Littérature – identifier la flore

Présentation rapide de deux livres pour identifier la flore.
Est-ce de la littérature ? Non pas vraiment, il s’agite de livres techniques.

Littérature – Nouvelle flore de Gaston Bonnier et Georges De Layens.

Pour la détermination facile des plantes de la région parisienne.

ISBN: 2-7011-1001-7
285 pages
Éditions Belin

Couverture du livre Nouvelle Flore pour la détermination facile des plantes de la région parisienne, de Gaston Bonnier et Georges de Layens, éditions Belin, illustrée d'une planche botanique représentant un chèvrefeuille en fleurs.
Gaston Bonnier & Georges de Layens, « Nouvelle Flore pour la détermination facile des plantes de la région parisienne », 2173 figures, éditions Belin. L’illustration de couverture représente un chèvrefeuille (Lonicera sp.).

Voilà le livre que j’emporte à chaque sortie en forêt en Ile-de-France, oui, c’est là que j’habite.
Je l’accompagne d’une loupe X10, un couteau de poche et un carnet pour prendre des notes.
Facile ? En fait pas tant que cela. Il faut avoir un minimum de notions en botaniques, pour bien l’utiliser.
Il s’agit de clés d’identifications, il faut savoir utiliser une clé d’identification. Mais tout s’apprend !
Cela-dit, je ne le conseille pas à quelqu’un qui souhaite s’initier à la botanique.

Double page intérieure de la Nouvelle Flore de Bonnier et de Layens, présentant les clés de détermination dichotomiques illustrées des familles de plantes aquatiques : Hydrocharidées, Joncaginées et Potamées, avec figures botaniques au trait.
Pages 154-155 de la Nouvelle Flore de Bonnier et de Layens. Clés dichotomiques et descriptions des plantes aquatiques : Hydrocharis, Élodée, Vallisnérie, Stratiotes (Hydrocharidées), Troscart (Joncaginées) et Potamot, Zannichellie (Potamées), accompagnées de figures au trait.

Littérature – Les noms de fleurs de Gaston Bonnier.

Trouvés par la méthode simple.

ISBN: 978-2-7011-1003-5
336 pages
Éditions Belin

Couverture du livre Les Noms des Fleurs trouvés par la méthode simple, de Gaston Bonnier, éditions Belin, illustrée d'une planche botanique représentant un pissenlit en fleurs et en fruits.
Gaston Bonnier, « Les Noms des Fleurs trouvés par la méthode simple », 64 planches en couleurs et 2715 figures en noir, éditions Belin. L’illustration de couverture représente un pissenlit (Taraxacum officinale).

A mon avis mieux adapté au novice. Il y a des planches couleurs par lesquels vous identifierez très rapidement certaines plantes. La clé identification est très bien faite, bien documentée, permet une évolution en douceur. Lorsque vous arrivez au nom de votre plante vous avez plus de renseignements comme le nom vernaculaire, si elle est médicinale, etc.
Je le trouve mieux adapté aux novices.

Double page intérieure des Noms des Fleurs de Gaston Bonnier, présentant les clés de détermination dichotomiques illustrées des numéros 401 à 408, couvrant notamment la Tormentille, les Gaillets, la Lysimaque et plusieurs espèces de Millepertuis, avec figures botaniques au trait.
Pages 106-107 des Noms des Fleurs de Gaston Bonnier. Clés dichotomiques illustrées pour la détermination de plantes à fleurs jaunes : Renonculacées (Ficaire), Potentille Tormentille, Gaillets, Lysimaque, Hélianthème et Millepertuis (Hypericum perforatum, H. humifusum, H. quadrangulum, H. tetrapterum).

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Chaudun la montagne blessée de Luc Bronner

Littérature – Chaudun, la montagne blessée de Luc Bronner (2021)

EAN : 9782757890714
192 pages
Éditions Points

Couverture du récit « Chaudun, la montagne blessée » de Luc Bronner aux éditions du Seuil, avec une illustration aquarelle représentant un paysage de montagne boisé aux tons verts, bleus et ocre, avec une petite cabane blanche au premier plan.
Luc Bronner, « Chaudun, la montagne blessée », éditions du Seuil – Un récit consacré à la montagne de Chaudun dans les Hautes-Alpes, illustré d’une couverture aquarelle évoquant avec douceur un paysage alpin entre forêts, alpages et sommets rocheux.

Un récit touchant, émouvant ! Comment en est-on arrivé là ? Un village des Hautes-Alpes, difficilement accessible, abandonné, déserté par ses habitants. Comment peut-on en arriver à cette extrême décision de tous les habitants qui est de vendre le village, tout ce qu’ils ont, le peu qu’ils ont et qu’il leur reste… Vendre tout à l’État Français. Ce n’est pas de la fiction, cela c’est vraiment passé !

« Toutes les propriétés communales et privées, comprenant une superficie de 2 026 hectares, ont été vendues à l’État pour le prix de 186 000 francs environ. La commune de Chaudun comprenait 98 habitants vivant du produit de leurs pâturages ; mais depuis quelques années les montagnes déboisées avaient perdu une partie de leurs prairies où l’on faisait paître un trop grand nombre de moutons. »

Chaudun

Ce village perché à 1400 mètre d’altitude et à 19 km de Gap, difficilement accessible que par des chemins de muletier… Comment des hommes ont-ils eu un jour l’idée de s’établir en un tel lieux ? Luc Bronner, partant d’une pierre tombale restée debout dans ce village en ruine, celle de « Félicie Marin, morte le 30 avril 1877, à l’âge de 17 ans« , il va nous faire revivre les hommes de Chaudun, la dureté de leurs vies quotidiennes dans une pauvreté permanente et leurs luttes constantes pour la survie.

Après un travail d’archives, de lecture de registres, d’enquête, il reconstitue des familles entières et nous livre tout !

vie et mort

Le taux de mortalité où les enfants forment la grande majorité « Le pire ennemi parmi tous, c’est la dysenterie, la vie et la mort qui s’écoulent ensemble dans l’absolue fatalité. »
Une liste de 40 noms d’enfants décédés entre février 1878 et février 1894 c’est énorme sur un peu plus d’une centaine d’habitants au début. Si l’on ressent la pénibilité des rares propriétaires, la situation est pire pour les journaliers payés souvent moins de 4 francs par jour.
« Les Chaix dominent le village depuis cinquante ans. Leurs biens représentent près de 10 % du patrimoine total de Chaudun au moment de la vente. Plus riches que d’autres, ils peuvent acheter les prés, les labours, les bois. Attendre patiemment qu’un chef de famille décède pour proposer un rachat aux descendants quand ceux-ci sont étranglés par le manque d’argent. Employer un journalier lorsqu’il n’y a pas suffisamment de bras dans la famille pour travailler les terrains au printemps. Convaincre les veuves qu’elles font une bonne affaire en cédant un bout de terre dont elles ne peuvent plus s’occuper. C’est ainsi, et dans la lutte des places, certains ont joué fin sur des décennies. »

La condition féminine

La condition féminine aussi, « Pour gagner quelques francs supplémentaires, grâce à son lait, la jeune Pauchon devient nourrice du petit Raymond Regamey, envoyé par une femme de Marseille. »
Et la hiérarchie sociale, sexuelle et familiale de l’époque :
ARTICLE DEUX
Les journées sont évaluées comme suit
1 : journée d’homme trois francs
2 : journée de femme un franc cinquante centimes
3 : journée d’enfant un franc cinquante centimes.

L’environnement

La rudesse du climat et la courte durée d’ensoleillement ne facilite pas l’agriculture. La nécessité d’élever des animaux trop nombreux pour les surfaces d’herbage a eu raison des pâturages en les épuisant. Il va de même avec les forêts environnantes (nécessité de bois de construction de chauffage).
« Trop d’hommes et de femmes, trop de bêtes à nourrir. En trois décennies, la plupart des forêts ont disparu, ravagées par les coupes sauvages pour chauffer les foyers l’hiver et utiliser les plus beaux arbres pour entretenir les maisons. Un cercle vicieux terrible, cercle déprimant du court terme et de l’exploitation.
Pour survivre, les bergers ont accepté de prendre plus de moutons pendant l’été. (…).
 »

Conclusion

Un livre à lire absolument, un livre qui nous raconte une histoire d’antan et nous interroge sur notre présent, notre devenir.

Des photos qui ne sont pas issues du livre, juste pour vous donner une idée de l’histoire des lieux et personnes que vous découvrirez.

Vue aérienne en noir et blanc d'un village de montagne groupé dans un vallon, entouré de prairies et de versants, vers 1880.
Le village de Chaudun (Hautes-Alpes), vers 1880. On distingue le noyau villageois serré autour de son église, les toits de tuiles et de lauzes, ainsi qu’une route s’enfonçant dans la vallée.

Photographie ancienne en noir et blanc : deux adultes et un enfant debout au bord d'un chemin de village alpin, avec des maisons et un versant montagneux en arrière-plan.
Chaudun, fin du XIXͤ siècle. Une famille pose au bord du chemin principal traversant le village, devant les maisons traditionnelles.
Photographie ancienne en noir et blanc : sept enfants en habits traditionnels posent en plein air dans un cadre montagnard, avec un âne visible à l'arrière-plan.
Chaudun, Fin du XIXͤ siècle. Un groupe d’enfants du village, vêtus de leurs habits du dimanche, photographiés en plein air avec leur âne, sur fond de versants alpins.
Photographie ancienne en noir et blanc : groupe d'une quinzaine de personnes réunies en plein air autour d'une table de travail lors de la signature officielle de la vente du village de Chaudun à l'État, le 24 août 1895.
Chaudun, 24 août 1895. Signature de la vente du village et de ses terres à l’État français — première cession de ce type dans les annales de la République. On distingue au centre les officiels attablés, entourés de villageois et de témoins. (Source : ONF / Syndicat d’initiative)
Reproduction de la une du journal L'Illustration du 24 août 1895, présentant deux gravures illustrant la vente de la commune de Chaudun à l'État : à gauche, le dernier maire sous la cloche du village ; à droite, la signature des actes de vente.
« L’achat d’une commune par l’État » — Une du journal L’Illustration, 53ᵉ année, n° 2739, samedi 24 août 1895. À gauche : « Le dernier maire de Chaudun » ; à droite : « La signature des actes de vente ».
Photographie ancienne en noir et blanc montrant les ruines du village de Chaudun après son abandon : maisons démolies ou éventrées à gauche, église et maison curiale encore debout à droite, pont de pierre au premier plan, massif montagnard en arrière-plan.
Chaudun, vers 1895-1900. Le village après l’exode de ses habitants suite à la vente à l’État. Seuls l’église et le bâtiment attenant subsistent intacts, tandis que les maisons tombent en ruine. Un personnage solitaire contemple le site depuis le pont.
Photographie ancienne en noir et blanc, légendée « Hautes-Alpes — GAP. Ruines de Chaudun » : vue en plongée sur les vestiges du village de Chaudun dans son vallon, charpentes à nu et murs en ruine visibles parmi la végétation, rivière longeant le site.
« Hautes-Alpes – GAP. Ruines de Chaudun. » Vue d’ensemble du village abandonné après sa vente à l’État en 1895. Les toitures effondrées et les murs éventrés témoignent d’une dégradation progressive.
Photographie panoramique en noir et blanc de 1897 : paysage de haute montagne aride et dénudé vu depuis le col de Chabanottes, avec des versants érodés et un chemin serpentant dans le vallon.
Vue depuis le col de Chabanottes en direction de Chaudun, 1897. Le paysage, presque entièrement dépourvu de végétation arborée, illustre l’état de dégradation des terrains alpins qui motiva la politique de reboisement de l’État – raison première du rachat du village.

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Rando – Matos – Chargeur smartphone solaire

chargeur solaire, juin 2022
chargeur solaire

Rando – Matos – Fabriquer un chargeur smartphone solaire.

Lors des randonnées nous nous entourons de plus en plus d’électronique et la question qui se pose est comment maintenir leur charge.

Je me suis donc lancé dans la fabrication d’un chargeur solaire, qui soit le plus léger possible et portable.

Avant tout un remerciement à Avril qui m’a fait pensé aux diodes, si elle passe par là, elle se reconnaîtra, et un merci à mon frère qui m’a fourni les diodes et puisqu’il était là, nous l’avons fait ensemble.

Dans cet article:

  • Matériels.
  • Conception.
  • Réajustement.
  • Retour d’expérience.

Poids une fois terminé : 223 g

Matériels

  • 4 Cellules solaires 12 V 1.5 W 1.5 – 2,62 € pièce.
  • 1 Module d’alimentation boost réglable DC-DC, carte de batterie USB 0.9V ~ 5V litre 5V 600MA 1A 1,5 a 3A, module de sortie USB – 0,20 € pièce.
  • 4 diodes anti-retour (diode Schottky), j’ai pris les plus petites que j’ai trouvés.
  • Fil électrique.
  • De la gaine thermorétractable.
  • Ruban nylon, attaches.
  • Fer à souder, étain à souder.
Module USB, juin 2022
Module USB
Panneaux solaires, juin 2022
Panneaux solaires
Diodes, juin 2022
Diodes

Conception

Il suffit de relier les panneaux en parallèle, c’est-à-dire les positifs avec les positifs et les négatifs avec les négatifs. Ne pas oublier de mettre les diodes anti-retour sue le positif de chaque panneau.

Si vous ne mettez pas de diode, ça fonctionnera tout de même, la diode sert de sécurité, dans le cas où un panneau lâche, cela évite que le courant repart sur ce panneau plutôt que sur le module d’alimentation et qu’il n’y ait plus assez de courant pour la charge.

Ensuite il ne reste plus qu’à brancher les deux derniers fils sur le module d’alimentation (+ sur + et – sur -).

N’oubliez pas avant de souder vos fils de passer votre gaine thermo.

Pour les sangles, je les ai achetées au mètre (2,20m) ainsi que les attaches et fait coudre chez le cordonnier. Ensuite il n’y a plus que les coller sur les panneaux. Concernant le choix de la colle j’hésitais, Avril et mon frère m’ont conseillé la néoprène, et en effet c’est ce qui tient le mieux.

Cela permet de l’accrocher au dos du sac à dos.

panneaux reliés avec diodes sur le +, juin 2022
panneaux reliés avec diodes sur le +
Panneaux reliés au module USB, juin 2022
Panneaux reliés au module USB
chargeur _ test, juin 2022
chargeur – test
collage des sangles, juin 2022
collage des sangles
chargeur terminé, juin 2022
chargeur terminé

Réajustement

Lors des tests sans la gaîne thermo sur le module de charge usb, tout fonctionnait très bien, une fois la gaîne posée sur le module, plus de charge ??? Cherchant une cause à effet, j’en ai déduit que le module chauffait peut-être de trop sous la gaîne… j’ai donc enlevé la gaîne thermo autout du module et fabriqué un petit boîtier que j’ai perforé pour la ventilation et ça a fonctionné de nouveau.

modif - boite ventilé pour module USB, juin 2022
modif – boite ventilé pour module USB

Retour d’expérience.

La charge est lente et dans les meilleures conditions, les panneaux plein soleil, il faut « 3h40 » pour recharger mon smartphone S7 à 50 %. ça permet de maintenir la charge ou éviter qu’il se décharge trop vite pendant mes marches, sachant que lorsque l’on marche, on est pas toujours bien orienté.

Si c’était à refaire j’en prendrais des panneaux un peu plus puissants, en 2W, ils sont à peine plus grands.

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Blog – Nouvelle catégorie

Blog – Nouvelle catégorie.

Quoi Sima ? Encore une nouvelle catégorie ?

Une catégorie Rando pour randonnée.

Pourquoi cette nouvelle rubrique ? Il y a une perpétuelle remise en cause de l’orientation du blog. La modification d’orientation a déjà commencé depuis environ un an. En effet si au tout début il était principalement dédié au logiciel libre, je constate qu’avec le temps je teste de moins en moins d’applications, distributions, j’en ai moins envi, moins le temps.

Je reste fidèle aux logiciels libres, et je continuerais d’en parler au fil de mes activités.

Ce billet fait en quelque sorte écho à celui de Chez-Iceman intitulé « Blog – Changement ». C’est je pense le lot des blogueurs. Il y a ceux qui arrêtent et se consacrent aux réseaux sociaux, ceux qui arrêtent leur blog puis reprennent sous une autre forme (je pense entre autres à Cyrille Borne), ceux qui font de longues pauses (j’ai eu un premier blog de 2006 à 2011 sur une autre adresse et nom de domaine, puis repris ici en 2015), ceux qui souhaitent rester très spécialisés, ceux bien organisés, ceux très impersonnel, ceux plus personnel, ceux avec un mix d’un peu tout cela…

Je souhaite que mon blog me ressemble, donc un peu fouillis, je vous l’accorde.

De quoi va-t-elle traiter ? Sa régularité ?

Et cette nouvelle catégorie, de quoi va-t-elle traiter ? Sa régularité ?
De randonnée mais dans un premier temps certaines expériences, je suis dans une période de remise en forme et si je n’accède pas à la condition requise, cette rubrique s’arrêtera de fait. De matériel aussi, j’espère y faire un retour d’expérience, j’ai moi-même beaucoup profité lors de mes randonnées passées du retour d’expérience des autres. C’est également une immense source de motivation pour retrouver une condition physique suffisante. Vous remarquerez que je n’utilise pas le verbe recouvrer, lorsque les années passent il ne faut pas espérer recouvrer la condition de nos vingt ans.
Sa régularité : Tempori servire et sine die (s’adapter aux circonstances et sans date précise).

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Littérature – Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson

Sur les chemins noirs, mai 2022
Sur les chemins noirs

Littérature – Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson (2016)

EAN : 9782072559440
133 pages
Édition Gallimard

Sylvain Tesson est un véritable vagabond globe-trotter, dès qu’il termine ses études il commence à parcourir le monde, à vélo, en side-car, à pied, beaucoup à pied, Il est partout, sur les plateaux du Tibet à la poursuite de la panthère des neiges et quand il se pose c’est de février à juillet 2010 dans une cabane sur la côte du lac Baïka…

Rien ne peut donc arrêter Sylvain Tesson ? Si, malheureusement, et ce sera une chute d’un toit ! (…) et moi, pris de boisson, je m’étais cassé la gueule d’un toit où je faisais le pitre.(…).

Entre la vie et la mort, et de nombreuses fractures il s’en remettra, mais pas sans séquelles (…) j’avais pris cinquante ans en huit mètres. (…).  Et la rééducation post-traumatique ? (…) Un médecin m’avait dit : « L’été prochain, vous pourrez séjourner dans un centre de rééducation. » Je préférais demander aux chemins ce que les tapis roulants étaient censés me rendre : des forces. (…).

Ce sera les chemins noirs.

Les chemins noirs !

La convalescence se fera en marchant, hors des GR, des sentiers connus et en France. Une marche par les sentiers tracés en noir sur les cartes, tant que possible en dehors des agglomérations, depuis le Mercantour jusqu’aux côtes du Cotentin un peu plus de 1 400 km à pied, un périple de deux mois et demi en essayant d’échapper aux zones urbaines : (…) ne pas s’infliger les traversées périurbaines, éviter la brûlure du goudron. (…). On le suit au rythme de sa marche convalescente : bivouaque à la belle étoile, admirant les étoiles, adossé à un rocher pour lire, devant un feu de bois, sous les intempéries aussi, tout l’inspire : (…) La marche était une pêche à la ligne : les heures passaient et soudain une touche se faisait sentir, peut-être une prise ? Une pensée avait mordu ! Le soir, je m’endormais et les images de la lanterne magique défilaient derrière mes paupières. (…).

Bien entendu, comme à son habitude nous avons droit à quelques références ou allusions à des auteurs, Fabre, Giono, Pagnol, Péguy, et tant d’autres, celle à Fabre m’a fait particulièrement plaisir puisque j’envisageais écrire un billet sur ce personnage (j’ai lu « Sur les chemins noirs » en septembre 2021 alors que j’ai écrit le billet sur Jean-Henri Fabre en mars 2022). Non seulement j’aime les aventure de Sylvain Tesson, j’aime aussi sa culture.

Bref, ce livre fût un véritable coup de cœur, une envie de me remettre à la randonnée.

Ci-dessous image de la trace des chemins noirs d’après IGNrando, le lien « Sur les Chemins noirs » sur IGNrando (au moment où j’écrivais le billet ce dernier lien fonctionnait, au moment où je le publie une erreur 404, je le laisse en espérant que ce soit temporaire).

Traces de "Sur les chemins noirs", mai 2022
Traces de "Sur les chemins noirs"

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Randonnée nouveau départ

Les aventures de Sima – Randonnée, nouveau départ.

Sur ce billet je vais parler de mon histoire, mon présent et un peu de mes projets.

Comment j’ai débuté la randonnée, comment cela a évolué, comment cela c’est arrêté, puis mon envi de reprendre. Il n’y aura pas là de conseils mais plutôt un bilan, un retour d’expérience. Je ne parlerai pas de randonnées d’une journée mais de mon expérience sur celles de plusieurs jours. Un peu de M.U.L. aussi.

Ma première randonnée

J’étais jeune, beau et c.. à la fois. Tiens on dirait les paroles d’une chanson… et très sportif.

Donc j’étais jeune et sportif lorsque nous avons décidé à trois de partir pour une randonnée d’une dizaine de jours dans les Pyrénées. J’avais déjà l’expérience de la marche en montagne sur plusieurs jours grâce à cause de l’armée, j’avais été parachutiste[1] dans un escadron de reconnaissance.
Je ne sais pas si la M.U.L. existait déjà, j’en ai entendu parler que bien plus tard, il n’y avait pas internet donc pas de réseaux sociaux, forum et le tutti-quanti (ça ne nous rajeunit pas tout ça).
Autant dire que nous sommes partis chargés comme des mules.

Nos uniques expériences étaient celles de l’armée où chacun doit avoir tout son nécessaire, résultat nous nous sommes très vite rendu compte que c’était totalement stupide dans ce contexte, mais trop tard nous étions partis… Redondance de matériels, certains trucs inutiles. À cela, j’étais passionné de photo, j’avais donc deux boîtiers Nikon FM un en NB l’autre en diapos, trois objectifs (1 28mm, 1 50mm et un 300mm) plus des pelloches et un pied… je ne vous raconte pas le poids de mon sac, un 80L avec deux poches sur les côtés, gonflé à bloc.

Notre manque de préparation : nous avions prévu un passage par Gourette pour nous ravitailler… Sauf que c’est une station de ski d’hiver et qu’à l’époque, en plein été c’était une ville morte, tout était fermé (aujourd’hui je ne sais pas comment c’est en été).
Nous avons décidé que l’un d’entre nous descendrait à Eaux-Bonnes, pas la peine d’y aller à trois, nous avons tiré le choix à la courte paille et c’est tombé sur moi (je n’ai jamais eu de chance aux jeux).
J’ai vidé entièrement mon sac, eux sont restés avec les affaires et moi je suis descendu avec un sac vide pour les courses pour trois et aussi trouver des lacets car l’un en avait cassé.

Bref, on en a bien chié mais aussi bien ri et ça reste un excellent souvenir et une bonne expérience pour mes autres randonnées.

Ce que nous a enseigné cette première randonnée.

Bien établir la liste de ce que l’on va apporter, si l’on part à plusieurs faire la liste en commun, évité toute redondance inutile et se répartir les charges.

Faire son sac avec une balance à côté et tout peser, absolument tout (brosse à dent, dentifrice, rasoir, etc.). Prendre cette habitude vous mènera à la M.U.L. sans vous en rendre compte. Est-il absolument nécessaire de se raser, Oui/Non et si oui, faut-il absolument une mousse à raser alors que vous avez une savonnette pour vous laver, faut-il vraiment les deux… Lorsque l’on prend une balance cela va nous aider dans les choix, jusqu’aux vêtements.

Bien préparer son parcours, ça c’est aussi moi qui l’avais préparé et plutôt bien (je faisais déjà des semi-marathons et aussi des courses d’orientation) ma seule bourde fût le passage par Gourette mais rien de grave.

Ceux qui ont l’habitude vont faire leur sac au dernier moment à l’arrache, je préconise de le préparer quelques jours avant le départ et j’ai envie de dire que pour une randonnée traditionnelle il ne doit pas dépasser 20 % de votre poids, si vous prévoyez des ravitaillements sur votre parcours, par exemple à partir du troisième jour, partez avec un sac à 15 % de votre poids car lors des ravitaillements on a tendance à se charger. En effet, vous aurez certainement envie de vous faire plaisir, et c’est ça aussi la randonnée, se faire plaisir et craquer pour un fromage local des saucissons maison, une grosse boîte de cassoulet ou choucroute, un gros pain de campagne, que sais-je ? Je sais qu’aux ravitaillements on a tendance à charger son sac. Du moins, me concernant.

La santé, l’équipement,

C’est important, j’ai écourté deux randonnées pour un manque dans ces deux critères.

La traversée de la Bretagne d’Est en Ouest par le centre. De Pélan-Le-Grand à Camaret-sur-Mer (Avec entre autres, Forêt de Brocéliande, Forêt de Lanouée, sud du parc naturel régional d’Armorique). Facile pour moi qui pour la première fois n’allais pas en montagne… Nous partions à deux, mon compère était lui aussi un habitué de la randonnée en montagne, alors nous partions tranquille. Tranquille ? Pas tant que cela, une semaine avant j’avais « dévissé » d’un mur de varappe (je n’étais pas assuré et je pratiquais en dilettante), une chute de 3 mètres, bien réceptionné, rien de cassé mais l’extérieur de mon pied droit tout violacé. J’espérais que mon pied se rétablirait en une semaine et qu’il tiendrait le temps de cette randonnée. Non, au bout d’une journée de marche, le pied avait gonflé, la douleur insoutenable… J’ai dû abandonner à la fin de la première journée. Retour à la maison.

Tronçon dans les Pyrénées en fin d’hiver. Je l’avais déjà fait en solitaire, je suis donc bien équipé et pas dans l’esprit M.U.L. (tente, guêtres, crampons, etc.). Un proche me dit qu’il souhaite m’accompagner, c’est sa première randonnée, juste comme ça pour tester et n’a pas de matériel. Il s’achète donc du correct, polyvalent, mais donc pas forcément adapté aux conditions difficiles, mais si l’on est pas certain de vouloir faire d’autres longues randonnée, autant s’orienter sur de matériel polyvalent. Bref, j’ai dû écourter la première étape, et on a trouvé un endroit très sympa pour bivouaquer. Lendemain très froid, nous continuons et un peu plus haut il est tombé pas mal de neige. Il me dit qu’il a froid aux pieds, qu’ils sont mouillés, qu’il souhaite faire demi-tour. Nous retournons au lieu du premier bivouac, faisons un feu et passons une bonne fin d’après-midi. La nuit il est tombé une neige très collante et avons passé la nuit à nous relayer pour déneiger la tente. Le matin après avoir tout replié nous sommes allé au premier village, restaurant et hôtel. Ce fût court mais sympa tout de même.

Savoir s’adapter, car même si j’étais parti seul  dans mon dernier exemple, j’aurai écourté pour une randonnée sur 4, 5 jours maxi et modifié certaines parties de mon parcours pour m’adapter au climat en toute sécurité.

Et la suite.

J’ai continué de plus en plus léger, surtout seul. Lorsqu’il m’est arrivé de repartir avec quelqu’un, il s’agissait de personnes à qui je souhaitais faire découvrir la randonnée, alors nous partions un peu plus chargés, histoire d’améliorer le quotidien.

J’ai appris beaucoup lors de mes rencontres en randonnées. Fruit du hasard ? J’ai toujours fait plus de rencontres intéressantes en solitaire et hors saison que lors de randonnées à plusieurs et en pleine saison (vacances scolaires). Et il y a eu internet, les forums…

Puis est venu la vie familiale, les enfants, profiter au maximum ensemble des congés, plus le temps de randonner en solitaire, ça s’est arrêté pendant des années… Pas de regret non-plus, nous avons profité ensemble différemment et ce fût bien.

Et aujourd’hui ?

Un peu avant il y eut le taf ! Ces quatre dernières années ça se passait de plus en plus mal, moins pour moi que pour les équipes que je manage et à qui on demande toujours plus alors qu’ils sont les plus mal payés, et moi je me retrouve le passe-plat de directives de cette direction méprisante[2].
Bref, S’il n’y avait pas eu ces changements ces dernières années j’envisageais tout de même partir mais seulement entre 2024 et 2026.
Donc en décembre 2021, je lâche tout et me retrouve libéré de cette charge ! Je suis tout à fait conscient de la chance que j’ai d’avoir pu prendre cette décision.

Bon et la randonnée dans tout ça ?

C’était le moment de revoir mes désirs, mes projets, mes rêves que je reportais d’année en année et parmi tout ça, le désire de repartir en randonnée solitaire sur plusieurs jours. Sauf que je me rends compte qu’après avoir monté toutes les côtes de ma ville je suis essoufflé, et je n’habite pas en montagne.

Je me fais un programme pour travailler l’endurance, du cardio, du gainage, programme que je reverrai à la hausse ou à la baisse en fonction de l’évolution (J’ai été prof de kick-boxing, j’ai coaché les autres, je saurai me coacher).

Je suis content, je constate une évolution rapide aussi bien en endurance qu’en résistance.
Je commence donc mes projets (1 randonnée pas trop difficile de 8 ~ 10 jours fin mai début juin, 1 autre avec plus de dénivelé sur la même durée en juillet, puis une autre encore plus difficile en septembre même durée).

Mais voilà que mi-avril me vient des douleurs à la plante des pieds (métatarsalgie?), j’ai consulté et personne n’y voit des anomalies. Je ne peux donc plus enchaîner une marche le matin, une l’après-midi et encore moins le lendemain.

J’ai donc revu mon programme à la baisse, une seule marche longue par semaine pour reposer mes pieds, il n’y aura pas de randonnée avant septembre, et si tout va bien. Si je ne suis pas en surpoids, je revois mon alimentation, perdre deux ou trois kilos ne me feront pas de mal.

Je me ménage au maximum pour ne pas à avoir à reporter celle de septembre qui me tiens particulièrement à cœur, je ne partirai pas seul mais avec l’un de mes fils, il s’agit d’une promesse que je tiens à honorer.

Le billet « Les aventures de S – Randonnée nouveau départ » est paru en premier sur Sima78.

Note(s)

  1. ^ Je vous raconterai un jour ici comment je me suis retrouvé dans les parachutistes alors que je voulais me faire réformer, toute une aventure. 
  2. ^ Je vous raconterai un jour mon écœurement vis-à-vis de l’évolution au sein de mon taf, toute une aventure.

Echecs – Piege sur la française

Échecs – Piège sur l’ouverture française.

Je ne vais pas vous parler des échecs de ma vie, le but de ce blog n’est pas de vous faire chialer ! Cela-dit je ne suis pas à plaindre.

Parlons jeux d’échecs… Cela va ajouter une nouvelle catégorie sur mon blog, moi qui souhaitait en avoir le moins possible, c’est mal parti.

Ce billet s’adresse plutôt aux débutants découvrant la Défense française, que l’on ait les blancs ou les noirs.

Avant-Propos

Je vais donc vous parler du jeu d’échecs puisque c’est mon jeu favori même si je m’y remets que peu à peu et pas assez à mon goût.
En 2020, il y eut la série Le Jeu de la dame (The Queen’s Gambit), un meilleur nom aurait été en français « Le Gambit dame » qui est la traduction et désigne une ouverture ancienne et connues avec ses variantes « Gambit Dame accepté » ou « Gambit Dame refusé ». Ne rentrons pas dans la technique.

Cette série à procurer l’engouement de mes collègues pour le jeu d’échecs. Je leur ai appris à jouer et tous les midis nous y jouions, je passais pour un « très bon » alors que je sais ce que je vaux, les tournois, le club, c’est très loin derrière et mon ELO est au ras de pâquerettes.
Mais Sima, les échecs, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas !

Soit, on n’oublie pas les règles, mais pour rester au niveau il faut jouer beaucoup, revoir ses propres parties, celles des autres, les ouvertures, etc. C’est une véritable gymnastique. Dès qu’on arrête, on baisse très vite le niveau.

Entrons dans le sujet

Bon, en amuse bouche je vous mets un piège sur l’ouverture française.
Pourquoi ce choix ?
J’ai eu cette idée en revisitant la « Française ».

Si j’ai les noirs, face à e4, si je peux, je me lance dans l’ouverture française que j’affectionne particulièrement avec ses variantes. Alors je vous mets l’un des pièges les plus connus, il y en a d’autres, comme pour toutes les ouvertures.

Donc :

e4 e6 - d4 d5 - e5 (variant d’avance, la plus courante) c5 - c3 Cc6 - Cf3 Db6

Le pion d4 a trois attaques noires (c5, Cc6,Db6) et trois défenses (c3, Cf3, Dd3).
Une ouverture des plus courantes. Il reste plein de possibilités côté blancs et noirs, et les blancs décident…

Fd3 ... , → variante "Gambit Milner-Barry".

Bon là généralement j’accepte :

... cxd4 - cxd4 ...

Il y a aussi la possibilité de ne pas prendre et …  – Fd7

Là, les noirs doivent continuer à développer leurs pièces, plein de possibilités… Mais surtout pas  s’enthousiasmer en pensant que d4 est une pièce fragilisée… Donc surtout pas continuer par :

... Cxd4,

Sinon :

... Cxd4 - Cxd4 Dxd4 - Fb5+

et la dame noire est perdue.

Même si on essaie de limiter les dégâts par .Fd7… C’est mal parti pour les noirs qui ne peuvent pas empêcher la perte de leur Dame.

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Orga – Choisir mes sources

Orga – Choisir mes sources.

Un billet en réponse ou en complément d’un billet de Chez Iceman « Blog – Raffiner Ses Sources » ou plus précisément mon expérience, j’allais donc pas mettre le même titre.

Dans le billet de Iceman il est déjà décrit de l’utilité des flux RSS ou Atom pour avoir une diversité du choix des sources et une certaine liberté de consultation (pas besoin d’aller régulièrement sur tel ou tel site pour savoir s’il y a une nouvelle publication).

Choix de l’agrégateur

Dans quelle catégorie d’internautes êtes-vous ?
Iceman pose cette question déterminante.

Car je vois 3 catégories dans les internautes et même humains :

  1. Celles/Ceux qui restent bloqués sur une chaîne télé, un site unique, un seul journal, voire un petit peu plus mais de même bord politique.
  2. Celles/Ceux qui lisent à partir de réseaux sociaux ou de google news et autre agrégateur
  3. Celles/Ceux qui utilisent les flux RSS pour mélanger différentes sources de leurs choix…ou alors qui ont le courage de lire différentes sources papiers auxquelles ils/elles sont abonnés.

Je me considère, comme lui, plutôt dans la troisième catégorie.

Mais choisir son agrégateur dépend de la façon dont vous souhaitez le consulter.

  • Depuis n’importe où, Pc et smartphone. Il faut une solution hébergée, soit chez-vous, sur un serveur distant, dans les deux cas il existe des solutions sur cloud ou hors cloud. Me concernant j’utilise depuis très longtemps Tiny Tiny RSS (TT-RSS) sur mon serveur, j’ai testé Flux sous Nextcloup pendant 2 ans et suis revenu TTRSS. C’est ce qui me convient le mieux.
  • Vous n’avez pas de compte cloud, pas de serveur ne souhaitez pas en avoir mais juste utiliser un agrégateur depuis votre PC de bureau ou familiale… Sous Linux vous avez un grand choix d’agrégateurs (certains liés à des navigateurs et plein d’autres applications clientes).

Choix des sources et liberté de consultation

Je trie mes sources par catégorie (Actualité, Blogueurs, Actu-technique, Culture, Loisirs, etc.) et j’essaie de diversifier mes sources dans chaque catégorie. Je n’ai pas de notification, je vais sur l’agrégateur lorsque j’en ai envi, généralement au moins une fois par jour.
J’essaie de diversifier mes sources d’information, Je dois en être aux alentours d’une centaine de sources qui s’enrichissent un peu plus chaque année et je fais aussi le ménage une fois par an.

Hé Sima ! Et tu lis tout !
Non, non…

Non, je n’en aurais pas le temps, c’est même impossible !
Je survole et lis que ce qui m’intéresse, et j’en sélectionne certains que je lirai plus tard, d’autres mis de côté si je pense que cela peut m’être utile à un autre moment (généralement les techniques).
Le gros avantage d’un agrégateur c’est qu’il permet d’être informé des publications sans avoir besoin d’aller sur le site. Entre ceux qui publient plusieurs billets par jour et ceux un article par an, l’agrégateur est un véritable outil centralisateur dont je ne peux me passer.

Est-ce suffisant ?

Non ! Je suis abonné à certains médias en ligne, je lis également les journaux « papier » (je ne lis plus ou très rarement des livres technique ou politique), je suis également sur des listes mails où je peux échanger, débattre, je participe aussi à des rencontres (réunions, débats, etc) AFK [1] (Away from keyboard = loin du clavier).

Conclusion.

Si le web est un excellent outil pour trouver diverses sources dans des domaines très diversifiés cela ne suffit pas AMHA (À Mon Humble Avis). Faites aussi attention aux affirmations sans sources ou pas vérifiable, voire, sources douteuses et aussi ceux qui relaient des actualités piochées dans d’autres réseaux sociaux sans que celui-ci puisse être vérifié.
Contrairement à l’idée reçue, le web ne fait pas tout et ne remplace pas l’échange humain (confrontation d’idées, de divergences, débats, etc.). Un exemple : Dans votre ville de 20 000 habitants, vous organisez une pétition pour avoir des pistes cyclables… Une pétition en ligne avec 1 000 signataires aura moins de force et sera moins pris au sérieux qu’une pétition papier avec 250 signataires que vous avez fait signer sur le marché car dans le cas du papier, le collectif n’est pas virtuel.

Donc les flux c’est très bien pour centraliser certaines sources d’information mais ne remplace pas l’échange humain et les autres moyens complémentaires pour s’approprier les informations.

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Note(s)

  1. ^ Je préfère utiliser l’expression AFK que IRL (in real life = Dans la vrai vie) puisque je ne me considère pas dans l’iréel mais dans la vrai vie lorsque je suis derrière mon PC ou smartphone.

Pivoter une video avec ffmpeg

Tuto – pivoter une vidéo avec ffmpeg.

Dernièrement en retour de vacances j’avais besoin de pivoter un vidéo prise via mon smartphone.

Comme je n’utilise pas souvent ffmpeg et que j’en ai marre de devoir chercher à chaque fois, je me mets ça ici, et si ça peut servir à d’autres tant mieux.

Pivoter une vidéo

0 = 90° – retournement vertical et dans le sens contraire des aiguilles d’une montre (effet miroir vertical).

ffmpeg -i vid-001.mp4 -vf transpose=0 vid-002.mp4

1 = 90° – dans le sens des aiguilles d’une montre.

ffmpeg -i vid-001.mp4 -vf transpose=1 vid-002.mp4

2 = 90° – dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

ffmpeg -i vid-001.mp4 -vf transpose=2 vid-002.mp4

3 = 90° – retournement vertical et dans le sens des aiguilles d’une montre (effet miroir vertical).

ffmpeg -i vid-001.mp4 -vf transpose=3 vid-002.mp4

Pour 180°

ffmpeg -i vid-001.mp4 -vf transpose=2,transpose=2  vid-002.mp4

ou

ffmpeg -i vid-001.mp4 -vf transpose=1,transpose=1  vid-002.mp4

Bien entendu pour aller plus loin il y a le man.

man ffmpeg

Ce billet fait écho à celui de Tutox sur comment « Réduire le poids d’une vidéo avant de la publier sur le web » et que j’utilise assez souvent.

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Les aventures de S – Vacances mars avril 2022

Les aventures de Sima – Vacances de mi-mars à mi-avril 2022.

Vous l’aurez remarqué, il y a eu peu de billets ces derniers temps. J’étais absent un certain temps, cela dit j’ai tout de même écrit deux billets pendant cette période : Littérature – Jean-Henri Fabre le 16 mars 2022 et Littérature – Rêver debout de Lydie Salvayre le 30 mars 2022. Je ne suis donc pas resté totalement inactif sur mon blog même si par la suite j’ai fait une déconnexion complète.

Le projet de cette escapade était de faire plusieurs randonnées d’une demi-journée à une journée maxi, je n’étais pas équipé pour plus, histoire de tester ma condition physique puisqu’il y a longtemps que je n’ai pas randonné sur des dénivelés. Dans un premier temps en Auvergne, puis en Espagne et de nouveau en Auvergne.

Préparatifs
Les préparatifs sont rapides, il s’agit plutôt de balades. Je ne prends même pas un sac à dos de randonnée mais mon sac à dos de PC fera l’affaire. J’imprime mes parcours pour l’Auvergne, ceux d’Espagne je le ferai sur place (j’avais plus d’encre dans mon imprimante), une boussole (au cas où), ma valise et c’est parti ! Je regarde la météorologie et constate que ce ne sera pas terrible en Auvergne, en Espagne il tombe des trombes d’eau mais d’un tempérament optimiste je me dis que d’ici une semaine se sera terminé.

L’Auvergne
Je pars de chez-moi le 14 mars, le temps est mitigé mais pas de plus le long de la route. Le temps pluie et brouillard sur tous les sommets, j’aurai profité de deux jours de clémence. Cela-dit j’étais très bien entouré et passé un excellent séjour.

L’Espagne.
Je pars le 21 mars, temps avec des éclaircies, lorsque j’arrive un peu au nord de Barcelone, des trombes d’eau, et les chauffeurs poids lourds sont en grève contre l’augmentation des carburants, mais bon, à part un bouchon de cinq kilomètres, le reste du trajet est fluide, sous la pluie.


Pluie torrentielle tous les jours, du jamais vu pour les anciens, trois semaines de pluies sans interruption. En regardant sur le web, la dernière fois où il est tombé autant d’eau par jours remonte à 1959 mais pas sur une période aussi longue. Les chemins ressemblent à des rivières, les rivières débordent, inondations… Donc tous mes projets sont en stand-by ! Malgré le temps je passe un bon séjour, repas, fêtes, jeux de société, deux petites sorties vers la fin quand le temps le permettait.


Je ne souhaite pas abuser de l’hospitalité qui m’est offerte et décide de partir pour l’Auvergne, l’hôte qui m’a accueilli est en congés, il viendra avec moi en Auvergne puis chez-moi.

Retour en Auvergne.
Le 30 mars départ, le temps est avec nous tout le long de la route, pas de pluie, quelques éclaircies, beaucoup de vent… Lorsqu’on arrive à cinquante kilomètres de la destination, vent et pluie glaciale.
Puis neige, froid, vent…


Nous avons fait du tourisme local et petite balade en promenant le chien de nos accueillants. Bref, passé de bon moments.

Paysage enneigé et brumeux du plateau du Cézallier en Auvergne, photographié depuis la fenêtre d'une voiture : vastes estives recouvertes de neige, clôtures de barbelés et bosquets noyés dans le brouillard hivernal.
Le plateau du Cézallier (Puy-de-Dôme / Cantal) sous la neige – L’immensité silencieuse des hautes chaumes auvergnates lors d’un épisode neigeux, avec ses pâturages blanchis, ses clôtures et ses bouquets d’arbres fantomatiques se fondant dans un ciel gris uniforme.

Retour à la maison.
Le 4 avril… Là je lui ai fait quelques balades touristiques locales, Vallée de Chevreuse et d’autres coins des Yvelines (Versailles, Montfort l’Amaury, etc.), également des sorties en soirée sur Paris, tout cela durant une semaine.
Le 11 avril, son départ et retour à la routine pour chacun.

Conclusion.
Bref, je n’ai rien fait ce dont j’avais prévu, mais qu’est-ce que cette coupure m’a fait du bien. Un grand merci aux auvergnats et espagnoles sans qui je n’aurais pas passé de si bons moments. Le temps n’était pas avec moi, mais les personnes, oui !

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