Orga – Choisir mes sources

Orga – Choisir mes sources.

Un billet en réponse ou en complément d’un billet de Chez Iceman « Blog – Raffiner Ses Sources » ou plus précisément mon expérience, j’allais donc pas mettre le même titre.

Dans le billet de Iceman il est déjà décrit de l’utilité des flux RSS ou Atom pour avoir une diversité du choix des sources et une certaine liberté de consultation (pas besoin d’aller régulièrement sur tel ou tel site pour savoir s’il y a une nouvelle publication).

Choix de l’agrégateur

Dans quelle catégorie d’internautes êtes-vous ?
Iceman pose cette question déterminante.

Car je vois 3 catégories dans les internautes et même humains :

  1. Celles/Ceux qui restent bloqués sur une chaîne télé, un site unique, un seul journal, voire un petit peu plus mais de même bord politique.
  2. Celles/Ceux qui lisent à partir de réseaux sociaux ou de google news et autre agrégateur
  3. Celles/Ceux qui utilisent les flux RSS pour mélanger différentes sources de leurs choix…ou alors qui ont le courage de lire différentes sources papiers auxquelles ils/elles sont abonnés.

Je me considère, comme lui, plutôt dans la troisième catégorie.

Mais choisir son agrégateur dépend de la façon dont vous souhaitez le consulter.

  • Depuis n’importe où, Pc et smartphone. Il faut une solution hébergée, soit chez-vous, sur un serveur distant, dans les deux cas il existe des solutions sur cloud ou hors cloud. Me concernant j’utilise depuis très longtemps Tiny Tiny RSS (TT-RSS) sur mon serveur, j’ai testé Flux sous Nextcloup pendant 2 ans et suis revenu TTRSS. C’est ce qui me convient le mieux.
  • Vous n’avez pas de compte cloud, pas de serveur ne souhaitez pas en avoir mais juste utiliser un agrégateur depuis votre PC de bureau ou familiale… Sous Linux vous avez un grand choix d’agrégateurs (certains liés à des navigateurs et plein d’autres applications clientes).

Choix des sources et liberté de consultation

Je trie mes sources par catégorie (Actualité, Blogueurs, Actu-technique, Culture, Loisirs, etc.) et j’essaie de diversifier mes sources dans chaque catégorie. Je n’ai pas de notification, je vais sur l’agrégateur lorsque j’en ai envi, généralement au moins une fois par jour.
J’essaie de diversifier mes sources d’information, Je dois en être aux alentours d’une centaine de sources qui s’enrichissent un peu plus chaque année et je fais aussi le ménage une fois par an.

Hé Sima ! Et tu lis tout !
Non, non…

Non, je n’en aurais pas le temps, c’est même impossible !
Je survole et lis que ce qui m’intéresse, et j’en sélectionne certains que je lirai plus tard, d’autres mis de côté si je pense que cela peut m’être utile à un autre moment (généralement les techniques).
Le gros avantage d’un agrégateur c’est qu’il permet d’être informé des publications sans avoir besoin d’aller sur le site. Entre ceux qui publient plusieurs billets par jour et ceux un article par an, l’agrégateur est un véritable outil centralisateur dont je ne peux me passer.

Est-ce suffisant ?

Non ! Je suis abonné à certains médias en ligne, je lis également les journaux « papier » (je ne lis plus ou très rarement des livres technique ou politique), je suis également sur des listes mails où je peux échanger, débattre, je participe aussi à des rencontres (réunions, débats, etc) AFK [1] (Away from keyboard = loin du clavier).

Conclusion.

Si le web est un excellent outil pour trouver diverses sources dans des domaines très diversifiés cela ne suffit pas AMHA (À Mon Humble Avis). Faites aussi attention aux affirmations sans sources ou pas vérifiable, voire, sources douteuses et aussi ceux qui relaient des actualités piochées dans d’autres réseaux sociaux sans que celui-ci puisse être vérifié.
Contrairement à l’idée reçue, le web ne fait pas tout et ne remplace pas l’échange humain (confrontation d’idées, de divergences, débats, etc.). Un exemple : Dans votre ville de 20 000 habitants, vous organisez une pétition pour avoir des pistes cyclables… Une pétition en ligne avec 1 000 signataires aura moins de force et sera moins pris au sérieux qu’une pétition papier avec 250 signataires que vous avez fait signer sur le marché car dans le cas du papier, le collectif n’est pas virtuel.

Donc les flux c’est très bien pour centraliser certaines sources d’information mais ne remplace pas l’échange humain et les autres moyens complémentaires pour s’approprier les informations.

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Note(s)

  1. ^ Je préfère utiliser l’expression AFK que IRL (in real life = Dans la vrai vie) puisque je ne me considère pas dans l’iréel mais dans la vrai vie lorsque je suis derrière mon PC ou smartphone.

Pivoter une video avec ffmpeg

Tuto – pivoter une vidéo avec ffmpeg.

Dernièrement en retour de vacances j’avais besoin de pivoter un vidéo prise via mon smartphone.

Comme je n’utilise pas souvent ffmpeg et que j’en ai marre de devoir chercher à chaque fois, je me mets ça ici, et si ça peut servir à d’autres tant mieux.

Pivoter une vidéo

0 = 90° – retournement vertical et dans le sens contraire des aiguilles d’une montre (effet miroir vertical).

ffmpeg -i vid-001.mp4 -vf transpose=0 vid-002.mp4

1 = 90° – dans le sens des aiguilles d’une montre.

ffmpeg -i vid-001.mp4 -vf transpose=1 vid-002.mp4

2 = 90° – dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

ffmpeg -i vid-001.mp4 -vf transpose=2 vid-002.mp4

3 = 90° – retournement vertical et dans le sens des aiguilles d’une montre (effet miroir vertical).

ffmpeg -i vid-001.mp4 -vf transpose=3 vid-002.mp4

Pour 180°

ffmpeg -i vid-001.mp4 -vf transpose=2,transpose=2  vid-002.mp4

ou

ffmpeg -i vid-001.mp4 -vf transpose=1,transpose=1  vid-002.mp4

Bien entendu pour aller plus loin il y a le man.

man ffmpeg

Ce billet fait écho à celui de Tutox sur comment « Réduire le poids d’une vidéo avant de la publier sur le web » et que j’utilise assez souvent.

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Les aventures de S – Vacances mars avril 2022

Les aventures de Sima – Vacances de mi-mars à mi-avril 2022.

Vous l’aurez remarqué, il y a eu peu de billets ces derniers temps. J’étais absent un certain temps, cela dit j’ai tout de même écrit deux billets pendant cette période : Littérature – Jean-Henri Fabre le 16 mars 2022 et Littérature – Rêver debout de Lydie Salvayre le 30 mars 2022. Je ne suis donc pas resté totalement inactif sur mon blog même si par la suite j’ai fait une déconnexion complète.

Le projet de cette escapade était de faire plusieurs randonnées d’une demi-journée à une journée maxi, je n’étais pas équipé pour plus, histoire de tester ma condition physique puisqu’il y a longtemps que je n’ai pas randonné sur des dénivelés. Dans un premier temps en Auvergne, puis en Espagne et de nouveau en Auvergne.

Préparatifs
Les préparatifs sont rapides, il s’agit plutôt de balades. Je ne prends même pas un sac à dos de randonnée mais mon sac à dos de PC fera l’affaire. J’imprime mes parcours pour l’Auvergne, ceux d’Espagne je le ferai sur place (j’avais plus d’encre dans mon imprimante), une boussole (au cas où), ma valise et c’est parti ! Je regarde la météorologie et constate que ce ne sera pas terrible en Auvergne, en Espagne il tombe des trombes d’eau mais d’un tempérament optimiste je me dis que d’ici une semaine se sera terminé.

L’Auvergne
Je pars de chez-moi le 14 mars, le temps est mitigé mais pas de plus le long de la route. Le temps pluie et brouillard sur tous les sommets, j’aurai profité de deux jours de clémence. Cela-dit j’étais très bien entouré et passé un excellent séjour.

L’Espagne.
Je pars le 21 mars, temps avec des éclaircies, lorsque j’arrive un peu au nord de Barcelone, des trombes d’eau, et les chauffeurs poids lourds sont en grève contre l’augmentation des carburants, mais bon, à part un bouchon de cinq kilomètres, le reste du trajet est fluide, sous la pluie.


Pluie torrentielle tous les jours, du jamais vu pour les anciens, trois semaines de pluies sans interruption. En regardant sur le web, la dernière fois où il est tombé autant d’eau par jours remonte à 1959 mais pas sur une période aussi longue. Les chemins ressemblent à des rivières, les rivières débordent, inondations… Donc tous mes projets sont en stand-by ! Malgré le temps je passe un bon séjour, repas, fêtes, jeux de société, deux petites sorties vers la fin quand le temps le permettait.


Je ne souhaite pas abuser de l’hospitalité qui m’est offerte et décide de partir pour l’Auvergne, l’hôte qui m’a accueilli est en congés, il viendra avec moi en Auvergne puis chez-moi.

Retour en Auvergne.
Le 30 mars départ, le temps est avec nous tout le long de la route, pas de pluie, quelques éclaircies, beaucoup de vent… Lorsqu’on arrive à cinquante kilomètres de la destination, vent et pluie glaciale.
Puis neige, froid, vent…


Nous avons fait du tourisme local et petite balade en promenant le chien de nos accueillants. Bref, passé de bon moments.

Paysage enneigé et brumeux du plateau du Cézallier en Auvergne, photographié depuis la fenêtre d'une voiture : vastes estives recouvertes de neige, clôtures de barbelés et bosquets noyés dans le brouillard hivernal.
Le plateau du Cézallier (Puy-de-Dôme / Cantal) sous la neige – L’immensité silencieuse des hautes chaumes auvergnates lors d’un épisode neigeux, avec ses pâturages blanchis, ses clôtures et ses bouquets d’arbres fantomatiques se fondant dans un ciel gris uniforme.

Retour à la maison.
Le 4 avril… Là je lui ai fait quelques balades touristiques locales, Vallée de Chevreuse et d’autres coins des Yvelines (Versailles, Montfort l’Amaury, etc.), également des sorties en soirée sur Paris, tout cela durant une semaine.
Le 11 avril, son départ et retour à la routine pour chacun.

Conclusion.
Bref, je n’ai rien fait ce dont j’avais prévu, mais qu’est-ce que cette coupure m’a fait du bien. Un grand merci aux auvergnats et espagnoles sans qui je n’aurais pas passé de si bons moments. Le temps n’était pas avec moi, mais les personnes, oui !

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Littérature – Rêver debout de Lydie Salvayre

Littérature – Rêver debout de Lydie Salvayre (2O21)

EAN : 9782021477139
208 pages
Éditions seuil

Couverture du roman « Rêver debout » de Lydie Salvayre aux éditions du Seuil, avec une illustration ancienne représentant Don Quichotte en armure, sur fond blanc, titre en rouge et noir.
Lydie Salvayre, « Rêver debout », éditions du Seuil – Un roman consacré à la figure tutélaire de Don Quichotte et à son créateur Cervantès, illustré par un portrait gravé du célèbre chevalier à la triste figure.

Faisant fi des siècles qui ont passé Lydie Salvayre interpelle Miguel Cervantès sous forme de lettres et demande des comptes au sujet de son hidalgo, Don Quichotte, qu’il a fortement malmené et par la même occasion elle rend hommage à Don Quichote de la Mancha et Sancho Pensa. Avec sa perspicacité Lydie nous renvoie à nos propres interrogations. À travers ce couple improbable, l’hidalgo, ce personnage idéaliste, fantasque qui décide de mettre ses lectures de chevalerie en pratique pour défendre les opprimés et Sancho, plus terre à terre, matérialiste… N’y-a-t-il pas l’écho de nos propres contradictions, une sorte de bipolarité bien ancrée au plus profond de chacun d’entre nous ?

Quatre siècles nous sépare, cela a-t-il tant changé ?

Ce Roman agréable à lire est pourtant profond, déraisonnable et désinvolte, bref, puissant et beau ! Lydie met en miroir cette Espagne inquisitrice, archaïque des rois Philippe et notre société actuelle plus moderne, plus soi-disant démocratique et pourtant pas moins injuste, pas moins médiocre, pas moins violente, pas plus libre ! C’est avec beaucoup d’intelligence que la narratrice fait ce parallèle.
La censure ou l’auto-censure a-t-elle changé ? N’y a-t-il pas comme une continuité à travers les siècles passés ?
« Consolez-vous, Monsieur, la même intolérance sévit à notre époque : il est mal vu de plaisanter sur un certain nombre de sujets ; et l’on risque de ruiner sa carrière et parfois même sa vie si l’on pousse un peu loin l’esprit de raillerie. »

Une fois la colère et les réprimandes de Lydie Salvayre passées sur Cervantès elle lui livre son admiration et un véritable hommage pour la grâce et la force de son œuvre.

Un livre drôle, l’on rit beaucoup et sérieux à la fois, un livre qui donne à réfléchir sur notre présent. Un livre qui vous donne envie de lire ou relire « Don Quichotte de Manche » écrit par Miguel Cervantès. Livres que j’ai adorés !

Je vous mets plus bas deux extraits… Mais lesquels devais-je choisir ? L’on met généralement des extraits comme « apéritif » or ce roman se lit goulûment comme une gourmandise, c’est un tout et les extraits vous laisseront sur votre faim.

« Il apparaît clairement, à la lecture de cet épisode, que non seulement le Quichotte ne se réclame jamais des autorités en place pour légitimer ses actions, mais qu’il peut les pourfendre sans le moindre état d’âme s’il les estime injustes, malvenues ou horriblement barbares. C’est ce que j’exprime, peut-être de façon réductrice, en le déclarant anarchiste.
N’ayant, en tout cas, rien à perdre, aucune position à préserver coûte que coûte, aucun abri réconfortant pour y croupir en paix.
Vivant de peu.
Soucieux des autres.
Engageant une lutte sans merci contre les salauds de tout poil. »

« Cette plume incisive, cette veine mordante qui s’exprime chez vous par éclairs, m’enchante au plus haut point, cher Monsieur, tout autant que m’enchante votre très stupéfiant féminisme.
Vous avez en effet créé dans votre roman « Don Quichotte de la Manche » la figure la plus féministe qui se puisse concevoir, sous les traits de Marcelle, une jeune femme très fière, très belle, très déterminée et qui a décidé de rester, dans l’Espagne ultramisogyne des rois Philippe, maîtresse de son destin.
Une exception.
J’ai presque envie de dire : un miracle. »

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Littérature – Jean-Henri Fabre

Littérature – Jean-Henri Fabre

Jean-Henri Fabre est non seulement un grand entomologiste, herboriste, botaniste, mais aussi un magnifique «vulgarisateur», au meilleur sens du terme. Avec lui, l’homme ne s’efface pas devant le scientifique, il est toujours présent. Il nous entraîne, tout au long des 10 volumes de ses souvenirs entomologiques, dans la passionnante découverte du monde inconnu des insectes.

Portrait photographique de Jean-Henri Fabre sépia ancien d'un homme âgé au visage sévère, coiffé d'un chapeau à larges bords noir et vêtu d'un manteau sombre.
Jean-Henri Fabre (1823-1915), entomologiste et écrivain naturaliste français, auteur des célèbres « Souvenirs entomologiques ».

Vous pouvez trouver les Ebooks facilement sur internet, ils sont tombés dans le domaine public.

N’allez pas croire que je vais vous faire ici le résumé de ses 10 volumes.

Sima, tu les as tous lu ?
Non j’en ai lu que deux et c’est volumineux, mais à la portée de tous et j’ai adoré.

Le but ici est plutôt de vous parler de la particularité et l’intérêt qu’ont ses écrits, bref mon ressenti.

Qui est Jean-Henri Fabre ?

« Un grand savant qui pense en philosophe, voit en artiste, sent et s’exprime en poète »

C’était avant tout un Naturaliste (il ne souhaitait pas qu’on l’affublât du nom d’entomologiste). Pour mieux le découvrir, je vous invite lors de vos voyages de passer par Sérignan-du-Comtat et visiter le Harmas de Jean-Henri Fabre qui dépend depuis 1922 du MNHN (Muséum National d’Histoire Naturelle). On y trouve une flore diversifiée de type plutôt méditerranéenne, des arbres également méditerranéens mais d’autres exotiques (exotique ici est l’antonyme d’indigène) et c’est dans ce jardin en friche, « Harmas » en provençal, qu’il y observait la faune et la flore, leurs développements, leurs inter-actions. Il herborisa aussi beaucoup sur les flancs du mont Ventoux, étudiait l’évolution des espèces et collectionnait tout ce qui avait un rapport à la nature et son évolution, par exemple des fossiles aussi…

Pour plus de détails je vous invite à la lecture sur Wikipédia.

Mon ressenti à la lecture.

Dans ma deuxième phase professionnelle j’ai dû lire des revues scientifiques et techniques, plutôt sur la botanique, parfois d’entomologie et ce ne sont pas le genre de lecture que l’on met sur notre table de chevet. Le texte va à l’essentiel sans forme de style, sans parler des livres plutôt techniques où le texte est réduit au minimum (clés d’identifications).

Exemple : j’aime lors de mes balades apporter « Nouvelle Flore : pour la détermination facile des plantes de la région parisienne » de Gaston Bonnier et Georges De Layens. Je vous dis tout de suite que si vous n’avez pas la connaissance d’un certain vocabulaire ça ne vous sera pas facile (contrairement à ce qui est dit) d’identifier des plantes et ça m’étonnerait qu’il se trouve sur votre table de chevet.

Par contre vous pouvez avoir sur votre chevet quelques volumes de « Souvenirs entomologiques« . Écrit comme une œuvre littéraire il met sa méthode scientifique à la portée de tous, ses réflexions philosophiques, des souvenirs d’enfance… Vous ne verrez plus le monde des insectes comme avant, lors de vos promenades dans la nature vous observerez les brins d’herbes, les fleurs, et des biotopes sous vos pas ou dans vos jardinières sans vous en rendre compte.

Bref, Jean-Henri Fabre nous apprend que l’on peut s’ouvrir au monde et fonder un système de pensée en regardant la nature qui nous entoure.

Extrait :

Chapitre 6
LE SPHEX À AILES JAUNES

Sous leur robuste armure, impénétrable au dard, les insectes coléoptères n’offrent au ravisseur porte-aiguillon qu’un seul point vulnérable. Ce défaut de la cuirasse est connu du meurtrier, qui plonge là son stylet empoisonné et atteint du même coup les trois centres moteurs, en choisissant les groupes Charançons et Buprestes, dont l’appareil nerveux possède un degré suffisant de centralisation. Mais que doit-il arriver lorsque la proie est un insecte non cuirassé, à peau molle, que l’hyménoptère peut poignarder ici ou là indifféremment, au hasard de la lutte, en un point quelconque du corps ? Y a-t-il encore un choix dans les coups portés ? Pareil à l’assassin qui frappe au cœur pour abréger les résistances compromettantes de sa victime, le ravisseur suit-il la tactique des Cerceris et blesse-t-il de préférence les ganglions moteurs ? Si cela est, que doit-il arriver lorsque ces ganglions sont distants entre eux, et agissent avec assez d’indépendance pour que la paralysie de l’un n’entraîne pas la paralysie des autres ? À ces questions va répondre l’histoire d’un chasseur de Grillons, le Sphex à ailes jaunes (Sphex flavipennis).
C’est vers la fin du mois de juillet que le Sphex à ailes jaunes déchire le cocon qui l’a protégé jusqu’ici et s’envole de son berceau souterrain. Pendant tout le mois d’août, on le voit communément voltiger, à la recherche de quelque gouttelette mielleuse, autour des têtes épineuses du chardon-roland, la plus commune des plantes robustes qui bravent impunément les feux caniculaires de ce mois.

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Bricolage – Où devons-nous mettre la paire de pneus neufs

Bricolage – Où devons-nous mettre la paire de pneus neufs.

Il faut savoir qu’une voiture n’a pas le même rythme d’usure entre les pneus avants et arrières.

Un véhicule à traction avant, usera plus rapidement ses pneus avants que ceux arrières et c’est l’inverse pour une propulsion.

Lorsque que l’on arrive dans un garage spécialisé sur les pneumatiques, que nous dit-on ?

Prenons l’exemple que nous avons une voiture à traction, nous avons eu ce véhicule avec les deux paires de trains (avant et arrière) neuf. Au bout d’un nombre de km, nos pneus avant sont usés et bons à remplacer.

Et c’est là que l’on va essayer de nous prendre pour « un peu nœud nœud ».

Waouh Sima, le jeu de mot pourri « un pneu », « un peu nœud » !…
Bon, ok, j’ai pas fait l’école du rire…

Le mensonge lié à la vente des pneus et leur emplacement.

Donc vous avez une traction avant avec le train de pneus avant à remplacer.
Ce que j’ai entendu plusieurs fois : Monsieur Sima, on va mettre les pneus neufs à l’arrière et permuter vos pneus arrières à l’avant.
Moi : Hein ? Et pourquoi ?
L’autre : Parce que c’est l’arrière qui chasse et pour votre sécurité mieux vaut mettre les pneus neufs à l’arrière.
J’ai même eu droit une fois à une démonstration avec des voitures en jouet sur le comptoir…

Or tout cela c’est des conneries et purement commercial (j’y reviens plus bas).
Ne vous en prenez pas au vendeur/monteur de pneus, lui est persuadé de ce qu’il dit. Bien souvent il n’a qu’une formation sommaire en mécanique, quand il en a une, il est plutôt former par le centre de pneumatiques avec un aspect marketing (pousser à la vente) et généralement payé à la commission… Il croit ce qu’il dit !

Le comportement des véhicules.

Une traction avant (les roues motrices sont à l’avant) aura un comportement de sous-virage, c’est-à-dire que l’avant à tendance à partir (tout droit). Si vous prenez un virage à l’accélération mal maîtrisée, le véhicule va quitter la route en « chassant » de l’avant, en cas de gros freinage sur chaussée glissante, idem ! Sur une traction c’est l’avant qui part, c’est donc là où il faut les meilleurs pneumatiques. Une propulsion à une tendance de survirage, c’est l’arrière qui part, c’est donc là où il faut les meilleurs pneus.

Schéma illustrant le sous-virage : vue de dessus d'un virage avec trois trajectoires en pointillés - blanche (idéale), verte (réelle) et rouge (dérive vers l'extérieur du virage).
Sous-virage : l’avant du véhicule ne répond plus suffisamment à la direction, entraînant la trajectoire vers l’extérieur du virage (pointillés rouges) au-delà de la ligne idéale (pointillés blancs).
Schéma illustrant le survirage : vue de dessus d'un virage avec trois trajectoires en pointillés - blanche (idéale), verte (réelle) et rouge (dérive vers l'intérieur du virage).
Survirage : Généralement l’arrière du véhicule décroche et part vers l’extérieur, entraînant la trajectoire vers l’intérieur du virage (pointillés rouges) au-delà de la ligne idéale (pointillés blancs).

Heu Sima, j’ai déjà vu des tractions partir de l’arrière…

C’est possible, dans certaines situations particulières mais pas le comportement général : Dans un virage, soudain il y a un animal qui traverse, vous freinez, mettez des coups de volant dans un sens, puis dans l’autre pour, pour chercher à l’éviter d’un côté ou de l’autre, l’arrière peut partir en glissade, même si vos pneus sont neufs.
Pour faire « partir » une traction de l’arrière comme dans les rallyes, c’est le frein à main qui est utilisé (frein à main sur dimensionné et sans bouton bloquant) ou en faisant un appel/contre-appel. Comment dire pour ce dernier ?… Au freinage à l’entrée de virage donner un coup de volant dans le sens inverse au virage et immédiatement braquer dans le sens de la courbe, l’arrière contre balance et se déleste et part en glissade et l’on termine en contre-braquage (si vous n’avez pas le véhicule adéquat et/ou maîtrisez pas le geste, c’est les tonneaux assurés). L’appel/contre-appel se fait aussi avec les propulsions pour les « drifts »(donc aussi les motos), mais pas de la même façon que sur une traction, là c’est encore autre chose.

Heu, là je m’égare…

Bref, on met les pneus neufs là où est la motricité.

La vente au détriment de la sécurité.

Reprenons l’exemple d’un véhicule à traction avant. Pourquoi lorsque les pneus avant sont à changer ont veut vous mettre les neufs à l’arrière et permuter les pneus arrières vers l’avant ?
C’est simple et je vous laisserai faire le calcul.
Imaginons notre véhicule, nous faisons un certain nombre de km et au bout d’un an, les pneus avant sont à changer et ceux arrière sont à 60 % d’usure (j’ai pris des chiffres ronds pour vous faciliter la tâche et façon arbitraire).
À chaque fois, l’on vous met les plus usagés à l’avant et les neufs à l’arrière. Sur une certaine période vous vous rendrez compte que vous vous êtes déplacé plus souvent chez le changeur de pneumatiques. Vous allez me dire que sur un véhicule, ce n’est pas significatif côté budget, mais multipliez par le nombre véhicules qu’ils reçoivent… Bref, grâce à cette méthode, ils vendent plus à terme et à chaque fois vous avez une permutation (facturée ou pas).

Ne dramatisons pas non plus, ce n’est pas parce que les pneus neufs ne sont pas à l’endroit idéal que vous êtes en danger de mort. C’est juste qu’ils vendent plus et que la logique veut que les meilleurs pneus soient sur la motricité (avant pour traction, arrière pour propulsion).

Ha aussi : Vous êtes suspicieux et souhaitez avoir un autre avis, celui d’un autre garagiste et le garagiste vous dit : je n’ai pas le droit de vous laisser partir ainsi, il en va de ma responsabilité et patati et patata… Foutaise ! Vos plaquettes de freins sont « grillées », vos disques de frein presque transparents, vous souhaitez aller voir ailleurs, il en va de votre responsabilité, le garagiste ne craint rien ! Ne vous laissez pas influencer par ce genre d’argument. Par contre, s’il est vraiment inquiet pour vous à juste titre, il peut prendre une personne à témoin ou vous faire signer une décharge sur laquelle figurent les détails l’état de votre voiture et les dangers que vous encourez. Il a une obligation d’information et de conseil. Soyez prudent !

Les deux images « Sous-virage » et « Survirage » viennent de :

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Understeer-right-hand-drive.svg

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Oversteer-right-hand-drive.svg

la vidéo de

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Littérature – Aulus de Zoé Cosson

Littérature – Aulus de Zoé Cosson (10/2021).

EAN : 9782072958397
112 pages
Èditions Arbalette Grasset

Couverture du roman « Aulus » de Zoé Cosson aux éditions L'Arbalète Gallimard, avec une photographie d'un abris de montagne isolé en pierre au toit triangulaire dans un paysage montagnard sous un ciel nuageux.
Zoé Cosson, « Aulus », éditions L’Arbalète Gallimard – Une cabane de pierre solitaire au cœur d’un paysage pyrénéen dépouillé, image évocatrice d’isolement et de retour à l’essentiel pour ce roman portant le nom d’un village thermal ariégeois.

Après la lecture de ce livre vous ne verrez plus les petits villages de montagne comme avant. Un livre qui inspire à l’observation, à l’exploration.

Connaissez-vous Aulus (Aulus-les-bains) ? Ce lieu qui eût sa période de gloire, Zoé Cosson, dans ce premier roman nous fait découvrir tel qu’il est actuellement. Dès les premières lignes, le ton est donné dans la préface :

(…) On ne passe pas à Aulus, on s’y rend.
Mon père a acheté là-bas un ancien hôtel aux chambres vides, en train de dépérir au milieu des montagnes. (…)
On ne peut pas saisir Aulus d’un seul regard, on le découvre dans l’effort de la marche, à l’échelle du corps, par bribes, et il faut ensuite recoller mentalement ces morceaux pour s’en fabriquer une image.Ce livre est le portrait rapiécé de ce lieu sans contour, un espace fait de calques, une sorte de cartographie qui n’élucide rien. (…)

Zoé ne nous délivre pas un récit, un conte… Non, elle nous balade ! Nous promène à la découverte des maisons, des commerces, du village (son histoire aussi), nous y croisons des habitants, y découvrons des paysages, son ambiance, son climat, le milieu de la montagne Pyrénéenne (J’apprends le jour qui ne décline pas mais tombe d’un coup comme un rideau de théâtre.. ).

Dans ce roman y transparaît l’apaisement et la sérénité. Que du bonheur !

Extrait du quatrième de couverture : (…) Depuis son enfance, la narratrice y vient chaque année. Elle réside dans l’hôtel désaffecté que son père a acheté un jour aux enchères, point de départ de ses randonnées. (…).

En fin de lecture, l’on a qu’une envie, partir en randonnée découvrir ce petit coin d’Ariège.

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Adhérer à un GUL ou créez-en un

Adhérer à un GUL ou créez-en un.

Vous aimez le logiciel libre, vous l’utilisez, ou vous souhaitez maîtriser vos données au mieux, ou vous avez envie de plus de liberté… Ne restez pas seul dans votre coin et rejoignez un lieu de partage et d’échange, rejoignez un GUL !

Un GUL, le mal nommé, est un Groupe d’Utilisateur Linux, LUG en anglais (Linux User Group). Je dis donc le mal nommé car je trouve que Groupe d’Utilisateur de Libres serait plus approprié, en effet vous pouvez adhérer à un GUL sans être sous Linux mais sous un autre système (BSD), ou simplement en utilisant du logiciel libre tout en étant sous Windows (j’y reviens plus bas).

Un GUL n’est pas un repaire de flibustiers barbus Linuxiens.

On y rencontre toute sorte de personnes.

Adhérer à un GUL

La diversité dans un GUL.

Sima! Sima! Sima! Montre-nous ton GUL!
Ok! Ce n’est pas le mien, il appartient aux adhérents.

(oui, une association appartient à ses adhérents, ce n’est pas mon GUL mais celui des adhérents).

Prenons l’exemple de Root66.Net que je connais bien (cette année plus de 50 adhérents).

Il y a des informaticiens qui travaillent dans différents secteurs (admin sys., calculateurs, sécurité, etc.) peu ou pas de développeurs. Mais les informaticiens sont une minorité, et oui…
Les autres personnes viennent de secteurs très variés, de ceux qui découvrent le logiciel libre, du débutant, à ceux qui sont des utilisateurs avertis. S’il y a quelques jeunes, la majorité a plus de 30 ans et aussi des retraités. La représentativité sexuée : si pendant de nombreuses années il y eut que deux femmes ces derniers temps leur nombre augmente mais reste minoritaire.

Donc un GUL n’est pas un repaire de barbus Linuxiens mais bien un regroupement de personnes se souciant de la protection de leurs données personnelles, une certaine défiance vis-à-vis du logiciel propriétaire…

Les systèmes d’exploitation.

Il y a ceux sous Linux (pas de BSD, mais il y en a eut), ceux en double « boot », ceux sous Windows.

Hein Sima, sous Windows dans un LUG ou GUL ?
Oui, et c’est normal, je vais l’expliquer.

Quelqu’un qui est sous un OS depuis longtemps y a ses habitudes et passer du jour au lendemain de Windows à Linux peut être déroutant, justement à cause des habitudes prises, c’est donc assez rare qu’une personne passe de l’un à l’autre d’un coup ! L’être humain est un animal d’habitude.
Donc ces derniers s’intéressent à Linux sans oser franchir le pas tout de suite et commence souvent par se sensibiliser aux logiciels libres, jusqu’au jour ils se sentent prêts à passer en double « boot », puis peut-être le tout Linux.

Il n’y a pas de règle dans le processus, par exemple la doyenne de Root66, sans compétence particulière est passée du jour au lendemain sous Linux et y est restée. Chaque personne est différente et souhaite avancer chacun a son rythme, en fonction aussi de ses besoins, ses choix et tout cela se respecte.

Revenons à la diversité des OS à Root66, il y a du Debian, Ubuntu, Gentoo, Fedora, ArchLinux, Mint, j’en oublie peut-être et donc comme dit plus haut, du Windows. Pas de BSD, c’est dommage, mais bon, chacun met ce qu’il souhaite.

Correctif suite au commentaire de Benzo: il y a aussi du BSD à Root66 😉 Je vais peut-être apprendre qu’il y a aussi des développeurs 🙂

Le but du GUL

Chaque GUL peut avoir ses propres choix, ses propres orientations, ce peut être axé sur des projets bien concrets et spécifiques ou être plus généraliste comme Root66.net :

L’association Root66.net a pour objectif principal de promouvoir les logiciels libres, en particulier les systèmes d’exploitation libres comme Linux, ainsi que l’usage des standards ouverts.

Pour Root66, si au début cela ne concernait que les PC aujourd’hui c’est plus vaste, il y a les smartphones, la domotique, etc.

Concrètement, comment cela se passe-t-il ?

Par exemple nous essayons de faire une présentation mensuelle, essayant d’alterner entre « plutôt technique » et « plutôt grand public », elles sont ouvertes à tous. Nous organisons des cinés-débats, Les journées du N.A.T. (le Numérique Accessible à Tous) en collaboration avec des médiathèques des villes environnantes, participation au forum des associations, Café vie privée, des Installes-Parties, etc. Nous tenons également des permanences où l’on peut venir nous rencontrer, où les adhérents viennent lorsqu’ils ont un problème spécifique et nous essayons de résoudre ensemble…

Qui fait les présentations.

Le choix des présentations.
Le choix est en premier lieu à la demande des adhérents, s’ils souhaitent une présentation sur un sujet spécifique, nous essayons de voir qui peut la faire. Il se peut aussi que lors de discussion quelqu’un propose un thème comme la rencontre avec Rayna Stamboliyska autour de son livre « La face cachée d’Internet » en collaboration avec une librairie… Bref toutes les idées sont bonnes à prendre.

Qui fait les présentations publiques.
C’est simple, celui qui veut, il n’y a pas hiérarchie et pas nécessaire d’être informaticien, si quelqu’un souhaite faire découvrir une application, il peut le faire, s’il ne se sent pas de le faire seul, cela peut se faire à plusieurs. Nous essayons aussi d’inviter des personnes externes à Root66 sur des sujets dont ils sont spécialistes et reconnus (Aeris (La sécurité pour les Administrateurs Systèmes en herbe), Stéphane Bortzmeyer (DNS vie privée), A. Kozlika et Franck P. (Dotclear – Créer un site ou blog clair en toute simplicité) et d’autres je ne peux lister tout le monde. Les adhérents informaticiens ou pas font aussi des présentations.

Sima, faire une présentation lorsque l’on est pas informaticien ne pose pas un problème?

Non, et je vais prendre mon exemple, je ne suis pas informaticien et lorsque je fais une présentation sur un thème que je pense globalement bien maîtriser, il arrive que l’on me pose une question dont je n’ai pas la réponse. Pas de souci, je dis ne pas connaître la réponse et la repose à l’oratoire et bien souvent la réponse vient de la salle. Et cela arrive même aux meilleurs informaticiens, et il arrive même que personne n’a la réponse dans la salle… Noter la question, et continuer la présentation… Il y a de grande chance que dans la salle certains vont chercher la réponse depuis leur smartphone ou ordinateur portable et donneront la réponse. En fait, pour une bonne présentation il suffit d’être soi-même, tel que l’on est au quotidien.

GUL la richesse des adhérents.

La diversité des personnes, de leurs centres d’intérêt, de leurs questionnements crée des échanges où chacun se nourrit, s’enrichit. Il n’y a pas une forme linéaire (d’un soi-disant haut vers un supposé bas) la diffusion des connaissances est vraiment transversale et chacun apporte quelque chose, parfois même sans s’en rendre compte.

Nous avons une liste de diffusion où chacun peut s’exprimer, les permanences comme je l’ai dit, un rendez-vous hebdomadaire en visio qui s’appelle l’Apéroot où l’on peut discuter sur le logiciel libre mais aussi de tout et de rien, c’est notre bar virtuel. Il arrive aussi lorsque quelqu’un a un souci, qu’un autre adhérent ayant la réponse, le contact en message privé, se donnent rendez-vous et solutionne le problème et bien souvent la résolution s’annonce sur la liste.

Chacun participe en fonction de son temps, ses moyens, ses compétences. Et quand je dis chacun peut proposer je donne un exemple qui me vient, une adhérente qui est sous Linux (Fédora) depuis deux ans à créer un tutoriel très détaillé, (étape par étape) sur : Comment utiliser le gestionnaire graphique de paquets Dnfdragora… Un exemple parmi tant d’autres.

Je veux créer mon GUL

Oui mais moi sima, je suis sous Linux, je ne suis pas informaticien.
Et alors ?

Déjà, on ne vous demandera jamais d’être ce que vous n’êtes pas, on ne vous demandera pas de devenir informaticien. Et si vous souhaitez le devenir, un GUL peut vous apporter une culture générale sur le logiciel libre, vous y apprendrez beaucoup choses, mais vous devrez suivre des cours ailleurs (lycée, université, ecole spécialisée, correspondance, ou autres), un GUL n’a pas vocation à former des informaticiens, en tout cas pas Root66.

Si vous êtes trois vous pouvez créer une association, imaginer ce que vous pouvez faire pour promouvoir le logiciel libre et je suis persuadé que vous serez rejoins par d’autres dont certains travaillent certainement sous linux. Pour qu’un GUL fonctionne AMHA[1], il faut de tout, de l’informaticien qui connaît bien Linux au débutant. S’il n’y a que des informaticiens entre-eux (ça fait  repaire de gourous), s’il n’y a que des débutants, c’est compliqué. C’est comme la mayonnaise, si l’on y met que les jaunes d’œuf ça ne prend pas, il faut les autres ingrédients (huile, moutarde, sel et poivre).

C’était la recette mayonnaise offerte par Sima78. C’est cadeau !

Où trouver un GUL ou LUG

Il y a l’AFUL, mais pour cela il faut faire vivre le site, signaler les GUL qui n’existent plus et ceux qui se créent.

Note(s)

  1. ^ AMHA (ou AMA – amha – ama) [Abr]À Mon Humble Avis (A Mon Avis)Les versions accentuées de ces abréviations sont rarement utilisées.[Ang] IMHO (ou IMO) In My Humble Opinion, In My Opinion

Bricolage – Sima j’ai un problème de voiture – Mécanique

Bricolage – Sima j’ai un problème de voiture – Mécanique.

Lorsque l’on a été mécanicien on vient régulièrement vous demander conseil, même si vous ne l’êtes plus depuis des décennies, même s’il y a de vieux restes (comme l’on dit) on n’est plus du tout à la pointe des dernières technologies.

Je vous fais part de deux questions que l’on m’a posé dernièrement, mais qui sont des questions assez récurrentes.

Sima, tu peux venir voir je crois que ma suspension est morte ?
Sima, j’ai un problème de parallélisme, ma voiture tire à droite ?

Nous allons voir ces deux aspects, ça ne fera pas de vous un mécanicien, mais si cela peut vous éclairer, tant mieux. Je vais essayer d’utiliser des termes les plus simples possibles en espérant être pédagogique sans tomber dans le trop simplissime, en tout cas ce ne sera pas un discours d’ingénieur. 😉

Revenons aux deux questions

Sima, tu peux venir voir je crois que ma suspension est morte ?

J’appuie sur la voiture et en effet elle fait des rebonds.
Moi : Ce sont les amortisseurs qu’il faut remplacer.
Lui : Ouais, c’est pareil suspension, amortisseurs…

Et non, ce n’est pas pareil, voyons cela de plus près.

La suspension.
Elle est généralement à ressort ou à lames, elle permet d’atténuer les imperfections de la route (bosses, creux et autres imperfections). Si l’on remplaçait les suspensions par des cales en bois de chêne, les ondes de choc dues aux imperfections de la route abîmeraient très rapidement les parties mécaniques, voire le châssis sans compter sur l’inconfort pour le conducteur et les passagers.
Mais cela ne suffit pas

Les amortisseurs.
En effet sans amortisseurs à chaque imperfection de la route (bosses, creux et autres), le choc répercuté sur les suspensions renvoie un phénomène de rebonds. Ces rebonds sont néfastes pour la tenue de route, si votre pied est sur l’accélérateur vous risquez l’amplifier le phénomène malgré vous ce qui rend une conduite dangereuse. Donc les amortisseurs, comme leur nom l’indique, servent à amortir. Une fois le choc encaissé par la suspension l’amortisseur sert à éviter le phénomène de rebond et à ramener le véhicule à sa position initiale le plus rapidement possible. Ils permettent donc de stabiliser le véhicule et contribuent donc à la bonne tenue de route. Si vous roulez longuement avec des amortisseurs défectueux, au-delà du danger, il peut se produire une déformation des pneumatiques créant des creux et bosses sur la bande de roulement.

Barre anti-roulis appelées aussi barre stabilisatrice.
Cela fait partie également du trio (suspension, amortisseurs, stabilité).
Il s’agit d’une barre généralement en forme de « U » (vous remarquerez les guillemets), elle d’un alliage et trempage spécifique pour lui donner une certaine résistance et élasticité sans se déformer.
Elle est fixée sur le châssis et relis le côté gauche et droit en s’appuyant sur les triangles inférieurs ou sur les bras de suspensions à l’arrière.
Alors à quoi sert-elle ? Comme le nom l’indique éviter le roulis et donc stabiliser.
Lorsque vous prenez un virage, votre véhicule « s’écrase » du côté inverse à la courbe et se déleste de l’autre. En sortie de virage, sans barres stabilisatrices, le véhicule contrebalancerait dans de l’autre côté puis comme un bateau dans la houle, un roulis de gauche à droite et inversement rendant le véhicule instable en sortie de virage et donc dangereux. La barre anti-roulis stabilise le véhicule en sortie de virage.

Bon ok Sima, et pour ma voiture qui tire à droite à cause du parallélisme ?

Voyons un peu de géométrie.

Parallélisme.
Non ! Un défaut de parallélisme ne peut pas faire tirer à droite ou gauche !
Votre véhicule tire d’un côté (en dehors du bombé de la route), vérifiez que vos pneus sont à la bonne pression et qu’ils sont de même structure, même taille.

Lui : Ha oui sima, la loi dit que l’on doit avoir des pneus identiques.
Moi : Non, les pneus doivent être de même taille et de même structure, mais peuvent être de marques différentes. Mais bon, avoir des pneus identiques c’est mieux.

Le parallélisme est le fait d’effectuer des réglages pour que vos roues avant soient parallèles.
Bon, pas tout à fait parallèles. En effet pour corriger les effets de traction ou de propulsion les constructeurs préconisent nombre de degrés d’un angle de pincement (généralement les véhicules à propulsion) ou d’ouverture (plutôt sur les véhicules à traction avant) avec une marge de tolérance. C’est propre à chaque modèle. Cela ce fait en trois points.
Mettre la crémaillère (s’il s’agit de vieux véhicules, boîtier de direction) au point milieu (si le point milieu n’est pas bon vous aurez un rayon de braquage différent entre les deux côtés).
Une fois sur le point milieu, il faut que le volant soit droit (c’est mieux), sinon le démonter pour le mettre droit.
Bloquer la direction (les mécaniciens ont des outils pour le faire, voire parfois des cales à mettre sur la crémaillère pour être certain du point milieu) et effectuer les réglages comme préconisés par le constructeur (ouverture ou pincement).

Tout ce qui concerne la géométrie ne peut pas se faire à la maison… À la limite si vous faites de la rénovation de véhicules anciens, pour le parallélisme vous pouvez vous débrouiller avec de la ficelle (hé oui) pour être au plus près de la conformité juste pour dépanner et emmener le véhicule dans un garage où ce sera fait avec plus de précision.

Donc un défaut de parallélisme ne fait pas tirer à droite ou gauche, par contre a un effet sur une mauvaise usure des pneumatiques qui en fonction du défaut vont s’user sur l’extérieur ou l’intérieur de la bande de roulement.

Par contre, si vos pneus s’usent sur les deux parties externes de la bande roulement c’est que vous roulez sous-gonflé. Si c’est sur le centre de la bande de roulement c’est que la roue est sur-gonflée, l’usure doit se faire sur la largeur de la bande de roulement.

Schéma technique illustrant le parallélisme des roues d'un véhicule : vue de dessus comparant deux configurations, l'ouverture avec les roues divergentes vers l'avant, et le pincement avec les roues convergentes vers l'avant.
Le parallélisme désigne l’orientation horizontale des roues directrices vue de dessus : en ouverture (toe-out) les roues divergent vers l’avant, en pincement (toe-in) elles convergent, influençant directement la stabilité et l’usure des pneumatiques.

Oui mais sima ma voiture tire vraiment d’un côté !

Ce peut être dû à un roulement défectueux, mais normalement vous devriez entendre le bruit qui s’accentue lors des virages appuyant sur la roue côté inverse à la courbe. Ou une rotule défectueuse, vous devriez ressentir un léger jeu de direction et des bruits de claquement sur les imperfections de la route.

Lui : Je n’ai rien de tout ça, pas de jeu ni aucun bruit !
Moi : C’est donc qu’il y a une différence d’angle de chasse et/ou d’angle de carrossage entre le côté droit et gauche.

Lui : Chasse, carrossage… C’est quoi ce charabia?

Chasse et carrossage.
Avant de dire de quoi il s’agit il faut savoir que sur les véhicules actuels, on ne peut pas intervenir dessus, ou peut-être quelques rares véhicules, mais je ne connais pas, par contre sur certains véhicules anciens on peut régler la chasse et le carrossage avec des cales ou autres en fonction de la marque, modèle.
Donc sur un véhicule moderne, s’il y a un souci de chasse et/ou carrossage c’est qu’une pièce (triangle par ex.) est faussée voire le châssis (un coup de trottoir, un accident, etc.).

La chasse.
C’est ce qui fait que vous pouvez lâcher le volant et que le véhicule file droit, c’est ce qui fait qu’en sortie de virage votre volant revient droit sur sa trajectoire… Comment l’expliquer autrement ?

Vous faites du vélo, vous vous la pétez en vous lâchant des mains. C’est possible parce qu’il y a une chasse, l’inclinaison de votre fourche plus même un déport sur les vélos à fourche courbée. Si votre fourche de vélo était parfaitement perpendiculaire à la route (vu de côté) vous ne pourriez pas vous lâcher des deux mains. Pour imager, prenez votre vélo et regardez. Vous êtes assis à l’arrêt les roues bien droites dans l’axe de la route, elles sont perpendiculaires à la route. Tournez le guidon, et vous constaterez que la roue tournée, n’est plus perpendiculaire mais a pris un angle d’inclinaison, cet angle d’inclinaison est dû à la chasse.

Schéma technique en noir et blanc illustrant le concept de chasse sur une roue avant de vélo : vue de côté montrant l'axe de direction de la fourche et la distance horizontale « c » entre le point de contact du pneu et le prolongement de l'axe de pivot au sol.
La chasse (notée « c ») désigne la distance horizontale entre le point de contact du pneu avec le sol et l’intersection de l’axe de direction prolongé avec le sol – un paramètre clé de la géométrie d’un vélo influençant sa stabilité et sa maniabilité.
GIF animé d'un cycliste en maillot vert à pois levant les bras en signe de victoire lors de l'arrivée d'une étape de course cycliste professionnelle, sous les acclamations de la foule.
L’instant de la victoire : un cycliste en maillot vert à pois célèbre sa ligne d’arrivée les bras levés.

Sur une voiture c’est identique, le pivot de roue est incliné (comme sur un vélo). Tant que les roues sont droites, ça ne se voit pas, par contre si vous braquez au maximum d’un côté, les roues directionnelles vont prendre une inclinaison par rapport à la perpendiculaire. Donc, vos roues dans l’axe de roulement en ligne droite la « mécanique » fournie une certaine énergie pour avancer, dès que vous braquez, l’inclinaison des roues va exercer une certaine résistance donc nécessiter une force supplémentaire sur les roues directionnelles… Et la « mécanique », c’est comme nous, ou pour ne pas parler au nom les autres, c’est comme moi, c’est-à-dire partisan du moindre effort, du coup le train va chercher à retrouver la position sur laquelle est subit le moindre effort, c’est-à-dire dans l’axe, c’est ce qui fait revenir vos roues droites en sortie de virage dès que vous lâchez le volant. C’est ce qui fait aussi qu’en marche arrière votre direction est plus capricieuse puisque la chasse est inversée.

Schéma technique en vue de profil d'une voiture illustrant le concept de chasse : une flèche horizontale bleue indique la distance entre l'axe de pivot incliné de la roue avant et son point de contact avec le sol.
La chasse automobile désigne la distance horizontale entre le prolongement de l’axe de pivot de la fusée de roue et le point de contact du pneumatique avec le sol, un paramètre de géométrie essentiel influençant la stabilité directionnelle et le rappel en ligne droite du véhicule.

Le carrossage.
Les roues vues de face, c’est l’angle formé par le plan de roulement de la roue avec la verticale. Le carrossage est dit « positif » lorsque le sommet de la roue est incliné vers l’extérieur, il est « négatif » lorsqu’il est incliné vers l’intérieur. Ceux qui ont connu les R8, Simca 1000, Rallye2 se souviennent des roues arrières en « V » inversé pour tenter de limiter l’effet de survirage en courbe. Cela-dit il y a un effet sur la tenue de route en ligne droite (en rallye sur terre, ou neige, la voiture à tendance à « flotter » lorsque le carrossage est éxagéré).

Schéma technique illustrant le carrossage d'un véhicule : vue de face comparant deux voitures, l'une avec un angle de carrossage positif (roues inclinées vers l'extérieur) et l'autre avec un angle négatif (roues inclinées vers l'intérieur).
Le carrossage désigne l’angle d’inclinaison des roues par rapport à la verticale, vu de face : positif lorsque le haut des roues s’écarte de la carrosserie, négatif lorsqu’il se rapproche.

Et les motos ?
Il y a une chasse (angle de la fourche)… Ha, par contre sur un side-car il y a du carrossage et du « parallélisme ». J’ai mis les guillemets car il n’y a qu’une roue directionnelle. On y met du pincement (à ma connaissance, je n’en ai jamais vu avec de l’ouverture) et du carrossage (généralement positif). Vous remarquerez aussi que la roue du side-car n’est pas face à la roue arrière de la moto mais légèrement en avant, c’est la « précession » qui permet la stabilité. Plus la précession est grande, plus il faut forcer pour tourner à droite, c’est donc étudié pour trouver le meilleur compromis (stabilité/maniabilité). Un side-car peut avoir tendance à tirer d’un côté à l’accélération et de l’autre au freinage, phénomène qui peut s’amplifier en fonction de la charge qu’on lui met. En cas de géométrie mal réglée la conduite devient très vite pénible, voire dangereuse.

Schéma technique en vue de dessus d'un ensemble moto et side-car illustrant le réglage du parallélisme en pincement, avec les cotes A et B indiquant les distances de référence à l'avant et à l'arrière de l'ensemble.
Réglage du parallélisme en pincement d’un attelage moto-side-car : la distance A (avant) doit être légèrement inférieure à la distance B (arrière), créant un léger pincement qui compense la poussée latérale exercée par le side-car en marche.
Schéma technique en vue de profil d'un ensemble moto-side-car illustrant deux paramètres de géométrie : la précession de la roue du side-car et la chasse de la roue avant de la moto, indiquées par des flèches horizontales au niveau du sol.
Géométrie d’un attelage moto-side-car vue de profil : la précession désigne le décalage longitudinal de la roue du side-car par rapport à sa rotule d’attelage, tandis que la chasse correspond à l’angle de pivot de la fourche avant de la moto – deux réglages interdépendants essentiels à la stabilité de l’ensemble.
Schéma technique en vue de derrière d'une moto avec side-car illustrant le réglage du carrossage : une ligne horizontale en tirets indique l'inclinaison latérale de la moto vers le side-car, matérialisant l'angle de carrossage de l'ensemble.
Carrossage d’un attelage moto-side-car vu de derrière : la moto doit être légèrement inclinée en positif ou négatif selon les réglages constructeurs pour compenser les forces latérales exercées durant la marche et assurer une tenue de route équilibrée de l’ensemble.

Il faut savoir que par exemple sur les sides-cars de moto-cross on essais de réduire au maximum la précession pour un maximum de maniabilité au dépend de la stabilité, le « singe » tentera de compenser (le singe est le nom donné à celui qui est sur le side).

Voilà, le billet se termine sans rentrer dans toute la complexité ni dans le détail, il y a aussi la « géométrie directionnelle d’Ackermann » intéressante également et plein d’autres choses, une voiture, c’est pleins de géométries… Plus les voitures se modernisent et plus elles embarquent de nouvelles technologies corrigeant certains aspects améliorant la tenue de route en fonction de l’usage et mode de conduite mais j’espère que vous en aurez compris au moins les bases de la géométrie et du trio « suspension, amortisseurs, barre stabilisatrice ».

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L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

Littérature – L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon (03/2004)

ISBN : 2 246 63161 0
37-7089-8
525 pages
Editions Grasset

Couverture du roman « L'ombre du vent » de Carlos Ruiz Zafón aux éditions Grasset, avec une photographie sépia d'une rue barcelonaise brumeuse sous un réverbère, où un adulte et un enfant marchent dans le brouillard.
Carlos Ruiz Zafón, « L’ombre du vent », éditions Grasset – La couverture évoque l’atmosphère envoûtante du Barcelone de l’après-guerre civile espagnole, décor central de ce roman devenu un best-seller mondial traduit dans plus de quarante langues.

On peut le dire, j’ai commencé l’année 2022 par un gros coup coeur littéraire !

Il s’agit là de la première édition française (2004), il a été réédité en 2016 avec moins de pages, je pense donc avec une écriture plus fine, je n’imagine pas que l’on puisse enlever une phrase, un mot de cette oeuvre. Il a été également réédité en version poche.

On me l’a offert début décembre et quel magnifique cadeau ! J’avais des lectures à terminer mais dès que je l’ai ouvert début janvier et commencer à lire, je ne pouvais plus le lâcher.

Dès les premières pages on est embarqué. Pourtant le sujet n’est pas léger, loin s’en faut.

L’histoire s’inscrit dans la fin de la 2ᵉ guerre mondiale entre Paris et principalement Barcelone.
Daniel Sempere à peine âgé de 10 ans vient de perdre sa mère. Son père, libraire, l’emmène au « Cimetière des livres oubliés » un lieu secret pour y choisir un livre qu’il devra conserver toute sa vie. Daniel en ressort avec un livre choisi au hasard, « L’ombre du vent » écrit par un certain auteur méconnu Julián Carax. Passionné par ce livre qu’il lit en une nuit le marquera à vie. Il décide donc d’en apprendre plus sur cet écrivain inconnu, il apprendra qu’il est originaire de Barcelone, qu’il est allé à Paris où il a écrit ses romans, l’Ombre de vent étant le dernier, qu’il est mort lors d’un duel, mais peut-être pas, serait revenu à Barcelone où il fût reconnu mort. Est-il mort (Paris, Barcelone?), disparu… Ce livre d’un auteur méconnu semble intéresser beaucoup de personnes, il y a même un être mystérieux qui s’acharne à acheter ou voler toutes les œuvres de Julián Carax pour les brûler, s’agit-il d’autodafés ? Daniel que l’on suit de ses 10 ans jusqu’à l’âge adulte se lance dans une quête aussi passionnante que dangereuse… Et cette quête devient la nôtre !

Des personnages attachants : Daniel le narrateur ; Beatriz, son amour, jeune femme à la fois fragile et décidée ;  le père de Daniel effacé et mélancolique qui adore son fils ; Fermín, ancien SDF désormais employé de la librairie et personnage haut en couleurs ; la mystérieuse Nuria Montfort dont son récit sur plusieurs pages m’a particulièrement touché ; celui qui ne connaît que la haine, le cruel Fumero ; Julián Carax, l’ombre de ce roman, si charismatique que l’on a envie de lire ses autres livres fictifs… et d’autres personnages tous plus ou moins cabossés par la vie.

Ce roman est merveilleusement bien écrit ! Dirigé par mains de maître d’un dosage bien proportionné de ce que doit fournir un roman et on se laisse porter par la mélodie des mots, cela jusqu’à la fin où tout se clôt (ce qui est rare, bien savoir terminer un excellent roman).
Une écriture qui à beaucoup de souffle !
En plus d’être prenant et émouvant, il est aussi parfois très drôle, avec des répliques hilarantes.

Bref ! Un livre fabuleux dont l’intrigue est captivante de bout en bout.

Suite à ce livre, deux autres ont suivi « Le jeu de l’ange » et « Le prisonnier du ciel » ce qui en fait une trilogie. Ayant trouvé ce premier livre captivant de la première à la dernière phrase j’ai du mal à imaginer ce que l’on peut y apporter de plus. Ces deux autres livres sont-ils d’une commande de l’éditeur liée au succès du premier livre ? Toujours est-il que je n’ai pas, pour l’instant, la curiosité de lire les autres, je souhaite vraiment rester sur cette excellente impression.

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