Enfer du tout smartphone

Humeur – Enfer du tout smartphone

Le smartphone, bien utile, remplace par une application chaque appareil, par exemple : vous aviez un GPS, maintenant vous utilisez une app smartphone, vous aviez un organiseur (agenda, contacts, tâches, etc.) papier, vous avez des applications pour cela et la liste est longue.

On parle aujourd’hui d’ordiphone car par ses fonctionnalités c’est devenu un véritable ordinateur.

Bah alors Sima, c’est génial le smartphone, pourquoi tu parles d’enfer ?
Parce que parfois la simplification nous enferme dans un enfer appauvrissant !

L’enclavement par l’ordiphone

Tout s’oriente pour nous y enfermer, le tout dématérialisé (vaccinations, billets de transport, banque, etc.). Lorsque vous allez dans un restaurant aujourd’hui (surtout en Espagne), il n’y a plus de carte mais un QrCode, si vous ne souhaitez pas le scanner, vous devrez réclamer la carte voire vous lever pour lire celle affichée à un endroit au mur (j’ai vécu ça en Espagne). L’achat en ligne est très compliqué si vous n’avez pas de smartphone (code de confirmation, etc.). Alors que l’on nous a obligé à avoir une banque (on ne peut pas être payé en espèces, et l’on ne peut payer en espèce que jusqu’à une certaine somme restreinte) l’on risque de se retrouver dans une situation où, in fine, on ne pourra plus vivre sans smartphone, une obligatoire par défaut !

Le tout smartphone et ses coactions mettent à mal la protection de nos données personnelles déjà bien malmenées.

La dématérialisation et le credo écologique ! On devra remplacer de plus en plus souvent notre smartphone et toutes les propagandes et les développements des applications vont dans ce sens… Finalement pas certain que ce soit plus écologique que le format papier dans certains domaines.

L’échange avec les proches

Soit, j’échange beaucoup avec mes proches via SMS (Silence), Signal et Telegram et c’est vrai que c’est très pratique mais combien de personnes n’écrivent plus une lettre manuscrite ? Pourtant quel plaisir de recevoir un courrier dans sa boite aux lettres qui ne soit pas une facture ou de la publicité !

On ressent le même plaisir à écrire une lettre (choisir son papier, ses mots, l’enveloppe, le timbre). J’avais écrit un billet dans ce sens « Lettre manuscrite à l’époque du sms et du snapchat« .

Smartphone, gros propagateur d’infox

Les infox appelées aussi « fake news » sont des informations fausses, fallacieuses. On incombe souvent les infox principalement aux réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Whatsapp et consort) et ce n’est pas faux mais le tout smartphone en corrobore la diffusion ! Le savez-vous? Sur tout le pourtour méditerranéen (Espagne, Maghreb, Italie, Grèce, etc.) les gens n’ont pas ou très rarement de PC, c’est déjà le tout smartphone.

Alors je pose la question : Qui lit dans ses conditions un article long de plusieurs pages ? Personne !

Moi sima je lis tout sur mon smartphone !
Oui, je sais, il y a toujours l’exception à la règle !

Perso, moi non, je ne lis pas des articles de plusieurs kilomètres sur mon smartphone et je pense que c’est le fait de la grande majorité. J’attends d’être devant mon pc.

Le vécu

Exemple vécu :
En Espagne dans un bar, j’ai un rendez-vous et suis très en avance, je rencontre des personnes que je connais et échangeons sur divers sujets d’actualité, ils ne suivent pas les actualités télévisées ni en ligne depuis un PC, leurs principales sources d’informations sont les groupes whatsapp et Facebook et ils me font part d’une information concernant une loi votée dernièrement, un truc hallucinant, énorme ! Personnellement je n’y crois pas mais n’ai aucun argument à opposer puisque je découvre cette annonce sur cette loi que je ne connais pas.

Ils partent et je reste seul un moment en attendant mon rendez-vous, là je m’interroge sur l’absurdité de cette loi qui aurait été porté par un certain parti politique.

Déjà :

  • Le parti politique en question, ces orientations, et même dans leurs divergences ne colle pas avec l’orientation de cette soi-disant loi.
  • Il s’agit d’un parti minoritaire, donc si la loi a réellement été adoptée c’est qu’elle a été approuvée par d’autres partis politiques.

je consulte mon smartphone trouve dans le site du gouvernement une loi votée, je lis en diagonal car c’est très long et cela ne semble pas aller dans le sens des affirmations entendues.

Plus tard arrivé à mon hébergement j’y repense. Je branche mon PC et reprends l’article vu sur mon smartphone, je constate qu’il date de 2016, je recherche une loi adoptée dernièrement et la trouve (adoptée septembre 2022). Je prends le temps de la lire (si je maîtrise assez bien l’Espagnol je dois aussi vérifier des mots et expressions juridiques que je découvre).

Rien ne dit quelle personne ou quel parti politique l’a proposé et la loi n’a rien d’hallucinant, même si elle pourrait être amendée, elle modifie légèrement celle de 2016 et promulgue tout le contraire des affirmations qui m’ont été raconté, le total opposé de ce qui m’a été dit !

On voit là un effet d’annonce de quelques lignes partagé sur un réseau social puis perçu sur un groupe d’un autre réseau puis dans un troisième… La multiplicité des partages valait pour eux pour vérité sans qu’aucun ne cherche à vérifier. Lire un texte de loi est déjà particulièrement chiant à lire sur un écran de pc, sur un écran de smartphone ça l’est encore plus, on se demande quand le scrolle se terminera pour arriver à la fin de l’article. Alors oui, il est bien plus facile de partager que de vérifier et le smartphone devient un propagateur rapide d’infox.

Le tout smartphone signifie avoir tout à porter d’une main en toute simplicité et rapidement disponible. Faire des recherches de vérifications pour trouver la source est plus fastidieux sur un smartphone que sur un PC où ça l’est déjà.

Là l’annonce était vraiment trop énorme pour qu’on puisse y croire, pourtant ils y croient (comme quoi, plus c’est gros, plus ça passe) et la vérification à la source facile puisqu’il s’agit d’une loi adoptée… Alors on voit comment une infox mieux construite, renvoyant sur un site pseudo-scientifique écrit par un expert auto-proclamer peut leurrer du monde.

Pour conclure

L’ordiphone est un excellent outil, attention de ne pas céder à la facilité. Lire de longs articles sur ce support demande beaucoup plus d’effort que sur un écran plus grand, je constate que peu de gens font cet effort. Ça peut très vite devenir un vecteur d’appauvrissement intellectuel de ne pas chercher à vérifier, à savoir, à comprendre par soi-même.

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Bonne année 2023 et bilan 2022

Blog – Bonne année 2023 et bilan 2022.

Comme chaque année, vient le temps du bilan et des résolutions.

J’aime ce regard dans le rétroviseur qui permet d’établir un constat sur ce que l’on a fait ou pas, c’est aussi une manière de pointer du doigt nos agissements au quotidien, notre rapport au numérique et son usage, nos bonnes et mauvaises habitudes. Ce que l’on devrait changer ou pas, améliorer ou pas.

Bref se poser pour faire son autocritique !

Le blog

Le blog est de plus en plus personnel, j’y parle beaucoup moins « informatique », « tuto », « logiciel libre », j’y partage un peu plus mes passions.
Toujours sous Dotclear, je n’ai toujours pas personnalisé mon template.

47 billets
J’avais pour objectif un billet par semaine, j’en ai manqué quelques-uns, généralement lorsque je suis en vacances ou lors des dernières fêtes de fin d’année ou je mets mon blog en pause. Même s’il a eu quelques semaines sans billet, je ne me mets pas la pression, ce doit rester un plaisir pour moi.

Moi qui souhaitais limiter le nombre de catégories, de nouvelles sont apparues : Jeux, Rando et Généa.

Je n’ai toujours pas d’outils d’analyse et si j’ai utilisé il y a de nombreuses années Piwik, je n’envisage mettre aujourd’hui Matomo où autres.

Serveur

Il est toujours auto-hébergé (blog, Nextcloud, Peertube, Tiny Tiny RSS). Derrière le serveur j’ai installé un Raspberry Pi avec Geneweb qui tourne en « daemon » (mode service).

Nextcloud : surtout pour synchroniser mes contacts, mon agenda, mes notes sur Carnet, pouvoir travailler sur mes fichiers depuis différents PC, j’y ai aussi le pendent PhoneTrack pour que madame puisse me suivre lors de mes randonnées.

Peertube : essentiellement pour pouvoir mettre des vidéos sur mon blog (ex. échecs), partager certaines vidéos avec des proches. Je ne cherche donc pas à le faire connaître n’y avoir des abonnements car il a un intérêt que pour moi et mes proches.

Tiny Tiny RSS : Je ne pourrais pas me passer d’un agrégateur ! J’y suis de nombreux sites et blogueurs (oui, je fonctionne à l’ancienne, j’adore les blogs des autres). TTRSS est l’une de mes principales sources d’information sur diverses thématiques : Actualité, informatique, logiciel libre, littérature, musique et d’autres blogs très variés.

Geneweb : Je me suis remis à la généalogie et donc ré-installé geneweb.

Réseaux sociaux, groupes

Fediverse : Je suis toujours que sur Fediverse (Mastodon) depuis 2017. J’y fais de belles rencontres et y découvre aussi de nombreux blogs, livres et autres. Je ne suis pas très actif, quand je le suis c’est plutôt récréatif, pas dans le but de m’informer ou d’informer. Ça peut rapidement devenir chronophage si l’on se laisse aller.

Signal et Telegram : au-delà de mes contacts je suis sur différents groupes d’intérêts très variés. Les notifications des groupes trop bavards sont désactivées, il peut arriver que je réactive momentanément une notification si je suis moi-même en discussion ou si j’attends une réponse. J’y passe vraiment très peu de temps.

Mes PC

J’ai un fixe familial et plusieurs portables, tous sont sous Gnu/Linux. Je n’utilise toujours Windows et cela depuis environ une vingtaine d’années. Le fixe est sous Ubuntu, J’aime changer de distribution sur les portables.

Mon ordiphone

Toujours pas sous LineageOS, j’ai désinstallé toutes les applications Google via Adb, il me reste quelques applications du constructeur que je n’ai pas pu désinstaller mais qui sont désactivées, je dois le faire à chaque reboot. J’utilise les dépôts F-Droid

Les applications que j’utilise

  • Brave pour la navigation web (oui je sais, ils ne sont pas clairs concernant leur licence).
  • Silence
  • Signal
  • Telegram
  • Element
  • Tusky (Mastodon)
  • Tâches
  • Carnet
  • Nextcloud (client)
  • KeePassDX
  • VLC
  • Une calculatrice
  • PDF Viewer
  • Editor (éditeur texte)
  • OsmAnd
  • PhoneTrack
  • Sudoku
  • DroidFish

Je n’utilise pas mon smartphone pour les mails.

Messagerie

J’ai plusieurs adresses mails, par thématiques : la mienne (prénom et nom), celle de Sima78, une pour mes échanges politiques et revendicatives, et quelques autres poubelles (achats, obligation de valider par mail, etc.). Ha j’allais oublier, et celles fournies par mon FAI.

Sur les PC sous environnement Gnome j’utilise comme client Gnome-Evolution, pour les autres j’utilise Thunderbird.

J’échange beaucoup plus par mail sur diverses listes que par le biais des réseaux sociaux… Heu, réseau social, je suis que sur Fediverse.

Achats en ligne

J’ai très peu acheté en ligne en 2022 et mes rares achats (4) je les ai faits via la boutique en ligne proposant le produit et non via les centrales de ventes (Amazon et consort).

Contribution aux logiciels libres

Contribution physique :
Oui, je donne de ma personne:)
Membre de l’association Root66.Net, je contribue à nombres d’événementiels, permanences, je suis membre du CA… Même s’il est vrai, que j’ai baissé le rythme en 2022 par manque de temps. J’ai donné des cours d’initiation aux lignes de commande début 2022 en visioconférence, que j’ai renouvelé en présentiel en octobre/novembre 2022 (à cette dernière, peu de participation, c’est sans doute plus compliqué de se déplacer après le job pour participer à un cours d’autant plus que nous n’avions pas vraiment le choix du jour et de l’horaire de la salle).

Contribution financière :
Par le biais de ma cotisation à Root66.net je contribue partiellement aux choix fait en assemblée générale (April, Framasoft, Dotclear, Yunohost, Galette, Grisbi, Wikipedia).

Ha ouais Sima, un peu facile… et à titre perso ?
En 2022, rien !
Salaud ! Traître ! T’es pas mieux que les grosses boites ou administrations qui utilisent du logiciel libre sans reverser le moindre denier…
Ho là, on se calme, je donne déjà de ma personne, pour le reste j’explique !

Je ne suis ni une administration ni une grosse boite, pas même une petite.

En 2022 je ne suis plus dans mon ex-job, c’est tout autre chose (que je ne souhaite pas étendre ici) et si je suis cent fois mieux dans ma tête, le côté pécuniaire, lui, a baissé. J’ai donc dû réajuster certaines choses au niveau privé.

Mes contributions financières personnelles se feront courant février, mars 2023. Je ne pourrais pas contribuer à toutes les applications que j’affectionne, je ferai donc une sélection et donnerai en fonction de mes moyens, faisant ainsi tourner d’une année sur l’autre mes dons pour que toutes les applications que j’affectionne reçoivent ma contribution au moins une fois tous les deux/trois ans.

Et pour le reste

Je ne vais pas m’étendre.

La catégorie « échecs » sera nourri de façon très aléatoire, en effet, j’envisageai rejoindre un club sauf que le plus proche de chez-moi, où je peux y aller à pied, c’est le vendredi soir à 20 h, alors non, le vendredi soir j’ai d’autres desseins plus festifs.

Les randonnées devraient reprendre vers mai ou juin, oui, j’utilise le substantif randonnée et non « trekking » ou « trek ». Oui, pour moi, si cela dure quelques heures ou une journée, il s’agit d’une balade, voire une balade avec pique-nique, plus d’une journée, c’est une randonnée. Pour moi le trekking est lié à la performance sportive, donc pourquoi utiliser un mot anglophone alors que le mot français existe ?

La généalogie ce sera plus dans la période hibernale, mais bon, ça n’accouchera pas forcément d’un billet.

Pour finir

Je vous souhaite une excellente année 2023 et tout le meilleur pour vous et vos proches et comme l’an passé je vous envoie le chiffre porte-bonheur à regarder dans un miroir, je m’étais appliqué pour le faire et reste valable tout au long de l’année !

Séquence de chiffres stylisés « 9679111 » en typographie noire sur fond blanc, conçue comme un ambigrame révélant un message surprise lorsqu'on la regarde dans un miroir.
Création graphique originale de Sima78 – Un ambigrame astucieux jouant sur la symétrie des chiffres pour dissimuler un message personnel, lisible uniquement par réflexion dans un miroir.

Le billet Bonne année 2023 et bilan 2022 est apparu en premier chez Sima78.

Une de mes épines généalogiques – BSS

Généalogie – Une de mes épines généalogiques – BSS

Cette épine date depuis presque le tout début où j’ai commencé l’arbre généalogique de nos familles. Elle est profondément ancrée, j’y vais à la recherche de temps à autre, mais rien y fait, elle reste à sa place !

Mais qu’est-ce une épine généalogique ? Je laisse la réponse à des généalogistes bien plus compétant que moi, Sophie Boudarel : « Elle est comme l’épine du pied, elle nous gêne, nous tarabuste. » Élise : « Les épines généalogiques sont des ancêtres sur lesquels on ne sait rien et qui nous donnent du fil à retordre. »

Alors oui, on ne sait rien ou presque, on trifouille, tripatouille dans l’espoir de la faire remonter peu à peu à la surface et l’extraire.

Ce que je sais et ne sais pas de cette épine.

Cette épine porte un nom : Bernardo Saiz Simarro

– Je sais qu’il est né avant 1912, pas de date ni de lieu précis.
– Pendant la révolution d’Espagne il fût arrêté avec l’un de ses frères comme rouges (ce frère est une seconde épine).

Ho sima, mais t’as plein d’épines aux pieds !
Un peu comme lorsque l’on marche sur un oursin, ça se plante et se casse profondément !

Si son petit frère a été directement incarcéré, lui est passé par un lourd procès où il risquait d’être fusillé (il y eut plusieurs fusillés et d’autres emprisonnés), il ne fût pas fusillé car personnes n’a pu clairement l’identifier.

Lors de son arrestation et des différents procès il apparaît sous différents noms, à son arrestation sous le nom Bernardo Saiz Simarra, lors du procès, parfois sous son vrai nom, d’autres sous le nom de Bernardo Saiz Navarro. Navarro étant le nom de famille de sa grand-mère paternelle. On suppose qu’il essaie comme il peut de brouiller les pistes.

Ces infos viennent des archives militaires qui sont ouvertes au public et de témoignage de sites militants retraçant l’histoire (CNT, UGT, etc.) dont la plupart ont disparues ces dernières décennies.

Lui, faisait partie de la JSU !

Histoire !

L’une de ces infos de quart De Poblet en espagnole :

Traduction de la partie qui nous intéresse :

SAIZ SIMARRO, Bernardo. Il apparaît également sous le nom de SAIZ NAVARRO. Selon « Cause Générale », il conduisait la voiture avec laquelle une arrestation a été effectuée (non précisé) étant donc soupçonné de quatre meurtres (!). En décembre 1940, il est en prison. Cité dans le dossier du ministère de la Culture Victimes de la guerre civile et des représailles du régime franquiste (4 références).

Dans les Archives générales et historiques de la défense, vous pouvez consulter les procédures engagées devant les tribunaux militaires pendant le régime franquiste. Sur les quelques centaines de milliers d’affaires, au moins vingt d’entre elles ont été intentées contre des résidents de Quart. Vingt-sept de nos voisins ont été soumis à la « justice » militaire. Treize d’entre eux ont été condamnés à mort et exécutés, les autres ont été emprisonnés ou exilés.

Six de ces procédures ont eu lieu en 1939, dix en 1940, et une en 1941, 1944 et 1945. Probablement par erreur, il est indiqué qu’en 1938, le dossier numéro 616 a été ouvert contre Manuel Navarro Fortéa, qui apparaît dans la Causa General sous le numéro 15.377 de 1939. Pascual Fabían Bigorra est la personne qui cumule le plus grand nombre d’inculpations (trois), et l’inculpation numéro 2064 de 1939 est celle qui touche le plus grand nombre de personnes (douze).

Teófilo Bella Martínez (PCE) ; José Chaparro Espinós (Comité révolutionnaire) ; José Conesa Ortega ; Pascual Fabián Bigorra ; José Ferrer Ríos (quartier-maître) ; Onofre Ferriols Fita (Izquierda Republicana) ; José Giner Navarro (Comité révolutionnaire) ; José Juan Bravo (PCE) ; Sandalio López Giménez (CNT) ; Miguel Mir Puchades ; Antonio Monzó Fita (Comité révolutionnaire) ; Pascual Monzó Real (PSOE) ; Manuel Navarro Fortea (Comité révolutionnaire) ; Manuel Palacios López ; Ramón Pla Sanz (Comité révolutionnaire) ; Rafael Ponce Alcacer ; Bernardo Saiz Simarro ; José Sanmartín Sanmartín (JSU) ; Onofre Sanmartín Valldecabres (adjoint au maire) ; Angel Sanmartín Vento (CNT) ; Manuel Soler Gomez (UGT) ; Onofre Soler Juan (conseiller municipal) ; Francisco Soriano Martínez (Comité révolutionnaire) ; Ángel Torres Tolosa (PSOE) ; Salvador Vila Vilar (Maire) ; Miguel Zahonero Sánchez (PCE) et Aurelio Zamora Hernández (PSOE), ont été victimes de processus irréguliers, où l’assujettissement et l’anéantissement de l’adversaire politique vaincu pesaient beaucoup plus, dans la fausse balance, que le besoin de justice.

Quelques images d’archives.

Le dossier fait presque 300 pages. Si l’on a bien des dénonciations et des plaignants les procès sont exclusivement à charge, on n’a pas la version des inculpés.

Document dactylographié jauni, page 61 référencée 3.792.252, intitulé Relación de Denunciados, listant des noms de personnes dénoncées avec numéros de catégorie et parfois profession ou surnom, issu du fonds Causa General des Archives nationales espagnoles
Liste de personnes dénoncées issue de la Causa General, le vaste dossier d’instruction ouvert par le régime franquiste après la Guerre Civile espagnole, conservé aux Archives nationales (A.H.N., Madrid).

Image d’archive : Documentos correspondientes a Causa General del A.H.N. Subdirección General de los Archivos Estatales Ministerio de Cultura. España

Page 244 d'un document dactylographié jauni intitulé Dorso que se cita, issu du fonds Causa General des Archives nationales espagnoles, listant neuf personnes dénoncées dont Bernardo Saiz Navarro, avec mentions de surnoms et d'une incarcération à la Carcel Modelo
Page 244 du Dorso que se cita (FC-CAUSA_GENERAL, 1385, Exp. 2) : une liste complémentaire de personnes dénoncées, dont Bernardo Saiz Navarro, extraite de la Causa General conservée aux Archives nationales espagnoles (A.H.N.).

Image d’archive : Documentos correspondientes a Causa General del A.H.N. Subdirección General de los Archivos Estatales Ministerio de Cultura. España

Page 243 d'un courrier officiel dactylographié de l'Ayuntamiento Nacional de Cuart de Poblet, daté du 25 novembre 1942, portant les tampons municipaux et adressé au Fiscal Instructor de la Causa General de Valencia del Cid, signalant les domiciles et lieux de détention de plusieurs personnes dénoncées dont Bernardo Saiz Navarro
Lettre officielle du maire de Cuart de Poblet (n°1876, 25 novembre 1942) transmettant au Fiscal Instructor de la Causa General à Valence le résultat des enquêtes municipales sur les personnes dénoncées, notamment Bernardo Saiz Navarro, dont le dernier domicile connu était à Madrid, calle Fernando de los Ríos n°54.

Image d’archive : Documentos correspondientes a Causa General del A.H.N. Subdirección General de los Archivos Estatales Ministerio de Cultura. España

Page 242, cote C.4869.142, document officiel dactylographié intitulé Providencia, daté de Valencia le 3 novembre 1942, signé par le Sr. Castro et le Secretario, ordonnant à la mairie de Cuart de Poblet de localiser les domiciles et lieux de détention de dix personnes dénoncées dont Bernardo Saiz Navarro, issu du fonds Causa General des Archives nationales espagnoles
Providencia du 3 novembre 1942 (cote C.4869.142) : le Fiscal Instructor ordonne à la mairie de Cuart de Poblet de localiser dix personnes dénoncées, dont Bernardo Saiz Navarro, en précisant leur lieu de détention, domicile ou paradero.

Image d’archive : Documentos correspondientes a Causa General del A.H.N. Subdirección General de los Archivos Estatales Ministerio de Cultura. España

Sa disparition remonte à plus tard !

Il s’agit d’un personnage hyper intelligent, d’une grande culture mais marginal !

Je sais qu’il se marie après la guerre et sa sortie de prison, qu’il aura deux enfants.

Ses compétences ! Il vit dans une ville où il y a une usine sidérurgique, un gros moteur (turbine, ne me demandez pas plus de précisions techniques je ne sais pas) tombe en panne… De fabrication allemande aucun ingénieur ne peut venir, sommes-nous avant 45 ou peut après ? Toujours est-il qu’ils vont le chercher chez-lui, lui qui n’est pas employé de l’usine, ça tombe bien, il a besoin de revenu et va donc réparer cette bobine mais ne sera pas employé pour autant.

J’ai obtenu plein de témoignage sur son intelligence, son ingéniosité mais aussi sur son côté marginal, voire bohème.

Il est donc marié, a deux enfants, un garçon et une fille (et aujourd’hui des petits enfants).

Il disparaît, part sans donner de nouvelles peu de temps après la naissance de son second enfant, sa fille.

Depuis silence radio total ! Quelques bruits piochés, il a travaillé dans une ville voisine comme réparateur de chaises, mais peu de temps… Dans des restaurants routiers de la région, des témoignages « l’ayant » reconnu comme chauffeur poids lourds (ce qui est possible), mais pas de nom d’entreprise. Bref, il a disparu des radars de la famille mais pas administrativement, donc un espoir ! Peut-être a-t-il fondé une autre famille ? D’autres enfants ?

Faire remonter l’épine dans l’espoir de l’extraire !

À l’instant où le billet est publié (il est programmé), je suis in-situ et je devrais (remarquez le conditionnel) rencontrer ses deux enfants. Espoir d’obtenir une date et lieu de naissance, voire un acte… Idem pour son mariage, des actes ou au moins dates et lieux de mariage, de naissance, de lui, ses enfants et petits-enfants…

Mais bon, si déjà la rencontre se fait et que je peux obtenir au moins un acte de naissance, je sens que l’épine généalogique remontera au niveau du derme !

Épine généalogique à suivre !

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À la recherche du triton perdu

Aventure de Sima78 – À la recherche du triton perdu

J’aurai pu mettre ce billet dans la catégorie « Rando » puisque c’est lors de mes randonnées, mais je l’a met dans la catégorie « Humeur » puisqu’il s’agit de choses qui m’ont perturbée.

Bah Sima, alors pourquoi dans cette catégorie ?
J’y réponds…

Sur le réseau Fediverse l’une des personnes que je suis et qui semble avoir eu une enfance similaire à la mienne, en contact avec la nature me dit : on a vécu un morceau de vie assez proche… En revanche si tu me dis que tu trouves encore des tritons, je fais ma valise et je reviens au bled !

Dans sa banlieue sud (si je ne me trompe pas) moi banlieue Ouest… Dans tous les cas il y avait des tritons ! Sont-ils toujours là ? Je vais régulièrement marcher dans cette forêt et je l’ai pris comme un défi, donc une aventure… Bon ok, pas à l’Indiana Jones, mais aventure quand même.

Les tritons.

Il y avait trois lieux (sites) où il avait des tritons, plein de tritons très diverses, des tritons crêtés (Triturus cristatus), des tritons ponctués (Lissotriton vulgaris) et le plus courant, celui que je préférais par son ventre orangé et sa queue très colorée, le triton alpestre (Ichthyosaura alpestris).

Petit Flash-Back

Enfant j’étais tellement fan de ces amphibiens que j’en avais ramené un bocal plein (femelles et mâles) que j’ai déversé dans la baignoire à moitié pleine.

Ma mère qui rentre du travail : Mais c’est quoi ça ? Comment on se lave ?
Moi : T’inquiète pas, c’est juste pour ce soir, demain un copain me donne un aquarium ils iront dedans.
Mon père qui oscille la tête de droite à gauche : Pourquoi tu ne les as pas laissés là où ils vivent ? Qu’est que tu comptes faire avec eux ?
Moi : Je vais faire un élevage et quand il y aura des petits je les relâcherai dans des mares…

Le lendemain la baignoire était vide, les tritons ont comme des ventouses sous les pattes qui leur permettent de grimper des parois lisses. On les a retrouvés peu à peu éparpillés dans la maison, ils étaient morts et secs. Je m’en suis voulu, je ne leur voulais aucun mal.

Mon père : Les animaux, il faut prendre plaisir à les regarder là où ils vivent naturellement, ne pas les enfermer.

J’ai continué à prendre plaisir à les attraper, les tenir quelque instant dans ma main puis les relâcher pour les regarder s’enfouir sous la vase pour que je ne les rattrape pas, pas tout de suite.

Bon d’accord Sima, c’est bien beau de ragoter… Et ton défi triton ?
J’y viens !

Étape 1

Allée forestière large et dégagée tapissée de feuilles mortes brunes et dorées, bordée de grands feuillus aux troncs élancés dans une forêt des Yvelines en automne
Une allée forestière des Yvelines en automne, où le tapis de feuilles mortes et la lumière douce filtrant entre les cimes invitent à la promenade et à la contemplation.

La direction est plein Est. Si j’avais pris à gauche à environ 200 m en amont de cette photo, traversé une clairière, franchi un barbelé… Je me serais retrouvé sur un terrain militaire, un immense espace d’essais pour chars. Gamins on y allait et il y avait plain de mares avec des tritons et des grenouilles. Si quand j’étais gamin j’aimais braver les interdits, j’ai passé l’âge ! Je me suis imaginé entourer de deux gendarmes : Alors comme ça monsieur, vous avez pénétré sur un terrain militaire juste pour voir s’il y a des tritons… Bien-sur…
C’est pas très crédible hein? J’ai zappé cette étape.

Étape 2

Petit lac enclavé dans un sous-bois de chênes des Yvelines en automne, avec un tapis de feuilles mortes beiges au premier plan et le reflet des arbres sur une eau sombre et calme
Un lac discret niché au cœur de la forêt yvelinoise, dont l’eau sombre et tranquille reflète fidèlement la voûte des chênes en ce début d’automne.
Vue en contre-plongée à travers des branches de châtaignier aux feuilles jaune-vert sur un petit lac forestier des Yvelines parsemé de feuilles tombées, sous un ciel diffus
Le même lac forestier des Yvelines, vu à travers un voile de branches aux feuilles tournantes, entre deux eaux et deux saisons.

Là c’est notre écrin de nature, notre aire de jeux, si aujourd’hui il y a des chemins qui y mènent, dans notre enfance il s’agissait d’une sente, on y croisait jamais personne (sauf une fois, un détraqué, ce sera l’occasion d’un billet). Cette étendue d’eau est toujours restée un mystère pour nous, elle se situe à environ 35 m plus haut que tous les autres étangs de la forêt. Aucun ru n’y arrive ou en sort et pourtant le niveau de l’eau est constant été comme hiver. Sauf là, je l’ai trouvé baissé d’environ 50 cm par rapport à l’automne dernier. L’eau est teintée de rouge légèrement pourpré dû à la décomposition des feuilles qui tombent chaque année de ce fait l’eau est clair jusqu’à pas plus d’un mètre. Souvent les eaux de cette couleur sont plutôt acides et pas alcalines.

Bon ok ,et les tritons Sima ?
Oui je m’égare…

Dans cette étendue je n’ai jamais vu de triton, mais il y a des poissons, des grenouilles, des couleuvres qui la traverse.

À gauche de la photo on perçoit des buttes, elles recouvrent des abris militaires qui datent de la dernière guerre, il y en a 6 ou 7, le deuxième était le nôtre, et face à ces abris il y a une multitude de trous de bombes, ils étaient tous remplis d’eau été comme en hiver, et là il y avait plein de tritons et grenouilles.
Aujourd’hui ils sont tous asséchés et la végétation y pousse. Il n’y a donc plus de triton !

Étape 3

Vue en plongée sur un lac bleu-gris encaissé dans une vallée boisée des Yvelines, aperçu à travers un rideau d'arbustes aux feuilles virant au jaune et au brun en automne
Un second lac se dévoile furtivement entre les arbustes dans la forêt des Yvelines, encerclé de collines boisées aux premières teintes automnales.
Vue panoramique sur un lac forestier aux eaux légèrement ridées, entièrement cerné de feuillus aux teintes automnales jaune, vert et roux, sous un ciel blanc et uniforme dans les Yvelines
Le lac forestier des Yvelines dévoilé dans toute son étendue, cerné d’une ceinture de feuillus qui commencent tout juste à se parer des couleurs de l’automne.

S’agissant tout de même d’une randonnée je décide de faire un détour par les étangs en contre-bas pour prendre un autre chemin qui me mènera au prochain point où il y avait des tritons.
Ce qui me marque dans cette forêt que je connais depuis mon enfance, ce sont les innombrables traces de sangliers. Dans mon enfance c’était rare d’en voir, il y a eu une énorme prolifération des sangliers. Depuis mon enfance, et certainement avant, la chasse a toujours été interdite dans cette forêt domaniale.

Étape 4

Stèle funéraire surmontée d'une croix blanche en forêt des Yvelines, portant une plaque en mémoire de Jean Lanot (22 ans) et Jean Roger Allviger (25 ans), engagés FFI fusillés le 23 août 1944
Au cœur de cette forêt, une stèle rappelle le sacrifice de deux jeunes résistants des FFI, Jean Lanot et Jean Roger Allviger, fusillés en pleine mission le 23 août 1944, à quelques jours de la Libération.

Là on repart plein Ouest pour dépasser mon point de départ et petit écart de sujet.

Au bout d’un certain temps le chemin se rétrécit et longe un petit ru. Je me dis : tiens, je vais en profiter pour faire un détour pour voir la tombe des deux fusillés.
Et quelle surprise de voir sur la droite, entre en bordure du sentier et proche du ru, une croix rénovée avec un petit terre-plein et clos d’une grille forgée avec une petite porte d’accès ?!
Ils ont déplacé la sépulture ! Du coup l’inscription « Ici ont été fusillés » est fausse, ils ont été fusillés à gauche du sentier à une centaine de mettre juste en lisière de forêt entre deux gros arbres, un hêtre et un chêne.

Une idée des élus, paraît-il, ce serait plus pratique de regrouper des gens sur le bord de ce chemin pour les commémorations ?! Et surtout serrer des mains.

Je me souviens qu’en CM2 notre vieux professeur (il prendra sa retraite l’année suivante) nous y emmenait, il avait connu les familles et nous avait raconté que c’était elles qui avaient eu la volonté d’enterrer et faire la sépulture sur le lieu même où ils furent fusillés. Or là les élus par pure démagogie modifient la mémoire.

Étape 5

Sous-bois dense de grands chênes aux troncs moussus et d'arbustes verdoyants dans la forêt des Yvelines, sur l'emplacement d'une vaste mare naturelle aujourd'hui asséchée et comblée par la végétation
Rien ne trahit aujourd’hui ce que fut autrefois ce lieu : une immense mare naturelle grouillante de vie, désormais silencieusement effacée sous le couvert des chênes et des arbustes.

Je me déplace vers un lieu que je sais déjà qu’il n’y aura pas de triton. En effet il s’agissait d’une mare de plus de trois-cents mètre de long et une trentaine de mètres de large avec une profondeur de plus de trois mètres par endroits. Dans les parties moins profondes, environ cinquante centimètres on y voyait des tritons mais difficile à attraper ici.

Il y a une vingtaine d’années, je ne sais pour quelle raison l’ONF avait fait des brèches pour faire évacuer l’eau retenue. Plus de tritons, de grenouilles, de dytiques, libellules, etc. Je souhaitais y passer voir comment cela avait évolué. On ne peut plus imaginer qu’avant il avait une mare, c’est devenu un bosquet au milieu de la forêt et même pas marécageux.

Conclusion.

Réchauffement climatique, interventions humaines in-situ, les tritons ont disparu de la forêt de mon enfance.

Le billet À la recherche du triton perdu est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Blog – Le doute

Blog – Le doute

Un billet que j’aurai plutôt écrit en janvier pour clore l’année 2022, avec ce coup d’avance il ne me restera plus qu’à écrire les résolutions de début d’année.

La rédaction de ce billet me vient suite à la lecture de celui de Chez Iceman, « Blog – Le Doute de la rentrée« . Je ne savais pas quoi lui écrire comme commentaire alors que ce billet m’interpelle. Ce n’est pas nouveau de voir des blogueurs s’interroger, douter…

Ce billet fera office de commentaire mais aussi mon propre questionnement.

Je vais scinder en deux ma lecture du billet :

  • Une partie sur le doute « technique » (OS [système d’exploitation] et distribution), navigateur.
  • L’autre doute sur le blog, son contenu et le blogueur derrière tout ça.

Sur le premier point, je ne sais pas quoi dire… J’utilise plusieurs distributions, je réajuste voire change quand l’une me plaît plus que l’autre… en fait, je ne m’interroge pas trop sur cette thématique.

Le deuxième point sont des doutes assez récurrents chez les blogueurs, certains abandonnent puis reviennent, ou le font de façon définitive, d’autres changent du tout au tout, d’autres réajustent.

Les blogueurs

Il faut dire qu’avec l’expansion et la multiplicité des réseaux sociaux, le tout, tout de suite, la grande réactivité sur des contenus moindres (quelques lignes) certains blogueurs se sont tournés vers ces options, d’autres en reviennent, c’est le point positif.
Revenons à nos moutons.

Iceman et son blog, ce que j’en pense !
Des publications régulières (plusieurs par semaine) sur diverses catégories, tout cela est bien organisé, propre et sobre. Et parmi les doutes, il y a ces deux qui en quelque sorte regroupent les autres :
(…) j’ai un doute sur l’intérêt de toutes ces rubriques, ces lignes et sous-rubriques dans un monde qui passe plus de temps à se regarder le nombril. (…)
(…) Il y a des sujets complexes, long à mettre en place, pour un résultat qui n’amènera sans doute pas trop de remarques alors qu’ils le devraient. Et puis justement, les commentaires s’amenuisent, le sentiment d’être moins bon dans les articles augmente aussi. (…)

Je les ai mis volontairement dans l’ordre inverse.

Les gens s’abandonnent à cette facilité des réseaux sociaux et tant-pis si l’on ne choisit pas vraiment ce que l’on veut lire, ce que l’on nous propose… Combien font des « likes » sur un lien posté par un autre et qu’ils n’ont pas lu ? Et puis il y a un côté vraiment addict aux réseaux sociaux.

Combien savent aujourd’hui ce qu’est un agrégateur, un flux RSS ? Combien ont un agrégateur pour suivre les sites qui les intéresse ? D’ailleurs nombreux sites et blogueurs n’affichent plus l’icône RSS et proposent de s’inscrire à leur « news-letter »… Qui accepte ? Celui qui affectionne les réseaux sociaux se fichent du mail et les autres n’ont généralement pas envie d’être sur une liste supplémentaire. Difficile de captiver sur des articles les addicts aux réseaux sociaux.

Alors naturellement le doute s’installe.

En fait il est constant pour les blogueurs, le temps passé, la vie de tous les jours et leurs aléas.
Iceman ne publie déjà plus de Haïku et autres poésies que j’aimais bien, mais je peux comprendre ce choix. Il souhaite, semble-t-il alléger le nombre de catégories. Si c’est pour s’accorder plus de temps à autre chose, pourquoi-pas ? Si c’est parce qu’il pense que certaines catégories n’ont pas d’intérêt… Je le dis tout de Go : Iceman tu te trompes ! Comme je l’ai dit, son blog est comme une revue, donc forcément, chacun a les catégories qu’il affectionne plus que d’autres mais c’est un ensemble que j’aime.

Bah et toi Sima ! T’as jamais douté ?
Houla, moi… Bah comme chaque blogueur, c’est différent !

Faisons un historique

J’ai commencé à bloguer en 2006 sur deux blogs en simultanés. L’un dédié logiciel libre qui s’appelait déjà Sima78 et l’autre sur les événementiels, expositions, mes lectures, etc. et qui s’appelait Leurre-Blog… Du jour au lendemain j’ai tout arrêté pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la condition de blogueur et que je n’ai pas envie d’étendre ici.

Image ci-dessous de mes deux blogs :

Capture d'écran du blog Sima78, interface rouge et noire avec articles sur Linux et l'Open Source, novembre 2006
Le blog Sima78 en novembre 2006, affichant un article sur le salon Solutions Linux Pour Tous prévu à La Défense début 2007.
Capture d'écran du blog Leurre-Blog sous Dotclear, design graphique noir et orange, article sur les soirées jazz dans l'ouest parisien, novembre 2006
Le Leurre-Blog en novembre 2006, avec un article de sima78 recensant les concerts de jazz à Versailles et dans l’ouest parisien pour la semaine du 27 novembre.

Puis en 2015, j’ai décidé de recréer un blog, toujours Sima78. Le premier but était qu’il soit dédié logiciels libres… Mais constat que je teste de moins en moins de distributions et logiciels libres, donc aussi de moins en moins de tutoriels, les catégories se sont multipliées, il est devenu plus personnel sans pour autant être intime, j’essaie de publier une fois par semaine mais de façon non-structuré. C’est au fil de mes envies et je ne sais pas ce que cela vaut. Ce qui compte, c’est que pour l’instant j’y prends plaisir. J’ai plus de retour via mails ou messages privés (sur Mastodon), ce n’est pas énorme non-plus…

Mais bon, je me fais plaisir et c’est ce qui compte pour l’instant !

Le billet Blog – Le doute est apparu n premier sur le blog de Sima78.

Initiation au Bash

Humeur – Initiation au Bash

Cela fait deux années de suite que je me propose pour donner des cours d’initiation à la ligne de commande. Elle se déroulait par visioconférence.

La prochaine commence demain et pour la première fois en présentiel.

Cela avait commencé lors du confinement, une idée pour que l’association garde une activité et des échanges entre adhérents malgré la pandémie. D’autres adhérents ont, pendant toute la pandémie proposés quelques conférences, Nous avions également organisé un Apéroot via visio où l’on pouvait parler de tout et de rien et cela depuis le serveur personnel d’un des adhérents.

Bref nous avons tous essayé tant bien que mal à maintenir une activité.

Donc l’initiation en présentiel commence demain !

Je m’interroge !

Sauf que je m’interroge, car si j’ai eu du monde sur les deux présentations précédentes, là ce n’est pas le cas… Un inscrit, et encore, pas certain qu’il puisse venir aux six séances. D’autres m’ont fait savoir qu’ils viendraient, peut-être ?…

Comme je l’ai dit, même s’il y a une personne je viens ! Ça fera un cours particulier, ça ne me dérange pas.

La difficulté en visio est de savoir où en est chacun : est-ce que tout le monde suit ?

Il y a ceux qui n’hésitent pas à poser des questions, il y a ceux qui par leurs silences, je ne sais pas s’ils suivent réellement ou s’ils n’osent pas poser de questions pour ne pas « ralentir » le cours.

Il y a ceux qui tapent la commande demandée et que me disent qu’elle ne fonctionne pas ! Faire de multiple partages d’écran est pénible, je dois donc deviner ce qui se passe sur son écran avec ce qu’il me dit pour trouver l’erreur commise.

Bref, même si ce n’était pas simple, j’ai vraiment apprécié faire ça et les bons retours m’ont fait plaisir. Ce qui n’empêche que je me pose la question sur les réels acquis. N’y en a-t-il pas qui n’ont pas osé s’exprimer et qui peut-être, largués, j’aurai dégoûté de la ligne de commande, ce qui serait le résultat inverse à celui souhaité ?

Pourtant ce nouveau format d’initiation me paraît bien plus efficace !

En effet, en présentiel plusieurs adhérents qui connaissent très bien la ligne de commande se sont proposés pour m’assister. Pendant que je fais la présentation ils pourront tourner pour voir, aider, répondre à des questions… Ce qui permettrait a chacun de mieux s’approprier la ligne de commande.

Oui mais Sima, tu as fait un peu de promo auprès des adhérents ?
J’ai essayé de vendre au mieux sur notre liste interne. Mais bon… exemple envoyé sur mes mails

(…)
Vous avez Linux que vous utilisez et aimez et vous avez entendu parler de « lignes de commande », de « terminal » qu’on appelle aussi « Shell », cet écran noir qui peut paraître austère.
Ça peut paraître compliqué, ça ne l’est pas… L’initiation est justement là pour vous familiariser avec le côté obscur de votre écran.
Vous apprendrez à mieux connaître l’arborescence de votre Linux, faire des recherches plus pointues qu’avec le mode graphique, et d’autres choses… Il n’y aura plus ou presque de secret ou mystère pour vous !
Sima78… Qui vous offre un voyage au C-Shell

(…)
Bonne soirée et désolé pour ce langage barbare… Mais avec l’initiation au bash, tout cela devient un peu plus clair 🙂
Inscrivez-vous, niveau totalement novice… lien en dessous.
Découvrez et avancez pas-à-pas avec les lignes de commandes… Vous serez comme Oscar Diggs, le magicien d’OZ, heu pardon, le magicien de votre OS (votre Linux).
Sima78… Dicton du moment : Avec Root66 devenez le magicien d’OS.

Alors pourquoi si peu d’inscrits ?

Le créneau horaire, le seul que nous ayons eu (18 à 19h30), n’est pas simple pour ceux qui rentrent du travail et doivent ensuite se rendre à la formation, pas assez de temps, et ceux qui habitent vraiment loin, pas évident de prendre (train, plus bus), plus de temps passé dans les transports qu’à la formation).

Conclusion

Je peux avoir une bonne surprise et qu’il y ait plein de monde malgré les inscriptions « informelles », mais je n’y crois pas. Il y aura peu de gens, voire personne. S’il y en a peu, même qu’une seule personne je donnerai le cours.

Par contre il faudra une réflexion et faire un sondage pour voir si une deuxième session cet hiver en faisant un mixe présentiel et visio… Bref, discussion en interne pour savoir comment continuer ou pas… Les décisions sont collectives.

L’annonce est là : Initiation à la ligne de commande

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Pas de nouvelle bonne nouvelle

Blog – Pas de nouvelle, bonne nouvelle

Pas toujours… J’ai quelques billets mais la semaine dernière fût compliquée, je n’ai pas eu le temps d’écrire ou même lire… et depuis ce début de semaine je suis bloqué du dos et passer plus de quinze minutes devant mon pc est une véritable torture, juste le temps de vous écrire ces quelques lignes.

Bref, je n’ai rien finalisé !

J’espère que les jours suivant seront mieux et que j’aurai plus de temps pour un vrai billet.

L’art d’écrire un billet pour dire qu’il n’y en a pas.

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Esclave des notifications

Humeur – Esclave des notifications

N’avez-vous pas remarqué dans votre entourage d’amis, professionnel, familiale, et peut-être vous-même quelqu’un qui au milieu d’une conversation, d’une tâche, d’une activité, interrompe tout d’un seul coup pour répondre (ou regarder ou écouter) à une notification de mail, réseaux sociaux, flux rss, podcast, etc. ?

Le pire, c’est qu’ils ne s’en rendent pas compte, c’est devenu un reflex et tant pis pour la politesse, le savoir vivre ensemble.

Ils ont le sentiment d’être « In« , branchés, informés de tout, en temps réel et sont souvent fier d’être hyperconnectés.

J’ai envie de dire : Les pauvres…

Est-ce productif ?

Bien souvent ceux qui au job souhaitent démontrer leur réactivité en répondant à tous les mails au fur et mesure qu’ils arrivent vont leurrer par une pseudo-efficacité. Le chef va se dire : il est très réactif, c’est super…

Mais bon ! Je pense que c’est contre-productif. En effet, alors que vous êtes plongé dans un travail, qui demande réflexion, concentration, vous interrompez tout pour répondre à un mail ou un chat. Il vous faudra un certain temps pour vous remettre en situation et au final vous mettrez plus temps à finaliser une tâche.

Perso, j’ouvre ma messagerie 3 fois par jour, parfois 4, le matin en arrivant, de retour de déjeuner et une demi-heure avant de partir. Les messages qui me demandent moins de 3 minutes pour y répondre je le fais immédiatement, les autres je les classe dans ma liste de tâches en fonction des thématiques (méthode GTD), puis je ferme la messagerie.

Je n’ouvre jamais le chat, donc impossible de m’y contacter puisque je n’y apparais pas. Idem pour le téléphone, je laisse les gens laisser un message sur la messagerie que je consulte 3 fois par jour.

Il peut y avoir des exceptions lorsque j’attends quelque chose d’urgent. Sachez qu’à plus de 90 %, le mail ou le coup de fil l’urgence est pour celui qui vous l’envoie ou vous appel.

Parfois il faut savoir imposer ses règles en les expliquant clairement, si vous êtes entouré de personnes efficaces ils comprendront, s’ils ne comprennent pas, tant pis pour eux. Cette façon de faire que j’ai toujours imposée m’a évité beaucoup de stress, il y a tant d’autres choses pour nous stresser au boulot.

Bon ça, me concernant c’était avant comme je le dis dans le billet « Quand je manageais« , aujourd’hui j’ai la totale liberté de la gestion de mon temps.

Les notifications au quotidien

Je n’en ai pas tant que ça mais rentrons dans le détail.

Les réseaux sociaux

Facebook : j’ai été un temps sur facebook, sous un autre pseudo, alors que je faisais de la salsa et surtout j’animais de temps en temps des soirées cubaines. J’échangeais donc avec d’autres DJ, j’annonçais les soirées, j’en avais des retours. J’étais suivi par plusieurs centaines de personnes. Lorsque j’ai décidé d’arrêter d’animer des soirées, je l’ai annoncé et j’ai fermé mon compte facebook. Qu’en reste t-il ? Des centaines de personnes je n’ai gardé que trois contacts ! J’avoue que cela m’a manqué les premières semaines, cette sensation d’être connu et reconnu, mais c’est que du vent. Quand on arrête, on ne manque à personne et d’autres reprennent le relais. Puis soudain ça ne nous manque plus du tout au contraire, je suis content d’avoir quitté ce réseau qui n’allait pas dans le sens de mes convictions.

Mastodon : il y a aussi une forme d’addiction, je n’y suis pas toute la journée, il peut s’écouler plusieurs jours sans y aller, je n’ai pas de notifications sonores, j’y vais donc quand j’en ai envi.

Grâce à Mastodon j’ai découvert des gens s’intéressant à des sujets très variés et de nouveaux blogs qui ont rejoint mes flux rss. Je regrette que certains passent peut-être plus de temps sur le réseau que sur leur blog qui tombe à l’abandon. Mais bon, c’est leur choix.

Personnellement je suis plus attiré par les blogs que le réseau social. Je n’y ai rencontré que deux cons, qui ne m’ont d’ailleurs pas perturbés pour autant. On est tous le con de quelqu’un.

Messageries instantanées

Silence : j’y ai des amis et des proches, on communique que lorsque l’on a quelque chose à dire ou répondre, rien d’inutile et à l’essentiel… Pas de kikouLol. La notification est active.

Signal : tout comme pour Silence concernant les proches et amis, sauf qu’il y a aussi des groupes, ceux qui ne sont pas bavards la notification est activée pour les autres elle est désactivée, je regarde quand j’en ai envi et je n’y suis pas très actif.

Telegram : essentiellement de la famille peu bavarde et donc notifications activées, tous les groupes sont en silencieux, j’y vais rarement mais je les garde car j’aime les thématiques, j’y vais donc que par intérêt quand le besoin s’en ressent.

Element : notification activé, j’y ai si peu de relation qu’elle ne sonne presque jamais.

Mails

Sur mon smartphone je n’ai pas de messagerie de configurée donc c’est uniquement sur mon PC.

J’y vais une à deux fois par jour, il peut aussi se passer plusieurs jours sans que je regarde, mais il peut aussi y avoir l’exception (j’attends une réponse suite à une réclamation, un mail urgent, etc.) et donc y regarder plusieurs fois par jour. J’ai la chance de ne pas subir trop de spam.
Je suis inscrit à quelques listes, certaines sont plus bavardes que d’autres, je lis en diagonale et approfondi que lorsque le mail m’intéresse particulièrement et peut-être y répondre, je suis inscrit à peu de forums.

La messagerie me prend peu de temps.

Flux RSS

Uniquement depuis mon PC, je l’ouvre donc uniquement quand je souhaite regarder, maximum une fois par jour. C’est classé par thématique. J’en ajoute tout au long de l’année et donc une fois l’an je fais un tri, supprimant ceux que finalement je ne suis jamais allé voir. Je fais une lecture des titres, quand cela semble m’intéresser je lis en diagonale l’article et m’y attarde quand le sujet m’intéresse vraiment. Il y a aussi les articles que je mets en favori pour les lire plus tard, quand j’en aurai le temps.

Conclusion

À me lire on pourrait penser que j’y passe beaucoup de temps, mais non, tout va très vite et quand j’en ai envie. Par exemple écrire ce billet me prend énormément plus de temps que toutes les actions énumérées ci-dessus.

Si vous ne savez pas comment atténuer l’impact des notifications sur votre vie, il y a aussi une solution bien plus radicale, se déconnecter totalement pour repartir de zéro pour ne garder que ce qui vous semble vraiment essentiel. Sur le sujet je vous conseille la lecture du blog de Ploum qui écrit sur son blog un livre sur sa déconnexion… De quoi nous interroger !

Pour exemple Chapitre 10 : la suppression des comptes en ligne

Suite à lecture de son blog j’ai regardé par curiosité mon Keepass (gestionnaire de mots de passe) de plus près et il y a du monde… de quoi passer du temps à certaines désinscriptions.

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Gestion de ma bibliothèque

Humeur – Gestion de ma bibliothèque

Comme beaucoup de personnes qui lisent j’ai une bibliothèque pour y ranger mes livres jusqu’à un certain volume.
Jusqu’en 2016, j’avais un vrai problème avec les livres ! Si je rentrais dans une librairie, ou passais par le rayon « livres » en faisant mes courses, juste par curiosité, je repartais avec plusieurs livres.

Une sorte d’addiction ! Et cela à coût !

Je me suis inscrit à la bibliothèque municipale pour limiter les dégâts. Mais lorsqu’un livre me plaisait, je l’achetais pour le posséder…
Ça se soigne docteur ?
Mais ça c’était avant !

Ha ! Tu t’es fait soigné Sima ?!
Non, juste changé mes habitudes !

Avant.

Donc avant juillet 2016 je cumulais les livres qui venaient remplir ma bibliothèque qui était surchargée donc aussi des cartons de livres qui remplissaient ma cave.
Lorsque je partais en vacances j’emmenais quantité de livres de peur d’en manquer et aussi de peur de ne savoir sur lequel enchaîner.
Bref une bibliothèque remplie et des cartons de livres encombrant notre cave. Lorsque j’ai besoin d’un outil pour bricoler, je dois sortir les cartons, les vélos et tout remettre en place, idem pour ranger l’outil. Vraiment pénible !

Juillet 2016.

L’un de mes fils me donne sa liseuse. Moi qui suis attaché au papier, au livre que l’on peut toucher, chérir, je découvre qu’en août j’ai un sac de moins dans le coffre de la voiture où je dois exprimer mes talents de joueur de Tetris pour que tout rentre. J’ai dans ma liseuse plus de livres que je ne peux lire. Depuis, je ne pourrais plus m’en passer, elle me suit partout, ce qui n’était pas le cas de livres surtout quand ils étaient volumineux.

Confinement de la Covid et déclic (avril 2021).

J’en ai marre de devoir tout déménager dans la cave chaque fois que je dois m’y rendre ! Moi et Mme Sima nous posons la question de l’utilité de ces livres qui sommeillent dans des cartons, leur utilité… C’est totalement stupide, il ne profite à personne même pas à nous !

Nous décidons d’un grand tri, ceux qui nous plaisent vraiment nous les remontons dans la bibliothèque, nous faisons le même tri dans la bibliothèque et mettons tous les livres que nous ne souhaitons pas garder dans des cartons ouverts dans la partie commune de notre immeuble avec un papier « Servez-vous ! ».

Le but : ne plus avoir de cartons de livres et que la bibliothèque ne déborde plus !

Nous avons quelques boites à livres dans notre ville, mais toutes sont pleines. Agréable surprise, nous avons vu les cartons se vider de jour en jour, au bout d’une semaine tous les cartons étaient vides.

Et maintenant ?

Maintenant je ne lis que des livres numériques, sauf pour les BD, mais je ne suis pas un grand lecteur de BD ou les livres de poésies. Ma bibliothèque ne gonfle plus ou beaucoup plus lentement, je fais moins d’achats inutiles. Par contre lorsque j’ai un coup de cœur, je peux acheter le livre papier en plusieurs exemplaires pour les offrir, j’ai dans mon entourage des personnes attachées aux livres papier et ayant des goûts similaires aux miens. Je remplis leurs bibliothèques !

Mes derniers achats offerts :

Les livres, c’est fait pour être échangé, partagé, pas pour rester dans des cartons !

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Catastrophe écologique et agricole du Dust Bowl – Docu Arte

Dust Bowl – Documentaire Arte

Dust Bowl est un excellent documentaire diffusé sur la chaîne TV Arte en quatre épisodes sous le titre « De la poussière et des hommes » : 1- Le grand labour, 2- Mordre la poussière, 3- La moisson du vent, 4- Les increvables.

Le documentaire est très bien et si je ne devais dire qu’une chose, ce serait : regardez-le !

Je ne pouvais m’empêcher d’en faire un billet, vous expliquer ce qu’est le Dust Bowl avec des infos de mon modeste cru, d’autres piochées dans le docu et ailleurs.

Dust Bowl que l’on peut traduire par « bassin de poussière » ou « désert de poussière » signifie également « tempête de poussière » est l’une des plus grandes catastrophes écologiques créée par l’homme aux États-Unis.

Cette émission m’a bouleversée et fait écho à l’une de mes dernières lectures « Chaudun, la montagne blessée » de Luc Bronner.
Chaudun c’est fin des années mille huit cents dans une commune dont des dizaines d’hectares impactés, Dust Bowl début 1930… Plusieurs États et des milliers d’hectares impactés.

La richesse des grandes plaines d’Amérique du Nord.

Ces plaines s’étendent du Canada à la frontière du Mexique (Great Plains), c’est aussi là, entre autres, où avant l’arrivée des Européens, des bisons par milliers migraient entre Nord et Sud en fonction des saisons.

Mon côté bota :
Ces plaines étaient recouvertes en partie d’une herbe appelée « Bouteloua dactyloides ». Il s’agit d’une graminée, résistante à la sécheresse, avec des racines traçantes comme le chiendent et d’autres pouvant descendre à plus d’un mètre de profondeur. En plus de son effet régulateur sur le climat… Froid et neige en hiver, pluies printanières et automnales et résistante aux grandes chaleurs l’été, la végétation est là, adaptée, et régulateur d’un climat continental, la terre est riche avec une humidité maintenue grâce à son système racinaire et sa couverture des sols.

Carte satellite de l'Amérique du Nord mettant en évidence la région des Grandes Plaines (Great Plains), vaste zone semi-aride s'étendant du Canada au Texas entre les Rocheuses et le Mississippi, avec les frontières des États américains et canadiens.
Les Great Plains (Grandes Plaines), délimitées en blanc sur cette image satellite, s’étendent sur près de 3 200 km du nord au sud, couvrant parties du Canada, du Montana, des Dakotas, du Nebraska, du Kansas, de l’Oklahoma et du Texas. C’est au cœur de cette région que se produisit le Dust Bowl (1930–1936), catastrophe écologique et agricole majeure du XXᵉ siècle.

Hé Sima, mais ça se passe où exactement, parce que c’est grand Great Plains ?
J’y viens !

Où se situe le plus gros de la catastrophe ?

Dans le sud des Grandes plaines… Dans le Sud-Est du Colorado, le Sud Ouest Kansas, l’Est du Nouveau-Mexique, Nord du Texas, l’Ouest d’Oklahoma. On considère que le cœur du phénomène  se situe aux alentours de Boise City (qui vient du français cité de bois ? Étonnant, non ? Y avait-il une forêt, un bosquet?) au Nord-Ouest du Oklahoma.

Carte routière OpenStreetMap du Panhandle de l'Oklahoma et du nord du Texas, montrant les villes de Boise City, Guymon, Dalhart, Perryton et la région de la Rita Blanca National Grassland, cœur historique du Dust Bowl.
Carte de l’épicentre du Dust Bowl : le Panhandle de l’Oklahoma (avec Boise City et Guymon), le nord du Texas (Dalhart, Dumas, Perryton) et le sud du Kansas (Liberal). On y distingue également la Rita Blanca National Grassland, créée précisément après la catastrophe pour restaurer les terres dévastées par l’érosion éolienne.

Donc une catastrophe bien étendue… Il faut savoir que les plaines plus au nord souffrent aussi de sécheresse sans le Dust Bowl, les tempête de sables.

Carte thématique par comtés des États du Colorado, Kansas, Oklahoma, Texas et Nouveau-Mexique, représentant les zones d'érosion éolienne sévère et très sévère durant le Dust Bowl entre 1935 et 1938, avec deux ellipses rouges délimitant les épicentres.
Source : U.S. Dept. of Agriculture – Soil Conservation Service, carte n°2579 (mars 1954), rééditée par le Natural Resources Conservation Service (NRCS, janvier 2012). Les teintes brun-rouge indiquent l’intensité croissante de l’érosion, du rose pâle (érosion sévère 1935-36) au brun foncé (érosion la plus sévère 1935-38). Les deux cercles pointillés et pleins matérialisent les zones d’érosion maximale en 1935-36 et 1938.

Se faire du blé, quoi qu’il en coûte !

C’est la période faste, les migrants arrivent, pas les plus riches, les terres sont à s’approprier, à travailler… Le blé y pousse bien et lors de la première guerre mondiale le prix de blé monte, un début de prospérité, d’autres migrants arrivent. Ils font des crédits pour acheter des machines agricoles plus performantes. L’agriculture intensifie dans les années 20, des « cols-blancs » y prospèrent, achètent et y placent des métayers. Le prix du blé monte !

Lors du Krach d’octobre 1929 le pris du blé est même au plus haut et c’est l’année la plus faste !
1930, La Grande Dépression touche aussi les agriculteurs des grandes plaines. Le prix du blé chute. Pour gagner au moins autant il faut cultiver plus de terre et quand le prix montera, ce sera le Jack-pot !

1930, le début de la cata !

Le prix du blé qui était à 65 $ la tonne en 1929 chute aux alentours de 25 $ la tonne en 1930 (descendra aux alentours de 9 $ la tonne dans la période la plus critique de la Grande Dépression), mais il reste des terrains à cultiver.
Sauf qu’en 1930 arrive une grande sécheresse (50 mm d’eau sur l’année) et les tempêtes de sables vont se multiplier. Tempêtes dues aux cultures intensives, l’assèchement et l’érosion des terres…

Cela va durer des années ! Poussant certains à migrer principalement vers la Californie où ils seront mal accueillis (Les noirs et okies [c’est comme ça qu’on appelle ces migrants] au balcon, dans les cinémas), (Okies, rentrez chez-vous!). D’autres s’accrocheront à leur lopin de terre dans une misère aussi noire que les nuages de poussières, se disant que ce sera mieux l’an prochain.
Les tempêtes de sable se multiplient, plusieurs par mois, il peut faire nuit à midi. Cela entraîne des maladies pulmonaires tuant les plus âgés et les enfants.

Comme une catastrophe ne vient jamais seul, il y a aussi les invasions de lièvres qui mangent ce qu’il reste (il faut rappeler que les agrigulteurs avaient exterminer les coyotes, prédateur naturel). Qui dit très chaud, très sec… dit également invasion de criquets.

Une catastrophe !

L’effet Chaudun.

L’État américain, sous Franklin Delano Roosevelt, impose des nouveaux modes de cultures, rachète de nombreuses terres pour en faire une zone naturelle protéger. La pluie et la neige revient, les terres sont de nouveau fertiles… Les tempêtes de sable n’ont pas disparu mais sont plus espacées.

Ouf Sima, tu nous rassures, alors c’est sauvé ?
Bah non ! J’aurais aimé terminer par une touche optimiste…

Des terres de nouveau fertiles, mais…

Oui les terres sont fertiles et en plus du blé on y produit aussi énormément de maïs à fourrage plus gourmand en eau.
Le maïs à fourrage ne sert pas à l’alimentation humaine mais à l’élevage intensif, essentiellement les bovins que l’ont nourri comme des poules, aux grains, de quoi se poser la question sur notre propre consommation de viande, son élevage, sa provenance…

Bref, ces terres rapportent !

Sima, il s’agit donc le produit d’un écosystème recouvré ?
Non !

Une telle production est du fait que les agriculteurs ont appris que sous terre, sous ces plaines se trouve la plus grande nappe phréatique de l’Amérique du Nord et qui date de l’ère glaciaire.
Ils y puisent tous, tout de go ! Du fric, tant qu’on peut en avoir, tout de suite ! Et demain ?
Certains disent que dans moins de vingt ans la nappe sera épuisée.

Et demain ?

Photographie en sépia d'un gigantesque mur de poussière (black blizzard) s'abattant sur un hameau de maisons blanches en bois dans les Grandes Plaines américaines, vers 1935. Une silhouette humaine se distingue à droite, devant une ferme.
Stratford, Texas, 18 avril 1935. Un immense nuage de poussière, haut de plusieurs centaines de mètres, déferle sur ce village du Panhandle texan. Cette photographie, l’une des plus emblématiques du Dust Bowl, est conservée par la NOAA et versée dans le domaine public. Source : Wikimedia Commons.
Photographie en noir et blanc d'un immense nuage de poussière obscurcissant le ciel au-dessus d'une route de terre rectiligne des Grandes Plaines, avec une automobile tentant de fuir la tempête, années 1930.
Grandes Plaines américaines, années 1930. Une automobile solitaire tente d’échapper à un black blizzard sur une route de terre bordée de clôtures en fil barbelé. L’obscurité quasi totale engendrée par le nuage de poussière transformait le jour en nuit en quelques minutes. Source : Wikimedia Commons, domaine public.
Photographie en noir et blanc d'une ferme abandonnée des Grandes Plaines, avec du matériel agricole — charrues, roues de chariots — à moitié enfoui sous des dunes de poussière et de sable, une grange en arrière-plan, sous un ciel menaçant, années 1930.
Dakota du Sud, 1936. Une exploitation agricole désertée, ses outils et machines ensevelis sous les dépôts de poussière accumulés par les tempêtes répétées. Photo attribuée au Farm Security Administration (FSA). Source : Wikimedia Commons, domaine public.
Photographie en sépia d'un homme courbé contre le vent et deux enfants se réfugiant contre une cabane en bois délabrée, battue par une tempête de poussière dans un paysage totalement désertique, Oklahoma, 1936.
Cimarron County, Oklahoma, 1936. Un agriculteur et ses deux fils luttent contre une tempête de poussière pour rejoindre l’abri précaire de leur cabane en planches. Photographie d’Arthur Rothstein pour la Farm Security Administration (FSA). Source : Wikimedia Commons, domaine public.

Toutes les images sont issues de wikipédia et wikimédia sauf l’image « Boise City » qui est une prise d’écran de « OpenStreetMap« .

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