Initiation au Bash

Humeur – Initiation au Bash

Cela fait deux années de suite que je me propose pour donner des cours d’initiation à la ligne de commande. Elle se déroulait par visioconférence.

La prochaine commence demain et pour la première fois en présentiel.

Cela avait commencé lors du confinement, une idée pour que l’association garde une activité et des échanges entre adhérents malgré la pandémie. D’autres adhérents ont, pendant toute la pandémie proposés quelques conférences, Nous avions également organisé un Apéroot via visio où l’on pouvait parler de tout et de rien et cela depuis le serveur personnel d’un des adhérents.

Bref nous avons tous essayé tant bien que mal à maintenir une activité.

Donc l’initiation en présentiel commence demain !

Je m’interroge !

Sauf que je m’interroge, car si j’ai eu du monde sur les deux présentations précédentes, là ce n’est pas le cas… Un inscrit, et encore, pas certain qu’il puisse venir aux six séances. D’autres m’ont fait savoir qu’ils viendraient, peut-être ?…

Comme je l’ai dit, même s’il y a une personne je viens ! Ça fera un cours particulier, ça ne me dérange pas.

La difficulté en visio est de savoir où en est chacun : est-ce que tout le monde suit ?

Il y a ceux qui n’hésitent pas à poser des questions, il y a ceux qui par leurs silences, je ne sais pas s’ils suivent réellement ou s’ils n’osent pas poser de questions pour ne pas « ralentir » le cours.

Il y a ceux qui tapent la commande demandée et que me disent qu’elle ne fonctionne pas ! Faire de multiple partages d’écran est pénible, je dois donc deviner ce qui se passe sur son écran avec ce qu’il me dit pour trouver l’erreur commise.

Bref, même si ce n’était pas simple, j’ai vraiment apprécié faire ça et les bons retours m’ont fait plaisir. Ce qui n’empêche que je me pose la question sur les réels acquis. N’y en a-t-il pas qui n’ont pas osé s’exprimer et qui peut-être, largués, j’aurai dégoûté de la ligne de commande, ce qui serait le résultat inverse à celui souhaité ?

Pourtant ce nouveau format d’initiation me paraît bien plus efficace !

En effet, en présentiel plusieurs adhérents qui connaissent très bien la ligne de commande se sont proposés pour m’assister. Pendant que je fais la présentation ils pourront tourner pour voir, aider, répondre à des questions… Ce qui permettrait a chacun de mieux s’approprier la ligne de commande.

Oui mais Sima, tu as fait un peu de promo auprès des adhérents ?
J’ai essayé de vendre au mieux sur notre liste interne. Mais bon… exemple envoyé sur mes mails

(…)
Vous avez Linux que vous utilisez et aimez et vous avez entendu parler de « lignes de commande », de « terminal » qu’on appelle aussi « Shell », cet écran noir qui peut paraître austère.
Ça peut paraître compliqué, ça ne l’est pas… L’initiation est justement là pour vous familiariser avec le côté obscur de votre écran.
Vous apprendrez à mieux connaître l’arborescence de votre Linux, faire des recherches plus pointues qu’avec le mode graphique, et d’autres choses… Il n’y aura plus ou presque de secret ou mystère pour vous !
Sima78… Qui vous offre un voyage au C-Shell

(…)
Bonne soirée et désolé pour ce langage barbare… Mais avec l’initiation au bash, tout cela devient un peu plus clair 🙂
Inscrivez-vous, niveau totalement novice… lien en dessous.
Découvrez et avancez pas-à-pas avec les lignes de commandes… Vous serez comme Oscar Diggs, le magicien d’OZ, heu pardon, le magicien de votre OS (votre Linux).
Sima78… Dicton du moment : Avec Root66 devenez le magicien d’OS.

Alors pourquoi si peu d’inscrits ?

Le créneau horaire, le seul que nous ayons eu (18 à 19h30), n’est pas simple pour ceux qui rentrent du travail et doivent ensuite se rendre à la formation, pas assez de temps, et ceux qui habitent vraiment loin, pas évident de prendre (train, plus bus), plus de temps passé dans les transports qu’à la formation).

Conclusion

Je peux avoir une bonne surprise et qu’il y ait plein de monde malgré les inscriptions « informelles », mais je n’y crois pas. Il y aura peu de gens, voire personne. S’il y en a peu, même qu’une seule personne je donnerai le cours.

Par contre il faudra une réflexion et faire un sondage pour voir si une deuxième session cet hiver en faisant un mixe présentiel et visio… Bref, discussion en interne pour savoir comment continuer ou pas… Les décisions sont collectives.

L’annonce est là : Initiation à la ligne de commande

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Esclave des notifications

Humeur – Esclave des notifications

N’avez-vous pas remarqué dans votre entourage d’amis, professionnel, familiale, et peut-être vous-même quelqu’un qui au milieu d’une conversation, d’une tâche, d’une activité, interrompe tout d’un seul coup pour répondre (ou regarder ou écouter) à une notification de mail, réseaux sociaux, flux rss, podcast, etc. ?

Le pire, c’est qu’ils ne s’en rendent pas compte, c’est devenu un reflex et tant pis pour la politesse, le savoir vivre ensemble.

Ils ont le sentiment d’être « In« , branchés, informés de tout, en temps réel et sont souvent fier d’être hyperconnectés.

J’ai envie de dire : Les pauvres…

Est-ce productif ?

Bien souvent ceux qui au job souhaitent démontrer leur réactivité en répondant à tous les mails au fur et mesure qu’ils arrivent vont leurrer par une pseudo-efficacité. Le chef va se dire : il est très réactif, c’est super…

Mais bon ! Je pense que c’est contre-productif. En effet, alors que vous êtes plongé dans un travail, qui demande réflexion, concentration, vous interrompez tout pour répondre à un mail ou un chat. Il vous faudra un certain temps pour vous remettre en situation et au final vous mettrez plus temps à finaliser une tâche.

Perso, j’ouvre ma messagerie 3 fois par jour, parfois 4, le matin en arrivant, de retour de déjeuner et une demi-heure avant de partir. Les messages qui me demandent moins de 3 minutes pour y répondre je le fais immédiatement, les autres je les classe dans ma liste de tâches en fonction des thématiques (méthode GTD), puis je ferme la messagerie.

Je n’ouvre jamais le chat, donc impossible de m’y contacter puisque je n’y apparais pas. Idem pour le téléphone, je laisse les gens laisser un message sur la messagerie que je consulte 3 fois par jour.

Il peut y avoir des exceptions lorsque j’attends quelque chose d’urgent. Sachez qu’à plus de 90 %, le mail ou le coup de fil l’urgence est pour celui qui vous l’envoie ou vous appel.

Parfois il faut savoir imposer ses règles en les expliquant clairement, si vous êtes entouré de personnes efficaces ils comprendront, s’ils ne comprennent pas, tant pis pour eux. Cette façon de faire que j’ai toujours imposée m’a évité beaucoup de stress, il y a tant d’autres choses pour nous stresser au boulot.

Bon ça, me concernant c’était avant comme je le dis dans le billet « Quand je manageais« , aujourd’hui j’ai la totale liberté de la gestion de mon temps.

Les notifications au quotidien

Je n’en ai pas tant que ça mais rentrons dans le détail.

Les réseaux sociaux

Facebook : j’ai été un temps sur facebook, sous un autre pseudo, alors que je faisais de la salsa et surtout j’animais de temps en temps des soirées cubaines. J’échangeais donc avec d’autres DJ, j’annonçais les soirées, j’en avais des retours. J’étais suivi par plusieurs centaines de personnes. Lorsque j’ai décidé d’arrêter d’animer des soirées, je l’ai annoncé et j’ai fermé mon compte facebook. Qu’en reste t-il ? Des centaines de personnes je n’ai gardé que trois contacts ! J’avoue que cela m’a manqué les premières semaines, cette sensation d’être connu et reconnu, mais c’est que du vent. Quand on arrête, on ne manque à personne et d’autres reprennent le relais. Puis soudain ça ne nous manque plus du tout au contraire, je suis content d’avoir quitté ce réseau qui n’allait pas dans le sens de mes convictions.

Mastodon : il y a aussi une forme d’addiction, je n’y suis pas toute la journée, il peut s’écouler plusieurs jours sans y aller, je n’ai pas de notifications sonores, j’y vais donc quand j’en ai envi.

Grâce à Mastodon j’ai découvert des gens s’intéressant à des sujets très variés et de nouveaux blogs qui ont rejoint mes flux rss. Je regrette que certains passent peut-être plus de temps sur le réseau que sur leur blog qui tombe à l’abandon. Mais bon, c’est leur choix.

Personnellement je suis plus attiré par les blogs que le réseau social. Je n’y ai rencontré que deux cons, qui ne m’ont d’ailleurs pas perturbés pour autant. On est tous le con de quelqu’un.

Messageries instantanées

Silence : j’y ai des amis et des proches, on communique que lorsque l’on a quelque chose à dire ou répondre, rien d’inutile et à l’essentiel… Pas de kikouLol. La notification est active.

Signal : tout comme pour Silence concernant les proches et amis, sauf qu’il y a aussi des groupes, ceux qui ne sont pas bavards la notification est activée pour les autres elle est désactivée, je regarde quand j’en ai envi et je n’y suis pas très actif.

Telegram : essentiellement de la famille peu bavarde et donc notifications activées, tous les groupes sont en silencieux, j’y vais rarement mais je les garde car j’aime les thématiques, j’y vais donc que par intérêt quand le besoin s’en ressent.

Element : notification activé, j’y ai si peu de relation qu’elle ne sonne presque jamais.

Mails

Sur mon smartphone je n’ai pas de messagerie de configurée donc c’est uniquement sur mon PC.

J’y vais une à deux fois par jour, il peut aussi se passer plusieurs jours sans que je regarde, mais il peut aussi y avoir l’exception (j’attends une réponse suite à une réclamation, un mail urgent, etc.) et donc y regarder plusieurs fois par jour. J’ai la chance de ne pas subir trop de spam.
Je suis inscrit à quelques listes, certaines sont plus bavardes que d’autres, je lis en diagonale et approfondi que lorsque le mail m’intéresse particulièrement et peut-être y répondre, je suis inscrit à peu de forums.

La messagerie me prend peu de temps.

Flux RSS

Uniquement depuis mon PC, je l’ouvre donc uniquement quand je souhaite regarder, maximum une fois par jour. C’est classé par thématique. J’en ajoute tout au long de l’année et donc une fois l’an je fais un tri, supprimant ceux que finalement je ne suis jamais allé voir. Je fais une lecture des titres, quand cela semble m’intéresser je lis en diagonale l’article et m’y attarde quand le sujet m’intéresse vraiment. Il y a aussi les articles que je mets en favori pour les lire plus tard, quand j’en aurai le temps.

Conclusion

À me lire on pourrait penser que j’y passe beaucoup de temps, mais non, tout va très vite et quand j’en ai envie. Par exemple écrire ce billet me prend énormément plus de temps que toutes les actions énumérées ci-dessus.

Si vous ne savez pas comment atténuer l’impact des notifications sur votre vie, il y a aussi une solution bien plus radicale, se déconnecter totalement pour repartir de zéro pour ne garder que ce qui vous semble vraiment essentiel. Sur le sujet je vous conseille la lecture du blog de Ploum qui écrit sur son blog un livre sur sa déconnexion… De quoi nous interroger !

Pour exemple Chapitre 10 : la suppression des comptes en ligne

Suite à lecture de son blog j’ai regardé par curiosité mon Keepass (gestionnaire de mots de passe) de plus près et il y a du monde… de quoi passer du temps à certaines désinscriptions.

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Gestion de ma bibliothèque

Humeur – Gestion de ma bibliothèque

Comme beaucoup de personnes qui lisent j’ai une bibliothèque pour y ranger mes livres jusqu’à un certain volume.
Jusqu’en 2016, j’avais un vrai problème avec les livres ! Si je rentrais dans une librairie, ou passais par le rayon « livres » en faisant mes courses, juste par curiosité, je repartais avec plusieurs livres.

Une sorte d’addiction ! Et cela à coût !

Je me suis inscrit à la bibliothèque municipale pour limiter les dégâts. Mais lorsqu’un livre me plaisait, je l’achetais pour le posséder…
Ça se soigne docteur ?
Mais ça c’était avant !

Ha ! Tu t’es fait soigné Sima ?!
Non, juste changé mes habitudes !

Avant.

Donc avant juillet 2016 je cumulais les livres qui venaient remplir ma bibliothèque qui était surchargée donc aussi des cartons de livres qui remplissaient ma cave.
Lorsque je partais en vacances j’emmenais quantité de livres de peur d’en manquer et aussi de peur de ne savoir sur lequel enchaîner.
Bref une bibliothèque remplie et des cartons de livres encombrant notre cave. Lorsque j’ai besoin d’un outil pour bricoler, je dois sortir les cartons, les vélos et tout remettre en place, idem pour ranger l’outil. Vraiment pénible !

Juillet 2016.

L’un de mes fils me donne sa liseuse. Moi qui suis attaché au papier, au livre que l’on peut toucher, chérir, je découvre qu’en août j’ai un sac de moins dans le coffre de la voiture où je dois exprimer mes talents de joueur de Tetris pour que tout rentre. J’ai dans ma liseuse plus de livres que je ne peux lire. Depuis, je ne pourrais plus m’en passer, elle me suit partout, ce qui n’était pas le cas de livres surtout quand ils étaient volumineux.

Confinement de la Covid et déclic (avril 2021).

J’en ai marre de devoir tout déménager dans la cave chaque fois que je dois m’y rendre ! Moi et Mme Sima nous posons la question de l’utilité de ces livres qui sommeillent dans des cartons, leur utilité… C’est totalement stupide, il ne profite à personne même pas à nous !

Nous décidons d’un grand tri, ceux qui nous plaisent vraiment nous les remontons dans la bibliothèque, nous faisons le même tri dans la bibliothèque et mettons tous les livres que nous ne souhaitons pas garder dans des cartons ouverts dans la partie commune de notre immeuble avec un papier « Servez-vous ! ».

Le but : ne plus avoir de cartons de livres et que la bibliothèque ne déborde plus !

Nous avons quelques boites à livres dans notre ville, mais toutes sont pleines. Agréable surprise, nous avons vu les cartons se vider de jour en jour, au bout d’une semaine tous les cartons étaient vides.

Et maintenant ?

Maintenant je ne lis que des livres numériques, sauf pour les BD, mais je ne suis pas un grand lecteur de BD ou les livres de poésies. Ma bibliothèque ne gonfle plus ou beaucoup plus lentement, je fais moins d’achats inutiles. Par contre lorsque j’ai un coup de cœur, je peux acheter le livre papier en plusieurs exemplaires pour les offrir, j’ai dans mon entourage des personnes attachées aux livres papier et ayant des goûts similaires aux miens. Je remplis leurs bibliothèques !

Mes derniers achats offerts :

Les livres, c’est fait pour être échangé, partagé, pas pour rester dans des cartons !

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Catastrophe écologique et agricole du Dust Bowl – Docu Arte

Dust Bowl – Documentaire Arte

Dust Bowl est un excellent documentaire diffusé sur la chaîne TV Arte en quatre épisodes sous le titre « De la poussière et des hommes » : 1- Le grand labour, 2- Mordre la poussière, 3- La moisson du vent, 4- Les increvables.

Le documentaire est très bien et si je ne devais dire qu’une chose, ce serait : regardez-le !

Je ne pouvais m’empêcher d’en faire un billet, vous expliquer ce qu’est le Dust Bowl avec des infos de mon modeste cru, d’autres piochées dans le docu et ailleurs.

Dust Bowl que l’on peut traduire par « bassin de poussière » ou « désert de poussière » signifie également « tempête de poussière » est l’une des plus grandes catastrophes écologiques créée par l’homme aux États-Unis.

Cette émission m’a bouleversée et fait écho à l’une de mes dernières lectures « Chaudun, la montagne blessée » de Luc Bronner.
Chaudun c’est fin des années mille huit cents dans une commune dont des dizaines d’hectares impactés, Dust Bowl début 1930… Plusieurs États et des milliers d’hectares impactés.

La richesse des grandes plaines d’Amérique du Nord.

Ces plaines s’étendent du Canada à la frontière du Mexique (Great Plains), c’est aussi là, entre autres, où avant l’arrivée des Européens, des bisons par milliers migraient entre Nord et Sud en fonction des saisons.

Mon côté bota :
Ces plaines étaient recouvertes en partie d’une herbe appelée « Bouteloua dactyloides ». Il s’agit d’une graminée, résistante à la sécheresse, avec des racines traçantes comme le chiendent et d’autres pouvant descendre à plus d’un mètre de profondeur. En plus de son effet régulateur sur le climat… Froid et neige en hiver, pluies printanières et automnales et résistante aux grandes chaleurs l’été, la végétation est là, adaptée, et régulateur d’un climat continental, la terre est riche avec une humidité maintenue grâce à son système racinaire et sa couverture des sols.

Carte satellite de l'Amérique du Nord mettant en évidence la région des Grandes Plaines (Great Plains), vaste zone semi-aride s'étendant du Canada au Texas entre les Rocheuses et le Mississippi, avec les frontières des États américains et canadiens.
Les Great Plains (Grandes Plaines), délimitées en blanc sur cette image satellite, s’étendent sur près de 3 200 km du nord au sud, couvrant parties du Canada, du Montana, des Dakotas, du Nebraska, du Kansas, de l’Oklahoma et du Texas. C’est au cœur de cette région que se produisit le Dust Bowl (1930–1936), catastrophe écologique et agricole majeure du XXᵉ siècle.

Hé Sima, mais ça se passe où exactement, parce que c’est grand Great Plains ?
J’y viens !

Où se situe le plus gros de la catastrophe ?

Dans le sud des Grandes plaines… Dans le Sud-Est du Colorado, le Sud Ouest Kansas, l’Est du Nouveau-Mexique, Nord du Texas, l’Ouest d’Oklahoma. On considère que le cœur du phénomène  se situe aux alentours de Boise City (qui vient du français cité de bois ? Étonnant, non ? Y avait-il une forêt, un bosquet?) au Nord-Ouest du Oklahoma.

Carte routière OpenStreetMap du Panhandle de l'Oklahoma et du nord du Texas, montrant les villes de Boise City, Guymon, Dalhart, Perryton et la région de la Rita Blanca National Grassland, cœur historique du Dust Bowl.
Carte de l’épicentre du Dust Bowl : le Panhandle de l’Oklahoma (avec Boise City et Guymon), le nord du Texas (Dalhart, Dumas, Perryton) et le sud du Kansas (Liberal). On y distingue également la Rita Blanca National Grassland, créée précisément après la catastrophe pour restaurer les terres dévastées par l’érosion éolienne.

Donc une catastrophe bien étendue… Il faut savoir que les plaines plus au nord souffrent aussi de sécheresse sans le Dust Bowl, les tempête de sables.

Carte thématique par comtés des États du Colorado, Kansas, Oklahoma, Texas et Nouveau-Mexique, représentant les zones d'érosion éolienne sévère et très sévère durant le Dust Bowl entre 1935 et 1938, avec deux ellipses rouges délimitant les épicentres.
Source : U.S. Dept. of Agriculture – Soil Conservation Service, carte n°2579 (mars 1954), rééditée par le Natural Resources Conservation Service (NRCS, janvier 2012). Les teintes brun-rouge indiquent l’intensité croissante de l’érosion, du rose pâle (érosion sévère 1935-36) au brun foncé (érosion la plus sévère 1935-38). Les deux cercles pointillés et pleins matérialisent les zones d’érosion maximale en 1935-36 et 1938.

Se faire du blé, quoi qu’il en coûte !

C’est la période faste, les migrants arrivent, pas les plus riches, les terres sont à s’approprier, à travailler… Le blé y pousse bien et lors de la première guerre mondiale le prix de blé monte, un début de prospérité, d’autres migrants arrivent. Ils font des crédits pour acheter des machines agricoles plus performantes. L’agriculture intensifie dans les années 20, des « cols-blancs » y prospèrent, achètent et y placent des métayers. Le prix du blé monte !

Lors du Krach d’octobre 1929 le pris du blé est même au plus haut et c’est l’année la plus faste !
1930, La Grande Dépression touche aussi les agriculteurs des grandes plaines. Le prix du blé chute. Pour gagner au moins autant il faut cultiver plus de terre et quand le prix montera, ce sera le Jack-pot !

1930, le début de la cata !

Le prix du blé qui était à 65 $ la tonne en 1929 chute aux alentours de 25 $ la tonne en 1930 (descendra aux alentours de 9 $ la tonne dans la période la plus critique de la Grande Dépression), mais il reste des terrains à cultiver.
Sauf qu’en 1930 arrive une grande sécheresse (50 mm d’eau sur l’année) et les tempêtes de sables vont se multiplier. Tempêtes dues aux cultures intensives, l’assèchement et l’érosion des terres…

Cela va durer des années ! Poussant certains à migrer principalement vers la Californie où ils seront mal accueillis (Les noirs et okies [c’est comme ça qu’on appelle ces migrants] au balcon, dans les cinémas), (Okies, rentrez chez-vous!). D’autres s’accrocheront à leur lopin de terre dans une misère aussi noire que les nuages de poussières, se disant que ce sera mieux l’an prochain.
Les tempêtes de sable se multiplient, plusieurs par mois, il peut faire nuit à midi. Cela entraîne des maladies pulmonaires tuant les plus âgés et les enfants.

Comme une catastrophe ne vient jamais seul, il y a aussi les invasions de lièvres qui mangent ce qu’il reste (il faut rappeler que les agrigulteurs avaient exterminer les coyotes, prédateur naturel). Qui dit très chaud, très sec… dit également invasion de criquets.

Une catastrophe !

L’effet Chaudun.

L’État américain, sous Franklin Delano Roosevelt, impose des nouveaux modes de cultures, rachète de nombreuses terres pour en faire une zone naturelle protéger. La pluie et la neige revient, les terres sont de nouveau fertiles… Les tempêtes de sable n’ont pas disparu mais sont plus espacées.

Ouf Sima, tu nous rassures, alors c’est sauvé ?
Bah non ! J’aurais aimé terminer par une touche optimiste…

Des terres de nouveau fertiles, mais…

Oui les terres sont fertiles et en plus du blé on y produit aussi énormément de maïs à fourrage plus gourmand en eau.
Le maïs à fourrage ne sert pas à l’alimentation humaine mais à l’élevage intensif, essentiellement les bovins que l’ont nourri comme des poules, aux grains, de quoi se poser la question sur notre propre consommation de viande, son élevage, sa provenance…

Bref, ces terres rapportent !

Sima, il s’agit donc le produit d’un écosystème recouvré ?
Non !

Une telle production est du fait que les agriculteurs ont appris que sous terre, sous ces plaines se trouve la plus grande nappe phréatique de l’Amérique du Nord et qui date de l’ère glaciaire.
Ils y puisent tous, tout de go ! Du fric, tant qu’on peut en avoir, tout de suite ! Et demain ?
Certains disent que dans moins de vingt ans la nappe sera épuisée.

Et demain ?

Photographie en sépia d'un gigantesque mur de poussière (black blizzard) s'abattant sur un hameau de maisons blanches en bois dans les Grandes Plaines américaines, vers 1935. Une silhouette humaine se distingue à droite, devant une ferme.
Stratford, Texas, 18 avril 1935. Un immense nuage de poussière, haut de plusieurs centaines de mètres, déferle sur ce village du Panhandle texan. Cette photographie, l’une des plus emblématiques du Dust Bowl, est conservée par la NOAA et versée dans le domaine public. Source : Wikimedia Commons.
Photographie en noir et blanc d'un immense nuage de poussière obscurcissant le ciel au-dessus d'une route de terre rectiligne des Grandes Plaines, avec une automobile tentant de fuir la tempête, années 1930.
Grandes Plaines américaines, années 1930. Une automobile solitaire tente d’échapper à un black blizzard sur une route de terre bordée de clôtures en fil barbelé. L’obscurité quasi totale engendrée par le nuage de poussière transformait le jour en nuit en quelques minutes. Source : Wikimedia Commons, domaine public.
Photographie en noir et blanc d'une ferme abandonnée des Grandes Plaines, avec du matériel agricole — charrues, roues de chariots — à moitié enfoui sous des dunes de poussière et de sable, une grange en arrière-plan, sous un ciel menaçant, années 1930.
Dakota du Sud, 1936. Une exploitation agricole désertée, ses outils et machines ensevelis sous les dépôts de poussière accumulés par les tempêtes répétées. Photo attribuée au Farm Security Administration (FSA). Source : Wikimedia Commons, domaine public.
Photographie en sépia d'un homme courbé contre le vent et deux enfants se réfugiant contre une cabane en bois délabrée, battue par une tempête de poussière dans un paysage totalement désertique, Oklahoma, 1936.
Cimarron County, Oklahoma, 1936. Un agriculteur et ses deux fils luttent contre une tempête de poussière pour rejoindre l’abri précaire de leur cabane en planches. Photographie d’Arthur Rothstein pour la Farm Security Administration (FSA). Source : Wikimedia Commons, domaine public.

Toutes les images sont issues de wikipédia et wikimédia sauf l’image « Boise City » qui est une prise d’écran de « OpenStreetMap« .

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Pré-Rando – Pas le pied

Aventure de S – Pas le pied

Au moment de parution de ce billet, normalement je suis déjà en randonnée sur plusieurs jours, Aujourd’hui est le jour de mon départ avant sa publication. Ce billet est programmé. Et l’un de mes soucis c’est justement mon pied droit, ce le fût lors de mes balades d’entraînement.
D’où vient ce souci de pied ? De l’incompétence d’une dermatologue.

Bah alors Sima, cette histoire c’est pas le pied ?!
Non, je dirais même que cette histoire pue, peut-être des pieds.

L’incident initial.

Donc un peu d’historique pour comprendre la finalité. J’avais un potager où le soir nous faisions un repas en famille autour du barbecue et terminions par une balade sur les alentours (entre prairies et zones boisées). Pour ces activités (jardinage, balades) à cette époque, j’étais toujours pieds-nus.

Puis un soir lors de nos balades nocturnes je sens quelque chose me rentrer dans le pied (une épine, bout de bois, etc.). nous terminons notre promenade, moi boitillant.
À la maison après la douche je regarde mon pied, charcute avec une aiguille, ne vois rien de particulier.
Je laisse couler, le temps passe, la douleur aussi et tout semble aller pour le mieux.

Puis retour de douleurs

Comme un caillou dans la chaussure, c’est pénible, ça fait mal…
Je vais voir mon médecin qui me dit il y a une excroissance dure, voici une ordonnance pour un podologue et le cas échéant une autre pour un dermatologue. Si ce n’est pas résolu, revenez je vous donnerais une ordonnance pour une radio… (on aurait dû commencer par cela, mais bon.).

Premiers soins

Je vais voir la podologue, une vraie pro ! Elle grattouille un peu puis me dit : je ne sais ce que c’est mais c’est pas de mon ressort, puisque vous avez une ordonnance pour le dermatologue allez-y et voyez ce qu’il vous dit !
Je vais donc chez la dermatologue, ha la connasse ! Pardon ça m’a échappé. Elle me dit c’est une verrue plantaire?!
Je lui fais part de mes doutes et lui donne l’historique…
Non, c’est une verrue plantaire, on la brûle à l’azote et tout sera fini.

Bon, je laisse faire, je ne suis pas médecin.

Trois jours plus tard, les douleurs sont insoutenables, ça s’est empiré et retourne la voir, lui re-explique l’historique d’un possible corps étranger…

Elle : non, la verrue est résistante, on va la rebrûler à l’azote.
Moi : vous êtes certaine ?

Bref je fais confiance sans conviction, seconde brûlure à l’azote.

Résultat ! Trois jours plus tard je me retrouve aux urgences, impossible de poser le pied.

Deuxième soin

Aux urgences… Radios du pied et le chirurgien de permanence : vous avez un kyste autour d’un corps étranger, mais c’est quoi les dégâts autour ?
Je lui explique.

Il me dit qu’on va devoir anesthésier localement pour enlever le corps étranger, que ça fait très mal la piqûre, etc.
Moi : pas de souci, je ne suis pas douillet, allez-y !
Il appelle deux infirmiers, de gros bras, l’un me bloque le mollet, l’autre le pied.
Et là je comprends, ça fait vraiment mal, sans les deux gros bras j’aurai bougé !
Anesthésié localement le chirurgien me dit j’enlève le kyste mais suis obligé de curer plus large à cause des dégâts liés aux brûlures. Merci connasse de dermato !

Parenthèse

Quand je dis connasse, il n’y a pas là de sexisme. Dans tous les corps de métier on retrouve tout le panel de la société, quel que soit le sexe, le genre, et de fait le métier. Dans tous les corps de métier on retrouve des gens pro, consciencieux, c’est la majorité, heureusement mais aussi, des incompétents, des escrocs, des voleurs, etc.

Bref, aujourd’hui

J’ai des douleurs qui surviennent pile poil, là où l’on m’a charcuté le pied et quand cela survient, je ne peux plus marcher. C’est une véritable source d’appréhension pour mes randonnées. Mais je vais faire avec ! Du moins essayer !

Quand je manageais

Les aventures de S – quand je manageais

Un retour d’expérience, certains s’y retrouveront, d’autres y retrouveront leur chefaillon.
Comment d’un management basé sur le contact humain on en vient à un management déshumanisé. Là où le service, l’instruction, la diffusion des connaissances importe moins que le fric… La rentabilité, quoi qu’il en coûte aux personnels !

Travaillé plus pour gagner pareil, voir moins puisque l’on essaie par le même procèdé à toucher certains avantages symboliques.

Je n’étais pas impacté directement, j’étais devenu le passe-plat des directives de la direction.

Comment l’on arrive à nous dégoûter d’un travail que l’on a aimé.

2006.

Un poste de management se libère. Je n’ai jamais eu d’ambition professionnelle et dit à mon collègue plus ancien que moi : tu devrais postuler, sinon on ne sait pas qui on aura comme chef et au vu de ce que l’on a eu avant…
Lui : non, ce serait trop de stress pour moi, j’ai pas envie, mais postule, toi, tu es plus jeune.
Je monte un dossier avec les objectifs et possibilités sans trop y croire, je suis syndicaliste, j’ai des cibles dans le dos, il y a eu des demandes de mutations d’office à mon encontre… Je n’y crois pas.

Quelques jours plus tard je suis reçu par le directeur. Il me dit, vous êtes le seul à avoir présenté un dossier aussi bien construit avec de belles orientations. Je vous mets à l’essai 6 mois et si tout se déroule bien je vous conforte sur le poste. Il m’a conforté sur le poste au bout de 3 mois.

Le dossier comportait des choses très réalisables et qui coulait de sens (obtenir l’agrément de l’inspection académique, travailler en étroite collaboration avec CANOPÉ, l’office du tourisme, les syndicats d’initiatives, l’office départementale du tourisme, projets d’événementiels, rénover les animations pédagogiques, et quelques projets sur de nouvelles animations pédagogiques), en fait, ce qui aurait dû être fait par ceux qui étaient sur le poste avant moi, mais rien d’impossible.

Premières réunions de cheffaillons.

Hé oui, je fais partie de cette catégorie.
Dans ce cadre nous avions une réunion mensuelle de travail et qu’elle fût ma première désagréable surprise.
Nombre de chéfaillons parlaient en ces termes (pas tous, mais presque) : j’ai fait ! Je vais faire ! Je propose ! Sauf lorsqu’il y avait une connerie : untel c’est planté sur le projet, etc.
Je me suis attaché à parler différemment : mon équipe fait ! ils ont fait ! Nous proposons ! (je mets « nous » dans les propositions car si elle n’est pas bonne je veux en prendre la part de responsabilité en tant que celui qui a influencé). Et pour les conneries, j’en prends l’entière responsabilité : sur ce projet on s’est planté, j’aurais dû voir l’impossibilité de sa réalisation. C’est de ma faute.

Je n’ai jamais compris cette nécessité de certains à vouloir se mettre en avant avec les « moi je« .
En participant a ces réunions, nous sommes mis en avant de fait et nous le sommes grâce au travail fourni par nos équipes, sans eux nous ne sommes rien ! Nous organisons, eux font !

J’ai constaté aussi que j’étais le seul à préparer la réunion en discutant de l’ordre du jour avec les membres de mes équipes, et faire un compte rendu.

Finalement, ma façon de procéder m’a valu un immense respect et confiance du directeur. Qui l’eût cru ?

Deux ans après j’obtenais une promotion qui correspondait presque à mon poste. La première et unique fois où j’ai été promu, avant et par la suite cela c’est fait par voie de concours.

Périodes fastes.

Ma façon de manager est de ne jamais focaliser sur les défauts des uns et des autres, j’ai aussi les miens. Je pars du principe que si l’on focalise sur le fait qu’untel est comme ceci, que l’autre est comme cela on arrive vite à la cacophonie. Pour qu’il y ait une harmonie, il faut voir et reconnaître les qualités de chacun, orchestrer les compétences pour que cela sonne le plus juste possible.

Nous avons travaillé en harmonie, nous organisions plusieurs événementiels par an (6 mineurs, 1 majeur). Lors d’événementiels, l’on a beau faire des rétroplannings il y a toujours des imprévus de dernières minutes et j’attachais un point d’honneur d’être là, présent, aux côtés de mes équipes dans les moments difficiles, mettre la main à la pâte pour faire avancer les choses. J’ai vraiment aimé cette période, j’ai vraiment pris plaisir à faire ce job.

Changements

Il y a environ 5 ans, le directeur part. Se met en place un nouveau, mais au-dessus de lui se met aussi en place une multitude de directeurs, sous directeurs, chargés de mission, etc., une nébuleuse.

Avant l’arbre était ainsi DG → SG → Directeur → moi. Là, en partant de moi vers le haut : moi ← Directeur ← Nébuleuse de directeurs, sous directeurs, chargés de mission ← SG ← DG

Le directeur au-dessus de moi n’est pas une mauvaise personne, je l’aime bien, on se connaît déjà d’avant, et je constate la pression exercée sur lui, il apporte quelques modifications. Les réunions deviennent hebdomadaires. Première conséquence, je ne peux plus préparer les réunions en amont avec mes équipes, je parle en leur nom sans les avoir consultés, concerté, et ne fais plus non-plus de compte-rendu… C’est tout simplement impossible par manque de temps, je ne peux faire par semaine une réunion préparatoire, la réunion et celle de compte-rendu. Sans compter que là on commence à me convier à de multitudes de réunions organisées par chaque membre de la nébuleuse (dont certaines ne me concernent pas). Cela  m’oblige aussi à essayer de pallier à tout le reste qui m’est demandé quotidiennement. Je suis également régisseur des recettes, régisseur d’avance, correspondant informatique. Mes collaborateurs, comme l’on dit, sont extraordinaires, la secrétaire par exemple, mandataire, fournie un énorme travail dans la régie et me déleste sur cette tâche.

Bref je suis très bien entouré et leur suis reconnaissant. Mais les directives tombes, les unes après les autres, toutes plus pourries les unes que les autres et toujours pour en demander plus aux membres de mon équipe, sans compensation bien sûr.

Ça tombe de partout rien n’est épargné, le nombre de dimanches travaillé, recrutement sur CDD 70 % au lieu de temps complet, modification sur les procédures d’entretiens professionnels, les acquis des agents d’accueil… De maigres acquis, dérisoires voire symbolique aux vus des avantages que s’octroient les hiérarchies. La liste n’est pas exhaustive! Il en ressort un véritable mépris pour les mal nommés « petits personnels »

Pour imager, une discussion avec mon directeur qui m’annonce qu’un départ en retraite risque ne pas être remplacé :
Moi : Si l’on m’enlève un poste ça met tout le reste de l’équipe dans la merde, déjà lors de maladie certains sont obligés de faire plusieurs week-ends d’affilée et heureusement il y a peu d’absence. Et comment je fais pour qu’ils puissent récupérer quand ils ne sont plus assez nombreux ?
Lui : Oui, je sais tout ça, mais le renouvellement de poste c’est pas dans les directives de la direction. Et tu le sais aussi.
Moi : Mais regarde au-dessus de toi cette nébuleuse de directeurs, sous directeurs, etc. Ils sont tous bien payés, à quoi servent-ils ? Concrètement ! À rien ! Je te le dis et tu le sais aussi, on peut tous les virer, sans que ça change quoi que ce soit, on restera ouvert, on continuera d’accueillir le public et les écoles. Part contre ici, une personne en moins on est dans la merde, deux on ferme. C’est de personnels de terrain dont ont à besoin, c’est ceux à qui l’on demande le plus, les moins biens payés et qu’on emmerde le plus.

Cette discussion résume bien les changements qui se sont amplifiés par la suite.

Je n’ai plus travaillé sur le moindre projet d’événementiel, j’avais honte de devoir demander à mes équipes déjà surmenées, puis la COVID est passé par là.

Covid

Confinement, tout est en stand-bye, sauf les projets de modifications de destruction des conditions de travail. Ces mails continuent de tomber pour la réouverture, il faut être prêt !
J’assume le travail quotidien, mais plus de projet, je laisse couler les sollicitations d’événements. On me multiplie les réunions par visio. Je n’ai plus goût à mon travail qui m’a tant plu pendant des années.

Déclic

Juin 2021, un matin, je n’ai pas envie de me lever, je ne peux pas me lever, pas aller au travail, et je n’irai pas ce jour-là. J’irai chez le médecin. Ce dernier m’annonce que je fais certainement un burn-out et souhaite m’arrêter un mois pour commencer… Nous continuons de discuter et en même temps je réfléchis, je réfléchis vite… Je dois finaliser un marché public, je dois être là pour la mise en place du nouveau système de caisse avec le nouveau prestataire, etc. Dans un mois je serai dans une merde noire et ce sera pire…

Dans l’urgence, j’ai toujours su prendre de bonnes décisions. Je lui dis arrêtez-moi une semaine !je suis passé à la pharmacie prendre les anti-dépressifs qu’il m’a prescrit, que je ne compte pas prendre, mais au cas où.

Je consacre ma semaine à des promenades en forêt, des séances de méditations, à lister tout ce que je dois faire pour partir au plus vite et dans les meilleures conditions, comment reprendre avec un état d’esprit positif.

J’avais déjà pensé partir, mais laissais couler sans vraiment m’y attacher. Initialement je comptais partir entre 2023 et 2026. Mais là non, le plus tôt sera le mieux !

Je reprends le travail, mais mon état d’esprit a changé, je fais correctement mon travail mais pense et organise mon départ.

J’ai quelques réponses encourageantes pendant mes vacances d’août, à mon retour, mon esprit est déjà ailleurs, dans un futur sur lequel je n’ai pas encore pied mais que je ressens meilleur. Je calcule mes congés restant, fais des heures supplémentaires pour cumuler des récupérations. En octobre ma date de départ se précise, ce sera au 1er février 2022, avec mes récupérations et congés cumulés, mon dernier jour sera le 10 décembre 2021 !

Et depuis…

Maintenant je me manage seul, et quel plaisir, je suis heureux ! Mon seul regret, ne pas être parti plus tôt.

Le billet Les aventures de S – quand je manageais est apparu en premier sur le blog Sima78

Randonnée nouveau départ

Les aventures de Sima – Randonnée, nouveau départ.

Sur ce billet je vais parler de mon histoire, mon présent et un peu de mes projets.

Comment j’ai débuté la randonnée, comment cela a évolué, comment cela c’est arrêté, puis mon envi de reprendre. Il n’y aura pas là de conseils mais plutôt un bilan, un retour d’expérience. Je ne parlerai pas de randonnées d’une journée mais de mon expérience sur celles de plusieurs jours. Un peu de M.U.L. aussi.

Ma première randonnée

J’étais jeune, beau et c.. à la fois. Tiens on dirait les paroles d’une chanson… et très sportif.

Donc j’étais jeune et sportif lorsque nous avons décidé à trois de partir pour une randonnée d’une dizaine de jours dans les Pyrénées. J’avais déjà l’expérience de la marche en montagne sur plusieurs jours grâce à cause de l’armée, j’avais été parachutiste[1] dans un escadron de reconnaissance.
Je ne sais pas si la M.U.L. existait déjà, j’en ai entendu parler que bien plus tard, il n’y avait pas internet donc pas de réseaux sociaux, forum et le tutti-quanti (ça ne nous rajeunit pas tout ça).
Autant dire que nous sommes partis chargés comme des mules.

Nos uniques expériences étaient celles de l’armée où chacun doit avoir tout son nécessaire, résultat nous nous sommes très vite rendu compte que c’était totalement stupide dans ce contexte, mais trop tard nous étions partis… Redondance de matériels, certains trucs inutiles. À cela, j’étais passionné de photo, j’avais donc deux boîtiers Nikon FM un en NB l’autre en diapos, trois objectifs (1 28mm, 1 50mm et un 300mm) plus des pelloches et un pied… je ne vous raconte pas le poids de mon sac, un 80L avec deux poches sur les côtés, gonflé à bloc.

Notre manque de préparation : nous avions prévu un passage par Gourette pour nous ravitailler… Sauf que c’est une station de ski d’hiver et qu’à l’époque, en plein été c’était une ville morte, tout était fermé (aujourd’hui je ne sais pas comment c’est en été).
Nous avons décidé que l’un d’entre nous descendrait à Eaux-Bonnes, pas la peine d’y aller à trois, nous avons tiré le choix à la courte paille et c’est tombé sur moi (je n’ai jamais eu de chance aux jeux).
J’ai vidé entièrement mon sac, eux sont restés avec les affaires et moi je suis descendu avec un sac vide pour les courses pour trois et aussi trouver des lacets car l’un en avait cassé.

Bref, on en a bien chié mais aussi bien ri et ça reste un excellent souvenir et une bonne expérience pour mes autres randonnées.

Ce que nous a enseigné cette première randonnée.

Bien établir la liste de ce que l’on va apporter, si l’on part à plusieurs faire la liste en commun, évité toute redondance inutile et se répartir les charges.

Faire son sac avec une balance à côté et tout peser, absolument tout (brosse à dent, dentifrice, rasoir, etc.). Prendre cette habitude vous mènera à la M.U.L. sans vous en rendre compte. Est-il absolument nécessaire de se raser, Oui/Non et si oui, faut-il absolument une mousse à raser alors que vous avez une savonnette pour vous laver, faut-il vraiment les deux… Lorsque l’on prend une balance cela va nous aider dans les choix, jusqu’aux vêtements.

Bien préparer son parcours, ça c’est aussi moi qui l’avais préparé et plutôt bien (je faisais déjà des semi-marathons et aussi des courses d’orientation) ma seule bourde fût le passage par Gourette mais rien de grave.

Ceux qui ont l’habitude vont faire leur sac au dernier moment à l’arrache, je préconise de le préparer quelques jours avant le départ et j’ai envie de dire que pour une randonnée traditionnelle il ne doit pas dépasser 20 % de votre poids, si vous prévoyez des ravitaillements sur votre parcours, par exemple à partir du troisième jour, partez avec un sac à 15 % de votre poids car lors des ravitaillements on a tendance à se charger. En effet, vous aurez certainement envie de vous faire plaisir, et c’est ça aussi la randonnée, se faire plaisir et craquer pour un fromage local des saucissons maison, une grosse boîte de cassoulet ou choucroute, un gros pain de campagne, que sais-je ? Je sais qu’aux ravitaillements on a tendance à charger son sac. Du moins, me concernant.

La santé, l’équipement,

C’est important, j’ai écourté deux randonnées pour un manque dans ces deux critères.

La traversée de la Bretagne d’Est en Ouest par le centre. De Pélan-Le-Grand à Camaret-sur-Mer (Avec entre autres, Forêt de Brocéliande, Forêt de Lanouée, sud du parc naturel régional d’Armorique). Facile pour moi qui pour la première fois n’allais pas en montagne… Nous partions à deux, mon compère était lui aussi un habitué de la randonnée en montagne, alors nous partions tranquille. Tranquille ? Pas tant que cela, une semaine avant j’avais « dévissé » d’un mur de varappe (je n’étais pas assuré et je pratiquais en dilettante), une chute de 3 mètres, bien réceptionné, rien de cassé mais l’extérieur de mon pied droit tout violacé. J’espérais que mon pied se rétablirait en une semaine et qu’il tiendrait le temps de cette randonnée. Non, au bout d’une journée de marche, le pied avait gonflé, la douleur insoutenable… J’ai dû abandonner à la fin de la première journée. Retour à la maison.

Tronçon dans les Pyrénées en fin d’hiver. Je l’avais déjà fait en solitaire, je suis donc bien équipé et pas dans l’esprit M.U.L. (tente, guêtres, crampons, etc.). Un proche me dit qu’il souhaite m’accompagner, c’est sa première randonnée, juste comme ça pour tester et n’a pas de matériel. Il s’achète donc du correct, polyvalent, mais donc pas forcément adapté aux conditions difficiles, mais si l’on est pas certain de vouloir faire d’autres longues randonnée, autant s’orienter sur de matériel polyvalent. Bref, j’ai dû écourter la première étape, et on a trouvé un endroit très sympa pour bivouaquer. Lendemain très froid, nous continuons et un peu plus haut il est tombé pas mal de neige. Il me dit qu’il a froid aux pieds, qu’ils sont mouillés, qu’il souhaite faire demi-tour. Nous retournons au lieu du premier bivouac, faisons un feu et passons une bonne fin d’après-midi. La nuit il est tombé une neige très collante et avons passé la nuit à nous relayer pour déneiger la tente. Le matin après avoir tout replié nous sommes allé au premier village, restaurant et hôtel. Ce fût court mais sympa tout de même.

Savoir s’adapter, car même si j’étais parti seul  dans mon dernier exemple, j’aurai écourté pour une randonnée sur 4, 5 jours maxi et modifié certaines parties de mon parcours pour m’adapter au climat en toute sécurité.

Et la suite.

J’ai continué de plus en plus léger, surtout seul. Lorsqu’il m’est arrivé de repartir avec quelqu’un, il s’agissait de personnes à qui je souhaitais faire découvrir la randonnée, alors nous partions un peu plus chargés, histoire d’améliorer le quotidien.

J’ai appris beaucoup lors de mes rencontres en randonnées. Fruit du hasard ? J’ai toujours fait plus de rencontres intéressantes en solitaire et hors saison que lors de randonnées à plusieurs et en pleine saison (vacances scolaires). Et il y a eu internet, les forums…

Puis est venu la vie familiale, les enfants, profiter au maximum ensemble des congés, plus le temps de randonner en solitaire, ça s’est arrêté pendant des années… Pas de regret non-plus, nous avons profité ensemble différemment et ce fût bien.

Et aujourd’hui ?

Un peu avant il y eut le taf ! Ces quatre dernières années ça se passait de plus en plus mal, moins pour moi que pour les équipes que je manage et à qui on demande toujours plus alors qu’ils sont les plus mal payés, et moi je me retrouve le passe-plat de directives de cette direction méprisante[2].
Bref, S’il n’y avait pas eu ces changements ces dernières années j’envisageais tout de même partir mais seulement entre 2024 et 2026.
Donc en décembre 2021, je lâche tout et me retrouve libéré de cette charge ! Je suis tout à fait conscient de la chance que j’ai d’avoir pu prendre cette décision.

Bon et la randonnée dans tout ça ?

C’était le moment de revoir mes désirs, mes projets, mes rêves que je reportais d’année en année et parmi tout ça, le désire de repartir en randonnée solitaire sur plusieurs jours. Sauf que je me rends compte qu’après avoir monté toutes les côtes de ma ville je suis essoufflé, et je n’habite pas en montagne.

Je me fais un programme pour travailler l’endurance, du cardio, du gainage, programme que je reverrai à la hausse ou à la baisse en fonction de l’évolution (J’ai été prof de kick-boxing, j’ai coaché les autres, je saurai me coacher).

Je suis content, je constate une évolution rapide aussi bien en endurance qu’en résistance.
Je commence donc mes projets (1 randonnée pas trop difficile de 8 ~ 10 jours fin mai début juin, 1 autre avec plus de dénivelé sur la même durée en juillet, puis une autre encore plus difficile en septembre même durée).

Mais voilà que mi-avril me vient des douleurs à la plante des pieds (métatarsalgie?), j’ai consulté et personne n’y voit des anomalies. Je ne peux donc plus enchaîner une marche le matin, une l’après-midi et encore moins le lendemain.

J’ai donc revu mon programme à la baisse, une seule marche longue par semaine pour reposer mes pieds, il n’y aura pas de randonnée avant septembre, et si tout va bien. Si je ne suis pas en surpoids, je revois mon alimentation, perdre deux ou trois kilos ne me feront pas de mal.

Je me ménage au maximum pour ne pas à avoir à reporter celle de septembre qui me tiens particulièrement à cœur, je ne partirai pas seul mais avec l’un de mes fils, il s’agit d’une promesse que je tiens à honorer.

Le billet « Les aventures de S – Randonnée nouveau départ » est paru en premier sur Sima78.

Note(s)

  1. ^ Je vous raconterai un jour ici comment je me suis retrouvé dans les parachutistes alors que je voulais me faire réformer, toute une aventure. 
  2. ^ Je vous raconterai un jour mon écœurement vis-à-vis de l’évolution au sein de mon taf, toute une aventure.

Orga – Choisir mes sources

Orga – Choisir mes sources.

Un billet en réponse ou en complément d’un billet de Chez Iceman « Blog – Raffiner Ses Sources » ou plus précisément mon expérience, j’allais donc pas mettre le même titre.

Dans le billet de Iceman il est déjà décrit de l’utilité des flux RSS ou Atom pour avoir une diversité du choix des sources et une certaine liberté de consultation (pas besoin d’aller régulièrement sur tel ou tel site pour savoir s’il y a une nouvelle publication).

Choix de l’agrégateur

Dans quelle catégorie d’internautes êtes-vous ?
Iceman pose cette question déterminante.

Car je vois 3 catégories dans les internautes et même humains :

  1. Celles/Ceux qui restent bloqués sur une chaîne télé, un site unique, un seul journal, voire un petit peu plus mais de même bord politique.
  2. Celles/Ceux qui lisent à partir de réseaux sociaux ou de google news et autre agrégateur
  3. Celles/Ceux qui utilisent les flux RSS pour mélanger différentes sources de leurs choix…ou alors qui ont le courage de lire différentes sources papiers auxquelles ils/elles sont abonnés.

Je me considère, comme lui, plutôt dans la troisième catégorie.

Mais choisir son agrégateur dépend de la façon dont vous souhaitez le consulter.

  • Depuis n’importe où, Pc et smartphone. Il faut une solution hébergée, soit chez-vous, sur un serveur distant, dans les deux cas il existe des solutions sur cloud ou hors cloud. Me concernant j’utilise depuis très longtemps Tiny Tiny RSS (TT-RSS) sur mon serveur, j’ai testé Flux sous Nextcloup pendant 2 ans et suis revenu TTRSS. C’est ce qui me convient le mieux.
  • Vous n’avez pas de compte cloud, pas de serveur ne souhaitez pas en avoir mais juste utiliser un agrégateur depuis votre PC de bureau ou familiale… Sous Linux vous avez un grand choix d’agrégateurs (certains liés à des navigateurs et plein d’autres applications clientes).

Choix des sources et liberté de consultation

Je trie mes sources par catégorie (Actualité, Blogueurs, Actu-technique, Culture, Loisirs, etc.) et j’essaie de diversifier mes sources dans chaque catégorie. Je n’ai pas de notification, je vais sur l’agrégateur lorsque j’en ai envi, généralement au moins une fois par jour.
J’essaie de diversifier mes sources d’information, Je dois en être aux alentours d’une centaine de sources qui s’enrichissent un peu plus chaque année et je fais aussi le ménage une fois par an.

Hé Sima ! Et tu lis tout !
Non, non…

Non, je n’en aurais pas le temps, c’est même impossible !
Je survole et lis que ce qui m’intéresse, et j’en sélectionne certains que je lirai plus tard, d’autres mis de côté si je pense que cela peut m’être utile à un autre moment (généralement les techniques).
Le gros avantage d’un agrégateur c’est qu’il permet d’être informé des publications sans avoir besoin d’aller sur le site. Entre ceux qui publient plusieurs billets par jour et ceux un article par an, l’agrégateur est un véritable outil centralisateur dont je ne peux me passer.

Est-ce suffisant ?

Non ! Je suis abonné à certains médias en ligne, je lis également les journaux « papier » (je ne lis plus ou très rarement des livres technique ou politique), je suis également sur des listes mails où je peux échanger, débattre, je participe aussi à des rencontres (réunions, débats, etc) AFK [1] (Away from keyboard = loin du clavier).

Conclusion.

Si le web est un excellent outil pour trouver diverses sources dans des domaines très diversifiés cela ne suffit pas AMHA (À Mon Humble Avis). Faites aussi attention aux affirmations sans sources ou pas vérifiable, voire, sources douteuses et aussi ceux qui relaient des actualités piochées dans d’autres réseaux sociaux sans que celui-ci puisse être vérifié.
Contrairement à l’idée reçue, le web ne fait pas tout et ne remplace pas l’échange humain (confrontation d’idées, de divergences, débats, etc.). Un exemple : Dans votre ville de 20 000 habitants, vous organisez une pétition pour avoir des pistes cyclables… Une pétition en ligne avec 1 000 signataires aura moins de force et sera moins pris au sérieux qu’une pétition papier avec 250 signataires que vous avez fait signer sur le marché car dans le cas du papier, le collectif n’est pas virtuel.

Donc les flux c’est très bien pour centraliser certaines sources d’information mais ne remplace pas l’échange humain et les autres moyens complémentaires pour s’approprier les informations.

Le billet « Orga – Choisir mes sources » est apparu en premier chez Sima78.

Note(s)

  1. ^ Je préfère utiliser l’expression AFK que IRL (in real life = Dans la vrai vie) puisque je ne me considère pas dans l’iréel mais dans la vrai vie lorsque je suis derrière mon PC ou smartphone.

Les aventures de S – Vacances mars avril 2022

Les aventures de Sima – Vacances de mi-mars à mi-avril 2022.

Vous l’aurez remarqué, il y a eu peu de billets ces derniers temps. J’étais absent un certain temps, cela dit j’ai tout de même écrit deux billets pendant cette période : Littérature – Jean-Henri Fabre le 16 mars 2022 et Littérature – Rêver debout de Lydie Salvayre le 30 mars 2022. Je ne suis donc pas resté totalement inactif sur mon blog même si par la suite j’ai fait une déconnexion complète.

Le projet de cette escapade était de faire plusieurs randonnées d’une demi-journée à une journée maxi, je n’étais pas équipé pour plus, histoire de tester ma condition physique puisqu’il y a longtemps que je n’ai pas randonné sur des dénivelés. Dans un premier temps en Auvergne, puis en Espagne et de nouveau en Auvergne.

Préparatifs
Les préparatifs sont rapides, il s’agit plutôt de balades. Je ne prends même pas un sac à dos de randonnée mais mon sac à dos de PC fera l’affaire. J’imprime mes parcours pour l’Auvergne, ceux d’Espagne je le ferai sur place (j’avais plus d’encre dans mon imprimante), une boussole (au cas où), ma valise et c’est parti ! Je regarde la météorologie et constate que ce ne sera pas terrible en Auvergne, en Espagne il tombe des trombes d’eau mais d’un tempérament optimiste je me dis que d’ici une semaine se sera terminé.

L’Auvergne
Je pars de chez-moi le 14 mars, le temps est mitigé mais pas de plus le long de la route. Le temps pluie et brouillard sur tous les sommets, j’aurai profité de deux jours de clémence. Cela-dit j’étais très bien entouré et passé un excellent séjour.

L’Espagne.
Je pars le 21 mars, temps avec des éclaircies, lorsque j’arrive un peu au nord de Barcelone, des trombes d’eau, et les chauffeurs poids lourds sont en grève contre l’augmentation des carburants, mais bon, à part un bouchon de cinq kilomètres, le reste du trajet est fluide, sous la pluie.


Pluie torrentielle tous les jours, du jamais vu pour les anciens, trois semaines de pluies sans interruption. En regardant sur le web, la dernière fois où il est tombé autant d’eau par jours remonte à 1959 mais pas sur une période aussi longue. Les chemins ressemblent à des rivières, les rivières débordent, inondations… Donc tous mes projets sont en stand-by ! Malgré le temps je passe un bon séjour, repas, fêtes, jeux de société, deux petites sorties vers la fin quand le temps le permettait.


Je ne souhaite pas abuser de l’hospitalité qui m’est offerte et décide de partir pour l’Auvergne, l’hôte qui m’a accueilli est en congés, il viendra avec moi en Auvergne puis chez-moi.

Retour en Auvergne.
Le 30 mars départ, le temps est avec nous tout le long de la route, pas de pluie, quelques éclaircies, beaucoup de vent… Lorsqu’on arrive à cinquante kilomètres de la destination, vent et pluie glaciale.
Puis neige, froid, vent…


Nous avons fait du tourisme local et petite balade en promenant le chien de nos accueillants. Bref, passé de bon moments.

Paysage enneigé et brumeux du plateau du Cézallier en Auvergne, photographié depuis la fenêtre d'une voiture : vastes estives recouvertes de neige, clôtures de barbelés et bosquets noyés dans le brouillard hivernal.
Le plateau du Cézallier (Puy-de-Dôme / Cantal) sous la neige – L’immensité silencieuse des hautes chaumes auvergnates lors d’un épisode neigeux, avec ses pâturages blanchis, ses clôtures et ses bouquets d’arbres fantomatiques se fondant dans un ciel gris uniforme.

Retour à la maison.
Le 4 avril… Là je lui ai fait quelques balades touristiques locales, Vallée de Chevreuse et d’autres coins des Yvelines (Versailles, Montfort l’Amaury, etc.), également des sorties en soirée sur Paris, tout cela durant une semaine.
Le 11 avril, son départ et retour à la routine pour chacun.

Conclusion.
Bref, je n’ai rien fait ce dont j’avais prévu, mais qu’est-ce que cette coupure m’a fait du bien. Un grand merci aux auvergnats et espagnoles sans qui je n’aurais pas passé de si bons moments. Le temps n’était pas avec moi, mais les personnes, oui !

Le billet Les aventures de S – Vacances mars avril 2022 est apparu en premier chez Sima78.

Adhérer à un GUL ou créez-en un

Adhérer à un GUL ou créez-en un.

Vous aimez le logiciel libre, vous l’utilisez, ou vous souhaitez maîtriser vos données au mieux, ou vous avez envie de plus de liberté… Ne restez pas seul dans votre coin et rejoignez un lieu de partage et d’échange, rejoignez un GUL !

Un GUL, le mal nommé, est un Groupe d’Utilisateur Linux, LUG en anglais (Linux User Group). Je dis donc le mal nommé car je trouve que Groupe d’Utilisateur de Libres serait plus approprié, en effet vous pouvez adhérer à un GUL sans être sous Linux mais sous un autre système (BSD), ou simplement en utilisant du logiciel libre tout en étant sous Windows (j’y reviens plus bas).

Un GUL n’est pas un repaire de flibustiers barbus Linuxiens.

On y rencontre toute sorte de personnes.

Adhérer à un GUL

La diversité dans un GUL.

Sima! Sima! Sima! Montre-nous ton GUL!
Ok! Ce n’est pas le mien, il appartient aux adhérents.

(oui, une association appartient à ses adhérents, ce n’est pas mon GUL mais celui des adhérents).

Prenons l’exemple de Root66.Net que je connais bien (cette année plus de 50 adhérents).

Il y a des informaticiens qui travaillent dans différents secteurs (admin sys., calculateurs, sécurité, etc.) peu ou pas de développeurs. Mais les informaticiens sont une minorité, et oui…
Les autres personnes viennent de secteurs très variés, de ceux qui découvrent le logiciel libre, du débutant, à ceux qui sont des utilisateurs avertis. S’il y a quelques jeunes, la majorité a plus de 30 ans et aussi des retraités. La représentativité sexuée : si pendant de nombreuses années il y eut que deux femmes ces derniers temps leur nombre augmente mais reste minoritaire.

Donc un GUL n’est pas un repaire de barbus Linuxiens mais bien un regroupement de personnes se souciant de la protection de leurs données personnelles, une certaine défiance vis-à-vis du logiciel propriétaire…

Les systèmes d’exploitation.

Il y a ceux sous Linux (pas de BSD, mais il y en a eut), ceux en double « boot », ceux sous Windows.

Hein Sima, sous Windows dans un LUG ou GUL ?
Oui, et c’est normal, je vais l’expliquer.

Quelqu’un qui est sous un OS depuis longtemps y a ses habitudes et passer du jour au lendemain de Windows à Linux peut être déroutant, justement à cause des habitudes prises, c’est donc assez rare qu’une personne passe de l’un à l’autre d’un coup ! L’être humain est un animal d’habitude.
Donc ces derniers s’intéressent à Linux sans oser franchir le pas tout de suite et commence souvent par se sensibiliser aux logiciels libres, jusqu’au jour ils se sentent prêts à passer en double « boot », puis peut-être le tout Linux.

Il n’y a pas de règle dans le processus, par exemple la doyenne de Root66, sans compétence particulière est passée du jour au lendemain sous Linux et y est restée. Chaque personne est différente et souhaite avancer chacun a son rythme, en fonction aussi de ses besoins, ses choix et tout cela se respecte.

Revenons à la diversité des OS à Root66, il y a du Debian, Ubuntu, Gentoo, Fedora, ArchLinux, Mint, j’en oublie peut-être et donc comme dit plus haut, du Windows. Pas de BSD, c’est dommage, mais bon, chacun met ce qu’il souhaite.

Correctif suite au commentaire de Benzo: il y a aussi du BSD à Root66 😉 Je vais peut-être apprendre qu’il y a aussi des développeurs 🙂

Le but du GUL

Chaque GUL peut avoir ses propres choix, ses propres orientations, ce peut être axé sur des projets bien concrets et spécifiques ou être plus généraliste comme Root66.net :

L’association Root66.net a pour objectif principal de promouvoir les logiciels libres, en particulier les systèmes d’exploitation libres comme Linux, ainsi que l’usage des standards ouverts.

Pour Root66, si au début cela ne concernait que les PC aujourd’hui c’est plus vaste, il y a les smartphones, la domotique, etc.

Concrètement, comment cela se passe-t-il ?

Par exemple nous essayons de faire une présentation mensuelle, essayant d’alterner entre « plutôt technique » et « plutôt grand public », elles sont ouvertes à tous. Nous organisons des cinés-débats, Les journées du N.A.T. (le Numérique Accessible à Tous) en collaboration avec des médiathèques des villes environnantes, participation au forum des associations, Café vie privée, des Installes-Parties, etc. Nous tenons également des permanences où l’on peut venir nous rencontrer, où les adhérents viennent lorsqu’ils ont un problème spécifique et nous essayons de résoudre ensemble…

Qui fait les présentations.

Le choix des présentations.
Le choix est en premier lieu à la demande des adhérents, s’ils souhaitent une présentation sur un sujet spécifique, nous essayons de voir qui peut la faire. Il se peut aussi que lors de discussion quelqu’un propose un thème comme la rencontre avec Rayna Stamboliyska autour de son livre « La face cachée d’Internet » en collaboration avec une librairie… Bref toutes les idées sont bonnes à prendre.

Qui fait les présentations publiques.
C’est simple, celui qui veut, il n’y a pas hiérarchie et pas nécessaire d’être informaticien, si quelqu’un souhaite faire découvrir une application, il peut le faire, s’il ne se sent pas de le faire seul, cela peut se faire à plusieurs. Nous essayons aussi d’inviter des personnes externes à Root66 sur des sujets dont ils sont spécialistes et reconnus (Aeris (La sécurité pour les Administrateurs Systèmes en herbe), Stéphane Bortzmeyer (DNS vie privée), A. Kozlika et Franck P. (Dotclear – Créer un site ou blog clair en toute simplicité) et d’autres je ne peux lister tout le monde. Les adhérents informaticiens ou pas font aussi des présentations.

Sima, faire une présentation lorsque l’on est pas informaticien ne pose pas un problème?

Non, et je vais prendre mon exemple, je ne suis pas informaticien et lorsque je fais une présentation sur un thème que je pense globalement bien maîtriser, il arrive que l’on me pose une question dont je n’ai pas la réponse. Pas de souci, je dis ne pas connaître la réponse et la repose à l’oratoire et bien souvent la réponse vient de la salle. Et cela arrive même aux meilleurs informaticiens, et il arrive même que personne n’a la réponse dans la salle… Noter la question, et continuer la présentation… Il y a de grande chance que dans la salle certains vont chercher la réponse depuis leur smartphone ou ordinateur portable et donneront la réponse. En fait, pour une bonne présentation il suffit d’être soi-même, tel que l’on est au quotidien.

GUL la richesse des adhérents.

La diversité des personnes, de leurs centres d’intérêt, de leurs questionnements crée des échanges où chacun se nourrit, s’enrichit. Il n’y a pas une forme linéaire (d’un soi-disant haut vers un supposé bas) la diffusion des connaissances est vraiment transversale et chacun apporte quelque chose, parfois même sans s’en rendre compte.

Nous avons une liste de diffusion où chacun peut s’exprimer, les permanences comme je l’ai dit, un rendez-vous hebdomadaire en visio qui s’appelle l’Apéroot où l’on peut discuter sur le logiciel libre mais aussi de tout et de rien, c’est notre bar virtuel. Il arrive aussi lorsque quelqu’un a un souci, qu’un autre adhérent ayant la réponse, le contact en message privé, se donnent rendez-vous et solutionne le problème et bien souvent la résolution s’annonce sur la liste.

Chacun participe en fonction de son temps, ses moyens, ses compétences. Et quand je dis chacun peut proposer je donne un exemple qui me vient, une adhérente qui est sous Linux (Fédora) depuis deux ans à créer un tutoriel très détaillé, (étape par étape) sur : Comment utiliser le gestionnaire graphique de paquets Dnfdragora… Un exemple parmi tant d’autres.

Je veux créer mon GUL

Oui mais moi sima, je suis sous Linux, je ne suis pas informaticien.
Et alors ?

Déjà, on ne vous demandera jamais d’être ce que vous n’êtes pas, on ne vous demandera pas de devenir informaticien. Et si vous souhaitez le devenir, un GUL peut vous apporter une culture générale sur le logiciel libre, vous y apprendrez beaucoup choses, mais vous devrez suivre des cours ailleurs (lycée, université, ecole spécialisée, correspondance, ou autres), un GUL n’a pas vocation à former des informaticiens, en tout cas pas Root66.

Si vous êtes trois vous pouvez créer une association, imaginer ce que vous pouvez faire pour promouvoir le logiciel libre et je suis persuadé que vous serez rejoins par d’autres dont certains travaillent certainement sous linux. Pour qu’un GUL fonctionne AMHA[1], il faut de tout, de l’informaticien qui connaît bien Linux au débutant. S’il n’y a que des informaticiens entre-eux (ça fait  repaire de gourous), s’il n’y a que des débutants, c’est compliqué. C’est comme la mayonnaise, si l’on y met que les jaunes d’œuf ça ne prend pas, il faut les autres ingrédients (huile, moutarde, sel et poivre).

C’était la recette mayonnaise offerte par Sima78. C’est cadeau !

Où trouver un GUL ou LUG

Il y a l’AFUL, mais pour cela il faut faire vivre le site, signaler les GUL qui n’existent plus et ceux qui se créent.

Note(s)

  1. ^ AMHA (ou AMA – amha – ama) [Abr]À Mon Humble Avis (A Mon Avis)Les versions accentuées de ces abréviations sont rarement utilisées.[Ang] IMHO (ou IMO) In My Humble Opinion, In My Opinion