Musique – EP éphémère – Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué (2022)
Un EP (Extented Play) dont le titre est « Éphémère » signé Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué.
L’idée de cet EP est de l’initiative de Fabien (Grand Corps Malade), suite à une discussion avec son producteur Jean-Rachid : Faire un EP avec Gaël Faye et Ben Mazué.
Quelques échanges de messages et ils tombent d’accord pour un rendez-vous le 17 avril au Studio de la Fabrique, dans le sud de la France à Saint-Rémi-de-Provence.
Le défi : 6 jours pour écrire des chansons ! Finalement il y aura 7 chansons.
Quand on connaît le succès qu’ils ont individuellement ces derniers temps on se doute qu’il ne s’agit d’un ultime CD pour se relancer, ils n’ont pas besoin de cela. Se retrouver six jours, pas un de plus pour faire des chansons, arriver les mains dans les poches et repartir avec des émotions.
Pari tenu
À l’écoute de la première chanson je fus conquis et j’ai adoré le reste. La poésie domine sur des thématiques variées plus ou moins engagées mais aussi de l’humour sur le titre « Qui a kidnappé Benjamin Biolay ? ». Habituellement, j’ai tendance sur un CD d’écouter certaines chansons et en délaisser d’autres. Ce n’est pas le cas ici, non, non ! Lorsque je mets le CD je l’écoute de la première à la dernière piste tant je les aime toutes.
Et ce n’est pas tout !
Le CD n’est pas fourni dans une vulgaire boite en plastique, il se range dans une BD (20,5 cm X 20,5 cm) de Frédéric Perrot (auteur) et Charlotte Mo (illustratrice) qui raconte cette aventure.
Bref ! Une œuvre aboutie de bout en bout du contenu au contenant.
Les titres :
On a pris le temps.
Tailler la route.
Sous mes paupières.
Qui a kidnappé Benjamin Biolay ?
La cause.
Besoin de rien.
Éphémère.
Quelques images
Éphémère couverture
Éphémère ex BD
Mon scaner n’est pas assez grand pour la double page, désolé.
Éphémère 4e de couverture
Je termine avec un lien sur le premier titre de l’EP « On a pris le temps »
Même si je n’en parle pas, depuis septembre j’ai fait des randonnées de quelques heures et là, j’avais envie de vous parler d’un bras de forêt que j’ai fait le 17 octobre.
Il s’agit d’un bras de forêt coincé au Nord par une voie ferrée et au Sud par une nationale, la largeur oscille entre 510 m et 200 m, la longueur d’Est en Ouest est de presque 5 000 m.
Ce bras de forêt est juste à l’un des bouts de la rue (à l’Est) où j’ai vécu mon enfance. Ce n’est pas là où nous jouions avec mes amis, celle de nos escapades est à 600 m au sud, bien plus étendue, immense, avec étangs, dénivelés, mares…
Alors pourquoi parler de ce bras de forêt ?
Parce qu’elle est méconnue, à un côté un peu sauvage et le restera car le lieu est mal déservie.
La particularité de ce bras de forêt.
Elle a un aspect assez sauvage, on y croise personne (pas de joggeurs, cyclistes, promeneurs…). Ou c’est très exceptionnel. À la limite, sur la partie Ouest (donc à l’Est de ma rue d’enfance), quelques personnes de la rue où j’habitais et qui viennent y promener leur chien, mais ne s’enfonce pas bien loin dans cette forêt. On peut y croiser un ou deux cueilleurs de champignons (il y en a plein, des champignons, pas des cueilleurs, hein!). Mon père y allait au moins une fois par jour (il faut dire que c’était à soixante-dix mètres de chez-nous), promener notre chien et y ramasser des champignons, des noisettes, des châtaignes…
C’est dans ce bras de forêt que j’ai vu pour la première fois des chevreuils et sangliers.
Pourquoi personne y va ?
La partie Ouest de cette forêt est longé par un mur historique et classé sauf une brèche au bout de la rue où j’ai vécu. Cette brèche c’est transformé en ouverture officielle de 1,50 m de large. Donc en dehors de ceux du quartier proche, personne ne connaît cette entrée et pas de place pour garer des véhicules à proximité.
Au Sud-Ouest de ce bras de forêt, lorsque l’on quitte la nationale pour rentrer dans notre ville la bretelle passe devant un accès forestier assez large, encore faut-il le voir, y stationner son véhicule, on peut y mettre deux à trois véhicules et c’est mal agencé. Donc personne ne s’y arrête et certainement ne le voit.
Donc comme au Nord il y a les voies ferrées et au Sud la route nationale reste l’extrême Est, à plus de 5 km, un tronçon de départementale à la sortie de la ville voisine. Là il y a un accotement qui permet de garer une dizaine de véhicules… Mais pourquoi se garer là alors qu’en faisant 3 km de plus vous trouverez plein de stationnement mieux organisés pour vous promener dans une forêt bien plus étendue avec des chemins et parcours tracés, des étangs, aires de pique-niques, etc. ? Les piétons de la ville Est ont peu de distance pour s’y rendre, mais n’y vont pas. Il faut dire que la ville est riche en parcs.
Dans cette partie Est il y a de nombreux jardins ouvriers historiques avec des cabanes fabriquées de récupérations (tôles, plastiques, cartons, etc). Et si, il y a quelques années ces cabanes de jardins étaient de vraies cabanes de jardin, aujourd’hui nombre d’entre elles sont de devenues des logis de fortunes pour des personnes n’aillant pas trouvé d’autres solutions. Et ça, ça fait peur au promeneur lambda. Allez savoir pourquoi !
Végétation dense
Un tronçon de forêt sauvage.
Non, pas si sauvage que ça, il est géré par l’ONF et je trouve que c’est même très bien géré. Les coupes sont faites sur de petites parcelles et aussitôt replantées. Je trouve que c’est assez bien fait ! Dans les replantages on y trouve les espèces attendues (chênes, châtaigniers, hêtres, etc.) mais aussi des espèces pionnières (bouleaux, noisetiers, etc.). Bref, une gestion intelligente qui se confond dans le biotope au bout de peu années.
Coupe ONF
Pas si sauvage
On y trouve quelques axes larges pour les véhicules de l’ONF, pour le reste c’est très étroit.
On y trouve des vies aussi…
On y croise rarement quelqu’un pourtant lors de ma randonnée, au centre de cette forêt, en dehors de tout sentier, je suis passé à une trentaine de mètres d’un campement. Quelques tentes, toutes fermées, les gens sont partis taffer ou se chercher de quoi subsister (il faut vraiment quitter les sentiers pour tomber dessus). Soit une marginalisation choisie et c’est tant mieux, soit imposée et c’est dramatique (en ville il y a des gens qui ont un travail qui pourtant n’ont d’autre choix que vivre dans leur voiture). Dans l’image ci-dessous on y aperçoit l’une des tentes
Tente derrière les bouleaux
Forêt fermée mais avec quelques perspectives.
Vue dégagée
En dehors des quelques chemins ONF qui ont une largeur d’environ 2,50m les autres sont de petites sentes étroites. Où se fixe votre regard, il est immédiatement coupé par une végétation dense.
Chemin Etroit 01Chemin étroit 02Chemin Etroit 03
Mais au bout de quelques kilomètres vous pouvez bénéficier de quelques rares vues panoramiques intéressantes, elles passent au-dessus des voies ferrées en contre-bas.
Littérature – L’homme peuplé de Franck Bouysse (2022).
EAN : 9782226465733
320 pages
Éditions Albin Michel
Quand on aime les histoires aux atmosphères où le froid, l’ambiance rude de la ruralité presque hostile, des personnages forts et entiers se conjuguent, on aime Franck Bouysse.
Il n’a pas son pareil pour décrire cet environnement parfois anxiogène.
Et quand on aime Franck Bouysse, on en attend forcément beaucoup.
Histoire
Un écrivain en manque d’inspiration s’installe dans une maison isolée dans la campagne près d’une ferme. Il se sent épié depuis cette ferme, parfois jusqu’à chez-lui. Qui vit dans cette ferme? Quelle histoire a-t-elle ? Lorsqu’il descend au village se ravitailler et profiter lors de rencontres pour en savoir plus il est confronté à des taiseux ou des réponses évasives voire mystérieuses.
Il va soulever de vieilles histoires nauséabondes.
Mon avis
J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, je ne saurais pas expliquer pourquoi, peut-être que je n’étais pas au plus haut de ma forme au début du livre, j’avais des maux de dos lorsque je l’ai ouvert. Toujours est-il qu’au bout de quelques pages il a su me happer et me garder jusqu’au bout mais cette histoire où le passé et le présent se confondent m’a perdu un peu sur la fin. Un changement de prénom m’a particulièrement perturbé, y a-t-il une subtilité qui m’aurait échappée, que je n’aurais pas compris ? Je suis resté sur un sentiment partagé, j’ai aimé le fond de l’histoire, le style Bouysse, mais aussi un sentiment d’inachevé, au-delà du dénouement des intrigues, j’aurai aimé en savoir plus sur cet écrivain qui pour le coup apparaît un peu comme prétexte d’entrée en matière.
Je l’ai noté 3 étoiles sur cinq sur ma liseuse.
Je vous invite à le lire tout de même, car la critique étant de fait subjective, ce pourrait être votre coup cœur, il bénéficie d’une critique assez élogieuse par ailleurs.
J’ai préféré « Glaise », tiens, je n’ai rien écrit sur ce livre… J’aurai dû.
Un billet que j’aurai plutôt écrit en janvier pour clore l’année 2022, avec ce coup d’avance il ne me restera plus qu’à écrire les résolutions de début d’année.
La rédaction de ce billet me vient suite à la lecture de celui de Chez Iceman, « Blog – Le Doute de la rentrée« . Je ne savais pas quoi lui écrire comme commentaire alors que ce billet m’interpelle. Ce n’est pas nouveau de voir des blogueurs s’interroger, douter…
Ce billet fera office de commentaire mais aussi mon propre questionnement.
Je vais scinder en deux ma lecture du billet :
Une partie sur le doute « technique » (OS [système d’exploitation] et distribution), navigateur.
L’autre doute sur le blog, son contenu et le blogueur derrière tout ça.
Sur le premier point, je ne sais pas quoi dire… J’utilise plusieurs distributions, je réajuste voire change quand l’une me plaît plus que l’autre… en fait, je ne m’interroge pas trop sur cette thématique.
Le deuxième point sont des doutes assez récurrents chez les blogueurs, certains abandonnent puis reviennent, ou le font de façon définitive, d’autres changent du tout au tout, d’autres réajustent.
Les blogueurs
Il faut dire qu’avec l’expansion et la multiplicité des réseaux sociaux, le tout, tout de suite, la grande réactivité sur des contenus moindres (quelques lignes) certains blogueurs se sont tournés vers ces options, d’autres en reviennent, c’est le point positif.
Revenons à nos moutons.
Iceman et son blog, ce que j’en pense !
Des publications régulières (plusieurs par semaine) sur diverses catégories, tout cela est bien organisé, propre et sobre. Et parmi les doutes, il y a ces deux qui en quelque sorte regroupent les autres : (…) j’ai un doute sur l’intérêt de toutes ces rubriques, ces lignes et sous-rubriques dans un monde qui passe plus de temps à se regarder le nombril. (…)
(…) Il y a des sujets complexes, long à mettre en place, pour un résultat qui n’amènera sans doute pas trop de remarques alors qu’ils le devraient. Et puis justement, les commentaires s’amenuisent, le sentiment d’être moins bon dans les articles augmente aussi. (…)
Je les ai mis volontairement dans l’ordre inverse.
Les gens s’abandonnent à cette facilité des réseaux sociaux et tant-pis si l’on ne choisit pas vraiment ce que l’on veut lire, ce que l’on nous propose… Combien font des « likes » sur un lien posté par un autre et qu’ils n’ont pas lu ? Et puis il y a un côté vraiment addict aux réseaux sociaux.
Combien savent aujourd’hui ce qu’est un agrégateur, un flux RSS ? Combien ont un agrégateur pour suivre les sites qui les intéresse ? D’ailleurs nombreux sites et blogueurs n’affichent plus l’icône RSS et proposent de s’inscrire à leur « news-letter »… Qui accepte ? Celui qui affectionne les réseaux sociaux se fichent du mail et les autres n’ont généralement pas envie d’être sur une liste supplémentaire. Difficile de captiver sur des articles les addicts aux réseaux sociaux.
Alors naturellement le doute s’installe.
En fait il est constant pour les blogueurs, le temps passé, la vie de tous les jours et leurs aléas.
Iceman ne publie déjà plus de Haïku et autres poésies que j’aimais bien, mais je peux comprendre ce choix. Il souhaite, semble-t-il alléger le nombre de catégories. Si c’est pour s’accorder plus de temps à autre chose, pourquoi-pas ? Si c’est parce qu’il pense que certaines catégories n’ont pas d’intérêt… Je le dis tout de Go : Iceman tu te trompes ! Comme je l’ai dit, son blog est comme une revue, donc forcément, chacun a les catégories qu’il affectionne plus que d’autres mais c’est un ensemble que j’aime.
Bah et toi Sima ! T’as jamais douté ?
Houla, moi… Bah comme chaque blogueur, c’est différent !
Faisons un historique
J’ai commencé à bloguer en 2006 sur deux blogs en simultanés. L’un dédié logiciel libre qui s’appelait déjà Sima78 et l’autre sur les événementiels, expositions, mes lectures, etc. et qui s’appelait Leurre-Blog… Du jour au lendemain j’ai tout arrêté pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la condition de blogueur et que je n’ai pas envie d’étendre ici.
Image ci-dessous de mes deux blogs :
Ex blog Sima78
Leurre-Blog
Puis en 2015, j’ai décidé de recréer un blog, toujours Sima78. Le premier but était qu’il soit dédié logiciels libres… Mais constat que je teste de moins en moins de distributions et logiciels libres, donc aussi de moins en moins de tutoriels, les catégories se sont multipliées, il est devenu plus personnel sans pour autant être intime, j’essaie de publier une fois par semaine mais de façon non-structuré. C’est au fil de mes envies et je ne sais pas ce que cela vaut. Ce qui compte, c’est que pour l’instant j’y prends plaisir. J’ai plus de retour via mails ou messages privés (sur Mastodon), ce n’est pas énorme non-plus…
Mais bon, je me fais plaisir et c’est ce qui compte pour l’instant !
Cela fait deux années de suite que je me propose pour donner des cours d’initiation à la ligne de commande. Elle se déroulait par visioconférence.
La prochaine commence demain et pour la première fois en présentiel.
Cela avait commencé lors du confinement, une idée pour que l’association garde une activité et des échanges entre adhérents malgré la pandémie. D’autres adhérents ont, pendant toute la pandémie proposés quelques conférences, Nous avions également organisé un Apéroot via visio où l’on pouvait parler de tout et de rien et cela depuis le serveur personnel d’un des adhérents.
Bref nous avons tous essayé tant bien que mal à maintenir une activité.
Donc l’initiation en présentiel commence demain !
Je m’interroge !
Sauf que je m’interroge, car si j’ai eu du monde sur les deux présentations précédentes, là ce n’est pas le cas… Un inscrit, et encore, pas certain qu’il puisse venir aux six séances. D’autres m’ont fait savoir qu’ils viendraient, peut-être ?…
Comme je l’ai dit, même s’il y a une personne je viens ! Ça fera un cours particulier, ça ne me dérange pas.
La difficulté en visio est de savoir où en est chacun : est-ce que tout le monde suit ?
Il y a ceux qui n’hésitent pas à poser des questions, il y a ceux qui par leurs silences, je ne sais pas s’ils suivent réellement ou s’ils n’osent pas poser de questions pour ne pas « ralentir » le cours.
Il y a ceux qui tapent la commande demandée et que me disent qu’elle ne fonctionne pas ! Faire de multiple partages d’écran est pénible, je dois donc deviner ce qui se passe sur son écran avec ce qu’il me dit pour trouver l’erreur commise.
Bref, même si ce n’était pas simple, j’ai vraiment apprécié faire ça et les bons retours m’ont fait plaisir. Ce qui n’empêche que je me pose la question sur les réels acquis. N’y en a-t-il pas qui n’ont pas osé s’exprimer et qui peut-être, largués, j’aurai dégoûté de la ligne de commande, ce qui serait le résultat inverse à celui souhaité ?
Pourtant ce nouveau format d’initiation me paraît bien plus efficace !
En effet, en présentiel plusieurs adhérents qui connaissent très bien la ligne de commande se sont proposés pour m’assister. Pendant que je fais la présentation ils pourront tourner pour voir, aider, répondre à des questions… Ce qui permettrait a chacun de mieux s’approprier la ligne de commande.
Oui mais Sima, tu as fait un peu de promo auprès des adhérents ?
J’ai essayé de vendre au mieux sur notre liste interne. Mais bon… exemple envoyé sur mes mails
(…)
Vous avez Linux que vous utilisez et aimez et vous avez entendu parler de « lignes de commande », de « terminal » qu’on appelle aussi « Shell », cet écran noir qui peut paraître austère.
Ça peut paraître compliqué, ça ne l’est pas… L’initiation est justement là pour vous familiariser avec le côté obscur de votre écran.
Vous apprendrez à mieux connaître l’arborescence de votre Linux, faire des recherches plus pointues qu’avec le mode graphique, et d’autres choses… Il n’y aura plus ou presque de secret ou mystère pour vous !
Sima78… Qui vous offre un voyage au C-Shell
(…)
Bonne soirée et désolé pour ce langage barbare… Mais avec l’initiation au bash, tout cela devient un peu plus clair 🙂
Inscrivez-vous, niveau totalement novice… lien en dessous.
Découvrez et avancez pas-à-pas avec les lignes de commandes… Vous serez comme Oscar Diggs, le magicien d’OZ, heu pardon, le magicien de votre OS (votre Linux).
Sima78… Dicton du moment : Avec Root66 devenez le magicien d’OS.
Alors pourquoi si peu d’inscrits ?
Le créneau horaire, le seul que nous ayons eu (18 à 19h30), n’est pas simple pour ceux qui rentrent du travail et doivent ensuite se rendre à la formation, pas assez de temps, et ceux qui habitent vraiment loin, pas évident de prendre (train, plus bus), plus de temps passé dans les transports qu’à la formation).
Conclusion
Je peux avoir une bonne surprise et qu’il y ait plein de monde malgré les inscriptions « informelles », mais je n’y crois pas. Il y aura peu de gens, voire personne. S’il y en a peu, même qu’une seule personne je donnerai le cours.
Par contre il faudra une réflexion et faire un sondage pour voir si une deuxième session cet hiver en faisant un mixe présentiel et visio… Bref, discussion en interne pour savoir comment continuer ou pas… Les décisions sont collectives.
Pas toujours… J’ai quelques billets mais la semaine dernière fût compliquée, je n’ai pas eu le temps d’écrire ou même lire… et depuis ce début de semaine je suis bloqué du dos et passer plus de quinze minutes devant mon pc est une véritable torture, juste le temps de vous écrire ces quelques lignes.
Bref, je n’ai rien finalisé !
J’espère que les jours suivant seront mieux et que j’aurai plus de temps pour un vrai billet.
L’art d’écrire un billet pour dire qu’il n’y en a pas.
Bon ok, les couleurs ne sont pas fun, d’un autre côté les ingrédients sont compotés, difficile d’avoir des teintes artistiques.
Les recettes arrivent plus bas, je divise par 2 la quantité de sel prescrite.
Recette pour trois conserves de 0,5 L.
Je rajoute une demi-bouteille d’un bon Petit Chablis, c’est ce que je bois le temps de la conception.
Le temps de cuisson est indicatif, il faut que ça épaississe et plus vous avancez dans le temps plus vous devrez remuer pour que ça n’accroche pas au fond. Il ne faut surtout pas que ça crame !
Le Chutney sera bon dans 1 mois, il gagnera à vieillir un peu. Durée de conservation : 1 an.
À défaut de bassine à confiture on peut utiliser un récipient inoxydable (cocotte sans couvercle). Accompagne très bien un cari, des côtelettes d’agneau, du veau, des viandes froides ou chaudes, légumes, œufs, poissons, riz.
Les chutneys se conservent très bien et se bonifient avec le temps.
Dernière chose : je ne mets jamais de menthe quand je fais le chutney, si j’ai envie de menthe j’en mets de la fraîche le jour J dans le plat… Mais jamais dans la conserve, c’est valable pour toutes les herbes fraîches que l’on souhaite.
Chutney à l’aubergine et à l’ail
Ingrédients
1 kg d’aubergine
2 Cs sel
3 Cs huile d’olive
1 Cs graines de nigelle
3 Cs graines de sésame
4 ails
250 g échalotes
1 piment rouge frais
750 ml vinaigre de cidre
3 Cc paprika
150 g cassonade
1 bouquet de menthe (optionnel)
Instructions
Couper les aubergines en morceaux de 1,5 cm
Couper les 4 têtes d’ail épluchés ainsi que les échalotes en 4 ou 8 mais trop finement.
Coupez en deux dans le sens de la longueur le piment rouge enlevez les nervures et les graines (sauf si vous souhaitez très fort, mais c’est moins agréable en bouche les graines) hachez-le finement.
Dans une passoire saupoudrez les cubes d’aubergines de la moitié du sel et laissez dégorger 1 heure.
Rincez rapidement et séchez à l’aide de torchon ou papier absorbant.
Faites chauffer l’huile dans une bassine à confiture et faites-y cuire 1 à 2 minutes la nigelle et le sésame… Le temps que les graines de sésame commencent à sauter.
Ajouter les aubergines, l’ail, les échalotes et le piment, et laissez cuire environ 5 minutes en remuant.
Ajoutez le vinaigre, portez à ébullition, puis réduire le feu et laisser cuire environ 15 minutes le temps que les aubergines se ramollissent.
Incorporez le reste de sel, le paprika et la cassonade en remuant.
Augmentez un peu le feu et laissez cuire entre 45 minutes et 1 heure. Il faut que la préparation épaississe.
Si vous avez opté pour la menthe, ajoutez-la environ 5 minutes avant la fin de cuisson.
Remplissez les bocaux, fermez…
Chutney de gingembre
Ingrédients
300 g gingembre
300 g poivron rouge
250 g concombre
250 g raisins secs
4 citrons
1 l vinaigre de cidre
500 g cassonade
2 Cc sel
Instructions
Râpez le gingembre bien frais, coupez le poivron en carré d’un 1 cm, coupez le concombre en rondelles redécoupées en 4, coupez les citrons en fines rondelles redécoupées en 2.
Mettez tous les ingrédients à l’exception du sucre et du sel, dans une bassine à confiture. Portez à ébullition, puis réduire le feu pour cuire à feu doux pendant 30 minutes, le temps que les fruits et légumes s’amollissent.
Incorporez le sel et le sucre tout en remuant jusqu’à ce que le sucre soit bien dissous. Laissez cuire entre 45 minutes et 1 heure 15 minutes ; il faut que le liquide s’évapore et le chutney épaississe.
Littérature – Un tesson d’éternité de Valérie Tong-Cuong (2021)
ISBN : 978-2-7096-6893-4
186 pages
Éditions JCLattès
Je découvre une écrivaine française Valérie Tong-Cuong, un livre que j’avais depuis quelques mois et dont je retardais la lecture, la quatrième de couverture ne m’avait pas particulièrement emballé. C’est donc sans grande conviction que j’entame ce livre et quelle belle surprise ! Je fus captivé dès le début, un véritable « page-turner » ! Un livre bouleversant dont on en sort pas indemne.
J’ai adoré ce roman, il m’a donné envie de découvrir plus amplement cette écrivaine et ses autres livres.
Anna Gauthier a réussi à se faire une place dans la classe moyenne (bourgeoise) de la côte du sud-est. Elle mène une vie professionnelle et familiale paisible entre sa pharmacie, sa villa surplombant la mer, elle est l’épouse de Hugues. S’il est un riche héritier de la région, sa situation professionnelle est plus modeste, il perdra son emploi de journaliste/pigiste sans carte de presse pour une revue locale et trouvera grâce à Anna un emploi de chargé des affaires culturelles de la ville. Ils mènent une vie bourgeoise et tranquille avec leur fils Léo, ils côtoient le cercle très fermé des grands fortunés de la région dont ils se sont fait quelques amis… Jusqu’où ira cette amitié où côtoyer ne signifie pas faire partie de ce cercle ?
Puis un événement arrive, Léo est mis en garde à vue puis en détention préventive après avoir frappé un policier… et tout bascule, tout le quotidien d’Anna est bouleversé, remis en question !
La voilà, l’épouvante : on a conduit son fils chez les loups, son fils à la peau tendre, son fils sans défense, bientôt griffé, mordu, déchiqueté.
Et c’est bien dans l’adversité que l’on perçoit la solidité du couple, où s’avère la fiabilité des amitiés.
Anna va se lancer bec et ongles pour sortir Léo de ce mauvais pas. La situation va la replonger dans ses terribles souvenirs d’enfance, d’une brutalité qui l’a marqué à jamais comme au fer rouge et dont les plaies suintent, toujours prêtes à s’ouvrir… Une enfance qui vous marque à vie !
Un roman écrit avec une grande pudeur et pourtant d’une violence inouïe où certains mots ne sont pas prononcés comme s’ils étaient indicibles, ne pas en ajouter à la brutalité.
N’avez-vous pas remarqué dans votre entourage d’amis, professionnel, familiale, et peut-être vous-même quelqu’un qui au milieu d’une conversation, d’une tâche, d’une activité, interrompe tout d’un seul coup pour répondre (ou regarder ou écouter) à une notification de mail, réseaux sociaux, flux rss, podcast, etc. ?
Le pire, c’est qu’ils ne s’en rendent pas compte, c’est devenu un reflex et tant pis pour la politesse, le savoir vivre ensemble.
Ils ont le sentiment d’être « In« , branchés, informés de tout, en temps réel et sont souvent fier d’être hyperconnectés.
J’ai envie de dire : Les pauvres…
Est-ce productif ?
Bien souvent ceux qui au job souhaitent démontrer leur réactivité en répondant à tous les mails au fur et mesure qu’ils arrivent vont leurrer par une pseudo-efficacité. Le chef va se dire : il est très réactif, c’est super…
Mais bon ! Je pense que c’est contre-productif. En effet, alors que vous êtes plongé dans un travail, qui demande réflexion, concentration, vous interrompez tout pour répondre à un mail ou un chat. Il vous faudra un certain temps pour vous remettre en situation et au final vous mettrez plus temps à finaliser une tâche.
Perso, j’ouvre ma messagerie 3 fois par jour, parfois 4, le matin en arrivant, de retour de déjeuner et une demi-heure avant de partir. Les messages qui me demandent moins de 3 minutes pour y répondre je le fais immédiatement, les autres je les classe dans ma liste de tâches en fonction des thématiques (méthode GTD), puis je ferme la messagerie.
Je n’ouvre jamais le chat, donc impossible de m’y contacter puisque je n’y apparais pas. Idem pour le téléphone, je laisse les gens laisser un message sur la messagerie que je consulte 3 fois par jour.
Il peut y avoir des exceptions lorsque j’attends quelque chose d’urgent. Sachez qu’à plus de 90 %, le mail ou le coup de fil l’urgence est pour celui qui vous l’envoie ou vous appel.
Parfois il faut savoir imposer ses règles en les expliquant clairement, si vous êtes entouré de personnes efficaces ils comprendront, s’ils ne comprennent pas, tant pis pour eux. Cette façon de faire que j’ai toujours imposée m’a évité beaucoup de stress, il y a tant d’autres choses pour nous stresser au boulot.
Bon ça, me concernant c’était avant comme je le dis dans le billet « Quand je manageais« , aujourd’hui j’ai la totale liberté de la gestion de mon temps.
Les notifications au quotidien
Je n’en ai pas tant que ça mais rentrons dans le détail.
Les réseaux sociaux
Facebook : j’ai été un temps sur facebook, sous un autre pseudo, alors que je faisais de la salsa et surtout j’animais de temps en temps des soirées cubaines. J’échangeais donc avec d’autres DJ, j’annonçais les soirées, j’en avais des retours. J’étais suivi par plusieurs centaines de personnes. Lorsque j’ai décidé d’arrêter d’animer des soirées, je l’ai annoncé et j’ai fermé mon compte facebook. Qu’en reste t-il ? Des centaines de personnes je n’ai gardé que trois contacts ! J’avoue que cela m’a manqué les premières semaines, cette sensation d’être connu et reconnu, mais c’est que du vent. Quand on arrête, on ne manque à personne et d’autres reprennent le relais. Puis soudain ça ne nous manque plus du tout au contraire, je suis content d’avoir quitté ce réseau qui n’allait pas dans le sens de mes convictions.
Mastodon : il y a aussi une forme d’addiction, je n’y suis pas toute la journée, il peut s’écouler plusieurs jours sans y aller, je n’ai pas de notifications sonores, j’y vais donc quand j’en ai envi.
Grâce à Mastodon j’ai découvert des gens s’intéressant à des sujets très variés et de nouveaux blogs qui ont rejoint mes flux rss. Je regrette que certains passent peut-être plus de temps sur le réseau que sur leur blog qui tombe à l’abandon. Mais bon, c’est leur choix.
Personnellement je suis plus attiré par les blogs que le réseau social. Je n’y ai rencontré que deux cons, qui ne m’ont d’ailleurs pas perturbés pour autant. On est tous le con de quelqu’un.
Messageries instantanées
Silence : j’y ai des amis et des proches, on communique que lorsque l’on a quelque chose à dire ou répondre, rien d’inutile et à l’essentiel… Pas de kikouLol. La notification est active.
Signal : tout comme pour Silence concernant les proches et amis, sauf qu’il y a aussi des groupes, ceux qui ne sont pas bavards la notification est activée pour les autres elle est désactivée, je regarde quand j’en ai envi et je n’y suis pas très actif.
Telegram : essentiellement de la famille peu bavarde et donc notifications activées, tous les groupes sont en silencieux, j’y vais rarement mais je les garde car j’aime les thématiques, j’y vais donc que par intérêt quand le besoin s’en ressent.
Element : notification activé, j’y ai si peu de relation qu’elle ne sonne presque jamais.
Mails
Sur mon smartphone je n’ai pas de messagerie de configurée donc c’est uniquement sur mon PC.
J’y vais une à deux fois par jour, il peut aussi se passer plusieurs jours sans que je regarde, mais il peut aussi y avoir l’exception (j’attends une réponse suite à une réclamation, un mail urgent, etc.) et donc y regarder plusieurs fois par jour. J’ai la chance de ne pas subir trop de spam.
Je suis inscrit à quelques listes, certaines sont plus bavardes que d’autres, je lis en diagonale et approfondi que lorsque le mail m’intéresse particulièrement et peut-être y répondre, je suis inscrit à peu de forums.
La messagerie me prend peu de temps.
Flux RSS
Uniquement depuis mon PC, je l’ouvre donc uniquement quand je souhaite regarder, maximum une fois par jour. C’est classé par thématique. J’en ajoute tout au long de l’année et donc une fois l’an je fais un tri, supprimant ceux que finalement je ne suis jamais allé voir. Je fais une lecture des titres, quand cela semble m’intéresser je lis en diagonale l’article et m’y attarde quand le sujet m’intéresse vraiment. Il y a aussi les articles que je mets en favori pour les lire plus tard, quand j’en aurai le temps.
Conclusion
À me lire on pourrait penser que j’y passe beaucoup de temps, mais non, tout va très vite et quand j’en ai envie. Par exemple écrire ce billet me prend énormément plus de temps que toutes les actions énumérées ci-dessus.
Si vous ne savez pas comment atténuer l’impact des notifications sur votre vie, il y a aussi une solution bien plus radicale, se déconnecter totalement pour repartir de zéro pour ne garder que ce qui vous semble vraiment essentiel. Sur le sujet je vous conseille la lecture du blog de Ploum qui écrit sur son blog un livre sur sa déconnexion… De quoi nous interroger !
Suite à lecture de son blog j’ai regardé par curiosité mon Keepass (gestionnaire de mots de passe) de plus près et il y a du monde… de quoi passer du temps à certaines désinscriptions.
Comme beaucoup de personnes qui lisent j’ai une bibliothèque pour y ranger mes livres jusqu’à un certain volume.
Jusqu’en 2016, j’avais un vrai problème avec les livres ! Si je rentrais dans une librairie, ou passais par le rayon « livres » en faisant mes courses, juste par curiosité, je repartais avec plusieurs livres.
Une sorte d’addiction ! Et cela à coût !
Je me suis inscrit à la bibliothèque municipale pour limiter les dégâts. Mais lorsqu’un livre me plaisait, je l’achetais pour le posséder… Ça se soigne docteur ?
Mais ça c’était avant !
Ha ! Tu t’es fait soigné Sima ?!
Non, juste changé mes habitudes !
Avant.
Donc avant juillet 2016 je cumulais les livres qui venaient remplir ma bibliothèque qui était surchargée donc aussi des cartons de livres qui remplissaient ma cave.
Lorsque je partais en vacances j’emmenais quantité de livres de peur d’en manquer et aussi de peur de ne savoir sur lequel enchaîner.
Bref une bibliothèque remplie et des cartons de livres encombrant notre cave. Lorsque j’ai besoin d’un outil pour bricoler, je dois sortir les cartons, les vélos et tout remettre en place, idem pour ranger l’outil. Vraiment pénible !
Juillet 2016.
L’un de mes fils me donne sa liseuse. Moi qui suis attaché au papier, au livre que l’on peut toucher, chérir, je découvre qu’en août j’ai un sac de moins dans le coffre de la voiture où je dois exprimer mes talents de joueur de Tetris pour que tout rentre. J’ai dans ma liseuse plus de livres que je ne peux lire. Depuis, je ne pourrais plus m’en passer, elle me suit partout, ce qui n’était pas le cas de livres surtout quand ils étaient volumineux.
Confinement de la Covid et déclic (avril 2021).
J’en ai marre de devoir tout déménager dans la cave chaque fois que je dois m’y rendre ! Moi et Mme Sima nous posons la question de l’utilité de ces livres qui sommeillent dans des cartons, leur utilité… C’est totalement stupide, il ne profite à personne même pas à nous !
Nous décidons d’un grand tri, ceux qui nous plaisent vraiment nous les remontons dans la bibliothèque, nous faisons le même tri dans la bibliothèque et mettons tous les livres que nous ne souhaitons pas garder dans des cartons ouverts dans la partie commune de notre immeuble avec un papier « Servez-vous ! ».
Le but : ne plus avoir de cartons de livres et que la bibliothèque ne déborde plus !
Nous avons quelques boites à livres dans notre ville, mais toutes sont pleines. Agréable surprise, nous avons vu les cartons se vider de jour en jour, au bout d’une semaine tous les cartons étaient vides.
Et maintenant ?
Maintenant je ne lis que des livres numériques, sauf pour les BD, mais je ne suis pas un grand lecteur de BD ou les livres de poésies. Ma bibliothèque ne gonfle plus ou beaucoup plus lentement, je fais moins d’achats inutiles. Par contre lorsque j’ai un coup de cœur, je peux acheter le livre papier en plusieurs exemplaires pour les offrir, j’ai dans mon entourage des personnes attachées aux livres papier et ayant des goûts similaires aux miens. Je remplis leurs bibliothèques !