Orga – Choisir mes sources

Orga – Choisir mes sources.

Un billet en réponse ou en complément d’un billet de Chez Iceman « Blog – Raffiner Ses Sources » ou plus précisément mon expérience, j’allais donc pas mettre le même titre.

Dans le billet de Iceman il est déjà décrit de l’utilité des flux RSS ou Atom pour avoir une diversité du choix des sources et une certaine liberté de consultation (pas besoin d’aller régulièrement sur tel ou tel site pour savoir s’il y a une nouvelle publication).

Choix de l’agrégateur

Dans quelle catégorie d’internautes êtes-vous ?
Iceman pose cette question déterminante.

Car je vois 3 catégories dans les internautes et même humains :

  1. Celles/Ceux qui restent bloqués sur une chaîne télé, un site unique, un seul journal, voire un petit peu plus mais de même bord politique.
  2. Celles/Ceux qui lisent à partir de réseaux sociaux ou de google news et autre agrégateur
  3. Celles/Ceux qui utilisent les flux RSS pour mélanger différentes sources de leurs choix…ou alors qui ont le courage de lire différentes sources papiers auxquelles ils/elles sont abonnés.

Je me considère, comme lui, plutôt dans la troisième catégorie.

Mais choisir son agrégateur dépend de la façon dont vous souhaitez le consulter.

  • Depuis n’importe où, Pc et smartphone. Il faut une solution hébergée, soit chez-vous, sur un serveur distant, dans les deux cas il existe des solutions sur cloud ou hors cloud. Me concernant j’utilise depuis très longtemps Tiny Tiny RSS (TT-RSS) sur mon serveur, j’ai testé Flux sous Nextcloup pendant 2 ans et suis revenu TTRSS. C’est ce qui me convient le mieux.
  • Vous n’avez pas de compte cloud, pas de serveur ne souhaitez pas en avoir mais juste utiliser un agrégateur depuis votre PC de bureau ou familiale… Sous Linux vous avez un grand choix d’agrégateurs (certains liés à des navigateurs et plein d’autres applications clientes).

Choix des sources et liberté de consultation

Je trie mes sources par catégorie (Actualité, Blogueurs, Actu-technique, Culture, Loisirs, etc.) et j’essaie de diversifier mes sources dans chaque catégorie. Je n’ai pas de notification, je vais sur l’agrégateur lorsque j’en ai envi, généralement au moins une fois par jour.
J’essaie de diversifier mes sources d’information, Je dois en être aux alentours d’une centaine de sources qui s’enrichissent un peu plus chaque année et je fais aussi le ménage une fois par an.

Hé Sima ! Et tu lis tout !
Non, non…

Non, je n’en aurais pas le temps, c’est même impossible !
Je survole et lis que ce qui m’intéresse, et j’en sélectionne certains que je lirai plus tard, d’autres mis de côté si je pense que cela peut m’être utile à un autre moment (généralement les techniques).
Le gros avantage d’un agrégateur c’est qu’il permet d’être informé des publications sans avoir besoin d’aller sur le site. Entre ceux qui publient plusieurs billets par jour et ceux un article par an, l’agrégateur est un véritable outil centralisateur dont je ne peux me passer.

Est-ce suffisant ?

Non ! Je suis abonné à certains médias en ligne, je lis également les journaux « papier » (je ne lis plus ou très rarement des livres technique ou politique), je suis également sur des listes mails où je peux échanger, débattre, je participe aussi à des rencontres (réunions, débats, etc) AFK [1] (Away from keyboard = loin du clavier).

Conclusion.

Si le web est un excellent outil pour trouver diverses sources dans des domaines très diversifiés cela ne suffit pas AMHA (À Mon Humble Avis). Faites aussi attention aux affirmations sans sources ou pas vérifiable, voire, sources douteuses et aussi ceux qui relaient des actualités piochées dans d’autres réseaux sociaux sans que celui-ci puisse être vérifié.
Contrairement à l’idée reçue, le web ne fait pas tout et ne remplace pas l’échange humain (confrontation d’idées, de divergences, débats, etc.). Un exemple : Dans votre ville de 20 000 habitants, vous organisez une pétition pour avoir des pistes cyclables… Une pétition en ligne avec 1 000 signataires aura moins de force et sera moins pris au sérieux qu’une pétition papier avec 250 signataires que vous avez fait signer sur le marché car dans le cas du papier, le collectif n’est pas virtuel.

Donc les flux c’est très bien pour centraliser certaines sources d’information mais ne remplace pas l’échange humain et les autres moyens complémentaires pour s’approprier les informations.

Le billet « Orga – Choisir mes sources » est apparu en premier chez Sima78.

Note(s)

  1. ^ Je préfère utiliser l’expression AFK que IRL (in real life = Dans la vrai vie) puisque je ne me considère pas dans l’iréel mais dans la vrai vie lorsque je suis derrière mon PC ou smartphone.

Adhérer à un GUL ou créez-en un

Adhérer à un GUL ou créez-en un.

Vous aimez le logiciel libre, vous l’utilisez, ou vous souhaitez maîtriser vos données au mieux, ou vous avez envie de plus de liberté… Ne restez pas seul dans votre coin et rejoignez un lieu de partage et d’échange, rejoignez un GUL !

Un GUL, le mal nommé, est un Groupe d’Utilisateur Linux, LUG en anglais (Linux User Group). Je dis donc le mal nommé car je trouve que Groupe d’Utilisateur de Libres serait plus approprié, en effet vous pouvez adhérer à un GUL sans être sous Linux mais sous un autre système (BSD), ou simplement en utilisant du logiciel libre tout en étant sous Windows (j’y reviens plus bas).

Un GUL n’est pas un repaire de flibustiers barbus Linuxiens.

On y rencontre toute sorte de personnes.

Adhérer à un GUL

La diversité dans un GUL.

Sima! Sima! Sima! Montre-nous ton GUL!
Ok! Ce n’est pas le mien, il appartient aux adhérents.

(oui, une association appartient à ses adhérents, ce n’est pas mon GUL mais celui des adhérents).

Prenons l’exemple de Root66.Net que je connais bien (cette année plus de 50 adhérents).

Il y a des informaticiens qui travaillent dans différents secteurs (admin sys., calculateurs, sécurité, etc.) peu ou pas de développeurs. Mais les informaticiens sont une minorité, et oui…
Les autres personnes viennent de secteurs très variés, de ceux qui découvrent le logiciel libre, du débutant, à ceux qui sont des utilisateurs avertis. S’il y a quelques jeunes, la majorité a plus de 30 ans et aussi des retraités. La représentativité sexuée : si pendant de nombreuses années il y eut que deux femmes ces derniers temps leur nombre augmente mais reste minoritaire.

Donc un GUL n’est pas un repaire de barbus Linuxiens mais bien un regroupement de personnes se souciant de la protection de leurs données personnelles, une certaine défiance vis-à-vis du logiciel propriétaire…

Les systèmes d’exploitation.

Il y a ceux sous Linux (pas de BSD, mais il y en a eut), ceux en double « boot », ceux sous Windows.

Hein Sima, sous Windows dans un LUG ou GUL ?
Oui, et c’est normal, je vais l’expliquer.

Quelqu’un qui est sous un OS depuis longtemps y a ses habitudes et passer du jour au lendemain de Windows à Linux peut être déroutant, justement à cause des habitudes prises, c’est donc assez rare qu’une personne passe de l’un à l’autre d’un coup ! L’être humain est un animal d’habitude.
Donc ces derniers s’intéressent à Linux sans oser franchir le pas tout de suite et commence souvent par se sensibiliser aux logiciels libres, jusqu’au jour ils se sentent prêts à passer en double « boot », puis peut-être le tout Linux.

Il n’y a pas de règle dans le processus, par exemple la doyenne de Root66, sans compétence particulière est passée du jour au lendemain sous Linux et y est restée. Chaque personne est différente et souhaite avancer chacun a son rythme, en fonction aussi de ses besoins, ses choix et tout cela se respecte.

Revenons à la diversité des OS à Root66, il y a du Debian, Ubuntu, Gentoo, Fedora, ArchLinux, Mint, j’en oublie peut-être et donc comme dit plus haut, du Windows. Pas de BSD, c’est dommage, mais bon, chacun met ce qu’il souhaite.

Correctif suite au commentaire de Benzo: il y a aussi du BSD à Root66 😉 Je vais peut-être apprendre qu’il y a aussi des développeurs 🙂

Le but du GUL

Chaque GUL peut avoir ses propres choix, ses propres orientations, ce peut être axé sur des projets bien concrets et spécifiques ou être plus généraliste comme Root66.net :

L’association Root66.net a pour objectif principal de promouvoir les logiciels libres, en particulier les systèmes d’exploitation libres comme Linux, ainsi que l’usage des standards ouverts.

Pour Root66, si au début cela ne concernait que les PC aujourd’hui c’est plus vaste, il y a les smartphones, la domotique, etc.

Concrètement, comment cela se passe-t-il ?

Par exemple nous essayons de faire une présentation mensuelle, essayant d’alterner entre « plutôt technique » et « plutôt grand public », elles sont ouvertes à tous. Nous organisons des cinés-débats, Les journées du N.A.T. (le Numérique Accessible à Tous) en collaboration avec des médiathèques des villes environnantes, participation au forum des associations, Café vie privée, des Installes-Parties, etc. Nous tenons également des permanences où l’on peut venir nous rencontrer, où les adhérents viennent lorsqu’ils ont un problème spécifique et nous essayons de résoudre ensemble…

Qui fait les présentations.

Le choix des présentations.
Le choix est en premier lieu à la demande des adhérents, s’ils souhaitent une présentation sur un sujet spécifique, nous essayons de voir qui peut la faire. Il se peut aussi que lors de discussion quelqu’un propose un thème comme la rencontre avec Rayna Stamboliyska autour de son livre « La face cachée d’Internet » en collaboration avec une librairie… Bref toutes les idées sont bonnes à prendre.

Qui fait les présentations publiques.
C’est simple, celui qui veut, il n’y a pas hiérarchie et pas nécessaire d’être informaticien, si quelqu’un souhaite faire découvrir une application, il peut le faire, s’il ne se sent pas de le faire seul, cela peut se faire à plusieurs. Nous essayons aussi d’inviter des personnes externes à Root66 sur des sujets dont ils sont spécialistes et reconnus (Aeris (La sécurité pour les Administrateurs Systèmes en herbe), Stéphane Bortzmeyer (DNS vie privée), A. Kozlika et Franck P. (Dotclear – Créer un site ou blog clair en toute simplicité) et d’autres je ne peux lister tout le monde. Les adhérents informaticiens ou pas font aussi des présentations.

Sima, faire une présentation lorsque l’on est pas informaticien ne pose pas un problème?

Non, et je vais prendre mon exemple, je ne suis pas informaticien et lorsque je fais une présentation sur un thème que je pense globalement bien maîtriser, il arrive que l’on me pose une question dont je n’ai pas la réponse. Pas de souci, je dis ne pas connaître la réponse et la repose à l’oratoire et bien souvent la réponse vient de la salle. Et cela arrive même aux meilleurs informaticiens, et il arrive même que personne n’a la réponse dans la salle… Noter la question, et continuer la présentation… Il y a de grande chance que dans la salle certains vont chercher la réponse depuis leur smartphone ou ordinateur portable et donneront la réponse. En fait, pour une bonne présentation il suffit d’être soi-même, tel que l’on est au quotidien.

GUL la richesse des adhérents.

La diversité des personnes, de leurs centres d’intérêt, de leurs questionnements crée des échanges où chacun se nourrit, s’enrichit. Il n’y a pas une forme linéaire (d’un soi-disant haut vers un supposé bas) la diffusion des connaissances est vraiment transversale et chacun apporte quelque chose, parfois même sans s’en rendre compte.

Nous avons une liste de diffusion où chacun peut s’exprimer, les permanences comme je l’ai dit, un rendez-vous hebdomadaire en visio qui s’appelle l’Apéroot où l’on peut discuter sur le logiciel libre mais aussi de tout et de rien, c’est notre bar virtuel. Il arrive aussi lorsque quelqu’un a un souci, qu’un autre adhérent ayant la réponse, le contact en message privé, se donnent rendez-vous et solutionne le problème et bien souvent la résolution s’annonce sur la liste.

Chacun participe en fonction de son temps, ses moyens, ses compétences. Et quand je dis chacun peut proposer je donne un exemple qui me vient, une adhérente qui est sous Linux (Fédora) depuis deux ans à créer un tutoriel très détaillé, (étape par étape) sur : Comment utiliser le gestionnaire graphique de paquets Dnfdragora… Un exemple parmi tant d’autres.

Je veux créer mon GUL

Oui mais moi sima, je suis sous Linux, je ne suis pas informaticien.
Et alors ?

Déjà, on ne vous demandera jamais d’être ce que vous n’êtes pas, on ne vous demandera pas de devenir informaticien. Et si vous souhaitez le devenir, un GUL peut vous apporter une culture générale sur le logiciel libre, vous y apprendrez beaucoup choses, mais vous devrez suivre des cours ailleurs (lycée, université, ecole spécialisée, correspondance, ou autres), un GUL n’a pas vocation à former des informaticiens, en tout cas pas Root66.

Si vous êtes trois vous pouvez créer une association, imaginer ce que vous pouvez faire pour promouvoir le logiciel libre et je suis persuadé que vous serez rejoins par d’autres dont certains travaillent certainement sous linux. Pour qu’un GUL fonctionne AMHA[1], il faut de tout, de l’informaticien qui connaît bien Linux au débutant. S’il n’y a que des informaticiens entre-eux (ça fait  repaire de gourous), s’il n’y a que des débutants, c’est compliqué. C’est comme la mayonnaise, si l’on y met que les jaunes d’œuf ça ne prend pas, il faut les autres ingrédients (huile, moutarde, sel et poivre).

C’était la recette mayonnaise offerte par Sima78. C’est cadeau !

Où trouver un GUL ou LUG

Il y a l’AFUL, mais pour cela il faut faire vivre le site, signaler les GUL qui n’existent plus et ceux qui se créent.

Note(s)

  1. ^ AMHA (ou AMA – amha – ama) [Abr]À Mon Humble Avis (A Mon Avis)Les versions accentuées de ces abréviations sont rarement utilisées.[Ang] IMHO (ou IMO) In My Humble Opinion, In My Opinion

Les aventures de Sima – Sima fuit la FNΔK

Les aventures de Sima – Sima fuit la FNΔK

Avertissement:
Toute ressemblance avec des sigles ayant existé ne saurait être que fortuite.

Je ne suis pas un fidèle client de la FNΔK, c’est le moindre que l’on puisse dire, il faut aussi reconnaître qu’à chaque fois que j’ai fait un achat chez eux cela ne s’est jamais bien passé.

La FNΔK! Dans mon entourage, il y a quelques personnes qui en sont satisfaites, donc ce billet ne reflète que mon témoignage, mon expérience malheureuse.

Chaque achat, un souci !

Oui mais quand même Sima… Il faut reconnaître que t’as la scoumoune… non ?
Heu… C’est eux qui me portent la scoumoune…

Revenons-en aux faits !

Les mésaventures de sima avec la FNΔK

Acte-1 – l’achat d’un epub

On est en 2016, je viens d’avoir ma liseuse (c’était celle de l’un de mes farfadets qui ne l’utilisait plus et qu’il m’a donné), impatient de l’utiliser je regarde ce que je souhaite lire, je trouve un roman qui me donne envie à la FNΔK et je fais l’achat en ligne.
Une fois le paiement effectué, je cherche à le télécharger et rien ne se passe comme prévu, impossible de le télécharger pour le mettre sur mon pc ou ma liseuse.
Je contacte le service après-vente, j’explique mon problème, et là s’instaure un dialogue de sourds. L’on me dit que je dois installer une application, je dis que je n’ai pas l’intention d’installer une quelconque application, que ce que je souhaite c’est télécharger l’epub que j’ai acheté pour le lire… De là l’on me dit oui, mais pour le lire il faut avoir l’application… J’explique que dernièrement j’ai acheté un album musical sur un autre site, que j’ai pu le télécharger intégralement et mieux que ça, si je le perds, je peux y retourner pour le télécharger de nouveau autant de fois que je le souhaite. On me rétorque qu’il me suffit d’installer une application et par le biais de cette application je pourrais lire et je ne sais quoi… Mais merde, j’en veux pas de votre application, c’est l’epub que je veux… Mais justement avec l’application…

Bref, je ne comprends rien !

Ou si, je comprends que j’ai acheté un livre que je ne peux pas télécharger simplement.
J’ai laissé tomber et j’ai perdu quelques euros dans l’histoire.

Acte-2 – Lecteur/graveur cd/dvd
Environ un an après.

Le lecteur/graveur de cd/dvd de mon vieux pc (oui, j’ai toujours eu des trucs de récupération sauf depuis moins d’un an) tombe en panne. Pendant l’heure de déjeuner je vais à la FNΔK proche de mon job et j’en achète un. Arrivé chez moi je coupe la sangle de cerclage en plastique qui entoure l’emballage, j’ouvre et je constate que je me suis trompé sans même ouvrir les sachets plastique, je constate tout de suite que c’est du SATA alors que mon vieux pc est en IDE, je referme la boite.
Le lendemain j’y retourne pour l’échanger et l’on me dit qu’il n’y a que du SATA. Je demande que l’on commande un IDE, non, ce n’est pas possible parce que maintenant c’est que du SATA. Je demande le remboursement et l’on me propose un avoir. Je ne veux pas d’avoir puisqu’ils ne peuvent pas commander ce que je souhaite.
On m’explique que dès lors que le cerclage est coupé ils ne peuvent me faire qu’un avoir, même si rien n’a été déballé à l’intérieur.
Je demande à voir un responsable qui me dit la même chose : cerclage coupé = avoir, cerclage non coupé = remboursement.

Je repars donc avec un avoir.
Le lendemain midi, je retourne à la FNΔK avec l’avoir j’achète le même lecteur/graveur, je ressors du magasin… Quelques minutes après j’y retourne disant que je me suis trompé dans mon achat, le cerclage n’est pas coupé, on me recharge ma CB !
C’est quand même aberrant comme ils sont tordus ! Ha les cons!

Je m’étais dit que l’on ne m’y reprendra plus, et pourtant…

Acte-3 – Carte cadeau

Il y a un an, un collègue part à la retraite, il y a une collecte et comme c’est un client FNΔK nous décidons de lui faire cadeaux d’une carte d’achat à la hauteur de la collecte, ça tombe bien c’est un chiffre rond.
Mais qui s’en charge ?
Une collègue me dit qu’elle a un compte FNΔK mais ne souhaite pas payer avec sa carte.
Pas de souci, je me propose.
Elle se connecte à son compte, fait l’achat et je règle avec ma carte, et là, message d’erreur, paiement refusé.

Comme je suis bon Prince et que j’aime ce collègue, dès mon arrivée à mon domicile, j’ouvre un compte FNΔK… Comme quoi je l’apprécie vraiment (mon collègue, pas la FNΔK).
J’achète la carte cadeau, je paie en ligne… Alléluiaaa !… Le paiement est accepté, je suis près pour partir allumer un cierge. Sauf que je n’ai pas reçu de carte cadeau ???
Bon, je me dis que cela prend peut-être un ou deux jours, je vais patienter.

Au bout de deux jours toujours rien, mais surtout je constate que le prélèvement soi-disant refusé à été aussi prélevé ! J’en ai donc pour deux fois le montant de la carte cadeau, et pas de carte cadeau.
Je vois avec ma collègue pour savoir si elle a reçu la carte sur son compte, puisque le premier paiement a été finalement prélevé. Non, elle n’a rien reçu !
Je commence une discussion avec le ChatBot du site de la FNΔK, Vous savez, le Pop-Up soi-disant doté d’une intelligence artificielle sensé répondre à vos questions. Je vous le dis, son intelligence est plus que virtuelle, par contre sa bêtise est bien réelle. De grâce, arrêtez avec les ChatBots sur vos sites, ils ne servent rien et c’est vraiment de la merde !

J’obtiens un mail, de nombreux échanges de mails, on me contacte même par téléphone… ça dure deux jours et je ne vous compte pas le temps passé. J’obtiens la carte cadeau, mais on me propose encore un avoir pour le premier paiement… Je leur explique en d’autres termes que leur avoir, ils peuvent se le tailler en pointe et se l’introduire où ils souhaitent… Bref je finis par obtenir le remboursement. Pas de geste commercial pour tout le désagrément et temps passé, ça non !

Tout résolu je ferme mon compte et fini, je ne veux plus entendre parler de la FNΔK.

Acte-4 – Cadeau de Noël
Non mais là Sima t’es maso, tu cherches vraiment les emmerdes…
Ha là, j’y suis pour rien.

Nous arrivons à la période des fêtes 2021, Mme Sima, qui m’aime (j’ai la faiblesse de le croire) m’annonce : tu n’auras pas ton cadeau pour Noël car il y a un souci (à cet instant, je ne sais pas de quoi il s’agit ni où elle a commandé).

Ton mielleux :  Ce n’est pas grave mon amour, j’ai déjà le plus beau cadeau que l’on puisse me faire… Ta présence (oui, un peu de fayotage et de flagornerie permet de temporiser).

Début janvier Mme Sima, toute désolée me dit que la vente a été annulée (rupture de stock ou je ne sais quoi) qu’elle n’en a pas été informée et qu’elle a été obligée d’appeler pour le savoir et tout de même outrée car cet appel était tarifé (2,16 € pour 0:05:24). Ce n’est pas une question de prix mais de principe.

Moi : et c’est qui cette boutique de merde qui facture pour connaître d’où vient le problème ?
Je vous le mets dans le mille, la FNΔK ! Ils trouvent le moyen de se faire du fric même quand vous cherchez à savoir d’où vient le problème.

J’espère qu’il n’y aura pas d’acte-5, normalement toute la famille Sima est vaccinée.

Le billet Les aventures de Sima – Sima fuit la FNΔK est apparu en premier chez Sima78.

Dyslexie et autres dys

Les aventures de Sima… Dyslexie et autres dys.

Hé oui, parce que être dys est une aventure !

Un billet sous forme de témoignage car dernièrement j’ai souvent entendu des personnes me donner des conseils alors qu’ils ne connaissent des dys que quelques billets picorés sur le web.
C’est parfois pénible.

Un billet sous forme de témoignage pour démontrer la complexité des dys, que chaque cas est particulier, différent ou divergeant.

Suis-je dyslexique ou est-ce une autre forme de dys ? J’aime dire « dyslexie mineure »  comparée aux autres formes de dys. Dans ce billet je vais tenter de vous la décrire pour cela l’on devra passer par mon historique, mon enfance, comment cela fût perçu à une époque où l’on était soit bon ou nul à l’école, une époque où rien n’était diagnostiqué, où nous étions catalogués… La situation n’a pas vraiment changé, même s’il existe des orthophonistes surchargés. Alors je vais parler de moi, ma dys, et de ma vision de la langue française, sa lecture, son écriture, son orale… Bref, mon vécu.

Avant tout, qu’est qu’être « dys » ?

FFDYS
(…)
On regroupe ces troubles en 6 catégories :
• Les troubles spécifiques de l’acquisition du langage écrit, communément appelés dyslexie et dysorthographie.
• Les troubles spécifiques du développement du langage oral, communément appelés dysphasie.
• Les troubles spécifiques du développement moteur et/ou des fonctions visuo-spatiales, communément appelé dyspraxie.
• Les troubles spécifiques du développement des processus attentionnels et/ou des fonctions exécutives, communément appelés troubles d’attention avec ou sans hyperactivité.
• Les troubles spécifiques du développement des processus mnésiques.
• Les troubles spécifiques des activités numériques, communément appelés dyscalculie.
(…)

Et un Dyslexique ?

ATILF
DYSLEXIE, subst. fém.
MÉD. et usuel. Troubles rencontrés dans l’apprentissage de la lecture en l’absence de déficit sensoriel et intellectuel et de retard scolaire, caractérisés par la confusion de certaines lettres, l’inversion de syllabes et des substitutions de mots entraînant des troubles de l’écriture et des troubles dans l’apprentissage de l’orthographe.

Wikipédia
(…) La dyslexie est un trouble dont les causes ne sont pas suffisamment éclaircies et qui fait l’objet de nombreuses études et débats. Dans ce contexte, définir et diagnostiquer précisément la dyslexie reste un sujet de controverse. (…)

FFDYS
(…) Il s’agit d’une altération spécifique et  significative de la lecture (dyslexie) et/ou de la production d’écrit et de l’orthographe (dysorthographie). (…) La déficience liée à la dyslexie est d’intensité variable selon les individus.

Tous les dys ont une histoire différente

Alors je raconte la mienne.

Je ne pense pas que l’histoire de chacun soit un déclencheur d’une forme de dys, par contre je suis persuadé que ce peut être un facteur agravant ou améliorant.

La famille
Des parents aimants, plus que des parents des amis. Aucun sujet tabou, l’on pouvait discuter de tout. Pas de sexisme, tout le monde à la même enseigne ! Lors des tâches ménagères (ménage, cuisine, vaisselle, mettre et débarrasser la table, etc.) tout le monde y participait, moi, ma sœur, mon frère, mon père et ma mère. Pour les jeux de fratrie il en allait de même (nous avons joué ensemble à la poupée, la dînette, circuit 24, lance-pierre, fabriqué des flèches polynésiennes…). Et puis les livres… il y a toujours eu des livres dans la maison, c’était même les cadeaux de noël et d’anniversaire. Des livres et des math, notre père adorait nous faire des jeux, énigmes, liés aux math (pas des exercices, des jeux). Bref, une enfance heureuse et aimante ! Ma façon de m’exprimer n’était pas jugée, on me reprenait de temps à autre toujours avec le sourire, on trouvait mignon lorsque je disais « Astérisk et Obélisk », « Tintin et Limou » et autres inversion de lettres, de voyelles ou de syllabes. Il faut dire que lorsque l’on est dyslexique, l’on est les champions du monde des ironèmes [1].

Scolarité d’un dys.
Jusqu’au CM1, j’étais catalogué comme celui qui ne sait pas lire, ni écrire.
À partir du CM1, j’étais devenu un sujet curieux, puisque j’étais excellent en math (heu pardon, en calcul) et en science naturelle. Donc si j’arrivais à résoudre les problèmes c’est que je comprenais les énoncés, donc quelque part je savais lire et comprendre. Par contre à la lecture à haute voix ou à l’orthographe j’étais toujours une catastrophe. Donc, de celui qui ne sait pas lire je suis passé au fainéant qui ne fait aucun effort pour lire, écrire ou parler correctement.
Par la suite ma scolarité a été chaotique. Paradoxalement je me suis retrouvé avec un an d’avance en lycée professionnel (ça s’appelait CET à l’époque), ce n’est pas ce dont je rêvais faire mais l’on m’a orienté sans vraiment me laisser de choix, on ne savait pas quoi faire de moi. Au CET, j’ai été viré pour sur des raisons fallacieuses, un ou deux mois avant de passer mon BEP d’électricien.
Trop jeune pour travailler, hâte de quitter le système scolaire j’ai opté pour un CAP (en deux ans au lieu de trois à l’époque) de mécanique moto, vu qu’en plus de pratiquer les arts martiaux je faisais du moto cross depuis l’âge de 14 ans et bricolais mes bécanes de compètes (j’avais déjà des compétences en mécanique). Comme quoi j’avais hâte de quitter le système scolaire.

Ma dys et mes potes.
Que dire ? On se connaît depuis l’école primaire et nous sommes toujours amis, d’autres ont rejoint le cercle à l’adolescence ou jeune adulte, ils n’ont jamais décelé ma dys ou ne se sont jamais posé de question, nous avons vécu des moments de bonheur et fait des conneries ensemble. Quand des décennies d’amitié vous lient, le mensonge n’existe pas et ne peut exister, on ne triche pas entre-nous. Nous nous acceptons les uns et les autres, tels que nous sommes. Je n’ai jamais ressenti le besoin d’en parler dans ce cadre-là tant nos relations sont naturelles, simples et sincères. J’ai eu une enfance toujours entourée de copains, ne me suis jamais senti exclu. Une adolescence et une vie de jeune adulte tout aussi normale que ce soit dans les flirte puis ma sexualité avec des joies et des déceptions, bref d’une grande banalité.

Professionnellement,
Partie du plus bas en mécanique moto puis auto, j’ai suivi de nombreuses formations internes en automobile (j’ai eu la chance d’être dans un grand garage filiale à l’époque de SODIAM [Fiat], SOVERDIAM  [Simca, Talbot, Chrysler, Peugeot, Sunbeam]) pour arrivé P3 très jeunes. Puis un jour j’ai décidé de changer radicalement de métier, agent d’accueil dans un musée, nouveau départ tout en bas de l’échelle, j’ai suivi les formations internes proposées, j’ai également suivi des cours de botanique durant 2 ans (je me suis même intéressé au latin et au grec), pour finir à un poste de management de deux équipes. J’ai gravi les échelons simplement en passant des concours, parfois le sentiment d’en avoir passé certains pour rien puisqu’à un moment on m’a bloqué, je me suis retrouvé au même niveau que d’autres qui ont gravi sans passé de concours, tant meiu pour eux. Mais bon j’ai continuer mon chemin, je n’ai jamais eu de grandes ambitions, ou la seule c’est d’être heureux avec ceux que j’aime.
Ça n’a pas été non plus un long fleuve tranquille, étant militant syndicaliste, j’ai eu parfois une cible dans le dos, des menaces de mutations, pas mal de bâtons dans les roues…
Finalement je m’en suis sorti pas trop mal, aucun des enseignants que j’ai eu lors de ma scolarité auraient misé le moindre centime sur un tel outsider. J’étais à leurs yeux un âne parmi les chevaux de courses. Peut-être est-ce pour cela que j’adore les ânes 🙂
Bref, une vie très banale, rien d’extraordinaire.

Quel rapport entre ma dys et ma vie ?
Concrètement, je ne sais pas s’il y en a, mais j’ai tendance à penser que si j’ai eu la chance d’avoir une enfance heureuse, d’être entouré dans le cadre familial et amicale de personnes que j’aime et dont je pense que c’est réciproque ont peut-être aidé à amoindrir les conséquences, car si je m’en étais tenu qu’au jugement scolaire et que mon entourage l’aurait soutenu… Je n’étais qu’un cancre effronté, pas bon à grand-chose, celui qui ne fera jamais rien de sa vie. Je pense donc que l’entourage, les rencontres amicales et professionnelles peut avoir un impact améliorant ou aggravant.

Jeune papa, j’ai adoré lire des histoires à mes enfants… Comment est-ce possible ? S’agissant de contes pour enfants faciles à retenir, je les connaissais par coeur et donc la relecture, même à haute voix était plutôt fluides.

Dyslexie et dysorthographie

En se basant sur les manifestations et répercussions décrites par la FFDYS on va se rendre compte de la particularité de ma dys, s’agit-il de dyslexie ou d’une autre forme de dys, même si j’ai été diagnostiqué dysléxique, en tout cas c’est la forme qui s’en rapproche le plus.

Manifestations

  • Difficulté à identifier les mots : S’il s’agit d’un mot que je découvre, même si j’en devine le sens, j’ai besoin de vérifier sa définition et ses usages (quand je lis, j’ouvre dans « Carnet« , app smartphone, une note sur le livre que je lis et j’y mets toutes les questions que je me pose, çà ne m’est pas pénible, j’aime faire ça).
  • Difficulté à lire sans erreur et de manière fluide : à voix haute c’est très pénible pour moi et pour l’oratoire, presque une souffrance, je bute sur tous les mots. Étonnamment, sans que cela s’explique, si je lis silencieusement, dans ma tête, c’est fluide (je ne m’explique ni pourquoi ou comment, c’est comme une musique, c’est sans doute pour cela que j’aime la poésie, pour les Haïkus c’est différent[2]). Il existe une police spéciale pour les dyslexiques. J’ai testé, elle ne m’apporte rien, comme quoi toutes les dys ne se ressemblent pas.
  • Difficulté à découper les mots dans une phrase : Je ne comprends pas cette phrase… en lecture à voix haute je découpe bien les mots, trop même, j’en découpe même les syllabes.
  • Lenteur exagérée de la lecture : à voix haute, comme je l’ai dit, c’est lent, pénible je bute sur presque tous les mots.
  • Difficulté de compréhension des textes : ça dépend ! Lorsque je lis silencieusement j’ai une bonne compréhension du texte… Sauf en cas d’écriture inclusive (point médian, point bas, ou tirets mais aussi dans d’autres fioritures), je suis obligé de relire plusieurs fois la phrase pour la comprendre, au bout deux ou trois phrase je décroche et abandonne, comme si je lisais à haute voix (pénible et insurportable). Dans le cas où on alourdit le texte en multipliant les termes masculin/féminin, s’il y en a trop, je me perds dans le texte, ceux qui mettent à tout long de texte des (tous et toutes, manifestants et manifestantes, bref la nécessité à chaque fois de préciser le masculin/féminin), me perd complètement. Des phrases très longues sans ponctuation aussi (plusieurs lignes). Par contre la féminisation des substantifs ne me perturbent pas (écrivain/écrivaine) même si parfois je trouve cela étrange pour certains substantifs « auteur » car personne ne se met d’accord s’il faut dire auteure ou autrice, j’ai lu les deux, plus étrange j’ai lu « les maires et mairesses ont défilé », pour moi maire est une fonction, et n’étant pas totalement idiot je me doute qu’il y a des femmes et des hommes, mais surtout, s’agissant d’une fonction, je me contre-fiche de savoir quel sexe il y a derrière une fonction, c’est la compétance qui m’intéresse. Mais la féminnisation des substantifs ne me dérange pas plus que cela si ça n’alourdit pas inutilement le texte.
  • Écriture lente et difficile, parfois illisible (dysgraphie) : J’étais une catastrophe pendant tout ma scolarité, j’aime écrire, j’écris beaucoup pour moi-même, à force je pense que je m’en sors pas trop mal. C’est un peu comme une gymnastique. J’ai essayé d’écrire en inclusif, j’ai fait des tentatives, des efforts, mais non, je n’arrive pas à faire les accords, ça m’est incompréhensible.
  • Nombreuses fautes d’orthographe, certaines phonétiquement plausibles, certaines aberrantes : Oui des fautes d’orthographe malgré mes efforts persistant, des phonétiques également et j’ai envie d’en ajouter une supplémentaire… Lorsqu’un mot ne me vient pas, je peux y substituer un synonyme pas forcement le plus approprié. Idem à l’oral, si je sens qu’un mot va sortir avec syllabes dans le désordre je le remplace par un autre plus simple à dire (ça se passe en une fraction de seconde dans ma tête).
  • Fatigabilité importante liée à l’activité de lecture et d’écriture : Je ne pense pas avoir de fatigabilité en lecture intérieure, pour l’écriture, je dois écrire régulièrement, comme une gymnastique dit plus haut.

Répercussions

  • Mauvaise tenue des cahiers scolaires. Sont souvent incomplets, illisibles et incompréhensibles, ce qui entraîne des difficultés à étudier les leçons et faire les devoirs : C’est tout à fait ça, sauf la difficulté d’étudier, je pense que la pédagogie de mes parents, surtout mon père, était mieux adapté et j’ai toujours aimé apprendre, si je ne faisais pas mes devoirs, par ailleurs je m’en inventais qui n’avaient rien à voir avec ce qui m’était demandé[3]. Les formations internes professionnelles m’ont aussi paru plus adaptées.
  • Difficultés de lecture et d’écriture ne permettant pas d’accéder naturellement à l’information : j’ai déjà plus ou moins répondu plus haut, j’ai beaucoup moins de difficulté que dans d’autres forme de dys.
  • Absence de goût pour lire et écrire : étonnamment, ce fût l’inverse pour moi, j’ai toujours aimé lire interieurement et j’ai pris goût à l’écriture tardivement, même si je n’ai pas une écriture d’écrivain.
  • Difficultés d’apprentissage dans de nombreuses matières (les matières littéraires sont les plus affectées, les matières scientifiques aussi peuvent l’être de par les difficultés de compréhension des énoncés.) : Si j’avais un sérieux retard sur certaines matières (géo, histoire, etc.) je me maintenais en sciences naturelles, on dit SVT maintenant, et j’étais plutôt en avance sur les maths… Bon au sport j’ai toujours été au top, mais c’est une matière qui paraît-il compte peu.
  • Problèmes de compréhension des sujets écrits aux examens, de la production d’une copie lisible et correctement orthographiée, et du temps mis pour l’écrire : J’ai toujours douté sur mes productions écrites, sans que cela me traumatise.
  • Résultats scolaires pas à la hauteur des efforts fournis : très disparate, à part pour les math, très bonnes notes, SVT dans la moyenne, tout le reste oscillait entre 0 et 5 sur 20. au sport j’étais au top, mais bon…
  • Scolarité plus difficile avec risque de redoublement, interruption de la scolarité ou orientation vers une formation moins ambitieuse que ses capacités intellectuelles seraient en droit de lui autoriser : on peut le dire comme ça, scolarité compliquée, orientation d’office décidé par l’éducation nationale.
  • Difficulté à gérer des situations où il est nécessaire de lire ou d’écrire (CV, petites annonces, tests d’embauche …) : là aussi je trouve que je m’en sors pas trop mal.
  • Fragilisation psychologique : Pas me concernant, mais peut-être est-ce dû au fait d’avoir toujours été bien soutenu par mes parents, bien entouré par mes copains, sans tabou, sans jamais se sentir jugé…
  • Estime de soi diminuée : Je ne sais pas.

On constate que les dys c’est compliqué et très varié.

Maintenant que je suis adulte, en fin de carrière et faisant le point sur ce que je suis aujourd’hui. Ce qui  a contribué à ce que je suis, est la combinaison de plusieurs facteurs :

L’entourage familial, les potes (je ne me suis jamais senti isolé), unefamille et des potes exeptionnels, des collègues de travail avec qui je me suis généralement bien entendu… Mes potes n’étaient pas les premiers de la classe, ni des fayots et pourtant loin, très loin d’être idiots, dotés d’une intelligence que le système scolaire ne sait pas capter (pas la faute des enseignants mais du système scolaire), dommage on perd des compétences dès l’enfance.  Le fait aussi que depuis l’enfance j’ai toujours été considéré comme une pipelette malgré mes fautes d’élocution, être bavard est une bonne chose pour un dys sauf à l’école (en classe, passe son temps à bavarder, perturber, quand il ne contemple pas le paysage par la fenêtre) sans être un grand extraverti, je n’ai pas été un introverti.

Deux enseignants, l’un en 6è/5è qui un jour m’a dit : si tu ne faisais pas autant de fautes de grammaire, conjugaison, d’orthographe, tu aurais d’excellentes notes de français car tu as beaucoup d’imagination, plus que beaucoup, je sais que tu lis, continue de lire et surtout essaie d’écrire (le plus beau et unique compliment que l’on m’ait fait à l’école, et c’est de là que m’ait venu le goût de l’écriture, tant bien que mal), puis un autre en CET qui a fait le nécessaire pour me faire passer des classes CAP à celles BEP dès le début d’année (Tu n’as rien à faire ici, il faut que tu passes sen BEP). J’ai envie d’en rajouter une troisième, une enseignante dont je n’ai jamais été dans sa classe et qui savait que je n’étais pas l’élève idéal, tout se sait dans une école primaire, et pourtant… Lors des récréations ou à l’extérieur (elle habitait le même quartier) quand je la croisais elle est toujours venu vers moi, me parler, des mots gentils… J’ai toujours ressenti de l’affection de sa part, me sentir aimer par un enseignant, et moi aussi j’ai sympathisé avec elle, j’aimais lui parler… Je la nomme, c’était Mme Rousseau du CE1.

Le sport, j’ai fait du karaté très jeune dans une école très traditionnelle où nous faisions aussi de la méditation, des katas sous la neige (plus le temps était pourri, plus nous étions dehors), puis à 18 ans j’ai fait du Full-contact (boxe américaine appelé aussi kick-boxing) pour en devenir prof quand j’étais adulte, du moto-cross de 14 à 19 ans, et beaucoup joué aux échecs… cela m’a apporté beaucoup, prendre du recul, ne pas stresser, être posé et calme.

Voilà, ce long billet se termine, j’espère vous avoir éclairé sur la diversité des dys, que ce n’est parce que l’on est opposé à l’écriture inclusive que l’on est sexiste, patriarcal, machiste. Désolé, mais c’est un fait ! et je pense que c’est valable pour tous les autres qui ont une dys plus complexe que la mienne et qui n’ont peut-être pas la même possibilité d’expression.

Si j’ai croisé de vrais cons parmi les enseignants je ne leur en veux pas, ils n’étaient pas informés à l’époque sur les dys (moi-même je ne savais pas que j’étais dys), et aujourd’hui, s’ils sont mieux formés, ils font de leur mieux dans un système scolaire qui n’est pas adapté aux différences mais plutôt dans l’uniformité. Il faut rentrer dans le moule.

Si vous avez vous-même un enfant dys, il faut savoir être patient, à l’écoute et ne jamais douter de ses compétences.

Hééé Sima, je suis un magicien ! Que dirais-tu si d’un coup de baguette je t’enlève ta dys ?
Bah… J’aimerais tant lire à haute voix comme d’autres le font et que j’aime écouter… Mais non, ma dys et moi on vit ensemble depuis tant d’années et je pense qu’elle m’a apporté aussi de bonnes choses comme savoir bien m’entourer, vite repérer les gens qui ne m’intéressent pas, j’ai donc rarement été déçu… Non merci, je garde ma dys. je peux comprendre que ce ne soit pas pareille pour d’autres dys.

PS: Moi et mes potes, nous nous disons, que nous nous en sommes pas trop mal sorti.

Pour finir je vous invite à lire l’article « Des essais avec Open-dyslexic » accompagné d’une vidéo que j’ai mise ci-dessous, sur « Restez Curieux« . Cyrille Borne est un enseignant que je suivais déjà sur son blog historique, j’espère qu’il ne m’en voudra pas pour ce que j’ai dit des enseignants.

Cadeau: une chanson de Buzy « Dyslexique ».

Le billet Les aventures de Sima – Dyslexique et autres dys est apparu en premier chez Sima78.

Note(s)

  1. ^ Définition par Cdl#ironème:
    c’est un jeu de mots, mais reposant sur:
    – certaines figures préférentiellement,
    – une vocation poétique & imaginaire,
    – une fréquence, une itération,
    – une prétention de rupture discursive (c’est un anti discours),
    – un horizon de composition d’un autre monde, le monde d’à côté,
    – une certaine retenue pour éviter les gros effets,
    – une recherche d’économie linguistique (on réduit l’ironème à sa plus brève expression).
    Ébauche, épure, esquisse poétique de subversion langagière.
    https://framapiaf.org/@etienne_cdl/2831975
  2. ^ Quand je lis un haïku je ne le ressens pas comme un poème, même si je sais que c’est poétique. Je le ressens comme une photographie artistique, un instantané saisi, un instant d’un présent figé, avec en plus des ressentis de son, de lumière, d’odeur… . Exemple d’un classique de Bashô : Ah ! Le vieil étang, Une grenouille y plonge, Le bruit de l’eau.
  3. ^ Pour exemple je me souviens qu’alors nous avions eu un devoir de trains se déplaçant de gares en gares, sa vitesse, nous venions d’apprendre à calculer la vitesse, le temps… Dès rentré chez-moi j’ai jeté mon cartable au fond de ma chambre, rien à foutre du cahier de texte et des devoirs, et j’ai ouvert une encyclopédie pour connaître la circonférence de la terre au niveau de l’équateur et calculer la vitesse de rotation de notre planète en km sur 24 h, vitesse qui me parut pharamineuse, puis la vitesse de notre planète autour du soleil en un an en km/h. Ça me semblait tellement vertigineux que je suis allé voir mon père avec mes calculs.

La joie de donner gout a la lecture

La joie de donner goût à la lecture

Houlà, mais mon prochain billet ne devait sortir que mercredi prochain, tant-pis, c’est Noël et je suis content!

Le lendemain de Noël je reçois un coup de fil et…

– Non mais là, Sima, reprend tout depuis le début, sinon personne ne va rien comprendre !
– Ok, je fais donc un « flash-back »

Retour en arrière…

Pour les vacances de cet été nous n’avions pas fait de réservation, l’incertitude à la situation sanitaire, frontières fermées ou pas, bref nous n’avions rien prévu.
finalement les frontières sont ouvertes, juste besoin du pass sanitaire, mais pas de location, pas d’anticipation, rien de prévu.
C’est alors qu’une amie bolivienne m’appelle et me dit :

Sima, je pars pendant cinq semaines en Bolivie avec mes filles, mon appartement est grand et vide, si tu veux tu peux y venir, il y aura juste ma sœur deux jours par semaine qui occupera ma chambre, mais il reste suffisamment de place pour vous, il reste trois chambres de libres.

D’accord, mais est-ce vraiment possible ? Car si nous venons il y aura Ricky avec nous ?

Ouvrons une parenthèse ici : Ricky est notre chat et notre amie a une véritable phobie des chats, s’il y a un chat sur le trottoir elle en change pour ne pas le croiser.

Alors je reprécise :

Es-tu vraiment certaine ? Même avec Ricky?

Oui, l’an passé lorsque nous avions déjeuner ensemble à ta location, c’était la première fois que j’approchais de si près un chat et je l’ai même caressé un peu. Ricky fait partie de vous et il est aussi le bienvenu.

Bref, nous avons passé d’excellentes vacances, et avant de partir je suis passé dans une librairie pour lui acheter un livre que j’ai emballé dans du papier cadeaux et posé en bonne position bien visible sur l’un des meubles du salon.
Il s’agissait de « Neko Café » de Anna Sólyom la traduction française est « Derrière la porte du café des chats ». Je ne vous fais pas le résumé du livre, ce n’est pas le sujet et Iceman l’a très bien fait dans « Littérature – Derrière la porte du café des chats d’Anna Sólyom (2020) »

Donc quelques mois ont passé et nous en étions donc là quand le lendemain de Noël je reçois un coup de fil :

Salut Sima, meilleurs vœux et patati et patata… (Je ne vais tout de même pas vous retransmettre toute notre discussion mais juste ce qui est lié au titre du billet). Tu sais Sima, je ne lis jamais, pourtant mes sœurs et mon père lisent beaucoup, mais moi jamais et lorsque j’ai découvert ton livre, dans un premier temps je me suis dis que je ne le lirais pas… Puis j’ai lu et relu la carte que tu m’avais glissé dans le livre et qui disait « Tu as caressé Ricky il s’est laissé faire, un contact s’est lié, ce livre peut-être te réconciliera-t-il avec les autres chats et qui sait ? Peut-être en adopteras-tu un ? Bonne lecture ! ». J’ai donc commencé la lecture sans pouvoir m’arrêter jusqu’à la fin, moi qui ne lis jamais et j’ai adoré l’histoire. Cela m’a donné envie de lire d’autres livres et me suis inscrite à la bibliothèque où j’ai emprunté des livres. Si tu as des suggestions, je suis preneuse !

Je lui ai suggéré « Ha llegado el momento de volver a encender las estrellas » qui est la traduction en espagnole de « Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Virginie Grimaldi.

Oui aussi un livre léger, facile à lire, plaisant, une histoire à trois voix, celle de la mère et de ses deux filles…

Méfiez-vous des livres que l’on dit léger, il faut savoir y découvrir la profondeur.

Soit, sa phobie des chats n’est pas totalement résorbée (sauf avec Ricky, bon je me la pète, il est adorable comme son maître, bon il a détruit toute la déco du sapin de Noël qu’il a aussi fait tomber, mais son maître à fait des conneries un peu plus grave dans sa jeunesse, il faut que jeunesse se fasse) alors ce qu’elle m’a dit par téléphone et lui avoir donné goût à la lecture est l’un de mes beaux cadeaux de ce Noël.

Sima78 – son Bilan 2021 et bonne année

Sima78, son Bilan 2021 et bonne année !

Ha, j’adore parler de moi à la troisième personne… Cela m’auréole d’un certain prestige.

Comme il est de coutume, je vais faire le bilan sur l’année passée.

Je vais tenter de passer en revu ma « dégooglisation« , où en suis-je vis-à-vis les autres GAFAM, qu’en est-il de la maîtrise de mes données.

Suis-je blanc comme neige dans mon comportement ? Ou y a-t-il des contradictions entre ce que ce que je souhaite être et mon comportement ?

Bilan.

Sima78

  • Le Blog Sima78
  • Mon serveur – Auto-hébergement

Sima78 – les GAFAM et le web

  • Smartphone
  • Réseaux sociaux – communication – groupes
  • Messagerie
  • Achats
  • Navigation Web

Sima78 et le reste.

  • Le Taf
  • Au quotidien
  • L’associatif
  • Divers

Le Blog Sima78

J’ai profité de changer de serveur pour passer sous Yunohost si au tout début alors que je découvrais les nouveautés j’ai eu quelques soucis pour migrer mon blog depuis mon ancien serveur, là, tout fonctionne normalement… Quelques petits bugs dus à la jeunesse de Yunohost, mais cela me convient et il s’agit vraiment de gogues mineurs.

Le blog est toujours sous Dotclear, j’y suis fidèle. Je suis pour la diversité des CMS, ne pas rentrer dans l’uniformité des blogs.

J’utilise un « template » très peu personnalisé, par paresse ; le moins possible de plugins.
Je n’ai pas d’outil d’analyse, c’est un choix, alors qu’il fût un temps où j’utilisais Piwik.

Depuis septembre, le passage définitif sur le nouveau serveur, je tiens la cadence d’un billet par semaine, ce qui est un exploit. Depuis la thématique a également évolué, je parle moins de logiciel libre, moins de tutoriels. Si je souhaitais à la création de ce blog un espace impersonnel, depuis septembre, un peu avant même, j’ai décidé de le rendre plus personnel, plus intime, un blog qui me ressemble plus… Même si je l’avoue, je ne me lâche pas encore dans mes billets, une certaine pudeur persiste, voire parfois de l’autocensure. Tiens, l’autocensure, une idée pour un prochain billet. Cela dit, je prends tout de même du plaisir à écrire et me suis jamais retrouvé dans l’angoisse de publier à tout prix un billet, je suis assez pragmatique, la semaine où je n’aurais pas de sujet, je ne publierai pas.

Je n’ai pas énormément de commentaires, ce doit être proportionnel au nombre de visiteurs. Là où j’ai le plus de commentaires, c’est dans les indésirables. Mon blog est plus visité par les Bots que par les humains. 🙂 Par contre, étrangement j’ai plus de mails perso concernant mes billets.

Mon serveur – Auto-hébergement

J’avais une vielle machine de récupération qui me servait de serveur sous Debian. Madame Sima en avait assez de l’entendre ronfler à longueur de journée, il faut reconnaître qu’il faisait beaucoup de bruit et même les démontages mensuels pour le dépoussiérer n’avaient plus d’effet. Nous avons investi sur un petit pc, sans ventilateur, disque SSD et qui consomme beaucoup moins. Il est vrai que depuis, nous n’avons plus besoin de monter le volume de la télé pour suivre une émission.
Il est sous Debian avec la couche Yunohost. il héberge ce blog, mon Nextcloud, un pad, un Peertube.

Si mes contacts et mon agenda sont bien auto-hébergés, je n’ai jamais souhaité en faire autant avec la messagerie.
Seul regret, Geneweb que j’utilisais pour la généalogie ne fait pas partie des applications Yunohosts, je vais devoir installer Webtrees en attendant. Je pourrai très bien l’installer à la « mano » mais pas certains que cela soit compatible avec les mises-à-jour de Yunohost et je tiens à garder une certaine cohérence sur mon serveur.

Sima78 – les GAFAM et le web

Les années précédant j’avais déjà publié des billets sur le sujet, ce début d’année 2022 est l’occasion de faire un point.

Smartphone

Toujours sous androïd, j’ai déactivé et/ou enlevé tout ce que j’ai pu. J’utilise F-Droïd et principalement des applications libres.
Il faut dire que j’utilise mon smartphone de façon très basique et j’ai donc besoin de peu d’applications. Il me sert essentiellement à téléphoner, envoyer recevoir des messages sous des formats variés, synchroniser mes contacts et agenda et à me donne l’heure me réveiller le matin aussi.

Les applications :

  • Brave pour la navigation web (oui je sais, ils ne sont pas clairs concernant leur licence).
  • Silence
  • Signal
  • Telegram
  • Element
  • Tusky
  • Tâches
  • Carnet
  • Nextcloud (client)
  • KeePassDX
  • VLC
  • Une calculatrice
  • PDF Viewer
  • Editor (éditeur texte)
  • Sudoku
  • DroidFish

Je n’utilise pas mon téléphone pour les mails car j’ai de nombreuses messageries et n’ai pas envie de les configurer, je me rends compte que ça ne me manque pas.

Passer à LineageOS me tente surtout depuis qu’à Root66.net plusieurs téléphones d’adhérents ont sauté le pas et que ça fonctionne bien. Affaire à suivre.

La nuit je le mets en mode « avion ».

Réseaux sociaux – Communication – Groupes

Je n’ai pas de compte Facebook ni Twitter. Je vais juste sur Mastodon. J’avais un compte dans la framasphère que j’ai laissé mourir.
La majorité de mes contacts et groupes est répartie sur deux réseaux, Signal et Telegram. Ce qui est intéressant c’est qu’une grande partie de ceux arrivés sur Telegram sont des personnes qui ne voyaient que par WhatsApp. Très peu de personnes sur Element, dommage, je trouve que c’est un bon réseau.
Les notifications des groupes, qu’ils soient sur Signal ou Telegram sont désactivées.
Je ne suis pas un addict aux réseaux sociaux, je préfère le mail, Signal, Telegram, Element.

Messagerie

Comme je l’ai dit plus haut, elle n’est pas auto-hébergée.

J’utilise plusieurs adresses mails, par thématiques : la mienne (prénom et nom), celle de Sima78, une pour mes échanges politiques et revendicatives, et quelques autres poubelles (achats, obligation de valider par mail, etc.). Ha j’allais oublier, et celles fournies par mon FAI.

J’utilise comme client Gnome-Evolution, sauf sur l’un des pc sur lequel j’utilise Thunderbird.

J’échange beaucoup plus par mail sur diverses listes que par le biais des réseaux sociaux… Heu, réseau social, je suis que sur Mastodon.

Achats en ligne

C’est ici où le bât blesse.
Si j’essaie généralement de commander directement sur le site de la boutique qui m’intéresse, lorsqu’elle existe, il m’arrive encore de commander chez Amazon ou Ali-express.
J’essaie de limiter mes achats en ligne, je ne vais pas au Drive et pour le quotidien j’achète proche de chez-moi. Les livres je les achète chez un ami libraire proche de chez-moi aussi. Il faut dire que je n’ai pas besoin de faire beaucoup de kilomètres pour trouver la grande partie de ce dont j’ai besoin.

Navigation Web

J’utilise Firefox, comme moteurs de recherches j’ai par défaut Mojeek mais j’aime bien aussi SearX qui est un méta moteur, il m’arrive d’utiliser DuckDuckGo. Dire que je n’utilise jamais Google ce serait mentir, mais j’y vais le moins possible. Je vais aussi sur youtube. Je n’utilise pas Spotify et pas fan non-plus de podcast.

Je me tiens informé des blogs et site que j’aime via leurs flux RSS, non, je ne m’abonne jamais à la lettre d’information, ou très très rarement.

Ce qui m’agace :

  • Les popups qui s’ouvrent en pleine navigation et vous invitent à vous abonner. Je sais trouver tout seul le lien RSS, ou le lien abonnement si j’en ai envie.
  • Les bandeaux pour accepter ou refuser les cookies (certains ont une icône « tout refuser », d’autres il faut faire défiler, il y a ceux qu’il faut cocher cases par case pour tout refuser ou la majorité). Ça c’est vraiment le truc qui me met les nerfs.
  • Les sites où il faut soit payer, ou tout accepter pour y accéder. Je n’y vais tout simplement plus ! Dommage je suivais quelques blogs sur Canalblog, tant pis pour eux.

Cela-dit, je ne suis pas contre le fait de payer quand cela m’intéresse, (exemple : je suis abonné à Médiapart entre autres).

Sima78 et le reste.

Le Taf
Je suis Linux et utilise que des logiciels libres, donc du tout libre, enfin, je l’étais totalement jusqu’à l’arrivée de la COVID. Nous sommes sous Renater mais beaucoup de responsables ont organisé des visioconférences via Zoom, puis ont m’a obligé à avoir un compte Teams alors qu’on s’en est toujours passé avant et on travaillait pas moins bien. Alors que j’utilisais Dolibarr depuis des années pour la gestion et que ça fonctionnait très bien, il y a eu un marché public et j’ai dû installer Citrix pour accéder à la plate-forme de gestion.

Mon smartphone pro est totalement sous Android, pas de F-droid… Il est toujours éteint en dehors de mes heures de travail, tout comme je ne vais jamais sur ma messagerie pro lorsque je ne travaille pas.

Dans mon service il y a certains PC sous Linux, mais je ne donne pas longtemps avant qu’ils passent tous sous Windows.

Au quotidien
Tous nos PC sont sous Linux, sauf celui de mon fils, il n’a pas le choix l’école lui impose certains logiciels propriétaires.
Cela fait déjà longtemps que je ne dépanne plus les amis ou voisin qui ont des problèmes avec leur PC sous Windows. J’avais écrit un billet sur le sujet : Je ne suis pas le gentil gars qui s’y connaît en informatique.

L’associatif
Je suis adhérent à Root66.net, je contribue avec mes modestes connaissances à la promotion du logiciel libre, en tenant des permanences, en faisant des présentations publiques, en participant à des réunions – cinés-débats – forums, en proposant des formations d’initiation à la ligne de commande, etc.
J’y prends vraiment du plaisir et y fait de belles rencontres.

Divers
Mes contributions financières pour l’année 2021 : Wikipédia, La Quadrature du Net, Framasoft, APRIL. Chaque année le nombre de soutiens et les montants varient en fonction de mes moyens, l’année 2021 a été un peu difficile.

Jeux, je ne suis pas gamer, à part les jeux de plateau en famille. Sur PC je n’ai jamais été très gamer à part des jeux FPS, je me fais de temps en temps un AssaultCube contre la machine ou en réseau.

Je pense avoir fait le tour du bilan 2021, je ne suis pas totalement « dé-gafamisé » mais j’avance…

Lecture : Alors que depuis juillet 2016 à fin décembre 2020 je lisais en moyenne presque 3 livres par mois, j’avais fait la moyenne (2,83/mois)… Pour cette année 2021 je n’ai lu que 15 livres, a peine plus de 1 par mois.

Pour cette nouvelle année, je vous ai écrit votre chiffre porte-bonheur! photographiez-le et regardez-le dans un miroir… Je me suis appliqué pour vous!

Séquence de chiffres stylisés « 9679111 » en typographie noire sur fond blanc, conçue comme un ambigrame révélant un message surprise lorsqu'on la regarde dans un miroir.
Création graphique originale de Sima78 – Un ambigrame astucieux jouant sur la symétrie des chiffres pour dissimuler un message personnel, lisible uniquement par réflexion dans un miroir.

Le billet Blog – Sima78 et son Bilan 2021 et bonne année est apparu en premier chez Sima78.

Recette de la Paella Valenciana – Non il n’y a pas chorizo

Recette de la VRAIE Paella Valenciana. Non, il n’y a pas chorizo.

Un sujet qui me tient à cœur. C’est un cri !

La Paella n’est pas un plat national, seul Franco l’a souhaité comme tel, il s’agit d’un plat régional.
Un plat de la région de Valence, la Paella est Valenciana.
Voyons ce que l’on voit dans une Paella en France : des moules, des crevettes, du chorizo…

Bref rien à voir avec la Paella Valenciana !

Vous saurez tout ou presque sur la Paella.

Paella valenciana au riz safran avec haricots verts et légumes, en cours de cuisson dans une grande poêle à paella noire sur feu de bois.
Paella valenciana traditionnelle – Riz au safran, haricots verts plats et garnitures mijotant dans la poêle caractéristique, selon la recette originaire de la région de Valence, en Espagne.

Moi Sima, j’adore avec du chorizo.
Ha non ! C’est de la provocation, une profanation !

Alors qu’est-ce que la Paella ?

Il s’agit comme je l’ai dit d’un plat régional et donc les ingrédients ne peuvent être issus que de cette région et à condition de respecter les ingrédients de bases.

La Paella est Valenciana !

Il s’agit d’un plat de terre, donc pas de fruits de mer, mais pas non-plus de charcuterie donc surtout pas de chorizo !

Un Espagnol qui voit du chorizo dans une paella, c’est comme si un Français va dans un restaurant espagnol, voit qu’à la carte il y a du cassoulet, et que ce dernier est servi avec des saucisses de Strasbourg, ou une truffade au camembert, un bœuf bourguignon auquel on ajoute de jambon de Bayonne… du chorizo dans la Paella est une aberration et il n’y a qu’en France qu’on en met ! Et on en voit partout (les surgelés, les boîtes, les cuisines de super marché et dans les restaurants… Parfois en Espagne dans les restaurants attrape-touristes.

Bien d’Intérêt Culturel Immatériel

La Paella ne peut avoir une D.O. « Denominación de Origen » (équivalent de l’AOP en France) car il ne s’agit pas d’un produit mais d’une recette, le moyen de protéger cette recette a été de la déclarer « Bien d’Intérêt Culturel Immatériel« , par contre le riz bomba Valenciano à sa D.O ainsi que le safran.

Le Diario Oficial (journal Officiel) de la Generalitat Valenciana a publié le mardi 9 novembre 2021 (écrit en Valenciano) le décret déclarant la paella valencienne comme Bien d’Intérêt Culturel Immatériel, dans lequel ce plat emblématique est décrit comme « l’art d’unir et de partager« .

Le décret a été approuvé vendredi 29 octobre 2021 en séance plénière du Consell de València après que le conseil municipal de València ait fait cette déclaration. « La paella est un symbole de l’identité du territoire valencien« , (…), « Aujourd’hui, la paella n’est pas seulement un plat, mais le fait de sa préparation en fait un phénomène social » a déclaré la vice-présidente, Monica Oltra, lors de la conférence de presse.

L’ADN de la paella d’après le chef Rafael Vidal

Aceite, arroz, tomate, pollo, conejo, ferradura (o bajoqueta), garrofó, agua, sal y azafrán. Y con el fin de no ofender a nadie, añadí una coletilla con aquellos productos propios de una zona concreta.

Huile, riz, tomate, poulet, lapin, haricots plats, garrofó (haricots de Lima), eau, sel et safran. Et pour n’offenser personne, j’ai mis une liste avec ces produits d’une zone spécifique.

Sa base est donc ces 10 ingrédients

À ces dix ingrédients, on peut en ajouter, à condition qu’ils soient régionaux et en relation avec une tradition locale de la Région. Par exemple à Benicarló il est accepté de l’artichaut (il s’agit de petits violets coupés en deux), plus à l’intérieur des terres avec des escargots et petits violets… à l’Albufera, là où il y a les rizières, le canard peut remplacer le poulet, mais même là, c’est rare.

Vous souhaitez une Paella de la mer, optez pour une Paella de Marisco, vous y trouverez des encornets, des coques, du poisson, des crevettes, mais pas de viande… et peu de chance pour les moules…

Bref, la Paella est un plat traditionnel, régional avec quelques exceptions et variantes locales de la région. On la consomme le midi, jamais le soir, sauf à de  très rares exceptions.

La Paella végane, avec des légumes régionaux me choque moins et à mon avis plus acceptable qu’une paella avec une rondelle de chorizo. J’explique plus bas pourquoi on ne met pas de chorizo.

La Paella au mélange de fruits mer (moules, gambas, lapin, poulet et le tutti-quanti), c’est ce qu’on appelle une paella mixte, la paella des touristes, pas celle que mangent les Valencianos et à moins de manger vraiment dans un restaurant pourris, attrape touristes, il n’y a jamais de chorizo !

Alors, ça vous dit une choucroute avec des moules et du chorizo ? Ça peut être très bon, mais est-ce vraiment de la choucroute ? Celle d’Alsace ?

Alors comme je suis bon Prince, je vous donne…

La recette originale de la Paella Valenciana.

Les ingrédients pour 10 personnes

  • 1,2 kg Poulet : cuisses, hauts de cuisses, ailes et même la carcasse découpée. Salez votre viande.
  • 0,8 kg Lapin : soit environ un demi lapin coupé dans le sens de la longueur, salé.
  • 0,6 kg Haricot vert plat : appelé « ferradura » en Valencien, coupés en deux ou trois.
  • 0,4 kg Haricot blanc plat, Garrofó en Valencien, Garrofón en Castillan : « haricot de Lima » ou à défaut, « haricots de Soissons » qui est le plus proche.
  • 240 g Tomate : environ 2 grosses tomates que l’on coupe en deux et que l’on râpe pour ne garder que la pulpe et le jus
  • 40 brins de Safran : AOC de Valencia ou « De la Vera »
  • 1 kg Riz rond : AOC de Valencia, riz Bomba d’Albufera, mais absolument du riz rond et court, pas de riz long.
  • 3,5 dl Huile d’olive : AOC de Valencia, ou toute huile Extra méditerranéenne
  • 3 l Eau
  • 80 g Sel : blanc et fin

Ingrédients optionnels

  • 5 petits artichauts violet dont vous aurez enlevé les feuilles le plus dure, coupés les pointes dures et coupés en deux
  • 2 poignées d’escargots, il ne s’agit pas de petits gris mais des escargots que l’on ramasse après une averse dans la montagne sur l’anis, le romarin sauvage.
  • il peut y envoir d’autres en fonction des localités Valenciennes.

Note : vous remarquerez que votre riz, parfumé au safran sera jaune pâle et non jaune foncé… Certains, pour le foncer un peu plus ajoute une cuillère à café rase de « pimiento dulce » (poivron rouge en poudre), en France c’est ce qui correspond au paprika. D’autres mettent carrément du colorant… C’est pas bien !

Matériels
Ce qui est bien, c’est d’avoir un brûleur au gaz d’au moins deux feux pour paella, l’idéal c’est au feu de bois, le top c’est quand il s’agit de bois d’orangers.

Brûleur à gaz pour paella à triple couronnes concentriques en fonte noire, avec raccord de gaz orange, sur fond blanc.
Brûleur à gaz triple couronne pour paella : sa structure en fonte avec trois anneaux concentriques assure une diffusion homogène de la chaleur sur toute la surface du plat.

Cuisson

vous avez de la chance, vous avez un brûleur deux feux ou vous pouvez le faire au feu de bois.

  • Allumez le feu du centre, au feu de bois concentrez sur le centre de la paella.
  • Au départ on va chauffer plus le centre.
  • Faites chauffer l’huile d’olive, quand celle-ci est chaude, avant qu’elle se mette à fumer.
  • Faites revenir la viande de manière à bien la dorer. Elle va accrocher, ce n’est pas grave, au contraire, tout cela sera déglacé.
  • Réservez la viande en cercle sur les bords de la paella pour qu’elle ne cuise plus.
  • Ajoutez les haricots plats et les garrofóns. Les faire revenir légèrement dans l’huile de la viande.
  • Attention : si les haricots blancs « Garrofons » sont déjà cuits (en bocaux) introduisez-les à l’étape du bouillon.
  • Réservez les légumes sur les bords de la paella avec la viande.
  • Ajoutez la pulpe de tomate et faites réduire, jusqu’à ce que l’eau des tomates s’évaporent et que sa couleur change, elle doit brunir légèrement.
  • Mélangez tous les ingrédients délicatement à feu doux avant de passer à l’étape suivante. Pour ceux qui ajoutent du « pimiento dulce » ou du paprika, c’est le moment de le faire.
  • Après la cuisson de vos ingrédients, introduisez l’eau. Augmentez vos feux. Dès que l’eau boue…
  • Ajouter le safran et le riz dans la Paella, continuez à tout bien répartir dans la surface de la paella et baissez à petit bouillon.
  • Salez, gouttez, ajustez.
  • Quand tout est bien réparti on ne touche plus à rien, une paella ça ne se remue pas, ça ne se mélange pas.
  • Quand toute l’eau a été absorbée, coupez les feux et laissez reposer cinq minutes avant de servir.

Vous pouvez regarder la vidéo ci-dessous. Elle commence par une série de photos avant d’enchaîner sur la vidéo.
https://www.youtube.com/watch?v=OW31eUZbuyI

Vous pouvez tester avec des variantes des localités Valencianas il y en a plusieurs avec d’autres ingrédients locaux et reconnues comme « Paella Valenciana » (comme ajouter du poivron du côté d’Alicante, et pourquoi pas une Paella Végane  qu’avec les légumes locaux (peut-être travailler un peu plus le bouillon dans ce cas), mais de grâce, arrêtez avec le chorizo !

La Paella se mange à même le plat, les quarts de citron servent à en mettre, si vous le souhaitez, dans la part du plat que vous allez manger, jamais sur toute la Paella. Commandez une salade, normalement on picore dans la salade en même que l’on mange la Paella.

Le chorizo

Le chorizo vient de la Castille-et-León, plus précisément de Rioja, de Cantabria, de Ségovia, de Salamanque, d’autres régions comme la Navarre Espagnole, les Asturies, les Îles Canaries… Mais pas de la Province de Valence.

Donc le chorizo n’a rien à faire dans une Paella.

Vous l’aurez compris, le chorizo dans la paella me met en colère.

Grande poêle à paella métallique contenant une paella valenciana au riz safran avec haricots verts et légumes, posée sur des braises dans un foyer rustique en briques et fer forgé.
Paella valenciana cuite selon la tradition au feu de bois : la poêle repose directement sur les braises d’un foyer en briques, une méthode ancestrale qui confère au riz son goût fumé caractéristique et le fameux « socarrat », la fine croûte dorée du fond.

Végétaux et leurs petits noms

Mangez 5 fruits et légumes par jour.

Un slogan bien connu.

Si le substantif « fruit » est explicite : Organe végétal, issu du développement de l’ovaire fécondé et protégeant la graine issue de l’ovule. Bon on ne va pas rentrer les détails botaniques. Bref, pour faire simple le fruit est le résultat d’une fécondation (le fruit, ce n’est pas la graine).

Mais « légume » c’est vague, il s’agit de parties comestibles d’une plante potagère, mais pas que, ce peut être issu de plantes sauvages et pour être plus vague ont y dénombre des fruits.

Finalement ce que l’on appelle communément « Légumes » sont les végétaux que l’on mange en entrée ou plat de résistance.

Que trouve-t-on parmi les légumes, quelles parties des végétaux mangeons-nous ?

  • Fruits : tomates, courgettes, concombres…
  • Fleurs : chou-fleur, artichauts, brocolis…
  • Tubercules : pommes de terre, patates douces, topinambours…
  • Racines : betteraves, navets, carottes…
  • Bulbes : oignons,
  • Rhizomes : gingembres, maniocs..
  • Feuilles : salades, chicorées…
  • Pétioles : blettes, céleris-côte (quoi que moi je mange du pétiole au limbe).
  • Jeunes pouces : soja, asperges…
  • Germes : noisettes, amandes…
  • Graines : lentilles, haricots secs, petits pois écossés, fèves…

Pour les haricots verts, c’est le fruit et ses graines que vous mangez, pois avec sa gousse c’est idem.

Alors pourquoi le slogan « mangez 5 fruits et légumes » ?

Je trouve plus adéquat « Mangez 5 végétaux« , mais c’est moins fun, moins vendeur.

La mercatique est également au service de vos végétaux.

Ne lisons pas régulièrement : découvrez les légumes anciens, les légumes oubliés.
Pourtant celui qui a un potager connaît toutes ses plantes potagères. Parfois il y a même des plantes que l’on oublie volontairement : au tout début que j’avais un potager j’avais mis un pâtisson, nous avons décrété, moi et Mme Sima, que soit, c’est beau, mais chiant à éplucher et n’apporte pas grand-chose gustativement contrairement à beaucoup d’autres cucurbitacées, nous avons décidé de l’oublier et ne plus en mettre.

L’importance du nom des plantes

Si généralement, le nom français nous définie relativement bien ce que l’on nous vend (nous savons ce qu’est une laitue, un concombre, un poireau, etc.) parfois la variété francisée est accolée pour des questions de goût, de cuisson, de fermeté de chairs, (variés de pomme, de tomates, de patates, d’orange, etc.), les noms normalisés ou vernaculaires peuvent être pratiques mais aussi prêter à confusion.

Endive est le nom vernaculaire connu dans presque toute la France alors que dans le nord son nom vernaculaire est chicon, ce qui a une logique puisqu’il s’agit d’une chicorée (Cichorium).

Les noms vernaculaires (on quitte l’alimentaire pour l’exemple), le sapin de Normandie, des Vosges, de croix, et autres, désignent un seul et même arbre, l’Abies alba les seuls noms communs acceptables à mon sens, et ont l’appelle aussi ainsi, sont le sapin blanc (traduction d’Abies alba) ou sapin pectiné (traduction d’Abies pectinata).

Je ferai peut-être un jour un billet sur la synonymie des noms scientifiques…

Bref, on le voit seul le nom scientifique a un véritable sens, je dis bien scientifique et non latin car tous les noms ne viennent pas du latin, exemple l’arbre (la plaqueminier) d’où vient le fruit, le kaki, se dit Diospyros qui vient du grec et signifie « blé de dieu » ou plus précisément « blé de Zeus »

La confusion des noms commerciaux.

Lorsqu’arrive d’un pays lointain un nouveau produit, il faut lui trouver un nom francisé.
À l’arrivée du fruit de l’attier (Annona squamosa) on lui donna le nom de « pomme cannelle », personnellement je n’ai jamais trouvé le rapport que se soit au goût, à la texture ou autre avec une pomme à la cannelle, maintenant on le trouve assez souvent sous le nom d’annone.

Alors si le nom commun peut porter à confusion parfois il est très utile, si je vous dis : venez manger demain soir, il y aura des boules de phallus impudiques (phallus pour, ne pas dire bites) au menu.

Cela ne vous mettra peut-être pas en bouche, ou vous viendrez plein d’enthousiasme dans l’espoir d’une soirée d’un genre particulier et vous seriez déçus de constater qu’il ne s’agit que de manger des vesses du champignon « Phallus impudicus« .

Là, par exemple, il faut vraiment lui trouver un nom autre que la traduction du latin. 🙂

Mais parfois les noms communs sont trompeurs.

Marrons glacés, il s’agit pourtant de châtaignes… Le marron est la graine du marronnier non comestible alors que la châtaigne est le fruit du châtaignier (oui, la châtaigne est un fruit alors que le marron une graine, des subtilités importantes). Alors pourquoi parler de marron glacés, de marrons chauds ?… Alors qu’il s’agit de châtaignes ?

Si l’on est dans l’imprécision, la confusion des noms communs, évitons l’absurdité !

La palme de l’absurdité des appellations m’a été révélé en lisant le billet « Réflexion – Le végétarisme à toutes les sauces… marketing » de Chez Iceman où il dénonce (entre autres sujets) le « piment végétarien« .

Sous cette appellation, cela sous entend que seul ce piment est végétarien et que les autres ne le seraient pas alors que nous savons tous que tout aliment végétal, est de fait, végétarien!

On voit bien là l’absurdité parfois des noms vernaculaires.

Ce nom vernaculaire « piment végétarien » existe depuis longtemps, donc pas un phénomène de mode, ni marketing (du moins pas à l’époque où le nom est sorti, maintenant, sa tombe bien). Il est issu du piment Antillais Capsicum chinense qui serait originaire du Mexique. Pourquoi je mets le conditionnel ? Je ne suis pas un spécialiste du piment (je connais un peu mieux les ligneux des régions tempérées) et si je sais que la grande majorité des piments vient d’Amérique centrale et du sud, il me semble qu’il en existe des variétés endémiques d’Asie et si wikipédia nous dit qu’il vient du Mexique, le nom latin m’interpelle car lorsque je lis chinense, ou chinensis, ou encore sinensis cela signifie généralement que cela vient de Chine ou d’Asie. Ce n’est pas non plus une vérité absolue, on peut également imaginer que le botaniste qui l’identifie pour la première fois lui donne ce nom parce que cela lui évoque un souvenir de Chine ou d’Asie ?

Pour résumer : le piment végétarien serait donc le nom vernaculaire d’un type variétal ou d’un cultivar du Capsicum chinense mais je n’ai pas trouvé le nom exact de ce piment. S’il s’agit d’un cultivar cela s’écrirait ainsi: Capsicum chinense ‘Piment Végétarien’

La liste des exemples n’est pas exhaustive, mais vous l’aurez compris, il n’est pas facile de nommer un chat, un chat !

Et pour votre santé, mangez cinq végétaux !

Peinture à l'huile d'Arcimboldo représentant un visage humain entièrement composé de fruits, légumes, fleurs et épis de céréales, portrait allégorique de l'empereur Rodolphe II en dieu Vertumne.
Giuseppe Arcimboldo, « Vertumnus », vers 1590-1591, huile sur bois, Skokloster Slott (Suède) – L’empereur Rodolphe II du Saint-Empire représenté sous les traits de Vertumne, dieu romain des saisons et des jardins, entièrement composé des fruits de la nature.

Sima78 part en location

Les aventures de Sima – Sima et sa location

Bon, en vrai, il s’agit de l’aventure d’une connaissance. Je parle à la première personne mais ce n’est pas moi. Un jeune qui souhaite passer des vacances entre amis dans la même ville où nous étions cet été.

Le projet de vacances

Passer des vacances entre amies et amis, certains resteront le mois d’autres quelques jours, et encore d’autres viendront nous rejoindre. La semaine ou nous serons les moins nombreux nous serons cinq, celle où nous serons le plus nombreux, huit. On me fait confiance pour trouver la location et rassembler l’argent au prorata de la durer du séjour de chacun en fonction du prix de la location. Nous sommes tous d’accord qu’il nous faut une location avec huit couchages.

L’échec de la première location

Sur la plateforme AirBnB je trouve la location, je transmets les liens avec photos et tarifs… Tout le monde est d’accord sur la location. Je fais la réservation, je dois centraliser l’argent pour la location (c’est là le début des complications), chacun prend ses billets d’avions.

Le temps passe, nous nous approchons de la date de départ et je n’ai toujours pas réussi à rassembler la somme, certains tardent à payer et le bailleur s’impatiente de plus en plus. Enfin deux jours avant le jour J des premiers départs dont moi j’ai réuni la somme, je contacte le bailleur pour le lui annoncer et là… Il m’annonce qu’il annule tout, que tout cela a trop duré, qu’il n’a plus confiance… Mais monsieur, nous avons nos billets d’avions, si vous annulez qu’allons-nous faire ?

Il ne veut rien entendre, ni mes arguments, ni mes excuses ! Nous nous retrouvons sans location !

Je râle contre mes potes, suis en colère, tout le monde est déçu ! Une fois la colère passée, nous devons trouver une solution, nous avons tous des billets (à pas chère) non-remboursable.

Location de secours ou comment se faire arnaquer.
Moins l’on a de choix et plus l’on est une proie facile.

L’amorçage

Là tout le monde se lance dans la recherche sur toutes les plateformes pour trouver une location pour huit couchages. Rien tout est complet !… Puis soudain, comme par miracle apparaît sur AirBnB une location nous convenant et dans notre ville de destination.
J’appelle immédiatement et tombe sur une dame qui me dit : il y a eu une erreur cette location est prise, et me demande la contacter directement sur son téléphone portable. Je la recontacte en directe et dit connaître d’autres personnes qui ont des locations en dehors toute plateforme, c’est du bouche-à-oreille. La rappeler dans une heure… J’en parle aux autres, nous sommes méfiants et de conclure que nous n’avons rien d’autre à quoi nous raccrocher. Je la rappelle, et elle me dit qu’une de ses amies a bien une location pour huit, le prix convient car c’est le même que notre première location, mais pour la première nuit nous allons devoir nous débrouiller autrement car le logement sera disponible que le lendemain où elle nous fixe un rendez-vous à 10 h.

Le ferrage

La première nuit nous dormons dans un hôtel proche de l’aéroport. Nous arrivons au rendez-vous avec une demi-heure d’avance… Arrive 10 h, personne ; 10 h 30, personne ; 11 h toujours personnes malgré mes SMS et messages sur WhatsApp (on est en Espagne!) tous sans réponse. Nous sommes là, à attendre en plein cagnard sans savoir que faire lorsque soudain un message pour nous dire qu’elle arrive, il est 12 h passé.

Elle arrive donc avec plus de deux heures de retard accompagnée d’une autre dame et là elle nous dit qu’il y a un problème ! D’où son retard.

HAaa !??… Encore un problème !

La location avec huit couchages sera libre que la semaine prochaine mais la dame qui l’accompagne peut nous faire une location pour cette semaine, il y a cinq couchages. Nous serons que cinq cette première semaine, moi et quatre amies.

Nous visitons donc cette location, correcte en attendant l’autre. Elle nous demande de régler cette location plus les trois semaines de l’autre à huit couchages. Nous ne sommes pas d’accord, nous souhaitons payer cette location pour la semaine et régler l’autre la semaine prochaine… S’ensuivent des discussions, elle argumente qu’il y a beaucoup de demande pour cette deuxième location et que mieux payer d’avance pour réserver… Nous n’avons pas vraiment le choix et nous payons !

L’arnaque !

Arrive la fin de la semaine et recontactons cette personne pour prendre un rendez-vous pour la location de huit couchages car certains vont arriver ce week-end.
Elle nous dit que non, l’autre location est prise et que nous étions tombés d’accord pour rester dans cette location jusqu’à la fin du mois…

Je vous passe les discussions, tentatives de négociations, engueulade aussi… Au final elle ne changera pas d’avis et nous n’aurons plus de contact avec elle.

Que faire, déposer plainte à la police ? Nous aurions eu gain de cause, ce qu’elle fait est illégal très certainement pas déclarer… Le risque est de se retrouver sans location tout en ayant gain de cause.

La colère passée, nous décidons de faire en sorte de passer les meilleures vacances possible et qu’elle ne nous les gâchera pas.
Nous achetons deux matelas gonflables deux places chacun, nous déplaçons tous les meubles de la salle manger et y établissons un genre de camping, il nous reste la terrasse pour déjeuner.

Nous passerons malgré tout de très bons moments.

Restitution de la location.

Je pense qu’elle attendait notre appel pour confirmer notre date et horaire de départ, ce que nous n’avons pas fait et sommes partis sans état des lieux… Laissant derrière nous une location sale, vaisselle non faites, des assiettes sales dans tous les coins, tous les meubles déplacer en désordre. Un véritable chaos ! Je ne vous cache qu’il nous est venu à l’esprit l’envi de chier dans les lits ! Nous nous sommes contenus.

Nous avons dénoncé cette personne auprès de AirB&B, le fait qu’elle utilise la notoriété de cette plateforme pour être ensuite contactée en directe pour escroquer les personnes. Elle sera radier de la plateforme, mais je ne me fais pas d’illusion, elle recommencera sous un autre nom, autre adresse mail autre numéro de téléphone.

Je précise, sur l’image ce n’est ni nous ni notre location, mais c’était à peu près ça.

Sachez que ce n’est pas la première fois que nous partons tous ensemble et qu’à chaque fois nous avons été félicités lors des états des lieux alors qu’ils nous avouaient avoir eu au début, des à priori à louer à une bande de jeunes. Nous avons toujours laissé les locations très bien ranger, le ménage fait, bref, toujours tout nickel ! Sauf cette fois !

Evolution et la richesse du logiciel libre

Evolution et la richesse du logiciel libre.

Je suis sous Gnu/Linux depuis longtemps j’avais écrit un billet sur mes débuts pour finir au tout Linux et logiciel libre (Linux ! Et moi, et moi, et moi) que ce soit à titre personnel ou au boulot (bon là, c’est pas tout à fait vrai, depuis le confinement on m’a créé un compte Teams et l’on m’a imposé des visioconférences via Zoom et Teams et depuis juin Citrix pour certains accès). Dans le monde du travail, nous travaillons avec ce que l’on nous impose… Mais en réalité, même au niveau professionnel, avec une volonté politique hiérarchique, je pourrais travailler 100 % sur du libre.

S’il s’agit d’une vision objective me concernant, elle ne l’est pas pour d’autres professions qui nécessitent peut-être certains logiciels propriétaires dont il n’y a pas d’équivalent dans le libre.

Bref, revenons-en à l’évolution et la richesse du logiciel libre.

Les distributions
Si l’on regarde sur la « Time Line » plus bas on constate l’incroyable évolution de Gnu/Linux.  La grande majorité émane de six distributions, la base principale : [1992-1995] Slackware, Debian, Red Hat, Jurix, [fin 1999-2002] Enoch, Arch Linux.
Puis il y a également d’autres bases qui ont fait aussi quelques petits.
Si certaines bases « secondaires » et/ou distributions dérivées de toutes ses bases n’ont pas perdurées,  au final, l’on voit aujourd’hui la diversité des distributions. Il y en a pour tous les goûts, pour des machines à faible ressource ou pas, des spécialisées, des généralistes… Chacun peut trouver le Linux qui lui convient, sans compter sur la diversité des environnements de bureau existants et personnalisables.
Je pense que la « Time Line » n’est pas exhaustive car je n’y ai pas trouvé Drinou que j’ai testé dans les années 90 et qui n’existe plus.

Cliquez sur l’image pour mieux voir.

Diagramme vertical représentant la chronologie et les filiations entre les distributions Linux de 1991 à décembre 2020, sous forme d'arbre de ramifications multicolores.
Linux Distribution Timeline (décembre 2020) – Visualisation de l’ensemble des distributions GNU/Linux, de leurs origines communes jusqu’à leurs nombreuses ramifications et forks au fil des décennies.

Les applications
Il en va de même, une multitude d’applications dans des domaines très diversifiés. Il se peut qu’une application spécifique à un métier, une fonction, n’existe pas ou qu’il n’y ait pas l’équivalent en logiciel libre. Mais attention aux interventions des soi-disant pro ! Il m’arrive trop souvent dans le cadre professionnel de recevoir des formulaires (.doc) de personnes qui ne souhaitent pas utiliser LibreOffice, car ce sont des pros et il leur faut donc utiliser du logiciel PRO ! Parlons-en des formulaires… Dès que je commence à le remplir tout se barre en couille, des sauts de lignes, de sauts de pages, des cadres qui disparaissent, etc. Il n’en va pas même de document de plusieurs pages ou le sommaire est fait à la bricolo, à la main, et pour peu que le document fût corrigé, complété, les numéros de pages ne correspondent pas… Ce n’est pas d’un logiciel libre ou pro dont ils ont besoin, mais de formation. J’ai aussi entendu : Sima, j’utilise Photoshop pro parce qu’il fait des trucs que Gimp ne fait pas. Moi : ha, et que fais-tu avec Photoshop que Gimp ne fait pas ? Et là il y a généralement un grand silence.

Bref normalement vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour bosser et pour le quotidien, et bien plus. Il m’arrive même d’être confronté à une telle multitude de choix que j’ai du mal à choisir. Par exemple un « player » pour écouter/gérer la musique… depuis un terminal j’ai opté pour Moc mais en mode graphique je n’arrive pas à me décider tant il y en a que j’apprécie.

Pour voir cette richesse, utilisez « Synaptic » pour la gestion des paquets, soit, il n’y a pas que les applications mais aussi librairies etc. Mais justement si par exemple vous utilisez une application de jeux d’échecs, vous y découvrirez des « moteurs » de jeux que vous pourrez ajouter et qui n’ont pas été mis par défaut…
Il y a une véritable richesse au niveau des applications libres.

La véritable richesse des systèmes et logiciels libre serait donc leur multiplicité ?

Non !

La véritable richesse elle est humaine !

Ce sont des individus ! Peut-être, vous, à l’insu de votre plein gré (citation que j’adore :-).

La richesse, ce sont des humains, Il n’y a rien de IA ni de Digital dans le C… Heu là, je dois me reprendre.

Derrière cette multiplicité de distributions, de logiciels, leurs évolutions, il y a des êtres humains.
Des développeurs qui lancent l’essentiel, ceux qui y ajoutent des compléments, ceux qui corrigent les bugs (parfois ce sont les mêmes), les graphistes, les traducteurs, ceux qui remontent les bugs, ceux qui y apportent des suggestions, etc. La majeure partie, pour ne pas dire la quasi-totalité, ce fait bénévolement. Et il y a plein d’autres contributions dont on n’a pas forcément conscience, ceux qui contribuent à la plénitude d’une application.

Je vous donne un exemple, parmi tant d’autres : OpenStreetMap. Lors d’un salon sur le logiciel libre et l’OpenSource je tombe sur leur stand (je ne me souviens pas quand, mais au début des années 2000). Je m’arrête et discute avec eux, ils me font part du projet… Cartographier le monde, l’équivalent de GoogleMap en libre en comptant sur l’intervention d’individus comme sur Wikipédia. Je trouve le projet très ambitieux mais reste perplexe. De retour chez-moi, je tape le lien qu’ils m’ont donné, le nom de ma ville et là je vois un rond point avec quatre axes qui ne vont nulle part, un quartier relié à rien… Je vais sur la préfecture la plus proche, et en dehors des grands axes et quelques rares quartiers inachevés et relié à rien… je me dis : Houuf, il y a du taf et je ne crois pas en ce projet… Et pourtant ! Regardez OpenStreetMap aujourd’hui ! C’est impressionnant ! Dans certaines villes on y trouve des précisions qui ne sont pas dans GoogleMap. Soit, toute la planète n’est pas cartographiée, mais rien qu’en France, c’est impressionnant. Et cela grâce à des humains qui contribuent.

Au-delà des développeurs, traducteurs, etc, il y a aussi la solidarité (dont ces derniers en font partie), la notion d’aider par la diffusion des connaissances ou en pratique par visio, échange de mail, forum ou même in-situ (install party et autres). On le voit par les multitudes de tutoriels (en texte ou en vidéo), dans les LUG (GUL en Français, Groupe d’Utilisateurs Linux), la richesse est aussi dans la solidarité, on le retrouve aussi dans des initiative individuelle, le dernier exemple que j’ai, mais en cherchant vous en trouverez d’autre, est le billet « Je t’aide »de serveur 410.

S’agit-il d’une communauté du logiciel libre ? Cela existe t-il?

Non, je ne le pense pas ! Il s’agit à mon sens, d’une multiplicité de personnes d’origine, de culture, de religion, de politique, différentes qui se retrouvent en fonction de leurs compétences et leurs intérêts sans se soucier de ces différences où le libre est le point de convergence. En tout cas je ne me revendique d’aucune communauté.

L’argent le nerf de la guerre!

Si l’on a vu que tout cela fonctionne et évolu grâce en grande partie au bénévolat, faire un don est source de motivation.

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