Un septuagénaire engagé part en randonnée pour sensibiliser à des causes majeures

472 mots, temps de lecture 2 minutes

Un projet audacieux initié par Hubert Constancias

À 70 ans, Hubert Constancias, un homme passionné et engagé, a entrepris une randonnée traversant trois pays européens pour sensibiliser à des questions cruciales : la migration et le changement climatique. Son périple a commencé le 9 juillet à Saint-Victor-Montvianeix, en France, avec pour objectif de rejoindre La Haye aux Pays-Bas après environ 800 kilomètres de marche.

Portrait d'Hubert Constancias, homme d'une soixantaine-soixante-dixaine d'années, crâne rasé et barbe blanche, vêtu d'un t-shirt noir, devant une haie végétale verte.
Hubert Constancias, 70 ans, au départ de sa randonnée militante.

La Marche des Lumières

C’est le nom qu’il a choisi pour cette marche !

Une aventure inspirée par des convictions profondes

Hubert Constancias a conçu ce projet pour éveiller les consciences. Il a soigneusement choisi un itinéraire symbolique, traversant des régions historiques et diversifiées, pour maximiser l’impact de son message.

Sensibiliser à des enjeux contemporains

La crise migratoire : Les drames humains de la crise migratoire en partageant des faits et des données alarmantes. Il milite pour une politique d’accueil et d’intégration respectueuse, soulignant l’interconnexion entre les migrations et d’autres problématiques globales.
Le changement climatique : Conscient des impacts dévastateurs des perturbations climatiques, Constancias utilise son voyage pour appeler à l’action en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, du soutien aux initiatives écologiques et de la transition vers une énergie renouvelable.

Un impact collectif et des perspectives d’avenir

Hubert Constancias espère que sa « Marche des Lumières » mobilisera les gens autour de valeurs partagées et inspirera des actions citoyennes. Chaque rencontre et discours durant son voyage vise à renforcer la prise de conscience collective.

Un exemple de changement possible

Hubert Constancias incarne la conviction qu’un individu peut faire une différence significative. Par sa randonnée, il rappelle que les petites actions cumulées peuvent conduire à des changements profonds et durables, que ce soit en matière de migration ou de climat. Son voyage invite chacun à réfléchir et à agir pour un avenir meilleur et plus équitable.

Suivre cette marche : « La Marche des lumières » de Hubert Constancias

Le parallèle

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec « Le Droit du sol » de Étienne Davodeau. Dans cette bande dessinée, l’auteur raconte sa marche 800 km de Pech Merle à Bure, site controversé de stockage de déchets nucléaires. Davodeau y explore notre rapport à la nature, l’héritage culturel et l’engagement écologique, tout en réfléchissant sur les valeurs et choix qui façonnent nos vies. Ce récit mêle aventure personnelle et réflexion politique, nous invitant à réfléchir sur notre lien à la terre et nos responsabilités. ISBN : 9782754829212 – 06/10/2021.

La « Marche des Lumières » vous interpelle-t-elle ? Partagez vos pensées et idées dans les commentaires.

Hubert Constancias de dos, portant un grand sac à dos de randonnée, sur une route de village. Une bannière jaune arbore les mots « Marche des Lumières – Humanisme, Tolérance, Solidarité – Août 2024 ».
Hubert Constancias sur le départ de la Marche des Lumières, août 2024 – pour l’humanisme, la tolérance et la solidarité.

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À la recherche du triton perdu

Aventure de Sima78 – À la recherche du triton perdu

J’aurai pu mettre ce billet dans la catégorie « Rando » puisque c’est lors de mes randonnées, mais je l’a met dans la catégorie « Humeur » puisqu’il s’agit de choses qui m’ont perturbée.

Bah Sima, alors pourquoi dans cette catégorie ?
J’y réponds…

Sur le réseau Fediverse l’une des personnes que je suis et qui semble avoir eu une enfance similaire à la mienne, en contact avec la nature me dit : on a vécu un morceau de vie assez proche… En revanche si tu me dis que tu trouves encore des tritons, je fais ma valise et je reviens au bled !

Dans sa banlieue sud (si je ne me trompe pas) moi banlieue Ouest… Dans tous les cas il y avait des tritons ! Sont-ils toujours là ? Je vais régulièrement marcher dans cette forêt et je l’ai pris comme un défi, donc une aventure… Bon ok, pas à l’Indiana Jones, mais aventure quand même.

Les tritons.

Il y avait trois lieux (sites) où il avait des tritons, plein de tritons très diverses, des tritons crêtés (Triturus cristatus), des tritons ponctués (Lissotriton vulgaris) et le plus courant, celui que je préférais par son ventre orangé et sa queue très colorée, le triton alpestre (Ichthyosaura alpestris).

Petit Flash-Back

Enfant j’étais tellement fan de ces amphibiens que j’en avais ramené un bocal plein (femelles et mâles) que j’ai déversé dans la baignoire à moitié pleine.

Ma mère qui rentre du travail : Mais c’est quoi ça ? Comment on se lave ?
Moi : T’inquiète pas, c’est juste pour ce soir, demain un copain me donne un aquarium ils iront dedans.
Mon père qui oscille la tête de droite à gauche : Pourquoi tu ne les as pas laissés là où ils vivent ? Qu’est que tu comptes faire avec eux ?
Moi : Je vais faire un élevage et quand il y aura des petits je les relâcherai dans des mares…

Le lendemain la baignoire était vide, les tritons ont comme des ventouses sous les pattes qui leur permettent de grimper des parois lisses. On les a retrouvés peu à peu éparpillés dans la maison, ils étaient morts et secs. Je m’en suis voulu, je ne leur voulais aucun mal.

Mon père : Les animaux, il faut prendre plaisir à les regarder là où ils vivent naturellement, ne pas les enfermer.

J’ai continué à prendre plaisir à les attraper, les tenir quelque instant dans ma main puis les relâcher pour les regarder s’enfouir sous la vase pour que je ne les rattrape pas, pas tout de suite.

Bon d’accord Sima, c’est bien beau de ragoter… Et ton défi triton ?
J’y viens !

Étape 1

Allée forestière large et dégagée tapissée de feuilles mortes brunes et dorées, bordée de grands feuillus aux troncs élancés dans une forêt des Yvelines en automne
Une allée forestière des Yvelines en automne, où le tapis de feuilles mortes et la lumière douce filtrant entre les cimes invitent à la promenade et à la contemplation.

La direction est plein Est. Si j’avais pris à gauche à environ 200 m en amont de cette photo, traversé une clairière, franchi un barbelé… Je me serais retrouvé sur un terrain militaire, un immense espace d’essais pour chars. Gamins on y allait et il y avait plain de mares avec des tritons et des grenouilles. Si quand j’étais gamin j’aimais braver les interdits, j’ai passé l’âge ! Je me suis imaginé entourer de deux gendarmes : Alors comme ça monsieur, vous avez pénétré sur un terrain militaire juste pour voir s’il y a des tritons… Bien-sur…
C’est pas très crédible hein? J’ai zappé cette étape.

Étape 2

Petit lac enclavé dans un sous-bois de chênes des Yvelines en automne, avec un tapis de feuilles mortes beiges au premier plan et le reflet des arbres sur une eau sombre et calme
Un lac discret niché au cœur de la forêt yvelinoise, dont l’eau sombre et tranquille reflète fidèlement la voûte des chênes en ce début d’automne.
Vue en contre-plongée à travers des branches de châtaignier aux feuilles jaune-vert sur un petit lac forestier des Yvelines parsemé de feuilles tombées, sous un ciel diffus
Le même lac forestier des Yvelines, vu à travers un voile de branches aux feuilles tournantes, entre deux eaux et deux saisons.

Là c’est notre écrin de nature, notre aire de jeux, si aujourd’hui il y a des chemins qui y mènent, dans notre enfance il s’agissait d’une sente, on y croisait jamais personne (sauf une fois, un détraqué, ce sera l’occasion d’un billet). Cette étendue d’eau est toujours restée un mystère pour nous, elle se situe à environ 35 m plus haut que tous les autres étangs de la forêt. Aucun ru n’y arrive ou en sort et pourtant le niveau de l’eau est constant été comme hiver. Sauf là, je l’ai trouvé baissé d’environ 50 cm par rapport à l’automne dernier. L’eau est teintée de rouge légèrement pourpré dû à la décomposition des feuilles qui tombent chaque année de ce fait l’eau est clair jusqu’à pas plus d’un mètre. Souvent les eaux de cette couleur sont plutôt acides et pas alcalines.

Bon ok ,et les tritons Sima ?
Oui je m’égare…

Dans cette étendue je n’ai jamais vu de triton, mais il y a des poissons, des grenouilles, des couleuvres qui la traverse.

À gauche de la photo on perçoit des buttes, elles recouvrent des abris militaires qui datent de la dernière guerre, il y en a 6 ou 7, le deuxième était le nôtre, et face à ces abris il y a une multitude de trous de bombes, ils étaient tous remplis d’eau été comme en hiver, et là il y avait plein de tritons et grenouilles.
Aujourd’hui ils sont tous asséchés et la végétation y pousse. Il n’y a donc plus de triton !

Étape 3

Vue en plongée sur un lac bleu-gris encaissé dans une vallée boisée des Yvelines, aperçu à travers un rideau d'arbustes aux feuilles virant au jaune et au brun en automne
Un second lac se dévoile furtivement entre les arbustes dans la forêt des Yvelines, encerclé de collines boisées aux premières teintes automnales.
Vue panoramique sur un lac forestier aux eaux légèrement ridées, entièrement cerné de feuillus aux teintes automnales jaune, vert et roux, sous un ciel blanc et uniforme dans les Yvelines
Le lac forestier des Yvelines dévoilé dans toute son étendue, cerné d’une ceinture de feuillus qui commencent tout juste à se parer des couleurs de l’automne.

S’agissant tout de même d’une randonnée je décide de faire un détour par les étangs en contre-bas pour prendre un autre chemin qui me mènera au prochain point où il y avait des tritons.
Ce qui me marque dans cette forêt que je connais depuis mon enfance, ce sont les innombrables traces de sangliers. Dans mon enfance c’était rare d’en voir, il y a eu une énorme prolifération des sangliers. Depuis mon enfance, et certainement avant, la chasse a toujours été interdite dans cette forêt domaniale.

Étape 4

Stèle funéraire surmontée d'une croix blanche en forêt des Yvelines, portant une plaque en mémoire de Jean Lanot (22 ans) et Jean Roger Allviger (25 ans), engagés FFI fusillés le 23 août 1944
Au cœur de cette forêt, une stèle rappelle le sacrifice de deux jeunes résistants des FFI, Jean Lanot et Jean Roger Allviger, fusillés en pleine mission le 23 août 1944, à quelques jours de la Libération.

Là on repart plein Ouest pour dépasser mon point de départ et petit écart de sujet.

Au bout d’un certain temps le chemin se rétrécit et longe un petit ru. Je me dis : tiens, je vais en profiter pour faire un détour pour voir la tombe des deux fusillés.
Et quelle surprise de voir sur la droite, entre en bordure du sentier et proche du ru, une croix rénovée avec un petit terre-plein et clos d’une grille forgée avec une petite porte d’accès ?!
Ils ont déplacé la sépulture ! Du coup l’inscription « Ici ont été fusillés » est fausse, ils ont été fusillés à gauche du sentier à une centaine de mettre juste en lisière de forêt entre deux gros arbres, un hêtre et un chêne.

Une idée des élus, paraît-il, ce serait plus pratique de regrouper des gens sur le bord de ce chemin pour les commémorations ?! Et surtout serrer des mains.

Je me souviens qu’en CM2 notre vieux professeur (il prendra sa retraite l’année suivante) nous y emmenait, il avait connu les familles et nous avait raconté que c’était elles qui avaient eu la volonté d’enterrer et faire la sépulture sur le lieu même où ils furent fusillés. Or là les élus par pure démagogie modifient la mémoire.

Étape 5

Sous-bois dense de grands chênes aux troncs moussus et d'arbustes verdoyants dans la forêt des Yvelines, sur l'emplacement d'une vaste mare naturelle aujourd'hui asséchée et comblée par la végétation
Rien ne trahit aujourd’hui ce que fut autrefois ce lieu : une immense mare naturelle grouillante de vie, désormais silencieusement effacée sous le couvert des chênes et des arbustes.

Je me déplace vers un lieu que je sais déjà qu’il n’y aura pas de triton. En effet il s’agissait d’une mare de plus de trois-cents mètre de long et une trentaine de mètres de large avec une profondeur de plus de trois mètres par endroits. Dans les parties moins profondes, environ cinquante centimètres on y voyait des tritons mais difficile à attraper ici.

Il y a une vingtaine d’années, je ne sais pour quelle raison l’ONF avait fait des brèches pour faire évacuer l’eau retenue. Plus de tritons, de grenouilles, de dytiques, libellules, etc. Je souhaitais y passer voir comment cela avait évolué. On ne peut plus imaginer qu’avant il avait une mare, c’est devenu un bosquet au milieu de la forêt et même pas marécageux.

Conclusion.

Réchauffement climatique, interventions humaines in-situ, les tritons ont disparu de la forêt de mon enfance.

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Catastrophe écologique et agricole du Dust Bowl – Docu Arte

Dust Bowl – Documentaire Arte

Dust Bowl est un excellent documentaire diffusé sur la chaîne TV Arte en quatre épisodes sous le titre « De la poussière et des hommes » : 1- Le grand labour, 2- Mordre la poussière, 3- La moisson du vent, 4- Les increvables.

Le documentaire est très bien et si je ne devais dire qu’une chose, ce serait : regardez-le !

Je ne pouvais m’empêcher d’en faire un billet, vous expliquer ce qu’est le Dust Bowl avec des infos de mon modeste cru, d’autres piochées dans le docu et ailleurs.

Dust Bowl que l’on peut traduire par « bassin de poussière » ou « désert de poussière » signifie également « tempête de poussière » est l’une des plus grandes catastrophes écologiques créée par l’homme aux États-Unis.

Cette émission m’a bouleversée et fait écho à l’une de mes dernières lectures « Chaudun, la montagne blessée » de Luc Bronner.
Chaudun c’est fin des années mille huit cents dans une commune dont des dizaines d’hectares impactés, Dust Bowl début 1930… Plusieurs États et des milliers d’hectares impactés.

La richesse des grandes plaines d’Amérique du Nord.

Ces plaines s’étendent du Canada à la frontière du Mexique (Great Plains), c’est aussi là, entre autres, où avant l’arrivée des Européens, des bisons par milliers migraient entre Nord et Sud en fonction des saisons.

Mon côté bota :
Ces plaines étaient recouvertes en partie d’une herbe appelée « Bouteloua dactyloides ». Il s’agit d’une graminée, résistante à la sécheresse, avec des racines traçantes comme le chiendent et d’autres pouvant descendre à plus d’un mètre de profondeur. En plus de son effet régulateur sur le climat… Froid et neige en hiver, pluies printanières et automnales et résistante aux grandes chaleurs l’été, la végétation est là, adaptée, et régulateur d’un climat continental, la terre est riche avec une humidité maintenue grâce à son système racinaire et sa couverture des sols.

Carte satellite de l'Amérique du Nord mettant en évidence la région des Grandes Plaines (Great Plains), vaste zone semi-aride s'étendant du Canada au Texas entre les Rocheuses et le Mississippi, avec les frontières des États américains et canadiens.
Les Great Plains (Grandes Plaines), délimitées en blanc sur cette image satellite, s’étendent sur près de 3 200 km du nord au sud, couvrant parties du Canada, du Montana, des Dakotas, du Nebraska, du Kansas, de l’Oklahoma et du Texas. C’est au cœur de cette région que se produisit le Dust Bowl (1930–1936), catastrophe écologique et agricole majeure du XXᵉ siècle.

Hé Sima, mais ça se passe où exactement, parce que c’est grand Great Plains ?
J’y viens !

Où se situe le plus gros de la catastrophe ?

Dans le sud des Grandes plaines… Dans le Sud-Est du Colorado, le Sud Ouest Kansas, l’Est du Nouveau-Mexique, Nord du Texas, l’Ouest d’Oklahoma. On considère que le cœur du phénomène  se situe aux alentours de Boise City (qui vient du français cité de bois ? Étonnant, non ? Y avait-il une forêt, un bosquet?) au Nord-Ouest du Oklahoma.

Carte routière OpenStreetMap du Panhandle de l'Oklahoma et du nord du Texas, montrant les villes de Boise City, Guymon, Dalhart, Perryton et la région de la Rita Blanca National Grassland, cœur historique du Dust Bowl.
Carte de l’épicentre du Dust Bowl : le Panhandle de l’Oklahoma (avec Boise City et Guymon), le nord du Texas (Dalhart, Dumas, Perryton) et le sud du Kansas (Liberal). On y distingue également la Rita Blanca National Grassland, créée précisément après la catastrophe pour restaurer les terres dévastées par l’érosion éolienne.

Donc une catastrophe bien étendue… Il faut savoir que les plaines plus au nord souffrent aussi de sécheresse sans le Dust Bowl, les tempête de sables.

Carte thématique par comtés des États du Colorado, Kansas, Oklahoma, Texas et Nouveau-Mexique, représentant les zones d'érosion éolienne sévère et très sévère durant le Dust Bowl entre 1935 et 1938, avec deux ellipses rouges délimitant les épicentres.
Source : U.S. Dept. of Agriculture – Soil Conservation Service, carte n°2579 (mars 1954), rééditée par le Natural Resources Conservation Service (NRCS, janvier 2012). Les teintes brun-rouge indiquent l’intensité croissante de l’érosion, du rose pâle (érosion sévère 1935-36) au brun foncé (érosion la plus sévère 1935-38). Les deux cercles pointillés et pleins matérialisent les zones d’érosion maximale en 1935-36 et 1938.

Se faire du blé, quoi qu’il en coûte !

C’est la période faste, les migrants arrivent, pas les plus riches, les terres sont à s’approprier, à travailler… Le blé y pousse bien et lors de la première guerre mondiale le prix de blé monte, un début de prospérité, d’autres migrants arrivent. Ils font des crédits pour acheter des machines agricoles plus performantes. L’agriculture intensifie dans les années 20, des « cols-blancs » y prospèrent, achètent et y placent des métayers. Le prix du blé monte !

Lors du Krach d’octobre 1929 le pris du blé est même au plus haut et c’est l’année la plus faste !
1930, La Grande Dépression touche aussi les agriculteurs des grandes plaines. Le prix du blé chute. Pour gagner au moins autant il faut cultiver plus de terre et quand le prix montera, ce sera le Jack-pot !

1930, le début de la cata !

Le prix du blé qui était à 65 $ la tonne en 1929 chute aux alentours de 25 $ la tonne en 1930 (descendra aux alentours de 9 $ la tonne dans la période la plus critique de la Grande Dépression), mais il reste des terrains à cultiver.
Sauf qu’en 1930 arrive une grande sécheresse (50 mm d’eau sur l’année) et les tempêtes de sables vont se multiplier. Tempêtes dues aux cultures intensives, l’assèchement et l’érosion des terres…

Cela va durer des années ! Poussant certains à migrer principalement vers la Californie où ils seront mal accueillis (Les noirs et okies [c’est comme ça qu’on appelle ces migrants] au balcon, dans les cinémas), (Okies, rentrez chez-vous!). D’autres s’accrocheront à leur lopin de terre dans une misère aussi noire que les nuages de poussières, se disant que ce sera mieux l’an prochain.
Les tempêtes de sable se multiplient, plusieurs par mois, il peut faire nuit à midi. Cela entraîne des maladies pulmonaires tuant les plus âgés et les enfants.

Comme une catastrophe ne vient jamais seul, il y a aussi les invasions de lièvres qui mangent ce qu’il reste (il faut rappeler que les agrigulteurs avaient exterminer les coyotes, prédateur naturel). Qui dit très chaud, très sec… dit également invasion de criquets.

Une catastrophe !

L’effet Chaudun.

L’État américain, sous Franklin Delano Roosevelt, impose des nouveaux modes de cultures, rachète de nombreuses terres pour en faire une zone naturelle protéger. La pluie et la neige revient, les terres sont de nouveau fertiles… Les tempêtes de sable n’ont pas disparu mais sont plus espacées.

Ouf Sima, tu nous rassures, alors c’est sauvé ?
Bah non ! J’aurais aimé terminer par une touche optimiste…

Des terres de nouveau fertiles, mais…

Oui les terres sont fertiles et en plus du blé on y produit aussi énormément de maïs à fourrage plus gourmand en eau.
Le maïs à fourrage ne sert pas à l’alimentation humaine mais à l’élevage intensif, essentiellement les bovins que l’ont nourri comme des poules, aux grains, de quoi se poser la question sur notre propre consommation de viande, son élevage, sa provenance…

Bref, ces terres rapportent !

Sima, il s’agit donc le produit d’un écosystème recouvré ?
Non !

Une telle production est du fait que les agriculteurs ont appris que sous terre, sous ces plaines se trouve la plus grande nappe phréatique de l’Amérique du Nord et qui date de l’ère glaciaire.
Ils y puisent tous, tout de go ! Du fric, tant qu’on peut en avoir, tout de suite ! Et demain ?
Certains disent que dans moins de vingt ans la nappe sera épuisée.

Et demain ?

Photographie en sépia d'un gigantesque mur de poussière (black blizzard) s'abattant sur un hameau de maisons blanches en bois dans les Grandes Plaines américaines, vers 1935. Une silhouette humaine se distingue à droite, devant une ferme.
Stratford, Texas, 18 avril 1935. Un immense nuage de poussière, haut de plusieurs centaines de mètres, déferle sur ce village du Panhandle texan. Cette photographie, l’une des plus emblématiques du Dust Bowl, est conservée par la NOAA et versée dans le domaine public. Source : Wikimedia Commons.
Photographie en noir et blanc d'un immense nuage de poussière obscurcissant le ciel au-dessus d'une route de terre rectiligne des Grandes Plaines, avec une automobile tentant de fuir la tempête, années 1930.
Grandes Plaines américaines, années 1930. Une automobile solitaire tente d’échapper à un black blizzard sur une route de terre bordée de clôtures en fil barbelé. L’obscurité quasi totale engendrée par le nuage de poussière transformait le jour en nuit en quelques minutes. Source : Wikimedia Commons, domaine public.
Photographie en noir et blanc d'une ferme abandonnée des Grandes Plaines, avec du matériel agricole — charrues, roues de chariots — à moitié enfoui sous des dunes de poussière et de sable, une grange en arrière-plan, sous un ciel menaçant, années 1930.
Dakota du Sud, 1936. Une exploitation agricole désertée, ses outils et machines ensevelis sous les dépôts de poussière accumulés par les tempêtes répétées. Photo attribuée au Farm Security Administration (FSA). Source : Wikimedia Commons, domaine public.
Photographie en sépia d'un homme courbé contre le vent et deux enfants se réfugiant contre une cabane en bois délabrée, battue par une tempête de poussière dans un paysage totalement désertique, Oklahoma, 1936.
Cimarron County, Oklahoma, 1936. Un agriculteur et ses deux fils luttent contre une tempête de poussière pour rejoindre l’abri précaire de leur cabane en planches. Photographie d’Arthur Rothstein pour la Farm Security Administration (FSA). Source : Wikimedia Commons, domaine public.

Toutes les images sont issues de wikipédia et wikimédia sauf l’image « Boise City » qui est une prise d’écran de « OpenStreetMap« .

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