se laisser surprendre.
1. Une liberté absolue « Je décide de chaque détail de mon aventure. »
Pourquoi c’est génial? Tu avances à ton rythme, t’arrêtes quand tu veux, choisis ton itinéraire, tes pauses, ton bivouac.
Pas besoin de compromis, chaque décision t’appartient.
Tu peux changer tes plans à tout moment selon tes envies.
Plus besoin de consensus : ce sommet à gravir ou cette sieste au soleil ? À toi de décider !
2. Un retour à l’essentiel (et à soi-même) « Je découvre des parts de moi. »
Sans distractions sociales tu redécouvres le silence, tes pensées et une connexion avec la nature.
La randonnée en solitaire te permet de te recentrer sur l’essentiel, loin de la vie quotidienne.
C’est une occasion de te reconnecter avec toi-même, de réfléchir et comme dit plus haut, de méditer.
3. Un boost de confiance en soi « Chaque défi relevé seul me rend plus fort. »
Prendre seul la décision de partir, s’orienter, gérer les imprévus, tout cela donne une vraie solidité intérieure.
Gérer seul les imprévus (météo, orientation) forge ton assurance.
Chaque difficulté surmontée, chaque journée accomplie te rappelle que tu es capable.
Affronter et surmonter les défis seul renforce la confiance en soi et l’autonomie.
C’est une occasion de mieux se connaître et de découvrir ses propres limites.
Tu rentres avec une estime de toi plus solide.
4. Des rencontres plus authentiques « En solo, tu es plus abordable. »
Partir seul ne veut pas dire rester isolé, au contraire on attire naturellement le contact.
Les échanges sont souvent sincères et spontanés.
On écoute mieux, on s’ouvre plus, et on vit des moments de partage inattendus.
5. L’aventure sur mesure « Je crée l’itinéraire qui correspond à mes envies. »
Ta randonnée devient exactement ce que tu veux qu’elle soit (sportive, contemplative, improvisée, etc.), il n’y a pas de compromis à faire, pas de programme à suivre, ou si, celui que tu te donne.
C’est une aventure à ton image qui évolue au gré de tes envies et de ton humeur.
6. Connexion profonde avec la nature « Je contemple la nature et les paysages. »
Sans discussion, sans distraction tes sens s’aiguisent.
Tu remarques les paysages, les sons, les odeurs.
Tu fais partie du paysage.
La nature devient une compagne de route.
Ça t’ancre dans le présent.
7. Le sentiment d’accomplissement unique « La joie d’arriver au bout par mes propres moyens. »
Quand tu poses ton sac à l’arrivée, tu ressens bien plus qu’une simple fatigue physique, c’est une fierté.
Tu n’as compté que sur toi-même.
Tu as surmonté l’inconnu, parfois la solitude, souvent tes propres limites.
Tu t’es prouvé que tu pouvais y arriver sans dépendre de personne.
Partir seul c’est bien plus que marcher, c’est s’accomplir.
– Et toi Sima, tu n’as jamais eu d’échecs ?
– Ça arrive que ça ne se passe pas comme prévu…
Et les échecs dans tout ça ?
Lors de ma reprise, j’ai chuté plusieurs fois, je me suis fait une coupure à la paume, une ampoule vite devenu très douloureuse, j’ai dû écourter ma rando. Une autre fois en Espagne j’ai dû interrompre la randonnée après quatre jours alors qu’elle était prévu beaucoup plus longue pour avoir sous-estimé les dépenses in-situ.. D’autres encore ont été ajustées en chemin.
Face aux imprévus, chacun prend les décisions qui lui semblent les plus sages.
Mais je ne considère pas ces moments comme des échecs mais comme des leçons. Je me satisfait de ce que j’ai parcouru sinon comme pour l’Espagne, ce n’est que partie remise, et je prévois la reprendre là où je l’ai laissée.
Et la préparation physique ? Au risque d’en choquer certains, j’estime qu’il n’y en a pas besoin !
Si tu es déjà sportif, fais des assouplissements, de la course à pied, etc. évidement, c’est un plus.
Tu es sédentaire et tu prends ta voiture pour tout ? Rien n’est perdu ! Trouve-toi une randonnée de 2 ou 3 jours sans trop de dénivelés, avec des hébergements (pas obligé de commencer par du bivouac) et un sac léger. En attendant, commence par marcher pour tes courses quotidiennes et fais quelques balades d’une demi-journée près de chez toi pour faire tes chaussures et réveiller tes muscles.
Partir seul, à ton rythme, à l’écoute de ton corps, au fil des randonnées ton rythme évoluera.
Conclusion : Ce n’est pas une fuite, c’est un choix !
Partir seul, ce n’est pas fuir les autres, c’est choisir un espace à soi. Chaque pas te rapproche de toi-même et renforce ta confiance. Oui, il y aura des imprévus, des moments de doute, mais ce sont eux qui écrivent les plus belles histoires.
Comme je l’ai appris à mes dépens (entre blessures et itinéraires écourtés) chaque expérience, même inachevée est une leçon. L’important n’est pas d’arriver au bout coûte que coûte mais d’oser se lancer.
Alors, si tu ressens cet appel à marcher seul, n’hésite plus. Lance-toi et vis cette expérience, la route est longue mais chaque pas en vaut la peine. Bonne randonnée et que chaque sentier te mène à une nouvelle découverte de toi-même.
Au bout du sentier il y a bien plus qu’un paysage, il y a toi !
Une question, un retour d’expérience, une anecdote ? Je t’invite à le partager en commentaire, c’est toujours un plaisir d’échanger.
S25E03 – Le Tour du Larzac – Randonnée itinérante entre causses, falaises et ciel.
Mon binôme (Jubéa) m’a proposé cette rando, celui avec qui j’ai fait « le Tour des Puys d’Auvergne » en septembre 2024. Ça tombait super bien, parce qu’à chaque fois que je passais à Millau, je me disais : « Faut vraiment que je me fasse une rando dans le coin ! ».
Le seul problème avec cette randonnée, c’est que le point de départ est vraiment mal desservi par les transports en commun. Il nous aurait fallu plus de 10 heures pour y arriver, alors on a dû prendre la voiture. C’est vraiment dommage car je préfère toujours prendre le train quand c’est possible.
Pour le départ et l’arrivée, nous avons a été hébergés chez une connaissance. Du coup, sur les cartes, j’ai flouté les lieux exprès pour préserver un peu l’anonymat. Lors de cette randonnée je n’ai pris aucune note, comme à chaque fois que je ne randonne pas seul, la rédaction va s’en ressentir. La difficulté à été de ne choisir que trois photographies par jour.
Préparation et planification
Tracé GPX colorisé par altitude – Tour du Larzac en 6 jours (18–23 juin 2025) – Distance totale : environ 115 km – Altitudes entre 400 et 900 m
Itinéraire
C’est Jubéa qui a trouvé l’idée sur un site web, c’est toujours enrichissant de reprendre sur les expériences des autres. Comme on prévoyait de partir depuis La Cavalerie, ne pas descendre à Saint-Geniez-de-Bertrand ni à Millau, sauf en cas d’intempérie… J’ai repris la trace GR sur MonGR et j’ai redécoupé les étapes depuis notre point de départ (qui est après La Cavalerie) une tâche que j’adore faire ! Lors de la préparation on constate immédiatement que le Larzac brille par l’absence de point d’eau, nous comptons beaucoup sur nos gourdes filtrantes et les éventuels abreuvoirs croisés, Tu verras que c’était une erreur…
Motre parcours jour par jour
Point de départ – Point de bivouac → 19,535 km ↑525 m D+ ↓510 m D-
Point de bivouac – Eco-Camping du Larzac → 11,232 km ↑157 m D+ ↓162 m D-
Eco-Camping du Larzac – Nant → 24,429 km ↑363 m D+ ↓665 m D-
Nant – La Couvertoirade → 19,721 km ↑537 m D+ ↓217 m D-
La Couvertoirade – L’Hospitalet-du-Larzac → 24,857 km ↑423 m D+ ↓417 m D-
L’Hospitalet-du-Larzac – Point d’arrivée → 19,337 km ↑406 m D+ ↓314 m D-
Un total arrondi de 119 km et 2 411 m de dénivelé D+ et 2 285 m D-
Précision : la différence entre le D+ et le D- est que le premier jour mon GPS est tombé en panne de piles et que pour le premier jour j’ai donc pris les données enregistrées par mon ordiphone qui est beaucoup moins précis, pas d’étalonnage possible.
Équipement
Tout le détail est le fichier « Ma_Liste_Larzac.pdf » téléchargeable.
Petite modification de poids à la dernière minute : si mon sac faisait bien 10 101 g juste avant de partir j’y ai ajouté ma liseuse qui fait 286 g avec sa house de protection, ce qui fait un sac à dos de 10 387 g, nourriture comprise mais sans eau.
Conseils
Condition physique.
J’ai tendance à penser que dès l’instant où il n’y a pas de difficultés techniques particulières (escalade, neige, etc.) ça reste à la portée de tout le monde, c’est juste une question de rythme (4, 5, 6 ou 7 jours ou plus, ça n’a pas d’importance). Tout de même attention au soleil, de mi-juin à fin août ça cogne fort et il y a peu d’ombre sur les causses.
Logistique
Entre La Cavalerie et l’Éco-Camping du Larzac il n’y a ni eau, ni hébergement à moins de redescendre sur Saint-Geniez-de-Bertrand ou Millau. Ensuite il y a des campings, hébergement et ravitaillement à chaque étape. Attention, à l’Éco-Camping du Larzac il n’y avait pas de bouteille d’eau (si vous avez besoin d’un contenant supplémentaire). Parfois les traces du GR sont peu, voire pas visibles.
Sécurité
Informe toujours quelqu’un de ton entourage de ton itinéraire. Dans ta trousse de secours, n’oublie pas les pansements, les antiseptiques, tes médicaments personnels si tu suis un traitement, ainsi que ton ordonnance. Pense également au sifflet !
Tu as lu jusqu’ici, c’est parti, on démarre la randonnée !
Jour 1 : De notre hébergement au point de bivouac, 19,535 km, D+525 m
Jour 1 – Hébergement › Point de bivouac – 19,5 km – +525 m de dénivelé positif – 18 juin 2025
Je pars avec 1,5 l dans la poche à eau, 1 l dans ma gourde filtrante et 75 cl dans une petite bouteille, ce qui fait 3,25 l d’eau (3,25 kg) pour les deux jours, nous espérons croiser des abreuvoirs à mouton ou des « lavognes[1] ».
Assez tôt nous passons par un chemin bordé de buis (Buxus), je n’en ai jamais vu avec des pieds aussi gros ils sont certainement plus que centenaires, mais aussi des nuées de Pyrales du buis (Cydalima perspectalis), je n’en ai jamais vu autant !
À environ 3 km de la ferme fortifiée « Les Brouzes » se pause un choix, soit continuer tout droit par un tronçon d’un GRP ou continuer le GR71D sur la gauche et longer l’autoroute sur près d’un kilomètre. Nous optons pour continuer tout droit et quitter le GRP pour nous rendre au point culminant « Malmont 805 m » où se trouve une antenne. De l’autre côté de l’antenne, plein nord sur un sentier à peine visible absent des cartes IGN mais présent sur OsmAnd, nous rejoignons le sentier noir de la carte IGN à l’Est du point 794, puis rejoignons le GR71D au niveau du « Cirque du Boundoulaou ». Nous passons plusieurs magnifiques points de vue (Cap de Coste, Croix du Pas Destrech, La Pente de la Grande…). Nous quittons le GR pour l’Oppidum de la Granède[2] où à l’Ouest on a un magnifique point de vu sur « La Granède ». Nous nous posons dans les environs dans un magnifique coin de bivouac. Sur les cinq derniers kilomètres je me suis senti mal (cumul de plusieurs nuits d’insomnies, plus chaleur, efforts) m’obligeant à plusieurs petites pauses.
L’étendue du causse du Larzac depuis les hauteurs du plateau – Aveyron, OccitanieMillau et sa vallée vus depuis le rebord du causse du Larzac – Aveyron, Occitanie
Nous dormons à la belle étoile sous un ciel dégagé !
Installation du bivouac en lisière de forêt lors du premier jour du Tour du Larzac – Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie
Jour 2 : De Point de bivouac à l’Éco-Camping du Larzac, 11,232 km, D+157 m
Jour 2 – Bivouac › Éco-Camping du Larzac – 11,2 km – +157 m de dénivelé positif – 19 juin 2025
Nous reprenons le GR en balcon, passons la ferme de Potensac, peu après nous empruntons un chemin sous une voûte de buis (la bouissière) et nuée de pyrales, nous continuons jusqu’à Saint-Martin-du-Larzac où se trouve une petite chapelle.
Depuis notre départ la veille nous n’avons croisé aucun point d’eau, juste un abreuvoir ce matin mais séparé de nous par une clôture de barbelé sur monté de câbles électrifiés, donc inaccessible.
À Saint-Martin-du-Larzac nous toquons à une porte et un monsieur nous remplis généreusement nos gourdes. Plus loin nous passons devant la ferme troglodytique des Baumes[3].
Nous arrivons à l’Éco-camping du Larzac à Cun, petite épicerie, accueil sympathique, nous y avons pris une petite structure en bois avec deux lits. Les rencontres :
Sacha, très belle rencontre, une marcheuse solitaire d’exception, tente/tarp, réchaud à alcool, a de nombreuse randos à son actif. Fait le Tour du Larzac, est partie de La Couvertoirade,demain sera son avant-dernière étape.
Un duo, deux sympathiques hommes qui comme nous font une randonnée par an en duo, l’un des deux est plus expérimenté et a du matériel technique. Le monde est petit, le frère du second connaît et est ami de mon pote libraire. Ils font le tour du Larzac mais en passant part des hébergements « confort ».
Moi au bord du causse du Larzac dominant Millau et la vallée du Tarn – Aveyron, OccitanieFerme caussenarde avec bergerie cylindrique à toit de lauzes – Causse du Larzac, Aveyron, OccitanieChaos rocheux dolomitique et ruines d’une ferme caussenarde abandonnée – Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie
Jour 3 : de l’Éco-Camping du Larzac à Nant, 24,429 km, D+363 m
Jour 3 – Éco-Camping du Larzac › Nant – 24,4 km – +363 m de dénivelé positif – 20 juin 2025
Nous partons tôt, quoique moins tôt que nous espérions, Sacha est déjà partie avant même que nous nous levions et le duo d’amis, une trentaine de minutes avant nous.
À partir de là je partirai chaque jour chargé de minimum 4,5 l d’eau.
Le GR est plat sur deux kilomètres pour remonter d’une trentaine de mètres sur un kilomètre pour redescendre d’une centaine de mètres sur deux kilomètre. On passe devant la ferme Le Tournet et au point le plus bas la ferme Le Sot ensuite ça remonte de nouveau de 135 m sur un plus de 4 km. Dans cette montée herbeuse nous laissons sur notre droite « Les Sourzials », nous longeons les chaos ruiniformes des « Anouts », passons entre les « Rocs du Bartas » et le « Roc Rouge » pour arriver au point culminant qui est Montredon. Jusqu’au point/carrefour 821 le GR le sentier traverse bois et pâtures, puis une piste qui rejoint la route venant Montredon. Au niveau de la ferme des Homs (culture et vente de plantes aromatiques médicinales) nous doublons le duo d’amis. Nous passons devant les ruines historiques « Baylet ». 4 km plus loin nous faisons une pause et le duo nous double. Après la Grotte du Bout de Côte le chemin descend de plus en plus sur un sentier de pierre le long du Ravin de Vallongue pour arriver au Camping Les Vernèdes à Nant[4]. Dans la descente nous nous arrêtons quelques instants pour discuter avec Sacha qui fait une pause café. Accueil au camping vraiment sympa, très familiale, nous nous y sentons bien. Tente à l’ombre, celle de Sacha est en face de nous de l’autre côté du sentier près de la rivière. Nous visitons la ville faisons quelques achats. Nous passons une bonne nuit.
Sentier moussu en sous-bois au petit matin – Rebord du causse du Larzac, Aveyron, OccitanieLa vallée de la Dourbie et le bourg de Nant vus depuis le rebord du causse du Larzac – Aveyron, OccitanieSculpture en métal de récupération représentant un chevalier à cheval – Place de la Mairie, Nant, Aveyron, Occitanie
Jour 4 : de Nant à La Couvertoirade, 19,721 km, D+537 m
Jour 4 – Nant › La Couvertoirade – 19,7 km – +537 m de dénivelé positif – 21 juin 2025
Sacha a tout plié, rangé et partie environ 30 minutes avant nous.
Nous sortons de Nant par la D99 sur presque 1 km puis un chemin vers Le Liquier, ensuite un chemin de terre par endroit empierré qui passe au-dessus du hameau de Frayssinet-Bas sur notre gauche. Nous continuons sur la plaine jusqu’à la plate-forme d’une voie ferrée désaffectée[5]. Nous passons par La Barraque Froide, nous laissons le calvaire sur notre droite et empruntons un chemin plus étroit et le suivre sur 1,8 km pour rejoindre la petite route de Gaillac que nous traversons. Le chemin nous mène jusqu’à La Couvertoirade[6]. Nous passons juste avant d’arriver devant une Lavogne.
Nous nous rendons au gîte d’étape Gîte de la Cité dans lequel nous avons réservé en chemin, tout juste à temps car il ne restait que deux places dans un dortoir, nous y sommes avec des cycliste qui font de l’itinérance avec portage de valise.
Nous visitons la ville, et le soir c’est la fête de la musique, alors c’est soirée banquet avec des musiciens, des chants (locaux mais aussi des années 70 ainsi que d’autres à la thématique des boissons (ha le petit vin blanc, etc.). Repas (entrée, plat, fromage et dessert[7]*) à 12,50 €, Bref nous avons passé une excellente soirée.
Genêts en fleurs sur le sentier de remontée vers le causse depuis Nant – Vallée de la Dourbie, Aveyron, OccitaniePont en arc de pierre sur l’ancienne voie ferrée Millau-Tournemire, reconvertie en sentier de randonnée – Vallée de la Dourbie, Aveyron, OccitanieLa Couvertoirade et ses tours templières vues depuis le chemin de ronde – Village médiéval classé, Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie
Jour 5 : La Couvertoirade à L’Hospitalet-de-Larzac, 24,857 km, D+423 m
Jour 5 – La Couvertoirade › L’Hospitalet-du-Larzac – 24,9 km – +423 m de dénivelé positif – 22 juin 2025
Le matin nous prenons un petit déjeuner copieux au gîte, l’ambiance est très sympa, le maître des lieux aussi, c’est convivial et familial.
Nous récupérons le GR une piste qui nous mène jusqu’à la Salvetat, mais avant en chemin nous entendons des coassements sur notre gauche, nous nous y rendons et découvrons une magnifique lavogne très bien entretenue. Dès le début nous doublons un groupe de randonneurs (un homme et quatre femmes), qui nous redoublerons et que l’on redoublera et ainsi de suite jusqu’au début de l’ancienne voie ferrée, ça tisse des liens, des sourires, des blagues…
Après Salvetat nous empruntons une « bouissière » (chemin entre des haies de buis) pour rejoindre un large chemin d’exploitation qui oblique nord-ouest vers la ferme du Cun, puis le chemin vers La Blaquèrerie[8]. Sur un sentier à travers buis et genévriers nous passons devant la ferme abandonnée de Fontvive et remonter vers l’ancienne voie ferrée[9].
À environ 1 km nous décidons de quitter l’ancienne voie ferrée et couper plei nord pour rejoindre un chemin qui nous mène au Site Naturel des Canalettes[10], un lieu magnifique avec un côté féérique où il y règne une fraîcheur inattendue et bienvenue.
Nous reprenons un sentier large qui nous mène à l’ancienne voie ferrée, très rectiligne, un peu ennuyeuse jusqu’au Camping Au Tour de l’Aveyron à L’Hospitalet-du-Larzac[11]*.
Accueil sympathique, nous optons pour une tente déjà montée avec deux matelas pour partir très tôt le matin
Lavogne – mare pastorale à berges pavées de calcaire – Causse du Larzac, Aveyron, OccitanieTour cylindrique médiévale et ruelle de hameau en pierre calcaire – Causse du Larzac, Aveyron, OccitanieLes Canalettes – site naturel de gorges karstiques dans la roche dolomitique – Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie
Jour 6 : de L’Hospitalet-du-Larzac à notre hébergement, 19,337 km, D+406 m
Jour 6 – L’Hospitalet-du-Larzac › Hébergement final – 19,3 km – +406 m de dénivelé positif – 23 juin 2025
Nous partons tôt, le jour pointe et le soleil n’est pas encore levé. Nous empruntons une piste forestière pour se diriger vers le bois de Carron. La piste s’élève sous les arbres par plusieurs virages, à la sortie une petite chapelle Saint-Amans restaurée. Puis, par « la plaine du Temple » nous arrivons rapidement à La Cavalerie[12] que nous prenons le temps de visiter, nous comptions y prendre le petit déjeuner mais tout est encore fermé. Par contre la sortie de la ville n’est pas très intéressante.
Le sentier de terre nous fait passer à côté d’un dolmen sur notre droite mais inaccessible, deux clôtures nous en séparent. Le chemin devient empierré et nous mène vers la plantation du Bicentenaire de la Révolution[13] que nous longeons. Nous longeons un chemin de crête qui donne une vue sur les ruiniformes du Rajal del Gorp[14]*
Nous arrivons rapidement à notre point d’arrivée.
Fin des 6 jours reste mes réflexion et la conclusion.
Chapelle votive abandonnée abritant un autel aux statuettes religieuses – Causse du Larzac, Aveyron, OccitanieLa porte médiévale de La Cavalerie, ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean – La Cavalerie, Causse du Larzac, Aveyron, OccitanieLapiaz et chaos rocheux dolomitiques sur le causse du Larzac sous la chaleur estivale – Aveyron, Occitanie
Réflexions
Randonner à deux : Cela demande des concessions. Jubéa aime arriver tôt pour se doucher et laver son linge, tandis que je préfère parfois faire une sieste en attendant que le soleil décline et éviter le cagnard, quitte à laver plus tard et faire sécher sur mon sac. Il faut donc trouver un équilibre, ce qui, heureusement, s’est fait naturellement, sans même en parler. Une bonne entente fait toute la différence.
À deux je n’écris pas sur mon carnet le soir, je privilégie les discussions. Les regrets : je savais qu’il y avait beaucoup à découvrir, mais nous sommes parfois passés à côté de certains points d’intérêt. Pour une prochaine fois, j’emporterai un topo-guide ou, mieux encore, je préparerai des « waypoints » sur la trace GPS pour être sûr de ne rien rater.
Conclusion
C’est une chouette randonnée que j’ai beaucoup appréciée entre causses arides, falaises et ciel, que de beaux paysages, sans oublier les sites historiques.
Malgré l’absence de points d’eau et un ensoleillement intense, cette randonnée reste accessible à tous, à condition de bien se préparer, de respecter son rythme et surtout porter son eau. Sur ces 6 jours nous avons croisé très peu de randonneurs, ce qui me va très bien, ce qui n’empêche, comme à chaque randonnée de faire de belles rencontres.
N’hésite pas à chausser tes chaussures, prendre ton sac et vivre ta propre aventure, sans oublier tes gourdes.
Tu as fait cette randonnée, ou tu souhaites la faire, ou encore tu as des questions ou d’autres expériences à partager… Les commentaires sont là pour ça !
^Une lavogne est une petite retenue d’eau artificielle, typique des causses du Larzac et d’autres régions calcaires du sud de la France. Ces réservoirs peu profonds sont conçus pour recueillir et retenir l’eau de pluie, principalement pour abreuver les troupeaux. Les lavognes sont souvent de forme circulaire et sont construites en creusant légèrement le sol calcaire, puis en le recouvrant d’argile pour rendre l’étendue étanche et permettre la rétention de l’eau. Elles jouent un rôle important dans l’élevage ovin, caractéristique de cette région aride.
^L’Oppidum de la Granède, situé sur le plateau du Larzac, est un site archéologique typique des oppida gaulois. Construit entre le IIe et le Ier siècle avant notre ère, il est notable pour son emplacement stratégique offrant une vue panoramique, servant de point de défense et de centre politique, économique et social pour les communautés gauloises.
^La ferme troglodytique des Baumes, située dans le Larzac, illustre l’habitat troglodytique où des espaces de vie étaient creusés dans la roche. Ces structures, utilisées pour leur isolation naturelle, servaient d’habitations, d’étables et de lieux de stockage. Datant souvent du Moyen Âge à l’époque moderne, elles reflètent la vie rurale et l’adaptation ingénieuse des populations à leur environnement. Aujourd’hui, ces sites sont préservés pour leur valeur historique et culturelle, offrant un aperçu des modes de vie traditionnels de la région.
^Nant : le village de Nant, installé au milieu d’un large bassin au confluent de la Dourbie et du Durzon, grâce à l’œuvre entreprise par les premiers moines (Xe siècle) et les bénédictins (XIIe siècle), se transforma en « Jardin du Rouergue ». Son abbatiale (XIIe siècle) ressemble à une forteresse.L’ancienne église Saint-Jacques (XIVe siècle) de style gothique méridional, les maisons porches et les vieilles portes le long des rues tortueuses méritent un détour ainsi que la halle à cinq arcades du XVIIIe siècle.
^la plate-forme d’une voie ferrée désaffectée : Tous les travaux d’infrastructure, ouvrages d’art, ainsi que les gares avaient été réalisés au début du siècle.
^La Couvertoirade : village templier dont l’enceinte est quasiment intacte. L’ensemble de l’architecture défensive a été préservée et mise en valeur. Cédé aux Templiers au XIIe siècle, le village releva de la Commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon, puis des Hospitaliers qui le fortifièrent au milieu du XVe siècle. Il connut une période de prospérité du XVe au XVIIe siècle qui se traduisit par la construction de belles maisons encore visibles de part et d’autre de la rue principale qui unit les portes haute et basse.
^La flaune, ou flausona en occitan ou flauna en occitan rouergat, est une pâtisserie de ménage de la cuisine rouergate (aveyronnaise), à mi-chemin entre le cheesecake et le flan pâtissier.
^La Blaquèrerie : au centre du village, maison avec des tours crénelées et un four. Église du XVIIIe siècle à chevet pentagonal.
^Cette ligne SNCF désaffectée devait relier Albi au Vigan (Gard). Depuis Albi, elle suivait la vallée du Tarn et du Dourdou jusqu’à Saint-Affrique pour ensuite, par la vallée du Cernon, remonter sur le plateau du Larzac et rejoindre Le Vigan par la vallée de la Vis et de l’Arre. La ligne entre Le Vigan et Tournemire s’étend sur 60 km et compte 32 tunnels et 12 viaducs. Elle a été inaugurée en 1896, le transport des voyageurs fut fermé en 1935 et celui des marchandises en 1955. Entre L’Hospitalet-du-Larzac et La Bastide-Pradines, la voie est actuellement exploitée en vélorail et train touristique au départ de la gare de Sainte-Eulalie-de-Cernon.
^Le Site Naturel des Canalettes est un magnifique canyon creusé dans les calcaires du Causse du Larzac, en Aveyron. Ce paysage karstique est caractérisé par des gorges étroites, des falaises sculptées par l’érosion et des formations rocheuses spectaculaires.Le site est également connu pour ses phénomènes géologiques, comme les marmites de géant et les cavités naturelles.
^L’Hospitalet-du-Larzac : ancienne étape avec un hôpital pour les voyageurs qui se rendaient à Millau et qui redoutaient la traversée du Causse. Les maisons du village se groupent autour d’une grande place et d’une fontaine alimentant un lavoir. Église du XIXe siècle et vierge en bois du XVIe siècle.
^La Cavalerie : ce village d’origine templier possède encore côté nord un vestige, bien restauré, de son enceinte fortifiée du XVe siècle (courtine de 90 m de long). À proximité du bourg est installé un camp militaire accueillant depuis 2016 la 13e demi-brigade de la Légion Étrangère, avec un effectif de 1 200 légionnaires.
^Cette plantation de conifères a été réalisée le 25 novembre 1989 par 1 789 enfants des écoles de Millau qui ont planté ce jour-là 1 789 arbres de la liberté en formant le nombre 1989 (symbole de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française et de la Déclaration des droits de l’homme).
^Les « ruiniformes du Rajal del Gorp » sont des formations rocheuses caractéristiques situées sur le causse du Larzac, dans le département de l’Aveyron en France. Ces formations sont le résultat de millions d’années d’érosion par l’eau et le vent, sculptant des paysages calcaires en formes spectaculaires et parfois étranges, évoquant des ruines d’où leur nom « ruiniformes ».
Si tu me lis aujourd’hui, c’est que tu as suivi chaque pas de cette aventure à travers le Cotentin, et je t’en remercie ! Après sept jours de paysages changeants, de rencontres et de douleurs surmontées, nous y voilà : le grand final. Tu es arrivé sur cette page par hasard je te conseille, pour te mettre dans le bain et de lire avant : Partie 1 Partie 2 Partie 3 Partie 4
Où en suis-je maintenant ?
Aujourd’hui, c’est l’étape finale, de Surtainville à Barneville-Carteret. Une dernière journée de marche où chaque pas me rapproche de la fin de cette itinérance, mais aussi le moment des conclusions.
Prêt à terminer cette aventure avec moi ? C’est parti pour cette dernière étape !
Jour 8 : Dernière journée… Jusqu’à Barneville-Carteret – 18,304 km et +175 m
Jour 8 – Surtainville › Barneville-Carteret – 18,3 km – +175 m de dénivelé positif – 20 mai 2025
Je quitte le camping un peu avant 8 h et me rends à Surtainville où je prends un petit déjeuner dans une boulangerie, j’y achète aussi un casse-croûte pour midi et reprends ma route.
Arrivé sur la plage je décide de la marée basse pour faire comme la veille, un tronçon de 2,5 km sur le sable humide. Un vrai plaisir de marcher sur cette immense plage vierge de tout pas humain, le sentiment d’être seul au monde, un vrai plaisir !
Ensuite le sentier rentre les terres direction Hattainville, je trouve cette partie du chemin ennuyeux, beaucoup de bitume, Hattainville n’est pas non plus d’un grand intérêt. À la sortie de la ville il y a un petit bassin d’eau peut-être un ancien lavoir, non signalé sur la carte, j’y fais une pause et mange ma barre de céréale.
Le sentier est plus agréable, chemin de sables ou de terres, de beaux paysages.
Trois kilomètres et j’atteins le chemin des douaniers, un sentier étroit dans la falaise, Je passe devantLa Vieille Église au Cap Carteret (et sa légende). J’en profite un maximum car je sais Barneville-Carteret qu’à deux kilomètres.
J’ai ralenti le pas, profiter de ces derniers instants de beautés.
À Carteret je m’arrête à une terrasse proche du port de Carteret et me prends un soda bien frais, bien mérité, pour marque la fin de cette randonnée. Ensuite je vais sur la Promenade du petit port et sur un banc je mange tranquillement mon casse-croûte puis dirige vers l’auberge de jeunesse Centre Eugène Godey. Très bon accueil, le personnel est très sympa. Je prends possession de ma chambre, y pause mon sac et retourne en ville me promener, repérer l’arrêt de bus pour le lendemain, choisir un restaurant où je mangerai le soir. Bref, je me balade. Barneville-Carteret est la ville que j’aime le moins de mon itinéraire, une ville et un port snob, lieu de villégiature pour bobos, bref tu l’auras compris, je n’aime pas !
Infos :
Étape facile avec une partie bitumé que je n’ai pas aimé mais très belle étape et le meilleur pour la fin sur le sentier des douaniers. Centre Eugène Godey
Auberge de Jeunesse
18 rue des Douits 50270 Barneville-Carteret
Téléphone : 02.33.04.63.30
Portable : 06.77.85.89.92
centre.eugene-godey@barneville-carteret.fr
Prairie arrière-dunaire fleurie et massif de dunes fixées – Côte ouest du Cotentin entre Surtainville et les Moitiers-d’Allonne, Manche, NormandiePlage déserte à marée basse entre Surtainville et les Moitiers-d’Allonne – Côte ouest du Cotentin, Manche, NormandieSentier sableux à travers le massif dunaire des Moitiers-d’Allonne – Côte ouest du Cotentin, Manche, NormandieRuines de la chapelle Saint-Germain sur le cap de Carteret – Barneville-Carteret, Manche, NormandieLa Manche et son voilier encadrés par l’oculus de la chapelle Saint-Germain – Cap de Carteret, Barneville-Carteret, Manche, Normandie
Quelques points négatifs, il y en a peu.
Le GR a été modifié par endroit et ne correspond parfois pas à la trace téléchargée, et dans ce cas il arrive qu’il manque des traces à certains carrefours, ça reste rare, pas de quoi se perdre non-plus il suffit d’être vigilent et je pense que cela sera rapidement corrigé.
J’ai sous estimé le froid nocturne normand, j’aurai dû choisir un autre sac de couchage.
J’ai raté des points d’intérêts tels que dolmens, site archéologique, je m’en suis toujours rendu compte trop tard. Ajouter des waypoint sur son GPS est un plus.
Conclusion :
Huit jours de marche entre Saint-Vaast-la-Hougue et Barneville-Carteret, près de 170 km de souvenirs. Ce voyage, né d’une opportunité, s’est transformé en une expérience riche. J’ai marché seul, accompagné par la mer et les paysages changeants.
Chaque étape avait son caractère, ses défis et ses récompenses. Des plages de sable fin aux falaises escarpées, en passant par les chemins de terre et les routes bitumées, j’ai dormi sous la tente, dans des campings, un gîte d’accueil et dans une auberge de jeunesse. J’ai rencontré des randonneurs, croisé des habitants.
Les paysages étonnant de beauté, et quelques montées difficiles faisaient partie de l’aventure. Cette randonnée m’a appris beaucoup sur moi-même, comme chaque rando. Elle m’a rappelé l’importance de prendre le temps et de profiter des petites choses.
Si tu envisages une aventure similaire, je t’encourage à partir. Que tu sois débutant ou confirmé, l’important est de mettre un pied devant l’autre. Merci de m’avoir suivi. J’espère t’avoir inspiré à chausser tes chaussures de randonnée. Bon chemin à toi !
L’itinérance ne se termine jamais vraiment… elle ne fait que suspendre le temps d’une pause. À bientôt sur les sentiers !
Si tu as aimé ce récit, n’hésite pas à laisser un commentaire ou partager tes propres anecdotes de rando, ça fait toujours plaisir et ça motive à continuer !
Si tu arrives ici par hasard, sache que tu lis la suite d’un récit de randonnée itinérante dans le Cotentin. Un périple de huit jours le long des sentiers, entre mer, lande, cailloux et parfois l’improvisation.
Dans les parties précédentes, je t’ai raconté comment j’ai préparé ce voyage, les premières étapes de Saint-Vaast-la-Hougue à Cherbourg, et les paysages magnifiques qui ont jalonné mon chemin jusqu’à Vauville.
Si tu ne l’as pas encore fait, je te conseille de jeter un œil aux premiers billets de cette série pour ne rien manquer du début de cette aventure.
Après avoir parcouru des kilomètres de sentiers côtiers et découvert des paysages magnifiques, me voilà reparti pour de nouvelles découvertes. Les paysages continuent de se transformer, et chaque pas m’apporte son lot de surprises et d’émotions. Je t’emmène maintenant sur les étapes 6 et 7, de Vauville à Surtainville, en passant par le charmant village de Biville.
Jour 6 : Une toute petite étape jusqu’à Biville, 5,857 km +177 m
Jour 6 – Vauville › Biville – 5,9 km – +177 m de dénivelé positif – 18 mai 2025
Comme d’habitude, le froid a perturbé mon sommeil cette nuit, mais peu importe. Aujourd’hui, l’étape est courte. Je me dis qu’en une heure, voire une heure et demie maxi, je serai à Biville. Passer une journée à ne rien faire, c’est aussi très bien, et surtout, je dormirai dans un lit ce soir.
La randonnée, c’est prendre du temps pour soi, comme on l’entend ou comme il se présente.
Tout est plié, le sac sur mon dos, et c’est parti !
Dès la sortie du camping, je traverse la sublime Réserve naturelle nationale de la mare de Vauville. Un vrai paradis pour les oiseaux, avec des panneaux explicatifs sur la faune et la flore.
À 1,6 km, une première montée t’emmène de 7 mètres à 57 mètres sur 600 mètres de longueur pour rejoindre le Grand Thot. Cette première montée donne le ton pour la suivante, car elle est en sable très fin. Ensuite, ça redescend, mais à 3,100 km, on repart de 30 mètres à 119 mètres sur encore 600 mètres. Ça peut sembler peu lorsque l’on voit les dénivelés passés la veille, sur le papier elle ne paie pas de mine mais cette montée de sable fin, mais elle pique ! À chaque pas, ton pied redescend des trois quarts à cause du sable fin. Avec le sac à dos et la chaleur, cette montée est assez éprouvante.
Ensuite, le chemin continue de monter en pente douce, et ça paraît tout plat pour arriver à Biville. Finalement, j’ai mis 2 heures et 6 minutes pour parcourir cette courte distance.
J’arrive assez tôt au Gîte d’étape Thomas Hélye de Biville. En prenant possession des lieux, j’apprends qu’il s’agit d’un Centre d’accueil diocésain qui dépend du diocèse de Coutances et Avranches. Je m’installe dans ma chambre à deux lits et règle les 20 €. Je suis seul dans tout l’établissement.
Il y a eu une réception plus tôt dans la journée, et il reste des plats. On m’offre une énorme assiette de salade de pâtes avec du pain, ce qui fera mon repas de la journée. Je retire les pansements de mon pied droit, prends une douche, fais ma lessive, et pars visiter la ville.
Biville est petit, et j’en fais vite le tour. Je m’attarde un peu à l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, en grande partie rénovée. Les vitraux sont magnifiques. De retour au gîte, je me renseigne sur l’étape de demain. J’aimerais dormir dans un lit, dans un petit bungalow du genre cabane, pas cher. Le camping « Le Grand Large » n’en a pas. Par contre, un peu plus loin, le camping municipal « Les Mielles » à Surtainville en propose. Je n’arrive pas à les joindre, mais je me dis que j’irai et je verrai bien sur place.
Je prends le temps d’écrire le récit de ma journée et lis tranquillement en attendant la nuit.
Infos :
Étape courte avec une montée technique dans le sable, mais pas de difficulté particulière, de jolis panoramas en haut de la deuxième montée. Gîte d’étape du Centre d’Accueil Thomas Hélye
1 rue Thomas Helye
Tél. 02.33.04.52.19
centrethomashelye@wanadoo.fr
Réservez → 20 € à payer sur place
Pas de ravitaillement
Vue plongeante sur la réserve naturelle de la mare de Vauville et le cordon dunaire – Vauville, Manche, NormandieLe massif dunaire de Biville, l’un des plus importants du Cotentin – Réserve naturelle nationale des Dunes de Biville, Manche, NormandieL’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Biville et son remarquable décor gothique peint en blanc – Biville, Manche, NormandieNef latérale et vitraux figuratifs de l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul – Biville, Manche, Normandie
Jour 7 : Une grande journée jusqu’à Surtainville – 30,5 km et +476 m
Jour 7 – Biville › Surtainville – 30,5 km – +476 m de dénivelé positif – 19 mai 2025
Après une bonne nuit de sommeil, je fais rapidement le point sur mon état. Mon pied droit me rappelle à l’ordre, à l’avant-pied surtout. Je pose un pansement, en ajoute deux autres en préventif sur mes orteils, et pour le reste, c’est du classique. Tout roule. Mon linge a bien séché dans la nuit, et il me reste de quoi faire un petit dîner. Deux barres de céréales dans le sac : une pour aujourd’hui, l’autre pour demain. Je boucle mon sac et je pars… le ventre vide. L’objectif : trouver une boulangerie sur le chemin.
Un kilomètre après le départ, un peu trop dans mes pensées, je rate un embranchement à droite. Je poursuis encore un bon kilomètre avant de m’en rendre compte. Demi-tour obligatoire. L’échauffement du jour commence par 2 km bonus.
Le sentier plonge ensuite dans un sous-bois pendant un moment, puis la vue se dégage peu à peu, avec de belles ouvertures sur les dunes à droite. Quelques descentes mènent jusqu’à Siouville-Hague, où je découvre que la première boulangerie est fermée pour congés… heureusement, dans la partie basse du village, une autre est ouverte. Je quitte le GR pour m’y rendre. Je prends un gros petit-déjeuner avec café au lait, croissant, et une crêpe au sucre. J’en profite pour acheter un casse-croûte pour midi et une spécialité locale : la Sioullaise. C’est un peu comme le Becquet, sauf que la pomme est remplacée par de la poire et du caramel…
On me dit que je peux récupérer le GR par la plage. Bonne idée en théorie, sauf qu’en pratique je me retrouve face à une falaise infranchissable. Je suis bon pour un nouveau demi-tour et je rejoins le sentier là où je l’avais quitté.
Je passe le Port Diélette, puis le chemin s’enfonce un peu dans les terres pour contourner le centrale nucléaire de Flamanville. Une fois passé le sud de la centrale, je retrouve un superbe sentier de falaises, avec encore une fois des paysages de carte postale.
Un peu avant Havre Jouan, je tombe sur un endroit inattendu : la Carrière des Filles, et juste à côté, une petite bâtisse qui m’intrigue. Une pancarte : Atelier-Galerie du Havre Juan. Curieux, je pose mon sac à l’entrée et j’entre. Et là, je suis scotché. Peintures, photos, sculptures, des bronzes et de la terre cuite, dans un espace minuscule (à peine 4 m sur 4). C’est superbe. Si j’avais été en voiture, je serais reparti avec une sculpture achetée sous le bras. Mais là, mon sac est déjà bien assez plein.
Un peu plus loin, vers Le Fortin, le GR longe la mer sur la dune. La marée est basse au moment où j’y passe. Je ne résiste pas, je quitte le sentier pour marcher directement sur la plage, pieds dans le sable humide, pendant presque 2 kilomètres. Le bonheur.
Je retrouve le GR un peu plus loin, juste à côté du camping Le Grand Large, puis je traverse Le Rozel avant d’arriver enfin au camping municipal Les Mielles, à Surtainville. Encore 2,5 km de plus, mais je suis content d’y poser enfin mon sac.
Une belle, très longue journée…
Je suis parti tôt ce matin et j’arrive vers 15 h au camping, il n’y a personne à l’accueil avant 16 h. Je m’installer à une table de pique-nique pour manger mon casse-croûte et ma délicieuse Sioullaise. L’accueil ouvre, et le personnel est vraiment sympa. On me dit que les deux « Cabadiennes » sont libres. Ce sont de petites structures en bois avec deux lits… Parfait ! Je m’y installe rapidement.
Je fais un tour sur la plage pour profiter un peu de l’air marin, puis je prends soin de moi. Le soir, je mange ce qu’il me reste. Ensuite, c’est le rituel habituel : un brin de toilette, un peu d’écriture, de la lecture, et dodo.
Demain sera ma dernière étape, et il ne me reste plus rien à manger à part une barre de céréales.
Infos :
Étape facile bien que longue, toujours de beaux paysages. Aucune difficulté particulière. Camping Municipal Les Mielles
80, Route des Laguettes
50270 Surtainville
02.33.04.31.04
contact@campinglesmielles-surtainville.fr
Vue plongeante sur le massif dunaire de Biville et la côte ouest du Cotentin depuis les hauteurs de Biville – Manche, NormandieAutoportrait en ombre portée sur le sable de la plage de Siouville-Hague – Manche, NormandieDune vive couverte d’oyats et d’arméries maritimes sur la côte ouest du Cotentin – Manche, NormandieFalaise de schiste et chaos rocheux sur la côte ouest du Cotentin – Entre Siouville-Hague et Surtainville, Manche, NormandieAtelier-Galerie Le Havre-Jouan – Peintures abstraites et sculptures, côte ouest du Cotentin, Manche, Normandie
La suite et fin de cette aventure arrive dans le prochain article, demain. Je parlerai de la huitième et dernière journée de marche… et du bilan de cette randonnée. À demain et en attendant n’hésite pas à laisser un commentaire pour partager tes impressions ou poser des questions, ça fait toujours plaisir et ça motive pour la suite !
Étapes 4 et 5 – De Cherbourg à Vauville en passant par Omonville-la-Rogue
Si tu es tombé sur cette page un peu par hasard, bienvenue ! Sache que tu es en train de suivre le récit d’une aventure de randonnée au long cours à travers le Cotentin. Dans les parties précédentes, je t’ai raconté comment j’ai préparé ce voyage, les premières étapes depuis St-Vaast-la-Hougue à Cherbourg, et les paysages magnifiques qui ont jalonné mon chemin.
Si tu ne l’as pas encore fait, je te conseille de jeter un œil aux premiers billets de cette série, « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 1 et partie 2« , pour ne rien manquer du début de cette aventure.
Revenons à nos sentiers.
Après avoir parcouru des kilomètres de sentiers côtiers, avec la mer comme fidèle compagne, me voilà reparti pour de nouvelles découvertes. Les paysages continuent de se transformer, et chaque pas m’apporte son lot de surprises et d’émotions. Je t’emmène maintenant sur les étapes 4 et 5, de Cherbourg à Vauville, en passant par Omonville-la-Rogue.
Prêt pour la suite ? Chaussures bien lacées ? Alors on y va !
Jour 4 : Direction Omonville-la-Rogue, 21,521 km +252 m
Jour 4 – Cherbourg-en-Cotentin › Omonville-la-Rogue – 21,5 km – +252 m de dénivelé positif – 16 mai 2025
Après une bonne nuit dans un lit, j’ai pris soin de mes pieds, j’ai pris un big petit déjeuner dans l’auberge de jeunesse, mon sac prêt et mon linge a séché pendant la nuit, inutile de l’attacher à mon sac. Ce matin je pars de bonne heure.
Le début de l’étape n’a rien d’exceptionnel. Il faut d’abord s’extirper de la zone urbaine, un peu longuette. Mais en arrivant sur la plage de Saline, je tombe sur une œuvre d’art qui m’arrête net : La Traversée[1] (la lettre d’Equeurdreville-hainneville), de Jean-Bernard Métais. C’est une grande structure métallique en forme de lettre, posée là, face à la mer. Étonnant. Poétique. Je prends le temps de la contempler.
Et ça y est, après la Pointe de Querqueville, je retrouve enfin ce que j’étais venu chercher, la nature.
Un premier dénivelé m’attendait juste après Urville-Nacqueville, et d’autres sont arrivés à Landemer. Mais soyons honnêtes, rien de bien méchant. Depuis le premier jour, le parcours est plutôt facile, ce qui me laisse tout le loisir d’admirer les paysages.
Après Landemer, une montée m’a conduit à « La Batterie », un spot avec des toilettes publiques, un espace pique-nique avec deux tables et une vue magnifique ! J’en ai profité pour faire une pause et manger le Becquet que je n’avais pas mangé la veille. J’y ai discuté avec un couple de randonneurs. Leurs sacs sont énormes, au moins 80 litres bien remplis. Ils sont Luxembourgeois, viennent de Honfleur et se dirigent vers le Mont-Saint-Michel. Ils ont l’habitude des grands treks, comme le Sentier des Appalaches, qui fait plus de 3 500 km, et d’autres grands treks à travers le monde, impresionnant. Je les ai regardés partir, chargés comme des sherpas.
Pendant ce temps, un groupe de randonneurs à la journée s’installe à l’autre table. Ils sortent des verres en « vrai » verre, des olives, de la charcuterie, des bouteilles de rouge et de blanc, et m’ont invité à trinquer pour l’apéro. J’ai décliné en les remerciant et j’ai repris mon chemin.
Le sentier change. Fini les longues plages, place aux petites falaises, aux criques secrètes qu’on ne peut atteindre qu’avec les yeux. Ça monte, ça descend, sans jamais devenir difficile. C’est beau. Sauvage. Je me sens bien.
Au niveau de la Roche Buchy, juste avant le Doué du Moulin, je découvre « Le Mur Blanc« , Construit en 1887, le mur blanc ou mur de Holterman sert d’amer, c’est-à-dire un repère pour les marins.
Un peu plus loin, la Baie de Quervière m’offre un panorama de carte postale.
Le sentier redescend au niveau du Fort d’Omonville Bas, et j’arrive rapidement à Omonville. Je passe devant un resto et je demande s’il sera ouvert ce soir. Ensuite, je me rends au camping municipal du Hâble.
Bon, la personne de l’accueil n’arrive que dans une heure. Je m’installe dans un coin sympa où le soleil viendra taper dès le matin pour sécher la rosée et à côté d’une table de pique-nique, au cas où. Quand la responsable arrive, je règle mes 9 € (de mémoire), et elle m’explique le fonctionnement emplacements, et surtout… une épicerie juste à côté ! Super accueil, vraiment.
Je file donc à l’épicerie, je commande un pain nordique et un casse-croûte pour le lendemain.
À 19 h, direction le resto. Et là, surprise ! Je tombe sur le couple que j’avais rencontré au camping de la Nef, à Barfleur. Je les croyais loin devant, vu qu’ils disaient marcher 30 km par jour… On échange quelques mots, ça fait toujours plaisir de recroiser des visages connus.
À la table derrière moi, un jeune randonneur s’installe. Je commande mon repas : 6 huîtres en entrée, puis des moules à la Normande. Et là, je ne m’attendais pas à ça… Un plat gargantuesque, genre la portion que je fais pour quatre personnes à la maison. Mais j’ai tout mangé.
Je sympathise avec le jeune randonneur, Marc. Il fait le parcours dans l’autre sens et vient de Vauville. Apparemment, c’était une grosse journée pour lui. Longue, difficile. Moi, j’envisage de faire les trois quarts de cette étape demain, et de bivouaquer quelque part en chemin. On papote. Entre randonneurs, ça parle forcément matos, applis, itinéraires, galères, coups de cœur…
De retour au camping, je lui montre où j’ai planté ma tente, il me montre la sienne, et chacun chez-soi.
Un brin de toilette, un peu d’écriture, de lecture… et extinction des feux.
Infos :
Étape tranquille, le premier dénivelé arrive au onzième kilomètre (montée descente sur 1,5 km), au treisième ça donne le ton avec une belle montée sur bitume et redescend sur 2 km, ensuite ça oscille jusqu’à un peu avant le camping. Camping Municiapal de la NEF
4 rue de la Jonquière
Omenville La Rogue
+34233528615
Pas besoin de réservation
Épicerie/boulangerie juste derrière.
« La Traversée » – Œuvre de Jean-Bernard Métais, acier perforé de texte – Littoral de Cherbourg-en-Cotentin, Manche, NormandieLa côte déchiquetée de la Hague vue depuis La Batterie – Entre Querqueville et Omonville-la-Rogue, Manche, NormandieLe sentier côtier en corniche entre Querqueville et Omonville-la-Rogue, avec la baie de Sciotot à l’horizon – Presqu’île de la Hague, Manche, NormandieLe Mur d’Éculleville, ancienne marque de navigation en pierre – Côte de la Hague, Manche, NormandieMoules marinières et frites maison en terrasse face au port d’Omonville-la-Rogue – Presqu’île de la Hague, Manche, Normandie
Jour 5 : Hein ? Quoi ? Jusquà Vauville, 30,735 km +695 m
Jour 5 – Omonville-la-Rogue › Vauville via le cap de la Hague – 30,7 km – +695 m de dénivelé positif – 17 mai 2025
J’entame la seconde moitié du parcours, si je dois faire un bilan « bobos », toujours mes douleurs de dos par intermittence et qui datent d’avant la randonnée, toujours ma douleur sous mon pied droit mais très supportable, mes deux orteils n’ont pas d’ampoule et je ne ressens aucune gêne, les pansements en préventif aux premières alertes font leurs effets.
Le froid m’a encore écourté le sommeil. Je suis passé à l’épicerie récupérer mon pain nordique, un casse-croûte et j’ai aussi du fromage et du saucisson.
Au moment de partir, j’ai déjà en tête mon objectif du jour : un bivouac quelque part vers le Nez de Voidries. L’endroit me semble parfait sur le papier.
Je démarre sous un ciel couvert, mais pas vraiment menaçant. La pluie n’est pas annoncée, bien au contraire, le ciel devrait s’éclaircir. Le paysage a encore changé, oscillant entre roches et plage. Dès la Pointe de Jardeheu, je découvre de magnifiques roches roses.
La mer est calme, la température agréable, et même si le vent souffle un peu, il reste supportable. Le chemin est plutôt plat sur environ treize kilomètres. Je passe la Pointe du Nez, puis le Port Racine, que je regrette de ne pas avoir photographié. Certains disent que c’est le plus petit port de France, d’autres, l’un des plus petits. Je continue mon chemin en passant la Pointe du Nez Cabot, la Pointe de la Loge, la Pointe des Grouins, le Nez Bayard, et le Sémaphore de la Hague pour arriver à la Croix du Vendémiaire à Goury. Là, je fais une pause casse-croûte à côté de deux jeunes randonneurs la vingtaine à peine passée. Ils font une rando à la journée. Jusqu’à présent, la seule difficulté a été de marcher sur des galets fins, où le pied s’enfonce un peu, ou sur des galets plus gros qui font travailler les chevilles. Une partie assez agréable avec aussi des beaux paysages du côté terre. Le sentier est régulièrement jonché de Crambe maritima, le chou marin, en fleurs, c’est très joli. Parfois, il y en a tant qu’il faut faire attention de ne pas les piétiner, car c’est une plante protégée.
À partir de là, les premiers dénivelés de la journée commencent et s’affirment franchement à partir de La Côte Soufflée. J’arrive au sommet du Nez de Voidries après 5h30 de marche, pauses comprises, et j’ai parcouru 19 km.
Nous sommes samedi, le ciel s’est dégagé, et il y a beaucoup de monde. Les gens sont venus en voiture et font des balades dans le coin. Je n’ai pas envie de m’arrêter tout de suite et d’attendre que tout le monde parte pour chercher un spot de bivouac. Je décide de continuer et je verrai bien en cheminant si je trouve un coin plus tranquille.
Mais je me retrouve sur un sentier étroit, entre falaise et roche, ou bordé d’arbustes épineux. Pas un endroit plat, que des montées et des descentes assez abruptes… C’est clair, je ne trouverai pas de coin de bivouac tant que je ne serai pas sorti des falaises. Il n’y a plus de vent, il fait chaud. Heureusement, souvent dans les points bas, je traverse de petits rus où je remplis ma gourde filtrante. Les paysages, eux, sont à couper le souffle : une mer bleue et calme où l’on voit les fonds et qui donne envie d’y plonger. Des paysages qui s’offrent seulement à ceux qui font l’effort de venir marcher.
Lorsque le sentier devient enfin plat, je suis à environ un ou deux kilomètres du camping de Vauville, alors je m’y rends. J’arrive au camping municipal de Vauville, 9h45 après mon heure de départ d’Omonville-la-Rogue.
Au camping très bon accueil, je me trouve un emplacement et vais dîner avec mon pain nordique, du fromage et du saucisson sur la plage, face à la mer. Je me couche de bonne heure car je suis fatigué par cette journée et il y a de grande chance que le froid me réveille vers deux heures du matin.
Info :
les dix derniers kilomètres sont particulièrement physiques sans spot de bivouac possible. Toujours de magnifiques paysages.
Le camping habituellement ouvert du 1er juin au 30 septembre a ouvert cette année le 1er mai… étant donné qu’ils ont eu du monde il y a de grande chance que les nouvelles dates d’ouvertures soit du 1er mai au 30 septembre. Téléphonez tout de même pour vérifier. Camping Municipal La Devise à Vauville
Situé le long du GR223
49.63312 -1.84938
Tél. : 02 33 52 64 69 https://www.encotentin.fr/campings/camping-municipal-la-devise/
Granite rose et arméries maritimes – Armeria maritima – sur le littoral du cap de la Hague, Manche, NormandieChou marin en fleurs – Crambe maritima – sur le cordon de galets de la baie d’Écalgrain – Cap de la Hague, Manche, NormandieParcellaire agricole délimité par des murs de pierres sèches – Intérieur de la presqu’île de la Hague, Manche, NormandieLe sentier de corniche de la côte ouest du cap de la Hague dominant l’Atlantique – Presqu’île de la Hague, Manche, NormandieLa baie de Vauville à marée basse, l’une des plus longues plages sauvages du Cotentin – Vauville, Manche, Normandie
La suite de l’aventure – les journées 6 et 7 – arrive dès demain dans le prochain article. N’oublie pas de revenir et n’hésite pas à commenter pour partager tes propres expériences ou poser des questions !
^La traversée : Oeuvre de Jean-Bernard Métais, septembre 2010. « Cette lettre réalisée à partir des mots-voyages des habitants de la ville. Des écrivains : Michel Besnier, Elisabeth Coquart, Didier Decoin, Philippe Huet, Victor Hugo, Georges Pérec, Gilles Perrault, Jacques Prévert, Alexis Salatko, Boris Vian. Des journalistes : Marcel Clairet, hubert Lemonnier, François Simon et Pascal Vannier.