Orientation (01) – Boussole – Curvimètre

Préambule :

Une idée d’une série d’articles concernant l’orientation ils ne seront pas publiés à la suite chaque mercredi, peut-être y aura-t-il d’autres billets dans des catégories différentes entre-temps. Le but à terme est tout de même d’essayer de faire le tour de tout ce que englobe « l’orientation ».

Ils parleront aussi bien des matériels que de leurs usages pratiques. Le découpage en plusieurs articles facilite, à mon avis, la compréhension, permet de se consacrer à un aspect spécifique à chaque billet laissant ainsi le temps à chacun de bien s’approprier le contenu.

Pourquoi une série sur l’orientation ?

Dans notre monde numérique, il est facile de devenir dépendant de la technologie pour trouver son chemin. Pourtant, comprendre les nuances de l’orientation est une compétence qui stimule le cerveau, renforce la connexion avec l’environnement et, surtout, peut s’avérer cruciale dans des situations imprévues. Cette série est conçue pour tous – du citadin curieux au randonneur en herbe ou même ceux qui souhaiteraient se lancer dans la course d’orientation…

J’espère que cette série vous orientera dans la bonne direction.

Trois boussoles de types différents et un curvimètre à molette posés sur une carte topographique IGN dépliée à l'extérieur, sur l'herbe.
De gauche à droite : une boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris), une boussole à prisme de type militaire, une boussole de randonnée à semelle transparente, et au premier plan un curvimètre à roulette – tous posés sur une carte IGN.

Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre

Dans ce premier billet de la série nous allons voir deux types de boussoles et le curvimètre. Pas dans leurs usages pratiques mais bien comprendre comment est constitué une boussole, les différentes parties de la boussole, bien les connaître facilitera son usage en pratique.
Voici trois sortes de boussoles, deux à miroir et une plus classique. Personnellement j’utilise la plus classique car aussi la plus légère et amplement suffisante pour mes randonnées. Et pour être franc, depuis que j’ai repris mes randonnées depuis plus d’un an, je n’ai pas eu besoin de boussole j’étais sur des sentiers relativement bien identifiables et les rares fois où j’ai eu des hésitions j’ai utilisé mon smartphone sur lequel il y a OsmAnd. Par contre, plus jeune, en montagne la boussole m’a été souvent d’un grand secours (faire le point sur ma position, rejoindre un point à l’azimut, etc.).

Trois boussoles posées sur une surface en bois : une boussole à miroir H. Morin-Secretan (à gauche), une boussole à prisme de type militaire (au centre), et une boussole à semelle transparente de marque McKinley (à droite).
De gauche à droite : boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris), boussole à prisme d’inspiration militaire avec anneau de suspension, boussole à semelle transparente McKinley – trois instruments représentatifs des grandes familles de boussoles utilisées en orientation.

En partant de gauche à droite :

  • La première boussole est une « H. Morin Secretan », Plutôt dédié topographie c’est plus un objet de collection aujourd’hui il suffit de regarder sur internet « Boussoles H. Morin ».
  • La seconde est une boussole militaire de l’armée Chinoise (m’a-t-on dit lorsque l’on me l’a donné, je ne lis pas les écritures chinoise, mais pas besoin pour l’utiliser). Il y en a plein de similaires dans toutes les armées.
  • La troisième, plus basique mais pas moins efficace (peu importe la marque) il y a en plein de similaires dans tous les magasins de sport.

Les boussoles

Voyons les informations que nous apportent chacune d’entre elles.

Sima, tu nous prends pour des c…, heu des « tebê », elles indiquent toutes le nord magnétique !
Je ne prends personne pour des, comme tu dis, des « tebê », et oui, c’est le propre d’une boussole que d’indiquer le nord magnétique, mais elles ont des particularités.

La boussole H. Morin Secretan. boussole à miroir

Photo annotée d'une boussole à miroir H. Morin-Secretan vue de face, avec des flèches rouges identifiant cinq composants : le miroir, la ligne de mire, le cadran de la boussole, le bouton poussoir de blocage, et la règle graduée sur la tranche.
Boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris) ouverte en position de visée : miroir inclinable, ligne de mire centrale, cadran magnétique, bouton de blocage de l’aiguille et règle de report cartographique (16 cm) sur la tranche inférieure.
Photo annotée de la boussole à miroir H. Morin-Secretan inclinée vers le haut en position de visée d'un point haut, avec deux flèches rouges identifiant le balancier clinométrique et l'axe de visée vers un point élevé.
Boussole à miroir H. Morin-Secretan inclinée pour la visée d’un point en hauteur : le balancier (aiguille bleue) se déplace librement sous l’effet de la gravité et indique l’angle de pente du point visé – une fonction clinométrique rare sur ce type d’instrument.

Il s’agit d’une boussole à miroir qui incliné à environ 45° permet de voir la boussole. Une ligne de mire pour la visée. Un bouton bloquant la boussole permet une fois à plat de garder les coordonnées de visée pour les reporter. Un balancier permet également de mesurer l’angle d’un point haut ou bas, c’est-à-dire que lorsque l’on connaît l’angle et la distance d’un point on peut calculer la hauteur ou la profondeur, si l’on sait à quelle altitude l’on est on peut donc en connaître l’altitude du point visé.
Il s’agit plutôt d’une boussole pour la topographie, reporter et vérifier sur un plan ou carte (il existe aujourd’hui des outils de topographie plus précis), pas adaptée, pas pratique, pour l’orientation, ni la randonnée, que ce soit dans son usage, son volume et son poids.

Boussole à miroir d’orientation.

Photo annotée d'une boussole à prisme de type militaire vue de trois quarts, ouverte, avec cinq flèches rouges identifiant la ligne de mire de visée, le miroir, l'aiguille aimantée, le système de double capsule (fixe et mobile), et la ligne de visée ou de direction.
Boussole à prisme de type militaire ouverte : ligne de mire (couvercle), miroir de renvoi, aiguille aimantée pointant le nord magnétique, double capsule graduée 360° (fixe + mobile synchronisable), et ligne de direction sur le cadran principal – anneau de suspension visible en bas à droite.
Gros plan annoté du cadran d'une boussole à prisme militaire, avec cinq flèches rouges identifiant le cadran fixe extérieur, la flèche de direction ou de visée, le cadran mobile intérieur, l'aiguille aimantée, et le balancier clinométrique d'angle positif ou négatif.
Cadran de boussole à prisme en gros plan : couronne fixe graduée 0–360° en périphérie, cadran mobile intérieur synchronisable, flèche de direction, aiguille aimantée bicolore, et balancier clinométrique central gradué en angles positifs et négatifs.
Photo annotée en extérieur d'une boussole à prisme vue de face en position de visée, avec trois flèches rouges identifiant le miroir de renvoi, la ligne de mire supérieure et le cran de mire en V à centrer pour la visée.
Boussole à prisme en position de visée en extérieur : le miroir semi-transparent renvoie l’image du cadran, la ligne de mire supérieure (type guidon de carabine) s’aligne avec le cran de mire en V – la pointe de l’aiguille doit être centrée dans l’encoche pour valider la visée.

Ce modèle de boussole à miroir possède aussi un décimètre sur le côté. Elle est pliable et une fois pliée elle fait 6X6X2 cm, très robuste et pèse 130 gr, elle intègre également un curvimètre. Elle est dans un alliage assez léger. Donc une boussole très précise et même si les écritures de celle-ci sont en chinois pas besoin de savoir lire le Chinois pour s’en servir. Il en existe plein de modèles similaires. Personnellement je la trouve un peu lourde pour la randonnée.

Boussole d’orientation « style plaquette »

Photo annotée d'une boussole à semelle transparente McKinley vue de face, avec huit flèches identifiant les règles graduées au 1/25 000e et 1/50 000e, la flèche de direction, les gabarits de traçage, la loupe, le décimètre, l'aiguille aimantée, le disque fixe et le cadran mobile.
Boussole à semelle transparente McKinley annotée : règles cartographiques 1/25 000e et 1/50 000e, flèche de direction, gabarits de traçage de cercles, loupe intégrée, décimètre, aiguille aimantée bicolore, disque gradué fixe et cadran rotatif mobile – un outil de navigation complet conçu pour travailler directement sur la carte.

C’est une boussole assez complète, légère (45 gr avec le cordon), c’est à mon avis la plus utilisée en randonnée et course d’orientation. J’ai laissé la marque, je vous assure je ne suis sponsorisé, et quelle que soit la marque que vous choisirez, elles sont toutes très similaires. C’est le genre de boussole que j’utilise et dans les billets où l’on parlera pratique, les exemples se feront avec celle-ci. Elle ne possède pas de balancier pour calculer les points hauts ou bas, mais sincèrement, ça ne m’a jamais manqué.

Curvimètre à molette

Photo annotée de deux curvimètres à molette posés sur une surface en bois, avec des flèches rouges identifiant les cadrans de lecture multi-échelles (1/25 000e au 1/100 000e) et la molette de roulement, accompagnée d'une boussole à prisme en arrière-plan.
Deux curvimètres à molette de générations différentes : le modèle du haut (cadran simple, aiguille rouge) lit les échelles 1/25 000e, 1/50 000e et 1/100 000e ; le modèle du bas (cadran multicolore) couvre jusqu’à huit échelles dont le 1/20 000e, 1/25 000e, 1/50 000e et 1/75 000e en face avant, et 1/10 000e, 1/20 000e, 1/40 000e et 1/80 000e en face arrière. La molette de roulement est commune aux deux instruments.

Un curvimètre est un outil souvent utilisé pour mesurer les distances sur des cartes. Si j’ai beaucoup utilisé un curvimètre pour préparer mes parcours et étapes dans ma jeunesse (il n’y avait pas grand-chose niveau cartographie en logiciel ni sur le web)… Aujourd’hui je fais la préparation de mes parcours en amont depuis mon pc. Mais vous savez que si vous êtes dans un lieu sans pc, sans connexion internet avec juste un curvimètre et une carte cous pouvez organiser votre parcours.

Conclusion :

Ça peut paraître compliqué pour celles et ceux qui découvrent la boussole, mais je vous rassure, l’utilisation de votre smartphone est bien plus complexe que l’usage d’une boussole et l’on verra tout cela dans des billets à venir. Faire un billet sur ce que contient une boussole, comment orienter une carte, comment utiliser la boussole pour s’orienter, faire le point, etc. Me semble trop lours en un seul billet, je préfère procéder par étapes, même si je sais que vous restez sur votre soif d’apprendre, si toutefois je apprends quelque chose.

J’espère que je ne vous ai pas fait perdre le nord à la lecture de ce billet, que je ne vous ai pas perdu.

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Activité – Marche Nordique

Rando – Activité – Marche Nordique

Avant de parler à proprement de Marche Nordique[1] faisons un petit « flashback« .
Quand j’ai débuté la randonnée, j’étais jeune beau et c… la première question qui c’est posé était : bâtons ou pas bâtons ?
Je me suis immédiatement dit : mais qu’est-ce que je vais m’emmerder m’encombrer avec de bâtons aux mains !
Lors d’un retour d’une randonnée de plusieurs jours on devait refaire une sortie de deux jours, celui qui m’accompagnait avait les pieds dans un sale état et me dit : vas-y seul, prends mes bâtons, tu vas avoir de gros dénivelés.

J’ai testé et franchement j’ai adopté, j’ai découvert que c’était une véritable assistance, les suivantes randonnées je les ai faites avec bâtons. Puis comme je l’ai dit dans d’autres billets, j’ai arrêté pendant de nombreuses années avant de reprendre il y a plus d’un an maintenant.

Note(s)

  1. ^ La marche nordique, également connue sous le nom de « Nordic Walking », est une activité physique qui se pratique avec des bâtons spécifiquement conçus pour cette discipline. Elle est originaire de Finlande et est devenue de plus en plus populaire à travers le monde pour ses nombreux bienfaits pour la santé et la forme physique.

Ma première vision de la marche nordique.

Quelques années avant que je reprenne la randonnée s’est développée la marche nordique, un véritable phénomène de mode, et ma vision était plutôt péjorative, je l’avoue… Lorsque que je croisais des groupes de marcheurs nordiques en forêt lors de mes balades : Mais qu’est-ce que c’est ce truc de vieux (je ne suis pas moi-même tout jeune mais bon), et ils font un bordel vacarme incroyable…
Bref, ma perception n’était pas très élogieuse.

Sima, en clair, tu te foutais de leurs gueules…
Heu oui, on peut le dire comme ça…

Puis moi et la marche nordique

Lorsque j’ai repris la randonnée et donc des marches d’entraînements (3 par semaine minimum) je me suis intéressé de plus près à la marche nordique… Et là j’ai fait une véritable découverte !
Soit, je ne la pratique pas dans l’art et la manière puisque j’ai des bâtons de randonnée, mais j’en applique la gestuelle au plus près. Les bras bien en avant, le bâton incliné qui pique bien au centre de gravité, et le balancement qui va bien en arrière. En deux expériences j’en ai découvert les atouts. Ça fait travailler tout le haut du corps.

Les atouts :

  • Renforcement musculaire : sollicite les bras, les épaules, la poitrine, le dos, et les abdominaux.
  • Côté cardiovasculaire : augmente la fréquence cardiaque, ce qui améliore la circulation sanguine, l’endurance et la capacité pulmonaire. Elle est donc bénéfique pour le système cardiovasculaire.
  • Combustion des calories : La dépense énergétique est plus élevée en marche nordique par rapport à la marche traditionnelle, ce qui peut aider à la perte de poids et à la gestion du poids corporel.
  • Amélioration de la posture et de la coordination : L’utilisation des bâtons encourage une posture droite et une meilleure coordination entre les bras et les jambes.
  • Faible impact : Contrairement à d’autres sports comme la course à pied, la marche nordique est douce pour les articulations, en particulier pour les genoux et les hanches.

Super Sima, tu es converti à la marche nordique !
Heu non, j’émets tout de même des réserves concernant les fort dénivelés.

Mes réserves concernant la marche nordique

Si je pratique la gestuelle sur le plat et faux-plats en descentes ou montées il n’en va pas de même sur les forts dénivelés que ce soit en montée ou descente.

Dans les montées Je pique mon bâton inverse à mon pied avancé, là où ça peut piquer (je ne regarde pas l’angle théorique ou autre, entre deux pierres là où je pense que ça accroche), le bras passera à l’arrière au prochain pas… et je tire sur le bras et pied avancés tout en poussant sur le pied arrière et le bras arrière qui en plus maintient mon équilibre.

Dans les descentes mes coudes sont collés au tronc (faisant qu’un comme un boxeur pris dans l’angle, bon j’ai un historique là-dessus) et ça fait force sur toute la partie supérieure du tronc, les avant-bras parallèles au sol je pique le bâton opposé au pied en avant, au niveau, au moins du pied opposé, ce qui retient bien au niveau des glissages, et le bâton arrière aide à l’équilibre et en cas de chute nous amortir car souvent en descente la chute est liée à une glissade et notre sac nous entraîne en arrière, si nos bâtons sont en avant, la chute est plus brutale.

Le problème de la marche nordique

Ce n’est pas spécifique à la marche nordique mais valable pour de nombreux sports émergents et même certains établis, c’est le manque de structure, fédération bien établie, permettant de bien valider les coachs.

Sima, je suis dans un club de marche nordique et mon inscription comprend la fédération.
Heu oui… Mais non, ou oui, mais voyons.

Un sport, un club sportif, pour exister doit-être, normalement lié à une fédération, OU, ou affilié à une fédération, et c’est justement dans les affiliations que l’on trouve le tout et le n’importe quoi.
Les clubs de marche nordique sont souvent affiliés à la fédération d’athlétisme ou la FFRandonnée voire aux deux. Elle n’a pas de fédération propre, pas de structure bien cadré d’où un gros problème pas de véritable reconnaissance pour être coach de marche nordique.

Heu moi Sima je suis prof de marche nordique et j’ai un diplôme du BP-JEPS, et aussi une licence STAPS, et même le CQP-IF et un seul des trois me suffirait, alors camembert !
Bon, moi j’ai le BEES, qui s’appelle aujourd’hui BP-JEPS, et pourtant…

Quand on me dit ça j’ai envie de poser la question suivante : Ok, tu es détenteur de plein de sigles, mais dis-moi quel jury t’as dit que tu as l’expérience suffisante de la marche nordique, que tu en as la bonne technique et la bonne pédagogie pour l’enseigner ? Quel Jury, à part toi-même ?

Il n’y a pas de club de marche nordique dans ma ville, demain je peux très facilement en créer un et m’auto-proclamer prof de marche nordique.

J’ai été prof de Kick-boxing (full-contact, boxe-américaine), pas parce que j’avais le BEES, mais parce que je suis passé devant un jury de ma fédération (ça avait duré plusieurs jours), prouver que j’avais l’expérience, la technique et la pédagogie face à différents niveaux d’élèves. Ça ne me donne pas le droit d’être prof de boxe anglaise ou boxe française qui ont chacune leur fédération… tout comme on n’imagine pas que je puisse être prof de judo.

Bref, quand il n’y a pas de fédération, mais juste des affiliations, le meilleur peut côtoyer le pire.

Lorsque je pars marcher, 3 fois par semaine, je croise souvent des groupes de marcheurs nordiques, si certains pratiquent correctement, je croise aussi le pire… dernièrement un groupe d’une dizaine de personnes, pas un pratiquait correctement, donc pas même le coach dont j’ai supposé que c’était celui qui était en tête et parlant fort aux autres… Entre celui qui avait des bâtons trop grands, l’autre des bâtons lui arrivant à mi-cuisse, ceux qui piquent le bâton perpendiculaire au sol, d’autres qui l’incline sans le piquer et le laissant glisser vers l’arrière (ils n’auraient pas de bâtons ça ne changerait rien…), bref, ce jour-là j’ai côtoyé le pire…

Conclusion

Si vous avez l’occasion de pratiquer la marche nordique avec un bon coach, il en existe heureusement, qui saura bien vous montrer la gestuelle, vous corriger, c’est vraiment une marche très complète et un très bon entraînement pour les marcheurs. Je ne prétends pas être exemplaire dans le sens où j’ai des bâtons de randonnée, mais même avec de tels bâtons ont peut être assez proche de la bonne gestuelle et en ressentir les biens-faits. D’ailleurs, si je n’avais pas d’autres investissements à faire pour mon matériel de randonnée j’achèterais des bâtons de marche nordique pour mes entraînements.

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Le mot Fin sur le blog ChezIceman

Blog – Le mot Fin sur le blog ChezIceman

Triste, mais pas trop.

Vous l’aurez compris, je ne parle pas de mon blog (quoi que), mais de celui ChezIceman et son billet Blog – Fin..

Triste de voir le mot « Fin » écrit en titre, pas trop car en te lisant je me dis qu’il y aura d’autres articles, pas avec la même régularité, peut-être pas la même approche, mais des billets tout de même, j’en garde espoir.

Lorsque l’on est soi-même blogueur, c’est le genre de billet qui nous interpelle, nous interroge, nous renvoie à nous-même et nos propres interrogations.

Iceman y exprime une forme de lassitude : « Quand ça devient mécanique, ça devient chiant. » Quand la passion n’est plus la même… Chose que je peux comprendre bien que j’ai toujours pris plaisir à lire son blog qui a toujours été tenu avec une certaine rigueur, une grande régularité (plusieurs billets par semaine), diverses catégories bien cadrés, bref ! Un blog qui fonctionne comme une revue avec des catégories qui en fonction de chacun, certaines retiennent plus l’attention que d’autres, et celles qui retiennent au premier abord moins d’attention nous font découvrir de façon fortuite des sujets qui finalement nous passionnent. Me concernant par exemple je ne suis pas cinéphile et pourtant je suis allé voir certains films grâce à certains billets. Je suis très ignorant concernant les BD, cette catégorie a attisé ma curiosité et je vais régulièrement dans le rayon BD de ma librairie alors qu’avant je passais devant sans y jeter un œil. C’est un blog riche et qui m’a apporté beaucoup.

« (…) on se lasse. Moi le premier. » dit Iceman… On peut se lasser, je connais ça aussi, j’ai commencé à bloguer sur deux blogs en 2006, l’un était dédié expositions, arts, etc., l’autre exclusivement logiciels et systèmes libres.
Le premier je l’ai abandonné en 2008 lorsque je me suis rendu compte que j’allais à certaines expositions, non parce qu’elles m’intéressaient, mais pour nourrir le blog.
Le second en 2014 mais avec des périodes de poses assez longues de 2010 à fin 2013 (pour des raisons très personnelles) puis une tentative de reprise entre fin 2013 et juin 2014, durant cette période il y eut des changements urls, d’hébergements.
Reprise en 2015 avec ce blog en auto-hébergement, au départ il devait ne parler que logiciels et systèmes libres avec des tutos. Très rapidement je me suis rendu compte que je testais de moins en moins de nouvelles distributions et logiciels, et s’est orienté sur mes diverses passions du moment, finalement il me ressemble, un peu fouillis et diversifié.

Alors peut-être qu’Iceman va lui aussi s’orienter vers autre chose, sous une autre forme, une autre régularité ou pas de régularité. Dans mes fils RSS j’ai un blogueur qui publie un à deux billets par an et toujours très intéressant, il reste donc dans mes flux.

« J’aime l’écrit et je sais plus ou moins d’où cela vient. Là aussi, j’écoutais récemment quelqu’un qui parlait des timides et de ce besoin d’exprimer ce qui se passe dans la tête par quelque biais que ce soit. Le blog a été un peu ça. »
Le blog c’est cela aussi, la passion pour l’écriture, le partage, et parfois aussi une sorte de thérapie (perso, si je n’écris pas j’ai le sentiment que ne je saurais plus écrire).

Cogito ergo sum ce qui en « wech » donne : Je cogite donc j’ai le seum.
Houa Sima, tu nous l’as déjà sorti celle-là…
Oui, je manque d’inspiration pour la blague du siècle alors je sors du réchauffé.

Un blog donne toujours à réfléchir, surtout avec l’émergence de plateformes comme TikTok, Instagram, YouTube, Twitter, et tout le toutim… Le blogging traditionnel fait face à une concurrence accrue pour l’attention des utilisateurs qui de plus en plus sont dans l’attente du tout, tout de suite, et en peu de caractères. Le blogging traditionnel fait face aussi à une nouvelle façon de s’exprimer, si certains font le choix d’autres plateformes pour s’exprimer sans contrepartie et sans attente particulière, beaucoup le font avec égocentrisme et narcissisme, en quête de reconnaissance, de revenus et le Saint Graal devenir influenceur !

Le blogueur, sauf exception, se fiche pas mal du SEO, du coup il n’est pas forcément bien visible des moteurs de recherche…
Du coup le blogging traditionnel semble avoir pris un coup de vieux, un grand nombre de blogs ont fermés ou ne sont plus maintenus depuis ces dernières décennies… L’un remplace-t-il l’autre ? Combien de restaurants, tatoueurs, entreprises n’on qu’une page Facebook et/ou une page Instagram comme porte d’entrée ? Il y a de moins en moins de personnes qui s’inscrivent sur Facebook et lorsque qu’Instagram n’aura plus la cote, ne sera plus en vogue, que restera-t-il des publications ? Si côté marketing être sur les réseaux sociaux en vogues est une valeur ajoutée, cela ne remplace en rien un site ou un blog sur lequel l’on a la maîtrise du contenu et de la pérennité.

Et pourtant, pourtant, il y a un retour au blogging traditionnel, de nouveau blogs émergent ici et là, comme un retour à l’essentiel, soit, ce retour est timide mais réel, je découvre régulièrement de nouveaux blogs qui viennent s’ajouter à mes flux RSS et celui de ChezIceman restera dans mes flux car…

« Je me sens vivant. C’est peut-être bien ça finalement l’essence d’un blog ? Être vivant…Alors une part de ce blog va vivre encore, puisqu’il reste en ligne. Il y aura peut-être de petits sursauts (…) »
Nous attendrons donc avec impatience ces sursauts, les nouveaux billets, d’une autre teneur et certainement d’un grand intérêt. Ce n’est donc pas une fin en soit, mais un au revoir.

Comment terminer ce billet, hé bien comme le fait Iceman, en musique, sur le lien ci-dessous. Je vous préviens, sortez vos mouchoirs, j’y ai mis les violons et tout le bastringue de quoi faire chialer des flibustiers.

https://youtu.be/11wYCgYms2I

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Diminuer la dimension des images par lot en ligne de commande

Tuto – Diminuer la dimension des images par lot en ligne de commande – Bash

Si comme moi vous devez envoyer un tas d’images via mail et que vos images pèsent trop lourd, ou que vous devez les publier et toujours ce problème de poids…

Voilà comment je procède pour leur faire un régime en ligne de commande bash.
Je le mets ici, si cela peut vous servir, tant mieux, moi ça me permet d’éviter de me recreuser la tête au besoin.

Pour cela nous allons utiliser deux commandes fournis dans le paquet imagemagick, « identify » et  « mogrify » et la commande « awk » qui comme la commande « sed » est une commande aussi très puissante et permet de faire énormément de choses car elles intègrent beaucoup de fonctions mais on ne rentra pas dans le détail de awk ici.

Imagemagick est un logiciel très puissant qui permet de nombreuses manipulations d’images en ligne de commande tel que rotation, conversion et bien plus.

Il faut donc avant tout installe imagemagick

sudo apt install imagemagick

Puis pour redimensionner par lot :

$ identify *.jpg | awk '{split($3, TAB, "x"); W = TAB[1]; H = TAB[2]; if(W > 1200){system("mogrify -resize 1200x "$1)} if (H > 1200){system("mogrify -resize x1200 "$1)}}'

identify *.jpg → identifie les fichiers se terminant par jpg et passe à la commande axk.
awk → pour faire simple, divise la chaîne en un tableau qui va permettre la comparaison.
mogrify → permet ici de redimensionner, elle a plein d’autres possibilités.

Bref : je redimensionne à 1200 maxi les fichiers jpg, pour la hauteur et la largeur.

Pour info : Extrait du man awk concernant « split »
split(s, a [, r [, seps] ])
Split the string s into the array a and the separators array seps on the regular expression r, and return the number of fields. If r is omitted, FS is used instead. The arrays a and seps are cleared first. seps[i] is the field separator matched by r between a[i] and a[i+1]. If r is a single space, then leading whitespace in s goes into the extra array element seps[0] and trailing whitespace goes into the extra array element seps[n], where n is the return value of split(s, a, r, seps). Splitting behaves identically to field splitting, described above. In particular, if r is a single-character string, that string acts as the separator, even if it happens to be a regular expression metacharacter.

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Matos – Sac-à-dos

Rando – Matos – Sac-à-dos

Ce billet n’a pas vocation à vous orienter sur le choix d’un sac-à-dos, ce n’est pas non-plus un comparatif. Je ne parlerai donc pas de marque.

Je vais vous parler de mon sac-à-dos, comment je l’ai choisi, ce que j’ai bien aimé, ce que j’ai moins bien aimé, comment finalement je l’ai adopté.

Bref, si ce billet peut vous amener à la réflexion sur votre propre matériel, ce sera déjà ça : est-il vraiment bien, ou non, faut-il le remplacer, pourquoi, est-ce vraiment justifié…

Intro :

Lorsque j’ai décidé de reprendre la randonnée, j’avais du matériel ancien donc pas mal de choses à renouveler. Même si j’ai parfois trouvé du matériel léger et pas cher, entre les vêtements, chaussures, et matériel… Mis bout-à-bout cela commençait à faire une somme non négligeable et mon budget n’est pas élastique.

Mes critères de choix

J’ai très rapidement zappé les youtubeurs ou blogs de personnes sponsorisés ou cherchant à l’être, j’ai donc regardé d’autres blogs, forums et surtout des catalogues en ligne. Ayant la chance d’avoir de nombreux magasin de sport autour de chez-moi, je me suis déplacé, parfois plusieurs fois pour être certain de mon choix.

Le sac que j’ai est l’un des premiers qui m’a plus, après être allé dans plusieurs magasins, je suis retourné l’acheter mais j’ai mis du temps à me décider.

  • Poches pour un stockage supplémentaire. Peut stocker une bouteille. Si pas utilisées, les poches sont cachées
  • Des courroies à l’extérieur du sac à dos permettent d’attacher les bâtons pour faciliter le transport
  • Grande ouverture à glissière à l’avant du sac à dos permettant un accès rapide
  • Ajustement préformé anatomiquement, adaptation facile à toute longueur de dos, réglage du contrôle du poids pour une répartition optimale le long du corps de l’utilisateur et ventilation de qualité supérieure, le système dorsal FIT VARIO est idéal pour les aventures avec de lourdes charges.
  • La finition DWR (hydrofuge durable) et WR (hydrofuge) 100% écologique, sans PCF (sans fluorocarbone), est un traitement hydrofuge durable, hautement durable et renouvelable
  • Housse de pluie incluse
  • Ceinture lombaire
  • Matière : polyester recyclé, ripstop
  • Charge maximale : 20 kg
  • Dimensions : 75 x 27 x 23 cm
  • Poids : 1,75 kg
  • Volume : 55 litres + 10 litres

Cela-dit il n’est pas donné non-plus, mais un sac ultra-léger c’est tout de suite entre 100 à 200 € de plus en souvent moins solide pour un gain de 500 à 600 gr, rarement plus… Ça fait tout de même cher le kilo.

Ce que j’ai moins aimé.

Ce que j’ai moins aimé dans un premier temps :
Les poches pour les gourdes un peu trop juste pour des gourdes de 1 L soit on force sur la fermeture, soit on laisse un peu ouvert pour laisser dépasser le bouchon.
J’ai essayé dans un premier temps la poche à eau puisqu’il y a une poche spécifique très grande à l’intérieur. Mais je n’ai pas été convaincu dans un premier temps.
Être obligé de poser mon sac à chaque fois que je devais me désaltérer, je trouvais ça vraiment pas pratique et pas de filet extérieur pour placer mes gourdes ailleurs.
Je me suis imaginé lors d’une journée de pluie (que je n’ai pas eu, la chance) : en lever mon sac, la house, la gourde, boire, remettre la gourde, la house, le sac…

J’envisageais donc vraiment changer de sac pour 2024.

Finalement j’ai adopté mon sac.

Ce qui m’a fait changer d’avis.

Lors de ma dernière randonnée dans le Jura j’ai décidé de prendre ma poche à eau et de m’y faire. J’ai constaté que je m’hydratais plus souvent tout en consommant moins d’eau (pourtant lorsque je bois à la gourde je fais attention d’économiser, je bois par petites gorgées, je garde l’eau dans la bouche avant de l’avaler doucement).
Ma poche à eau fait maximum 2,5 L, il y a de la place pour une plus volumineuse, mais bon, ça me suffit.

  • L’avantage est d’avoir l’eau à portée de main, pouvoir se désaltérer avant d’avoir trop soif sans poser son sac… J’ai adopté la poche à eau.
  • L’inconvénient est qu’elle est dans le sac, donc quand il faut la remplir il faut la sortir et surtout pour la remettre pleine il faut parfois sortir une partie du sac et re-ranger ensuite. Cela-dit, si l’on a bien calculé sa quantité d’eau, ça se déroule en fin d’étape.

Pour résumer

Pour résumer, finalement j’aime bien mon sac, je n’utiliserai plus mes gourdes, tout ce dont j’ai besoin rentre dedans… Car j’ai horreur des trucs qui dépassent du sac ou qui pendouille.
Oui, il y a toujours mieux et il y en aura toujours, les matériaux évoluant, ce qui risque de nous transformer en éternels insatisfaits, j’ai envie de dire : si au premier abord vous n’aimez pas ce que vous avez, apprenez à aimer ce que vous avez.

Moi j’adore mon sac et nous allons continuer à faire des kilomètres ensemble.

Le billet Matos – Sac-à-dos est apparu en premier sur le blog de Sima78.

S23E02 – Rando – Jura 7 lacs 7 cascades

S23E02 – Rando – Jura 7 lacs 7 cascades, 3 jours, 43,347 km

Durée : 3 jours
Distance : 43 km
Difficulté : Facile à moyen

Intro :

J’avais trouvé ce parcours sur le web que j’ai légèrement modifié à ma convenance. Le parcours proposait une première étape au camping du Hérisson, puis une deuxième au camping de Bonlieu et  le retour repassait très proche du camping du Hérisson.

Carte du tracé de la randonnée en boucle « Tour des 7 cascades du Hérisson et des 7 lacs » dans le Jura, avec un dégradé de couleurs rouge-orange-jaune-vert-bleu indiquant le dénivelé ou la vitesse, autour des villages de Doucier, Bonlieu et Le Frasnois.
Tracé GPS de la boucle complète – Le dégradé de couleurs (rouge → bleu) représente le profil altimétrique du parcours, des points les plus élevés aux sections les plus basses.

J’ai opté pour la première et deuxième nuit au camping du Hérisson, ce qui m’a permis d’y laisser ma tente et de faire ma deuxième journée très léger avec juste pique-nique et eau.

J’ai trouvé cette randonnée plutôt facile (étapes courtes) avec des dénivelés pas trop durs, le dénivelé le plus difficile étant celui des cascades du Hérisson donc environ 3 km (1h) qu’il faudra redescendre au retour.
Pour la quantité d’eau transportée j’ai opté pour 1,5 L. Pas de cartes IGN, juste des photocopies que j’avais faites avant de partir et pas très précises.
Cette randonnée était aussi un test savoir si mon pied s’était bien remis de ses ampoules de la randonnée de Bretagne (S23E01).

Les cascades du Hérisson :

  • L’Éventail (65 m de haut)
  • Le Grand Saut (60 m de haut)
  • Le Gour Bleu
  • Le Château Garnier
  • Le Saut de la Forge
  • Le Moulin Jeunet
  • Le Saut Girard (35 m de haut)

Les lacs :

  • de Chalain
  • de la Motte ou d’Ilay
  • de Narlay
  • du Petit Maclu
  • du Grand Maclu
  • du Val
  • de Chambly

Déroulement

Étape 1 – Doucier → Camping du Hérisson
13,338 km Temps : 3h08 Déplacement : 2h45
Lac de Chalain.

Carte du tracé de l'étape 1 de la randonnée « Tour des 7 cascades du Hérisson et des 7 lacs » dans le Jura, au départ de Doucier (marqueur rouge L) en direction de Ménétrux-en-Joux, longeant le lac de Chalain, avec un dégradé de couleurs orange-jaune-vert-bleu-rouge indiquant le profil altimétrique.
Étape 1- De Doucier au Camping du Hérisson. Le dégradé de couleurs (orange → rouge) représente l’évolution du dénivelé tout au long du parcours, du point de départ au point d’arrivée.
Vue en surplomb sur le lac de Chalain dans le Jura, aux eaux turquoise-émeraude, encadré de collines boisées et de cimes d'arbres en premier plan. Le ciel nuageux se reflète fidèlement sur la surface calme et lisse du lac.
Lac de Chalain – Étape 1 du Tour des 7 lacs et des 7 cascades du Hérisson. Depuis le sentier en hauteur, le lac dévoile ses célèbres eaux aux reflets turquoise, miroir parfait du ciel jurassien. Juillet 2023.

Je me suis stationné sur le parking du marché de Doucier. Je suis passé devant une boulangerie où j’ai pris un pan-bagnat pour le pique-nique.

Étape principalement en sous-bois, ce qui fût appréciable en période de canicule. Le parcours est fléché par une marque jaune jusqu’au GR 559. Le début n’est pas très bien indiqué et dès que l’on quitte Doucier il y a une petite fourche, le chemin de droite monte immédiatement alors que celui de gauche semble plus plat. Le réflexe est de prendre celui qui monte le plus, même s’il part à l’Est, on se dit qu’il tournera au Nord à un moment… Mais il devint plus plat et vire au Sud-Est, c’est là qu’on se dit qu’on s’est trompé (environ 500 m). Donc retour en arrière et prendre le chemin de gauche, en discutant avec d’autres marcheurs, beaucoup se sont trompés au même endroit.
Arrivé sur les hauteurs du Lac de Chalain vous aurez de magnifiques points de vue.

Carte de l'étape 1 avec zoom sur un passage particulier hors sentier balisé, mis en évidence par un cercle et une flèche bleus. L'agrandissement montre un tracé sinueux en dégradé jaune-vert-bleu, indiquant un itinéraire alternatif ou une variante locale s'écartant du sentier de Grande Randonnée principal.
Étape 1 – Détail d’un passage hors balisage. Le zoom met en évidence une variante de tracé s’écartant du sentier balisé, avec un cheminement sinueux.

À l’Est du lac de Chalain j’ai fait le choix de couper par un chemin qui n’est plus pratiqué et inexistant sur certaines cartes (Voir image-001). Lorsque l’on traverse la D90 il faut deviner derrière les ronciers où peut se trouver ce chemin, lorsqu’on le trouve ça monte bien, le sac s’accroche aux branches tout le long et l’on récolte toutes les toiles d’araignées sur le visage et le corps. Pour en sortir l’on est confronté à un roncier infranchissable, il faut le contourner par la droite et l’on se retrouve sur le GR 559. Malgré ces désagréments j’ai kiffé ce passage. Ensuite il suffit de suivre jusqu’au camping du Hérisson en descente tranquille.

Étape 2 – Camping du Hérisson → Camping du Hérisson
20,385 km Temps : 5h31 Déplacement : 4h05

Carte du tracé de l'étape 2 de la randonnée « Tour des 7 cascades du Hérisson et des 7 lacs » dans le Jura, au départ du camping du Hérisson (marqueur rouge L) près de l'Éventail (65 m). La boucle, majoritairement représentée en bleu cyan, contourne le lac de la Motte ou d'Ilay et le village de Le Frasnois, avec un départ en dégradé jaune-vert-rouge.
Étape 2 – Boucle au départ du camping du Hérisson (l’Éventail, 65 m). Le tracé en dégradé de couleurs illustre le profil altimétrique : les teintes chaudes (rouge-jaune) marquent les variations de dénivelé en début de parcours, tandis que le bleu cyan domine la grande boucle autour du lac de la Motte ou d’Ilay.
Vue frontale de la cascade de l'Éventail dans la vallée du Hérisson, Jura. L'eau dévale en plusieurs filets sur une haute paroi de calcaire étagée, encadrée d'une végétation forestière dense. Au premier plan, un lit de rochers et de troncs.
Cascade de l’Éventail (65 m) – Point de départ de l’Étape 2, au camping du Hérisson. La cascade doit son nom à la forme en éventail que dessine l’eau en se dispersant sur les strates calcaires successives. Juillet 2023.

 

Vue en enfilade d'une succession de petites cascades en gradins sur le Hérisson, encadrée de deux troncs d'arbres moussus en premier plan. L'eau s'écoule sur des dalles de calcaire étagées en pleine forêt jurassienne, baignée d'une lumière matinale filtrée par la canopée. Un tronc abattu traverse le cours d'eau au premier plan.
Vallée du Hérisson – Étape 2. Le Hérisson dégringole en une série de paliers calcaires dans un écrin de forêt lumineuse. La rivière sculpte depuis des millénaires ces marches naturelles qui donnent tout son caractère au site. Juillet 2023.
Vue sur le lac Narlay depuis sa rive, aux eaux turquoise transparentes. Au premier plan, une vieille barque en bois sombre est amarrée contre un petit ponton en bois, entouré de roseaux. En arrière-plan, une colline entièrement couverte de forêt se reflète dans l'eau sous un ciel bleu d'été.
Lac Narlay – Étape 2 du Tour des 7 lacs et des 7 cascades du Hérisson. L’un des lacs les plus sauvages et préservés du circuit, avec ses eaux d’un bleu-vert cristallin et ses rives quasi désertes. Juillet 2023.
Vue panoramique sur le lac du Grand Maclu dans le Jura par une journée d'été ensoleillée. Au premier plan, une plage de sable fin et de galets calcaires borde des eaux d'une clarté exceptionnelle, passant du transparent au turquoise puis au bleu profond. Les rives boisées et les collines verdoyantes ferment l'horizon sous un ciel bleu intense.
Lac du Grand Maclu – Étape 2 du Tour des 7 lacs et des 7 cascades du Hérisson. Ses eaux d’une limpidité remarquable et sa petite plage naturelle en font l’une des haltes les plus appréciées du circuit, idéale pour une pause baignade. Juillet 2023.

Les cascades du Hérisson, Lac de la Motte ou d’Ilay, Lac de Narlay, Lacs du petit et du grand Maclu.

Lorsque je suis arrivé la veille au camping j’y ai vu à côté un parking rempli de voitures, un camping avec beaucoup de touristes… je me suis donc dit qu’il devait y avoir beaucoup, beaucoup de monde pour voir les cascades.

Le matin du départ, j’ai laissé ma tente au camping et tout ce dont je n’aurai pas besoin, trousse de toilette, linge de rechange, etc., je suis parti à 8h30 avec juste un sandwich et 1,5 L d’eau. En partant à cette heure-ci j’ai pu pleinement profiter des cascades seul, car je n’ai croisé que quatre ou cinq marcheurs. C’est un lieu magnifique. J’ai vu cinq cascades à la montée puisque je bifurque Nord-Est à un moment, je verrai les deux manquantes au retour. Cette partie se fait en sous-bois. Le tour des lacs se fait moitié en plein cagnard, moitié en sous-bois. Des eaux allant du vert/bleu turquoise au bleu profond et d’une transparence incroyable, de la rive on y voit des poissons nageant en toute tranquillité, j’ai été bluffé par la pureté et beauté de ces lacs.

Le retour se fait donc par les cascades et au milieu des touristes et promeneurs venus en nombre, j’ai eu du mal à me trouver un lieu où poser mes fesses pour pique-niquer.
Une très belle étape !

Étape 3 – Camping du Hérisson → Doucier
9,624 km Temps : 2h12 Déplacement : 1h52
Lac du Val, Lac de Chambly

Carte du tracé de l'étape 3 de la randonnée « Tour des 7 cascades du Hérisson et des 7 lacs » dans le Jura. Le parcours relie le camping du Hérisson (cascade de l'Éventail, 65 m, marqueur rouge L) à Doucier en remontant vers le nord, en longeant la rivière Hérisson et les gorges.
Étape 3 – Du camping du Hérisson (l’Éventail, 65 m) à Doucier. Un tracé remontant la vallée encaissée du Hérisson vers le plateau.
Vue depuis la rive du lac du Val dans le Jura, sous un ciel couvert et menaçant. Les eaux d'un vert émeraude profond, légèrement ridées par le vent, contrastent avec la forêt dense qui recouvre entièrement la colline en arrière-plan. Une branche de saule pleureur s'incline dans le cadre en haut à gauche.
Lac du Val – Étape 3 du Tour des 7 lacs et des 7 cascades du Hérisson. Sous la lumière diffuse d’un matin couvert, le lac du Val prend une teinte vert émeraude saisissante, bien différente du turquoise des lacs ensoleillés de la veille. Juillet 2023.
Sentier forestier étroit et peu fréquenté sur le versant ouest du lac de Chambly, dans le Jura. Le chemin caillouteux est barré par plusieurs troncs d'arbres tombés, couverts de mousse, dans une forêt dense et luxuriante aux multiples nuances de vert. Aucun balisage visible.
Versant ouest du lac de Chambly – Étape 3, passage hors balisage officiel. Un sentier confidentiel et peu entretenu, où la forêt reprend ses droits : troncs abattus en travers du chemin et végétation envahissante témoignent du caractère sauvage de ce tracé alternatif. Juillet 2023.

– Sima, pourquoi tu as rayé le lac de Chambly ?
– Patience, j’y viens !

Le tracé initial fait passer sur les hauteurs Ouest de ces deux lacs mais me ferait repasser de nouveau par les cascades du Hérisson. N’ayant pas envie de refaire ce que j’ai déjà fait je prends la décision de longer les deux lacs par la partie Ouest mais par un chemin qui longe la rive, ce chemin n’est pas fléché.

Je pars plein Ouest sur la D326, j’ai repéré qu’à environ 1 km il y a une petite route sur ma gauche qui reviens sur l’Est plus au sud et à ~200 m un chemin plein sud avec un petit pont pour me ramener sur la gauche des lacs (Ouest). Mais lorsque j’arrive au niveau de la petite route, plein de pancartes « Propriété Privée », « Interdiction d’entrer », « Accès Interdit »… Bon je continue sur la D326, j’ai repéré un deuxième chemin à environ 2,6 km de mon point de départ, et là il faut passer par un haras qui à cette heure est fermé. De nouveau je continue sur la D326, je longe donc le lac du Val par l’Est. Au Nord du Lac j’ai enfin un chemin qui me mène coté Ouest et là, je longe sur un chemin très très peu fréquenté, des troncs d’arbres en travers dont certains sont là depuis longtemps. Un sentier sauvage comme je les aime…

Par contre entre le sentier et le lac de Chambly il y a un marécage très dense qui nous sépare et je n’aurai à aucun moment le moindre aperçu sur le lac de Chambly. Ce qui n’empêche que j’ai aussi kiffé ce sentier qui même à Doucier.

Avertissement.

ATTENTION : le stationnement sur la place du marché de Doucier est interdit les mardis et mercredis, c’est indiqué sur une petite affichette pas très bien visible, au cas où vous arriveriez un lundi. Toujours bien se renseigner sur le lieu où vous laissez votre véhicule, d’autant plus que cela peut changer.

Sur le sentier des cascades les pierres sont polies par les innombrables passages et donc très glissante même par temps sec, je n’imagine même pas par temps humide. Faites attention !

Les rencontres

Elles se sont faites principalement sur le camping. Un couple d’Allemand qui sans doute ont eu de la peine me voyant attendre devant les sanitaires que mon téléphone charge mon proposé gentiment de le charger dans leur camping-car. Un couple de Français avec leurs deux enfants qui se sont installé à côté de moi et le soir au moment de préparer le repas n’avait pas de feu, je leur ai prêté un briquet et donné ma boite d’allumettes (sous pochette étanche), nous avons sympathisé. Avant d’arriver sur le tour des lacs, second étape, j’ai rencontré un couple perdu malgré leur carte IGN, je leur ai indiqué le chemin et nous avons marché ensemble une bonne heure, ensuite j’ai repris mon rythme. De retour au camping, les Allemands ont été remplacés par couple de Français qui m’ont proposé instantanément une prise pour charger mon smartphone.

Je suis intrigué par une tente qui ressemble à la mienne, je n’en avais jamais croisé… Curieux je vais voir, il s’agit un randonneur à vélo (il randonne aussi à pied d’autres fois), il s’est bricolé un tuteur avec un morceau d’antenne télescopique (pour ne pas transporter un bâton de marche pour sa tente) qui repliée fait à peine plus de 20 cm avec un diamètre de 2 cm et ça à l’air de bien tenir. Il m’a montré son matériel ultra léger et me voyant avec mon quart à la main il me montre son gobelet caoutchouc qu’il déplie et me dit : « Puisque tu es à l’apéro » et sort une petite fiole plastique d’environ 25 cl remplie de Ricard et s’en sert un ! Moi : « heu non, je ne bois pas d’apéro, j’ai déjà mangé et là c’est une tisane au thym…« . Il est venu voir ma tente légèrement différente, la sienne est mono toile avec habitacle incorporé et ventilation anti-condensation au ras du sol, la mienne est avec l’habitacle que l’on peut enlever pour utiliser la toile extérieure en tarp. Il envisage acheter la même. Nous avons parlé matériel, randonnée et surtout beaucoup ri.

Lors de la troisième étape lorsque j’étais sur la 326 j’ai entendu quelqu’un me héler, me retourne, le randonneur à vélo, il s’est mis à mon rythme de marche et nous avons discuté une bonne vingtaine de minutes, puis nous nous sommes salués et il a repris sa vitesse de croisière vers la suite de sa randonnée.

Infos

Cette randonnée peut se faire en deux jours avec un bivouac le long du lac d’Ilay, mais ça vous fait passer les cascades en fin de matinée ou début d’après midi au milieu des promeneurs et touristes… Elles sont si belles à voir seul. Si vous bivouaquez au bord du lac n’allez pas le souiller en allant vous y laver, prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart et du ruissellement, et non au bord ni dedans. Soyez respectueux.

Petite vidéo pour conclure

Divers

2 nuits au camping du Hérisson → 15,30 €
Portage → 7,O57 kg
Nourriture/eau → 2,382 kg
Total → 9,439 kg

Le billet S23E02 – Rando – Jura 7 lacs 7 cascades sur le blog de Sima78.

Sarah Marquis

Littérature – Sarah Marquis

Habituellement je parle dans cette catégorie que de mes coups cœurs littéraires, ce ne sera pas le cas dans ce billet car j’ai lu deux de ses livres qui m’ont laissé deux appréciations distinctes.

Qui est Sarah Marquis ?
Sarah Marquis est une aventurière hors pair, connue pour ses expéditions en solitaire à travers des territoires sauvages et hostiles à travers le monde. Elle a passé une grande partie de sa vie à explorer des régions reculées et inaccessibles, repoussant les limites de l’endurance humaine. Malheureusement beaucoup moins médiatisé que d’autres aventuriers. J’ai une grande admiration et un immense respect pour ce qu’elle fait !

Sarah Marquis écrivaine

Elle a écrit plusieurs livres, je n’en ai lu que deux qui m’ont laissé deux ressentis différents. J’ai tout de suite fait abstraction du style qui pour moi (c’est subjectif) manque de profondeur, de nuance, d’originalité et de créativité. C’est un peu dur ce que je dis là, mais cela n’enlève rien à ses performances d’exploratrice. Je n’en ai donc pas tenu compte et m’en suis tenu aux stricts récits de ses aventures, puisqu’au final c’est cela qui m’intéressait, ce qu’elle fait, plus que la façon dont elle le raconte et étant « dys » il serait mal venu de ma part de ne pas avoir de tolérance.

Deux livres que j’ai lu.

Instincts de Sarah Marquis (2016) éditions Michel Lafon

Couverture du livre « Instincts » de Sarah Marquis : une femme accroupie dans un paysage aride australien, concentrée sur une tâche de survie.

Instincts de Sarah Marquis – édition Pocket. Le récit de trois mois en solitaire, à pied, en pleine survie dans l’ouest sauvage australien.

Nous suivons Sarah dans le Kimberley Australien sur un périple qui a duré quatre mois (environ 800 km) en totale autonomie, c’est-à-dire sans vivres ni ressources, ce qui est une performance.

J’ai adoré ce livre où elle décrit les défis auxquels elle est confrontée, comme la pénurie d’eau, la chaleur écrasante, la solitude extrême, sa perte de poids mais aussi les moments de grâce et de connexion profonde avec la nature.

C’est une véritable exploration sur les capacités et les limites de l’endurance humaine. J’ai vraiment adoré et cela aurait pu être, il n’en était pas loin, un coup de cœur si le style y était.

Forcément j’enchaîne sur un second livre.

Sauvage par nature de Sarah Marquis (2014) éditions Michel Lafon

Couverture du livre « Sauvage par Nature » de Sarah Marquis : une randonneuse solitaire avec un lourd sac à dos avance dans un vaste paysage montagneux et désertique.
Sauvage par Nature de Sarah Marquis – édition Pocket. Le récit d’un périple hors du commun : 3 ans de marche extrême en solitaire, de la Sibérie jusqu’en Australie.

Un périple de trois ans de 2010 à 2013 sur 20 000 kilomètres, de la Sibérie en Australie. Très rapidement, dès la Mongolie, je m’interroge sur le comportement des hommes mongols :

Autre choc, et non le moindre : à chacune de nos rencontres impromptues et hasardeuses, les nomades se positionnent devant moi en fixant l’horizon pendant que leur main cherche l’organe génital sous leur ventre pour uriner. Il s’ensuit alors une interminable opération qui s’achève par de multiples secousses… C’est alors que leurs yeux quittent l’horizon pour se coller à moi, gluants et noirs. Durant toute cette scène, aucun mot n’est échangé. Je ne peux que rougir en pensant à la quantité de pénis que j’ai pu observer. Après des mois de « je descends de mon cheval pour uriner devant la femme qui marche », je me suis amusée à classer les organes de reproduction masculins par ordre de grandeur. Car ce rituel a fini par ne plus me gêner.

S’il s’agit d’un comportement récurent, il doit bien y avoir des traces sur web, cela sera forcément arrivé à d’autres femmes, je n’ai rien trouvé sur le sujet d’où mes interrogations, cela est vraiment arrivé ! Ou s’agit-il d’ajouter de la mésaventure à l’aventure ? Il n’y aura pas d’explication à ce comportement.

Elle marche seule, sans rechercher le contact avec les populations, leurs cultures… Au contraire elle les fuit au maximum, on se pose donc la question de sa motivation pour un telle périple, est-ce l’exploit pour l’exploit ? La description qu’elle fait des autochtones est pour la plupart très négative et n’inspire donc pas du tout au voyage. Elle balaie assez rapidement certaines parties de son parcours d’Asie ce qui donne certaines incohérences. Alors que son bivouac est inondé volontairement dans une rizière elle ajoute :

Il me faudra plus de dix jours pour faire sécher mon sac et mes affaires, la température ambiante étant de – 10 °C (50 °F) avec des pics jusqu’à – 17 ou – 20 °C (- 62 à 68 °F).

Alors là il manque des pages ou des explications, comment d’une rizière forcément à des températures positives se retrouve-t-on à de telles températures négatives ?

Bref, je me suis forcé à lire jusqu’au moment où elle prend le bateau pour l’Australie et c’est là que je lui ai lâché la main. Je ne suis pas allé jusqu’aux dernières pages.

Ce n’est pas parce que ma critique est sévère envers ce livre que je ne suis pas moins admiratif de ses performances. Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé ce livre.

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Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin

Littérature – Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin (2017)

EAN : 9782253071167
416 pages
Éditions : Le Livre de Poche

Couverture du roman « Les Oubliés du Dimanche » de Valérie Perrin : une femme de dos, valise à la main, face à une mer agitée sous un ciel nuageux.
Les Oubliés du Dimanche, de Valérie Perrin, édition de poche (Le Livre de Poche). Un roman sur la mémoire, le deuil et les liens invisibles qui nous attachent aux autres.

Dans cette catégorie « Littérature », je ne parle que de mes coups cœur et depuis le dernier billet où je parlais du roman de Karsten Dusse fin janvier, j’ai lu treize livres et un seul coup de cœur, mais pas des moindres, « Les oubliés du dimanche » de Valérie Perrin.

L’histoire se déroule dans une maison de retraite où de nombreux résidents attendent leur dernier souffle, souvent négligés par leurs proches et la société. C’est là que nous rencontrons Justine, vingt et un ans, aide-soignante dévouée, qui décide d’écrire l’histoire de ces âmes oubliées du dimanche. Au fil des pages les vies des personnages se dévoilent, révélant des histoires de perte, de regret et de solitude, mais aussi de résilience, de bonheur et de rédemption.

Valérie Perrin nous présente des personnages authentiques et complexes. Chaque résident de la maison de retraite est décrit avec une telle précision et une telle humanité qu’ils deviennent immédiatement familiers, comme s’ils étaient des membres de notre propre famille. Leurs histoires sont profondément touchantes et captivantes, et on ne peut s’empêcher de s’attacher à eux. Elle explore également des thèmes universels tels que l’amour, la mort, la solitude et l’espoir.

« Les Oubliés du dimanche » de Valérie Perrin est un roman qui m’a touché au plus profond de moi-même. J’ai ri, il m’ a tiré des larmes et fait réfléchir. C’est une histoire bouleversante. Je recommande vivement ce livre.

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Le fléau du marcheur francilien

Humeur – Le fléau du marcheur francilien

Je vais vous parler d’un fléau, une plaie, du marcheur francilien et peut-être, certainement, d’autres grosses agglomérations.
Non non, il ne s’agit pas de voiture… Mais des deux roues.

Moi qui aime faire du vélo serais-je en phase de devenir anti-cycliste, anti-deux-roues ?
Franchement, parfois il y a de quoi ! C’est donc mon coup de gueule qui risque de ne pas plaire à grand nombre de personnes.

Pourquoi ce billet ?

En dehors de mes randonnées je marche trois fois par semaine, parfois en forêt, ou lieux champêtres et aussi de temps en temps pour me frotter à la brûlure du bitume en agglomération, et ce fléau des deux-roues est récurent.
Ce matin (pas la date de cette publication, c’est antérieur) alors que je suis dans une descente j’entends un bruit dans mon dos, je me retourne et esquive de justesse un cycliste couché sur son vélo à fond, il ne s’est pas signalé, c’est le roi, le dieu des chemins de forêts. Une fois parmi tant d’autres, alors je pousse un coup de gueule !

En forêt et lieux champêtres.

Le nombre de cyclistes qui se signalent, en un an, se compte sur les doigts de deux mains. Il m’est arrivé d’être même touché, donc bousculé, sur des chemins étroits sans que le cycliste s’inquiète s’il m’a fait mal, ni s’excuse, ni ralentisse, comme si je n’existais pas, je ne suis qu’une broussaille qu’on peut bousculer pour lui. La très grande majorité des cyclistes ne se signalent jamais lorsqu’ils arrivent dans mon dos et ne ralentissent jamais, non plus lorsque je les croise puisqu’ils présument que je les ai vus. Lorsque je marche il me manque deux yeux derrière.

Pourtant ce n’est pas compliqué, une fois, sur un sentier pourtant large, j’entends dans mon dos : « Attention, cycliste sur votre droite ! » (il n’avait peut-être pas de sonnette et c’est d’ailleurs plus efficace) Je me suis mis sur la gauche, il a légèrement ralenti en me dépassant et m’a salué. Cela m’est arrivé qu’une seule fois et j’ai trouvé cela très efficace et conviviale.

En agglomération.

Alors là, vient s’ajouter les trottinettes, dans le même lot des irrespectueux. Car là, tous les deux-roues sont sur les routes, les trottoirs, et à défaut d’être les rois et dieux des forêts et des champs, ils sont ceux des villes, d’ailleurs on y constate le même comportement… Pire, alors qu’une voiture s’arrête sur ma gauche pour me laisser passer sur un passage piéton, je vérifie à droite si les véhicules s’arrêtent aussi et c’est le cas je commence à traverser lorsque soudain un vélo double la voiture qui s’est arrêté sur ma gauche et manque de me percuter… C’est récurent le dis-je et c’est normal puisqu’ils ne s’arrêtent pas aux stops ni au feux-rouges, pourquoi s’arrêteraient-ils aux passages piétons ? Je n’ai jamais vu, JAMAIS, un deux-roues s’arrêter pour me laisser passer sur un passage piéton !

Le summum ! En agglomération il peut y avoir des pistes cyclables tracées sur les trottoirs, si par inadvertance vous avez le malheur de mettre un pied dessus au moment où un cycliste est dessus vous aurez droit aux injures et toutes sortes de noms d’oiseaux.

Est-ce partout pareil ?

Non, lorsque je randonne (hors IdF), sur des sentiers mixtes de randonnée, il m’arrive de croiser, ou me faire dépasser par des randonneurs à vélo et l’échange est plutôt respectueux, complice. Nous partageons la même passion chacun à sa manière. Peut-être devriez-vous faire du deux-roues au quotidien comme si vous randonniez ?

Ha, le top du top !

Les VTTistes en forêt, non seulement ils ne sont pas plus respectueux mais au prétexte de faire du sport, de s’oxygéner en forêt sur le vélo et trouvant les sentiers officiels trop fades à leur goût vont créer une multitude de sentiers parallèles, niquant, bousillant, détruisant nos forêts car plus rien ne pousse derrière ! Mais bon, c’est fun, ils font du vélo dans les bois…

Conclusion.

Moi-même je fais du vélo et suis allé au taf quand le temps le permettait et j’ai tendance à être « bourin », je ne sais pas pédaler doucement, mais je n’ai jamais oublié que je suis marcheur et donc je suis respectueux des piétons, je me signale lorsque j’arrive par-derrière et ralenti et aussi lorsque je croise un piéton ou marcheur… Je suis un vrai rebelle cycliste puisque je m’arrête aux passages piétons pour laisser passer les passant et m’arrête aux stop et feus rouges.

Lorsque je vois sur les réseaux sociaux les deux-roues râler après les automobilistes, j’ai envie de leur dire : « Écoute garçon, soit, il y a (à la louche) 20 % des automobilistes qui conduisent comme des cons mal, mais vous, deux-roues, (à la louche) vous n’êtes pas 15 %[1] à rouler respectueusement. »

Pourtant il ne faut pas grand-chose pour que tout le monde s’entende, il vous suffit de vous rappeler qu’avant d’apprendre à monter sur un deux-roues vous avez appris à marcher.

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Note(s)

  1. ^ 15% c’est pour être un peu démago, car il n’y en a pas un sur trente qui se signale lorsqu’ils arrivent dans mon dos.

Liste de matériel Le Faou – Douarnenez (Tréboul) sur GR34

Rando – Liste de matériel  Le Faou – Douarnenez (Tréboul)  sur GR34 en 7 jours

Voici la liste de matériel apporté lors de la randonnée Le Faou – Douarnenez (Tréboul)  sur GR34 en 7 jours.
Il s’agit d’une liste pour une randonnée dans laquelle je ne savais pas trop où et comment me ravitailler puisque c’est ma première randonnée hors montagne et lieux isolés.Le constat :
Pour les petits-déjeuners, café, thé, en-cas j’étais bien.
Pour ce qui est des déjeuners et dîners j’aurai pu m’alléger, une prévision à un ou deux jours maxi aurait été suffisant puisque l’on peut se ravitailler facilement en cours de parcours. La nourriture a fait une grosse différence.

Une batterie en moins aurait aussi été suffisant (230 g en moins)… et d’autres gains, lors de ma prochaine randonnée je serai plus léger avec le même confort, donc à suivre.

La liste

Porté
Portage Détail Q P U gr P T gr
Sac-à-dos 55L + 10 Mc Kinley 1 1750 1750
1700
Abri Détail Q P U gr P T gr
Tente 1P 1 909 909
909
Couchage Détail Q P U gr P T gr
Duvet 1 690 690
Matelas 1 530 530
Sac à viande 1 160 160
1380
Vêtements Détail Q P U gr P T gr
Polaire 1 318 318
Poncho 1 248 248
Tee-shirt 1 144 144
débardeur 1 109 109
short rechange 1 180 180
paire de claquettes 1 150 150
Boxer 2 50 100
Chaussettes 3 40 120
1369
Extra Détail Q P U gr P T gr
Liseuse 1 200 200
Cartes 2 93 186
Pince à linge 4 5 20
Frontale 1 84 84
calepin 14X9 1 33 33
crayon 1 5 5
Carte identité 1 5 5
Billet train 1 0 0
CB 1 5 5
Carte Vitale 1 5 5
Ficelle 7 mètres Ficelle Serf-volant 1 18 18
561
Cuisine Détail Q P U gr P T gr
gamelles Gamelle+fourchette+cuillère+réchaud+gaz 1 342 342
couteau Laguiole55, tire bouchon pointeau 1 92 92
Gourdes Gourdes 1L + housse support 1 175 175
609
Hygiène Détail Q P U gr P T gr
Trousse de toilette savon,brosse à dents, chiffonnette, serviette (62X90), rasoir 1 246 246
papier toilette rouleau entamé 1 37 37
283
Électronique Détail Q P U gr P T gr
Téléphone S7 1 178 178
electronique Batteries (2), chargeur,câble 2 579 1158
Appareil photo Lumix Panasonic Lumix DMC-TZ57 1 300 300
1636
Pharmacie Détail Q P U gr P T gr
Pharmacie Contient liste ci-dessous, jaune complété par mes soins 1 230 230
Paire de gants latex 1
Compresse non tissée 5X5cm Protège plaie 1
Compresse 7,5X7,5cm Protège blessure 1
Compresse oculaire Protège œil 1
Lingette alcool Nettoie la plaie 4
Pansement 72mmX19mm Protège plaie 10
Pansement papillon Protège plaie 2
Pansement articulation Protège plaie 2
Pansement 56mmX19mm Protège plaie 4
Pansement anti-ampoule 3 petits et 3 grands 6
Ruban adhésif 1,25cmX5m Fixe compresse 1
Paire de ciseaux 9cm 1
Pince à échardes 1
couverture survie 210cmX140cm 1
Pince à tiques plastique 1
Anti vomitif 0
Anti diarrhée 0
Désinfectant d’eau 1
Doliprane
Anti inflammatoire Lamaline pour mes problèmes de dos et/ou épaule 6
Ésoméprazole Pour un cas de mes problèmes d’estomac 6
crème solaire 30 % tube entamé 1
230
Popote Détail Q P U gr P T gr
Divers
Café – Tisanes 7 jours 1 173 173
Petit déjeuner
Sachet petit-déjeuner 6 jours 1 534 534
Déjeuner
Pain-charcuterie-fromage 4 jours 1 1200 1200
Dîner
Repas 5 jours 1 479 479
En-cas
Barre céréales 7 jours 1 319 319
Divers 7 jours 1 159 159
Eau 1L 1 1000 1000
3864
Portage 8727
Nourriture 3864
Total portage 12591
si l’on compte le supplément sur soi…
Sur soi Détail Q P U gr P T gr
Teeshirt – Manches longues 1 190 190
Tee-shirt 1 149 149
Coupe vent 1 134 134
Boxer 1 56 56
pantalon Pantalon short 1 338 338
Paire Chaussettes 1 34 34
Paire Chaussures 1 1013 1013
Chapeau 1 81 81
Lunette soleil 1 27 27
Lunette de vue + étui 1 137 137
Paire Bâtons de marche 1 420 420
2579
Poids Total 15120

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