Ma boîte à outils cartographique – avant pendant et après la rando

Cartographie – Ce que j’utilise, pourquoi je les choisis et ce que j’en pense !

Celui qui n’est pas randonneur, ou qui souhaite se lancer dans l’aventure me questionne souvent sur ce sujet.
Entre randonneurs, c’est un sujet de conversation courant où l’on échange nos retours d’expériences. Chacun a ses habitudes, ses outils préférés et ses petites astuces.
Dans cet article, je vous partage la liste complète de ce que j’utilise pour préparer, suivre et analyser mes randonnées : à quel moment, dans quelles situations, et ce que j’en pense (avantages et inconvénients).
Bien sûr, tout cela reste subjectif, il ne s’agit pas d’une liste idéale ou universelle, mais simplement de celle qui me convient. Peut-être y trouveras-tu quelques idées à tester lors de vos prochaines sorties.

Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t’égarer !

Le choix de la randonnée

Trouver l’inspiration et adapter l’itinéraire

Pour cela, je n’utilise pas d’outils particuliers. L’idée peut surgir de n’importe où, discussions avec d’autres randonneurs, exploration du site MonGR, recherches sur le web, blogs de randonneurs, revues de randonnée…
Une fois l’itinéraire en tête, je dois l’adapter à ma pratique, même si j’ai pu télécharger une trace GPX. Je privilégie le bivouac, les gîtes non gardés et les campings municipaux plutôt que les hébergements proposés souvent plus chers. J’ajuste également le parcours au nombre de jours disponibles. C’est à ce moment-là que je commence à utiliser des outils.

Préparation de la randonnée

Traçage et planification des étapes

J’ouvre mon navigateur (Firefox) puis OpenRunner, site que j’utilise depuis longtemps et qui me convient. D’autres plateformes existent, mais j’y ai mes habitudes. En parallèle, j’ouvre un onglet OpenStreetMap pour repérer les points d’eau, de ravitaillements et d’hébergements, ainsi qu’un bloc-notes pour centraliser les informations utiles.
Je trace une étape par fichier, contrairement à d’autres qui préfèrent une trace unique du parcours. Sur le terrain, il arrive que la fin d’étape prévus ne soit pas adapté au bivouac, rien de grave, j’ouvre alors la trace suivante et poursuis jusqu’à trouver un emplacement où passer ma nuit.

Depuis peu, j’utilise aussi QMapShack, une application libre pour PC. Pout l’instant j’en suis au niveau de la découverte. Elle me paraît puissante pour le traçage, mais je manque de recul pour un avis définitif. Je compte l’adopter progressivement.

Une précision : même si vous utilisez ensuite des cartes IGN papier, le traçage GPX permet de mieux visualiser les dénivelés. Sur carte papier, un curvimètre rendra le même service mais c’est beuacoup moins pratique.

– C’est bon Sima ! J’ai ma rando, mon tracé… On fait quoi maintenant ?
– Que va-t-on faire ? Plusieurs choix s’offrent à nous.

S’orienter sur le terrain

Cartes papiers

L’intemporel.

J’utilise rarement les cartes IGN papier, mais j’apprécie de les avoir pour les randonnées à la journée ou en mi-journée. Il m’arrive de les combiner avec mon smartphone, comme je l’ai fait dans le Val d’Allier ou à la Pointe du Crozon.
Le choix des cartes IGN demande un petit apprentissage (j’ai d’ailleurs consacré trois articles au sujet). Concernant la boussole, elle est inutile si vous restez sur les sentiers balisés ou si vous êtes vraiment perdu pour bien orienter votre carte, mais bon.

Avantages : autonomie totale, aucune source électrique ni connexion nécessaire, reste intemporel.
Inconvénients : poids dès qu’on accumule plusieurs cartes, coût élevé, protection indispensable en cas de pluie (ou achat de versions plastifiées encore plus chères).
Astuce : certains randonneurs impriment des captures d’écran de leur parcours au format A4, plus léger et économique.

– C’est vachement compliqué Sima !
– Tu as bien appris à te servir de ton smartphone… c’est pourtant plus complexe.

Le smartphone

Un outil polyvalent avec cartes embarquées

Je recommande une application qui permet d’embarquer les cartes pour naviguer sans connexion de données, ni reseau internet, voire en mode avion pour économiser la batterie. Parmi les nombreuses applications existantes, j’ai choisi dès le départ OsmAnd (site en anglais mais application en français) qui s’appuie sur OpenStreetMap.
J’apprécie son caractère collaboratif et évolutif, on y trouve des informations absentes ailleurs (toilettes et douches publiques, horaires d’épiceries, numéros d’hébergements…). Avec un compte OpenStreetMap, l’on peut contribuer à l’enrichir, j’ai moi-même ajouté des tables de pique-nique manquantes et autres.

Avantages : polyvalence (GPS, appareil photo, téléphone), poids raisonnable.
Inconvénients : Pour les randonnées de plus d’une journée autonomie limitée nécessitant une batterie externe ou des points de recharge, protection indispensable contre la pluie, altimètre et GPS moins précis qu’un appareil dédié.

Le GPS

Précision et plus d’autonomie

Je teste depuis peu un GPS Garmin eTrex 30x.
Avantages : précision supérieure au smartphone, tracé enregistré plus lissé, meilleure réception satellite en déplacement. Possibilité de tarer l’altimètre et actualisable régulièrement. Excellente autonomie (6 jours avec 2 piles LR6 AA lithium). Bonne étanchéité.
Inconvénients : fait doublon avec le smartphone, donc poids supplémentaire (appareil + piles de rechange selon la durée). Écran moins lisible qu’un smartphone. Moins d’informations terrain (refuges, points d’eau, etc.) que sur OsmAnd

De retour à la maison

Archiver et analyser ses parcours

J’enregistre toutes mes randonnées étape par étape, même les sorties à la mi-journée. De retour chez moi, je les stocke dans MyTourBook (site en anglais mais application en français).
Cela me permet de conserver un historique complet avec durée, distance et dénivelés de chaque étape. Je peux consulter mes kilomètres parcourus par jour, semaine, mois ou année, ainsi que différents totaux. MyTourBook peut faire beaucoup plus de choses, je l’utilise à minima.

Conclusion

Ces outils évoluent avec ma pratique et mes besoins. L’essentiel reste de trouver ce qui convient à chacun, certains préféreront la simplicité du tout-numérique, d’autres le contact avec la carte papier. L’important est de partir serein, bien préparé, et de profiter pleinement du chemin.

Et toi, qu’utilises-tu comme applications, et matériels ?

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Randonner Seul pour la Première Fois – Le Guide de Ceux qui Osent

Randonnée Solo : Plus qu’un Chemin, une Rencontre avec Soi

Si je trouve enrichissant de randonner à plusieurs, mon véritable bonheur, est de partir seul !
C’est une liberté où chaque pas m’offre bien plus que de nouveaux paysages, une rencontre avec moi-même, une expérience intense, parfois intimidante, mais toujours inoubliable. Si toi aussi, tu ressens cet appel, « L’Appel de la forêt, aurait dit Jack London », de prendre les chemins en solitaire, je t’encourage à sauter le pas !

Oui, tu auras peut-être des doutes, des peurs, nous en avons tous, mais rassure-toi, à chaque randonnée tu apprendras à les apprivoiser. Petit à petit elles s’effaceront laissant place à un plaisir plus grand, à une confiance qui grandit avecles kilomètre parcourus.

Tu es débutant et tu rêves de te lancer dans une randonnée itinérante en solo ? J’espère que cet article sous forme de modeste guide t’aidera préparer ta randonnée et que tu puisses vivre pleinement cette expérience.

Marcher seul, c’est bien plus qu’un voyage… c’est une transformation !

Rentrons dans le vif du sujet !

Dans cet article je vais commencer par brosser une liste des appréhensions pour terminer par les biens-fait de la randonnée en solo. Pourquoi 7 ? C’est un chiffre que j’aime bien, ce n’est pas exhaustif, mais un bon départ pour apprivoiser tes peurs et faire place aux plaisirs.

Les 7 appréhensions :
La peur de se perdre
L’angoisse de la solitude (ou de l’inconfort mental)
Le doute sur ses capacités physiques, La peur de ne pas être à la hauteur
Le manque de sécurité en cas de blessure ou d’accident
La peur de l’inconnu et La gestion de l’imprévu
La charge mentale de la logistique
Le jugement des autres

Oui, tu auras des appréhensions… et c’est normal !

Si tu envisages une première randonnée en solitaire, sache que tu auras des peurs et des craintes. Et c’est tout à fait normal. Ces craintes ne sont pas des signes de faiblesses, mais la preuve que tu prends la chose au sérieux.
L’idée de passer une nuit seul en pleine nature, d’affronter la météo, le silence, et autres peut faire hésiter. On se demande « suis-je prêt ? Est-ce raisonnable ? ». Ta première nuit en bivouac seul sera bien plus intimidante que les suivantes. Alors commence petit, mais commence. Car derrière chaque appréhension surmontée, il y a une récompense : la fierté d’avoir osé, et le bonheur de découvrir que tu es plus capable que tu ne le crois.

1. La peur de se perdre
« Et si je ne retrouve pas mon chemin ? »
Sans personne pour partager tes décisions tu peux craindre de perdre le sentier ou de mal interpréter une carte.

  • Apprends à lire une carte et utilise un GPS ou une appli fiable (OsmAnd[1] ou MaRando® de la FFRandonnée).
  • Prépare ton itinéraire à l’avance et informe quelqu’un de ton trajet.
  • Commence par des sentiers bien balisés avant de t’aventurer en zone plus isolée.

2. L’angoisse de la solitude (ou de l’inconfort mental)
« Vais-je me sentir isolé, paniquer sans compagnie ? »
Se retrouver seul avec soi-même peut être déstabilisant surtout au début et si tu n’es pas habitué à la solitude.

  • Accepte que cette solitude fasse partie de l’expérience. Elle peut d’abord déranger puis devenir une force.
  • Tu apprendras à t’écouter, à observer, à te recentrer.
  • Tu peux aussi garder un carnet de bord ou prendre un livre.
  • Profite de la solitude pour méditer, réfléchir ou, simplement apprécier la nature.

3. Le doute sur ses capacités physiques, la peur de ne pas être à la hauteur
« Vais-je y arriver ? »
Sans l’effet de groupe on redoute de ne pas tenir la distance, de ne pas réussir, de compétences ou de motivation.

  • Commence par des randonnées courtes et faciles pour gagner en confiance.
  • Prévois des pauses régulières et teste ton matériel en amont.
  • Mieux vaut commencer trop court que trop long.

4. Le manque de sécurité en cas de blessure ou d’accident
« Et si je me blesse ? »
En cas de chute ou de blessure l’absence de compagnon peut inquiéter.

  • Préviens un proche de ton itinéraire et de ton heure estimée de retour.
  • Emporte une trousse de premiers secours et commence par des itinéraires bien flèchés.

5. La peur de l’inconnu et la gestion de l’imprévu
« Si un orage éclate ? Si je croise un animal sauvage ? Si je perds quelque chose ? »
Ne pas savoir exactement ce qu’on va vivre, comment on va réagir…c’est un saut dans l’inconnu.

  • Renseigne-toi sur la faune locale et apprends les gestes de base (ex. : ne pas courir).
  • Préparation = confiance. Plus tu anticipes les aspects pratiques (météo, matériel, itinéraire), plus tu diminues cette part d’incertitude.

6. La charge mentale de la logistique
« Ai-je bien pensé à tout, n’ai-je rien oublié ? »
Gérer seul l’itinéraire, le matériel, la nourriture et l’eau peut sembler accablant.

  • Prépare minutieusement ta randonnée à l’avance (itinéraire, points d’eau, refuges, etc.)
  • Fais une liste de ton équipement et teste-le avant de partir.
  • Opte pour des aliments légers et faciles à préparer. Simplifie au maximum !
  • Moins tu auras de décisions à prendre sur le terrain, plus tu seras serein.

7. Le jugement des autres
« On va me trouver bizarre de randonner seul… »
Certains peuvent craindre d’être jugés pour leur choix de partir seul.

  • En réalité la plupart des gens admirent ceux et celles qui osent partir seul(e) !
  • Parle de tes motivations pour rassurer tes proches. Sinon, dis simplement que tu cherches du calme et de l’autonomie.

7 bonnes raisons pour partir seul :
Une liberté absolue
Un retour à l’essentiel (et à soi-même)
Un boost de confiance en soi
Des rencontres plus authentiques
L’aventure sur mesure
Connexion avec la nature
Le sentiment d’accomplissement unique

Et au-delà des doutes, il y a tant à vivre…

Non, partir seul ce n’est pas fuir les autres et encore moins soi-même. Si Annabel Abbs le dit très bien au nom des femmes dans son livre « Méfiez-vous des femmes qui marchent », ça s’applique à chacun, c’est le choix d’une liberté à ton propre rythme. Loin du tumulte des transports, du taf, des obligations sociales notre esprit s’apaise. C’est un moment rare où l’on peut penser autrement, rêver sans filtre et se poser aussi les bonnes questions… une forme de méditation en mouvement !

Étonnement, partir seul favorise aussi des rencontres plus spontanées et authentiques. Bref, c’est une expérience qui change notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes. Pas besoin d’être aguerri, il suffit de commencer modestement et de se laisser surprendre.

1. Une liberté absolue
« Je décide de chaque détail de mon aventure. »
Pourquoi c’est génial? Tu avances à ton rythme, t’arrêtes quand tu veux, choisis ton itinéraire, tes pauses, ton bivouac.

  • Pas besoin de compromis, chaque décision t’appartient.
  • Tu peux changer tes plans à tout moment selon tes envies.
  • Plus besoin de consensus : ce sommet à gravir ou cette sieste au soleil ? À toi de décider !

2. Un retour à l’essentiel (et à soi-même)
« Je découvre des parts de moi. »
Sans distractions sociales tu redécouvres le silence, tes pensées et une connexion avec la nature.

  • La randonnée en solitaire te permet de te recentrer sur l’essentiel, loin de la vie quotidienne.
  • C’est une occasion de te reconnecter avec toi-même, de réfléchir et comme dit plus haut, de méditer.

3. Un boost de confiance en soi
« Chaque défi relevé seul me rend plus fort. »
Prendre seul la décision de partir, s’orienter, gérer les imprévus, tout cela donne une vraie solidité intérieure.

  • Gérer seul les imprévus (météo, orientation) forge ton assurance.
  • Chaque difficulté surmontée, chaque journée accomplie te rappelle que tu es capable.
  • Affronter et surmonter les défis seul renforce la confiance en soi et l’autonomie.
  • C’est une occasion de mieux se connaître et de découvrir ses propres limites.
  • Tu rentres avec une estime de toi plus solide.

4. Des rencontres plus authentiques
« En solo, tu es plus abordable. »
Partir seul ne veut pas dire rester isolé, au contraire on attire naturellement le contact.

  • Les échanges sont souvent sincères et spontanés.
  • On écoute mieux, on s’ouvre plus, et on vit des moments de partage inattendus.

5. L’aventure sur mesure
« Je crée l’itinéraire qui correspond à mes envies. »
Ta randonnée devient exactement ce que tu veux qu’elle soit (sportive, contemplative, improvisée, etc.), il n’y a pas de compromis à faire, pas de programme à suivre, ou si, celui que tu te donne.

  • C’est une aventure à ton image qui évolue au gré de tes envies et de ton humeur.

6. Connexion profonde avec la nature
« Je contemple la nature et les paysages. »
Sans discussion, sans distraction tes sens s’aiguisent.

  • Tu remarques les paysages, les sons, les odeurs.
  • Tu fais partie du paysage.
  • La nature devient une compagne de route.
  • Ça t’ancre dans le présent.

7. Le sentiment d’accomplissement unique
« La joie d’arriver au bout par mes propres moyens. »
Quand tu poses ton sac à l’arrivée, tu ressens bien plus qu’une simple fatigue physique, c’est une fierté.

  • Tu n’as compté que sur toi-même.
  • Tu as surmonté l’inconnu, parfois la solitude, souvent tes propres limites.
  • Tu t’es prouvé que tu pouvais y arriver sans dépendre de personne.

Partir seul c’est bien plus que marcher, c’est s’accomplir.

– Et toi Sima, tu n’as jamais eu d’échecs ?
– Ça arrive que ça ne se passe pas comme prévu…

Et les échecs dans tout ça ?

Lors de ma reprise, j’ai chuté plusieurs fois, je me suis fait une coupure à la paume, une ampoule vite devenu très douloureuse, j’ai dû écourter ma rando. Une autre fois en Espagne j’ai dû interrompre la randonnée après quatre jours alors qu’elle était prévu beaucoup plus longue pour avoir sous-estimé les dépenses in-situ.. D’autres encore ont été ajustées en chemin.
Face aux imprévus, chacun prend les décisions qui lui semblent les plus sages.

Mais je ne considère pas ces moments comme des échecs mais comme des leçons. Je me satisfait de ce que j’ai parcouru sinon comme pour l’Espagne, ce n’est que partie remise, et je prévois la reprendre là où je l’ai laissée.

Et la préparation physique ? Au risque d’en choquer certains, j’estime qu’il n’y en a pas besoin !
Si tu es déjà sportif, fais des assouplissements, de la course à pied, etc. évidement, c’est un plus.
Tu es sédentaire et tu prends ta voiture pour tout ? Rien n’est perdu ! Trouve-toi une randonnée de 2 ou 3 jours sans trop de dénivelés, avec des hébergements (pas obligé de commencer par du bivouac) et un sac léger. En attendant, commence par marcher pour tes courses quotidiennes et fais quelques balades d’une demi-journée près de chez toi pour faire tes chaussures et réveiller tes muscles.

Partir seul, à ton rythme, à l’écoute de ton corps, au fil des randonnées ton rythme évoluera.

Conclusion : Ce n’est pas une fuite, c’est un choix !

Partir seul, ce n’est pas fuir les autres, c’est choisir un espace à soi. Chaque pas te rapproche de toi-même et renforce ta confiance. Oui, il y aura des imprévus, des moments de doute, mais ce sont eux qui écrivent les plus belles histoires.
Comme je l’ai appris à mes dépens (entre blessures et itinéraires écourtés) chaque expérience, même inachevée est une leçon. L’important n’est pas d’arriver au bout coûte que coûte mais d’oser se lancer.

Alors, si tu ressens cet appel à marcher seul, n’hésite plus. Lance-toi et vis cette expérience, la route est longue mais chaque pas en vaut la peine. Bonne randonnée et que chaque sentier te mène à une nouvelle découverte de toi-même.

Au bout du sentier il y a bien plus qu’un paysage, il y a toi !

Une question, un retour d’expérience, une anecdote ? Je t’invite à le partager en commentaire, c’est toujours un plaisir d’échanger.

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Auteur : Tarasna0922
Source du logo, image recadrée: commons.wikimedia.org
Licence: CC BY-SA 4.0

Note(s)

  1. ^ OsmAnd : Si le site est en anglais, l’application et la documentation est en français.
 

Randonnée Itinérante : Les conseils pour un Bivouac Réussi

L’Art du Bivouac : Guide pour bivouaquer en toute tranquillité !

Les beaux jours arrivent et pour votre prochaine randonnée, c’est décidé, vous allez bivouaquer !

Que vous soyez seul ou a plusieurs vous faites le choix d’une aventure immersive, une reconnexion avec la nature.

Pour vous défaire de certaines appréhensions lisez, ou relisez les articles « Débuter en randonnée » et « Le bivouac : peurs et appréhensions« .
Tout comme vous préparez avec soin votre itinéraire, dans les préparatifs vous devrez y intégrer le bivouac.

Ci-dessous quelques conseils pour un bivouac réussi !

Les préparatifs

Le matériel

Avoir un équipement à la fois minimaliste et fonctionnel. L’objectif est de réduire le poids du sac tout en gardant l’essentiel pour dormir, manger et se protéger des éléments.

– Se protéger du sol : Une couverture de survie réutilisable, ou film plastique (vous isoler du sol tout en protégeant la base de votre tente et/ou votre matelas).

– Matelas : Tapis de sol (mousse pliant ou qui s’enroule) ou matelas gonflable. Pour bien choisir son matelas prendre en compte le facteur R-Value (ou R/Valu) les températures sont à titre indicatif, il s’agit d’une norme pour les fabricants de matelas [Norme R-Value ASTM F3340-18] et les températures données ne sont pas absolues, juste un ordre d’idées :

  • <2 → Èté → >10°C → Nuits douces, randonnée estivale
  • Entre 2 et 3 → Printemps/automne → 5°C à 10°C → Saisons intermédiaires, nuits fraîches.
  • Entre 3 et 4 → Hiver doux → 5°C à 0°C- → Bivouac hivernal modérée hors montagne.
  • Entre 4 et 5 → Hiver modéré → 0°C à -5°C →  Bivouac hivernal en montagne modérée.
  • > 5  → Hiver rigoureux → -5°C à -10°C → Bivouac en altitude avec neige.

Expliacations ici.

Bon ça ne s’arrête pas à 5, certains matelas haut de gamme pour des conditions extrêmes (expéditions polaires, alpinisme hivernal) peuvent atteindre R = 6, 7, voire plus.
– Vous pouvez superposer les couches, exemple : un tapis mousse (R/Valu 1,5) plus un matelas (R/valu 2,5) pour obtenir un R/Valu combiné ~4.

– Sac de couchage adapté : Choisir un sac en duvet ou synthétique selon la saison, avec un bon rapport poids/chaleur il existe également des quilts pour avoir plus aisance dans les mouvements. Vous pouvez également opter pour un sac de soie en plus qui permet de protéger votre sac de couchage tout en augmentant de quelques degrés la température de confort. Profitez pour lire l’article « Rando – Sac de couchage – duvet ou synthétique« 

– Tente ultra-légère ou hamac ou tarp : En fonction de la façon dont vous souhaitez bivouaquer choisissez une tente légère (moins de 2 kg, la mienne fait moins de 1 kg) ou un hamac avec moustiquaire et toile de protection sont idéaux pour éviter de surcharger son sac. Vous avez une quatrième option, dormir à la belle étoile lorsqu’il fait bon.

– La popote : Optez pour un réchaud, gamelle, couverts léger.

Gestion de la Nourriture et de l’Eau

L’alimentation en bivouac doit être énergétique, légère et facile à préparer. Repérez si sur votre parcours se trouve des points de ravitaillement (épiceries, boulangeries, fontaines d’eau, etc.)

– Aliments lyophilisés ou préparés par vos soins : Gain de place et poids minimal.
– Collations énergétiques : Fruits secs, barres protéinées…
– Gourde filtrante et/ou pastilles purifiantes : Pour boire sans risque aux points d’eau naturels.

Choix d’un lieu de bivouac

Avant tout respectez la Réglementation et l’Environnement. Le bivouac n’est pas autorisé partout. Il faut se renseigner sur les règles locales (parcs nationaux, réserves naturelles, etc.).

– Terrain Plat : rien de plus pénible que de glisser dans son sac de couchage tout au long de la nuit et un lieu le plus sec possible.

– Abri Naturel : parfois l’on peut profiter d’une cavité, ou derrière une roche qui permet d’être à l’abri du vent, voire de la pluie. Ne pas hésiter à faire un tour des lieux car il arrive qu’à une centaine de mètres la géographie des lieux vous protège du vent.

– À l’écart des passages d’animaux : Pour ne pas être dérangé et ne pas déranger la faune. Repérez les passages et traces (terre retournée par les sangliers, trace de passages vers les points d’eau, etc.). Vous en écarter à quelques dizaines de mètres suffit à la tranquillité tous.

– Éloignement des Sentiers : Pour préserver votre tranquillité et respecter les autres randonneurs, éloignez-vous des chemins fréquentés, quelques dizaines de mètres souvent suffisent.

– À découvert ou en sous-bois ? : en fonction de votre parcours vous n’aurez pas toujours le choix, mais lorsque cela est possible, c’est un choix très personnel, je préfère le sous-bois car j’y suis mieux protégé de la rosée ce qui fait gagner du temps pour tout ranger le matin.

– Proximité d’une source d’eau : Mais à distance raisonnable pour éviter l’humidité, les crues. Ne vous lavez pas, ne faites pas vos besoins trop proches des point d’eau pour éviter toute pollution à ce sujet vous pouvez lire « Rando – comportements respectueux de la nature en 8 points« .

Ce qu’il faut éviter !

Concernant le passage des animaux j’en ai parlé plus haut.

– Les gros arbres : si vous êtes en sous bois, évitez de bivouaquer sous les gros arbres (risque de chutes de bois morts) mais même en pleine santé en période de grosses chaleurs de grosse branche peuvent casser dû au stress hydrique (phénomène qui arrive lorsque les arbres perdent plus d’eau par évapotranspiration qu’ils ne peuvent en absorber par les racines).
– Au pied d’une falaise : Veillez à la géographie des lieux pour prévenir toute chute de pierres ou rochers.
– Attentions aux rivières : Certaines subissent des crues rapides en cas d’orage en amont. Ne vous mettez pas non-plus en aval d’un barrage hydraulique.
– Laisser traîner votre nourriture et vos ordures : un renard de passage n’hésitera pas y fouiller pendant votre sommeil, accrochez le tout en hauteur lorsque c’est possible.

Bref !

Le bivouac offre une grande liberté, mais demande une bonne organisation. En choisissant un bon emplacement, un équipement adapté, en respectant l’environnement et en anticipant les contraintes, cette expérience deviendra un souvenir mémorable. Certains bivouacs seront mieux que d’autres, il vous arrivera de vous arrêter dans un lieu qui ne soit pas à votre goût, et le lendemain matin vous découvrirez qu’a peu de distance il y avait l’endroit idyllique (ça m’est arrivé et ça m’arrivera encore).

J’ai certainement oublié d’autres conseils et n’hésitez pas à compléter dans les commentaires.

Alors, prêt à tenter l’aventure ?

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Rando – Bien choisir son gaz et recycler sa bonbonne de gaz

Je préviens cet article va être plus court que prévu et je vous l’explique.

Le brouillon était pratiquement terminé, restait plus qu’à fignoler la mise en page, indexer certaine partie du texte, etc.

Pour préparer mon brouillon, je me suis bien documenté sur les différents mélanges de gaz, leurs usages, le recyclage de la bonbonne de gaz… Un long article !

– Mais que s’est-il passé Sima ?
– Rien de grave, passons à la suite.

Quand j’écris je vais régulièrement sur le web vérifier diverses sources pour ne pas raconter trop de bêtises. Quand mon billet est presque finalisé je tombe sur un site qui explique très bien ce que je souhaitais publier, avec tableau et tout et tout… Je le trouve mieux que je ne l’aurais fait. Alors pourquoi s’en priver?

Soit ! Il s’agit d’un site vendeur et parle aussi de marques de cartouches de gaz (je ne comptais pas parler de marque) cela-dit il est bien fait.

Bien choisir son gaz ou mélange

Sur le lien plus bas vous aurez les explications sur :

  • Comparatif des cartouches de gaz à valve filetée
  • Cartouche à valve à vis : fonctionnement
  • Comparatif des cartouches de Gaz (Valve filetée EN417)
  • Mélange de gaz, comment choisir ?
  • Taille des cartouches de gaz
  • Où acheter une cartouche de gaz ?

Sur le blog MonRéchaud – Comparatif de cartouches de gaz

Recycler la cartouche de gaz

Pour l’anecdote : Je vais avec une cartouche vide là où je l’avais acheté, à l’enseigne bleu à côté de chez-moi et là on me dit que non, ils ne recyclent pas les cartouches que je dois aller dans une station service, celle la plus proche me dit qu’il recycle les mêmes bouteilles de gaz qu’il vent, donc non, pas celles de randonnée.

Après quelques recherches j’apprends qu’il faut la percer et la mettre dans la poubelle tri jaune.

J’ai donc complètement vidé ma bouteille qui m’a permis de chauffer trois ou quatre cafés, puis je l’ai mis avec le brûleur ouvert sur le rebord de la fenêtre et une ou deux heures après j’ai fait un petit trou avec une perceuse.

Cartouche de gaz percée, déc. 2024
Cartouche de gaz percée

Donc toujours sur le même site je découvre des explications biens faites et qu’il existe même un outil pour perforer la cartouche, le « jetboil crunchit » ce qui est bien pratique en randonnée.

Donc on y lit sur le lien plus bas :

  • Comment et où recycler une cartouche de gaz ?
  • Recyclage de la cartouche de gaz : mode d’emploi
  • Le Jetboil Crunchit : l’outil pour recycler votre cartouche

Sur le blog MonRéchaud – Comment recycler une cartouche de gaz ?

Si l’article est court en allant sur les deux liens vous aurez de quoi lire et vous informer.

Vous pouvez vous lâcher sur les commentaires.

Le billet « Rando – Bien choisir son gaz et recycler sa bonbonne de gaz » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Comment trouver les refuges et gîtes

Bien préparer une randonnée en itinérance, c’est savoir où s’abriter, repérer les refuges, gîtes et abris avant de partir.

Cet article est finalement une suite logique de « Comment trouver des toilettes ?« .
Lorsque l’on prépare une randonnée en itinérance il est important de repérer préalablement les spots de bivouacs possibles, les points d’eau, parfois des douches (souvent en zone portuaire), toilettes en zone urbaine, les gîtes et cabanes.

Sur cet article je vais donc donner quelques pistes pour repérer préalablement les refuges (gîtes et cabane).

Une fois les refuges de votre parcours repérer, les précautions à prendre.

Sur cet article :

  • IGN
  • OpenStreetMap
  • OsmAnd
  • Topoguides
  • refuges.info
  • Conclusion
  • Précision

Où et comment trouver les refuges, gîtes et abris

IGN

Sur les cartes IGN, il suffit de lire la légende qui est très riche dont je vous mets un extrait sur le sujet qui nous concerne.

Extrait de carte IGN, oct. 2024
Extrait de carte IGN

Sur les cartes IGN en ligne il faut parfois zoomer pour mieux voir les détails, vous pouvez y accèder sur Géoportail.

Carte IGN en ligne, oct. 2024
Carte IGN en ligne
Carte IGN en ligne zoomée, oct. 2024
Carte IGN en ligne zoomée

 

OSM – OpenStreetMap

Sur OSM (OpenStreetMap) il y a aussi des pictogrammes qui permet d’identifer les différent types de refuges. Les cryptogrammes ainsi qu’une partie des descriptifs sont tout simplement copiés depuis leur site (wiki OSM)

Abri de campagne/montagne

 

Le refuge de bivouac ou le refuge non gardé est un bâtiment éloigné de toute agglomération. Cet abri est généralement doté d’une cheminée, destiné à fournir un abri temporaire et un endroit pour dormir (sans service d’entretien, sans personnel).

 

Un refuge de montagne est un bâtiment d’altitude isolé qui offre le gîte et le couvert. Il est gardé pendant la période d’ouverture. En règle générale, les refuges de montagne appartiennent et sont gérés par un club alpin ou un organisme similaire. Il existe aussi des refuges privés, communaux…

 

Chambres d’hôte. Logement sans licence hôtelière qui est souvent géré par le propriétaire. Fournit en général une chambre et le petit déjeuner. Avec un « personnel » pas présent 24/24h ni 7 jours sur 7. S’étend de chambres d’hôtes construites pour proposer, ou pas, le Breakfast familial.

 

Chalet. Attention il s’agit d’une traduction anglophone. En France, ce qui s’en rapproche le plus comme traduction est un meublé de tourisme mais qui n’est pas dans un immeuble. Il est défini comme un hébergement que l’on peut louer, qui est indépendant de l’habitation du tenancier dans lequel on trouve cuisine, toilettes et salle de bain autonomes et privatives et qui est installé au sein d’un bâtiment exclusivement réservé pour le groupe/famille qui le loue. Dans les précisions, il peut y avoir le label s’il existe (ex. Gîtes de France).

 

gîtes d’étape où il est possible de louer une chambre ou un lit dans un dortoir pour une seule nuit et où les toilettes, cuisines et salles de bains sont communes (ex. auberges de jeunesse).

 

Hotel

 

Camping (ils sont également indiqués sur les cartes IGN sur pictogramme rouge)

 

Sur application smartphone

Comme je l’ai dit lors de l’article « Comment trouver des toilettes » je vous parle de ce que je connais et utilise, il ne s’agit pas d’un comparatif d’applications.

OsmAnd

On retrouve les mêmes pictogrammes que sur OpenStreetMap mais aussi d’autres qui donnent plus de précision (désolé, par contre leur signification est en anglais… Cela-dit sur l’application smarpgone les détails sont en Français). Lien des pictogrammes et des légendes OsmAnd~

Liste de pictogrammes, oct. 2024
Liste de pictogrammes

Si l’on met le doigt sur le pictogrammes on accède à plus d’information et de détails
Voire les images ci-dessous.

Exemple gîte B and B 001, oct. 2024
Exemple gîte B and B 001
Exemple gîte B and B 002, oct. 2024
Exemple gîte B and B 002
Exemple camping 001, oct. 2024
Exemple camping 001
Exemple camping 002, oct. 2024
Exemple camping 002

L’importance des détails directement sur votre application de randonnée.

Normalement vous avez préparé votre randonnée avec vos hébergements d’étapes… Mais au bout de 2h de marche vous êtes surpris par un orage… En regardant les hébergements les plus proches vous avez dans les précisions les informations de contact… C’est très pratique !

Dans les topoguides

Que ce soit ceux de la FFRandonnée (je vous mets le lien mais je ne gagne rien, je ne suis pas sponsorisé), ou d’autre topoguides d’associations, de certains Offices de Tourisme qui en publient, venant aussi de sites web regroupant des propositions de randonnées… Généralement vous avez toutes les informations pour les hébergements, pas toujours sur tous ceux au long du parcours, mais ceux proposés en fin d’étapes.

Un site qui centralise les refuges

Mais pas que… il y a aussi les points d’eau, sommets etc.

Refuges.info

Si certaines données peuvent provenir de openStreetMap, il y a une grosse contribution directe des utilisateurs sur le site-même.

  • Avantage : descriptions détaillées, des avis, des photos, ou des commentaires sur l’état actuel du refuge…
  • Inconvénient : Pas de synchronisation avec OSM, il arrive qu’un refuge n’existe plus et qu’il soit malgré tout sur le site[1].

Cela-dit, je pense qu’il s’agit d’un incontournable pour préparer vos randonnées !

Conclusion

Quelle que soit votre façon de repérer les refuges, gîtes, abris et autres hébergement lors de la préparation de vos randonnées, le plus important est de toujours vérifier par vous-même à la source, en téléphonant, ou envoyant un mail. Il n’est jamais impossible qu’un refuge n’existe plus, ou soit fermé pour cause de travaux ou autres… Faites toujours vos propres vérifications.

Précisions

Si j’utilise OsmAnd et OpenStreetMap, j’aime aussi les cartes papier 25 000e de l’IGN et l’orientation, il ne s’agit surtout pas d’un comparatif, les cartes IGN sont des références et permettent de faire de l’azimut puisqu’il y a les déclinaisons entre-autres. J’ai écris des articles sur le sujet :

Le billet « Rando – Comment trouver les refuges et gîtes » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Expérience l’année dernière où dans le Jura, lors d’une préparation, un gîte sur la carte IGN et sur refuges.info, pas sur OSM… après renseignements j’ai su qu’il n’existait plus qu’il était en ruine.

Rando – Comment trouver des toilettes

Il ne s’agit pas d’un comparatif d’applications, il y en a tant, et chacune avec ses avantages et inconvénients. Je vais donc vous parler de celle que j’utilise tout en partageant quelques astuces pour bien préparer une randonnée. Cela inclut comment repérer les toilettes publiques en ligne, notamment pour les applications qui ne les signalent pas.

En voilà une drôle de question Sima ? En randonnée la nature t’est offerte à tes besoins !

Soit ! J’avais d’ailleurs écrit lors d’un billet « Comportement respectueux de la nature en 8 points« , sur le point 5 comment faire ses besoins dans la nature sans laisser de trace. Mais !… Il peut arriver que l’on passe par des zones urbaines, voire faire une randonnée urbaine, il y en a de magnifiques et que vous ayez une urgence. Pour un pipi, il y a une inégalité homme / femme… L’homme pourra se contenter d’un arbuste ou derrière un arbre.

Cela-dit, si vous faites vos besoins sur un espace public, vous pouvez être verbalisé, et oui, même pour un pipi. Et il n’y a pas toujours un bar ouvert où prendre un café pour utiliser les toilettes et dans ce genre de situation homme / femme, se retrouvent égaux face à cette nécessité vitale.

Cette idée d’article fait suite à une conversation avec une randonneuse qui me disait que sur l’application qu’elle utilisait les toilettes publiques n’étaient pas indiquées… Moi-même, je ne m’étais pas penché sur celle que j’utilisais pour savoir si elle les répertoriait. Entre-temps, c’est chose faite !

L’application que j’utilise

OsmAnd Vous pouvez l’obtenir sur le GooglePlayStore ou AppStore, cela-dit la version gratuite est limité à un certains de cartes embarquée, la payante est illimitée.
Si vous êtes sous Android en installant F-Droid[1] vous pouvez avoir la version illimitée gratuitement et en toute légalité, donc avec les mises-à-jour.
OsmAnd est basé sur OpenStreetMap, c’est-à-dire une carte collaborative (fonctionnement équivalent à Wikipédia) ce qui signifie qu’elle est sans cesse enrichie.

Sur OsmAnd, où sont les toilettes ?

Je commence par faire une recherche sur ma propre ville, et là, surprise, il y a deux lieux où se trouvent des toilettes (j’y reviendrai plus bas). Alors je regarde sur une ville plus petite que j’ai traversé lors du Tour de la Chaîne des Puys d’AuvergneOlby, je sais qu’il y a des toilettes pour les avoir utilisés.

Et là sur la première photo ils sont signalés.

Toilettes à Olby 01, oct. 2024
Toilettes à Olby 01

En zoomant un peu plus on les voit mieux

Toilettes à Olby 02, oct. 2024
Toilettes à Olby 02

En appuyant dessus on a les informations et on peut même avoir plus de détails (accès libre, gratuit, payant, etc.)

Toilettes à Olby 03, oct. 2024
Toilettes à Olby 03

Les détails

C’est à ce niveau que ça peut coincer un peut… Revenons à ma ville (j’en parlais plus haut, si vous avez suivi), l’un des lieux se situe dans la plaine de jeux, ils sont signalés en accès libre. Soit, mais la plaine de jeux n’est pas ouverte tous les jours, et lorsqu’elle est ouverte, il y a des horaires. Le deuxième lieu est la gare. Personnellement je n’avais pas remarqué qu’il y a des toilettes dans notre gare et la gare est fermé la nuit… Alors que les toilettes d’Olby sont ouverts 24h/24h. Si vous souhaitez contribuer à OpenStreetMap vous pourrez certainement améliorer les précisions.

Je n’ai pas OsmAnd, comment je fais ?

Alors oui, c’est bien dommage 😉 Mais pas impossible, pour préparer votre randonnée et repérer préalablement les toilettes il y a des possibilités.
Aller directement sur OpenStreetMap, puisque c’est la base, exemple sur la prise d’écran ci-dessous.

Olby-sur-OSM, oct. 2024
Olby-sur-OSM

Lien de prise d’écran.

Ou aller sur Toilettespubliques.com C’est un site qui regroupe les toilettes publiques par ville. On vous explique également comment en ajouter.

Il est facile d’y faire des recherches, toujours l’exemple avec Olby.

Vous l’aurez compris, ToilettesPubliques.com centralise les toilettes qu’il y a sur OpenStreetMap.

Pour aller plus loin avec OsmAnd

Personnellement, je l’utilise de façon très basique alors qu’il s’agit d’une application très complète, qui peut le plus peut le moins.

  • J’y mets les cartes dont j’ai besoin pour pouvoir cheminer sans connexion en mode avion et économiser de la batterie.
  • J’y mets les traces GPX que je souhaite suivre, bref, mes randonnées.
  • J’enregistre tous mes parcours pour garder la mémoire de mes marches.

Mais vous pouvez faire beaucoup plus, il suffit de suivre le tutoriel de Marie Coviaux.

Conclusion

J’espère que ce billet vous aura aidé à satisfaire vos besoins.
Ho Sima78, jeu de mots facile…
Loin de moi l’idée, juste aider à satisfaire les préparations des parcours en prenant tout en compte, dont les toilettes. Peut-être que d’autres applications les répertorient aussi, comme je l’ai dit en introduction, il ne s’agit pas d’un comparatif entre les applications mais mon humble expérience avec ce que j’utilise. J’en profite pour remercier la randonneuse dont la discussion m’a inspiré ce billet.

Vos avis comptent ! Critiques bonnes ou mauvaise aussi ! D’autres suggestions ?… N’hésitez pas à vous exprimer, les commentaires sont là pour ça !

Le billet « Rando – Comment trouver des toilettes » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Si vous installez F-Droid votre smartphone risque de vous crier dessus « attention, risque de virus, et patati et patata »… Google a horreur que l’on passe outre son monopole, mais sous F-Droid les applications sont libres, open-source et respectueuses de vos données… Je n’utilise aucune application de GooglePlayStore.

Rando – Ne publiez pas vos spots de bivouacs

Ne publiez pas vos spots de bivouacs sur les réseaux sociaux.

Je le sais que trop bien, publier nos spots de bivouac sur les réseaux sociaux permet de partager des lieux incroyables avec la communauté, d’inspirer d’autres personnes et de favoriser l’échange de bons plans. Cela aide aussi à documenter nos voyages, à garder des souvenirs et à susciter l’engagement en partageant des expériences uniques.

Et pourtant, ce n’est pas une bonne idée !

Je vous avais évoqué l’écriture de ce billet dans l’article intitulé Le tour des Puys d’Auvergne.
L’idée m’est venue lors d’une conversation avec le jeune berger rencontré au cours de la troisième journée.
Je vous partage ici, de mémoire et de manière approximative, les grandes lignes de ces propos.

Dans un espace où il fait une pause avec ses moutons :
Vous voyez ici, si un camping-car vient passer la nuit, bon l’accès n’est pas facile, mais imaginons, la petite famille va passer une bonne soirée, une bonne nuit et un réveil dans un coin magnifique et ça ne gêne pas vraiment. Mais il suffit qu’ils publient sur Strava, Instagram, Facebook et ici on se retrouve avec plein de camping-cars et ce n’est plus gérable. Pareil pour vous, si vous mettez sur les réseaux sociaux vos spots de bivouac, les gens qui vous suivent vont bivouaquer aux mêmes endroits alors que si vous ne dites rien les gens qui vont faire ce GR vont bivouaquer un peu plus en amont ou en aval et ça devient moins gênant…

Partager les spots de bivouac n’est pas une bonne idée

Même si cela peut sembler anodin, publier nos spots de bivouac sur les réseaux sociaux peut entraîner plusieurs problèmes. Cela peut provoquer un afflux de visiteurs, dégradant des lieux souvent fragiles et non adaptés à un tourisme de masse. L’impact environnemental augmente, avec des risques de pollution, de déchets et de détérioration de la nature. De plus, cela peut perturber la faune et la flore locales. Enfin, certains sites peuvent être privés ou protégés, et la surfréquentation peut mener à des restrictions ou à l’interdiction de bivouac.

Les conséquences de tels partages

Partager sur les réseaux sociaux cause des conséquences néfaste pour l’environnement et les communautés locales. En cherchant sur le web vous trouverez de nombreux exemples :

  • Certains GR où vous devez garder les embouts caoutchoucs sur les bâtons pour ne pas détériorer les chemins (des tronçons du GR34, GR340 et certainement d’autres)
  • Les montagnes du Lac des Vaches en France ont vu leur popularité exploser après avoir été partagés sur Instagram. Le résultat a été une dégradation des sentiers, une accumulation de déchets et une érosion du sol.
  • Des sites comme les Calanques et l’île de Porquerolles en France ont dû limiter leur accès après avoir été submergés par trop de visiteurs, entraînant une érosion des sols et la dégradation de la faune et de la flore locales.
  • Les autorités locales comme à l’Étretat, ont même mis en place des stratégies de « démarketing » pour freiner cette surfréquentation, en limitant la promotion touristique des lieux.

J’ai écrit un article sur les sentiers fermés en Auvergne suite à un article publié sur le journal « La Montagne » « Rando – Des sentiers fermés à cause d’incivilités« 

Les coupables

Est-ce les sites où ceux qui y publient ? Si vous le faites, il est important de le faire de manière responsable pour préserver les lieux et éviter le sur-tourisme ou la dégradation de l’environnement.

Une liste non exhaustive :

  • Strava
  • Instagram : Bien que principalement axé sur les photos les hashtags comme #bivouac ou #wildcamping sont populaires.
  • Facebook : De nombreux groupes spécialisés dans le bivouac, la randonnée ou l’aventure existent sur Facebook, où les membres échangent des expériences, des photos, des recommandations et des traces GPS.
  • Visorando
  • VisuGPX
  • Komoot
  • OpenRunner
  • AllTrails
  • Wikiloc
  • Outdooractive
  • ViewRanger (désormais intégré à Outdooractive)
  • Gaia GPS
  • CampToCamp
  • TrekAddict

Changeons nos comportements

Je ne prétends pas changer le monde, et je suis loin d’être parfait ou un influenceur. Cependant, chaque réflexion avant de publier peut apporter sa petite contribution. De la même manière que les randonneurs, souvent sensibles au respect de la nature et de l’environnement, connaissent généralement les bons comportements à adopter, ils oublient parfois que partager des spots de bivouac peut avoir un impact négatif sur l’environnement.

Conclusion

Partager ses spots de bivouac sur les réseaux sociaux, bien que tentant pour inspirer et échanger avec la communauté, peut avoir des conséquences néfastes sur l’environnement. La surfréquentation, la dégradation des sites naturels, et l’impact sur la faune et la flore locales sont des risques majeurs. Il est donc essentiel de repenser nos comportements en ligne et de privilégier la protection de ces espaces précieux pour préserver leur beauté et leur tranquillité.

N’hésitez pas à partager vos réflexions et vos expériences en commentaire, car ensemble, nous pouvons trouver des solutions pour préserver nos lieux de bivouac tout en profitant pleinement de la nature !

Le billet « Rando – Ne publiez pas vos spots de bivouacs » est apparu en premier sur le blog de Sima78.