Bon usage de la couverture de survie

Découvrir le bon usage de la couverture de survie peut être déterminant dans des situations d’urgence ou en plein air. Explorez les conseils pratiques qui vous permettront d’optimiser cet outil essentiel pour la survie et le confort en diverses circonstances.

La couverture de survie, bien que familière à beaucoup, mérite quelques rappels sur son utilité malgré les indications sur l’emballage. Il est essentiel de clarifier ses capacités et limitations pour une compréhension précise de ses applications.

Il en existe de deux types

  • La basique : une mince feuille réfléchissante en « Myral » avec une face argentée et l’autre or.
  • La ré-utilisable : plus épaisse en polyester avec une face argentée et l’autre parfois verte, orange, blanc, or, ou autre.

Son usage originel

Elle est conçue pour prévenir la perte de chaleur corporelle en situation d’urgence. L’utilisation principale est de fournir une protection thermique en réfléchissant la chaleur du corps vers l’intérieur (côté argenté vers l’intérieur), aidant ainsi à prévenir l’hypothermie. Cas exceptionnel d’une personne en urgence en plein soleil où il n’est pas possible de la mettre à l’ombre, mettre la partie argentée vers l’extérieur pour qu’elle réfléchisse les rayons du soleil.

Polyvalence de la couverture de survie

Optimiser l’isolation du sol en plaçant la face argentée de la couverture de survie vers le haut, puis ajoutez-y votre matelas et votre duvet, ou installez votre tente par-dessus. Vous pouvez aussi la mettre au fond de votre hamac.

Bien que la version basique soit réutilisable avec précaution en prenant soin de bien la replier, elle demeure moins robuste que la variante réutilisable, plus épaisse et spécifiquement conçue pour cette fin.

Certains modèles réutilisables comportent des œillets aux extrémités, permettant une utilisation comme tarp. Dans ce cas, positionnez la surface argentée vers le bas.

En randonnée, deux impératifs majeurs :

  • prévenir l’humidité et garantir des vêtements secs,
  • ainsi que se prémunir du froid.

Dans la mesure du possible et faire le maximum en ce sens.

Pourquoi j’attache une importance à rappeler cela ?

En écrivant mon billet « Sima fais-tu du bushcraft« , j’ai exploré les contributions de blogueurs et de youtubeurs. Bien que j’aie découvert des informations pertinentes, certaines aberrations m’ont également frappé, notamment des conseils sur l’utilisation de la couverture de survie, en se couvrant avec, pour dormir en bivouac !?

On ne se couvre JAMAIS avec une couverture de survie pour dormir en bivouac !

C’est l’assurance de se réveiller avec un duvet humide, voire trempé et de mauvaises perspectives pour vos prochaines nuits… Or c’est justement ce dont on essaie de se prémunir !

Si vous vous retrouvez à utiliser une couverture de survie pour affronter une nuit particulièrement glaciale… Faites-le ! Couvrez-vous avec! Le lendemain, repliez tout et rentrez chez-vous !
Réévaluez la situation, envisagez de planifier cette randonnée à une saison plus clémente ou munissez-vous d’un équipement adapté.

L’utilisation d’une couverture de survie pour se couvrir et dormir révèle une inadéquation de votre équipement aux conditions météorologiques rencontrées.

AVERTISSEMENT ! ATTENTION !

Ne jamais utiliser la couverture de survie dans les cas suivant :

  • en cas d’orage,
  • au coin du feu ou près d’une flambée,
  • lors de l’utilisation d’un défibrillateur (heu, peu de chance d’en trouver en montagne, mais en ville, lors d’un accident…).

Pour résumer :

  • Assurez-vous d’avoir une couverture de survie à portée de main (personnellement, j’en ai deux : une fine dans ma trousse de secours et une réutilisable pour m’isoler du froid du sol).
  • En cas de blessure ou maladie, enveloppez-vous de la couverture en attendant les secours, ou si vous pouvez marcher, utilisez-la pour vous rendre à un poste de secours. Espérons que vous n’aurez jamais besoin de l’utiliser de cette manière.
  • Pour vous isoler du froid au sol, dans votre fond de hamac ou sous un tarp.
  • Pour dormir, optez pour un bon duvet et évitez l’utilisation d’une couverture de survie comme couverture.

Vous avez trouvé cet article utile, ou pas… vous avez des expériences ou des réflexions à partager… Les commentaires sont là pour ça.

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Sima fais-tu du bushcraft

865 mots, temps de lecture 5 minutes.

Fais-tu du bushcraft ? Viens sima78 on va faire du bushcraft, de la survie. Sima78, tu manges des plantes et des racines ?…

Ce billet découle d’un mail auquel j’ai répondu, mais il présente également des similitudes avec des discussions que j’ai eues à deux reprises avec Thomas (nous l’appellerons ainsi). Thomas exprime le désir de faire des sorties sur plusieurs jours en ma compagnie. De plus, ces échanges peuvent être mis en relation avec certaines questions qui me sont posées de manière naïve par des personnes qui apprennent que je pratique la randonnée.

Mail et questions

Le mail est explicite et je peux le résumer en une phrase : Sima, fais-tu du bushcraft et si oui, comptes-tu publier des articles sur le sujet ?

Thomas et moi avons un passé commun, lui ayant servi dans un corps d’élite avec de nombreux stages de survie, et j’ai été également formé à la survie. Il propose l’idée de sorties en bushcraft extrême sur plusieurs jours ensemble.

Les interrogations fréquentes de personnes découvrant ma passion pour la randonnée incluent : Tu fais des feux avec ce que tu trouves ? Tu fabriques des pièges, tu te nourris avec ce que tu trouves ? Etc.

Et c’est quoi le Bushcraft?

Avant d’aller plus loin, il faut définir ce qu’est le bushcraft (définition wikipédia) :  Le bushcraft, plus rarement woodcraft, ou art des bois, est une activité de loisir qui consiste à mettre en pratique des compétences et connaissances plus ou moins anciennes, permettant une vie prospère dans la nature, en la perturbant de façon minimale. […].

J’ai un problème avec ça!

J’ai un réel problème avec la définition du bushcraft !
C’est souvent le cas avec les termes anglo-saxons, il y a, à boire et à manger.

  • Est-ce que dormir dans un hamac ou sous tard et faire un feu de bois est du bushcraft ?
  • Est-ce que se nourrir partiellement de cueillette est du bushcraft ?
  • Est-ce qu’être en totale immersion dans la nature pendant plusieurs jours est du bushcraft ?

Pour cette dernière il y a une expression française, c’est être en mode survie et c’est incompatible avec l’itinérance.

Du coup, je ne sais pas vraiment ce que veut dire bushcraft, juste une idée approximative par ce que je vois sur le web.

  • Je sais faire un feu par friction, mais en France, c’est à dire pas forcément dans un autre lieu géographique, je ne saurais peut-être pas (certainement) trouver les bons matériaux.
  • Je sais faire un feu avec du bois humide (il faut un minimum de matière sèche pour démarrer) et qui ne fait pas de fumée, ou presque pas, si si, c’est possible il faut monter un feu inversé, je n’ai rien inventé il s’agit de techniques amérindiennes.

La dernière fois que j’ai fait tout ça remonte à longtemps et c’était dans un contexte ludique avec mes gosses.
J’ai une formation botanique (je ne suis pas botaniste) et je connais un peu les plantes…

Alors bushcraft ou pas ?

  • J’évite de faire des feux et si je dois en faire un, j’utilise un briquet, ou des allumettes pour l’allumer.
  • J’ai une pierre à feu que je ne prends jamais.
  • Je chauffe ou cuisine sur mon réchaud.
  • Je ne construis pas de piège, je ne chasse pas et ne pêche pas non-plus.
  • Je n’emporte pas de machette, ni de hache, ni mon poignard US Camillus…
  • Je ne me nourris pas non-plus de cueillettes et de racines.
  • Si je trouve le hamac confortable pour lire ou pour une sieste, j’y dors très mal, alors non, je n’ai pas de hamac.
Poignard militaire américain de marque Camillus posé sur fond de marbre blanc, lame à fuller central patinée et noircie, garde en croix, poignée en rondelles de cuir empilées, présenté avec son fourreau en cuir noir à système de rétention à bouton-pression, montrant des signes d'usure et de patine d'époque.
Poignard de combat US Camillus avec son fourreau d’origine en cuir noir – Devenu pièce de collection

Ma vision de la randonnée

Nous avons chacun la nôtre !

La randonnée, pour moi, représente le plaisir de marcher, de découvrir et de profiter des paysages qui se dévoilent, tout en faisant des rencontres et en savourant les moments de solitude aussi. Dans cette démarche, j’inspire à adopter une approche minimaliste, cherchant constamment un compromis entre le poids à porter et le plaisir/confort de chaque instant.

De temps à autre, quand l’occasion se présente, je m’accorde de simples plaisirs, comme déguster un thé aux jeunes feuilles d’abies lors d’une soirée ou savourer une poignée de fruits sauvages tels que les sureaux, les mûres, les myrtilles et autres, sans pour autant y consacrer des heures.
En résumé, ma démarche de randonneur est celle d’un amoureux de la nature, sans aucune prise de tête.
Prendre du plaisir et savourer l’instant présent !

À savoir :
Parmi les organisateurs de stages de bushcraft, certains démontrent une approche sérieuse (rare), tandis que d’autres se révèlent être de simples amateurs (la majorité) proposant des idées fantaisistes et parfois aberrantes. Il est crucial de reconnaître que ce qui peut fonctionner dans un lieu particulier n’est pas nécessairement transposable dans un autre lieu et/ou contexte. L’adaptation nécessite une compréhension approfondie qui va bien au-delà de la simple pratique du bushcraft, une discipline actuellement très en vogue

Pour résumer, non, je ne fais pas de bushcratf ou de la survie, mais simplement de la randonnée.

Cet article vous a plu, ou déplu… Lâchez-vous ! Vous avez des expériences à partager, vous faites vous-même du bushcraft… N’hésitez pas à en faire part. Des questions ? Posez-les !

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Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin (2018)

309 mots, temps de lecture 2 minutes.

« Changer l’eau des fleurs » est un roman poignant écrit par Valérie Perrin.

EAN : 9782226403049
560 pages
Éditions : Albin Michel

Couverture du roman "Changer l'eau des fleurs" de Valérie Perrin, publié chez Albin Michel, montrant de dos une jeune femme aux cheveux bruns ornés de fleurs roses, vêtue d'une robe noire, devant un cimetière légèrement flou en arrière-plan.
« Changer l’eau des fleurs », roman de Valérie Perrin — Albin Michel. Un best-seller traduit dans le monde entier, portrait tout en pudeur d’une femme gardienne de cimetière.

Vous qui me suivez, vous savez que je réserve cette catégorie exclusivement à mes coups de cœur littéraires. Celui-ci remonte à l’année précédente, en septembre 2023. Quelques mois auparavant, j’avais déjà été séduit par une œuvre de cette écrivaine avec « Les oubliés du dimanche« .
Deux livres de la même plume, deux coups de cœur distincts, une coïncidence qui se présente rarement.

L’histoire tourne autour de Violette Toussaint, une gardienne de cimetière solitaire qui entretient un lien profond avec les défunts dont elle prend soin. À travers des flashbacks habilement intégrés, l’auteure dévoile progressivement le passé tumultueux de Violette, révélant des secrets douloureux et des relations complexes.

Les personnages sont richement développés, chacun avec ses propres blessures et cicatrices, ce qui rend leur parcours d’autant plus touchant. La complexité psychologique des personnages donne de la profondeur à l’histoire. Valérie Perrin réussit à aborder des thèmes sombres tout en insufflant une certaine dose d’optimisme et d’humanité à l’ensemble. L’utilisation de l’environnement du cimetière comme toile de fond ajoute une atmosphère unique au récit, créant un contraste intéressant entre la mort et la vie.

« Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin est un roman qui marie habilement la beauté de la langue avec une histoire émotionnellement riche. Les personnages mémorables et l’intrigue bien construite font de ce livre une lecture inoubliable pour ceux qui apprécient les récits touchants et profonds. Je recommande vivement ce livre.

Avez-vous lu ce livre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

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