Dyslexie et autres dys

Les aventures de Sima… Dyslexie et autres dys.

Hé oui, parce que être dys est une aventure !

Un billet sous forme de témoignage car dernièrement j’ai souvent entendu des personnes me donner des conseils alors qu’ils ne connaissent des dys que quelques billets picorés sur le web.
C’est parfois pénible.

Un billet sous forme de témoignage pour démontrer la complexité des dys, que chaque cas est particulier, différent ou divergeant.

Suis-je dyslexique ou est-ce une autre forme de dys ? J’aime dire « dyslexie mineure »  comparée aux autres formes de dys. Dans ce billet je vais tenter de vous la décrire pour cela l’on devra passer par mon historique, mon enfance, comment cela fût perçu à une époque où l’on était soit bon ou nul à l’école, une époque où rien n’était diagnostiqué, où nous étions catalogués… La situation n’a pas vraiment changé, même s’il existe des orthophonistes surchargés. Alors je vais parler de moi, ma dys, et de ma vision de la langue française, sa lecture, son écriture, son orale… Bref, mon vécu.

Avant tout, qu’est qu’être « dys » ?

FFDYS
(…)
On regroupe ces troubles en 6 catégories :
• Les troubles spécifiques de l’acquisition du langage écrit, communément appelés dyslexie et dysorthographie.
• Les troubles spécifiques du développement du langage oral, communément appelés dysphasie.
• Les troubles spécifiques du développement moteur et/ou des fonctions visuo-spatiales, communément appelé dyspraxie.
• Les troubles spécifiques du développement des processus attentionnels et/ou des fonctions exécutives, communément appelés troubles d’attention avec ou sans hyperactivité.
• Les troubles spécifiques du développement des processus mnésiques.
• Les troubles spécifiques des activités numériques, communément appelés dyscalculie.
(…)

Et un Dyslexique ?

ATILF
DYSLEXIE, subst. fém.
MÉD. et usuel. Troubles rencontrés dans l’apprentissage de la lecture en l’absence de déficit sensoriel et intellectuel et de retard scolaire, caractérisés par la confusion de certaines lettres, l’inversion de syllabes et des substitutions de mots entraînant des troubles de l’écriture et des troubles dans l’apprentissage de l’orthographe.

Wikipédia
(…) La dyslexie est un trouble dont les causes ne sont pas suffisamment éclaircies et qui fait l’objet de nombreuses études et débats. Dans ce contexte, définir et diagnostiquer précisément la dyslexie reste un sujet de controverse. (…)

FFDYS
(…) Il s’agit d’une altération spécifique et  significative de la lecture (dyslexie) et/ou de la production d’écrit et de l’orthographe (dysorthographie). (…) La déficience liée à la dyslexie est d’intensité variable selon les individus.

Tous les dys ont une histoire différente

Alors je raconte la mienne.

Je ne pense pas que l’histoire de chacun soit un déclencheur d’une forme de dys, par contre je suis persuadé que ce peut être un facteur agravant ou améliorant.

La famille
Des parents aimants, plus que des parents des amis. Aucun sujet tabou, l’on pouvait discuter de tout. Pas de sexisme, tout le monde à la même enseigne ! Lors des tâches ménagères (ménage, cuisine, vaisselle, mettre et débarrasser la table, etc.) tout le monde y participait, moi, ma sœur, mon frère, mon père et ma mère. Pour les jeux de fratrie il en allait de même (nous avons joué ensemble à la poupée, la dînette, circuit 24, lance-pierre, fabriqué des flèches polynésiennes…). Et puis les livres… il y a toujours eu des livres dans la maison, c’était même les cadeaux de noël et d’anniversaire. Des livres et des math, notre père adorait nous faire des jeux, énigmes, liés aux math (pas des exercices, des jeux). Bref, une enfance heureuse et aimante ! Ma façon de m’exprimer n’était pas jugée, on me reprenait de temps à autre toujours avec le sourire, on trouvait mignon lorsque je disais « Astérisk et Obélisk », « Tintin et Limou » et autres inversion de lettres, de voyelles ou de syllabes. Il faut dire que lorsque l’on est dyslexique, l’on est les champions du monde des ironèmes [1].

Scolarité d’un dys.
Jusqu’au CM1, j’étais catalogué comme celui qui ne sait pas lire, ni écrire.
À partir du CM1, j’étais devenu un sujet curieux, puisque j’étais excellent en math (heu pardon, en calcul) et en science naturelle. Donc si j’arrivais à résoudre les problèmes c’est que je comprenais les énoncés, donc quelque part je savais lire et comprendre. Par contre à la lecture à haute voix ou à l’orthographe j’étais toujours une catastrophe. Donc, de celui qui ne sait pas lire je suis passé au fainéant qui ne fait aucun effort pour lire, écrire ou parler correctement.
Par la suite ma scolarité a été chaotique. Paradoxalement je me suis retrouvé avec un an d’avance en lycée professionnel (ça s’appelait CET à l’époque), ce n’est pas ce dont je rêvais faire mais l’on m’a orienté sans vraiment me laisser de choix, on ne savait pas quoi faire de moi. Au CET, j’ai été viré pour sur des raisons fallacieuses, un ou deux mois avant de passer mon BEP d’électricien.
Trop jeune pour travailler, hâte de quitter le système scolaire j’ai opté pour un CAP (en deux ans au lieu de trois à l’époque) de mécanique moto, vu qu’en plus de pratiquer les arts martiaux je faisais du moto cross depuis l’âge de 14 ans et bricolais mes bécanes de compètes (j’avais déjà des compétences en mécanique). Comme quoi j’avais hâte de quitter le système scolaire.

Ma dys et mes potes.
Que dire ? On se connaît depuis l’école primaire et nous sommes toujours amis, d’autres ont rejoint le cercle à l’adolescence ou jeune adulte, ils n’ont jamais décelé ma dys ou ne se sont jamais posé de question, nous avons vécu des moments de bonheur et fait des conneries ensemble. Quand des décennies d’amitié vous lient, le mensonge n’existe pas et ne peut exister, on ne triche pas entre-nous. Nous nous acceptons les uns et les autres, tels que nous sommes. Je n’ai jamais ressenti le besoin d’en parler dans ce cadre-là tant nos relations sont naturelles, simples et sincères. J’ai eu une enfance toujours entourée de copains, ne me suis jamais senti exclu. Une adolescence et une vie de jeune adulte tout aussi normale que ce soit dans les flirte puis ma sexualité avec des joies et des déceptions, bref d’une grande banalité.

Professionnellement,
Partie du plus bas en mécanique moto puis auto, j’ai suivi de nombreuses formations internes en automobile (j’ai eu la chance d’être dans un grand garage filiale à l’époque de SODIAM [Fiat], SOVERDIAM  [Simca, Talbot, Chrysler, Peugeot, Sunbeam]) pour arrivé P3 très jeunes. Puis un jour j’ai décidé de changer radicalement de métier, agent d’accueil dans un musée, nouveau départ tout en bas de l’échelle, j’ai suivi les formations internes proposées, j’ai également suivi des cours de botanique durant 2 ans (je me suis même intéressé au latin et au grec), pour finir à un poste de management de deux équipes. J’ai gravi les échelons simplement en passant des concours, parfois le sentiment d’en avoir passé certains pour rien puisqu’à un moment on m’a bloqué, je me suis retrouvé au même niveau que d’autres qui ont gravi sans passé de concours, tant meiu pour eux. Mais bon j’ai continuer mon chemin, je n’ai jamais eu de grandes ambitions, ou la seule c’est d’être heureux avec ceux que j’aime.
Ça n’a pas été non plus un long fleuve tranquille, étant militant syndicaliste, j’ai eu parfois une cible dans le dos, des menaces de mutations, pas mal de bâtons dans les roues…
Finalement je m’en suis sorti pas trop mal, aucun des enseignants que j’ai eu lors de ma scolarité auraient misé le moindre centime sur un tel outsider. J’étais à leurs yeux un âne parmi les chevaux de courses. Peut-être est-ce pour cela que j’adore les ânes 🙂
Bref, une vie très banale, rien d’extraordinaire.

Quel rapport entre ma dys et ma vie ?
Concrètement, je ne sais pas s’il y en a, mais j’ai tendance à penser que si j’ai eu la chance d’avoir une enfance heureuse, d’être entouré dans le cadre familial et amicale de personnes que j’aime et dont je pense que c’est réciproque ont peut-être aidé à amoindrir les conséquences, car si je m’en étais tenu qu’au jugement scolaire et que mon entourage l’aurait soutenu… Je n’étais qu’un cancre effronté, pas bon à grand-chose, celui qui ne fera jamais rien de sa vie. Je pense donc que l’entourage, les rencontres amicales et professionnelles peut avoir un impact améliorant ou aggravant.

Jeune papa, j’ai adoré lire des histoires à mes enfants… Comment est-ce possible ? S’agissant de contes pour enfants faciles à retenir, je les connaissais par coeur et donc la relecture, même à haute voix était plutôt fluides.

Dyslexie et dysorthographie

En se basant sur les manifestations et répercussions décrites par la FFDYS on va se rendre compte de la particularité de ma dys, s’agit-il de dyslexie ou d’une autre forme de dys, même si j’ai été diagnostiqué dysléxique, en tout cas c’est la forme qui s’en rapproche le plus.

Manifestations

  • Difficulté à identifier les mots : S’il s’agit d’un mot que je découvre, même si j’en devine le sens, j’ai besoin de vérifier sa définition et ses usages (quand je lis, j’ouvre dans « Carnet« , app smartphone, une note sur le livre que je lis et j’y mets toutes les questions que je me pose, çà ne m’est pas pénible, j’aime faire ça).
  • Difficulté à lire sans erreur et de manière fluide : à voix haute c’est très pénible pour moi et pour l’oratoire, presque une souffrance, je bute sur tous les mots. Étonnamment, sans que cela s’explique, si je lis silencieusement, dans ma tête, c’est fluide (je ne m’explique ni pourquoi ou comment, c’est comme une musique, c’est sans doute pour cela que j’aime la poésie, pour les Haïkus c’est différent[2]). Il existe une police spéciale pour les dyslexiques. J’ai testé, elle ne m’apporte rien, comme quoi toutes les dys ne se ressemblent pas.
  • Difficulté à découper les mots dans une phrase : Je ne comprends pas cette phrase… en lecture à voix haute je découpe bien les mots, trop même, j’en découpe même les syllabes.
  • Lenteur exagérée de la lecture : à voix haute, comme je l’ai dit, c’est lent, pénible je bute sur presque tous les mots.
  • Difficulté de compréhension des textes : ça dépend ! Lorsque je lis silencieusement j’ai une bonne compréhension du texte… Sauf en cas d’écriture inclusive (point médian, point bas, ou tirets mais aussi dans d’autres fioritures), je suis obligé de relire plusieurs fois la phrase pour la comprendre, au bout deux ou trois phrase je décroche et abandonne, comme si je lisais à haute voix (pénible et insurportable). Dans le cas où on alourdit le texte en multipliant les termes masculin/féminin, s’il y en a trop, je me perds dans le texte, ceux qui mettent à tout long de texte des (tous et toutes, manifestants et manifestantes, bref la nécessité à chaque fois de préciser le masculin/féminin), me perd complètement. Des phrases très longues sans ponctuation aussi (plusieurs lignes). Par contre la féminisation des substantifs ne me perturbent pas (écrivain/écrivaine) même si parfois je trouve cela étrange pour certains substantifs « auteur » car personne ne se met d’accord s’il faut dire auteure ou autrice, j’ai lu les deux, plus étrange j’ai lu « les maires et mairesses ont défilé », pour moi maire est une fonction, et n’étant pas totalement idiot je me doute qu’il y a des femmes et des hommes, mais surtout, s’agissant d’une fonction, je me contre-fiche de savoir quel sexe il y a derrière une fonction, c’est la compétance qui m’intéresse. Mais la féminnisation des substantifs ne me dérange pas plus que cela si ça n’alourdit pas inutilement le texte.
  • Écriture lente et difficile, parfois illisible (dysgraphie) : J’étais une catastrophe pendant tout ma scolarité, j’aime écrire, j’écris beaucoup pour moi-même, à force je pense que je m’en sors pas trop mal. C’est un peu comme une gymnastique. J’ai essayé d’écrire en inclusif, j’ai fait des tentatives, des efforts, mais non, je n’arrive pas à faire les accords, ça m’est incompréhensible.
  • Nombreuses fautes d’orthographe, certaines phonétiquement plausibles, certaines aberrantes : Oui des fautes d’orthographe malgré mes efforts persistant, des phonétiques également et j’ai envie d’en ajouter une supplémentaire… Lorsqu’un mot ne me vient pas, je peux y substituer un synonyme pas forcement le plus approprié. Idem à l’oral, si je sens qu’un mot va sortir avec syllabes dans le désordre je le remplace par un autre plus simple à dire (ça se passe en une fraction de seconde dans ma tête).
  • Fatigabilité importante liée à l’activité de lecture et d’écriture : Je ne pense pas avoir de fatigabilité en lecture intérieure, pour l’écriture, je dois écrire régulièrement, comme une gymnastique dit plus haut.

Répercussions

  • Mauvaise tenue des cahiers scolaires. Sont souvent incomplets, illisibles et incompréhensibles, ce qui entraîne des difficultés à étudier les leçons et faire les devoirs : C’est tout à fait ça, sauf la difficulté d’étudier, je pense que la pédagogie de mes parents, surtout mon père, était mieux adapté et j’ai toujours aimé apprendre, si je ne faisais pas mes devoirs, par ailleurs je m’en inventais qui n’avaient rien à voir avec ce qui m’était demandé[3]. Les formations internes professionnelles m’ont aussi paru plus adaptées.
  • Difficultés de lecture et d’écriture ne permettant pas d’accéder naturellement à l’information : j’ai déjà plus ou moins répondu plus haut, j’ai beaucoup moins de difficulté que dans d’autres forme de dys.
  • Absence de goût pour lire et écrire : étonnamment, ce fût l’inverse pour moi, j’ai toujours aimé lire interieurement et j’ai pris goût à l’écriture tardivement, même si je n’ai pas une écriture d’écrivain.
  • Difficultés d’apprentissage dans de nombreuses matières (les matières littéraires sont les plus affectées, les matières scientifiques aussi peuvent l’être de par les difficultés de compréhension des énoncés.) : Si j’avais un sérieux retard sur certaines matières (géo, histoire, etc.) je me maintenais en sciences naturelles, on dit SVT maintenant, et j’étais plutôt en avance sur les maths… Bon au sport j’ai toujours été au top, mais c’est une matière qui paraît-il compte peu.
  • Problèmes de compréhension des sujets écrits aux examens, de la production d’une copie lisible et correctement orthographiée, et du temps mis pour l’écrire : J’ai toujours douté sur mes productions écrites, sans que cela me traumatise.
  • Résultats scolaires pas à la hauteur des efforts fournis : très disparate, à part pour les math, très bonnes notes, SVT dans la moyenne, tout le reste oscillait entre 0 et 5 sur 20. au sport j’étais au top, mais bon…
  • Scolarité plus difficile avec risque de redoublement, interruption de la scolarité ou orientation vers une formation moins ambitieuse que ses capacités intellectuelles seraient en droit de lui autoriser : on peut le dire comme ça, scolarité compliquée, orientation d’office décidé par l’éducation nationale.
  • Difficulté à gérer des situations où il est nécessaire de lire ou d’écrire (CV, petites annonces, tests d’embauche …) : là aussi je trouve que je m’en sors pas trop mal.
  • Fragilisation psychologique : Pas me concernant, mais peut-être est-ce dû au fait d’avoir toujours été bien soutenu par mes parents, bien entouré par mes copains, sans tabou, sans jamais se sentir jugé…
  • Estime de soi diminuée : Je ne sais pas.

On constate que les dys c’est compliqué et très varié.

Maintenant que je suis adulte, en fin de carrière et faisant le point sur ce que je suis aujourd’hui. Ce qui  a contribué à ce que je suis, est la combinaison de plusieurs facteurs :

L’entourage familial, les potes (je ne me suis jamais senti isolé), unefamille et des potes exeptionnels, des collègues de travail avec qui je me suis généralement bien entendu… Mes potes n’étaient pas les premiers de la classe, ni des fayots et pourtant loin, très loin d’être idiots, dotés d’une intelligence que le système scolaire ne sait pas capter (pas la faute des enseignants mais du système scolaire), dommage on perd des compétences dès l’enfance.  Le fait aussi que depuis l’enfance j’ai toujours été considéré comme une pipelette malgré mes fautes d’élocution, être bavard est une bonne chose pour un dys sauf à l’école (en classe, passe son temps à bavarder, perturber, quand il ne contemple pas le paysage par la fenêtre) sans être un grand extraverti, je n’ai pas été un introverti.

Deux enseignants, l’un en 6è/5è qui un jour m’a dit : si tu ne faisais pas autant de fautes de grammaire, conjugaison, d’orthographe, tu aurais d’excellentes notes de français car tu as beaucoup d’imagination, plus que beaucoup, je sais que tu lis, continue de lire et surtout essaie d’écrire (le plus beau et unique compliment que l’on m’ait fait à l’école, et c’est de là que m’ait venu le goût de l’écriture, tant bien que mal), puis un autre en CET qui a fait le nécessaire pour me faire passer des classes CAP à celles BEP dès le début d’année (Tu n’as rien à faire ici, il faut que tu passes sen BEP). J’ai envie d’en rajouter une troisième, une enseignante dont je n’ai jamais été dans sa classe et qui savait que je n’étais pas l’élève idéal, tout se sait dans une école primaire, et pourtant… Lors des récréations ou à l’extérieur (elle habitait le même quartier) quand je la croisais elle est toujours venu vers moi, me parler, des mots gentils… J’ai toujours ressenti de l’affection de sa part, me sentir aimer par un enseignant, et moi aussi j’ai sympathisé avec elle, j’aimais lui parler… Je la nomme, c’était Mme Rousseau du CE1.

Le sport, j’ai fait du karaté très jeune dans une école très traditionnelle où nous faisions aussi de la méditation, des katas sous la neige (plus le temps était pourri, plus nous étions dehors), puis à 18 ans j’ai fait du Full-contact (boxe américaine appelé aussi kick-boxing) pour en devenir prof quand j’étais adulte, du moto-cross de 14 à 19 ans, et beaucoup joué aux échecs… cela m’a apporté beaucoup, prendre du recul, ne pas stresser, être posé et calme.

Voilà, ce long billet se termine, j’espère vous avoir éclairé sur la diversité des dys, que ce n’est parce que l’on est opposé à l’écriture inclusive que l’on est sexiste, patriarcal, machiste. Désolé, mais c’est un fait ! et je pense que c’est valable pour tous les autres qui ont une dys plus complexe que la mienne et qui n’ont peut-être pas la même possibilité d’expression.

Si j’ai croisé de vrais cons parmi les enseignants je ne leur en veux pas, ils n’étaient pas informés à l’époque sur les dys (moi-même je ne savais pas que j’étais dys), et aujourd’hui, s’ils sont mieux formés, ils font de leur mieux dans un système scolaire qui n’est pas adapté aux différences mais plutôt dans l’uniformité. Il faut rentrer dans le moule.

Si vous avez vous-même un enfant dys, il faut savoir être patient, à l’écoute et ne jamais douter de ses compétences.

Hééé Sima, je suis un magicien ! Que dirais-tu si d’un coup de baguette je t’enlève ta dys ?
Bah… J’aimerais tant lire à haute voix comme d’autres le font et que j’aime écouter… Mais non, ma dys et moi on vit ensemble depuis tant d’années et je pense qu’elle m’a apporté aussi de bonnes choses comme savoir bien m’entourer, vite repérer les gens qui ne m’intéressent pas, j’ai donc rarement été déçu… Non merci, je garde ma dys. je peux comprendre que ce ne soit pas pareille pour d’autres dys.

PS: Moi et mes potes, nous nous disons, que nous nous en sommes pas trop mal sorti.

Pour finir je vous invite à lire l’article « Des essais avec Open-dyslexic » accompagné d’une vidéo que j’ai mise ci-dessous, sur « Restez Curieux« . Cyrille Borne est un enseignant que je suivais déjà sur son blog historique, j’espère qu’il ne m’en voudra pas pour ce que j’ai dit des enseignants.

Cadeau: une chanson de Buzy « Dyslexique ».

Le billet Les aventures de Sima – Dyslexique et autres dys est apparu en premier chez Sima78.

Note(s)

  1. ^ Définition par Cdl#ironème:
    c’est un jeu de mots, mais reposant sur:
    – certaines figures préférentiellement,
    – une vocation poétique & imaginaire,
    – une fréquence, une itération,
    – une prétention de rupture discursive (c’est un anti discours),
    – un horizon de composition d’un autre monde, le monde d’à côté,
    – une certaine retenue pour éviter les gros effets,
    – une recherche d’économie linguistique (on réduit l’ironème à sa plus brève expression).
    Ébauche, épure, esquisse poétique de subversion langagière.
    https://framapiaf.org/@etienne_cdl/2831975
  2. ^ Quand je lis un haïku je ne le ressens pas comme un poème, même si je sais que c’est poétique. Je le ressens comme une photographie artistique, un instantané saisi, un instant d’un présent figé, avec en plus des ressentis de son, de lumière, d’odeur… . Exemple d’un classique de Bashô : Ah ! Le vieil étang, Une grenouille y plonge, Le bruit de l’eau.
  3. ^ Pour exemple je me souviens qu’alors nous avions eu un devoir de trains se déplaçant de gares en gares, sa vitesse, nous venions d’apprendre à calculer la vitesse, le temps… Dès rentré chez-moi j’ai jeté mon cartable au fond de ma chambre, rien à foutre du cahier de texte et des devoirs, et j’ai ouvert une encyclopédie pour connaître la circonférence de la terre au niveau de l’équateur et calculer la vitesse de rotation de notre planète en km sur 24 h, vitesse qui me parut pharamineuse, puis la vitesse de notre planète autour du soleil en un an en km/h. Ça me semblait tellement vertigineux que je suis allé voir mon père avec mes calculs.

Premier sang d’Amélie Nothomb

Premier sang – d’Amélie Nothomb (08/2021)

EAN : 9782226465382
180 pages
Éditeur : Albin Michel

Couverture du roman « Premier sang » d'Amélie Nothomb aux éditions Albin Michel, avec une photographie en noir et blanc de l'auteure entourée de couteaux pointés vers elle, et le titre en rouge.

Amélie Nothomb, « Premier sang », éditions Albin Michel – Prix Renaudot 2021 : une couverture dramatique en noir et blanc où l’auteure elle-même pose, entourée de lames menaçantes, pour ce roman consacré à la figure de son père.

Dans ce roman, Amélie Nothomb nous fait la biographie de son père, du moins d’une partie de la vie de son père récemment décédé.

Cela commence par le traditionnel « flash back » où nous le découvrons à l’âge de 6 ans, orphelin de père sans pour autant susciter l’intérêt de sa mère, choyé par ses grands-parents maternels, son grand-père décide pour l’endurcir de l’envoyer durant les congés d’été dans la tribu des Nothomb.

Et c’est bien d’une étrange tribu dont il s’agit son grand-père paternel, imbu de sa personne et persuadé d’être un grand poète laisse les enfants abandonnés à leurs sorts ; mal nourris, les laissant quasiment mourir de faim, mal vêtu, mal chauffé. Ses cousins et cousines se comportent comme de vrais sauvages et pillent ses bagages dès son arrivée. Patrick, malgré ces conditions infernales et mal adapté à ce mode vie va pourtant finir par l’aimer et demander à y retourner aux prochaines vacances de Noël où il aura pour cadeau les œuvres de Rimbaud malgré son jeune âge.

Quelques étapes sont vite balayées, celle où il est jeune adulte et présente son épouse aux Nothomb, puis jeune papa et enfin quand il est envoyé Congo comme tout jeune diplomate. Amélie nous emmène dans la partie tragique du récit.

À peine arrivé et nommé consul à Stanleyville (actuel Kisangani), en pleine période de rébellion il est pris en otage. La ville est transformée en camp de rebelles dirigés par l’auto-proclamé Président Gbenye, ville où toute la population est prise en otage.

Patrick, par ses compétences d’ouverture à la discussion, par des jeux de palabres parvient à sauver sa vie et quelques exécutions. Lui que son handicap interdit toute vue du sang qui le fait s’évanouir, il sera parfois le témoin impuissant d’exécutions. Il sera lui-même finalement conduit pour son exécution, il sera épargné in extremis par Gbenve juste avant l’intervention des parachutistes belges le 24 novembre 1964.

Dans cette courte biographie on y retrouve tout le style d’Amélie Nothomb, le parfait équilibre entre le tragique les pointes d’humour et la touche de légèreté.

La joie de donner gout a la lecture

La joie de donner goût à la lecture

Houlà, mais mon prochain billet ne devait sortir que mercredi prochain, tant-pis, c’est Noël et je suis content!

Le lendemain de Noël je reçois un coup de fil et…

– Non mais là, Sima, reprend tout depuis le début, sinon personne ne va rien comprendre !
– Ok, je fais donc un « flash-back »

Retour en arrière…

Pour les vacances de cet été nous n’avions pas fait de réservation, l’incertitude à la situation sanitaire, frontières fermées ou pas, bref nous n’avions rien prévu.
finalement les frontières sont ouvertes, juste besoin du pass sanitaire, mais pas de location, pas d’anticipation, rien de prévu.
C’est alors qu’une amie bolivienne m’appelle et me dit :

Sima, je pars pendant cinq semaines en Bolivie avec mes filles, mon appartement est grand et vide, si tu veux tu peux y venir, il y aura juste ma sœur deux jours par semaine qui occupera ma chambre, mais il reste suffisamment de place pour vous, il reste trois chambres de libres.

D’accord, mais est-ce vraiment possible ? Car si nous venons il y aura Ricky avec nous ?

Ouvrons une parenthèse ici : Ricky est notre chat et notre amie a une véritable phobie des chats, s’il y a un chat sur le trottoir elle en change pour ne pas le croiser.

Alors je reprécise :

Es-tu vraiment certaine ? Même avec Ricky?

Oui, l’an passé lorsque nous avions déjeuner ensemble à ta location, c’était la première fois que j’approchais de si près un chat et je l’ai même caressé un peu. Ricky fait partie de vous et il est aussi le bienvenu.

Bref, nous avons passé d’excellentes vacances, et avant de partir je suis passé dans une librairie pour lui acheter un livre que j’ai emballé dans du papier cadeaux et posé en bonne position bien visible sur l’un des meubles du salon.
Il s’agissait de « Neko Café » de Anna Sólyom la traduction française est « Derrière la porte du café des chats ». Je ne vous fais pas le résumé du livre, ce n’est pas le sujet et Iceman l’a très bien fait dans « Littérature – Derrière la porte du café des chats d’Anna Sólyom (2020) »

Donc quelques mois ont passé et nous en étions donc là quand le lendemain de Noël je reçois un coup de fil :

Salut Sima, meilleurs vœux et patati et patata… (Je ne vais tout de même pas vous retransmettre toute notre discussion mais juste ce qui est lié au titre du billet). Tu sais Sima, je ne lis jamais, pourtant mes sœurs et mon père lisent beaucoup, mais moi jamais et lorsque j’ai découvert ton livre, dans un premier temps je me suis dis que je ne le lirais pas… Puis j’ai lu et relu la carte que tu m’avais glissé dans le livre et qui disait « Tu as caressé Ricky il s’est laissé faire, un contact s’est lié, ce livre peut-être te réconciliera-t-il avec les autres chats et qui sait ? Peut-être en adopteras-tu un ? Bonne lecture ! ». J’ai donc commencé la lecture sans pouvoir m’arrêter jusqu’à la fin, moi qui ne lis jamais et j’ai adoré l’histoire. Cela m’a donné envie de lire d’autres livres et me suis inscrite à la bibliothèque où j’ai emprunté des livres. Si tu as des suggestions, je suis preneuse !

Je lui ai suggéré « Ha llegado el momento de volver a encender las estrellas » qui est la traduction en espagnole de « Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Virginie Grimaldi.

Oui aussi un livre léger, facile à lire, plaisant, une histoire à trois voix, celle de la mère et de ses deux filles…

Méfiez-vous des livres que l’on dit léger, il faut savoir y découvrir la profondeur.

Soit, sa phobie des chats n’est pas totalement résorbée (sauf avec Ricky, bon je me la pète, il est adorable comme son maître, bon il a détruit toute la déco du sapin de Noël qu’il a aussi fait tomber, mais son maître à fait des conneries un peu plus grave dans sa jeunesse, il faut que jeunesse se fasse) alors ce qu’elle m’a dit par téléphone et lui avoir donné goût à la lecture est l’un de mes beaux cadeaux de ce Noël.

Sima78 – son Bilan 2021 et bonne année

Sima78, son Bilan 2021 et bonne année !

Ha, j’adore parler de moi à la troisième personne… Cela m’auréole d’un certain prestige.

Comme il est de coutume, je vais faire le bilan sur l’année passée.

Je vais tenter de passer en revu ma « dégooglisation« , où en suis-je vis-à-vis les autres GAFAM, qu’en est-il de la maîtrise de mes données.

Suis-je blanc comme neige dans mon comportement ? Ou y a-t-il des contradictions entre ce que ce que je souhaite être et mon comportement ?

Bilan.

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J’ai profité de changer de serveur pour passer sous Yunohost si au tout début alors que je découvrais les nouveautés j’ai eu quelques soucis pour migrer mon blog depuis mon ancien serveur, là, tout fonctionne normalement… Quelques petits bugs dus à la jeunesse de Yunohost, mais cela me convient et il s’agit vraiment de gogues mineurs.

Le blog est toujours sous Dotclear, j’y suis fidèle. Je suis pour la diversité des CMS, ne pas rentrer dans l’uniformité des blogs.

J’utilise un « template » très peu personnalisé, par paresse ; le moins possible de plugins.
Je n’ai pas d’outil d’analyse, c’est un choix, alors qu’il fût un temps où j’utilisais Piwik.

Depuis septembre, le passage définitif sur le nouveau serveur, je tiens la cadence d’un billet par semaine, ce qui est un exploit. Depuis la thématique a également évolué, je parle moins de logiciel libre, moins de tutoriels. Si je souhaitais à la création de ce blog un espace impersonnel, depuis septembre, un peu avant même, j’ai décidé de le rendre plus personnel, plus intime, un blog qui me ressemble plus… Même si je l’avoue, je ne me lâche pas encore dans mes billets, une certaine pudeur persiste, voire parfois de l’autocensure. Tiens, l’autocensure, une idée pour un prochain billet. Cela dit, je prends tout de même du plaisir à écrire et me suis jamais retrouvé dans l’angoisse de publier à tout prix un billet, je suis assez pragmatique, la semaine où je n’aurais pas de sujet, je ne publierai pas.

Je n’ai pas énormément de commentaires, ce doit être proportionnel au nombre de visiteurs. Là où j’ai le plus de commentaires, c’est dans les indésirables. Mon blog est plus visité par les Bots que par les humains. 🙂 Par contre, étrangement j’ai plus de mails perso concernant mes billets.

Mon serveur – Auto-hébergement

J’avais une vielle machine de récupération qui me servait de serveur sous Debian. Madame Sima en avait assez de l’entendre ronfler à longueur de journée, il faut reconnaître qu’il faisait beaucoup de bruit et même les démontages mensuels pour le dépoussiérer n’avaient plus d’effet. Nous avons investi sur un petit pc, sans ventilateur, disque SSD et qui consomme beaucoup moins. Il est vrai que depuis, nous n’avons plus besoin de monter le volume de la télé pour suivre une émission.
Il est sous Debian avec la couche Yunohost. il héberge ce blog, mon Nextcloud, un pad, un Peertube.

Si mes contacts et mon agenda sont bien auto-hébergés, je n’ai jamais souhaité en faire autant avec la messagerie.
Seul regret, Geneweb que j’utilisais pour la généalogie ne fait pas partie des applications Yunohosts, je vais devoir installer Webtrees en attendant. Je pourrai très bien l’installer à la « mano » mais pas certains que cela soit compatible avec les mises-à-jour de Yunohost et je tiens à garder une certaine cohérence sur mon serveur.

Sima78 – les GAFAM et le web

Les années précédant j’avais déjà publié des billets sur le sujet, ce début d’année 2022 est l’occasion de faire un point.

Smartphone

Toujours sous androïd, j’ai déactivé et/ou enlevé tout ce que j’ai pu. J’utilise F-Droïd et principalement des applications libres.
Il faut dire que j’utilise mon smartphone de façon très basique et j’ai donc besoin de peu d’applications. Il me sert essentiellement à téléphoner, envoyer recevoir des messages sous des formats variés, synchroniser mes contacts et agenda et à me donne l’heure me réveiller le matin aussi.

Les applications :

  • Brave pour la navigation web (oui je sais, ils ne sont pas clairs concernant leur licence).
  • Silence
  • Signal
  • Telegram
  • Element
  • Tusky
  • Tâches
  • Carnet
  • Nextcloud (client)
  • KeePassDX
  • VLC
  • Une calculatrice
  • PDF Viewer
  • Editor (éditeur texte)
  • Sudoku
  • DroidFish

Je n’utilise pas mon téléphone pour les mails car j’ai de nombreuses messageries et n’ai pas envie de les configurer, je me rends compte que ça ne me manque pas.

Passer à LineageOS me tente surtout depuis qu’à Root66.net plusieurs téléphones d’adhérents ont sauté le pas et que ça fonctionne bien. Affaire à suivre.

La nuit je le mets en mode « avion ».

Réseaux sociaux – Communication – Groupes

Je n’ai pas de compte Facebook ni Twitter. Je vais juste sur Mastodon. J’avais un compte dans la framasphère que j’ai laissé mourir.
La majorité de mes contacts et groupes est répartie sur deux réseaux, Signal et Telegram. Ce qui est intéressant c’est qu’une grande partie de ceux arrivés sur Telegram sont des personnes qui ne voyaient que par WhatsApp. Très peu de personnes sur Element, dommage, je trouve que c’est un bon réseau.
Les notifications des groupes, qu’ils soient sur Signal ou Telegram sont désactivées.
Je ne suis pas un addict aux réseaux sociaux, je préfère le mail, Signal, Telegram, Element.

Messagerie

Comme je l’ai dit plus haut, elle n’est pas auto-hébergée.

J’utilise plusieurs adresses mails, par thématiques : la mienne (prénom et nom), celle de Sima78, une pour mes échanges politiques et revendicatives, et quelques autres poubelles (achats, obligation de valider par mail, etc.). Ha j’allais oublier, et celles fournies par mon FAI.

J’utilise comme client Gnome-Evolution, sauf sur l’un des pc sur lequel j’utilise Thunderbird.

J’échange beaucoup plus par mail sur diverses listes que par le biais des réseaux sociaux… Heu, réseau social, je suis que sur Mastodon.

Achats en ligne

C’est ici où le bât blesse.
Si j’essaie généralement de commander directement sur le site de la boutique qui m’intéresse, lorsqu’elle existe, il m’arrive encore de commander chez Amazon ou Ali-express.
J’essaie de limiter mes achats en ligne, je ne vais pas au Drive et pour le quotidien j’achète proche de chez-moi. Les livres je les achète chez un ami libraire proche de chez-moi aussi. Il faut dire que je n’ai pas besoin de faire beaucoup de kilomètres pour trouver la grande partie de ce dont j’ai besoin.

Navigation Web

J’utilise Firefox, comme moteurs de recherches j’ai par défaut Mojeek mais j’aime bien aussi SearX qui est un méta moteur, il m’arrive d’utiliser DuckDuckGo. Dire que je n’utilise jamais Google ce serait mentir, mais j’y vais le moins possible. Je vais aussi sur youtube. Je n’utilise pas Spotify et pas fan non-plus de podcast.

Je me tiens informé des blogs et site que j’aime via leurs flux RSS, non, je ne m’abonne jamais à la lettre d’information, ou très très rarement.

Ce qui m’agace :

  • Les popups qui s’ouvrent en pleine navigation et vous invitent à vous abonner. Je sais trouver tout seul le lien RSS, ou le lien abonnement si j’en ai envie.
  • Les bandeaux pour accepter ou refuser les cookies (certains ont une icône « tout refuser », d’autres il faut faire défiler, il y a ceux qu’il faut cocher cases par case pour tout refuser ou la majorité). Ça c’est vraiment le truc qui me met les nerfs.
  • Les sites où il faut soit payer, ou tout accepter pour y accéder. Je n’y vais tout simplement plus ! Dommage je suivais quelques blogs sur Canalblog, tant pis pour eux.

Cela-dit, je ne suis pas contre le fait de payer quand cela m’intéresse, (exemple : je suis abonné à Médiapart entre autres).

Sima78 et le reste.

Le Taf
Je suis Linux et utilise que des logiciels libres, donc du tout libre, enfin, je l’étais totalement jusqu’à l’arrivée de la COVID. Nous sommes sous Renater mais beaucoup de responsables ont organisé des visioconférences via Zoom, puis ont m’a obligé à avoir un compte Teams alors qu’on s’en est toujours passé avant et on travaillait pas moins bien. Alors que j’utilisais Dolibarr depuis des années pour la gestion et que ça fonctionnait très bien, il y a eu un marché public et j’ai dû installer Citrix pour accéder à la plate-forme de gestion.

Mon smartphone pro est totalement sous Android, pas de F-droid… Il est toujours éteint en dehors de mes heures de travail, tout comme je ne vais jamais sur ma messagerie pro lorsque je ne travaille pas.

Dans mon service il y a certains PC sous Linux, mais je ne donne pas longtemps avant qu’ils passent tous sous Windows.

Au quotidien
Tous nos PC sont sous Linux, sauf celui de mon fils, il n’a pas le choix l’école lui impose certains logiciels propriétaires.
Cela fait déjà longtemps que je ne dépanne plus les amis ou voisin qui ont des problèmes avec leur PC sous Windows. J’avais écrit un billet sur le sujet : Je ne suis pas le gentil gars qui s’y connaît en informatique.

L’associatif
Je suis adhérent à Root66.net, je contribue avec mes modestes connaissances à la promotion du logiciel libre, en tenant des permanences, en faisant des présentations publiques, en participant à des réunions – cinés-débats – forums, en proposant des formations d’initiation à la ligne de commande, etc.
J’y prends vraiment du plaisir et y fait de belles rencontres.

Divers
Mes contributions financières pour l’année 2021 : Wikipédia, La Quadrature du Net, Framasoft, APRIL. Chaque année le nombre de soutiens et les montants varient en fonction de mes moyens, l’année 2021 a été un peu difficile.

Jeux, je ne suis pas gamer, à part les jeux de plateau en famille. Sur PC je n’ai jamais été très gamer à part des jeux FPS, je me fais de temps en temps un AssaultCube contre la machine ou en réseau.

Je pense avoir fait le tour du bilan 2021, je ne suis pas totalement « dé-gafamisé » mais j’avance…

Lecture : Alors que depuis juillet 2016 à fin décembre 2020 je lisais en moyenne presque 3 livres par mois, j’avais fait la moyenne (2,83/mois)… Pour cette année 2021 je n’ai lu que 15 livres, a peine plus de 1 par mois.

Pour cette nouvelle année, je vous ai écrit votre chiffre porte-bonheur! photographiez-le et regardez-le dans un miroir… Je me suis appliqué pour vous!

Séquence de chiffres stylisés « 9679111 » en typographie noire sur fond blanc, conçue comme un ambigrame révélant un message surprise lorsqu'on la regarde dans un miroir.
Création graphique originale de Sima78 – Un ambigrame astucieux jouant sur la symétrie des chiffres pour dissimuler un message personnel, lisible uniquement par réflexion dans un miroir.

Le billet Blog – Sima78 et son Bilan 2021 et bonne année est apparu en premier chez Sima78.

Tuto – Gnome-Evolution 4-4 Taches

Tuto – Gnome-Evolution 4/4 Tâches

Passons donc à la configuration de notre liste de tâches sous Gnome-Evolution.

Nous avons vu :

Nous continuons la synchronisation avec le « Cloud » Nextcloud.

4/4 Les Tâches sous Gnome-Evolution

Vous pouvez l’utiliser tel quel mais dans ce cas il sera sur votre PC et pas synchronisé, mais il est déjà fonctionnel.

Liste de tâches locale

Vous souhaitez synchroniser avec une liste de tâches existante sur un cloud.

Vous devez ajouter une nouvelle liste de tâches.
Pour cela allez dans Nouveau > Liste de tâches comme sur l’image ci-dessous.

Ajout liste de tâches

Dès lors une fenêtre s’ouvre avec plusieurs choix, comme pour l’agenda :

Choix type liste de tâches

Pour synchroniser depuis un Nextcloud

On sélectionne donc Type > CalDAV

Configuration CalDAV tâches

Allez sur les trois petits points « . . . » du nom de votre liste de tâches (ici « Personnel »)

Menu liste de tâches

Puis cliquez sur « Copier le lien privé »

Copie lien privé tâches

Retour sur la liste de tâches de Gnome Evolution

Collez le lien privé au niveau de > URL :

  • Donnez un nom à votre liste de tâches, une couleur.
  • Utilisateur : votre login Nextcloud.
  • Adresse électronique : optionnelle
  • Puis cliquer sur « Valider »

Une fenêtre va s’ouvrir, vous avez juste à mettre le mot de passe de connexion à votre Nextcloud puis valider.

Authentification Nextcloud tâches

Voilà, c’est fini vous avez ajouté une liste de tâches.

Liste de tâches ajoutée

Vous pouvez en ajouter d’autres en recommençant les étapes comme vu depuis le début.

La série Gnome-Evolution est terminée. Je ne ferai pas de tutoriel concernant les mémos car j’utilise une application à part appelée Carnet, via Nextcloud, synchronisée avec mon smartphone.

J’espère que cela vous aura été utile.

L’article Tuto – Gnome-Evolution 4/4 Tâches est apparu en premier chez Sima78.

Tuto – Gnome-Evolution 3-4 Contacts

Tuto – Gnome-Evolution 3/4 Contacts

Passons donc à la configuration de notre carnet d’adresses sous Gnome-Evolution.

Nous avons vu :

Nous continuons la synchronisation avec le « Cloud » Nextcloud.

3/4 Les Contacts sous Gnome-Evolution

Vous pouvez l’utiliser tel quel mais dans ce cas il sera sur votre PC et pas synchronisé, mais il est déjà fonctionnel.

Synchronisation carnet d’adresses cloud
Vous souhaitez synchroniser avec un carnet d’adresses existant sur un cloud.

Vous devez ajouter un nouveau carnet d’adresses.
Pour cela allez dans Nouveau > Carnet d’adresses comme sur l’image ci-dessous.

Ajout carnet d’adresses
Dès lors une fenêtre s’ouvre avec plusieurs choix, comme pour l’agenda.
Choix type carnet d’adresses

Pour synchroniser depuis un Nextcloud

On sélectionne donc Type > CardDAV

Configuration CardDAV

Ouvrez une page web et allez sur les contacts de votre Nextcloud

Allez dans Paramètres (en bas à gauche).

Paramètres Nextcloud

Allez sur Contacts puis sur les trois petits points « . . . »

Menu contacts

Puis cliquez sur « Copier le lien privé »

Copie lien privé

Retour sur le carnet d’adresses de Gnome Evolution

Collez le lien privé au niveau de > URL :

  • Donnez un nom à votre carnet d’adresses, une couleur.
  • Utilisateur : il s’agit de votre login Nextcloud.
  • Adresse électronique : optionnelle
  • Puis cliquer sur « Valider »

Une fenêtre va s’ouvrir, vous avez juste à mettre le mot de passe de connexion à votre Nextcloud puis valider.

Authentification Nextcloud

Voilà, c’est fini vous avez ajouté un carnet d’adresses.

Carnet ajouté

Vous pouvez en ajouter d’autres en recommençant les étapes comme vu depuis le début.

J’espère que cela vous aura été utile.
La semaine prochaine ce sera les tâches.

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Tuto – Gnome-Evolution 2-4 Agenda

Tuto – Gnome-Evolution 2/4 Agenda

Passons donc à la configuration de l’agenda de Gnome-Evolution c’est donc la suite du tutoriel Tuto – Gnome-Evolution 1/4 Mail.

J’ai fait le choix de montrer la synchronisation avec le « Cloud » Nextcloud parce que c’est ce que j’utilise et n’ai jamais utilisé autre chose comme Google ou autres clouds, mais ce ne doit pas être très différent.

Ou si, j’ai déjà synchronisé avec des plateformes professionnelles, mais il s’agissait d’applications « maisons ».

2/4 L’agenda de Gnome-Evolution

Dès que l’on va sur l’agenda, on y retrouve toutes les fonctionnalités de défilement ou d’affichage basiques.
Vous pouvez l’utiliser tel quel mais dans ce cas il sera sur votre PC et pas synchronisé, il est pourtant déjà fonctionnel.

Synchronisation agenda cloud
Vous souhaitez synchroniser avec un agenda existant sur un cloud.

Vous devez ajouter un nouvel agenda.
Pour cela allez dans Nouveau > Agenda comme sur l’image ci-dessous.

Ajout nouvel agenda
Dès lors que vous ajoutez un agenda, une fenêtre s’ouvre avec plusieurs choix.

Type d’agenda :

  • Sur cet ordinateur (il ne sera pas synchronisé)
  • CalDAV (pour une synchronisation depuis un cloud)
  • Google (pour une synchronisation depuis Google)
  • Météo (pour une synchronisation depuis une station météo)
  • Sur le Web (pour une synchronisation depuis un calendrier sur le Web, exemple « Agenda du Libre« )

Nom : Le nom que vous donnez à ce nouvel agenda

Couleur : la couleur d’affichage des rendez-vous et événements

Cochez si vous souhaitez que ce soit l’agenda par défaut

Si vous avez déjà une sauvegarde au format ICS, vous pouvez la charger depuis la sauvegarde.

Configuration agenda CalDAV
Exemple : Nouveau agenda synchronisé depuis un Nextcloud
On sélectionne donc Type > CalDAV
Accès agenda Nextcloud
Ouvrez une page web et allez sur l’agenda de votre Nextcloud

Clique sur les trois petits points « . . . » puis clique sur « Copier le lien privé »

Retour sur l’agenda de Gnome Evolution
Retour sur l’agenda de Gnome Evolution

Collez le lien privé au niveau de > URL :
Donnez un nom à votre agenda, une couleur.
Utilisateur : il s’agit de votre login, celui avec lequel vous vous connectez à votre Nextcloud.
Adresse électronique : optionnelles
Puis cliquer sur « Valider »

Fenêtre de connexion Nextcloud
Une fenêtre va s’ouvrir, vous avez juste à mettre le mot de passe de connexion à votre Nextcloud puis Valider.
Agenda ajouté
Voilà, c’est fini vous avez ajouté un agenda.
Ajout d'autres agendas
Vous pouvez en ajouter d’autres en recommençant les étapes comme vu depuis le début.

J’espère que cela vous aura été utile.
La semaine prochaine ce sera les contacts.

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Tuto – Gnome-Evolution 1-4 Mail

Tuto – Gnome-Evolution 1/4 Mail

J’avais écrit un billet sur comment mettre un script pour une citation aléatoire en signature, encore faut-il utiliser Gnome-Evolution.

Je vais donc publier une série de quatre billets dédiés à Gnome-Evolution. Ils s’adresseront à tous mais plus particulière à ceux qui découvrent Gnu-Linux et recherchent un remplacement à leur habituel Outlook. Sous Linux, ce n’est pas la seule application du genre, il existe également Kmail sous KDE, et très certainement bien d’autres.

Comme un croquis vaut qu’un long discours, il y aura beaucoup de prises d’écran limitant le texte à son minimum nécessaire.

Gnome-Evolution.

On commence par l’installer :

sudo apt install evolution

1/4 Le mail de Gnome-Evolution

On va chercher l’icône et on le lance.
Lors de son premier lancement une fenêtre de bienvenue s’ouvre pour commencer à configurer la messagerie.

Il vous suffit de cliquer sur « Suivant »

Restaurer à partir d’une archive.
Si vous avez utilisé Evolution sur un autre PC, ou suite à une réinstallation et vous avez des archives, vous pouvez les restaurer via cette fenêtre, sinon…

Cliquer sur « Suivant »

Identité.
Nom complet : votre prénom et nom, ou votre pseudo, ou autre…
Adresse électronique : l’adresse mail que vous configurez.

Exemple :
Nom complet : Jean Trousso
Adresse électronique : jean.trousso@fai.com
Donnera lorsque vous écrirez : Jean Trousso <jean.trousso@fai.com>

Informations optionnelles, vous pouvez laisser vide, c’est si vous souhaitez que les réponses arrivent sur une autre adresse mail, ajouter un nom d’organisation, association… Mettre des adresse mails en alias…

Cliquer sur « Suivant »

Vous aurez un message : Recherche des détails du compte…
Qui prend un certain temps…

Deux possibilités :

  1. Evolution trouve toutes les informations tout seul et vous vous vous retrouvez directement à la section « Résumé du compte« 
  2. Evolution ne trouve pas et vous devez remplir les champs suivants

Réception du courrier.
Type de Serveur : IMAP (par défaut)
Serveur (exemple pour free) : imap.free.fr    port : 993
Votre nom d’utilisateur.
Méthode de chiffrement : TLS (par défaut) mais il se peut que ce soit autre chose.
Si vous ne savez pas quoi mettre, renseignez-vous auprès de votre hébergeur de messagerie pour avoir les renseignements de configuration de réception et d’envoi de message. C’est valable aussi bien pour les FAI que pour les fournisseurs tel que gmail, laposte et autres.

Cliquer sur « Suivant »

Options de réception.
Dans un premier temps vous pouvez laisser tout par défaut.

Cliquer sur « Suivant »

Envoi du courriel.
Remplissez le champ « Serveur » et « Port ».

Cliquer sur « Suivant »

Résumé du compte.
Nom : ce que vous voulez, c’est uniquement pour vous (adresse mail, votre nom, ou autre) c’est le nom que portera votre messagerie dans Evolution.
Et vous avez le résumé de ce que vous avez rentré.

Cliquer sur « Suivant »

Terminé.
C’est fini !

Cliquer sur « Appliquer »

Requête d’authentification pour les courriels.
Tapez votre mot de passe
Laissez la case « Ajouter ce mot de passe à votre trousseau » , dans le cas contraire vous devrez retaper votre mot passe pour les réceptions.

Cliquer sur « Valider »

Boîte de réception
Voilà ! Vous allez retrouver votre messagerie sur Gnome-Evolution.

Vous souhaitez configurer une autre messagerie supplémentaire.
Allez dans : Nouveau > Comptes de messagerie

Puis recommencez les étapes comme depuis le début

Quelque chose c’est mal passé ou vous souhaitez affiner la configuration (signature, ajouter une clé GnuPG…) :
Clique droit sur le nom de la messagerie > Propriétés
Avec le menu de gauche vous pourrez modifier les données ou simplement compléter, signature (voir le billet…), ajouter clé de GnuPG, etc.

J’espère que cela vous aura été utile.
La semaine prochaine se sera l’agenda.

Quoi Sima, dans une semaine! C’est long!!!
Oui, s’il faut 5 minutes pour configurer la messagerie, il m’a fallu plus de temps pour faire le tuto.

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Recette de la Paella Valenciana – Non il n’y a pas chorizo

Recette de la VRAIE Paella Valenciana. Non, il n’y a pas chorizo.

Un sujet qui me tient à cœur. C’est un cri !

La Paella n’est pas un plat national, seul Franco l’a souhaité comme tel, il s’agit d’un plat régional.
Un plat de la région de Valence, la Paella est Valenciana.
Voyons ce que l’on voit dans une Paella en France : des moules, des crevettes, du chorizo…

Bref rien à voir avec la Paella Valenciana !

Vous saurez tout ou presque sur la Paella.

Paella valenciana au riz safran avec haricots verts et légumes, en cours de cuisson dans une grande poêle à paella noire sur feu de bois.
Paella valenciana traditionnelle – Riz au safran, haricots verts plats et garnitures mijotant dans la poêle caractéristique, selon la recette originaire de la région de Valence, en Espagne.

Moi Sima, j’adore avec du chorizo.
Ha non ! C’est de la provocation, une profanation !

Alors qu’est-ce que la Paella ?

Il s’agit comme je l’ai dit d’un plat régional et donc les ingrédients ne peuvent être issus que de cette région et à condition de respecter les ingrédients de bases.

La Paella est Valenciana !

Il s’agit d’un plat de terre, donc pas de fruits de mer, mais pas non-plus de charcuterie donc surtout pas de chorizo !

Un Espagnol qui voit du chorizo dans une paella, c’est comme si un Français va dans un restaurant espagnol, voit qu’à la carte il y a du cassoulet, et que ce dernier est servi avec des saucisses de Strasbourg, ou une truffade au camembert, un bœuf bourguignon auquel on ajoute de jambon de Bayonne… du chorizo dans la Paella est une aberration et il n’y a qu’en France qu’on en met ! Et on en voit partout (les surgelés, les boîtes, les cuisines de super marché et dans les restaurants… Parfois en Espagne dans les restaurants attrape-touristes.

Bien d’Intérêt Culturel Immatériel

La Paella ne peut avoir une D.O. « Denominación de Origen » (équivalent de l’AOP en France) car il ne s’agit pas d’un produit mais d’une recette, le moyen de protéger cette recette a été de la déclarer « Bien d’Intérêt Culturel Immatériel« , par contre le riz bomba Valenciano à sa D.O ainsi que le safran.

Le Diario Oficial (journal Officiel) de la Generalitat Valenciana a publié le mardi 9 novembre 2021 (écrit en Valenciano) le décret déclarant la paella valencienne comme Bien d’Intérêt Culturel Immatériel, dans lequel ce plat emblématique est décrit comme « l’art d’unir et de partager« .

Le décret a été approuvé vendredi 29 octobre 2021 en séance plénière du Consell de València après que le conseil municipal de València ait fait cette déclaration. « La paella est un symbole de l’identité du territoire valencien« , (…), « Aujourd’hui, la paella n’est pas seulement un plat, mais le fait de sa préparation en fait un phénomène social » a déclaré la vice-présidente, Monica Oltra, lors de la conférence de presse.

L’ADN de la paella d’après le chef Rafael Vidal

Aceite, arroz, tomate, pollo, conejo, ferradura (o bajoqueta), garrofó, agua, sal y azafrán. Y con el fin de no ofender a nadie, añadí una coletilla con aquellos productos propios de una zona concreta.

Huile, riz, tomate, poulet, lapin, haricots plats, garrofó (haricots de Lima), eau, sel et safran. Et pour n’offenser personne, j’ai mis une liste avec ces produits d’une zone spécifique.

Sa base est donc ces 10 ingrédients

À ces dix ingrédients, on peut en ajouter, à condition qu’ils soient régionaux et en relation avec une tradition locale de la Région. Par exemple à Benicarló il est accepté de l’artichaut (il s’agit de petits violets coupés en deux), plus à l’intérieur des terres avec des escargots et petits violets… à l’Albufera, là où il y a les rizières, le canard peut remplacer le poulet, mais même là, c’est rare.

Vous souhaitez une Paella de la mer, optez pour une Paella de Marisco, vous y trouverez des encornets, des coques, du poisson, des crevettes, mais pas de viande… et peu de chance pour les moules…

Bref, la Paella est un plat traditionnel, régional avec quelques exceptions et variantes locales de la région. On la consomme le midi, jamais le soir, sauf à de  très rares exceptions.

La Paella végane, avec des légumes régionaux me choque moins et à mon avis plus acceptable qu’une paella avec une rondelle de chorizo. J’explique plus bas pourquoi on ne met pas de chorizo.

La Paella au mélange de fruits mer (moules, gambas, lapin, poulet et le tutti-quanti), c’est ce qu’on appelle une paella mixte, la paella des touristes, pas celle que mangent les Valencianos et à moins de manger vraiment dans un restaurant pourris, attrape touristes, il n’y a jamais de chorizo !

Alors, ça vous dit une choucroute avec des moules et du chorizo ? Ça peut être très bon, mais est-ce vraiment de la choucroute ? Celle d’Alsace ?

Alors comme je suis bon Prince, je vous donne…

La recette originale de la Paella Valenciana.

Les ingrédients pour 10 personnes

  • 1,2 kg Poulet : cuisses, hauts de cuisses, ailes et même la carcasse découpée. Salez votre viande.
  • 0,8 kg Lapin : soit environ un demi lapin coupé dans le sens de la longueur, salé.
  • 0,6 kg Haricot vert plat : appelé « ferradura » en Valencien, coupés en deux ou trois.
  • 0,4 kg Haricot blanc plat, Garrofó en Valencien, Garrofón en Castillan : « haricot de Lima » ou à défaut, « haricots de Soissons » qui est le plus proche.
  • 240 g Tomate : environ 2 grosses tomates que l’on coupe en deux et que l’on râpe pour ne garder que la pulpe et le jus
  • 40 brins de Safran : AOC de Valencia ou « De la Vera »
  • 1 kg Riz rond : AOC de Valencia, riz Bomba d’Albufera, mais absolument du riz rond et court, pas de riz long.
  • 3,5 dl Huile d’olive : AOC de Valencia, ou toute huile Extra méditerranéenne
  • 3 l Eau
  • 80 g Sel : blanc et fin

Ingrédients optionnels

  • 5 petits artichauts violet dont vous aurez enlevé les feuilles le plus dure, coupés les pointes dures et coupés en deux
  • 2 poignées d’escargots, il ne s’agit pas de petits gris mais des escargots que l’on ramasse après une averse dans la montagne sur l’anis, le romarin sauvage.
  • il peut y envoir d’autres en fonction des localités Valenciennes.

Note : vous remarquerez que votre riz, parfumé au safran sera jaune pâle et non jaune foncé… Certains, pour le foncer un peu plus ajoute une cuillère à café rase de « pimiento dulce » (poivron rouge en poudre), en France c’est ce qui correspond au paprika. D’autres mettent carrément du colorant… C’est pas bien !

Matériels
Ce qui est bien, c’est d’avoir un brûleur au gaz d’au moins deux feux pour paella, l’idéal c’est au feu de bois, le top c’est quand il s’agit de bois d’orangers.

Brûleur à gaz pour paella à triple couronnes concentriques en fonte noire, avec raccord de gaz orange, sur fond blanc.
Brûleur à gaz triple couronne pour paella : sa structure en fonte avec trois anneaux concentriques assure une diffusion homogène de la chaleur sur toute la surface du plat.

Cuisson

vous avez de la chance, vous avez un brûleur deux feux ou vous pouvez le faire au feu de bois.

  • Allumez le feu du centre, au feu de bois concentrez sur le centre de la paella.
  • Au départ on va chauffer plus le centre.
  • Faites chauffer l’huile d’olive, quand celle-ci est chaude, avant qu’elle se mette à fumer.
  • Faites revenir la viande de manière à bien la dorer. Elle va accrocher, ce n’est pas grave, au contraire, tout cela sera déglacé.
  • Réservez la viande en cercle sur les bords de la paella pour qu’elle ne cuise plus.
  • Ajoutez les haricots plats et les garrofóns. Les faire revenir légèrement dans l’huile de la viande.
  • Attention : si les haricots blancs « Garrofons » sont déjà cuits (en bocaux) introduisez-les à l’étape du bouillon.
  • Réservez les légumes sur les bords de la paella avec la viande.
  • Ajoutez la pulpe de tomate et faites réduire, jusqu’à ce que l’eau des tomates s’évaporent et que sa couleur change, elle doit brunir légèrement.
  • Mélangez tous les ingrédients délicatement à feu doux avant de passer à l’étape suivante. Pour ceux qui ajoutent du « pimiento dulce » ou du paprika, c’est le moment de le faire.
  • Après la cuisson de vos ingrédients, introduisez l’eau. Augmentez vos feux. Dès que l’eau boue…
  • Ajouter le safran et le riz dans la Paella, continuez à tout bien répartir dans la surface de la paella et baissez à petit bouillon.
  • Salez, gouttez, ajustez.
  • Quand tout est bien réparti on ne touche plus à rien, une paella ça ne se remue pas, ça ne se mélange pas.
  • Quand toute l’eau a été absorbée, coupez les feux et laissez reposer cinq minutes avant de servir.

Vous pouvez regarder la vidéo ci-dessous. Elle commence par une série de photos avant d’enchaîner sur la vidéo.
https://www.youtube.com/watch?v=OW31eUZbuyI

Vous pouvez tester avec des variantes des localités Valencianas il y en a plusieurs avec d’autres ingrédients locaux et reconnues comme « Paella Valenciana » (comme ajouter du poivron du côté d’Alicante, et pourquoi pas une Paella Végane  qu’avec les légumes locaux (peut-être travailler un peu plus le bouillon dans ce cas), mais de grâce, arrêtez avec le chorizo !

La Paella se mange à même le plat, les quarts de citron servent à en mettre, si vous le souhaitez, dans la part du plat que vous allez manger, jamais sur toute la Paella. Commandez une salade, normalement on picore dans la salade en même que l’on mange la Paella.

Le chorizo

Le chorizo vient de la Castille-et-León, plus précisément de Rioja, de Cantabria, de Ségovia, de Salamanque, d’autres régions comme la Navarre Espagnole, les Asturies, les Îles Canaries… Mais pas de la Province de Valence.

Donc le chorizo n’a rien à faire dans une Paella.

Vous l’aurez compris, le chorizo dans la paella me met en colère.

Grande poêle à paella métallique contenant une paella valenciana au riz safran avec haricots verts et légumes, posée sur des braises dans un foyer rustique en briques et fer forgé.
Paella valenciana cuite selon la tradition au feu de bois : la poêle repose directement sur les braises d’un foyer en briques, une méthode ancestrale qui confère au riz son goût fumé caractéristique et le fameux « socarrat », la fine croûte dorée du fond.

Mes livres de septembre à octobre

Mes livres de septembre à octobre 2021

Oui des livres, ceux lus depuis septembre 2021, car mon dernier billet parlait de « La grande aventure du sexe » que j’ai lu il a déjà un certain temps, lors de sa publication.

Mon avant-dernier billet dédié littérature parlait de « Antoine des Gommiers » lu fin août…

Pourtant depuis, j’ai lu.

La lecture est ma principale passion, je pourrais me passer de ce blog, d’ordinateur, de smartphone, mais pas de livre.

J’adore les livres, pourquoi j’en parle si peu ?

Principales raisons :

Lorsque je termine un livre, j’ai hâte de passer à un autre puis le temps passe et c’est à chaud que je devrais en parler.
Je vais donc essayer de faire un condensé de ce que j’ai lu, du moins de ceux qui m’ont marqué en septembre et octobre, ceux dont j’ai eu un coup de cœur.

Rire enchaînés de Thierry Beauchamp

Couverture du livre « Rire enchaîné », anthologie de l'humour des esclaves noirs américains, traduite par Thierry Beauchamp, avec une illustration en noir et blanc représentant des esclaves au travail dans les champs.
« Rire enchaîné – Petite anthologie de l’humour des esclaves noirs américains », textes réunis et traduits de l’anglais par Thierry Beauchamp, éditions Griffe / Fanugouste.

Une anthologie de l’humour des esclaves noirs américains… Car lorsque tout semble perdu, que l’on est expatrié, exploité, déshumanisé… il ne reste que l’humour pour survivre. Se moquer des blancs exploitants, de soi… Oui, même l’autodérision fonctionne. Des blagues, des contes, galéjades contés de bouches à oreilles, sources du répertoire du blues et transcrites dans ce petit livre.

Le blasphémateur et autres d’Isaac Bashevis Singer

Couverture du roman « Le blasphémateur » d'Isaac Bashevis Singer, édition française avec bandeau rouge « Prix Nobel », fond rose uni et typographie sobre.
Isaac Bashevis Singer, « Le blasphémateur », édition française – L’auteur, Prix Nobel de littérature 1978, est mis en avant par un grand bandeau rouge caractéristique des éditions ayant valorisé cette récompense.

Oui, c’est une lecture affriolante, digne des nouvelles d’Issac Bashevis Singer. Ne sommes-nous pas tous des blasphémateurs ? Le blasphème n’est-il pas libérateur ? De quoi se sentir libre après cette petite série de nouvelles. « Il savait que c’était un blasphème, qu’il souillait des instruments consacrés, qu’il était fou, mais il ne désirait plus être raisonnable. »

Combats et métamorphoses d’une femme d’Édouard Louis

Couverture du livre « Combats et métamorphoses d'une femme » d'Édouard Louis, fond blanc avec titre en noir et nom de l'auteur en rouge, éditions du Seuil.
Édouard Louis, « Combats et métamorphoses d’une femme », éditions du Seuil – Un récit autobiographique dans lequel l’auteur retrace la transformation et l’émancipation de sa mère.

Dans un roman biographique Édouard nous raconte l’histoire de sa mère. Sa mère ? Non pas seulement, avec son style d’écriture directe, sans fioriture à travers son histoire, celle de sa mère, c’est celle de la condition féminine actuelle qu’il met en exergue à l’heure où nous parlons d’égalité des sexes. L’émancipation de cette femme, cette mère, n’aurait-elle pas aussi été influencée par la réussite de son fils, homosexuel ? Rien ne le dit, mais on ne peut s’empêcher de le penser.

En finir avec Eddy Bellegueule d’Édouard Louis

Couverture du roman « En finir avec Eddy Bellegueule » d'Édouard Louis, fond rouge avec titre et mention « Roman » en noir, nom de l'auteur en grandes lettres blanches, éditions du Seuil.
Édouard Louis, « En finir avec Eddy Bellegueule », éditions du Seuil – Le roman autobiographique fondateur de l’auteur, paru en 2014, dans lequel il raconte son enfance dans un milieu ouvrier picard marqué par la violence et l’homophobie.

Oui je l’ai dit son style est implacable et spasmodique. Un roman dur, violent… «Faut les pendre ces sales pédés, ou leur enfoncer une barre de fer dans le cul.». Son enfance dans un cadre très démuni… Mère soumise, père (beau père) alcoolique qui bas sa femme, la fratrie pas bien parti et un enfant, lui, pas né comme il faudrait « un mec, un vrai mec !« . Si l’on ressent peu à peu une acceptation très timide de ses parents il y a toute la violence homophobie de ceux qui sont de son âge, ceux qui devraient être ses amis.
Édouard Louis, un auteur que j’ai découvert par ces deux livres et que je vais continuer de découvrir.

Imagine le reste de Hervé Commère

Couverture du roman « Imagine le reste » d'Hervé Commère, avec une route droite et désertique s'étendant à l'horizon sous un ciel nuageux bleu et blanc, éditions Fleuve.
Hervé Commère, « Imagine le reste », éditions Fleuve – Une route qui fuit à l’infini sous un grand ciel américain, image évocatrice d’un récit placé sous le signe du voyage, de la fuite ou de la quête identitaire.

Ça commence par l’histoire de deux jeunes, deux amis, qui tentent de s’en sortir par de petits coups, petits trafics, vol à la tire, transport de substances illicites… Jusqu’au jour où ils décident de voler le Caïd ! À partir de là Hervé Commère nous embarque à travers les chapitres dans une succession de situations à suspense inattendue… Que dire de plus d’un Polar ? Ça se dénoue qu’à la lecture.

Voilà les livres que j’ai lus et vraiment aimé ces deux derniers mois, désolé de vous les résumer très sommairement, ils méritent bien plus, j’en suis conscient. Je ne dis rien de ceux que je n’ai pas aimé.