Le Tour du Larzac en 6 jours

Le Tour du Larzac – Randonnée itinérante entre causses, falaises et ciel.

Mon binôme (Jubéa) m’a proposé cette rando, celui avec qui j’ai fait « le Tour des Puys d’Auvergne » en septembre 2024. Ça tombait super bien, parce qu’à chaque fois que je passais à Millau, je me disais : « Faut vraiment que je me fasse une rando dans le coin ! ».

Le seul problème avec cette randonnée, c’est que le point de départ est vraiment mal desservi par les transports en commun. Il nous aurait fallu plus de 10 heures pour y arriver, alors on a dû prendre la voiture. C’est vraiment dommage car je préfère toujours prendre le train quand c’est possible.

Pour le départ et l’arrivée, nous avons a été hébergés chez une connaissance. Du coup, sur les cartes, j’ai flouté les lieux exprès pour préserver un peu l’anonymat.
 

Lors de cette randonnée je n’ai pris aucune note, comme à chaque fois que je ne randonne pas seul, la rédaction va s’en ressentir.
La difficulté à été de ne choisir que trois photographies par jour.

Préparation et planification

Le Tour du Larzac, juin 2025
Le Tour du Larzac

Itinéraire
C’est Jubéa qui a trouvé l’idée sur un site web, c’est toujours enrichissant de reprendre sur les expériences des autres. Comme on prévoyait de partir depuis La Cavalerie, ne pas descendre à Saint-Geniez-de-Bertrand ni à Millau, sauf en cas d’intempérie… J’ai repris la trace GR sur MonGR et j’ai redécoupé les étapes depuis notre point de départ (qui est après La Cavalerie) une tâche que j’adore faire ! Lors de la préparation on constate immédiatement que le Larzac brille par l’absence de point d’eau, nous comptons beaucoup sur nos gourdes filtrantes et les éventuels abreuvoirs croisés, Tu verras que c’était une erreur…

Motre parcours jour par jour

  1. Point de départ – Point de bivouac → 19,535 km ↑525 m D+ ↓510 m D-
  2. Point de bivouac – Eco-Camping du Larzac → 11,232 km ↑157 m D+ ↓162 m D-
  3. Eco-Camping du Larzac – Nant → 24,429 km ↑363 m D+ ↓665 m D-
  4. Nant – La Couvertoirade → 19,721 km ↑537 m D+ ↓217 m D-
  5. La Couvertoirade – L’Hospitalet-du-Larzac → 24,857 km ↑423 m D+ ↓417 m D-
  6. L’Hospitalet-du-Larzac – Point d’arrivée → 19,337 km ↑406 m D+ ↓314 m D-

Un total arrondi de 119 km et 2 411 m de dénivelé D+ et 2 285 m D-

Précision : la différence entre le D+ et le D- est que le premier jour mon GPS est tombé en panne de piles et que pour le premier jour j’ai donc pris les données enregistrées par mon ordiphone qui est beaucoup moins précis, pas d’étalonnage possible.

Équipement
Tout le détail est le fichier « Ma_Liste_Larzac.pdf » téléchargeable.
Petite modification de poids à la dernière minute : si mon sac faisait bien 10 101 g juste avant de partir j’y ai ajouté ma liseuse qui fait 286 g avec sa house de protection, ce qui fait un sac à dos de 10 387 g, nourriture comprise mais sans eau.

Conseils

Condition physique.
J’ai tendance à penser que dès l’instant où il n’y a pas de difficultés techniques particulières (escalade, neige, etc.) ça reste à la portée de tout le monde, c’est juste une question de rythme (4, 5, 6 ou 7 jours ou plus, ça n’a pas d’importance). Tout de même attention au soleil, de mi-juin à fin août ça cogne fort et il y a peu d’ombre sur les causses.

Logistique
Entre La Cavalerie et l’Éco-Camping du Larzac il n’y a ni eau, ni hébergement à moins de redescendre sur Saint-Geniez-de-Bertrand ou Millau. Ensuite il y a des campings, hébergement et ravitaillement à chaque étape. Attention, à l’Éco-Camping du Larzac il n’y avait pas de bouteille d’eau (si vous avez besoin d’un contenant supplémentaire). Parfois les traces du GR sont peu, voire pas visibles.

Sécurité
Informe toujours quelqu’un de ton entourage de ton itinéraire. Dans ta trousse de secours, n’oublie pas les pansements, les antiseptiques, tes médicaments personnels si tu suis un traitement, ainsi que ton ordonnance. Pense également au sifflet !

Tu as lu jusqu’ici, c’est parti, on démarre la randonnée !

Jour 1 : De notre hébergement au point de bivouac, 19,535 km, D+525 m

Tracé du 1ère étape du Tour du Larzac, juin 2025
Tracé du 1ère étape du Tour du Larzac

Je pars avec 1,5 l dans la poche à eau, 1 l dans ma gourde filtrante et 75 cl dans une petite bouteille, ce qui fait 3,25 l d’eau (3,25 kg) pour les deux jours, nous espérons croiser des abreuvoirs à mouton ou des « lavognes[1] ».

Assez tôt nous passons par un chemin bordé de buis (Buxus), je n’en ai jamais vu avec des pieds aussi gros ils sont certainement plus que centenaires, mais aussi des nuées de Pyrales du buis (Cydalima perspectalis), je n’en ai jamais vu autant !
À environ 3 km de la ferme fortifiée « Les Brouzes » se pause un choix, soit continuer tout droit par un tronçon d’un GRP ou continuer le GR71D sur la gauche et longer l’autoroute sur près d’un kilomètre. Nous optons pour continuer tout droit et quitter le GRP pour nous rendre au point culminant « Malmont 805 m » où se trouve une antenne. De l’autre côté de l’antenne, plein nord sur un sentier à peine visible absent des cartes IGN mais présent sur OsmAnd, nous rejoignons le sentier noir de la carte IGN à l’Est du point 794, puis rejoignons le GR71D au niveau du « Cirque du Boundoulaou ». Nous passons plusieurs magnifiques points de vue (Cap de Coste, Croix du Pas Destrech, La Pente de la Grande…). Nous quittons le GR pour l’Oppidum de la Granède[2] où à l’Ouest on a un magnifique point de vu sur « La Granède ». Nous nous posons dans les environs dans un magnifique coin de bivouac.
Sur les cinq derniers kilomètres je me suis senti mal (cumul de plusieurs nuits d’insomnies, plus chaleur, efforts) m’obligeant à plusieurs petites pauses.

Nous dormons à la belle étoile sous un ciel dégagé !

Le Tour du Larzac - 1ère étape, juin 2025
Le Tour du Larzac – 1ère étape
Le Tour du Larzac - 1ère étape -02, juin 2025
Le Tour du Larzac – 1ère étape -02
Le Tour du Larzac - 1ère étape -03 - Crédit Photo ©Jubéa, juin 2025
Le Tour du Larzac – 1ère étape -03 

Crédit Photo ©Jubéa

Jour 2 : De Point de bivouac à l’Éco-Camping du Larzac, 11,232 km, D+157 m

Tracé de la 2è étape du Tour du Larzac, juin 2025
Tracé de la 2è étape du Tour du Larzac

Nous reprenons le GR en balcon, passons la ferme de Potensac, peu après nous empruntons un chemin sous une voûte de buis (la bouissière) et nuée de pyrales, nous continuons jusqu’à Saint-Martin-du-Larzac où se trouve une petite chapelle.
Depuis notre départ la veille nous n’avons croisé aucun point d’eau, juste un abreuvoir ce matin mais séparé de nous par une clôture de barbelé sur monté de câbles électrifiés, donc inaccessible.
À Saint-Martin-du-Larzac nous toquons à une porte et un monsieur nous remplis généreusement nos gourdes. Plus loin nous passons devant la ferme troglodytique des Baumes[3].
Nous arrivons à l’Éco-camping du Larzac à Cun, petite épicerie, accueil sympathique, nous y avons pris une petite structure en bois avec deux lits.
Les rencontres :
Sacha, très belle rencontre, une marcheuse solitaire d’exception, tente/tarp, réchaud à alcool, a de nombreuse randos à son actif. Fait le Tour du Larzac, est partie de La Couvertoirade,demain sera son avant-dernière étape.
Un duo, deux sympathiques hommes qui comme nous font une randonnée par an en duo, l’un des deux est plus expérimenté et a du matériel technique. Le monde est petit, le frère du second connaît et est ami de mon pote libraire. Ils font le tour du Larzac mais en passant part des hébergements « confort ».

Le Tour du Larzac - 2è étape -01, juin 2025
Le Tour du Larzac – 2è étape -01
Le Tour du Larzac - 2è étape -02, juin 2025
Le Tour du Larzac – 2è étape -02
Le Tour du Larzac - 2è étape -03, juin 2025
Le Tour du Larzac – 2è étape -03

Jour 3 : de l’Éco-Camping du Larzac à Nant, 24,429 km, D+363 m

Tracé de la 3è étape du Tour du Larzac, juin 2025
Tracé de la 3è étape du Tour du Larzac

Nous partons tôt, quoique moins tôt que nous espérions, Sacha est déjà partie avant même que nous nous levions et le duo d’amis, une trentaine de minutes avant nous.
À partir de là je partirai chaque jour chargé de minimum 4,5 l d’eau.
Le GR est plat sur deux kilomètres pour remonter d’une trentaine de mètres sur un kilomètre pour redescendre d’une centaine de mètres sur deux kilomètre. On passe devant la ferme Le Tournet et au point le plus bas la ferme Le Sot ensuite ça remonte de nouveau de 135 m sur un plus de 4 km. Dans cette montée herbeuse nous laissons sur notre droite « Les Sourzials », nous longeons les chaos ruiniformes des « Anouts », passons entre les « Rocs du Bartas » et le « Roc Rouge » pour arriver au point culminant qui est Montredon. Jusqu’au point/carrefour 821 le GR le sentier traverse bois et pâtures, puis une piste qui rejoint la route venant Montredon. Au niveau de la ferme des Homs (culture et vente de plantes aromatiques médicinales) nous doublons le duo d’amis. Nous passons devant les ruines historiques « Baylet ». 4 km plus loin nous faisons une pause et le duo nous double. Après la Grotte du Bout de Côte le chemin descend de plus en plus sur un sentier de pierre le long du Ravin de Vallongue pour arriver au Camping Les Vernèdes à Nant[4]. Dans la descente nous nous arrêtons quelques instants pour discuter avec Sacha qui fait une pause café. Accueil au camping vraiment sympa, très familiale, nous nous y sentons bien. Tente à l’ombre, celle de Sacha est en face de nous de l’autre côté du sentier près de la rivière. Nous visitons la ville faisons quelques achats. Nous passons une bonne nuit.

Le Tour du Larzac - 3è étape -01, juin 2025
Le Tour du Larzac – 3è étape -01
Le Tour du Larzac - 3è étape -02, juin 2025
Le Tour du Larzac – 3è étape -02
Le Tour du Larzac - 3è étape -03, juin 2025
Le Tour du Larzac – 3è étape -03

Jour 4 : de Nant à La Couvertoirade, 19,721 km, D+537 m

Tracé de la 4è étape du Tour du Larzac, juin 2025
Tracé de la 4è étape du Tour du Larzac

Sacha a tout plié, rangé et partie environ 30 minutes avant nous.
Nous sortons de Nant par la D99 sur presque 1 km puis un chemin vers Le Liquier, ensuite un chemin de terre par endroit empierré qui passe au-dessus du hameau de Frayssinet-Bas sur notre gauche. Nous continuons sur la plaine jusqu’à la plate-forme d’une voie ferrée désaffectée[5]. Nous passons par La Barraque Froide, nous laissons le calvaire sur notre droite et empruntons un chemin plus étroit et le suivre sur 1,8 km pour rejoindre la petite route de Gaillac que nous traversons. Le chemin nous mène jusqu’à La Couvertoirade[6]. Nous passons juste avant d’arriver devant une Lavogne.
Nous nous rendons au gîte d’étape Gîte de la Cité dans lequel nous avons réservé en chemin, tout juste à temps car il ne restait que deux places dans un dortoir, nous y sommes avec des cycliste qui font de l’itinérance avec portage de valise.
Nous visitons la ville, et le soir c’est la fête de la musique, alors c’est soirée banquet avec des musiciens, des chants (locaux mais aussi des années 70 ainsi que d’autres à la thématique des boissons (ha le petit vin blanc, etc.). Repas (entrée, plat, fromage et dessert[7]*) à 12,50 €, Bref nous avons passé une excellente soirée.

Le Tour du Larzac - 4è étape -01, juin 2025
Le Tour du Larzac – 4è étape -01
Le Tour du Larzac - 4è étape -02, juin 2025
Le Tour du Larzac – 4è étape -02
Le Tour du Larzac - 4è étape -03, juin 2025
Le Tour du Larzac – 4è étape -03

Jour 5 : La Couvertoirade à L’Hospitalet-de-Larzac,  24,857 km, D+423 m

Tracé de la 5è étape du Tour du Larzac, juin 2025
Tracé de la 5è étape du Tour du Larzac

Le matin nous prenons un petit déjeuner copieux au gîte, l’ambiance est très sympa, le maître des lieux aussi, c’est convivial et familial.
Nous récupérons le GR une piste qui nous mène jusqu’à la Salvetat, mais avant en chemin nous entendons des coassements sur notre gauche, nous nous y rendons et découvrons une magnifique lavogne très bien entretenue. Dès le début nous doublons un groupe de randonneurs (un homme et quatre femmes), qui nous redoublerons et que l’on redoublera et ainsi de suite jusqu’au début de l’ancienne voie ferrée, ça tisse des liens, des sourires, des blagues…
Après Salvetat nous empruntons une « bouissière » (chemin entre des haies de buis) pour rejoindre un large chemin d’exploitation qui oblique nord-ouest vers la ferme du Cun, puis le chemin vers La Blaquèrerie[8]. Sur un sentier à travers buis et genévriers nous passons devant la ferme abandonnée de Fontvive et remonter vers l’ancienne voie ferrée[9].
À environ 1 km nous décidons de quitter l’ancienne voie ferrée et couper plei nord pour rejoindre un chemin qui nous mène au Site Naturel des Canalettes[10], un lieu magnifique avec un côté féérique où il y règne une fraîcheur inattendue et bienvenue.
Nous reprenons un sentier large qui nous mène à l’ancienne voie ferrée, très rectiligne, un peu ennuyeuse jusqu’au Camping Au Tour de l’Aveyron à L’Hospitalet-du-Larzac[11]*.
Accueil sympathique, nous optons pour une tente déjà montée avec deux matelas pour partir très tôt le matin

Le Tour du Larzac - 5è étape -01, juin 2025
Le Tour du Larzac – 5è étape -01
Le Tour du Larzac - 5è étape -02, juin 2025
Le Tour du Larzac – 5è étape -02
Le Tour du Larzac - 5è étape -03, juin 2025
Le Tour du Larzac – 5è étape -03

Jour 6 : de L’Hospitalet-du-Larzac à notre hébergement, 19,337 km, D+406 m

Tracé de la 6è étape du Tour du Larzac, juin 2025
Tracé de la 6è étape du Tour du Larzac

Nous partons tôt, le jour pointe et le soleil n’est pas encore levé. Nous empruntons une piste forestière pour se diriger vers le bois de Carron. La piste s’élève sous les arbres par plusieurs virages, à la sortie une petite chapelle Saint-Amans restaurée. Puis, par « la plaine du Temple » nous arrivons rapidement à La Cavalerie[12] que nous prenons le temps de visiter, nous comptions y prendre le petit déjeuner mais tout est encore fermé. Par contre la sortie de la ville n’est pas très intéressante.
Le sentier de terre nous fait passer à côté d’un dolmen sur notre droite mais inaccessible, deux clôtures nous en séparent. Le chemin devient empierré et nous mène vers la plantation du Bicentenaire de la Révolution[13] que nous longeons. Nous longeons un chemin de crête qui donne une vue sur les ruiniformes du Rajal del Gorp[14]*
Nous arrivons rapidement à notre point d’arrivée.

Fin des 6 jours reste mes réflexion et la conclusion.

Le Tour du Larzac - 6è étape -01, juin 2025
Le Tour du Larzac – 6è étape -01
Le Tour du Larzac - 6è étape -02, juin 2025
Le Tour du Larzac – 6è étape -02
Le Tour du Larzac - 6è étape -03, juin 2025
Le Tour du Larzac – 6è étape -03

Réflexions

Randonner à deux : Cela demande des concessions. Jubéa aime arriver tôt pour se doucher et laver son linge, tandis que je préfère parfois faire une sieste en attendant que le soleil décline et éviter le cagnard, quitte à laver plus tard et faire sécher sur mon sac. Il faut donc trouver un équilibre, ce qui, heureusement, s’est fait naturellement, sans même en parler. Une bonne entente fait toute la différence.
À deux je n’écris pas sur mon carnet le soir, je privilégie les discussions.
Les regrets : je savais qu’il y avait beaucoup à découvrir, mais nous sommes parfois passés à côté de certains points d’intérêt. Pour une prochaine fois, j’emporterai un topo-guide ou, mieux encore, je préparerai des « waypoints » sur la trace GPS pour être sûr de ne rien rater.

Conclusion

C’est une chouette randonnée que j’ai beaucoup appréciée entre causses arides, falaises et ciel, que de beaux paysages, sans oublier les sites historiques.
Malgré l’absence de points d’eau et un ensoleillement intense, cette randonnée reste accessible à tous, à condition de bien se préparer, de respecter son rythme et surtout porter son eau. Sur ces 6 jours nous avons croisé très peu de randonneurs, ce qui me va très bien, ce qui n’empêche, comme à chaque randonnée de faire de belles rencontres.
N’hésite pas à chausser tes chaussures, prendre ton sac et vivre ta propre aventure, sans oublier tes gourdes.

Tu as fait cette randonnée, ou tu souhaites la faire, ou encore tu as des questions ou d’autres expériences à partager… Les commentaires sont là pour ça !

 

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Note(s)

  1. ^ Une lavogne est une petite retenue d’eau artificielle, typique des causses du Larzac et d’autres régions calcaires du sud de la France. Ces réservoirs peu profonds sont conçus pour recueillir et retenir l’eau de pluie, principalement pour abreuver les troupeaux. Les lavognes sont souvent de forme circulaire et sont construites en creusant légèrement le sol calcaire, puis en le recouvrant d’argile pour rendre l’étendue étanche et permettre la rétention de l’eau. Elles jouent un rôle important dans l’élevage ovin, caractéristique de cette région aride.
  2. ^ L’Oppidum de la Granède, situé sur le plateau du Larzac, est un site archéologique typique des oppida gaulois. Construit entre le IIe et le Ier siècle avant notre ère, il est notable pour son emplacement stratégique offrant une vue panoramique, servant de point de défense et de centre politique, économique et social pour les communautés gauloises.
  3. ^ La ferme troglodytique des Baumes, située dans le Larzac, illustre l’habitat troglodytique où des espaces de vie étaient creusés dans la roche. Ces structures, utilisées pour leur isolation naturelle, servaient d’habitations, d’étables et de lieux de stockage. Datant souvent du Moyen Âge à l’époque moderne, elles reflètent la vie rurale et l’adaptation ingénieuse des populations à leur environnement. Aujourd’hui, ces sites sont préservés pour leur valeur historique et culturelle, offrant un aperçu des modes de vie traditionnels de la région.
  4. ^ Nant : le village de Nant, installé au milieu d’un large bassin au confluent de la Dourbie et du Durzon, grâce à l’œuvre entreprise par les premiers moines (Xe siècle) et les bénédictins (XIIe siècle), se transforma en « Jardin du Rouergue ». Son abbatiale (XIIe siècle) ressemble à une forteresse.L’ancienne église Saint-Jacques (XIVe siècle) de style gothique méridional, les maisons porches et les vieilles portes le long des rues tortueuses méritent un détour ainsi que la halle à cinq arcades du XVIIIe siècle.
  5. ^ la plate-forme d’une voie ferrée désaffectée : Tous les travaux d’infrastructure, ouvrages d’art, ainsi que les gares avaient été réalisés au début du siècle.
  6. ^ La Couvertoirade : village templier dont l’enceinte est quasiment intacte. L’ensemble de l’architecture défensive a été préservée et mise en valeur. Cédé aux Templiers au XIIe siècle, le village releva de la Commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon, puis des Hospitaliers qui le fortifièrent au milieu du XVe siècle. Il connut une période de prospérité du XVe au XVIIe siècle qui se traduisit par la construction de belles maisons encore visibles de part et d’autre de la rue principale qui unit les portes haute et basse.
  7. ^ La flaune, ou flausona en occitan ou flauna en occitan rouergat, est une pâtisserie de ménage de la cuisine rouergate (aveyronnaise), à mi-chemin entre le cheesecake et le flan pâtissier.
  8. ^ La Blaquèrerie : au centre du village, maison avec des tours crénelées et un four. Église du XVIIIe siècle à chevet pentagonal.
  9. ^ Cette ligne SNCF désaffectée devait relier Albi au Vigan (Gard). Depuis Albi, elle suivait la vallée du Tarn et du Dourdou jusqu’à Saint-Affrique pour ensuite, par la vallée du Cernon, remonter sur le plateau du Larzac et rejoindre Le Vigan par la vallée de la Vis et de l’Arre. La ligne entre Le Vigan et Tournemire s’étend sur 60 km et compte 32 tunnels et 12 viaducs. Elle a été inaugurée en 1896, le transport des voyageurs fut fermé en 1935 et celui des marchandises en 1955. Entre L’Hospitalet-du-Larzac et La Bastide-Pradines, la voie est actuellement exploitée en vélorail et train touristique au départ de la gare de Sainte-Eulalie-de-Cernon.
  10. ^ Le Site Naturel des Canalettes est un magnifique canyon creusé dans les calcaires du Causse du Larzac, en Aveyron. Ce paysage karstique est caractérisé par des gorges étroites, des falaises sculptées par l’érosion et des formations rocheuses spectaculaires.Le site est également connu pour ses phénomènes géologiques, comme les marmites de géant et les cavités naturelles.
  11. ^ L’Hospitalet-du-Larzac : ancienne étape avec un hôpital pour les voyageurs qui se rendaient à Millau et qui redoutaient la traversée du Causse. Les maisons du village se groupent autour d’une grande place et d’une fontaine alimentant un lavoir. Église du XIXe siècle et vierge en bois du XVIe siècle.
  12. ^ La Cavalerie : ce village d’origine templier possède encore côté nord un vestige, bien restauré, de son enceinte fortifiée du XVe siècle (courtine de 90 m de long). À proximité du bourg est installé un camp militaire accueillant depuis 2016 la 13e demi-brigade de la Légion Étrangère, avec un effectif de 1 200 légionnaires.
  13. ^ Cette plantation de conifères a été réalisée le 25 novembre 1989 par 1 789 enfants des écoles de Millau qui ont planté ce jour-là 1 789 arbres de la liberté en formant le nombre 1989 (symbole de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française et de la Déclaration des droits de l’homme).
  14. ^ Les « ruiniformes du Rajal del Gorp » sont des formations rocheuses caractéristiques situées sur le causse du Larzac, dans le département de l’Aveyron en France. Ces formations sont le résultat de millions d’années d’érosion par l’eau et le vent, sculptant des paysages calcaires en formes spectaculaires et parfois étranges, évoquant des ruines d’où leur nom « ruiniformes ».

8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 5 et FIN

Si tu me lis aujourd’hui, c’est que tu as suivi chaque pas de cette aventure à travers le Cotentin, et je t’en remercie ! Après sept jours de paysages changeants, de rencontres et de douleurs surmontées, nous y voilà : le grand final.
Tu es arrivé sur cette page par hasard je te conseille, pour te mettre dans le bain et de lire avant :
 

Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4

Où en suis-je maintenant ?

Aujourd’hui, c’est l’étape finale, de Surtainville à Barneville-Carteret. Une dernière journée de marche où chaque pas me rapproche de la fin de cette itinérance, mais aussi le moment des conclusions.

Prêt à terminer cette aventure avec moi ? C’est parti pour cette dernière étape !

Jour 8 : Dernière journée… Jusqu’à Barneville-Carteret – 18,304 km et +175 m

Tracé du 8e jour., juin 2025
Tracé du 8e jour.

Je quitte le camping un peu avant 8 h et me rends à Surtainville où je prends un petit déjeuner dans une boulangerie, j’y achète aussi un casse-croûte pour midi et reprends ma route.

Arrivé sur la plage je décide de la marée basse pour faire comme la veille, un tronçon de 2,5 km sur le sable humide. Un vrai plaisir de marcher sur cette immense plage vierge de tout pas humain, le sentiment d’être seul au monde, un vrai plaisir !

Ensuite le sentier rentre les terres direction Hattainville, je trouve cette partie du chemin ennuyeux, beaucoup de bitume, Hattainville n’est pas non plus d’un grand intérêt. À la sortie de la ville il y a un petit bassin d’eau peut-être un ancien lavoir, non signalé sur la carte, j’y fais une pause et mange ma barre de céréale.

Le sentier est plus agréable, chemin de sables ou de terres, de beaux paysages.

Trois kilomètres et j’atteins le chemin des douaniers, un sentier étroit dans la falaise, Je passe devant La Vieille Église au Cap Carteret (et sa légende). J’en profite un maximum car je sais Barneville-Carteret qu’à deux kilomètres.

J’ai ralenti le pas, profiter de ces derniers instants de beautés.

À Carteret je m’arrête à une terrasse proche du port de Carteret et me prends un soda bien frais, bien mérité, pour marque la fin de cette randonnée. Ensuite je vais sur la Promenade du petit port et sur un banc je mange tranquillement mon casse-croûte puis dirige vers l’auberge de jeunesse Centre Eugène Godey. Très bon accueil, le personnel est très sympa. Je prends possession de ma chambre, y pause mon sac et retourne en ville me promener, repérer l’arrêt de bus pour le lendemain, choisir un restaurant où je mangerai le soir. Bref, je me balade.
Barneville-Carteret est la ville que j’aime le moins de mon itinéraire, une ville et un port snob, lieu de villégiature pour bobos, bref tu l’auras compris, je n’aime pas !

Infos :
Étape facile avec une partie bitumé que je n’ai pas aimé mais très belle étape et le meilleur pour la fin sur le sentier des douaniers.
Centre Eugène Godey
Auberge de Jeunesse
18 rue des Douits 50270 Barneville-Carteret
Téléphone : 02.33.04.63.30 
Portable : 06.77.85.89.92 
centre.eugene-godey@barneville-carteret.fr

Vue sur les dunes et leurs végétation., juin 2025
Vue sur les dunes et leurs végétation.
Plage interminable., juin 2025
Plage interminable.
Sentier sur les dunes., juin 2025
Sentier sur les dunes.
Vieille Église sur le Cap Carteret., juin 2025
Vieille Église sur le Cap Carteret.
Vue sur mer depuis Vieille Église., juin 2025
Vue sur mer depuis Vieille Église.

Quelques points négatifs, il y en a peu.
Le GR a été modifié par endroit et ne correspond parfois pas à la trace téléchargée, et dans ce cas il arrive qu’il manque des traces à certains carrefours, ça reste rare, pas de quoi se perdre non-plus il suffit d’être vigilent et je pense que cela sera rapidement corrigé.
J’ai sous estimé le froid nocturne normand, j’aurai dû choisir un autre sac de couchage.
J’ai raté des points d’intérêts tels que dolmens, site archéologique, je m’en suis toujours rendu compte trop tard. Ajouter des waypoint sur son GPS est un plus.

Conclusion :

Huit jours de marche entre Saint-Vaast-la-Hougue et Barneville-Carteret, près de 170 km de souvenirs. Ce voyage, né d’une opportunité, s’est transformé en une expérience riche. J’ai marché seul, accompagné par la mer et les paysages changeants.

Chaque étape avait son caractère, ses défis et ses récompenses. Des plages de sable fin aux falaises escarpées, en passant par les chemins de terre et les routes bitumées, j’ai dormi sous la tente, dans des campings, un gîte d’accueil et dans une auberge de jeunesse. J’ai rencontré des randonneurs, croisé des habitants.

Les paysages étonnant de beauté, et quelques montées difficiles faisaient partie de l’aventure. Cette randonnée m’a appris beaucoup sur moi-même, comme chaque rando. Elle m’a rappelé l’importance de prendre le temps et de profiter des petites choses.

Si tu envisages une aventure similaire, je t’encourage à partir. Que tu sois débutant ou confirmé, l’important est de mettre un pied devant l’autre. Merci de m’avoir suivi. J’espère t’avoir inspiré à chausser tes chaussures de randonnée. Bon chemin à toi !

L’itinérance ne se termine jamais vraiment… elle ne fait que suspendre le temps d’une pause. À bientôt sur les sentiers !

Si tu as aimé ce récit, n’hésite pas à laisser un commentaire ou partager tes propres anecdotes de rando, ça fait toujours plaisir et ça motive à continuer !

Le billet « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 5 et FIN » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 4

Si tu arrives ici par hasard, sache que tu lis la suite d’un récit de randonnée itinérante dans le Cotentin. Un périple de huit jours le long des sentiers, entre mer, lande, cailloux et parfois l’improvisation.

Dans les parties précédentes, je t’ai raconté comment j’ai préparé ce voyage, les premières étapes de Saint-Vaast-la-Hougue à Cherbourg, et les paysages magnifiques qui ont jalonné mon chemin jusqu’à Vauville.

Si tu ne l’as pas encore fait, je te conseille de jeter un œil aux premiers billets de cette série pour ne rien manquer du début de cette aventure.

Partie1
Partie 2
Partie 3

Où en étais-je ?

Après avoir parcouru des kilomètres de sentiers côtiers et découvert des paysages magnifiques, me voilà reparti pour de nouvelles découvertes. Les paysages continuent de se transformer, et chaque pas m’apporte son lot de surprises et d’émotions. Je t’emmène maintenant sur les étapes 6 et 7, de Vauville à Surtainville, en passant par le charmant village de Biville.

Jour 6 : Une toute petite étape jusqu’à Biville, 5,857 km +177 m

Tracé du 6e jour, juin 2025
Tracé du 6e jour

Comme d’habitude, le froid a perturbé mon sommeil cette nuit, mais peu importe. Aujourd’hui, l’étape est courte. Je me dis qu’en une heure, voire une heure et demie maxi, je serai à Biville. Passer une journée à ne rien faire, c’est aussi très bien, et surtout, je dormirai dans un lit ce soir.

La randonnée, c’est prendre du temps pour soi, comme on l’entend ou comme il se présente.

Tout est plié, le sac sur mon dos, et c’est parti !

Dès la sortie du camping, je traverse la sublime Réserve naturelle nationale de la mare de Vauville. Un vrai paradis pour les oiseaux, avec des panneaux explicatifs sur la faune et la flore.
À 1,6 km, une première montée t’emmène de 7 mètres à 57 mètres sur 600 mètres de longueur pour rejoindre le Grand Thot. Cette première montée donne le ton pour la suivante, car elle est en sable très fin. Ensuite, ça redescend, mais à 3,100 km, on repart de 30 mètres à 119 mètres sur encore 600 mètres. Ça peut sembler peu lorsque l’on voit les dénivelés passés la veille, sur le papier elle ne paie pas de mine mais cette montée de sable fin, mais elle pique ! À chaque pas, ton pied redescend des trois quarts à cause du sable fin. Avec le sac à dos et la chaleur, cette montée est assez éprouvante.
Ensuite, le chemin continue de monter en pente douce, et ça paraît tout plat pour arriver à Biville. Finalement, j’ai mis 2 heures et 6 minutes pour parcourir cette courte distance.

J’arrive assez tôt au Gîte d’étape Thomas Hélye de Biville. En prenant possession des lieux, j’apprends qu’il s’agit d’un Centre d’accueil diocésain qui dépend du diocèse de Coutances et Avranches. Je m’installe dans ma chambre à deux lits et règle les 20 €. Je suis seul dans tout l’établissement.
Il y a eu une réception plus tôt dans la journée, et il reste des plats. On m’offre une énorme assiette de salade de pâtes avec du pain, ce qui fera mon repas de la journée. Je retire les pansements de mon pied droit, prends une douche, fais ma lessive, et pars visiter la ville.
Biville est petit, et j’en fais vite le tour. Je m’attarde un peu à l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, en grande partie rénovée. Les vitraux sont magnifiques.
De retour au gîte, je me renseigne sur l’étape de demain. J’aimerais dormir dans un lit, dans un petit bungalow du genre cabane, pas cher. Le camping « Le Grand Large » n’en a pas. Par contre, un peu plus loin, le camping municipal « Les Mielles » à Surtainville en propose. Je n’arrive pas à les joindre, mais je me dis que j’irai et je verrai bien sur place.
Je prends le temps d’écrire le récit de ma journée et lis tranquillement en attendant la nuit.

Infos :
Étape courte avec une montée technique dans le sable, mais pas de difficulté particulière, de jolis panoramas en haut de la deuxième montée.
Gîte d’étape du Centre d’Accueil Thomas Hélye
1 rue Thomas Helye
Tél. 02.33.04.52.19
centrethomashelye@wanadoo.fr 
Réservez → 20 € à payer sur place
Pas de ravitaillement

Vue de haut sur la réserve naturelle., juin 2025
Vue de haut sur la réserve naturelle.
Vue sur les dunes., juin 2025
Vue sur les dunes.
Église Saint-Pierre et Saint-Paul., juin 2025
Église Saint-Pierre et Saint-Paul de Biville.
Vitraux de l'église., juin 2025
Vitraux de l’église.

Jour 7 : Une grande journée jusqu’à Surtainville – 30,5 km et +476 m

Tracé du 7e jour., juin 2025
Tracé du 7e jour.

Après une bonne nuit de sommeil, je fais rapidement le point sur mon état. Mon pied droit me rappelle à l’ordre, à l’avant-pied surtout. Je pose un pansement, en ajoute deux autres en préventif sur mes orteils, et pour le reste, c’est du classique. Tout roule. Mon linge a bien séché dans la nuit, et il me reste de quoi faire un petit dîner. Deux barres de céréales dans le sac : une pour aujourd’hui, l’autre pour demain. Je boucle mon sac et je pars… le ventre vide. L’objectif : trouver une boulangerie sur le chemin.

Un kilomètre après le départ, un peu trop dans mes pensées, je rate un embranchement à droite. Je poursuis encore un bon kilomètre avant de m’en rendre compte. Demi-tour obligatoire. L’échauffement du jour commence par 2 km bonus.

Le sentier plonge ensuite dans un sous-bois pendant un moment, puis la vue se dégage peu à peu, avec de belles ouvertures sur les dunes à droite. Quelques descentes mènent jusqu’à Siouville-Hague, où je découvre que la première boulangerie est fermée pour congés… heureusement, dans la partie basse du village, une autre est ouverte. Je quitte le GR pour m’y rendre. Je prends un gros petit-déjeuner avec café au lait, croissant, et une crêpe au sucre. J’en profite pour acheter un casse-croûte pour midi et une spécialité locale : la Sioullaise. C’est un peu comme le Becquet, sauf que la pomme est remplacée par de la poire et du caramel…

On me dit que je peux récupérer le GR par la plage. Bonne idée en théorie, sauf qu’en pratique je me retrouve face à une falaise infranchissable. Je suis bon pour un nouveau demi-tour et je rejoins le sentier là où je l’avais quitté.

Je passe le Port Diélette, puis le chemin s’enfonce un peu dans les terres pour contourner le centrale nucléaire de Flamanville. Une fois passé le sud de la centrale, je retrouve un superbe sentier de falaises, avec encore une fois des paysages de carte postale.

Un peu avant Havre Jouan, je tombe sur un endroit inattendu : la Carrière des Filles, et juste à côté, une petite bâtisse qui m’intrigue. Une pancarte : Atelier-Galerie du Havre Juan. Curieux, je pose mon sac à l’entrée et j’entre. Et là, je suis scotché. Peintures, photos, sculptures, des bronzes et de la terre cuite, dans un espace minuscule (à peine 4 m sur 4). C’est superbe. Si j’avais été en voiture, je serais reparti avec une sculpture achetée sous le bras. Mais là, mon sac est déjà bien assez plein.

Un peu plus loin, vers Le Fortin, le GR longe la mer sur la dune. La marée est basse au moment où j’y passe. Je ne résiste pas, je quitte le sentier pour marcher directement sur la plage, pieds dans le sable humide, pendant presque 2 kilomètres. Le bonheur.
Je retrouve le GR un peu plus loin, juste à côté du camping Le Grand Large, puis je traverse Le Rozel avant d’arriver enfin au camping municipal Les Mielles, à Surtainville. Encore 2,5 km de plus, mais je suis content d’y poser enfin mon sac.

Une belle, très longue journée…

Je suis parti tôt ce matin et j’arrive vers 15 h au camping, il n’y a personne à l’accueil avant 16 h. Je m’installer à une table de pique-nique pour manger mon casse-croûte et ma délicieuse Sioullaise.
L’accueil ouvre, et le personnel est vraiment sympa. On me dit que les deux « Cabadiennes » sont libres. Ce sont de petites structures en bois avec deux lits… Parfait ! Je m’y installe rapidement.
Je fais un tour sur la plage pour profiter un peu de l’air marin, puis je prends soin de moi. Le soir, je mange ce qu’il me reste. Ensuite, c’est le rituel habituel : un brin de toilette, un peu d’écriture, de la lecture, et dodo.

Demain sera ma dernière étape, et il ne me reste plus rien à manger à part une barre de céréales.

Infos :
Étape facile bien que longue, toujours de beaux paysages. Aucune difficulté particulière.
Camping Municipal Les Mielles
80, Route des Laguettes
50270 Surtainville
02.33.04.31.04
contact@campinglesmielles-surtainville.fr

Vue sur les dunes de Bivilles., juin 2025
Vue sur les dunes de Bivilles.
Mon ombre sur le sable - plage de Siouville., juin 2025
Mon ombre sur le sable – plage de Siouville.
Entre sable et herbes., juin 2025
Entre sable et herbes.
Falaise., juin 2025
Falaise.
Atelier-Galerie Le Havre-Jouan., juin 2025
Atelier-Galerie Le Havre-Jouan.

La suite et fin de cette aventure arrive dans le prochain article, demain. Je parlerai de la huitième et dernière journée de marche… et du bilan de cette randonnée. À demain et en attendant n’hésite pas à laisser un commentaire pour partager tes impressions ou poser des questions, ça fait toujours plaisir et ça motive pour la suite !

Le billet « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 4 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 3

Étapes 4 et 5 – De Cherbourg à Vauville en passant par Omonville-la-Rogue

Si tu es tombé sur cette page un peu par hasard, bienvenue ! Sache que tu es en train de suivre le récit d’une aventure de randonnée au long cours à travers le Cotentin. Dans les parties précédentes, je t’ai raconté comment j’ai préparé ce voyage, les premières étapes depuis St-Vaast-la-Hougue à Cherbourg, et les paysages magnifiques qui ont jalonné mon chemin.

Si tu ne l’as pas encore fait, je te conseille de jeter un œil aux premiers billets de cette série, « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 1 et partie 2« , pour ne rien manquer du début de cette aventure.

Revenons à nos sentiers.

Après avoir parcouru des kilomètres de sentiers côtiers, avec la mer comme fidèle compagne, me voilà reparti pour de nouvelles découvertes. Les paysages continuent de se transformer, et chaque pas m’apporte son lot de surprises et d’émotions. Je t’emmène maintenant sur les étapes 4 et 5, de Cherbourg à Vauville, en passant par Omonville-la-Rogue.

Prêt pour la suite ? Chaussures bien lacées ? Alors on y va !

Jour 4 : Direction Omonville-la-Rogue, 21,521 km +252 m

Tracé du quatrième jour, mai 2025
Tracé du quatrième jour

Après une bonne nuit dans un lit, j’ai pris soin de mes pieds, j’ai pris un big petit déjeuner dans l’auberge de jeunesse, mon sac prêt et mon linge a séché pendant la nuit, inutile de l’attacher à mon sac. Ce matin je pars de bonne heure.

Le début de l’étape n’a rien d’exceptionnel. Il faut d’abord s’extirper de la zone urbaine, un peu longuette. Mais en arrivant sur la plage de Saline, je tombe sur une œuvre d’art qui m’arrête net : La Traversée[1] (la lettre d’Equeurdreville-hainneville), de Jean-Bernard Métais. C’est une grande structure métallique en forme de lettre, posée là, face à la mer. Étonnant. Poétique. Je prends le temps de la contempler.

Et ça y est, après la Pointe de Querqueville, je retrouve enfin ce que j’étais venu chercher, la nature.

Un premier dénivelé m’attendait juste après Urville-Nacqueville, et d’autres sont arrivés à Landemer. Mais soyons honnêtes, rien de bien méchant. Depuis le premier jour, le parcours est plutôt facile, ce qui me laisse tout le loisir d’admirer les paysages.

Après Landemer, une montée m’a conduit à « La Batterie », un spot avec des toilettes publiques, un espace pique-nique avec deux tables et une vue magnifique ! J’en ai profité pour faire une pause et manger le Becquet que je n’avais pas mangé la veille. J’y ai discuté avec un couple de randonneurs. Leurs sacs sont énormes, au moins 80 litres bien remplis. Ils sont Luxembourgeois, viennent de Honfleur et se dirigent vers le Mont-Saint-Michel. Ils ont l’habitude des grands treks, comme le Sentier des Appalaches, qui fait plus de 3 500 km, et d’autres grands treks à travers le monde, impresionnant. Je les ai regardés partir, chargés comme des sherpas.
Pendant ce temps, un groupe de randonneurs à la journée s’installe à l’autre table. Ils sortent des verres en « vrai » verre, des olives, de la charcuterie, des bouteilles de rouge et de blanc, et m’ont invité à trinquer pour l’apéro. J’ai décliné en les remerciant et j’ai repris mon chemin.

Le sentier change. Fini les longues plages, place aux petites falaises, aux criques secrètes qu’on ne peut atteindre qu’avec les yeux. Ça monte, ça descend, sans jamais devenir difficile. C’est beau. Sauvage. Je me sens bien.

Au niveau de la Roche Buchy, juste avant le Doué du Moulin, je découvre « Le Mur Blanc« , Construit en 1887, le mur blanc ou mur de Holterman sert d’amer, c’est-à-dire un repère pour les marins.

Un peu plus loin, la Baie de Quervière m’offre un panorama de carte postale.

Le sentier redescend au niveau du Fort d’Omonville Bas, et j’arrive rapidement à Omonville. Je passe devant un resto et je demande s’il sera ouvert ce soir. Ensuite, je me rends au camping municipal du Hâble.

Bon, la personne de l’accueil n’arrive que dans une heure. Je m’installe dans un coin sympa où le soleil viendra taper dès le matin pour sécher la rosée et à côté d’une table de pique-nique, au cas où. Quand la responsable arrive, je règle mes 9 € (de mémoire), et elle m’explique le fonctionnement emplacements, et surtout… une épicerie juste à côté ! Super accueil, vraiment.
Je file donc à l’épicerie, je commande un pain nordique et un casse-croûte pour le lendemain.

À 19 h, direction le resto. Et là, surprise ! Je tombe sur le couple que j’avais rencontré au camping de la Nef, à Barfleur. Je les croyais loin devant, vu qu’ils disaient marcher 30 km par jour… On échange quelques mots, ça fait toujours plaisir de recroiser des visages connus.

À la table derrière moi, un jeune randonneur s’installe. Je commande mon repas : 6 huîtres en entrée, puis des moules à la Normande. Et là, je ne m’attendais pas à ça… Un plat gargantuesque, genre la portion que je fais pour quatre personnes à la maison. Mais j’ai tout mangé.

Je sympathise avec le jeune randonneur, Marc. Il fait le parcours dans l’autre sens et vient de Vauville. Apparemment, c’était une grosse journée pour lui. Longue, difficile. Moi, j’envisage de faire les trois quarts de cette étape demain, et de bivouaquer quelque part en chemin. On papote. Entre randonneurs, ça parle forcément matos, applis, itinéraires, galères, coups de cœur…
De retour au camping, je lui montre où j’ai planté ma tente, il me montre la sienne, et chacun chez-soi.

Un brin de toilette, un peu d’écriture, de lecture… et extinction des feux.

Infos :
Étape tranquille, le premier dénivelé arrive au onzième kilomètre (montée descente sur 1,5 km), au treisième ça donne le ton avec une belle montée sur bitume et redescend sur 2 km, ensuite ça oscille jusqu’à un peu avant le camping.
Camping Municiapal de la NEF
4 rue de la Jonquière
Omenville La Rogue
+34233528615
Pas besoin de réservation
Épicerie/boulangerie juste derrière.

La Traversée de Jean-Bernard Métais, mai 2025
La Traversée de Jean-Bernard Métais
Vue depuis le spot La Batterie, mai 2025
Vue depuis le spot La Batterie
Vue sur le sentier et la mer., mai 2025
Vue sur le sentier et la mer.
Vue sur Le Mur face à la mer., mai 2025
Vue sur Le Mur face à la mer.
Plat de moules et frites maison., mai 2025
Plat de moules et frites maison.

Jour 5 : Hein ? Quoi ? Jusquà Vauville, 30,735 km +695 m

Tracé du cinquième jour., mai 2025
Tracé du cinquième jour.

J’entame la seconde moitié du parcours, si je dois faire un bilan « bobos », toujours mes douleurs de dos par intermittence et qui datent d’avant la randonnée, toujours ma douleur sous mon pied droit mais très supportable, mes deux orteils n’ont pas d’ampoule et je ne ressens aucune gêne, les pansements en préventif aux premières alertes font leurs effets.
Le froid m’a encore écourté le sommeil. Je suis passé à l’épicerie récupérer mon pain nordique, un casse-croûte et j’ai aussi du fromage et du saucisson.

Au moment de partir, j’ai déjà en tête mon objectif du jour : un bivouac quelque part vers le Nez de Voidries. L’endroit me semble parfait sur le papier.

Je démarre sous un ciel couvert, mais pas vraiment menaçant. La pluie n’est pas annoncée, bien au contraire, le ciel devrait s’éclaircir. Le paysage a encore changé, oscillant entre roches et plage. Dès la Pointe de Jardeheu, je découvre de magnifiques roches roses.

La mer est calme, la température agréable, et même si le vent souffle un peu, il reste supportable. Le chemin est plutôt plat sur environ treize kilomètres. Je passe la Pointe du Nez, puis le Port Racine, que je regrette de ne pas avoir photographié. Certains disent que c’est le plus petit port de France, d’autres, l’un des plus petits. Je continue mon chemin en passant la Pointe du Nez Cabot, la Pointe de la Loge, la Pointe des Grouins, le Nez Bayard, et le Sémaphore de la Hague pour arriver à la Croix du Vendémiaire à Goury.
Là, je fais une pause casse-croûte à côté de deux jeunes randonneurs la vingtaine à peine passée. Ils font une rando à la journée. Jusqu’à présent, la seule difficulté a été de marcher sur des galets fins, où le pied s’enfonce un peu, ou sur des galets plus gros qui font travailler les chevilles. Une partie assez agréable avec aussi des beaux paysages du côté terre. Le sentier est régulièrement jonché de Crambe maritima, le chou marin, en fleurs, c’est très joli. Parfois, il y en a tant qu’il faut faire attention de ne pas les piétiner, car c’est une plante protégée.

À partir de là, les premiers dénivelés de la journée commencent et s’affirment franchement à partir de La Côte Soufflée. J’arrive au sommet du Nez de Voidries après 5h30 de marche, pauses comprises, et j’ai parcouru 19 km.

Nous sommes samedi, le ciel s’est dégagé, et il y a beaucoup de monde. Les gens sont venus en voiture et font des balades dans le coin. Je n’ai pas envie de m’arrêter tout de suite et d’attendre que tout le monde parte pour chercher un spot de bivouac. Je décide de continuer et je verrai bien en cheminant si je trouve un coin plus tranquille.
Mais je me retrouve sur un sentier étroit, entre falaise et roche, ou bordé d’arbustes épineux. Pas un endroit plat, que des montées et des descentes assez abruptes… C’est clair, je ne trouverai pas de coin de bivouac tant que je ne serai pas sorti des falaises. Il n’y a plus de vent, il fait chaud. Heureusement, souvent dans les points bas, je traverse de petits rus où je remplis ma gourde filtrante. Les paysages, eux, sont à couper le souffle : une mer bleue et calme où l’on voit les fonds et qui donne envie d’y plonger. Des paysages qui s’offrent seulement à ceux qui font l’effort de venir marcher.

Lorsque le sentier devient enfin plat, je suis à environ un ou deux kilomètres du camping de Vauville, alors je m’y rends. J’arrive au camping municipal de Vauville, 9h45 après mon heure de départ d’Omonville-la-Rogue.

Au camping très bon accueil, je me trouve un emplacement et vais dîner avec mon pain nordique, du fromage et du saucisson sur la plage, face à la mer. Je me couche de bonne heure car je suis fatigué par cette journée et il y a de grande chance que le froid me réveille vers deux heures du matin.

Info :
les dix derniers kilomètres sont particulièrement physiques sans spot de bivouac possible. Toujours de magnifiques paysages.
Le camping habituellement ouvert du 1er juin au 30 septembre a ouvert cette année le 1er mai… étant donné qu’ils ont eu du monde il y a de grande chance que les nouvelles dates d’ouvertures soit du 1er mai au 30 septembre. Téléphonez tout de même pour vérifier.
Camping Municipal La Devise à Vauville
Situé le long du GR223
49.63312 -1.84938
Tél. : 02 33 52 64 69
https://www.encotentin.fr/campings/camping-municipal-la-devise/

Roches rose., mai 2025
Roches rose.
Chemin de galets orné de Crambe maritima., mai 2025
Chemin de galets orné de Crambe maritima.
Vue côté terre et murs de pierres., mai 2025
Vue côté terre et murs de pierres.
Vue sur mer depuis le haut d'une falaise., mai 2025
Vue sur mer depuis le haut d’une falaise.
Environ 2 km du camping., mai 2025
Environ 2 km du camping.

La suite de l’aventure – les journées 6 et 7 – arrive dès demain dans le prochain article. N’oublie pas de revenir et n’hésite pas à commenter pour partager tes propres expériences ou poser des questions !

Le billet « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotententin – partie 3 » est apparu en premier dur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ La traversée : Oeuvre de Jean-Bernard Métais, septembre 2010. « Cette lettre réalisée à partir des mots-voyages des habitants de la ville. Des écrivains : Michel Besnier, Elisabeth Coquart, Didier Decoin, Philippe Huet, Victor Hugo, Georges Pérec, Gilles Perrault, Jacques Prévert, Alexis Salatko, Boris Vian. Des  journalistes : Marcel Clairet, hubert Lemonnier, François Simon et Pascal Vannier.

8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 2

Étapes 2 et 3 – De Barfleur à Cherbourg-en-Cotentin en passant par la Pointe du Brick.

Si tu tombes sur cette page par hasard, sache qu’il s’agit de la suite d’un récit de randonnée au long cours dans le Cotentin. Dans la première partie, je te racontais comment j’ai préparé ce périple, le jour J-1, et ma première journée de marche jusqu’à Barfleur.

Si ce n’est pas déjà fait, je te conseille d’aller lire ce premier billet avant de continuer « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotententin – partie 1« , histoire de ne pas rater le début de l’aventure.

Où en étais-je ?

Après une première journée entre terre, sable et douleur naissante sous le pied, je reprends le sentier et débute la côte nord du Cotentin. Le paysage change, les sensations aussi. Je t’emmène maintenant sur les étapes 2 et 3, entre Barfleur et Cherbourg, avec la mer pour compagne fidèle, et quelques belles surprises sur le chemin…

Prêt ? C’est parti !

Jour 2 : Direction LAnse du Brick, 27,564 km +255 m

Trace deuxième journée, mai 2025
Trace deuxième journée

J’ai encore mal dormi cette nuit… Le froid s’est encore invité et impossible de trouver une vraie position confortable. Bref, réveil un peu raide. Ha j’ai aussi de sacrés coups de soleil de la veille.
Je me prépare tranquillement. Un brin de toilette vite fait, puis je sors les pansements : deux orteils en mode alerte et cette fichue douleur sous le pied droit – je protège tout ça comme je peux.
Côté vestimentaire, je mets les bas de mon pantalon convertible en short, ma veste de pluie pour les manches longues (elle est super efficace contre le vent sans être trop chaude) et je n’oublie pas mon chapeau à longs bords. Je me badigeonne le visage et les mains de crème protectrice…  Me voilà protégé du soleil.

Avant de partir, je prends mon petit déjeuner au camping de la Blanche Nef. Et me voilà parti !

Très tôt, sur la pointe de « La Masse », on voit déjà au loin le phare de Gatteville. Je passe le Havre de Crabec et du Havre de Flicmare jusqu’au Havre de Houlvi, où se trouve l’aquaculture consacrée à l’écloserie des huîtres et palourdes. Je passe rapidement devant le phare de Gatteville, qui est d’un « Gigantisme Cathédralesque[1]« . Je regrette de ne pas l’avoir visité, car en plus d’être le deuxième plus grand phare de France et d’Europe, il a un lien avec notre calendrier : 365 marches, 12 étages et 52 fenêtres.

Jusqu’à la Pointe de la Loge, j’ai la mer et les plages de sable fin à ma droite. À ma gauche, je passe devant des lacs, des mares et des marécages qui font le bonheur des oiseaux. On passe aussi devant une multitude de blocos à la pointe de Néville, et j’ai fait une pause pour tremper mes pieds dans l’eau glaciale de la mer au niveau de la Pointe des Mares.
Au niveau de l’Anse de la Visière et de la Pointe de Fréval, j’ai fait une autre petite pause devant la Croix du Prométhée, un calvaire érigé à la mémoire des disparus du sous-marin Prométhée, qui a entraîné la mort de 62 des 69 hommes d’équipage suite à un problème technique.

Après le Port Pignot, qui est l’un des plus petits ports de France, les dénivelés commencent à s’affirmer au niveau du Cap Lévi, et le paysage change.

Entre le Cap Lévi et la Pointe du Vieux Fort, je manque de tomber et, en me rattrapant, je casse l’un de mes bâtons de marche.

Au kilomètre 24,5, une trace m’envoie à gauche. Je monte un bon dénivelé sur 400 mètres pour me rendre compte que ma trace ne passe pas par là, mais longe bien la côte. Je redescends et continue de longer la côte, sauf que je ne vois plus le moindre signe GR. Je vérifie : le GR passe pourtant bien là où je suis. Le chemin se rétrécit, je suis griffé par les broussailles qui n’ont pas été taillées, et au bout 1,5 kilomètre, le chemin est coupé, impossible de passer… Je rebrousse chemin sur une cinquantaine de mètres et coupe plein ouest pour rejoindre la D116, une montée ultra-raide que je n’aurais pu gravir par temps humide. Finalement, après ce petit détour sportif, je retrouve le GR et file vers le camping de l’Anse du Brick. Ouf, quelle journée !

Ha le camping de l’Anse du Brick ! Il fait partie de la chaîne Sandaya.
Toi le randonneur, que tu sois à pied ou à vélo, passe ton chemin, trouve un autre camping ou un spot de bivouac !
Je t’explique mon expérience… J’avais pourtant réservé à l’avance un emplacement « tente de bivouac », en précisant bien que j’arrivais à pied. À l’accueil ? Un minimum d’infos, juste un numéro de place et « débrouille-toi » pour les sanitaires. Par contre, le bar-restaurant, ça, on me l’a bien indiqué !
J’arrive à l’emplacement donné, il est en pente. Je retourne à l’accueil et précise que, contrairement aux camping-cars, je n’ai pas de cale pour mettre ma tente de niveau. On me donne deux autres emplacements au choix. Je prends le plus plat et retourne à l’accueil pour annoncer mon choix.
Et là, on me sort fièrement :
« Vous avez l’électricité sur chaque emplacement ! »
Ma réponse : « Super… mais sans adaptateur pour camping-car, mon téléphone reste à plat. »
« Ah bon ? Essayez au bar alors… »
Bilan : 24,21 € pour un emplacement médiocre, un service zéro et mon téléphone rechargé grâce à MA batterie de secours. Sans conteste le pire camping de mon périple, et le plus cher !

Infos :
L’étape en elle-même m’a semblé plutôt facile, malgré quelques bons petits dénivelés. Par contre, attention : le tracé du GR semble avoir été modifié sur le terrain, mais pas encore sur les cartes type MonGR ou IGN – à surveiller.
Et non, je ne te donne pas plus d’infos sur ce camping. Il n’en vaut pas la peine.

Phare de Gatteville, mai 2025
Phare de Gatteville
Pointe de Neville, mai 2025
Pointe de Neville
Niveau de la Pointe des Mares, mai 2025
Niveau de la Pointe des Mares

 

Du côté de Fréval, mai 2025
Du côté de Fréval
Anse de la Mandrée, mai 2025
Anse de la Mandrée

Jour 3 : On part pour la grande ville, Cherbourg-en-Cotentin, 19,147 km +285 m

Trace troisième journée, mai 2025
Trace troisième journée

La veille j’ai mangé un repas de ma préparation, me suis douché, j’ai écrit et lu avant dormir, encore une nuit courte à cause du froid. Le matin petit déjeuner de ma préparation et en route.
Dès le départ je prends du dénivelé positif. Mais au bout d’environ un kilomètre, une récompense : un point de vue incroyable. Ensuite, le sentier quitte un peu la côte pour s’enfoncer dans les terres.

Changement d’ambiance, de la verdure, du dénivelé toujours, des chemins parfois étroits, mais franchement agréables. Et tout au long du parcours, des vues superbes qui surgissent au détour du chemin avant la descente vers St-Germain.

À hauteur du Becquet de Digosville. je fais un petit crochet par une boulangerie. Je m’installe tranquillement pour manger un casse-croûte[2] avec un café, et je me laisse tenter par une spécialité locale : un Becquet. C’est comme un chausson aux pommes, mais fait dans une pâte à pain, avec une croûte de sucre caramélisé. Une tuerie. Je le garde pour plus tard, en mode grignotage.

Je reprends la route, passe devant le fort de l’Île Pelée — un ancien fort de 1784 devenu prison à la Révolution, puis base allemande avec batteries de DCA pendant la Seconde Guerre mondiale. 

Un kilomètre plus loin, j’entre dans Cherbourg, par le boulevard des Flamands. Là, j’accélère le pas, cette portion urbaine jusqu’au centre-ville est franchement sans intérêt. Je longe le port, fais une pause devant la Basilique Sainte-Trinité, puis direction l’auberge de jeunesse, où j’ai réservé pour la nuit.

C’est ma toute première fois en auberge de jeunesse et très bonne surprise ! Accueil sympa, lieu propre, ambiance calme. J’ai une petite chambre avec deux lits superposés rien que pour moi.
Je dépose mon sac, repars découvrir un peu Cherbourg. Et je dois dire que j’aime bien cette ville. Je fais un ravitaillement dans une petite épicerie pour les jours suivants, je prends de quoi dîner et je trouve aussi une pharmacie (je suis à court de pansements “seconde peau”, je prends aussi un tube de NOK, c’est bête j’en ai à la maison). De retour à l’auberge : lessive, douche, un peu d’écriture, un peu de lecture… et cette fois, je sens que la nuit va être bonne.

Mon sac est prêt pour le lendemain, il ne me restera plus qu’à accrocher mon linge humide dessus pour qu’il sèche en route.

Infos :
Étape facile dans l’ensemble, même s’il y a du dénivelé sur les 10 premiers kilomètres.
L’arrivée sur Cherbourg, une fois en ville, est assez monotone, mais le centre rattrape largement.

HI Cherbourg
Fédération Unie des Auberges de Jeunesse

55, rue de l’Abbaye
50100 CHERBOURG (FRANCE)
Tél. : +33 (0) 2.33.78.15.15

880m après le Camping Anse du Brick., mai 2025
880m après le Camping Anse du Brick.
Au Sud de Becquet, mai 2025
Au Sud de Becquet
Depuis la Batterie de Bretteville Haut, mai 2025
Depuis la Batterie de Bretteville Haut
vue après le Passe de Callignon, mai 2025
vue après le Passe de Callignon
Basilique Sainte-Trinité, mai 2025
Basilique Sainte-Trinité

J’arrête mon récit pour aujourd’hui, revenez rapidement pour la suite ! Exprimes-toi dans les commentaires.

Le billet « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotententin – partie 2 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Gigantisme Cathédralesque : ça ne s’invente pas, expression en clin d’œil à mon ami d’enfance, mon frère de sang.
  2. ^ Casse-croûte : oui, je ne dis pas sandwich qui pour moi est avec du pain mou, mais casse-croûte, dans de la bonne baguette croustillante.

8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 1

8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin entre terre, mer ; dépaysement assuré.

Pour faciliter la lecture, le récit de cette randonnée itinérante est découpé en plusieurs billets, chacun correspondant à une ou deux journées de marche.

De Saint-Vaast-la-Hougue à Barneville-Carteret, presque 170 km en 8 jours, GR©223-GRE9

Ce voyage s’imposait à moi… Je venais d’annuler une randonnée jugée trop coûteuse alors où aller ? Deux randonneuses m’ont parlé de leur projet dans le Cotentin, m’ont envoyé leur parcours, et si nous marchions ensemble trois ou quatre jours ? L’idée nous a plu ! Je marcherai un peu plus longtemps et le point de départ serait une étape en amont et deux ou trois étapes après. Malheureusement elles ont dû annuler leur parcours au dernier moment, ce sera pour une autre fois, je marcherai seul ce qui n’est pas un souci en soi.

Partir de Saint-Vaast-la-Hougue. Ce choix a une signification particulière pour moi, un clin d’œil à un ami d’enfance qui m’a fait découvrir cette ville et cette région lorsque j’avais vingt-deux ans, un hommage à ses parents.

Que tu sois, oui je te tutoie, randonneur débutant, confirmé ou simple curieux en quête d’évasion, j’espère que ce récit t’embarque sur les chemins de l’itinérance comme ces chemins m’ont emporté et peut-être qu’il te donne l’envie de chausser tes chaussures pour partir, toi aussi.

Préparation et planification

Itinéraire
L’aventure débute comme je l’ai dit plus haut de  Saint-Vaast-la-Hougue jusqu’à Barneville-Carteret ce qui permet de découvrir une partie de la côte Est du Cotentin, la côte Nord et un tronçon de la côte Ouest. De nombreux campings, hébergements, points de ravitaillement (boulangeries, épiceries) jalonnent le parcours.

Mon plan initial prévoyait des étapes régulières avec un seul bivouac, je l’ai modifié en cours de chemin optant pour deux étapes plus longues que prévu et une plus courte, j’expliquerai mes choix qui sont très subjectifs.

Mon parcours jour par jour

  • 1 – Saint-Vaast-la-Hougue – Barfleur → 16,394 km +74 m
  • 2 – Barfleur – L’Anse du Brick → 27,567 km +255 m
  • 3 – L’Anse du Brick – Cherbourg-en-Cotentin → 19,147 km +285 m
  • 4 – Cherbourg-en-Cotentin – Omonville-la-Rogue → 21,521 km +252 m
  • 5 – Omonville-la-Rogue – Vauville → 30,735 km +695 m
  • 6 – Vauville – Biville → 5,857 km +177 m
  • 7 – Biville – Surtainville → 30,458 km +476 m
  • 8 – Surtainville – Barneville-Carteret → 18,304 km +175 m

Un total de 169,983 km et 2389 m de dénivelé D+

Équipement
Tu auras ma liste complète en téléchargeant « Ma-Liste » (tu as besoin de plus de renseignements, n’hésite pas à demander).

Mon sac-à-dos est 55L+10, un sac de 40 à 45L m’aurait suffi, mais je n’ai que celui-ci les autres sont vraiment trop petits (30L et un 35L).
Mon sac-à-dos faisait 8 312 gr… avec du grignotage et un peu de nourriture (quelques petits déjeuner, repas de préparation maison et des barres de céréales) je suis parti avec un sac de 8 976 gr, à cela il faut ajouter l’eau aux alentours de 75 cl car j’ai une gourde filtrante et trouver de l’eau n’est pas un problème sur ce parcours.
En change j’avais 2 paires de chaussettes, 2 boxers, 1 tee-shirt manches courtes et 1 manches longues les deux en mérinos. 1 seul paire de chaussettes et un boxer de rechange aurait suffi car j’ai pu faire des lessives régulièrement.
En plus de mon ordiphone j’avais pour la première fois un vrai GPS (Garmin 30x).

Conseils
Condition physique.
Je pense que même si tu es débutant et que tu marches peu au quotidien, c’est tout à fait possible. Il faut bien commencer un jour. Dans ce cas, écoute ton corps et n’hésite pas à ajuster tes étapes en cours de route, voire à prendre un jour ou deux de repos quitte à raccourcir la randonnée et consulter ton médecin pour avoir son avis. Il ne faut pas marcher dans la souffrance, cela doit rester un plaisir.
Le mieux est de marcher au quotidien et de faire à pied tous les déplacements possibles. Préfère les escaliers à l’ascenseur et fais de longues balades de deux à trois heures pour te préparer.

Logistique
Renseigne-toi et réserve tes hébergements à l’avance, surtout en haute saison. Certains campings accueillent les randonneurs sans réservation, mais pas tous, et certains même n’accueillent pas les tentes, même de bivouac qui prennent peu de place. Je donne les renseignements sur mes hébergements, il y en a plein d’autres.

Sécurité
Informe toujours quelqu’un de ton entourage de ton itinéraire. Dans ta trousse de secours, n’oublie pas les pansements, les antiseptiques, tes médicaments personnels si tu suis un traitement, ainsi que ton ordonnance.

Tu as lu jusqu’ici, je t’invite à me suivre jour après jour

Jour moins 1 : l’arrivée à Saint-Vaast-la-Hougue.

Parti de Paris, gare Saint-Lazare, j’arrive par le train à Valognes à 13h51. Le bus de la ligne C, qui dessert Saint-Vaast-la-Hougue, n’arrive qu’à 16h02, ce qui me laisse le temps d’aller au centre-ville, place du Château, pour prendre un café. De retour à l’arrêt de bus à la gare, je demande un renseignement à une personne et c’est ainsi que je fais la connaissance de Daniel, un libristre. Il est rare que deux libristes se rencontrent dans la nature, et nous restons en contact sur le réseau social Mastodon. Il se rend au même camping que moi, où il restera quelques jours pour visiter les alentours. Une fois installés, nous visitons ensemble la ville : la Chapelle des marins, le port, etc. Mon seul regret est de ne pas avoir le temps de visiter l’île Tatihou.
Ce qui m’a le plus marqué en arrivant à Saint-Vaast-la-Hougue, ce sont les effluves fortement iodés. Cela faisait longtemps que je n’avais pas senti cette odeur, et même en Bretagne, elle n’était pas si présente qu’ici. Cela m’a rappelé de bons souvenirs.

Je fais un brin de toilette, écris le déroulé de la journée, fais un peu de méditation et des étirements, puis je me couche, lis un peu et m’endors. Ce sera mon rituel de chaque soir quand ce sera possible.

Info :
Camping La Gallouette
02 33 54 20 57
Mieux vaut réserver.

Les +
Possibilité de charger téléphones et batterie gratuitement dans un petit coffre à l’accueil, donc attention aux horaires d’ouverture et fermeture de l’accueil.

Les –
Pas d’espace spécial bivouac donc emplacement que j’ai trouvé cher pour une tente bivouac 19,22 €

Jour 1 : Direction Barfleur, 16,394 km +74 m

Jour-1 - Le tracé sur la carte, mai 2025
Jour-1 – Le tracé sur la carte

J’ai très mal dormi car j’ai eu froid à partir de deux heures du matin, malgré l’utilisation du drap de couchage dans mon sac de couchage. Cela m’amène à questionner la description des températures du sac, qui est donné pour une température de confort de 8 °C et une température extrême de -10 °C, alors qu’il a fait entre 6 et 7 °C avec beaucoup d’humidité. Je dirais donc que le niveau de confort est plutôt de 10 °C.

Dès le départ, depuis le camping, le GR m’offre une vue magnifique, derrière moi le Fort de la Hougue et devant sur la droite le phare de Saint-Vaast et l’Île Tatihou avec sa Tour Vauban. Je longe le port, déjà vu la veille, puis le sentier m’emmène en bord de mer, face au « phare de la Pointe de Saire », inauguré en 1836.
Après avoir franchi la Saire, je quitte la côte pour traverser le « hameau de Fouly » et quelques chemins campagnards avant de retrouver la mer au nord de « la Pointe de la Loge » à « l’Anse-de-Bret-en-Bas » m’offre un sentier doux, entre terre battue et sable épais, moins fluide pour marcher, mais reposant pour les pieds.

Puis, après les Pointes de Sly et de Landemer, une douleur sous le pied droit que je connais que trop bien commence. Je passe devant « Le Moulard », croisant quelques vestiges de la guerre, ces sinistres blocos.

Arrivé à la plage des Angues, je fais une pause grignotage et… chaussures enlevées, pieds dans l’eau glacée… Un vrai bonheur !

La suite alterne entre terre, sable épais et galets jusqu’à Barfleur. Je m’attarde sur la Grande Jetée de Barfleur pour admirer l’église Saint-Nicolas de l’autre côté. Je longe le port, passe par le chemin « La Cache des Amoureux » juste derrière l’église, puis emprunte la rue du Fort, un étroit passage entre maisons et mer, un kilomètre plus loin j’arrive au camping municipal de La Blanche Nef.

Le soleil ne m’a pas quitté de la journée. Tente installée, je file en ville m’acheter de quoi manger. Le ventre vide depuis le matin, mis à part un grignotage, j’engloutis mon casse-croûte au camping. Je discute avec un couple logé en cabane. Ils me disent marcher 30 km par jour, ils sont partis de plus loin que moi et vont jusqu’au Mont-Saint-Michel. Impressionné, je leur dis que ce n’est pas pour moi, je n’envisage pas faire des étapes de 30 km… l’avenir me prouvera le contraire.

Le soir, je mange une de mes préparations maison. Pas assez d’intimité pour les étirements ou la méditation. Dans la tente, je fais le point sur mes bobos : une probable sciatique, une gêne sous l’omoplate (les deux date déjà de quelques jours), deux orteils prêts à cloquer, des coups de soleil et toujours cette douleur sous le pied droit – j’en parle d’ailleurs dans un article de cette douleur à mon pied. Je me masse comme je peux le dos, les genoux aussi, puis je lis un peu avant de sombrer dans le sommeil.

Infos :
Étape facile.
Camping municipal de La Blanche Nef
12 Chemin de la Masse
50760 Gatteville-le-Phare
42 33 23 15 40
Mieux vaut réserver

Les +
Possibilité de charger téléphones et batterie gratuitement dans un petit coffre situé dans les sanitaires donc toujours accessibles.

Les –
Pas d’emplacement assez intime à mon goût, mettre l’ouverture de la tente côté haie.

À suivre :

Ce premier billet couvre la veille du départ et la première journée de marche. La suite de l’aventure arrive très bientôt ! Reviens régulièrement sur le blog pour découvrir les prochaines étapes de cette belle randonnée au fil des jours. Tu peux t’exprimer en commentaire !

Quelques photos :

Vue sur l'île Tatihou, mai 2025
Vue sur l’île Tatihou
Chemin allant au hameau Fouly, mai 2025
Chemin allant au hameau Fouly
Hameau Fouly, mai 2025
Hameau Fouly
Vue Nord depuis la Pointe Maigret, mai 2025
Vue Nord depuis la Pointe Maigret
La Grande Jetée de Barfleur, mai 2025
La Grande Jetée de Barfleur
Vue sur l'église St-Nicolas depuis la Grande Jetée, mai 2025
Vue sur l’église St-Nicolas depuis la Grande Jetée
Rue du Fort à Cherbourg, mai 2025
Rue du Fort à Barfleur

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Actu-Rando avril 2025

Quelques événementiels autour de la randonnée, ou la marche pour sortir de la routine.

C’est l’occasion de marcher différemment, de faire des rencontres, explorer de nouveaux lieux, découvrir des clubs, leur ambiance. C’est l’opportunité de s’initier à d’autres pratiques ou de vous perfectionner.

Ce peut être aussi matière à rompre, le temps d’une sortie, avec vos habitudes, que vous preniez l’événement comme une simple marche, une sortie ou un complément à votre entraînement, ce sera certainement une bonne expérience quel que soit votre niveau.

Si je ne mets que quelques événements, peut-être loin de chez-vous, renseignez-vous ! Il en existe plein d’autres dont certains plus proches, qu’ils soient organisés par un association, un club de randonneurs, la FFRandonnée, la ville, le département…

Marche Nordique / Marche d’endurance

Venez découvrir ces activités dans une ambiance conviviale sur l’île de loisirs de St-Quentin en Yvelines (78)
Séances les samedis
19 avril, 17 mai, 7 juin, 27 septembre
À 14 h
Tarif :
gratuit pour les moins de 18 ans et les licenciés.
Non licenciés : 2 €
PS : j’y ai participé l’an passé et j’ai beaucoup aimé que l’on me reprenne sur mes petits défauts que j’avais pris en marchant seul et qui peuvent vite devenir de mauvaises habitudes. Très bonne ambiance et de bons profs !

marche nordique avri, avr. 2025
marche nordique avri 2025

La Marche de la Bièvre

41è édition
Dimanche 18 mai 2025
En soutien à Petit Cœur de Beurre
En individuel, en clubs ou en associations, inscrivez-vous à partir du 1er mars 2025.
Enfants à partir de 6 ans, adolescents et adultes, entre amis ou en famille, prenez le départ ensemble !
Quatre parcours – de 10 à 52 km – vous permettront de participer de façon adaptée à votre condition physique. Joëlettes bienvenues !

  • Marche à La Lune → 52 km départ de Paris samedi 17 à minuit
  • Marche à L’Aurore → 30 km départ de Igny le 18 à 4h 30
  • March au Soleil → 20 km départ de Igny le 18 à 8h
  • Marche découverte → 10 km départ le 18 de Bièvre à 9 h

https://marche-bievre.fr/

marche de la bièvre, avr. 2025
Marche de La bièvre

L’Ablisienne, Marche Dinatoire

24 mais 2025 depuis Ablis (78)
2 distance 10 et 14 km

Repas par étapes avec dégustations de produits locaux
Adulte : 19 €
De 10 à 15 ans : 9 €

Marche Dinatoire mai 2025-01.jpg, avr. 2025

Les 24 h de Marche de Hte-Saintonge

Haute-Saintonge (Charente-Maritime)
28 et 29 juin 2025
Montguyon (17)

https://www.24heuresdemarche.com/

24h - Infos juin, avr. 2025
24h – Infos juin 2025
24h - Reglement juin, avr. 2025
24h – Règlement juin 2025

Bref

Des événements comme la Marche Nordique à St-Quentin-en-Yvelines, la Marche de la Bièvre, l’Ablisienne, ou les 24h de Marche de Haute-Saintonge illustrent la diversité des expériences possibles, allant de la convivialité à la découverte de produits locaux, en passant par le soutien à des causes caritatives.

Alors, chaussez-vous et en route !

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Randonnée Itinérante : Les conseils pour un Bivouac Réussi

L’Art du Bivouac : Guide pour bivouaquer en toute tranquillité !

Les beaux jours arrivent et pour votre prochaine randonnée, c’est décidé, vous allez bivouaquer !

Que vous soyez seul ou a plusieurs vous faites le choix d’une aventure immersive, une reconnexion avec la nature.

Pour vous défaire de certaines appréhensions lisez, ou relisez les articles « Débuter en randonnée » et « Le bivouac : peurs et appréhensions« .
Tout comme vous préparez avec soin votre itinéraire, dans les préparatifs vous devrez y intégrer le bivouac.

Ci-dessous quelques conseils pour un bivouac réussi !

Les préparatifs

Le matériel

Avoir un équipement à la fois minimaliste et fonctionnel. L’objectif est de réduire le poids du sac tout en gardant l’essentiel pour dormir, manger et se protéger des éléments.

– Se protéger du sol : Une couverture de survie réutilisable, ou film plastique (vous isoler du sol tout en protégeant la base de votre tente et/ou votre matelas).

– Matelas : Tapis de sol (mousse pliant ou qui s’enroule) ou matelas gonflable. Pour bien choisir son matelas prendre en compte le facteur R-Value (ou R/Valu) les températures sont à titre indicatif, il s’agit d’une norme pour les fabricants de matelas [Norme R-Value ASTM F3340-18] et les températures données ne sont pas absolues, juste un ordre d’idées :

  • <2 → Èté → >10°C → Nuits douces, randonnée estivale
  • Entre 2 et 3 → Printemps/automne → 5°C à 10°C → Saisons intermédiaires, nuits fraîches.
  • Entre 3 et 4 → Hiver doux → 5°C à 0°C- → Bivouac hivernal modérée hors montagne.
  • Entre 4 et 5 → Hiver modéré → 0°C à -5°C →  Bivouac hivernal en montagne modérée.
  • > 5  → Hiver rigoureux → -5°C à -10°C → Bivouac en altitude avec neige.

Expliacations ici.

Bon ça ne s’arrête pas à 5, certains matelas haut de gamme pour des conditions extrêmes (expéditions polaires, alpinisme hivernal) peuvent atteindre R = 6, 7, voire plus.
– Vous pouvez superposer les couches, exemple : un tapis mousse (R/Valu 1,5) plus un matelas (R/valu 2,5) pour obtenir un R/Valu combiné ~4.

– Sac de couchage adapté : Choisir un sac en duvet ou synthétique selon la saison, avec un bon rapport poids/chaleur il existe également des quilts pour avoir plus aisance dans les mouvements. Vous pouvez également opter pour un sac de soie en plus qui permet de protéger votre sac de couchage tout en augmentant de quelques degrés la température de confort. Profitez pour lire l’article « Rando – Sac de couchage – duvet ou synthétique« 

– Tente ultra-légère ou hamac ou tarp : En fonction de la façon dont vous souhaitez bivouaquer choisissez une tente légère (moins de 2 kg, la mienne fait moins de 1 kg) ou un hamac avec moustiquaire et toile de protection sont idéaux pour éviter de surcharger son sac. Vous avez une quatrième option, dormir à la belle étoile lorsqu’il fait bon.

– La popote : Optez pour un réchaud, gamelle, couverts léger.

Gestion de la Nourriture et de l’Eau

L’alimentation en bivouac doit être énergétique, légère et facile à préparer. Repérez si sur votre parcours se trouve des points de ravitaillement (épiceries, boulangeries, fontaines d’eau, etc.)

– Aliments lyophilisés ou préparés par vos soins : Gain de place et poids minimal.
– Collations énergétiques : Fruits secs, barres protéinées…
– Gourde filtrante et/ou pastilles purifiantes : Pour boire sans risque aux points d’eau naturels.

Choix d’un lieu de bivouac

Avant tout respectez la Réglementation et l’Environnement. Le bivouac n’est pas autorisé partout. Il faut se renseigner sur les règles locales (parcs nationaux, réserves naturelles, etc.).

– Terrain Plat : rien de plus pénible que de glisser dans son sac de couchage tout au long de la nuit et un lieu le plus sec possible.

– Abri Naturel : parfois l’on peut profiter d’une cavité, ou derrière une roche qui permet d’être à l’abri du vent, voire de la pluie. Ne pas hésiter à faire un tour des lieux car il arrive qu’à une centaine de mètres la géographie des lieux vous protège du vent.

– À l’écart des passages d’animaux : Pour ne pas être dérangé et ne pas déranger la faune. Repérez les passages et traces (terre retournée par les sangliers, trace de passages vers les points d’eau, etc.). Vous en écarter à quelques dizaines de mètres suffit à la tranquillité tous.

– Éloignement des Sentiers : Pour préserver votre tranquillité et respecter les autres randonneurs, éloignez-vous des chemins fréquentés, quelques dizaines de mètres souvent suffisent.

– À découvert ou en sous-bois ? : en fonction de votre parcours vous n’aurez pas toujours le choix, mais lorsque cela est possible, c’est un choix très personnel, je préfère le sous-bois car j’y suis mieux protégé de la rosée ce qui fait gagner du temps pour tout ranger le matin.

– Proximité d’une source d’eau : Mais à distance raisonnable pour éviter l’humidité, les crues. Ne vous lavez pas, ne faites pas vos besoins trop proches des point d’eau pour éviter toute pollution à ce sujet vous pouvez lire « Rando – comportements respectueux de la nature en 8 points« .

Ce qu’il faut éviter !

Concernant le passage des animaux j’en ai parlé plus haut.

– Les gros arbres : si vous êtes en sous bois, évitez de bivouaquer sous les gros arbres (risque de chutes de bois morts) mais même en pleine santé en période de grosses chaleurs de grosse branche peuvent casser dû au stress hydrique (phénomène qui arrive lorsque les arbres perdent plus d’eau par évapotranspiration qu’ils ne peuvent en absorber par les racines).
– Au pied d’une falaise : Veillez à la géographie des lieux pour prévenir toute chute de pierres ou rochers.
– Attentions aux rivières : Certaines subissent des crues rapides en cas d’orage en amont. Ne vous mettez pas non-plus en aval d’un barrage hydraulique.
– Laisser traîner votre nourriture et vos ordures : un renard de passage n’hésitera pas y fouiller pendant votre sommeil, accrochez le tout en hauteur lorsque c’est possible.

Bref !

Le bivouac offre une grande liberté, mais demande une bonne organisation. En choisissant un bon emplacement, un équipement adapté, en respectant l’environnement et en anticipant les contraintes, cette expérience deviendra un souvenir mémorable. Certains bivouacs seront mieux que d’autres, il vous arrivera de vous arrêter dans un lieu qui ne soit pas à votre goût, et le lendemain matin vous découvrirez qu’a peu de distance il y avait l’endroit idyllique (ça m’est arrivé et ça m’arrivera encore).

J’ai certainement oublié d’autres conseils et n’hésitez pas à compléter dans les commentaires.

Alors, prêt à tenter l’aventure ?

Le billet « Randonnée Itinérante : Les conseils pour un Bivouac Réussi » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – au-delà des Questions et des Idées Reçues

J’avais déjà écrit un article sur les questions qui dérangent comme « Tu fais combien de kilomètres par jour ?« , « Tu marches à quelle vitesse ?« , « Tu marches combien d’heures par jour ?« , etc. Cela est relaté dans l’article « Rando – Tu fais combien de km par jour ?« .

Il y a aussi les questions liées à la peur : « Tu n’as pas peur qu’on t’attaque ?« , « Tu n’as pas peur des bêtes ?« . Ces dernières m’amusent et j’en avais aussi parlé dans « Rando – Le bivouac, peur et appréhension« .

Par contre, il y a une question qui m’agace et qu’on m’a posée dernièrement, et ce n’est pas la première fois…

– Sima, as-tu fait tel GR ?

En fait, tout dépend de qui vient la question. Si elle est posée par un autre randonneur, ça ne me dérange pas, car soit il souhaite faire tel GR et si je l’ai fait, c’est certainement pour avoir mon retour d’expérience. Ou il l’a fait et souhaite me faire part de son retour d’expérience. Bref, entre randonneurs, on parle randonnée, matériel, sentiers et GR…  C’est tout à fait normal !

– Bah alors Sima, c’est quoi qui te dérange ?
– Lorsque celui qui la pose n’a jamais randonné !
– Et pourquoi Sima ?

Avant tout, lorsque je dis que je fais de la randonnée, de l’itinérance et du bivouac, mon interlocuteur, qui je le rappelle n’est pas randonneur, m’auréole d’un certain prodige mystérieux, comme si ce que je fais est exceptionnel. Bien entendu, il a entendu parler de certains numéros et/ou noms de GR par la télévision ou ailleurs et pour nourrir la discussion arrive la question majeure !

– Sima, t’as fait le GR20 ?
– Heeuuu… Non !

On peut remplacer GR20 par Stevenson ou TMB (Tour du Mont-Blanc), mais c’est le GR20 qui revient le plus souvent, je ne sais pas pourquoi. Et là, devant ma réponse négative, je vois sur son visage la déception et mon auréole s’éteindre.

Le constat est là, infaillible ! Plus un parcours est médiatisé, plus il devient prestigieux et ceux qui l’ont fait, glorieux ! Il y a un certain parallèle avec le phénomène de l’influenceur qui se fait photographier perché sur une taupinière et la grande admiration de ceux qui souhaitent faire de même, à la recherche d’une illusoire gloire ou prestige. L’action non pas pour le plaisir mais pour une pseudo-reconnaissance.

Les randonnées que je fais, celles que je ne fais pas et pourquoi.

Ce que je recherche avant tout, ce n’est pas la performance, mais le plaisir que je vais prendre. Soit ! Lors d’une randonnée, il y a toujours des imprévus (chute, blessure, averse, etc.), des impondérables avec lesquels il faut faire tout en prenant du plaisir dans l’ensemble. Il n’y a ni gloire, ni prestige !

Pour le choix de mes randonnées, j’ai aussi trois critères subsidiaires au plaisir, qui lui est essentiel.

  1. Le Budget : Mes finances ne sont pas élastiques, c’est donc un critère important si je veux faire plusieurs randonnées à l’année. Il faut prendre en compte le transport, dois-je acheter et/ou renouveler du matériel, et même si je bivouaque, j’apprécie de temps à autre un camping, un gîte, un resto… Donc le coût d’une randonnée a son importance.
  2. La durée : en fonction de la période, je dois jongler avec d’autres événements que je ne souhaite pas manquer (anniversaire d’un proche ou d’un ami, événement associatif, etc.). Ce critère est évolutif, on peut imaginer que je fasse l’impasse sur ma présence à certains événements pour une randonnée qui me tient à cœur.
  3. La popularité du parcours : si le parcours est très populaire, très couru, de fait, il m’intéresse beaucoup moins, je ne vais pas en randonnée pour y croiser la foule. Moins il y a de monde et plus je suis heureux. D’ailleurs, lorsque vous êtes pratiquement seul et que soudain vous croisez un autre randonneur, hé bien vous êtes super content. Une joie qui se produit moins lorsque vous cheminez parmi une kyrielle de marcheurs.

Pour l’instant, ni le GR20, ni le chemin de Stevenson, ni le TMB ne satisfont pleinement ces trois critères.

Pour résumer, il n’y a pas de prodige à randonner, ce n’est pas une prouesse, il n’y a ni palme d’or ni César à recevoir. Le plus important est l’aventure de chacun, le plaisir qu’il éprouve, que ce soit dans les bois ou plaines derrière chez-soi ou à l’autre bout du monde.

Avec un peu de curiosité, vous découvrirez que la beauté est tout autour de nous, il suffit d’y être attentif.

Celui qui m’a inspiré cette réflexion n’est pas un randonneur mais un entomologiste. La plupart de ses publications émanent d’observations du fond de son jardin et des alentours proches… Jean-Henri Fabre, j’en parle un peu dans l’article « Littérature – Jean-Henri Fabre« .

Citation:

« Si le cabotage dans les coins et recoins du jardin ne suffit pas, un voyage au long cours me fournit ample tribut. Je double le cap des haies voisines, et, à quelque cent mètres, j’entre en relations avec le Scarabée sacré, le Capricorne, le Géotrupe, le Copris, le Dectique, le Grillon, la Sauterelle verte, enfin avec une foule de peuplades dont l’histoire développée épuiserait une vie humaine. Certes, j’en ai bien assez, j’en ai trop avec mes proches voisins, sans aller pérégriner en des régions lointaines. »
Souvenirs entomologiques – Livre VI – Jean-Henri Fabre

Et puisque nous terminons par la citation d’un scientifique, concluons par un vers latin : Carpe diem, quam minimum credula postero.

Le billet « Rando – au-delà des Questions et des Idées Reçues » est apparu en premier sur le blog de sima78.

Randos au Sud-Ouest d’Issoire – Le Cézallier

Quelques idées de randos dans le Cézallier (Auvergne)

Des randonnées à la mi-journée et journée dans le Cézallier.

La rando, finalement ce n’est pas que de l’itinérance, faire une sortie à la mi-journée ou à la journée, c’est aussi de la randonnée. D’ailleur, en itinérance, entre deux bivouacs, deux gîtes, deux campings, etc, c’est bien une randonnée d’une journée que nous effectuons, voire mi-journée lorsqu’une étape est plus courte.

j’avais déjà parlé d’une randonnée à la mi-journée dans cet article « Rando – Chevreuse – demi-journée« .

6 Randonnées dans le Cézallier, de la plus courte à la plus longue

Avertissement

Côté transport en commun c’est très mal desservi, S’il est facile d’arriver à Issoire (TGV + TER) une fois à Issoire pour vous rapprocher des points des départs (Ardes, Anzat-Le-Luguet) il n’y a que le bus P20 qui circule une fois par semaine le mercredi ! Et vous devrez attendre le mercredi prochain pour repartir dans l’autre sens.
Exemple :
Issoire mercredi – 18:10 arriver à Anzat à 19:05
Anzat mercredi – 12:05 arrive à Issoire à 13:15
Où se renseigner auprès du réseau de transport collectif Sherpa
Mais pour vous rendre aux points de départs de certaines randos risque d’être compliqué.

Période

De mai à octobre pour les parties hautes, en 2022 j’ai eu de la neige début avril, c’est rare à cette période mais ça peut arriver.

Si vous êtes équipé, vous pouvez faire de magnifiques randonnées en raquettes l’hiver.

Il faut savoir que même s’il est tombé peu de neige (10 cm) dans le haut Cézallier, le vent y est constant avec des rafales régulières ce qui va balayer la neige à certains endroits et créer des congères dans d’autres ce qui peut rendre la randonnée fatigante et surtout les bâtons de marche sont indispensables, profiter pour lire l’article « Rando – Avantages et inconvénients des bâtons de marche« .

Circuits (boucles)

Roche-Charles-la-Mayrand (Boslabert)

Roche-chales-la-Mayrand résulte de la fusion de deux communes, Roche-Charles et Mayrand en 1976 (loi Marcellin) et constitué de plusieurs hameaux dont Boslabert qui est le point de départ.

Boucle
Distance : 4,4 km
Dénivelé : 158 D+
Balisage : bleu

Le long de ce circuit vous aurez une vue sur les Gorges du Sault. À mi-chemin (~ 2 km) vous arriverez à la Chapelle Romane Roche-Charles et l’ancien cimetière. Cet édifice roman du 12e siècle, a été fortifié aux 14e – 15e siècles ; vous aurez également une magnifique vue sur le Massif du Sancy.
À 3,5 km, si vous trouvez le parcours trop court, au lieu de tourner à gauche, continuez tout droit en direction des éoliennes pour voir de près la chapelle de la Croix Maubert, 800 m aller/retour, (toute petite chapelle avec une table de pique-nique à proximité)

Trace GPX : Trace GPX Boslabert 4,4 km

Mazoires

Randonnée courte mais des paysages variés entre sous-bois, puy de Domarège (ou puy de Mazoires, volcan strombolien édifié il y a 140 000 ans, présentant un cratère égueulé orienté au nord), gorges de Rentière, chapelle Sainte-Pezade.

Boucle
distance : 7,1 km
Dénivelé : 225 D+
Balisage : bleu

En sortant de Mazoires (Nord/Est) un sentier sur votre droite (vue sur les gorges et village de Rentières)  vous mènera à une grotte et la Chapelle-Sainte-Pezade (pezade signifiant « pas » en occitan) qui se trouve au bout d’une impasse de 300 m.
Après avoir passé le ruisseau de Vèze vous avez une vue sur des orgues basaltiques au-dessus.
Après Granges, vue sur le puy de Domarège. À Vèze reste les ruine du château (maison fortifiée du XIIe siècle citée à partir de 1304).
De retour Mazoires vous pouvez visiter l’église romane Saint-Saturnin-Sainte-Florine.

Petite histoire, de Florine (parmi les variantes):
Bergère du Cézallier (jolie, vierge et pieuse) dans le haut Moyen Âge, originaire du village Strigoux, au-dessus des gorges de la Couze d’Ardres. Pour échapper à un agresseur, lié peut-être à un raid des Hongrois au Xe siècle, elle franchit d’un saut le torrent. Sur la rive sud de la Couze, une roche à bassin, en forme de pied humain, a accrédité l’idée d’un souvenir du prodige. À son emplacement s’élève la chapelle Sainte-Pezade, dont le vocable a été inspiré par l’empreinte pédestre ; il pourrait s’agir de la christianisation d’un lieu de culte païen.
Le corps de Sainte-Florine a été transporté à Mazoires, tandis que son chef se partage, depuis le XIe siècle, entre la cathédrale de Viviers et l’église de Sainte-Florine. Le culte de sainte Florine était associé à celui de Sainte-Flamine dans l’église des Récollets de Montferrand.
La légende dit que marcher dans l’empreinte de ses pas soulage les rhumatismes.
Les reliques de Sainte-Florine se trouvent aujourd’hui à l’église de Mazoires, dans une châsse en bois doré.

Trace GPX : Trace GPX Mazoire 7,1 km

Ardes – Apchat

Ardes est implanté sur les contreforts orientaux du Cézallier dont il est le principal bourg. Capital de la puissante famille des Mercoeur Ardes hérite d’un pan d’histoire médiévale auvergnate. Des passages entre les maisons permettent de communiquer entre la ville haute et les bords de la Couze, On y retrouve de nombreux tunnels et traboules dans la Grande Rue du bourg. Un village vivant avec épicerie, pharmacie, boucherie, etc.

Boucle
Distance : 10 km
Dénivelé : 219 D+
Balisage : jaune

Lors de cette randonnée vous aurez à plusieurs reprises des vues sur « le Doigt de Mercoeur » tour ruinée, vestige du château de Mercoeur qui culmine à 939 m à l’Ouest d’Ardes.
à Zanières-la-Mave vous aurez une vue sur Apchat.

Conseil :
À la Croze, quittez le chemin balisé pour descendre à la Cascade du Gour d’Appat puis remontez pour récupérer votre chemin à Bord. Ce crochet vous rallonge de 2,9 km. Un « Gour » est un mot ancien désignant des creux profonds et plein d’eau, se formant au bord des rivières.
Depuis Bord vous suivez le « GRP autour d’Issoire », en arrivant à Apchat vous le quittez pour vous orienter vers l’église de type gothique. Vous rejoindrez le GRP à la sortie de Apchat.

Trace GPX : Trace GPX Ardes – Apchat 10 km

Trace GPX « crochet Cascade du Gour » Trace GPX crochet Cascade du Gour d’Appat 2,9 km

Ardes – Rentières – Doigt de Mercoeur

Au menu, Falaise, gorges, forêt, rivière et les reste du château de la dynastie des Mercoeur.

Boucle
Distance : 12 km
Dénivelé : 331 D+
Balisage : vert

Vous quittez la Rue du Commerce par la rue de la Petite Côte (descente) passage sous l’ancienne porte fortifiée d’Ardes. En bas à gauche vous passerez devant l’église gothique Saint-Dizain XIIIe siècle (classée monument historique depuis 1920) sa construction aurait durée près de 200 ans.
En sortant de la ville, dans la montée du Trion, vous aurez une magnifique vue sur Ardes.

À Rentières n’hésitez pas à faire un petit détour (200 m A/R) pour voir l’église Romane Notre-Dame, Profondément remaniée au XIIIe siècle (la nef, et les chapelles latérales dotées de voûtes sur croisées d’ogives), elle est classée monument historique depuis 1980.

Et que dire de plus de cette magnifique randonnée aux dénivelés plus marqués que les précédentes, tout est dans la courte description du menu d’intro.

Trace GPX : Trace GPX Ardes – Doigt de Mercoeur 12 km

Jassy

On est au cœur du Cézallier, socle primaire vous y croiserez des estives, lacs d’altitude, forêts, tourbières. des paysages époustoufflants. Une atmosphère nordique, les hivers généralement enneigés, des vents forts et glacials, la petite Sibérie d’Auvergne.

À savoir que la Couze prend sa source dans cette ancienne vallée glaciaire.

Boucle
Distance : 14,3 km
Dénivelé : 301 D+
Balisage : jaune

Le départ de cette randonnée est donné à La Godivelle, je vous la propose sur le tracé depuis Jassy, mais je vous avoue que finalement je préfère la démarrer à Brion-Haut où face à un bistro au milieu de nulle part (qui doit être ouvert en période estivale, mais j’y vais hors saison) il y a une aire assez grande pour y sationner. Bref, vous pouvez démarrer d’où vous voulez puisqu’il s’agit d’une boucle, tout dépend d’où vous venez.

Que vous dire de plus que de profiter des panoramas qui s’offriront à vous ainsi que la flore. N’hésitez pas à vous attarder aux lacs d’origines volcaniques de La Godivelle, l’église Saint-Blaise de La Godivelle (partiellement modifée au XIIe siècle). La Godivelle est la commune la plus haute du département et la moins peuplée (17 hab. en 2022) et la fontaine sur la place de l’église est la plus large du département.
Le sentier chevauche de temps en temps le TVR (Tour des Vaches Rouges) vous le remarquerez aux balisages.

Trace GPX : Trace GPX Jassy 14,3 km

Parrot – Le Luguet

Prendre encore un plus de hauteur pour mieux profitez des plus beaux panoramas du Cézallier. Vérifiez la météo avant d’y aller.

Boucle
Distance : 17 km
Dénivelé : 455 D+
Balisage : vert

De Parrot jusqu’au km 13 le sentier suit celui du TVR. Au km 14 sur votre droite le point culminant couronné d’un bois (bois de la Croix des Champs), le Signal du Luguet 1 547 m.

Que vous dire de plus sinon qu’il s’agit d’une des plus belles vallées glaciaires du Massif Central.

Trace GPX : Trace GPX Parrot – Luguet 17 km

J’espère vous avoir donné envie d’aller dans le Cézallier, moins connu que le tour des puys et pourtant un lieu magnifique et dépaysant.
Laissez vos commentaires après les photos ci-dessous.

Petite vidéo pour conclure

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