Le mot Fin sur le blog ChezIceman

Blog – Le mot Fin sur le blog ChezIceman

Triste, mais pas trop.

Vous l’aurez compris, je ne parle pas de mon blog (quoi que), mais de celui ChezIceman et son billet Blog – Fin..

Triste de voir le mot « Fin » écrit en titre, pas trop car en te lisant je me dis qu’il y aura d’autres articles, pas avec la même régularité, peut-être pas la même approche, mais des billets tout de même, j’en garde espoir.

Lorsque l’on est soi-même blogueur, c’est le genre de billet qui nous interpelle, nous interroge, nous renvoie à nous-même et nos propres interrogations.

Iceman y exprime une forme de lassitude : « Quand ça devient mécanique, ça devient chiant. » Quand la passion n’est plus la même… Chose que je peux comprendre bien que j’ai toujours pris plaisir à lire son blog qui a toujours été tenu avec une certaine rigueur, une grande régularité (plusieurs billets par semaine), diverses catégories bien cadrés, bref ! Un blog qui fonctionne comme une revue avec des catégories qui en fonction de chacun, certaines retiennent plus l’attention que d’autres, et celles qui retiennent au premier abord moins d’attention nous font découvrir de façon fortuite des sujets qui finalement nous passionnent. Me concernant par exemple je ne suis pas cinéphile et pourtant je suis allé voir certains films grâce à certains billets. Je suis très ignorant concernant les BD, cette catégorie a attisé ma curiosité et je vais régulièrement dans le rayon BD de ma librairie alors qu’avant je passais devant sans y jeter un œil. C’est un blog riche et qui m’a apporté beaucoup.

« (…) on se lasse. Moi le premier. » dit Iceman… On peut se lasser, je connais ça aussi, j’ai commencé à bloguer sur deux blogs en 2006, l’un était dédié expositions, arts, etc., l’autre exclusivement logiciels et systèmes libres.
Le premier je l’ai abandonné en 2008 lorsque je me suis rendu compte que j’allais à certaines expositions, non parce qu’elles m’intéressaient, mais pour nourrir le blog.
Le second en 2014 mais avec des périodes de poses assez longues de 2010 à fin 2013 (pour des raisons très personnelles) puis une tentative de reprise entre fin 2013 et juin 2014, durant cette période il y eut des changements urls, d’hébergements.
Reprise en 2015 avec ce blog en auto-hébergement, au départ il devait ne parler que logiciels et systèmes libres avec des tutos. Très rapidement je me suis rendu compte que je testais de moins en moins de nouvelles distributions et logiciels, et s’est orienté sur mes diverses passions du moment, finalement il me ressemble, un peu fouillis et diversifié.

Alors peut-être qu’Iceman va lui aussi s’orienter vers autre chose, sous une autre forme, une autre régularité ou pas de régularité. Dans mes fils RSS j’ai un blogueur qui publie un à deux billets par an et toujours très intéressant, il reste donc dans mes flux.

« J’aime l’écrit et je sais plus ou moins d’où cela vient. Là aussi, j’écoutais récemment quelqu’un qui parlait des timides et de ce besoin d’exprimer ce qui se passe dans la tête par quelque biais que ce soit. Le blog a été un peu ça. »
Le blog c’est cela aussi, la passion pour l’écriture, le partage, et parfois aussi une sorte de thérapie (perso, si je n’écris pas j’ai le sentiment que ne je saurais plus écrire).

Cogito ergo sum ce qui en « wech » donne : Je cogite donc j’ai le seum.
Houa Sima, tu nous l’as déjà sorti celle-là…
Oui, je manque d’inspiration pour la blague du siècle alors je sors du réchauffé.

Un blog donne toujours à réfléchir, surtout avec l’émergence de plateformes comme TikTok, Instagram, YouTube, Twitter, et tout le toutim… Le blogging traditionnel fait face à une concurrence accrue pour l’attention des utilisateurs qui de plus en plus sont dans l’attente du tout, tout de suite, et en peu de caractères. Le blogging traditionnel fait face aussi à une nouvelle façon de s’exprimer, si certains font le choix d’autres plateformes pour s’exprimer sans contrepartie et sans attente particulière, beaucoup le font avec égocentrisme et narcissisme, en quête de reconnaissance, de revenus et le Saint Graal devenir influenceur !

Le blogueur, sauf exception, se fiche pas mal du SEO, du coup il n’est pas forcément bien visible des moteurs de recherche…
Du coup le blogging traditionnel semble avoir pris un coup de vieux, un grand nombre de blogs ont fermés ou ne sont plus maintenus depuis ces dernières décennies… L’un remplace-t-il l’autre ? Combien de restaurants, tatoueurs, entreprises n’on qu’une page Facebook et/ou une page Instagram comme porte d’entrée ? Il y a de moins en moins de personnes qui s’inscrivent sur Facebook et lorsque qu’Instagram n’aura plus la cote, ne sera plus en vogue, que restera-t-il des publications ? Si côté marketing être sur les réseaux sociaux en vogues est une valeur ajoutée, cela ne remplace en rien un site ou un blog sur lequel l’on a la maîtrise du contenu et de la pérennité.

Et pourtant, pourtant, il y a un retour au blogging traditionnel, de nouveau blogs émergent ici et là, comme un retour à l’essentiel, soit, ce retour est timide mais réel, je découvre régulièrement de nouveaux blogs qui viennent s’ajouter à mes flux RSS et celui de ChezIceman restera dans mes flux car…

« Je me sens vivant. C’est peut-être bien ça finalement l’essence d’un blog ? Être vivant…Alors une part de ce blog va vivre encore, puisqu’il reste en ligne. Il y aura peut-être de petits sursauts (…) »
Nous attendrons donc avec impatience ces sursauts, les nouveaux billets, d’une autre teneur et certainement d’un grand intérêt. Ce n’est donc pas une fin en soit, mais un au revoir.

Comment terminer ce billet, hé bien comme le fait Iceman, en musique, sur le lien ci-dessous. Je vous préviens, sortez vos mouchoirs, j’y ai mis les violons et tout le bastringue de quoi faire chialer des flibustiers.

https://youtu.be/11wYCgYms2I

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Diminuer la dimension des images par lot en ligne de commande

Tuto – Diminuer la dimension des images par lot en ligne de commande – Bash

Si comme moi vous devez envoyer un tas d’images via mail et que vos images pèsent trop lourd, ou que vous devez les publier et toujours ce problème de poids…

Voilà comment je procède pour leur faire un régime en ligne de commande bash.
Je le mets ici, si cela peut vous servir, tant mieux, moi ça me permet d’éviter de me recreuser la tête au besoin.

Pour cela nous allons utiliser deux commandes fournis dans le paquet imagemagick, « identify » et  « mogrify » et la commande « awk » qui comme la commande « sed » est une commande aussi très puissante et permet de faire énormément de choses car elles intègrent beaucoup de fonctions mais on ne rentra pas dans le détail de awk ici.

Imagemagick est un logiciel très puissant qui permet de nombreuses manipulations d’images en ligne de commande tel que rotation, conversion et bien plus.

Il faut donc avant tout installe imagemagick

sudo apt install imagemagick

Puis pour redimensionner par lot :

$ identify *.jpg | awk '{split($3, TAB, "x"); W = TAB[1]; H = TAB[2]; if(W > 1200){system("mogrify -resize 1200x "$1)} if (H > 1200){system("mogrify -resize x1200 "$1)}}'

identify *.jpg → identifie les fichiers se terminant par jpg et passe à la commande axk.
awk → pour faire simple, divise la chaîne en un tableau qui va permettre la comparaison.
mogrify → permet ici de redimensionner, elle a plein d’autres possibilités.

Bref : je redimensionne à 1200 maxi les fichiers jpg, pour la hauteur et la largeur.

Pour info : Extrait du man awk concernant « split »
split(s, a [, r [, seps] ])
Split the string s into the array a and the separators array seps on the regular expression r, and return the number of fields. If r is omitted, FS is used instead. The arrays a and seps are cleared first. seps[i] is the field separator matched by r between a[i] and a[i+1]. If r is a single space, then leading whitespace in s goes into the extra array element seps[0] and trailing whitespace goes into the extra array element seps[n], where n is the return value of split(s, a, r, seps). Splitting behaves identically to field splitting, described above. In particular, if r is a single-character string, that string acts as the separator, even if it happens to be a regular expression metacharacter.

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Matos – Sac-à-dos

Rando – Matos – Sac-à-dos

Ce billet n’a pas vocation à vous orienter sur le choix d’un sac-à-dos, ce n’est pas non-plus un comparatif. Je ne parlerai donc pas de marque.

Je vais vous parler de mon sac-à-dos, comment je l’ai choisi, ce que j’ai bien aimé, ce que j’ai moins bien aimé, comment finalement je l’ai adopté.

Bref, si ce billet peut vous amener à la réflexion sur votre propre matériel, ce sera déjà ça : est-il vraiment bien, ou non, faut-il le remplacer, pourquoi, est-ce vraiment justifié…

Intro :

Lorsque j’ai décidé de reprendre la randonnée, j’avais du matériel ancien donc pas mal de choses à renouveler. Même si j’ai parfois trouvé du matériel léger et pas cher, entre les vêtements, chaussures, et matériel… Mis bout-à-bout cela commençait à faire une somme non négligeable et mon budget n’est pas élastique.

Mes critères de choix

J’ai très rapidement zappé les youtubeurs ou blogs de personnes sponsorisés ou cherchant à l’être, j’ai donc regardé d’autres blogs, forums et surtout des catalogues en ligne. Ayant la chance d’avoir de nombreux magasin de sport autour de chez-moi, je me suis déplacé, parfois plusieurs fois pour être certain de mon choix.

Le sac que j’ai est l’un des premiers qui m’a plus, après être allé dans plusieurs magasins, je suis retourné l’acheter mais j’ai mis du temps à me décider.

  • Poches pour un stockage supplémentaire. Peut stocker une bouteille. Si pas utilisées, les poches sont cachées
  • Des courroies à l’extérieur du sac à dos permettent d’attacher les bâtons pour faciliter le transport
  • Grande ouverture à glissière à l’avant du sac à dos permettant un accès rapide
  • Ajustement préformé anatomiquement, adaptation facile à toute longueur de dos, réglage du contrôle du poids pour une répartition optimale le long du corps de l’utilisateur et ventilation de qualité supérieure, le système dorsal FIT VARIO est idéal pour les aventures avec de lourdes charges.
  • La finition DWR (hydrofuge durable) et WR (hydrofuge) 100% écologique, sans PCF (sans fluorocarbone), est un traitement hydrofuge durable, hautement durable et renouvelable
  • Housse de pluie incluse
  • Ceinture lombaire
  • Matière : polyester recyclé, ripstop
  • Charge maximale : 20 kg
  • Dimensions : 75 x 27 x 23 cm
  • Poids : 1,75 kg
  • Volume : 55 litres + 10 litres

Cela-dit il n’est pas donné non-plus, mais un sac ultra-léger c’est tout de suite entre 100 à 200 € de plus en souvent moins solide pour un gain de 500 à 600 gr, rarement plus… Ça fait tout de même cher le kilo.

Ce que j’ai moins aimé.

Ce que j’ai moins aimé dans un premier temps :
Les poches pour les gourdes un peu trop juste pour des gourdes de 1 L soit on force sur la fermeture, soit on laisse un peu ouvert pour laisser dépasser le bouchon.
J’ai essayé dans un premier temps la poche à eau puisqu’il y a une poche spécifique très grande à l’intérieur. Mais je n’ai pas été convaincu dans un premier temps.
Être obligé de poser mon sac à chaque fois que je devais me désaltérer, je trouvais ça vraiment pas pratique et pas de filet extérieur pour placer mes gourdes ailleurs.
Je me suis imaginé lors d’une journée de pluie (que je n’ai pas eu, la chance) : en lever mon sac, la house, la gourde, boire, remettre la gourde, la house, le sac…

J’envisageais donc vraiment changer de sac pour 2024.

Finalement j’ai adopté mon sac.

Ce qui m’a fait changer d’avis.

Lors de ma dernière randonnée dans le Jura j’ai décidé de prendre ma poche à eau et de m’y faire. J’ai constaté que je m’hydratais plus souvent tout en consommant moins d’eau (pourtant lorsque je bois à la gourde je fais attention d’économiser, je bois par petites gorgées, je garde l’eau dans la bouche avant de l’avaler doucement).
Ma poche à eau fait maximum 2,5 L, il y a de la place pour une plus volumineuse, mais bon, ça me suffit.

  • L’avantage est d’avoir l’eau à portée de main, pouvoir se désaltérer avant d’avoir trop soif sans poser son sac… J’ai adopté la poche à eau.
  • L’inconvénient est qu’elle est dans le sac, donc quand il faut la remplir il faut la sortir et surtout pour la remettre pleine il faut parfois sortir une partie du sac et re-ranger ensuite. Cela-dit, si l’on a bien calculé sa quantité d’eau, ça se déroule en fin d’étape.

Pour résumer

Pour résumer, finalement j’aime bien mon sac, je n’utiliserai plus mes gourdes, tout ce dont j’ai besoin rentre dedans… Car j’ai horreur des trucs qui dépassent du sac ou qui pendouille.
Oui, il y a toujours mieux et il y en aura toujours, les matériaux évoluant, ce qui risque de nous transformer en éternels insatisfaits, j’ai envie de dire : si au premier abord vous n’aimez pas ce que vous avez, apprenez à aimer ce que vous avez.

Moi j’adore mon sac et nous allons continuer à faire des kilomètres ensemble.

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S23E02 – Rando – Jura 7 lacs 7 cascades

S23E02 – Rando – Jura 7 lacs 7 cascades, 3 jours, 43,347 km

Durée : 3 jours
Distance : 43 km
Difficulté : Facile à moyen

Intro :

J’avais trouvé ce parcours sur le web que j’ai légèrement modifié à ma convenance. Le parcours proposait une première étape au camping du Hérisson, puis une deuxième au camping de Bonlieu et  le retour repassait très proche du camping du Hérisson.

Carte du tracé de la randonnée en boucle « Tour des 7 cascades du Hérisson et des 7 lacs » dans le Jura, avec un dégradé de couleurs rouge-orange-jaune-vert-bleu indiquant le dénivelé ou la vitesse, autour des villages de Doucier, Bonlieu et Le Frasnois.
Tracé GPS de la boucle complète – Le dégradé de couleurs (rouge → bleu) représente le profil altimétrique du parcours, des points les plus élevés aux sections les plus basses.

J’ai opté pour la première et deuxième nuit au camping du Hérisson, ce qui m’a permis d’y laisser ma tente et de faire ma deuxième journée très léger avec juste pique-nique et eau.

J’ai trouvé cette randonnée plutôt facile (étapes courtes) avec des dénivelés pas trop durs, le dénivelé le plus difficile étant celui des cascades du Hérisson donc environ 3 km (1h) qu’il faudra redescendre au retour.
Pour la quantité d’eau transportée j’ai opté pour 1,5 L. Pas de cartes IGN, juste des photocopies que j’avais faites avant de partir et pas très précises.
Cette randonnée était aussi un test savoir si mon pied s’était bien remis de ses ampoules de la randonnée de Bretagne (S23E01).

Les cascades du Hérisson :

  • L’Éventail (65 m de haut)
  • Le Grand Saut (60 m de haut)
  • Le Gour Bleu
  • Le Château Garnier
  • Le Saut de la Forge
  • Le Moulin Jeunet
  • Le Saut Girard (35 m de haut)

Les lacs :

  • de Chalain
  • de la Motte ou d’Ilay
  • de Narlay
  • du Petit Maclu
  • du Grand Maclu
  • du Val
  • de Chambly

Déroulement

Étape 1 – Doucier → Camping du Hérisson
13,338 km Temps : 3h08 Déplacement : 2h45
Lac de Chalain.

Carte du tracé de l'étape 1 de la randonnée « Tour des 7 cascades du Hérisson et des 7 lacs » dans le Jura, au départ de Doucier (marqueur rouge L) en direction de Ménétrux-en-Joux, longeant le lac de Chalain, avec un dégradé de couleurs orange-jaune-vert-bleu-rouge indiquant le profil altimétrique.
Étape 1- De Doucier au Camping du Hérisson. Le dégradé de couleurs (orange → rouge) représente l’évolution du dénivelé tout au long du parcours, du point de départ au point d’arrivée.
Vue en surplomb sur le lac de Chalain dans le Jura, aux eaux turquoise-émeraude, encadré de collines boisées et de cimes d'arbres en premier plan. Le ciel nuageux se reflète fidèlement sur la surface calme et lisse du lac.
Lac de Chalain – Étape 1 du Tour des 7 lacs et des 7 cascades du Hérisson. Depuis le sentier en hauteur, le lac dévoile ses célèbres eaux aux reflets turquoise, miroir parfait du ciel jurassien. Juillet 2023.

Je me suis stationné sur le parking du marché de Doucier. Je suis passé devant une boulangerie où j’ai pris un pan-bagnat pour le pique-nique.

Étape principalement en sous-bois, ce qui fût appréciable en période de canicule. Le parcours est fléché par une marque jaune jusqu’au GR 559. Le début n’est pas très bien indiqué et dès que l’on quitte Doucier il y a une petite fourche, le chemin de droite monte immédiatement alors que celui de gauche semble plus plat. Le réflexe est de prendre celui qui monte le plus, même s’il part à l’Est, on se dit qu’il tournera au Nord à un moment… Mais il devint plus plat et vire au Sud-Est, c’est là qu’on se dit qu’on s’est trompé (environ 500 m). Donc retour en arrière et prendre le chemin de gauche, en discutant avec d’autres marcheurs, beaucoup se sont trompés au même endroit.
Arrivé sur les hauteurs du Lac de Chalain vous aurez de magnifiques points de vue.

Carte de l'étape 1 avec zoom sur un passage particulier hors sentier balisé, mis en évidence par un cercle et une flèche bleus. L'agrandissement montre un tracé sinueux en dégradé jaune-vert-bleu, indiquant un itinéraire alternatif ou une variante locale s'écartant du sentier de Grande Randonnée principal.
Étape 1 – Détail d’un passage hors balisage. Le zoom met en évidence une variante de tracé s’écartant du sentier balisé, avec un cheminement sinueux.

À l’Est du lac de Chalain j’ai fait le choix de couper par un chemin qui n’est plus pratiqué et inexistant sur certaines cartes (Voir image-001). Lorsque l’on traverse la D90 il faut deviner derrière les ronciers où peut se trouver ce chemin, lorsqu’on le trouve ça monte bien, le sac s’accroche aux branches tout le long et l’on récolte toutes les toiles d’araignées sur le visage et le corps. Pour en sortir l’on est confronté à un roncier infranchissable, il faut le contourner par la droite et l’on se retrouve sur le GR 559. Malgré ces désagréments j’ai kiffé ce passage. Ensuite il suffit de suivre jusqu’au camping du Hérisson en descente tranquille.

Étape 2 – Camping du Hérisson → Camping du Hérisson
20,385 km Temps : 5h31 Déplacement : 4h05

Carte du tracé de l'étape 2 de la randonnée « Tour des 7 cascades du Hérisson et des 7 lacs » dans le Jura, au départ du camping du Hérisson (marqueur rouge L) près de l'Éventail (65 m). La boucle, majoritairement représentée en bleu cyan, contourne le lac de la Motte ou d'Ilay et le village de Le Frasnois, avec un départ en dégradé jaune-vert-rouge.
Étape 2 – Boucle au départ du camping du Hérisson (l’Éventail, 65 m). Le tracé en dégradé de couleurs illustre le profil altimétrique : les teintes chaudes (rouge-jaune) marquent les variations de dénivelé en début de parcours, tandis que le bleu cyan domine la grande boucle autour du lac de la Motte ou d’Ilay.
Vue frontale de la cascade de l'Éventail dans la vallée du Hérisson, Jura. L'eau dévale en plusieurs filets sur une haute paroi de calcaire étagée, encadrée d'une végétation forestière dense. Au premier plan, un lit de rochers et de troncs.
Cascade de l’Éventail (65 m) – Point de départ de l’Étape 2, au camping du Hérisson. La cascade doit son nom à la forme en éventail que dessine l’eau en se dispersant sur les strates calcaires successives. Juillet 2023.

 

Vue en enfilade d'une succession de petites cascades en gradins sur le Hérisson, encadrée de deux troncs d'arbres moussus en premier plan. L'eau s'écoule sur des dalles de calcaire étagées en pleine forêt jurassienne, baignée d'une lumière matinale filtrée par la canopée. Un tronc abattu traverse le cours d'eau au premier plan.
Vallée du Hérisson – Étape 2. Le Hérisson dégringole en une série de paliers calcaires dans un écrin de forêt lumineuse. La rivière sculpte depuis des millénaires ces marches naturelles qui donnent tout son caractère au site. Juillet 2023.
Vue sur le lac Narlay depuis sa rive, aux eaux turquoise transparentes. Au premier plan, une vieille barque en bois sombre est amarrée contre un petit ponton en bois, entouré de roseaux. En arrière-plan, une colline entièrement couverte de forêt se reflète dans l'eau sous un ciel bleu d'été.
Lac Narlay – Étape 2 du Tour des 7 lacs et des 7 cascades du Hérisson. L’un des lacs les plus sauvages et préservés du circuit, avec ses eaux d’un bleu-vert cristallin et ses rives quasi désertes. Juillet 2023.
Vue panoramique sur le lac du Grand Maclu dans le Jura par une journée d'été ensoleillée. Au premier plan, une plage de sable fin et de galets calcaires borde des eaux d'une clarté exceptionnelle, passant du transparent au turquoise puis au bleu profond. Les rives boisées et les collines verdoyantes ferment l'horizon sous un ciel bleu intense.
Lac du Grand Maclu – Étape 2 du Tour des 7 lacs et des 7 cascades du Hérisson. Ses eaux d’une limpidité remarquable et sa petite plage naturelle en font l’une des haltes les plus appréciées du circuit, idéale pour une pause baignade. Juillet 2023.

Les cascades du Hérisson, Lac de la Motte ou d’Ilay, Lac de Narlay, Lacs du petit et du grand Maclu.

Lorsque je suis arrivé la veille au camping j’y ai vu à côté un parking rempli de voitures, un camping avec beaucoup de touristes… je me suis donc dit qu’il devait y avoir beaucoup, beaucoup de monde pour voir les cascades.

Le matin du départ, j’ai laissé ma tente au camping et tout ce dont je n’aurai pas besoin, trousse de toilette, linge de rechange, etc., je suis parti à 8h30 avec juste un sandwich et 1,5 L d’eau. En partant à cette heure-ci j’ai pu pleinement profiter des cascades seul, car je n’ai croisé que quatre ou cinq marcheurs. C’est un lieu magnifique. J’ai vu cinq cascades à la montée puisque je bifurque Nord-Est à un moment, je verrai les deux manquantes au retour. Cette partie se fait en sous-bois. Le tour des lacs se fait moitié en plein cagnard, moitié en sous-bois. Des eaux allant du vert/bleu turquoise au bleu profond et d’une transparence incroyable, de la rive on y voit des poissons nageant en toute tranquillité, j’ai été bluffé par la pureté et beauté de ces lacs.

Le retour se fait donc par les cascades et au milieu des touristes et promeneurs venus en nombre, j’ai eu du mal à me trouver un lieu où poser mes fesses pour pique-niquer.
Une très belle étape !

Étape 3 – Camping du Hérisson → Doucier
9,624 km Temps : 2h12 Déplacement : 1h52
Lac du Val, Lac de Chambly

Carte du tracé de l'étape 3 de la randonnée « Tour des 7 cascades du Hérisson et des 7 lacs » dans le Jura. Le parcours relie le camping du Hérisson (cascade de l'Éventail, 65 m, marqueur rouge L) à Doucier en remontant vers le nord, en longeant la rivière Hérisson et les gorges.
Étape 3 – Du camping du Hérisson (l’Éventail, 65 m) à Doucier. Un tracé remontant la vallée encaissée du Hérisson vers le plateau.
Vue depuis la rive du lac du Val dans le Jura, sous un ciel couvert et menaçant. Les eaux d'un vert émeraude profond, légèrement ridées par le vent, contrastent avec la forêt dense qui recouvre entièrement la colline en arrière-plan. Une branche de saule pleureur s'incline dans le cadre en haut à gauche.
Lac du Val – Étape 3 du Tour des 7 lacs et des 7 cascades du Hérisson. Sous la lumière diffuse d’un matin couvert, le lac du Val prend une teinte vert émeraude saisissante, bien différente du turquoise des lacs ensoleillés de la veille. Juillet 2023.
Sentier forestier étroit et peu fréquenté sur le versant ouest du lac de Chambly, dans le Jura. Le chemin caillouteux est barré par plusieurs troncs d'arbres tombés, couverts de mousse, dans une forêt dense et luxuriante aux multiples nuances de vert. Aucun balisage visible.
Versant ouest du lac de Chambly – Étape 3, passage hors balisage officiel. Un sentier confidentiel et peu entretenu, où la forêt reprend ses droits : troncs abattus en travers du chemin et végétation envahissante témoignent du caractère sauvage de ce tracé alternatif. Juillet 2023.

– Sima, pourquoi tu as rayé le lac de Chambly ?
– Patience, j’y viens !

Le tracé initial fait passer sur les hauteurs Ouest de ces deux lacs mais me ferait repasser de nouveau par les cascades du Hérisson. N’ayant pas envie de refaire ce que j’ai déjà fait je prends la décision de longer les deux lacs par la partie Ouest mais par un chemin qui longe la rive, ce chemin n’est pas fléché.

Je pars plein Ouest sur la D326, j’ai repéré qu’à environ 1 km il y a une petite route sur ma gauche qui reviens sur l’Est plus au sud et à ~200 m un chemin plein sud avec un petit pont pour me ramener sur la gauche des lacs (Ouest). Mais lorsque j’arrive au niveau de la petite route, plein de pancartes « Propriété Privée », « Interdiction d’entrer », « Accès Interdit »… Bon je continue sur la D326, j’ai repéré un deuxième chemin à environ 2,6 km de mon point de départ, et là il faut passer par un haras qui à cette heure est fermé. De nouveau je continue sur la D326, je longe donc le lac du Val par l’Est. Au Nord du Lac j’ai enfin un chemin qui me mène coté Ouest et là, je longe sur un chemin très très peu fréquenté, des troncs d’arbres en travers dont certains sont là depuis longtemps. Un sentier sauvage comme je les aime…

Par contre entre le sentier et le lac de Chambly il y a un marécage très dense qui nous sépare et je n’aurai à aucun moment le moindre aperçu sur le lac de Chambly. Ce qui n’empêche que j’ai aussi kiffé ce sentier qui même à Doucier.

Avertissement.

ATTENTION : le stationnement sur la place du marché de Doucier est interdit les mardis et mercredis, c’est indiqué sur une petite affichette pas très bien visible, au cas où vous arriveriez un lundi. Toujours bien se renseigner sur le lieu où vous laissez votre véhicule, d’autant plus que cela peut changer.

Sur le sentier des cascades les pierres sont polies par les innombrables passages et donc très glissante même par temps sec, je n’imagine même pas par temps humide. Faites attention !

Les rencontres

Elles se sont faites principalement sur le camping. Un couple d’Allemand qui sans doute ont eu de la peine me voyant attendre devant les sanitaires que mon téléphone charge mon proposé gentiment de le charger dans leur camping-car. Un couple de Français avec leurs deux enfants qui se sont installé à côté de moi et le soir au moment de préparer le repas n’avait pas de feu, je leur ai prêté un briquet et donné ma boite d’allumettes (sous pochette étanche), nous avons sympathisé. Avant d’arriver sur le tour des lacs, second étape, j’ai rencontré un couple perdu malgré leur carte IGN, je leur ai indiqué le chemin et nous avons marché ensemble une bonne heure, ensuite j’ai repris mon rythme. De retour au camping, les Allemands ont été remplacés par couple de Français qui m’ont proposé instantanément une prise pour charger mon smartphone.

Je suis intrigué par une tente qui ressemble à la mienne, je n’en avais jamais croisé… Curieux je vais voir, il s’agit un randonneur à vélo (il randonne aussi à pied d’autres fois), il s’est bricolé un tuteur avec un morceau d’antenne télescopique (pour ne pas transporter un bâton de marche pour sa tente) qui repliée fait à peine plus de 20 cm avec un diamètre de 2 cm et ça à l’air de bien tenir. Il m’a montré son matériel ultra léger et me voyant avec mon quart à la main il me montre son gobelet caoutchouc qu’il déplie et me dit : « Puisque tu es à l’apéro » et sort une petite fiole plastique d’environ 25 cl remplie de Ricard et s’en sert un ! Moi : « heu non, je ne bois pas d’apéro, j’ai déjà mangé et là c’est une tisane au thym…« . Il est venu voir ma tente légèrement différente, la sienne est mono toile avec habitacle incorporé et ventilation anti-condensation au ras du sol, la mienne est avec l’habitacle que l’on peut enlever pour utiliser la toile extérieure en tarp. Il envisage acheter la même. Nous avons parlé matériel, randonnée et surtout beaucoup ri.

Lors de la troisième étape lorsque j’étais sur la 326 j’ai entendu quelqu’un me héler, me retourne, le randonneur à vélo, il s’est mis à mon rythme de marche et nous avons discuté une bonne vingtaine de minutes, puis nous nous sommes salués et il a repris sa vitesse de croisière vers la suite de sa randonnée.

Infos

Cette randonnée peut se faire en deux jours avec un bivouac le long du lac d’Ilay, mais ça vous fait passer les cascades en fin de matinée ou début d’après midi au milieu des promeneurs et touristes… Elles sont si belles à voir seul. Si vous bivouaquez au bord du lac n’allez pas le souiller en allant vous y laver, prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart et du ruissellement, et non au bord ni dedans. Soyez respectueux.

Petite vidéo pour conclure

Divers

2 nuits au camping du Hérisson → 15,30 €
Portage → 7,O57 kg
Nourriture/eau → 2,382 kg
Total → 9,439 kg

Le billet S23E02 – Rando – Jura 7 lacs 7 cascades sur le blog de Sima78.

Sarah Marquis

Littérature – Sarah Marquis

Habituellement je parle dans cette catégorie que de mes coups cœurs littéraires, ce ne sera pas le cas dans ce billet car j’ai lu deux de ses livres qui m’ont laissé deux appréciations distinctes.

Qui est Sarah Marquis ?
Sarah Marquis est une aventurière hors pair, connue pour ses expéditions en solitaire à travers des territoires sauvages et hostiles à travers le monde. Elle a passé une grande partie de sa vie à explorer des régions reculées et inaccessibles, repoussant les limites de l’endurance humaine. Malheureusement beaucoup moins médiatisé que d’autres aventuriers. J’ai une grande admiration et un immense respect pour ce qu’elle fait !

Sarah Marquis écrivaine

Elle a écrit plusieurs livres, je n’en ai lu que deux qui m’ont laissé deux ressentis différents. J’ai tout de suite fait abstraction du style qui pour moi (c’est subjectif) manque de profondeur, de nuance, d’originalité et de créativité. C’est un peu dur ce que je dis là, mais cela n’enlève rien à ses performances d’exploratrice. Je n’en ai donc pas tenu compte et m’en suis tenu aux stricts récits de ses aventures, puisqu’au final c’est cela qui m’intéressait, ce qu’elle fait, plus que la façon dont elle le raconte et étant « dys » il serait mal venu de ma part de ne pas avoir de tolérance.

Deux livres que j’ai lu.

Instincts de Sarah Marquis (2016) éditions Michel Lafon

Couverture du livre « Instincts » de Sarah Marquis : une femme accroupie dans un paysage aride australien, concentrée sur une tâche de survie.

Instincts de Sarah Marquis – édition Pocket. Le récit de trois mois en solitaire, à pied, en pleine survie dans l’ouest sauvage australien.

Nous suivons Sarah dans le Kimberley Australien sur un périple qui a duré quatre mois (environ 800 km) en totale autonomie, c’est-à-dire sans vivres ni ressources, ce qui est une performance.

J’ai adoré ce livre où elle décrit les défis auxquels elle est confrontée, comme la pénurie d’eau, la chaleur écrasante, la solitude extrême, sa perte de poids mais aussi les moments de grâce et de connexion profonde avec la nature.

C’est une véritable exploration sur les capacités et les limites de l’endurance humaine. J’ai vraiment adoré et cela aurait pu être, il n’en était pas loin, un coup de cœur si le style y était.

Forcément j’enchaîne sur un second livre.

Sauvage par nature de Sarah Marquis (2014) éditions Michel Lafon

Couverture du livre « Sauvage par Nature » de Sarah Marquis : une randonneuse solitaire avec un lourd sac à dos avance dans un vaste paysage montagneux et désertique.
Sauvage par Nature de Sarah Marquis – édition Pocket. Le récit d’un périple hors du commun : 3 ans de marche extrême en solitaire, de la Sibérie jusqu’en Australie.

Un périple de trois ans de 2010 à 2013 sur 20 000 kilomètres, de la Sibérie en Australie. Très rapidement, dès la Mongolie, je m’interroge sur le comportement des hommes mongols :

Autre choc, et non le moindre : à chacune de nos rencontres impromptues et hasardeuses, les nomades se positionnent devant moi en fixant l’horizon pendant que leur main cherche l’organe génital sous leur ventre pour uriner. Il s’ensuit alors une interminable opération qui s’achève par de multiples secousses… C’est alors que leurs yeux quittent l’horizon pour se coller à moi, gluants et noirs. Durant toute cette scène, aucun mot n’est échangé. Je ne peux que rougir en pensant à la quantité de pénis que j’ai pu observer. Après des mois de « je descends de mon cheval pour uriner devant la femme qui marche », je me suis amusée à classer les organes de reproduction masculins par ordre de grandeur. Car ce rituel a fini par ne plus me gêner.

S’il s’agit d’un comportement récurent, il doit bien y avoir des traces sur web, cela sera forcément arrivé à d’autres femmes, je n’ai rien trouvé sur le sujet d’où mes interrogations, cela est vraiment arrivé ! Ou s’agit-il d’ajouter de la mésaventure à l’aventure ? Il n’y aura pas d’explication à ce comportement.

Elle marche seule, sans rechercher le contact avec les populations, leurs cultures… Au contraire elle les fuit au maximum, on se pose donc la question de sa motivation pour un telle périple, est-ce l’exploit pour l’exploit ? La description qu’elle fait des autochtones est pour la plupart très négative et n’inspire donc pas du tout au voyage. Elle balaie assez rapidement certaines parties de son parcours d’Asie ce qui donne certaines incohérences. Alors que son bivouac est inondé volontairement dans une rizière elle ajoute :

Il me faudra plus de dix jours pour faire sécher mon sac et mes affaires, la température ambiante étant de – 10 °C (50 °F) avec des pics jusqu’à – 17 ou – 20 °C (- 62 à 68 °F).

Alors là il manque des pages ou des explications, comment d’une rizière forcément à des températures positives se retrouve-t-on à de telles températures négatives ?

Bref, je me suis forcé à lire jusqu’au moment où elle prend le bateau pour l’Australie et c’est là que je lui ai lâché la main. Je ne suis pas allé jusqu’aux dernières pages.

Ce n’est pas parce que ma critique est sévère envers ce livre que je ne suis pas moins admiratif de ses performances. Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé ce livre.

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Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin

Littérature – Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin (2017)

EAN : 9782253071167
416 pages
Éditions : Le Livre de Poche

Couverture du roman « Les Oubliés du Dimanche » de Valérie Perrin : une femme de dos, valise à la main, face à une mer agitée sous un ciel nuageux.
Les Oubliés du Dimanche, de Valérie Perrin, édition de poche (Le Livre de Poche). Un roman sur la mémoire, le deuil et les liens invisibles qui nous attachent aux autres.

Dans cette catégorie « Littérature », je ne parle que de mes coups cœur et depuis le dernier billet où je parlais du roman de Karsten Dusse fin janvier, j’ai lu treize livres et un seul coup de cœur, mais pas des moindres, « Les oubliés du dimanche » de Valérie Perrin.

L’histoire se déroule dans une maison de retraite où de nombreux résidents attendent leur dernier souffle, souvent négligés par leurs proches et la société. C’est là que nous rencontrons Justine, vingt et un ans, aide-soignante dévouée, qui décide d’écrire l’histoire de ces âmes oubliées du dimanche. Au fil des pages les vies des personnages se dévoilent, révélant des histoires de perte, de regret et de solitude, mais aussi de résilience, de bonheur et de rédemption.

Valérie Perrin nous présente des personnages authentiques et complexes. Chaque résident de la maison de retraite est décrit avec une telle précision et une telle humanité qu’ils deviennent immédiatement familiers, comme s’ils étaient des membres de notre propre famille. Leurs histoires sont profondément touchantes et captivantes, et on ne peut s’empêcher de s’attacher à eux. Elle explore également des thèmes universels tels que l’amour, la mort, la solitude et l’espoir.

« Les Oubliés du dimanche » de Valérie Perrin est un roman qui m’a touché au plus profond de moi-même. J’ai ri, il m’ a tiré des larmes et fait réfléchir. C’est une histoire bouleversante. Je recommande vivement ce livre.

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Le fléau du marcheur francilien

Humeur – Le fléau du marcheur francilien

Je vais vous parler d’un fléau, une plaie, du marcheur francilien et peut-être, certainement, d’autres grosses agglomérations.
Non non, il ne s’agit pas de voiture… Mais des deux roues.

Moi qui aime faire du vélo serais-je en phase de devenir anti-cycliste, anti-deux-roues ?
Franchement, parfois il y a de quoi ! C’est donc mon coup de gueule qui risque de ne pas plaire à grand nombre de personnes.

Pourquoi ce billet ?

En dehors de mes randonnées je marche trois fois par semaine, parfois en forêt, ou lieux champêtres et aussi de temps en temps pour me frotter à la brûlure du bitume en agglomération, et ce fléau des deux-roues est récurent.
Ce matin (pas la date de cette publication, c’est antérieur) alors que je suis dans une descente j’entends un bruit dans mon dos, je me retourne et esquive de justesse un cycliste couché sur son vélo à fond, il ne s’est pas signalé, c’est le roi, le dieu des chemins de forêts. Une fois parmi tant d’autres, alors je pousse un coup de gueule !

En forêt et lieux champêtres.

Le nombre de cyclistes qui se signalent, en un an, se compte sur les doigts de deux mains. Il m’est arrivé d’être même touché, donc bousculé, sur des chemins étroits sans que le cycliste s’inquiète s’il m’a fait mal, ni s’excuse, ni ralentisse, comme si je n’existais pas, je ne suis qu’une broussaille qu’on peut bousculer pour lui. La très grande majorité des cyclistes ne se signalent jamais lorsqu’ils arrivent dans mon dos et ne ralentissent jamais, non plus lorsque je les croise puisqu’ils présument que je les ai vus. Lorsque je marche il me manque deux yeux derrière.

Pourtant ce n’est pas compliqué, une fois, sur un sentier pourtant large, j’entends dans mon dos : « Attention, cycliste sur votre droite ! » (il n’avait peut-être pas de sonnette et c’est d’ailleurs plus efficace) Je me suis mis sur la gauche, il a légèrement ralenti en me dépassant et m’a salué. Cela m’est arrivé qu’une seule fois et j’ai trouvé cela très efficace et conviviale.

En agglomération.

Alors là, vient s’ajouter les trottinettes, dans le même lot des irrespectueux. Car là, tous les deux-roues sont sur les routes, les trottoirs, et à défaut d’être les rois et dieux des forêts et des champs, ils sont ceux des villes, d’ailleurs on y constate le même comportement… Pire, alors qu’une voiture s’arrête sur ma gauche pour me laisser passer sur un passage piéton, je vérifie à droite si les véhicules s’arrêtent aussi et c’est le cas je commence à traverser lorsque soudain un vélo double la voiture qui s’est arrêté sur ma gauche et manque de me percuter… C’est récurent le dis-je et c’est normal puisqu’ils ne s’arrêtent pas aux stops ni au feux-rouges, pourquoi s’arrêteraient-ils aux passages piétons ? Je n’ai jamais vu, JAMAIS, un deux-roues s’arrêter pour me laisser passer sur un passage piéton !

Le summum ! En agglomération il peut y avoir des pistes cyclables tracées sur les trottoirs, si par inadvertance vous avez le malheur de mettre un pied dessus au moment où un cycliste est dessus vous aurez droit aux injures et toutes sortes de noms d’oiseaux.

Est-ce partout pareil ?

Non, lorsque je randonne (hors IdF), sur des sentiers mixtes de randonnée, il m’arrive de croiser, ou me faire dépasser par des randonneurs à vélo et l’échange est plutôt respectueux, complice. Nous partageons la même passion chacun à sa manière. Peut-être devriez-vous faire du deux-roues au quotidien comme si vous randonniez ?

Ha, le top du top !

Les VTTistes en forêt, non seulement ils ne sont pas plus respectueux mais au prétexte de faire du sport, de s’oxygéner en forêt sur le vélo et trouvant les sentiers officiels trop fades à leur goût vont créer une multitude de sentiers parallèles, niquant, bousillant, détruisant nos forêts car plus rien ne pousse derrière ! Mais bon, c’est fun, ils font du vélo dans les bois…

Conclusion.

Moi-même je fais du vélo et suis allé au taf quand le temps le permettait et j’ai tendance à être « bourin », je ne sais pas pédaler doucement, mais je n’ai jamais oublié que je suis marcheur et donc je suis respectueux des piétons, je me signale lorsque j’arrive par-derrière et ralenti et aussi lorsque je croise un piéton ou marcheur… Je suis un vrai rebelle cycliste puisque je m’arrête aux passages piétons pour laisser passer les passant et m’arrête aux stop et feus rouges.

Lorsque je vois sur les réseaux sociaux les deux-roues râler après les automobilistes, j’ai envie de leur dire : « Écoute garçon, soit, il y a (à la louche) 20 % des automobilistes qui conduisent comme des cons mal, mais vous, deux-roues, (à la louche) vous n’êtes pas 15 %[1] à rouler respectueusement. »

Pourtant il ne faut pas grand-chose pour que tout le monde s’entende, il vous suffit de vous rappeler qu’avant d’apprendre à monter sur un deux-roues vous avez appris à marcher.

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Note(s)

  1. ^ 15% c’est pour être un peu démago, car il n’y en a pas un sur trente qui se signale lorsqu’ils arrivent dans mon dos.

Liste de matériel Le Faou – Douarnenez (Tréboul) sur GR34

Rando – Liste de matériel  Le Faou – Douarnenez (Tréboul)  sur GR34 en 7 jours

Voici la liste de matériel apporté lors de la randonnée Le Faou – Douarnenez (Tréboul)  sur GR34 en 7 jours.
Il s’agit d’une liste pour une randonnée dans laquelle je ne savais pas trop où et comment me ravitailler puisque c’est ma première randonnée hors montagne et lieux isolés.Le constat :
Pour les petits-déjeuners, café, thé, en-cas j’étais bien.
Pour ce qui est des déjeuners et dîners j’aurai pu m’alléger, une prévision à un ou deux jours maxi aurait été suffisant puisque l’on peut se ravitailler facilement en cours de parcours. La nourriture a fait une grosse différence.

Une batterie en moins aurait aussi été suffisant (230 g en moins)… et d’autres gains, lors de ma prochaine randonnée je serai plus léger avec le même confort, donc à suivre.

La liste

Porté
Portage Détail Q P U gr P T gr
Sac-à-dos 55L + 10 Mc Kinley 1 1750 1750
1700
Abri Détail Q P U gr P T gr
Tente 1P 1 909 909
909
Couchage Détail Q P U gr P T gr
Duvet 1 690 690
Matelas 1 530 530
Sac à viande 1 160 160
1380
Vêtements Détail Q P U gr P T gr
Polaire 1 318 318
Poncho 1 248 248
Tee-shirt 1 144 144
débardeur 1 109 109
short rechange 1 180 180
paire de claquettes 1 150 150
Boxer 2 50 100
Chaussettes 3 40 120
1369
Extra Détail Q P U gr P T gr
Liseuse 1 200 200
Cartes 2 93 186
Pince à linge 4 5 20
Frontale 1 84 84
calepin 14X9 1 33 33
crayon 1 5 5
Carte identité 1 5 5
Billet train 1 0 0
CB 1 5 5
Carte Vitale 1 5 5
Ficelle 7 mètres Ficelle Serf-volant 1 18 18
561
Cuisine Détail Q P U gr P T gr
gamelles Gamelle+fourchette+cuillère+réchaud+gaz 1 342 342
couteau Laguiole55, tire bouchon pointeau 1 92 92
Gourdes Gourdes 1L + housse support 1 175 175
609
Hygiène Détail Q P U gr P T gr
Trousse de toilette savon,brosse à dents, chiffonnette, serviette (62X90), rasoir 1 246 246
papier toilette rouleau entamé 1 37 37
283
Électronique Détail Q P U gr P T gr
Téléphone S7 1 178 178
electronique Batteries (2), chargeur,câble 2 579 1158
Appareil photo Lumix Panasonic Lumix DMC-TZ57 1 300 300
1636
Pharmacie Détail Q P U gr P T gr
Pharmacie Contient liste ci-dessous, jaune complété par mes soins 1 230 230
Paire de gants latex 1
Compresse non tissée 5X5cm Protège plaie 1
Compresse 7,5X7,5cm Protège blessure 1
Compresse oculaire Protège œil 1
Lingette alcool Nettoie la plaie 4
Pansement 72mmX19mm Protège plaie 10
Pansement papillon Protège plaie 2
Pansement articulation Protège plaie 2
Pansement 56mmX19mm Protège plaie 4
Pansement anti-ampoule 3 petits et 3 grands 6
Ruban adhésif 1,25cmX5m Fixe compresse 1
Paire de ciseaux 9cm 1
Pince à échardes 1
couverture survie 210cmX140cm 1
Pince à tiques plastique 1
Anti vomitif 0
Anti diarrhée 0
Désinfectant d’eau 1
Doliprane
Anti inflammatoire Lamaline pour mes problèmes de dos et/ou épaule 6
Ésoméprazole Pour un cas de mes problèmes d’estomac 6
crème solaire 30 % tube entamé 1
230
Popote Détail Q P U gr P T gr
Divers
Café – Tisanes 7 jours 1 173 173
Petit déjeuner
Sachet petit-déjeuner 6 jours 1 534 534
Déjeuner
Pain-charcuterie-fromage 4 jours 1 1200 1200
Dîner
Repas 5 jours 1 479 479
En-cas
Barre céréales 7 jours 1 319 319
Divers 7 jours 1 159 159
Eau 1L 1 1000 1000
3864
Portage 8727
Nourriture 3864
Total portage 12591
si l’on compte le supplément sur soi…
Sur soi Détail Q P U gr P T gr
Teeshirt – Manches longues 1 190 190
Tee-shirt 1 149 149
Coupe vent 1 134 134
Boxer 1 56 56
pantalon Pantalon short 1 338 338
Paire Chaussettes 1 34 34
Paire Chaussures 1 1013 1013
Chapeau 1 81 81
Lunette soleil 1 27 27
Lunette de vue + étui 1 137 137
Paire Bâtons de marche 1 420 420
2579
Poids Total 15120

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S23E01 – Rando – Le Faou Douarnenez – GR34 – 7 jours

S23E01 – Rando – Le Faou – Douarnenez (Tréboul) – GR34 – 7 jours

Durée : 7 jours
Distance : 181 km
Dénivelés cumulés : Le smartphone n’étant pas très précis il faut savoir que l’on passe son temps de marche à monter et descendre, très peu de plat, il y a donc une bonne accumulation de dénivelés.
Difficulté : Les étapes sont longues avec du dénivelé, donc pas très facile, par contre on peut la rendre plus facile en y ajoutant des étapes intermédiaires.

Intro :

C’est la première fois que je randonne en dehors de la montagne, déjà en Auvergne j’avais été étonné par le nombre de barbelés et propriétés privés, mais il reste de magnifiques coins de bivouac. En Bretagne les coins de bivouac sont assez rares, où je n’ai pas su les trouver, là où il y a de magnifiques paysages c’est souvent interdit. J’ai bien vu des jeunes qui ont dormi à la belle étoile, mais bon. Alors que je comptais faire 2 campings lors de mon circuit, j’ai finalement passé toutes mes nuits en camping, sous tente, parfois bungalow lorsque je souhaitais plus de confort pour soigner mon pied. Alors naturellement, ce n’est plus le même budget. J’ai un souci à la cheville gauche ce qui m’inquiète pour le début de la randonnée le lendemain. Je suis arrivé dans l’après-midi à Le Faou que j’ai visité, j’ai dîné, dormi et petit-déjeuné à l’hôtel.

Déroulement

Étape 1 – Le Faou → Landévennec
24,467 km Temps : 7h37 Déplacement : 5h

Vue plongeante sur un méandre de l'Aulne encadré de forêts verdoyantes, depuis un belvédère boisé de la presqu'île de Crozon
Le méandre de l’Aulne vu depuis le GR34, entre Le Faou et Landévennec — presqu’île de Crozon, Finistère

Je me suis mis de la pommade et me suis massé la cheville la veille et le matin même. Je me concentre sur ma marche, mon posé de bâtons… Tellement concentré que je rate une marque sur ma droite et me fait faire un kilomètre pour rien (deux avec le retour). Je rencontre un couple qui marche bien et très léger, pas de tente, ils dînent, dorment et petit-déjeunent en gîte ou hôtel. Ils m’apprennent qu’à Landévennec, en plus du camping municipal il y a aussi un gîte et une épicerie municipale. Nous faisons une pause café juste avant le Pont de Térénez. Nous séparons juste après le pont, eux partent direction sud-Est, moi Nord-Ouest. À Landévennec j’opte pour le gîte, pour 10 € de plus j’ai une chambre de trois pour moi tout seul avec douche et toilette indépendant.
Bravo à la municipalité de Landévennec qui rend leur commune accessible aux marcheurs et qui donne franchement envie d’y aller !

Étape 2 – Landévennec → Le Fret
27,719 km Temps : 8h10 Déplacement 5h57

Vue plongeante depuis un sentier rocheux et pentu sur une vallée boisée et des vasières à marée basse, GR34, presqu'île de Crozon
Le GR34 dévale une pente abrupte couverte de landes et de taillis, avec en contrebas les prés salés de l’anse – entre Landévennec et Le Fret, Finistère
Sentier étroit tracé entre une prairie dorée et une haie de buissons verdoyants, hors le GR34 de la presqu'île de Crozon par temps estival
Un chemin solitaire dans les herbes folles – Hors GR34, presqu’île de Crozon, entre Landévennec et Le Fret, Finistère

Pommade et massage de la cheville gauche… On attaque par un sentier en sous bois qui longe la mer sur notre droite, il y a pas mal de dénivelés. Si je trouve le parcours dans un premier temps sympathique, à l’ombre et non en plein cagnard au bout d’un moment je le taxe de très monotone, voire ennuyeux, toujours le même paysage. Lorsqu’en sortant de la forêt pour contourner l’Ècole Navale et que je constate sur ma carte que le chemin côtier me renvoie sur le même type de sentier jusqu’à la fin d’étape je dis non ! Je décide de visiter l’intérieur des terres, je prends plein Sud, puis Ouest j’arriverai au camping de Gwel Kaer par le Sud par (comme dirait Sylvain Tesson) les chemins noirs. J’ai apprécié mon choix, je n’ai croisé personne, vu des coins sympa pour bivouac mais je n’avais pas assez d’eau.

L’on me dit que pour l’étape de demain, le GR a été modifié, beaucoup plus court car il y a des travaux à la Pointe des Espagnoles. Une jeune fille s’installe à côté de moi, elle fait le circuit inverse et me confirme que le GR est momentanément modifié, mais elle n’en a pas tenu compte et la route, elle, est toujours ouverte et passe par la Pointe des Espagnoles.
Je ferai donc comme elle.

Étape 3 – Le Fret → Camaret sur Mer
30,801 km Temps : 8h33 Déplacement : 6h27

Vue depuis les falaises du GR34 sur le fort des Capucins, ouvrage militaire posé sur un îlot rocheux au pied des falaises schisteuses, presqu'île de Crozon, avec la rade de Brest en arrière-plan
Le fort des Capucins et ses roches déchiquetées vus depuis le GR34 – entre Le Fret et Camaret-sur-Mer, presqu’île de Crozon, Finistère

Le rituel du soin de ma cheville matin et soir… Le trajet Le Fret La pointe des Espagnoles est particulièrement ennuyeux, on se frotte à la brûlure du bitume sur une départementale. En effet, il n’y a rien à voir à la Pointe des Espagnoles qui est fermé par des barrières de chantier. Il y a un parking neuf presque terminé avec des sanitaires pas encore ouvert, donc pas de point d’eau pour le moment. Le retour Ouest de la Pointe des Espagnoles j’en prends plein les yeux c’est magnifique, de nombreux vestiges de la seconde guerre mondiale (blockhaus), de gros dénivelés… Par contre sous ce cagnard je suis juste, très juste avec ma gourde d’un litre, il me reste à peine 20cl, j’humecte ma bouche de temps en temps je ne veux pas me retrouver avec une gourde totalement vide, j’accélère le pas, je me fais une ampoule au niveau des ligaments métatarsiens transverses. Je passe par le camping de la plage de Trez Rouz où je bois deux cocas frais cul-sec (moi qui ne bois jamais de soda) et rempli ma gourde. On m’indique mal le chemin que je ne vérifie pas et me retape du bitume jusqu’à Camaret.

Au camping je prends un bungalow premier prix, fais sécher ma tente, perse mon ampoule mets un pansement.

Je pars visiter Camaret, et fais une partie du GR34 dont retour à mon camping par derrière, je ne l’ai pas tracé et c’est ce que je ferai de moins lors du départ.

Étape 4 – Camaret sur Mer → Goullien
16,074 km Temps : 4h52 Déplacement : 3h56

Vue panoramique depuis le GR34 sur les falaises calcaires de la pointe de Pen-Hir et les rochers des Tas de Pois émergeant de l'Atlantique, presqu'île de Crozon, Finistère
Les imposants Tas de Pois se détachent à l’horizon, face aux falaises déchiquetées de Pen-Hir – GR34, entre Camaret-sur-Mer et Goulien, presqu’île de Crozon

Je pars très tôt, mon sac est plus léger avec ma tente sèche, au bout de vingt minutes de marche mes douleurs deviennent supportables et je profite pleinement des magnifiques paysages, par contre lors des pauses je n’ose pas enlever mes chaussures et à chaque redémarrage il me faut un certain temps pour ne pas boiter. J’arrive tôt au camping de la plage de Goullien. J’y plante ma tente et fait plein de rencontres avec des randonneurs et randonneuses, on échange sur des avis sur les matériels, des astuces et autres. Nombreux vont prendre des photos de ma tente 1 place ultra légère. Je prends soin de mes pieds, le pansement seconde peau n’a pas tenu et a fait une boule j’ai maintenant toute une série d’ampoule sur la largeur du pied au niveau des ligaments métatarsiens transverses.

Étape 5 – Goullien → Morgat
27,261 km Temps : 9h24 Déplacement : 6h17

Vue depuis le GR34 sur les falaises déchiquetées de la pointe de Dinan, avec un sentier serpentant entre les rochers de quartzite et en arrière-plan les Tas de Pois dans la brume, presqu'île de Crozon
La pointe de Dinan et son « château » naturel de quartzite dominant l’Atlantique – GR34, entre Goulien et Morgat, presqu’île de Crozon, Finistère

J’anticipe car il n’y a pas de point d’eau jusqu’à Morgat et achète une bouteille de 1,5L, je pars donc chargé de 2,5L d’eau plus une tente mouillée de rosée. Si l’on pensait avoir tout vu en beauté depuis la descente de la Pointe des Espagnoles, il n’en est rien, les paysages sont à couper le souffle, on a envie de s’arrêter toutes les quinze minutes pour contempler, prendre en photos de ce que l’on voit devant et ce que l’on a passé en nous retournant. C’est MA-GNI-FI-QUE !

Proche de Morgat, je n’en peux plus, j’ai mal à mon pied droit, une douleur survient à mon genou gauche. Je regarde ma carte et constate que si je remonte un peu je peux rejoindre un chemin qui semble plus plat, je terminerai les deux trois kilomètres par-là mais ça me semble interminable jusqu’au camping des Bruyères. Je prends une douche prends soin de moi, le moral est remonté au top !

Anecdote: le matin je regarde de loin une corneille qui tourne autour de ma tente et pique de son bec ma petite savonnette posée sur une pierre près de ma tente. Je m’en amuse jusqu’au moment ou elle prend ma savonnette dans son bec et part avec, elle m’a volée ma savonnette!!??… J’ai dû racheter un flacon de gel douche (il n’y avait pas de savonnette) au camping de Pentrez et bien plus cher que dans un commerce habituel.

Étape 6 – Morgat → Pentrez
29,279 km Temps : 9h02 Déplacement : 6h08

Vue depuis le GR34 sur une petite anse aux eaux vert émeraude, avec une plage en arc de cercle, des falaises rocheuses et un promontoire boisé surmonté de bâtiments, sous un ciel nuageux, presqu'île de Crozon
Les reflets argentés d’une anse discrète par temps couver – GR34, entre Morgat et Pentrez, presqu’île de Crozon, Finistère

La nuit il y a eu une grosse averse, ma tente est bien étanche je ne l’avais pas testé dans ces conditions. Le matin je plie ma tente mouillée de rosée car j’ai beau l’essuyer elle se remouille aussitôt… Et c’est reparti ! À la sortie de Morgat je salue deux marcheuses, à la vue de leur sac je me dis qu’il s’agit de deux marcheuses à la demi-journée qui font des balades de santé, et c’est bien… Elles me suivent et c’est rare, soit je marche plus lentement que d’habitude soit ce sont de vraies marcheuses. À chacune de mes haltes pour vérifier le parcours car il est particulièrement mal fléché dans cette zone elles me rattrapent et l’on discute, elles viennent de Roscanvel ou de par là et vont à Tréboul comme moi. Ce sont de vraies marcheuses, on sympathise et nous décidons de marcher ensemble. Je traîne un peu la patte dans les descentes à cause de mon genou je les rattrape sur les plats et montés, elles ont un rythme constant et soutenu pas lent, ce sont de bonnes marcheuses et j’apprécie leur compagnie qui me font oublier mes douleurs. Nous traversons de magnifiques paysages différents des autres, ça ressemble à l’Irlande on fait des pauses pour contempler et prendre des photos, je passe une excellente journée avec elles. Nous dépassons le camping car le nom n’est pas explicite et revenons sur nos pas pour nous poser au camping Paradis Menez Bichen. J’ai pris un bungalow pour le confort à la sortie de la douche je ne peux plus poser mon pied à plat, je suis à la fin de ma vie, j’envoie des messages à mon ami pour lui dire qu’il y a de grande chance que j’arrête là, à une étape de la fin, je suis dégoûté ! Je me rends au bungalow de Josseline et Aude (j’ai changé les prénoms mais elles se reconnaîtront si elles passent par ici) car Aude m’a donné des conseils de soin avec du mercurochrome et m’en donne un flacon, j’ai confiance car elles ont fait des marathons et semi-marathons, elles savent ce que c’est que des ampoules douloureuses. Je me mets du mercurochrome, et m’allonge sur mon lit laissant pendre mon pied pour que ça sèche. Nous nous sommes donné rendez-vous au restaurant du camping, avant d’y aller je me fais un bandage serré et y vais en claquettes… Ça se passe pas trop mal, j’ai moins mal et nous passons une excellente soirée. Avant de dormir j’enlève le bandage et me remets du mercurochrome me masse le genou et la cheville.

Étape 7 – Pentrez → Douarnenez (Tréboul)
25,538 km Temps : 7h28 Déplacement : 5h26

Vue panoramique depuis le GR34 sur des falaises schisteuses et une lande côtière verdoyante, avec le sentier balisé serpentant au bord des falaises et la baie de Douarnenez s'étendant à l'horizon sous un ciel bleu
Le GR34 au bord des falaises, avec la baie de Douarnenez en toile de fond – entre Pentrez et Tréboul, Finistère

Les conseils d’Aude ont bien fonctionné, ma peau est bien sèche et dure au niveau de mes ampoules. Je fais un bandage serré que je consolide avec de l’adhésif, une chaussette par-dessus le tout bien compressé dans ma chaussure et c’est la journée où j’aurai eu le moins mal depuis le début de mes ampoules. J’envoie un message pour dire à mon ami que je reprends ma randonnée. On poursuit sur des paysages toujours à l’Irlandaise, une bonne ambiance entre-nous, mon ami J-G nous attend à l’ombre à une heure de marche de Tréboul, on le taquinera à ce sujet car au bout d’une d’heure nous lui demandons si nous sommes encore loin et nous répond à une petite heure de marche… Cela dit il connaît parfaitement la région et nous fait une visite guidée de tous les lieux nous racontant leurs histoires, vraiment génial ! Nous terminons dans un bar à Tréboul devant une bière bien fraîche et bien méritée.

Les rencontres

Si je les ai déjà un peu évoquées, je trouve important de les relater.
Lorsque j’étais jeune randonneurs, il y avait très peu de jeune, il s’agissait d’une activité attirant davantage des vieux, puis lorsque j’ai repris c’était en Auvergne (3, je n’en ai noté qu’une sur le blog), sur des sentiers pas toujours fléchés (les chemins noirs) où je ne rencontrais absolument personne à part quelques travailleurs sur leur tracteur se rendant aux champs. Je randonnais tel un vieux loup solitaire aux poils blanchissant. J’échangeai avec d’autres randonneurs sur les forums ou réseau sociale (Mastodon) et c’est à travers cette randonnée que j’ai apprécié les diverses rencontres. J’ai été agréablement surpris par la diversité des randonneurs de tout âge et tout sexe, randonnant seuls, en couple, entre amis, en groupe. A Goullien un couple qui était là en camping vacances et non en randonnée mais qui pratiquent la randonnée légère, dès que j’ai planté ma tente sont venu la voir, m’ont apporté une chaise pliante ce qui améliore le confort, m’ont invité à boire une bière, et une autre en soirée, ils m’ont montré leurs duvets ultra-léger, doudoune, nous avons discuté matériel, m’ont donné une adresse de boutique, nous avons échangé nos téléphones et nos courriels. Lors du déjeuner au Cap de la chèvre deux jeunes pas beaucoup plus de vingt ans, l’un pratique déjà et initie son pote, ils ont dormi à la belle étoile, lorsque je dis que chaque nuit vers 3h30 j’ai un peu froid mais supportable car j’ai pris mon duvet le plus léger (720g) et que j’envisage en acheter un plus chaud pour un poids similaire… Le jeune me dit : vous avez un sac à viande en soie ? Moi : oui, mais c’est vrai que je ne l’ai pas utilisé… Lui : Mettez-le cette nuit, vous allez gagner 5°C alors qu’un duvet ultra-léger va vous coûter un bras sans vraiment gagner en poids… à peine plus de vingt ans et déjà plein de bon sens. La rencontre d’Aude et Josseline a été déterminante, par leur sympathie, leurs conseils et surtout le mercurochrome… Sans cette rencontre j’arrêtais à Pentrez, je leur en suis très reconnaissant. L’allemande que j’ai croisée plusieurs fois au Cap de la chèvre et qui a campé à côté de moi à Morgat et que je retrouve à Tréboul, elle cherche une pharmacie pour acheter de la crème solaire, elles sont toutes fermées, je lui donne la mienne et repars avec son sourire et son accent vers la Pointe du Raz… Bref, les rencontres humaines ont aussi leur importance en randonnée.

Conclusion

Très belle randonnée avec de magnifiques paysages, une mer avec des bleus parfois profonds et d’autres fois aux teintes bleu, vert pastel, les bruyères en fleurs.

j’aurais pu moins me charger en nourriture et donc être plus léger, j’avais deux batteries téléphone, une seule m’aurait suffi. Une randonnée que je conseille. Si j’ai fait le circuit en sept étapes, je n’ai pas marché sept jours d’affilés, je me suis posé une journée à Camaret et une autre à Morgat pour tenter soigner mon pied. C’est deux pauses n’ont pas été bénéfique car une journée n’est pas suffisant pour le rétablissement d’un pied bien abimé et je repartais avec les mêmes douleurs, donc plutôt une dépense supplémentaire. Si c’était à refaire je ne ferai pas de pause sauf en cas de problèmes musculaires (crampes) qui peuvent se rétablir en une journée.

Les plus
Les paysages, les dénivelés (les montagnards aimeront), les rencontres, campings municipaux et mention spéciale à la municipalité de Landévennec.

Les moins
Les tronçons bitumés, il y en a certains longs et pénibles, ne pas trouver de coin à bivouac mais je n’ai peut-être pas su les trouver. Des campings parfois chers alors que l’on demande juste à planter sa tente et prendre une douche.

Petite vidéo pour conclure

Budget

Dans le budget n’est pas compris l’investissement en matériel, habillement, nourriture emportée.
Cartes ING 0518OT et 0418ET (frais de port compris) → 32,79 €
Allé/retour RER → 10 €
Bus chez-moi – RER → 2,10 €
Paris Quimper (TGV) 1er classe → 58,85 €
Quimper Le Faou Ligne bus 31 → 5 €
Hébergement Relais de la place, Le Faou, 1Repas du soir + 1 nuit + Petit-déjeuner → 85,88 €
Gîte municipal Landévennec → 17 €
Camping Tréveal (Le Fret) → 14 €
Camping municipal Camaret (abri en bois) → 30,22 € X2
Camping Goullien → 16,76 €
Camping les Bruillières à Morgat → 14 € X2
Camping Paradis Menez Bichen à Pentrez (bungalow) → 50 €
TGV Quimper Paris 2è classe → 29 €

Mon ami JG m’a donné un ticket de bus Tréboul – Quimper

Le billet S23E01 – Rando – Le Faou – Douarnenez (Tréboul) – GR34 – 7 jours est apparue en premier sur le blog de Sima78.

Bricolage – Quand on touche le fond… De cuve

Bricolage – Quand on touche le fond… De cuve.

Quand votre voiture ne démarre pas ou qu’elle a des ratés à l’accélération et que vous vous entendez dire :
Ha, c’est parce que tu as eu un fond de cuve à la station service… (sous-entend quand la cuve est presque vide).
ou
Tu es allé trop loin dans la réserve et tu as eu le fond du réservoir…

Quand cela vient de personnes lambda, ou de personnes ayant quelques notions de mécanique, soit ! Mais quand ce sont des mécaniciens, ceux qui réparent votre voiture, qui vous le disent, ça frôle l’incompétence. L’idée de ce billet vient d’un retour d’une amie dont le mécanicien lui a dit : votre moteur est tout encrassé, vous avez dû avoir un fond de cuve dans une station service.

Voyons le fond du problème.

Si vous avez déjà vu le fond d’une cuve ? D’un réservoir ? Vous serez étonné, c’est généralement très propre… Mais admettons qu’ils puissent y avoir des impuretés, j’y reviendrai plus bas, car avant sachez :

  1. L’aspiration (la pompage) ce fait TOUJOURS au fond d’une cuve ou d’un réservoir[1] (quelques centimes du fond). Il n’y a pas de système de flotteur pour une aspiration en surface et heureusement car ce serait problématique pour votre voiture lors des passages sur des ralentisseurs ou autres secousses. Donc vous avez toujours le fond de cuve ou de réservoir.
  2. imaginons qu’il y ait des impuretés. Ce serait donc au moment où l’on remplit la cuve, ou lorsque vous mettez du carburant dans votre voiture, que tout se mélangera, et le risque d’aspirer des impuretés avant que tout se repose au fond.
  3. Votre véhicule est équipé de filtres et comme le nom l’indique, sert à filtrer.

Dans la pratique.

Les carburants sont filtrés avant d’arriver sur les camions citernes. Une fois en station service le carburant est filtré avant d’être distribué. Il est toujours possible que des impuretés ou des contaminants se retrouvent dans le carburant distribué par les stations-service.

Mais les conséquences sont minimes sur votre moteur. Les véhicules à injection sont équipés d’une pompe de gavage (appelé souvent pompe à gasoil ou pompe à essence) qui envoie le carburant à la pompe à injection via l’incontournable filtre à carburant.

Véhicule à essence

Il est équipé d’un filtre en position verticale, inclinée ou horizontale. Le jour où vous avez des trous à l’accélération, ou un ralenti qui ne tient pas ou change de régime… Et que cela est vraiment dû au filtre à essence (il peut y avoir plein d’autres raisons), et que donc le carburant arrive mal à la pompe à injection ; dites-vous qu’il s’est obstrué peu à peu et dans le temps et non pas lors du dernier plein ou de la dernière fois où vous avez roulé sur la réserve. Si cela vient vraiment de ça, il suffit de le changer et tout revient dans l’ordre. Changez-le périodiquement comme préconisé par le constructeur et vous ne devrez jamais avoir de problème concernant les impuretés assez minimes contenues dans le carburant. Personnellement j’ai vu des véhicules où le filtre à essence n’a jamais été changé durant la durée de vie du véhicule, c’est pour dire…

Véhicule diesel

Équipé également d’un filtre, il est généralement en position verticale car en plus de retenir les impuretés et il a aussi la fonction de retenir la condensation s’il y en a. en effet plus un carburant est dit « gras » plus il a tendance à condenser lors des variations de température et plus votre réservoir est vide, plus il y a d’espace disponible pour l’air humide. Ou un véhicule qui ne bouge pas ou très peu… Mais votre filtre est là pour ça, il filtre les impuretés et retient la condensation dans son fond. C’est pour cela qu’il faut le remplacer beaucoup plus souvent que sur les véhicules à essence. Généralement lors d’une vidange sur deux.

Oui mais Sima, et c’était vraiment le cas ?

La première chose à faire serait de vider le réservoir, le démonter et le rincer. Je n’ai jamais fait face à l’obligation de vider un réservoir pour autre chose qu’une erreur de carburant (la personne c’est trompé et a mis du gasoil dans sa voiture essence ou inverse), pour changer une pompe de gavage qui se situe sur le dessous (ex. Picasso TDI), ou autre problème mécanique ou accident tel que choc sous réservoir etc. ou sur des voitures anciennes de collection dont le réservoir est en un alliage oxydable, et encore c’est très rare.

Si votre mécanicien insiste pour vider votre réservoir demandez à être présent, pas directement sous le pont, c’est interdit, mais à distance où vous pouvez voir qu’il le vide dans un récipient propre, qu’il n’ajoute pas lui-même des saletés et surtout qu’il remette la même quantité une fois filtré. Le mieux est d’aller voir un autre garagiste!

Bref !

Dites-vous que si votre panne survient généralement du jour au lendemain, votre filtre (si la panne vient de là), lui, s’est obstrué peu à peu avec le temps et non pas au fantasme du fond de cuve ou fond de réservoir.

Pour résumer

Changez vos filtres (carburant, air) comme préconisé par le constructeur. Bien souvent un moteur « encrassé » vient du fait de rouler régulièrement en sous-régime ou en essayant de battre des records de consommation minimale (ce qui par les temps qui courent est compréhensible)… vous avez une combustion qui n’est pas optimale ce qui peut « encrasser » vos injecteurs mais aussi certaines parties de l’échappement (FAP, catalyseur). Monter dans les tours de temps en temps tout en respectant les limitations de vitesse ni aller en zone rouge ne fera pas de mal à votre moteur, au contraire.

PS:

Pour avoir travaillé en station service deux ans quand j’avais 16 et 17 ans les samedis jusqu’au dimanches matin et les jours de vacances scolaires, j’ai vu des fonds citernes de camions et des fonds de cuves et je n’ai jamais vu d’impuretés visibles à l’oeil nu contrairement à l’idée reçu où l’on pourrait penser qu’il y a un dépot de merde dans les fonds.

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Note(s)

  1. ^ Même si la trappe de visite peut se situer sur le dessus du réservoir il va puiser dans le fond il y a même assez souvent un soubassement là où est puissé le carburant (genre de petite cuvette au fond) vous êtes donc toujours bien au fond de votre réservoir.