Les aventures de Sima – Sima fuit la FNΔK

Les aventures de Sima – Sima fuit la FNΔK

Avertissement:
Toute ressemblance avec des sigles ayant existé ne saurait être que fortuite.

Je ne suis pas un fidèle client de la FNΔK, c’est le moindre que l’on puisse dire, il faut aussi reconnaître qu’à chaque fois que j’ai fait un achat chez eux cela ne s’est jamais bien passé.

La FNΔK! Dans mon entourage, il y a quelques personnes qui en sont satisfaites, donc ce billet ne reflète que mon témoignage, mon expérience malheureuse.

Chaque achat, un souci !

Oui mais quand même Sima… Il faut reconnaître que t’as la scoumoune… non ?
Heu… C’est eux qui me portent la scoumoune…

Revenons-en aux faits !

Les mésaventures de sima avec la FNΔK

Acte-1 – l’achat d’un epub

On est en 2016, je viens d’avoir ma liseuse (c’était celle de l’un de mes farfadets qui ne l’utilisait plus et qu’il m’a donné), impatient de l’utiliser je regarde ce que je souhaite lire, je trouve un roman qui me donne envie à la FNΔK et je fais l’achat en ligne.
Une fois le paiement effectué, je cherche à le télécharger et rien ne se passe comme prévu, impossible de le télécharger pour le mettre sur mon pc ou ma liseuse.
Je contacte le service après-vente, j’explique mon problème, et là s’instaure un dialogue de sourds. L’on me dit que je dois installer une application, je dis que je n’ai pas l’intention d’installer une quelconque application, que ce que je souhaite c’est télécharger l’epub que j’ai acheté pour le lire… De là l’on me dit oui, mais pour le lire il faut avoir l’application… J’explique que dernièrement j’ai acheté un album musical sur un autre site, que j’ai pu le télécharger intégralement et mieux que ça, si je le perds, je peux y retourner pour le télécharger de nouveau autant de fois que je le souhaite. On me rétorque qu’il me suffit d’installer une application et par le biais de cette application je pourrais lire et je ne sais quoi… Mais merde, j’en veux pas de votre application, c’est l’epub que je veux… Mais justement avec l’application…

Bref, je ne comprends rien !

Ou si, je comprends que j’ai acheté un livre que je ne peux pas télécharger simplement.
J’ai laissé tomber et j’ai perdu quelques euros dans l’histoire.

Acte-2 – Lecteur/graveur cd/dvd
Environ un an après.

Le lecteur/graveur de cd/dvd de mon vieux pc (oui, j’ai toujours eu des trucs de récupération sauf depuis moins d’un an) tombe en panne. Pendant l’heure de déjeuner je vais à la FNΔK proche de mon job et j’en achète un. Arrivé chez moi je coupe la sangle de cerclage en plastique qui entoure l’emballage, j’ouvre et je constate que je me suis trompé sans même ouvrir les sachets plastique, je constate tout de suite que c’est du SATA alors que mon vieux pc est en IDE, je referme la boite.
Le lendemain j’y retourne pour l’échanger et l’on me dit qu’il n’y a que du SATA. Je demande que l’on commande un IDE, non, ce n’est pas possible parce que maintenant c’est que du SATA. Je demande le remboursement et l’on me propose un avoir. Je ne veux pas d’avoir puisqu’ils ne peuvent pas commander ce que je souhaite.
On m’explique que dès lors que le cerclage est coupé ils ne peuvent me faire qu’un avoir, même si rien n’a été déballé à l’intérieur.
Je demande à voir un responsable qui me dit la même chose : cerclage coupé = avoir, cerclage non coupé = remboursement.

Je repars donc avec un avoir.
Le lendemain midi, je retourne à la FNΔK avec l’avoir j’achète le même lecteur/graveur, je ressors du magasin… Quelques minutes après j’y retourne disant que je me suis trompé dans mon achat, le cerclage n’est pas coupé, on me recharge ma CB !
C’est quand même aberrant comme ils sont tordus ! Ha les cons!

Je m’étais dit que l’on ne m’y reprendra plus, et pourtant…

Acte-3 – Carte cadeau

Il y a un an, un collègue part à la retraite, il y a une collecte et comme c’est un client FNΔK nous décidons de lui faire cadeaux d’une carte d’achat à la hauteur de la collecte, ça tombe bien c’est un chiffre rond.
Mais qui s’en charge ?
Une collègue me dit qu’elle a un compte FNΔK mais ne souhaite pas payer avec sa carte.
Pas de souci, je me propose.
Elle se connecte à son compte, fait l’achat et je règle avec ma carte, et là, message d’erreur, paiement refusé.

Comme je suis bon Prince et que j’aime ce collègue, dès mon arrivée à mon domicile, j’ouvre un compte FNΔK… Comme quoi je l’apprécie vraiment (mon collègue, pas la FNΔK).
J’achète la carte cadeau, je paie en ligne… Alléluiaaa !… Le paiement est accepté, je suis près pour partir allumer un cierge. Sauf que je n’ai pas reçu de carte cadeau ???
Bon, je me dis que cela prend peut-être un ou deux jours, je vais patienter.

Au bout de deux jours toujours rien, mais surtout je constate que le prélèvement soi-disant refusé à été aussi prélevé ! J’en ai donc pour deux fois le montant de la carte cadeau, et pas de carte cadeau.
Je vois avec ma collègue pour savoir si elle a reçu la carte sur son compte, puisque le premier paiement a été finalement prélevé. Non, elle n’a rien reçu !
Je commence une discussion avec le ChatBot du site de la FNΔK, Vous savez, le Pop-Up soi-disant doté d’une intelligence artificielle sensé répondre à vos questions. Je vous le dis, son intelligence est plus que virtuelle, par contre sa bêtise est bien réelle. De grâce, arrêtez avec les ChatBots sur vos sites, ils ne servent rien et c’est vraiment de la merde !

J’obtiens un mail, de nombreux échanges de mails, on me contacte même par téléphone… ça dure deux jours et je ne vous compte pas le temps passé. J’obtiens la carte cadeau, mais on me propose encore un avoir pour le premier paiement… Je leur explique en d’autres termes que leur avoir, ils peuvent se le tailler en pointe et se l’introduire où ils souhaitent… Bref je finis par obtenir le remboursement. Pas de geste commercial pour tout le désagrément et temps passé, ça non !

Tout résolu je ferme mon compte et fini, je ne veux plus entendre parler de la FNΔK.

Acte-4 – Cadeau de Noël
Non mais là Sima t’es maso, tu cherches vraiment les emmerdes…
Ha là, j’y suis pour rien.

Nous arrivons à la période des fêtes 2021, Mme Sima, qui m’aime (j’ai la faiblesse de le croire) m’annonce : tu n’auras pas ton cadeau pour Noël car il y a un souci (à cet instant, je ne sais pas de quoi il s’agit ni où elle a commandé).

Ton mielleux :  Ce n’est pas grave mon amour, j’ai déjà le plus beau cadeau que l’on puisse me faire… Ta présence (oui, un peu de fayotage et de flagornerie permet de temporiser).

Début janvier Mme Sima, toute désolée me dit que la vente a été annulée (rupture de stock ou je ne sais quoi) qu’elle n’en a pas été informée et qu’elle a été obligée d’appeler pour le savoir et tout de même outrée car cet appel était tarifé (2,16 € pour 0:05:24). Ce n’est pas une question de prix mais de principe.

Moi : et c’est qui cette boutique de merde qui facture pour connaître d’où vient le problème ?
Je vous le mets dans le mille, la FNΔK ! Ils trouvent le moyen de se faire du fric même quand vous cherchez à savoir d’où vient le problème.

J’espère qu’il n’y aura pas d’acte-5, normalement toute la famille Sima est vaccinée.

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Dyslexie et autres dys

Les aventures de Sima… Dyslexie et autres dys.

Hé oui, parce que être dys est une aventure !

Un billet sous forme de témoignage car dernièrement j’ai souvent entendu des personnes me donner des conseils alors qu’ils ne connaissent des dys que quelques billets picorés sur le web.
C’est parfois pénible.

Un billet sous forme de témoignage pour démontrer la complexité des dys, que chaque cas est particulier, différent ou divergeant.

Suis-je dyslexique ou est-ce une autre forme de dys ? J’aime dire « dyslexie mineure »  comparée aux autres formes de dys. Dans ce billet je vais tenter de vous la décrire pour cela l’on devra passer par mon historique, mon enfance, comment cela fût perçu à une époque où l’on était soit bon ou nul à l’école, une époque où rien n’était diagnostiqué, où nous étions catalogués… La situation n’a pas vraiment changé, même s’il existe des orthophonistes surchargés. Alors je vais parler de moi, ma dys, et de ma vision de la langue française, sa lecture, son écriture, son orale… Bref, mon vécu.

Avant tout, qu’est qu’être « dys » ?

FFDYS
(…)
On regroupe ces troubles en 6 catégories :
• Les troubles spécifiques de l’acquisition du langage écrit, communément appelés dyslexie et dysorthographie.
• Les troubles spécifiques du développement du langage oral, communément appelés dysphasie.
• Les troubles spécifiques du développement moteur et/ou des fonctions visuo-spatiales, communément appelé dyspraxie.
• Les troubles spécifiques du développement des processus attentionnels et/ou des fonctions exécutives, communément appelés troubles d’attention avec ou sans hyperactivité.
• Les troubles spécifiques du développement des processus mnésiques.
• Les troubles spécifiques des activités numériques, communément appelés dyscalculie.
(…)

Et un Dyslexique ?

ATILF
DYSLEXIE, subst. fém.
MÉD. et usuel. Troubles rencontrés dans l’apprentissage de la lecture en l’absence de déficit sensoriel et intellectuel et de retard scolaire, caractérisés par la confusion de certaines lettres, l’inversion de syllabes et des substitutions de mots entraînant des troubles de l’écriture et des troubles dans l’apprentissage de l’orthographe.

Wikipédia
(…) La dyslexie est un trouble dont les causes ne sont pas suffisamment éclaircies et qui fait l’objet de nombreuses études et débats. Dans ce contexte, définir et diagnostiquer précisément la dyslexie reste un sujet de controverse. (…)

FFDYS
(…) Il s’agit d’une altération spécifique et  significative de la lecture (dyslexie) et/ou de la production d’écrit et de l’orthographe (dysorthographie). (…) La déficience liée à la dyslexie est d’intensité variable selon les individus.

Tous les dys ont une histoire différente

Alors je raconte la mienne.

Je ne pense pas que l’histoire de chacun soit un déclencheur d’une forme de dys, par contre je suis persuadé que ce peut être un facteur agravant ou améliorant.

La famille
Des parents aimants, plus que des parents des amis. Aucun sujet tabou, l’on pouvait discuter de tout. Pas de sexisme, tout le monde à la même enseigne ! Lors des tâches ménagères (ménage, cuisine, vaisselle, mettre et débarrasser la table, etc.) tout le monde y participait, moi, ma sœur, mon frère, mon père et ma mère. Pour les jeux de fratrie il en allait de même (nous avons joué ensemble à la poupée, la dînette, circuit 24, lance-pierre, fabriqué des flèches polynésiennes…). Et puis les livres… il y a toujours eu des livres dans la maison, c’était même les cadeaux de noël et d’anniversaire. Des livres et des math, notre père adorait nous faire des jeux, énigmes, liés aux math (pas des exercices, des jeux). Bref, une enfance heureuse et aimante ! Ma façon de m’exprimer n’était pas jugée, on me reprenait de temps à autre toujours avec le sourire, on trouvait mignon lorsque je disais « Astérisk et Obélisk », « Tintin et Limou » et autres inversion de lettres, de voyelles ou de syllabes. Il faut dire que lorsque l’on est dyslexique, l’on est les champions du monde des ironèmes [1].

Scolarité d’un dys.
Jusqu’au CM1, j’étais catalogué comme celui qui ne sait pas lire, ni écrire.
À partir du CM1, j’étais devenu un sujet curieux, puisque j’étais excellent en math (heu pardon, en calcul) et en science naturelle. Donc si j’arrivais à résoudre les problèmes c’est que je comprenais les énoncés, donc quelque part je savais lire et comprendre. Par contre à la lecture à haute voix ou à l’orthographe j’étais toujours une catastrophe. Donc, de celui qui ne sait pas lire je suis passé au fainéant qui ne fait aucun effort pour lire, écrire ou parler correctement.
Par la suite ma scolarité a été chaotique. Paradoxalement je me suis retrouvé avec un an d’avance en lycée professionnel (ça s’appelait CET à l’époque), ce n’est pas ce dont je rêvais faire mais l’on m’a orienté sans vraiment me laisser de choix, on ne savait pas quoi faire de moi. Au CET, j’ai été viré pour sur des raisons fallacieuses, un ou deux mois avant de passer mon BEP d’électricien.
Trop jeune pour travailler, hâte de quitter le système scolaire j’ai opté pour un CAP (en deux ans au lieu de trois à l’époque) de mécanique moto, vu qu’en plus de pratiquer les arts martiaux je faisais du moto cross depuis l’âge de 14 ans et bricolais mes bécanes de compètes (j’avais déjà des compétences en mécanique). Comme quoi j’avais hâte de quitter le système scolaire.

Ma dys et mes potes.
Que dire ? On se connaît depuis l’école primaire et nous sommes toujours amis, d’autres ont rejoint le cercle à l’adolescence ou jeune adulte, ils n’ont jamais décelé ma dys ou ne se sont jamais posé de question, nous avons vécu des moments de bonheur et fait des conneries ensemble. Quand des décennies d’amitié vous lient, le mensonge n’existe pas et ne peut exister, on ne triche pas entre-nous. Nous nous acceptons les uns et les autres, tels que nous sommes. Je n’ai jamais ressenti le besoin d’en parler dans ce cadre-là tant nos relations sont naturelles, simples et sincères. J’ai eu une enfance toujours entourée de copains, ne me suis jamais senti exclu. Une adolescence et une vie de jeune adulte tout aussi normale que ce soit dans les flirte puis ma sexualité avec des joies et des déceptions, bref d’une grande banalité.

Professionnellement,
Partie du plus bas en mécanique moto puis auto, j’ai suivi de nombreuses formations internes en automobile (j’ai eu la chance d’être dans un grand garage filiale à l’époque de SODIAM [Fiat], SOVERDIAM  [Simca, Talbot, Chrysler, Peugeot, Sunbeam]) pour arrivé P3 très jeunes. Puis un jour j’ai décidé de changer radicalement de métier, agent d’accueil dans un musée, nouveau départ tout en bas de l’échelle, j’ai suivi les formations internes proposées, j’ai également suivi des cours de botanique durant 2 ans (je me suis même intéressé au latin et au grec), pour finir à un poste de management de deux équipes. J’ai gravi les échelons simplement en passant des concours, parfois le sentiment d’en avoir passé certains pour rien puisqu’à un moment on m’a bloqué, je me suis retrouvé au même niveau que d’autres qui ont gravi sans passé de concours, tant meiu pour eux. Mais bon j’ai continuer mon chemin, je n’ai jamais eu de grandes ambitions, ou la seule c’est d’être heureux avec ceux que j’aime.
Ça n’a pas été non plus un long fleuve tranquille, étant militant syndicaliste, j’ai eu parfois une cible dans le dos, des menaces de mutations, pas mal de bâtons dans les roues…
Finalement je m’en suis sorti pas trop mal, aucun des enseignants que j’ai eu lors de ma scolarité auraient misé le moindre centime sur un tel outsider. J’étais à leurs yeux un âne parmi les chevaux de courses. Peut-être est-ce pour cela que j’adore les ânes 🙂
Bref, une vie très banale, rien d’extraordinaire.

Quel rapport entre ma dys et ma vie ?
Concrètement, je ne sais pas s’il y en a, mais j’ai tendance à penser que si j’ai eu la chance d’avoir une enfance heureuse, d’être entouré dans le cadre familial et amicale de personnes que j’aime et dont je pense que c’est réciproque ont peut-être aidé à amoindrir les conséquences, car si je m’en étais tenu qu’au jugement scolaire et que mon entourage l’aurait soutenu… Je n’étais qu’un cancre effronté, pas bon à grand-chose, celui qui ne fera jamais rien de sa vie. Je pense donc que l’entourage, les rencontres amicales et professionnelles peut avoir un impact améliorant ou aggravant.

Jeune papa, j’ai adoré lire des histoires à mes enfants… Comment est-ce possible ? S’agissant de contes pour enfants faciles à retenir, je les connaissais par coeur et donc la relecture, même à haute voix était plutôt fluides.

Dyslexie et dysorthographie

En se basant sur les manifestations et répercussions décrites par la FFDYS on va se rendre compte de la particularité de ma dys, s’agit-il de dyslexie ou d’une autre forme de dys, même si j’ai été diagnostiqué dysléxique, en tout cas c’est la forme qui s’en rapproche le plus.

Manifestations

  • Difficulté à identifier les mots : S’il s’agit d’un mot que je découvre, même si j’en devine le sens, j’ai besoin de vérifier sa définition et ses usages (quand je lis, j’ouvre dans « Carnet« , app smartphone, une note sur le livre que je lis et j’y mets toutes les questions que je me pose, çà ne m’est pas pénible, j’aime faire ça).
  • Difficulté à lire sans erreur et de manière fluide : à voix haute c’est très pénible pour moi et pour l’oratoire, presque une souffrance, je bute sur tous les mots. Étonnamment, sans que cela s’explique, si je lis silencieusement, dans ma tête, c’est fluide (je ne m’explique ni pourquoi ou comment, c’est comme une musique, c’est sans doute pour cela que j’aime la poésie, pour les Haïkus c’est différent[2]). Il existe une police spéciale pour les dyslexiques. J’ai testé, elle ne m’apporte rien, comme quoi toutes les dys ne se ressemblent pas.
  • Difficulté à découper les mots dans une phrase : Je ne comprends pas cette phrase… en lecture à voix haute je découpe bien les mots, trop même, j’en découpe même les syllabes.
  • Lenteur exagérée de la lecture : à voix haute, comme je l’ai dit, c’est lent, pénible je bute sur presque tous les mots.
  • Difficulté de compréhension des textes : ça dépend ! Lorsque je lis silencieusement j’ai une bonne compréhension du texte… Sauf en cas d’écriture inclusive (point médian, point bas, ou tirets mais aussi dans d’autres fioritures), je suis obligé de relire plusieurs fois la phrase pour la comprendre, au bout deux ou trois phrase je décroche et abandonne, comme si je lisais à haute voix (pénible et insurportable). Dans le cas où on alourdit le texte en multipliant les termes masculin/féminin, s’il y en a trop, je me perds dans le texte, ceux qui mettent à tout long de texte des (tous et toutes, manifestants et manifestantes, bref la nécessité à chaque fois de préciser le masculin/féminin), me perd complètement. Des phrases très longues sans ponctuation aussi (plusieurs lignes). Par contre la féminisation des substantifs ne me perturbent pas (écrivain/écrivaine) même si parfois je trouve cela étrange pour certains substantifs « auteur » car personne ne se met d’accord s’il faut dire auteure ou autrice, j’ai lu les deux, plus étrange j’ai lu « les maires et mairesses ont défilé », pour moi maire est une fonction, et n’étant pas totalement idiot je me doute qu’il y a des femmes et des hommes, mais surtout, s’agissant d’une fonction, je me contre-fiche de savoir quel sexe il y a derrière une fonction, c’est la compétance qui m’intéresse. Mais la féminnisation des substantifs ne me dérange pas plus que cela si ça n’alourdit pas inutilement le texte.
  • Écriture lente et difficile, parfois illisible (dysgraphie) : J’étais une catastrophe pendant tout ma scolarité, j’aime écrire, j’écris beaucoup pour moi-même, à force je pense que je m’en sors pas trop mal. C’est un peu comme une gymnastique. J’ai essayé d’écrire en inclusif, j’ai fait des tentatives, des efforts, mais non, je n’arrive pas à faire les accords, ça m’est incompréhensible.
  • Nombreuses fautes d’orthographe, certaines phonétiquement plausibles, certaines aberrantes : Oui des fautes d’orthographe malgré mes efforts persistant, des phonétiques également et j’ai envie d’en ajouter une supplémentaire… Lorsqu’un mot ne me vient pas, je peux y substituer un synonyme pas forcement le plus approprié. Idem à l’oral, si je sens qu’un mot va sortir avec syllabes dans le désordre je le remplace par un autre plus simple à dire (ça se passe en une fraction de seconde dans ma tête).
  • Fatigabilité importante liée à l’activité de lecture et d’écriture : Je ne pense pas avoir de fatigabilité en lecture intérieure, pour l’écriture, je dois écrire régulièrement, comme une gymnastique dit plus haut.

Répercussions

  • Mauvaise tenue des cahiers scolaires. Sont souvent incomplets, illisibles et incompréhensibles, ce qui entraîne des difficultés à étudier les leçons et faire les devoirs : C’est tout à fait ça, sauf la difficulté d’étudier, je pense que la pédagogie de mes parents, surtout mon père, était mieux adapté et j’ai toujours aimé apprendre, si je ne faisais pas mes devoirs, par ailleurs je m’en inventais qui n’avaient rien à voir avec ce qui m’était demandé[3]. Les formations internes professionnelles m’ont aussi paru plus adaptées.
  • Difficultés de lecture et d’écriture ne permettant pas d’accéder naturellement à l’information : j’ai déjà plus ou moins répondu plus haut, j’ai beaucoup moins de difficulté que dans d’autres forme de dys.
  • Absence de goût pour lire et écrire : étonnamment, ce fût l’inverse pour moi, j’ai toujours aimé lire interieurement et j’ai pris goût à l’écriture tardivement, même si je n’ai pas une écriture d’écrivain.
  • Difficultés d’apprentissage dans de nombreuses matières (les matières littéraires sont les plus affectées, les matières scientifiques aussi peuvent l’être de par les difficultés de compréhension des énoncés.) : Si j’avais un sérieux retard sur certaines matières (géo, histoire, etc.) je me maintenais en sciences naturelles, on dit SVT maintenant, et j’étais plutôt en avance sur les maths… Bon au sport j’ai toujours été au top, mais c’est une matière qui paraît-il compte peu.
  • Problèmes de compréhension des sujets écrits aux examens, de la production d’une copie lisible et correctement orthographiée, et du temps mis pour l’écrire : J’ai toujours douté sur mes productions écrites, sans que cela me traumatise.
  • Résultats scolaires pas à la hauteur des efforts fournis : très disparate, à part pour les math, très bonnes notes, SVT dans la moyenne, tout le reste oscillait entre 0 et 5 sur 20. au sport j’étais au top, mais bon…
  • Scolarité plus difficile avec risque de redoublement, interruption de la scolarité ou orientation vers une formation moins ambitieuse que ses capacités intellectuelles seraient en droit de lui autoriser : on peut le dire comme ça, scolarité compliquée, orientation d’office décidé par l’éducation nationale.
  • Difficulté à gérer des situations où il est nécessaire de lire ou d’écrire (CV, petites annonces, tests d’embauche …) : là aussi je trouve que je m’en sors pas trop mal.
  • Fragilisation psychologique : Pas me concernant, mais peut-être est-ce dû au fait d’avoir toujours été bien soutenu par mes parents, bien entouré par mes copains, sans tabou, sans jamais se sentir jugé…
  • Estime de soi diminuée : Je ne sais pas.

On constate que les dys c’est compliqué et très varié.

Maintenant que je suis adulte, en fin de carrière et faisant le point sur ce que je suis aujourd’hui. Ce qui  a contribué à ce que je suis, est la combinaison de plusieurs facteurs :

L’entourage familial, les potes (je ne me suis jamais senti isolé), unefamille et des potes exeptionnels, des collègues de travail avec qui je me suis généralement bien entendu… Mes potes n’étaient pas les premiers de la classe, ni des fayots et pourtant loin, très loin d’être idiots, dotés d’une intelligence que le système scolaire ne sait pas capter (pas la faute des enseignants mais du système scolaire), dommage on perd des compétences dès l’enfance.  Le fait aussi que depuis l’enfance j’ai toujours été considéré comme une pipelette malgré mes fautes d’élocution, être bavard est une bonne chose pour un dys sauf à l’école (en classe, passe son temps à bavarder, perturber, quand il ne contemple pas le paysage par la fenêtre) sans être un grand extraverti, je n’ai pas été un introverti.

Deux enseignants, l’un en 6è/5è qui un jour m’a dit : si tu ne faisais pas autant de fautes de grammaire, conjugaison, d’orthographe, tu aurais d’excellentes notes de français car tu as beaucoup d’imagination, plus que beaucoup, je sais que tu lis, continue de lire et surtout essaie d’écrire (le plus beau et unique compliment que l’on m’ait fait à l’école, et c’est de là que m’ait venu le goût de l’écriture, tant bien que mal), puis un autre en CET qui a fait le nécessaire pour me faire passer des classes CAP à celles BEP dès le début d’année (Tu n’as rien à faire ici, il faut que tu passes sen BEP). J’ai envie d’en rajouter une troisième, une enseignante dont je n’ai jamais été dans sa classe et qui savait que je n’étais pas l’élève idéal, tout se sait dans une école primaire, et pourtant… Lors des récréations ou à l’extérieur (elle habitait le même quartier) quand je la croisais elle est toujours venu vers moi, me parler, des mots gentils… J’ai toujours ressenti de l’affection de sa part, me sentir aimer par un enseignant, et moi aussi j’ai sympathisé avec elle, j’aimais lui parler… Je la nomme, c’était Mme Rousseau du CE1.

Le sport, j’ai fait du karaté très jeune dans une école très traditionnelle où nous faisions aussi de la méditation, des katas sous la neige (plus le temps était pourri, plus nous étions dehors), puis à 18 ans j’ai fait du Full-contact (boxe américaine appelé aussi kick-boxing) pour en devenir prof quand j’étais adulte, du moto-cross de 14 à 19 ans, et beaucoup joué aux échecs… cela m’a apporté beaucoup, prendre du recul, ne pas stresser, être posé et calme.

Voilà, ce long billet se termine, j’espère vous avoir éclairé sur la diversité des dys, que ce n’est parce que l’on est opposé à l’écriture inclusive que l’on est sexiste, patriarcal, machiste. Désolé, mais c’est un fait ! et je pense que c’est valable pour tous les autres qui ont une dys plus complexe que la mienne et qui n’ont peut-être pas la même possibilité d’expression.

Si j’ai croisé de vrais cons parmi les enseignants je ne leur en veux pas, ils n’étaient pas informés à l’époque sur les dys (moi-même je ne savais pas que j’étais dys), et aujourd’hui, s’ils sont mieux formés, ils font de leur mieux dans un système scolaire qui n’est pas adapté aux différences mais plutôt dans l’uniformité. Il faut rentrer dans le moule.

Si vous avez vous-même un enfant dys, il faut savoir être patient, à l’écoute et ne jamais douter de ses compétences.

Hééé Sima, je suis un magicien ! Que dirais-tu si d’un coup de baguette je t’enlève ta dys ?
Bah… J’aimerais tant lire à haute voix comme d’autres le font et que j’aime écouter… Mais non, ma dys et moi on vit ensemble depuis tant d’années et je pense qu’elle m’a apporté aussi de bonnes choses comme savoir bien m’entourer, vite repérer les gens qui ne m’intéressent pas, j’ai donc rarement été déçu… Non merci, je garde ma dys. je peux comprendre que ce ne soit pas pareille pour d’autres dys.

PS: Moi et mes potes, nous nous disons, que nous nous en sommes pas trop mal sorti.

Pour finir je vous invite à lire l’article « Des essais avec Open-dyslexic » accompagné d’une vidéo que j’ai mise ci-dessous, sur « Restez Curieux« . Cyrille Borne est un enseignant que je suivais déjà sur son blog historique, j’espère qu’il ne m’en voudra pas pour ce que j’ai dit des enseignants.

Cadeau: une chanson de Buzy « Dyslexique ».

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Note(s)

  1. ^ Définition par Cdl#ironème:
    c’est un jeu de mots, mais reposant sur:
    – certaines figures préférentiellement,
    – une vocation poétique & imaginaire,
    – une fréquence, une itération,
    – une prétention de rupture discursive (c’est un anti discours),
    – un horizon de composition d’un autre monde, le monde d’à côté,
    – une certaine retenue pour éviter les gros effets,
    – une recherche d’économie linguistique (on réduit l’ironème à sa plus brève expression).
    Ébauche, épure, esquisse poétique de subversion langagière.
    https://framapiaf.org/@etienne_cdl/2831975
  2. ^ Quand je lis un haïku je ne le ressens pas comme un poème, même si je sais que c’est poétique. Je le ressens comme une photographie artistique, un instantané saisi, un instant d’un présent figé, avec en plus des ressentis de son, de lumière, d’odeur… . Exemple d’un classique de Bashô : Ah ! Le vieil étang, Une grenouille y plonge, Le bruit de l’eau.
  3. ^ Pour exemple je me souviens qu’alors nous avions eu un devoir de trains se déplaçant de gares en gares, sa vitesse, nous venions d’apprendre à calculer la vitesse, le temps… Dès rentré chez-moi j’ai jeté mon cartable au fond de ma chambre, rien à foutre du cahier de texte et des devoirs, et j’ai ouvert une encyclopédie pour connaître la circonférence de la terre au niveau de l’équateur et calculer la vitesse de rotation de notre planète en km sur 24 h, vitesse qui me parut pharamineuse, puis la vitesse de notre planète autour du soleil en un an en km/h. Ça me semblait tellement vertigineux que je suis allé voir mon père avec mes calculs.

Sima78 part en location

Les aventures de Sima – Sima et sa location

Bon, en vrai, il s’agit de l’aventure d’une connaissance. Je parle à la première personne mais ce n’est pas moi. Un jeune qui souhaite passer des vacances entre amis dans la même ville où nous étions cet été.

Le projet de vacances

Passer des vacances entre amies et amis, certains resteront le mois d’autres quelques jours, et encore d’autres viendront nous rejoindre. La semaine ou nous serons les moins nombreux nous serons cinq, celle où nous serons le plus nombreux, huit. On me fait confiance pour trouver la location et rassembler l’argent au prorata de la durer du séjour de chacun en fonction du prix de la location. Nous sommes tous d’accord qu’il nous faut une location avec huit couchages.

L’échec de la première location

Sur la plateforme AirBnB je trouve la location, je transmets les liens avec photos et tarifs… Tout le monde est d’accord sur la location. Je fais la réservation, je dois centraliser l’argent pour la location (c’est là le début des complications), chacun prend ses billets d’avions.

Le temps passe, nous nous approchons de la date de départ et je n’ai toujours pas réussi à rassembler la somme, certains tardent à payer et le bailleur s’impatiente de plus en plus. Enfin deux jours avant le jour J des premiers départs dont moi j’ai réuni la somme, je contacte le bailleur pour le lui annoncer et là… Il m’annonce qu’il annule tout, que tout cela a trop duré, qu’il n’a plus confiance… Mais monsieur, nous avons nos billets d’avions, si vous annulez qu’allons-nous faire ?

Il ne veut rien entendre, ni mes arguments, ni mes excuses ! Nous nous retrouvons sans location !

Je râle contre mes potes, suis en colère, tout le monde est déçu ! Une fois la colère passée, nous devons trouver une solution, nous avons tous des billets (à pas chère) non-remboursable.

Location de secours ou comment se faire arnaquer.
Moins l’on a de choix et plus l’on est une proie facile.

L’amorçage

Là tout le monde se lance dans la recherche sur toutes les plateformes pour trouver une location pour huit couchages. Rien tout est complet !… Puis soudain, comme par miracle apparaît sur AirBnB une location nous convenant et dans notre ville de destination.
J’appelle immédiatement et tombe sur une dame qui me dit : il y a eu une erreur cette location est prise, et me demande la contacter directement sur son téléphone portable. Je la recontacte en directe et dit connaître d’autres personnes qui ont des locations en dehors toute plateforme, c’est du bouche-à-oreille. La rappeler dans une heure… J’en parle aux autres, nous sommes méfiants et de conclure que nous n’avons rien d’autre à quoi nous raccrocher. Je la rappelle, et elle me dit qu’une de ses amies a bien une location pour huit, le prix convient car c’est le même que notre première location, mais pour la première nuit nous allons devoir nous débrouiller autrement car le logement sera disponible que le lendemain où elle nous fixe un rendez-vous à 10 h.

Le ferrage

La première nuit nous dormons dans un hôtel proche de l’aéroport. Nous arrivons au rendez-vous avec une demi-heure d’avance… Arrive 10 h, personne ; 10 h 30, personne ; 11 h toujours personnes malgré mes SMS et messages sur WhatsApp (on est en Espagne!) tous sans réponse. Nous sommes là, à attendre en plein cagnard sans savoir que faire lorsque soudain un message pour nous dire qu’elle arrive, il est 12 h passé.

Elle arrive donc avec plus de deux heures de retard accompagnée d’une autre dame et là elle nous dit qu’il y a un problème ! D’où son retard.

HAaa !??… Encore un problème !

La location avec huit couchages sera libre que la semaine prochaine mais la dame qui l’accompagne peut nous faire une location pour cette semaine, il y a cinq couchages. Nous serons que cinq cette première semaine, moi et quatre amies.

Nous visitons donc cette location, correcte en attendant l’autre. Elle nous demande de régler cette location plus les trois semaines de l’autre à huit couchages. Nous ne sommes pas d’accord, nous souhaitons payer cette location pour la semaine et régler l’autre la semaine prochaine… S’ensuivent des discussions, elle argumente qu’il y a beaucoup de demande pour cette deuxième location et que mieux payer d’avance pour réserver… Nous n’avons pas vraiment le choix et nous payons !

L’arnaque !

Arrive la fin de la semaine et recontactons cette personne pour prendre un rendez-vous pour la location de huit couchages car certains vont arriver ce week-end.
Elle nous dit que non, l’autre location est prise et que nous étions tombés d’accord pour rester dans cette location jusqu’à la fin du mois…

Je vous passe les discussions, tentatives de négociations, engueulade aussi… Au final elle ne changera pas d’avis et nous n’aurons plus de contact avec elle.

Que faire, déposer plainte à la police ? Nous aurions eu gain de cause, ce qu’elle fait est illégal très certainement pas déclarer… Le risque est de se retrouver sans location tout en ayant gain de cause.

La colère passée, nous décidons de faire en sorte de passer les meilleures vacances possible et qu’elle ne nous les gâchera pas.
Nous achetons deux matelas gonflables deux places chacun, nous déplaçons tous les meubles de la salle manger et y établissons un genre de camping, il nous reste la terrasse pour déjeuner.

Nous passerons malgré tout de très bons moments.

Restitution de la location.

Je pense qu’elle attendait notre appel pour confirmer notre date et horaire de départ, ce que nous n’avons pas fait et sommes partis sans état des lieux… Laissant derrière nous une location sale, vaisselle non faites, des assiettes sales dans tous les coins, tous les meubles déplacer en désordre. Un véritable chaos ! Je ne vous cache qu’il nous est venu à l’esprit l’envi de chier dans les lits ! Nous nous sommes contenus.

Nous avons dénoncé cette personne auprès de AirB&B, le fait qu’elle utilise la notoriété de cette plateforme pour être ensuite contactée en directe pour escroquer les personnes. Elle sera radier de la plateforme, mais je ne me fais pas d’illusion, elle recommencera sous un autre nom, autre adresse mail autre numéro de téléphone.

Je précise, sur l’image ce n’est ni nous ni notre location, mais c’était à peu près ça.

Sachez que ce n’est pas la première fois que nous partons tous ensemble et qu’à chaque fois nous avons été félicités lors des états des lieux alors qu’ils nous avouaient avoir eu au début, des à priori à louer à une bande de jeunes. Nous avons toujours laissé les locations très bien ranger, le ménage fait, bref, toujours tout nickel ! Sauf cette fois !

Evolution et la richesse du logiciel libre

Evolution et la richesse du logiciel libre.

Je suis sous Gnu/Linux depuis longtemps j’avais écrit un billet sur mes débuts pour finir au tout Linux et logiciel libre (Linux ! Et moi, et moi, et moi) que ce soit à titre personnel ou au boulot (bon là, c’est pas tout à fait vrai, depuis le confinement on m’a créé un compte Teams et l’on m’a imposé des visioconférences via Zoom et Teams et depuis juin Citrix pour certains accès). Dans le monde du travail, nous travaillons avec ce que l’on nous impose… Mais en réalité, même au niveau professionnel, avec une volonté politique hiérarchique, je pourrais travailler 100 % sur du libre.

S’il s’agit d’une vision objective me concernant, elle ne l’est pas pour d’autres professions qui nécessitent peut-être certains logiciels propriétaires dont il n’y a pas d’équivalent dans le libre.

Bref, revenons-en à l’évolution et la richesse du logiciel libre.

Les distributions
Si l’on regarde sur la « Time Line » plus bas on constate l’incroyable évolution de Gnu/Linux.  La grande majorité émane de six distributions, la base principale : [1992-1995] Slackware, Debian, Red Hat, Jurix, [fin 1999-2002] Enoch, Arch Linux.
Puis il y a également d’autres bases qui ont fait aussi quelques petits.
Si certaines bases « secondaires » et/ou distributions dérivées de toutes ses bases n’ont pas perdurées,  au final, l’on voit aujourd’hui la diversité des distributions. Il y en a pour tous les goûts, pour des machines à faible ressource ou pas, des spécialisées, des généralistes… Chacun peut trouver le Linux qui lui convient, sans compter sur la diversité des environnements de bureau existants et personnalisables.
Je pense que la « Time Line » n’est pas exhaustive car je n’y ai pas trouvé Drinou que j’ai testé dans les années 90 et qui n’existe plus.

Cliquez sur l’image pour mieux voir.

Diagramme vertical représentant la chronologie et les filiations entre les distributions Linux de 1991 à décembre 2020, sous forme d'arbre de ramifications multicolores.
Linux Distribution Timeline (décembre 2020) – Visualisation de l’ensemble des distributions GNU/Linux, de leurs origines communes jusqu’à leurs nombreuses ramifications et forks au fil des décennies.

Les applications
Il en va de même, une multitude d’applications dans des domaines très diversifiés. Il se peut qu’une application spécifique à un métier, une fonction, n’existe pas ou qu’il n’y ait pas l’équivalent en logiciel libre. Mais attention aux interventions des soi-disant pro ! Il m’arrive trop souvent dans le cadre professionnel de recevoir des formulaires (.doc) de personnes qui ne souhaitent pas utiliser LibreOffice, car ce sont des pros et il leur faut donc utiliser du logiciel PRO ! Parlons-en des formulaires… Dès que je commence à le remplir tout se barre en couille, des sauts de lignes, de sauts de pages, des cadres qui disparaissent, etc. Il n’en va pas même de document de plusieurs pages ou le sommaire est fait à la bricolo, à la main, et pour peu que le document fût corrigé, complété, les numéros de pages ne correspondent pas… Ce n’est pas d’un logiciel libre ou pro dont ils ont besoin, mais de formation. J’ai aussi entendu : Sima, j’utilise Photoshop pro parce qu’il fait des trucs que Gimp ne fait pas. Moi : ha, et que fais-tu avec Photoshop que Gimp ne fait pas ? Et là il y a généralement un grand silence.

Bref normalement vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour bosser et pour le quotidien, et bien plus. Il m’arrive même d’être confronté à une telle multitude de choix que j’ai du mal à choisir. Par exemple un « player » pour écouter/gérer la musique… depuis un terminal j’ai opté pour Moc mais en mode graphique je n’arrive pas à me décider tant il y en a que j’apprécie.

Pour voir cette richesse, utilisez « Synaptic » pour la gestion des paquets, soit, il n’y a pas que les applications mais aussi librairies etc. Mais justement si par exemple vous utilisez une application de jeux d’échecs, vous y découvrirez des « moteurs » de jeux que vous pourrez ajouter et qui n’ont pas été mis par défaut…
Il y a une véritable richesse au niveau des applications libres.

La véritable richesse des systèmes et logiciels libre serait donc leur multiplicité ?

Non !

La véritable richesse elle est humaine !

Ce sont des individus ! Peut-être, vous, à l’insu de votre plein gré (citation que j’adore :-).

La richesse, ce sont des humains, Il n’y a rien de IA ni de Digital dans le C… Heu là, je dois me reprendre.

Derrière cette multiplicité de distributions, de logiciels, leurs évolutions, il y a des êtres humains.
Des développeurs qui lancent l’essentiel, ceux qui y ajoutent des compléments, ceux qui corrigent les bugs (parfois ce sont les mêmes), les graphistes, les traducteurs, ceux qui remontent les bugs, ceux qui y apportent des suggestions, etc. La majeure partie, pour ne pas dire la quasi-totalité, ce fait bénévolement. Et il y a plein d’autres contributions dont on n’a pas forcément conscience, ceux qui contribuent à la plénitude d’une application.

Je vous donne un exemple, parmi tant d’autres : OpenStreetMap. Lors d’un salon sur le logiciel libre et l’OpenSource je tombe sur leur stand (je ne me souviens pas quand, mais au début des années 2000). Je m’arrête et discute avec eux, ils me font part du projet… Cartographier le monde, l’équivalent de GoogleMap en libre en comptant sur l’intervention d’individus comme sur Wikipédia. Je trouve le projet très ambitieux mais reste perplexe. De retour chez-moi, je tape le lien qu’ils m’ont donné, le nom de ma ville et là je vois un rond point avec quatre axes qui ne vont nulle part, un quartier relié à rien… Je vais sur la préfecture la plus proche, et en dehors des grands axes et quelques rares quartiers inachevés et relié à rien… je me dis : Houuf, il y a du taf et je ne crois pas en ce projet… Et pourtant ! Regardez OpenStreetMap aujourd’hui ! C’est impressionnant ! Dans certaines villes on y trouve des précisions qui ne sont pas dans GoogleMap. Soit, toute la planète n’est pas cartographiée, mais rien qu’en France, c’est impressionnant. Et cela grâce à des humains qui contribuent.

Au-delà des développeurs, traducteurs, etc, il y a aussi la solidarité (dont ces derniers en font partie), la notion d’aider par la diffusion des connaissances ou en pratique par visio, échange de mail, forum ou même in-situ (install party et autres). On le voit par les multitudes de tutoriels (en texte ou en vidéo), dans les LUG (GUL en Français, Groupe d’Utilisateurs Linux), la richesse est aussi dans la solidarité, on le retrouve aussi dans des initiative individuelle, le dernier exemple que j’ai, mais en cherchant vous en trouverez d’autre, est le billet « Je t’aide »de serveur 410.

S’agit-il d’une communauté du logiciel libre ? Cela existe t-il?

Non, je ne le pense pas ! Il s’agit à mon sens, d’une multiplicité de personnes d’origine, de culture, de religion, de politique, différentes qui se retrouvent en fonction de leurs compétences et leurs intérêts sans se soucier de ces différences où le libre est le point de convergence. En tout cas je ne me revendique d’aucune communauté.

L’argent le nerf de la guerre!

Si l’on a vu que tout cela fonctionne et évolu grâce en grande partie au bénévolat, faire un don est source de motivation.

Faire un don aux logiciels que vous utilisez le plus est toujours bienvenue. Il y a aussi des blogueurs qui publient énormément de tutoriels ou proposent des aides, un don est encourageant.

Je ne demande rien sur mon blog, c’est simplement que je ne pense pas que mon blog apporte grand-chose à l’évolution du logiciel libre, mes tutoriels me servent souvent de pense-bête.

Faire un don, ok me direz-vous, mais on ne peut pas satisfaire tout le monde.

Chacun selon ses moyens.
Par exemple je donne chaque année à certains de mon choix, puis concernant d’autres applications que j’utilise également et ne pouvant satisfaire tout le monde, je fais tourner en donnant à certains cette année, puis à d’autre l’année suivante, j’essaie de satisfaire sur deux ou trois ans… Puis par le biais de ma cotisation à Root66 je contribue aux dons décidés en assemblée générale.

Faire un petit don est une source de motivation, dans certains cas ça peut même maintenir des emplois.

Imaginez 200 millions de dollars

Humeur – 200 millions de dollars

Vous avez tous entendu ces derniers jours la fameuse croisière de trois jours dans l’espace.

Trois jours dans l’espace : la croisière SpaceX vaut 200 millions de Dollars.
C’est Jared Isaacman, un homme d’affaires qui a fait fortune avec un système de paiement nommé Shift4 qui régale. Il paie les billets des trois autres passagers, pour une somme qui ne dépasserait pas 200 millions de dollars.
Encore un caprice de riche qui tente de se justifier par un prétexte pseudo-scientifique et caritatif.

Quand on arrive à ces sommes là (presque 200 millions, ou plus ou moins), on ne va pas chipoter et restons-en à 200 millions de dollars.

La presse nous informe régulièrement de caprices, détournements de fonds, marchés, etc. de plusieurs centaines de millions quand il ne s’agit pas de milliards et nous lisons tout cela sans nous offusquer, ou pas trop… Un peu comme une chanson que l’on n’aime pas mais qu’a force de l’entendre à la radio, l’on finit par la fredonner.

Lorsque l’on a un salaire moyen, ou bas, ou encore minimum, voire au RSA il est difficile de s’imaginer ce que représente 200 millions de dollars, je veux dire en argent, en travail, c’est difficile de se le représenter.

Que serait 200 millions de dollars sous notre matelas ?
Alors j’ai décidé d’essayer de vous matérialiser cela pour vous défaire de ces chiffres aux multiples zéros qui sont au-delà de notre imaginatif.
Nous allons donc prendre la base de 200 millions de dollars.
Cela s’écrit ainsi :
200 000 000 $

Comme nous sommes en Europe, nous allons les convertir en euros. À l’instant où j’écris ce billet le dollar est 0,85016 € ce qui fait:
170 035 000 €, bon, là aussi on ne va pas chipoter, on est plus à 35 000 € euros près, ne soyons pas mesquins et arrondissons à 170 000 000 €.

Donc 170 millions de pièces de 1 €… C’est pas plus concret sima78 ! Ok, alors pour les compter on va les mettre côte à côte.

La pièce de 1 € fait 23,25 mm de diamètre, donc mises côte à côte cela fait :
(170 000 000 X 23,25 mm)/1 000 = 3 952 500 m soit divisé encore par mille cela fait une ligne de 3 952,5 km de pièces de 1 €.

Pour que cela prenne moins de place nous allons les empiler, la pièce fait 2,33 mm d’épaisseur.
(170 000 000 X 2,33 mm)/1 000= 396 100 m soit une pile de 396,100 km.

Comme cela prend vraiment trop de place on va prendre des billets de 100 € neufs (pas des froissés, hein !), il fait 0,12 mm d’épaisseur.
((170000000/100)*0,12)/1000=204
Si ont les mets sur la tranche, côte à côte, il nous faudra une étagère de 204 mètres de long de billets de 100€.

170 millions d’euros c’est un gros volume de billets, et en salaires, que cela présente-t-il ?
Au moment où j’écris le salaire minimum net est de 1 230,60 €.

170 000 000 € correspond à 138 143,99 salaires minimum net.

Quelqu’un gagnant le salaire minimum travaillant pendant toute sa carrière (47 annuités par exemple) aura touché 694 058,40 €. Je vois venir les pointilleux : ce n’est pas bon comme calcul car le salaire minimum est réévalué de temps en temps voire chaque année… Soit ! Mais celui qui peut dépenser 170 millions pour trois jours aura ses ressources augmentées de façon proportionnelle si ce n’est exponentiel dans le même temps.

Donc combien de carrières de « smicars » pour 170 millions d’euros ?
Pour arriver à cette somme de 170 millions d’euros il faudrait presque 245 personnes travaillant au salaire minimum pendant 47 ans… Oui je sais le salaire minimum augmente un peu chaque année… mais ça donne un ordre d’idée de ce que cela représente 170 millions d’euros.

Oui mais !
C’est que les presque 245 personnes travaillant au salaire minimum pendant 47 ans n’auront rien épargné et seront peut-être même endettés car moins l’on gagne et plus l’on est sujet aux crédits à la consommation, il faut bien se faire plaisir de temps en temps lorsque le salaire ne sert qu’à payer le loyer, les charges, la nourriture, l’habillement, bref, le nécessaire, et encore…

On pourrait également élargir l’étendu de ces caprices à la pollution engendrée.
À moi que l’on va prochainement faire payer les ordures ménagères au poids (et non pas ceux qui su-remballent les marchandises), par contre on ne parle pas de la pollution et de la détérioration de l’environnement pour la fabrication de telles fusées. De la pollution engendrée lors de son lancement et celui de l’espace par tout ce qui y reste (Je ne dis pas que Crew Dragon laisse des débris dans l’espace, j’en sais rien, mais si on peut éviter les envois inutiles)… On se rapproche du scénario du syndrome Kessler.

Quand on a les moyens on se permet tout ! Tiens, on dirait une citation d’Audiard « Les cons ça ose tout ! C’est même à ça qu’on les reconnaît« .

Et cela serait dans le but de collecter des fonds pour le centre de traitement du cancer des enfants du St. Jude Children’s Research Hospital. Mais qu’il les donne directement ses 200 millions de dollars et qu’il demande à ses copains d’en faire autant plutôt que nous polluer en conneries.
Bon, là c’est une un autre sujet qui pourrait être long…

Mon billet s’est transformé en coup gueule, tant pis ! Arrêtons de banaliser les centaines de millions!

Humeur – Sentiment de solitude avec GnuPG

Humeur – Sentiment de solitude avec GnuPG

Je n’envisageais pas écrire un billet sur le sujet. Faire un Tuto sur GnuPG ? Certains en ont fait d’excellents et je ne vois pas ce que je peux y ajouter.

C’est un billet de ChezIceman « Tuto – Le mail sécurisé c’est pas si facile, sauf si… » qui m’a décidé de parler de mon expérience.

J’utilise GnuPG depuis déjà un certain temps.

J’ai plusieurs PC, tous sous linux, j’utilise sur tous GNOME Evolution (bah oui, j’aime bien) comme messagerie sauf sur l’un sur lequel j’utilise Thunderbird, car le pc a moins de ressource et Thunderbird est moins lourd qu’évolution… Me semble-t-il.

Je n’ai aucune expérience sur ordiphone puisque je ne communique pas par mail depuis mon ordiphone, je n’ai donc aucune expérience sur le chiffrement depuis ces appareils. J’ai bien une messagerie configurée dessus, mais elle est dédiée uniquement à recevoir mes log « Logwatch » et « Fail2ban » de mon serveur. Je n’envoie pas de message depuis cette messagerie.

J’ai bien une messagerie sur mon ordiphone professionnel, mais pas chiffrée et uniquement pro… Enfin, j’avais… depuis qu’il est cassé il y a 4 mois ils me l’ont remplacé par un téléphone à clapet, manque de budget, du temporaire paraît-il, entre-temps ils ont payé un ordiphone tout neuf (plus de 400 €) pour qu’une partie de mes équipes vérifient les Pass Sanitaires du public… Mais bon, ça c’est une autre histoire.

Bref, j’utilise GnuPG !

Il y a toujours un début à tout.
Je ne saurais pas dire depuis quand, mais assez tôt, lorsque j’ai découvert GnuPG (début des années 2000), je me suis documenté, créé mes clés, etc.

Wouaa Sima, mais alors tu communiques en chiffré depuis longtemps ! Hola, on se calme.[1]

Au tout début, j’étais donc seul à détenir une paire de clés, personne d’autre dans mon entourage, ce qui ne sert strictement à rien, car il faut au moins être deux pour communiquer en chiffré. Mais le sujet m’intéressait, j’apprenais et signais mes messages même si je savais que personne de l’autre côté pouvais vérifier ma signature… Ça ne servait donc à rien sauf pour ma culture personnelle.

Quand il y a un début, c’est qu’il y a une suite.
Puis j’ai rencontré (On Line) trois blogueurs qui utilisaient GnuPG avec qui j’ai communiqué en chiffré. Enfin, je pouvais tester mes connaissances, mettre en pratique la théorie acquise et j’en étais heureux, je pense que la joie était partagée, il y avait si peu de personnes qui utilisaient GnuPG.

Le hasard de la vie fait que l’on sait perdu de « vue », en fait ils ont arrêté de bloguer et nous n’avons plus communiqué. Puis il y a eu les « Café Vie Privée » (qui ne fonctionnent plus vraiment), j’ai participé à certains, j’en ai organisé dans les Yvelines avec d’autres libristes et dans ce contexte j’ai rencontré d’autres personnes qui communiquaient en chiffré, et des personnes qui s’y intéressaient. Ce qui me fait un peu sourire aujourd’hui, c’est que j’ai connu des personnes avec des discours défendant de façon abrupte la nécessité d’échanger en chiffré, faisant presque culpabiliser ceux qui ne le faisaient pas… Et qui aujourd’hui sont retournés à leurs messageries (FAI) sans chiffrement…
Toujours est-il qu’il a eu une période où j’ai échangé un peu plus en chiffré.

Puis c’est retombé comme un soufflé mal cuit.
Il faut dire qu’utiliser GnuPG, n’est pas si simple, cela demande une certaine rigueur (la rigueur n’est pas ma qualité première), tenir à jour ses clés, les synchroniser, être vigoureux pour le réseau de confiance, etc. Il faut reconnaître que c’est un peu une usine à gaz et je me suis retrouvé un peu seul, je n’ai que de rares personnes dans mon entourage utilisant le chiffrement pour communiquer. Sentiment de solitude !

Démocratisation et retour timide du chiffrement.
Alors bien sûr il y a la médiatisation, mais je pense que la sensibilisation est plutôt liée à l’actualité et aux nouvelles formes de communiquer de façon plus sécurisée : SMS via Silence, réseau Signal, Element, Telegram et autres. Et ce sont, AMHA, ceux qui communiquent via ces applications qui s’intéressent à la messagerie chiffrée, ce qui en fait une continuité et il y a des propositions « grand public » comme Prontomail et autres sauf que la grande majorité de ceux qui l’utilisent n’ont pas une réelle connaissance de ce qu’est une clé privée et clé publique et utilisent donc Prontomail de la façon la plus basique.

Dernièrement j’ai un collègue qui me dit : moi aussi Sima je communique en crypté (hou, ça fait mal aux oreilles), j’utilise Prontomail. Bah non, tu ne communiques pas en chiffré, en tout cas pas avec moi. Il ne faut pas oublier que Protonmail, comme d’autres, est une messagerie qui PERMET de communiquer de façon chiffrée, en cela j’ai vraiment apprécié le tutoriel d’Iceman « Tuto – Le mail sécurisé c’est pas si facile, sauf si… » que je conseille aux utilisateurs de Protonmail.

On va peut-être finir par savoir communiquer par mails chiffrés.

Deux excellents tutoriels GnuPG

Gnu Privacy Guard (GnuPG) Mini Howto (Français)

et l’excellent « Bien démarrer avec GnuPG »

Précision de dernière minute: alors que le billet était déjà écrit et programmé pour sa publication j’ai souhaité tester l’application OpenPGP-Applet sous ubuntu20.04 pour gérer mes clés depuis une interface graphique. Une application qui par le passé ne m’a jamais convaincu par son fonctionnement hasardeux. Je l’installe, la lance et rien ne se passe, rien ne s’affiche… Pourtant avec un « ps aux » je vois que le processus est lancé, mais rien! Bon, je retourne à mes lignes de commande, mais le chiffrement conviviale pour l’utilisateur lambda n’est pas pour demain.

PS : avertissement pour ceux qui utilisent GnuPG sous Evolution, les pièces jointes ne sont pas chiffrées, il faut préalablement les chiffrer avant envoi.

Note(s)

  1. ^ Oui, ceux qui me lisent, les rares, savent qu’il m’arrive souvent de faire les questions réponses, en plus d’être dyslexique, je dois avoir une pointe de schizophrénie non diagnostiquée, je me sens moins seul devant l’écran 🙂

Sima78 part en vacances

Les aventures de Sima – Sima part en vacances

Cette mésaventure remonte à deux ans, mais si cette expérience peut servir, sur ce qu’il faut et pas faire, mais surtout à quoi s’attendre… C’est déjà ça.

Le départ.

Voiture achetée une semaine avant chez un concessionnaire de bonne réputation (une Peugeot 3008) d’occasion avec une garantie de 6 mois, révisée, toute propre, presque neuve… Bref nous partons tranquille ! Nous avons toujours roulé avec de vieux « nonos » que nous avons amené à 400 000 km sans frais, à part l’entretien et le remplacement des pièces d’usures, bref, deux pannes (en plusieurs décennies) que j’ai pu réparer moi-même. Alors, avec un véhicule presque neuf, sorti de révision et sous garanti, que peut-il nous arriver ? Nous partons donc tranquille à cinq pour mille six cents kilomètres. Un peu serré, mais moins que dans nos véhicules historiques, le coffre est plein et pour la première fois nous n’avons pas de coffre de toit. Nous sommes tous joyeux !

La panne.

Nous partons un week-end noir, mais peu importe, dès que nous mettons la clé sur le contact nous sommes déjà en vacances, peu importe le temps que nous mettrons nous nous arrêtons quand bon nous semble, le temps qui nous convient, nous ne sommes pas pressés. Les kilomètres défilent dans un confort nouveau pour nous tous. Puis sur l’autoroute, à 238 km de l’arrivée, alors que nous sommes sur la deuxième file doublant un camion, la voiture se met en défaut, ralentissement soudain, appels de phares du véhicule qui nous suit… Panique, warnings, se rabattre derrière le camion en catastrophe, puis sur la bande d’urgence. Coup de bol, à trois cents mètre on voit une borne téléphonique avec un décrochement de sécurité. Nous nous y arrêtons, appuyons sur la borne pour faire appel à une dépanneuse, dans le même temps j’essaie de joindre Peugeot assistance (le véhicule est sous garanti), ça ne répond pas, donc mon assistance assurance, ça ne répond pas non plus. Il faut dire que nous sommes sur un week-end « noir » et qu’ils sont certainement surchargés. La dépanneuse arrive qui dépose notre véhicule dans un garage ami, 217 €, ça commence bien. Là il y a trois jeunes filles dans la même situation que nous qui n’arrivent pas joindre leur assurance. Le mécanicien branche la balise, il est aux alentours de 21h, il me dit fermer aux alentours de 23h les week-end de départ, bref le diagnostique : un injecteur défectueux, le numéro 3. Il me dit qu’il peut le faire dans la journée de lundi, nous sommes samedi soir. Ne touchez à rien demain je joins Peugeot assistance qui me dictera la démarche ! Il nous appelle un taxi pour terminer notre route jusqu’à notre location. Nous arrivons enfin à notre location, je paie le taxi (440 €), ça nous coûte un premier bras, je demande une facture que j’espère bien me faire rembourser.

Semaine 1

Le Online des assurances.
Le lendemain matin j’ai Peugeot Assistance au téléphone qui me dit : il faut que le véhicule soit chez un concessionnaire Peugeot, et me donne l’adresse d’un concessionnaire proche du garage où se trouve mon véhicule, qu’il faut le faire remorquer à ce garage Peugeot.

Je téléphone, ou plutôt je contacte le garagiste par Whatsapp (car à mon grand étonnement, il ne communique que par ce biais, j’ai dû installer Whatsapp sur mon smartphone) et lui explique il me répond : d’accord, mais je ne fais pas de remorquage et qui me paie le diagnostique que j’ai fait ? Et m’envoie la facture par mail (pas par WhatSapp), ce sera le dernier contact avec lui.

Nouveau appel à Peugeot assistance (à chaque appel je devrais refaire l’historique alors qu’ils ont un n° de dossier avec le suivi) et de m’entendre dire : Nous ne prenons pas en charge le diagnostique ni ce remorquage car si vous nous aviez appelé directement Peugeot-Assistance le véhicule serait allé directement dans le bon garage !

– QUOI ! Mais si j’ai pris des initiatives, c’est que vous n’étiez pas joignable ! De qui se moque-on ?

Désolé, nous n’y pouvons rien, c’est ainsi.

Le lundi matin, dès la première heure je téléphone au concessionnaire qui m’a vendu le véhicule demande le responsable des ventes et lui explique la situation en lui précisant : Vous vous démerdez comme vous voulez, que ce soit vous, ou Peugeot assistance qui paie, mais il est hors de question que je paie !

Je téléphone également à mon assurance, MAIF assistance, qui me dit ne pas pouvoir prendre en charge ce remorquage car il ne s’agit pas d’un remorquage d’un lieu de panne à un garage, mais d’un déplacement de véhicule (un truc de ce genre).

Le mardi matin, Peugeot assistance m’appelle et me dit qu’exceptionnellement (genre on vous fait un cadeau) qu’ils prennent en charge le diagnostique et remorquage (Ouf), mais… qu’ils ne peuvent pas avancer la sommes et que je dois faire cette avance qui me sera remboursé ensuite !

J’appelle de nouveau Maif assistance, on me redemande l’historique. Je dis que j’en ai assez de refaire à chaque fois l’historique alors qu’il y a un numéro de dossier… Et là, je tombe sur un gars très sympathique, je l’imagine jeune, moins de trente-cinq ans qui m’explique que s’ils ont les actions en cours, ils n’ont pas les détails et me propose de prendre mon dossier « à bras-le-corps », me donne ses horaires de travail (je suppose qu’il doit avoir des pauses car cela va de début d’après midi à tard dans la nuit). M’explique qu’ils ne sont que des relais de mon assurance et en aucun cas peuvent prendre certaines décisions, comme payer ce transfert de véhicule. Seul le siège à Niort peut prendre de telles décisions. Me dit qu’il va négocier directement avec le siège, faire son possible et me tiendra au courant.

Il me rappelle dans la soirée, me dit qu’il à obtenu que la Maif avance l’argent, qu’il m’envoie une reconnaissance de dette, que je dois imprimer, signer et renvoyer, ce que je fais le lendemain matin, nous sommes déjà mercredi (je n’ai pas d’imprimante, recherche d’un magasin qui imprime depuis une clé usb). Cela fait, l’assurance envoie un coursier payer le garage et mon véhicule est transféré chez un concessionnaire Peugeot qui pourra diagnostiquer de nouveau que le lendemain.

Jeudi, Peugeot m’appelle dans la journée, me dit que l’injecteur 3 est défectueux et que le véhicule sera prêt que le jeudi suivant (surcharge de travail en cette période estivale).
Je demande si les quatre injecteurs seront remplacés. Non ! La garantie ne prend en charge que l’injecteur défectueux… Nombreux nouveaux coups de fils, Peugeot Assitance, vendeur de mon véhicule… Argumentant sur le fait que je peux comprendre que l’on change que l’injecteur défectueux sur un véhicule neuf, s’agissant d’un d’occasion il est plus judicieux de changer les quatres et c’est ce qu’il se fait habituellement. Une personne va au garage avec un injecteur défectueux, le chef d’atelier va préconiser de changer les quatres… Rien n’y fait, seul le N° 3 sera remplacé.

Fin d’une première semaine.

Pour résumer j’ai payé le dépannage sur autoroute, Peugeot assistance me remboursera lorsque je serai de retour en France. J’ai payé le taxi pour 238km que Maif assistance me remboursera lorsque je serai de retour en France. J’ai obtenu que Maif assistance avance l’argent du transfert de mon véhicule d’un garage à un autre, que je devrais payer en France et me ferais rembourser par Peugeot assistance. Nous devrons avancer l’argent pour le remplacement de l’injecteur 3. Nous avons eu un prêt d’un véhicule pendant trois jours mais que nous n’avons pas vraiment mis à profit dans cette ambiance stressante.

Semaine 2

Nous passons nos vacances tant bien que mal en limitant nos frais, notre budget ayant fondu comme neige au soleil… Plage, promenades, quelques bars à tapas.

Mercredi après-midi le garage m’appelle pour me confirmer que le véhicule est prêt. Peugeot assistance me met un taxi à disposition pour le lendemain matin. Je paie le garage, ça me coûte mon deuxième bras, nous rentrons à notre location. Ça ne changera pas grand-chose, nos projets touristiques étant déjà tombés à l’eau… Plage, promenade.

L’office du tourisme nous apprend que non loin de là, à une vingtaine de kilomètres, il y a un lieu où les couchers de soleil sont magnifiques.

Samedi, une heure et demie avant le coucher soleil nous voilà sur la route (une quatre voies, comme une autoroute sur douze kilomètres), lorsque soudain, patatras ! Le véhicule se met en défaut, de nouveau warnings, voie d’urgence… Nous voyons au loin une station service nous nous y rendons au ralenti par la voie d’urgence.

Nous verrons le coucher de soleil (rien de sensationnel, plutôt triste ce coucher) depuis la station service en attendant la dépanneuse envoyée par Peugeot assistance.

Elle dépose notre véhicule chez un concessionnaire Peugeot à dix minutes à pieds de notre location, un taxi nous dépose à notre location depuis la station service. Tout a été pris en charge par l’assistance.

Semaine 3

Lundi le garage m’annonce que l’injecteur N°1 est défectueux, que le véhicule sera prêt le vendredi (le jour de notre départ). Nouveaux coups fils à Peugeot assistance et au concessionnaire qui m’a vendu le véhicule pour que les injecteurs 2 et 4  soient également remplacés argumentant sur le fait que je n’ai plus confiance en ce véhicule qu’il me reste plus de 1600 kilomètres à parcourir, etc.
Finalement le jeudi après midi, plus tôt que prévu, le garage m’annonce que le véhicule est prêt (j’ai obtenu du vendeur de prendre en charge les injecteurs 2 et 4).

Je vais chercher une copie de la facture, appelle Maif assistance, le gars sympa est en congé, je tombe sur une femme qui me dit que ce n’est pas possible…

Et me voilà lui raconter toute ma mésaventure depuis le début, ce qu’a fait son collègue, qu’elle consulte le dossier dont je donne le numéro (car là nous sommes sur un nouveau numéro de dossier). Lui envoi la facture elle va faire son possible.

Le lendemain matin je reçois par mail la reconnaissance de dette, je la mets sur usb pour impression la signe et la fais scanner pour renvoi.

La dame me dit qu’elle me rappellera en fin de matinée et n’appelle pas. Je rappelle en début d’après-midi et me dit que tout est ok, je peux aller récupérer mon véhicule.

Il est environ 16h lorsque je me rend au garage, là, le réceptionniste me dit ne rien avoir concernant le paiement. Je lui demande de mieux regarder, je viens d’avoir l’assurance, mais non, il n’a rien.

J’appelle la dame de l’assistance et voilà qu’elle me dit qu’elle n’a jamais reçu ma reconnaissance de dette ! Là je vois rouge : vous vous fichez de moi, regardez vos mails de ce matin, vous m’avez dit, vous-même, que tout était ok ! Je donne également le mail du garage.

Elle va essayer de débloquer la situation et me rappellera, mais ne rappelle pas et le temps passe, c’est l’heure de la fermeture du garage.

Le réceptionniste va voir son directeur, lui explique la situation, ce dernier très courtois vient à ma rencontre, je lui réexplique dans le détail. Il me demande de rappeler l’assistance, je demande la dame (je parle en espagnol pour que le directeur entende et mets l’haut-parleur). Et lui demande où c’en est, elle me dit que le garage sera payé, qu’il n’y a aucune crainte. Le directement me demande de lui donner le téléphone, et là, il lui parle sur un ton assez virulent : je n’ai aucune preuve comme quoi vous allez payer, alors ce n’est pas compliqué, vous m’envoyez un mail confirmant votre engagement sur le montant de la facture, je donne la clé de sa voiture à monsieur, et tout rentre dans l’ordre ! Vous savez au moins faire ça tout de même, envoyer un mail? J’ai résumé, il a été beaucoup plus explicite que ça !

Dans les dix minutes qui suivent il reçoit le mail, me donne les clés, s’excuse (alors qu’il n’y est pour rien), je récupère la voiture et rentrons à la location.

J’ai obtenu le remplacement des 3 injecteurs restant, Le 1 sera pris en charge par la garantie les deux restant par le concessionnaire qui m’a vendu le véhicule.
Ce que j’ai appris c’est que la garantie ne paie pas les dépenses mécaniques à l’étranger, qu’il faut en faire l’avance pour se faire rembourser ensuite. Et si je n’avais pas eu les moyens de le faire… car ce fût complique de demander à mon assurance de faire certaines avances.

Le retour.

La propriétaire vient faire l’état des lieux, tout est claen, mais je ne me sens plus la forme de faire la route de nuit. Je lui explique la situation et lui demande si nous pouvons nous reposer pour prendre la route très tôt le lendemain matin. Elle nous fait confiance voyant que tout est bien propre et bien rangé, nous déposerons les clés dans la boîte aux lettres en partant.
Nous prenons la route à cinq du matin et le retour sera sans encombre.

Enfin à la maison.

Je fais le nécessaire au près de Peugeot assistance pour obtenir les remboursements du premier dépannage et la première réparation, ce que j’ai avancé ! Les remboursements du transfert de véhicule d’un garage à l’autre et la deuxième réparation pour m’acquitter de mes reconnaissances de dette auprès de le MAIF. Et enfin demande le remboursement auprès de la Maif du premier taxi.

Pour la fin.

Quinze jours après je dépose le véhicule chez Peugeot, il y a un bruit bizarre. Problème de volant moteur, remplacement… Mais là, je n’en peux plus. Je demande la reprise de ce véhicule plus un geste commercial. Suivront des échanges de mails et envoie de recommandés de ma part, je ne lâche rien ! En février, Peugeot m’annonce une proposition commerciale que j’ai accepté. La reprise du véhicule contre un autre, même modèle, gamme au-dessus (plus d’options) et un an et demi plus récent, un an de garanti, et tout cela sans frais, pas même de carte grise.

Fin de cette aventure.

Et si on parlait de soi et un peu de culture

Et si on parlait de soi et un peu de culture.

Ouhaa, dit comme ça… ça flash ! Avec le mot « culture » on a le sentiment que le blog va monter de « nivel« .

Soyons francs, je suis plus un spécialiste du vol en rase motte que de haute voltige. Donc un peu trop de soi et un peu de culture.

Quand on blogue, on parle de soi.

Il faut dire qu’un blog, de fait, fait transpirer tout un tas choses très personnelles, que l’on souhaite ou pas.

Hé oui, à travers mes billets l’on peut savoir que j’ai des enfants, que je ne suis pas de la première jeunesse. Il suffit de dire que l’on a connu le téléphone à cadran rotatif, le minitel, les BBS, l’autoexec.bat de Windows à modifier, bref, pour les jeunes c’est « Retour vers le futur 1 ».

Pas de la première jeunesse !

Quand sait-on que l’on à pris un coup de vieux ? J’ouvre une parenthèse :

Certains vous dirons que c’est lorsqu’on leur à dit Monsieur ou Madame pour la première fois.
Moi non, ce fût une anecdote à la patinoire.
J’étais avec ma plus grande, qui était petite, je l’initiais au patinage sur glace, et je dois l’avouer je me la pétais un peu lui montrant comme j’étais à l’aise (en avant, en arrière et plein de petites figures) bref toute ma dextérité et je voyais dans ses yeux brillants la fierté admirative qu’elle avait d’avoir un tel papa. Puis il y a eu la sonnerie, les quelques minutes de vitesse où reste en piste que les bons, dont MOI. Je mets ma fille en sécurité derrière la balustrade et entame les tours de vitesse, nous ne sommes qu’une dizaine à être resté… Je me suis amusé, accélérant de tour en tour et puis… lors des dernières secondes, la dernière courbe, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mes patins de hockey se sont touchés, entrechoqués et ce fût la chute spectaculaire (les smartphones auraient existé quelqu’un aurait filmé mon triple salto vrillé). Un bruit énorme, un gros BOUuummm et la glace à vibré jusqu’à l’autre extrémité, suivi d’un second bruit,  un HOOUUuuuu de douleur. Je me suis relevé, tout penaud, rien de cassé mais tout endolori… Je me suis dit : mais avant lorsque je tombais ça faisait beaucoup moins de bruit et beaucoup moins mal et j’ai lu dans les yeux de ma fille une grosse inquiétude et un peu de déception… C’est là que j’ai pris conscience avoir pris un sérieux coup de vieux.

On parle donc de soi !

Donc qu’on le veuille ou non on se dévoile un peu… Mais à travers notre blog l’on peut aussi donner une image biaisée de soi. En effet, le visiteur qui vient se perdre sur mon blog voit « Linux », « logiciels libres » et autres bizarreries analogues, me cataloguera probablement à l’emporte-pièce comme informaticien alors que ce n’est pas mon métier, ni ma formation, mais juste une modeste passion.

Écrire des billets volontairement personnels n’est pas simple, il faut faire tomber le masque, se mettre à poil (heu, c’est une expression, je vous épargne les selfies en bout de perche, oui je sais, j’y perds en référencement).

Cela fait partie de mes objectifs pour ce blog. On ne rentrera pas non plus dans l’intime. Je devine déjà les déceptions…

Désolé ! Je vais aussi éviter le style réseaux sociaux avec photos de mes repas aux restaurants (ils vont bien finir par rouvrir), mes doigts de pieds sur un sable blanc face à une mer turquoise et un ciel bleu sans nuage (et pourtant j’ai de très beaux doigts de pieds).

Bah sima… Rien de tout ça, comment comptes-tu nous faire rêver ?

Justement, je ne vais pas vous faire rêver. J’envisage quelques billets concernant ma relation à mon job (moi qui n’aime pas parler de mon boulot) et autres. Ce n’est pas l’Éden, finalement j’ai une vie comme le commun des mortels. La chance d’avoir une vie heureuse mais lambda en soit.

Nous pouvons déjà considérer que ce billet est un billet personnel.
Je liste des idées de billets à venir pour ne pas les perdre de vue. Les titres et l’ordre sont impertinents, juste à titre indicatif et cela ne sera pas publié avant quelques mois (surtout concernant mon job).

  • Dyslexie, la vie d’un dyslexique… et oui je suis dyslexique et le billet aura certainement une critique sur l’écriture soi-disant inclusive. Je ne vais pas me faire des amis.
  • Management, ma vision du management en contradiction avec celle de ma hiérarchie… il y a de quoi dire.
  • Être correspondant informatique, une tâche en plus de mon job pour pallier au désengagement de la direction à créer une DSI digne de ce nom. Là aussi il y a de quoi dire.
  • Les petits personnels. Baptisés ainsi à tord, car sans eux rien ne fonctionne, ce sont eux qui ont le moins de reconnaissance et pourtant… De quoi dire encore.

Ainsi j’ai déjà une petite check-list, reste plus qu’a faire les brouillons.

Pour terminer…

Pour finir je vais le faire en musique, à la Iceman, mais en moins propre, juste un lien. 🙂
Oui, je suis aussi un copiteur, bref quelqu’un de pas très fréquentable.

Pourquoi cette musique, cette vidéo ? Elle n’a aucun rapport !
Parce que je l’aime et c’est la minute culturelle !
Pour démontrer que les cultures qui semblent aux antipodes peuvent s’unir. Là, du piano classique avec du Guaguanco (musique afro-cubaine originaire du Congo).

 

Pour la petite touche culturelle : ceux qui dansent à deux enlacés, dansent la salsa.

Ceux qui dansent seuls (gamins ou adultes) dansent le Guaguanco. Le Guaguanco se danse normalement à deux (un homme et une femme) sans se toucher ou très peu, c’est un jeux de séduction ou l’homme tente de séduire par la danse et lance des tentatives par des gestes de main, de pied, avec son mouchoir… Et la femme qui danse en toute sensualité tente de tous les détourner par la position de ses mains, son mouchoir. C’est une danse sous forme de jeux de séduction, de réflexes, d’improvisation où la femme en sort généralement gagnante.

Il y a un dicton cubain qui dit : « El que no tiene de Congo, tiene de Carabalí » parfois dit « El que no tiene de Carabalí, tiene de Congo » (celui qui n’a pas de Congo a des Caraïbes) qui signifie que la population cubaine est multiraciale, et que chacun à une partie en lui d’Afrique et une partie des Caraïbes.

Teletravail, mais pas pour moi

Bah Sima, serais-tu contre le télétravail ?
Me concernant, oui !
C’est quoi sima, cette vision de vieux aigri ? Sois « In », dans l’air du temps… C’est super le télétravail !
Je l’ai dis, pas pour moi !

Le télétravail

Là où je travaille, nombreux sont ceux qui sont en télétravail et je conçois que ce soit un certain confort, pas de temps de route ou de transport en commun. S’il y a le bon matériel, les bons outils, le travail est effectué avec la même efficacité et le même professionnalisme, je n’ai pas de souci là-dessus… C’est même intéressant dans les cas particuliers : un plombier doit venir chez-vous, vous ne savez pas s’il vient le matin ou l’après-midi, plutôt que poser une journée, vous vous mettez en télétravail. Quand le plombier vient vous lui ouvrez, retournez à votre boulot pendant qu’il répare la chasse d’eau et tout le monde est gagnant ! Le job est fait et vous n’avez pas posé un congé.

Je me fais même le défendeur du télétravail en répondant à ceux qui disent : le télétravail c’est pour glandé chez-soi…

Celui qui glande chez-soi est le même que celui qui glande au boulot, ça ne change rien, et il faut arrêter avec ça, ceux qui glandent sont en minorités, les personnels sont plutôt surchargés de boulot… Bon, plus on monte dans la hiérarchie, plus ça glande, télétravail ou pas, ils organisent des réunions et visioconférences pour faire genre (quand on se réuni ont travaille) ce qui fait prendre du retard à ceux qui y sont conviés (trop souvent moi, mais d’autres aussi).
Bref, je défends le télétravail !
Bah… Sima… C’est quoi ton problème ?

Moi, je ne suis pas tout le monde et chacun n’est pas moi.

Alors par où commencer ? Job et passion ! C’est une bonne entrée en matière.
Certains ont une passion qui devient leur job ou inversement, et ils en sont heureux, et je suis content pour eux, tant mieux.
Mais ce n’est pas ma tasse thé ! J’ai plusieurs passions et je n’ai jamais souhaité, envisagé, en faire un job de l’une d’elle. Ce n’est pas mon concept, mon job sert à tenter de gagner ma vie au mieux. Soit j’ai la chance d’avoir un job qui me plaît (mais n’est pas l’une de mes passion), je n’y vais pas à reculons et c’est un prestige dont j’ai conscience, tant de gens font des jobs qui ne leur plaît pas pour tenter de s’en sortir, sans compter ceux qui n’ont pas de job ou que partiellement.

Bref, je ne suis pas le plus à plaindre, j’ai un job qui me plaît, pas payé à ce qu’il devrait être, mais bon… Je ne fais pas une passion de mon job.

Ok, tu nous racontes ta vie, mais quel rapport avec le télétravail ?
J’y viens !

Cloisonnement et télétravail

J’aime mon travail, mais lorsque j’en sors, dès la grille passée, je passe à autre chose. Je me suis toujours refusé à apporter du travail à la maison, je ne consulte jamais ma messagerie pro en dehors de mon temps de travail, mon téléphone pro est coupé… Pire, je ne parle jamais travail à la maison, pour exemple : Mon épouse fût informée d’événementiels à mon job par les médias alors que la logistique événementielle est une partie de mon job.
Je ne parle pas boulot à la maison, je ne parle que très rarement boulot avec d’autres personnes et ceux qui me parlent de leur job m’ennuient, sauf si c’est revendicatif.

Donc pour moi, télétravailler, c’est faire une brèche dans mon cloisonnement, brèche que j’ouvre parfois, si un plombier doit venir ou que je n’ai pas le choix… Mais je ne vis pas bien le télétravail, ce qui n’enlève rien à ceux qui le vivent bien. Je préfère prendre mon pc et aller dans un parc, mettre mon smartphone en « hot-spot », ou depuis une terrasse de café (quand elles sont ouvertes), et travaillé ainsi une demi-journée où je serais certains de ne pas être dérangé pour avancer lorsque je prends du retard et je ne suis pas chez-moi !

Pour conclure

Au risque de passer pour un rustre, tout ce qui est job (même si je l’aime), je n’en veux pas à la maison ni en parler. Vous l’aurez compris, je n’ai rien contre le télétravail pour autrui, et même pour moi, exceptionnellement. A chacun d’y trouver son compte, moi, je m’attache à maintenir une étanchéité (qui suinte de temps à autres) entre mon job et ma vie privée.

Donc non, pas pour moi, mais ceux à qui cela convient, il faut que se soit bien encadré, l’employeur doit donner les moyens matériels et logiciels, et quand je parle matériel, je pense au-delà du pc, le confort de travail est important même chez-soi, l’assise, voire le bureau… Car faire du télétravail depuis sa chaise sur la table de salle à manger n’est vraiment pas top au niveau de la posture.

Je cloisonne vie privée, loisirs et passions, travail. Je ne souhaite donc pas transformer mon chez-moi en lieu de travail. C’est mon mode de vie, je l’impose à personne et ne juge pas non plus ceux qui font d’autres choix.

Pour ceux que les réflexions sur le télétravail intéressent, je vous invite à lire les billets du blogueur Carl Chenet’s qui a écrit toute une série de billet sur le sujet, constructifs, avec quelques coups de gueules plaisants, ils sont ciblés hiérarchie, chefaillon…   Bah sima, tu fais partie de ces deux dernières catégories !… Heu..  Ouais… Mais non, je ne me sens pas concerné.

Je vous mets les liens à lire ci-dessous :
Changez votre culture inefficace du télétravail.
Le télétravail efficace.
Les relous du télétravail.
Les pièges du télétravail.
Télétravail, c’est pas que pour la pandémie.

Linux ! Et moi, et moi, et moi

Linux ! Et moi, et moi, et moi… On dirait le titre d’une chanson.

En janvier 2021 j’ai prodigué des cours d’initiation au bash via visioconférence pour les adhérents de Root66. Ce fût une excellente expérience. Pourtant je ne suis pas informaticien, d’autres adhérents de l’association root66 ont bien plus de connaissances et compétences que moi dans ce domaine, eux, ce sont des « pros », et j’ai pris cela comme un signe de confiance de leurs part. Ils m’ont même félicité ! J’ai été également très agréablement surpris du retour de ceux qui ont suivi cette formation, bon, ils sont adhérents, me connaissent, ils sont tous très sympathiques, donc peut-être pas tout à fait objectifs. Ce qui m’a fait plaisir est de savoir qu’ils se sont lancés sur leurs terminaux pour s’approprier la ligne de commande. Il y en a même un qui s’est installé un serveur sur virtualbox pour apprendre à gérer un serveur en ligne de commande dans le but de s’auto-héberger très prochainement.
Ce qui a mon avis était rassurant pour ceux qui suivaient la formation c’est justement le fait que je ne sois pas informaticien, cela démontrait que l’on peut faire beaucoup de choses pour soi-même sans être du métier.

Ce n’est pas parce que l’on a suivi des cours de secourisme que cela fait de nous un médecin.

Il en va de même en informatique, soit, je bricole un peu sous Linux mais contrairement à ce que pensent certains, le fait d’être sous Linux depuis une vingtaine d’années ne fait pas de moi un informaticien. Ça ne me fait pas non plus celui qui s’y connaît sous Windows, pire je suis devenu une vrai bille sous Windows, lorsque je dois connecter un poste sur le réseau je passe un temps fou avant de trouver la fenêtre où je vais pouvoir mettre l’IP, la passerelle, les DNS etc. D’ailleurs j’ai écrit un billet sur le sujet « Je ne suis pas le gentil gars qui s’y connaît en informatique. »
Par contre, oui, avant de passer sous Linux, j’en ai fait des choses sous Windows, mais c’était l’époque où il fallait modifier à la main le fichiers autoexec.bat, modifier la mémoire virtuelle, etc., en fonction du jeux que l’on souhaitait faire tourner… Ha, là, je crois que j’ai perdu tous les jeunots qui n’ont pas connu cette période sous Windows. Pour résumer, je me débrouille tant bien que mal pour gérer mes pc, mon serveur, mais ça ne fait pas de moi un informaticien. Ça ne fait de moi pour autant un professionnel. On pourrait prendre d’autres exemples : j’ai mis de la faïence sans être carreleur, changer des robinets sans être plombier, etc. Mais aucune entreprise de carrelage ou de plomberie ne voudrait de moi car dans le ratio « résultat/délais » (beaux résultats mais très longs travaux) je suis complètement « out ». Et encore la faïence, c’est du linéaire, mais si Mme Sima m’avait demandé une fresque ?… Je pense que je lui aurais fait de l’art contemporain dont elle n’aurait pas saisi la subtilité artistique. Bref, nous restons amateurs.

Cela-dit, il y a différents niveaux d’amateurs. Je l’ai constaté de nombreuses fois dans mon cadre professionnel (lié à la botanique). Il y a celui qui se crée une culture générale en fonction des plantes qui l’intéresse, il sait les reconnaître, les cultiver, les entretenir… Et il y a le passionné et/ou collectionneur… Celui-là connaît généralement parfaitement une espèce, c’est-à-dire l’espèce de sa passion et toutes les variétés, botaniques et horticoles, les hybridations possibles, leur origines, leurs histoires, il sait les identifier avec précision, etc. Cet amateur avisé colle 98 % des botanistes PRO sur le sujet (sauf ceux ayant choisi la même spécialité). Mais, si vous demandez à cet amateur de s’intéresser à une autre espèce, il va devoir revoir une grande partie de ses acquis pour changer de centre d’intérêt, car il n’a souvent pas les bases fondamentales contrairement à un botaniste, qui lui a la méthodologie pour s’adapter rapidement d’une spécialité à une autre. Alors bien sûr, il y a toujours l’exception qui confirme la règle, le dilettante devenu chercheur… Mais bon, généralement le professionnel a des bases, une méthodologie que l’amateur n’a pas.

Linux : au commencement il y avait les cons !

Ha ce n’est rien de le dire et ça soulage… C’était l’époque de l’avant internet, l’époque des BBS (Bulletin Board System), du moins l’avant l’internet en France (il y avait le minitel), et moi je naviguais, heu, me connectais (car on ne naviguait pas) sur les BBS on s’y connectait… Pour limiter les frais téléphoniques de l’époque : tarifs local, départemental, régional, national, international, je pourrais vous raconté comme il était enfantin de pirater les bals téléphoniques [gros répondeurs des grosses entreprises, grands hôtels, etc.] pour communiquer à moindre prix, et ce depuis un combiné téléphonique, une cabine téléphonique, pas d’ordinateur, pas de console, juste un téléphone pour appeler à l’international pour un tarif local. Bon, je m’égare, donc à l’époque des BBS, j’avais un correspondant Étasunien à Chicago, qui me parlait internet et m’a persuadé de prendre un abonnement chez Compuserve (ça m’a coûté un bras à l’époque) mais j’ai découvert l’internet… Et le tout début de Linux. Immédiatement cela m’a intéressé. En fouillant j’ai trouvé des groupes de discussions en français concernant Linux. J’y ai posé des questions, signifié mon intérêt… Et quelle fût ma surprise des réponses. N’ayant pas le « sic » de ce qui me fût répondu je peux le résumer ainsi : t’es trop con reste sur Windows ! Linux, ce n’est pas pour toi ! Cherches pas à comprendre, reste sur Windows…

La liste des réponses n’est pas exhaustive et ce fût mon premier contact avec Linux. Soit, ils devaient être une poignée à être sous Linux et cela semblait les auréoler d’un prestige supérieur aux autres. C’est une réalité, au tout début, du moins dans les réseaux Francophones, il y avait une poignée de barbus sous Linux qui n’avaient rien compris à ce qu’était l’OS libre, la diffusion des connaissances, le partage. Bref, une poignée de cons ! Et je suis resté sous Windows mais dans un coin de mon cerveau il y avait Linux.

Rencontre inattendue… et premier Dual-Boot Linux/windows

Tout va très vite, peu de mois après mon abonnement Compuserve, des propositions de connexion grand public sont proposées en France, je change d’abonnement, des sites parlant de Linux se développent avec un ton différent, plus sympa, avec un esprit libre, je regarde tout cela de loin sans oser y intervenir, les premiers contacts m’ont vraiment refroidi même si je constate que le ton a changé. Il s’agit surtout de LUGs (GUL in french), et quelques distributions, il n’y a pas la richesse actuelle…
Je rencontre une connaissances, nos liens sont liés au politico-revendicatif, nous avons quelques divergences mais de nombreuses convergences, et en parlant de tout et de rien notre discussion en vient au pc, à l’internet…
Il me dit (j’écourte la discussion dont je ne me souviens pas des détails, mais dans les grandes lignes :

Je suis sous linux, tu connais ?
Moi : oui, je connais de nom et suis de loin en loin, mais sans plus.
Lui : Je suis membre de root66, une association…
Moi : je connais leur site, j’y vais de temps en temps.
Lui : si tu veux je te prête une disquette live pour tester.

Quelques jours plus tard il m’apporte une disquette live de Mandrake 7
Je teste quelques semaines et je suis séduit, je le lui dis et il me propose de m’installer Mandrake en double-boot. Rendez-vous donné pour le samedi suivant.
Rien ne se passe comme prévu, il passe l’après-midi puis le début de soirée, le temps passe il doit partir, moi aussi n’ai plus trop le temps… Il part ! Et si j’avais un PC en fonction je me retrouve avec un pc planté, plus rien ne fonctionne.
Je ne lui en veux pas, je sais qu’il a fait le maximum avec beaucoup de bonne volonté… Et je me souvient aussi lorsque je devais modifier mon fichier autoexec.bat, la mémoire virtuel pour faire tourner des jeux qu’il m’arrivait de me retrouver dans cette situation. Donc rien de dramatique de mon point vu le plus contrarié de nous était très certainement lui.
Je réinstalle mon windows98, me renseigne sur Mandrake et découvre que Mandrake7.8 se vent dans certains commerces, sans doute que cela ce trouvait en téléchargement libre, mais j’avais les réflexes windosiens. Bref, j’achète (12, 14 ou 16 disquettes, je me souviens plus), j’installe et là… Bingo, j’ai un Dual-Boot et tout fonctionne, windows et linux.

Merci JLD, sans lui je n’aurais pas franchi le pas.

L’évènement qui me fait passer au tout Gnu/Linux.

Je suis sur pc en double boot, je trouve cela un peu chiant embêtant, je me force a passer le plus de temps possible sous Linux sans pour autant trop modifier mes habitudes windosiennes… Puis !… Un jour notre lecteur familiale de cd dvd lâche. Je dis à Mme Sima, on va acheter un PC haut de gamme, avec carte tv et le tutti quanti pour être au top du top, ça remplacera le lecteur CD/DVD. Ça nous coûte les yeux de la tête.
Sauf qu’il est impossible de voir nos dvd sur la tv malgré la carte dédiée, les licences et tous les câbles… Je téléphone au service après vente qui me renvoie vers windows qui me renvoie vers le fabriquant de la carte tv, qui me renvoie vers windows. Une boucle sans fin et ça ne fonctionne pas.
Dans le même temps la diversité linux avance vite et bien, presque plus de disquettes mais des CD, de plus en plus de cd live et je découvre un cd live (je ne me souviens plus du nom) pour visualiser depuis notre pc, nos cd et dvd sur notre tv. Je n’y crois plus vraiment, puisque j’ai les cartes et licences propriétaires et que ça ne fonctionne pas et pourtant oui ! Je vois mon pc sur ma tv, soit, je dois modifier quelques paramètres pour l’adapter au format de ma tv, mais ça fonctionne. Coup de bol?! À une période où les linuxiens avaient des soucis avec les cartes proprio (c’est encore parfois le cas), moi le logiciel proprio ne fonctionne pas mais sous linux, oui… et sans rien faire de particulier.
La semaine suivant je passais au tout Gnu/Linux !
Bon, d’accord, une petite exception lorsque l’on m’a offert un Tomtom, j’ai dû remettre un Double Boot pour pouvoir synchroniser mon Tomtom, puis retour au « tout Linux » avec un windows en VM (VirtualBox) toujours pour la synchronisation du Tomtom. Depuis on m’a offert une version ressente qui synchronise via wifi, donc plus de windows.

Comment j’ai appris énormément grâce à Gnu/Linux.

C’était l’époque où l’on trouvait plein de pc aux encombrants, l’époque où l’on récupérait mémoire, disques durs, et diverses cartes…
C’est l’époque où trois de mes farfadets, bien que très jeunes, sont en âge de jouer sur ordinateur.
Je récupère 3 pc aux encombrants on se retrouve donc avec 4 pc et le début des mes expérimentations.
Je crée mon premier réseau  pour qu’ils aient accès à internet, mon premier proxy DansGuardian histoire de fliquer mes farfadets avec contrôles d’horaires de connexion. Oui, j’assume mon côté dictateur parental…
Sur ces trois pc, j’en ai testé des distributions ! Je me souvient de la première Debian (ce n’était pas en mode graphique) qui au milieu de l’installation me demande la marque et modèle de ma carte réseau m’obligeant à arrêter l’installation comme une brute, démonter le pc pour noter les marques et modèle de toutes les cartes… et certaines distributions qui nécessitaient des compilations interminables… J’ai aussi découvert des distributions que je trouvais innovantes mais n’ont pas été soutenues, je me souviens de Drinou-Linux, développée par un Français, si je ne me trompe pas, un certain certain Jean-Philippe Piers. J’aime testé du BSD  J’ai beaucoup utilisé RedHat aussi. Au travail j’ai découvert Scientific Linux que je ne connaissais pas et utilisée par des collègues.
C’est entre 2000 et 2010 que j’ai appris le plus et essayer de dompter le terminal.

C’était mieux avant ?

Non ! Ce n’était pas pire non-plus, c’était différent. Linux a énormément évolué et très rapidement. Certaines distributions ont disparu, d’autres ont émergé, elles s’installent généralement aux cliques, il y en a des « généralistes », des spécialisées, il y en a pour tous les goûts, la majorité des besoins. J’aurai tendance à dire que c’est plus simple que Windows, après une installation de quelques minutes (tout dépend du pc et de notre connexion) on se retrouve avec un système opérationnel avec des logiciels qui permettent immédiatement de travailler. J’utilise généralement l’interface graphique, je n’utilise le terminal que pour des résultats ou recherches spécifiques, ou lorsque je considère que la ligne de commande sera plus rapide qu’une application graphique : Par exemple renommer par lot toute une série de photos à partir des fichiers exif. Il existe certainement une application graphique qui le fait, mais le faire avec exiv2 me convient très bien.
Ce que j’aime surtout sous linux, c’est comme je l’ai dit, on peut trouver la distribution qui nous convient mais il y a aussi une multitude d’environnements (Gnome, KDE, XFCE, etc.) et tous configurables, de quoi trouver l’environnement qui nous plaît, avoir un linux qui nous ressemble.

Et maintenant, que vais-je faire ?

Actuellement et ce depuis déjà quelques années, je teste rarement de nouvelles distributions, sauf si lors d’une install-party il est demandé quelque chose de particulier et que c’est sima78 qui si colle, mais c’est rare, j’essaie de refiler le bébé. Je ne teste pas ou très rarement d’applications dont je n’ai pas besoin mais cela peut arriver par curiosité… Bref, je ne me casse plus la tête.
Je vais poursuivre dans cette lignée, la simplification. Par exemple je ne désespère pas convaincre Mme Sima pour l’achat d’une nouvelle machine pour remplacer le serveur actuel (nous n’avons pas la même notion des priorités) et je le passerai sous Debian (il y est déjà) mais ce sera avec la petite couche YunoHost en plus. Si l’on peut être sous Gnu/Linux sans prise de tête, et cela depuis déjà un nombre d’années, ça devient aussi le cas pour l’auto-hébergement dont je suis persuadé que ce sera de plus en plus simple.

Maintenant vous savez presque tout sur ma relation avec Gnu/Linux.