« L’Enragé », roman de Sorj Chalandon — Grasset. Un titre qui claque, une mise en page dépouillée : la violence contenue d’un récit sur la colère et la révolte.
L’histoire se déroule pendant l’entre-deux-guerres sur l’île de Belle-Île-en-Mer. On y suit le parcours de Jules Bonneau, un jeune garçon surnommé « la teigne ». Originaire de Mayenne, Jules est abandonné par sa mère à l’âge de cinq ans. Son père, accablé par l’alcoolisme et incapable de s’occuper de lui, le confie alors à ses propres parents : mes grands-parents ne m’ont pas accueilli. Ils m’ont installé dans un coin de la cuisine, près des escaliers qui menaient au cellier. {…] À table, le morceau de lard était à lui, les légumes pour sa femme et le reste pour moi.
À l’âge de sept ans, affamé, il se retrouve à voler trois œufs. À treize ans, il est appréhendé avec deux de ses amis, pour l’incendie d’un atelier de couture, lui n’a rien fait, il les accompagnait. Ni son père ni ses grands-parents ne se présentent pour le récupérer lors de son audience chez le juge. Il est alors envoyé à la Colonie pénitentiaire de Haute-Boulogne sur Belle-Île-en-Mer.
Un bagne regroupant les adolescents jusqu’à leur majorité (21 ans) sans distinction d’âge ni de délit… Des plus jeunes aux libérables, enfants abandonnés, orphelins innocents, vagabonds, de l’assassin au voleur de pommes, le violeur avec sa proie. Jules est témoin et subit la violence quotidienne et inimaginable, surtout des « gaffes[1] » de cet univers carcéral.
Belle-Île-en-Mer (1934) le centre pénitentiaire pour mineurs est en ébullition. 56 enfants, meurtris par la vie et reclus dans cet environnement carcéral, se rebellent et s’évadent. Parmi eux, Jules, « La Teigne« , « l’Enragé« , hanté par les violences d’une enfance brisée, traqué par les autorités, les habitants et même les touristes, il erre sur l’île, nourrissant une rage contre un monde qui l’a broyé et rejeté. 55 enfants seront repris tous, sauf un, Jules. De cette « Chasse à l’enfant » Jacques Prévert en a fait un poème.
Jules fera la rencontre de Ronan, patron de la chaloupe sardinière Sainte-Sophie, de Sophie épouse de Ronan et tout l’équipage de la chaloupe.
J’arrête là, je ne vous en dis pas plus, c’est déjà trop… J’espère vous laisser dans l’envie de découvrir ce véritable coup de cœur, ce page-turner. Et qu’il vous transportera comme il m’a transporté.
Pour résumer, l’histoire est à la fois tragique et vibrante d’espoir où l’on suit Jules, « la teigne« , « l’enragé« , se débattre contre ses démons, tiraillé entre désir de vengeance et la la possibilité de retrouver la paix. Des personnages complexes et bouleversants, certains attachants d’autres repoussants, Jules, avec toute sa complxité… on ne peut que s’y attacher. Sorj Chalandon, lui-même marqué par son enfance difficile, construit ce personnage de Jules avec une force et une authenticité bouleversantes. Sorj met en lumière une page sombre de l’histoire française.
Cet article vous a plu, ou pas… Vous avez lu le livre, ou pas… Vous l’avez aimé, ou pas… Ce billet vous a donné envie de le lire, ou pas… Exprimez-vous dans les commentaires.
^ATILF → GAFFE, subst. Argotique
A. – Subst. masc. Sentinelle, guetteur. Les gaffes (…) sont placés à leur poste (A. HUMBERT, Mon bagne, 1880, chap. II, f. 115).
– En partic. Gardien de prison. C’est en moi qu’il me boucle et c’est jusqu’à perpète Ce gâfe de vingt ans! Un seul geste son œil, ses cheveux dans les dents : Mon cœur s’ouvre et le gâfe avec un cri de fête M’empoisonne dedans (GENÊT, Poèmes, 1948, p. 33). Syn. → Ici, dans le texte – Maton
Découvrir le bon usage de la couverture de survie peut être déterminant dans des situations d’urgence ou en plein air. Explorez les conseils pratiques qui vous permettront d’optimiser cet outil essentiel pour la survie et le confort en diverses circonstances.
La couverture de survie, bien que familière à beaucoup, mérite quelques rappels sur son utilité malgré les indications sur l’emballage. Il est essentiel de clarifier ses capacités et limitations pour une compréhension précise de ses applications.
Il en existe de deux types
La basique : une mince feuille réfléchissante en « Myral » avec une face argentée et l’autre or.
La ré-utilisable : plus épaisse en polyester avec une face argentée et l’autre parfois verte, orange, blanc, or, ou autre.
Son usage originel
Elle est conçue pour prévenir la perte de chaleur corporelle en situation d’urgence. L’utilisation principale est de fournir une protection thermique en réfléchissant la chaleur du corps vers l’intérieur (côté argenté vers l’intérieur), aidant ainsi à prévenir l’hypothermie. Cas exceptionnel d’une personne en urgence en plein soleil où il n’est pas possible de la mettre à l’ombre, mettre la partie argentée vers l’extérieur pour qu’elle réfléchisse les rayons du soleil.
Polyvalence de la couverture de survie
Optimiser l’isolation du sol en plaçant la face argentée de la couverture de survie vers le haut, puis ajoutez-y votre matelas et votre duvet, ou installez votre tente par-dessus. Vous pouvez aussi la mettre au fond de votre hamac.
Bien que la version basique soit réutilisable avec précaution en prenant soin de bien la replier, elle demeure moins robuste que la variante réutilisable, plus épaisse et spécifiquement conçue pour cette fin.
Certains modèles réutilisables comportent des œillets aux extrémités, permettant une utilisation comme tarp. Dans ce cas, positionnez la surface argentée vers le bas.
En randonnée, deux impératifs majeurs :
prévenir l’humidité et garantir des vêtements secs,
ainsi que se prémunir du froid.
Dans la mesure du possible et faire le maximum en ce sens.
Pourquoi j’attache une importance à rappeler cela ?
En écrivant mon billet « Sima fais-tu du bushcraft« , j’ai exploré les contributions de blogueurs et de youtubeurs. Bien que j’aie découvert des informations pertinentes, certaines aberrations m’ont également frappé, notamment des conseils sur l’utilisation de la couverture de survie, en se couvrant avec, pour dormir en bivouac !?
On ne se couvre JAMAIS avec une couverture de survie pour dormir en bivouac !
C’est l’assurance de se réveiller avec un duvet humide, voire trempé et de mauvaises perspectives pour vos prochaines nuits… Or c’est justement ce dont on essaie de se prémunir !
Si vous vous retrouvez à utiliser une couverture de survie pour affronter une nuit particulièrement glaciale… Faites-le ! Couvrez-vous avec! Le lendemain, repliez tout et rentrez chez-vous !
Réévaluez la situation, envisagez de planifier cette randonnée à une saison plus clémente ou munissez-vous d’un équipement adapté.
L’utilisation d’une couverture de survie pour se couvrir et dormir révèle une inadéquation de votre équipement aux conditions météorologiques rencontrées.
AVERTISSEMENT ! ATTENTION !
Ne jamais utiliser la couverture de survie dans les cas suivant :
en cas d’orage,
au coin du feu ou près d’une flambée,
lors de l’utilisation d’un défibrillateur (heu, peu de chance d’en trouver en montagne, mais en ville, lors d’un accident…).
Pour résumer :
Assurez-vous d’avoir une couverture de survie à portée de main (personnellement, j’en ai deux : une fine dans ma trousse de secours et une réutilisable pour m’isoler du froid du sol).
En cas de blessure ou maladie, enveloppez-vous de la couverture en attendant les secours, ou si vous pouvez marcher, utilisez-la pour vous rendre à un poste de secours. Espérons que vous n’aurez jamais besoin de l’utiliser de cette manière.
Pour vous isoler du froid au sol, dans votre fond de hamac ou sous un tarp.
Pour dormir, optez pour un bon duvet et évitez l’utilisation d’une couverture de survie comme couverture.
Vous avez trouvé cet article utile, ou pas… vous avez des expériences ou des réflexions à partager… Les commentaires sont là pour ça.
Fais-tu du bushcraft ? Viens sima78 on va faire du bushcraft, de la survie. Sima78, tu manges des plantes et des racines ?…
Ce billet découle d’un mail auquel j’ai répondu, mais il présente également des similitudes avec des discussions que j’ai eues à deux reprises avec Thomas (nous l’appellerons ainsi). Thomas exprime le désir de faire des sorties sur plusieurs jours en ma compagnie. De plus, ces échanges peuvent être mis en relation avec certaines questions qui me sont posées de manière naïve par des personnes qui apprennent que je pratique la randonnée.
Mail et questions
Le mail est explicite et je peux le résumer en une phrase : Sima, fais-tu du bushcraft et si oui, comptes-tu publier des articles sur le sujet ?
Thomas et moi avons un passé commun, lui ayant servi dans un corps d’élite avec de nombreux stages de survie, et j’ai été également formé à la survie. Il propose l’idée de sorties en bushcraft extrême sur plusieurs jours ensemble.
Les interrogations fréquentes de personnes découvrant ma passion pour la randonnée incluent : Tu fais des feux avec ce que tu trouves ? Tu fabriques des pièges, tu te nourris avec ce que tu trouves ? Etc.
Et c’est quoi le Bushcraft?
Avant d’aller plus loin, il faut définir ce qu’est le bushcraft (définition wikipédia) : Le bushcraft, plus rarement woodcraft, ou art des bois, est une activité de loisir qui consiste à mettre en pratique des compétences et connaissances plus ou moins anciennes, permettant une vie prospère dans la nature, en la perturbant de façon minimale. […].
J’ai un problème avec ça!
J’ai un réel problème avec la définition du bushcraft !
C’est souvent le cas avec les termes anglo-saxons, il y a, à boire et à manger.
Est-ce que dormir dans un hamac ou sous tard et faire un feu de bois est du bushcraft ?
Est-ce que se nourrir partiellement de cueillette est du bushcraft ?
Est-ce qu’être en totale immersion dans la nature pendant plusieurs jours est du bushcraft ?
Pour cette dernière il y a une expression française, c’est être en mode survie et c’est incompatible avec l’itinérance.
Du coup, je ne sais pas vraiment ce que veut dire bushcraft, juste une idée approximative par ce que je vois sur le web.
Je sais faire un feu par friction, mais en France, c’est à dire pas forcément dans un autre lieu géographique, je ne saurais peut-être pas (certainement) trouver les bons matériaux.
Je sais faire un feu avec du bois humide (il faut un minimum de matière sèche pour démarrer) et qui ne fait pas de fumée, ou presque pas, si si, c’est possible il faut monter un feu inversé, je n’ai rien inventé il s’agit de techniques amérindiennes.
La dernière fois que j’ai fait tout ça remonte à longtemps et c’était dans un contexte ludique avec mes gosses.
J’ai une formation botanique (je ne suis pas botaniste) et je connais un peu les plantes…
Alors bushcraft ou pas ?
J’évite de faire des feux et si je dois en faire un, j’utilise un briquet, ou des allumettes pour l’allumer.
J’ai une pierre à feu que je ne prends jamais.
Je chauffe ou cuisine sur mon réchaud.
Je ne construis pas de piège, je ne chasse pas et ne pêche pas non-plus.
Je n’emporte pas de machette, ni de hache, ni mon poignard US Camillus…
Je ne me nourris pas non-plus de cueillettes et de racines.
Si je trouve le hamac confortable pour lire ou pour une sieste, j’y dors très mal, alors non, je n’ai pas de hamac.
…
Poignard de combat US Camillus avec son fourreau d’origine en cuir noir – Devenu pièce de collection
Ma vision de la randonnée
Nous avons chacun la nôtre !
La randonnée, pour moi, représente le plaisir de marcher, de découvrir et de profiter des paysages qui se dévoilent, tout en faisant des rencontres et en savourant les moments de solitude aussi. Dans cette démarche, j’inspire à adopter une approche minimaliste, cherchant constamment un compromis entre le poids à porter et le plaisir/confort de chaque instant.
De temps à autre, quand l’occasion se présente, je m’accorde de simples plaisirs, comme déguster un thé aux jeunes feuilles d’abies lors d’une soirée ou savourer une poignée de fruits sauvages tels que les sureaux, les mûres, les myrtilles et autres, sans pour autant y consacrer des heures.
En résumé, ma démarche de randonneur est celle d’un amoureux de la nature, sans aucune prise de tête.
Prendre du plaisir et savourer l’instant présent !
À savoir :
Parmi les organisateurs de stages de bushcraft, certains démontrent une approche sérieuse (rare), tandis que d’autres se révèlent être de simples amateurs (la majorité) proposant des idées fantaisistes et parfois aberrantes. Il est crucial de reconnaître que ce qui peut fonctionner dans un lieu particulier n’est pas nécessairement transposable dans un autre lieu et/ou contexte. L’adaptation nécessite une compréhension approfondie qui va bien au-delà de la simple pratique du bushcraft, une discipline actuellement très en vogue
Pour résumer, non, je ne fais pas de bushcratf ou de la survie, mais simplement de la randonnée.
Cet article vous a plu, ou déplu… Lâchez-vous ! Vous avez des expériences à partager, vous faites vous-même du bushcraft… N’hésitez pas à en faire part. Des questions ? Posez-les !
« Changer l’eau des fleurs » est un roman poignant écrit par Valérie Perrin.
EAN : 9782226403049
560 pages Éditions : Albin Michel
« Changer l’eau des fleurs », roman de Valérie Perrin — Albin Michel. Un best-seller traduit dans le monde entier, portrait tout en pudeur d’une femme gardienne de cimetière.
Vous qui me suivez, vous savez que je réserve cette catégorie exclusivement à mes coups de cœur littéraires. Celui-ci remonte à l’année précédente, en septembre 2023. Quelques mois auparavant, j’avais déjà été séduit par une œuvre de cette écrivaine avec « Les oubliés du dimanche« .
Deux livres de la même plume, deux coups de cœur distincts, une coïncidence qui se présente rarement.
L’histoire tourne autour de Violette Toussaint, une gardienne de cimetière solitaire qui entretient un lien profond avec les défunts dont elle prend soin. À travers des flashbacks habilement intégrés, l’auteure dévoile progressivement le passé tumultueux de Violette, révélant des secrets douloureux et des relations complexes.
Les personnages sont richement développés, chacun avec ses propres blessures et cicatrices, ce qui rend leur parcours d’autant plus touchant. La complexité psychologique des personnages donne de la profondeur à l’histoire. Valérie Perrin réussit à aborder des thèmes sombres tout en insufflant une certaine dose d’optimisme et d’humanité à l’ensemble. L’utilisation de l’environnement du cimetière comme toile de fond ajoute une atmosphère unique au récit, créant un contraste intéressant entre la mort et la vie.
« Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin est un roman qui marie habilement la beauté de la langue avec une histoire émotionnellement riche. Les personnages mémorables et l’intrigue bien construite font de ce livre une lecture inoubliable pour ceux qui apprécient les récits touchants et profonds. Je recommande vivement ce livre.
Avez-vous lu ce livre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?
Je vous propose aussi un script Bash pour le faire par lot
Je compte enrichir mon Pixelfed avec certaines de mes photos et je me disais que mettre un petit logo sur chacune de mes images serait bien, puisque celles actuelles ne sont pas signées.
Pour cela il faudra installer ImageMagick pour l’accès à ses composants car nous devrons utiliser la commande « composite ».
J’avoue avoir un peu galéré car il manque quelques informations sur le « man composite », rassurez-vous, je vous vous mets tout !
Précision :
Si vos images sont en « .jpg » faites votre logo à un format différent pour plus de commodité du genre « .png ». Ce n’est pas obligatoire si vous ne mettez pas le logo dans le même répertoire et que vous précisez son chemin.
-gravity southwest spécifie la position dans le coin inférieur gauche de l’image.
-gravity southeast en bas à droite
-gravity center -geometry +0+0 au centre
/image-finale-02.jpg
Sima, c’est bien beau tout ça, mais je ne veux pas me faire chier m’embêter à faire image par image, j’en ai des centaines…
Ok, passons au petit script sans prétention.
Script pour ajouter un logo par lot.
#!/bin/bash
logo="votrelogo.png"
for image in *.jpg; do
output="output_${image}"
composite -gravity southwest -geometry +15+15 "${logo}" "${image}" "${output}"
done
Si vos images ont toutes une extension .JPG donc en majuscule il faudra modifier le script car là il ne prend que l’extension en minuscule. Vous pouvez modifier pour qu’il accepte les deux, Bref, il s’agit d’une base qui ne demande qu’à être améliorée.
logo est le nom du fichier de votrelogo.
Assurez-vous que le fichier du logo est dans le même répertoire que vos images ou spécifiez le chemin complet.
La boucle for image in *.jpg parcourt tous les fichiers avec l’extension .jpg dans le répertoire courant. Vous pouvez ajuster l’extension selon le format de vos images.
output= »output_${image} » définit le nom du fichier de sortie en ajoutant le préfixe « output_ » au nom de chaque image d’entrée. Vous pouvez personnaliser le préfixe.
composite est utilisée à l’intérieur de la boucle pour ajouter le logo.
Enregistrez ce script sous le nom de votre choix du genre ajout-logo.sh
Rendez-le exécutable avec la commande
chmod +x ajout-logo.sh
Puis exécutez-le dans le répertoire contenant vos images.
Il y a aussi une possibilité avec la commande « find » mais attention dans ce cas c’est récursif et cela modifiera tous vos fichiers .jpg se trouvant dans les sous-répertoires, mais ça peut être utile.
Avec l’option « -iname » peut importe que l’extension .jpg soit en majuscule ou pas.
En ce début d’année c’est le moment idéal pour tirer un bilan sur celle passée et de se projeter vers celle à venir sur laquelle je n’ai pas encore pied.
Voyons ensemble ce bilan 2023 et les résolutions 2024 !
L’année 2023 est passé et qu’en est-il de mes résolutions ? Si nous devions tenir toutes nos promesses au bout d’un certains nombres d’années que nous resterait-il ? Elles sont faites pour être amoindries, voire, pas tenues… pour pouvoir les reporter :-).
Bilan
Le blog Sima78
41 billets contre 47 l’an passé, on voit que la cadence de 1 par semaine chaque mercredi n’a pas été tenue.
À part l’ajout d’un onglet « À propos de ce blog, de moi » et de la réorganisation de la catégorie « Rando » rien n’a changé.
Commentaires… et j’avoue que ça fait toujours plaisir ! Ils sont répartis en deux lieux, sur Mastodon et souvent en MP (Message Privé) ou sur le blog en fin d’article. J’ai eu un peu plus de commentaires dernièrement sous les articles de « Rando ». Pour les articles techniques, j’en ai moins mais plus souvent sur Mastodon. Chacun commente à sa façon.
La catégorie « Littérature » a été plus pauvre cette année, j’ai moins lu aussi « c’est pas bien ça »… 21 livres et j’ai eu très peu de GRAND coup de cœur !
Il y a moins aussi de tutoriels, il faut dire que j’explore moins des nouveaux logiciels, ou OS libres puisque j’ai généralement ce qu’il me faut et qui fonctionne bien.
La catégorie « Échecs » risque de s’arrêter là car si c’est vraiment mon jeu favori le but était de vous faire partager des expériences mais je ne me suis pas réinscrit en club.
Hébergement, pas de changement, toujours auto-hébergé.
Seul grand changement qui ne se voit pas, j’ai quitté Gandi pour Infomaniak concernant le fournisseur de nom de domaine.
Résolutions de Sima78
Fréquence des publications
Je sais que je ne tiendrais pas la cadence d’un billet par semaine, car je risque d’être absent à certaines périodes.
Il est possible que les périodes où je suis face au clavier, j’en publie plusieurs par semaine, la régularité risque donc d’être aléatoire.
Les catégories d’article
Randonnée : Rando devrait s’enrichir de mes sorties car je compte mettre toutes mes sorties de plus d’une journée avec traces GPX ainsi que d’autres expériences,
Tutoriels : je pense qu’il y en aura toujours de temps en temps car sous Linux je découvre constamment de petites choses pouvant améliorer mon quotidien,
Littérature : j’espère que cette année sera riche en coup de cœur,
Généalogie : je continue la généalogie, mais je n’ai pour l’instant pas grand-chose à raconter catégorie à suivre en fonction des événements à suivre,
Pour les autres : on verra si j’ai des choses à y raconter.
Commentaires
Chaque commentaire fait plaisir, c’est vrai. Que ce soit de soutien, une façon de montrer que l’article fût lu, un complément d’information, un retour d’expérience, pour signaler une erreur, tous me font plaisir.
Même lorsque je reçois un mail pour me dire qu’il y a une erreur comme pour l’article Projet 2024 – Compostelle départ Sagunto.
Les commentaires me nourrissent et me permettent de réfléchir à des articles à venir.
Sans vous en rendre compte, par l’intermédiaire des commentaires (sous l’article, sur Mastodon ou par mail) l’interaction, contribue à l’enrichissement du blog et me stimule.
Donc, n’hésitez pas ! Exprimez-vous, partagez votre avis, chaque commentaire compte pour enrichir la discussion et faire entendre vos réflexions !
Et pour terminer
Bonne année 2024 !
Je vous souhaite une excellente année 2024 et tout le meilleur pour vous et vos proches et comme les ans passés je vous envoie le chiffre porte-bonheur à regarder dans un miroir, je m’étais appliqué pour le faire et reste valable tout au long de l’année !
Création graphique originale de Sima78 – Un ambigrame astucieux jouant sur la symétrie des chiffres pour dissimuler un message personnel, lisible uniquement par réflexion dans un miroir.
Migration du nom de domaine de Gandi à Infomaniak.
Suite au rachat de Gandi par le consortium néerlandais Strikwerda Investments, propriétaire de TWS (Total Webhosting Solutions) une ENORME augmentation de prix me fait fuir Gandi dont j’étais très très satisfait tant que c’était Français… Cocorico !
J’avais droit à 5 messageries gratuites, j’en avais créé 4.
Et quelle fût ma surprise lorsque je reçois un mail par lequel on m’annoce que suite au rachat je devais payer plus 240 € pour mes 4 messageries avant le 29 novembre, mon nom de domaine étant déjà payé (sous Gandi France) jusqu’en 2025.
J’ai décidé de tout quitter, quitte à repayer mon nom de domaine.
Tuto simple de ma migration
Mon choix
J’ai fait le choix d’Infomaniak, il y en a d’autres, je ne fais pas de pub j’avoue avoir manqué de temps pour prospecter tranquillement et ça semble faire partie des valeurs sures.
Migration
J’ai migré juste mon nom de domaine et mes 4 messageries.
Les blogs, sites, cloud, Peertube, etc. sont heureusement ailleurs et non chez Gandi.
Du coup ce n’était pas trop compliqué.
J’explique pour Infomaniak, mais j’imagine que ce doit être assez similaire chez les autres fournisseurs de nom de domaine.
Étape par étape.
1 – Créez un compte sur Infomaniak
2 – Aller sur votre interface Gandi → Non de domaine → Cliquez sur votre nom de domaine → Enregistrements DNS
Sur l’image on est sur la « Vue simple », allez sur l’onglet « Vue avancée »
Copiez tout et collez dans un fichier .txt
Interface Gandi.net – Enregistrements DNS du domaine avant migration : relever et noter tous les enregistrements existants avant toute manipulation
Si vous avez plusieurs noms de domaine, refaites la procédure pour chaque nom de domaine.
Il s’agit de garde une trace de vos configurations si elles sont plus ou moins spécifiques et/ou personnalisées.
A → correspond à une IP v4
AAAA → correspond à une IP v6
Le reste peut être plus ou moins personnalisé.
3 – Allez dans l’onglet « Transfert sortant »
Désactivez la « Protection contre le transfert »
Copiez le « Code d’autorisation de transfert »
Gandi.net – Onglet « Transfert sortant » : désactiver le verrou de transfert et copier le code d’autorisation (AuthCode) avant de lancer la migration
Me concernant, c’est terminé concernant l’interface Gandi.
Important ! À un moment (je ne me souviens pas à quelle étape) Infomaniak va vous demander d’installer une app sur votre smartphone et de flasher un QrCode et de renvoyer le code reçu, il s’agit de vérifier votre identité, l’app ne vous sera plus utile par la suite.
Donc sur Infomaniak allez sur migration du nom de domaine, je ne me souviens pas du nom exact mais c’est assez explicite.
4 – tapez votre nom de domaine
5 – Commandez le nombre de messageries dont vous avez besoin, s’il y en a qu’une, elle est gratuite.
6 – collez votre code d’autorisation de migration.
Infomaniak Shop – Rechercher son domaine existant pour lancer la procédure de transfert entrant (6,49 € pour un .fr)Infomaniak Shop – Sélection du service de messagerie associé au domaine transféré : de la formule gratuite au Mail sur mesureInfomaniak Shop – Saisie du code d’autorisation (AuthCode) récupéré chez Gandi et activation des serveurs DNS Infomaniak
Ensuite il suffit de valider et payer, j’en ai eu pour 40,79 €, 200 € de moins que chez Gandi, c’est pas rien.
Vous allez recevoir un mail qu’il y a un délai de 9 jours pour que la migration soit effective, du moins pour un « .fr », je ne sais pas si c’est pareil pour toutes les extensions.
Vous allez recevoir un mail de Gandi vous disant la même chose mais avec un lien si vous souhaitez accélérer la procédure. Si vous cliquez sur le lien la migration se fait dans les secondes, minutes, heures… qui suivent, moi ça été presque instantané.
Sachez que lorsque vous migrez seul le nom de domaine est pris en compte, pas les sous-domaines, il faudra les recréer et les configurer. Donc en fonction de ce qui vous semble plus urgent, commencez par soit créer vos messageries liées à votre nom de domaine, soit configurer vos zones DNS.
Comme j’ai fait ça le week-end sachant que je reçois moins de mails, j’ai commencé par les zones DNS.
Infomaniak – Zone DNS de chispa.fr après transfert : 21 enregistrements automatiquement générés, catégorisés par serviceInfomaniak – Vue avancée de la Zone DNS : l’édition en mode fichier de zone pour les utilisateurs expérimentés, avec tous les enregistrements en texte brut
Voilà, une fois que vous aurez fait tout cela tout devrait de nouveau fonctionner. L’interface Infomaniak est moins top que celle de Gandi, mais bon, c’est comme tout, on s’y fait.
Personnellement j’ai décidé de me défaire de toutes les messageries liées au nom de domaine, j’ai un an pour le faire, le temps de bien prévenir chaque correspondant de mes changements d’adresses pour ne pas à avoir à payer les messageries l’année prochaine.
PS : Si vous devez créer un nom de domaine, ne le faites pas à la légère.
Le TLD (le fameux « .truc », « .org », « .fr » etc.) détermine la loi nationale applicable en cas de conflit.
Je m’explique : imaginons que mon blog est celui d’une organisation d’échange de matériel divers et pour signifier que je suis une organisation je mets à la suite de sima78 le .org
Voilà, je suis une organisation d’échange matériel, reste plus qu’à mettre du contenu pour montrer mes échanges… Mais imaginons que je propose un objet prohibé par la loi Étasunienne je peux me voir intenté un procès par ce dernier. En effet si le TLD manager de .org est chez Public Interest Registry, association sans but lucratif elle est domiciliée aux USA… Je peux même obtenir le pactole en proposant un objet répréhensible également par la loi Française et Étasunienne, deux procès puisque je suis auto-hébergé en France…
L’extension du nom de domaine ne se choisit pas à la légère et ne sert pas qu’à faire joli, rigolo ou original.
Il faut bien le penser!
Randonner tout en respectant la nature en toute simplicité, c’est une petite base en 8 points.
Si je sais que la majorité des randonneurs, que ce soit à la journée ou en itinérance sont généralement respectueux de l’environnement il arrive qu’il ait quelques petits écarts de comportement, plus liés à de fausses idées que de réelles négligences.
Respecter l’environnement, c’est aussi se respecter soi-même et les autres. Le but étant de ne laisser aucune trace de votre passage. Vous me direz : oui, mais Sima, il faut bien manger, bivouaquer, se laver, faire ses besoins…
Voyons tout cela point par point.
1 – Marcher
Lorsque vous marchez, suivez les sentiers, évitez de couper à travers la flore, ou même les dunes en bord de mer. Ne sortez des sentiers que lorsque c’est vraiment nécessaire et en respectant la faune et la flore.
2 – Manger
Lorsque vous mangez, que ce soit des encas tout en marchant ou à la pause déjeuner, ne laissez aucun déchet, même ceux qui vous semblent bio-dégradables ou qui vous paraissent pouvoir profiter à d’autres espèces animales. Vous avez acheté un morceau de poulet rôti et vous jetez les os pensant que cela sera profitable à un renard de passage… Non ce n’est pas une bonne idée. Munissez-vous d’un sac pour vos détritus que vous jetterez dans une poubelle que vous croiserez sur votre passage.
3 – Se laver
Ce n’est pas parce que vous faite de l’itinérant que cela vous empêche de vous lavez. Au contraire une hygiène régulière est très bon pour le moral et la santé.
Ayez des produits naturels et biodégradables. Pas besoin d’en avoir une tonne, je pense que le maximum est un seul savon (pour la toilette et la lessive), un morceau de shampoing solide et un tube de dentifrice. Personnellement je n’emporte qu’un savon (pour la lessive, me laver le corps et les cheveux et même pour me brosser les dents, ce n’est pas bon au goût mais on s’y habitue). Vous pouvez aussi remplacer votre brosse à dent par un bâton de siwak, qui sera plus léger et durera plus longtemps qu’une brosse à dents. Très utilisé au Maghreb, en Orient et la partie Ouest de l’Asie.
Ne vous lavez pas directement dans les rus, rivières, étangs, lacs… Même si vos produits sont naturels et biodégradables. Prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart, plusieurs dizaines de mètres du point d’eau, quitte à faire plusieurs allers-retours.
4 – Faire sa lessive
En itinérant c’est le rituel quotidien ou presque quotidien, tout dépend du nombre de changes que vous avez, mais ça revient souvent… Chacun s’organise à sa façon mais la façon de procéder est comme pour la toilette, à l’écart des rus, rivières, étangs, lacs…
5 – Faire ses besoins dans la nature
Si vous n’avez pas le choix, vous allez laisser une trace de votre passage. Faites en sorte que cela reste invisible. Donc loin d’un chemin, loin des rus, rivières, étangs, lacs. Évitez les lieux fermés comme les grottes, cabane de berger et autres abris qui ne sont pas des toilettes. Évitez aussi les terres agricoles, votre offrande n’est pas un bon engrais et ça ne fait pas plaisir aux agriculteurs.
Choisissez un lieu à l’écart de tout passage dans un bosquet ,derrières des arbustes… Faites un trou entre 15 et 20 cm de profondeur. Une fois votre besoin satisfait, mettez votre papier hygiénique utilisé dans votre sac poubelle et pas dans le trou que vous allez reboucher. Idem pour les mouchoirs jetables, jetez-les dans vos sacs poubelle.
Après une longue marche, en pleine chaleur vous allez sûrement croiser une rivière ou un lac qui vous invite à la baignade. Comme pour se laver, si vous avez de la crème solaire sur vous, même naturelle et biodégradable, allez vous rincer à l’écart avant d’aller vous baigner.
7 – Fumer
Si vous êtes fumeur, ne jetez pas vos mégots, au-delà des risques d’incendies, c’est aussi une pollution. Il existe de petits cendriers de poche ou en porte-clés facilement transportables que vous pourrez vider dans une poubelle lorsque vous traverserez une ville.
8 – Le feu
Respectez les règles locales en matière de feu. Il y a de gros risques d’incendies sur tout le pourtour méditerranéen. Dans les zones à gros risques, évitez même le réchaud. Dites-vous qu’un départ de feu dans un maquis ou une pinède devient immédiatement incontrôlable sans de gros moyens rapides. Ce n’est pas avec votre gourde que vous éteindrez le départ de feu.
En Espagne mais aussi dans le sud la France (moins qu’en Espagne) vous trouverez souvent au milieu de la nature des zones de pique-nique avec une structure en dur pour y faire des barbecues, grillades… Là, vous pourrez y faire un feu ou y installer votre réchaud mais lisez bien les panneaux car il arrive que même là, l’utilisation de ces structures soit interdite à certaines périodes de l’année.
Ne fumez pas non plus dans les zones à gros risque d’incendie.
En conclusion
Finalement il s’agit que du bon sens, rien de très compliqué qu’une immense majorité des randonneurs appliquent déjà.
Respecter l’environnement lors d’une randonnée itinérante est crucial. En adoptant ces comportements, vous contribuez à préserver la beauté naturelle des lieux que vous traversez et à minimiser votre impact sur l’environnement.
Y a-t-il des points que j’aurait dû ajouter ? N’hésitez pas à en faire part !
Rando – Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto.
Si le mot « bivouac » est en gros quatre façons de passer la nuit (à la belle étoile, dans un hamac, sous tarp, sous tente) et qu’il est généralement autorisé ou toléré de 19 à 9h et qu’il peut aussi y avoir des restrictions dans certains lieux… Cette façon de faire n’est pas transposable en Espagne car la traduction de bivouac est « vivac« , qui signifie dormir à la belle étoile et pour mieux comprendre nous allons revoir le vocabulaire et ne pas utiliser le mot « bivouac » qui peut prêter à confusion.
Avant tout quelques avertissements.
AVERTISSEMENTS 1
Souvent dans les forums français, parfois aussi en Espagne, il est fait référence à une loi nationale qui autoriserait le camping sauvage dans toute l’Espagne sauf exception. C’est FAUX, la référence au B.O. del E – num. 190 du 10 août 1966 cette loi a été abrogé par décret en 2010 « Decreto 39/2010, de 15 de enero » référence BOE-A-2010-1704, publication : «BOE» 30, de 4 de febrero de 2010, páginas 9808 a 9809 (2 )
Il faut donc se référer aux réglementations régionales et parfois même locales auprès des municipalités.
AVERTISSEMENTS 2
Les références mentionnées ici ne sont valables qu’au jour de la publication de cet article. Les lois ayant vocation à évoluer, renseignez-vous quelques jours avant de partir pour éviter toute mauvaise surprise.
AVERTISSEMENT 3
Je parle ici que des régions que je suis censé traverser en partant depuis Sagunto et donc pas de toute l’Espagne. Par ailleurs lorsque vous tracez votre chemin et que vous avez une idée des éventuels spots de bivouac, renseignez-vous auprès de la municipalité concernée.
Le vocabulaire.
Comme je l’ai dit plus haut, le terme « bivouac » à la française n’est pas transposable. Nous allons donc utiliser d’autres termes.
Camping ou Camper → Acampada ou Acampar
Entendu dans les textes comme utilisant un abri, ou plus précisément nécessitant l’installation d’une structure (hamac, tarp, tente, même une cabane en branchages est considérée comme structure).
Il peut se faire dans les lieux d’accueil, terrain de camping ou sous autorisation ou permis dans d’autres lieux, nous verrons qu’obtenir des permis est souvent très compliqué voire impossible pour le marcheur itinérant.
Camping sauvage → Acampada libre
Peut signifier aussi bien le camping sauvage que le camping libre pour toute forme de bivouac sous structure en dehors des terrains de camping sous certaines conditions.
Passer la nuit sous abri ou structure (hamac, tarp, tente, même une cabane en branchages est considérée comme structure) en dehors des lieux aménagés à cet effet.
Le camping sauvage en dehors de toute législation sans autorisation en dehors des structures et/ou zones d’accueil, est de fait interdit c’est pour cela que l’on va utiliser ici le terme « Camping Libre » (c’est-à-dire avec autorisation, permis, ou dans des zones spécifiques mais en dehors des campings).
Dormir à la belle étoile → Dormir al razo, Vivaquear, Vivac
Vivac c’est la traduction du mot bivouac mais le concept n’est pas le même qu’en France, il s’agit ici de dormir à la belle étoile sans aucune structure (sans hamac, ni tarp, ni tente, ni même une cabane en branchages qui est considérée comme structure).
Les régions traversées
Valencia. Camping libre → interdit sauf exception
Dormir à la belle étoile → autorisé.
Ref. :
DECRETO 10/2021, de 22 de enero, del Consell, de aprobación del Reglamento regulador del alojamiento turístico en la Comunitat Valenciana.
Publicado en: DOGV núm. 9015 de 08.02.2021
Número identificador: 2021/999
Referencia Base Datos: 001092/2021
Le camping libre n’est pas autorisé.
Exception :
Ley 3/1993, de 9 de diciembre, Forestal de la Comunidad Valenciana.
Publicado en : «BOE» núm. 23, de 27 de enero de 1994, páginas 2652 a 2667 (16 págs.)
Sección : I. Disposiciones generales
Departamento : Comunidad Valenciana
Referencia : BOE-A-1994-1915 Chapitre V – Article 38 – usage récréatif des montagnes Le camping doit être autorisé par le propriétaire de la montagne et par l’organisme compétent de l’administration de Valence, conformément à la réglementation.
Considérant qu’en faisant de l’itinérant vous n’aurez pas ces autorisations en instantané. Sur la région de Valencia, seul dormir à la belle étoile est autorisé.
Aragon Camping libre → interdit peut être autorisé avec permis
Dormir à la belle étoile → autorisé.
BOA Número 33 – 20 de marzo de 2006 P3619 (page pour la version pdf)
772 DECRETO 61/2006, de 7 de marzo
J’attire votre attention sur les chapitres et articles suivant.
Chapitre I, Article II – Définitions (page 3619) a) Camping : l’hébergement en plein air, en dehors des campings et des maisons rurales isolées, par l’utilisation de tentes, de caravanes, d’abris mobiles ou d’autres moyens d’hébergement, avec ou sans fourniture d’activités complémentaires.
Chapitre 4, Article 14 – Camping autorisé et interdit (page 3621) 2) Le camping sauvage est interdit sur tout le territoire de la communauté autonome d’Aragon.
Chapitre 5, Article 17 – Campings itinérants (page 3621) 1) Est considéré comme camping itinérant celui qui, dans le respect des droits de propriété et d’usage du sol, est pratiqué en dehors des campings ou dans des maisons rurales isolées, par des groupes composés au maximum de trois tentes, caravanes, abris mobiles ou autres moyens d’hébergement, sans que le nombre de campeurs ne puisse en aucun cas dépasser neuf, avec un séjour au même endroit ne dépassant pas trois nuits. La distance minimale entre les groupes est d’un kilomètre.
2) Le camping itinérant ne peut être pratiqué à moins de cinq kilomètres d’un terrain de camping ou d’une maison rurale isolée, ni à moins d’un kilomètre des centres urbains, des lieux publics ou des zones normalement fréquentées par le public.
3) L’exploitation d’un camping itinérant doit faire l’objet d’une notification préalable à l’organisme compétent. Si le campement a lieu sur un territoire appartenant à plus d’un département, les promoteurs doivent en informer au préalable les organes compétents de chacune de ces collectivités locales.
4) La notification est faite à l’organisme compétent, en indiquant expressément, avec l’identification du promoteur du camping, les lieux où le camping doit se dérouler, les dates de début et de fin, le nombre d’unités de camping et de campeurs prévus, ainsi que l’autorisation du propriétaire du terrain.
On constate que pour le marcheur itinérant il est presque impossible d’obtenir les autorisations en instantané, on considère donc que seul dormir à la belle étoile est autorisé.
Castilla y Leon Camping libre → interdit sauf certains espaces ou zones aménagés.
Dormir à la belle étoile → autorisé
Les deux sont interdits dans certaines zones à gros risque d’incendie.
Réf. :
Boletín Oficial de Castilla y León Núm. 115 – Lunes, 19 de junio de 2017
Chapitre 1 article 3
Pág. 22943
f) Le camping libre, c’est-à-dire le camping libre en dehors des campings, en utilisant des tentes, des caravanes ou d’autres éléments facilement transportables de manière temporaire, sans être assisté par un pouvoir, une autorisation ou un droit d’utilisation sur le terrain sur lequel il est pratiqué.
Réf : La Junta de Castilla y Léon
Normativa Autonómica sobre Incendios Forestales ORDEN FYM/510/2013, de 25 de junio Les activités suivantes sont considérées comme interdites toute l’année dans la forêt et dans la bande de 400 mètres qui l’entoure, aussi bien pendant la saison de faible danger d’incendie de forêt que pendant la saison de fort danger d’incendie de forêt :
(…)
Le camping libre.
À savoir que dans ces zones-là, même dormir à la belle étoile est interdit.
Galicia Camping libre → interdit.
Dormir à la belle étoile → autorisé.
Pour résumer vous ne pouvez camper que sur des terrains de camping.
Pour résumer :
Le camping sauvage qui inclue l’installation d’une structure (hamac, tarp, tente) en dehors de toute légalité est interdit !
Le camping libre (donc hamac, tarp, tente) est autorisé sous certaines conditions (autorisations, permis, zones spécifiques et explicitement signalées).
Dormir à la belle étoile n’est pas explicitement autorisé, il l’est par déduction puisqu’il n’est pas interdit (sauf dans les zones à grand risque d’incendie).
Pour conclure.
Je sais, certains me diront qu’ils ont fait du bivouac à la française sur le « Camino » et rien ne leur est arrivé. Tant mieux pour eux, peut-être n’avez-vous pas été vu « Pas vu pas pris », ou bénéficiez d’indulgences, de tolérance, c’est aussi une réalité… Mais la législation est là et comme en France « Nul n’est censé ignorer la loi » donc cheminez en connaissance de cause.
Si vous passez par un village à l’approche de l’heure du bivouac, n’hésitez pas à demander à la mairie, on vous autorisera peut-être de bivouaquer sur l’un des espaces municipaux, ou on vous orientera vers d’autres possibilités… Dans un bar ou un restaurant, il y aura peut-être un client qui vous indiquera qu’il a un terrain sur votre parcours et vous autorise à y mettre votre tente ou tarp… La discussion avec les gens ouvre souvent des opportunités inattendues.
Et vous ? Quelle est votre expérience en Espagne ? Avez-vous d’autres précisions à apporter ? N’hésitez-pas.
Avant tout ! Le but est de faire connaître ce point de départ, le Camino de Sagunto qui va jusqu’à Burgos. Un chemin découvert récemment, je développe plus bas.
La credencial officielle du Camino depuis Sagunto (Camp de Morvedre – point de départ d’un chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle méconnu des guides
Il s’agit d’un projet pour mai 2024.
Habituellement je n’aime pas parler de mes projets car la réalisation est toujours liée à une dualité entre enthousiasme et doute… L’enthousiasme du préparatif (le parcours, les post de bivouac et/ou hébergements, points de ravitaillements, etc.) on se propulse mentalement sur le trajet (ma tête est déjà sur le chemin). Le doute : être en bonne santé le jour J, car je n’ai plus vingt ans.
Sur ce billet :
– Mon projet.
– Ma découverte de ce parcours.
– Le Camino de Santiago – Sagunto.
– L’historique de ce chemin.
– Mes préparatifs.
– Marcher sur le chemin de Compostelle.
– Conclusion.
– Remerciement.
– Sources.
Correctif concernant l’historique du parcours le 11/11/2023, il s’agit de rendre à César ce qui est à César. Suite à un mail l’on m’a fait savoir que je m’étais trompé que l’université de Saragosse n’était pour rien sur ce trajet. Vous verrez le correctif en cette couleur mais j’ai gardé mon erreur en baré car je trouve qu’il n’y a pas de honte à se tromper.
Mon projet
Mon projet est dans un premier temps faire la liaison Puerto de Sagunto – Burgos (594km), si j’y arrive et qu’à Burgos je me sens bien, continuer jusqu’à Santiago de Compostelle (environ 480 km)… Et si je me sens toujours bien, pousser jusqu’à Fisterra (Cabo Fisterra) puis Muxia (encore un peu plus d’une centaine de kilomètres)… Si j’arrive déjà à satisfaire le premier point, ce sera déjà bien.
Le tracé complet Sagunto → Burgos (~650 km), où le dégradé de couleurs illustre les dénivelés depuis la côte méditerranéenne jusqu’à la jonction avec le Camino Francés
Ma découverte de ce parcours.
En mars 2022 je me rends à Sagunto pour 10 jours avec plusieurs tracés de randonnées à la journée. Pas de chance, il tombe averse pendant tout mon séjour avec des inondations. Les chemins que je dois remprunter ressemblent à des rivières. Il n’avais pas plus ainsi depuis 1959 d’après les actualités (j’en parle là « Les aventures de S – Vacances mars avril 2022« . J’annule mes randonnées et me promène entre deux accalmies et je découvre près de la plage un panneau de départ d’un chemin de Compostelle.
Je regarde sur le web et donc les sites français qui parle de Compostelle et ne trouve absolument rien sur ce parcours, il n’en faut pas plus pour attiser ma curiosité.
Je m’y intéresse de plus près début 2023 et commence mes investigations au printemps 2023 tout en préparant mes autres randonnées.
Km 0 à Puerto de Sagunto : 1 057 km à pied jusqu’à Santiago de Compostel – « Buen Camino ! »
Le Camino de Santiago – Sagunto.
Il y a deux points de départ, l’un depuis la plage du Puerto de Sagunto et un autre à Sagunto, la ville historique.
Le Chemin de Sagunto suit la route qui relie Sagunto à Burgos, en se connectant à Tozalmoro (Soria) avec le Chemin Castillan-Aragonais et plus tard à Mamolar (Soria) avec la Ruta de la Lana, qui rejoint le Chemin Français à Burgos.
C’est approximativement un parcours de 594 km en 22 étapes à pied (dont certaine longues) pour aller à Burgos et 12 étapes à vélo pour aller jusqu’à Finisterra (environ 1 200 kilomètres).
L’historique.
Sagunto en Castillan, Sagunt en Valencien, Sagonte en français, est une ville chargée d’histoire. Depuis les premières murailles érigées par les Ibères au Ve siècle av. J.-C., elle a connu les rivalités entre Carthage et Rome, Hannibal avait besoin de ce passage libre pour aller jusqu’à Rome. Elle a connu aussi les invasions des Vandales et des Wisigoths, Bref, visitez le château il garde les traces architecturales de son histoire.
Le tracé intégral Sagunto → Muxía (~1 200 km) : d’une mer à l’autre, à travers le cœur de l’Espagne – visualisation altimétrique
L’histoire du « Camino de Sagunto »
Les pèlerinages d’italiens arrivant au port de Sagunto pour Compostelle dateraient depuis le XIIIe siècle. C’est après une longue période de travail et de recherche de M. Luis Bona (histoire, géographie, travail sur le terrain, balisage), que ce projet à vue le jour en 2012 après des siècles d’omission. Il fût inauguré par un jeune pèlerin puis les seconds à l’avoir parcouru furent deux couples de Náquera, puis plusieurs membres du groupe Els Troters de Sagunto dont certains ont réitéré l’aventure.
Jusqu’à la pandémie, le chemin a fait l’objet d’une visite semestrielle et par la suite, l’entretien s’est raréfié. M. Luis Bona en a fait également un guide qui est disponible auprès de l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto »
En 2012 fût signalé ce chemin grâce à une étude de l’université de Saragosse qui, après des années de recherche, a découvert qu’il s’agissait déjà d’une route utilisée au XIIIe siècle par les italiens qui arrivaient au port de Sagunto et faisaient leur pèlerinage à Santiago.
Donc si le tracé est récent le chemin est ancien.
L’histoire de l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto »
Le 29 novembre 2019 un groupe de pèlerins se réunissent et s’organisent en association après de lourdes démarches administratives de là est née l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto ». Mais la pandémie stoppe toute initiative et ce n’est qu’en 2022 que l’association commence réellement son activité (commencer le balisage, sensibiliser les conseils municipaux, les conseils provinciaux, les commerces et habitants, etc.) pour promouvoir ce chemin de Compostelle. Elle organise des sorties en bus, déposant des pèlerins en début d’étapes et récupération en fin d’étapes toujours dans cet esprit de découverte et sensibilisation pour que le chemin soit plus connu et que des infrastructures d’accueil se développent. C’est un travail de longue haleine.
J’en conclus que lorsque j’ai découvert le panneau de départ face à la plage en fin mars 2022 il était très récent.
Cette association à son propre credential dessiné par un membre de l’association (le président) et peint par un enfant de 8 ans.
Pages intérieures de la credencial : la première section du chemin de Sagunto à Calamocha, illustrée étape par étape à l’aquarelleDe Calatayud à León : la section centrale du Camino de Sagunto illustrée à l’aquarelle – cathédrales de Burgos et León, canal de Frómista, arches de SoriaLa dernière section aquarellée : de Ponferrada à Santiago de Compostela, l’entrée en Galice et l’arrivée tant espérée
Mes préparatifs
Après avoir découvert le panneau de départ en mars 2022, c’est en décembre 2022 que j’ai commencé des recherches timides, de temps en temps, quand j’en avais le temps.
J’ai commencé par le web Français (forums, sites, blogs) et je dois me rendre à l’évidence si l’on trouve beaucoup d’informations sur tous les autres chemins, je ne trouve rien en français sur celui-ci, aucun retour d’expérience.
J’ai fait donc mes recherches en espagnol et là j’ai commencé à trouver des choses intéressantes, les traces GPX de deux randonneurs à vélo, l’un de Sagunto à Teruel, l’autre de Sagunto à Soria. Sachant que souvent les tracés vélos ne sont pas les mêmes que pour les marcheurs (même si parfois ils se chevauchent). Je dois trouver mieux.
C’est en juin 2023 que je décide à vraiment approfondir mes recherches sur ce chemin. Je découvre le site de l’association des amis du chemin de Santiago depuis Sagunto et j’y trouve les traces GPX depuis Sagunto jusqu’à Burgos. Cela-dit il manque deux ou trois étapes en trace GPX que je trace moi-même à la main.
Difficultés rencontrées lors des tracés (à savoir).
Si je n’ai pas rencontré de difficulté particulière pour tracer les étapes manquantes… j’ai voulu retracer l’étape 16 qui était en sens inverse et j’ai constaté que cela ne m’était pas possible puisqu’il passe par des tronçons de chemins qui ne sont pas cartographiés sur OSM ni sur GoogleMaps, plus particulièrement entre Portillo de Soria et Almenar de Soria. En faisant des recherches sur le site de l’IGN Espagnol les chemins y sont bien cartographiés… D’ailleurs sur la carte IGN espagnol le Chemin de Compostelle y est bien signalé de bout en bout.
In-situ le chemin n’est pas toujours bien fléché, je suis allé cet été à la sortie de la première ville traversée lors de la deuxième étape (Algimia d’Alfara)… à la sortie de la ville il faut prendre à gauche (pas indiqué), puis la première à droite (toujours pas indiqué) puis au deuxième carrefour à droite (pas indiqué).
Il faut donc avoir confiance en la trace GPX ou avoir des cartes IGN espagnole.
Matériel.
Je n’ai pas grand-chose à changer sur le matériel, changer deux ou trois choses côté vestimentaires car je sais que sur le plateau de Teruel je peux avoir des températures nocturnes assez froides. Changer mon réchaud à gaz par un réchaud à alcool P3RS de ma propre fabrication car je ne suis pas certains de trouver des bouteilles de gaz de rechange dans les petits villages alors que de l’alcool à brûler on en trouve partout, du moins, plus facilement.
Nourriture, eau, je n’ai pas d’inquiétude pour le ravitaillement en eau et nourriture, on traverse de nombreux villages.
Hébergements.
Je repère les campings et hébergements sur le chemin pour un minimum de confort.
Mais il faut se rendre à l’évidence… Si l’on trouve des « casas particulares », des hôtels, des infrastructures pour caravaning au long du parcours, il n’y a pratiquement rien pour les marcheurs itinérants, dès qu’on s’éloigne de la côte, plus de camping et zéro gîte depuis le départ (je n’ai pas terminé le repérage).
En extra.
En fonction du poids de mon sac à dos, si j’ai de la place… Je prendrais une bombe de peinture jaune et un pochoir pour marquer les traces manquantes… J’aimerai un sac à 10 kg car je sais que lors des ravitaillements il pourra monter à 12. Donc pas certain que je prenne l’extra, pourtant ce serait bien !
Marcher sur le chemin de Compostelle.
Marcher sur le chemin de Compostelle, n’est pas nécessairement motivé par des raisons religieuses. Chacun y va de ses propres motivations. Ce peut être aussi : un défi personnel, une recherche de connexion avec la nature, une rencontre avec des gens, prendre un temps précieux pour la réflexion et la méditation, se déconnecter de la technologie, se recentrer sur ce qui est vraiment important pour soi (la découverte de soi), une aventure culturelle, échapper au stress.
Et peut-être un ensemble de tout cela. Dès que l’on marche sur l’un des chemins de Compostelle nous devenons chacun un pèlerin à notre façon.
Conclusion.
J’adore déjà ce parcours pour son histoire, ses traversées, aussi pour son côté juvénile (manque d’infrastructures) il y a un côté aventure, précurseur, dans le sens où je pense que peu ou personne ne l’a fait comme je vais le faire d’une traite (si j’en ai la santé) sans passer par des hébergements coûteux car je pars avec un petit budget. J’essaierai de partager le plus régulièrement possible mon expérience sur les réseaux sociaux pour vous faire découvrir ce parcours, je suis persuadé que cela intéressera de nombreux randonneurs. Plus ce chemin sera parcouru et connu et plus il y aura d’infrastructures d’accueil. J’envisage faire des articles sur les préparatifs (mon matériel, poids, etc.) et aussi d’autres articles à mon retour.
Et vous ?… N’aimeriez vous pas tenter cette expérience? Découvrir ce chemin de Compostelle en itinérant ?
Remerciements
Remerciements à l’association des « Amigos del Camino de Sagunto » qui avec beaucoup de gentillesse m’on répondu et aidé dans mes démarches, j’espère que je les rencontrerai de visu avant mon départ. Ils sont très actifs et ont également une page Facebook.