S24E07 – Le tour des Puys d’Auvergne GR441

3 015 mots, temps de lecture 16 minutes.

Une magnifique boucle sur le tour des volcans d’Auvergne.

GR® 441, boucle de Volvic – Tour de la Chaîne des Puys

113 km de difficulté → difficile.

Ce circuit est prévu sur 5 jours, une durée raisonnable si vous choisissez de dormir en gîte. Avec le petit-déjeuner et le dîner disponibles sur place, vous pourrez voyager léger, sans avoir à transporter tente, matelas, etc., emportant uniquement un pique-nique et de l’eau.

Si vous optez pour le bivouac et l’autonomie alimentaire, vous devrez non seulement porter une charge plus lourde, mais aussi partir plus tard le matin en raison du démontage du camp (sécher la tente, plier, ranger…). Dans ce cas, prévoir 6 ou 7 jours est plus adapté, à moins d’être un performeur.

Vue de la Chaîne des Puys en Auvergne, alignement de volcans recouverts de forêts verdoyantes sous un ciel nuageux.
La Chaîne des Puys déroule ses cônes volcaniques à perte de vue, un terrain de jeu exceptionnel pour les randonneurs du GR441.

Rando en binôme

Nous sommes partis à deux. Nous avions déjà randonné dans les Pyrénées quand nous étions jeunes, beaux et c… à la fois. C’était donc le ’come-back’ ! Je n’avais pas d’appréhension particulière, étant assez confiant dans mon binôme, comme lors de ma randonnée dans le Pays de Caux avec Tom23. En réalité, la seule source d’inquiétude, c’était moi-même : Dans les deux cas, je venais de me remettre d’une lombalgie. Mon pied droit tiendra-t-il jusqu’au bout ? Et là, une fatigue chronique inexplicable me pèse depuis plus d’un mois…

Avertissement

Je ne mets pas les traces GPS (téléchargeables) pour ne pas dévoiler nos spots de bivouacs. C’est volontaire et j’ai toute une argumentation sur le sujet qui sera traité lors d’un billet à venir.
Les images de traces sur l’article ont été créées après notre retour car je n’ai pas enregistré mes traces, j’ai souvent marché smartphone éteint pour économiser de la batterie.
Mon binôme, pour ne pas le nommer il faut que je lui trouve un pseudo… Jubéa, c’est pas mal ça ! Je pense qu’il comprendra et j’espère que ce pseudo lui plaira ! Il lui reste les commentaires pour s’exprimer.

Jour 1

Carte GPX et profil altimétrique du Jour 1 du GR441, tracé en couleurs d'altitude depuis le point de départ à 502 m jusqu'à l'arrivée à 1 136 m, sur environ 10 km.
Le ton est donné dès le premier jour : une montée quasi continue de 502 m à 1 136 m d’altitude, pour rejoindre le cœur de la Chaîne des Puys.

Volvic – Lieu de bivouac
10,686 km

Nous arrivons à Volvic un peu avant 14h, nous comptions passer une nuit au camping pour commencer le lendemain. L’accueil du camping est fermé et ouvre à 15h30, nous attendons un peu… Puis nous décidons de garer la voiture en centre-ville et démarrer la randonnée il est un peu plus tard que 14h30. Les 2 ou 3 premiers kilomètres nous croisons des points d’eau, j’en ai 1,5L et Jubéa à peu près autant. Les dénivelés montants, descendants sévères s’enchaînent, il fait aux alentours des 30°C, nous devons trouver un coin de bivouac et nous n’avons plus beaucoup d’eau.

Sur l’un des sommets au magnifique panorama il y a juste derrière une toute petite clairière où nos deux tentes y tiendraient à l’étroit, l’herbe y est écrasée signe que quelqu’un y a bivouaqué avant nous malgré l’interdiction mais nous devons nous poser, nous reposer. Je décide de ne pas manger ce soir là, juste une barre de céréale, je veux garder un peu d’eau pour le lendemain. On a passé une belle journée, dure en dénivelés mais avec de magnifiques paysages.

Pente boisée et prairie verdoyante encadrées d'arbres feuillus sous un ciel bleu limpide, au début du GR441 en Auvergne.
Entre ombre et lumière, le sentier s’engage timidement dans les premiers reliefs, la montagne se dévoile par tranches, à travers les arbres.
Vue panoramique sur le Puy de Dôme et ses volcans voisins couverts de forêts, avec une montgolfière dans le ciel bleu.
Il domine, il impose, il fascine. Le Puy de Dôme se dévoile dès le premier jour — et une montgolfière vient rappeler que ce volcan-là se contemple aussi depuis les airs.
Deux tentes de bivouac légères, une tarp et une tente pyramidale verte, dissimulées dans un sous-bois dense de noisetiers en Auvergne.
Camouflés plutôt que campés – le bivouac du soir se glisse discrètement entre les noisetiers, comme si la forêt avait elle-même ouvert un refuge.

Jour 2

Carte GPX et profil altimétrique du Jour 2 du GR441, tracé nord-sud le long de la Chaîne des Puys sur environ 19 km, avec un point culminant vers 1 500 m et une arrivée à 998 m.
Plus de 19 km le long de la Chaîne des Puys, avec un beau sommet à franchir en milieu de parcours avant une descente vers la vallée.

Lieu de bivouac – Lieu de bivouac après Laschamps
19,385 km

Après avoir profité du panorama matinal, nous reprenons notre chemin. Les dénivelés continuent de se succéder, offrant toujours des paysages grandioses. Toutefois, notre principale préoccupation demeure l’eau : nous n’en avons pas assez.
Nous croisons plusieurs petites retenues d’eau (flaques et petites mares) que les sangliers ont utilisés pour créer leurs bauges. L’idée de remplir nos gourdes, même filtrantes, à ces endroits est peu engageant. Pour la pause déjeuner, nous découvrons une magnifique clairière. À sa sortie, deux abreuvoirs à bétail partiellement remplis par les pluies nous offrent une solution. Nous choisissons celui dont l’eau semble la moins croupie pour remplir nos gourdes, nous désaltérer et emporter une réserve suffisante pour la suite du parcours.

L’ascension du Puy de Dôme est sans doute la partie la plus éprouvante, mais elle nous récompense par des vues à couper le souffle. La seule ombre au tableau se trouve au sommet, lorsque nous décidons de nous rafraîchir au bar. À notre surprise, les commandes se font via des bornes électroniques, comme dans un fast-food. Pendant notre pause, nous observons plusieurs familles et groupes, visiblement agacés par ce système, qui quittent les lieux sans rien consommer. Dans un tel cadre, on s’attend à une ambiance plus accueillante et chaleureuse, que les technologies modernes n’offrent pas. Un service traditionnel, avec des serveurs prenant les commandes à table, aurait été bien plus approprié et apprécié.

À Laschamps nous faisons une halte au cimetière, pour faire nos toilettes, une peu de lessive et remplir nos gourdes avant d’aller à la recherche d’un spot de bivouac que nous trouverons sous des épicéas, un bon spot au sol bien moelleux. Les sardines s’enfoncent au pouce, sans effort mais ressortiront le lendemain collant de résine, on ne peut pas tout avoir.

Clairière herbeuse parsemée de bouleaux et bordée de conifères sous un ciel bleu vif, avec un léger tracé de sentier dans l'herbe.
La fraîcheur du matin, le vert éclatant de l’herbe, le frémissement des bouleau – le Jour 2 s’ouvre sur une clairière lumineuse et apaisante.
Panorama sur la Chaîne des Puys depuis les hauteurs, avec des cônes volcaniques aux flancs ocre et verts ondulant jusqu'à l'horizon sous un ciel nuageux.
Les puys se succèdent comme des vagues figées — landes rases, flancs rougeâtres et horizons infinis. On marche ici sur le toit de l’Auvergne.
Sentier de descente du Puy de Dôme avec vue plongeante sur la plaine auvergnate, une dizaine de parapentes évoluant dans le ciel sous de beaux cumulus.
Eux descendent en volant, nous descendons en marchant sur les flancs du Puy de Dôme, chacun choisit sa façon de toucher les nuages.
Deux tentes de bivouac légères installées en sous-bois, avec réchauds à gaz ultralight, bouteille d'eau et matériel de cuisine disposés au sol entre les abris.
Tentes plantées, réchauds allumés – le rituel du bivouac s’installe…

Jour 3

Carte GPX et profil altimétrique du Jour 3 du GR441, tracé en forme de boucle vers le nord sur environ 22 km, avec des variations d'altitude répétées entre 950 m et 1 176 m.
22 km et un profil en montagnes russes – le Jour 3 multiplie les montées et descentes entre 950 m et 1 176 m, dans le secteur vallonné d’Orcival et de la vallée de la Sioule.

 

Lieu de bivouac après Lachamps – Pessade
22,505 km

Les dénivelés sont moins difficiles mais toujours existant, comme aurait dit un berger rencontré dans notre jeunesse dans les Pyrénées : Ho, c’est tout plat par là !  Jubéa se rappellera certainement de cette anecdote. Nous traversons de beaux paysages, moins boisés, ce qui nous pèse c’est de marcher souvent en plein cagnard. Depuis le début nous marchons sous une chaleur caniculaire par contre le ravitaillement en eau est moins problématique.

En quête d’un peu plus de confort pour la nuit à venir, nous réservons au gîte « Le Bercail Montagne » à Pessade. Malheureusement, le gîte est complet, mais le propriétaire, dans un geste très sympathique, nous propose de nous loger dans une annexe qu’il possède. Nous apprenons par la suite que cette annexe est habituellement fermée, car elle est en vente. Ce geste attentionné nous a véritablement dépannés.

Une fois installés dans ce gîte spacieux de six couchages, tout propre et confortable, c’est un véritable luxe après nos nuits en bivouac. Nous découvrons avec surprise qu’il y a même un petit bar dans ce village d’environ soixante habitants. Nous nous y rendons pour boire un rafraîchissement, et sommes immédiatement charmés par l’ambiance chaleureuse et la convivialité de ce lieu, véritablement unique.

Chemin herbeux en courbe traversant une prairie dorée en direction d'un groupe d'épicéas, avec un poteau de balisage jaune du GR441 visible au fond.
La lumière rasante du matin dore les herbes, le sentier s’incurve doucement vers les épicéas, et le panneau jaune du GR441 confirme qu’on est bien sur la bonne voie.
Vue panoramique depuis une prairie verdoyante sur la Chaîne des Puys, avec le Puy de Dôme reconnaissable à son antenne à gauche et des cônes volcaniques aux flancs ocre à droite.
Le chemin parcouru se lit dans le paysage – le Puy de Dôme, déjà loin derrière, veille encore sur la plaine et sur les randonneurs qui s’en éloignent.
Terrasse d'un bar-restaurant de village en Auvergne, avec tables et chaises sous une voile d'ombrage rose, barbecue extérieur et enseigne "Bar" visible sur la façade.
Deux nuits sous tente, et soudain : une terrasse, des chaises, un bar. Le gîte du Jour 3 a des allures de paradis pour randonneurs éreintés.

Jour 4

Carte GPX et profil altimétrique du Jour 4 du GR441, tracé orienté nord-sud sur environ 22 km, avec une descente marquée depuis 1 177 m jusqu'à environ 650 m avant une remontée finale.
Le Jour 4 est celui de la descente : depuis les plateaux à 1 177 m, le tracé plonge résolument vers les vallées basses.

Pessade – Olby
22,787 km

Si le parcours commence très vite par une partie boisée nous faisant passer par le Lac de Servière, l’on se retrouve très vite de nouveau sous la chaleur caniculaire inattendue en cette période.
À Orcival l’on décide de faire un tout petit détour par le centre village pour m’acheter un casse-croûte pour le midi car je n’ai plus de repas pour les midis. Magnifique village et sa Basilique Notre-Dame d’Orcival, un joyau d’art roman auvergnat construit par les moines de la Chaise-Dieu au XIIᵉ siècle. Nous remontons jusqu’à la Chapelle Notre-Dame pour pique-niquer.
Peu de temps après nous ratons une marque cachée par une remorque et faisons quelques kilomètres pour rien. Des dénivelés plus faciles mais toujours cette chaleur caniculaire. De magnifiques panoramas sur notre droite nous voyons au loin les puys que nous avons passé les premiers jours.

À Olby nous nous renseignons s’il y a de bons coins de bivouacs proches et nous obtenons une autorisation pour bivouaquer sur le jardin du presbytère.
Ne vous avisez pas à y bivouaquer sans autorisation, et même avec autorisation je vous déconseille ce spot.

Avantage : vous êtes prêt d’une épicerie, boulangerie, point d’eau.
Inconvénients : Vous êtes au centre du village, pas d’intimité possible, les cloches sonnent toutes les heures (même la nuit), puis une minute après au cas ou vous n’auriez pas entendu, plus le gong de la demi-heure et vous êtes juste en dessous des cloches… Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Les clochent n’ont apparemment pas perturbées le sommeil de Jubéa qui à plus été déranger par les quelques voitures et motos de la D2089 qui passe à plus d’un kilomètre au sud.

Mon conseil : ravitaillez-vous à Olby et sortez de la ville pour vous trouver un spot de bivouac plus isolé et plus tranquille.

Je ne regrette pas non-plus car une randonnée est une petite aventure et les bivouacs, bons et moins bons, en font partie.

Paysage bocager auvergnate au petit matin, avec prairies verdoyantes, clôture en fil barbelé au premier plan et silhouettes bleutées de la Chaîne des Puys à l'horizon sous un ciel nuageux.
La Chaîne des Puys se dessine en ombres bleues à l’horizon, le chemin parcouru contemple ceux qui marchent encore.
Lande d'altitude baignée de lumière dorée matinale, avec herbes sèches et genêts au premier plan, un buron isolé dans les pâturages et un cône volcanique en arrière-plan sous un ciel clair.
La lumière du matin embrase les herbes folles et réveille les estives – un buron veille, seul, au pied du puy.
Lac de maar volcanique aux eaux bleu profond, encadré de forêts de conifères et d'une végétation rivulaire, avec un cône volcanique visible à l'horizon sous un ciel bleu.
Né du feu, empli d’eau, ce lac de maar est l’une des plus belles signatures géologiques du Jour 4, surprise bleue surgissant au détour du sentier.
Vue depuis le sentier sur la basilique romane Notre-Dame d'Orcival, édifice en pierre volcanique grise émergeant d'un écrin de forêts verdoyantes au fond d'une vallée auvergnate.
Entre deux branches, la basilique d’Orcival apparaît comme une vision médiévale – pierre et forêt, silence et siècles.
Deux tentes de bivouac légères installées sur la pelouse au pied de l'église romane en pierre de Volvic d'Olby, tente pyramidale verte au premier plan et tente dôme kaki derrière.
Mille ans de pierre volcanique pour voisin de tente, le bivouac d’Olby, autorisé par la commune, restera l’un des plus mémorables du périple.

Jour 5

Carte GPX et profil altimétrique du Jour 5 du GR441, tracé nord-sud sur environ 18 km entre 650 m et 780 m d'altitude, avec un profil très ondulé caractéristique d'un parcours en fond de vallée.
Le Jour 5 joue la carte de la modestie en altitude – entre 650 m et 780 m — mais multiplie les petits reliefs dans les vallées encaissées de la Sioule et de ses affluents.

Olby – Camping Bel-air (à côté de St-Ours)
18,533 km

Des dénivelés plus marqués que les jours 3 et 4, toujours la canicule, je suis plus en forme que les jours précédents. Lors de ce parcours l’on passe de la chaleur aux alentours de 30°C à la fraîcheur du Cheire de Côme… Un lieu magique où il y fait très bon marcher où certains passages ou les courants d’air y sont très frais comme le passage devant un congélateur où la porte serait restée ouverte. Une très belle expérience dans un environnement à la beauté féerique.

Résumer de ce phénomène :
La coulée de lave du Cheire de Côme, issue d’une éruption il y a 30 000 ans, a formé un paysage de blocs volcaniques poreux propices au phénomène de froid. L’air froid s’infiltre dans les cavités des blocs de lave poreux et y reste piégé en raison de sa densité. Même lorsque l’air se réchauffe en surface, l’air froid reste emprisonné au sol, créant une sensation de froid persistant.

Le phénomène est très bien expliqué dans ce lien pdf.
Une très belle étape !

Église de village auvergnate à façade blanche et encadrements en pierre volcanique, avec une haute croix de mission en fer forgé et un monument aux morts sur la place, sous un ciel bleu vif.
Pierre volcanique sombre et crépi blan, l’architecture des villages auvergnats a son identité propre, humble et solide, ancrée dans la matière du pays.
Vue panoramique sur la Chaîne des Puys depuis une prairie verdoyante de la vallée de la Sioule, avec plusieurs cônes volcaniques alignés et le Puy de Dôme reconnaissable à son antenne sommitale à droite.
Depuis le fond de la vallée, la Chaîne des Puys se déploie dans toute sa largeur, et le Puy de Dôme, fidèle vigie, referme le tableau à droite.
Sous-bois de bouleaux et hêtres aux troncs élancés, sol entièrement recouvert de blocs de lave basaltique tapissés d'une épaisse mousse vert vif, traversé de rais de lumière solaire.
Sur la Cheire de Côme, la lave d’autrefois s’est faite velours, des millénaires de mousse ont transformé ce chaos volcanique en cathédrale de verdure et fraîcheur.

Jour 6

Carte GPX et profil altimétrique du Jour 6 du GR441, tracé orienté ouest-est sur environ 16 km, avec une descente progressive et marquée depuis 772 m jusqu'à 504 m, bouclant le tour des Puys.
16 km et une longue descente libératrice – le Jour 6 referme la boucle avec une étape en arc de cercle qui ramène doucement vers le point de départ.

Camping Bel-air – Volvic
16,265 km

Nous replions nos tentes alors que quelques gouttes commencent à tomber. Nous couvrons nos sacs avec leurs housses de protection, mais la pluie est si fine qu’il n’est pas nécessaire de nous couvrir davantage, et nous restons en manches courtes. Cela change agréablement de la chaleur écrasante des jours précédents, et rend la marche plus plaisante. Toutefois, le ciel s’assombrit et devient menaçant. Après avoir dépassé le Puy de l’Espinasse, nous décidons de bifurquer légèrement vers le nord-est, écourtant notre parcours d’environ 5 km. Finalement, quitter les sentiers balisés pour emprunter, comme le dirait Sylvain Tesson, « les chemins noirs » a son charme.

Cette dernière étape, rafraîchissante et agréable, marque une belle conclusion à notre aventure.
Arrivés au camping de Volvic, nous avons opté pour une nuit en cabane, prêts à reprendre la route le lendemain.

Cône volcanique boisé à la silhouette parfaitement symétrique se dressant au-dessus d'un champ de céréales moissonné sous un ciel couvert et gris.
Le ciel s’est couvert, le blé a été fauch – le dernier jour a ses couleurs à lui, ocre et gris, mélancoliques et belles.
Flanc d'un cône volcanique entièrement boisé se découpant sous un ciel dramatique chargé de nuages gris anthracite, avec une percée lumineuse blanche à la ligne de crête.
Le dernier jour réserve ses surprises : le ciel s’est refermé sur les puys, et la lumière ne passe plus qu’en filet, juste au ras des arbres.
Ruines d'un château médiéval perché sur une colline boisée, tour crénelée et murailles en partie effondrées se détachant sur un ciel d'orage dramatique, feuillages aux premières teintes automnales au premier plan.
Depuis le camping d’arrivée, un château en ruine veille sous le ciel d’orage – comme un point final romanesque au bout de six jours de marche.

Budget

Je passerai sur les détails, mais les tarifs des gîtes et campings sont très raisonnables. Je vais me pencher plus attentivement sur les prix des transports en commun, qui auraient probablement été moins coûteux que le trajet en voiture. Cela dit, le covoiturage devient vraiment avantageux à partir de trois personnes pour ce type de trajet.

Les belles rencontres

  • Le jeune berger, très sympathique, que nous avons rencontré le troisième jour, nous avons marché ensemble tout en conduisant son troupeau vers une prairie. Nous avons échangé des discussions passionnantes.
  • Le propriétaire du gîte très sympathique aussi et très accueillant, nous avons parlé de son travail d’agriculteur, de son fils qui fait de l’élevage de la race Aubrac et fait de la vente en directe de viande bio maturé. Parler d’autres choses, d’anecdotes, de la région…
  • Le cycliste randonneur rencontré à Volvic à la fin de notre parcours. Entre randonneurs, nous parlons forcément matériel, trucs et astuces[1], l’une des siennes s’est d’ailleurs révélée meilleure que la mienne, et je compte bien l’adopter lors de ma prochaine sortie en itinérance. Il a une tente assez similaire à la mienne, la même que celle du cycliste croisé lors de mon tour des 7 cascades et des 7 lacs dans le Jura.

Les difficultés

  • J’ai trouvé la portion Volvic – Laschamps particulièrement éprouvante, d’autant plus que je n’étais pas en grande forme physique.
  • Pour celles et ceux qui préfèrent éviter le bivouac, il faut noter qu’il n’y a pas d’hébergement entre Volvic et Laschamps, ce qui ne nous a pas posé de problème.
  • Le manque d’eau potable sur cette section est un vrai défi : mis à part des points d’eau juste après le départ de Volvic, quand nos réserves sont encore pleines, il n’y a rien jusqu’au sommet du Puy de Dôme, où des toilettes publiques sont disponibles (mais que nous n’avons pas utilisées), puis plus rien jusqu’à Laschamps. Même avec des gourdes filtrantes, en période de canicule, cette étape reste compliquée.

Les principales difficultés de cette randonnée se concentrent donc sur ce tronçon mais rien de dramatique.

Petite Vidéo

Conclusion

J’ai de nouveau adoré randonner en duo.
Ce Tour de la Chaîne des Puys d’Auvergne, avec ses paysages majestueux et ses défis physiques, fut une belle aventure. Chaque étape, qu’elle soit marquée par la chaleur écrasante ou la fraîcheur du Cheire de Côme, nous a offert son lot de découvertes et de rencontres enrichissantes. La diversité des terrains, les rencontres humaines authentiques et la beauté des lieux ont fait de cette randonnée un voyage à la fois physique » et gratifiant. Une expérience où nature, partage et dépassement de soi se mêlent pour créer des souvenirs impérissables.

Commentez :

N’hésitez pas à partager vos impressions ou à poser vos questions sur ce récit ! Votre expérience personnelle, vos astuces ou même vos doutes concernant ce magnifique Tour de la Chaîne des Puys d’Auvergne sont les bienvenus. Que vous soyez un passionné de randonnée ou en quête d’inspiration pour votre prochaine aventure, vos commentaires enrichiront la discussion !

Le billet « S24E07 – Le tour des volcans d’Auvergne GR441 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

PS : La photo du logo, en haut à gauche, je l’ai prise depuis une affiche, il s’agit certainnement d’une vue prise depuis une montgolfière ou un drome.

Note(s)

  1. ^ Je compte faire un article sur tous mes trucs et astuces, dans un ou deux mois.

S24E06 Chevreuse – demi-journée

713 mots, temps de lecture 4 minutes

Randonnée en Ile de France à la demi-journée – Chevreuse dans les Yvelines (78)

Parfois nous n’avons pas le temps de faire de l’itinérance reste l’option de la randonnée à la demi-journée, voire à la journée, prenez le temps qu’il faut.

Arriver à Chevreuse par les transports en commun depuis Paris :
1 → Prendre le Transilien N jusqu’à « La Verrière » puis le bus 3917 jusqu’à Chevreuse.
2 → Prendre le RER B jusqu’à Saint-Rémy-Lès-Chevreuse puis le bus 3917 jusqu’à Chevreuse.
Ps : Le bus 3917 fait des allées et retours St-Rémy-lès-Chevreuse – La Verrière.
Dans les deux cas descendez à Mairie de Chevreuse

Si vous venez en voiture il y a plusieurs parkings gratuits dans la ville, ma randonnée part du « Parking des Petits Ponts« , nous y sommes allés en covoiturage.

Boucle de Chevreuse, demi-journée ou à la journée,

c’est selon vos souhaits si vous souhaitez flâner… Il y a de quoi flâner.

Carte topographique OpenStreetMap avec un itinéraire de randonnée tracé en rouge formant une grande boucle au départ de Chevreuse, traversant Saint-Lambert-des-Bois, La Lorinterie, Milon-la-Chapelle et la Forêt domaniale du Claneau, avec des points de passage numérotés.
Itinéraire de la randonnée en boucle au départ de Chevreuse – Vallée de Chevreuse. Points de passage numérotés de 1 à 9.

Distance : 11,7 km
D+ : 254 m
Niveau : Facil

Depuis le parking il n’y a qu’à suivre la trace. Si vous arrivez en transport en commun, depuis la Mairie suivez la fin de la trace jusqu’à l’Yvette, la longer pour récupérer la trace à ces début lorsque qu’elle vous oriente vers le Nord, le parking n’a pas d’intérêt.

Le long de l’Yvette vous pouvez y errer quitte à rebrousser chemins, de nombreux petits pont, anciens lavoirs, accès, et anciennes tanneries.

Passerelle métallique enjambant un petit cours d'eau à Chevreuse, bordée d'arbres dénudés en hiver, avec des maisons de village et un clocher d'église visibles en arrière-plan. Photo ©Sima78.
Le long de l’Yvette au cœur de Chevreuse, point de départ de la randonnée. © Sima78

En remontant vers le nord vous allez vite arriver à l’église paroissiale Saint-Martin, certaines parties datent du XI e d’autres du XVI et XVIIe, le clocher du XIXe, l’entrée est de style gothique. Face à la façade sud de l’église se trouve l’Office du Tourisme, bon à savoir.
Ensuite la trace rejoint « Le Chemin de Jean Racine » : il retrace l’itinéraire qu’empruntait le célèbre dramaturge Jean Racine (1639-1699) lors de ses séjours à Chevreuse visite assez souvent à ses amis et parents de Port-Royal-des-Champs, sa sœur et sa tante sont religieuses à l’abbaye de Port-Royal des Champs. À lire : Le Chemin de Jean Racine sur Yvelines .org

Borne en pierre ancienne portant une plaque émaillée indiquant « Le Chemin de Jean Racine, de Port-Royal à Chevreuse », avec une citation du poète datée de 1656, dans un sous-bois en hiver. Don du Touring Club. Photo ©Sima78.
La borne du Chemin de Jean Racine, dans les bois de Saint-Lambert – « Là, l’on voit la biche légère, là le chevreuil champêtre et doux », Jean Racine, 1656.

Juste avant d’arriver à St-Lambert on quitte le Chemin de Racine par un petit escalier en direction Est Sud-Est, une marche entre forêts et plaine où le retour se fait en traversant Milon-la-Chapelle.

Escalier de pierres étroites montant dans un sous-bois hivernal dénudé, bordé de feuilles mortes, de mousse et de lierre, avec un poteau baliseur rouillé portant des marques de sentier bleu et jaune. Photo ©Sima78.
La montée en sous-bois – un des passages escarpés de la boucle, balisé de marques bleues et jaunes.
Ruelle étroite traversant un hameau de la Vallée de Chevreuse, bordée de maisons en pierre meulière aux volets bruns et blancs, dont l'une est recouverte de végétation grimpante. Ciel nuageux de fin d'hiver. Photo ©Sima78.
Passage dans un hameau de la Vallée de Chevreuse — maisons en meulière typiques de l’Île-de-France.

Le retour à Chevreuse se fait par les Hauts de Chevreuse, puis Hautvilliers et l’on arrive par le Château de la Madeleine qui domine la Ville de Chevreuse et sa vallée, construit au XIe siècle et fortifié au XIIe.

Vue en contre-plongée des remparts et des deux tours carrées du château médiéval de Chevreuse, en pierre calcaire beige, avec trois arcades en plein cintre sur la façade, sous un ciel bleu intense. Photo ©Sima78.
Le château de Chevreuse, forteresse médiévale dominant la vallée – un incontournable de la boucle.
Vue panoramique plongeante sur le village de Chevreuse et sa vallée boisée, avec les toits des maisons, le clocher de l'église et les collines boisées en arrière-plan, sous un ciel nuageux. Photo ©Sima78.
Chevreuse vu depuis les hauteurs du château, le village niché au creux de sa vallée boisée.

Et l’on redescend sur la ville de Chevreuse où il y fait bon s’y perdre. Si vous êtes arrivé par les transports la boucle s’arrête à la Mairie, sinon rejoignez le parking en longeant l’Yvette.

Sentier étroit serpentant entre de vieux arbres têtards aux troncs couverts de mousse verte et aux branches dénudées en hiver, dans une ruelle arborée de Chevreuse. Photo ©Sima78.
L’allée des vieux têtards, sur le chemin du retour dans Chevreuse.
Escalier ancien en pierres usées et moussues, encadré de vieux murs de pierre couverts de lierre et de végétation, avec une touche de couleur apportée par des fleurs roses en pot au premier plan. Ruelle de Chevreuse. Photo ©Sima78.
Un escalier de pierre discret et fleuri, niché entre les vieux murs de Chevreuse.

Dans la ville de Chevreuse vous y trouverez tous les commerces, épiceries, boulangerie, bars, restaurants, etc.

Vieilles maisons en pierre aux facades patinées se reflétant dans les eaux calmes de l'Yvette, avec une passerelle métallique rouillée enjambant le cours d'eau au cœur de Chevreuse. Photo ©Sima78.
L’Yvette et ses reflets au cœur de Chevreuse, presque au point d’arrivée.
Vue d'ensemble du château médiéval de Chevreuse perché sur son éperon boisé, avec ses tours rondes, ses remparts et ses ruines dorées se découpant sur un ciel bleu nuageux, photographié depuis le parking du point de départ de la randonnée. Photo ©Sima78.
Le château de Chevreuse veille sur la vallée – dernière image depuis le parking, point de départ et d’arrivée de la boucle.

Petite vidéo pour conclure

Que pensez-vous de cette randonnée à Chevreuse ? Partagez vos impressions et vos conseils en commentaires !

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