8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 1

8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin entre terre, mer ; dépaysement assuré.

Pour faciliter la lecture, le récit de cette randonnée itinérante est découpé en plusieurs billets, chacun correspondant à une ou deux journées de marche.

De Saint-Vaast-la-Hougue à Barneville-Carteret, presque 170 km en 8 jours, GR©223-GRE9

Ce voyage s’imposait à moi… Je venais d’annuler une randonnée jugée trop coûteuse alors où aller ? Deux randonneuses m’ont parlé de leur projet dans le Cotentin, m’ont envoyé leur parcours, et si nous marchions ensemble trois ou quatre jours ? L’idée nous a plu ! Je marcherai un peu plus longtemps et le point de départ serait une étape en amont et deux ou trois étapes après. Malheureusement elles ont dû annuler leur parcours au dernier moment, ce sera pour une autre fois, je marcherai seul ce qui n’est pas un souci en soi.

Partir de Saint-Vaast-la-Hougue. Ce choix a une signification particulière pour moi, un clin d’œil à un ami d’enfance qui m’a fait découvrir cette ville et cette région lorsque j’avais vingt-deux ans, un hommage à ses parents.

Que tu sois, oui je te tutoie, randonneur débutant, confirmé ou simple curieux en quête d’évasion, j’espère que ce récit t’embarque sur les chemins de l’itinérance comme ces chemins m’ont emporté et peut-être qu’il te donne l’envie de chausser tes chaussures pour partir, toi aussi.

Préparation et planification

Itinéraire
L’aventure débute comme je l’ai dit plus haut de  Saint-Vaast-la-Hougue jusqu’à Barneville-Carteret ce qui permet de découvrir une partie de la côte Est du Cotentin, la côte Nord et un tronçon de la côte Ouest. De nombreux campings, hébergements, points de ravitaillement (boulangeries, épiceries) jalonnent le parcours.

Mon plan initial prévoyait des étapes régulières avec un seul bivouac, je l’ai modifié en cours de chemin optant pour deux étapes plus longues que prévu et une plus courte, j’expliquerai mes choix qui sont très subjectifs.

Mon parcours jour par jour

  • 1 – Saint-Vaast-la-Hougue – Barfleur → 16,394 km +74 m
  • 2 – Barfleur – L’Anse du Brick → 27,567 km +255 m
  • 3 – L’Anse du Brick – Cherbourg-en-Cotentin → 19,147 km +285 m
  • 4 – Cherbourg-en-Cotentin – Omonville-la-Rogue → 21,521 km +252 m
  • 5 – Omonville-la-Rogue – Vauville → 30,735 km +695 m
  • 6 – Vauville – Biville → 5,857 km +177 m
  • 7 – Biville – Surtainville → 30,458 km +476 m
  • 8 – Surtainville – Barneville-Carteret → 18,304 km +175 m

Un total de 169,983 km et 2389 m de dénivelé D+

Équipement
Tu auras ma liste complète en téléchargeant « Ma-Liste » (tu as besoin de plus de renseignements, n’hésite pas à demander).

Mon sac-à-dos est 55L+10, un sac de 40 à 45L m’aurait suffi, mais je n’ai que celui-ci les autres sont vraiment trop petits (30L et un 35L).
Mon sac-à-dos faisait 8 312 gr… avec du grignotage et un peu de nourriture (quelques petits déjeuner, repas de préparation maison et des barres de céréales) je suis parti avec un sac de 8 976 gr, à cela il faut ajouter l’eau aux alentours de 75 cl car j’ai une gourde filtrante et trouver de l’eau n’est pas un problème sur ce parcours.
En change j’avais 2 paires de chaussettes, 2 boxers, 1 tee-shirt manches courtes et 1 manches longues les deux en mérinos. 1 seul paire de chaussettes et un boxer de rechange aurait suffi car j’ai pu faire des lessives régulièrement.
En plus de mon ordiphone j’avais pour la première fois un vrai GPS (Garmin 30x).

Conseils
Condition physique.
Je pense que même si tu es débutant et que tu marches peu au quotidien, c’est tout à fait possible. Il faut bien commencer un jour. Dans ce cas, écoute ton corps et n’hésite pas à ajuster tes étapes en cours de route, voire à prendre un jour ou deux de repos quitte à raccourcir la randonnée et consulter ton médecin pour avoir son avis. Il ne faut pas marcher dans la souffrance, cela doit rester un plaisir.
Le mieux est de marcher au quotidien et de faire à pied tous les déplacements possibles. Préfère les escaliers à l’ascenseur et fais de longues balades de deux à trois heures pour te préparer.

Logistique
Renseigne-toi et réserve tes hébergements à l’avance, surtout en haute saison. Certains campings accueillent les randonneurs sans réservation, mais pas tous, et certains même n’accueillent pas les tentes, même de bivouac qui prennent peu de place. Je donne les renseignements sur mes hébergements, il y en a plein d’autres.

Sécurité
Informe toujours quelqu’un de ton entourage de ton itinéraire. Dans ta trousse de secours, n’oublie pas les pansements, les antiseptiques, tes médicaments personnels si tu suis un traitement, ainsi que ton ordonnance.

Tu as lu jusqu’ici, je t’invite à me suivre jour après jour

Jour moins 1 : l’arrivée à Saint-Vaast-la-Hougue.

Parti de Paris, gare Saint-Lazare, j’arrive par le train à Valognes à 13h51. Le bus de la ligne C, qui dessert Saint-Vaast-la-Hougue, n’arrive qu’à 16h02, ce qui me laisse le temps d’aller au centre-ville, place du Château, pour prendre un café. De retour à l’arrêt de bus à la gare, je demande un renseignement à une personne et c’est ainsi que je fais la connaissance de Daniel, un libristre. Il est rare que deux libristes se rencontrent dans la nature, et nous restons en contact sur le réseau social Mastodon. Il se rend au même camping que moi, où il restera quelques jours pour visiter les alentours. Une fois installés, nous visitons ensemble la ville : la Chapelle des marins, le port, etc. Mon seul regret est de ne pas avoir le temps de visiter l’île Tatihou.
Ce qui m’a le plus marqué en arrivant à Saint-Vaast-la-Hougue, ce sont les effluves fortement iodés. Cela faisait longtemps que je n’avais pas senti cette odeur, et même en Bretagne, elle n’était pas si présente qu’ici. Cela m’a rappelé de bons souvenirs.

Je fais un brin de toilette, écris le déroulé de la journée, fais un peu de méditation et des étirements, puis je me couche, lis un peu et m’endors. Ce sera mon rituel de chaque soir quand ce sera possible.

Info :
Camping La Gallouette
02 33 54 20 57
Mieux vaut réserver.

Les +
Possibilité de charger téléphones et batterie gratuitement dans un petit coffre à l’accueil, donc attention aux horaires d’ouverture et fermeture de l’accueil.

Les –
Pas d’espace spécial bivouac donc emplacement que j’ai trouvé cher pour une tente bivouac 19,22 €

Jour 1 : Direction Barfleur, 16,394 km +74 m

Jour-1 - Le tracé sur la carte, mai 2025
Jour-1 – Le tracé sur la carte

J’ai très mal dormi car j’ai eu froid à partir de deux heures du matin, malgré l’utilisation du drap de couchage dans mon sac de couchage. Cela m’amène à questionner la description des températures du sac, qui est donné pour une température de confort de 8 °C et une température extrême de -10 °C, alors qu’il a fait entre 6 et 7 °C avec beaucoup d’humidité. Je dirais donc que le niveau de confort est plutôt de 10 °C.

Dès le départ, depuis le camping, le GR m’offre une vue magnifique, derrière moi le Fort de la Hougue et devant sur la droite le phare de Saint-Vaast et l’Île Tatihou avec sa Tour Vauban. Je longe le port, déjà vu la veille, puis le sentier m’emmène en bord de mer, face au « phare de la Pointe de Saire », inauguré en 1836.
Après avoir franchi la Saire, je quitte la côte pour traverser le « hameau de Fouly » et quelques chemins campagnards avant de retrouver la mer au nord de « la Pointe de la Loge » à « l’Anse-de-Bret-en-Bas » m’offre un sentier doux, entre terre battue et sable épais, moins fluide pour marcher, mais reposant pour les pieds.

Puis, après les Pointes de Sly et de Landemer, une douleur sous le pied droit que je connais que trop bien commence. Je passe devant « Le Moulard », croisant quelques vestiges de la guerre, ces sinistres blocos.

Arrivé à la plage des Angues, je fais une pause grignotage et… chaussures enlevées, pieds dans l’eau glacée… Un vrai bonheur !

La suite alterne entre terre, sable épais et galets jusqu’à Barfleur. Je m’attarde sur la Grande Jetée de Barfleur pour admirer l’église Saint-Nicolas de l’autre côté. Je longe le port, passe par le chemin « La Cache des Amoureux » juste derrière l’église, puis emprunte la rue du Fort, un étroit passage entre maisons et mer, un kilomètre plus loin j’arrive au camping municipal de La Blanche Nef.

Le soleil ne m’a pas quitté de la journée. Tente installée, je file en ville m’acheter de quoi manger. Le ventre vide depuis le matin, mis à part un grignotage, j’engloutis mon casse-croûte au camping. Je discute avec un couple logé en cabane. Ils me disent marcher 30 km par jour, ils sont partis de plus loin que moi et vont jusqu’au Mont-Saint-Michel. Impressionné, je leur dis que ce n’est pas pour moi, je n’envisage pas faire des étapes de 30 km… l’avenir me prouvera le contraire.

Le soir, je mange une de mes préparations maison. Pas assez d’intimité pour les étirements ou la méditation. Dans la tente, je fais le point sur mes bobos : une probable sciatique, une gêne sous l’omoplate (les deux date déjà de quelques jours), deux orteils prêts à cloquer, des coups de soleil et toujours cette douleur sous le pied droit – j’en parle d’ailleurs dans un article de cette douleur à mon pied. Je me masse comme je peux le dos, les genoux aussi, puis je lis un peu avant de sombrer dans le sommeil.

Infos :
Étape facile.
Camping municipal de La Blanche Nef
12 Chemin de la Masse
50760 Gatteville-le-Phare
42 33 23 15 40
Mieux vaut réserver

Les +
Possibilité de charger téléphones et batterie gratuitement dans un petit coffre situé dans les sanitaires donc toujours accessibles.

Les –
Pas d’emplacement assez intime à mon goût, mettre l’ouverture de la tente côté haie.

À suivre :

Ce premier billet couvre la veille du départ et la première journée de marche. La suite de l’aventure arrive très bientôt ! Reviens régulièrement sur le blog pour découvrir les prochaines étapes de cette belle randonnée au fil des jours. Tu peux t’exprimer en commentaire !

Quelques photos :

Vue sur l'île Tatihou, mai 2025
Vue sur l’île Tatihou
Chemin allant au hameau Fouly, mai 2025
Chemin allant au hameau Fouly
Hameau Fouly, mai 2025
Hameau Fouly
Vue Nord depuis la Pointe Maigret, mai 2025
Vue Nord depuis la Pointe Maigret
La Grande Jetée de Barfleur, mai 2025
La Grande Jetée de Barfleur
Vue sur l'église St-Nicolas depuis la Grande Jetée, mai 2025
Vue sur l’église St-Nicolas depuis la Grande Jetée
Rue du Fort à Cherbourg, mai 2025
Rue du Fort à Barfleur

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Actu-Rando avril 2025

Quelques événementiels autour de la randonnée, ou la marche pour sortir de la routine.

C’est l’occasion de marcher différemment, de faire des rencontres, explorer de nouveaux lieux, découvrir des clubs, leur ambiance. C’est l’opportunité de s’initier à d’autres pratiques ou de vous perfectionner.

Ce peut être aussi matière à rompre, le temps d’une sortie, avec vos habitudes, que vous preniez l’événement comme une simple marche, une sortie ou un complément à votre entraînement, ce sera certainement une bonne expérience quel que soit votre niveau.

Si je ne mets que quelques événements, peut-être loin de chez-vous, renseignez-vous ! Il en existe plein d’autres dont certains plus proches, qu’ils soient organisés par un association, un club de randonneurs, la FFRandonnée, la ville, le département…

Marche Nordique / Marche d’endurance

Venez découvrir ces activités dans une ambiance conviviale sur l’île de loisirs de St-Quentin en Yvelines (78)
Séances les samedis
19 avril, 17 mai, 7 juin, 27 septembre
À 14 h
Tarif :
gratuit pour les moins de 18 ans et les licenciés.
Non licenciés : 2 €
PS : j’y ai participé l’an passé et j’ai beaucoup aimé que l’on me reprenne sur mes petits défauts que j’avais pris en marchant seul et qui peuvent vite devenir de mauvaises habitudes. Très bonne ambiance et de bons profs !

marche nordique avri, avr. 2025
marche nordique avri 2025

La Marche de la Bièvre

41è édition
Dimanche 18 mai 2025
En soutien à Petit Cœur de Beurre
En individuel, en clubs ou en associations, inscrivez-vous à partir du 1er mars 2025.
Enfants à partir de 6 ans, adolescents et adultes, entre amis ou en famille, prenez le départ ensemble !
Quatre parcours – de 10 à 52 km – vous permettront de participer de façon adaptée à votre condition physique. Joëlettes bienvenues !

  • Marche à La Lune → 52 km départ de Paris samedi 17 à minuit
  • Marche à L’Aurore → 30 km départ de Igny le 18 à 4h 30
  • March au Soleil → 20 km départ de Igny le 18 à 8h
  • Marche découverte → 10 km départ le 18 de Bièvre à 9 h

https://marche-bievre.fr/

marche de la bièvre, avr. 2025
Marche de La bièvre

L’Ablisienne, Marche Dinatoire

24 mais 2025 depuis Ablis (78)
2 distance 10 et 14 km

Repas par étapes avec dégustations de produits locaux
Adulte : 19 €
De 10 à 15 ans : 9 €

Marche Dinatoire mai 2025-01.jpg, avr. 2025

Les 24 h de Marche de Hte-Saintonge

Haute-Saintonge (Charente-Maritime)
28 et 29 juin 2025
Montguyon (17)

https://www.24heuresdemarche.com/

24h - Infos juin, avr. 2025
24h – Infos juin 2025
24h - Reglement juin, avr. 2025
24h – Règlement juin 2025

Bref

Des événements comme la Marche Nordique à St-Quentin-en-Yvelines, la Marche de la Bièvre, l’Ablisienne, ou les 24h de Marche de Haute-Saintonge illustrent la diversité des expériences possibles, allant de la convivialité à la découverte de produits locaux, en passant par le soutien à des causes caritatives.

Alors, chaussez-vous et en route !

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Voyage a pied dans la Haute-Drome de Jean Giono

couverture, avr. 2025
Couverture du livre

Voyage à pied dans la Haute-Drôme – Notes pour Les Grands Chemins de Jean Giono.

Par : Antoine Crovella
EAN : 9782073079138
160 pages
Édition : Busclats 2024.

J’aurais pu mettre cet article dans la catégorie « Rando – Divers« , mais la catégorie « Littérature » lui convient mieux.

De quoi s’agit-il ?

Un cahier de type scolaire (avec table de multiplication au dos) retrouvé dans les archives, les annotations ou plutôt le journal de bord d’un voyage à pied fait entre du 20 au 27 juillet 1939 par Jean Giono. Une retranscription respectant la forme et le style particulier de cette écriture spontanée.

Si vous avez déjà lu « Les Grands Chemins », vous le relirez différemment après avoir lu ses notes.

Cahier, avr. 2025
Cahier 100 pages avec étiquette blanche.

Un texte inédit de Jean Giono, oublié pendant plus de quatre-vingts ans dans les Archives nationales, a été retrouvé par hasard. Ce manuscrit, perdu parmi des dossiers judiciaires, faisait partie des archives de la section spéciale de la cour d’appel de Paris, une juridiction créée par le régime de Vichy durant la Seconde Guerre mondiale. Ces dossiers, inaccessibles jusqu’en 2015, ont récemment été explorés, révélant ce texte inattendu.

Ce cahier est un ajout au Journal de Jean Giono, disponible dans la « Bibliothèque de la Pléiade ». Marqué comme manquant, il couvre une période de juillet 1939 où Giono a marché 170 km dans la haute Drôme. Ce Journal, tenu de 1935 à 1939, s’arrête à cette date, avant de reprendre en 1942.

Le carnet de voyage décrit une randonnée de Giono du 20 au 27 juillet 1939 dans les Baronnies provençales, entre Gap et Vaison-la-Romaine. Il parcourt ce territoire montagneux seul, couvrant 170 km, émerveillé par la liberté de son voyage solitaire. Giono décrit un paysage de montagnes noires, cataractes et gorges étroites, différent de ses terres familières plus au sud.

Manuscrit sur deux colonnes, avr. 2025
Écriture manuscrite sur deux colonnes

Il présente ici un nouveau style d’écriture, d’annotation, divisant ses pages en deux colonnes. À gauche, des descriptions brèves et urgentes capturant l’instant présent, souvent des sensations (olfactives, auditives, etc.). À droite, une écriture plus narrative et introspective, où le « je » apparaît, transformant les expériences vécues en récit. Cette structure permet à Giono d’observer et de s’immerger dans l’environnement décrit, combinant impressions immédiates et réflexion personnelle. Il explique cette approche : « partager la page en deux, d’un côté une suite de descriptions, très large, pas composée et surtout pas grammaticale », et de l’autre, « les notations de son, de couleur et d’odeur », créant ainsi un espace d’introspection au-delà de simples impressions.

Parcours, avr. 2025
Parcours dessiné sur 2 pages

Bref, ce texte redécouvert offre un aperçu unique de la méthode d’écriture de Giono, mêlant observations immédiates et réflexions personnelles.
Son livre « Les Grands Chemins » aux éditions Gallimard est sorti en 1951 a donc été écrit de mémoire puisque son journal de voyage fût retrouvé qu’après 2015.

Liste des œuvres de Jean Giono

Plongez-vous dans ce voyage et découvrez les paysages qui l’ont inspiré !

Je n’ai pas beaucoup d’information sur Antoine Crovella, sinon qu’il a un compte Intagram, pas moi.

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Randonnée Itinérante : Les conseils pour un Bivouac Réussi

L’Art du Bivouac : Guide pour bivouaquer en toute tranquillité !

Les beaux jours arrivent et pour votre prochaine randonnée, c’est décidé, vous allez bivouaquer !

Que vous soyez seul ou a plusieurs vous faites le choix d’une aventure immersive, une reconnexion avec la nature.

Pour vous défaire de certaines appréhensions lisez, ou relisez les articles « Débuter en randonnée » et « Le bivouac : peurs et appréhensions« .
Tout comme vous préparez avec soin votre itinéraire, dans les préparatifs vous devrez y intégrer le bivouac.

Ci-dessous quelques conseils pour un bivouac réussi !

Les préparatifs

Le matériel

Avoir un équipement à la fois minimaliste et fonctionnel. L’objectif est de réduire le poids du sac tout en gardant l’essentiel pour dormir, manger et se protéger des éléments.

– Se protéger du sol : Une couverture de survie réutilisable, ou film plastique (vous isoler du sol tout en protégeant la base de votre tente et/ou votre matelas).

– Matelas : Tapis de sol (mousse pliant ou qui s’enroule) ou matelas gonflable. Pour bien choisir son matelas prendre en compte le facteur R-Value (ou R/Valu) les températures sont à titre indicatif, il s’agit d’une norme pour les fabricants de matelas [Norme R-Value ASTM F3340-18] et les températures données ne sont pas absolues, juste un ordre d’idées :

  • <2 → Èté → >10°C → Nuits douces, randonnée estivale
  • Entre 2 et 3 → Printemps/automne → 5°C à 10°C → Saisons intermédiaires, nuits fraîches.
  • Entre 3 et 4 → Hiver doux → 5°C à 0°C- → Bivouac hivernal modérée hors montagne.
  • Entre 4 et 5 → Hiver modéré → 0°C à -5°C →  Bivouac hivernal en montagne modérée.
  • > 5  → Hiver rigoureux → -5°C à -10°C → Bivouac en altitude avec neige.

Expliacations ici.

Bon ça ne s’arrête pas à 5, certains matelas haut de gamme pour des conditions extrêmes (expéditions polaires, alpinisme hivernal) peuvent atteindre R = 6, 7, voire plus.
– Vous pouvez superposer les couches, exemple : un tapis mousse (R/Valu 1,5) plus un matelas (R/valu 2,5) pour obtenir un R/Valu combiné ~4.

– Sac de couchage adapté : Choisir un sac en duvet ou synthétique selon la saison, avec un bon rapport poids/chaleur il existe également des quilts pour avoir plus aisance dans les mouvements. Vous pouvez également opter pour un sac de soie en plus qui permet de protéger votre sac de couchage tout en augmentant de quelques degrés la température de confort. Profitez pour lire l’article « Rando – Sac de couchage – duvet ou synthétique« 

– Tente ultra-légère ou hamac ou tarp : En fonction de la façon dont vous souhaitez bivouaquer choisissez une tente légère (moins de 2 kg, la mienne fait moins de 1 kg) ou un hamac avec moustiquaire et toile de protection sont idéaux pour éviter de surcharger son sac. Vous avez une quatrième option, dormir à la belle étoile lorsqu’il fait bon.

– La popote : Optez pour un réchaud, gamelle, couverts léger.

Gestion de la Nourriture et de l’Eau

L’alimentation en bivouac doit être énergétique, légère et facile à préparer. Repérez si sur votre parcours se trouve des points de ravitaillement (épiceries, boulangeries, fontaines d’eau, etc.)

– Aliments lyophilisés ou préparés par vos soins : Gain de place et poids minimal.
– Collations énergétiques : Fruits secs, barres protéinées…
– Gourde filtrante et/ou pastilles purifiantes : Pour boire sans risque aux points d’eau naturels.

Choix d’un lieu de bivouac

Avant tout respectez la Réglementation et l’Environnement. Le bivouac n’est pas autorisé partout. Il faut se renseigner sur les règles locales (parcs nationaux, réserves naturelles, etc.).

– Terrain Plat : rien de plus pénible que de glisser dans son sac de couchage tout au long de la nuit et un lieu le plus sec possible.

– Abri Naturel : parfois l’on peut profiter d’une cavité, ou derrière une roche qui permet d’être à l’abri du vent, voire de la pluie. Ne pas hésiter à faire un tour des lieux car il arrive qu’à une centaine de mètres la géographie des lieux vous protège du vent.

– À l’écart des passages d’animaux : Pour ne pas être dérangé et ne pas déranger la faune. Repérez les passages et traces (terre retournée par les sangliers, trace de passages vers les points d’eau, etc.). Vous en écarter à quelques dizaines de mètres suffit à la tranquillité tous.

– Éloignement des Sentiers : Pour préserver votre tranquillité et respecter les autres randonneurs, éloignez-vous des chemins fréquentés, quelques dizaines de mètres souvent suffisent.

– À découvert ou en sous-bois ? : en fonction de votre parcours vous n’aurez pas toujours le choix, mais lorsque cela est possible, c’est un choix très personnel, je préfère le sous-bois car j’y suis mieux protégé de la rosée ce qui fait gagner du temps pour tout ranger le matin.

– Proximité d’une source d’eau : Mais à distance raisonnable pour éviter l’humidité, les crues. Ne vous lavez pas, ne faites pas vos besoins trop proches des point d’eau pour éviter toute pollution à ce sujet vous pouvez lire « Rando – comportements respectueux de la nature en 8 points« .

Ce qu’il faut éviter !

Concernant le passage des animaux j’en ai parlé plus haut.

– Les gros arbres : si vous êtes en sous bois, évitez de bivouaquer sous les gros arbres (risque de chutes de bois morts) mais même en pleine santé en période de grosses chaleurs de grosse branche peuvent casser dû au stress hydrique (phénomène qui arrive lorsque les arbres perdent plus d’eau par évapotranspiration qu’ils ne peuvent en absorber par les racines).
– Au pied d’une falaise : Veillez à la géographie des lieux pour prévenir toute chute de pierres ou rochers.
– Attentions aux rivières : Certaines subissent des crues rapides en cas d’orage en amont. Ne vous mettez pas non-plus en aval d’un barrage hydraulique.
– Laisser traîner votre nourriture et vos ordures : un renard de passage n’hésitera pas y fouiller pendant votre sommeil, accrochez le tout en hauteur lorsque c’est possible.

Bref !

Le bivouac offre une grande liberté, mais demande une bonne organisation. En choisissant un bon emplacement, un équipement adapté, en respectant l’environnement et en anticipant les contraintes, cette expérience deviendra un souvenir mémorable. Certains bivouacs seront mieux que d’autres, il vous arrivera de vous arrêter dans un lieu qui ne soit pas à votre goût, et le lendemain matin vous découvrirez qu’a peu de distance il y avait l’endroit idyllique (ça m’est arrivé et ça m’arrivera encore).

J’ai certainement oublié d’autres conseils et n’hésitez pas à compléter dans les commentaires.

Alors, prêt à tenter l’aventure ?

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Rando – au-delà des Questions et des Idées Reçues

J’avais déjà écrit un article sur les questions qui dérangent comme « Tu fais combien de kilomètres par jour ?« , « Tu marches à quelle vitesse ?« , « Tu marches combien d’heures par jour ?« , etc. Cela est relaté dans l’article « Rando – Tu fais combien de km par jour ?« .

Il y a aussi les questions liées à la peur : « Tu n’as pas peur qu’on t’attaque ?« , « Tu n’as pas peur des bêtes ?« . Ces dernières m’amusent et j’en avais aussi parlé dans « Rando – Le bivouac, peur et appréhension« .

Par contre, il y a une question qui m’agace et qu’on m’a posée dernièrement, et ce n’est pas la première fois…

– Sima, as-tu fait tel GR ?

En fait, tout dépend de qui vient la question. Si elle est posée par un autre randonneur, ça ne me dérange pas, car soit il souhaite faire tel GR et si je l’ai fait, c’est certainement pour avoir mon retour d’expérience. Ou il l’a fait et souhaite me faire part de son retour d’expérience. Bref, entre randonneurs, on parle randonnée, matériel, sentiers et GR…  C’est tout à fait normal !

– Bah alors Sima, c’est quoi qui te dérange ?
– Lorsque celui qui la pose n’a jamais randonné !
– Et pourquoi Sima ?

Avant tout, lorsque je dis que je fais de la randonnée, de l’itinérance et du bivouac, mon interlocuteur, qui je le rappelle n’est pas randonneur, m’auréole d’un certain prodige mystérieux, comme si ce que je fais est exceptionnel. Bien entendu, il a entendu parler de certains numéros et/ou noms de GR par la télévision ou ailleurs et pour nourrir la discussion arrive la question majeure !

– Sima, t’as fait le GR20 ?
– Heeuuu… Non !

On peut remplacer GR20 par Stevenson ou TMB (Tour du Mont-Blanc), mais c’est le GR20 qui revient le plus souvent, je ne sais pas pourquoi. Et là, devant ma réponse négative, je vois sur son visage la déception et mon auréole s’éteindre.

Le constat est là, infaillible ! Plus un parcours est médiatisé, plus il devient prestigieux et ceux qui l’ont fait, glorieux ! Il y a un certain parallèle avec le phénomène de l’influenceur qui se fait photographier perché sur une taupinière et la grande admiration de ceux qui souhaitent faire de même, à la recherche d’une illusoire gloire ou prestige. L’action non pas pour le plaisir mais pour une pseudo-reconnaissance.

Les randonnées que je fais, celles que je ne fais pas et pourquoi.

Ce que je recherche avant tout, ce n’est pas la performance, mais le plaisir que je vais prendre. Soit ! Lors d’une randonnée, il y a toujours des imprévus (chute, blessure, averse, etc.), des impondérables avec lesquels il faut faire tout en prenant du plaisir dans l’ensemble. Il n’y a ni gloire, ni prestige !

Pour le choix de mes randonnées, j’ai aussi trois critères subsidiaires au plaisir, qui lui est essentiel.

  1. Le Budget : Mes finances ne sont pas élastiques, c’est donc un critère important si je veux faire plusieurs randonnées à l’année. Il faut prendre en compte le transport, dois-je acheter et/ou renouveler du matériel, et même si je bivouaque, j’apprécie de temps à autre un camping, un gîte, un resto… Donc le coût d’une randonnée a son importance.
  2. La durée : en fonction de la période, je dois jongler avec d’autres événements que je ne souhaite pas manquer (anniversaire d’un proche ou d’un ami, événement associatif, etc.). Ce critère est évolutif, on peut imaginer que je fasse l’impasse sur ma présence à certains événements pour une randonnée qui me tient à cœur.
  3. La popularité du parcours : si le parcours est très populaire, très couru, de fait, il m’intéresse beaucoup moins, je ne vais pas en randonnée pour y croiser la foule. Moins il y a de monde et plus je suis heureux. D’ailleurs, lorsque vous êtes pratiquement seul et que soudain vous croisez un autre randonneur, hé bien vous êtes super content. Une joie qui se produit moins lorsque vous cheminez parmi une kyrielle de marcheurs.

Pour l’instant, ni le GR20, ni le chemin de Stevenson, ni le TMB ne satisfont pleinement ces trois critères.

Pour résumer, il n’y a pas de prodige à randonner, ce n’est pas une prouesse, il n’y a ni palme d’or ni César à recevoir. Le plus important est l’aventure de chacun, le plaisir qu’il éprouve, que ce soit dans les bois ou plaines derrière chez-soi ou à l’autre bout du monde.

Avec un peu de curiosité, vous découvrirez que la beauté est tout autour de nous, il suffit d’y être attentif.

Celui qui m’a inspiré cette réflexion n’est pas un randonneur mais un entomologiste. La plupart de ses publications émanent d’observations du fond de son jardin et des alentours proches… Jean-Henri Fabre, j’en parle un peu dans l’article « Littérature – Jean-Henri Fabre« .

Citation:

« Si le cabotage dans les coins et recoins du jardin ne suffit pas, un voyage au long cours me fournit ample tribut. Je double le cap des haies voisines, et, à quelque cent mètres, j’entre en relations avec le Scarabée sacré, le Capricorne, le Géotrupe, le Copris, le Dectique, le Grillon, la Sauterelle verte, enfin avec une foule de peuplades dont l’histoire développée épuiserait une vie humaine. Certes, j’en ai bien assez, j’en ai trop avec mes proches voisins, sans aller pérégriner en des régions lointaines. »
Souvenirs entomologiques – Livre VI – Jean-Henri Fabre

Et puisque nous terminons par la citation d’un scientifique, concluons par un vers latin : Carpe diem, quam minimum credula postero.

Le billet « Rando – au-delà des Questions et des Idées Reçues » est apparu en premier sur le blog de sima78.

Randos au Sud-Ouest d’Issoire – Le Cézallier

Quelques idées de randos dans le Cézallier (Auvergne)

Des randonnées à la mi-journée et journée dans le Cézallier.

La rando, finalement ce n’est pas que de l’itinérance, faire une sortie à la mi-journée ou à la journée, c’est aussi de la randonnée. D’ailleur, en itinérance, entre deux bivouacs, deux gîtes, deux campings, etc, c’est bien une randonnée d’une journée que nous effectuons, voire mi-journée lorsqu’une étape est plus courte.

j’avais déjà parlé d’une randonnée à la mi-journée dans cet article « Rando – Chevreuse – demi-journée« .

6 Randonnées dans le Cézallier, de la plus courte à la plus longue

Avertissement

Côté transport en commun c’est très mal desservi, S’il est facile d’arriver à Issoire (TGV + TER) une fois à Issoire pour vous rapprocher des points des départs (Ardes, Anzat-Le-Luguet) il n’y a que le bus P20 qui circule une fois par semaine le mercredi ! Et vous devrez attendre le mercredi prochain pour repartir dans l’autre sens.
Exemple :
Issoire mercredi – 18:10 arriver à Anzat à 19:05
Anzat mercredi – 12:05 arrive à Issoire à 13:15
Où se renseigner auprès du réseau de transport collectif Sherpa
Mais pour vous rendre aux points de départs de certaines randos risque d’être compliqué.

Période

De mai à octobre pour les parties hautes, en 2022 j’ai eu de la neige début avril, c’est rare à cette période mais ça peut arriver.

Si vous êtes équipé, vous pouvez faire de magnifiques randonnées en raquettes l’hiver.

Il faut savoir que même s’il est tombé peu de neige (10 cm) dans le haut Cézallier, le vent y est constant avec des rafales régulières ce qui va balayer la neige à certains endroits et créer des congères dans d’autres ce qui peut rendre la randonnée fatigante et surtout les bâtons de marche sont indispensables, profiter pour lire l’article « Rando – Avantages et inconvénients des bâtons de marche« .

Circuits (boucles)

Roche-Charles-la-Mayrand (Boslabert)

Roche-chales-la-Mayrand résulte de la fusion de deux communes, Roche-Charles et Mayrand en 1976 (loi Marcellin) et constitué de plusieurs hameaux dont Boslabert qui est le point de départ.

Boucle
Distance : 4,4 km
Dénivelé : 158 D+
Balisage : bleu

Le long de ce circuit vous aurez une vue sur les Gorges du Sault. À mi-chemin (~ 2 km) vous arriverez à la Chapelle Romane Roche-Charles et l’ancien cimetière. Cet édifice roman du 12e siècle, a été fortifié aux 14e – 15e siècles ; vous aurez également une magnifique vue sur le Massif du Sancy.
À 3,5 km, si vous trouvez le parcours trop court, au lieu de tourner à gauche, continuez tout droit en direction des éoliennes pour voir de près la chapelle de la Croix Maubert, 800 m aller/retour, (toute petite chapelle avec une table de pique-nique à proximité)

Trace GPX : Trace GPX Boslabert 4,4 km

Mazoires

Randonnée courte mais des paysages variés entre sous-bois, puy de Domarège (ou puy de Mazoires, volcan strombolien édifié il y a 140 000 ans, présentant un cratère égueulé orienté au nord), gorges de Rentière, chapelle Sainte-Pezade.

Boucle
distance : 7,1 km
Dénivelé : 225 D+
Balisage : bleu

En sortant de Mazoires (Nord/Est) un sentier sur votre droite (vue sur les gorges et village de Rentières)  vous mènera à une grotte et la Chapelle-Sainte-Pezade (pezade signifiant « pas » en occitan) qui se trouve au bout d’une impasse de 300 m.
Après avoir passé le ruisseau de Vèze vous avez une vue sur des orgues basaltiques au-dessus.
Après Granges, vue sur le puy de Domarège. À Vèze reste les ruine du château (maison fortifiée du XIIe siècle citée à partir de 1304).
De retour Mazoires vous pouvez visiter l’église romane Saint-Saturnin-Sainte-Florine.

Petite histoire, de Florine (parmi les variantes):
Bergère du Cézallier (jolie, vierge et pieuse) dans le haut Moyen Âge, originaire du village Strigoux, au-dessus des gorges de la Couze d’Ardres. Pour échapper à un agresseur, lié peut-être à un raid des Hongrois au Xe siècle, elle franchit d’un saut le torrent. Sur la rive sud de la Couze, une roche à bassin, en forme de pied humain, a accrédité l’idée d’un souvenir du prodige. À son emplacement s’élève la chapelle Sainte-Pezade, dont le vocable a été inspiré par l’empreinte pédestre ; il pourrait s’agir de la christianisation d’un lieu de culte païen.
Le corps de Sainte-Florine a été transporté à Mazoires, tandis que son chef se partage, depuis le XIe siècle, entre la cathédrale de Viviers et l’église de Sainte-Florine. Le culte de sainte Florine était associé à celui de Sainte-Flamine dans l’église des Récollets de Montferrand.
La légende dit que marcher dans l’empreinte de ses pas soulage les rhumatismes.
Les reliques de Sainte-Florine se trouvent aujourd’hui à l’église de Mazoires, dans une châsse en bois doré.

Trace GPX : Trace GPX Mazoire 7,1 km

Ardes – Apchat

Ardes est implanté sur les contreforts orientaux du Cézallier dont il est le principal bourg. Capital de la puissante famille des Mercoeur Ardes hérite d’un pan d’histoire médiévale auvergnate. Des passages entre les maisons permettent de communiquer entre la ville haute et les bords de la Couze, On y retrouve de nombreux tunnels et traboules dans la Grande Rue du bourg. Un village vivant avec épicerie, pharmacie, boucherie, etc.

Boucle
Distance : 10 km
Dénivelé : 219 D+
Balisage : jaune

Lors de cette randonnée vous aurez à plusieurs reprises des vues sur « le Doigt de Mercoeur » tour ruinée, vestige du château de Mercoeur qui culmine à 939 m à l’Ouest d’Ardes.
à Zanières-la-Mave vous aurez une vue sur Apchat.

Conseil :
À la Croze, quittez le chemin balisé pour descendre à la Cascade du Gour d’Appat puis remontez pour récupérer votre chemin à Bord. Ce crochet vous rallonge de 2,9 km. Un « Gour » est un mot ancien désignant des creux profonds et plein d’eau, se formant au bord des rivières.
Depuis Bord vous suivez le « GRP autour d’Issoire », en arrivant à Apchat vous le quittez pour vous orienter vers l’église de type gothique. Vous rejoindrez le GRP à la sortie de Apchat.

Trace GPX : Trace GPX Ardes – Apchat 10 km

Trace GPX « crochet Cascade du Gour » Trace GPX crochet Cascade du Gour d’Appat 2,9 km

Ardes – Rentières – Doigt de Mercoeur

Au menu, Falaise, gorges, forêt, rivière et les reste du château de la dynastie des Mercoeur.

Boucle
Distance : 12 km
Dénivelé : 331 D+
Balisage : vert

Vous quittez la Rue du Commerce par la rue de la Petite Côte (descente) passage sous l’ancienne porte fortifiée d’Ardes. En bas à gauche vous passerez devant l’église gothique Saint-Dizain XIIIe siècle (classée monument historique depuis 1920) sa construction aurait durée près de 200 ans.
En sortant de la ville, dans la montée du Trion, vous aurez une magnifique vue sur Ardes.

À Rentières n’hésitez pas à faire un petit détour (200 m A/R) pour voir l’église Romane Notre-Dame, Profondément remaniée au XIIIe siècle (la nef, et les chapelles latérales dotées de voûtes sur croisées d’ogives), elle est classée monument historique depuis 1980.

Et que dire de plus de cette magnifique randonnée aux dénivelés plus marqués que les précédentes, tout est dans la courte description du menu d’intro.

Trace GPX : Trace GPX Ardes – Doigt de Mercoeur 12 km

Jassy

On est au cœur du Cézallier, socle primaire vous y croiserez des estives, lacs d’altitude, forêts, tourbières. des paysages époustoufflants. Une atmosphère nordique, les hivers généralement enneigés, des vents forts et glacials, la petite Sibérie d’Auvergne.

À savoir que la Couze prend sa source dans cette ancienne vallée glaciaire.

Boucle
Distance : 14,3 km
Dénivelé : 301 D+
Balisage : jaune

Le départ de cette randonnée est donné à La Godivelle, je vous la propose sur le tracé depuis Jassy, mais je vous avoue que finalement je préfère la démarrer à Brion-Haut où face à un bistro au milieu de nulle part (qui doit être ouvert en période estivale, mais j’y vais hors saison) il y a une aire assez grande pour y sationner. Bref, vous pouvez démarrer d’où vous voulez puisqu’il s’agit d’une boucle, tout dépend d’où vous venez.

Que vous dire de plus que de profiter des panoramas qui s’offriront à vous ainsi que la flore. N’hésitez pas à vous attarder aux lacs d’origines volcaniques de La Godivelle, l’église Saint-Blaise de La Godivelle (partiellement modifée au XIIe siècle). La Godivelle est la commune la plus haute du département et la moins peuplée (17 hab. en 2022) et la fontaine sur la place de l’église est la plus large du département.
Le sentier chevauche de temps en temps le TVR (Tour des Vaches Rouges) vous le remarquerez aux balisages.

Trace GPX : Trace GPX Jassy 14,3 km

Parrot – Le Luguet

Prendre encore un plus de hauteur pour mieux profitez des plus beaux panoramas du Cézallier. Vérifiez la météo avant d’y aller.

Boucle
Distance : 17 km
Dénivelé : 455 D+
Balisage : vert

De Parrot jusqu’au km 13 le sentier suit celui du TVR. Au km 14 sur votre droite le point culminant couronné d’un bois (bois de la Croix des Champs), le Signal du Luguet 1 547 m.

Que vous dire de plus sinon qu’il s’agit d’une des plus belles vallées glaciaires du Massif Central.

Trace GPX : Trace GPX Parrot – Luguet 17 km

J’espère vous avoir donné envie d’aller dans le Cézallier, moins connu que le tour des puys et pourtant un lieu magnifique et dépaysant.
Laissez vos commentaires après les photos ci-dessous.

Petite vidéo pour conclure

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Jeunes en difficultés – Favoriser leur réinsertion par la marche – L’Initiative de l’Association SEUIL

Redonner espoir aux adolescents en difficulté

L’association SEUIL propose une approche innovante pour aider les jeunes en difficulté à se reconstruire : une marche éducative de près de 1 800 kilomètres. Pendant trois mois, ces adolescents partent en randonnée, accompagnés d’un adulte, loin de leurs problèmes familiaux, scolaires ou sociaux, pour redonner un sens à leur avenir.

Marche et invente ta vie

Slogan de l’association SEUIL

 

– Et toi sima, tu vas te lancer dans cette aventure ?
– j’avoue que c’est tentant, mais je n’ai jamais marché trois mois, plus pour des questions de budget que de temps.

Une méthode qui fait ses preuves

L’idée est simple : un adolescent, un accompagnant et trois mois de marche. Ce parcours initiatique, à la fois physique et mental, permet aux jeunes de 14 à 18 ans de se recentrer et de se reconstruire.

Tout a commencé avec Bernard Ollivier, écrivain, ancien journaliste et passionné de randonnée. Au début de sa retraite il s’est lancé sur le chemin de Compostelle. Pendant son voyage il entend parler d’un adulte de l’association Oikoten (article sur Oikoten) accompagné de deux garçons (jeunes délinquants), un concept étonnant, une alternative à l’incarcération : celle de marcher. Une révélation pour lui.

Une aventure aux effets positifs

Les résultats parlent d’eux-mêmes : 60 % des jeunes reviennent avec un projet de réinsertion solide et 85 % des éducateurs considèrent cette expérience comme une réussite, même lorsque le parcours n’est pas terminé.
La marche a ses bienfaits : elle réduit les comportements violents et agressifs, améliore la confiance en soi et encourage la prise de responsabilités. Les adolescents traversent trois grandes phases au fil de leur périple : d’abord une période d’adaptation physique, suivie d’une phase d’euphorie, puis vient enfin le moment de l’élaboration d’un projet pour leur retour.

Une organisation solidaire et engagée

Chaque année, l’association SEUIL organise 35 marches en France et à l’étranger, grâce à une équipe de bénévoles et d’éducateurs engagés. Les accompagnants, qu’ils soient professionnels de l’éducation ou passionnés de randonnée, jouent un rôle essentiel dans cette aventure humaine.

Lors de la marche le jeune ainsi que l’accompagnatrice ou accompagnateur tiennent chacun un journal de bord qu’ils transmettent régulièrement. Ces journaux sont publiés tout en préservant l’anonymat et le respect des jeunes.

À l’issue du voyage, une fête est organisée pour chaque participant. Famille, amis et éducateurs se réunissent pour célébrer ce moment clé, qui marque une étape importante dans leur réinsertion.

Rejoindre l’aventure

Que vous soyez éducateur ou simplement amoureux de la marche, vous pouvez prendre part à cette initiative en devenant accompagnant ou en proposant des dons ou du bénévolat. Les départs ont lieu tout au long de l’année, offrant de nombreuses opportunités de s’engager.

L’association SEUIL prouve que la marche peut être un outil puissant de réinsertion. Elle offre à ces jeunes une chance de se reconstruire et de retrouver leur place dans la société, un pas après l’autre.

Bien entendu, pour la réussite d’un tel projet il y a la volonté de toute l’équipe Seuil, du jeune en question, son accompagnant et l’aval la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) et l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

Les sources :
L’association SEUIL (AssoSeuil)
N’hésitez pas à lire toutes les rubriques de chaque onglet et ne manquez pas non-plus les récits dans Actus.
Les dons et le bénévolat sont aussi très importants pour l’association.

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Trucs et astuces pour la randonnée itinérante

Je vous en avais parlé, je vous l’avais promis, voilà c’est enfin publié !

Les petits trucs et astuces pour s’alléger en randonnée sans trop perdre de confort.

– Ha enfin !!!… Tu vas nous apprendre plein de trucs et astuces !
– Pas forcément, j’en ai parfois déjà parlé dans d’autres articles.

Avant tout

Sachez que tous les conseils proviennent d’échanges avec d’autres randonneurs. Des astuces que l’on s’approprie, que l’on adapte à nos besoins, parfois l’on croit l’inventer avant de se rendre compte que d’autres font de même voir mieux. Il va y avoir une liste, non exhaustive, je ne les utilise pas toutes, mais je préciserai ce que j’applique régulièrement.

Le bivouac

Pour la tente, vous avez pu le voir dans mes billets, j’utilise une tente relativement légère qui se monte avec un bâton de marche. On la voit dans l’article Randonner en Normandie dans le Pays de Caux il s’agit d’une NightCat 1P.

Pour protéger le dessous de ma tente je pose au sol une couverture de survie réutilisable. Je ne suis pas convaincu de la supposée isolation qu’elle devrait apporter et ne couvre pas la surface ma tente. Tom23 utilise une feuille plastique très fine légère et solide, il s’agit d’un film utilisé pour les survitrages, j’envisage faire de même.

J’avais expliqué comment transformer un poncho en tard, pour un double usage. Il en existe dans le commerce adapté pour ce double usage il y en a même qui font tente, exemple ici on doit pouvoir trouver à d’autre prix, je ne suis pas sponsorisé..

Pour dormir, avoir un sac en soie (appelé aussi sac à viande) en plus du duvet permet de gagner quelques degrés lors des nuits un peu plus fraîches que prévu.

Réchaud, feu, vaisselle, rangement

Brûleur BRS 3000T, févr. 2025
Brûleur BRS 3000T

Pour mon réchaud j’utilise un brûleur BRS 3000T, c’est très léger (27gr), j’utilise également un coupe-vent pour le rendre légèrement plus performant et économiser un peu de gaz.

Couverts

Couverts - Cuillère et fourchette, févr. 2025
Couverts – Cuillère et fourchette

J’utilise soit ceux dont j’ai coupés les manches, soit ma cuillère/fourchette pliante.
Cela dit, si vous consommez de la nourriture lyophilisée, mieux vaut avoir une longue cuillère en titane pour pouvoir remuer dans le fond du sachet, les couverts coupés ou courts sont peu pratiques dans ce cas.

Vaisselle

Éponge, févr. 2025
Éponge

J’utilise un bout d’éponge découpée.

Feu

Allume-feu, févr. 2025
Allume-feu
Petite boîte d'allumettes, févr. 2025
Petite boîte d’allumettes
Briquet et adhésif, févr. 2025
Briquet et adhésif

Si j’ai bien un allume-feu par friction que j’ai déjà testé, histoire de m’amuser, je ne l’emmène pas en randonnée.
J’utilise un briquet sur lequel j’enroule environ 80 cm d’adhésif (résistant et qui se découpe à la main) pour réparer une déchirure sur ma tente, mon poncho, mon sac… Donc le briquet sert aussi de rouleau d’adhésif. j’emporte toujours une petite boite d’allumettes dans un sachet étanche si le briquet rend l’âme car il n’est pas neuf.

Rangement

Gamelle avec le nécessaire, févr. 2025
Gamelle avec le nécessaire
Gamelle dans sa housse, févr. 2025
Gamelle dans sa housse

Le tout, bien rangé, rentre dans ma gamelle en titane (550 ml).

Eau

Gourde filtrante, févr. 2025
Gourde filtrante

En plus de ma poche à eau qui se trouve dans mon sac je prends ma gourde filtrante, à côté il s’agit d’une grosse seringue pour nettoyer le filtre. Il existe d’autres gourdes filtrantes, si vous prenez une bonne marque elles sont toutes performantes.

Bouteille platique vide, févr. 2025
Bouteille vide
Bouchons, févr. 2025
Bouchons

Une bouteille vide
La bouteille et ses deux bouchons… Vide, elle peut être utile la nuit lorsqu’il pleut ou qu’il fait très froid à l’extérieur pour y faire pipi sans sortir de sa tente (prendre le bon bouchon sans trou pour la refermer), pour les femmes, pas certains que ce soit pratique. Bien la rincée et rempli d’eau avec le bouchon percé de plusieurs petits trous de 1,5 mm, elle sert de douchette.

Brossage des dents

Siwak - Brosse à dent - dentifrice, févr. 2025
Siwak – Brosse à dent – dentifrice

Vous avez le choix entre la brosse à dent, vous pouvez couper un peu le manche pour la rendre plus légère (là, elle est neuve et pas coupée) ou utiliser un bâton de siwak que vous pouvez aussi écourter (là pas besoin de dentifrice). Il existe des petites pastilles sèches de dentifrice comme sur la photo.
Personnellement, je n’utilise pas de dentifrice… Voyons plus bas !

Savon et shampoing

Savon et shampoing, févr. 2025
Savon et shampoing

J’utilise le savon pour me brosser les dents (je sais, ça a mauvais goût), pour me laver (corps et cheveux) pour me raser et pour laver mon linge. Mais si vous avez des cheveux longs et que vous tenez vraiment au shampoing, il en existe des secs comme à droite sur la photo. Je l’utilise chez-moi, sous la douche. Ma boite à savon est une boite à protège-dents.

Coquetterie

Miroir et parfum, févr. 2025
Miroir et parfum

Comme j’aime me raser j’utilise un miroir en aluminium poli (27 gr avec sa house) et un rasoir jetable que je réutilise le plus longtemps possible. Si vous souhaitez vous parfumer, plutôt sue de prendre un flacon, pensez aux échantillons c’est suffisant et beaucoup plus léger, il m’est arrivé d’en prendre lorsque je sais que je vais rester plus longtemps que la durée de ma randonnée comme lors de ma randonnée sur le GR34 où je suis resté quelques jours à Tréboul.

Gant de toilette et serviette

Serviette et gant_de_toillette, févr. 2025
Serviette et gant_de_toillette

Si j’ai bien un gant de toilette fabriqué depuis un bout de tissu microfibre, je ne l’ai pourtant jamais emporté. Ma serviette de bain/toilette est en microfibre 39X55, ça peut paraître petit, mais c’est suffisant, de couleur noire car ça sèche plus vite au soleil.

Autres astuces en vrac

  • Gel hydroalcoolique : Si vous avez fait pipi ou autre… ou même tenir vos bâtons de marche, mettre sa main dans le sachet à grignotage sans se laver un minimum, c’est limite, non ? Un petit coup de gel hydroalcoolique et c’est bon. Autre chose, lors de ma randonnée « Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02« , le jour 2 je me suis assis sur un rocher sous des pins, lorsque je me suis relevé, j’avais plein de résine sur les fesses. Le soir, impossible d’enlever la résine avec de l’eau et du savon… Un peu de gel hydroalcoolique sur un chiffon et c’est magique ! je suis reparti le lendemain avec un pantalon tout propre.
  • Quelques épingles à nourrice : Pour accrocher son linge sur le sac à dos pour le faire sécher tout en marchant (j’ai testé avec des pinces à linge, ça ne tient pas).
  • Étiquettes de vêtement : Elles sont de plus en plus longues et cousues en bouquets de plusieurs étiquettes, en les coupant, non seulement vos vêtements ne gratteront plus et vous aurez gagné des grammes.
  • Les « au cas où » : En dehors de votre trousse de secours, sifflet et « sac à viande », tous les autres objets que vous emporterez pour « au cas où » ont de grande chance de ne jamais vous servir, vous encombrer et vous ajouter du poids. Bref, n’emportez rien de « au cas où »!

Pour terminer

Cette liste n’est pas exhaustive, vous avez certainement vos propres trucs et astuces et ce qu’il faut retenir, est de ne pas s’encombrer inutilement, essayer d’avoir un multi-usage de chaque chose que vous emporterez (quand c’est possible). Un dicton de randonneurs : Le poids de ton sac est le miroir de tes peurs (ou craintes). on le trouve écrit avec quelques variantes.

N’hésitez pas à commenter l’article ou partager vos propres trucs et astuces, ou des variantes de celles citées.

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Rando – Faites le tour des salons 2025

La rando c’est aussi les salons de la randonnée et de l’outdoor.

Les Salons 2025 pour la Randonnée et l’outdoor.

Lorsque l’on ne randonne pas, l’on est dans les préparatifs et rien de tel que de prendre le temps pour se rendre aux Salons de la Randonnée et de l’Outdoor.
C’est souvent une mine d’or pour découvrir des équipements, des innovations, avoir des conseils pratiques, s’équiper, trouver des destinations auxquelles on ne pensait pas, des organismes organisateurs, des associations…
C’est aussi l’occasion de faire des rencontres, de participer à des conférences et/ou débats, des ateliers, c’est ouvert à tout le monde, du randonneur confirmé à celui qui souhaite découvrir cette activité.

Aller dans un salon c’est ressortir très motivé et plein de projets.

À ma connaissance, il y en à trois !

Alors à vos agendas et partez vivre l’aventure !

– Et toi Sima, tu vas tous les faire ?
– Non, le premier est trop loin, le deuxième je serai en Auvergne. En partant d’Auvergne j’espère faire un crochet pour aller au troisième à Lyon.

Les salons de la randonnée et de l’outdoor 2025

Toulouse

Salon OccYgène 2025 Toulouse, févr. 2025
Salon OccYgène 2025 Toulouse

Le salon Occ’Ygène de Toulouse
Le rendez-vous du TOURISME, des RANDONNEES et des LOISIRS se réinvente avec vous!

Date : Du 7 au 9 mars
Lieu : Parc des Expositions, Centre de Conventions et Congrès, Concorde Avenue, 31 840 Aussonne
Pour en savoir plus : https://www.salon-occygene.com/fr
Tarif : 4 € , Tarif Web (jusqu’au 6 mars 2025) : 3 €, gratuit pour les moins de 18 ans

Que vous recherchiez un séjour clé en main ou sur mesure, des agences de voyages spécialisées, des offices de tourisme experts de leur territoire, des randonnées inédites, des activités insolites, des hébergements uniques, un espace équipements Outdoor, la solution est sur OCC’YGENE.

Paris

Affiche destination-nature-2025, févr. 2025
Affiche destination-nature-2025

Le salon Destination Nature 2025
Le salon de la randonnée rassemblera tous les passionnés d’activités outdoor en offrant un espace dédié à tous les sports d’aventure.

Date :  Du 13 au 16 mars 2025
Lieu : Paris Expo Porte de Versailles (15ème arrondissement)
Pour en savoir plus : https://www.destinations-nature.com/fr-FR
Tarif préférentiel en ligne : 10€. Veuillez noter qu’à l’entrée du site, le prix sera de 12€.
Bon plan Sima78 : Invitation gratuite à télécharger ICI
Que vous soyez amateur de trek, de voyages durables ou à la recherche d’évasion, il y a quelque chose pour chacun d’entre vous !

Lyon

Affiche salon du randonneur Lyon 2025, févr. 2025
Affiche salon du randonneur Lyon 2025

Le salon du randonneur de Lyon 2025
L’échappée nature !

Date : Du 21 au 23 mars 2025
Balade du salon : samedi 22 mars matin, départ à l’Office de Tourisme de la Métropole de Lyon, place Bellecour à 9h10, 9h20, 9h30 et 9h40
Lieu : Centre de Congrès de Lyon, Cité internationale, 10 quai Charles de Gaulle, Entrée B, 69006 Lyon
En savoir plus : https://www.randonnee.org/
Tarifs : E-Billet 4€, sur Place 5€, Gratuit pour les enfants jusqu’à 12 ans accompagnés (12 ans inclus) et pour les personnes en situation de handicap.
Bon plan FFRandonnée : Invitation gratuite à télécharger ICI
Que vous soyez un randonneur occasionnel ou régulier, un randonneur sportif cherchant à se dépasser ou un randonneur plaisir désirant découvrir les trésors d’une région, le Salon du Randonneur est l’événement incontournable pour préparer vos prochaines échappées nature !

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Pour terminer

Si vous avez connaissance d’autres salons, n’hésitez pas à le partager dans les commentaires… Ainsi que vos impressions.

Le billet « Rando – Faites le tour des salons 2025 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Avantages et inconvénients des bâtons de randonnée

Rando – Avantages et inconvénients des bâtons de marche en randonnée.

Voilà un article qui somnolait dans mes brouillons depuis longtemps. Pour l’écrire, je me suis beaucoup documenté, le but étant de mettre en parallèle mes lectures et mon ressenti lié à ma propre expérience : comparer le scientifique à mon expérience. C’est donc très subjectif et chacun pourrait avoir une interprétation des lectures ainsi que des expériences différentes des miennes.

Revenons au vif du sujet. Je parle ici de randonnée et donc des bâtons qui vont avec, je ne parle pas de marche nordique, vous verrez qu’il y a aussi plein d’études sur le sujet. Je marche généralement avec des bâtons de marche.

On le voit, les bâtons de marche sont de plus en plus populaires et leurs bienfaits sont souvent vantés sur le web. Qu’en est-il réellement ? Sont-ils vraiment utiles ? Facilitent-ils la respiration ? Soulagent-ils les articulations et les muscles ? Je vais essayer de faire un tour d’horizon en parlant également de mon ressenti.

Avertissement

Plus bas, je vous mets des liens, non pas de mes références directes, mais de la façon dont j’ai procédé pour me documenter. Ainsi, vous pourrez faire vos propres recherches en lisant des publications différentes des miennes, c’est aussi l’intérêt pour se faire sa propre idée. Les publications sont malheureusement en anglais sauf une. Ne trouvant pas ce que je cherchais sur mon moteur favori (Mojeek), j’ai utilisé « Google Scholar ». Vous vous doutez bien que je suis loin d’avoir lu toutes les publications sur le sujet.

Mon brouillon de base partait dans tous les sens, j’ai opté pour couper le sujet en deux parties : Avantages et Inconvénients, et reprendre les thématiques abordées dans les publications.

– Quoi Sima ! T’as utilisé Google ? HOOUUuuu la honte ! Traître !
– Bon, on se calme, si tu as d’autres solutions, je suis preneur !

Avantages des bâtons de marche

Soulagement des articulations
Une étude publiée dans le « Journal of Sports Sciences » (2017) a montré que l’utilisation de bâtons réduisait de 20 à 25 % la force exercée sur les genoux lors des descentes et la majorité des publications vont dans ce sens sans pour autant parler de pourcentage. Ils (les bâtons) réduisent la charge sur les articulations, en particulier les genoux, les chevilles et les hanches. Ils répartissent le poids du corps et du sac à dos sur les bras et les épaules, ce qui diminue la pression sur les membres inférieurs.

Lors de ma randonnée « Le Faou – Douarnenez« , je suis parti dès le premier jour avec une douleur à la cheville gauche et donc avec une grande inquiétude dès le départ. La douleur a disparu malgré les heures de marche. Cela n’est pas dû seulement aux bâtons, je me suis massé la cheville la veille au soir, le matin avant de partir et chaque fois que j’ai pu. J’ai fait également attention à la façon dont je marchais, mes appuis, en cela les bâtons m’ont aidé.

Meilleure stabilité et équilibre
On constate également que les bâtons offrent un soutien supplémentaire, surtout sur terrains accidentés, glissants ou en pente. Ils aident à maintenir l’équilibre et réduisent le risque de chutes mais ne les évitent pas toujours. Lors de ma randonnée « GR de Pays du Val d’Allier« , j’ai chuté trois fois et je dois reconnaître qu’ils ont permis d’amorti mes chutes.

Réduction de la fatigue musculaire
Avec les bâtons, les muscles des bras et le haut du corps participent à l’effort, ce qui soulage les jambes. Une étude parue dans « Medicine & Science in Sports & Exercise (2001) » a démontré que l’utilisation de bâtons réduisait la fatigue des muscles des jambes et améliorait l’endurance sur les longues distances. Par contre, une autre étude dans ResearchGate « Pole Walking Is Faster but Not Cheaper During Steep Uphill Walking » dit que dans les montées raides il n’y a pas de gain… Sauf que cette dernière est faite en salle sur un tapis roulant qui s’incline. Pour moi, le ressenti de soulagement est aussi bien, sur le plat que dans les descentes ou montées. En montée, les bâtons m’aident à propulser mon corps vers l’avant. En descente, ils me servent de frein et réduisent l’impact sur mes genoux.

Amélioration de la posture
Il ressort de ces études qu’avec les bâtons nous avons une posture plus droite et peut prévenir les maux de dos, ça améliore aussi la respiration en maintenant le dos droit et la cage thoracique plus ouverte. Je valide totalement car j’ai une meilleure posture alors que j’aurais tendance à un peu trop me pencher en avant. Moi qui suis sujet aux lombalgies, je n’ai jamais eu de problème de dos en randonnée alors que je porte une charge.

Inconvénients des bâtons de marche

Rythme cardiaque et dépense d’énergie
Pratiquement toutes les études que j’ai pu lire démontrent qu’avec les bâtons il y a une légère accélération du rythme cardiaque et donc une légère augmentation de la dépense énergétique. N’ayant jamais pris mon pouls avec ou sans bâtons pour vérifier, je veux bien le croire puisque l’on active quatre membres au lieu de deux, mais je pense que cela est compensé par des efforts mieux répartis, une meilleure oxygénation du sang par une meilleure posture. C’est le seul léger inconvénient qui ressort de ses diverses études, cela dit je vais vous en trouver d’autres.

Poids supplémentaire
De fait, les bâtons ajoutent un poids à transporter, ce qui peut être perçu comme une contrainte pour certains randonneurs, surtout les adeptes de la MUL (Marche Ultra Légère).

Encombrement
Lorsque l’on souhaite faire des tronçons de marche sans bâtons, il faut généralement déposer son sac à dos pour les accrocher ou les décrocher. Pour prendre des photos, les bâtons sont une gêne et pour les arrêts « techniques » (pipi, caca), il faut les poser ou les piquer… Il m’est arrivé de repartir sur quelques centaines de mètres avant de me rendre compte que je les avais oubliés, et obligé de faire demi-tour.

Apprentissage nécessaire
Si en randonnée nordique, l’on peut trouver des profs dans de bons clubs qui vous enseignent la bonne pratique, c’est beaucoup plus rare pour la randonnée. Je croise souvent des personnes avec des bâtons mal réglés, qui n’en font pas bon usage ni sur plat, ni dans les montées et les descentes… Le sentiment qu’ils se promènent avec des bâtons dont ils ne savent que faire. Pour ces derniers, il s’agit plus d’une aide psychologique que réel me semble-t-il.

Pour faire court

Les bâtons de marche facilitent la respiration, soulagent les articulations et les muscles des jambes, ils tonifient la partie haute du corps et, si sur de courtes distances ce n’est pas moins fatigant, ils améliorent l’endurance sur de longues distances.

Les liens tant promis

Un seul en français mais malheureusement le moins intéressant car l’étude est sur peu de sujets et peu étoffée.
https://depot-e.uqtr.ca/id/eprint/1512/1/000135708.pdf

Les autres vous permettent de trouver plein d’autres études, vous aurez l’embarras du choix. Certains nécessite de créer un compte pour obtenir la publication.
https://scholar.google.fr/

Exemples de recherches :
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&as_vis=1&q=Journal+of+Sports+Sciences+%282017%29+Reduction+of+joint+load+with+hiking+poles&btnG=
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&as_vis=1&q=Medicine+%26+Science+in+Sports+%26+Exercise+%282001%29+Study+on+the+reduction+of+muscular+fatigue+with+the+use+of+poles&btnG=
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&as_vis=1&q=European+Journal+of+Applied+Physiology+%282005%29+Analysis+of+the+effects+of+poles+on+posture+and+effort+distribution.&btnG=

Vous voyez l’idé ? vous avez de quoi faire si vous le souhaitez.

– Wouaaa ! Mais t’es devenu bon en anglais Sima !
– Heu non, j’ai pas beaucoup évolué… Les traducteurs Firefox, Deelp et Reverso sont mes amis.

Pour terminer

Je trouve que les bâtons m’offrent de nombreux avantages comme protèger les articulations, améliorer la stabilité et la posture et tonifient le haut du corps. Pour l’anecdote lors de mon retour du « Tour des Puys d’Auvergne » on m’a fait remarquer que j’avais pris des bras, des épaules et des pectoraux, j’ai gonflé le torse à ce moment-là. Bref, essayer les bâtons de marche de randonnée sur plusieurs jours, c’est les adopter !

Le billet « Rando – Avantages et inconvénients des bâtons de marche en randonnée » est apparu en premier sur le blog de Sima78.