Je porte une importance particulière à l’hydratation. Au-delà de la randonnée, chaque fois que je ressens un souci, qu’il s’agisse d’une lombalgie, d’une douleur articulaire ou même d’un simple rhume, je me demande toujours : est-ce que je bois suffisamment ?
L’hydratation est d’une importance cruciale de toute activité physique, et cela est donc vrai pour la randonnée. Que vous soyez un randonneur novice ou expérimenté, savoir comment bien s’hydrater peut faire la différence entre une expérience agréable et des problèmes de santé potentiels. Voici un guide complet pour vous assurer de rester bien hydraté lors de vos randonnées.
Pourquoi l’hydratation est-elle si importante ?
L’eau est essentielle pour de nombreuses fonctions corporelles, y compris la régulation de la température, la lubrification des articulations, et le transport des nutriments. Lors d’une randonnée, notre corps perd de l’eau par la transpiration et la respiration, et cette perte doit être compensée pour maintenir notre bien-être.
Combien d’eau boire ?
La quantité d’eau nécessaire varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que l’intensité de l’exercice, la température, l’humidité, et votre propre physiologie. En règle générale, nous devrions boire environ un demi-litre à un litre d’eau par heure de randonnée. Voici quelques indications théoriques pour ajuster cette quantité :
Températures élevées : Augmentez votre consommation d’eau. Environ un litre par heure peut être nécessaire.
Températures modérées : Un demi-litre à un litre par heure devrait suffire.
Conditions froides : Bien que vous transpiriez moins, ne négligez pas l’hydratation. Buvez au moins un demi-litre par heure.
Comment s’hydrater efficacement ?
1. Avant la randonnée :
Commencez à vous hydrater bien avant de partir. Buvez de l’eau régulièrement dans les 24 heures précédant votre randonnée.
Évitez les boissons alcoolisées et la caféine, qui peuvent déshydrater.
2. Pendant la randonnée :
Buvez de petites gorgées régulièrement plutôt que de grandes quantités à la fois.
Utilisez des gourdes ou des systèmes d’hydratation comme les camelbaks (poche à eau), qui facilitent l’accès à l’eau sans avoir à s’arrêter.
Intégrez des pauses régulières d’hydratation dans votre planning.
3. Après la randonnée :
Continuez à boire de l’eau pour compenser les pertes subies durant l’effort.
Les boissons isotoniques (personnellement je n’en emporte pas) peuvent aider à rétablir l’équilibre électrolytique.
Signes de déshydratation et surhydratation
Déshydratation :
Soif intense
Bouche sèche
Urine foncée et en petite quantité
Fatigue et étourdissements
Crampes musculaires
Surhydratation (hyponatrémie) :
Nausées et vomissements
Maux de tête
Confusion et désorientation
Gonflement des mains et des pieds
Urine claire et en grande quantité
Électrolytes et hydratation
En plus de l’eau, votre corps a besoin d’électrolytes pour fonctionner correctement, notamment de sodium, de potassium, de calcium, et de magnésium. Ces minéraux sont perdus par la sueur et doivent être remplacés. Prévoyez des boissons pour sportifs ou des comprimés d’électrolytes si vous prévoyez une randonnée longue ou intense.
Conseils pratiques pour bien s’hydrater
Planifiez vos points d’eau : Si vous randonnez dans une région où l’eau potable est rare, prévoyez des points d’approvisionnement en eau le long de votre parcours.
Emportez un filtre ou des comprimés purifiants : Si vous devez utiliser de l’eau de sources naturelles, assurez-vous de la purifier pour éviter les maladies.
Apportez des collations salées : Elles peuvent aider à maintenir l’équilibre des électrolytes.
Surveillez votre urine : Une urine claire et abondante est généralement un bon indicateur d’une bonne hydratation.
Conclusion
Bien s’hydrater en randonnée est essentiel pour votre santé et votre performance. En adoptant des habitudes d’hydratation régulières et en étant attentif aux besoins de votre corps, vous pouvez profiter pleinement de votre aventure en plein air. Buvez intelligemment, restez hydraté, et savourez chaque moment sur le sentier.
Note : J’utilise une poche à eau depuis 1 an et j’ai tendance à me sous-hydrater mais cela s’améliore avec le temps, une question d’habitude et d’être à l’écoute de son corps.
Quelles sont vos astuces pour bien vous hydrater en randonnée ? Partagez vos expériences dans les commentaires !
De Clécy à Condé-sur-Noireau 3 Jours
Distance → 71,400 km
Niveau difficile.
Le niveau difficile ne nécessite pas de compétences ou d’expériences particulières. Un randonneur débutant en bonne condition physique peut réussir cette randonnée, alors qu’un randonneur expérimenté mais en moins bonne forme pourrait rencontrer des difficultés. Difficile signifie simplement qu’il y a beaucoup de dénivelé, mais cela ne rend pas la randonnée technique pour autant.
Introduction
L’idée était de partir d’une ville de la Suisse Normande où se trouve un camping, sans utiliser de trace GPS, et de voir comment organiser une randonnée de quatre jours. Sans plan de départ précis, je pars simplement avec les repas pour toute la durée. Certains me diront : « Pourquoi emporter tes repas et te charger alors qu’il y a des villages avec des épiceries ? »
J’aime partir avec mes repas pour des raisons de budget. Je trouve beaucoup plus économique de les préparer à l’avance. Mes repas se composent de : petits-déjeuners, barres de céréales (3 par jours), grignotages (fruits secs), repas du soir, et pour le midi, des repas froids (pain, fromage, jambon de pays ou autres). J’emporte aussi du café, du thé et des tisanes. Certes, mon sac est un peu plus chargé au départ, mais il s’allège de jour en jour, et c’est plus économique.
Début d’aventure
Suisse normande – Clécy
Jour moins 1
Le Clos d’Ailly – Clécy Camping Les Rochers
3,026 km
Trace GPS du trajet d’approche depuis l’arrêt de bus jusqu’au camp de départ, à Clécy – Suisse Normande, Normandie.
Dans le train de Montparnasse à Flers, je reçois un message de Mme m’informant que j’ai oublié mes repas de midi dans le réfrigérateur. Bon, il faudra faire avec… À Flers, je prends le bus 117, mais en raison de travaux, il ne passe pas par Clécy et je dois descendre au Clos d’Ailly. J’arrive au Clos d’Ailly sous la pluie. Je repère l’arrêt de bus de l’autre côté de la route pour mon retour dans quelques jours : juste une pancarte, pas d’abri. J’espère qu’il ne pleuvra pas ce jour-là.
En arrivant à Clécy, je vois des fléchages et panneaux indiquant « Tour de la Suisse Normande ». Mon parcours est déjà tracé. L’épicerie et la boulangerie étant fermées le lundi, je me dirige vers le café en face de l’église pour prendre un café, on m’y confirme que le tour de la Suisse Normande à plusieurs variantes et peut se faire en 3, 4 ou 5 jours. Le temps s’éclaircit et le soleil pointe. Je prends alors le chemin vers le camping. Très bon accueil et wifi autour de l’accueil. Je m’y installe, il est 15 h. Je commande un casse-croûte à récupérer le lendemain à 8 h pour mon repas de midi. Un cycliste anglais s’installe à côté de moi. Nous sympathisons. Il a parcouru le Cotentin, le Mont St-Michel, une partie de la Bretagne, et repart demain pour Caen avant de continuer vers Amiens. Sacré parcours !
L’église Saint-Laurent de Clécy, point de repère du bourg à l’arrivée – Suisse Normande, Normandie.L’Orne serpente au pied des falaises de grès près de Clécy, à la veille du départ – Suisse Normande, Normandie.
Jour 1
Clécy – Pont d’Ouilly Camping Municipal
18,315 km
Trace GPS du jour 1 : Le Vey – Pont-d’Ouilly, vallée de l’Orne – Suisse Normande, Normandie.
Une nuit à 7 °C. Bien que le ciel soit dégagé, la tente est trempée d’humidité. Malgré mes efforts pour l’essuyer, je dois la plier encore mouillée. Je récupère mon casse-croûte et commence mon chemin.
Très vite, je fais face à un gros dénivelé montant. Ça pique dès le matin et ça met dans l’ambiance, mais au sommet de ce premier défi, quelle agréable surprise : les paysages sont magnifiques.
La montée commence dès le camping (95 m) et nous mène sur le « Chemin du dessus des Rochers », en amont de l’Orne sur la rive droite. En sous-bois, je profite de magnifiques vues sur l’Orne et les alentours. Le point culminant est « La Bruyère » (197 m). Les paysages champêtres descendent jusqu’à « Le Bô » (120 m), puis redescendent jusqu’à « Le Moulin » (85 m), vallonnés jusqu’à « La Cour » pour remonter à 175 m avant d’arriver à « Le Manoir », puis redescendent à 90 m à « La Rustiquerie ».
Je ne vais pas détailler tout le parcours avec ses dénivelés, mais vous donner un aperçu : entre montées et descentes abruptes, il y a des faux-plats qui vous sembleront plats.
En forêt, je rejoins le « Ruisseau du Val de la Hère », que je longe en amont sur la rive droite avant de le traverser pour rejoindre « Le Bourg d’Ouilly », puis continuer jusqu’à « Pont d’Ouilly » au camping municipal. Je m’y installe : à gauche, un grand espace où l’emplacement est à 8 €, à droite, entre des haies, l’emplacement libre est à 10 €. La responsable passe en soirée entre 18 h et 19 h pour encaisser le paiement, sinon ce sera le matin entre 8 h et 9 h. J’y plante ma tente, qui n’est toujours pas bien sèche. Je profite d’aller en ville acheter de quoi manger pour les midis suivant.
Vue plongeante sur un méandre de l’Orne et ses prairies bocagères depuis les hauteurs – Suisse Normande, Normandie.L’Orne, ses falaises et le viaduc de Clécy vus depuis les hauteurs – Suisse Normande, Normandie.Entre gorges et plateaux, le contraste des paysages de Suisse Normande – Normandie.
Jour 2
Pont d’Ouilly – Camping de « La Rouvre »
24,798 km
Trace GPS du jour 2 : Pont-d’Ouilly – La Forêt-Auvray, une boucle exigeante au cœur des vallées – Suisse Normande, Normandie.
Après une nuit à 5°C au camping de Pont d’Ouilly, je plie ma tente encore trempée de rosée, malgré mes efforts pour l’essuyer au maximum. Tôt le matin, je longe « KotaVenture », une option d’hébergement assez originale si cela vous tente. Inutile de mentionner les dénivelés à nouveau, vous êtes prévenu, mais les paysages et les points de vue en valent la peine.
À ne pas manquer : en arrivant près de « Oêtre », vous trouverez un espace pique-nique avec « Le Café du Caillou » et, un peu plus loin, le restaurant du même nom. Quittez le GR et prenez à gauche pour atteindre « Les Roches d’Oêtre » et admirer les vues magnifiques depuis la falaise.
Après avoir passé « Saint-Philbert-sur-Orne » (qui dispose d’un gîte municipal), continuez jusqu’à « Le Bas de Rouvrou » et le « Camping de la Rouvre ». L’accueil y est très chaleureux. N’utilisez pas les prises des lavabos pour recharger vos smartphones, car il n’y en que quatre. Pour 1 € symbolique, vous pourrez les charger à l’accueil le temps de votre séjour. J’ai beaucoup aimé ce camping ainsi que celui de Clécy.
La rivière se glisse sous une voûte de verdure – Suisse Normande, Normandie.Un éperon de grès armoricain domine la mer de verdure des vallées de la Suisse Normande – Normandie.Depuis la crête rocheuse, les vallées boisées de la Suisse Normande s’étendent à perte de vue – Normandie.Les strates de grès armoricain tombent à pic sur la canopée – Suisse Normande, Normandie.L’arête rocheuse suit le rebord du plateau au-dessus d’une vallée entièrement boisée – Suisse Normande, Normandie.
Jour 3
Camping de « La Rouvre » – Condé-sur-Noireau Camping municipal
25,611 km
Trace GPS du jour 3 : La Forêt-Auvray – Saint-Pierre-du-Regard, une traversée d’ouest en est – Suisse Normande, Normandie.
Une nuit à 4 °C et une tente toujours trempée (heureusement, pas l’habitacle, mais tout de même…). Cette étape est longue et comporte également des dénivelés, mais je l’ai trouvée plus facile, peut-être parce que je m’habitue aux difficultés du parcours.
Dans les bois de Berjou et tout au long de ce trajet, des panneaux pédagogiques relatent l’historique de la libération d’août 1944, lorsque les soldats du 7ème Somerset Light Infantry ont libéré le village de Cahan et capturé environ 150 parachutistes allemands du 3ème Fallschirmjäger, ainsi que d’autres faits d’armes dans la région.
À ne pas manquer : lorsque vous passez par Berjou, juste avant l’église, sur votre gauche, se trouve un petit espace avec deux tables de pique-nique et, sur votre droite, une boulangerie-pâtisserie qui fait également épicerie (Épi Service). Les pâtisseries y sont faites maison ; j’ai pris un flan pour mon dessert, qui m’a rappelé mon enfance. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas mangé un flan aussi délicieux !
À mon arrivée au camping municipal de Condé-sur-Noireau, le paiement se fait à la piscine municipale juste à côté. À 17 h, il commence à pleuvoir, et à 18 h, je suis déjà dans ma tente, je n’ai même pas gonflé mon matelas, je dormirais sur la dure. Je n’ai pas ma liseuse, mais heureusement, j’ai de quoi écrire pour m’occuper.
Une ancienne dépendance agricole abandonnée au bord du chemin, vestige du patrimoine rural normand – Suisse Normande, Normandie.Une source votive discrète veille au cœur du sous-bois, le long du sentier – Suisse Normande, Normandie.
Jour 4
Fin.
Tracé du parcours effectué.
Trace GPS des trois journées de randonnée itinérante en Suisse Normande, de Le Vey à Saint-Pierre-du-Regard – Normandie.
Il a plu toute la nuit (8 °C) et la pluie continue lorsque je plie ma tente. En consultant la météo, je constate qu’il est prévu de pleuvoir toute la journée et le lendemain. Je n’ai pas envie de marcher sous la pluie toute la journée, ni d’attendre le bus le lendemain sous la pluie au bord de la D562. Je décide donc de me rendre en centre-ville pour trouver un arrêt de la ligne 117 qui dessert également cette ville, mes voisins de camping m’y dépose. Je prends mon petit déjeuner dans un bar en attendant l’arrivée du bus qui me conduira à la gare de Flers. À la gare, je n’ai aucun problème pour échanger mon billet du lendemain contre un billet pour le prochain train à destination de Paris. Je rentre chez moi.
La toile de tente qui sèche chez-moi.
La tente suspendue pour séchage après trois jours de randonnée en Suisse Normande.
Bah alors Sima, t’as pas fait de bivouac ?
Au début, je pensais devoir bivouaquer, mais j’ai finalement constaté que chacune de mes étapes se terminait près d’un camping. Pourquoi m’en priver ? Je bivouaque seulement lorsqu’il n’y a pas de camping, ou lorsque ceux-ci sont rencontrés trop tôt dans la journée ou sont trop onéreux. Dans les endroits où il y a des gîtes non gardés ou d’autres refuges, il m’arrive de bivouaquer à proximité lorsque je trouve les literies douteuses. Bref, je fais ce qui me semble le plus pratique.
Matériel
Je ne vais pas faire une liste, mais juste dire que je n’ai pris qu’une seule batterie 10 000 mAh, je n’ai pas pris ma liseuse, qui m’a manquée ni ma gourde filtrante. En vêtement sur moi boxer, bermuda, tee-shirt, chaussette. Dans le sac un manches longues mérinos que j’ai mis que lors de la nuit à 4 °C, un boxer, 2 paires de chaussettes, polaire et veste coupe-vent déperlant. Par contre j’ai pris ma perche à selfie qui fait également trépied et mon appareil photo pour économiser la charge de mon smartphone. Et biensur le nécessaire de couchage, popote, trousse de toilette.
Botanique
Pas beaucoup d’ail des ours (Allium ursinum) alors que lors de la randonnée au Pays Caux il y en avait à foison.
Par contre les chemins en sous-bois sont bordés de Nombril de Vénus (Umbilicus rupestris) fleuris dont j’aurais bien pris quelques feuilles pour me faire une petite salade, mais je ne transporte pas d’assaisonnement avec moi et il est vrai que les feuilles sont meilleures et plus tendres avant les inflorescences.
Je n’ai pas croisé de Abies alba dont les noms vernaculaires sont : Sapin blanc, Sapin commun, Sapin pectiné, Sapin de Normandie, Sapin des Vosges, Sapin noir, Sapin de l’Aigle, Sapin de croix, Sapin à feuilles d’if… Bref les noms vernaculaires ne veulent pas dire grand-chose, seul le nom latin compte. Avec les jeunes pousses, j’aurai pu me faire une tisane.
Pour conclure
Les moins : Je suis tombé sur une semaine à la météo capricieuse avec des vents du nord. Marcher en manche courte sous le soleil puis nuages et vent froid, m’arrêter pour mettre polaire, voire le coupe-vent, puis pluie et mettre ma house de sac à dos… De nouveau soleil bref, j’ai les quatre saisons plusieurs fois par jour m’obligeant à m’arrêter régulièrement pour enlever ou ajouter des couches.
Les plus :
Les dénivelés ne m’ont pas gêné d’autant plus que j’étais récompensé par de magnifiques paysages. Des campings bien répartis sur le parcours et comme toujours de belles rencontres.
Les rencontres
Camping de Clécy, l’anglais avec qui j’ai sympathisé il m’a montré son vélo au top à changement de vitesse sans dérailleur, bloque guidon, béquille qui se pose sur le cadre, blocage des freins… je ne suis plus à la page et découvre…
Camping de Pont d’Ouilly, un père et son fils ado qui font de la rando pour une première fois avec plein de matos tout neuf de l’enseigne bleu, il envisage faire la prochaine rando avec sa fille maintenant qu’ils ont le matériel. Une cycliste qui fait une pause d’une journée pour cause de douleurs musculaires, je suis impressionné par les parcours qu’elle a déjà fait, par exemple la Norvège…
Camping La Rouvre, un couple qui souhaite faire de la randonnée et m’ont demandé à voir mon matériel, un jeune couple néerlandais qui ont décidé de rester une journée de plus aller voir « Les Roches d’Oêtre » que je leur ai conseillé.
Camping de Condé-sur-Noireau, un jeune couple qui est là à défaut de trouver un logement avec une tente qui prend l’eau qui sert de garde-manger et une autre plus étanche pour dormir et une voiture plein à craquer des effets d’une vie, ça m’a fait de la peine sachant le nombre de logements libres qui existe ou loués en AirBnb. Ça me révolte… Nous n’avons pas pu parler trop longtemps à cause de la pluie nous obligeant à nous réfugier sous nos tentes dès 18 h.
En chemin sur le tour de la Suisse normande, un couple qui faisait du repérage pour leur association du 92, je les croiserais plusieurs fois ainsi qu’un groupe de randonneurs d’une association du côté de Èvreux que je croiserai aussi plusieurs fois.
Petite Vidéo
Les frais
Allée/retour Paris – Flers en train → 44 €
Bus 117 – 2X1,90 € → 3,80 €
Total des transports → 47,80 €
Camping du Clécy → 8 €
Camping Pont d’Ouilly → 8 €
Camping de La Rouvre → 8 € + (1 € pour la durée du séjour pour recharger mon smartphone).
Camping Condé-sur-Noireau → 5,50 €
Total des hébergements → 30,50 €
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Une randonnée dans le Pays ou la Vallée de Caux, un petit coin de Normandie.
De la Normandie, je ne connaissais que le Cotentin, Dieppe, Trouville-sur-Mer, Deauville, Le Havre et Étretat… Ah oui, sans oublier le Mont Saint-Michel. Mais est-il vraiment normand ou breton ? C’est un sujet aussi délicat que le débat entre pain au chocolat et chocolatine.
Ha, ce n’est pas nous sur le logo à gauche c’est une image libre de droit.
Une randonnée inattendue. Elle m’a été proposée par Tom23. Nous ne nous connaissons pas vraiment, ayant seulement échangé quelques fois sur Mastodon. J’ai donc été enthousiaste à l’idée de cette expérience : partir en randonnée dans un lieu auquel je n’aurais pas pensé, à deux, sans nous connaître et sans me soucier du parcours. Bref, une première pour moi.
– Mais Sima, t’as déjà fait des randos à plusieurs.
– En itinérance rarement…
Dans ma jeunesse, j’ai fait une longue randonnée en montagne avec deux autres personnes. Nous étions trois caractères très différents, mais tout s’est très bien passé. Une autre fois, j’ai fait une randonnée à deux, encore avec une personne très différente de moi. C’était sa première randonnée, et toujours en montagne, avec des conditions météorologiques compliquées : pluie verglaçante, neige… Un véritable baptême pour sa première fois, et ça s’est bien passé également même si nous avons dû écourter. Mais à chaque fois, nous nous connaissions déjà.
Tout commence par la rencontre
Le rendez-vous était fixé dans un bar de la ville de départ. Nous nous sommes immédiatement reconnus : avec chacun notre sac à dos et le fait que nous étions les deux seuls clients, il n’y avait pas de place pour le doute !
Après les présentations et un café nous entamons la randonnée.
Jour-1
Caudebec-en-Caux – lieu du premier bivouac
Rive en Seine → 21,496 km
Quand, comme moi, on ne connaît la Normandie que pour l’avoir traversée en voiture et y avoir fait quelques petites promenades, on a une vision biaisée. J’imaginais la Normandie très plate, voire légèrement vallonnée. J’ai donc été surpris par les dénivelés que j’ai découverts. Dès que l’on quitte le bord de la Seine, on pénètre dans une forêt aux reliefs marqués. Vers le point culminant nord de la boucle, la forêt alterne avec quelques terres agricoles. Peu avant d’atteindre Saint-Aubin-de-Crétot, situé sur le plateau, les paysages vallonnés se succèdent entre cultures, prés d’élevages et prés à foin. À Saint-Nicolas-de-la-Haie, nous faisons le plein d’eau et partons à la recherche d’un endroit pour bivouaquer. Après avoir aperçu un chevreuil sur notre sentier, nous trouvons enfin un petit coin de bivouac dans le sous-bois.
Pour ce premier repas en bivouac, nous avons préparé un dîner « amélioré », vous remarquerez les guillemets, car tout est relatif en randonnée.
Nuit en forêt — Pays de Caux, juin 2024, Normandie, France
Jour-2
Lieu du premier bivouac – lieu du deuxième bivouac
Saint-Arnoult → 29,173 km
Maintenant je le sais, la Normandie n’est pas que vallonnée, elle a de beaux dénivelés.
Un parcours où le sentier traverse des forêts verdoyantes et débouchent sur des panoramas de terres agricole où s’étendent les champs cultivés et les prés d’élevage. J’ai été surpris de voir des vaches Salers en Normandie. Nous avons traversé un pré où se trouvaient des Salers, leurs veaux et un taureau, ce qui n’était pas très rassurant.
Juste après Le Becquet, au nord de Lillebonne, nous avons fait un petit détour pour découvrir l’Abbaye cistercienne Notre-Dame-du-Voeu, aussi appelée Abbaye du Valasse. Cette abbaye est entourée d’un magnifique parc accessible à tous, offrant un cadre bucolique idéal pour une pause grignotage ou un pique-nique. De plus, des sanitaires sont à disposition, rendant l’endroit encore plus accueillant et pratique pour les visiteurs.
Réveil sous la brume, Pays de Caux, Normandie,Un chemin creux typique du bocage cauchois se perd dans la brume du matin – Pays de Caux, Normandie.Le bocage cauchois vu depuis les hauteurs de l’Abbaye de Valasse — Pays de Caux, Normandie.Vaches Limousines et leurs veaux profitent du soleil dans un pâturage du Pays de Caux, Normandie.Une tour oubliée et sa chouette de bois, surgies de la végétation le long du sentier, Pays de Caux, Normandie.
À Saint-Nicolas-de-la-Taille nous faisons le plein d’eau et poursuivons à la recherche d’un coin de bivouac. À défaut de trouver un sous-bois ou autres nous nous installons sur le chemin à l’endroit, le seul, où il s’élargit laissant la possibilité éventuelle d’un passage d’un engin agricole sans le gêner. Ce choix c’est avéré paisible et pas si mal que ça à défaut de mieux. La pluie est arrivée en fin de soirée.
Le bivouac du soir, niché entre chemin et haie bocagère – Pays de Caux, Normandie.
Jour 3
Lieu du deuxième bivouac – Lillebonne
Saint-Jean-de-Folleville → 4,726km
Nous plions les tentes sous la pluie. Ne voyant aucun autre lieu propice à un meilleur bivouac, nous n’avons aucun regret : notre spot était le meilleur. Nous traversons un autre pré, cette fois encore peuplé de vaches Salers, leurs veaux et un taureau. Ils semblent habitués à voir des randonneurs et tout est calme. Pour ma part, je les surveille du coin de l’œil. Sous une pluie fine, nous affrontons un beau dénivelé montant, suivi d’une descente plutôt rude. Finalement, nous arrivons à Lillebonne, en plein jour de marché. Nous faisons une pause bien méritée. Ma veste déperlante et coupe-vent a parfaitement rempli son rôle : je ne suis pas trempé en dessous et mon sac à dos, sans filet, n’a pas causé de transpiration dans le dos. Je l’avais déjà testé par grosses chaleurs et je n’avais jamais eu le dos trempé.
Un vallon préservé où prairie fleurie de boutons d’or et massif boisé se font face – Pays de Caux, Normandie.
Nous allons boire un café dans un bar avant de nous rendre à l’arrêt de bus pour rentrer à Caudebec-en-Caux. Ainsi se termine notre randonnée.
Petite Vidéo
Conclusion
Le bivouac
Le bivouac est une expérience très variable, surtout en campagne où presque chaque parcelle est une propriété privée. Parfois, on tombe sur un endroit idéal, parfois moins. Je pars du principe qu’il faut se contenter de ce que l’on trouve, et j’ai apprécié nos deux spots de bivouac, particulièrement le premier en sous-bois, car j’aime les sous-bois. Le parcours
J’ai aimé marcher sur un itinéraire auquel je n’aurais pas pensé. La découverte de nouveaux endroits m’enchante toujours. Marcher avec quelqu’un que je ne connais pas
J’ai vraiment apprécié cette expérience. Bien qu’il y ait eu, je pense, une certaine retenue de la part de chacun, en tout cas de la mienne, puisque je n’ai pas pratiqué mes habitudes comme les étirements, la méditation, écrire et lire, cela ne m’a pas manqué, je n’en ai pas ressenti le besoin (le fait que je sois bavard cache une grande part de ma timidité). J’aurais aimé que la randonnée dure plus longtemps pour que l’on fasse plus ample connaissance, mais ce sera peut-être pour une prochaine fois. Je suis vraiment content d’avoir rencontré Tom23. Une belle rencontre ! Le lieu
Je ne connaissais pas le pays de Caux et suis impressionné par le nombre de lieux à découvrir en marchant. Et nous n’en avons exploré qu’une partie. Un seul regret
Cela n’a pas duré assez longtemps. Ce sera pour une prochaine, qui sait ? Les aléas de la météo…
Et vous, avez-vous déjà vécu une expérience similaire en randonnée ? Partagez vos histoires et impressions en commentaire !
Incivilités : les randonneurs, promeneurs sont-ils responsables ?
Lors de ma randonnée dans le Jura, « le tour des 7 lacs et des 7 cascades en trois jours« , le dernier jour, je me suis retrouvé face à un sentier fermé, marqué par d’innombrables panneaux « Interdiction d’entrer » et « Propriété privée« , ainsi qu’une chaîne rouge et blanche bloquant tout passage. On peut supposer que cette décision du propriétaire est probablement due à des comportements inappropriés de certains promeneurs.
Vous aurez remarqué que je n’utilise pas le terme « randonneur » mais plutôt « promeneur », car ce dernier est plus global.
Les fermetures de sentiers liées aux « ras-le-bol »
Certains sentiers de grande randonnée (GR) sont également impactés, fermés ou déviés à cause d’incivilités. Par exemple, cet article de « La Montagne » datant du 9 mai 2024 en parle (bien que la situation ait pu évoluer depuis). Quoi qu’il en soit, cela doit nous interpeller.
Les promeneurs, dont les randonneurs sont-ils vraiment irrespectueux ?
Je ne vais pas commenter l’article de « La Montagne » dont je ne connais pas tous les tenants et aboutissants, mais je vais partager ma modeste expérience. J’ai travaillé pendant longtemps dans un parc ouvert au public où nous organisions également des événements. Nous avons eu des dégradations : panneaux pédagogiques vandalisés, fléchages abîmés, dépôts de détritus.
Pourtant, il faut nuancer ces incidents, car la grande majorité des promeneurs sont respectueux. Les irrespectueux ne représentent même pas 1 %.
– Bah Sima, alors comment expliques-tu cela ?
– Il s’agit d’un constat…
Les dégradations des panneaux pédagogiques se sont produites en une seule après-midi, probablement par un petit groupe, anéantissant des heures de travail. Cela contraste avec les milliers de visiteurs qui sont passés sans jamais rien détruire. Pour les fléchages, une personne nous avait rapporté qu’il s’agissait de trois familles en pique-nique ensemble, laissant leurs enfants jouer sans surveillance. Une seule famille ayant un comportement irresponsable peut laisser plus de détritus que tous ceux qui ont pique-niqué au même endroit pendant des années.
Ils ont beau ne pas être nombreux, on ne remarque qu’eux !
Ce qui semble empirer le phénomène, c’est l’engouement soudain pour les sorties en pleine nature depuis l’après-Covid. Même si la proportion de personnes ayant de mauvais comportements reste inchangée, il faut reconnaître que, bien qu’ils soient peu nombreux, ce sont eux que l’on remarque le plus !
Est-ce irrémédiable ?
Je reste optimiste et pense que la situation peut s’améliorer. La montagne, la nature, appartient à tout le monde, mais il y a ceux qui y travaillent et en dépendent pour leur gagne-pain, et ceux qui s’y promènent. Être respectueux, c’est apprendre à se connaître mutuellement.
Traverser un pré sur un sentier : Il peut y avoir un accès sélectif permettant le passage des personnes mais pas du bétail, ou un escalier pour franchir une clôture, ou une simple barrière à refermer soigneusement derrière soi, respectez cela !
Pré momentanément interdit au passage : Alors qu’il est sur un GR ou autre sentier… Cela peut être dû à la présence de vaches avec leurs veaux[1] que le propriétaire souhaite protéger, ou de jeunes génisses ou bouvillons aux comportements imprévisibles, voire d’un taureau. Dans ce cas, cherchez une façon de contourner le pré pour respecter la tranquillité des animaux et assurer votre propre sécurité.
Chiens : (Je ne vais pas me faire des amis parmi certains propriétaires de toutous…) Tenez-les en laisse, pas en longe. Ils ne doivent pas déranger les animaux d’élevage ni la faune locale, car votre animal domestique ne fait pas partie de la biodiversité que vous traversez. En liberté ou en longe, il peut déranger des oiseaux nicheurs au sol. Comme vous, il doit rester sur les chemins. Il en va de même pour les chiens des fermes ou des propriétés privées : ils ne doivent pas molester les passants. Quant aux Patous, bien que certains ne prêtent pas attention aux randonneurs, ceux qui sont agressifs doivent être correctement éduqués pour distinguer un loup d’un être humain, les chiens en ont la capacité et l’intelligence, encore faut-il que les maîtres s’en inquiètent.
Hygiène : Lors de ma randonnée sur le GR 34, j’ai été choqué par le nombre de « kleenex » laissés sur le sentier qui servent à essuyer la dernière goutte de votre pissouille . Même si le papier est biodégradable, il reste une pollution visuelle. Emportez un petit sac poubelle, comme ceux pour ramasser les crottes de chien, et ramenez vos kleenex et papiers hygiéniques avec vous.
Cigarettes : Si vous aimez une clope après le pique-nique, je respecte cela. Mais n’écrasez pas votre cigarette au sol ni la jetez d’une pichenette. Utilisez un cendrier de poche et jetez vos mégots chez-vous ou dans la prochaine poubelle publique croisée.
Je suis confiant dans le fait que la majorité des gens soient respectueux. Certains manquent simplement d’information, de pédagogie et de sensibilisation. Il peut également y avoir des réfractaires idéologiques concernant les modes d’élevage ou d’agriculture (j’ai moi-même mes propres convictions, mais elles ne sont pas exprimées dans ce billet). Lors des balades, sorties ou randonnées, ce qui prime, c’est le savoir-vivre ensemble en bonne intelligence. Pour le reste, il existe d’autres cadres pour exprimer ses revendications.
^Sachez que certaines races bovines peuvent être agressives lorsqu’elles sont accompagnées de leurs veaux. Certaines races bovines sont plus agressives que d’autres.
L’homme jeune marche plus vite que l’ancien. Mais l’ancien connait la route. » Proverbe Africain.
Questions souvent posées aux randonneurs
Lorsque l’on me voit avec mon sac-à-dos ou que je dis que je fais de la randonnée, les questions qui reviennent souvent sont :
Tu fais combien de kilomètres par jour ?
Tu marches à quelle vitesse ?
Tu marches combien d’heures par jour ?
Et je suis bien embarrassé pour y répondre.
Une autre question qui m’a été posée est : quelle différence entre une balade ou promenade et une randonnée à la demi-journée ?
Je vais tenter d’y répondre.
Pourquoi m’est-il difficile, impossible de répondre à ce genre de questions ?
Lorsque j’étais jeune je courais tous les soirs avant mes entraînements et j’aurai pu vous dire ma moyenne sur 20 km et mon record… Mais en randonnée je ne cherche pas la performance ni de record, ce n’est pas, mais vraiment pas dans mon objectif.
Sima, lorsque tu prépares des parcours tu établis bien des étapes d’une certaine distance !
C’est vrai, mais…
Préparation de mes étapes et la réalité.
Plusieurs possibilités s’offrent à moi :
je prends un parcours connu avec des étapes prédéfinies,
je m’inspire un tracé qu’une personne a publié sur le web,
je trace moi-même mon parcours en imaginant mes spots de bivouac et/ou camping.
La réalité sur la distance :
en fonction de ma forme ou ma fatigue je peux décider d’allonger une étape ou de la raccourcir,
mon temps de marche et la distance ne sont pas inscrits dans le marbre, je m’arrête pour prendre des photos, pour admirer certains paysages, pour boire, grignoter, discuter lors d’une rencontre,
Je m’imagine des spots de bivouacs ou d’hébergement mais parfois in-situ ça ne colle pas et il faut s’adapter.
Quelques exemples de la différence entre la théorie et la réalité du terrain.
En Auvergne j’imaginais un spot de bivouac au bord d’un ru (sur le papier, les cartes IGN vous donnent les dénivelés par tranche de 10 m), in-situ le ru suivait bien le sentier mais dans un contre-bas à pic de 4 m, totalement inaccessible et en plus il était à sec, pas une goutte d’eau, la végétation environnante empêchait tout bivouac possible et n’avais pas suffisament d’eau. J’ai donc imaginé un spot à environ 8 km de là pasant par un point d’eau et j’en ai trouvé un super à mi-distance.
Lors de mon troisième jour sur le sentier Compostelle, à Viver, j’espérais dormir dans un local municipal, j’ai dû allonger ma distance de 10 km, bien chargé en eau, pour trouver un spot de bivouac génial !
La distance que je parcours par jour :
Je peux très bien faire une longue distance (plus de 30 km) comme je peux en faire une très courte (5 km). Ça dépend de ma forme, mon envie, du terrain, de la météo…. Et je peux même décider de me poser une journée à un endroit.
La distance parcourue par jour n’a aucune importance car en randonnée nous ne faisons pas une course et chaque randonneur le fait à sa façon.
La vitesse moyenne de marche :
Je connais ma moyenne de marche sans interruption vu ce que j’ai dis plus haut ça ne signifie pas grand-chose. On peut marcher plus lentement, ou décider de « faire du km » (c’est-à-dire accélérer le pas) quand un tronçon nous plaît moins. La vitesse moyenne de marche n’a pas plus d’importance que le nombre de kilomètre par jour.
Pour la différence entre balade et randonnée je donne quelques pistes théoriques.
Généralement on situe :
La balade santé de 2 à 5 km pour une durée pouvant aller à 3 h
Promenade de 3 à 10 km pour une durée pouvant aller à 4 h
La randonnée de 12 à 32 km pour une durée pouvant aller à 8 h (mais on peut faire moins…)
Marches plutôt sportive :
La marche d’endurance de 20 à 100 et plus pour une durée pouvant aller de 5 h à pas de limite, la vitesse est plus ou moins à 5 km/h
Marche AUDAX® démarre à 25, 50, 100, 150, 200, etc avec une allure de 6 km/h minimum. La marche AUDAX® peut-être aménagée de pauses ravitaillement, par exemple pour une marche AUDAX® de 25 km = 5 h soit 4h10 de marche et 50 minutes de pause, pour une marche AUDAX® de 100km en 20h (16h40 de marche et 3h20 d’arrêts)…
Marche nordique (après un stage auprès de la FFRandonnée, j’ai décidé d’en faire une par semaine)
Marche afghane (perso, je m’y suis essayé, je n’ai pas trouvé mon bon rythme, je n’ai pas insisté non-plus)
Conclusion Évitez ce type de questionnement, d’ailleurs ceux qui répondent par la performance m’intéresse peut. En prenant des photos, je m’arrête souvent, mais imaginez ceux qui transportent un équipement plus lourd, ou ceux qui prennent le temps de se mettre en scène (en se photographiant ou se filmant sous différents angles, en descendant ou en montant) ; cela demande l’usage d’un trépied, des allées et retours incessants… Vous comprenez sûrement que la quantité de kilomètres parcourus ou la vitesse moyenne ne sont pas des critères importants. En randonnée, ce qui compte vraiment, ce sont les souvenirs que vous emportez avec vous, que vous gardiez pour vous-même ou que vous partagiez plus tard (avec vos proches, sur un site web, les réseaux sociaux, etc.), qu’ils soient capturés en images, en vidéo, ou simplement dans votre esprit. L’essentiel réside dans l’expérience de votre randonnée, bien au-delà des chiffres de distance et de vitesse.
Ce qui importe le plus, ce sont vos propres sensations, positives ou négatives. La randonnée offre également l’opportunité de se reconnecter avec soi-même.
Citation :
Lenteur
[…] Le marcheur est le seul maître de son temps, il décide de son rythme de progression, s’arrête à sa guise pour observer un détail du paysage ou une source, plonger dans l’eau fraîche d’un lac ou d’une rivière, ou pour musarder dans l’herbe, observer un cortège de fourmis ou suivre le cheminement tortueux d’une couleuvre ou d’un orvet. […]
La marche déjoue les impératifs de vitesse, de rendement, d’efficacité, elle n’en a même rien à faire. Elle ne consiste pas à gagner du temps mais à le perdre avec élégance. Il ne s’agit plus d’être pris par le temps mais de prendre son temps. […] David Le Breton « Marcher. Éloge des chemins et de la lenteur »
L’article vous à plus ou vous avez des remarques, les commentaires sont là pour ça.
Cet article fait suite à la Série Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto, vous pouvez retrouver la totalité des articles en fin d’article dans la partie « Billets connexes ».
En général, je ne transporte pas de nourriture pendant la journée, à l’exception de quelques barres de céréales et d’une provision pour le soir pris en cours de route. Habituellement, je pars en randonnée avec 1,5 litre d’eau, sauf lors de mon passage à Viver, où j’ai fait le plein pour la nuit de bivouac en altitude (totalisant 4,75 litres), sur une dizaine de kilomètres en montée.
Pour affronter les températures froides de cette période une fois passé Torre Torre, par précaution j’ai ajouté à mon équipement un tour de cou (buff), une doudoune, une paire de gants, un duvet plus chaud que celui que j’utilise en été, ainsi qu’un haut en laine mérinos à manches longues.
Liste du matériel
Porté
Portage
Poids
Sac-à-dos 55L + 10 Mc Kinley
1750
1750
Abri
Tente 1P
776
Piquets + ficelle
177
953
Couchage
Couverture de survie
73
Duvet
1141
Matelas
533
Sac à viande
164
1911
Cuisine
Housse gamelle
13
Gamelle 550ml titane
105
Gaz CV470
450
Réchaud avec housse BRS-3000T
29
Allumettes
8
Briquet avec ruban adhésif (~ 1 m)
17
Éponge
7
629
Couverts à portée de main
Couteau Laguiole
82
Pince attrape gamelle
31
Fourchette cuillère
9
112
Eau
Poche à eau 2L
130
Gourde filtrante 2L
129
Bouteille vide 250ml
17
276
Hygiène
Papier toilette
55
Lingette 29X23
18
Serviette 52X58
42
Brosse à dents
9
Miroir
26
Rasoir
4
Savon
51
Bouchon douche
1
Trousse vide
24
230
Sécurité
Trousse de secours
287
Sifflet
12
Frontale
84
383
Électronique
Batterie externe 10000 mAh
229
1 chargeur avec câble
52
Smartphone
161
Piles (3) LR03
37
479
Vêtements
Doudoune + sac de compression
454
Short
139
Tee-shirt manches long. Mérinos
181
Débardeur Techn
108
Boxer
57
Chaussettes
41
Chaussettes fines
34
Tour de cou (buff)
55
Gants
51
Poncho
251
1371
Accessoires
Assise mousse 29X39
55
Protège papiers
21
Sacs poubelle (10)
10
Mouchoirs
18
Carte identité
5
Carte Vitale Européenne
5
CB
5
119
Extra
Cahier + stylo + Credential
189
189
Sous total
8412
Sur soi, sachant que la veste coupe vent rejoint le sac-à-dos dès que les température sont correctes.
Polo Techn.
149
Veste Coupe-vent et déperlant
134
Boxer
56
Pantalon
338
Paire de chaussettes
34
Paire de chaussures
920
Chapeau
81
Lunettes de soleil
27
Lunettes de vue
32
Paire de bâtons de marche
420
2191
Sur soi + Sous-total
10603
La série de billets sur mon escape sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto est terminée, vous pouvez consulter les billets connexes plus bas.
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Jour 4
Antigua estacion de Toras (FC Ojos) – Barracas
9,970 km – D+ 356 m – D- 302 m
Cette étape courte s’est déroulée sous un ciel d’un bleu intense, balayé par un vent glacial de face tout au long du chemin, offrant des paysages à couper le souffle.
À Barracas, après avoir fait tamponner mon Credential à la mairie, je me dirige vers la seule auberge que j’ai croisée. À ma grande surprise, il s’agit d’une auberge de luxe proposant une nuit à 30 €. Ma chambre est équipée d’un lit une place et d’un lit double, avec une salle de bains comprenant douche, toilettes et lavabo. Les lits sont faits avec des draps propres et j’ai à ma disposition trois serviettes immaculées. De plus, il y a une cuisine commune entièrement équipée, avec réfrigérateur, micro-ondes, gazinière, machine à laver et tous les accessoires nécessaires pour cuisiner, ainsi que des placards de rangement. Une salle à manger et un salon communs complètent cet hébergement de qualité.
Je n’en demandais pas tant !
La nuit glacée cède sa place, le soleil levant embrase l’horizon et redonne au pèlerin l’énergie de reprendre la route.Le vent qui a rendu la nuit si rude travaille ici pour nous, les éoliennes des crêtes tournent à plein régime.L’immensité silencieuse du plateau, le chemin se perd dans une étendue dorée que seules les montagnes bleues viennent borner à l’horizon.
L’heure du constat
Arrivé à Barracas avec un léger problème au pied droit, pas vraiment handicapant, je prends le temps de faire le point des prochaines étapes. À Sarrion, je constate qu’il n’y a rien sur place mais un éventuel spot de bivouac situé à 8 km, sans point d’eau, ce qui signifie de nouveau transporter une réserve d’eau conséquente. À Teruel, je comptais sur une auberge de jeunesse, mais j’apprends qu’elle est fermée et je n’ai pas de plan B. À Cella, il existe une auberge d’hébergement « Albergue El Rio« , mais je n’ai pas pu obtenir de renseignements sur les tarifs et je crains de me retrouver une fois de plus face à une mauvaise surprise. Ensuite, les étapes suivantes semblent offrir que la possibilité de bivouaquer.
J’opte donc pour une décision radicale : arrêter là mon périple, d’autant plus qu’une gare est présente, me permettant de rentrer à mon point de départ en train.
Je ne suis pas déçu
j’ai beaucoup apprécié ce parcours, je pense avoir pris la bonne décision. Je verrai pour reprendre peut-être l’année prochaine là où j’ai arrêté mais à une autre période, entre mi-mai et fin juin, là où les températures sont plus douces et donc plus propices à enchaîner les bivouacs avec moins de poids dans le sac-à-dos.
Problèmes rencontrés :
Impossible de trouver une bouteille de gaz 178 ml, ni à l’enseigne bleu de Sagunto, ni à celle de Valencia pourtant le plus grand d’Espagne, ni à Leroy Merlin… j’ai dû en acheter une de 400 ml,
rien n’est prévu pour l’hébergement des randonneurs individuels, qu’il soit à pied ou à vélo, à moins de mettre vraiment la main au porte-monnaie.
Les belles rencontres
Toutes les personnes rencontrées ont été très sympathiques mais aucune n’étaient au courant qu’il y a un chemin de Compostelle qui passe par chez-eux, sauf bien entendu, les membres de l’association.
Mention spéciale à :
aux membres de l’association « Amigos del Camino Santiago desde Sagunto » pour leur accueil, leurs conseils et leur travail.
le patron du bar/restaurant de Torres Torres qui a fait le nécessaire pour me trouver une solution de nuitée gratuite.
le marcheur qui fait Altura jusqu’au barrage de Navajas (allé/retour) chaque soir après son travail en marche rapide avec qui j’ai discuté jusqu’au camping de Navajas à son rythme de marche. Discussion intéressante, je lui ai montré les marque jaune signifiant qu’il existait bien un chemin de Compostelle sur le chemin qu’il fait chaque jour.
couple de randonneurs français qui faisait Teruel → Sagunto à Vélo par la Via Verde sur lequel ils avaient bivouaqué pour la nuit. Ils ont opté pour les bivouacs à cause des prix pratiqués en Espagne.
agriculteur sur la variante qui taillait ses amandiers et avec qui j’ai fait une pause discussion de 20 minutes.
l’italien qui a randonné dans toute la France et là allait jusqu’en Andalousie à vélo et qui me disait qu’il n’y a pas de comparaison avec les tarifs des campings et hébergement municipaux en France, voire les gîte ouverts et libres et gratuits.
deux Néerlandais qui allaient jusqu’à Valencia et m’ont tenu les mêmes propos que l’Italien.
l’homme rencontré à la gare de Barracas, qui venait de « El Toro » limite entre la région de Valencia et la Castille avec qui j’ai eu des discussions intéressantes en attendant le train et tout le long du voyage.
Ce qu’attend un randonneur
Qu’il soit à pied ou à vélo, est un lieu de repos abordable, surtout lorsque le bivouac est interdit comme en Espagne. Mais face aux prix élevés, on se retrouve souvent sans choix ! Un camping dans un cadre naturel, où il peut installer sa tente à un tarif raisonnable, avec accès à des installations sanitaires complètes (douches, lavabos, toilettes), constitue une solution idéale.
Un hébergement à prix abordable suffirait amplement, sans nécessité de fournir des draps (juste des couvertures, le randonneur ayant toujours un sac de couchage et une housse de soie), ni des serviettes (le randonneur ayant les siennes). Les chambres individuelles ou les lits doubles ne sont pas indispensables.
Une alternative serait un hébergement non surveillé, donc gratuit, laissant le choix entre dormir à l’intérieur ou planter sa tente aux alentours. Voilà quelques suggestions pour répondre aux besoins des randonneurs.
Petite vidéo pour conclure
Budget
Malgré des coûts d’hébergement généralement plus élevés qu’en France, hormis sur les chemins de Compostelle où les infrastructures d’accueil sont bien établies, il est possible de se nourrir à moindre coût.
Lors de mes pauses pour obtenir mon premier tampon de la journée, j’apprécie prendre une bière sans alcool. Je m’abstiens de boire de l’alcool, car cela me provoque des crampes musculaires lorsque je n’ai pas beaucoup mangé.
Jour 1 : 6 €
nourriture 4,5 €
bière 0% 1,5 €
jour 2 : 29,77 €
nourriture 4,97 €
bière 0% 1,8 €
camping plus de 23 €
jour 3 : 17,10 €
petit déjeuner (tartines, js d’orange café au lait) 4,60 €
Restaurant (2 plats, 1 bière 0 %, 2 cafés 1 bouteille d’eau 1,5 L pour la route) 12,5 €
Jour 4 : 44,28 €
Barracas[1]
Au restaurant Casse-croûte plus 1 bière 0 % 6,60 €
1 café 1,60 €
Épicerie nourriture pour le soir 6,08 €
Hébergement 30 €
sous total 97,15 €
On constate que ce sont les deux hébergements qui on fait monter l’addition.
Trajet 250 €
Allée Avion 122 €
Retour
Train Sagunto – Barcelone 66,80 €
TGV 1ère classe Barcelone – Paris 62 €
Total 347,95 €
Dans l’article du mercredi 29 mai 2024 vous aurez le détail de mon sac-à-dos.
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.
^À Barracas il y a un resataurant, comme il est seul et qu’il y a beaucoup de passages, Il profite de la situation pratiquant des tarifs plus élevés qu’en bord de mer comme par exemple au Puerto de Sagunto.
Jour 2
Torres Torres – Altura
26,593 km – D+ 1545 m – D- 1305 m Puis
Altura – Navajas
3,693 km – D+ 151 m – D- 154 m Total → 30,286 km pour la deuxième journée
Au début de cette étape, on continue d’être enveloppé par le parfum des fleurs d’orangers, avant qu’il ne soit progressivement remplacé par le délicat parfum des pins. Les paysages se métamorphosent également : des forêts de pins, des vergers d’amandiers, des oliveraies… Ça grimpe légèrement en altitude, ce qui explique qu’il n’y a plus d’oranger. La montée reste très douce, à peine perceptible. Le chemin suit principalement la « Via Verde de Ojos Negros » (la Voie Verte de Ojos Negros), une ancienne voie ferrée qui desservait le deuxième site sidérurgique d’Espagne au Puerto de Sagunto. Ce site a été fermé, je crois, en 1971, et récemment, cette voie a été aménagée pour devenir un chemin, ravissant particulièrement les cyclistes, surtout s’ils parcourent l’itinéraire de Teruel à Sagunto (principalement en descente, avec le vent dans le dos).
À Soneja, je fais une halte dans un petit magasin pour acheter de quoi manger le soir. Ensuite, je me dirige vers un bar situé à 200 mètres pour faire tamponner mon Credential et envisager de déguster quelques tapas pour le déjeuner. Cependant, à ma grande déception, le bar/restaurant est complet, étant donné que c’est un dimanche, il m’est impossible d’y trouver une place. Pas découragé pour autant, je fais tamponner mon Credential et retourne au petit magasin… pour découvrir qu’il a fermé pour la pause déjeuner. Cet imprévu ne me perturbe pas outre mesure, et le prends avec humour. Même si je n’ai dans le ventre qu’une orange, une barre de céréales et un café depuis le matin, je continue sans souci.
Sur ce chemin, on trouve des endroits de bivouac très accueillants (bien que le bivouac soit interdit en Espagne voir l’article « Peut-on bivouaquer sur le chemin de compostelle« ), bien que dépourvus d’eau, ce qui nécessite un peu d’anticipation. Mon objectif est de rejoindre le camping municipal d’Altura.
Arrivé à Altura, je redoute de ne pas trouver de place au camping, étant donné le nombre de personnes présentes. En arrivant à la réception, je constate qu’elle est vide. Je décide alors d’appeler le numéro affiché sur la porte et j’entends la réponse :
« Je ferme à 20h ! »
Je réponds calmement : « Pas de souci, je suis là, devant l’accueil, je vous attends. Je souhaite simplement passer la nuit. »
Sa réponse me surprend : « Non, en basse saison, les gens qui ont des tentes et caravanes à l’année viennent ici pour la journée en famille. Mais à 20 h, je ferme et personne ne peut rester pour la nuit ! »
Déçu mais résolu à trouver un endroit où passer la nuit, je reprends donc le chemin en direction du camping de Navajas, sachant que c’est le dernier sur ma route.
Une fois arrivé au camping de Navajas, je découvre qu’il faut débourser plus de 21 € pour planter sa tente une nuit. Les prix sont bien plus élevés qu’en France… Cependant, je décide de m’y installer et de savourer mon repas acheté à Soneja.
Avant de m’installer, je fais tamponner mon Credential à la réception du camping.
Sot de Ferrer, petit joyau de l’arrière-pays valencien, on aperçoit depuis les champs ce village paisible et son chemin de croix au fond.Entre les falaises, le chemin se faufile, la roche taillée à vif encadre le pèlerin dans un corridor minéral impressionnant.Le vrai visage du Camino, un vieux cheminl, ombragé et silencieux, qui grimpe légèrement vers les hauteurs de la sierra valencienne.
Jour 3
Navajas – Plus loin que Viver
28,760 km – D+ 1874 m – D- 1351 m
Je reprends le sentier qui passe par la Via Verde jusqu’à Jerica. Arrivé là-bas, je me rends à l’office du tourisme pour faire tamponner mon Credential, mais il est malheureusement fermé. Il semble n’ouvrir que les week-ends. Heureusement, je croise une dame, propriétaire d’un hôtel, qui possède le tampon du Camino Del Cid. Elle me propose aimablement de m’emmener en voiture jusqu’à son établissement pour tamponner ma Credencial. Après cette courte pause, je dois parcourir environ 300 mètres pour récupérer mon chemin.
Arrivé à Viver, je me rends à la mairie pour faire tamponner mon Credencial et je demande des informations sur le local municipal d’hébergement. La réponse est déconcertante : il n’est pas encore achevé et ne sera pas destiné aux individuels, mais plutôt aux groupes.
Déterminé à trouver un lieu où passer la nuit, je décide alors de me rendre à l’auberge « Santa Maria de Aguas Blancas« . Malheureusement, bien que repérée sur OpenStreetMap, ils n’ont jamais répondu à mes mails. À mon arrivée, la porte d’entrée est grande ouverte, mais tous les bâtiments sont fermés. J’explore les lieux à l’intérieur, constatant avec étonnement que les jardins et les bâtiments sont très bien entretenus. J’espère rencontrer quelqu’un, peut-être un jardinier, mais je ne croise personne. Après cette tentative infructueuse, je décide de retourner à Viver. Je savoure un délicieux repas dans un restaurant local, comprenant deux énormes plats, une bière sans alcool, un café et une bouteille d’eau de 1,5 litre, le tout pour seulement 12,50 €. Après avoir rechargé mon téléphone et rempli mes réserves d’eau avec 3,75 litres, je décide de rejoindre la Via Verde située à environ 10 km, où je prévois de bivouaquer près d’une ancienne gare abandonnée, la « Antigua estacion de Toras (FC Ojos)« , là on rencontre de gros dénivelés positifs.
Lorsqu’on atteint la route CV-235, si vous êtes à vélo, suivez la flèche qui indique la direction de gauche. Si vous êtes à pied, continuez tout droit. Cette variante vous évite un tronçon de route et offre des paysages magnifiques. À noter qu’il existe dans cette zone, sur votre gauche, un point d’eau non répertorié sur les cartes. Bien qu’elle ne soit pas potable, ça permet de se laver et si, comme moi, vous avez une gourde filtrante, vous pouvez réduire la quantité d’eau que vous transportez pour vous hydrater.
Précisions avec carte plus bas
J’arrive à la « Antigua estacion de Toras (FC Ojos) » vers 18h et il fait déjà très froid. Je mets ma doudoune et j’attends que la nuit tombe pour monter ma tente. Après une toilette rapide, je me couche aux alentours de 22h. Malgré les températures oscillant entre 2 et 5 °C avec du vent froid, j’ai passé une excellente nuit !
C’est vraiment dommage de constater que toutes les forêts de pins traversées par la variante ont été ravagées par un incendie. Derrière ma tente, on peut voir toute une pinède calcinée, et même l’arbre le plus proche a perdu son écorce. Si cela vous intéresse, je vous invite à lire mon article sur les comportements à adopter en randonnée en huit points.
Parmi les problèmes rencontrés :
Malgré une batterie externe pleinement chargée, mon smartphone cesse de se charger après seulement 15 minutes, restant bloqué à 80 %, même si toutes les LED de la batterie externe indiquent une charge complète. Il semble que la technologie atteigne ses limites par basses températures.
Mon réchaud « BRS – 3000T » montre également ses limites en conditions de froid. Je n’ai pas réussi à faire bouillir de l’eau, me contentant d’une tisane tiède, et le matin, d’un café à peine chaud.
Mais bon, rien de grave, on s’adapte !
La forêt reprend ses droits, ces ruines silencieuses, englouties par la pinède, rappellent que des hommes ont vécu et travaillé ici bien avant le passage du pèlerin.L’eau et la roche, le béton et la forêt, le barrage de Regajo surgit au détour du chemin, spectacle inattendu au cœur de la sierra.Après les kilomètres de solitude dans la sierra, le clocher de Viver se dresse comme un phare.Du haut de la Vereda, le monde s’ouvre, mais la forêt brûlée rappelle en silence la fragilité de ces paysages face au feu.Froid, vent, arbres brûlés, et pourtant le sourire. Le bivouac près de l’ancienne gare de Torás restera l’un des souvenirs les plus forts du Camino.
Précisions sur la Variante entre Viver et Barracas.
Quelques kilomètres de plus, mais du bitume en moins, la variante de Morredondo offre au pèlerin calme et sécurité au prix d’un léger détour.
Variante- entre Viver et Barracas
Lorsque vous arrivez au point D, 2 possibilités :
À gauche sur la CV-235 est le chemin d’origine, plutôt pour les cyclistes.
En face se trouve la variante, tracé en rouge ici.
Cela-dit, la variante me paraît tout à fait praticable avec un vélo de randonnée ou un VTT et plus sécurisante que la CV-235.
Après le point 5 en vert et juste avant le point suivant en rouge, vous avez sur votre gauche, à une vingtaine de mètres un accès à de l’eau (non potable) pour un brin de toilette ou si vous avez une gourde filtrante pour vous ravitailler et ne pas vous charger comme moi je l’ai fait.
La variante rejoint le chemin de Compostelle classique au point 3 en vert.
Tracé sur carte IGN espagnole
Suite de mon cheminement Mercredi 22 mai 2024
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.
« Les années passent et je suis encore un voyageur. » Bashô, Journaux de voyage.
Le Chemin de Compostelle depuis le Puerto de Sagunto, également connu sous le nom de « Camino de Santiago desde Sagunto« , occupe une place spéciale dans mon cœur. Avant de me lancer dans cette aventure, j’avais quelques appréhensions :
D’abord, des soucis de santé, en particulier avec mon pied droit. Ensuite, le manque d’options d’hébergement à des prix raisonnables.
C’est précisément pour cette deuxième raison que j’ai dû raccourcir mon parcours, une décision que j’explique dans cet article et ceux à venir.
Bien que les pèlerinages depuis Sagunto aient une longue histoire, le tracé actuel de ce chemin a été établi en 2012. L’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto« , chargée de promouvoir cette route, s’est formée juste avant la pandémie et n’a réellement pu agir qu’après celle-ci. Ainsi, ce parcours en est à son adolescence, ce qui m’a attiré et continue de m’attirer.
Introduction
Avant d’entreprendre le Chemin de Compostelle, j’ai effectué une série de préparatifs au-delà des simples aspects matériels :
J’ai minutieusement étudié les étapes jusqu’à Burgos en consultant les cartes IGN espagnoles et en comparant avec les traces GPS disponibles sur le site de l’association.
J’ai contacté l’association et j’ai été chaleureusement accueilli. Nos échanges m’ont été très utiles.
J’ai envoyé des courriels aux offices de tourisme, aux hôtels, aux campings (il n’y en a que trois, tous situés à proximité les uns des autres), ainsi qu’aux mairies de toutes les villes du parcours ou à proximité jusqu’à Burgos. Malheureusement, aucune mairie n’a répondu à mes sollicitations et les autres réponses reçues ne m’ont pas véritablement enthousiasmé, car rien n’était spécifiquement prévu pour les randonneurs solitaires, qu’ils soient à pied ou à vélo.
J’ai eu l’opportunité de rencontrer en personne certains membres de l’association, qui m’ont prodigué des conseils avisés et ont fait preuve d’un enthousiasme débordant. Cette rencontre reste un excellent souvenir pour moi.
Le travail accompli par l’association est remarquable :
Ils ont effectué un travail de marquage remarquable, propre et efficace, facilitant ainsi l’orientation sur le chemin.
L’association organise régulièrement des sorties sur les étapes du parcours afin de le faire découvrir et de sensibiliser les individus ainsi que les institutions telles que les mairies et les offices de tourisme.
Ils maintiennent également un site web et une page Facebook actifs pour informer et communiquer.
La coquille Saint-Jacques et sa flèche jaune, symboles incontournables du chemin vers Compostelle, ici au départ du Puerto de Sagunto, en Espagne.Le banc du départ : une dernière pause avant de s’élancer sur le Camino, le rond-point à l’ancre marque symboliquement le point zéro du pèlerinage depuis Sagunto.
Le problème réside dans le fait qu’actuellement, il n’y a que des maisons rurales privées disponibles, et leurs propriétaires ne sont pas enclins à louer un lit individuellement lorsqu’ils peuvent louer toute la maison à un groupe. Les hôtels ne proposent pas de tarifs adaptés, ce qui n’est pas surprenant étant donné que ce n’est pas leur vocation. De plus, les campings en Espagne sont généralement plus onéreux qu’en France et ne sont pas adaptés aux voyageurs itinérants. Par exemple, sur le chemin des douaniers GR 34, pourtant très fréquenté par les touristes, on trouve des campings municipaux à partir de 8 € ou des campings privés à environ 14 € la nuit. En Espagne, dans une ville reculée à l’intérieur des terres, le coût pour planter sa tente pour une nuit dépasse les 21 €.
Quant à la sensibilisation des municipalités, c’est là que réside la clé de la solution. J’avais espéré que le projet d’un local municipal à Viver serait une opportunité, mais il s’avère que ce local, bien que non encore achevé, ne sera pas destiné aux individuels mais uniquement aux groupes. Sensibiliser les municipalités revient à se confronter à un défi de taille, semblable à celui de David contre Goliath.
Histoire de mon cheminement sur ce parcours de Compostelle.
Jour 1 Puerto de Sagunto – Torres Torres
23,870 km – D+ 836 m – D- 673 m
Départ à 9h depuis la plage qui sert également de point de départ pour le chemin de Compostelle. Le parcours ne présente pas de dénivelé marqué. Il s’agit plutôt d’une légère montée, sans difficulté particulière, procurant plutôt une sensation de marcher sur du plat. La traversée de Sagunto peut sembler un peu longue, d’autant plus que l’on aspire à retrouver la nature. Le chemin passe en contrebas du château de Sagunto, une ville historique renfermant cinq magnifiques églises, pour ceux qui souhaiteraient s’octroyer une pause culturelle.
Après environ 14 km de marche, j’arrive à Albalat dels Tarongers, où une petite boulangerie, réputée pour ses excellents produits cuits au feu de bois, nous permet de faire tamponner notre credential. J’en ai profité pour acheter de quoi déjeuner et me suis installé dans un coin tranquille à la sortie de la ville.
Le chemin se poursuit, et à l’approche de Torres Torres, la vue de la tour d’un château en ruine m’indique que j’approche de la fin de la première étape. Le chemin passe à côté d’anciens bains romains, puis devant une église assez imposante, témoins de l’histoire riche de la région.
Dans la place du village de Torres Torres, se trouve un restaurant où l’on peut faire tamponner son credential. On m’avait dit que l’hébergement pourrait être proposé à 30 €, un tarif que je trouvais déjà assez élevé. Ma surprise a été grande lorsque la propriétaire m’a annoncé un prix de 80 €, arguant qu’il s’agissait d’une maison rurale. Étant déjà réticent à payer 30 €, je lui ai demandé s’il existait des solutions plus abordables. Sa réponse laconique fut : « Allez dans le village, vous trouverez peut-être quelque chose. » Genre je vais aller frapper à toutes les portes, merci pour la solidarité !
Je suis sorti et me suis dirigé vers le café en face, où j’ai demandé s’il y avait des possibilités d’hébergement à un prix raisonnable ou un endroit où je pourrais camper. Le patron, un Suisse francophone, polyglotte parlant couramment l’espagnol, le néerlandais et l’anglais, est un ancien globe-trotter ayant bivouaqué dans le monde, des pays scandinaves jusqu’aux contrées africaines. Sa réponse a été : « Je ne peux pas laisser un randonneur sans aide. » Il m’a proposé son potager, offrant l’accès à de l’eau pour me laver, et la possibilité de planter ma tente soit dans le jardin, soit dormir dans le container où il range ses outils, et tout cela gratuitement. C’est ainsi que j’ai fini par passer la nuit dans un container très propre. Mon repas du soir : des oranges et des nèfles fraîchement cueillies et une barre de céréales.
Durant cette étape, on est accompagné par le parfum enivrant des fleurs d’orangers qui embaument l’air à cette période de l’année. Par contre, aucun endroit propice au bivouac ne se présente sur le chemin.
Les pieds dans le sable, les yeux vers l’horizon, le Camino de Santiago commence ici, au bord de la Méditerranée.La Communauté valencienne dans toute sa beauté brute, roches ocre, garrigue sèche et villages blottis au creux des collines. « L’azahar », le parfum du Camino valencien, les fleurs d’oranger enveloppent le pèlerin d’un doux nuage de senteurs tout au long du chemin.Le verger se fait garde-manger, les oranges tombées au sol s’offrent généreusement au pèlerin de passage.
Abondance à portée de main, mais sagesse de pèlerin, seules les nèfles tombées au sol sont permises.Le Camino révèle la générosité des gens, un jardinier inconnu ouvre sa cabane, et le pèlerin trouve un toit pour sa première nuit.
Suite de mon cheminement Mercredi 15 mai 2024
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.
Barres de céréales maison avec variantes dont une végane.
Confectionner ses propres barres de céréales, pour votre petit déjeuner, votre goûter, ou pour une sortie de randonnée…
Je vous livre une recette facile et rapide à confectionner, avec un peu d’imagination vous pourrez l’améliorer et/ou en faire des variantes véganes par exemple, je vous donnerai quelques piste à explorer.
Ce billet découle de mon partage mi-mars sur Mastodon[1], dans le #MardiPatisserie, j’ai présenté les barres de céréales que je confectionnais. Suite à cela, j’ai reçu des demandes de la recette en messages privés, tandis qu’une autre personne m’a suggéré que je fasse un article pour mon blog.
Note(s)
^PS : si vous souhaitez me suivre sur Mastodon veuillez remplir à minima votre profil. Je ne cherche pas à avoir une multitude followers et j’accepte les demandes que si je pense que nous avons des points communs.
Vos barres de céréales faites maison
S’il y a bien un domaine qui s’apparente à la philosophie du DIY « Do it yourself » (faites-le vous-même), c’est bien la cuisine.
Les ingrédients :
100 gr de miel
75 gr de beurre
170 gr de mélange de céréales
50 gr de raisins secs
50 gr de cranberries
Procédure :
Commencez par faire fondre le beurre et mélangez-le avec le miel, en chauffant légèrement le miel si nécessaire pour le rendre plus liquide.
Ajoutez les céréales, les cranberries et les raisins secs, puis mélangez bien tous les ingrédients.
Répartissez uniformément ce mélange dans chaque compartiment du moule à financiers, en appuyant fermement avec une fourchette pour compacter.
Préchauffez le four pendant 10 minutes à 170 °C et faites cuire pendant 15 minutes, puis laissez refroidir complètement au réfrigérateur avant de démouler les barres.
Et voilà, vos propres barres de céréales maison sont prêtes à être dégustées !
Version Végane :
Remplacez le beurre par une huile neutre ou un beurre végétal.
Remplacez le miel par 50 gr de sucre et 50 gr de sirop d’érable ou d’agave.
Ajouter 60 gr de farine pour faire un liant
Il faut commencer par mélanger la farine, le sucre et les céréales.
Puis ajoutez l’huile ou beurre végétal fondu et le sirop d’érable ou d’agave.
Ajoutez les autres ingrédients (raisins secs, etc.)
puis continuez comme au point 3 ci-dessus.
Barres de céréales maison aux flocons d’avoine et raisins secs : économiques, énergétiques et sans additifs, la collation idéale à glisser dans le sac à dos
Option :
Vous pouvez opter pour un mélange céréales contenant déjà des raisins sec et cranberries et ainsi ajouter 50 gr d’un mélange de fruits secs concassés (noisettes, amandes, noix, etc.) et 50 gr de pépites de chocolat.
Astuces :
J’ai utilisé un miel de printemps qui est assez épais pour que cela se tienne bien une fois refroidi. Il y en a d’autres comme le miel de tournesol par exemple.
Si vous n’avez pas de moule vous pouvez étaler le mélange sur une plaque, sur une épaisseur d’environ 1 cm, et la découper en barre avant que ce soit totalement refroidi.
Le miel (Info) : Je sens que je vais en décevoir certains… Vous qui aimez mettre une cuillère de miel dans votre tisane bien chaude ou votre bol de lait bien chaud pour votre bien-être… Sachez que ça n’apporte rien à part le goût.
Lorsque l’on fait chauffer le miel, il commence à perdre ses propriétés bénéfiques pour la santé à partir de 45 °C, on considère qu’à 60 °C certaines enzymes et composés bénéfiques du miel sont dégradés.
Bref ! Mettre du miel dans votre boisson chaude ou cuisiner avec n’apporte rien à part le goût et peut-être l’effet placebo, c’est déjà ça.
Pour ses propriétés bénéfiques pour la santé, préférez le miel à la cuillère, ou en tartine.
Pour conclure
Réaliser vos propres barres de céréales maison est non seulement facile et rapide, mais aussi une excellente occasion de personnaliser vos en-cas selon vos goûts et vos besoins alimentaires. Que ce soit pour un petit déjeuner énergisant, un goûter sain ou une collation pratique pour une sortie, ces recettes vous offrent des variantes délicieuses, y compris une option végane. Laissez libre cours à votre créativité et savourez des barres de céréales faites maison, sans les additifs des produits industriels. Et si vous ne voulez pas faire le bonheur de votre dentiste, n’oubliez pas de vous brosser les dents 🙂 .
J’espère que cette recette vous aura plu. Partagez vos idées et vos propres variantes de barres de céréales dans les commentaires ! Quelle combinaison d’ingrédients aimeriez-vous essayer ?