S25E02 – 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 2

1 746 mots, temps de lecture 9 minutes.

Étapes 2 et 3 – De Barfleur à Cherbourg-en-Cotentin en passant par la Pointe du Brick.

Si tu tombes sur cette page par hasard, sache qu’il s’agit de la suite d’un récit de randonnée au long cours dans le Cotentin. Dans la première partie, je te racontais comment j’ai préparé ce périple, le jour J-1, et ma première journée de marche jusqu’à Barfleur.

Si ce n’est pas déjà fait, je te conseille d’aller lire ce premier billet avant de continuer « S25E02 – 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotententin – partie 1« , histoire de ne pas rater le début de l’aventure.

Où en étais-je ?

Après une première journée entre terre, sable et douleur naissante sous le pied, je reprends le sentier et débute la côte nord du Cotentin. Le paysage change, les sensations aussi. Je t’emmène maintenant sur les étapes 2 et 3, entre Barfleur et Cherbourg, avec la mer pour compagne fidèle, et quelques belles surprises sur le chemin…

Prêt ? C’est parti !

Jour 2 : Direction LAnse du Brick, 27,564 km +255 m

Carte du tracé GPX du deuxième jour de randonnée, reliant Barfleur à Cherbourg-en-Cotentin en longeant le littoral nord de la presqu'île du Cotentin sur environ 27 km, colorisé en rouge et orange indiquant des altitudes comprises entre 40 et 85 m, avec profil altimétrique enregistré le mercredi 14 mai 2025.
Jour 2 – Barfleur › Cherbourg-en-Cotentin via la pointe du Brick – ≈ 27 km – Altitudes entre 40 et 85 m – 14 mai 2025

J’ai encore mal dormi cette nuit… Le froid s’est encore invité et impossible de trouver une vraie position confortable. Bref, réveil un peu raide. Ha j’ai aussi de sacrés coups de soleil de la veille.
Je me prépare tranquillement. Un brin de toilette vite fait, puis je sors les pansements : deux orteils en mode alerte et cette fichue douleur sous le pied droit – je protège tout ça comme je peux.
Côté vestimentaire, je mets les bas de mon pantalon convertible en short, ma veste de pluie pour les manches longues (elle est super efficace contre le vent sans être trop chaude) et je n’oublie pas mon chapeau à longs bords. Je me badigeonne le visage et les mains de crème protectrice…  Me voilà protégé du soleil.

Avant de partir, je prends mon petit déjeuner au camping de la Blanche Nef. Et me voilà parti !

Très tôt, sur la pointe de « La Masse », on voit déjà au loin le phare de Gatteville. Je passe le Havre de Crabec et du Havre de Flicmare jusqu’au Havre de Houlvi, où se trouve l’aquaculture consacrée à l’écloserie des huîtres et palourdes. Je passe rapidement devant le phare de Gatteville, qui est d’un « Gigantisme Cathédralesque[1]« . Je regrette de ne pas l’avoir visité, car en plus d’être le deuxième plus grand phare de France et d’Europe, il a un lien avec notre calendrier : 365 marches, 12 étages et 52 fenêtres.

Jusqu’à la Pointe de la Loge, j’ai la mer et les plages de sable fin à ma droite. À ma gauche, je passe devant des lacs, des mares et des marécages qui font le bonheur des oiseaux. On passe aussi devant une multitude de blocos à la pointe de Néville, et j’ai fait une pause pour tremper mes pieds dans l’eau glaciale de la mer au niveau de la Pointe des Mares.
Au niveau de l’Anse de la Visière et de la Pointe de Fréval, j’ai fait une autre petite pause devant la Croix du Prométhée, un calvaire érigé à la mémoire des disparus du sous-marin Prométhée, qui a entraîné la mort de 62 des 69 hommes d’équipage suite à un problème technique.

Après le Port Pignot, qui est l’un des plus petits ports de France, les dénivelés commencent à s’affirmer au niveau du Cap Lévi, et le paysage change.

Entre le Cap Lévi et la Pointe du Vieux Fort, je manque de tomber et, en me rattrapant, je casse l’un de mes bâtons de marche.

Au kilomètre 24,5, une trace m’envoie à gauche. Je monte un bon dénivelé sur 400 mètres pour me rendre compte que ma trace ne passe pas par là, mais longe bien la côte. Je redescends et continue de longer la côte, sauf que je ne vois plus le moindre signe GR. Je vérifie : le GR passe pourtant bien là où je suis. Le chemin se rétrécit, je suis griffé par les broussailles qui n’ont pas été taillées, et au bout 1,5 kilomètre, le chemin est coupé, impossible de passer… Je rebrousse chemin sur une cinquantaine de mètres et coupe plein ouest pour rejoindre la D116, une montée ultra-raide que je n’aurais pu gravir par temps humide. Finalement, après ce petit détour sportif, je retrouve le GR et file vers le camping de l’Anse du Brick. Ouf, quelle journée !

Ha le camping de l’Anse du Brick ! Il fait partie de la chaîne Sandaya.
Toi le randonneur, que tu sois à pied ou à vélo, passe ton chemin, trouve un autre camping ou un spot de bivouac !
Je t’explique mon expérience… J’avais pourtant réservé à l’avance un emplacement « tente de bivouac », en précisant bien que j’arrivais à pied. À l’accueil ? Un minimum d’infos, juste un numéro de place et « débrouille-toi » pour les sanitaires. Par contre, le bar-restaurant, ça, on me l’a bien indiqué !
J’arrive à l’emplacement donné, il est en pente. Je retourne à l’accueil et précise que, contrairement aux camping-cars, je n’ai pas de cale pour mettre ma tente de niveau. On me donne deux autres emplacements au choix. Je prends le plus plat et retourne à l’accueil pour annoncer mon choix.
Et là, on me sort fièrement :
« Vous avez l’électricité sur chaque emplacement ! »
Ma réponse : « Super… mais sans adaptateur pour camping-car, mon téléphone reste à plat. »
« Ah bon ? Essayez au bar alors… »
Bilan : 24,21 € pour un emplacement médiocre, un service zéro et mon téléphone rechargé grâce à MA batterie de secours. Sans conteste le pire camping de mon périple, et le plus cher !

Infos :
L’étape en elle-même m’a semblé plutôt facile, malgré quelques bons petits dénivelés. Par contre, attention : le tracé du GR semble avoir été modifié sur le terrain, mais pas encore sur les cartes type MonGR ou IGN – à surveiller.
Et non, je ne te donne pas plus d’infos sur ce camping. Il n’en vaut pas la peine.

Vue depuis le rivage sur le phare de Gatteville et son phare secondaire, deux tours cylindriques en granite posées sur un ensemble de bâtiments bas au bord de la mer, sous un ciel bleu parfaitement dégagé, avec des rochers affleurants au premier plan.
Le phare de Gatteville et sa tourelle secondaire – Pointe de Barfleur, Manche, Normandie – Deuxième phare de France par sa hauteur (75 m)
Anse sablonneuse bordée d'une lande herbeuse rase, avec plusieurs blocs de béton armé effondrés et inclinés — vestiges de blockhaus de la Seconde Guerre mondiale - éparpillés sur la plage et en bordure de dune, sous un ciel bleu sans nuages.
Blockhaus effondrés de l’anse de Gattemare, progressivement engloutis par l’érosion côtière – Manche, Normandie
Zone humide côtière avec un plan d'eau peu profond séparé de la plage de sable par une bande de végétation, sur lequel repose une colonie de plusieurs dizaines de cygnes blancs, avec des roselières, des prés et des habitations en arrière-plan, sous un ciel bleu.
Colonie de cygnes tuberculés sur les mares côtières de la pointe des Mares – Littoral nord du Cotentin, Manche, Normandie
Sentier sableux étroit serpentant entre des touffes d'oyats et des valérianes rouges en pleine floraison, avec des maisons et des arbres visibles à l'arrière-plan, sous un ciel bleu légèrement voilé.
Sentier dunaire fleuri de valérianes rouges – Secteur de Fréval, littoral nord du Cotentin, Manche, Normandie
Longue plage de sable blanc déserte en courbe douce, bordée d'une dune herbeuse à droite et d'une mer aux teintes turquoise et bleu profond à gauche, avec une laisse de mer sombre et des rochers affleurant à l'horizon, sous un ciel bleu sans nuages.
L’anse de la Mandrée, plage sauvage et déserte du cap Lévi – Littoral nord du Cotentin, Manche, Normandie

Jour 3 : On part pour la grande ville, Cherbourg-en-Cotentin, 19,147 km +285 m

Carte du tracé GPX du troisième jour de randonnée, reliant la zone de Maupertus-sur-Mer à Cherbourg-en-Cotentin en longeant la côte nord-ouest sur environ 19 km, colorisé du bleu au rouge selon l'altitude, avec un profil altimétrique accusant deux bosses marquées dépassant les 100 m, enregistré le jeudi 15 mai 2025.
Jour 3 – Pointe du Brick › Cherbourg-en-Cotentin – 19,1 km – +285 m de dénivelé positif – 15 mai 2025

La veille j’ai mangé un repas de ma préparation, me suis douché, j’ai écrit et lu avant dormir, encore une nuit courte à cause du froid. Le matin petit déjeuner de ma préparation et en route.
Dès le départ je prends du dénivelé positif. Mais au bout d’environ un kilomètre, une récompense : un point de vue incroyable. Ensuite, le sentier quitte un peu la côte pour s’enfoncer dans les terres.

Changement d’ambiance, de la verdure, du dénivelé toujours, des chemins parfois étroits, mais franchement agréables. Et tout au long du parcours, des vues superbes qui surgissent au détour du chemin avant la descente vers St-Germain.

À hauteur du Becquet de Digosville. je fais un petit crochet par une boulangerie. Je m’installe tranquillement pour manger un casse-croûte[2] avec un café, et je me laisse tenter par une spécialité locale : un Becquet. C’est comme un chausson aux pommes, mais fait dans une pâte à pain, avec une croûte de sucre caramélisé. Une tuerie. Je le garde pour plus tard, en mode grignotage.

Je reprends la route, passe devant le fort de l’Île Pelée — un ancien fort de 1784 devenu prison à la Révolution, puis base allemande avec batteries de DCA pendant la Seconde Guerre mondiale.

Un kilomètre plus loin, j’entre dans Cherbourg, par le boulevard des Flamands. Là, j’accélère le pas, cette portion urbaine jusqu’au centre-ville est franchement sans intérêt. Je longe le port, fais une pause devant la Basilique Sainte-Trinité, puis direction l’auberge de jeunesse, où j’ai réservé pour la nuit.

C’est ma toute première fois en auberge de jeunesse et très bonne surprise ! Accueil sympa, lieu propre, ambiance calme. J’ai une petite chambre avec deux lits superposés rien que pour moi.
Je dépose mon sac, repars découvrir un peu Cherbourg. Et je dois dire que j’aime bien cette ville. Je fais un ravitaillement dans une petite épicerie pour les jours suivants, je prends de quoi dîner et je trouve aussi une pharmacie (je suis à court de pansements “seconde peau”, je prends aussi un tube de NOK, c’est bête j’en ai à la maison). De retour à l’auberge : lessive, douche, un peu d’écriture, un peu de lecture… et cette fois, je sens que la nuit va être bonne.

Mon sac est prêt pour le lendemain, il ne me restera plus qu’à accrocher mon linge humide dessus pour qu’il sèche en route.

Infos :
Étape facile dans l’ensemble, même s’il y a du dénivelé sur les 10 premiers kilomètres.
L’arrivée sur Cherbourg, une fois en ville, est assez monotone, mais le centre rattrape largement.

HI Cherbourg
Fédération Unie des Auberges de Jeunesse

55, rue de l’Abbaye
50100 CHERBOURG (FRANCE)
Tél. : +33 (0) 2.33.78.15.15

Sentier rocheux longeant une crête de falaise couverte de lande, menant vers des vestiges de maçonnerie en pierre dominant directement la Manche, avec des rochers de granite, de la végétation rase et un ciel bleu partiellement nuageux.
Sentier de crête et ruines côtières surplombant l’anse du Brick – Maupertus-sur-Mer, Manche, Normandie
Sentier étroit et pierreux en légère montée, encadré d'un muret de granite couvert de mousse à droite et d'une végétation dense de fougères et d'arbustes, filtrant la lumière en taches de soleil sur le sol, au sud de Becquet dans le Cotentin.
Chemin creux ombragé entre fougères et muret de granite – Sud de Becquet, littoral nord du Cotentin, Manche, Normandie
Vue panoramique en hauteur depuis la batterie de Bretteville-le-Haut sur l'agglomération de Tourlaville et la grande rade de Cherbourg, avec la digue du large, le fort de l'Île Pelée et les installations portuaires visibles à l'horizon, sous un ciel couvert et gris.
Panorama sur la rade de Cherbourg depuis la batterie de Bretteville-le-Haut – Tourlaville, Manche, Normandie
Vue depuis le rivage sur le fort de l'Île Pelée, vaste ensemble fortifié en pierre posé à fleur d'eau au milieu de la rade de Cherbourg, sous un ciel gris uniforme, avec une mer légèrement agitée au premier plan.
Le fort de l’Île Pelée, gardien de la rade de Cherbourg – Manche, Normandie
Vue rapprochée du flanc extérieur de la basilique Sainte-Trinité de Cherbourg-en-Cotentin, montrant des fenêtres à remplage gothique flamboyant, des pinacles, des gargouilles et une frise ajourée en pierre calcaire, avec une pelouse fleurie de marguerites au premier plan, sous un ciel bleu.
Détail architectural du flanc sud de la basilique Sainte-Trinité – Cherbourg-en-Cotentin, Manche, Normandie

J’arrête mon récit pour aujourd’hui, revenez rapidement pour la suite ! Exprimes-toi dans les commentaires.

Le billet « S25E02 – 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotententin – partie 2 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Gigantisme Cathédralesque : ça ne s’invente pas, expression en clin d’œil à mon ami d’enfance, mon frère de sang.
  2. ^ Casse-croûte : oui, je ne dis pas sandwich qui pour moi est avec du pain mou, mais casse-croûte, dans de la bonne baguette croustillante.

S25E02 – 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 1

1 819 mots, temps de lecture 10 minutes.

8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin entre terre, mer ; dépaysement assuré.

Pour faciliter la lecture, le récit de cette randonnée itinérante est découpé en plusieurs billets, chacun correspondant à une ou deux journées de marche.

De Saint-Vaast-la-Hougue à Barneville-Carteret, presque 170 km en 8 jours, GR©223-GRE9

Carte du tracé GPX d'un itinéraire pédestre longeant le pourtour ouest et nord de la presqu'île du Cotentin, avec profil altimétrique sur huit jours entre le 13 et le 20 mai 2025, colorisé selon l'altitude de −60 m à +160 m.
Tracé GPX colorisé par altitude – Randonnée côtière du Cotentin (13–20 mai 2025) – Distance totale : environ 170 km – Dénivelé : de −42 m à +200 m

Ce voyage s’imposait à moi… Je venais d’annuler une randonnée jugée trop coûteuse alors où aller ? Deux randonneuses m’ont parlé de leur projet dans le Cotentin, m’ont envoyé leur parcours, et si nous marchions ensemble trois ou quatre jours ? L’idée nous a plu ! Je marcherai un peu plus longtemps et le point de départ serait une étape en amont et deux ou trois étapes après. Malheureusement elles ont dû annuler leur parcours au dernier moment, ce sera pour une autre fois, je marcherai seul ce qui n’est pas un souci en soi.

Partir de Saint-Vaast-la-Hougue. Ce choix a une signification particulière pour moi, un clin d’œil à un ami d’enfance qui m’a fait découvrir cette ville et cette région lorsque j’avais vingt-deux ans, un hommage à ses parents.

Que tu sois, oui je te tutoie, randonneur débutant, confirmé ou simple curieux en quête d’évasion, j’espère que ce récit t’embarque sur les chemins de l’itinérance comme ces chemins m’ont emporté et peut-être qu’il te donne l’envie de chausser tes chaussures pour partir, toi aussi.

Préparation et planification

Itinéraire
L’aventure débute comme je l’ai dit plus haut de  Saint-Vaast-la-Hougue jusqu’à Barneville-Carteret ce qui permet de découvrir une partie de la côte Est du Cotentin, la côte Nord et un tronçon de la côte Ouest. De nombreux campings, hébergements, points de ravitaillement (boulangeries, épiceries) jalonnent le parcours.

Mon plan initial prévoyait des étapes régulières avec un seul bivouac, je l’ai modifié en cours de chemin optant pour deux étapes plus longues que prévu et une plus courte, j’expliquerai mes choix qui sont très subjectifs.

Mon parcours jour par jour

  • 1 – Saint-Vaast-la-Hougue – Barfleur → 16,394 km +74 m
  • 2 – Barfleur – L’Anse du Brick → 27,567 km +255 m
  • 3 – L’Anse du Brick – Cherbourg-en-Cotentin → 19,147 km +285 m
  • 4 – Cherbourg-en-Cotentin – Omonville-la-Rogue → 21,521 km +252 m
  • 5 – Omonville-la-Rogue – Vauville → 30,735 km +695 m
  • 6 – Vauville – Biville → 5,857 km +177 m
  • 7 – Biville – Surtainville → 30,458 km +476 m
  • 8 – Surtainville – Barneville-Carteret → 18,304 km +175 m

Un total de 169,983 km et 2389 m de dénivelé D+

Équipement
Tu auras ma liste complète en téléchargeant « Ma-Liste » (tu as besoin de plus de renseignements, n’hésite pas à demander).

Mon sac-à-dos est 55L+10, un sac de 40 à 45L m’aurait suffi, mais je n’ai que celui-ci les autres sont vraiment trop petits (30L et un 35L).
Mon sac-à-dos faisait 8 312 gr… avec du grignotage et un peu de nourriture (quelques petits déjeuner, repas de préparation maison et des barres de céréales) je suis parti avec un sac de 8 976 gr, à cela il faut ajouter l’eau aux alentours de 75 cl car j’ai une gourde filtrante et trouver de l’eau n’est pas un problème sur ce parcours.
En change j’avais 2 paires de chaussettes, 2 boxers, 1 tee-shirt manches courtes et 1 manches longues les deux en mérinos. 1 seul paire de chaussettes et un boxer de rechange aurait suffi car j’ai pu faire des lessives régulièrement.
En plus de mon ordiphone j’avais pour la première fois un vrai GPS (Garmin 30x).

Conseils
Condition physique.
Je pense que même si tu es débutant et que tu marches peu au quotidien, c’est tout à fait possible. Il faut bien commencer un jour. Dans ce cas, écoute ton corps et n’hésite pas à ajuster tes étapes en cours de route, voire à prendre un jour ou deux de repos quitte à raccourcir la randonnée et consulter ton médecin pour avoir son avis. Il ne faut pas marcher dans la souffrance, cela doit rester un plaisir.
Le mieux est de marcher au quotidien et de faire à pied tous les déplacements possibles. Préfère les escaliers à l’ascenseur et fais de longues balades de deux à trois heures pour te préparer.

Logistique
Renseigne-toi et réserve tes hébergements à l’avance, surtout en haute saison. Certains campings accueillent les randonneurs sans réservation, mais pas tous, et certains même n’accueillent pas les tentes, même de bivouac qui prennent peu de place. Je donne les renseignements sur mes hébergements, il y en a plein d’autres.

Sécurité
Informe toujours quelqu’un de ton entourage de ton itinéraire. Dans ta trousse de secours, n’oublie pas les pansements, les antiseptiques, tes médicaments personnels si tu suis un traitement, ainsi que ton ordonnance.

Tu as lu jusqu’ici, je t’invite à me suivre jour après jour

Jour moins 1 : l’arrivée à Saint-Vaast-la-Hougue.

Parti de Paris, gare Saint-Lazare, j’arrive par le train à Valognes à 13h51. Le bus de la ligne C, qui dessert Saint-Vaast-la-Hougue, n’arrive qu’à 16h02, ce qui me laisse le temps d’aller au centre-ville, place du Château, pour prendre un café. De retour à l’arrêt de bus à la gare, je demande un renseignement à une personne et c’est ainsi que je fais la connaissance de Daniel, un libristre. Il est rare que deux libristes se rencontrent dans la nature, et nous restons en contact sur le réseau social Mastodon. Il se rend au même camping que moi, où il restera quelques jours pour visiter les alentours. Une fois installés, nous visitons ensemble la ville : la Chapelle des marins, le port, etc. Mon seul regret est de ne pas avoir le temps de visiter l’île Tatihou.
Ce qui m’a le plus marqué en arrivant à Saint-Vaast-la-Hougue, ce sont les effluves fortement iodés. Cela faisait longtemps que je n’avais pas senti cette odeur, et même en Bretagne, elle n’était pas si présente qu’ici. Cela m’a rappelé de bons souvenirs.

Je fais un brin de toilette, écris le déroulé de la journée, fais un peu de méditation et des étirements, puis je me couche, lis un peu et m’endors. Ce sera mon rituel de chaque soir quand ce sera possible.

Info :
Camping La Gallouette
02 33 54 20 57
Mieux vaut réserver.

Les +
Possibilité de charger téléphones et batterie gratuitement dans un petit coffre à l’accueil, donc attention aux horaires d’ouverture et fermeture de l’accueil.

Les –
Pas d’espace spécial bivouac donc emplacement que j’ai trouvé cher pour une tente bivouac 19,22 €

Jour 1 : Direction Barfleur, 16,394 km +74 m

Carte du tracé GPX du premier jour de randonnée, reliant Saint-Vaast-la-Hougue à Barfleur en longeant le littoral est de la presqu'île du Cotentin sur environ 16 km, avec profil altimétrique quasi plat enregistré le mardi 13 mai 2025.
Jour 1 – Saint-Vaast-la-Hougue › Barfleur – 16,4 km – +74 m de dénivelé positif – 13 mai 2025

J’ai très mal dormi car j’ai eu froid à partir de deux heures du matin, malgré l’utilisation du drap de couchage dans mon sac de couchage. Cela m’amène à questionner la description des températures du sac, qui est donné pour une température de confort de 8 °C et une température extrême de -10 °C, alors qu’il a fait entre 6 et 7 °C avec beaucoup d’humidité. Je dirais donc que le niveau de confort est plutôt de 10 °C.

Dès le départ, depuis le camping, le GR m’offre une vue magnifique, derrière moi le Fort de la Hougue et devant sur la droite le phare de Saint-Vaast et l’Île Tatihou avec sa Tour Vauban. Je longe le port, déjà vu la veille, puis le sentier m’emmène en bord de mer, face au « phare de la Pointe de Saire », inauguré en 1836.
Après avoir franchi la Saire, je quitte la côte pour traverser le « hameau de Fouly » et quelques chemins campagnards avant de retrouver la mer au nord de « la Pointe de la Loge » à « l’Anse-de-Bret-en-Bas » m’offre un sentier doux, entre terre battue et sable épais, moins fluide pour marcher, mais reposant pour les pieds.

Puis, après les Pointes de Sly et de Landemer, une douleur sous le pied droit que je connais que trop bien commence. Je passe devant « Le Moulard », croisant quelques vestiges de la guerre, ces sinistres blocos.

Arrivé à la plage des Angues, je fais une pause grignotage et… chaussures enlevées, pieds dans l’eau glacée… Un vrai bonheur !

La suite alterne entre terre, sable épais et galets jusqu’à Barfleur. Je m’attarde sur la Grande Jetée de Barfleur pour admirer l’église Saint-Nicolas de l’autre côté. Je longe le port, passe par le chemin « La Cache des Amoureux » juste derrière l’église, puis emprunte la rue du Fort, un étroit passage entre maisons et mer, un kilomètre plus loin j’arrive au camping municipal de La Blanche Nef.

Le soleil ne m’a pas quitté de la journée. Tente installée, je file en ville m’acheter de quoi manger. Le ventre vide depuis le matin, mis à part un grignotage, j’engloutis mon casse-croûte au camping. Je discute avec un couple logé en cabane. Ils me disent marcher 30 km par jour, ils sont partis de plus loin que moi et vont jusqu’au Mont-Saint-Michel. Impressionné, je leur dis que ce n’est pas pour moi, je n’envisage pas faire des étapes de 30 km… l’avenir me prouvera le contraire.

Le soir, je mange une de mes préparations maison. Pas assez d’intimité pour les étirements ou la méditation. Dans la tente, je fais le point sur mes bobos : une probable sciatique, une gêne sous l’omoplate (les deux date déjà de quelques jours), deux orteils prêts à cloquer, des coups de soleil et toujours cette douleur sous le pied droit – j’en parle d’ailleurs dans un article de cette douleur à mon pied. Je me masse comme je peux le dos, les genoux aussi, puis je lis un peu avant de sombrer dans le sommeil.

Infos :
Étape facile.
Camping municipal de La Blanche Nef
12 Chemin de la Masse
50760 Gatteville-le-Phare
42 33 23 15 40
Mieux vaut réserver

Les +
Possibilité de charger téléphones et batterie gratuitement dans un petit coffre situé dans les sanitaires donc toujours accessibles.

Les –
Pas d’emplacement assez intime à mon goût, mettre l’ouverture de la tente côté haie.

À suivre :

Ce premier billet couvre la veille du départ et la première journée de marche. La suite de l’aventure arrive très bientôt ! Reviens régulièrement sur le blog pour découvrir les prochaines étapes de cette belle randonnée au fil des jours. Tu peux t’exprimer en commentaire !

Quelques photos :

Vue depuis le rivage de Saint-Vaast-la-Hougue sur la Manche calme, avec l'île de Tatihou visible à l'horizon, sous un ciel bleu partiellement nuageux.
L’île de Tatihou et sa tour Vauban, vue depuis le bord de mer de Saint-Vaast-la-Hougue – Manche, Normandie
Sentier de terre étroit encadré de végétation dense, avec des aubépines en fleurs blanches à gauche et une haie verte à droite, sous un ciel bleu vif, près du hameau du Fouly dans le Cotentin.
Chemin creux bordé d’aubépines en fleurs – Hameau du Fouly, côte est du Cotentin, Manche
Ruelle pavée d'un petit hameau normand, bordée de maisons et murets en pierre de granite appareillée, avec des fleurs en pot et des volets blancs, sous un ciel bleu sans nuages.
Ruelle du hameau du Fouly – Architecture en granite typique du Cotentin, Manche, Normandie
Vue panoramique depuis la pointe Maigret sur une anse sablonneuse bordée de rochers de granite, avec des eaux peu profondes aux reflets turquoise, des dunes herbeuses et quelques maisons à l'arrière-plan, sous un ciel bleu strié de nuages légers.
L’anse de la pointe Maigret vers le nord – Entre dunes, rochers et mer calme – Côte est du Cotentin, Manche
Vue en perspective le long d'une jetée en pierre bétonnée s'avançant dans la mer, avec un petit feu de signalisation rouge et blanc à son extrémité, des rochers affleurant à droite et la Manche ouverte à l'horizon, sous un ciel bleu.
La grande jetée de Barfleur et son feu d’entrée de port – Barfleur, Manche, Normandie
Vue depuis le port sur le bourg de Barfleur, dominé par l'église Saint-Nicolas en granite, entourée de maisons traditionnelles normandes, avec le quai et les rochers au premier plan et un ciel bleu dégagé.
L’église Saint-Nicolas de Barfleur vue depuis le port – Barfleur, classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Manche, Normandie
Passage piéton étroit en pavés longeant des maisons en granite à gauche et un muret surplombant une plage de sable et de rochers à droite, avec la baie de Barfleur et des habitations visibles à l'horizon, sous un ciel partiellement nuageux.
La rue du Fort et son chemin de ronde côtier – Barfleur, Manche, Normandie

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Randonnée Itinérante : Les conseils pour un Bivouac Réussi

1 040 mots, temps de lecture 6 minutes.

L’Art du Bivouac : Guide pour bivouaquer en toute tranquillité !

Les beaux jours arrivent et pour votre prochaine randonnée, c’est décidé, vous allez bivouaquer !

Que vous soyez seul ou a plusieurs vous faites le choix d’une aventure immersive, une reconnexion avec la nature.

Pour vous défaire de certaines appréhensions lisez, ou relisez les articles « Débuter en randonnée » et « Le bivouac : peurs et appréhensions« .
Tout comme vous préparez avec soin votre itinéraire, dans les préparatifs vous devrez y intégrer le bivouac.

Ci-dessous quelques conseils pour un bivouac réussi !

Les préparatifs

Le matériel

Avoir un équipement à la fois minimaliste et fonctionnel. L’objectif est de réduire le poids du sac tout en gardant l’essentiel pour dormir, manger et se protéger des éléments.

– Se protéger du sol : Une couverture de survie réutilisable, ou film plastique (vous isoler du sol tout en protégeant la base de votre tente et/ou votre matelas).

– Matelas : Tapis de sol (mousse pliant ou qui s’enroule) ou matelas gonflable. Pour bien choisir son matelas prendre en compte le facteur R-Value (ou R/Valu) les températures sont à titre indicatif, il s’agit d’une norme pour les fabricants de matelas [Norme R-Value ASTM F3340-18] et les températures données ne sont pas absolues, juste un ordre d’idées :

  • <2 → Èté → >10°C → Nuits douces, randonnée estivale
  • Entre 2 et 3 → Printemps/automne → 5°C à 10°C → Saisons intermédiaires, nuits fraîches.
  • Entre 3 et 4 → Hiver doux → 5°C à 0°C- → Bivouac hivernal modérée hors montagne.
  • Entre 4 et 5 → Hiver modéré → 0°C à -5°C →  Bivouac hivernal en montagne modérée.
  • > 5  → Hiver rigoureux → -5°C à -10°C → Bivouac en altitude avec neige.

Expliacations ici.

Bon ça ne s’arrête pas à 5, certains matelas haut de gamme pour des conditions extrêmes (expéditions polaires, alpinisme hivernal) peuvent atteindre R = 6, 7, voire plus.
– Vous pouvez superposer les couches, exemple : un tapis mousse (R/Valu 1,5) plus un matelas (R/valu 2,5) pour obtenir un R/Valu combiné ~4.

– Sac de couchage adapté : Choisir un sac en duvet ou synthétique selon la saison, avec un bon rapport poids/chaleur il existe également des quilts pour avoir plus aisance dans les mouvements. Vous pouvez également opter pour un sac de soie en plus qui permet de protéger votre sac de couchage tout en augmentant de quelques degrés la température de confort. Profitez pour lire l’article « Sac de couchage – duvet ou synthétique »

– Tente ultra-légère ou hamac ou tarp : En fonction de la façon dont vous souhaitez bivouaquer choisissez une tente légère (moins de 2 kg, la mienne fait moins de 1 kg) ou un hamac avec moustiquaire et toile de protection sont idéaux pour éviter de surcharger son sac. Vous avez une quatrième option, dormir à la belle étoile lorsqu’il fait bon.

– La popote : Optez pour un réchaud, gamelle, couverts léger.

Gestion de la Nourriture et de l’Eau

L’alimentation en bivouac doit être énergétique, légère et facile à préparer. Repérez si sur votre parcours se trouve des points de ravitaillement (épiceries, boulangeries, fontaines d’eau, etc.)

– Aliments lyophilisés ou préparés par vos soins : Gain de place et poids minimal.
– Collations énergétiques : Fruits secs, barres protéinées…
– Gourde filtrante et/ou pastilles purifiantes : Pour boire sans risque aux points d’eau naturels.

Choix d’un lieu de bivouac

Avant tout respectez la Réglementation et l’Environnement. Le bivouac n’est pas autorisé partout. Il faut se renseigner sur les règles locales (parcs nationaux, réserves naturelles, etc.).

– Terrain Plat : rien de plus pénible que de glisser dans son sac de couchage tout au long de la nuit et un lieu le plus sec possible.

– Abri Naturel : parfois l’on peut profiter d’une cavité, ou derrière une roche qui permet d’être à l’abri du vent, voire de la pluie. Ne pas hésiter à faire un tour des lieux car il arrive qu’à une centaine de mètres la géographie des lieux vous protège du vent.

– À l’écart des passages d’animaux : Pour ne pas être dérangé et ne pas déranger la faune. Repérez les passages et traces (terre retournée par les sangliers, trace de passages vers les points d’eau, etc.). Vous en écarter à quelques dizaines de mètres suffit à la tranquillité tous.

– Éloignement des Sentiers : Pour préserver votre tranquillité et respecter les autres randonneurs, éloignez-vous des chemins fréquentés, quelques dizaines de mètres souvent suffisent.

– À découvert ou en sous-bois ? : en fonction de votre parcours vous n’aurez pas toujours le choix, mais lorsque cela est possible, c’est un choix très personnel, je préfère le sous-bois car j’y suis mieux protégé de la rosée ce qui fait gagner du temps pour tout ranger le matin.

– Proximité d’une source d’eau : Mais à distance raisonnable pour éviter l’humidité, les crues. Ne vous lavez pas, ne faites pas vos besoins trop proches des point d’eau pour éviter toute pollution à ce sujet vous pouvez lire &nbsp; »Comportements respectueux de la nature en 8 points« .

Ce qu’il faut éviter !

Concernant le passage des animaux j’en ai parlé plus haut.

– Les gros arbres : si vous êtes en sous bois, évitez de bivouaquer sous les gros arbres (risque de chutes de bois morts) mais même en pleine santé en période de grosses chaleurs de grosse branche peuvent casser dû au stress hydrique (phénomène qui arrive lorsque les arbres perdent plus d’eau par évapotranspiration qu’ils ne peuvent en absorber par les racines).
– Au pied d’une falaise : Veillez à la géographie des lieux pour prévenir toute chute de pierres ou rochers.
– Attentions aux rivières : Certaines subissent des crues rapides en cas d’orage en amont. Ne vous mettez pas non-plus en aval d’un barrage hydraulique.
– Laisser traîner votre nourriture et vos ordures : un renard de passage n’hésitera pas y fouiller pendant votre sommeil, accrochez le tout en hauteur lorsque c’est possible.

Bref !

Le bivouac offre une grande liberté, mais demande une bonne organisation. En choisissant un bon emplacement, un équipement adapté, en respectant l’environnement et en anticipant les contraintes, cette expérience deviendra un souvenir mémorable. Certains bivouacs seront mieux que d’autres, il vous arrivera de vous arrêter dans un lieu qui ne soit pas à votre goût, et le lendemain matin vous découvrirez qu’a peu de distance il y avait l’endroit idyllique (ça m’est arrivé et ça m’arrivera encore).

J’ai certainement oublié d’autres conseils et n’hésitez pas à compléter dans les commentaires.

Alors, prêt à tenter l’aventure ?

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T’as fait le GR20 ?

Non. (Et je vois ta déception)

J’avais déjà écrit un article sur les questions qui dérangent comme « Tu fais combien de kilomètres par jour ?« , « Tu marches à quelle vitesse ?« , « Tu marches combien d’heures par jour ?« , etc. Cela est relaté dans l’article « Tu fais combien de km par jour ?« .

Il y a aussi les questions liées à la peur : « Tu n’as pas peur qu’on t’attaque ?« , « Tu n’as pas peur des bêtes ?« . Ces dernières m’amusent et j’en avais aussi parlé dans « Le bivouac, peur et appréhension« .

Par contre, il y a une question qui m’agace et qu’on m’a posée dernièrement, et ce n’est pas la première fois…

– Sima, as-tu fait tel GR ?

En fait, tout dépend de qui vient la question. Si elle est posée par un autre randonneur, ça ne me dérange pas, car soit il souhaite faire tel GR et si je l’ai fait, c’est certainement pour avoir mon retour d’expérience. Ou il l’a fait et souhaite me faire part de son retour d’expérience. Bref, entre randonneurs, on parle randonnée, matériel, sentiers et GR…  C’est tout à fait normal !

– Bah alors Sima, c’est quoi qui te dérange ?
– Lorsque celui qui la pose n’a jamais randonné !
– Et pourquoi Sima ?

Avant tout, lorsque je dis que je fais de la randonnée, de l’itinérance et du bivouac, mon interlocuteur, qui je le rappelle n’est pas randonneur, m’auréole d’un certain prodige mystérieux, comme si ce que je fais est exceptionnel. Bien entendu, il a entendu parler de certains numéros et/ou noms de GR par la télévision ou ailleurs et pour nourrir la discussion arrive la question majeure !

– Sima, t’as fait le GR20 ?
– Heeuuu… Non !

On peut remplacer GR20 par Stevenson ou TMB (Tour du Mont-Blanc), mais c’est le GR20 qui revient le plus souvent, je ne sais pas pourquoi. Et là, devant ma réponse négative, je vois sur son visage la déception et mon auréole s’éteindre.

Le constat est là, infaillible ! Plus un parcours est médiatisé, plus il devient prestigieux et ceux qui l’ont fait, glorieux ! Il y a un certain parallèle avec le phénomène de l’influenceur qui se fait photographier perché sur une taupinière et la grande admiration de ceux qui souhaitent faire de même, à la recherche d’une illusoire gloire ou prestige. L’action non pas pour le plaisir mais pour une pseudo-reconnaissance.

Les randonnées que je fais, celles que je ne fais pas et pourquoi.

Ce que je recherche avant tout, ce n’est pas la performance, mais le plaisir que je vais prendre. Soit ! Lors d’une randonnée, il y a toujours des imprévus (chute, blessure, averse, etc.), des impondérables avec lesquels il faut faire tout en prenant du plaisir dans l’ensemble. Il n’y a ni gloire, ni prestige !

Pour le choix de mes randonnées, j’ai aussi trois critères subsidiaires au plaisir, qui lui est essentiel.

  1. Le Budget : Mes finances ne sont pas élastiques, c’est donc un critère important si je veux faire plusieurs randonnées à l’année. Il faut prendre en compte le transport, dois-je acheter et/ou renouveler du matériel, et même si je bivouaque, j’apprécie de temps à autre un camping, un gîte, un resto… Donc le coût d’une randonnée a son importance.
  2. La durée : en fonction de la période, je dois jongler avec d’autres événements que je ne souhaite pas manquer (anniversaire d’un proche ou d’un ami, événement associatif, etc.). Ce critère est évolutif, on peut imaginer que je fasse l’impasse sur ma présence à certains événements pour une randonnée qui me tient à cœur.
  3. La popularité du parcours : si le parcours est très populaire, très couru, de fait, il m’intéresse beaucoup moins, je ne vais pas en randonnée pour y croiser la foule. Moins il y a de monde et plus je suis heureux. D’ailleurs, lorsque vous êtes pratiquement seul et que soudain vous croisez un autre randonneur, hé bien vous êtes super content. Une joie qui se produit moins lorsque vous cheminez parmi une kyrielle de marcheurs.Non. (Et je vois ta déception)

Pour l’instant, ni le GR20, ni le chemin de Stevenson, ni le TMB ne satisfont pleinement ces trois critères.

Pour résumer, il n’y a pas de prodige à randonner, ce n’est pas une prouesse, il n’y a ni palme d’or ni César à recevoir. Le plus important est l’aventure de chacun, le plaisir qu’il éprouve, que ce soit dans les bois ou plaines derrière chez-soi ou à l’autre bout du monde.

Avec un peu de curiosité, vous découvrirez que la beauté est tout autour de nous, il suffit d’y être attentif.

Celui qui m’a inspiré cette réflexion n’est pas un randonneur mais un entomologiste. La plupart de ses publications émanent d’observations du fond de son jardin et des alentours proches… Jean-Henri Fabre, j’en parle un peu dans l’article « Littérature – Jean-Henri Fabre« .

Citation:

« Si le cabotage dans les coins et recoins du jardin ne suffit pas, un voyage au long cours me fournit ample tribut. Je double le cap des haies voisines, et, à quelque cent mètres, j’entre en relations avec le Scarabée sacré, le Capricorne, le Géotrupe, le Copris, le Dectique, le Grillon, la Sauterelle verte, enfin avec une foule de peuplades dont l’histoire développée épuiserait une vie humaine. Certes, j’en ai bien assez, j’en ai trop avec mes proches voisins, sans aller pérégriner en des régions lointaines. »
Souvenirs entomologiques – Livre VI – Jean-Henri Fabre

Et puisque nous terminons par la citation d’un scientifique, concluons par un vers latin : Carpe diem, quam minimum credula postero.

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Idées de randonnées au Sud-Ouest d’Issoire – Le Cézallier

1 781 mots, temps de lecture 9 minutes.

Quelques idées de randos dans le Cézallier (Auvergne)

Des randonnées à la mi-journée et journée dans le Cézallier.

La rando, finalement ce n’est pas que de l’itinérance, faire une sortie à la mi-journée ou à la journée, c’est aussi de la randonnée. D’ailleur, en itinérance, entre deux bivouacs, deux gîtes, deux campings, etc, c’est bien une randonnée d’une journée que nous effectuons, voire mi-journée lorsqu’une étape est plus courte.

j’avais déjà parlé d’une randonnée à la mi-journée dans cet article « Rando – Chevreuse – demi-journée« .

6 Randonnées dans le Cézallier, de la plus courte à la plus longue

Avertissement

Côté transport en commun c’est très mal desservi, S’il est facile d’arriver à Issoire (TGV + TER) une fois à Issoire pour vous rapprocher des points des départs (Ardes, Anzat-Le-Luguet) il n’y a que le bus P20 qui circule une fois par semaine le mercredi ! Et vous devrez attendre le mercredi prochain pour repartir dans l’autre sens.
Exemple :
Issoire mercredi – 18:10 arriver à Anzat à 19:05
Anzat mercredi – 12:05 arrive à Issoire à 13:15
Où se renseigner auprès du réseau de transport collectif Sherpa
Mais pour vous rendre aux points de départs de certaines randos risque d’être compliqué.

Période

De mai à octobre pour les parties hautes, en 2022 j’ai eu de la neige début avril, c’est rare à cette période mais ça peut arriver.

Si vous êtes équipé, vous pouvez faire de magnifiques randonnées en raquettes l’hiver.

Il faut savoir que même s’il est tombé peu de neige (10 cm) dans le haut Cézallier, le vent y est constant avec des rafales régulières ce qui va balayer la neige à certains endroits et créer des congères dans d’autres ce qui peut rendre la randonnée fatigante et surtout les bâtons de marche sont indispensables, profiter pour lire l’article « Rando – Avantages et inconvénients des bâtons de marche« .

Circuits (boucles)

Roche-Charles-la-Mayrand (Boslabert)

Roche-chales-la-Mayrand résulte de la fusion de deux communes, Roche-Charles et Mayrand en 1976 (loi Marcellin) et constitué de plusieurs hameaux dont Boslabert qui est le point de départ.

Trace GPX d'une randonnée en boucle de 4,38 km autour de Boslabert, avec profil altimétrique coloré selon l'altitude, enregistrée le 22 mars 2025 dans le Cézallier.
Parcours de Boslabert (4,38 km – 1h27 – alt. entre 1 020 m et 1 160 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas).

Boucle
Distance : 4,4 km
Dénivelé : 158 D+
Balisage : bleu

Le long de ce circuit vous aurez une vue sur les Gorges du Sault. À mi-chemin (~ 2 km) vous arriverez à la Chapelle Romane Roche-Charles et l’ancien cimetière. Cet édifice roman du 12e siècle, a été fortifié aux 14e – 15e siècles ; vous aurez également une magnifique vue sur le Massif du Sancy.
À 3,5 km, si vous trouvez le parcours trop court, au lieu de tourner à gauche, continuez tout droit en direction des éoliennes pour voir de près la chapelle de la Croix Maubert, 800 m aller/retour, (toute petite chapelle avec une table de pique-nique à proximité).

Mazoires

Randonnée courte mais des paysages variés entre sous-bois, puy de Domarège (ou puy de Mazoires, volcan strombolien édifié il y a 140 000 ans, présentant un cratère égueulé orienté au nord), gorges de Rentière, chapelle Sainte-Pezade.

Trace GPX d'une randonnée en boucle de 7,19 km au départ de Mazoires, avec profil altimétrique coloré selon l'altitude, enregistrée le 22 mars 2025 dans le Cézallier.
Parcours de Mazoires (7,19 km – 2h24 – alt. entre 750 m et 1 000 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas). Point de départ depuis le bourg de Mazoires.

Boucle
distance : 7,1 km
Dénivelé : 225 D+
Balisage : bleu

En sortant de Mazoires (Nord/Est) un sentier sur votre droite (vue sur les gorges et village de Rentières)  vous mènera à une grotte et la Chapelle-Sainte-Pezade (pezade signifiant « pas » en occitan) qui se trouve au bout d’une impasse de 300 m.
Après avoir passé le ruisseau de Vèze vous avez une vue sur des orgues basaltiques au-dessus.
Après Granges, vue sur le puy de Domarège. À Vèze reste les ruine du château (maison fortifiée du XIIe siècle citée à partir de 1304).
De retour Mazoires vous pouvez visiter l’église romane Saint-Saturnin-Sainte-Florine.

Petite histoire, de Florine (parmi les variantes):
Bergère du Cézallier (jolie, vierge et pieuse) dans le haut Moyen Âge, originaire du village Strigoux, au-dessus des gorges de la Couze d’Ardres. Pour échapper à un agresseur, lié peut-être à un raid des Hongrois au Xe siècle, elle franchit d’un saut le torrent. Sur la rive sud de la Couze, une roche à bassin, en forme de pied humain, a accrédité l’idée d’un souvenir du prodige. À son emplacement s’élève la chapelle Sainte-Pezade, dont le vocable a été inspiré par l’empreinte pédestre ; il pourrait s’agir de la christianisation d’un lieu de culte païen.
Le corps de Sainte-Florine a été transporté à Mazoires, tandis que son chef se partage, depuis le XIe siècle, entre la cathédrale de Viviers et l’église de Sainte-Florine. Le culte de sainte Florine était associé à celui de Sainte-Flamine dans l’église des Récollets de Montferrand.
La légende dit que marcher dans l’empreinte de ses pas soulage les rhumatismes.
Les reliques de Sainte-Florine se trouvent aujourd’hui à l’église de Mazoires, dans une châsse en bois doré.

Ardes – Apchat

Ardes est implanté sur les contreforts orientaux du Cézallier dont il est le principal bourg. Capital de la puissante famille des Mercoeur Ardes hérite d’un pan d’histoire médiévale auvergnate. Des passages entre les maisons permettent de communiquer entre la ville haute et les bords de la Couze, On y retrouve de nombreux tunnels et traboules dans la Grande Rue du bourg. Un village vivant avec épicerie, pharmacie, boucherie, etc.

Trace GPX d'une randonnée en boucle de 10,01 km au départ d'Ardes-sur-Couze, reliant les villages d'Ardes et d'Apchat, avec profil altimétrique coloré selon l'altitude.
Parcours Ardes – Apchat (10,01 km – 3h20 – alt. entre 600 m et 800 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas). Départ depuis le bourg d’Ardes.

Boucle
Distance : 10 km
Dénivelé : 219 D+
Balisage : jaune

Lors de cette randonnée vous aurez à plusieurs reprises des vues sur « le Doigt de Mercoeur » tour ruinée, vestige du château de Mercoeur qui culmine à 939 m à l’Ouest d’Ardes.
à Zanières-la-Mave vous aurez une vue sur Apchat.

Conseil :
À la Croze, quittez le chemin balisé pour descendre à la Cascade du Gour d’Appat puis remontez pour récupérer votre chemin à Bord. Ce crochet vous rallonge de 2,9 km. Un « Gour » est un mot ancien désignant des creux profonds et plein d’eau, se formant au bord des rivières.
Depuis Bord vous suivez le « GRP autour d’Issoire », en arrivant à Apchat vous le quittez pour vous orienter vers l’église de type gothique. Vous rejoindrez le GRP à la sortie de Apchat.

Ardes – Rentières – Doigt de Mercoeur

Au menu, Falaise, gorges, forêt, rivière et les reste du château de la dynastie des Mercoeur.

Trace GPX d'une randonnée en boucle de 11,96 km au départ d'Ardes-sur-Couze, passant par Rentières et le Doigt de Mercoeur, avec profil altimétrique coloré selon l'altitude.
Parcours Ardes – Rentières – Doigt de Mercoeur (11,96 km – 3h59 – alt. entre 550 m et 860 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas). Départ depuis le bourg d’Ardes.

Boucle
Distance : 12 km
Dénivelé : 331 D+
Balisage : vert

Vous quittez la Rue du Commerce par la rue de la Petite Côte (descente) passage sous l’ancienne porte fortifiée d’Ardes. En bas à gauche vous passerez devant l’église gothique Saint-Dizain XIIIe siècle (classée monument historique depuis 1920) sa construction aurait durée près de 200 ans.
En sortant de la ville, dans la montée du Trion, vous aurez une magnifique vue sur Ardes.

À Rentières n’hésitez pas à faire un petit détour (200 m A/R) pour voir l’église Romane Notre-Dame, Profondément remaniée au XIIIe siècle (la nef, et les chapelles latérales dotées de voûtes sur croisées d’ogives), elle est classée monument historique depuis 1980.

Et que dire de plus de cette magnifique randonnée aux dénivelés plus marqués que les précédentes, tout est dans la courte description du menu d’intro.

Jassy

On est au cœur du Cézallier, socle primaire vous y croiserez des estives, lacs d’altitude, forêts, tourbières. des paysages époustoufflants. Une atmosphère nordique, les hivers généralement enneigés, des vents forts et glacials, la petite Sibérie d’Auvergne.

À savoir que la Couze prend sa source dans cette ancienne vallée glaciaire.

Trace GPX d'une randonnée en boucle de 14,25 km au départ de Jassy, évoluant entre 1 140 m et 1 300 m d'altitude sur les hauteurs du Cézallier, avec profil altimétrique coloré.
Parcours de Jassy (14,25 km – 4h45 – alt. entre 1 140 m et 1 300 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas). Départ depuis le secteur de Jassy, commune d’Ardes.

Boucle
Distance : 14,3 km
Dénivelé : 301 D+
Balisage : jaune

Le départ de cette randonnée est donné à La Godivelle, je vous la propose sur le tracé depuis Jassy, mais je vous avoue que finalement je préfère la démarrer à Brion-Haut où face à un bistro au milieu de nulle part (qui doit être ouvert en période estivale, mais j’y vais hors saison) il y a une aire assez grande pour y sationner. Bref, vous pouvez démarrer d’où vous voulez puisqu’il s’agit d’une boucle, tout dépend d’où vous venez.

Que vous dire de plus que de profiter des panoramas qui s’offriront à vous ainsi que la flore. N’hésitez pas à vous attarder aux lacs d’origines volcaniques de La Godivelle, l’église Saint-Blaise de La Godivelle (partiellement modifée au XIIe siècle). La Godivelle est la commune la plus haute du département et la moins peuplée (17 hab. en 2022) et la fontaine sur la place de l’église est la plus large du département.
Le sentier chevauche de temps en temps le TVR (Tour des Vaches Rouges) vous le remarquerez aux balisages.

Parrot – Le Luguet

Prendre encore un plus de hauteur pour mieux profitez des plus beaux panoramas du Cézallier. Vérifiez la météo avant d’y aller.

Trace GPX d'une randonnée en boucle de 16,97 km au départ de Parrot, atteignant le Signal du Luguet à 1 551 m, avec profil altimétrique coloré selon l'altitude.
Parcours Parrot – Le Luguet (16,97 km – 5h39 – alt. entre 1 100 m et 1 551 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu foncé (points hauts) au rouge foncé (points bas). Départ depuis le hameau de Parrot.

Boucle
Distance : 17 km
Dénivelé : 455 D+
Balisage : vert

De Parrot jusqu’au km 13 le sentier suit celui du TVR. Au km 14 sur votre droite le point culminant couronné d’un bois (bois de la Croix des Champs), le Signal du Luguet 1 547 m.

Que vous dire de plus sinon qu’il s’agit d’une des plus belles vallées glaciaires du Massif Central.

J’espère vous avoir donné envie d’aller dans le Cézallier, moins connu que le tour des puys et pourtant un lieu magnifique et dépaysant.
Laissez vos commentaires après les photos ci-dessous.

Vue panoramique sur les plateaux enneigés du Cézallier par temps clair, avec en arrière-plan un sommet tabulaire caractéristique du massif, des épicéas et des landes de genêts au premier plan.
Les vastes plateaux du Cézallier sous la neige, avec le profil aplati et reconnaissable du Signal du Luguet à l’horizon.
Caillebotis en bois traversant une zone humide enneigée sur les hauteurs du Cézallier, bordé de clôtures et de jeunes épicéas, sous un ciel bleu dégagé.
Un caillebotis balisé guide le randonneur à travers les zones humides d’altitude du Cézallier, même en conditions hivernales.
Chemin enneigé bordé de deux rangées de clôtures en fil barbelé et poteaux en bois, montant vers un plateau d'altitude sous un ciel bleu sans nuages.
Un chemin d’estive entièrement recouvert de neige s’étire entre les clôtures des pâturages d’altitude, guidant le regard vers les sommets du Cézallier.

Petite vidéo pour conclure

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Jeunes en difficultés – Favoriser leur réinsertion par la marche – L’Initiative de l’Association SEUIL

571 mots, temps de lecture 3 minutes.

Redonner espoir aux adolescents en difficulté

L’association SEUIL propose une approche innovante pour aider les jeunes en difficulté à se reconstruire : une marche éducative de près de 1 800 kilomètres. Pendant trois mois, ces adolescents partent en randonnée, accompagnés d’un adulte, loin de leurs problèmes familiaux, scolaires ou sociaux, pour redonner un sens à leur avenir.

Marche et invente ta vie

Slogan de l’association SEUIL

 

– Et toi sima, tu vas te lancer dans cette aventure ?
– j’avoue que c’est tentant, mais je n’ai jamais marché trois mois, plus pour des questions de budget que de temps.

Une méthode qui fait ses preuves

L’idée est simple : un adolescent, un accompagnant et trois mois de marche. Ce parcours initiatique, à la fois physique et mental, permet aux jeunes de 14 à 18 ans de se recentrer et de se reconstruire.

Tout a commencé avec Bernard Ollivier, écrivain, ancien journaliste et passionné de randonnée. Au début de sa retraite il s’est lancé sur le chemin de Compostelle. Pendant son voyage il entend parler d’un adulte de l’association Oikoten (article sur Oikoten) accompagné de deux garçons (jeunes délinquants), un concept étonnant, une alternative à l’incarcération : celle de marcher. Une révélation pour lui.

Une aventure aux effets positifs

Les résultats parlent d’eux-mêmes : 60 % des jeunes reviennent avec un projet de réinsertion solide et 85 % des éducateurs considèrent cette expérience comme une réussite, même lorsque le parcours n’est pas terminé.
La marche a ses bienfaits : elle réduit les comportements violents et agressifs, améliore la confiance en soi et encourage la prise de responsabilités. Les adolescents traversent trois grandes phases au fil de leur périple : d’abord une période d’adaptation physique, suivie d’une phase d’euphorie, puis vient enfin le moment de l’élaboration d’un projet pour leur retour.

Une organisation solidaire et engagée

Chaque année, l’association SEUIL organise 35 marches en France et à l’étranger, grâce à une équipe de bénévoles et d’éducateurs engagés. Les accompagnants, qu’ils soient professionnels de l’éducation ou passionnés de randonnée, jouent un rôle essentiel dans cette aventure humaine.

Lors de la marche le jeune ainsi que l’accompagnatrice ou accompagnateur tiennent chacun un journal de bord qu’ils transmettent régulièrement. Ces journaux sont publiés tout en préservant l’anonymat et le respect des jeunes.

À l’issue du voyage, une fête est organisée pour chaque participant. Famille, amis et éducateurs se réunissent pour célébrer ce moment clé, qui marque une étape importante dans leur réinsertion.

Rejoindre l’aventure

Que vous soyez éducateur ou simplement amoureux de la marche, vous pouvez prendre part à cette initiative en devenant accompagnant ou en proposant des dons ou du bénévolat. Les départs ont lieu tout au long de l’année, offrant de nombreuses opportunités de s’engager.

L’association SEUIL prouve que la marche peut être un outil puissant de réinsertion. Elle offre à ces jeunes une chance de se reconstruire et de retrouver leur place dans la société, un pas après l’autre.

Bien entendu, pour la réussite d’un tel projet il y a la volonté de toute l’équipe Seuil, du jeune en question, son accompagnant et l’aval la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) et l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

Les sources :
L’association SEUIL (AssoSeuil)
N’hésitez pas à lire toutes les rubriques de chaque onglet et ne manquez pas non-plus les récits dans Actus.
Les dons et le bénévolat sont aussi très importants pour l’association.

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Trucs et astuces pour la randonnée itinérante

1 584 mots, temps de lecture 8 minutes

Je vous en avais parlé, je vous l’avais promis, voilà c’est enfin publié !

Les petits trucs et astuces pour s’alléger en randonnée sans trop perdre de confort.

– Ha enfin !!!… Tu vas nous apprendre plein de trucs et astuces !
– Pas forcément, j’en ai parfois déjà parlé dans d’autres articles.

Avant tout

Sachez que tous les conseils proviennent d’échanges avec d’autres randonneurs. Des astuces que l’on s’approprie, que l’on adapte à nos besoins, parfois l’on croit l’inventer avant de se rendre compte que d’autres font de même voir mieux. Il va y avoir une liste, non exhaustive, je ne les utilise pas toutes, mais je préciserai ce que j’applique régulièrement.

Le bivouac

Pour la tente, vous avez pu le voir dans mes billets, j’utilise une tente relativement légère qui se monte avec un bâton de marche. On la voit dans l’article Randonner en Normandie dans le Pays de Caux il s’agit d’une NightCat 1P.

Pour protéger le dessous de ma tente je pose au sol une couverture de survie réutilisable. Je ne suis pas convaincu de la supposée isolation qu’elle devrait apporter et ne couvre pas la surface ma tente. Tom23 utilise une feuille plastique très fine légère et solide, il s’agit d’un film utilisé pour les survitrages, j’envisage faire de même.

J’avais expliqué comment transformer un poncho en tard, pour un double usage. Il en existe dans le commerce adapté pour ce double usage il y en a même qui font tente, exemple ici on doit pouvoir trouver à d’autre prix, je ne suis pas sponsorisé..

Pour dormir, avoir un sac en soie (appelé aussi sac à viande) en plus du duvet permet de gagner quelques degrés lors des nuits un peu plus fraîches que prévu.

Réchaud, feu, vaisselle, rangement

Brûleur de réchaud à gaz BRS 3000T en titane, posé sur une surface blanche à côté d'une règle graduée en centimètres, montrant une largeur d'environ 10 cm avec les bras de support dépliés.
Le BRS 3000T dans la paume… ou presque. Ce brûleur en titane ne dépasse pas 10 cm de largeur une fois déplié, pour un poids plume de 25 g.

Pour mon réchaud j’utilise un brûleur BRS 3000T, c’est très léger (27gr), j’utilise également un coupe-vent pour le rendre légèrement plus performant et économiser un peu de gaz.

Couverts

Deux options de couverts de randonnée posés sur une surface blanche avec une règle graduée : un couvert pliant noir combinant fourchette, couteau-scie et cuillère (environ 14 cm déplié), et un set de deux pièces orange en plastique rigide — une fourchette et une spatule-cuillère tronquées (environ 8 cm), séparables par un clip.
Pliant ou raccourci : deux philosophies pour un même objectif, gagner de la place dans le sac sans sacrifier le repas au bivouac.

J’utilise soit ceux dont j’ai coupés les manches, soit ma cuillère/fourchette pliante.
Cela dit, si vous consommez de la nourriture lyophilisée, mieux vaut avoir une longue cuillère en titane pour pouvoir remuer dans le fond du sachet, les couverts coupés ou courts sont peu pratiques dans ce cas.

Vaisselle

Petit carré d'éponge à récurer double face — mousse jaune et face abrasive verte — découpé à environ 4 cm de côté, posé sur une surface blanche à côté d'une règle graduée en centimètres.
Une éponge classique découpée au quart de sa taille : même efficacité, quatre fois moins de place et de poids.

J’utilise un bout d’éponge découpée.

Feu

allume-feu à friction de type fire starter, à poignée ovale orange et cordelette noire, posés sur une surface blanche devant une règle graduée : l'un présente la tige en ferrocérium noire, l'autre la racle métallique argentée intégrée dans la poignée.
Vent, pluie, altitude : là où le briquet capitule, la pierre à feu prend le relais. Un duo de secours qui tient dans la paume.
Petite boîte d'allumettes à décor rétro style "Auto Batteries", glissée dans un sachet plastique transparent zippé et posée sur une surface blanche devant une règle graduée, mesurant environ 5 cm de long.
Trois grammes, trois centimètres, et la certitude d’avoir toujours de quoi faire du feu – même après une averse.
Rouleau de ruban adhésif toilé gris Pattex d'environ 10 cm de diamètre posé à côté d'un briquet BIC miniature entièrement recouvert de plusieurs tours du même adhésif gris, sur une surface blanche avec une règle graduée en centimètres.
Pas besoin d’emporter le rouleau entier : quelques décimètres d’adhésif enroulés autour du briquet suffisent pour la quasi-totalité des réparations en bivouac.

Si j’ai bien un allume-feu par friction que j’ai déjà testé, histoire de m’amuser, je ne l’emmène pas en randonnée.
J’utilise un briquet sur lequel j’enroule environ 80 cm d’adhésif (résistant et qui se découpe à la main) pour réparer une déchirure sur ma tente, mon poncho, mon sac… Donc le briquet sert aussi de rouleau d’adhésif. j’emporte toujours une petite boite d’allumettes dans un sachet étanche si le briquet rend l’âme car il n’est pas neuf.

Rangement

Gamelle cylindrique en titane brossé avec couvercle à poignée rabattable, posée ouverte sur une surface blanche devant une règle graduée (environ 12 cm de diamètre). Elle contient, visibles de dessus : le brûleur BRS 3000T replié, une cartouche de gaz, le briquet enrubanné d'adhésif gris, les couverts orange, le carré d'éponge, et une pochette en nylon vert anis à cordon.
Un seul contenant, tout le nécessaire : brûleur, gaz, briquet, couverts et éponge s’emboîtent parfaitement dans la gamelle en titane.
Gamelle cylindrique en titane fermée par son couvercle, glissée dans une housse de protection en filet élastique gris à mailles larges fermée par un cordon noir, posée sur une surface blanche devant une règle graduée indiquant environ 10 cm de diamètre.
Une fois le couvercle clipsé et la housse resserrée, l’ensemble du kit cuisine ne dépasse pas 10 cm de diamètre – prêt à rejoindre le sac en quelques secondes.

Le tout, bien rangé, rentre dans ma gamelle en titane (550 ml).

Eau

Gourde souple collapsible bleu marine à bouchon rotatif avec filtre intégré de marque LifeStraw, posée à plat sur une surface blanche à côté de sa seringue de rétro-lavage transparente et grise d'environ 10 cm, devant une règle graduée indiquant environ 15 cm de long pour la gourde à plat.
Plate quand elle est vide, efficace quand elle est pleine : la gourde filtrante LifeStraw permet de s’approvisionner directement en ruisseau ou source, sans emporter de stock d’eau superflu.

En plus de ma poche à eau qui se trouve dans mon sac je prends ma gourde filtrante, à côté il s’agit d’une grosse seringue pour nettoyer le filtre. Il existe d’autres gourdes filtrantes, si vous prenez une bonne marque elles sont toutes performantes.

Bouteille en plastique PET transparent d'environ 75 cl à paroi striée, posée debout sur une surface en marbre devant une règle graduée (environ 28 cm de haut), avec deux bouchons à vis posés devant elle : un vert hermétique et un bleu perforé de petits trous.
Bouchon vert pour transporter l’eau, bouchon bleu pour se rincer : une bouteille banale qui devient un outil à double fonction au bivouac.
Gros plan sur deux bouchons à vis en plastique d'environ 4 cm de diamètre posés côte à côte devant une règle graduée, au pied d'une bouteille PET transparente : un bouchon vert lisse et hermétique, un bouchon bleu percé d'une quinzaine de petits trous irréguliers sur toute sa surface.
Tout se joue dans ce détail : une quinzaine de trous percés à l’aiguille dans le bouchon bleu suffisent à transformer la bouteille en douche de camp.

Une bouteille vide
La bouteille et ses deux bouchons… Vide, elle peut être utile la nuit lorsqu’il pleut ou qu’il fait très froid à l’extérieur pour y faire pipi sans sortir de sa tente (prendre le bon bouchon sans trou pour la refermer), pour les femmes, pas certains que ce soit pratique. Bien la rincée et rempli d’eau avec le bouchon percé de plusieurs petits trous de 1,5 mm, elle sert de douchette.

Brossage des dents

Trois objets posés sur une surface blanche devant une règle graduée : en haut un pastille de dentifrice solide blanc cylindrique d'environ 2 cm de diamètre, au centre un bâton de siwak brun naturel d'environ 14 cm aux fibres effilochées à une extrémité, en bas une brosse à dents en bambou gravée "Dentamyl" d'environ 17 cm aux poils blancs synthétiques.
Trois objets, deux systèmes : la brosse bambou avec son dentifrice solide pour l’hygiène classique, ou le bâton de siwak pour voyager encore plus minimaliste.

Vous avez le choix entre la brosse à dent, vous pouvez couper un peu le manche pour la rendre plus légère (là, elle est neuve et pas coupée) ou utiliser un bâton de siwak que vous pouvez aussi écourter (là pas besoin de dentifrice). Il existe des petites pastilles sèches de dentifrice comme sur la photo.
Personnellement, je n’utilise pas de dentifrice… Voyons plus bas !

Savon et shampoing

Deux produits d'hygiène posés sur une surface blanche devant une règle graduée : à gauche une petite boîte à protège-dents en plastique vert ouverte contenant un pain de savon jaune-ocre d'environ 5 cm, à droite un fragment de shampoing solide beige rosé en forme de galet d'environ 5 cm, tous deux posés devant une règle graduée.
La boîte à protège-dents : le contenant inattendu qui protège le savon et évite de graisser tout le sac.À droite shampoing solide

J’utilise le savon pour me brosser les dents (je sais, ça a mauvais goût), pour me laver (corps et cheveux) pour me raser et pour laver mon linge. Mais si vous avez des cheveux longs et que vous tenez vraiment au shampoing, il en existe des secs comme à droite sur la photo. Je l’utilise chez-moi, sous la douche. Ma boite à savon est une boite à protège-dents.

Coquetterie

Deux objets posés sur une surface blanche devant une règle graduée : à gauche un miroir rectangulaire en métal poli argenté d'environ 8 cm glissé dans un étui en cuir noir cousu à languette de préhension, à droite un flacon échantillon en verre transparent d'environ 5 cm avec bouchon noir contenant un parfum ambré, portant une étiquette Paco Rabanne Invictus Glory.
Parce que bivouaquer ne signifie pas renoncer à tout : un miroir format carte de crédit et un échantillon de parfum pour quelques grammes de bien-être en plus.

Comme j’aime me raser j’utilise un miroir en aluminium poli (27 gr avec sa house) et un rasoir jetable que je réutilise le plus longtemps possible. Si vous souhaitez vous parfumer, plutôt sue de prendre un flacon, pensez aux échantillons c’est suffisant et beaucoup plus léger, il m’est arrivé d’en prendre lorsque je sais que je vais rester plus longtemps que la durée de ma randonnée comme lors de ma randonnée sur le GR34 où je suis resté quelques jours à Tréboul.

Gant de toilette et serviette

Deux articles de toilette en microfibre posés sur une surface blanche devant une règle graduée : à gauche un mini gant de toilette bleu turquoise plié en carré d'environ 10 cm, à droite une mini serviette en microfibre gris anthracite à liserés orange roulée sur elle-même d'environ 8 cm de diamètre.
Microfibre, format réduit : le gant et la serviette pèsent ensemble moins de 100 g et sèchent en quelques minutes après utilisation.

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Si j’ai bien un gant de toilette fabriqué depuis un bout de tissu microfibre, je ne l’ai pourtant jamais emporté. Ma serviette de bain/toilette est en microfibre 39X55, ça peut paraître petit, mais c’est suffisant, de couleur noire car ça sèche plus vite au soleil.

Autres astuces en vrac

  • Gel hydroalcoolique : Si vous avez fait pipi ou autre… ou même tenir vos bâtons de marche, mettre sa main dans le sachet à grignotage sans se laver un minimum, c’est limite, non ? Un petit coup de gel hydroalcoolique et c’est bon. Autre chose, lors de ma randonnée « Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02« , le jour 2 je me suis assis sur un rocher sous des pins, lorsque je me suis relevé, j’avais plein de résine sur les fesses. Le soir, impossible d’enlever la résine avec de l’eau et du savon… Un peu de gel hydroalcoolique sur un chiffon et c’est magique ! je suis reparti le lendemain avec un pantalon tout propre.
  • Quelques épingles à nourrice : Pour accrocher son linge sur le sac à dos pour le faire sécher tout en marchant (j’ai testé avec des pinces à linge, ça ne tient pas).
  • Étiquettes de vêtement : Elles sont de plus en plus longues et cousues en bouquets de plusieurs étiquettes, en les coupant, non seulement vos vêtements ne gratteront plus et vous aurez gagné des grammes.
  • Les « au cas où » : En dehors de votre trousse de secours, sifflet et « sac à viande », tous les autres objets que vous emporterez pour « au cas où » ont de grande chance de ne jamais vous servir, vous encombrer et vous ajouter du poids. Bref, n’emportez rien de « au cas où » !

Pour terminer

Cette liste n’est pas exhaustive, vous avez certainement vos propres trucs et astuces et ce qu’il faut retenir, est de ne pas s’encombrer inutilement, essayer d’avoir un multi-usage de chaque chose que vous emporterez (quand c’est possible). Un dicton de randonneurs : Le poids de ton sac est le miroir de tes peurs (ou craintes). on le trouve écrit avec quelques variantes.

N’hésitez pas à commenter l’article ou partager vos propres trucs et astuces, ou des variantes de celles citées.

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Avantages et inconvénients des bâtons de randonnée

1 285 mots, temps de lecture 7 minutes.

Rando – Avantages et inconvénients des bâtons de marche en randonnée.

Voilà un article qui somnolait dans mes brouillons depuis longtemps. Pour l’écrire, je me suis beaucoup documenté, le but étant de mettre en parallèle mes lectures et mon ressenti lié à ma propre expérience : comparer le scientifique à mon expérience. C’est donc très subjectif et chacun pourrait avoir une interprétation des lectures ainsi que des expériences différentes des miennes.

Revenons au vif du sujet. Je parle ici de randonnée et donc des bâtons qui vont avec, je ne parle pas de marche nordique, vous verrez qu’il y a aussi plein d’études sur le sujet. Je marche généralement avec des bâtons de marche.

On le voit, les bâtons de marche sont de plus en plus populaires et leurs bienfaits sont souvent vantés sur le web. Qu’en est-il réellement ? Sont-ils vraiment utiles ? Facilitent-ils la respiration ? Soulagent-ils les articulations et les muscles ? Je vais essayer de faire un tour d’horizon en parlant également de mon ressenti.

Avertissement

Plus bas, je vous mets des liens, non pas de mes références directes, mais de la façon dont j’ai procédé pour me documenter. Ainsi, vous pourrez faire vos propres recherches en lisant des publications différentes des miennes, c’est aussi l’intérêt pour se faire sa propre idée. Les publications sont malheureusement en anglais sauf une. Ne trouvant pas ce que je cherchais sur mon moteur favori (Mojeek), j’ai utilisé « Google Scholar ». Vous vous doutez bien que je suis loin d’avoir lu toutes les publications sur le sujet.

Mon brouillon de base partait dans tous les sens, j’ai opté pour couper le sujet en deux parties : Avantages et Inconvénients, et reprendre les thématiques abordées dans les publications.

– Quoi Sima ! T’as utilisé Google ? HOOUUuuu la honte ! Traître !
– Bon, on se calme, si tu as d’autres solutions, je suis preneur !

Avantages des bâtons de marche

Soulagement des articulations
Une étude publiée dans le « Journal of Sports Sciences » (2017) a montré que l’utilisation de bâtons réduisait de 20 à 25 % la force exercée sur les genoux lors des descentes et la majorité des publications vont dans ce sens sans pour autant parler de pourcentage. Ils (les bâtons) réduisent la charge sur les articulations, en particulier les genoux, les chevilles et les hanches. Ils répartissent le poids du corps et du sac à dos sur les bras et les épaules, ce qui diminue la pression sur les membres inférieurs.

Lors de ma randonnée « Le Faou – Douarnenez« , je suis parti dès le premier jour avec une douleur à la cheville gauche et donc avec une grande inquiétude dès le départ. La douleur a disparu malgré les heures de marche. Cela n’est pas dû seulement aux bâtons, je me suis massé la cheville la veille au soir, le matin avant de partir et chaque fois que j’ai pu. J’ai fait également attention à la façon dont je marchais, mes appuis, en cela les bâtons m’ont aidé.

Meilleure stabilité et équilibre
On constate également que les bâtons offrent un soutien supplémentaire, surtout sur terrains accidentés, glissants ou en pente. Ils aident à maintenir l’équilibre et réduisent le risque de chutes mais ne les évitent pas toujours. Lors de ma randonnée « GR de Pays du Val d’Allier« , j’ai chuté trois fois et je dois reconnaître qu’ils ont permis d’amorti mes chutes.

Réduction de la fatigue musculaire
Avec les bâtons, les muscles des bras et le haut du corps participent à l’effort, ce qui soulage les jambes. Une étude parue dans « Medicine & Science in Sports & Exercise (2001) » a démontré que l’utilisation de bâtons réduisait la fatigue des muscles des jambes et améliorait l’endurance sur les longues distances. Par contre, une autre étude dans ResearchGate « Pole Walking Is Faster but Not Cheaper During Steep Uphill Walking » dit que dans les montées raides il n’y a pas de gain… Sauf que cette dernière est faite en salle sur un tapis roulant qui s’incline. Pour moi, le ressenti de soulagement est aussi bien, sur le plat que dans les descentes ou montées. En montée, les bâtons m’aident à propulser mon corps vers l’avant. En descente, ils me servent de frein et réduisent l’impact sur mes genoux.

Amélioration de la posture
Il ressort de ces études qu’avec les bâtons nous avons une posture plus droite et peut prévenir les maux de dos, ça améliore aussi la respiration en maintenant le dos droit et la cage thoracique plus ouverte. Je valide totalement car j’ai une meilleure posture alors que j’aurais tendance à un peu trop me pencher en avant. Moi qui suis sujet aux lombalgies, je n’ai jamais eu de problème de dos en randonnée alors que je porte une charge.

Inconvénients des bâtons de marche

Rythme cardiaque et dépense d’énergie
Pratiquement toutes les études que j’ai pu lire démontrent qu’avec les bâtons il y a une légère accélération du rythme cardiaque et donc une légère augmentation de la dépense énergétique. N’ayant jamais pris mon pouls avec ou sans bâtons pour vérifier, je veux bien le croire puisque l’on active quatre membres au lieu de deux, mais je pense que cela est compensé par des efforts mieux répartis, une meilleure oxygénation du sang par une meilleure posture. C’est le seul léger inconvénient qui ressort de ses diverses études, cela dit je vais vous en trouver d’autres.

Poids supplémentaire
De fait, les bâtons ajoutent un poids à transporter, ce qui peut être perçu comme une contrainte pour certains randonneurs, surtout les adeptes de la MUL (Marche Ultra Légère).

Encombrement
Lorsque l’on souhaite faire des tronçons de marche sans bâtons, il faut généralement déposer son sac à dos pour les accrocher ou les décrocher. Pour prendre des photos, les bâtons sont une gêne et pour les arrêts « techniques » (pipi, caca), il faut les poser ou les piquer… Il m’est arrivé de repartir sur quelques centaines de mètres avant de me rendre compte que je les avais oubliés, et obligé de faire demi-tour.

Apprentissage nécessaire
Si en randonnée nordique, l’on peut trouver des profs dans de bons clubs qui vous enseignent la bonne pratique, c’est beaucoup plus rare pour la randonnée. Je croise souvent des personnes avec des bâtons mal réglés, qui n’en font pas bon usage ni sur plat, ni dans les montées et les descentes… Le sentiment qu’ils se promènent avec des bâtons dont ils ne savent que faire. Pour ces derniers, il s’agit plus d’une aide psychologique que réel me semble-t-il.

Pour faire court

Les bâtons de marche facilitent la respiration, soulagent les articulations et les muscles des jambes, ils tonifient la partie haute du corps et, si sur de courtes distances ce n’est pas moins fatigant, ils améliorent l’endurance sur de longues distances.

Les liens tant promis

Un seul en français mais malheureusement le moins intéressant car l’étude est sur peu de sujets et peu étoffée.
https://depot-e.uqtr.ca/id/eprint/1512/1/000135708.pdf

Les autres vous permettent de trouver plein d’autres études, vous aurez l’embarras du choix. Certains nécessite de créer un compte pour obtenir la publication.
https://scholar.google.fr/

Exemples de recherches :
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&as_vis=1&q=Journal+of+Sports+Sciences+%282017%29+Reduction+of+joint+load+with+hiking+poles&btnG=
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&as_vis=1&q=Medicine+%26+Science+in+Sports+%26+Exercise+%282001%29+Study+on+the+reduction+of+muscular+fatigue+with+the+use+of+poles&btnG=
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&as_vis=1&q=European+Journal+of+Applied+Physiology+%282005%29+Analysis+of+the+effects+of+poles+on+posture+and+effort+distribution.&btnG=

Vous voyez l’idé ? vous avez de quoi faire si vous le souhaitez.

– Wouaaa ! Mais t’es devenu bon en anglais Sima !
– Heu non, j’ai pas beaucoup évolué… Les traducteurs Firefox, Deelp et Reverso sont mes amis.

Pour terminer

Je trouve que les bâtons m’offrent de nombreux avantages comme protèger les articulations, améliorer la stabilité et la posture et tonifient le haut du corps. Pour l’anecdote lors de mon retour du « Tour des Puys d’Auvergne » on m’a fait remarquer que j’avais pris des bras, des épaules et des pectoraux, j’ai gonflé le torse à ce moment-là. Bref, essayer les bâtons de marche de randonnée sur plusieurs jours, c’est les adopter !

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Sac de couchage – duvet ou synthétique

1 010 mots, temps de lecture 5 minutes.

Mon comparatif entre sac de couchage en duvet vs sac de couchage synthétique

Bien choisir un sac de couchage est important lorsque l’on part en randonnée pour garantir un sommeil réparateur bien mérité. Je parlerais ici des sacs adaptés (3 saisons, printemps, été et automne).

Personne allongée dans un sac de couchage orange et bleu sur de l'herbe, tête posée sur un oreiller rouge, à côté d'un rocher.
Un sac de couchage utilisé en conditions extérieures. Non ce n’est pas moi…

Je parlerai de ma propre expérience qui vaut ce qu’elle vaut.

Les vendeurs, mais aussi beaucoup sur les forums, réseaux sociaux vous diront qu’en randonnée légère le duvet est mieux que le synthétique (plus léger, plus compressible, plus chaud, avec quelques inconvénients).

Voyons tout ça de plus près !

Sur le papier

  • Sac de couchage duvet « éthique » 600gr de remplissage (95 % duvet d’oie) Température de confort -2°C – +8°C, extrème -10°C, poids 1160 gr avec sac de compression.
  • Sac de couchage synthétique Lafuma, confort 8°C, transition 5°C, extrème -10°C . Poids 880 gr avec sac de compression.

Il y a plus de précisions sur le synthétique que sur le duvet.

On voit sur la photo ci-dessous, à gauche le duvet à droite le synthétique.

Deux sacs de couchage noirs compressés dans leur housse de rangement, posés côte à côte sur un carrelage blanc. Le sac de droite porte une étiquette verte de la marque Lafuma.
Deux sacs de couchage dans leur housse de compression.

Je prends soin du cas de couchage en duvet et lorsque je ne suis pas en randonnée il n’est pas dans son sac de compression mais dans un sac pour couette pour qu’il garde son volume.

Sac de couchage noir rangé dans une grande housse de stockage rouge à fenêtre transparente et fermeture éclair blanche, posée sur un carrelage.
Entre deux randonnées, le sac de couchage en duvet se stocke à l’air libre dans une housse grand volume pour préserver son gonflant.

– Ho, mais là Sima, tu ne compares pas deux sacs équivalents ! Sur le papier le duvet est plus performant !
– Je sais, et pourtant voyons la suite…

Le sac de couchage en duvet, j’en suis revenu !

Le côté « éthique »

Soit la fabrication d’un sac de couchage synthétique n’est pas écolo, sa production est certainement polluante même s’il est en partie avec des produits recyclés.
Voyons le soi-disant « éthique » d’un sac duvet : Cela signifie que le duvet provient d’animaux morts pour l’alimentaire et n’ont pas été tués expressément pour la fabrication de votre duvet. Fin ! Mais cela pose d’autres question sur le côté « éthique »… Pourquoi ont-ils été tués ? Si c’est pour la conception de foie gras et/ou proviennent d’élevages intensifs et comment ont-ils été tués ? Le côté « éthique » ne répond généralement pas à ces questions. Si je l’avoue, j’avais fait le choix d’un duvet « éthique » pour me donner bonne conscience. Aujourd’hui, je ne crois plus à cet argument.

Je pense donc qu’on peut balayer d’un revers de la main le soi-disant critère « éthique ».

Le prix

Le sac de couchage en duvet est nettement plus cher que celui synthétique. Si ici le synthétique est plus léger, les deux sacs ne sont pas donnés pour les mêmes températures conforts téoriques.

Les côtés techniques

Poids
À température de confort égales le sac de couchage en duvet est plus léger.

Encombrement
À température de confort égales le sac de couchage en duvet est moins encombrant, se compresse mieux.

– Ha, finalement Sima, celui en duvet est mieux que le synthétique !
– Pas si simple, car il y a un « mais » !

Température de confort

C’est là que le bât blesse !
Je vais juste prendre deux expériences, mais j’en ai eu d’autres.

  • Lors de ma randonnée du S24E04 – Rando en Suisse Normande avec sac de couchage en duvet et des températures nocturnes entre 5 et 7°C, j’ai régulièrement été dérangé par des coups de froids, pas à en claquer des dents mais suffisant pour me réveiller et ajouter parfois ma polaire par-dessus le duvet.
  • Lors de ma randonnée du S24E07 – Randonnée sur Le tour des Puys d’Auvergne GR441 avec des températures nocturnes assez similaires, je n’ai jamais eu froid avec mon sac de couchage en synthétique pourtant donné pour des températures conforts moindres… J’ai même eu trop chaud certaine nuits.

Comment est-ce possible ?

Je suis quelqu’un qui ne bouge pratiquement pas la nuit sauf s’il y a quelques défauts de terrain pour trouver ma place et si le terrain est légèrement en pente, ce qui ne se voit pas toujours lorsque l’on installe sa tente, je bouge pour me remettre au milieu de ma tente.
J’en déduis que lorsque l’on bouge avec un sac de couchage en duvet et que la partie tassée par notre poids se retrouve sur le côté ou le dessus, le duvet reste tassé un certain temps et ne retrouve pas sa bonne répartition laissant des entrées d’air froid.
Alors qu’un sac de couchage en synthétique les parties écrasées vont très vite retrouver leur texture isolante et la répartition ne bouge pas.

Ce n’est pas tout !

Hein ! Ce n’est as fini Sima ?
Non, il y a d’autres inconvénients au sac de couchage en duvet…

Autres inconvénients du sac de couchage en duvet

En plus du prix.

  • Perte de performance en milieu humide : Le duvet perd une grande partie de son pouvoir isolant lorsqu’il est mouillé, ce qui peut poser problème dans des conditions humides. S’il est mouillé ou humide même que sur certaines parties, le séchage est un vrai problème, ça peut vous gâcher votre randonnée. D’autant plus que l’on est jamais à l’abri d’une entrée d’eau, d’une condensation, etc.
  • Entretien délicat : Il nécessite un nettoyage et un stockage spécifiques pour éviter qu’il ne perde sa qualité (lavage avec des produits spécifiques, séchage long). Il est même parfois déconseillé de le laver.

Conclusion

Le duvet est léger, compressible et « chaud » (si on ne bouge absolument pas), mais sensible à l’humidité et nécessite un entretien délicat (sans compter sur le critère soi-disant éthique qui pause question).
Le synthétique, moins cher et plus fiable même mouillé (sèche plus vite), reste constant en performance. Mon expérience montre que le synthétique peut surpasser le duvet en conditions réelles, notamment par sa meilleure réactivité à l’écrasement et son aisance d’utilisation. En fonction de mes besoins réels et du terrain, car en randonnée, confort et praticité priment sur la théorie, Je fais le choix du synthétique !

Vous pouvez vous lâcher sur les commentaires.

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Idée de cadeau Recto-Verso pour les randos à pied ou à vélo

784 mots, temps de lecture 4 minutes.

Bientôt Noël, il est temps de penser aux cadeaux pour randonneuses et randonneurs.

Je ne vais pas vous faire une liste mais juste une proposition.

Pourquoi ce choix plutôt qu’un autre ?

Simplement il s’agit d’un cadeau que l’on m’a fait il y a deux ans, que j’en suis vraiment content et je l’utilise souvent pour me donner des idées, ou faire des choix de randonnées lorsque je vais dans une région.
Un cadeau que j’apprécie beaucoup.

Avertissement

Si cela ressemble à une publicité, c’est totalement gratuit, je ne suis pas sponsorisé, je n’y gagne rien. C’est donc en toute sincérité que je vous parle du coffret que j’ai, d’autres sont sortis depuis, je vous mets les liens plus bas.

RectoVerso

Le Manifeste :
Recto Verso est un projet indépendant lancé en 2021 qui propose des cartes thématiques et guides pratiques pour partir en randonnée sans prendre l’avion, en France, et bientôt en Europe. La volonté : (re)trouver le goût de la véritable aventure pour démocratiser une alternative au tourisme de masse.

Présentation de Recto-Verso

Embarquez pour des aventures à travers les 100 belles randonnées en France !
Le coffret Recto Verso vous invite à découvrir des sentiers d’exception au cœur des paysages naturels du pays et que vous soyez à pied ou à vélo. Retrouvez les sélections de randonnées accompagnée d’une méthode complète et simple pour planifier et vivre vos escapades en toute sérénité.

Que contient le coffret Recto-Verso dont je vous parle

Voici deux photos l’une du recto, l’autre d’une partie du verso.

Boîte en carton kraft de la carte-méthode Recto Verso, avec bandeau vert central, taglines en français et pictogrammes « Rando » et « Vélo »
Recto Verso, la carte-méthode pour organiser simplement vos aventures en pleine nature – disponible en version Rando et Vélo.
Face arrière de la boîte Recto Verso détaillant les trois éléments du pack : une carte papier grand format, 100 fiches topo et un accès à une plateforme en ligne
Le pack Recto Verso contient tout le nécessaire pour planifier et vivre ses aventures outdoor en autonomie.

À l’intérieur l’on y trouve une planche de stickers, une carte, 50 fiches pour randonneurs à pied, 50 pour randonneurs à vélo.

Contenu du pack Recto Verso étalé sur une surface en marbre : une planche de stickers colorés, la carte-méthode dépliée, deux boîtes de fiches topo Vélo et Rando, et la boîte d'origine
Tout le contenu du pack Recto Verso : stickers, carte-méthode grand format et les deux jeux de 50 fiches topo Rando et Vélo.

Les fiches
Les deux premières fiches de présentation (Vélo et Rando) ne comptent pas parmi les 100 autres.

Deux fiches topo Recto Verso photographiées côte à côte, montrant leur face avant respective : la fiche Rando à gauche (50 itinéraires, 3 268 km, 70 080 D+) et la fiche Vélo à droite (50 itinéraires, 10 440 km, 124 650 D+), avec l'index des 13 régions couvertes
Le recto des fiches topo : une présentation synthétique des 50 itinéraires Rando et des 50 itinéraires Vélo, couvrant les 13 régions de France métropolitaine.
Deux fiches Index Recto Verso photographiées côte à côte, listant l'intégralité des itinéraires Rando à gauche et Vélo à droite, classés par région avec code, titre, durée, niveau, type de tracé et distance
Les fiches Index du pack : 100 itinéraires référencés et détaillés pour choisir son aventure avant de consulter la fiche topo correspondante.

Fiches de parcours

Deux fiches topo Recto Verso côte à côte : à gauche la fiche R.ARA001 « Le petit tour des glaciers de la Vanoise » (Rando, 58,5 km, boucle) et à droite la fiche V.ARA001 « Grande traversée du Morvan à l'Auvergne » (Vélo gravel, 285 km, itinérance)
Deux exemples de fiches topo : chaque itinéraire dispose de sa propre fiche avec description, caractéristiques techniques, références cartographiques et contributeur.
Verso des fiches R.ARA001 et V.ARA001 présentant chacune une carte détaillée du tracé, la description numérotée des étapes avec distances et dénivelés cumulés, ainsi que des rubriques complémentaires (variantes, accès, anecdote) et un QR code pour télécharger le tracé GPX
Le verso des fiches topo : carte du tracé, étapes détaillées et informations pratiques pour partir sur le terrain en toute autonomie.

Sur les fiches de parcours, rouge à pied et bleu à vélo, Nous avons toutes les précisions nécessaires.
Sur le recto :

  • La région
  • Le nom du parcours
  • La durée, entre 2 et 10 jours
  • Niveau d’accès (débutant, intermédiaire, etc)
  • Présentation du parcours
  • Topoguide, gravel et références des cartes IGN correspondantes
  • Type d’itinéraire boucle ou itinérance
  • Distance, dénivelé
  • Point de départ et d’arrivée
  • Période conseillée.

Au verso :

  • Extrait de la carte avec le circuit
  • Déroulés des étapes
  • Informations complémentaires (variantes, accès, sommets, etc.)
  • QrCode pour télécharger la trace GPX

La carte

Carte papier grand format Recto Verso partiellement dépliée, montrant la partie nord-ouest de la France avec ses points d'intérêt outdoor codés par couleur, sa légende et son index des régions et départements
Le recto de la carte : plus de 600 points d’intérêt outdoor (GR®, Véloroutes, Parcs Naturels, massifs…) répartis sur toute la France métropolitaine.
Verso de la carte grand format Recto Verso entièrement déplié, présentant la méthode d'organisation en étapes, un index par région avec fiches descriptives, des listes de points d'intérêt et une section annexes
Le verso de la carte : une méthode complète en 8 étapes pour concevoir son aventure, un index régional détaillé et des annexes pratiques (balisage, matériel, bivouac, GR®, Véloroutes…).

Sur la carte Recto vous avez

  • La carte de France
  • Une légende pour les GR, véloroutes, points d’intérêts etc.,
  • Les départements,
  • Les massifs,
  • Notice d’utilisation, et autres infos.

Sur la carte Verso vous avez

  • La méthode détaillée pour utiliser vos fiches et cartes.
  • Index sur les régions avec des précisions concernant chacune des régions.
  • Liste des points d’intérêt, GR, Véloroutes, Parcs, Massifs.
  • Annexes : plein d’informations et conseils complémentaires (matériel, sécurité, balisages, bivouac en France, etc.)

Pour conclure

Une excellente idée de cadeau pour faire découvrir la randonnée ou pour randonneuse, randonneur, à pied ou à vélo qui soit débutant ou confirmé.

Pour aller plus loin :

PS : le coffret que je vous ai présenté date d’il y a deux ans ; il se peut que les nouvelles versions aient un peu changé et une version Europe est aussi sortie.

Le billet « Idée de cadeau Recto-Verso pour les randos à pied ou à vélo » est apparu en premier sur le blog de Sima78.