Si tu arrives ici par hasard, sache que tu lis la suite d’un récit de randonnée itinérante dans le Cotentin. Un périple de huit jours le long des sentiers, entre mer, lande, cailloux et parfois l’improvisation.
Dans les parties précédentes, je t’ai raconté comment j’ai préparé ce voyage, les premières étapes de Saint-Vaast-la-Hougue à Cherbourg, et les paysages magnifiques qui ont jalonné mon chemin jusqu’à Vauville.
Si tu ne l’as pas encore fait, je te conseille de jeter un œil aux premiers billets de cette série pour ne rien manquer du début de cette aventure.
Étapes 4 et 5 – De Cherbourg à Vauville en passant par Omonville-la-Rogue
Si tu es tombé sur cette page un peu par hasard, bienvenue ! Sache que tu es en train de suivre le récit d’une aventure de randonnée au long cours à travers le Cotentin. Dans les parties précédentes, je t’ai raconté comment j’ai préparé ce voyage, les premières étapes depuis St-Vaast-la-Hougue à Cherbourg, et les paysages magnifiques qui ont jalonné mon chemin.
Si tu ne l’as pas encore fait, je te conseille de jeter un œil aux premiers billets de cette série, « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 1 et partie 2« , pour ne rien manquer du début de cette aventure.
Étapes 2 et 3 – De Barfleur à Cherbourg-en-Cotentin en passant par la Pointe du Brick.
Si tu tombes sur cette page par hasard, sache qu’il s’agit de la suite d’un récit de randonnée au long cours dans le Cotentin. Dans la première partie, je te racontais comment j’ai préparé ce périple, le jour J-1, et ma première journée de marche jusqu’à Barfleur.
8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin entre terre, mer ; dépaysement assuré.
Pour faciliter la lecture, le récit de cette randonnée itinérante est découpé en plusieurs billets, chacun correspondant à une ou deux journées de marche.
Tracé GPX colorisé par altitude – Randonnée côtière du Cotentin (13–20 mai 2025) – Distance totale : environ 170 km – Dénivelé : de −42 m à +200 m
Ce voyage s’imposait à moi… Je venais d’annuler une randonnée jugée trop coûteuse alors où aller ? Deux randonneuses m’ont parlé de leur projet dans le Cotentin, m’ont envoyé leur parcours, et si nous marchions ensemble trois ou quatre jours ? L’idée nous a plu ! Je marcherai un peu plus longtemps et le point de départ serait une étape en amont et deux ou trois étapes après. Malheureusement elles ont dû annuler leur parcours au dernier moment, ce sera pour une autre fois, je marcherai seul ce qui n’est pas un souci en soi.
L’Art du Bivouac : Guide pour bivouaquer en toute tranquillité !
Les beaux jours arrivent et pour votre prochaine randonnée, c’est décidé, vous allez bivouaquer !
Que vous soyez seul ou a plusieurs vous faites le choix d’une aventure immersive, une reconnexion avec la nature.
Pour vous défaire de certaines appréhensions lisez, ou relisez les articles « Débuter en randonnée » et « Le bivouac : peurs et appréhensions« .
Tout comme vous préparez avec soin votre itinéraire, dans les préparatifs vous devrez y intégrer le bivouac.
Ci-dessous quelques conseils pour un bivouac réussi !
Les préparatifs
Le matériel
Avoir un équipement à la fois minimaliste et fonctionnel. L’objectif est de réduire le poids du sac tout en gardant l’essentiel pour dormir, manger et se protéger des éléments.
– Se protéger du sol : Une couverture de survie réutilisable, ou film plastique (vous isoler du sol tout en protégeant la base de votre tente et/ou votre matelas).
– Matelas : Tapis de sol (mousse pliant ou qui s’enroule) ou matelas gonflable. Pour bien choisir son matelas prendre en compte le facteur R-Value (ou R/Valu) les températures sont à titre indicatif, il s’agit d’une norme pour les fabricants de matelas [Norme R-Value ASTM F3340-18] et les températures données ne sont pas absolues, juste un ordre d’idées :
Bon ça ne s’arrête pas à 5, certains matelas haut de gamme pour des conditions extrêmes (expéditions polaires, alpinisme hivernal) peuvent atteindre R = 6, 7, voire plus. – Vous pouvez superposer les couches, exemple : un tapis mousse (R/Valu 1,5) plus un matelas (R/valu 2,5) pour obtenir un R/Valu combiné ~4.
– Sac de couchage adapté : Choisir un sac en duvet ou synthétique selon la saison, avec un bon rapport poids/chaleur il existe également des quilts pour avoir plus aisance dans les mouvements. Vous pouvez également opter pour un sac de soie en plus qui permet de protéger votre sac de couchage tout en augmentant de quelques degrés la température de confort. Profitez pour lire l’article « Sac de couchage – duvet ou synthétique »
– Tente ultra-légère ou hamac ou tarp : En fonction de la façon dont vous souhaitez bivouaquer choisissez une tente légère (moins de 2 kg, la mienne fait moins de 1 kg) ou un hamac avec moustiquaire et toile de protection sont idéaux pour éviter de surcharger son sac. Vous avez une quatrième option, dormir à la belle étoile lorsqu’il fait bon.
– La popote : Optez pour un réchaud, gamelle, couverts léger.
Gestion de la Nourriture et de l’Eau
L’alimentation en bivouac doit être énergétique, légère et facile à préparer. Repérez si sur votre parcours se trouve des points de ravitaillement (épiceries, boulangeries, fontaines d’eau, etc.)
– Aliments lyophilisés ou préparés par vos soins : Gain de place et poids minimal. – Collations énergétiques : Fruits secs, barres protéinées… – Gourde filtrante et/ou pastilles purifiantes : Pour boire sans risque aux points d’eau naturels.
Choix d’un lieu de bivouac
Avant tout respectez la Réglementation et l’Environnement. Le bivouac n’est pas autorisé partout. Il faut se renseigner sur les règles locales (parcs nationaux, réserves naturelles, etc.).
– Terrain Plat : rien de plus pénible que de glisser dans son sac de couchage tout au long de la nuit et un lieu le plus sec possible.
– Abri Naturel : parfois l’on peut profiter d’une cavité, ou derrière une roche qui permet d’être à l’abri du vent, voire de la pluie. Ne pas hésiter à faire un tour des lieux car il arrive qu’à une centaine de mètres la géographie des lieux vous protège du vent.
– À l’écart des passages d’animaux : Pour ne pas être dérangé et ne pas déranger la faune. Repérez les passages et traces (terre retournée par les sangliers, trace de passages vers les points d’eau, etc.). Vous en écarter à quelques dizaines de mètres suffit à la tranquillité tous.
– Éloignement des Sentiers : Pour préserver votre tranquillité et respecter les autres randonneurs, éloignez-vous des chemins fréquentés, quelques dizaines de mètres souvent suffisent.
– À découvert ou en sous-bois ? : en fonction de votre parcours vous n’aurez pas toujours le choix, mais lorsque cela est possible, c’est un choix très personnel, je préfère le sous-bois car j’y suis mieux protégé de la rosée ce qui fait gagner du temps pour tout ranger le matin.
– Proximité d’une source d’eau : Mais à distance raisonnable pour éviter l’humidité, les crues. Ne vous lavez pas, ne faites pas vos besoins trop proches des point d’eau pour éviter toute pollution à ce sujet vous pouvez lire »Comportements respectueux de la nature en 8 points« .
Ce qu’il faut éviter !
Concernant le passage des animaux j’en ai parlé plus haut.
– Les gros arbres : si vous êtes en sous bois, évitez de bivouaquer sous les gros arbres (risque de chutes de bois morts) mais même en pleine santé en période de grosses chaleurs de grosse branche peuvent casser dû au stress hydrique (phénomène qui arrive lorsque les arbres perdent plus d’eau par évapotranspiration qu’ils ne peuvent en absorber par les racines). – Au pied d’une falaise : Veillez à la géographie des lieux pour prévenir toute chute de pierres ou rochers. – Attentions aux rivières : Certaines subissent des crues rapides en cas d’orage en amont. Ne vous mettez pas non-plus en aval d’un barrage hydraulique. – Laisser traîner votre nourriture et vos ordures : un renard de passage n’hésitera pas y fouiller pendant votre sommeil, accrochez le tout en hauteur lorsque c’est possible.
Bref !
Le bivouac offre une grande liberté, mais demande une bonne organisation. En choisissant un bon emplacement, un équipement adapté, en respectant l’environnement et en anticipant les contraintes, cette expérience deviendra un souvenir mémorable. Certains bivouacs seront mieux que d’autres, il vous arrivera de vous arrêter dans un lieu qui ne soit pas à votre goût, et le lendemain matin vous découvrirez qu’a peu de distance il y avait l’endroit idyllique (ça m’est arrivé et ça m’arrivera encore).
J’ai certainement oublié d’autres conseils et n’hésitez pas à compléter dans les commentaires.
J’avais déjà écrit un article sur les questions qui dérangent comme « Tu fais combien de kilomètres par jour ?« , « Tu marches à quelle vitesse ?« , « Tu marches combien d’heures par jour ?« , etc. Cela est relaté dans l’article « Tu fais combien de km par jour ?« .
Il y a aussi les questions liées à la peur : « Tu n’as pas peur qu’on t’attaque ?« , « Tu n’as pas peur des bêtes ?« . Ces dernières m’amusent et j’en avais aussi parlé dans « Le bivouac, peur et appréhension« .
Par contre, il y a une question qui m’agace et qu’on m’a posée dernièrement, et ce n’est pas la première fois…
– Sima, as-tu fait tel GR ?
En fait, tout dépend de qui vient la question. Si elle est posée par un autre randonneur, ça ne me dérange pas, car soit il souhaite faire tel GR et si je l’ai fait, c’est certainement pour avoir mon retour d’expérience. Ou il l’a fait et souhaite me faire part de son retour d’expérience. Bref, entre randonneurs, on parle randonnée, matériel, sentiers et GR… C’est tout à fait normal !
– Bah alors Sima, c’est quoi qui te dérange ?
– Lorsque celui qui la pose n’a jamais randonné !
– Et pourquoi Sima ?
Avant tout, lorsque je dis que je fais de la randonnée, de l’itinérance et du bivouac, mon interlocuteur, qui je le rappelle n’est pas randonneur, m’auréole d’un certain prodige mystérieux, comme si ce que je fais est exceptionnel. Bien entendu, il a entendu parler de certains numéros et/ou noms de GR par la télévision ou ailleurs et pour nourrir la discussion arrive la question majeure !
– Sima, t’as fait le GR20 ?
– Heeuuu… Non !
On peut remplacer GR20 par Stevenson ou TMB (Tour du Mont-Blanc), mais c’est le GR20 qui revient le plus souvent, je ne sais pas pourquoi. Et là, devant ma réponse négative, je vois sur son visage la déception et mon auréole s’éteindre.
Le constat est là, infaillible ! Plus un parcours est médiatisé, plus il devient prestigieux et ceux qui l’ont fait, glorieux ! Il y a un certain parallèle avec le phénomène de l’influenceur qui se fait photographier perché sur une taupinière et la grande admiration de ceux qui souhaitent faire de même, à la recherche d’une illusoire gloire ou prestige. L’action non pas pour le plaisir mais pour une pseudo-reconnaissance.
Les randonnées que je fais, celles que je ne fais pas et pourquoi.
Ce que je recherche avant tout, ce n’est pas la performance, mais le plaisir que je vais prendre. Soit ! Lors d’une randonnée, il y a toujours des imprévus (chute, blessure, averse, etc.), des impondérables avec lesquels il faut faire tout en prenant du plaisir dans l’ensemble. Il n’y a ni gloire, ni prestige !
Pour le choix de mes randonnées, j’ai aussi trois critères subsidiaires au plaisir, qui lui est essentiel.
Le Budget : Mes finances ne sont pas élastiques, c’est donc un critère important si je veux faire plusieurs randonnées à l’année. Il faut prendre en compte le transport, dois-je acheter et/ou renouveler du matériel, et même si je bivouaque, j’apprécie de temps à autre un camping, un gîte, un resto… Donc le coût d’une randonnée a son importance.
La durée : en fonction de la période, je dois jongler avec d’autres événements que je ne souhaite pas manquer (anniversaire d’un proche ou d’un ami, événement associatif, etc.). Ce critère est évolutif, on peut imaginer que je fasse l’impasse sur ma présence à certains événements pour une randonnée qui me tient à cœur.
La popularité du parcours : si le parcours est très populaire, très couru, de fait, il m’intéresse beaucoup moins, je ne vais pas en randonnée pour y croiser la foule. Moins il y a de monde et plus je suis heureux. D’ailleurs, lorsque vous êtes pratiquement seul et que soudain vous croisez un autre randonneur, hé bien vous êtes super content. Une joie qui se produit moins lorsque vous cheminez parmi une kyrielle de marcheurs.Non. (Et je vois ta déception)
Pour l’instant, ni le GR20, ni le chemin de Stevenson, ni le TMB ne satisfont pleinement ces trois critères.
Pour résumer, il n’y a pas de prodige à randonner, ce n’est pas une prouesse, il n’y a ni palme d’or ni César à recevoir. Le plus important est l’aventure de chacun, le plaisir qu’il éprouve, que ce soit dans les bois ou plaines derrière chez-soi ou à l’autre bout du monde.
Avec un peu de curiosité, vous découvrirez que la beauté est tout autour de nous, il suffit d’y être attentif.
Celui qui m’a inspiré cette réflexion n’est pas un randonneur mais un entomologiste. La plupart de ses publications émanent d’observations du fond de son jardin et des alentours proches… Jean-Henri Fabre, j’en parle un peu dans l’article « Littérature – Jean-Henri Fabre« .
Citation:
« Si le cabotage dans les coins et recoins du jardin ne suffit pas, un voyage au long cours me fournit ample tribut. Je double le cap des haies voisines, et, à quelque cent mètres, j’entre en relations avec le Scarabée sacré, le Capricorne, le Géotrupe, le Copris, le Dectique, le Grillon, la Sauterelle verte, enfin avec une foule de peuplades dont l’histoire développée épuiserait une vie humaine. Certes, j’en ai bien assez, j’en ai trop avec mes proches voisins, sans aller pérégriner en des régions lointaines. »
Souvenirs entomologiques – Livre VI – Jean-Henri Fabre
Et puisque nous terminons par la citation d’un scientifique, concluons par un vers latin : Carpe diem, quam minimum credula postero.
Quelques idées de randos dans le Cézallier (Auvergne)
Des randonnées à la mi-journée et journée dans le Cézallier.
La rando, finalement ce n’est pas que de l’itinérance, faire une sortie à la mi-journée ou à la journée, c’est aussi de la randonnée. D’ailleur, en itinérance, entre deux bivouacs, deux gîtes, deux campings, etc, c’est bien une randonnée d’une journée que nous effectuons, voire mi-journée lorsqu’une étape est plus courte.
6 Randonnées dans le Cézallier, de la plus courte à la plus longue
Avertissement
Côté transport en commun c’est très mal desservi, S’il est facile d’arriver à Issoire (TGV + TER) une fois à Issoire pour vous rapprocher des points des départs (Ardes, Anzat-Le-Luguet) il n’y a que le bus P20 qui circule une fois par semaine le mercredi ! Et vous devrez attendre le mercredi prochain pour repartir dans l’autre sens. Exemple :
Issoire mercredi – 18:10 arriver à Anzat à 19:05
Anzat mercredi – 12:05 arrive à Issoire à 13:15
Où se renseigner auprès du réseau de transport collectif Sherpa
Mais pour vous rendre aux points de départs de certaines randos risque d’être compliqué.
Période
De mai à octobre pour les parties hautes, en 2022 j’ai eu de la neige début avril, c’est rare à cette période mais ça peut arriver.
Si vous êtes équipé, vous pouvez faire de magnifiques randonnées en raquettes l’hiver.
Il faut savoir que même s’il est tombé peu de neige (10 cm) dans le haut Cézallier, le vent y est constant avec des rafales régulières ce qui va balayer la neige à certains endroits et créer des congères dans d’autres ce qui peut rendre la randonnée fatigante et surtout les bâtons de marche sont indispensables, profiter pour lire l’article « Rando – Avantages et inconvénients des bâtons de marche« .
Circuits (boucles)
Roche-Charles-la-Mayrand (Boslabert)
Roche-chales-la-Mayrand résulte de la fusion de deux communes, Roche-Charles et Mayrand en 1976 (loi Marcellin) et constitué de plusieurs hameaux dont Boslabert qui est le point de départ.
Parcours de Boslabert (4,38 km – 1h27 – alt. entre 1 020 m et 1 160 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas).
Le long de ce circuit vous aurez une vue sur les Gorges du Sault. À mi-chemin (~ 2 km) vous arriverez à la Chapelle Romane Roche-Charles et l’ancien cimetière. Cet édifice roman du 12e siècle, a été fortifié aux 14e – 15e siècles ; vous aurez également une magnifique vue sur le Massif du Sancy.
À 3,5 km, si vous trouvez le parcours trop court, au lieu de tourner à gauche, continuez tout droit en direction des éoliennes pour voir de près la chapelle de la Croix Maubert, 800 m aller/retour, (toute petite chapelle avec une table de pique-nique à proximité).
Mazoires
Randonnée courte mais des paysages variés entre sous-bois, puy de Domarège (ou puy de Mazoires, volcan strombolien édifié il y a 140 000 ans, présentant un cratère égueulé orienté au nord), gorges de Rentière, chapelle Sainte-Pezade.
Parcours de Mazoires (7,19 km – 2h24 – alt. entre 750 m et 1 000 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas). Point de départ depuis le bourg de Mazoires.
En sortant de Mazoires (Nord/Est) un sentier sur votre droite (vue sur les gorges et village de Rentières) vous mènera à une grotte et la Chapelle-Sainte-Pezade (pezade signifiant « pas » en occitan) qui se trouve au bout d’une impasse de 300 m.
Après avoir passé le ruisseau de Vèze vous avez une vue sur des orgues basaltiques au-dessus.
Après Granges, vue sur le puy de Domarège. À Vèze reste les ruine du château (maison fortifiée du XIIe siècle citée à partir de 1304).
De retour Mazoires vous pouvez visiter l’église romane Saint-Saturnin-Sainte-Florine.
Petite histoire, de Florine (parmi les variantes):
Bergère du Cézallier (jolie, vierge et pieuse) dans le haut Moyen Âge, originaire du village Strigoux, au-dessus des gorges de la Couze d’Ardres. Pour échapper à un agresseur, lié peut-être à un raid des Hongrois au Xe siècle, elle franchit d’un saut le torrent. Sur la rive sud de la Couze, une roche à bassin, en forme de pied humain, a accrédité l’idée d’un souvenir du prodige. À son emplacement s’élève la chapelle Sainte-Pezade, dont le vocable a été inspiré par l’empreinte pédestre ; il pourrait s’agir de la christianisation d’un lieu de culte païen.
Le corps de Sainte-Florine a été transporté à Mazoires, tandis que son chef se partage, depuis le XIe siècle, entre la cathédrale de Viviers et l’église de Sainte-Florine. Le culte de sainte Florine était associé à celui de Sainte-Flamine dans l’église des Récollets de Montferrand.
La légende dit que marcher dans l’empreinte de ses pas soulage les rhumatismes.
Les reliques de Sainte-Florine se trouvent aujourd’hui à l’église de Mazoires, dans une châsse en bois doré.
Ardes – Apchat
Ardes est implanté sur les contreforts orientaux du Cézallier dont il est le principal bourg. Capital de la puissante famille des Mercoeur Ardes hérite d’un pan d’histoire médiévale auvergnate. Des passages entre les maisons permettent de communiquer entre la ville haute et les bords de la Couze, On y retrouve de nombreux tunnels et traboules dans la Grande Rue du bourg. Un village vivant avec épicerie, pharmacie, boucherie, etc.
Parcours Ardes – Apchat (10,01 km – 3h20 – alt. entre 600 m et 800 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas). Départ depuis le bourg d’Ardes.
Lors de cette randonnée vous aurez à plusieurs reprises des vues sur « le Doigt de Mercoeur » tour ruinée, vestige du château de Mercoeur qui culmine à 939 m à l’Ouest d’Ardes.
à Zanières-la-Mave vous aurez une vue sur Apchat.
Conseil :
À la Croze, quittez le chemin balisé pour descendre à la Cascade du Gour d’Appat puis remontez pour récupérer votre chemin à Bord. Ce crochet vous rallonge de 2,9 km. Un « Gour » est un mot ancien désignant des creux profonds et plein d’eau, se formant au bord des rivières.
Depuis Bord vous suivez le « GRP autour d’Issoire », en arrivant à Apchat vous le quittez pour vous orienter vers l’église de type gothique. Vous rejoindrez le GRP à la sortie de Apchat.
Ardes – Rentières – Doigt de Mercoeur
Au menu, Falaise, gorges, forêt, rivière et les reste du château de la dynastie des Mercoeur.
Parcours Ardes – Rentières – Doigt de Mercoeur (11,96 km – 3h59 – alt. entre 550 m et 860 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas). Départ depuis le bourg d’Ardes.
Boucle Distance : 12 km Dénivelé : 331 D+ Balisage : vert
Vous quittez la Rue du Commerce par la rue de la Petite Côte (descente) passage sous l’ancienne porte fortifiée d’Ardes. En bas à gauche vous passerez devant l’église gothique Saint-Dizain XIIIe siècle (classée monument historique depuis 1920) sa construction aurait durée près de 200 ans.
En sortant de la ville, dans la montée du Trion, vous aurez une magnifique vue sur Ardes.
À Rentières n’hésitez pas à faire un petit détour (200 m A/R) pour voir l’église Romane Notre-Dame, Profondément remaniée au XIIIe siècle (la nef, et les chapelles latérales dotées de voûtes sur croisées d’ogives), elle est classée monument historique depuis 1980.
Et que dire de plus de cette magnifique randonnée aux dénivelés plus marqués que les précédentes, tout est dans la courte description du menu d’intro.
Jassy
On est au cœur du Cézallier, socle primaire vous y croiserez des estives, lacs d’altitude, forêts, tourbières. des paysages époustoufflants. Une atmosphère nordique, les hivers généralement enneigés, des vents forts et glacials, la petite Sibérie d’Auvergne.
À savoir que la Couze prend sa source dans cette ancienne vallée glaciaire.
Parcours de Jassy (14,25 km – 4h45 – alt. entre 1 140 m et 1 300 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas). Départ depuis le secteur de Jassy, commune d’Ardes.
Le départ de cette randonnée est donné à La Godivelle, je vous la propose sur le tracé depuis Jassy, mais je vous avoue que finalement je préfère la démarrer à Brion-Haut où face à un bistro au milieu de nulle part (qui doit être ouvert en période estivale, mais j’y vais hors saison) il y a une aire assez grande pour y sationner. Bref, vous pouvez démarrer d’où vous voulez puisqu’il s’agit d’une boucle, tout dépend d’où vous venez.
Que vous dire de plus que de profiter des panoramas qui s’offriront à vous ainsi que la flore. N’hésitez pas à vous attarder aux lacs d’origines volcaniques de La Godivelle, l’église Saint-Blaise de La Godivelle (partiellement modifée au XIIe siècle). La Godivelle est la commune la plus haute du département et la moins peuplée (17 hab. en 2022) et la fontaine sur la place de l’église est la plus large du département.
Le sentier chevauche de temps en temps le TVR (Tour des Vaches Rouges) vous le remarquerez aux balisages.
Parrot – Le Luguet
Prendre encore un plus de hauteur pour mieux profitez des plus beaux panoramas du Cézallier. Vérifiez la météo avant d’y aller.
Parcours Parrot – Le Luguet (16,97 km – 5h39 – alt. entre 1 100 m et 1 551 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu foncé (points hauts) au rouge foncé (points bas). Départ depuis le hameau de Parrot.
Boucle Distance : 17 km Dénivelé : 455 D+ Balisage : vert
De Parrot jusqu’au km 13 le sentier suit celui du TVR. Au km 14 sur votre droite le point culminant couronné d’un bois (bois de la Croix des Champs), le Signal du Luguet 1 547 m.
Que vous dire de plus sinon qu’il s’agit d’une des plus belles vallées glaciaires du Massif Central.
J’espère vous avoir donné envie d’aller dans le Cézallier, moins connu que le tour des puys et pourtant un lieu magnifique et dépaysant. Laissez vos commentaires après les photos ci-dessous.
Les vastes plateaux du Cézallier sous la neige, avec le profil aplati et reconnaissable du Signal du Luguet à l’horizon.Un caillebotis balisé guide le randonneur à travers les zones humides d’altitude du Cézallier, même en conditions hivernales.Un chemin d’estive entièrement recouvert de neige s’étire entre les clôtures des pâturages d’altitude, guidant le regard vers les sommets du Cézallier.
L’association SEUIL propose une approche innovante pour aider les jeunes en difficulté à se reconstruire : une marche éducative de près de 1 800 kilomètres. Pendant trois mois, ces adolescents partent en randonnée, accompagnés d’un adulte, loin de leurs problèmes familiaux, scolaires ou sociaux, pour redonner un sens à leur avenir.
Marche et invente ta vie
Slogan de l’association SEUIL
– Et toi sima, tu vas te lancer dans cette aventure ?
– j’avoue que c’est tentant, mais je n’ai jamais marché trois mois, plus pour des questions de budget que de temps.
Une méthode qui fait ses preuves
L’idée est simple : un adolescent, un accompagnant et trois mois de marche. Ce parcours initiatique, à la fois physique et mental, permet aux jeunes de 14 à 18 ans de se recentrer et de se reconstruire.
Tout a commencé avec Bernard Ollivier, écrivain, ancien journaliste et passionné de randonnée. Au début de sa retraite il s’est lancé sur le chemin de Compostelle. Pendant son voyage il entend parler d’un adulte de l’association Oikoten (article sur Oikoten) accompagné de deux garçons (jeunes délinquants), un concept étonnant, une alternative à l’incarcération : celle de marcher. Une révélation pour lui.
Une aventure aux effets positifs
Les résultats parlent d’eux-mêmes : 60 % des jeunes reviennent avec un projet de réinsertion solide et 85 % des éducateurs considèrent cette expérience comme une réussite, même lorsque le parcours n’est pas terminé.
La marche a ses bienfaits : elle réduit les comportements violents et agressifs, améliore la confiance en soi et encourage la prise de responsabilités. Les adolescents traversent trois grandes phases au fil de leur périple : d’abord une période d’adaptation physique, suivie d’une phase d’euphorie, puis vient enfin le moment de l’élaboration d’un projet pour leur retour.
Une organisation solidaire et engagée
Chaque année, l’association SEUIL organise 35 marches en France et à l’étranger, grâce à une équipe de bénévoles et d’éducateurs engagés. Les accompagnants, qu’ils soient professionnels de l’éducation ou passionnés de randonnée, jouent un rôle essentiel dans cette aventure humaine.
Lors de la marche le jeune ainsi que l’accompagnatrice ou accompagnateur tiennent chacun un journal de bord qu’ils transmettent régulièrement. Ces journaux sont publiés tout en préservant l’anonymat et le respect des jeunes.
À l’issue du voyage, une fête est organisée pour chaque participant. Famille, amis et éducateurs se réunissent pour célébrer ce moment clé, qui marque une étape importante dans leur réinsertion.
Rejoindre l’aventure
Que vous soyez éducateur ou simplement amoureux de la marche, vous pouvez prendre part à cette initiative en devenant accompagnant ou en proposant des dons ou du bénévolat. Les départs ont lieu tout au long de l’année, offrant de nombreuses opportunités de s’engager.
L’association SEUIL prouve que la marche peut être un outil puissant de réinsertion. Elle offre à ces jeunes une chance de se reconstruire et de retrouver leur place dans la société, un pas après l’autre.
Je vous en avais parlé, je vous l’avais promis, voilà c’est enfin publié !
Les petits trucs et astuces pour s’alléger en randonnée sans trop perdre de confort.
– Ha enfin !!!… Tu vas nous apprendre plein de trucs et astuces !
– Pas forcément, j’en ai parfois déjà parlé dans d’autres articles.
Avant tout
Sachez que tous les conseils proviennent d’échanges avec d’autres randonneurs. Des astuces que l’on s’approprie, que l’on adapte à nos besoins, parfois l’on croit l’inventer avant de se rendre compte que d’autres font de même voir mieux. Il va y avoir une liste, non exhaustive, je ne les utilise pas toutes, mais je préciserai ce que j’applique régulièrement.
Le bivouac
Pour la tente, vous avez pu le voir dans mes billets, j’utilise une tente relativement légère qui se monte avec un bâton de marche. On la voit dans l’article Randonner en Normandie dans le Pays de Caux il s’agit d’une NightCat 1P.
Pour protéger le dessous de ma tente je pose au sol une couverture de survie réutilisable. Je ne suis pas convaincu de la supposée isolation qu’elle devrait apporter et ne couvre pas la surface ma tente. Tom23 utilise une feuille plastique très fine légère et solide, il s’agit d’un film utilisé pour les survitrages, j’envisage faire de même.
J’avais expliqué comment transformer un poncho en tard, pour un double usage. Il en existe dans le commerce adapté pour ce double usage il y en a même qui font tente, exemple ici on doit pouvoir trouver à d’autre prix, je ne suis pas sponsorisé..
Pour dormir, avoir un sac en soie (appelé aussi sac à viande) en plus du duvet permet de gagner quelques degrés lors des nuits un peu plus fraîches que prévu.
Réchaud, feu, vaisselle, rangement
Le BRS 3000T dans la paume… ou presque. Ce brûleur en titane ne dépasse pas 10 cm de largeur une fois déplié, pour un poids plume de 25 g.
Pour mon réchaud j’utilise un brûleur BRS 3000T, c’est très léger (27gr), j’utilise également un coupe-vent pour le rendre légèrement plus performant et économiser un peu de gaz.
Couverts
Pliant ou raccourci : deux philosophies pour un même objectif, gagner de la place dans le sac sans sacrifier le repas au bivouac.
J’utilise soit ceux dont j’ai coupés les manches, soit ma cuillère/fourchette pliante.
Cela dit, si vous consommez de la nourriture lyophilisée, mieux vaut avoir une longue cuillère en titane pour pouvoir remuer dans le fond du sachet, les couverts coupés ou courts sont peu pratiques dans ce cas.
Vaisselle
Une éponge classique découpée au quart de sa taille : même efficacité, quatre fois moins de place et de poids.
J’utilise un bout d’éponge découpée.
Feu
Vent, pluie, altitude : là où le briquet capitule, la pierre à feu prend le relais. Un duo de secours qui tient dans la paume.Trois grammes, trois centimètres, et la certitude d’avoir toujours de quoi faire du feu – même après une averse.Pas besoin d’emporter le rouleau entier : quelques décimètres d’adhésif enroulés autour du briquet suffisent pour la quasi-totalité des réparations en bivouac.
Si j’ai bien un allume-feu par friction que j’ai déjà testé, histoire de m’amuser, je ne l’emmène pas en randonnée.
J’utilise un briquet sur lequel j’enroule environ 80 cm d’adhésif (résistant et qui se découpe à la main) pour réparer une déchirure sur ma tente, mon poncho, mon sac… Donc le briquet sert aussi de rouleau d’adhésif. j’emporte toujours une petite boite d’allumettes dans un sachet étanche si le briquet rend l’âme car il n’est pas neuf.
Rangement
Un seul contenant, tout le nécessaire : brûleur, gaz, briquet, couverts et éponge s’emboîtent parfaitement dans la gamelle en titane.Une fois le couvercle clipsé et la housse resserrée, l’ensemble du kit cuisine ne dépasse pas 10 cm de diamètre – prêt à rejoindre le sac en quelques secondes.
Le tout, bien rangé, rentre dans ma gamelle en titane (550 ml).
Eau
Plate quand elle est vide, efficace quand elle est pleine : la gourde filtrante LifeStraw permet de s’approvisionner directement en ruisseau ou source, sans emporter de stock d’eau superflu.
En plus de ma poche à eau qui se trouve dans mon sac je prends ma gourde filtrante, à côté il s’agit d’une grosse seringue pour nettoyer le filtre. Il existe d’autres gourdes filtrantes, si vous prenez une bonne marque elles sont toutes performantes.
Bouchon vert pour transporter l’eau, bouchon bleu pour se rincer : une bouteille banale qui devient un outil à double fonction au bivouac.Tout se joue dans ce détail : une quinzaine de trous percés à l’aiguille dans le bouchon bleu suffisent à transformer la bouteille en douche de camp.
Une bouteille vide
La bouteille et ses deux bouchons… Vide, elle peut être utile la nuit lorsqu’il pleut ou qu’il fait très froid à l’extérieur pour y faire pipi sans sortir de sa tente (prendre le bon bouchon sans trou pour la refermer), pour les femmes, pas certains que ce soit pratique. Bien la rincée et rempli d’eau avec le bouchon percé de plusieurs petits trous de 1,5 mm, elle sert de douchette.
Brossage des dents
Trois objets, deux systèmes : la brosse bambou avec son dentifrice solide pour l’hygiène classique, ou le bâton de siwak pour voyager encore plus minimaliste.
Vous avez le choix entre la brosse à dent, vous pouvez couper un peu le manche pour la rendre plus légère (là, elle est neuve et pas coupée) ou utiliser un bâton de siwak que vous pouvez aussi écourter (là pas besoin de dentifrice). Il existe des petites pastilles sèches de dentifrice comme sur la photo.
Personnellement, je n’utilise pas de dentifrice… Voyons plus bas !
Savon et shampoing
La boîte à protège-dents : le contenant inattendu qui protège le savon et évite de graisser tout le sac.À droite shampoing solide
J’utilise le savon pour me brosser les dents (je sais, ça a mauvais goût), pour me laver (corps et cheveux) pour me raser et pour laver mon linge. Mais si vous avez des cheveux longs et que vous tenez vraiment au shampoing, il en existe des secs comme à droite sur la photo. Je l’utilise chez-moi, sous la douche. Ma boite à savon est une boite à protège-dents.
Coquetterie
Parce que bivouaquer ne signifie pas renoncer à tout : un miroir format carte de crédit et un échantillon de parfum pour quelques grammes de bien-être en plus.
Comme j’aime me raser j’utilise un miroir en aluminium poli (27 gr avec sa house) et un rasoir jetable que je réutilise le plus longtemps possible. Si vous souhaitez vous parfumer, plutôt sue de prendre un flacon, pensez aux échantillons c’est suffisant et beaucoup plus léger, il m’est arrivé d’en prendre lorsque je sais que je vais rester plus longtemps que la durée de ma randonnée comme lors de ma randonnée sur le GR34 où je suis resté quelques jours à Tréboul.
Gant de toilette et serviette
Microfibre, format réduit : le gant et la serviette pèsent ensemble moins de 100 g et sèchent en quelques minutes après utilisation.
Si j’ai bien un gant de toilette fabriqué depuis un bout de tissu microfibre, je ne l’ai pourtant jamais emporté. Ma serviette de bain/toilette est en microfibre 39X55, ça peut paraître petit, mais c’est suffisant, de couleur noire car ça sèche plus vite au soleil.
Autres astuces en vrac
Gel hydroalcoolique : Si vous avez fait pipi ou autre… ou même tenir vos bâtons de marche, mettre sa main dans le sachet à grignotage sans se laver un minimum, c’est limite, non ? Un petit coup de gel hydroalcoolique et c’est bon. Autre chose, lors de ma randonnée « Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02« , le jour 2 je me suis assis sur un rocher sous des pins, lorsque je me suis relevé, j’avais plein de résine sur les fesses. Le soir, impossible d’enlever la résine avec de l’eau et du savon… Un peu de gel hydroalcoolique sur un chiffon et c’est magique ! je suis reparti le lendemain avec un pantalon tout propre.
Quelques épingles à nourrice : Pour accrocher son linge sur le sac à dos pour le faire sécher tout en marchant (j’ai testé avec des pinces à linge, ça ne tient pas).
Étiquettes de vêtement : Elles sont de plus en plus longues et cousues en bouquets de plusieurs étiquettes, en les coupant, non seulement vos vêtements ne gratteront plus et vous aurez gagné des grammes.
Les « au cas où » : En dehors de votre trousse de secours, sifflet et « sac à viande », tous les autres objets que vous emporterez pour « au cas où » ont de grande chance de ne jamais vous servir, vous encombrer et vous ajouter du poids. Bref, n’emportez rien de « au cas où » !
Pour terminer
Cette liste n’est pas exhaustive, vous avez certainement vos propres trucs et astuces et ce qu’il faut retenir, est de ne pas s’encombrer inutilement, essayer d’avoir un multi-usage de chaque chose que vous emporterez (quand c’est possible). Un dicton de randonneurs : Le poids de ton sac est le miroir de tes peurs (ou craintes). on le trouve écrit avec quelques variantes.
N’hésitez pas à commenter l’article ou partager vos propres trucs et astuces, ou des variantes de celles citées.
Rando – Avantages et inconvénients des bâtons de marche en randonnée.
Voilà un article qui somnolait dans mes brouillons depuis longtemps. Pour l’écrire, je me suis beaucoup documenté, le but étant de mettre en parallèle mes lectures et mon ressenti lié à ma propre expérience : comparer le scientifique à mon expérience. C’est donc très subjectif et chacun pourrait avoir une interprétation des lectures ainsi que des expériences différentes des miennes.
Revenons au vif du sujet. Je parle ici de randonnée et donc des bâtons qui vont avec, je ne parle pas de marche nordique, vous verrez qu’il y a aussi plein d’études sur le sujet. Je marche généralement avec des bâtons de marche.
On le voit, les bâtons de marche sont de plus en plus populaires et leurs bienfaits sont souvent vantés sur le web. Qu’en est-il réellement ? Sont-ils vraiment utiles ? Facilitent-ils la respiration ? Soulagent-ils les articulations et les muscles ? Je vais essayer de faire un tour d’horizon en parlant également de mon ressenti.
Avertissement
Plus bas, je vous mets des liens, non pas de mes références directes, mais de la façon dont j’ai procédé pour me documenter. Ainsi, vous pourrez faire vos propres recherches en lisant des publications différentes des miennes, c’est aussi l’intérêt pour se faire sa propre idée. Les publications sont malheureusement en anglais sauf une. Ne trouvant pas ce que je cherchais sur mon moteur favori (Mojeek), j’ai utilisé « Google Scholar ». Vous vous doutez bien que je suis loin d’avoir lu toutes les publications sur le sujet.
Mon brouillon de base partait dans tous les sens, j’ai opté pour couper le sujet en deux parties : Avantages et Inconvénients, et reprendre les thématiques abordées dans les publications.
– Quoi Sima ! T’as utilisé Google ? HOOUUuuu la honte ! Traître !
– Bon, on se calme, si tu as d’autres solutions, je suis preneur !
Avantages des bâtons de marche
Soulagement des articulations
Une étude publiée dans le « Journal of Sports Sciences » (2017) a montré que l’utilisation de bâtons réduisait de 20 à 25 % la force exercée sur les genoux lors des descentes et la majorité des publications vont dans ce sens sans pour autant parler de pourcentage. Ils (les bâtons) réduisent la charge sur les articulations, en particulier les genoux, les chevilles et les hanches. Ils répartissent le poids du corps et du sac à dos sur les bras et les épaules, ce qui diminue la pression sur les membres inférieurs.
Lors de ma randonnée « Le Faou – Douarnenez« , je suis parti dès le premier jour avec une douleur à la cheville gauche et donc avec une grande inquiétude dès le départ. La douleur a disparu malgré les heures de marche. Cela n’est pas dû seulement aux bâtons, je me suis massé la cheville la veille au soir, le matin avant de partir et chaque fois que j’ai pu. J’ai fait également attention à la façon dont je marchais, mes appuis, en cela les bâtons m’ont aidé.
Meilleure stabilité et équilibre
On constate également que les bâtons offrent un soutien supplémentaire, surtout sur terrains accidentés, glissants ou en pente. Ils aident à maintenir l’équilibre et réduisent le risque de chutes mais ne les évitent pas toujours. Lors de ma randonnée « GR de Pays du Val d’Allier« , j’ai chuté trois fois et je dois reconnaître qu’ils ont permis d’amorti mes chutes.
Réduction de la fatigue musculaire
Avec les bâtons, les muscles des bras et le haut du corps participent à l’effort, ce qui soulage les jambes. Une étude parue dans « Medicine & Science in Sports & Exercise (2001) » a démontré que l’utilisation de bâtons réduisait la fatigue des muscles des jambes et améliorait l’endurance sur les longues distances. Par contre, une autre étude dans ResearchGate « Pole Walking Is Faster but Not Cheaper During Steep Uphill Walking » dit que dans les montées raides il n’y a pas de gain… Sauf que cette dernière est faite en salle sur un tapis roulant qui s’incline. Pour moi, le ressenti de soulagement est aussi bien, sur le plat que dans les descentes ou montées. En montée, les bâtons m’aident à propulser mon corps vers l’avant. En descente, ils me servent de frein et réduisent l’impact sur mes genoux.
Amélioration de la posture
Il ressort de ces études qu’avec les bâtons nous avons une posture plus droite et peut prévenir les maux de dos, ça améliore aussi la respiration en maintenant le dos droit et la cage thoracique plus ouverte. Je valide totalement car j’ai une meilleure posture alors que j’aurais tendance à un peu trop me pencher en avant. Moi qui suis sujet aux lombalgies, je n’ai jamais eu de problème de dos en randonnée alors que je porte une charge.
Inconvénients des bâtons de marche
Rythme cardiaque et dépense d’énergie
Pratiquement toutes les études que j’ai pu lire démontrent qu’avec les bâtons il y a une légère accélération du rythme cardiaque et donc une légère augmentation de la dépense énergétique. N’ayant jamais pris mon pouls avec ou sans bâtons pour vérifier, je veux bien le croire puisque l’on active quatre membres au lieu de deux, mais je pense que cela est compensé par des efforts mieux répartis, une meilleure oxygénation du sang par une meilleure posture. C’est le seul léger inconvénient qui ressort de ses diverses études, cela dit je vais vous en trouver d’autres.
Poids supplémentaire
De fait, les bâtons ajoutent un poids à transporter, ce qui peut être perçu comme une contrainte pour certains randonneurs, surtout les adeptes de la MUL (Marche Ultra Légère).
Encombrement
Lorsque l’on souhaite faire des tronçons de marche sans bâtons, il faut généralement déposer son sac à dos pour les accrocher ou les décrocher. Pour prendre des photos, les bâtons sont une gêne et pour les arrêts « techniques » (pipi, caca), il faut les poser ou les piquer… Il m’est arrivé de repartir sur quelques centaines de mètres avant de me rendre compte que je les avais oubliés, et obligé de faire demi-tour.
Apprentissage nécessaire
Si en randonnée nordique, l’on peut trouver des profs dans de bons clubs qui vous enseignent la bonne pratique, c’est beaucoup plus rare pour la randonnée. Je croise souvent des personnes avec des bâtons mal réglés, qui n’en font pas bon usage ni sur plat, ni dans les montées et les descentes… Le sentiment qu’ils se promènent avec des bâtons dont ils ne savent que faire. Pour ces derniers, il s’agit plus d’une aide psychologique que réel me semble-t-il.
Pour faire court
Les bâtons de marche facilitent la respiration, soulagent les articulations et les muscles des jambes, ils tonifient la partie haute du corps et, si sur de courtes distances ce n’est pas moins fatigant, ils améliorent l’endurance sur de longues distances.
Les autres vous permettent de trouver plein d’autres études, vous aurez l’embarras du choix. Certains nécessite de créer un compte pour obtenir la publication. https://scholar.google.fr/
Vous voyez l’idé ? vous avez de quoi faire si vous le souhaitez.
– Wouaaa ! Mais t’es devenu bon en anglais Sima !
– Heu non, j’ai pas beaucoup évolué… Les traducteurs Firefox, Deelp et Reverso sont mes amis.
Pour terminer
Je trouve que les bâtons m’offrent de nombreux avantages comme protèger les articulations, améliorer la stabilité et la posture et tonifient le haut du corps. Pour l’anecdote lors de mon retour du « Tour des Puys d’Auvergne » on m’a fait remarquer que j’avais pris des bras, des épaules et des pectoraux, j’ai gonflé le torse à ce moment-là. Bref, essayer les bâtons de marche de randonnée sur plusieurs jours, c’est les adopter !