Chaussures et chaussettes de rando

Rando – Chaussures et chaussettes de randonnée

Je ne vais pas ici vous parler de marque et vous comprendrez pourquoi. Juste quelques critères vous permettant de bien choisir vos chaussures de randonnées pour profiter pleinement de l’activité tout en protégeant vos pieds. Je resterai un peu plus vague concernant les chaussettes qui ont pourtant aussi leur importance.

Je m’adresse plutôt à ceux qui souhaitent faire de la randonnée ou débutent dans cette activité. Ceux qui ont l’habitude de la randonnée savent comment choisir. Donc plutôt des conseils pour la randonnée loisirs lambda sur du plat ou en moyenne montagne en période estivale.

Les modèles

Il en existe un nombre incroyable, des montantes, des basses et des sandales. Il y en a pour tous les goûts à tous les prix. On va partir du principe que l’on recherche une paire polyvalente, les randonnées d’été et les sorties de maintien. Ne pas hésiter à faire de nombreux essais en magasin sur les différents modèles, bon, vous allez emmerder le vendeur en lui faisant sortir une multitude de boîtes mais c’est important… Et si vous hésitez, n’achetez pas, quitte à y retourner plus tard.

Par la suite vous saurez vers quelles modèles vous orienter.

Avant tout

Un critère que je trouve important et qui est pourtant absent des descriptions des chaussures de randonnées est  « à quel marcheur convient-elle ? » Avez-vous une marche neutre/universelle, pronatrice ou supinatrice ? Ceux qui font du running, running/trail trouveront cette précision fournie par certaines marques sur certains de leurs modèles. Pour les autres activités sportives dont la randonnée cette précision est absente (je ne l’ai pas trouvé) alors qu’elle me paraît essentielle, c’est même à mon sens la première chose qui devrait apparaître sur les critères d’une paire de chaussures.
Une paire de chaussure n’est jamais neutre sur votre façon de marcher, elle peut corriger ou amplifier votre façon de marcher c’est donc vraiment dommage que de devoir se passer de cette information.
Si cette donnée serait précisée sur chaque modèle cela permettrait à chacun d’exclure certains modèles pour se concentrer sur ceux qui lui sont le mieux adaptés. Peut-être que toutes les chaussures de randonnées sont adaptées aux marcheurs neutres, ce serait bien de le préciser.
Mais bon, se sera au petit bonheur la chance !

Prenez soin de vos pieds, si l’on fait souvent attention à son apparence (visage, coupe de cheveux, etc.) on néglige parfois nos pieds qui pourtant nous portent depuis nos premiers pas. En cas de doute, consulter un podologue peut être une bonne chose, en fonction de l’usure de vos chaussures il pourra vous proposer des semelles pour pieds pronateurs ou supinateurs.

Montantes ou basses ?

Ce qu’on appelle hauteur de tige.
N’écoutez pas ceux qui ont des convictions toute faite : tel type de randonnée il faut tel hauteur de tige, etc. J’ai connu ça dans ma jeunesse ceux qui ne voyaient pour la randonnée que l’usage de la « Galibier Super Guide », désolé mais pas pour moi, le temps de les faire à mon pied aurait été trop long si ce n’est mon pied que se serait fait à la chaussure.
Alors voyons ça plus sereinement.

Il y a la théorie

  • Pour les marches longues avec forts dénivelés, rocailleux, montagne ou moyenne montagne des tiges hautes sur des chaussures plus ou moins rigides.
  • Pour des marches longues sur terrain variés, voir moyenne montagne… Tiges moyennes à hautes.
  • Pour la petite randonnée à faible dénivelé se serait plutôt les tiges basses à moyennes.
  • En plein été, sous le cagnard les randonnées sur terrains plats ou faibles dénivelés il y a les sandales.

Il existe donc des théories toutes faites qui peuvent être une première piste de prospection. Mais…

La théorie c’est bien, mais la pratique ce sera vous !
On va voir que les critères de choix sont multiples et que la théorie n’est pas forcément adéquate.
Je connais des randonneurs qui sont des inconditionnels de la sandale que ce soit sur plat ou montagne, ça met à mal la théorie et certaines personnes ne supportent pas les tiges hautes
Par ailleurs je ne vois pas ce qu’apporte de plus une moyenne tige par rapport une basse tige, si ce n’est le confort.

Le confort :

  • Il y a le confort qui j’ai envie d’appeler « bien-être » dans quel type de chaussures vous vous sentez le mieux (tige haute, moyenne, basse, sandale). Ça a son importance ! Dans tous les cas vous devrez essayer plusieurs modèles pour le ressenti. Concernant les tiges hautes soyez très attentif là où peuvent survenir les frottements en fonction du modèle, de votre morphologie (cheville forte ou mince, etc.). Pour les tiges moyennes aussi soyez attentif, (frottement ou pas sous l’os de la cheville, l’arrière du pied, etc.).
  • Le confort « pratique » (les petits cailloux, brindilles, etc.) qui rentre dans la chaussure, ce confort est proportionnel à la hauteur de la tige. Haute, peu de chance d’avoir des intrus, moyenne ça arrivera occasionnellement, basse les intrus sont un peu plus nombreux, sandale ça arrive plus souvent… Rien de dramatique, c’est un choix de compromis avec ce petit désagrément.
  • Le confort « matériel« , le poids, plus la chaussure est haute et plus elle pèse lourd (théoriquement en fonction des matériaux de fabrication). Le choix des matérieux de fabrication (niveau d’imperméabilité), respirantes, semelles traitées antibactériens sont des plus à prendre en compte en fonction de votre budget.
  • Fragilité physique, certaines personnes se « tordent » la cheville facilement. Et quand cela arrive, vous êtes certains que cela va se reproduire plusieurs fois lors de la randonnée. Dans ce cas une tige haute sur des chaussures rigides me semble le mieux appropriée.

Si vous pensez rencontrer beaucoup de pluie, de boue, une tige haute, ou la tige moyenne peut être un bon compromis.

C’est sur votre ressenti lors des essayages, en les lassant et marchant dans le magasin que vous choisirez celles dans lesquelles vous vous sentez le mieux. N’hésitez pas à les plier les tordre légèrement pour voir leurs points de souplesse et de rigidité (ne les abîmez pas non plus).

Personnel (je ne suis pas médecin ni kiné) je n’ai pas de fragilité de cheville (même s’il m’est arrivé de me la tordre, ce n’est pas habituel), j’opte pour des chaussures basses, laissant la cheville libre. Je pense que cela va fortifier et tonifier la multitude de petits muscles de mes chevilles, comme lorsque suite à un accident votre kiné vous fait faire des séances de rééducations sur une « planche ronde d’équilibre ». C’est un choix très personnel et je peux très bien changer d’avis à l’avenir.

Avec l’expérience vous corrigerez ou pas pour votre prochain choix.

L’imperméabilité.

L’imperméabilité absolue n’existe pas, ou si, les bottes en caoutchouc (c’est ce que portent généralement les FARC dans la forêt tropicale), mais ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour le confort et respiration des pieds.

Cela dit il ne faut pas négliger ce critère.

En dehors des sandales où vous aurez les pieds rapidement mouillés mais qui sécheront plus rapidement aussi. Le niveau d’imperméabilité de vos chaussures permettra d’empêcher l’intrusion d’humidité de la rosée, crachats, flaque d’eau et limitera celle des pluies.

Oui, lors de fortes pluies ça finira par rentrer plus ou moins rapidement… Si vous êtes comme moi (short et chaussures basses) par ruissellement le long des chevilles, sinon au mieux par le laçage de vos lacets… et les matières étant respirantes ont un échange qui exclue, de fait, l’étanchéité absolue.

Cela dit, ne négligez pas ce paramètre si vous optez pour des chaussures et pour vous en convaincre je vous propose d’aller vous promener à la rosée dans une prairie avec des chaussures pas du tout imperméabilisées puis avec des chaussures d’un niveau moyen d’imperméabilité, la différence est grande !

Choisissez un critère d’imperméabilité correcte. Ne faites pas confiance aux pubs « 100 % étanche », l’eau peut aussi suinter par les coutures, surtout à la longue, sauf bottes en caoutchoucs, mais bon !

Les matériaux

Je ne vais pas m’étendre car en fonction de matériaux la facture peut très vite monter en flèche (Gore-Tex, Outdry, etc). S’agissant d’une première paire de chaussures, est-ce que l’activité vous plaira ou pas, allez-vous continuer ? Mieux vaut prendre des chaussures à un prix raisonnable tout en étant bien appropriées.

Mon exemple : lorsque j’ai décidé de reprendre la randonnée l’année dernière, je sais que j’aime cette activité mais n’étais pas persuadé de pouvoir la pratiquer dans la durée à cause de soucis de santé (mon dos). J’ai opté pour des chaussures tige basse, respirante, imperméabilisées mais pas de Gore-Tex ni Outdry (donc le risque qu’elles prennent l’eau plus rapidement que d’autres), crampons gomme tendre et profonde… achetées moins de 50 € et j’ai vu que le prix a baissé dernièrement. J’en ai été entièrement satisfait pour le prix, lors de pluie quelques taches d’humidité sur les chaussettes au niveau des pliures de la chaussure, mais rien de dramatique. Une usure peut être un peu rapide et surtout vous pouvez mettre le nez dedans elles ne sentent rien !

Par contre un an et demi avant, j’avais acheté pour des balades en forêt l’hiver des tiges hautes, le premier prix d’une chaîne de magasins de sport qui fabrique sa propre marque et quelle déception les chaussures sentaient immédiatement des pieds, une horreur, alors que je suis quelqu’un qui transpire peu, je m’en suis débarrassé rapidement.
Donc pour une première paire de chaussures de randonnée l’on peut trouver des chaussures correctes à des prix très raisonnables. Si vous continuez la pratique de la rando, vous pourrez investir un peu plus lors du renouvellement, mon cas actuel.

La taille

Essayez avec vos chaussettes de randonnée et choisissez une pointure au-dessus de votre pointure habituelle.
En fonction de la morphologie du pied (étroit ou large) vous constaterez que certains modèles convient mieux que d’autres à votre pied, ne focalisez pas sur l’aspect visuel (celle-ci sont plus jolies que les autres) mais vraiment sur votre confort.

Entretien et usage

  • Ne jamais mettre dans la machine à laver, ni les savonner et frotter. Si elles sont pleines de boue, les laisser sécher et les frapper l’une contre l’autre pour décoller la boue.
  • Les utiliser que pour les longues balades et randonnées.
  • Les faire à votre pied et votre marche avant de partir en randonnée avec (des balades de plus d’une heure) ne pas partir avec des chaussures neuves.
  • Ne pas les mettre au quotidien pensant les faire à votre pied car l’empreinte intérieure de votre chaussure à votre pied ne sera pas la même que lors de longues marches, risque d’ampoules.

Je pense avoir le tour…

Les chaussettes

Si vous partez pour une longue randonnée vous aurez une paire au pied et peut-être deux ou trois dans votre sac.
N’hésitez pas sur la qualité, la hauteur de la chaussette dépendra de la hauteur de la tige de vos chaussures. Si vous êtes bien avec des chaussettes hautes même avec des chaussures basses, c’est votre confort qui prime.

Il existe une multitude chaussettes de randonnées, utilisant des tiges basses, personnellement j’utilise des chaussettes plutôt « running » et non spécifiques randonnée sans couture.

Par exemple j’ai quatre paires de chaussettes traitées antibactérien, bonne tenue au pied et très peu transpirante. Qui sèche très rapidement après lavage. Ça vaut tout de même cher la paire, je les garde donc seulement pour mes randonnées sur plusieurs jours.
Pour mes balades d’une journée ou demi-journée j’en ai d’autres de bonne qualité mais moins cher.

Si vous avez des problèmes de circulation sanguine il existe des chaussettes adaptées, ne pas hésiter à demander conseil à votre médecin ou médecin du sport.
Vous avez un immense choix au rayon sport.
Il existe des chaussettes pieds droit et pieds gauche, j’en ai une paire et n’ai pas ressenti une véritable différence avec les autres, mais bon.

J’en ai fini.

Le billet Chaussures et chaussettes de rando est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Le bivouac, peur et appréhension

Rando – Le bivouac peur et appréhension.

Pour le randonneur il y a souvent la peur ou l’appréhension, du bivouac, souvent de la première soirée, la première nuit d’une série.
– Hé Sima, mais tu n’as pas peur qu’un cinglé t’attaque quand tu dors seul dans la montagne ?

Ce n’est pas la première fois que j’entends cette question ?

Si j’étais sans-abri à devoir dormir sur un carton au-dessus d’une bouche d’aération du métro, sous un porche, sur un banc dans un parc au milieu d’une ville, il y a un tel dénuement que l’on peut se faire agresser pour des chaussures, un duvet… la vie est très rude et violente pour les sans-abri. Ce n’est pas mon cas. En bivouac les cas d’agression sont quasi nuls.

Je peux avoir de l’appréhension, mais je n’ai jamais eu peur de dormir seul, par contre il m’est arrivé d’avoir eu peur à un moment lors de mes randonnées (certains chiens).

Avant donc de parler « Bivouac » je vais essayer de faire le point sur la peur et l’appréhension. Il s’agit d’émotions tout à fait normales et c’est d’ailleurs ce qui permet de faire face aux imprévus au mieux possible tant que l’on ne cède pas à la panique, rester maître de soi.

La peur panique, anecdote.

Ça ne m’est jamais arrivé, mais j’en ai été témoin, je n’ai pas de solution ou de réponse à apporter, je vous donne un exemple :

Lors, non pas d’une randonnée, mais d’une sortie en voiture où nous avions décidé de dormir à côté d’un lac, nous étions neuf. Moi, madame Sima, nos quatre enfants, un ami et ses deux enfants. Nous avions trois canadiennes deux places face au lac, pas une habitation à des kilomètres à la ronde, un magnifique panorama. Mme Sima dormait avec deux de nos enfants moi avec les deux autres et notre ami avec ses deux enfants. Au milieu de la nuit je suis réveillé par des pas rapides autour des tentes je sors et vois notre ami paniqué, un couteau à la main… Je lui demande ce qui se passe, il me dit c’est bizarre, comme s’il y a quelque chose de pas normale. J’essaie de le rassurer, il n’y a rien, personne, tu peux dormir tranquille. Au bout d’un moment il retourne se coucher et on en discute le lendemain matin. Il me dit qu’il n’a pas fermé l’œil de la nuit. Qu’au début il y avait des bruits de branches, feuilles, le vent… il n’était pas rassuré et d’un seul coup plus de vent plus de bruit un silence absolu et là il a été pris de panique… Je lui ai dit que cela arrive même en forêt où d’un seul coup le vent s’arrête et le sentiment que même les animaux et toute vie s’arrête de bouger pour laisser place au silence, ça arrive. Il m’a dit plus jamais tu me feras dormi sous une tente sauf en camping.

Face à cette forme de peur panique je n’ai pas de réponse à apporter, je ne suis pas psy, mais je l’apparente à une forme de phobie, comme la phobie des araignées, serpent souris et autres…

La peur.

Définition : État affectif plus ou moins durable, pouvant débuter par un choc émotif, fait d’appréhension (pouvant aller jusqu’à l’angoisse) et de trouble (pouvant se manifester physiquement par la pâleur, le tremblement, la paralysie, une activité désordonnée notamment), qui accompagne la prise de conscience ou la représentation d’une menace ou d’un danger réel ou imaginaire.

La peur est une émotion qui se manifeste en réponse à une menace perçue, réelle, imaginaire, une menace inattendue ou inédite.
Si l’on garde le contrôle de soi, que l’on ne cède pas à la panique, la peur ne dure que le temps de la surprise, le temps de trouver le comportement à adopter, une fois la supposée menace passée. L’expression : « Je me suis fait une grosse frayeur. » Signifie que vous vous êtes sortie d’une situation inattendue en agissant au mieux par improvisation ou expérience. Sur l’instant à aucun moment vous n’avez réellement pensé à la peur mais plutôt le moyen de vous sortir de cette situation par exemple rencontre avec un chien agressif, le lot du randonneur.

L’appréhension

Qui dérive du verbe appréhender : Saisir quelque chose par l’entendement, la pensée : Appréhender la complexité du réel.
Appréhension de quelque chose est le fait d’appréhender, d’envisager avec inquiétude une chose imminente. La crainte, l’inquiétude ne signifient pas la peur c’est plutôt une sorte d’anticipation à des éventualités, une façon de s’y préparer le cas échéant.
Il s’agit d’un sentiment d’appréhension ; crainte, inquiétude de quelque chose, mais aussi un état cognitif (de quelqu’un qui comprend).
Étymologie : du latin apprehensio, lui-même dérivé de prehendo signifiant prendre.

Pour exemple je vous relate une appréhension lors de ma randonnée « S22E01 – Rando – GR de Pays du Val d’Allier » lorsque j’ai bivouaqué dans le parc du château.

Le lieu est sympa, belle pelouse, tables de pique-nique, point d’eau, très tranquille à la sortie du village… Le parc n’est pas clos donc accessible à tous facilement ainsi que son parking en contre-bas.

Mes appréhensions :

  • Voir débarquer en pleine nuit un groupe d’adolescents pour s’amuser, écouter de la musique, rigoler autour des tables, le lieu est accueillant… Bref, jeune, c’est l’endroit où moi et mes potes aurions aimé aller.
  • Que le parking soit un lieu de rendez-vous amoureux (ce qui n’est pas bruyant en soit), ou pour des ébats sexuels plus complexes entre adultes comme il en existe ou que de jeunes adultes viennent écouter de la musique sur leur enceintes de voiture et se distraire.

Je me dis que s’il s’agit d’adolescents ou jeunes adultes, étant donné que ma tente va interpeller j’irai me présenter, dire ce que je fais, pourquoi je suis là et les laisser en paix, surtout ne pas faire le moraliste ou le flic… Que jeunesse se passe. S’il s’agit d’amourette ou jeux sexuels, prendre mon mal en patience et attendre que ça se passe.
Il n’y a donc aucune peur, juste l’éventualité d’avoir une nuit courte alors que je suis fatigué, mais bon, je ferai avec.

Finalement, s’il y a bien eu une voiture sur le parking, elle n’est pas restée longtemps et ma nuit n’a été perturbée qu’un court instant par les cris d’une chouette effraie.

Bivouac, première nuit.

Après votre première marche vous décidez d’un lieu où vous poser, parce que vous êtes fatigué et/ou le lieu vous plaît. C’est dans ce coin que vous allez dormir ! Vous explorez les alentours pour choisir le meilleur lieu où planter votre tente, ou votre tarp ou dormir à la belle étoile selon votre choix.

Ça y est vous avez trouvé, ce sera là ! Quelle que soit l’heure, tôt dans l’après-midi ou un peu plus tard, une fois le lieu choisi arrivent les questions et appréhensions : Je vais mal dormir ou peut-être pas du tout, me réveiller fatigué et courbaturé… Qu’est-ce que je vais foutre jusqu’au moment d’aller me coucher ? Pourquoi je suis venu m’emmerder ici ? Je vais me faire chier ! POURQUOI ?

C’est normal, vous venez de rompre avec vos soirées quotidiennes, votre literie confortable habituelle, peut-être avec la chaleur réconfortante de votre compagnon ou compagne… Mais peut-être aussi avec ses ronflements 🙂

Une fois que tout cela est posé, vous êtes là, il est temps de passer à autre chose, vous créer de nouvelles habitudes, peut-être sous forme de rituels.

Je vous raconte ce que je fais, chacun trouvera sa façon de faire en fonction de sa personnalité.
Je pars du principe que vous ne devez pas planter votre tente ou tarp dans l’urgence pour vous mettre à l’abri d’intempéries. On dit qu’il fait beau et tout va bien !

Ce que je fais, ça ne vaut que pour moi, mais vous pouvez vous en inspirer.

  1. Je décide de m’arrêter en un lieu, je choisis l’endroit où je vais mettre ma tente (je reviendrai plus bas sur le sujet).
  2. Une fois le lieu où je vais planter ma tente, j’y pose mon sac et je continue d’arpenter aux alentours, pour vérifier si je ne trouve pas mieux.
  3. Mon choix est définitif, je ne plante pas tout de suite la tente, j’enlève mes chaussures et chaussettes et mets mes claquettes (oui, j’aime bien marcher en claquettes).
  4. Je profite de ce qui m’entoure en explorant autour, paysage, flore, prends des photos, si l’occasion se présente je fais de la cueillette pour améliorer mon dîner (baies de sureaux pour mon dessert, jeunes pousses d’épicéa pour un thé avant de me coucher, etc.).
  5. Je monte ma tente avant que la rosée arrive et par temps très sec avant la nuit et prépare mon couchage, c’est assez rapide.
  6. Je me pose, sors mon carnet et y décris ma journée passée. J’utilise à crayon à papier car en cas de forte humidité l’encre bave, pas le crayon à papier qui se taille facilement avec un couteau.
  7. Je dîne au crépuscule, fais ma vaisselle, ma toilette, prends peut-être des photos et profite des alentours… Une boisson chaude et une séance de méditation 15 ~ 20 minutes avant d’aller me coucher.
  8. Ensuite je prends ma liseuse, je lis, puis dors…

Voilà un extrait de ce que je peux faire le soir en bivouac.

L’endroit où bivouaquer.

Ça y est, vous vous arrêtez là ! Par dépit car vous êtes fatigué ou par choix, le lieu vous plaît.

  • Commencez par explorer attentivement le lieu et ses alentours.
  • Trouvez un endroit bien plat, le moins caillouteux possible, évitez les nids de fourmis rouges.
  • Regardez les traces animales, si vous voyez une bauge à sangliers ou du terrain retourné par eux ou autres trace d’animaux, mettez-vous à l’écart de quelques dizaines de mètres.
  • À découvert ou sous les bois ? Parfois vous n’avez pas le choix, par exemple sur un immense plateau à découvert ou en fonction de votre altitude en montagne, au-dessus de l’étage subalpin vous êtes dans les alpages ou encore plus haut (nival) généralement que de la roche. Mais si vous avez le choix, une clairière au milieu des bois ou un plateau en lisière de bois… Je vous conseille de choisir les sous-bois ça vous évitera de vous réveiller avec votre tente trempée de rosée ou ça limitera l’humidité de votre tente, car même essuyée elle ne fait plus le même poids à porter. La forêt protège assez bien de la rosée.
  • Évitez les terrains clos au risque que cela déplaise au propriétaire ou de vous réveiller entouré de bétails.

Bref, ne pas hésiter à prendre son temps pour bien choisir où l’on va piquer sa tente ou sa tarp.

Savoir improviser

On peut aussi avoir de mauvaises surprises : je me souviens lors d’une randonnée dans les Pyrénées où j’avais prévu le passage par un abri de montagne non gardé signalé ouvert dans les guides. J’arrive et vois qu’il est habité, en fait un berger se l’était approprié occupant tout l’espace, comme s’il s’agissait de sa maison et un chien m’empêche de rentrer. Le Berger arrive, je lui demande s’il s’agit bien de l’abri « untel » et pensant qu’il va dire oui et qu’il va me laisser un coin… Il me répond : non, c’est en face bien plus bas. Je sais qu’il n’y a rien plus bas et ce n’est pas mon chemin. Je lui fais savoir qu’il ne faut pas me prendre pour un con sans pour autant chercher les histoires : Je sais lire une carte, mais ce n’est pas grave, je vais continuer mon chemin, profitez bien du bien commun ! Au revoir ! Et j’ai bivouaqué à quelques kilomètres de là. Si l’on rencontre généralement des gens sympathiques on peut tomber aussi sur des cons qui pensent que la montagne leur appartient et que le randonneur est un intrus. Ne pas se formaliser et improviser.

Bivouac et animaux sauvages.

Il faut savoir qu’un bivouac, tente ou tard, dans un espace naturel va déconcerter la faune, va l’intriguer. Elle va donc généralement s’en méfier, s’en détourner.

D’ailleurs les photographes animaliers le savent bien et lorsque qu’ils décident de mettre un abri pour planque photographique, ils l’installent et la laisse sur place plusieurs jours le temps que la faune s’y habitue avant d’y planquer et prendre des photos.

Précisions.

Je n’ai jamais bivouaqué en Alaska, dans la toundra ou les pays nordiques ni dans la savane, mon expérience se limite aux pays ouest et sud européens. Si j’ai dormi à la belle étoile très jeunes lors de mes voyages en itinérant avec mes parents, j’insistais pour dormir dehors alors qu’eux dormaient dans le camping-car je ne dormais jamais seul, notre chien un berger allemand dormait à mes côtés et je me souviens que certaines nuits il lui arrivait de se lever soudainement et grogner tout doucement… Je me redressais, suivais son regard et essayais de voir ce qu’il pouvait sentir ou percevoir, et moi je ne percevais que l’obscurité, le silence et aucune odeur particulière, je l’enviais. Il lui est même arrivé de répondre à l’appel des loups (en Castille ou Galice, je ne me souviens plus) là je l’engueulait pour qu’il me laisse dormir (de très bons souvenirs d’enfance). Du coup les loups ne m’ont jamais fait peur.

Je n’ai pas d’expérience avec les ours, quand je bivouaquais dans les Pyrénées (parfois à la belle étoile) j’avais la vingtaine (ça remonte à loin) et le nombre d’ours se comptait sur les doigts d’une main. Les Pyrénées ce sera pour 2024, j’ai d’autres projets en attendant.

Conclusion.

Vous n’avez rien à craindre de vos nuits en bivouac au contraire profitez de vous retrouver avec vous-même, la nature, les paysages… Le lâché prise. Et même si vous aurez des bivouacs moins agréables que d’autres (obliger de piquer votre tente à l’arrache sous le vent et la pluie pour vous mettre à l’abri) ce ne sera qu’occasionnel et vous laissera de bons souvenir malgré tout. Ce billet n’est basé que sur ma modeste expérience, libre à vous de vous en inspirer ou pas mais en tout cas vous créerez vos propres expériences et c’est ce qui compte !

Que vous bivouaquez seul ou en groupe, vous en apprendrez beaucoup sur vous-même et la nature, en groupe vous aurez de franches rigolades. Vous vous habituerez très rapidement au bivouac et aurez les bons réflexes en cas d’intempérie et il y a de grande chance que lorsque vous serrez chez-vous, cela vous manquera.

Prenez du plaisir!

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S22E02 – Rando – Bras de forêt

S22E02 – Rando – Bras de forêt Yvelinoise

Même si je n’en parle pas, depuis septembre j’ai fait des randonnées de quelques heures et là, j’avais envie de vous parler d’un bras de forêt que j’ai fait le 17 octobre.

Il s’agit d’un bras de forêt coincé au Nord par une voie ferrée et au Sud par une nationale, la largeur oscille entre 510 m et 200 m, la longueur d’Est en Ouest est de presque 5 000 m.
Ce bras de forêt est juste à l’un des bouts de la rue (à l’Est) où j’ai vécu mon enfance. Ce n’est pas là où nous jouions avec mes amis, celle de nos escapades est à 600 m au sud, bien plus étendue, immense, avec étangs, dénivelés, mares…

Alors pourquoi parler de ce bras de forêt ?

Parce qu’elle est méconnue, à un côté un peu sauvage et le restera car le lieu est mal déservie.

La particularité de ce bras de forêt.

Elle a un aspect assez sauvage, on y croise personne (pas de joggeurs, cyclistes, promeneurs…). Ou c’est très exceptionnel. À la limite, sur la partie Ouest (donc à l’Est de ma rue d’enfance), quelques personnes de la rue où j’habitais et qui viennent y promener leur chien, mais ne s’enfonce pas bien loin dans cette forêt. On peut y croiser un ou deux cueilleurs de champignons (il y en a plein, des champignons, pas des cueilleurs, hein !). Mon père y allait au moins une fois par jour (il faut dire que c’était à soixante-dix mètres de chez-nous), promener notre chien et y ramasser des champignons, des noisettes, des châtaignes…

C’est dans ce bras de forêt que j’ai vu pour la première fois des chevreuils et sangliers.

Pourquoi personne y va ?

La partie Ouest de cette forêt est longé par un mur historique et classé sauf une brèche au bout de la rue où j’ai vécu. Cette brèche c’est transformé en ouverture officielle de 1,50 m de large. Donc en dehors de ceux du quartier proche, personne ne connaît cette entrée et pas de place pour garer des véhicules à proximité.

Au Sud-Ouest de ce bras de forêt, lorsque l’on quitte la nationale pour rentrer dans notre ville la bretelle passe devant un accès forestier assez large, encore faut-il le voir, y stationner son véhicule, on peut y mettre deux à trois véhicules et c’est mal agencé. Donc personne ne s’y arrête et certainement ne le voit.

Donc comme au Nord il y a les voies ferrées et au Sud la route nationale reste l’extrême Est, à plus de 5 km, un tronçon de départementale à la sortie de la ville voisine. Là il y a un accotement qui permet de garer une dizaine de véhicules… Mais pourquoi se garer là alors qu’en faisant 3 km de plus vous trouverez plein de stationnement mieux organisés pour vous promener dans une forêt bien plus étendue avec des chemins et parcours tracés, des étangs, aires de pique-niques, etc. ? Les piétons de la ville Est ont peu de distance pour s’y rendre, mais n’y vont pas. Il faut dire que la ville est riche en parcs.

Dans cette partie Est il y a de nombreux jardins ouvriers historiques avec des cabanes fabriquées de récupérations (tôles, plastiques, cartons, etc). Et si, il y a quelques années ces cabanes de jardins étaient de vraies cabanes de jardin, aujourd’hui nombre d’entre elles sont de devenues des logis de fortunes pour des personnes n’aillant pas trouvé d’autres solutions. Et ça, ça fait peur au promeneur lambda. Allez savoir pourquoi !

Passage forestier étroi, encadré par une végétation dense et touffue dans un sous-bois des Yvelines en automne
Une laie à peine praticable dans la forêt yvelinoise, où la végétation reprend peu à peu son droits sur le passage.

Un tronçon de forêt sauvage.

Non, pas si sauvage que ça, il est géré par l’ONF et je trouve que c’est même très bien géré. Les coupes sont faites sur de petites parcelles et aussitôt replantées. Je trouve que c’est assez bien fait ! Dans les replantages on y trouve les espèces attendues (chênes, châtaigniers, hêtres, etc.) mais aussi des espèces pionnières (bouleaux, noisetiers, etc.). Bref, une gestion intelligente qui se confond dans le biotope au bout de peu années.

Clairière issue d'une coupe forestière dans les Yvelines, avec des jeunes arbres replantés protégés par des manchons tuteurs de l'ONF, en lisière d'un massif de feuillus en automne
Une parcelle en cours de régénération dans la forêt des Yvelines : l’ONF y a procédé à une coupe sélective et replanté de jeunes arbres protégés par des manchons individuels.

Pas si sauvage

On y trouve quelques axes larges pour les véhicules de l’ONF, pour le reste c’est très étroit.
On y trouve des vies aussi…
On y croise rarement quelqu’un pourtant lors de ma randonnée, au centre de cette forêt, en dehors de tout sentier, je suis passé à une trentaine de mètres d’un campement. Quelques tentes, toutes fermées, les gens sont partis taffer ou se chercher de quoi subsister (il faut vraiment quitter les sentiers pour tomber dessus). Soit une marginalisation choisie et c’est tant mieux, soit imposée et c’est dramatique (en ville il y a des gens qui ont un travail qui pourtant n’ont d’autre choix que vivre dans leur voiture). Dans l’image ci-dessous on y aperçoit l’une des tentes

Sous-bois de bouleaux, chataigniers et fougères dans une forêt des Yvelines, avec le toit d'une tente de fortune à peine visible entre les troncs, abritant un sans-domicile
Entre les bouleaux, châtaigniers et les fougères de la forêt yvelinoise, une tente se dissimule dans la végétation, témoignant d’une présence humaine précaire au cœur des bois.

Forêt fermée mais avec quelques perspectives.

Vue dégagée sur une vallée boisée des Yvelines, encadrée par un grand chêne majestueux et des châtaigniers, sous un ciel nuageux d'automne
Entre châtaigniers et chênes de la forêt yvelinoise, une échappée sur le massif boisé environnant sous un ciel de saison automnal.

En dehors des quelques chemins ONF qui ont une largeur d’environ 2,50m les autres sont de petites sentes étroites. Où se fixe votre regard, il est immédiatement coupé par une végétation dense.

Sentier de terre jonché de feuilles mortes jaunes et brunes s'enfonçant dans une forêt dense et verdoyante des Yvelines en automne
Un sentier forestier des Yvelines à l’orée de l’automne, où les premières feuilles tombées contrastent avec la végétation encore bien verte.
Sentier forestier étroit et envahi par les herbes et les ronces, parsemé de feuilles mortes orangées, dans un sous-bois des Yvelines en début d'automne
Un sentier discret se faufile entre herbes hautes et feuillus dans la forêt yvelinoise, à la lisière de l’automne.
Chemin de terre humide bordé de feuilles mortes dorées au pied d'un grand hêtre moussu, dans une forêt des Yvelines au début des couleurs automnales
Le tournant d’un chemin forestier des Yvelines, cadré par une végétation annonçant l’automne.

Mais au bout de quelques kilomètres vous pouvez bénéficier de quelques rares vues panoramiques intéressantes, elles passent au-dessus des voies ferrées en contre-bas.

Le billet S22E02 – Rando – Bras de forêt est apparu en premier sur le blog de Sima78.

S22E01 – Rando – GR de Pays du Val d’Allier

S22E01 – Rando – GR de Pays du Val d’Allier – Boucle n°4 Aux marches du Cézallier.
Intro

Il s’agit d’une boucle donnée pour quatre jours de randonnées. Il s’agissait d’un test (voir si mon problème de pied perdure ou pas) une sorte d’entraînement (vérifier mon état physique après un état sédentaire depuis de nombreuses années), d’ajustement de matériel : je fais avec ce qu’il me reste (quelques matériels fonctionnels mais pas forcément les plus légers actuellement) et d’autres que j’ai achetés dernièrement.

Récit en plusieurs points :

  • Journal
    • J-1
    • 1er jour
    • 2e jour
    • Moment de réflexion à Blesle
    • Conclusion
  • Améliorations
  • Conseils
  • Infos

Journal

Jour J-1

J’ai une grande appréhension, ce qui n’est pas un trait de mon caractère. La crainte d’avoir mal à mon pied, mes maux de dos qui resurgiraient, une condition physique que je surestimerais (alors que j’ai conscience que je n’ai plus vingt ans)… La peur de devoir arrêter dès les premières heures et constater que je ne pourrais plus faire de randonnées sur plusieurs jours, ce que je prendrais comme un véritable échec puisque j’y crois et j’ai investi ce que j’ai pu dans du matériel (tente, matelas, sac-à-dos).

Alors que le sac était prêt, je le vide totalement et le refais en supprimant encore ce que je peux pour l’alléger encore, ça se joue sur de tout petits détails, mais bon…

Avec mes deux gourdes pleines, je suis à plus de 15kg. C’est lourd, mais bon, je pars du principe qu’il faut bien commencer par quelque chose pour voir comment l’améliorer par la suite.

1er jour :

Suite à un incident à mon arrivée en fin de cette étape, mon téléphone est resté en plein soleil j’ai eu le message suivant : votre appareil est en surchauffe, toutes les applications ont été arrêtées. J’ai donc perdu le tracé OSM, je l’ai refait à la main avec une petite partie assez aléatoire lorsque je suis passé par la Table de Montcelet, le parcours que j’ai pris en quittant le sentier, pour en rejoindre un autre n’existe pas sur la carte OSM, mas ça ne change pas grand-chose, environ 1km avec un beau dénivelé.

Carte topographique d'un itinéraire de randonnée de 23,72 km dans le Puy-de-Dôme, tracé en rouge, vert et bleu entre Ardes et Saint-Germain-Lembron.
Itinéraire balisé de 23 719 m (23,72 km) reliant Ardes à Saint-Germain-Lembron, en passant par Augnat, Saint-Gervazy et Solignac-sous-Roche. Les différentes couleurs du tracé (rouge, vert, bleu) indiquent les dénivelés du parcours.

Départ 7h30. Au moment de partir, je sens tout de suite que le porte-cartes va m’emmerder, je n’ai pas envi de l’accrocher au cou (je ne veux pas d’un truc qui pendouille), ni la tenir à la main (j’ai mes bâtons de marche), je la glisse sous la ceinture ventrale du sac-à-dos (je sais qu’elle glissera), bref, ça va me faire chier, je le sens tout de suite.
Première montée en sortant de Ardes, j’entends toutes les coutures du sac neuf travailler, ça se met en place. J’arrive à Poudain, j’ai fait 1,6km, je sors la carte dont j’ai besoin et qui est plié sur la partie de mon itinéraire et la glisse dans ma poche latérale de mon short. Le porte-cartes avec la carte don je n’ai pas besoin pour l’instant termine dans mon sac à dos. C’est la solution qui me conviendra tout le long.

À Augnat, alors que je dois tourner à gauche je poursuis pour compléter l’une de mes gourdes au cimetière, ça me fait un petit détour mais rien de bien méchant. Je passe Madriat, Collanges, j’espère faire ma pause déjeuner le long la Couze d’Ardes. Je ne trouve pas d’endroit sympa pour m’installer alors je me pose à l’ombre d’un arbre, pas top, j’aurai aimé une pierre, une souche ou un muret où poser mon cul, du coup je vais déjeuner debout (pain au 5 céréales, 1 tranche de jambon d’Auvergne, un morceau de saucisson d’Auvergne, un morceau de cantal et deux abricots secs) et je me réconforte en me disant que je prendrais un café assis à la terrasse d’un bar au prochain village.

ue panoramique sur une vaste plaine agricole verdoyante en Auvergne, encadrée de végétation au premier plan, avec des collines et des sommets montagneux dans la brume à l'horizon, sous un ciel bleu dégagé.
Vue depuis les hauteurs surplombant la plaine du Lembron (Puy-de-Dôme), en juillet 2022. Au premier plan, taillis et arbustes buissonnants ; au loin, les massifs du Cézallier se devinent dans la brume matinale.

Je fais le bilan de cette matinée plutôt positive, je n’ai pas mal aux pieds, j’ai bien avancé, supporte bien la charge. Juste une bonne douleur derrière l’épaule droite, quand je remets mon sac-à-dos je détends légèrement la bretelle droite et ressers ma ventrale, j’ai l’impression que c’est mieux équilibrer. Je sais qu’avec un sac neuf, je devrais modifier plusieurs fois les réglages jusqu’à trouver le bon et sais que les réglages que l’on fait à la maison ne valent pas grand-chose surtout avec un sac neuf que l’on découvre.

Alors que j’ai déjeuné debout, je ne fais pas 100 m que je passe devant un banc bien placé à l’ombre où j’aurai pu déjeuner plus paisiblement, ça m’a fait sourire… Je passerai devant deux autres avant d’arriver à St-Germain-Lembron. Là, comme promis, je me pose à une terrasse et prends un café, fait remplir une des gourdes.

Là, je commets une erreur, alors que j’étais persuadé avoir entamé qu’une gourde, ma seconde gourde est presque vide.

Je repars donc avec 1 litre et une gourde presque vide sans le savoir.
Avant de partir je regarde ma carte et ne vois pas où planter ma tente avant Vichel. Je vois qu’en quittant le GR sur la droite à la sortie de Vichel il y a un petit sentier qui longe un ru, il y aura peut-être un coin sympa à côté du ru ? Il me reste environ 4 km pour m’y rendre.

Vaste champ de tournesols en pleine floraison dans la plaine du Lembron en Auvergne, avec des collines boisées et un ciel bleu nuageux en arrière-plan.
Plaine du Lembron (Puy-de-Dôme), juillet 2022. Un immense champ de tournesols (Helianthus annuus) en plein été, avec les plateaux se profilant à l’horizon.

Mauvaise surprise ! Le ru est à sec et inaccessible au fond un fossé d’environ 5m sur ma droite et sur ma gauche la friche et les bois sont pentus et également inaccessibles tant la végétation est dense.

Je décide de couper sur la gauche pour rejoindre le GR qui se trouve à 900 m au Sud-Est à vol d’oiseau, en passant par la Table de Montcelet, mais la sente qui y mène est très sinueuse, très étroite, monte jusqu’à la Table et redescend de l’autre côté au sud de la Table. J’avance assez péniblement et ça change des sentiers bien fléchés.

Je croise une fourmilière, je n’en ai jamais vu d’aussi haute, environ 80 cm de haut, il faut dire que dans cette végétation aussi dense elle est protégée de toute intempérie. Le temps de la prendre en photo j’ai des fourmis partout jusqu’à mi-mollet, ce ne sont pas des fourmis rouges, ne piquent pas certaines s’accrochent bien par leurs mandibules mais ne font pas mal, elles n’ont que leur nombre comme défense.

Grande fourmilière conique composée d'aiguilles de pin et de brindilles, adossée à un taillis dense en lisière de forêt, près du sommet du Moncelet en Auvergne.
Aux abords du sommet du Moncelet (Puy-de-Dôme), juillet 2022. Un imposant nid de fourmis des bois (Formica sp.), construit en dôme de débris végétaux, se fond dans la végétation forestière environnante.

Plus loin, sur ma gauche je vois un tout petit endroit plat, où ma tente pourrais tout juste tenir entre arbres et broussailles. La vue n’est pas idyllique, pas dégagée, elle est vite coupée à très courte distance par la végétation, mais finalement l’idée de dormir dans un endroit si sauvage, si abandonné ne me déplais pas. Je pose mon sac et fais le bilan et c’est là que je constate que soit, j’ai bu dans la gourde que j’ai rempli au bar et qu’il reste un fond, mais découvre que l’autre aussi est presque vide. Je n’ai pas assez d’eau pour boire, cuisiner ce soir et demain matin !

Je regarde ma carte et me dit qu’il y a des endroits sympas un peu plus haut que St-Gervazy où mettre ma tente, je remplirai mes gourdes au passage de St-Gervazy.

Je continue la sente jusqu’à rejoindre le GR et arrive sur le plateau qui surplombe St-Gervasy, l’endroit est idyllique pour un bivouac, l’embarras du choix d’emplacement avec des vues magnifiques, mais mon souci c’est l’eau. Je descends donc sur St-Gervazy, une descente très pentue mais surtout pleine de pierres instables qui roulent sous les pieds, je manque de tomber plusieurs fois et fini par tomber, rien de grave, par contre dans cette descente où l’on cherche constamment à se retenir, freiner des pieds, je me fais une ampoule à chaque pied. Je pense que cette gravière c’est créé par la multitude d’orages qu’il y a eux ses dernières semaines.

J’arrive à St-Gervazy, je vois que le château qui fait aussi Musée est ouvert, qui dit musée, dit toilettes publics, de quoi remplir mes gourdes. Le musée et le château sont gérés par une association, j’y rencontre le trésorier, qui me remplit aimablement mes gourdes. En lui montrant ma carte, Je lui demande confirmation concernant l’endroit que j’ai repéré pour bivouaquer.
Il me dit : pas besoin d’aller si loin, si vous êtes parti avant 8h demain matin vous pouvez vous installer dans le parc derrière le château ! Super sympa, il me montre un robinet caché dans un recoin extérieur du château où je pourrais remplir mes gourdes le lendemain matin. Bref, je peux donc aussi me laver le soir et le lendemain, le grand luxe !
Quand tout le monde est parti, j’ai le parc pour moi tout seul vers 18h30, je prépare le dîner et mange à une table de pique-nique du parc, je monte ma tente, j’écris, je lis, fais le tour du château, j’ai l’impression d’être le châtelain qui vérifie que tout est en bon ordre.

Tente de randonnée verte de type pyramidal dressée sur une pelouse, devant le château médiéval de Saint-Gervazy et sa tour ronde en pierre, en soirée d'été.
Saint-Gervazy (Puy-de-Dôme), 2022, en fin de soirée. Bivouac (avec autorisation des gestionnaire du château musée) au pied du château médiéval, avec une tente ultralégère à bâton central et un sac à dos de randonnée posé sur l’herbe.

À 22h, je me couche. Je suis réveillé à 3h30 par le chant d’une chouette effraie, si l’on peut appeler ça un chant, ça crie, ça crache, ça roucoule, ça crie beaucoup et surtout très fort, elle n’est pas loin dans les arbres derrière ma tente, ça s’arrête une demi-heure plus tard et je me rendors.

  • 23,72 km
  • 550 ↑
  • 665 ↓
  • 1215 mètres de dénivelés.

2ᵉ jour

Ce sera mon dernier jour, mais je ne le sais pas encore.

Carte topographique d'un itinéraire de randonnée de 16,87 km dans le Puy-de-Dôme, tracé en rouge, vert et bleu entre Saint-Gervazy et Blesle.
Deuxième étape de la randonnée : 16 867 m (16,87 km) au départ de Saint-Gervazy (marqueur vert), en direction de Léotoing et Blesle. Le tracé multicolore suit les vallées et les hauteurs boisées du sud du Puy-de-Dôme.

Réveillé à 5h30, je petit-déjeune, fais ma toilette, regroupe tout mon matériel. J’attends un peu car la tente condense un peu, pas dans l’habitable, mais sur l’intérieur de la toile ext., j’essuie ce que je peux, au bout d’un moment je décide de tout plier, ranger. Je réajuste mon sac, redescends d’un cran la partie dorsale. Je mets mon sac, ça porte mieux sur les hanches mais ce n’est pas encore ça.

7h30 je pars. J’ai du dénivelé pour la journée, mes ampoules me font mal, mais c’est supportable au  bout de trente minutes je n’y pense plus.

La montée vers le Parc naturel régional des volcans d’Auvergne, juste après Segonzat, me rappelle la présence de mes ampoules. Je me dis qu’à ce rythme-là, je serai ce soir à Blesle il y a un camping au sud où j’aurais le temps de prendre soin de moi (je n’avais pas prévu de passage par le camping, mais ça me fera vraiment du bien), d’autant plus que j’ai un jour d’avance, à ce rythme je boucle en trois jours.

Vue panoramique depuis les hauteurs boisées sur la vallée verdoyante et encaissée du ruisseau de la Roche, avec prairies, bois et collines ondulantes à l'horizon, sous un ciel bleu d'été.
Vallée du ruisseau de la Roche (Puy-de-Dôme). Vue plongeante depuis les crêtes boisées sur un paysage de vallons, de prairies et de bocage typique.

La descente vers La Roche, est en grande partie faire de roches et les orages y ont déposés une sorte alluvion, le sentiment d’avoir des micros billes sous les chaussures, c’est hyper glissant. Manque de tomber plusieurs fois et finis par chuter. J’ai un petit bout de peau qui est arraché et pendouille de ma main gauche, ça saigne un peu, mais pas bien grave. Par contre à force de me retenir et freiner des pieds et bâtons… Ça s’est amplifié côté pied droit, je sens qu’il y a du liquide qui coule, mon pied colle à la chaussette qui colle à la chaussure, là, sa pique vraiment.

À La Roche je me pose, désinfecte ma main et mets un pansement, je n’ose pas enlever ma chaussure de crainte d’empirer les choses, je vais continuer comme ça jusqu’à Blesle. Je réajuste mon sac un abaissant encore d’un cran le réglage dorsal, c’est presque parfait dans l’équilibre bretelles/hanches.

Je repars. Je passe Flora Haut, Flora bas, puis Sanson, j’ai fait attention dans les descentes, mais après Sanson une descente aussi glissante que celle où je suis tombé dernièrement. Comme l’on dit : jamais deux sans trois ! Je refais une chute, je suis tombé sur le côté, le pansement de la main s’est enlevé, un petit hématome au coude et des éraflures au genou et bras gauches mais rien de grave. Par contre mon pied droit me fait souffrir, je descends au ralenti. Arrivé en bas je me rends compte que la vitre de mon smartphone s’est cassé dans la chute, il fonctionne toujours, le tactile aussi.

Je cherche mes lunettes de lecture et me rends compte que j’ai dû les perdre dans ma chute !

Bien que je n’aie jamais croisé ni vu personne depuis le début, je cache mon sac et remonte à la recherche de mes lunettes.
Ne les trouvant pas je refais toute la montée, toujours rien, je redescends, contrarié par cette perte…
Et c’est dans la redescente que je les retrouve, ouf ! Je suis passé à côté sans les voir la première fois.

Ruines d'un château médiéval au sommet d'un piton rocheux boisé, vues depuis une prairie fauchée dans la vallée de la Couze d'Issoire, sous un ciel bleu estival.
Environs de Léotoing (Puy-de-Dôme). Les ruines du château de Léotoing dominent fièrement leur piton volcanique depuis la vallée de la Couze d’Issoire, environ deux heures après avoir dépassé Sanson.

Je déjeune sur un petit pont au-dessus du ruisseau de Zouze.

En me relevant, j’ai vraiment mal au pied…

Je regarde ma carte et me dit que je vais abandonner à Larian, mon pied droit ne me mènera pas à Blesle.
Je quitte le GR pour suivre la D5 en direction de Larian, presque arrivé la douleur est redevenu supportable, je regarde la carte, me dis qu’en suivant la rivière L’Alagnon il n’y a presque pas de dénivelé et que la douleur sera supportable jusqu’à Blesle.
Mais au bout d’un kilomètre la douleur s’est ravivée, je marche lentement, pour la première fois je n’ai plus de plaisir à marché.

À Brugeilles, je décide d’arrêter, à ce rythme il me faudrait au moins 2h30 pour arriver à Blesle.
Il n’y a pas de réseau et ne me sens pas de marcher encore plusieurs heures. Je rencontre une personne sympathique qui me dépose en voiture à Blesle.

  • 16,87 km
  • 677 ↑
  • 668 ↓
  • 1345 mètres de dénivelés.

Moment de réflexion à Blesle.

Il ne me reste qu’une étape. Vais-je jusqu’au camping et termine demain ? Mon pied sera-t-il suffisamment rétabli après une nuit de repos ? Je n’y crois pas… Non, j’arrête là !
Mon gendre viendra me chercher à 17h30, il est 14h30 j’apprécie une bière bien fraîche à la terrasse d’un café, je visite un peu cette ville magnifique, retourne à la terrasse prendre cette fois un café en attendant que le l’on vienne me chercher.

Conclusion

Je ne suis pas déçu, au contraire, je suis assez content car physiquement je me sens plutôt bien, pas de douleurs articulaires, ni musculaires. Ma douleur derrière l’épaule s’est atténué avec les ajustements de mon sac-à-dos, j’ai bien supporté la charge trop lourde de mon sac. Les douleurs aux pieds ne sont liées qu’à des ampoule et non aux soucis qui m’a fait tant souffrir ces derniers mois.

Je ne prends pas cet abandon comme un échec, d’autant plus que sans les ampoules aux pieds je bouclais en trois jours au lieu de quatre tout en ayant pris le temps de faire des poses, prendre des photos. Je ne ferai pas la randonnée de 5 jours prévue à la suite (je la prévois pour septembre) car mes ampoules ne seront pas totalement soignées, je reste motivé pour faire d’autres randonnées et ai déjà plein d’idées.

Si vous aimez la solitude vous serez servi, je n’y ai croisé personne.

En tout :

  • 40,59 km
  • 1227 ↑
  • 1330 ↓
  • 2560 mètres de dénivelés.

Améliorations

  • Voir pour de meilleures chaussures, j’ai le premier prix de chez Merrell, mais bon, j’ai fait avec les moyens que j’avais.
  • Pas besoin de piles de rechange pour ma frontale sur moins de six jours.
  • Une seule bouteille de gaz suffit.
  • Si j’ai bien calculé pour les petits-déjeuners, dîners et en-cas, J’ai vu un trop pour le déjeuner du midi, j’aurai pu réduire de moitié.
  • Ma gamelle est un peu grande pour une seule personne.
  • Le porte-carte ne sert à rien.
  • Sur 5 jours, mieux vaut apporter une batterie de recharge plutôt que le panneau solaire.
  • Tente : à voir, faut-il prendre l’habitable que je ne trouve pas pratique entrer/sortir surtout la nuit si vous avez bu trop d’eau avant de vous coucher et devez uriner ? La toile seule en tarp me paraît aussi très bien et plus pratique, à tester.
  • La boussole ne me paraît pas utile dans ce genre de randonnées, mais si je n’avais pas retrouvé mes lunettes la loupe qu’elle contient m’aurait été précieuse.
  • Voir pour un duvet plus léger.

Conseils

Certaines fontaines sont à sec, d’autres, la majorité sont indiquées « eau non potable » (est-ce vrai ? On sait que parfois c’est mis pour que les gens ne remplissent pas de bidons, et ça dégage de toute responsabilité la municipalité). 2 litres d’eau c’est bien d’autant plus qu’il y a certains tronçons en plein cagnard.

Endroits vraiment sympa pour bivouaquer que j’ai croisés :

  • Juste au sommet de la première montées après Poudain, un tout petit plateau très sympa.
  • Entre Vichel et St-Gervasy, après avoir passé Montcelet, un magnifique et immense plateau surplombant St-Gervazy, vous aurez l’embarras du choix où piquer votre bivouac.
  • En haut de la première montée après St-Gervazy, le long de la Volave, une large étendue d’herbe, il y a même à un moment une table de pique-nique.
  • Ensuite, avant d’arriver au croisement avec la D5 on peut trouver quelques petits recoins, mais pas beaucoup.

Petite vidéo pour conclure

Infos

Sur le site MonGR
Vous pouvez télécharger le pdf du parcours complet sans mes détours, ainsi que la trace gpx de ce parcours. J’ai démarré par le point 18 en partant de Ardes.

PS: Les trois chutes n’ont pas eu conséquences physiques, juste des éraflures, sans les ampoules aux pieds, dont une ouverte et saignante, j’aurais pu continuer.

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Fabriquer un chargeur smartphone solaire

851 mots, temps de lecture 5 minutes.

Fabriquer un chargeur smartphone solaire.

Lors des randonnées nous nous entourons de plus en plus d’électronique et la question qui se pose est comment maintenir leur charge.

Je me suis donc lancé dans la fabrication d’un chargeur solaire, qui soit le plus léger possible et portable.

Avant tout un remerciement à Avril qui m’a fait pensé aux diodes, si elle passe par là, elle se reconnaîtra, et un merci à mon frère qui m’a fourni les diodes et puisqu’il était là, nous l’avons fait ensemble.

Dans cet article:

  • Matériels.
  • Conception.
  • Réajustement.
  • Retour d’expérience.

Poids une fois terminé : 223 g

Matériels

  • 4 Cellules solaires 12 V 1.5 W 1.5 – 2,62 € pièce.
  • 1 Module d’alimentation boost réglable DC-DC, carte de batterie USB 0.9V ~ 5V litre 5V 600MA 1A 1,5 a 3A, module de sortie USB – 0,20 € pièce.
  • 4 diodes anti-retour (diode Schottky), j’ai pris les plus petites que j’ai trouvés.
  • Fil électrique.
  • De la gaine thermorétractable.
  • Ruban nylon, attaches.
  • Fer à souder, étain à souder.
Petit module électronique convertisseur DC-DC boost sur circuit imprimé bleu avec connecteur USB-A femelle, photographié sur une surface en bois avec une règle graduée indiquant une longueur d'environ 4 cm.
Module élévateur de tension DC-DC avec sortie USB-A (5V) : circuit compact d’environ 4 cm de long intégrant une inductance toroïdale en cuivre, un condensateur électrolytique et des composants CMS, posé ici à côté d’une règle pour illustrer sa taille miniature.
Quatre petits panneaux solaires photovoltaïques Mazava modèle CNC85X115-12 posés sur une surface en bois, présentés recto et verso, avec une règle graduée indiquant environ 85 x 115 mm de dimension.
Quatre cellules solaires Mazava CNC85X115-12 (85 × 115 mm) photographiées recto-verso : face bleue à cellules photovoltaïques striées et face arrière noire avec bornes de connexion cuivrées (+ et −) et marquage du fabricant.
Quatre diodes électroniques à boîtier cylindrique noir DO-41 avec fils de connexion métalliques, posées en vrac sur un fond blanc, dont trois regroupées et une séparée.
Diodes de redressement à boîtier DO-41 (type 1N4007 ou similaire) : composants électroniques traversants classiques utilisés pour protéger les circuits contre les inversions de polarité ou pour redresser un courant alternatif en courant continu.

Conception

Il suffit de relier les panneaux en parallèle, c’est-à-dire les positifs avec les positifs et les négatifs avec les négatifs. Ne pas oublier de mettre les diodes anti-retour sue le positif de chaque panneau.

Si vous ne mettez pas de diode, ça fonctionnera tout de même, la diode sert de sécurité, dans le cas où un panneau lâche, cela évite que le courant repart sur ce panneau plutôt que sur le module d’alimentation et qu’il n’y ait plus assez de courant pour la charge.

Ensuite il ne reste plus qu’à brancher les deux derniers fils sur le module d’alimentation (+ sur + et – sur -).

N’oubliez pas avant de souder vos fils de passer votre gaine thermo.

Pour les sangles, je les ai achetées au mètre (2,20m) ainsi que les attaches et fait coudre chez le cordonnier. Ensuite il n’y a plus que les coller sur les panneaux. Concernant le choix de la colle j’hésitais, Avril et mon frère m’ont conseillé la néoprène, et en effet c’est ce qui tient le mieux.

Cela permet de l’accrocher au dos du sac à dos.

Quatre mini panneaux solaires Mazava CNC85X115-12 face arrière visible, câblés en série avec des fils rouge (positif) et noir (négatif) soudés sur les bornes, posés sur un établi avec des outils électroniques visibles.
Assemblage en série de quatre cellules solaires Mazava CNC85X115-12 : les fils rouges (pôle +) et noirs (pôle −) relient les panneaux en chaîne pour additionner leurs tensions individuelles, dans le cadre d’un projet de chargeur solaire DIY.
Vue de dessus de quatre mini panneaux solaires photovoltaïques bleus câblés en série par un fil rouge, reliés à un module convertisseur DC-DC boost avec sortie USB-A, posés sur un établi vert, avec un doigt pointant vers le module.
Assemblage final d’un chargeur solaire USB artisanal : quatre cellules solaires Mazava en série alimentent un module élévateur de tension DC-DC équipé d’une sortie USB-A, permettant de recharger un appareil mobile à l’énergie solaire.
Quatre mini panneaux solaires photovoltaïques bleus câblés en série sur un établi vert, reliés à un multimètre numérique OHM affichant une tension de 12,01 volts en courant continu.
Validation de l’assemblage en série : le multimètre OHM affiche 12,01 V en sortie des quatre cellules solaires Mazava connectées en série, confirmant l’additivité des tensions individuelles (~3 V par cellule) sous éclairage ambiant.
Face arrière de quatre panneaux solaires Mazava CNC85X115-12 câblés en série, calés dans un cadre en bois et maintenus avant collage des sangles
Face arrière de l’assemblage définitif du chargeur solaire DIY : les quatre cellules Mazava CNC85X115-12 sont calés dans un cadre en bois avant le collage des sangles, leurs connexions en série avec manchons thermorétractables.
Chargeur solaire artisanal portable composé de quatre panneaux photovoltaïques bleus montés en colonne sur des sangles noires à boucles clip, avec un câble rouge terminé par un connecteur rose, posé sur un carton beige.
Chargeur solaire nomade DIY finalisé : les quatre cellules solaires Mazava sont solidarisées par des sangles à clips réglables permettant de fixer l’ensemble sur un sac à dos ou un porte-bagages, le câble de sortie rouge étant équipé d’un connecteur rapide.

Réajustement

Lors des tests sans la gaîne thermo sur le module de charge usb, tout fonctionnait très bien, une fois la gaîne posée sur le module, plus de charge ??? Cherchant une cause à effet, j’en ai déduit que le module chauffait peut-être de trop sous la gaîne… j’ai donc enlevé la gaîne thermo autout du module et fabriqué un petit boîtier que j’ai perforé pour la ventilation et ça a fonctionné de nouveau.

Module convertisseur DC-DC boost protégé dans un petit boîtier transparent perforé, maintenu par des sangles élastiques noires, avec le câble d'entrée rouge à gauche et la prise USB-A blanche de sortie à droite.
Boîtier de protection artisanal du module DC-DC boost : le circuit imprimé bleu est logé dans un petit boîtier plastique perforé pour la ventilation, maintenu par des bandes noires, entre le câble solaire rouge (entrée) et le connecteur USB-A (sortie).

Retour d’expérience.

La charge est lente et dans les meilleures conditions, les panneaux plein soleil, il faut « 3h40 » pour recharger mon smartphone S7 à 50 %. ça permet de maintenir la charge ou éviter qu’il se décharge trop vite pendant mes marches, sachant que lorsque l’on marche, on est pas toujours bien orienté.

Si c’était à refaire j’en prendrais des panneaux un peu plus puissants, en 2W, ils sont à peine plus grands.

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