S25E03 – Le Tour du Larzac en 6 jours

3 635 mots, temps de lecture 19 minutes.

S25E03 – Le Tour du Larzac – Randonnée itinérante entre causses, falaises et ciel.

Mon binôme (Jubéa) m’a proposé cette rando, celui avec qui j’ai fait « le Tour des Puys d’Auvergne » en septembre 2024. Ça tombait super bien, parce qu’à chaque fois que je passais à Millau, je me disais : « Faut vraiment que je me fasse une rando dans le coin ! ».

Le seul problème avec cette randonnée, c’est que le point de départ est vraiment mal desservi par les transports en commun. Il nous aurait fallu plus de 10 heures pour y arriver, alors on a dû prendre la voiture. C’est vraiment dommage car je préfère toujours prendre le train quand c’est possible.

Pour le départ et l’arrivée, nous avons a été hébergés chez une connaissance. Du coup, sur les cartes, j’ai flouté les lieux exprès pour préserver un peu l’anonymat.
Lors de cette randonnée je n’ai pris aucune note, comme à chaque fois que je ne randonne pas seul, la rédaction va s’en ressentir.
La difficulté à été de ne choisir que trois photographies par jour.

Préparation et planification

Carte du tracé GPX d'un itinéraire pédestre en boucle parcourant le pourtour du causse du Larzac autour de Millau et du Camp du Larzac, colorisé selon l'altitude entre 400 et 900 m, avec un profil altimétrique oscillant majoritairement entre 750 et 850 m et une descente marquée vers 450 m vers le kilomètre 55, enregistré entre le 18 et le 23 juin 2025.
Tracé GPX colorisé par altitude – Tour du Larzac en 6 jours (18–23 juin 2025) – Distance totale : environ 115 km – Altitudes entre 400 et 900 m

Itinéraire
C’est Jubéa qui a trouvé l’idée sur un site web, c’est toujours enrichissant de reprendre sur les expériences des autres. Comme on prévoyait de partir depuis La Cavalerie, ne pas descendre à Saint-Geniez-de-Bertrand ni à Millau, sauf en cas d’intempérie… J’ai repris la trace GR sur MonGR et j’ai redécoupé les étapes depuis notre point de départ (qui est après La Cavalerie) une tâche que j’adore faire ! Lors de la préparation on constate immédiatement que le Larzac brille par l’absence de point d’eau, nous comptons beaucoup sur nos gourdes filtrantes et les éventuels abreuvoirs croisés, Tu verras que c’était une erreur…

Motre parcours jour par jour

  1. Point de départ – Point de bivouac → 19,535 km ↑525 m D+ ↓510 m D-
  2. Point de bivouac – Eco-Camping du Larzac → 11,232 km ↑157 m D+ ↓162 m D-
  3. Eco-Camping du Larzac – Nant → 24,429 km ↑363 m D+ ↓665 m D-
  4. Nant – La Couvertoirade → 19,721 km ↑537 m D+ ↓217 m D-
  5. La Couvertoirade – L’Hospitalet-du-Larzac → 24,857 km ↑423 m D+ ↓417 m D-
  6. L’Hospitalet-du-Larzac – Point d’arrivée → 19,337 km ↑406 m D+ ↓314 m D-

Un total arrondi de 119 km et 2 411 m de dénivelé D+ et 2 285 m D-

Précision : la différence entre le D+ et le D- est que le premier jour mon GPS est tombé en panne de piles et que pour le premier jour j’ai donc pris les données enregistrées par mon ordiphone qui est beaucoup moins précis, pas d’étalonnage possible.

Équipement
Tout le détail est le fichier « Ma_Liste_Larzac.pdf » téléchargeable.
Petite modification de poids à la dernière minute : si mon sac faisait bien 10 101 g juste avant de partir j’y ai ajouté ma liseuse qui fait 286 g avec sa house de protection, ce qui fait un sac à dos de 10 387 g, nourriture comprise mais sans eau.

Conseils

Condition physique.
J’ai tendance à penser que dès l’instant où il n’y a pas de difficultés techniques particulières (escalade, neige, etc.) ça reste à la portée de tout le monde, c’est juste une question de rythme (4, 5, 6 ou 7 jours ou plus, ça n’a pas d’importance). Tout de même attention au soleil, de mi-juin à fin août ça cogne fort et il y a peu d’ombre sur les causses.

Logistique
Entre La Cavalerie et l’Éco-Camping du Larzac il n’y a ni eau, ni hébergement à moins de redescendre sur Saint-Geniez-de-Bertrand ou Millau. Ensuite il y a des campings, hébergement et ravitaillement à chaque étape. Attention, à l’Éco-Camping du Larzac il n’y avait pas de bouteille d’eau (si vous avez besoin d’un contenant supplémentaire). Parfois les traces du GR sont peu, voire pas visibles.

Sécurité
Informe toujours quelqu’un de ton entourage de ton itinéraire. Dans ta trousse de secours, n’oublie pas les pansements, les antiseptiques, tes médicaments personnels si tu suis un traitement, ainsi que ton ordonnance. Pense également au sifflet !

Tu as lu jusqu’ici, c’est parti, on démarre la randonnée !

Jour 1 : De notre hébergement au point de bivouac, 19,535 km, D+525 m

Carte du tracé GPX du premier jour du Tour du Larzac, reliant le point de départ aux environs de Creissels au premier bivouac sur environ 19,5 km, colorisé du rouge au bleu-vert selon l'altitude entre 740 et 860 m, avec un profil altimétrique très ondulé oscillant entre 750 et 860 m, enregistré le mercredi 18 juin 2025.
Jour 1 – Hébergement › Point de bivouac – 19,5 km – +525 m de dénivelé positif – 18 juin 2025

Je pars avec 1,5 l dans la poche à eau, 1 l dans ma gourde filtrante et 75 cl dans une petite bouteille, ce qui fait 3,25 l d’eau (3,25 kg) pour les deux jours, nous espérons croiser des abreuvoirs à mouton ou des « lavognes[1] ».

Assez tôt nous passons par un chemin bordé de buis (Buxus), je n’en ai jamais vu avec des pieds aussi gros ils sont certainement plus que centenaires, mais aussi des nuées de Pyrales du buis (Cydalima perspectalis), je n’en ai jamais vu autant !
À environ 3 km de la ferme fortifiée « Les Brouzes » se pause un choix, soit continuer tout droit par un tronçon d’un GRP ou continuer le GR71D sur la gauche et longer l’autoroute sur près d’un kilomètre. Nous optons pour continuer tout droit et quitter le GRP pour nous rendre au point culminant « Malmont 805 m » où se trouve une antenne. De l’autre côté de l’antenne, plein nord sur un sentier à peine visible absent des cartes IGN mais présent sur OsmAnd, nous rejoignons le sentier noir de la carte IGN à l’Est du point 794, puis rejoignons le GR71D au niveau du « Cirque du Boundoulaou ». Nous passons plusieurs magnifiques points de vue (Cap de Coste, Croix du Pas Destrech, La Pente de la Grande…). Nous quittons le GR pour l’Oppidum de la Granède[2] où à l’Ouest on a un magnifique point de vu sur « La Granède ». Nous nous posons dans les environs dans un magnifique coin de bivouac.
Sur les cinq derniers kilomètres je me suis senti mal (cumul de plusieurs nuits d’insomnies, plus chaleur, efforts) m’obligeant à plusieurs petites pauses.

Vue panoramique sur le causse du Larzac, vaste plateau calcaire semi-aride aux teintes ocre et beige parsemé de genévriers et de parcelles agricoles vertes, avec des reliefs bleutés à l'horizon, sous un ciel bleu pâle et légèrement voilé par la chaleur estivale.
L’étendue du causse du Larzac depuis les hauteurs du plateau – Aveyron, Occitanie
Vue en plongée depuis le rebord calcaire du causse du Larzac sur la vallée encaissée menant à la ville de Millau, avec des falaises boisées et des parois rocheuses à droite, un fond de vallée agricole et boisé, et l'agglomération de Millau étalée dans la plaine en arrière-plan, sous un ciel bleu de juin.
Millau et sa vallée vus depuis le rebord du causse du Larzac – Aveyron, Occitanie

Nous dormons à la belle étoile sous un ciel dégagé !

Deux couchages de bivouac installés côte à côte dans une clairière herbeuse en lisière de forêt, composés de matelas de sol argentés, d'un sac de couchage orange et de couvertures de survie, avec sacs à dos et équipement dispersés au premier plan, en pleine lumière de juin.
Installation du bivouac en lisière de forêt lors du premier jour du Tour du Larzac – Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie

Crédit Photo ©Jubéa

Jour 2 : De Point de bivouac à l’Éco-Camping du Larzac, 11,232 km, D+157 m

Carte du tracé GPX du deuxième jour du Tour du Larzac, reliant le point de bivouac à l'Éco-Camping du Larzac sur environ 11,2 km, colorisé du rouge au bleu-cyan selon l'altitude entre 730 et 810 m, avec un profil altimétrique démarrant à 796 m, descendant vers 745 m en milieu d'étape puis remontant progressivement, enregistré le jeudi 19 juin 2025.
Jour 2 – Bivouac › Éco-Camping du Larzac – 11,2 km – +157 m de dénivelé positif – 19 juin 2025

Nous reprenons le GR en balcon, passons la ferme de Potensac, peu après nous empruntons un chemin sous une voûte de buis (la bouissière) et nuée de pyrales, nous continuons jusqu’à Saint-Martin-du-Larzac où se trouve une petite chapelle.
Depuis notre départ la veille nous n’avons croisé aucun point d’eau, juste un abreuvoir ce matin mais séparé de nous par une clôture de barbelé sur monté de câbles électrifiés, donc inaccessible.
À Saint-Martin-du-Larzac nous toquons à une porte et un monsieur nous remplis généreusement nos gourdes. Plus loin nous passons devant la ferme troglodytique des Baumes[3].
Nous arrivons à l’Éco-camping du Larzac à Cun, petite épicerie, accueil sympathique, nous y avons pris une petite structure en bois avec deux lits.
Les rencontres :
Sacha, très belle rencontre, une marcheuse solitaire d’exception, tente/tarp, réchaud à alcool, a de nombreuse randos à son actif. Fait le Tour du Larzac, est partie de La Couvertoirade,demain sera son avant-dernière étape.
Un duo, deux sympathiques hommes qui comme nous font une randonnée par an en duo, l’un des deux est plus expérimenté et a du matériel technique. Le monde est petit, le frère du second connaît et est ami de mon pote libraire. Ils font le tour du Larzac mais en passant part des hébergements « confort ».

Randonneur de dos, coiffé d'un chapeau de randonné et portant un grand sac à dos bleu avec des bâtons de marche, debout sur un affleurement rocheux calcaire en surplomb dominant la vallée du Tarn, avec Millau et ses environs visibles en contrebas et les falaises des causses environnants à l'horizon, sous un ciel bleu parfaitement dégagé.
Moi au bord du causse du Larzac dominant Millau et la vallée du Tarn – Aveyron, Occitanie
Édifice cylindrique en moellons calcaires coiffé d'un toit conique en lauzes grises surmonté d'un lanternon en pierre, apparemment attenant à une ferme caussenarde aux toits de lauzes, entourés de végétation, sous un ciel bleu vif.
Ferme caussenarde avec bergerie cylindrique à toit de lauzes – Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie
Chaos de rochers calcaires aux formes érodées et tourmentées dominant un champ de céréales dorées, avec les ruines de bâtiments en pierre visibles en pied de paroi à gauche, et une végétation de chênes et de pins en arrière-plan, sous un ciel bleu à cumulus blancs.
Chaos rocheux dolomitique et ruines d’une ferme caussenarde abandonnée – Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie

Jour 3 : de l’Éco-Camping du Larzac à Nant, 24,429 km, D+363 m

Carte du tracé GPX du troisième jour du Tour du Larzac, reliant l'Éco-Camping du Larzac à Nant sur environ 24,4 km, longeant le périmètre nord du Camp du Larzac, colorisé du bleu-cyan au rouge selon l'altitude entre 450 et 900 m, avec un profil altimétrique démarrant à 800 m, stable jusqu'au kilomètre 17 puis chutant spectaculairement vers 500 m, enregistré le vendredi 20 juin 2025.
Jour 3 – Éco-Camping du Larzac › Nant – 24,4 km – +363 m de dénivelé positif – 20 juin 2025

Nous partons tôt, quoique moins tôt que nous espérions, Sacha est déjà partie avant même que nous nous levions et le duo d’amis, une trentaine de minutes avant nous.
À partir de là je partirai chaque jour chargé de minimum 4,5 l d’eau.
Le GR est plat sur deux kilomètres pour remonter d’une trentaine de mètres sur un kilomètre pour redescendre d’une centaine de mètres sur deux kilomètre. On passe devant la ferme Le Tournet et au point le plus bas la ferme Le Sot ensuite ça remonte de nouveau de 135 m sur un plus de 4 km. Dans cette montée herbeuse nous laissons sur notre droite « Les Sourzials », nous longeons les chaos ruiniformes des « Anouts », passons entre les « Rocs du Bartas » et le « Roc Rouge » pour arriver au point culminant qui est Montredon. Jusqu’au point/carrefour 821 le GR le sentier traverse bois et pâtures, puis une piste qui rejoint la route venant Montredon. Au niveau de la ferme des Homs (culture et vente de plantes aromatiques médicinales) nous doublons le duo d’amis. Nous passons devant les ruines historiques « Baylet ». 4 km plus loin nous faisons une pause et le duo nous double. Après la Grotte du Bout de Côte le chemin descend de plus en plus sur un sentier de pierre le long du Ravin de Vallongue pour arriver au Camping Les Vernèdes à Nant[4]. Dans la descente nous nous arrêtons quelques instants pour discuter avec Sacha qui fait une pause café. Accueil au camping vraiment sympa, très familiale, nous nous y sentons bien. Tente à l’ombre, celle de Sacha est en face de nous de l’autre côté du sentier près de la rivière. Nous visitons la ville faisons quelques achats. Nous passons une bonne nuit.

Sentier forestier étroit recouvert de feuilles mortes et de cônes de conifères, bordé de rochers et de troncs d'arbres entièrement couverts de mousse vert vif, dans un sous-bois mêlant pins et feuillus, traversé par une lumière matinale rasante et filtrée.
Sentier moussu en sous-bois au petit matin – Rebord du causse du Larzac, Aveyron, Occitanie
Vue panoramique en plongée depuis le rebord du causse du Larzac sur la vallée verdoyante de la Dourbie encaissée entre des versants boisés, avec le bourg de Nant visible au centre dans le fond de vallée agricole, des reliefs tabulaires à l'horizon, sous un ciel bleu de juin.
La vallée de la Dourbie et le bourg de Nant vus depuis le rebord du causse du Larzac – Aveyron, Occitanie
Sculpture grandeur nature d'un chevalier en armure monté sur un cheval, entièrement assemblée à partir de pièces métalliques recyclées et d'objets de récupération oxydés, installée sur la place devant la mairie de Nant, bâtiment en pierre calcaire aux volets gris, sous un soleil estival.
Sculpture en métal de récupération représentant un chevalier à cheval – Place de la Mairie, Nant, Aveyron, Occitanie

Jour 4 : de Nant à La Couvertoirade, 19,721 km, D+537 m

Carte du tracé GPX du quatrième jour du Tour du Larzac, reliant Nant à La Couvertoirade sur environ 19,7 km, colorisé du rouge au bleu selon l'altitude entre 450 et 850 m, avec un profil altimétrique démarrant à 458 m et remontant progressivement jusqu'à 779 m en fin d'étape, enregistré le samedi 21 juin 2025.
Jour 4 – Nant › La Couvertoirade – 19,7 km – +537 m de dénivelé positif – 21 juin 2025

Sacha a tout plié, rangé et partie environ 30 minutes avant nous.
Nous sortons de Nant par la D99 sur presque 1 km puis un chemin vers Le Liquier, ensuite un chemin de terre par endroit empierré qui passe au-dessus du hameau de Frayssinet-Bas sur notre gauche. Nous continuons sur la plaine jusqu’à la plate-forme d’une voie ferrée désaffectée[5]. Nous passons par La Barraque Froide, nous laissons le calvaire sur notre droite et empruntons un chemin plus étroit et le suivre sur 1,8 km pour rejoindre la petite route de Gaillac que nous traversons. Le chemin nous mène jusqu’à La Couvertoirade[6]. Nous passons juste avant d’arriver devant une Lavogne.
Nous nous rendons au gîte d’étape Gîte de la Cité dans lequel nous avons réservé en chemin, tout juste à temps car il ne restait que deux places dans un dortoir, nous y sommes avec des cycliste qui font de l’itinérance avec portage de valise.
Nous visitons la ville, et le soir c’est la fête de la musique, alors c’est soirée banquet avec des musiciens, des chants (locaux mais aussi des années 70 ainsi que d’autres à la thématique des boissons (ha le petit vin blanc, etc.). Repas (entrée, plat, fromage et dessert[7]*) à 12,50 €, Bref nous avons passé une excellente soirée.

Sentier de terre longeant de grandes touffes de genêts en pleine floraison jaune vif, avec en arrière-plan la vallée de la Dourbie boisée et verdoyante, dominée par les falaises calcaires grises du rebord du causse, sous un ciel bleu parfaitement dégagé.
Genêts en fleurs sur le sentier de remontée vers le causse depuis Nant – Vallée de la Dourbie, Aveyron, Occitanie
Sentier de terre herbeux passant sous un pont en arc de pierre calcaire à garde-corps métallique losangé, encadré d'une végétation arbustive dense, sous un ciel bleu vif, sur une ancienne emprise ferroviaire reconvertie en chemin de randonnée.
Pont en arc de pierre sur l’ancienne voie ferrée Millau-Tournemire, reconvertie en sentier de randonnée – Vallée de la Dourbie, Aveyron, Occitanie
Vue en plongée depuis les remparts sur les toits de lauzes et de tuiles romanes du village médiéval de La Couvertoirade, avec ses deux tours carrées crénelées dominant l'ensemble des maisons en pierre calcaire, des arbres et une terrasse de café ombragée, sous un ciel bleu à cumulus.
La Couvertoirade et ses tours templières vues depuis le chemin de ronde – Village médiéval classé, Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie

Jour 5 : La Couvertoirade à L’Hospitalet-de-Larzac,  24,857 km, D+423 m

Carte du tracé GPX du cinquième jour du Tour du Larzac, reliant La Couvertoirade à L'Hospitalet-du-Larzac sur environ 24,9 km, colorisé du bleu-cyan au rouge selon l'altitude entre 660 et 860 m, avec un profil altimétrique démarrant à 727 m, descendant vers 670 m en milieu d'étape puis remontant progressivement vers 733 m, enregistré le dimanche 22 juin 2025.
Jour 5 – La Couvertoirade › L’Hospitalet-du-Larzac – 24,9 km – +423 m de dénivelé positif – 22 juin 2025

Le matin nous prenons un petit déjeuner copieux au gîte, l’ambiance est très sympa, le maître des lieux aussi, c’est convivial et familial.
Nous récupérons le GR une piste qui nous mène jusqu’à la Salvetat, mais avant en chemin nous entendons des coassements sur notre gauche, nous nous y rendons et découvrons une magnifique lavogne très bien entretenue. Dès le début nous doublons un groupe de randonneurs (un homme et quatre femmes), qui nous redoublerons et que l’on redoublera et ainsi de suite jusqu’au début de l’ancienne voie ferrée, ça tisse des liens, des sourires, des blagues…
Après Salvetat nous empruntons une « bouissière » (chemin entre des haies de buis) pour rejoindre un large chemin d’exploitation qui oblique nord-ouest vers la ferme du Cun, puis le chemin vers La Blaquèrerie[8]. Sur un sentier à travers buis et genévriers nous passons devant la ferme abandonnée de Fontvive et remonter vers l’ancienne voie ferrée[9].
À environ 1 km nous décidons de quitter l’ancienne voie ferrée et couper plei nord pour rejoindre un chemin qui nous mène au Site Naturel des Canalettes[10], un lieu magnifique avec un côté féérique où il y règne une fraîcheur inattendue et bienvenue.
Nous reprenons un sentier large qui nous mène à l’ancienne voie ferrée, très rectiligne, un peu ennuyeuse jusqu’au Camping Au Tour de l’Aveyron à L’Hospitalet-du-Larzac[11]*.
Accueil sympathique, nous optons pour une tente déjà montée avec deux matelas pour partir très tôt le matin

Mare circulaire peu profonde aux berges pavées de dalles calcaires, entourée de joncs et de végétation arbustive se reflétant dans une eau calme et limpide, dans une légère dépression du causse du Larzac, sous une lumière matinale rasante.
Lavogne – mare pastorale à berges pavées de calcaire – Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie
Ruelle goudronnée étroite d'un hameau caussenard bordée de maisons en moellons calcaires, avec une tour cylindrique en pierre percée d'une porte en arc et d'une archère, partiellement en ruine, sous un ciel bleu vif de juin.
Tour cylindrique médiévale et ruelle de hameau en pierre calcaire – Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie
Sentier de terre étroit s'enfonçant dans la fissure naturelle du site des Canalettes, entre deux parois verticales de roche dolomitique entièrement couvertes de mousse et de fougères, avec un bloc rocheux coincé en surplomb au-dessus du passage, dans une lumière tamisée et verdoyante.
Les Canalettes – site naturel de gorges karstiques dans la roche dolomitique – Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie

Jour 6 : de L’Hospitalet-du-Larzac à notre hébergement, 19,337 km, D+406 m

Carte du tracé GPX du sixième et dernier jour du Tour du Larzac, reliant L'Hospitalet-du-Larzac au point d'hébergement final sur environ 19,3 km, colorisé du bleu au rouge-orange selon l'altitude entre 680 et 880 m, avec un profil altimétrique démarrant à 693 m, montant jusqu'à 870 m vers le kilomètre 4 puis ondulant régulièrement jusqu'à l'arrivée à 785 m, enregistré le lundi 23 juin 2025.
Jour 6 – L’Hospitalet-du-Larzac › Hébergement final – 19,3 km – +406 m de dénivelé positif – 23 juin 2025

Nous partons tôt, le jour pointe et le soleil n’est pas encore levé. Nous empruntons une piste forestière pour se diriger vers le bois de Carron. La piste s’élève sous les arbres par plusieurs virages, à la sortie une petite chapelle Saint-Amans restaurée. Puis, par « la plaine du Temple » nous arrivons rapidement à La Cavalerie[12] que nous prenons le temps de visiter, nous comptions y prendre le petit déjeuner mais tout est encore fermé. Par contre la sortie de la ville n’est pas très intéressante.
Le sentier de terre nous fait passer à côté d’un dolmen sur notre droite mais inaccessible, deux clôtures nous en séparent. Le chemin devient empierré et nous mène vers la plantation du Bicentenaire de la Révolution[13] que nous longeons. Nous longeons un chemin de crête qui donne une vue sur les ruiniformes du Rajal del Gorp[14]*
Nous arrivons rapidement à notre point d’arrivée.

Fin des 6 jours reste mes réflexion et la conclusion.

Petite chapelle votive en moellons calcaires à voûte en plein cintre et toit de tuiles romanes, abritant un autel garni de statuettes religieuses, d'ex-votos et de fleurs artificielles, entourée de hautes herbes et de murets de pierre, dans la lumière laiteuse de l'aube.
Chapelle votive abandonnée abritant un autel aux statuettes religieuses – Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie
Vue depuis l'extérieur à travers une large porte en arc brisé en pierre calcaire donnant sur la rue principale pavée de La Cavalerie, village médiéval fortifié, avec des maisons en pierre, des lanternes et une boulangerie visibles dans la ruelle déserte, sous un ciel bleu matinal.
La porte médiévale de La Cavalerie, ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean – La Cavalerie, Causse du Larzac, Aveyron, Occitanie
Vue panoramique sur le causse du Larzac sous la chaleur de juin, avec un lapiaz calcaire affleurant au sol, des chaos de rochers dolomitiques érodés aux formes tourmentées, une végétation rase de genévriers et d'arbustes, et un horizon lointain estompé par la brume de chaleur.
Lapiaz et chaos rocheux dolomitiques sur le causse du Larzac sous la chaleur estivale – Aveyron, Occitanie

Réflexions

Randonner à deux : Cela demande des concessions. Jubéa aime arriver tôt pour se doucher et laver son linge, tandis que je préfère parfois faire une sieste en attendant que le soleil décline et éviter le cagnard, quitte à laver plus tard et faire sécher sur mon sac. Il faut donc trouver un équilibre, ce qui, heureusement, s’est fait naturellement, sans même en parler. Une bonne entente fait toute la différence.
À deux je n’écris pas sur mon carnet le soir, je privilégie les discussions.
Les regrets : je savais qu’il y avait beaucoup à découvrir, mais nous sommes parfois passés à côté de certains points d’intérêt. Pour une prochaine fois, j’emporterai un topo-guide ou, mieux encore, je préparerai des « waypoints » sur la trace GPS pour être sûr de ne rien rater.

Conclusion

C’est une chouette randonnée que j’ai beaucoup appréciée entre causses arides, falaises et ciel, que de beaux paysages, sans oublier les sites historiques.
Malgré l’absence de points d’eau et un ensoleillement intense, cette randonnée reste accessible à tous, à condition de bien se préparer, de respecter son rythme et surtout porter son eau. Sur ces 6 jours nous avons croisé très peu de randonneurs, ce qui me va très bien, ce qui n’empêche, comme à chaque randonnée de faire de belles rencontres.
N’hésite pas à chausser tes chaussures, prendre ton sac et vivre ta propre aventure, sans oublier tes gourdes.

Tu as fait cette randonnée, ou tu souhaites la faire, ou encore tu as des questions ou d’autres expériences à partager… Les commentaires sont là pour ça !

Le billet « S25E03 – Le Tour du Larzac en 6 jours » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Une lavogne est une petite retenue d’eau artificielle, typique des causses du Larzac et d’autres régions calcaires du sud de la France. Ces réservoirs peu profonds sont conçus pour recueillir et retenir l’eau de pluie, principalement pour abreuver les troupeaux. Les lavognes sont souvent de forme circulaire et sont construites en creusant légèrement le sol calcaire, puis en le recouvrant d’argile pour rendre l’étendue étanche et permettre la rétention de l’eau. Elles jouent un rôle important dans l’élevage ovin, caractéristique de cette région aride.
  2. ^ L’Oppidum de la Granède, situé sur le plateau du Larzac, est un site archéologique typique des oppida gaulois. Construit entre le IIe et le Ier siècle avant notre ère, il est notable pour son emplacement stratégique offrant une vue panoramique, servant de point de défense et de centre politique, économique et social pour les communautés gauloises.
  3. ^ La ferme troglodytique des Baumes, située dans le Larzac, illustre l’habitat troglodytique où des espaces de vie étaient creusés dans la roche. Ces structures, utilisées pour leur isolation naturelle, servaient d’habitations, d’étables et de lieux de stockage. Datant souvent du Moyen Âge à l’époque moderne, elles reflètent la vie rurale et l’adaptation ingénieuse des populations à leur environnement. Aujourd’hui, ces sites sont préservés pour leur valeur historique et culturelle, offrant un aperçu des modes de vie traditionnels de la région.
  4. ^ Nant : le village de Nant, installé au milieu d’un large bassin au confluent de la Dourbie et du Durzon, grâce à l’œuvre entreprise par les premiers moines (Xe siècle) et les bénédictins (XIIe siècle), se transforma en « Jardin du Rouergue ». Son abbatiale (XIIe siècle) ressemble à une forteresse.L’ancienne église Saint-Jacques (XIVe siècle) de style gothique méridional, les maisons porches et les vieilles portes le long des rues tortueuses méritent un détour ainsi que la halle à cinq arcades du XVIIIe siècle.
  5. ^ la plate-forme d’une voie ferrée désaffectée : Tous les travaux d’infrastructure, ouvrages d’art, ainsi que les gares avaient été réalisés au début du siècle.
  6. ^ La Couvertoirade : village templier dont l’enceinte est quasiment intacte. L’ensemble de l’architecture défensive a été préservée et mise en valeur. Cédé aux Templiers au XIIe siècle, le village releva de la Commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon, puis des Hospitaliers qui le fortifièrent au milieu du XVe siècle. Il connut une période de prospérité du XVe au XVIIe siècle qui se traduisit par la construction de belles maisons encore visibles de part et d’autre de la rue principale qui unit les portes haute et basse.
  7. ^ La flaune, ou flausona en occitan ou flauna en occitan rouergat, est une pâtisserie de ménage de la cuisine rouergate (aveyronnaise), à mi-chemin entre le cheesecake et le flan pâtissier.
  8. ^ La Blaquèrerie : au centre du village, maison avec des tours crénelées et un four. Église du XVIIIe siècle à chevet pentagonal.
  9. ^ Cette ligne SNCF désaffectée devait relier Albi au Vigan (Gard). Depuis Albi, elle suivait la vallée du Tarn et du Dourdou jusqu’à Saint-Affrique pour ensuite, par la vallée du Cernon, remonter sur le plateau du Larzac et rejoindre Le Vigan par la vallée de la Vis et de l’Arre. La ligne entre Le Vigan et Tournemire s’étend sur 60 km et compte 32 tunnels et 12 viaducs. Elle a été inaugurée en 1896, le transport des voyageurs fut fermé en 1935 et celui des marchandises en 1955. Entre L’Hospitalet-du-Larzac et La Bastide-Pradines, la voie est actuellement exploitée en vélorail et train touristique au départ de la gare de Sainte-Eulalie-de-Cernon.
  10. ^ Le Site Naturel des Canalettes est un magnifique canyon creusé dans les calcaires du Causse du Larzac, en Aveyron. Ce paysage karstique est caractérisé par des gorges étroites, des falaises sculptées par l’érosion et des formations rocheuses spectaculaires.Le site est également connu pour ses phénomènes géologiques, comme les marmites de géant et les cavités naturelles.
  11. ^ L’Hospitalet-du-Larzac : ancienne étape avec un hôpital pour les voyageurs qui se rendaient à Millau et qui redoutaient la traversée du Causse. Les maisons du village se groupent autour d’une grande place et d’une fontaine alimentant un lavoir. Église du XIXe siècle et vierge en bois du XVIe siècle.
  12. ^ La Cavalerie : ce village d’origine templier possède encore côté nord un vestige, bien restauré, de son enceinte fortifiée du XVe siècle (courtine de 90 m de long). À proximité du bourg est installé un camp militaire accueillant depuis 2016 la 13e demi-brigade de la Légion Étrangère, avec un effectif de 1 200 légionnaires.
  13. ^ Cette plantation de conifères a été réalisée le 25 novembre 1989 par 1 789 enfants des écoles de Millau qui ont planté ce jour-là 1 789 arbres de la liberté en formant le nombre 1989 (symbole de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française et de la Déclaration des droits de l’homme).
  14. ^ Les « ruiniformes du Rajal del Gorp » sont des formations rocheuses caractéristiques situées sur le causse du Larzac, dans le département de l’Aveyron en France. Ces formations sont le résultat de millions d’années d’érosion par l’eau et le vent, sculptant des paysages calcaires en formes spectaculaires et parfois étranges, évoquant des ruines d’où leur nom « ruiniformes ».

Méfiez-vous des femmes qui marchent de Annabel Abbs

942 mots, temps de lecture 5 minutes.

Méfiez-vous des femmes qui marchent de Annabel Abbs (2023) – Une ode aux marcheuses libératrices !

Couverture du livre « Méfiez-vous des femmes qui marchent » d'Annabel Abbs, édition Pocket. Une femme en short et chemise, un bâton à la main, pose sur un rocher en montagne. Le sous-titre mentionne Simone de Beauvoir, Georgia O'Keeffe et Daphné du Maurier.
Méfiez-vous des femmes qui marchent, Annabel Abbs – Pocket. Dans les pas de Simone de Beauvoir, Georgia O’Keeffe, Daphné du Maurier…

Traductrice : Béatrice Vierne
EAN : 9782266336727
Édition : Pocket (432 pages)

C’est la couverture et le titre qui ont d’abord attiré mon attention. Encore une fois, je dois remercier mon libraire pour cette belle découverte. Achète tes livres en librairie plutôt que sur le web, ils sont au même prix. Sympathise avec ton libraire[1].

Il existe de nombreux récits sur les hommes qui marchent : Rousseau, Thoreau, Stevenson, Giono, Tesson… mais très peu s’intéressent aux femmes qui randonnent. Il suffit de lire mon billet « Littérature – Voyages, Marches, Évasions » pour remarquer que les femmes sont minoritaires sur la liste que je propose. Annabel redonne voix à ces femmes oubliées pour qui la marche fut un désir d’affirmation de soi et d’affranchissement, une claque au patriarcat !

À travers les histoires de femmes artistes, philosophes et écrivaines (Simone de Beauvoir, Frieda von Richthofen, Gwen John, Nan Shepherd, Clara Coltman Vyvyan, Georgia O’Keeffe), qui ont osé entreprendre de longs voyages à pied, Abbs met en lumière la marche comme moyen de libération et de transformation personnelle. Avec son écriture engagée elle nous offre un regard un regard touchant sur la marche comme acte de rébellion.

Note(s)

  1. ^ Quand tu sympathises avec ton libraire, il peut non seulement mieux guider tes choix selon tes goûts, mais aussi te surprendre en t’ouvrant à d’autres styles, en t’arrachant à tes habitudes littéraires. Les librairies et leurs libraires sont précieux, chéris-les !

Un hommage aux femmes qui marchent pour se libérer

Dans Méfiez-vous des femmes qui marchent, Annabel Abbs nous offre une histoire inspirante et pleine de vie, centrée sur la quête de liberté. À travers les récits de femmes célèbres du XXe siècle, elle explore un sujet simple mais essentiel, marcher ! Mais pas de n’importe quelle manière. Marcher seule, marcher loin, marcher librement. C’est un hommage à la liberté des femmes, à la reconquête de l’espace public.

« Pendant des siècles, la mobilité a été réservée aux hommes. Les femmes étaient confinées, immobiles, casanières. Chez nous – nous disait-on – nous étions en lieu sûr. Et pourtant, pour bien des femmes, le danger était infiniment plus grand chez elle que dans les lieux sauvages. » Chap 4.

Plus qu’un roman, un récit, c’est un journal de bord, un manifeste

Annabel Abbs elle mêle intelligemment récit personnel, recherches historiques et méditations philosophiques. Elle-même marcheuse, elle suit les traces de ces femmes pionnières, marginales ou incomprises, qui ont choisi de fuir les salons, les obligations domestiques et les injonctions sociales en chaussant leurs bottes. Elle interroge le lien entre la marche et la créativité, la nature et l’indépendance.

« Quand je reviens de ma randonnée Gwen John (c’est ainsi que je l’appelle), plusieurs amies veulent savoir quel effet cela m’a fait de me retrouver toute seule pendant dix jours. Je ne me suis pas ennuyée ? Sentie seule ? Ma famille m’a-t-elle manqué ? Est-ce que j’ai dû remettre des mecs à leur place ?
Mes réponses sont d’une grande sobriété. J’ai honte de reconnaître que ma famille ne m’a pas manqué, que je ne me suis jamais ennuyée, que les agresseurs n’existaient que dans mon imagination tendancieuse. Mais j’ai surtout honte d’admettre à quel point j’ai pris plaisir à ma propre compagnie. » Annabel Abbs, parlant d’elle-même, Chap.4

Ce n’est pas un livre sur la performance mais sur le droit de marcher seule sans se soucier du regard des autres. À une époque où la femme seule dehors continue d’être jugée ou mise en danger, Abbs nous rappelle que chacun doit acquérir cette liberté et la conserver.

« En parcourant des lieux généralement réservés aux hommes, elle faisait la preuve de sa présence physique, mais aussi de son autonomie et de son énergie. » en parlant de Simone de Beauvoir. Chap. 6.

Une réflexion féministe originale et accessible

Le titre, provocateur, annonce bien la tonalité de l’ouvrage : Méfiez-vous des femmes qui marchent, car elles pensent, elles changent, elles dérangent. C’est un féminisme qui prend le large, au sens propre comme au figuré. En redonnant vie à ces femmes qui ont marché à contre-courant de leur époque, Abbs nous pousse à repenser notre rapport au monde, au corps, à la solitude et au silence.

« En faisant ses randonnées, chacune de ces femmes a découvert une nouvelle façon d’être, une manière d’exister à travers son corps, son physique, ses sens. » Chap. 8.

Ce livre est aussi un hommage à la lenteur, à la désobéissance douce, à l’intuition. Il fait du bien à l’âme. Il donne envie de se lever, de sortir, de marcher… sans but, sans montre, sans justification.

Conclusion

Méfiez-vous des femmes qui marchent est un livre qui inspire et donne de la force. Annabel Abbs redonne à la marche, ce geste apparemment anodin, toute sa charge politique et poétique. Ce n’est pas un simple récit de voyage, mais une déclaration de liberté. Avec ce livre j’ai sentiment rare d’avoir une compagne de route, invisible mais bien présente.
Un livre que j’ai vraiment adoré.

« Virginia Woolf pensait que les femmes avaient besoin d’une chambre à elles. May Sarton croyait qu’elles avaient besoin de temps à elles. Et moi ? Moi, je crois que les femmes ont besoin d’un trajet à elles. En plein air. Loin de l’enfermement bétonné de la grande ville. Entre terre et ciel. Au bord de l’eau. » Annabel Abbs. Chap. 3.

Et toi, as-tu déjà marché seule, longtemps ?

Les commentaires sont là pour partager tes impressions et/ou tes chemins de traverse.

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S25E02 – 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 5 et FIN

868 mots, temps de lecture 5 minutes.

Si tu me lis aujourd’hui, c’est que tu as suivi chaque pas de cette aventure à travers le Cotentin, et je t’en remercie ! Après sept jours de paysages changeants, de rencontres et de douleurs surmontées, nous y voilà : le grand final.
Tu es arrivé sur cette page par hasard je te conseille, pour te mettre dans le bain et de lire avant :
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4

Où en suis-je maintenant ?

Aujourd’hui, c’est l’étape finale, de Surtainville à Barneville-Carteret. Une dernière journée de marche où chaque pas me rapproche de la fin de cette itinérance, mais aussi le moment des conclusions.

Prêt à terminer cette aventure avec moi ? C’est parti pour cette dernière étape !

Jour 8 : Dernière journée… Jusqu’à Barneville-Carteret – 18,304 km et +175 m

Carte du tracé GPX du huitième et dernier jour de randonnée, reliant Surtainville à Barneville-Carteret en longeant la côte ouest du Cotentin sur environ 18,3 km, colorisé du rouge au bleu-vert selon l'altitude entre 0 et 100 m, avec un profil altimétrique présentant une bosse centrale marquée autour des kilomètres 10 à 14, enregistré le mardi 20 mai 2025.
Jour 8 – Surtainville › Barneville-Carteret – 18,3 km – +175 m de dénivelé positif – 20 mai 2025

Je quitte le camping un peu avant 8 h et me rends à Surtainville où je prends un petit déjeuner dans une boulangerie, j’y achète aussi un casse-croûte pour midi et reprends ma route.

Arrivé sur la plage je décide de la marée basse pour faire comme la veille, un tronçon de 2,5 km sur le sable humide. Un vrai plaisir de marcher sur cette immense plage vierge de tout pas humain, le sentiment d’être seul au monde, un vrai plaisir !

Ensuite le sentier rentre les terres direction Hattainville, je trouve cette partie du chemin ennuyeux, beaucoup de bitume, Hattainville n’est pas non plus d’un grand intérêt. À la sortie de la ville il y a un petit bassin d’eau peut-être un ancien lavoir, non signalé sur la carte, j’y fais une pause et mange ma barre de céréale.

Le sentier est plus agréable, chemin de sables ou de terres, de beaux paysages.

Trois kilomètres et j’atteins le chemin des douaniers, un sentier étroit dans la falaise, Je passe devant La Vieille Église au Cap Carteret (et sa légende). J’en profite un maximum car je sais Barneville-Carteret qu’à deux kilomètres.

J’ai ralenti le pas, profiter de ces derniers instants de beautés.

À Carteret je m’arrête à une terrasse proche du port de Carteret et me prends un soda bien frais, bien mérité, pour marque la fin de cette randonnée. Ensuite je vais sur la Promenade du petit port et sur un banc je mange tranquillement mon casse-croûte puis dirige vers l’auberge de jeunesse Centre Eugène Godey. Très bon accueil, le personnel est très sympa. Je prends possession de ma chambre, y pause mon sac et retourne en ville me promener, repérer l’arrêt de bus pour le lendemain, choisir un restaurant où je mangerai le soir. Bref, je me balade.
Barneville-Carteret est la ville que j’aime le moins de mon itinéraire, une ville et un port snob, lieu de villégiature pour bobos, bref tu l’auras compris, je n’aime pas !

Infos :
Étape facile avec une partie bitumé que je n’ai pas aimé mais très belle étape et le meilleur pour la fin sur le sentier des douaniers.
Centre Eugène Godey
Auberge de Jeunesse
18 rue des Douits 50270 Barneville-Carteret
Téléphone : 02.33.04.63.30
Portable : 06.77.85.89.92
centre.eugene-godey@barneville-carteret.fr

Vieille barrière en bois grisé à cinq barreaux, ligaturée à ses poteaux, s'ouvrant sur une vaste prairie dunaire couverte de fleurs blanches et de graminées, avec un massif dunaire couvert d'oyats à l'horizon, sous un ciel bleu strié de traînées de condensation.
Prairie arrière-dunaire fleurie et massif de dunes fixées – Côte ouest du Cotentin entre Surtainville et les Moitiers-d’Allonne, Manche, Normandie
Vaste plage de sable fin totalement déserte à marée basse, s'étendant à perte de vue vers l'horizon, avec un cordon de dunes à gauche et la ligne de mer à peine visible au loin, sous un ciel bleu pâle strié de traînées de condensation.
Plage déserte à marée basse entre Surtainville et les Moitiers-d’Allonne – Côte ouest du Cotentin, Manche, Normandie
Sentier sableux serpentant à travers un massif dunaire fixé couvert d'oyats, de touffes d'arbustes et de végétation rase, avec la mer visible à l'horizon à droite et une masse boisée à gauche, sous un ciel bleu légèrement voilé.
Sentier sableux à travers le massif dunaire des Moitiers-d’Allonne – Côte ouest du Cotentin, Manche, Normandie
Ruines d'une petite chapelle romane en moellons de granite et de schiste, dont il ne reste que les murs gouttereaux et le pignon percé d'une baie en plein cintre, posées sur une lande herbeuse dominant la mer turquoise et les dunes de Carteret, sous un ciel bleu strié.
Ruines de la chapelle Saint-Germain sur le cap de Carteret – Barneville-Carteret, Manche, Normandie
Vue à travers l'oculus circulaire en moellons de schiste et de granite couvert de lichen de la chapelle Saint-Germain, encadrant la Manche d'un bleu pâle avec un voilier blanc solitaire au centre, sous un ciel légèrement voilé.
La Manche et son voilier encadrés par l’oculus de la chapelle Saint-Germain – Cap de Carteret, Barneville-Carteret, Manche, Normandie

Quelques points négatifs, il y en a peu.
Le GR a été modifié par endroit et ne correspond parfois pas à la trace téléchargée, et dans ce cas il arrive qu’il manque des traces à certains carrefours, ça reste rare, pas de quoi se perdre non-plus il suffit d’être vigilent et je pense que cela sera rapidement corrigé.
J’ai sous estimé le froid nocturne normand, j’aurai dû choisir un autre sac de couchage.
J’ai raté des points d’intérêts tels que dolmens, site archéologique, je m’en suis toujours rendu compte trop tard. Ajouter des waypoint sur son GPS est un plus.

Conclusion :

Huit jours de marche entre Saint-Vaast-la-Hougue et Barneville-Carteret, près de 170 km de souvenirs. Ce voyage, né d’une opportunité, s’est transformé en une expérience riche. J’ai marché seul, accompagné par la mer et les paysages changeants.

Chaque étape avait son caractère, ses défis et ses récompenses. Des plages de sable fin aux falaises escarpées, en passant par les chemins de terre et les routes bitumées, j’ai dormi sous la tente, dans des campings, un gîte d’accueil et dans une auberge de jeunesse. J’ai rencontré des randonneurs, croisé des habitants.

Les paysages étonnant de beauté, et quelques montées difficiles faisaient partie de l’aventure. Cette randonnée m’a appris beaucoup sur moi-même, comme chaque rando. Elle m’a rappelé l’importance de prendre le temps et de profiter des petites choses.

Si tu envisages une aventure similaire, je t’encourage à partir. Que tu sois débutant ou confirmé, l’important est de mettre un pied devant l’autre. Merci de m’avoir suivi. J’espère t’avoir inspiré à chausser tes chaussures de randonnée. Bon chemin à toi !

L’itinérance ne se termine jamais vraiment… elle ne fait que suspendre le temps d’une pause. À bientôt sur les sentiers !

Si tu as aimé ce récit, n’hésite pas à laisser un commentaire ou partager tes propres anecdotes de rando, ça fait toujours plaisir et ça motive à continuer !

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S25E02 – 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 4

1 569 mots, temps de lecture 8 minutes.

Si tu arrives ici par hasard, sache que tu lis la suite d’un récit de randonnée itinérante dans le Cotentin. Un périple de huit jours le long des sentiers, entre mer, lande, cailloux et parfois l’improvisation.

Dans les parties précédentes, je t’ai raconté comment j’ai préparé ce voyage, les premières étapes de Saint-Vaast-la-Hougue à Cherbourg, et les paysages magnifiques qui ont jalonné mon chemin jusqu’à Vauville.

Si tu ne l’as pas encore fait, je te conseille de jeter un œil aux premiers billets de cette série pour ne rien manquer du début de cette aventure.

Partie1
Partie 2
Partie 3

Où en étais-je ?

Après avoir parcouru des kilomètres de sentiers côtiers et découvert des paysages magnifiques, me voilà reparti pour de nouvelles découvertes. Les paysages continuent de se transformer, et chaque pas m’apporte son lot de surprises et d’émotions. Je t’emmène maintenant sur les étapes 6 et 7, de Vauville à Surtainville, en passant par le charmant village de Biville.

Jour 6 : Une toute petite étape jusqu’à Biville, 5,857 km +177 m

Carte du tracé GPX du sixième jour de randonnée, reliant Vauville à Biville en longeant la côte ouest du Cotentin sur environ 5,9 km, colorisé du rouge au bleu-vert selon l'altitude entre 0 et 140 m, avec un profil altimétrique en montée progressive et soutenue jusqu'à 130 m en fin d'étape, enregistré le dimanche 18 mai 2025.
Jour 6 – Vauville › Biville – 5,9 km – +177 m de dénivelé positif – 18 mai 2025

Comme d’habitude, le froid a perturbé mon sommeil cette nuit, mais peu importe. Aujourd’hui, l’étape est courte. Je me dis qu’en une heure, voire une heure et demie maxi, je serai à Biville. Passer une journée à ne rien faire, c’est aussi très bien, et surtout, je dormirai dans un lit ce soir.

La randonnée, c’est prendre du temps pour soi, comme on l’entend ou comme il se présente.

Tout est plié, le sac sur mon dos, et c’est parti !

Dès la sortie du camping, je traverse la sublime Réserve naturelle nationale de la mare de Vauville. Un vrai paradis pour les oiseaux, avec des panneaux explicatifs sur la faune et la flore.
À 1,6 km, une première montée t’emmène de 7 mètres à 57 mètres sur 600 mètres de longueur pour rejoindre le Grand Thot. Cette première montée donne le ton pour la suivante, car elle est en sable très fin. Ensuite, ça redescend, mais à 3,100 km, on repart de 30 mètres à 119 mètres sur encore 600 mètres. Ça peut sembler peu lorsque l’on voit les dénivelés passés la veille, sur le papier elle ne paie pas de mine mais cette montée de sable fin, mais elle pique ! À chaque pas, ton pied redescend des trois quarts à cause du sable fin. Avec le sac à dos et la chaleur, cette montée est assez éprouvante.
Ensuite, le chemin continue de monter en pente douce, et ça paraît tout plat pour arriver à Biville. Finalement, j’ai mis 2 heures et 6 minutes pour parcourir cette courte distance.

J’arrive assez tôt au Gîte d’étape Thomas Hélye de Biville. En prenant possession des lieux, j’apprends qu’il s’agit d’un Centre d’accueil diocésain qui dépend du diocèse de Coutances et Avranches. Je m’installe dans ma chambre à deux lits et règle les 20 €. Je suis seul dans tout l’établissement.
Il y a eu une réception plus tôt dans la journée, et il reste des plats. On m’offre une énorme assiette de salade de pâtes avec du pain, ce qui fera mon repas de la journée. Je retire les pansements de mon pied droit, prends une douche, fais ma lessive, et pars visiter la ville.
Biville est petit, et j’en fais vite le tour. Je m’attarde un peu à l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, en grande partie rénovée. Les vitraux sont magnifiques.
De retour au gîte, je me renseigne sur l’étape de demain. J’aimerais dormir dans un lit, dans un petit bungalow du genre cabane, pas cher. Le camping « Le Grand Large » n’en a pas. Par contre, un peu plus loin, le camping municipal « Les Mielles » à Surtainville en propose. Je n’arrive pas à les joindre, mais je me dis que j’irai et je verrai bien sur place.
Je prends le temps d’écrire le récit de ma journée et lis tranquillement en attendant la nuit.

Infos :
Étape courte avec une montée technique dans le sable, mais pas de difficulté particulière, de jolis panoramas en haut de la deuxième montée.
Gîte d’étape du Centre d’Accueil Thomas Hélye
1 rue Thomas Helye
Tél. 02.33.04.52.19
centrethomashelye@wanadoo.fr
Réservez → 20 € à payer sur place
Pas de ravitaillement

Vue panoramique en hauteur depuis une pelouse avec un banc en bois au premier plan, sur la réserve naturelle de la mare de Vauville : un plan d'eau entouré de roselières et de dunes herbeuses, séparé de la mer par un cordon dunaire, avec des falaises s'étirant à l'horizon, sous un ciel bleu sans nuages.
Vue plongeante sur la réserve naturelle de la mare de Vauville et le cordon dunaire – Vauville, Manche, Normandie
Vue panoramique en hauteur sur un vaste massif dunaire couvert d'oyats et de végétation rase, parcouru par un sentier sableux sinueux balisé de poteaux, avec la mer bleue visible à l'horizon, sous un ciel bleu sans nuages.
Le massif dunaire de Biville, l’un des plus importants du Cotentin – Réserve naturelle nationale des Dunes de Biville, Manche, Normandie
Façade latérale de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Biville, édifice en granite appareillé aux encadrements gothiques peints en blanc, avec pinacles, rosaces et fenêtres à remplage, entourée d'un cimetière clos d'une grille bordeaux, sous un ciel bleu vif.
L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Biville et son remarquable décor gothique peint en blanc – Biville, Manche, Normandie
Vue intérieure de la nef latérale de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Biville, avec des colonnes en granite blanc soutenant des voûtes en ogive, une série de vitraux figuratifs multicolores à dominantes bleues et rouges, des médaillons de chemin de croix entre les fenêtres, et des bancs en bois clair au premier plan.
Nef latérale et vitraux figuratifs de l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul – Biville, Manche, Normandie

Jour 7 : Une grande journée jusqu’à Surtainville – 30,5 km et +476 m

Carte du tracé GPX du septième jour de randonnée, reliant Biville à Surtainville en longeant la côte ouest du Cotentin sur environ 30,5 km, colorisé du rouge au bleu-vert selon l'altitude entre 0 et 140 m, avec un profil altimétrique démarrant haut puis ondulant régulièrement entre 40 et 100 m sur toute l'étape, enregistré le lundi 19 mai 2025.
Jour 7 – Biville › Surtainville – 30,5 km – +476 m de dénivelé positif – 19 mai 2025

Après une bonne nuit de sommeil, je fais rapidement le point sur mon état. Mon pied droit me rappelle à l’ordre, à l’avant-pied surtout. Je pose un pansement, en ajoute deux autres en préventif sur mes orteils, et pour le reste, c’est du classique. Tout roule. Mon linge a bien séché dans la nuit, et il me reste de quoi faire un petit dîner. Deux barres de céréales dans le sac : une pour aujourd’hui, l’autre pour demain. Je boucle mon sac et je pars… le ventre vide. L’objectif : trouver une boulangerie sur le chemin.

Un kilomètre après le départ, un peu trop dans mes pensées, je rate un embranchement à droite. Je poursuis encore un bon kilomètre avant de m’en rendre compte. Demi-tour obligatoire. L’échauffement du jour commence par 2 km bonus.

Le sentier plonge ensuite dans un sous-bois pendant un moment, puis la vue se dégage peu à peu, avec de belles ouvertures sur les dunes à droite. Quelques descentes mènent jusqu’à Siouville-Hague, où je découvre que la première boulangerie est fermée pour congés… heureusement, dans la partie basse du village, une autre est ouverte. Je quitte le GR pour m’y rendre. Je prends un gros petit-déjeuner avec café au lait, croissant, et une crêpe au sucre. J’en profite pour acheter un casse-croûte pour midi et une spécialité locale : la Sioullaise. C’est un peu comme le Becquet, sauf que la pomme est remplacée par de la poire et du caramel…

On me dit que je peux récupérer le GR par la plage. Bonne idée en théorie, sauf qu’en pratique je me retrouve face à une falaise infranchissable. Je suis bon pour un nouveau demi-tour et je rejoins le sentier là où je l’avais quitté.

Je passe le Port Diélette, puis le chemin s’enfonce un peu dans les terres pour contourner le centrale nucléaire de Flamanville. Une fois passé le sud de la centrale, je retrouve un superbe sentier de falaises, avec encore une fois des paysages de carte postale.

Un peu avant Havre Jouan, je tombe sur un endroit inattendu : la Carrière des Filles, et juste à côté, une petite bâtisse qui m’intrigue. Une pancarte : Atelier-Galerie du Havre Juan. Curieux, je pose mon sac à l’entrée et j’entre. Et là, je suis scotché. Peintures, photos, sculptures, des bronzes et de la terre cuite, dans un espace minuscule (à peine 4 m sur 4). C’est superbe. Si j’avais été en voiture, je serais reparti avec une sculpture achetée sous le bras. Mais là, mon sac est déjà bien assez plein.

Un peu plus loin, vers Le Fortin, le GR longe la mer sur la dune. La marée est basse au moment où j’y passe. Je ne résiste pas, je quitte le sentier pour marcher directement sur la plage, pieds dans le sable humide, pendant presque 2 kilomètres. Le bonheur.
Je retrouve le GR un peu plus loin, juste à côté du camping Le Grand Large, puis je traverse Le Rozel avant d’arriver enfin au camping municipal Les Mielles, à Surtainville. Encore 2,5 km de plus, mais je suis content d’y poser enfin mon sac.

Une belle, très longue journée…

Je suis parti tôt ce matin et j’arrive vers 15 h au camping, il n’y a personne à l’accueil avant 16 h. Je m’installer à une table de pique-nique pour manger mon casse-croûte et ma délicieuse Sioullaise.
L’accueil ouvre, et le personnel est vraiment sympa. On me dit que les deux « Cabadiennes » sont libres. Ce sont de petites structures en bois avec deux lits… Parfait ! Je m’y installe rapidement.
Je fais un tour sur la plage pour profiter un peu de l’air marin, puis je prends soin de moi. Le soir, je mange ce qu’il me reste. Ensuite, c’est le rituel habituel : un brin de toilette, un peu d’écriture, de la lecture, et dodo.

Demain sera ma dernière étape, et il ne me reste plus rien à manger à part une barre de céréales.

Infos :
Étape facile bien que longue, toujours de beaux paysages. Aucune difficulté particulière.
Camping Municipal Les Mielles
80, Route des Laguettes
50270 Surtainville
02.33.04.31.04
contact@campinglesmielles-surtainville.fr

Vue panoramique depuis un champ herbeux en hauteur sur le vaste massif dunaire de Biville s'étirant vers le sud le long du littoral, avec une longue plage de sable, la mer bleue et des falaises lointaines visibles à l'horizon, sous un ciel bleu à cumulus blancs.
Vue plongeante sur le massif dunaire de Biville et la côte ouest du Cotentin depuis les hauteurs de Biville – Manche, Normandie
Ombre portée allongée d'un randonneur coiffé d'un chapeau et portant un sac à dos avec des bâtons de marche, projetée sur le sable humide et marqué de traces de pas de la plage de Siouville-Hague, en plein soleil.
Autoportrait en ombre portée sur le sable de la plage de Siouville-Hague – Manche, Normandie
Flanc d'une dune côtière couvert d'oyats couchés par le vent, avec quelques touffes d'arméries roses, bordant une plage de sable clair à droite, avec en arrière-plan des terrasses de végétation verte et une falaise, sous un ciel bleu clair.
Dune vive couverte d’oyats et d’arméries maritimes sur la côte ouest du Cotentin – Manche, Normandie
Vue en plongée depuis une falaise couverte de lande et de fleurs blanches sur un chaos de rochers sombres aux strates verticales plongeant dans une mer bleu-vert, avec un sentier visible sur la crête et l'océan Atlantique s'étendant à l'horizon, sous un ciel bleu légèrement voilé.
Falaise de schiste et chaos rocheux sur la côte ouest du Cotentin – Entre Siouville-Hague et Surtainville, Manche, Normandie
Intérieur d'une galerie d'art aux murs en lambris blanc, présentant plusieurs œuvres abstraites encadrées à dominante bleu-noir, des sculptures en céramique sombre sur une étagère et des figurines en bois, dans un espace intimiste et lumineux.
Atelier-Galerie Le Havre-Jouan – Peintures abstraites et sculptures, côte ouest du Cotentin, Manche, Normandie

La suite et fin de cette aventure arrive dans le prochain article, demain. Je parlerai de la huitième et dernière journée de marche… et du bilan de cette randonnée. À demain et en attendant n’hésite pas à laisser un commentaire pour partager tes impressions ou poser des questions, ça fait toujours plaisir et ça motive pour la suite !

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