S24E02 – Compostelle – Depuis Sagunto – 02

1 557 mots, temps de lecture 8 minutes.

Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 01

Mon cheminement des journées 2 et 3

Jour 2
Torres Torres – Altura

26,593 km – D+ 1545 m – D- 1305 m
Puis
Altura – Navajas

3,693 km – D+ 151 m – D- 154 m
Total → 30,286 km pour la deuxième journée

Au début de cette étape, on continue d’être enveloppé par le parfum des fleurs d’orangers, avant qu’il ne soit progressivement remplacé par le délicat parfum des pins. Les paysages se métamorphosent également : des forêts de pins, des vergers d’amandiers, des oliveraies… Ça grimpe légèrement en altitude, ce qui explique qu’il n’y a plus d’oranger. La montée reste très douce, à peine perceptible. Le chemin suit principalement la « Via Verde de Ojos Negros » (la Voie Verte de Ojos Negros), une ancienne voie ferrée qui desservait le deuxième site sidérurgique d’Espagne au Puerto de Sagunto. Ce site a été fermé, je crois, en 1971, et récemment, cette voie a été aménagée pour devenir un chemin, ravissant particulièrement les cyclistes, surtout s’ils parcourent l’itinéraire de Teruel à Sagunto (principalement en descente, avec le vent dans le dos).

À Soneja, je fais une halte dans un petit magasin pour acheter de quoi manger le soir. Ensuite, je me dirige vers un bar situé à 200 mètres pour faire tamponner mon Credential et envisager de déguster quelques tapas pour le déjeuner. Cependant, à ma grande déception, le bar/restaurant est complet, étant donné que c’est un dimanche, il m’est impossible d’y trouver une place. Pas découragé pour autant, je fais tamponner mon Credential et retourne au petit magasin… pour découvrir qu’il a fermé pour la pause déjeuner. Cet imprévu ne me perturbe pas outre mesure, et le prends avec humour. Même si je n’ai dans le ventre qu’une orange, une barre de céréales et un café depuis le matin, je continue sans souci.

Sur ce chemin, on trouve des endroits de bivouac très accueillants (bien que le bivouac soit interdit en Espagne voir l’article « Peut-on bivouaquer sur le chemin de compostelle« ), bien que dépourvus d’eau, ce qui nécessite un peu d’anticipation. Mon objectif est de rejoindre le camping municipal d’Altura.

Arrivé à Altura, je redoute de ne pas trouver de place au camping, étant donné le nombre de personnes présentes. En arrivant à la réception, je constate qu’elle est vide. Je décide alors d’appeler le numéro affiché sur la porte et j’entends la réponse :
« Je ferme à 20h ! »
Je réponds calmement : « Pas de souci, je suis là, devant l’accueil, je vous attends. Je souhaite simplement passer la nuit. »
Sa réponse me surprend : « Non, en basse saison, les gens qui ont des tentes et caravanes à l’année viennent ici pour la journée en famille. Mais à 20 h, je ferme et personne ne peut rester pour la nuit ! »

Déçu mais résolu à trouver un endroit où passer la nuit, je reprends donc le chemin en direction du camping de Navajas, sachant que c’est le dernier sur ma route.
Une fois arrivé au camping de Navajas, je découvre qu’il faut débourser plus de 21 € pour planter sa tente une nuit. Les prix sont bien plus élevés qu’en France… Cependant, je décide de m’y installer et de savourer mon repas acheté à Soneja.

Avant de m’installer, je fais tamponner mon Credential à la réception du camping.

Vue panoramique sur le village de Sot de Ferrer, aux toits ocre dominés par le clocher à coupole de son église baroque, encadré de collines boisées et du massif montagneux valencien, avec une voie ferrée au premier plan
Sot de Ferrer, petit joyau de l’arrière-pays valencien, on aperçoit depuis les champs ce village paisible et son chemin de croix au fond.
Chemin stabilisé serpentant entre deux hautes parois rocheuses aux teintes ocre et rouille, bordée de végétation arbustive verte, formant un couloir naturel saisissant
Entre les falaises, le chemin se faufile, la roche taillée à vif encadre le pèlerin dans un corridor minéral impressionnant.
Chemin de terre et de gravier encaissé, bordé à gauche d'un ancien muret de pierre sèche et à droite d'une végétation dense de garrigue et de pins, montant en courbe douce vers une pinède sous ciel bleu
Le vrai visage du Camino, un vieux cheminl, ombragé et silencieux, qui grimpe légèrement vers les hauteurs de la sierra valencienne.

Jour 3
Navajas – Plus loin que Viver

28,760 km – D+ 1874 m – D- 1351 m

Je reprends le sentier qui passe par la Via Verde jusqu’à Jerica. Arrivé là-bas, je me rends à l’office du tourisme pour faire tamponner mon Credential, mais il est malheureusement fermé. Il semble n’ouvrir que les week-ends. Heureusement, je croise une dame, propriétaire d’un hôtel, qui possède le tampon du Camino Del Cid. Elle me propose aimablement de m’emmener en voiture jusqu’à son établissement pour tamponner ma Credencial. Après cette courte pause, je dois parcourir environ 300 mètres pour récupérer mon chemin.

Arrivé à Viver, je me rends à la mairie pour faire tamponner mon Credencial et je demande des informations sur le local municipal d’hébergement. La réponse est déconcertante : il n’est pas encore achevé et ne sera pas destiné aux individuels, mais plutôt aux groupes.

Déterminé à trouver un lieu où passer la nuit, je décide alors de me rendre à l’auberge « Santa Maria de Aguas Blancas« . Malheureusement, bien que repérée sur OpenStreetMap, ils n’ont jamais répondu à mes mails. À mon arrivée, la porte d’entrée est grande ouverte, mais tous les bâtiments sont fermés. J’explore les lieux à l’intérieur, constatant avec étonnement que les jardins et les bâtiments sont très bien entretenus. J’espère rencontrer quelqu’un, peut-être un jardinier, mais je ne croise personne. Après cette tentative infructueuse, je décide de retourner à Viver. Je savoure un délicieux repas dans un restaurant local, comprenant deux énormes plats, une bière sans alcool, un café et une bouteille d’eau de 1,5 litre, le tout pour seulement 12,50 €. Après avoir rechargé mon téléphone et rempli mes réserves d’eau avec 3,75 litres, je décide de rejoindre la Via Verde située à environ 10 km, où je prévois de bivouaquer près d’une ancienne gare abandonnée, la « Antigua estacion de Toras (FC Ojos)« , là on rencontre de gros dénivelés positifs.

Lorsqu’on atteint la route CV-235, si vous êtes à vélo, suivez la flèche qui indique la direction de gauche. Si vous êtes à pied, continuez tout droit. Cette variante vous évite un tronçon de route et offre des paysages magnifiques. À noter qu’il existe dans cette zone, sur votre gauche, un point d’eau non répertorié sur les cartes. Bien qu’elle ne soit pas potable, ça permet de se laver et si, comme moi, vous avez une gourde filtrante, vous pouvez réduire la quantité d’eau que vous transportez pour vous hydrater.

Précisions avec carte plus bas

J’arrive à la « Antigua estacion de Toras (FC Ojos) » vers 18h et il fait déjà très froid. Je mets ma doudoune et j’attends que la nuit tombe pour monter ma tente. Après une toilette rapide, je me couche aux alentours de 22h. Malgré les températures oscillant entre 2 et 5 °C avec du vent froid, j’ai passé une excellente nuit !

C’est vraiment dommage de constater que toutes les forêts de pins traversées par la variante ont été ravagées par un incendie. Derrière ma tente, on peut voir toute une pinède calcinée, et même l’arbre le plus proche a perdu son écorce. Si cela vous intéresse, je vous invite à lire mon article sur les comportements à adopter en randonnée en huit points.

Parmi les problèmes rencontrés :

  • Malgré une batterie externe pleinement chargée, mon smartphone cesse de se charger après seulement 15 minutes, restant bloqué à 80 %, même si toutes les LED de la batterie externe indiquent une charge complète. Il semble que la technologie atteigne ses limites par basses températures.
  • Mon réchaud « BRS – 3000T » montre également ses limites en conditions de froid. Je n’ai pas réussi à faire bouillir de l’eau, me contentant d’une tisane tiède, et le matin, d’un café à peine chaud.

Mais bon, rien de grave, on s’adapte !

Ruines de bâtiments anciens en pierres sèches envahis par la végétation, avec une arche en plein cintre visible en bas à droite, sur un flanc de colline boisé de pins et de garrigue
La forêt reprend ses droits, ces ruines silencieuses, englouties par la pinède, rappellent que des hommes ont vécu et travaillé ici bien avant le passage du pèlerin.
Vue plongeante sur un barrage-poids en béton aux vannes métalliques vertes, retenant un lac de retenue aux eaux bleues partiellement à nu, encadré de pinèdes et de collines, avec des éoliennes visibles sur la crête en arrière-plan
L’eau et la roche, le béton et la forêt, le barrage de Regajo surgit au détour du chemin, spectacle inattendu au cœur de la sierra.
Vue panoramique sur la ville de Viver, dominée par un haut clocher octogonal de style baroque mudejar, blottie entre deux collines rocheuses, avec des éoliennes sur les crêtes et une végétation méditerranéenne au premier plan
Après les kilomètres de solitude dans la sierra, le clocher de Viver se dresse comme un phare.
Route goudronnée descendant depuis un col vers une vaste vallée montagneuse sous un ciel couvert, bordée à droite d'arbres calcinés témoignant d'un incendie passé, avec un paysage de landes rousses et de reliefs bleutés s'étendant à l'infini
Du haut de la Vereda, le monde s’ouvre, mais la forêt brûlée rappelle en silence la fragilité de ces paysages face au feu.
Selfie d'un pèlerin emmitouflé dans une veste à capuche, cagoule et gants noirs, faisant le signe V de la victoire devant sa petite tente verte ultralight plantée au milieu d'une forêt de pins calcinés par un incendie, par temps gris et venteux
Froid, vent, arbres brûlés, et pourtant le sourire. Le bivouac près de l’ancienne gare de Torás restera l’un des souvenirs les plus forts du Camino.

Précisions sur la Variante entre Viver et Barracas.

Carte topographique montrant un tracé alternatif en rouge passant par les hameaux de Morredondo et Zalón, contournant par le nord la route CV-235, avec des points de passage numérotés et le point de départ marqué en vert
Quelques kilomètres de plus, mais du bitume en moins, la variante de Morredondo offre au pèlerin calme et sécurité au prix d’un léger détour.

Variante- entre Viver et Barracas

Lorsque vous arrivez au point D, 2 possibilités :

  1. À gauche sur la CV-235 est le chemin d’origine, plutôt pour les cyclistes.
  2. En face se trouve la variante, tracé en rouge ici.

Cela-dit, la variante me paraît tout à fait praticable avec un vélo de randonnée ou un VTT et plus sécurisante que la CV-235.

Après le point 5 en vert et juste avant le point suivant en rouge, vous avez sur votre gauche, à une vingtaine de mètres un accès à de l’eau (non potable) pour un brin de toilette ou si vous avez une gourde filtrante pour vous ravitailler et ne pas vous charger comme moi je l’ai fait.

La variante rejoint le chemin de Compostelle classique au point 3 en vert.

Tracé sur carte IGN espagnole

Suite de mon cheminement Mercredi 22 mai 2024
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.

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S24E02 – Compostelle – Depuis Sagunto – 01

1 306 mots, temps de lecture 7 minutes.

« Les années passent et je suis encore un voyageur. »  Bashô, Journaux de voyage.

Le Chemin de Compostelle depuis le Puerto de Sagunto, également connu sous le nom de « Camino de Santiago desde Sagunto« , occupe une place spéciale dans mon cœur. Avant de me lancer dans cette aventure, j’avais quelques appréhensions :

D’abord, des soucis de santé, en particulier avec mon pied droit. Ensuite, le manque d’options d’hébergement à des prix raisonnables.
C’est précisément pour cette deuxième raison que j’ai dû raccourcir mon parcours, une décision que j’explique dans cet article et ceux à venir.

Bien que les pèlerinages depuis Sagunto aient une longue histoire, le tracé actuel de ce chemin a été établi en 2012. L’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto« , chargée de promouvoir cette route, s’est formée juste avant la pandémie et n’a réellement pu agir qu’après celle-ci. Ainsi, ce parcours en est à son adolescence, ce qui m’a attiré et continue de m’attirer.

Introduction

Avant d’entreprendre le Chemin de Compostelle, j’ai effectué une série de préparatifs au-delà des simples aspects matériels :

  • J’ai minutieusement étudié les étapes jusqu’à Burgos en consultant les cartes IGN espagnoles et en comparant avec les traces GPS disponibles sur le site de l’association.
  • J’ai contacté l’association et j’ai été chaleureusement accueilli. Nos échanges m’ont été très utiles.
  • J’ai envoyé des courriels aux offices de tourisme, aux hôtels, aux campings (il n’y en a que trois, tous situés à proximité les uns des autres), ainsi qu’aux mairies de toutes les villes du parcours ou à proximité jusqu’à Burgos. Malheureusement, aucune mairie n’a répondu à mes sollicitations et les autres réponses reçues ne m’ont pas véritablement enthousiasmé, car rien n’était spécifiquement prévu pour les randonneurs solitaires, qu’ils soient à pied ou à vélo.
  • J’ai eu l’opportunité de rencontrer en personne certains membres de l’association, qui m’ont prodigué des conseils avisés et ont fait preuve d’un enthousiasme débordant. Cette rencontre reste un excellent souvenir pour moi.

Le travail accompli par l’association est remarquable :

  • Ils ont effectué un travail de marquage remarquable, propre et efficace, facilitant ainsi l’orientation sur le chemin.
  • L’association organise régulièrement des sorties sur les étapes du parcours afin de le faire découvrir et de sensibiliser les individus ainsi que les institutions telles que les mairies et les offices de tourisme.
  • Ils maintiennent également un site web et une page Facebook actifs pour informer et communiquer.
Poteau de balisage du Camino de Santiago avec une flèche jaune sur fond bleu et une coquille Saint-Jacques, planté dans un chemin de terre entouré d'orangers
La coquille Saint-Jacques et sa flèche jaune, symboles incontournables du chemin vers Compostelle, ici au départ du Puerto de Sagunto, en Espagne.
Banc en bois avec une flèche jaune « Camino de Santiago », devant un rond-point orné d'une grande ancre marine et bordé de palmiers, au bord de mer à Sagunto
Le banc du départ : une dernière pause avant de s’élancer sur le Camino, le rond-point à l’ancre marque symboliquement le point zéro du pèlerinage depuis Sagunto.

Le problème réside dans le fait qu’actuellement, il n’y a que des maisons rurales privées disponibles, et leurs propriétaires ne sont pas enclins à louer un lit individuellement lorsqu’ils peuvent louer toute la maison à un groupe. Les hôtels ne proposent pas de tarifs adaptés, ce qui n’est pas surprenant étant donné que ce n’est pas leur vocation. De plus, les campings en Espagne sont généralement plus onéreux qu’en France et ne sont pas adaptés aux voyageurs itinérants. Par exemple, sur le chemin des douaniers GR 34, pourtant très fréquenté par les touristes, on trouve des campings municipaux à partir de 8 € ou des campings privés à environ 14 € la nuit. En Espagne, dans une ville reculée à l’intérieur des terres, le coût pour planter sa tente pour une nuit dépasse les 21 €.

Quant à la sensibilisation des municipalités, c’est là que réside la clé de la solution. J’avais espéré que le projet d’un local municipal à Viver serait une opportunité, mais il s’avère que ce local, bien que non encore achevé, ne sera pas destiné aux individuels mais uniquement aux groupes. Sensibiliser les municipalités revient à se confronter à un défi de taille, semblable à celui de David contre Goliath.

Histoire de mon cheminement sur ce parcours de Compostelle.

Jour 1
Puerto de Sagunto – Torres Torres
23,870 km – D+ 836 m – D- 673 m

Départ à 9h depuis la plage qui sert également de point de départ pour le chemin de Compostelle. Le parcours ne présente pas de dénivelé marqué. Il s’agit plutôt d’une légère montée, sans difficulté particulière, procurant plutôt une sensation de marcher sur du plat.
La traversée de Sagunto peut sembler un peu longue, d’autant plus que l’on aspire à retrouver la nature. Le chemin passe en contrebas du château de Sagunto, une ville historique renfermant cinq magnifiques églises, pour ceux qui souhaiteraient s’octroyer une pause culturelle.
Après environ 14 km de marche, j’arrive à Albalat dels Tarongers, où une petite boulangerie, réputée pour ses excellents produits cuits au feu de bois, nous permet de faire tamponner notre credential. J’en ai profité pour acheter de quoi déjeuner et me suis installé dans un coin tranquille à la sortie de la ville.
Le chemin se poursuit, et à l’approche de Torres Torres, la vue de la tour d’un château en ruine m’indique que j’approche de la fin de la première étape. Le chemin passe à côté d’anciens bains romains, puis devant une église assez imposante, témoins de l’histoire riche de la région.

Dans la place du village de Torres Torres, se trouve un restaurant où l’on peut faire tamponner son credential. On m’avait dit que l’hébergement pourrait être proposé à 30 €, un tarif que je trouvais déjà assez élevé. Ma surprise a été grande lorsque la propriétaire m’a annoncé un prix de 80 €, arguant qu’il s’agissait d’une maison rurale. Étant déjà réticent à payer 30 €, je lui ai demandé s’il existait des solutions plus abordables. Sa réponse laconique fut : « Allez dans le village, vous trouverez peut-être quelque chose. » Genre je vais aller frapper à toutes les portes, merci pour la solidarité !

Je suis sorti et me suis dirigé vers le café en face, où j’ai demandé s’il y avait des possibilités d’hébergement à un prix raisonnable ou un endroit où je pourrais camper. Le patron, un Suisse francophone, polyglotte parlant couramment l’espagnol, le néerlandais et l’anglais, est un ancien globe-trotter ayant bivouaqué dans le monde, des pays scandinaves jusqu’aux contrées africaines. Sa réponse a été : « Je ne peux pas laisser un randonneur sans aide. » Il m’a proposé son potager, offrant l’accès à de l’eau pour me laver, et la possibilité de planter ma tente soit dans le jardin, soit dormir dans le container où il range ses outils, et tout cela gratuitement. C’est ainsi que j’ai fini par passer la nuit dans un container très propre. Mon repas du soir : des oranges et  des nèfles fraîchement cueillies et une barre de céréales.

Durant cette étape, on est accompagné par le parfum enivrant des fleurs d’orangers qui embaument l’air à cette période de l’année. Par contre, aucun endroit propice au bivouac ne se présente sur le chemin.

Plage de sable déserte à contre-jour, parsemée d'empreintes de pas, face à une mer Méditerranée scintillante sous un soleil matinal et un ciel bleu strié de traînées nuageuses
Les pieds dans le sable, les yeux vers l’horizon, le Camino de Santiago commence ici, au bord de la Méditerranée.
Paysage aride de garrigue méditerranéenne avec un lit de rivière asséché au premier plan, un village blanc niché au pied de collines boisées au milieu, et une mesa rocheuse aux teintes ocre dominant l'horizon sous un ciel bleu
La Communauté valencienne dans toute sa beauté brute, roches ocre, garrigue sèche et villages blottis au creux des collines.
Gros plan sur des branches d'orangers couvertes de petites fleurs blanches étoilées, les fleurs d'azahar, parmi un feuillage vert dense et brillant sous la lumière du soleil

« L’azahar », le parfum du Camino valencien, les fleurs d’oranger enveloppent le pèlerin d’un doux nuage de senteurs tout au long du chemin.
Dizaines d'oranges mûres tombées au sol entre les rangées d'un verger valencien en fleurs, sur un chemin de terre parsemé d'ombre et de lumière
Le verger se fait garde-manger, les oranges tombées au sol s’offrent généreusement au pèlerin de passage.

 

Néfliers du Japon aux branches ployant sous le poids de grappes de nèfles jaune-orangé bien mûres, aux grandes feuilles vert foncé, dans un verger valencien sous ciel bleu
Abondance à portée de main, mais sagesse de pèlerin, seules les nèfles tombées au sol sont permises.
Petit container métallique bleu et vert patiné, porte entrouverte, reconverti en cabane de jardin au milieu d'un potager, ayant servi d'abri de bivouac au pèlerin pour sa première nuit
Le Camino révèle la générosité des gens, un jardinier inconnu ouvre sa cabane, et le pèlerin trouve un toit pour sa première nuit.

Suite de mon cheminement Mercredi 15 mai 2024
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.

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Recettes – Barres de cereales maison

748 mots, temps de lecture 4 minutes.

Barres de céréales maison avec variantes dont une végane.

Confectionner ses propres barres de céréales, pour votre petit déjeuner, votre goûter, ou pour une sortie de randonnée…

Je vous livre une recette facile et rapide à confectionner, avec un peu d’imagination vous pourrez l’améliorer et/ou en faire des variantes véganes par exemple, je vous donnerai quelques piste à explorer.

Ce billet découle de mon partage mi-mars sur Mastodon[1], dans le #MardiPatisserie, j’ai présenté les barres de céréales que je confectionnais. Suite à cela, j’ai reçu des demandes de la recette en messages privés, tandis qu’une autre personne m’a suggéré que je fasse un article pour mon blog.

Note(s)

  1. ^ PS : si vous souhaitez me suivre sur Mastodon veuillez remplir à minima votre profil. Je ne cherche pas à avoir une multitude followers et j’accepte les demandes que si je pense que nous avons des points communs.

Vos barres de céréales faites maison

S’il y a bien un domaine qui s’apparente à la philosophie du DIY « Do it yourself » (faites-le vous-même), c’est bien la cuisine.

Les ingrédients :

  • 100 gr de miel
  • 75 gr de beurre
  • 170 gr de mélange de céréales
  • 50 gr de raisins secs
  • 50 gr de cranberries

Procédure :

  1. Commencez par faire fondre le beurre et mélangez-le avec le miel, en chauffant légèrement le miel si nécessaire pour le rendre plus liquide.
  2. Ajoutez les céréales, les cranberries et les raisins secs, puis mélangez bien tous les ingrédients.
  3. Répartissez uniformément ce mélange dans chaque compartiment du moule à financiers, en appuyant fermement avec une fourchette pour compacter.
  4. Préchauffez le four pendant 10 minutes à 170 °C et faites cuire pendant 15 minutes, puis laissez refroidir complètement au réfrigérateur avant de démouler les barres.
  5. Et voilà, vos propres barres de céréales maison sont prêtes à être dégustées !

Version Végane :

  • Remplacez le beurre par une huile neutre ou un beurre végétal.
  • Remplacez le miel par 50 gr de sucre et 50 gr de sirop d’érable ou d’agave.
  • Ajouter 60 gr de farine pour faire un liant
  • Il faut commencer par mélanger la farine, le sucre et les céréales.
  • Puis ajoutez l’huile ou beurre végétal fondu et le sirop d’érable ou d’agave.
  • Ajoutez les autres ingrédients (raisins secs, etc.)
  • puis continuez comme au point 3 ci-dessus.
Cinq barres de céréales maison aux flocons d'avoine et raisins secs, dorées et généreuses, présentées sur une assiette blanche à motifs de cerises rouges, posée sur un plan de travail en marbre.
Barres de céréales maison aux flocons d’avoine et raisins secs : économiques, énergétiques et sans additifs, la collation idéale à glisser dans le sac à dos

Option :
Vous pouvez opter pour un mélange céréales contenant déjà des raisins sec et cranberries et ainsi ajouter 50 gr d’un mélange de fruits secs concassés (noisettes, amandes, noix, etc.) et 50 gr de pépites de chocolat.

Astuces :

  • J’ai utilisé un miel de printemps qui est assez épais pour que cela se tienne bien une fois refroidi. Il y en a d’autres comme le miel de tournesol par exemple.
  • Si vous n’avez pas de moule vous pouvez étaler le mélange sur une plaque, sur une épaisseur d’environ 1 cm, et la découper en barre avant que ce soit totalement refroidi.

Le miel (Info) :
Je sens que je vais en décevoir certains… Vous qui aimez mettre une cuillère de miel dans votre tisane bien chaude ou votre bol de lait bien chaud pour votre bien-être…
Sachez que ça n’apporte rien à part le goût.

Lorsque l’on fait chauffer le miel, il commence à perdre ses propriétés bénéfiques pour la santé à partir de 45 °C, on considère qu’à 60 °C certaines enzymes et composés bénéfiques du miel sont dégradés.

Bref ! Mettre du miel dans votre boisson chaude ou cuisiner avec n’apporte rien à part le goût et peut-être l’effet placebo, c’est déjà ça.

Pour ses propriétés bénéfiques pour la santé, préférez le miel à la cuillère, ou en tartine.

Pour conclure

Réaliser vos propres barres de céréales maison est non seulement facile et rapide, mais aussi une excellente occasion de personnaliser vos en-cas selon vos goûts et vos besoins alimentaires. Que ce soit pour un petit déjeuner énergisant, un goûter sain ou une collation pratique pour une sortie, ces recettes vous offrent des variantes délicieuses, y compris une option végane. Laissez libre cours à votre créativité et savourez des barres de céréales faites maison, sans les additifs des produits industriels. Et si vous ne voulez pas faire le bonheur de votre dentiste, n’oubliez pas de vous brosser les dents 🙂 .

J’espère que cette recette vous aura plu. Partagez vos idées et vos propres variantes de barres de céréales dans les commentaires ! Quelle combinaison d’ingrédients aimeriez-vous essayer ?

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Débuter en randonnée

1 495 mots, temps de lecture 8 minutes.

Rando – Débuter en randonnée

Avant tout je souhaite clarifier dès le début que cet article ne traitera pas des sujets tels que : Les erreurs de débutant en randonnée, Débuter en randonnée et les erreurs à éviter, mes erreurs de débutant, les erreurs en bivouac, etc.
Car cela sous-entend que vous faite déjà de la randonnée et ce peut être une idée d’article à venir.

Pour ceux qui n’ont jamais pratiqué la randonnée, se contentant peut-être de quelques balades dominicales, cet article pourrait être une introduction utile.

Je prévois d’aborder différents aspects de la randonnée, même si cela peut faire penser à une sorte de chronologie, c’en est pas une, car il n’existe pas de niveaux de compétence en randonnée, pas de ceinture blanche ou noire, pas de hiérarchie dans les méthodes. Il existe simplement différentes manières d’appréhender la randonnée, et la meilleure est celle qui vous convient.

On a le droit de ne pas apprécier le bivouac, le camping ou la marche sur plusieurs jours consécutifs, et c’est tout à fait légitime. Il n’y a pas de standard d’excellence à atteindre, seulement des préférences personnelles à respecter.

Vous n’avez jamais randonné.

  • Vous avez peut-être des appréhensions, vous doutez de vos capacités à marcher plus de 10 km.
  • Vous avez d’autres doutes, peut-être de santé, parlez-en à votre médecin.
Groupe de six personnes en tenue décontractée marchant en file sur une crête herbeuse sous un ciel bleu vif, l'un d'eux pointant le doigt vers l'horizon, sans équipement technique particulier.
Pas besoin d’équipement sophistiqué pour commencer : un groupe, un ciel bleu, un chemin, la randonnée s’apprivoise simplement

La randonnée ça commence maintenant !

Tout ce que vous pouvez faire à pied, faites-le ! Je vous recommande de planifier une marche d’une durée comprise entre 2h30 et 3h30 chaque semaine. Si vous pouvez également insérer quelques séances de marche rapide d’environ une heure, c’est encore mieux.
Il faut être conscient qu’il existe un risque de monotonie ou d’ennui lorsque vous marchez pendant 2h30 à 3h30 autour de votre domicile, sur des sentiers que vous connaissez déjà très bien. Après tout, le but de la randonnée c’est d’y prendre du plaisir.

La solution à ce problème, comme mentionné dans l’article précédent, est d’adhérer à un club de randonnée. Ça vous sortira de vos sentiers habituels. Cette activité partagée est empreinte de bienveillance, où l’on se soutient mutuellement, avec des pauses pour se réhydrater et grignoter. Pour vous inscrire, vous aurez besoin d’un certificat médical, ce qui sera l’occasion de consulter votre médecin.

Une fois membre du club, vous obtiendrez votre licence et deviendrez officiellement randonneur. Vous verrez, cette approche de la randonnée peut déjà vous satisfaire pleinement.

Randonneur homme vu de dos, chemise à carreaux et jean, petit sac à dos gris et violet, marchant seul sur un sentier caillouteux en pente douce entre prairies alpines et sapins.
Randonner seul, c’est possible dès le départ, à condition de bien choisir son itinéraire, d’en informer quelqu’un et de partir sur des sentiers balisés et adaptés à son niveau

Quels matériels pour des randonnées à la mi-journée ou à la journée ?

Si vous êtes débutant, ne vous précipitez pas à dépenser beaucoup d’argent. Pas besoin d’investir dans des vêtements techniques dès le départ. Je suis sûr que vous pouvez trouver chez vous des vêtements adaptés à la randonnée. En ce qui concerne les chaussures, vous pouvez facilement trouver d’excellentes options à prix abordable, voire commencer avec une simple paire de baskets.

Ce qui me semble impératif :

  • sac-à-dos de 10 à 25 litres est suffisant, le premier prix ira très bien,
  • veste légèrement déperlante et coupe vent (vous avez peut-être ça chez-vous),
  • veste de pluie genre k-way l’astuce prenez une ou deux taille au-dessus ainsi il pourra envelopper aussi votre petit sac-à-dos, pas besoin de poncho,
  • une bouteille ou gourde d’eau.

En effet, qu’allez-vous mettre dans votre sac-à-dos ? Une gourde, un vêtement de pluie, un en-cas pour le pique-nique, quelques grignotages, peut-être un vêtement que vous portiez et que vous avez retiré parce que vous aviez trop chaud.

Plus vous vous passionnerez pour la randonnée, plus vous investirez dans des vêtements et du matériel de manière judicieuse. Il est préférable d’attendre de pratiquer un peu avant de faire des choix d’investissement. De cette façon, vous pourrez baser vos décisions sur votre propre expérience.

– Oui mais moi Sima j’aimerai me lancer dans l’itinérance mais je ne sais pas si je suis prêt.
– Il y a plusieurs façons de faire sans investir plus.

L’itinérance n’inclut pas forcément le bivouac ou le camping !

Plusieurs façons de faire

  • Vous êtes adhérent d’un club et il y a certainement une ou plusieurs propositions en ce sens, profitez-en !
  • Lors de vos congés dans un lieu qui vous plaît, organisez-vous des sorties à la journée, comme l’on dit « en étoile ». Une par jour.
  • Organisez-vous un parcours passant de gîte en gîte ou location en location, ou encore de gîte en location. Vous pouvez même vous organiser un portage de bagages d’étape en étape pour n’avoir que votre minimum à transporter chaque jour.

Ce sont encore d’autres façons d’appréhender la randonnée au jour le jour.

Randonneur debout de nuit en veste jaune vif avec lampe frontale allumée, contemplant la mer et le ciel étoilé depuis une falaise, à côté d'une tente illuminée de l'intérieur, avec des falaises sombres et un reflet lunaire sur l'eau en arrière-plan.
Le bivouac en bord de falaise sous un ciel étoilé : ce que la randonnée peut offrir à ceux qui osent franchir le pas, une nuit que l’on ne vit pas depuis un hôtel

Faire de l’itinérance avec tente, tarp, etc.

Cela nécessite un équipement plus complet. Peut-être pratiquez-vous déjà l’une des formes de randonnée mentionnées précédemment et avez-vous déjà commencé à investir dans des bâtons, des chaussures, etc.

Les risques encourus lorsque l’on se lance sont les suivants :

  • Opter pour un équipement premier prix au départ : Si vous découvrez que vous aimez la randonnée itinérante sous tente ou tarp, vous devrez probablement remplacer une grande partie de votre équipement qui ne sera pas adapté.
  • Opter pour un équipement haut de gamme dès le départ : Dans ce cas, même si vous appréciez la randonnée sous tente ou tarp, vous pourriez devoir ajuster ou remplacer certains achats qui ne correspondent peut-être pas parfaitement à votre style ou vos besoins.

Dans les deux cas, si cette forme de randonnée ne vous convient pas, vous aurez investi pour rien.

En effet vous aurez besoin

  • d’un duvet,
  • une tente, ou tarp ou tente qui fait tarp,
  • des accessoires (gamelles, réchaud, frontale, etc.),
  • peut-être d’autres vêtements
  • un sac à dos plus grand, mieux adapté (prenez-le en dernier pour avoir le litrage le mieux adapté).

Quelques solutions pour vos premières sorties

Ne vous précipitez pas lors de vos achats, prenez le temps de bien y réfléchir.
Faites-vous prêter du matériel ou louez, certains magasins proposent la location, je ne connais pas les tarifs.

– Heu Sima, ce n’est pas toi qui as acheté une gamelle trop étroite et que ta cartouche de gaz ne rentrait pas dedans ?
– Oui, je me suis trompé sur les mesures, j’ai dû en racheter une autre, un proverbe dit : les conseilleurs ne sont pas les payeurs 🙂 Bref !

Vous avez des appréhensions

Vous avez tout préparé pour partir, mais vous ressentez des appréhensions, après tout, c’est votre première fois !

Avant de vous aventurer plus loin, pourquoi ne pas monter votre tente dans votre jardin ou un lieu proche de chez vous ? Cela vous permettra de vous familiariser avec le montage et de vérifier qu’il ne manque rien.

Ensuite, choisissez un itinéraire de trois à quatre jours, en incluant des arrêts dans des campings. Cette expérience vous permettra de vous organiser par vous-même, que ce soit pour votre toilette, votre lessive, votre popote… Et si par hasard vous avez mal estimé la quantité de nourriture à emporter, vous aurez la possibilité de vous ravitailler.

En agissant ainsi, vous gagnerez en confiance grâce à vos propres expériences.

Voilà de quoi commencer en douceur !

Petite tente de bivouac verte vif installée à l'abri d'un bloc rocheux au cœur d'un cirque glaciaire de haute montagne, entourée de parois rocheuses enneigées, d'éboulis et d'un torrent glaciaire, sous un ciel pâle d'altitude, sans présence humaine visible.
Une petite tente au cœur d’un cirque glaciaire : l’image de ce que la randonnée peut offrir à ceux qui progressent pas à pas, des horizons que peu de gens connaissent

Partir en Bivouac

Partir en randonnée avec bivouac, que ce soit en alternant avec des campings ou des gîtes, en autonomie totale ou partielle, représente une autre façon de pratiquer la randonnée.
Cette approche peut susciter d’autres appréhensions, surtout lorsqu’on le fait pour la première fois, comme je l’aborde dans l’article « Le bivouac : peurs et appréhensions« .

Cela dit, si vous avez minutieusement planifié votre itinéraire, préparé votre équipement et que vous êtes mentalement prêt, alors n’hésitez pas à vous lancer dans cette expérience enrichissante.

– Moi Sima, je n’ai jamais randonné, j’ai tout le matériel et je pars demain pour dix jours avec bivouac !

Si c’est ce que vous ressentez profondément ! Si dès la première fois vous êtes convaincu que c’est la manière dont vous souhaitez pratiquer la randonnée… Alors lancez-vous ! Nous sommes tous uniques, et il y a des personnes pour qui cette approche est tout à fait adaptée !

Pour conclure
Comme vous l’aurez compris, il n’existe pas une seule bonne façon de randonner, mais une multitude d’approches différentes. La meilleure façon de pratiquer la randonnée est celle qui vous convient le mieux !

Vous souhaitez faire pars de votre avis, votre expérience, vos questions… Les commentaires sont là pour ça !

Toutes les photos sont sous licence Creative Commons CC0 via c.pxhere

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Adhérer a un club de randonnées

972 mots, temps de lecture 5 minutes.

Adhérer à un club de randonnées

Depuis peu j’adhère à un club de randonneurs

Plonger dans le monde de la randonnée au sein d’une association offre bien plus qu’une simple activité physique. C’est une expérience où la découverte et le partage se mêlent pour transformer votre perception de la nature et de votre environnement.

– Toi Sima, qui dans ta jeunesse a toujours randonné seul, parfois avec des amis, lorsque tu as repris c’était seul ! Mais pourquoi adhérer à un club ?
– J’y ai trouvé que des avantages que je vais détailler dans ce billet.

Adhérer à un club de randonneurs offre que des avantages, je n’y ai trouvé aucun inconvénient.

Marcher, s’entraîner

Le club dont je suis adhérent propose une sortie par semaine (elle propose aussi d’autres projets, j’y viendrais plus bas), si vous êtes sédentaire, ou souhaitez découvrir la randonnée, vous avez envie d’activité… Adhérer à un club de randonnée vous offre une possibilité d’activité saine et peu coûteuse.

Personnellement, j’essaie de faire deux à trois marches par semaine de 2h30 à 3h30. J’ai mes propres circuits, certains avec des dénivelés, d’autres rapides sur du plat, et encore d’autre où je me confronte à la brûlure du bitume. J’ai beau essayer de les varier, ils me sont devenus d’une grande monotonie.

Intégrer la sortie proposée par l’association m’a sortie de cette monotonie.

Groupe de randonneurs vus de dos, équipés de sacs à dos colorés, progressant en file indienne sur un sentier de crête étroit avec vue panoramique sur un massif montagneux verdoyant sous ciel nuageux.
En club, on ne marche jamais seul : le groupe tire vers l’avant, partage l’effort et démultiplie le plaisir – ici sur un sentier de haute montagne

Découvrir sa propre région

Je suis du coin, comme l’on dit, alors je connais les forêts, plaines environnantes comme ma poche, je sais qu’il y a quelques parcours autours intéressants… et plein d’autres villes et lieux que je pensais inintéressants et que je traversais rapidement…

Grâce à l’association de randonneurs j’ai découvert plein de parcours supers que je ne soupçonnais pas, proche de chez-moi. Je redécouvre ma propre région.

Au-delà de la découverte de nouveaux parcours c’est aussi une redécouverte culturelle de votre propre région !

Sentier de randonnée en forêt en automne, tapissé de feuilles mortes rouge et or, bordé d'arbres aux feuillages jaunes, oranges et roux sous une lumière dorée rasante, sans présence humaine.
Les sentiers du club révèlent des paysages que l’on ne trouve pas seul – ici un chemin forestier en plein cœur de l’automne, baigné de lumière dorée

Attiser votre curiosité

Vous aurez peut-être, l’envie de découvrir par vous-même de nouveaux parcours à faire découvrir aux autres. Vous partirez en prospection de votre propre région. C’est une option offerte !

Deux randonneurs vus de dos en gros plan, penchés sur une carte topographique dépliée, l'un d'eux pointant du doigt un itinéraire sur la carte aux courbes de niveau détaillées et sentiers balisés en rouge.
Lecture de carte en binôme sur le terrain : dans un club, les savoirs se transmettent naturellement, de randonneur expérimenté à débutant

Les rencontres

Comme dans toute association, vous y ferez des rencontres intéressantes et des partages enrichissants, d’autant plus qu’en thème de randonnée nous avons chacun notre façon de faire.

Il y a plein de façon de randonner: S’en tenir à ce que propose le club, faire des voyages avec des randonnées à la journée depuis un point de chute, faire de l’itinérance avec portage de bagages d’étape en étape, itinérance de camping en gîte, itinérance en y incluant du bivouac, randonner seul ou accompagné… Les rencontres et les échanges sur les diverses expériences ne peuvent qu’être enrichissante.
C’est aussi un facteur motivant pour continuer votre passion ou peut-être relever d’autres défis.

Il n’y a pas de mauvaise façon de randonner, celle qui vous convient est la bonne.

Jeune femme vue de dos, cheveux bruns mi-longs, portant un sac à dos en toile grise avec sangles en cuir, marchant seule sur un sentier forestier étroit entre de grands conifères et une végétation verdoyante luxuriante.
Femme, homme, jeune, moins jeune : la randonnée en club accueille tout le monde, le sentier s’ouvre à chaque pas, sans distinction

Être licencié

Adhérer à une association de randonnée signifie également obtenir une licence et ainsi soutenir une fédération, comme la FFRandonnée. Plus une fédération compte d’adhérents, plus elle est légitime pour œuvrer pour obtenir de nouvelles avancées. Qui sait ? Peut-être un jour aurons-nous les mêmes droits au bivouac que dans certains pays nordiques.

Participer à des événementiels

Les clubs, au-delà des sorties hebdomadaires propose des sorties hors de votre région sur plusieurs jours, c’est l’occasion de vous essayer à l’itinérance. Il y a aussi des sorties qui peuvent être organisées par la fédération, le département, localement, auxquels votre club y participe, il y en a pleins en fonction de chaque club et sa localisation.

Personnellement j’aurais aimé participer à la « Marche de la Bièvre » je ne serai pas dans le secteur a cette période, quel dommage !

Les partages et acquisition de connaissances

Ce peut être aussi un lieu de partage de connaissances et de matériel ainsi qu’un lieu d’acquisition de connaissances.
Dans ce cadre-là tout est envisageable en fonction des possibilités des disponibilités et aussi des attentes des adhérents de chaque club.

  • Prêt de cartes, Topo-guides, livres,
  • Prêt de matériel, tente et autres accessoires,
  • Formation à la lecture de cartes, utilisation de la boussole, d’applications, etc.,
  • Formation au bivouac, monter une tente, un tarp, faire sa popote, etc.
  • Échange de recettes pour l’itinérance,
  • Liste non exhaustive,

Bref, plein de possibilités déjà développées ou à développer en fonction des clubs et du centre d’intérêt collectif.

Randonneuse assise de profil près d'une tente MSR verte en forêt de conifères, vêtue d'une veste bleue et d'un bonnet mauve, tenant une tasse fumante entre ses mains gantées, avec un réchaud de randonnée au sol et un sac à dos bleu en arrière-plan.
L’étape suivante : le bivouac en autonomie: tente, réchaud, tasse chaude et forêt pour seule compagnie. Ce que le club vous donne envie et confiance de tenter

Pour conclure

Adhérer à une association de randonneurs ne se limite pas à une simple activité physique. C’est une ouverture vers la découverte et le partage. Sortez de votre routine quotidienne pour explorer de nouveaux sentiers et redécouvrir votre région avec d’autres membres. Les rencontres au sein de l’association enrichissent votre expérience de randonneur. L’adhésion soutient également la promotion et l’amélioration des activités de randonnée à l’échelle nationale.

Vous souhaitez découvrir la randonnée… Adhérez à un club !

Vous êtes un « expert » de la randonnée, vous avez fait des treks à travers le monde avec des bivouacs sous tous les temps, toutes les températures, sous tente, sous tarp, à la belle étoile, vous faites de la MULAdhérez à un club et venez y partager vos expériences.
La base d’un club est de partager une passion commune sous toutes ses formes, parfois très diverses. C’est un lieu d’échange, de partage, de diffusion de connaissances et d’expériences.

Bref, adhérer à une association de randonneurs est bien plus qu’une simple marche ; c’est un voyage qui nourrit l’âme et élargit les horizons.

Et comme le dit la chanson : La meilleure façon de marcher, C’est encore la nôtre ! C’est de mettre un pied d’vant l’autre, Et d’recommencer ! ♪♫♪♫ 🙂

Pour en savoir plus :

La FFRandonnée
Trouver un club près de chez-vous.

Vous avez des expériences, des avis… Lâchez-vous dans les commentaires ils sont faits pour ça.

PS: les photos n’ont pas de liens directe avec le club.

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Transformer son poncho en tarp

330 mots, temps de lecture 2 minutes.

Transformer son poncho en tarp de randonnée

Pour vos prochaines randonnées itinérantes, voici un petit tutoriel pour transformer votre poncho en tarp.

Ce billet sera court car les étapes sont simples, pas besoin d’être un expert en bricolage, cela ne prend pas beaucoup de temps et ne coûte pas cher.

J’avais un poncho qui pouvait être utilisé comme tarp, mais j’ai récemment acheté un nouveau modèle plus léger et résistant qui ne peut pas servir de tarp. Pas de problème, quelques modifications suffisont.

J’ai également une toile de tente qui peut être utilisée comme tarp, mais si j’ai envie de partir plus léger, juste avec mon poncho c’est important qu’il puisse faire double usage.

Dans un premier temps j’ai dû acheter une trousse à œillets 10 mm, 100pcs (kit de Grommets Eyelets + 3 pièces outils) pour bâche, chaussures, vêtements, tentes, etc. Le tout pour 9 €. il ne reste plus qu’à vous procurer un marteau.

Vue de dessus sur une surface en bois, avec un kit d'œillets métalliques argentés en boîte plastique transparente à deux compartiments, accompagné d'un poinçon et d'un poseur d'œillets en métal ciselé, un marteau à manche en bois, et un poncho en nylon bleu marine en arrière-plan.
Le matériel nécessaire : un kit d’œillets métalliques avec poinçon et poseur, un marteau – et le poncho à transformer. Coût total du projet : moins de 10 €.

Repérez les endroits où vous souhaitez placer les œillets. J’en ai mis cinq à l’avant et cinq à l’arrière du bas du poncho.
Ensuite, faites vos trous avec l’emporte-pièce et insérez les œillets à l’aide de la base et du pointeau fournis.

Gros plan sur un coin de poncho en nylon bleu marine avec un œillet métallique argenté fraîchement posé sur le bord renforcé, avec le poinçon et le poseur d'œillets en métal posés à gauche sur la surface en bois, et le disque de tissu découpé visible au sol.
Premier œillet posé sur le coin du poncho : la transformation est en cours – le disque de tissu découpé au sol témoigne de la perforation réalisée au poinçon

Pose d’œillets sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée

Voilà, c’est fait !

Vue d'ensemble du poncho en nylon noir transformé en tarp, avec une rangée de cinq œillets métalliques argentés régulièrement espacés le long du bord renforcé cousu, posé sur une planche en bois, avec le marteau, les outils de pose et un marqueur rouge visibles à côté.
Le poncho transformé : œillets régulièrement espacés sur le bord, prêts à accueillir cordes et sardines – un abri tarp fonctionnel pour quelques euros et moins d’une heure de bricolage

Vous pouvez aussi en faire autant avec votre couverture de survie réutilisable dont je parle sur l’article « Bon usage de la couverture de survie« . Personnellement, je ne l’ai pas fait car la mienne n’a pas les bonnes dimensions pour être utilisée comme tarp et je l’utilise pour m’isoler du sol.

Je sais que dormir sous un tarp peut être impressionnant, surtout lors de la première nuit en bivouac, mais je traite de ces craintes dans l’article « Le bivouac, peur et appréhension« .
Cette astuce sur le matériel de randonnée vous a plu, ou pas, lâchez-vous sur les commentaires.

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Bon usage de la couverture de survie

Découvrir le bon usage de la couverture de survie peut être déterminant dans des situations d’urgence ou en plein air. Explorez les conseils pratiques qui vous permettront d’optimiser cet outil essentiel pour la survie et le confort en diverses circonstances.

La couverture de survie, bien que familière à beaucoup, mérite quelques rappels sur son utilité malgré les indications sur l’emballage. Il est essentiel de clarifier ses capacités et limitations pour une compréhension précise de ses applications.

Il en existe de deux types

  • La basique : une mince feuille réfléchissante en « Myral » avec une face argentée et l’autre or.
  • La ré-utilisable : plus épaisse en polyester avec une face argentée et l’autre parfois verte, orange, blanc, or, ou autre.

Son usage originel

Elle est conçue pour prévenir la perte de chaleur corporelle en situation d’urgence. L’utilisation principale est de fournir une protection thermique en réfléchissant la chaleur du corps vers l’intérieur (côté argenté vers l’intérieur), aidant ainsi à prévenir l’hypothermie. Cas exceptionnel d’une personne en urgence en plein soleil où il n’est pas possible de la mettre à l’ombre, mettre la partie argentée vers l’extérieur pour qu’elle réfléchisse les rayons du soleil.

Polyvalence de la couverture de survie

Optimiser l’isolation du sol en plaçant la face argentée de la couverture de survie vers le haut, puis ajoutez-y votre matelas et votre duvet, ou installez votre tente par-dessus. Vous pouvez aussi la mettre au fond de votre hamac.

Bien que la version basique soit réutilisable avec précaution en prenant soin de bien la replier, elle demeure moins robuste que la variante réutilisable, plus épaisse et spécifiquement conçue pour cette fin.

Certains modèles réutilisables comportent des œillets aux extrémités, permettant une utilisation comme tarp. Dans ce cas, positionnez la surface argentée vers le bas.

En randonnée, deux impératifs majeurs :

  • prévenir l’humidité et garantir des vêtements secs,
  • ainsi que se prémunir du froid.

Dans la mesure du possible et faire le maximum en ce sens.

Pourquoi j’attache une importance à rappeler cela ?

En écrivant mon billet « Sima fais-tu du bushcraft« , j’ai exploré les contributions de blogueurs et de youtubeurs. Bien que j’aie découvert des informations pertinentes, certaines aberrations m’ont également frappé, notamment des conseils sur l’utilisation de la couverture de survie, en se couvrant avec, pour dormir en bivouac !?

On ne se couvre JAMAIS avec une couverture de survie pour dormir en bivouac !

C’est l’assurance de se réveiller avec un duvet humide, voire trempé et de mauvaises perspectives pour vos prochaines nuits… Or c’est justement ce dont on essaie de se prémunir !

Si vous vous retrouvez à utiliser une couverture de survie pour affronter une nuit particulièrement glaciale… Faites-le ! Couvrez-vous avec! Le lendemain, repliez tout et rentrez chez-vous !
Réévaluez la situation, envisagez de planifier cette randonnée à une saison plus clémente ou munissez-vous d’un équipement adapté.

L’utilisation d’une couverture de survie pour se couvrir et dormir révèle une inadéquation de votre équipement aux conditions météorologiques rencontrées.

AVERTISSEMENT ! ATTENTION !

Ne jamais utiliser la couverture de survie dans les cas suivant :

  • en cas d’orage,
  • au coin du feu ou près d’une flambée,
  • lors de l’utilisation d’un défibrillateur (heu, peu de chance d’en trouver en montagne, mais en ville, lors d’un accident…).

Pour résumer :

  • Assurez-vous d’avoir une couverture de survie à portée de main (personnellement, j’en ai deux : une fine dans ma trousse de secours et une réutilisable pour m’isoler du froid du sol).
  • En cas de blessure ou maladie, enveloppez-vous de la couverture en attendant les secours, ou si vous pouvez marcher, utilisez-la pour vous rendre à un poste de secours. Espérons que vous n’aurez jamais besoin de l’utiliser de cette manière.
  • Pour vous isoler du froid au sol, dans votre fond de hamac ou sous un tarp.
  • Pour dormir, optez pour un bon duvet et évitez l’utilisation d’une couverture de survie comme couverture.

Vous avez trouvé cet article utile, ou pas… vous avez des expériences ou des réflexions à partager… Les commentaires sont là pour ça.

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Sima fais-tu du bushcraft

865 mots, temps de lecture 5 minutes.

Fais-tu du bushcraft ? Viens sima78 on va faire du bushcraft, de la survie. Sima78, tu manges des plantes et des racines ?…

Ce billet découle d’un mail auquel j’ai répondu, mais il présente également des similitudes avec des discussions que j’ai eues à deux reprises avec Thomas (nous l’appellerons ainsi). Thomas exprime le désir de faire des sorties sur plusieurs jours en ma compagnie. De plus, ces échanges peuvent être mis en relation avec certaines questions qui me sont posées de manière naïve par des personnes qui apprennent que je pratique la randonnée.

Mail et questions

Le mail est explicite et je peux le résumer en une phrase : Sima, fais-tu du bushcraft et si oui, comptes-tu publier des articles sur le sujet ?

Thomas et moi avons un passé commun, lui ayant servi dans un corps d’élite avec de nombreux stages de survie, et j’ai été également formé à la survie. Il propose l’idée de sorties en bushcraft extrême sur plusieurs jours ensemble.

Les interrogations fréquentes de personnes découvrant ma passion pour la randonnée incluent : Tu fais des feux avec ce que tu trouves ? Tu fabriques des pièges, tu te nourris avec ce que tu trouves ? Etc.

Et c’est quoi le Bushcraft?

Avant d’aller plus loin, il faut définir ce qu’est le bushcraft (définition wikipédia) :  Le bushcraft, plus rarement woodcraft, ou art des bois, est une activité de loisir qui consiste à mettre en pratique des compétences et connaissances plus ou moins anciennes, permettant une vie prospère dans la nature, en la perturbant de façon minimale. […].

J’ai un problème avec ça!

J’ai un réel problème avec la définition du bushcraft !
C’est souvent le cas avec les termes anglo-saxons, il y a, à boire et à manger.

  • Est-ce que dormir dans un hamac ou sous tard et faire un feu de bois est du bushcraft ?
  • Est-ce que se nourrir partiellement de cueillette est du bushcraft ?
  • Est-ce qu’être en totale immersion dans la nature pendant plusieurs jours est du bushcraft ?

Pour cette dernière il y a une expression française, c’est être en mode survie et c’est incompatible avec l’itinérance.

Du coup, je ne sais pas vraiment ce que veut dire bushcraft, juste une idée approximative par ce que je vois sur le web.

  • Je sais faire un feu par friction, mais en France, c’est à dire pas forcément dans un autre lieu géographique, je ne saurais peut-être pas (certainement) trouver les bons matériaux.
  • Je sais faire un feu avec du bois humide (il faut un minimum de matière sèche pour démarrer) et qui ne fait pas de fumée, ou presque pas, si si, c’est possible il faut monter un feu inversé, je n’ai rien inventé il s’agit de techniques amérindiennes.

La dernière fois que j’ai fait tout ça remonte à longtemps et c’était dans un contexte ludique avec mes gosses.
J’ai une formation botanique (je ne suis pas botaniste) et je connais un peu les plantes…

Alors bushcraft ou pas ?

  • J’évite de faire des feux et si je dois en faire un, j’utilise un briquet, ou des allumettes pour l’allumer.
  • J’ai une pierre à feu que je ne prends jamais.
  • Je chauffe ou cuisine sur mon réchaud.
  • Je ne construis pas de piège, je ne chasse pas et ne pêche pas non-plus.
  • Je n’emporte pas de machette, ni de hache, ni mon poignard US Camillus…
  • Je ne me nourris pas non-plus de cueillettes et de racines.
  • Si je trouve le hamac confortable pour lire ou pour une sieste, j’y dors très mal, alors non, je n’ai pas de hamac.
Poignard militaire américain de marque Camillus posé sur fond de marbre blanc, lame à fuller central patinée et noircie, garde en croix, poignée en rondelles de cuir empilées, présenté avec son fourreau en cuir noir à système de rétention à bouton-pression, montrant des signes d'usure et de patine d'époque.
Poignard de combat US Camillus avec son fourreau d’origine en cuir noir – Devenu pièce de collection

Ma vision de la randonnée

Nous avons chacun la nôtre !

La randonnée, pour moi, représente le plaisir de marcher, de découvrir et de profiter des paysages qui se dévoilent, tout en faisant des rencontres et en savourant les moments de solitude aussi. Dans cette démarche, j’inspire à adopter une approche minimaliste, cherchant constamment un compromis entre le poids à porter et le plaisir/confort de chaque instant.

De temps à autre, quand l’occasion se présente, je m’accorde de simples plaisirs, comme déguster un thé aux jeunes feuilles d’abies lors d’une soirée ou savourer une poignée de fruits sauvages tels que les sureaux, les mûres, les myrtilles et autres, sans pour autant y consacrer des heures.
En résumé, ma démarche de randonneur est celle d’un amoureux de la nature, sans aucune prise de tête.
Prendre du plaisir et savourer l’instant présent !

À savoir :
Parmi les organisateurs de stages de bushcraft, certains démontrent une approche sérieuse (rare), tandis que d’autres se révèlent être de simples amateurs (la majorité) proposant des idées fantaisistes et parfois aberrantes. Il est crucial de reconnaître que ce qui peut fonctionner dans un lieu particulier n’est pas nécessairement transposable dans un autre lieu et/ou contexte. L’adaptation nécessite une compréhension approfondie qui va bien au-delà de la simple pratique du bushcraft, une discipline actuellement très en vogue

Pour résumer, non, je ne fais pas de bushcratf ou de la survie, mais simplement de la randonnée.

Cet article vous a plu, ou déplu… Lâchez-vous ! Vous avez des expériences à partager, vous faites vous-même du bushcraft… N’hésitez pas à en faire part. Des questions ? Posez-les !

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Comportements respectueux de la nature en 8 points

Randonner tout en respectant la nature en toute simplicité, c’est une petite base en 8 points.

Si je sais que la majorité des randonneurs, que ce soit à la journée ou en itinérance sont généralement respectueux de l’environnement il arrive qu’il ait quelques petits écarts de comportement, plus liés à de fausses idées que de réelles négligences.

Respecter l’environnement, c’est aussi se respecter soi-même et les autres. Le but étant de ne laisser aucune trace de votre passage. Vous me direz : oui, mais Sima, il faut bien manger, bivouaquer, se laver, faire ses besoins…

Voyons tout cela point par point.

1 – Marcher

Lorsque vous marchez, suivez les sentiers, évitez de couper à travers la flore, ou même les dunes en bord de mer. Ne sortez des sentiers que lorsque c’est vraiment nécessaire et en respectant la faune et la flore.

2 – Manger

Lorsque vous mangez, que ce soit des encas tout en marchant ou à la pause déjeuner, ne laissez aucun déchet, même ceux qui vous semblent bio-dégradables ou qui vous paraissent pouvoir profiter à d’autres espèces animales. Vous avez acheté un morceau de poulet rôti et vous jetez les os pensant que cela sera profitable à un renard de passage… Non ce n’est pas une bonne idée. Munissez-vous d’un sac pour vos détritus que vous jetterez dans une poubelle que vous croiserez sur votre passage.

3 – Se laver

Ce n’est pas parce que vous faite de l’itinérant que cela vous empêche de vous lavez. Au contraire une hygiène régulière est très bon pour le moral et la santé.
Ayez des produits naturels et biodégradables. Pas besoin d’en avoir une tonne, je pense que le maximum est un seul savon (pour la toilette et la lessive), un morceau de shampoing solide et un tube de dentifrice. Personnellement je n’emporte qu’un savon (pour la lessive, me laver le corps et les cheveux et même pour me brosser les dents, ce n’est pas bon au goût mais on s’y habitue). Vous pouvez aussi remplacer votre brosse à dent par un bâton de siwak, qui sera plus léger et durera plus longtemps qu’une brosse à dents. Très utilisé au Maghreb, en Orient et la partie Ouest de l’Asie.

Ne vous lavez pas directement dans les rus, rivières, étangs, lacs… Même si vos produits sont naturels et biodégradables. Prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart, plusieurs dizaines de mètres du point d’eau, quitte à faire plusieurs allers-retours.

4 – Faire sa lessive

En itinérant c’est le rituel quotidien ou presque quotidien, tout dépend du nombre de changes que vous avez, mais ça revient souvent… Chacun s’organise à sa façon mais la façon de procéder est comme pour la toilette, à l’écart des rus, rivières, étangs, lacs…

5 – Faire ses besoins dans la nature

Si vous n’avez pas le choix, vous allez laisser une trace de votre passage. Faites en sorte que cela reste invisible. Donc loin d’un chemin, loin des rus, rivières, étangs, lacs. Évitez les lieux fermés comme les grottes, cabane de berger et autres abris qui ne sont pas des toilettes. Évitez aussi les terres agricoles, votre offrande n’est pas un bon engrais et ça ne fait pas plaisir aux agriculteurs.

Choisissez un lieu à l’écart de tout passage dans un bosquet ,derrières des arbustes… Faites un trou entre 15 et 20 cm de profondeur. Une fois votre besoin satisfait, mettez votre papier hygiénique utilisé dans votre sac poubelle et pas dans le trou que vous allez reboucher. Idem pour les mouchoirs jetables, jetez-les dans vos sacs poubelle.

Vous pouvez lire un article plus complet sur le sujet : Comment chier proprement en montagne ?

6 – Se baigner

Après une longue marche, en pleine chaleur vous allez sûrement croiser une rivière ou un lac qui vous invite à la baignade. Comme pour se laver, si vous avez de la crème solaire sur vous, même naturelle et biodégradable, allez vous rincer à l’écart avant d’aller vous baigner.

7 – Fumer

Si vous êtes fumeur, ne jetez pas vos mégots, au-delà des risques d’incendies, c’est aussi une pollution. Il existe de petits cendriers de poche ou en porte-clés facilement transportables que vous pourrez vider dans une poubelle lorsque vous traverserez une ville.

8 – Le feu

Respectez les règles locales en matière de feu. Il y a de gros risques d’incendies sur tout le pourtour méditerranéen. Dans les zones à gros risques, évitez même le réchaud. Dites-vous qu’un départ de feu dans un maquis ou une pinède devient immédiatement incontrôlable sans de gros moyens rapides. Ce n’est pas avec votre gourde que vous éteindrez le départ de feu.

En Espagne mais aussi dans le sud la France (moins qu’en Espagne) vous trouverez souvent au milieu de la nature des zones de pique-nique avec une structure en dur pour y faire des barbecues, grillades… Là, vous pourrez y faire un feu ou y installer votre réchaud mais lisez bien les panneaux car il arrive que même là, l’utilisation de ces structures soit interdite à certaines périodes de l’année.
Ne fumez pas non plus dans les zones à gros risque d’incendie.

En conclusion

Finalement il s’agit que du bon sens, rien de très compliqué qu’une immense majorité des randonneurs appliquent déjà.

Respecter l’environnement lors d’une randonnée itinérante est crucial. En adoptant ces comportements, vous contribuez à préserver la beauté naturelle des lieux que vous traversez et à minimiser votre impact sur l’environnement.

Y a-t-il des points que j’aurait dû ajouter ? N’hésitez pas à en faire part !

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Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto

Rando – Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto.

Si le mot « bivouac » est en gros quatre façons de passer la nuit (à la belle étoile, dans un hamac, sous tarp, sous tente) et qu’il est généralement autorisé ou toléré de 19 à 9h et qu’il peut aussi y avoir des restrictions dans certains lieux… Cette façon de faire n’est pas transposable en Espagne car la traduction de bivouac est « vivac« , qui signifie dormir à la belle étoile et pour mieux comprendre nous allons revoir le vocabulaire et ne pas utiliser le mot « bivouac » qui peut prêter à confusion.

Avant tout quelques avertissements.

AVERTISSEMENTS 1

Souvent dans les forums français, parfois aussi en Espagne, il est fait référence à une loi nationale qui autoriserait le camping sauvage dans toute l’Espagne sauf exception. C’est FAUX, la référence au B.O. del E – num. 190 du 10 août 1966 cette loi a été abrogé par décret en 2010 « Decreto 39/2010, de 15 de enero » référence BOE-A-2010-1704, publication : «BOE» 30, de 4 de febrero de 2010, páginas 9808 a 9809 (2 )
Il faut donc se référer aux réglementations régionales et parfois même locales auprès des municipalités.

AVERTISSEMENTS 2

Les références mentionnées ici ne sont valables qu’au jour de la publication de cet article. Les lois ayant vocation à évoluer, renseignez-vous quelques jours avant de partir pour éviter toute mauvaise surprise.

AVERTISSEMENT 3

Je parle ici que des régions que je suis censé traverser en partant depuis Sagunto et donc pas de toute l’Espagne. Par ailleurs lorsque vous tracez votre chemin et que vous avez une idée des éventuels spots de bivouac, renseignez-vous auprès de la municipalité concernée.

Le vocabulaire.

Comme je l’ai dit plus haut, le terme « bivouac » à la française n’est pas transposable. Nous allons donc utiliser d’autres termes.

Camping ou Camper → Acampada ou Acampar
Entendu dans les textes comme utilisant un abri, ou plus précisément nécessitant l’installation d’une structure (hamac, tarp, tente, même une cabane en branchages est considérée comme structure).
Il peut se faire dans les lieux d’accueil, terrain de camping ou sous autorisation ou permis dans d’autres lieux, nous verrons qu’obtenir des permis est souvent très compliqué voire impossible pour le marcheur itinérant.

Camping sauvage → Acampada libre
Peut signifier aussi bien le camping sauvage que le camping libre pour toute forme de bivouac sous structure en dehors des terrains de camping sous certaines conditions.
Passer la nuit sous abri ou structure (hamac, tarp, tente, même une cabane en branchages est considérée comme structure) en dehors des lieux aménagés à cet effet.

Le camping sauvage en dehors de toute législation sans autorisation en dehors des structures et/ou zones d’accueil,  est de fait interdit c’est pour cela que l’on va utiliser ici le terme « Camping Libre » (c’est-à-dire avec autorisation, permis, ou dans des zones spécifiques mais en dehors des campings).

Dormir à la belle étoile → Dormir al razo, Vivaquear, Vivac
Vivac c’est la traduction du mot bivouac mais le concept n’est pas le même qu’en France, il s’agit ici de dormir à la belle étoile sans aucune structure (sans hamac, ni tarp, ni tente, ni même une cabane en branchages qui est considérée comme structure).

Les régions traversées

Valencia.
Camping libre → interdit sauf exception
Dormir à la belle étoile → autorisé.

Ref. :
DECRETO 10/2021, de 22 de enero, del Consell, de aprobación del Reglamento regulador del alojamiento turístico en la Comunitat Valenciana.
Publicado en: DOGV núm. 9015 de 08.02.2021
Número identificador: 2021/999
Referencia Base Datos: 001092/2021

Le camping libre n’est pas autorisé.

Exception :
Ley 3/1993, de 9 de diciembre, Forestal de la Comunidad Valenciana.
Publicado en : «BOE» núm. 23, de 27 de enero de 1994, páginas 2652 a 2667 (16 págs.)
Sección : I. Disposiciones generales
Departamento : Comunidad Valenciana
Referencia : BOE-A-1994-1915
Chapitre V – Article 38 – usage récréatif des montagnes
Le camping doit être autorisé par le propriétaire de la montagne et par l’organisme compétent de l’administration de Valence, conformément à la réglementation.
Considérant qu’en faisant de l’itinérant vous n’aurez pas ces autorisations en instantané. Sur la région de Valencia, seul dormir à la belle étoile est autorisé.

Aragon
Camping libre → interdit peut être autorisé avec permis
Dormir à la belle étoile → autorisé.

BOA Número 33 – 20 de marzo de 2006 P3619 (page pour la version pdf)
772
DECRETO 61/2006, de 7 de marzo
J’attire votre attention sur les chapitres et articles suivant.
Chapitre I, Article II – Définitions (page 3619)
a) Camping : l’hébergement en plein air, en dehors des campings et des maisons rurales isolées, par l’utilisation de tentes, de caravanes, d’abris mobiles ou d’autres moyens d’hébergement, avec ou sans fourniture d’activités complémentaires.
Chapitre 4, Article 14 – Camping autorisé et interdit (page 3621)
2) Le camping sauvage est interdit sur tout le territoire de la communauté autonome d’Aragon.
Chapitre 5, Article 17 – Campings itinérants (page 3621)
1) Est considéré comme camping itinérant celui qui, dans le respect des droits de propriété et d’usage du sol, est pratiqué en dehors des campings ou dans des maisons rurales isolées, par des groupes composés au maximum de trois tentes, caravanes, abris mobiles ou autres moyens d’hébergement, sans que le nombre de campeurs ne puisse en aucun cas dépasser neuf, avec un séjour au même endroit ne dépassant pas trois nuits. La distance minimale entre les groupes est d’un kilomètre.
2) Le camping itinérant ne peut être pratiqué à moins de cinq kilomètres d’un terrain de camping ou d’une maison rurale isolée, ni à moins d’un kilomètre des centres urbains, des lieux publics ou des zones normalement fréquentées par le public.
3) L’exploitation d’un camping itinérant doit faire l’objet d’une notification préalable à l’organisme compétent. Si le campement a lieu sur un territoire appartenant à plus d’un département, les promoteurs doivent en informer au préalable les organes compétents de chacune de ces collectivités locales.
4) La notification est faite à l’organisme compétent, en indiquant expressément, avec l’identification du promoteur du camping, les lieux où le camping doit se dérouler, les dates de début et de fin, le nombre d’unités de camping et de campeurs prévus, ainsi que l’autorisation du propriétaire du terrain.

On constate que pour le marcheur itinérant il est presque impossible d’obtenir les autorisations en instantané, on considère donc que seul dormir à la belle étoile est autorisé.

Castilla y Leon
Camping libre → interdit sauf certains espaces ou zones aménagés.
Dormir à la belle étoile → autorisé

Les deux sont interdits dans certaines zones à gros risque d’incendie.

Réf. :
Boletín Oficial de Castilla y León
Núm. 115 – Lunes, 19 de junio de 2017
Chapitre 1 article 3
Pág. 22943
f) Le camping libre, c’est-à-dire le camping libre en dehors des campings, en utilisant des tentes, des caravanes ou d’autres éléments facilement transportables de manière temporaire, sans être assisté par un pouvoir, une autorisation ou un droit d’utilisation sur le terrain sur lequel il est pratiqué.

Réf :
La Junta de Castilla y Léon
Normativa Autonómica sobre Incendios Forestales
ORDEN FYM/510/2013, de 25 de junio
Les activités suivantes sont considérées comme interdites toute l’année dans la forêt et dans la bande de 400 mètres qui l’entoure, aussi bien pendant la saison de faible danger d’incendie de forêt que pendant la saison de fort danger d’incendie de forêt :
(…)
Le camping libre.

À savoir que dans ces zones-là, même dormir à la belle étoile est interdit.

Galicia
Camping libre → interdit.
Dormir à la belle étoile → autorisé.

Réf. :
DOG Núm. 246 Viernes – 27 de diciembre de 2019

Pour résumer vous ne pouvez camper que sur des terrains de camping.

Pour résumer :

Le camping sauvage qui inclue l’installation d’une structure (hamac, tarp, tente) en dehors de toute légalité est interdit !
Le camping libre (donc hamac, tarp, tente) est autorisé sous certaines conditions (autorisations, permis, zones spécifiques et explicitement signalées).
Dormir à la belle étoile n’est pas explicitement autorisé, il l’est par déduction puisqu’il n’est pas interdit (sauf dans les zones à grand risque d’incendie).

Pour conclure.

Je sais, certains me diront qu’ils ont fait du bivouac à la française sur le « Camino » et rien ne leur est arrivé. Tant mieux pour eux, peut-être n’avez-vous pas été vu « Pas vu pas pris », ou bénéficiez d’indulgences, de tolérance, c’est aussi une réalité… Mais la législation est là et comme en France « Nul n’est censé ignorer la loi » donc cheminez en connaissance de cause.

Si vous passez par un village à l’approche de l’heure du bivouac, n’hésitez pas à demander à la mairie, on vous autorisera peut-être de bivouaquer sur l’un des espaces municipaux, ou on vous orientera vers d’autres possibilités… Dans un bar ou un restaurant, il y aura peut-être un client qui vous indiquera qu’il a un terrain sur votre parcours et vous autorise à y mettre votre tente ou tarp… La discussion avec les gens ouvre souvent des opportunités inattendues.

Et vous ? Quelle est votre expérience en Espagne ? Avez-vous d’autres précisions à apporter ? N’hésitez-pas.

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