Projet 2024 – Compostelle départ Sagunto

Rando – Projet 2024 – Compostelle départ Sagunto

Avant tout ! Le but est de faire connaître ce point de départ, le Camino de Sagunto qui va jusqu’à Burgos. Un chemin découvert récemment, je développe plus bas.

Couverture aquarellée d'une credencial de peregrino (carnet de pèlerin) illustrant le théâtre romain et le château de Sagunto, avec une coquille Saint-Jacques jaune et un bourdon de pèlerin, et la mention "Sagunto - Camp de Morvedre".
La credencial officielle du Camino depuis Sagunto (Camp de Morvedre – point de départ d’un chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle méconnu des guides

Il s’agit d’un projet pour mai 2024.
Habituellement je n’aime pas parler de mes projets car la réalisation est toujours liée à une dualité entre enthousiasme et doute… L’enthousiasme du préparatif (le parcours, les post de bivouac et/ou hébergements, points de ravitaillements, etc.) on se propulse mentalement sur le trajet (ma tête est déjà sur le chemin). Le doute : être en bonne santé le jour J, car je n’ai plus vingt ans.

Sur ce billet :
– Mon projet.
– Ma découverte de ce parcours.
– Le Camino de Santiago – Sagunto.
– L’historique de ce chemin.
– Mes préparatifs.
– Marcher sur le chemin de Compostelle.
– Conclusion.
– Remerciement.
– Sources.

Correctif concernant l’historique du parcours le 11/11/2023, il s’agit de rendre à César ce qui est à César. Suite à un mail l’on m’a fait savoir que je m’étais trompé que l’université de Saragosse n’était pour rien sur ce trajet. Vous verrez le correctif en cette couleur mais j’ai gardé mon erreur en baré car je trouve qu’il n’y a pas de honte à se tromper.

Mon projet

Mon projet est dans un premier temps faire la liaison Puerto de Sagunto – Burgos (594km), si j’y arrive et qu’à Burgos je me sens bien, continuer jusqu’à Santiago de Compostelle (environ 480 km)… Et si je me sens toujours bien, pousser jusqu’à Fisterra (Cabo Fisterra)  puis Muxia (encore un peu plus d’une centaine de kilomètres)… Si j’arrive déjà à satisfaire le premier point, ce sera déjà bien.

Carte OpenStreetMap montrant le tracé d'un chemin de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Sagunto (près de Valence) jusqu'à Burgos, traversant l'intérieur de l'Espagne via Teruel et la Sierra de la Demanda, coloré en dégradé rouge-orange-jaune-vert-bleu selon les dénivelés du parcours.
Le tracé complet Sagunto → Burgos (~650 km), où le dégradé de couleurs illustre les dénivelés depuis la côte méditerranéenne jusqu’à la jonction avec le Camino Francés

Ma découverte de ce parcours.

En mars 2022 je me rends à Sagunto pour 10 jours avec plusieurs tracés de randonnées à la journée. Pas de chance, il tombe averse pendant tout mon séjour avec des inondations. Les chemins que je dois remprunter ressemblent à des rivières. Il n’avais pas plus ainsi depuis 1959 d’après les actualités (j’en parle là « Les aventures de S – Vacances mars avril 2022« . J’annule mes randonnées et me promène entre deux accalmies et je découvre près de la plage un panneau de départ d’un chemin de Compostelle.
Je regarde sur le web et donc les sites français qui parle de Compostelle et ne trouve absolument rien sur ce parcours, il n’en faut pas plus pour attiser ma curiosité.

Je m’y intéresse de plus près début 2023 et commence mes investigations au printemps 2023 tout en préparant mes autres randonnées.

Panneau émaillé du Camino de Santiago installé près de la plage de Puerto de Sagunto, encadré de coquilles Saint-Jacques en céramique jaune et bleue, marquant le km 0 du parcours avec 1 057 km à parcourir jusqu'à Santiago de Compostela, la liste complète des étapes et une illustration de la cathédrale de Compostelle. Mention "Amigos del Camino - Sagunto - Buen Camino".
Km 0 à Puerto de Sagunto : 1 057 km à pied jusqu’à Santiago de Compostel – « Buen Camino ! »

Le Camino de Santiago – Sagunto.

Il y a deux points de départ, l’un depuis la plage du Puerto de Sagunto et un autre à Sagunto, la ville  historique.
Le Chemin de Sagunto suit la route qui relie Sagunto à Burgos, en se connectant à Tozalmoro (Soria) avec le Chemin Castillan-Aragonais et plus tard à Mamolar (Soria) avec la Ruta de la Lana, qui rejoint le Chemin Français à Burgos.
C’est approximativement un parcours de 594 km en 22 étapes à pied (dont certaine longues) pour aller à Burgos et 12 étapes à vélo pour aller jusqu’à Finisterra (environ 1 200 kilomètres).

L’historique.

Sagunto en Castillan, Sagunt en Valencien, Sagonte en français, est une ville chargée d’histoire. Depuis les premières murailles érigées par les Ibères au Ve siècle av. J.-C., elle a connu les rivalités entre Carthage et Rome, Hannibal avait besoin de ce passage libre pour aller jusqu’à Rome. Elle a connu aussi les invasions des Vandales et des Wisigoths, Bref, visitez le château il garde les traces architecturales de son histoire.

Carte OpenStreetMap montrant le tracé complet d'un chemin de pèlerinage depuis Sagunto sur la côte méditerranéenne jusqu'à Muxía sur la côte atlantique galicienne, en passant par Teruel, Soria, Burgos et León, avec un code couleur altimétrique du rouge (zones basses) au bleu foncé (points culminants).
Le tracé intégral Sagunto → Muxía (~1 200 km) : d’une mer à l’autre, à travers le cœur de l’Espagne – visualisation altimétrique

L’histoire du « Camino de Sagunto »

Les pèlerinages d’italiens arrivant au port de Sagunto pour Compostelle dateraient depuis le XIIIe siècle. C’est après une longue période de travail et de recherche de M. Luis Bona (histoire, géographie, travail sur le terrain, balisage), que ce projet à vue le jour en 2012 après des siècles d’omission. Il fût inauguré par un jeune pèlerin puis les seconds à l’avoir parcouru furent deux couples de Náquera, puis plusieurs membres du groupe Els Troters de Sagunto dont certains ont réitéré l’aventure.
Jusqu’à la pandémie, le chemin a fait l’objet d’une visite semestrielle et par la suite, l’entretien s’est raréfié. M. Luis Bona en a fait également un guide qui est disponible auprès de l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto »

En 2012 fût signalé ce chemin grâce à une étude de l’université de Saragosse qui, après des années de recherche, a découvert qu’il s’agissait déjà d’une route utilisée au XIIIe siècle par les italiens qui arrivaient au port de Sagunto et faisaient leur pèlerinage à Santiago.

Donc si le tracé est récent le chemin est ancien.

L’histoire de l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto »
Le 29 novembre 2019 un groupe de pèlerins se réunissent et s’organisent en association après de lourdes démarches administratives de là est née l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto ». Mais la pandémie stoppe toute initiative et ce n’est qu’en 2022 que l’association commence réellement son activité (commencer le balisage, sensibiliser les conseils municipaux, les conseils provinciaux, les commerces et habitants, etc.) pour promouvoir ce chemin de Compostelle. Elle organise des sorties en bus, déposant des pèlerins en début d’étapes et récupération en fin d’étapes toujours dans cet esprit de découverte et sensibilisation pour que le chemin soit plus connu et que des infrastructures d’accueil se développent. C’est un travail de longue haleine.

J’en conclus que lorsque j’ai découvert le panneau de départ face à la plage en fin mars 2022 il était très récent.
Cette association à son propre credential dessiné par un membre de l’association (le président) et peint par un enfant de 8 ans.

Pages intérieures aquarellées de la credencial de peregrino du Camino de Sagunto, présentées en triptyque : à droite la couverture avec le théâtre romain et la coquille Saint-Jacques, au centre et à gauche une carte illustrée à la main du tracé depuis Sagunto jusqu'à Calamocha, avec les étapes Torres Torres, Soneja, Segorbe, Jérica, Barracas, Santo, La Puebla de Valverde, Teruel, Monreal del Campo, Cella et Calamocha, illustrées de monuments locaux dessinés à l'aquarelle.
Pages intérieures de la credencial : la première section du chemin de Sagunto à Calamocha, illustrée étape par étape à l’aquarelle
Double page aquarellée de la credencial du Camino de Sagunto montrant le tracé de Calatayud à León, avec les étapes Almenar de Soria, Soria, Abejar, San Leonardo de Yagüe, Cervera de la Cañada, Santo Domingo de Silos, Covarrubias, Burgos, Tardajos, Hornillos del Camino, Castrojeriz, Puente Fitero, Boadilla del Camino, Frómista, Carrión de los Condes, Sahagún, El Burgo Ranero, Mansilla de las Mulas, Hospital de Órbigo et León, illustrées des cathédrales de Burgos et León, du canal de Frómista et des arches romanes de Soria.
De Calatayud à León : la section centrale du Camino de Sagunto illustrée à l’aquarelle – cathédrales de Burgos et León, canal de Frómista, arches de Soria
Troisième double page aquarellée de la credencial du Camino de Sagunto montrant le tracé final de Ponferrada à Santiago de Compostela, avec les étapes Molinaseca, Cacabelos, Villafranca del Bierzo, O Cebreiro, Alto do Poio, Triacastela, Sarria, Barbadelo, Portomarín, Palas de Rei, Melide, Arzúa, Monte do Gozo et Santiago, illustrées de la cathédrale de Compostelle, du château de Ponferrada, de l'église de Sarria, du col enneigé d'O Cebreiro et de la chapelle de Portomarín.
La dernière section aquarellée : de Ponferrada à Santiago de Compostela, l’entrée en Galice et l’arrivée tant espérée

Mes préparatifs

Après avoir découvert le panneau de départ en mars 2022, c’est en décembre 2022 que j’ai commencé des recherches timides, de temps en temps, quand j’en avais le temps.
J’ai commencé par le web Français (forums, sites, blogs) et je dois me rendre à l’évidence si l’on trouve beaucoup d’informations sur tous les autres chemins, je ne trouve rien en français sur celui-ci, aucun retour d’expérience.

J’ai fait donc mes recherches en espagnol et là j’ai commencé à trouver des choses intéressantes, les traces GPX de deux randonneurs à vélo, l’un de Sagunto à Teruel, l’autre de Sagunto à Soria. Sachant que souvent les tracés vélos ne sont pas les mêmes que pour les marcheurs (même si parfois ils se chevauchent). Je dois trouver mieux.
C’est en juin 2023 que je décide à vraiment approfondir mes recherches sur ce chemin. Je découvre le site de l’association des amis du chemin de Santiago depuis Sagunto et j’y trouve les traces GPX depuis Sagunto jusqu’à Burgos. Cela-dit il manque deux ou trois étapes en trace GPX que je trace moi-même à la main.

Difficultés rencontrées lors des tracés (à savoir).

Si je n’ai pas rencontré de difficulté particulière pour tracer les étapes manquantes… j’ai voulu retracer l’étape 16 qui était en sens inverse et j’ai constaté que cela ne m’était pas possible puisqu’il passe par des tronçons de chemins qui ne sont pas cartographiés sur OSM ni sur GoogleMaps, plus particulièrement entre Portillo de Soria et Almenar de Soria. En faisant des recherches sur le site de l’IGN Espagnol les chemins y sont bien cartographiés… D’ailleurs sur la carte IGN espagnol le Chemin de Compostelle y est bien signalé de bout en bout.

In-situ le chemin n’est pas toujours bien fléché, je suis allé cet été à la sortie de la première ville traversée lors de la deuxième étape (Algimia d’Alfara)… à la sortie de la ville il faut prendre à gauche (pas indiqué), puis la première à droite (toujours pas indiqué) puis au deuxième carrefour à droite (pas indiqué).
Il faut donc avoir confiance en la trace GPX ou avoir des cartes IGN espagnole.

Matériel.

Je n’ai pas grand-chose à changer sur le matériel, changer deux ou trois choses côté vestimentaires car je sais que sur le plateau de Teruel je peux avoir des températures nocturnes assez froides. Changer mon réchaud à gaz par un réchaud à alcool P3RS de ma propre fabrication car je ne suis pas certains de trouver des bouteilles de gaz de rechange dans les petits villages alors que de l’alcool à brûler on en trouve partout, du moins, plus facilement.
Nourriture, eau, je n’ai pas d’inquiétude pour le ravitaillement en eau et nourriture, on traverse de nombreux villages.

Hébergements.

Je repère les campings et hébergements sur le chemin pour un minimum de confort.

Mais il faut se rendre à l’évidence… Si l’on trouve des « casas particulares », des hôtels, des infrastructures pour caravaning au long du parcours, il n’y a pratiquement rien pour les marcheurs itinérants, dès qu’on s’éloigne de la côte, plus de camping et zéro gîte depuis le départ (je n’ai pas terminé le repérage).

En extra.

En fonction du poids de mon sac à dos, si j’ai de la place… Je prendrais une bombe de peinture jaune et un pochoir pour marquer les traces manquantes… J’aimerai un sac à 10 kg car je sais que lors des ravitaillements il pourra monter à 12. Donc pas certain que je prenne l’extra, pourtant ce serait bien !

Marcher sur le chemin de Compostelle.

Marcher sur le chemin de Compostelle, n’est pas nécessairement motivé par des raisons religieuses. Chacun y va de ses propres motivations. Ce peut être aussi : un défi personnel, une recherche de connexion avec la nature, une rencontre avec des gens, prendre un temps précieux pour la réflexion et la méditation, se déconnecter de la technologie, se recentrer sur ce qui est vraiment important pour soi (la découverte de soi), une aventure culturelle, échapper au stress.
Et peut-être un ensemble de tout cela. Dès que l’on marche sur l’un des chemins de Compostelle nous devenons chacun un pèlerin à notre façon.

Conclusion.

J’adore déjà ce parcours pour son histoire, ses traversées, aussi pour son côté juvénile (manque d’infrastructures) il y a un côté aventure, précurseur, dans le sens où je pense que peu ou personne ne l’a fait comme je vais le faire d’une traite (si j’en ai la santé) sans passer par des hébergements coûteux car je pars avec un petit budget. J’essaierai de partager le plus régulièrement possible mon expérience sur les réseaux sociaux pour vous faire découvrir ce parcours, je suis persuadé que cela intéressera de nombreux randonneurs. Plus ce chemin sera parcouru et connu et plus il y aura d’infrastructures d’accueil. J’envisage faire des articles sur les préparatifs (mon matériel, poids, etc.) et aussi d’autres articles à mon retour.

Et vous ?… N’aimeriez vous pas tenter cette expérience? Découvrir ce chemin de Compostelle en itinérant ?

Remerciements

Remerciements à l’association des « Amigos del Camino de Sagunto » qui avec beaucoup de gentillesse m’on répondu et aidé dans mes démarches, j’espère que je les rencontrerai de visu avant mon départ. Ils sont très actifs et ont également une page Facebook.

Sources :

Camino de Santigo Sagunto site de l’association.
Camino de Santiago desde Sagunto a Burgos (à pied)
IGN espagnol
Cartes 25 000e IGN espagnol

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Orientation (03) – les dénivelés

Rando – Orientation (03) – les dénivelés

Lors du billet Orientation (02 – s’orienter avec sa carte j’ai omis de vous parler des dénivelés.

C’est pourtant une donnée importante lorsque vous préparez votre parcours, je parlerai aussi donc du calcul de déplacement en prenant en compte les dénivelés.

Donc deux sujets pour le prix d’un.

Les dénivelés sur la carte

Elles sont représentées par des courbes de niveau.
Pour bien lire et interpréter les dénivelés sur une carte IGN, il est important de s’habituer à l’équidistance spécifique de cette carte, à la direction dans laquelle les chiffres des altitudes sont lus (ce qui peut indiquer une montée ou une descente).

Comme un beau dessin vaut mieux qu’un long discours…

Croquis des courbes de niveaux.

Schéma pédagogique en perspective illustrant la projection de deux collines de hauteurs différentes sur un plan horizontal : en haut, la représentation en volume des deux reliefs avec leurs tranches horizontales ; en bas, la carte topographique correspondante avec ses courbes de niveau concentriques reliées aux sommets par des lignes verticales en pointillés.
Principe de construction des courbes de niveau : chaque courbe représente l’intersection du relief avec un plan horizontal à altitude constante. Plus les courbes sont resserrées, plus la pente est forte. La colline de gauche, plus haute et plus large, génère davantage de courbes que celle de droite, plus petite.

Voilà à quoi ressemble les courbes de niveau sur une carte et une visualisation imaginée.

Schéma pédagogique en noir et blanc représentant deux sommets en vue de profil (en haut) et leur projection en courbes de niveau cotées (en bas), avec les altitudes de 1090 m à 1150 m indiquées par des lignes horizontales, l'équidistance de 10 m entre chaque courbe, et la courbe maîtresse à 1100 m mise en valeur en gras sur les deux massifs.
Projection altimétrique de deux sommets sur une carte topographique : équidistance de 10 m entre chaque courbe, courbe maîtresse à 1100 m tracée en gras, sommet principal dépassant 1150 m (triangle géodésique), sommet secondaire culminant entre 1120 m et 1130 m (croix de cote). La densité des courbes traduit directement la raideur des pentes.

Une visualisation plus graphique donne une idée plus précise.

Quelques points clés

  • Courbes de niveau : Ce sont des lignes continues sur la carte qui relient des points de même altitude. Cela signifie que si vous marchez le long d’une courbe de niveau, vous resterez à la même altitude.
  • Espacement des courbes : L’espacement entre deux courbes de niveau adjacentes est appelé « équidistance ». Cela représente une certaine différence d’altitude (par exemple, 10 mètres ou 20 mètres, voir la légende de la carte). Plus les courbes sont rapprochées, plus le terrain est raide. Si les courbes sont éloignées les unes des autres, cela indique un terrain plus plat.
  • Lignes maîtresses : Sur de nombreuses cartes IGN, toutes les Xe courbes de niveau sont généralement plus épaisses, en plus gras. Ces lignes sont appelées lignes maîtresses et aident à identifier rapidement les dénivelés sur la carte.
  • Chiffres sur les courbes : Les courbes de niveau portent généralement des chiffres indiquant l’altitude en mètres par rapport au niveau de la mer. Ces chiffres aident à déterminer la hauteur d’une zone particulière.

Calculer sa distance de parcours avec les dénivelés

Pour évaluer une distance de marche nous allons utiliser la notion de km-effort.
C’est une approximation pour exprimer en un seul chiffre à la fois la distance et la montée (ou descente) pour refléter la « difficulté réelle » ou l’effort ressenti lors de la réalisation d’une randonnée.

La formule de base est celle-ci :

Km-effort = distance horizontale (en km) + dénivelé positif (en km)

L’idée derrière cette formule est qu’un certain nombre de mètres de montée et un certain nombre de mètres de descente peuvent être considérés, en termes d’effort, comme 1 km sur du plat.

– Heu Sima, c’est pas très clair tes explications…
– Bon, je vais essayer de clarifier…

Admettons que 100 mètre en monté est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 125 m).
Admettons que 200 mètres en descente est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 400 m)
Votre trajet est 15 km avec un cumul de 900 m de dénivelés aussi bien en montée qu’en descente.

Le calcul va être le suivant :

15 km + (900 m/100) + (900 m/200) = 28,5 km

Personnellement j’utilise 125 m en montée et 300 en descente.
Maintenant vous savez calculer une distance en km-effort.

Vous l’aurez noté, cette donnée n’est pas absolue mais élastique.

Conclusion :

Avec de la pratique, vous pouvez développer la capacité de « voir » les collines, les vallées, les crêtes et d’autres caractéristiques du terrain simplement en regardant les courbes de niveau sur la carte.

Le km-effort est une approximation, car l’effort ressenti peut varier selon de nombreux facteurs comme le type de terrain, l’altitude, la condition physique de la personne, le poids du sac à dos, etc. Cela-dit, le km-effort offre une mesure utile pour évaluer et comparer la difficulté de différents parcours.

J’aime calculer large, ainsi j’ai toujours l’heureux sentiment d’avoir marché plus vite que prévu et d’arriver, de fait, plus tôt que prévu à la fin de mon étape.

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Orientation (02) – s’orienter avec sa carte

Rando – Orientation (02) – s’orienter avec sa carte

Ce billet fait suite au précédant « Orientation (01) – Boussole – Curvimètre« .

De tout temps il y a toujours eu une proportion de personnes n’étant pas à l’aise face à une carte et à l’ère numérique j’ai le sentiment que cette proportion a augmenté. Est-ce un simple reflet d’une évolution de notre façon d’interagir avec le monde qui nous entoure?

L’omniprésence des smartphones et des systèmes de navigation GPS a changé la donne. Pourquoi prendre le temps d’étudier une carte papier lorsque l’on peut simplement entrer une destination dans un appareil et se laisser guider pas à pas? Pour beaucoup, la technologie a rendu obsolète la nécessité de savoir lire une carte traditionnelle.

Cette dépendance peut avoir des conséquences dans des situations où la technologie échoue ou est inaccessible. Une panne de batterie, un signal GPS perdu ou un appareil défectueux, et l’individu peut se retrouver désemparé.

Que signifie « savoir lire une carte » ?

Cela va bien au-delà de la simple identification de lieux ou de repères. C’est la capacité de comprendre la topographie, de déduire les distances, d’interpréter les symboles, et de visualiser tridimensionnellement le paysage à partir d’une représentation bidimensionnelle. C’est une compétence qui exige à la fois de la logique et de l’intuition.

– Sima, ça m’a l’air déjà compliqué ton truc… Déjà que j’y comprends rien aux cartes…
– Je te rassure, sur ce billet l’on va aller au plus simple. Et sans le savoir tu as certainement des notions de topographie, si je dois venir chez-toi, tu sauras me gribouiller un plan de ton quartier pour que j’arrive à destination et tu sauras même y mettre des précisions (au carrefour, il y a une boulangerie à l’angle, tu prends à droite, au prochain rond-point à gauche, etc.).

Que trouve-t-on sur une carte ?

Je pars sur la base d’une carte IGN 1/25 000ᵉ.
L’échelle, ici 1/25 000ᵉ ce qui signifie que 1 cm sur la carte = 25 000 cm sur le terrain, soit 250 m.
Une légende nous expliquant tous les symboles, tracés, repères, etc. que l’on peut trouver sur le plan de la carte.
La déclinaison et la date de publication de la carte (même si je fais un point sur le sujet, nous n’en tiendrons pas compte dans le reste du billet, j’expliquerai pourquoi).
Le plan avec de nombreux détails.

Point sur la déclinaison.

Schéma annoté illustrant la déclinaison magnétique : deux flèches partant d'un même point matérialisent le nord géographique (N.G., flèche noire alignée sur le méridien) et le nord magnétique (N.M., flèche rouge décalée vers l'est), avec le bord vertical de la carte en référence. Le texte indique une déclinaison de 0°37' Est au 1er janvier 2019, avec une variation annuelle de 8,1' vers l'Est.
Schéma de déclinaison magnétique : angle entre le nord géographique (N.G.) matérialisé par les méridiens et le nord magnétique (N.M.) indiqué par la boussole – déclinaison de 0°37′ Est au 1er janvier 2019, variation annuelle de 8,1′ vers l’Est (valeurs au centre de la feuille de carte concernée).

Ensuite on en parlera plus sur ce billet, c’est important de savoir de quoi il s’agit dans des circonstances particulières.
La déclinaison est l’écart angulaire entre le nord géographique (indiqué sur la carte) et le nord magnétique. Cet écart est dû à l’orientation du champ magnétique terrestre qui ne coïncide pas exactement avec l’axe de rotation de la Terre.
Lorsque vous utilisez une boussole, elle pointe vers le nord magnétique et non le nord géographique. Il est important de noter que la déclinaison varie en fonction de l’endroit où vous vous trouvez sur Terre et qu’elle change également avec le temps, car le champ magnétique terrestre n’est pas statique. Dans certaines régions, la déclinaison peut être négligeable, tandis que dans d’autres, elle peut être assez significative. On considère que la déclinaison indiquée sur une carte est valable 5 ans.

Pourquoi je ne tiens pas compte de la déclinaison.
Si l’on regarde l’image la déclinaison est de 0°37’ au 1er janvier 2019, la déclinaison annuelle est de 8.1’, nous sommes en 2023 il faudrait reporter 1°9.4, on pourrait faire un calcul encore plus précis en tenant compte de la date publication de ce billet. Pour reporter de façon précise il vous faudrait un système de visée bien plus précis qu’une boussole à main et pour le reporter de façon précise au moins un rapporteur.
Donc je n’en tiendrais pas compte dans ce billet mais vous savez maintenant ce qu’est la déclinaison.

Savoir orienter sa carte.

Extrait de carte IGN topographique annoté montrant la divergence entre les lignes de méridiens (flèches noires) et les lignes du quadrillage UTM (flèches bleues), avec un angle de 2° matérialisé entre les deux systèmes, dans la région du Domaine Français (Forêt de Vaux).
Extrait de carte IGN au 1/25 000e : les méridiens (en noir) pointent vers le nord géographique, tandis que les lignes du quadrillage UTM (en bleu) sont légèrement inclinées par rapport à eux, ici un écart de 2°, visible dans la partie centrale de l’image. Région : Forêt domaniale, secteur Mare de l’Houtil.

Le plus simple, puisque nous ne parlons pas ici d’orientation à l’azimut, c’est de prendre sa carte dans le sens de notre marche… C’est le plus simple.
Mais nous allons tout de même voir ici comment orienter sa carte au nord magnétique.
Vous avez vu que sur une carte il y a une légende, la déclinaison…
Pour bien orienter sa carte nous allons utiliser les lignes des méridiens.
Les lignes méridiennes sont les lignes noires elles sont espacées de 0°05’… Les lignes bleues sont les lignes UTM[1] (Universal Transverse Mercator) et forment des carrés de 1 km de côté et sont utiles pour un report sur GPS, ce qui n’est pas le sujet de ce billet… Nous n’en tiendrons donc pas compte.
Donc nous allons utiliser une ligne noire, celle d’un méridien.

Orienter la carte.

Photo annotée d'une boussole à semelle McKinley posée sur une carte IGN au 1/25 000e de la région de Saint-Cyr-l'École et Versailles, avec cinq flèches rouges identifiant le méridien de référence, la flèche de visée, le cadran fixe, le cadran pivotant et l'aiguille aimantée, la semelle alignée sur un méridien de la carte.
Boussole à semelle posée sur carte IGN 1/25 000e (secteur Saint-Cyr-l’École – Versailles – Rocquencourt) : la semelle transparente est alignée sur un méridien de la carte, la flèche de visée indique la direction de marche, le cadran pivotant a été calé sur le nord, l’aiguille aimantée pointe le nord magnétique.

Prenez votre boussole et mettez le nord du cadran pivotant en face du nord du cadran fixe. Positionnez votre boussole sur votre carte en mettant la flèche de visée parfaitement alignée sur la ligne du méridien de votre carte. Ensuite pivotez l’ensemble, dans un sens ou l’autre, jusqu’à ce que l’aiguille aimantée soit elle aussi alignée au nord… en faisant attention que la flèche de visée reste bien alignée au-dessus du méridien.

Et voilà, vous savez orienter votre carte au nord magnétique de votre carte, soit, sans tenir compte de la déclinaison, mais franchement vous êtes déjà bien !
Vous pouvez faire l’expérience tranquillement dans votre salon en posant au sol une carte et votre boussole et orienter vos cartes au nord. Dehors, quand il y a du vent ce peut être un peu plus chiant.

Cela vous sera surtout utile lors de prochains billets où l’on parlera de faire le point avec deux visées, s’orienter à l’azimut…

La marche d’après la carte.

Dans la plupart des cas on peut très bien se diriger sans boussole, uniquement d’après la carte.

Étudier le parcours à la maison avant l’excursion et éventuellement le tracer sur la carte. Essayez de vous représenter le paysage et le cheminement. Notez d’avance les points caractéristiques, quelques noms de lieux, les points de pauses, d’étapes, etc. Tout ce qui vous semble utile. In-situ, vous vous arrêterez peut-être avant ou après des points prévus, parce que vous êtes fatigué, ou pas ou le lieu ne vous convient pas… C’est la réalité du terrain, mais ce n’est pas grave, vous avez une trame.

Double image annotée comparant deux orientations d'une même carte IGN 1/25 000e du secteur Fontenay-le-Fleury — Saint-Cyr-l'École : en haut, la carte est orientée au nord (position standard) avec la position actuelle, la destination et la trajectoire indiquées ; en bas, la même carte est pivotée dans le sens de la marche, avec les mêmes repères plus l'identification de la petite route, de l'autoroute A12, d'une ligne de chemin de fer ou tramway, et de la D7.
Même extrait de carte IGN, deux orientations : en haut, carte tenue au nord – position (cercle rose), destination (carré rose), trajectoire en tirets roses, flèche nord ; en bas, carte pivotée dans le sens de la marche – les mêmes repères de position et de trajectoire, enrichis de l’identification des infrastructures traversées (A12, D7, voie ferrée ou tramway, petite route).

Donc c’est simple, il suffit de prendre la carte dans le sens de votre marche vous saurez ainsi quand vous devrez tourner sur votre droit ou votre gauche, etc. Bref, suivre l’itinéraire sur la carte de manière à toujours savoir où l’on se trouve.

Dans l’image ci-dessus c’est simple, on a pivoté la carte vers la droite pour qu’elle soit dans le sens de la marche et on a repéré quelques points sur le chemin.

Transposer ce que l’on voit sur la carte.

En tout cas la carte permet de contrôler qu’on suit bien le parcours que l’on s’est fixé. À nous de comparer ce que l’on voit sur la carte avec la réalité et inversement. Cela impose d’être attentif aux paysages, bien entendu mais aussi à ce qu’il y a sur notre parcours le long de notre cheminement.
Si l’on reprend l’exemple de l’image plus haut…
J’ai marché, l’ai traversé une voie ferrée, une départementale, je suis passé dessous une autoroute, puis traversé une autre route… Je marche et je n’ai pas fait attention aux chemins à ma droite ou ma gauche tant j’étais absorbé par le paysage… Où suis-je ?

Extrait de carte IGN 1/25 000e du secteur Fontenay-le-Fleury, orientée dans le sens de la marche, avec un ovale rose hachuré entourant un segment de chemin et une flèche rose annotée « Je suis quelque part sur ce chemin... », illustrant une position imprécise mais contrainte à un axe linéaire.
Carte IGN orientée dans le sens de la marche (secteur Fontenay-le-Fleury – L’Épine d’Amont) : la zone ovale hachurée matérialise une position incertaine mais localisée sur un axe – le randonneur sait qu’il se trouve sur ce chemin, mais ne connaît pas son point exact le long de celui-ci.

Je suis donc quelque part par là.

Que y a-t-il devant ou autour de moi ? Sur la carte, ce que je vois que je dois transposer.
J’ai traversé une grande plaine sans rien de particulier mais il y a tout de même quelque chose d’intéressant devant moi.
Je vois le chemin qui tourne légèrement sur la droite.
Sur le côté gauche j’aperçois un petit bras de forêt ou plutôt de bosquet.
Je le vois aussi sur la carte où plus loin l’on passe au-dessus d’un ru… Si je continue d’avancer, je devrais le voir.

Image composite pédagogique associant trois photographies de terrain (chemin avec bosquet, route longeant des champs, maçonnerie d'un ru) et un extrait de carte IGN zoomé, reliés par des flèches rouges à un point précis sur une vue d'ensemble de la même carte - démontrant la technique de localisation par identification d'éléments caractéristiques du terrain.
Technique de relocalisation par recoupement d’indices terrain : en haut à gauche, le chemin tourne légèrement au niveau d’un bosquet ; en bas à gauche, ce qui ressemble à un passage au-dessus d’un ru (petit cours d’eau) ; en bas à droite, la confirmation – le ru lui-même, identifié sur place. Chaque indice est reporté sur l’extrait de carte central, lui-même localisé sur la vue générale (cadre rose). Conclusion : « Je suis donc là ! »

En transposant ce qui m’entoure sur la carte et inversement l’on arrive à voir où l’on est.

Conclusion.

Généralement, tant que vous randonnez sur des sentiers, vous n’aurez pas besoin de boussole, mais si cela peut vous rassurer… Personnellement, depuis que j’ai repris la randonnée, je ne l’ai pas utilisée. Cela-dit, si je dois partir en montagne je la prendrais certainement.
Anticipez : Préparez soigneusement votre parcours à la maison avant de partir, et chaque soir, lors du bivouac, imprégnez-vous du parcours que vous devrez faire le lendemain.
Soyez attentif : Profitez du paysage mais soyez attentif à votre environnement et en cas de doute, arrêtez-vous et transposez ce que vous voyez sur votre carte.
Soyez curieux : N’hésitez pas à regarder les légende de votre carte pour comprendre ce qui vous entoure.

Les prochains billets sur le sujet traiteront plus particulièrement de l’utilisation de la boussole in-situ.

Le billet Orientation (02) – s’orienter avec sa carte est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Système de projection qui donne une position (en kilomètres) par rapport à l’équateur et par rapport au méridien de Greenwitch.

Orientation (01) – Boussole – Curvimètre

Préambule :

Une idée d’une série d’articles concernant l’orientation ils ne seront pas publiés à la suite chaque mercredi, peut-être y aura-t-il d’autres billets dans des catégories différentes entre-temps. Le but à terme est tout de même d’essayer de faire le tour de tout ce que englobe « l’orientation ».

Ils parleront aussi bien des matériels que de leurs usages pratiques. Le découpage en plusieurs articles facilite, à mon avis, la compréhension, permet de se consacrer à un aspect spécifique à chaque billet laissant ainsi le temps à chacun de bien s’approprier le contenu.

Pourquoi une série sur l’orientation ?

Dans notre monde numérique, il est facile de devenir dépendant de la technologie pour trouver son chemin. Pourtant, comprendre les nuances de l’orientation est une compétence qui stimule le cerveau, renforce la connexion avec l’environnement et, surtout, peut s’avérer cruciale dans des situations imprévues. Cette série est conçue pour tous – du citadin curieux au randonneur en herbe ou même ceux qui souhaiteraient se lancer dans la course d’orientation…

J’espère que cette série vous orientera dans la bonne direction.

Trois boussoles de types différents et un curvimètre à molette posés sur une carte topographique IGN dépliée à l'extérieur, sur l'herbe.
De gauche à droite : une boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris), une boussole à prisme de type militaire, une boussole de randonnée à semelle transparente, et au premier plan un curvimètre à roulette – tous posés sur une carte IGN.

Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre

Dans ce premier billet de la série nous allons voir deux types de boussoles et le curvimètre. Pas dans leurs usages pratiques mais bien comprendre comment est constitué une boussole, les différentes parties de la boussole, bien les connaître facilitera son usage en pratique.
Voici trois sortes de boussoles, deux à miroir et une plus classique. Personnellement j’utilise la plus classique car aussi la plus légère et amplement suffisante pour mes randonnées. Et pour être franc, depuis que j’ai repris mes randonnées depuis plus d’un an, je n’ai pas eu besoin de boussole j’étais sur des sentiers relativement bien identifiables et les rares fois où j’ai eu des hésitions j’ai utilisé mon smartphone sur lequel il y a OsmAnd. Par contre, plus jeune, en montagne la boussole m’a été souvent d’un grand secours (faire le point sur ma position, rejoindre un point à l’azimut, etc.).

Trois boussoles posées sur une surface en bois : une boussole à miroir H. Morin-Secretan (à gauche), une boussole à prisme de type militaire (au centre), et une boussole à semelle transparente de marque McKinley (à droite).
De gauche à droite : boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris), boussole à prisme d’inspiration militaire avec anneau de suspension, boussole à semelle transparente McKinley – trois instruments représentatifs des grandes familles de boussoles utilisées en orientation.

En partant de gauche à droite :

  • La première boussole est une « H. Morin Secretan », Plutôt dédié topographie c’est plus un objet de collection aujourd’hui il suffit de regarder sur internet « Boussoles H. Morin ».
  • La seconde est une boussole militaire de l’armée Chinoise (m’a-t-on dit lorsque l’on me l’a donné, je ne lis pas les écritures chinoise, mais pas besoin pour l’utiliser). Il y en a plein de similaires dans toutes les armées.
  • La troisième, plus basique mais pas moins efficace (peu importe la marque) il y a en plein de similaires dans tous les magasins de sport.

Les boussoles

Voyons les informations que nous apportent chacune d’entre elles.

Sima, tu nous prends pour des c…, heu des « tebê », elles indiquent toutes le nord magnétique !
Je ne prends personne pour des, comme tu dis, des « tebê », et oui, c’est le propre d’une boussole que d’indiquer le nord magnétique, mais elles ont des particularités.

La boussole H. Morin Secretan. boussole à miroir

Photo annotée d'une boussole à miroir H. Morin-Secretan vue de face, avec des flèches rouges identifiant cinq composants : le miroir, la ligne de mire, le cadran de la boussole, le bouton poussoir de blocage, et la règle graduée sur la tranche.
Boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris) ouverte en position de visée : miroir inclinable, ligne de mire centrale, cadran magnétique, bouton de blocage de l’aiguille et règle de report cartographique (16 cm) sur la tranche inférieure.
Photo annotée de la boussole à miroir H. Morin-Secretan inclinée vers le haut en position de visée d'un point haut, avec deux flèches rouges identifiant le balancier clinométrique et l'axe de visée vers un point élevé.
Boussole à miroir H. Morin-Secretan inclinée pour la visée d’un point en hauteur : le balancier (aiguille bleue) se déplace librement sous l’effet de la gravité et indique l’angle de pente du point visé – une fonction clinométrique rare sur ce type d’instrument.

Il s’agit d’une boussole à miroir qui incliné à environ 45° permet de voir la boussole. Une ligne de mire pour la visée. Un bouton bloquant la boussole permet une fois à plat de garder les coordonnées de visée pour les reporter. Un balancier permet également de mesurer l’angle d’un point haut ou bas, c’est-à-dire que lorsque l’on connaît l’angle et la distance d’un point on peut calculer la hauteur ou la profondeur, si l’on sait à quelle altitude l’on est on peut donc en connaître l’altitude du point visé.
Il s’agit plutôt d’une boussole pour la topographie, reporter et vérifier sur un plan ou carte (il existe aujourd’hui des outils de topographie plus précis), pas adaptée, pas pratique, pour l’orientation, ni la randonnée, que ce soit dans son usage, son volume et son poids.

Boussole à miroir d’orientation.

Photo annotée d'une boussole à prisme de type militaire vue de trois quarts, ouverte, avec cinq flèches rouges identifiant la ligne de mire de visée, le miroir, l'aiguille aimantée, le système de double capsule (fixe et mobile), et la ligne de visée ou de direction.
Boussole à prisme de type militaire ouverte : ligne de mire (couvercle), miroir de renvoi, aiguille aimantée pointant le nord magnétique, double capsule graduée 360° (fixe + mobile synchronisable), et ligne de direction sur le cadran principal – anneau de suspension visible en bas à droite.
Gros plan annoté du cadran d'une boussole à prisme militaire, avec cinq flèches rouges identifiant le cadran fixe extérieur, la flèche de direction ou de visée, le cadran mobile intérieur, l'aiguille aimantée, et le balancier clinométrique d'angle positif ou négatif.
Cadran de boussole à prisme en gros plan : couronne fixe graduée 0–360° en périphérie, cadran mobile intérieur synchronisable, flèche de direction, aiguille aimantée bicolore, et balancier clinométrique central gradué en angles positifs et négatifs.
Photo annotée en extérieur d'une boussole à prisme vue de face en position de visée, avec trois flèches rouges identifiant le miroir de renvoi, la ligne de mire supérieure et le cran de mire en V à centrer pour la visée.
Boussole à prisme en position de visée en extérieur : le miroir semi-transparent renvoie l’image du cadran, la ligne de mire supérieure (type guidon de carabine) s’aligne avec le cran de mire en V – la pointe de l’aiguille doit être centrée dans l’encoche pour valider la visée.

Ce modèle de boussole à miroir possède aussi un décimètre sur le côté. Elle est pliable et une fois pliée elle fait 6X6X2 cm, très robuste et pèse 130 gr, elle intègre également un curvimètre. Elle est dans un alliage assez léger. Donc une boussole très précise et même si les écritures de celle-ci sont en chinois pas besoin de savoir lire le Chinois pour s’en servir. Il en existe plein de modèles similaires. Personnellement je la trouve un peu lourde pour la randonnée.

Boussole d’orientation « style plaquette »

Photo annotée d'une boussole à semelle transparente McKinley vue de face, avec huit flèches identifiant les règles graduées au 1/25 000e et 1/50 000e, la flèche de direction, les gabarits de traçage, la loupe, le décimètre, l'aiguille aimantée, le disque fixe et le cadran mobile.
Boussole à semelle transparente McKinley annotée : règles cartographiques 1/25 000e et 1/50 000e, flèche de direction, gabarits de traçage de cercles, loupe intégrée, décimètre, aiguille aimantée bicolore, disque gradué fixe et cadran rotatif mobile – un outil de navigation complet conçu pour travailler directement sur la carte.

C’est une boussole assez complète, légère (45 gr avec le cordon), c’est à mon avis la plus utilisée en randonnée et course d’orientation. J’ai laissé la marque, je vous assure je ne suis sponsorisé, et quelle que soit la marque que vous choisirez, elles sont toutes très similaires. C’est le genre de boussole que j’utilise et dans les billets où l’on parlera pratique, les exemples se feront avec celle-ci. Elle ne possède pas de balancier pour calculer les points hauts ou bas, mais sincèrement, ça ne m’a jamais manqué.

Curvimètre à molette

Photo annotée de deux curvimètres à molette posés sur une surface en bois, avec des flèches rouges identifiant les cadrans de lecture multi-échelles (1/25 000e au 1/100 000e) et la molette de roulement, accompagnée d'une boussole à prisme en arrière-plan.
Deux curvimètres à molette de générations différentes : le modèle du haut (cadran simple, aiguille rouge) lit les échelles 1/25 000e, 1/50 000e et 1/100 000e ; le modèle du bas (cadran multicolore) couvre jusqu’à huit échelles dont le 1/20 000e, 1/25 000e, 1/50 000e et 1/75 000e en face avant, et 1/10 000e, 1/20 000e, 1/40 000e et 1/80 000e en face arrière. La molette de roulement est commune aux deux instruments.

Un curvimètre est un outil souvent utilisé pour mesurer les distances sur des cartes. Si j’ai beaucoup utilisé un curvimètre pour préparer mes parcours et étapes dans ma jeunesse (il n’y avait pas grand-chose niveau cartographie en logiciel ni sur le web)… Aujourd’hui je fais la préparation de mes parcours en amont depuis mon pc. Mais vous savez que si vous êtes dans un lieu sans pc, sans connexion internet avec juste un curvimètre et une carte cous pouvez organiser votre parcours.

Conclusion :

Ça peut paraître compliqué pour celles et ceux qui découvrent la boussole, mais je vous rassure, l’utilisation de votre smartphone est bien plus complexe que l’usage d’une boussole et l’on verra tout cela dans des billets à venir. Faire un billet sur ce que contient une boussole, comment orienter une carte, comment utiliser la boussole pour s’orienter, faire le point, etc. Me semble trop lours en un seul billet, je préfère procéder par étapes, même si je sais que vous restez sur votre soif d’apprendre, si toutefois je apprends quelque chose.

J’espère que je ne vous ai pas fait perdre le nord à la lecture de ce billet, que je ne vous ai pas perdu.

Le billet Orientation (01) – Boussole – Curvimètre est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Activité – Marche Nordique

Rando – Activité – Marche Nordique

Avant de parler à proprement de Marche Nordique[1] faisons un petit « flashback« .
Quand j’ai débuté la randonnée, j’étais jeune beau et c… la première question qui c’est posé était : bâtons ou pas bâtons ?
Je me suis immédiatement dit : mais qu’est-ce que je vais m’emmerder m’encombrer avec de bâtons aux mains !
Lors d’un retour d’une randonnée de plusieurs jours on devait refaire une sortie de deux jours, celui qui m’accompagnait avait les pieds dans un sale état et me dit : vas-y seul, prends mes bâtons, tu vas avoir de gros dénivelés.

J’ai testé et franchement j’ai adopté, j’ai découvert que c’était une véritable assistance, les suivantes randonnées je les ai faites avec bâtons. Puis comme je l’ai dit dans d’autres billets, j’ai arrêté pendant de nombreuses années avant de reprendre il y a plus d’un an maintenant.

Note(s)

  1. ^ La marche nordique, également connue sous le nom de « Nordic Walking », est une activité physique qui se pratique avec des bâtons spécifiquement conçus pour cette discipline. Elle est originaire de Finlande et est devenue de plus en plus populaire à travers le monde pour ses nombreux bienfaits pour la santé et la forme physique.

Ma première vision de la marche nordique.

Quelques années avant que je reprenne la randonnée s’est développée la marche nordique, un véritable phénomène de mode, et ma vision était plutôt péjorative, je l’avoue… Lorsque que je croisais des groupes de marcheurs nordiques en forêt lors de mes balades : Mais qu’est-ce que c’est ce truc de vieux (je ne suis pas moi-même tout jeune mais bon), et ils font un bordel vacarme incroyable…
Bref, ma perception n’était pas très élogieuse.

Sima, en clair, tu te foutais de leurs gueules…
Heu oui, on peut le dire comme ça…

Puis moi et la marche nordique

Lorsque j’ai repris la randonnée et donc des marches d’entraînements (3 par semaine minimum) je me suis intéressé de plus près à la marche nordique… Et là j’ai fait une véritable découverte !
Soit, je ne la pratique pas dans l’art et la manière puisque j’ai des bâtons de randonnée, mais j’en applique la gestuelle au plus près. Les bras bien en avant, le bâton incliné qui pique bien au centre de gravité, et le balancement qui va bien en arrière. En deux expériences j’en ai découvert les atouts. Ça fait travailler tout le haut du corps.

Les atouts :

  • Renforcement musculaire : sollicite les bras, les épaules, la poitrine, le dos, et les abdominaux.
  • Côté cardiovasculaire : augmente la fréquence cardiaque, ce qui améliore la circulation sanguine, l’endurance et la capacité pulmonaire. Elle est donc bénéfique pour le système cardiovasculaire.
  • Combustion des calories : La dépense énergétique est plus élevée en marche nordique par rapport à la marche traditionnelle, ce qui peut aider à la perte de poids et à la gestion du poids corporel.
  • Amélioration de la posture et de la coordination : L’utilisation des bâtons encourage une posture droite et une meilleure coordination entre les bras et les jambes.
  • Faible impact : Contrairement à d’autres sports comme la course à pied, la marche nordique est douce pour les articulations, en particulier pour les genoux et les hanches.

Super Sima, tu es converti à la marche nordique !
Heu non, j’émets tout de même des réserves concernant les fort dénivelés.

Mes réserves concernant la marche nordique

Si je pratique la gestuelle sur le plat et faux-plats en descentes ou montées il n’en va pas de même sur les forts dénivelés que ce soit en montée ou descente.

Dans les montées Je pique mon bâton inverse à mon pied avancé, là où ça peut piquer (je ne regarde pas l’angle théorique ou autre, entre deux pierres là où je pense que ça accroche), le bras passera à l’arrière au prochain pas… et je tire sur le bras et pied avancés tout en poussant sur le pied arrière et le bras arrière qui en plus maintient mon équilibre.

Dans les descentes mes coudes sont collés au tronc (faisant qu’un comme un boxeur pris dans l’angle, bon j’ai un historique là-dessus) et ça fait force sur toute la partie supérieure du tronc, les avant-bras parallèles au sol je pique le bâton opposé au pied en avant, au niveau, au moins du pied opposé, ce qui retient bien au niveau des glissages, et le bâton arrière aide à l’équilibre et en cas de chute nous amortir car souvent en descente la chute est liée à une glissade et notre sac nous entraîne en arrière, si nos bâtons sont en avant, la chute est plus brutale.

Le problème de la marche nordique

Ce n’est pas spécifique à la marche nordique mais valable pour de nombreux sports émergents et même certains établis, c’est le manque de structure, fédération bien établie, permettant de bien valider les coachs.

Sima, je suis dans un club de marche nordique et mon inscription comprend la fédération.
Heu oui… Mais non, ou oui, mais voyons.

Un sport, un club sportif, pour exister doit-être, normalement lié à une fédération, OU, ou affilié à une fédération, et c’est justement dans les affiliations que l’on trouve le tout et le n’importe quoi.
Les clubs de marche nordique sont souvent affiliés à la fédération d’athlétisme ou la FFRandonnée voire aux deux. Elle n’a pas de fédération propre, pas de structure bien cadré d’où un gros problème pas de véritable reconnaissance pour être coach de marche nordique.

Heu moi Sima je suis prof de marche nordique et j’ai un diplôme du BP-JEPS, et aussi une licence STAPS, et même le CQP-IF et un seul des trois me suffirait, alors camembert !
Bon, moi j’ai le BEES, qui s’appelle aujourd’hui BP-JEPS, et pourtant…

Quand on me dit ça j’ai envie de poser la question suivante : Ok, tu es détenteur de plein de sigles, mais dis-moi quel jury t’as dit que tu as l’expérience suffisante de la marche nordique, que tu en as la bonne technique et la bonne pédagogie pour l’enseigner ? Quel Jury, à part toi-même ?

Il n’y a pas de club de marche nordique dans ma ville, demain je peux très facilement en créer un et m’auto-proclamer prof de marche nordique.

J’ai été prof de Kick-boxing (full-contact, boxe-américaine), pas parce que j’avais le BEES, mais parce que je suis passé devant un jury de ma fédération (ça avait duré plusieurs jours), prouver que j’avais l’expérience, la technique et la pédagogie face à différents niveaux d’élèves. Ça ne me donne pas le droit d’être prof de boxe anglaise ou boxe française qui ont chacune leur fédération… tout comme on n’imagine pas que je puisse être prof de judo.

Bref, quand il n’y a pas de fédération, mais juste des affiliations, le meilleur peut côtoyer le pire.

Lorsque je pars marcher, 3 fois par semaine, je croise souvent des groupes de marcheurs nordiques, si certains pratiquent correctement, je croise aussi le pire… dernièrement un groupe d’une dizaine de personnes, pas un pratiquait correctement, donc pas même le coach dont j’ai supposé que c’était celui qui était en tête et parlant fort aux autres… Entre celui qui avait des bâtons trop grands, l’autre des bâtons lui arrivant à mi-cuisse, ceux qui piquent le bâton perpendiculaire au sol, d’autres qui l’incline sans le piquer et le laissant glisser vers l’arrière (ils n’auraient pas de bâtons ça ne changerait rien…), bref, ce jour-là j’ai côtoyé le pire…

Conclusion

Si vous avez l’occasion de pratiquer la marche nordique avec un bon coach, il en existe heureusement, qui saura bien vous montrer la gestuelle, vous corriger, c’est vraiment une marche très complète et un très bon entraînement pour les marcheurs. Je ne prétends pas être exemplaire dans le sens où j’ai des bâtons de randonnée, mais même avec de tels bâtons ont peut être assez proche de la bonne gestuelle et en ressentir les biens-faits. D’ailleurs, si je n’avais pas d’autres investissements à faire pour mon matériel de randonnée j’achèterais des bâtons de marche nordique pour mes entraînements.

Le billet Activité – Marche Nordique est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Matos – Sac-à-dos

Rando – Matos – Sac-à-dos

Ce billet n’a pas vocation à vous orienter sur le choix d’un sac-à-dos, ce n’est pas non-plus un comparatif. Je ne parlerai donc pas de marque.

Je vais vous parler de mon sac-à-dos, comment je l’ai choisi, ce que j’ai bien aimé, ce que j’ai moins bien aimé, comment finalement je l’ai adopté.

Bref, si ce billet peut vous amener à la réflexion sur votre propre matériel, ce sera déjà ça : est-il vraiment bien, ou non, faut-il le remplacer, pourquoi, est-ce vraiment justifié…

Intro :

Lorsque j’ai décidé de reprendre la randonnée, j’avais du matériel ancien donc pas mal de choses à renouveler. Même si j’ai parfois trouvé du matériel léger et pas cher, entre les vêtements, chaussures, et matériel… Mis bout-à-bout cela commençait à faire une somme non négligeable et mon budget n’est pas élastique.

Mes critères de choix

J’ai très rapidement zappé les youtubeurs ou blogs de personnes sponsorisés ou cherchant à l’être, j’ai donc regardé d’autres blogs, forums et surtout des catalogues en ligne. Ayant la chance d’avoir de nombreux magasin de sport autour de chez-moi, je me suis déplacé, parfois plusieurs fois pour être certain de mon choix.

Le sac que j’ai est l’un des premiers qui m’a plus, après être allé dans plusieurs magasins, je suis retourné l’acheter mais j’ai mis du temps à me décider.

  • Poches pour un stockage supplémentaire. Peut stocker une bouteille. Si pas utilisées, les poches sont cachées
  • Des courroies à l’extérieur du sac à dos permettent d’attacher les bâtons pour faciliter le transport
  • Grande ouverture à glissière à l’avant du sac à dos permettant un accès rapide
  • Ajustement préformé anatomiquement, adaptation facile à toute longueur de dos, réglage du contrôle du poids pour une répartition optimale le long du corps de l’utilisateur et ventilation de qualité supérieure, le système dorsal FIT VARIO est idéal pour les aventures avec de lourdes charges.
  • La finition DWR (hydrofuge durable) et WR (hydrofuge) 100% écologique, sans PCF (sans fluorocarbone), est un traitement hydrofuge durable, hautement durable et renouvelable
  • Housse de pluie incluse
  • Ceinture lombaire
  • Matière : polyester recyclé, ripstop
  • Charge maximale : 20 kg
  • Dimensions : 75 x 27 x 23 cm
  • Poids : 1,75 kg
  • Volume : 55 litres + 10 litres

Cela-dit il n’est pas donné non-plus, mais un sac ultra-léger c’est tout de suite entre 100 à 200 € de plus en souvent moins solide pour un gain de 500 à 600 gr, rarement plus… Ça fait tout de même cher le kilo.

Ce que j’ai moins aimé.

Ce que j’ai moins aimé dans un premier temps :
Les poches pour les gourdes un peu trop juste pour des gourdes de 1 L soit on force sur la fermeture, soit on laisse un peu ouvert pour laisser dépasser le bouchon.
J’ai essayé dans un premier temps la poche à eau puisqu’il y a une poche spécifique très grande à l’intérieur. Mais je n’ai pas été convaincu dans un premier temps.
Être obligé de poser mon sac à chaque fois que je devais me désaltérer, je trouvais ça vraiment pas pratique et pas de filet extérieur pour placer mes gourdes ailleurs.
Je me suis imaginé lors d’une journée de pluie (que je n’ai pas eu, la chance) : en lever mon sac, la house, la gourde, boire, remettre la gourde, la house, le sac…

J’envisageais donc vraiment changer de sac pour 2024.

Finalement j’ai adopté mon sac.

Ce qui m’a fait changer d’avis.

Lors de ma dernière randonnée dans le Jura j’ai décidé de prendre ma poche à eau et de m’y faire. J’ai constaté que je m’hydratais plus souvent tout en consommant moins d’eau (pourtant lorsque je bois à la gourde je fais attention d’économiser, je bois par petites gorgées, je garde l’eau dans la bouche avant de l’avaler doucement).
Ma poche à eau fait maximum 2,5 L, il y a de la place pour une plus volumineuse, mais bon, ça me suffit.

  • L’avantage est d’avoir l’eau à portée de main, pouvoir se désaltérer avant d’avoir trop soif sans poser son sac… J’ai adopté la poche à eau.
  • L’inconvénient est qu’elle est dans le sac, donc quand il faut la remplir il faut la sortir et surtout pour la remettre pleine il faut parfois sortir une partie du sac et re-ranger ensuite. Cela-dit, si l’on a bien calculé sa quantité d’eau, ça se déroule en fin d’étape.

Pour résumer

Pour résumer, finalement j’aime bien mon sac, je n’utiliserai plus mes gourdes, tout ce dont j’ai besoin rentre dedans… Car j’ai horreur des trucs qui dépassent du sac ou qui pendouille.
Oui, il y a toujours mieux et il y en aura toujours, les matériaux évoluant, ce qui risque de nous transformer en éternels insatisfaits, j’ai envie de dire : si au premier abord vous n’aimez pas ce que vous avez, apprenez à aimer ce que vous avez.

Moi j’adore mon sac et nous allons continuer à faire des kilomètres ensemble.

Le billet Matos – Sac-à-dos est apparu en premier sur le blog de Sima78.

S23E02 – Rando – Jura 7 lacs 7 cascades

S23E02 – Rando – Jura 7 lacs 7 cascades, 3 jours, 43,347 km

Durée : 3 jours
Distance : 43 km
Difficulté : Facile à moyen

Intro :

J’avais trouvé ce parcours sur le web que j’ai légèrement modifié à ma convenance. Le parcours proposait une première étape au camping du Hérisson, puis une deuxième au camping de Bonlieu et  le retour repassait très proche du camping du Hérisson.

Carte du tracé de la randonnée en boucle « Tour des 7 cascades du Hérisson et des 7 lacs » dans le Jura, avec un dégradé de couleurs rouge-orange-jaune-vert-bleu indiquant le dénivelé ou la vitesse, autour des villages de Doucier, Bonlieu et Le Frasnois.
Tracé GPS de la boucle complète – Le dégradé de couleurs (rouge → bleu) représente le profil altimétrique du parcours, des points les plus élevés aux sections les plus basses.

J’ai opté pour la première et deuxième nuit au camping du Hérisson, ce qui m’a permis d’y laisser ma tente et de faire ma deuxième journée très léger avec juste pique-nique et eau.

J’ai trouvé cette randonnée plutôt facile (étapes courtes) avec des dénivelés pas trop durs, le dénivelé le plus difficile étant celui des cascades du Hérisson donc environ 3 km (1h) qu’il faudra redescendre au retour.
Pour la quantité d’eau transportée j’ai opté pour 1,5 L. Pas de cartes IGN, juste des photocopies que j’avais faites avant de partir et pas très précises.
Cette randonnée était aussi un test savoir si mon pied s’était bien remis de ses ampoules de la randonnée de Bretagne (S23E01).

Les cascades du Hérisson :

  • L’Éventail (65 m de haut)
  • Le Grand Saut (60 m de haut)
  • Le Gour Bleu
  • Le Château Garnier
  • Le Saut de la Forge
  • Le Moulin Jeunet
  • Le Saut Girard (35 m de haut)

Les lacs :

  • de Chalain
  • de la Motte ou d’Ilay
  • de Narlay
  • du Petit Maclu
  • du Grand Maclu
  • du Val
  • de Chambly

Déroulement

Étape 1 – Doucier → Camping du Hérisson
13,338 km Temps : 3h08 Déplacement : 2h45
Lac de Chalain.

Carte du tracé de l'étape 1 de la randonnée « Tour des 7 cascades du Hérisson et des 7 lacs » dans le Jura, au départ de Doucier (marqueur rouge L) en direction de Ménétrux-en-Joux, longeant le lac de Chalain, avec un dégradé de couleurs orange-jaune-vert-bleu-rouge indiquant le profil altimétrique.
Étape 1- De Doucier au Camping du Hérisson. Le dégradé de couleurs (orange → rouge) représente l’évolution du dénivelé tout au long du parcours, du point de départ au point d’arrivée.
Vue en surplomb sur le lac de Chalain dans le Jura, aux eaux turquoise-émeraude, encadré de collines boisées et de cimes d'arbres en premier plan. Le ciel nuageux se reflète fidèlement sur la surface calme et lisse du lac.
Lac de Chalain – Étape 1 du Tour des 7 lacs et des 7 cascades du Hérisson. Depuis le sentier en hauteur, le lac dévoile ses célèbres eaux aux reflets turquoise, miroir parfait du ciel jurassien. Juillet 2023.

Je me suis stationné sur le parking du marché de Doucier. Je suis passé devant une boulangerie où j’ai pris un pan-bagnat pour le pique-nique.

Étape principalement en sous-bois, ce qui fût appréciable en période de canicule. Le parcours est fléché par une marque jaune jusqu’au GR 559. Le début n’est pas très bien indiqué et dès que l’on quitte Doucier il y a une petite fourche, le chemin de droite monte immédiatement alors que celui de gauche semble plus plat. Le réflexe est de prendre celui qui monte le plus, même s’il part à l’Est, on se dit qu’il tournera au Nord à un moment… Mais il devint plus plat et vire au Sud-Est, c’est là qu’on se dit qu’on s’est trompé (environ 500 m). Donc retour en arrière et prendre le chemin de gauche, en discutant avec d’autres marcheurs, beaucoup se sont trompés au même endroit.
Arrivé sur les hauteurs du Lac de Chalain vous aurez de magnifiques points de vue.

Carte de l'étape 1 avec zoom sur un passage particulier hors sentier balisé, mis en évidence par un cercle et une flèche bleus. L'agrandissement montre un tracé sinueux en dégradé jaune-vert-bleu, indiquant un itinéraire alternatif ou une variante locale s'écartant du sentier de Grande Randonnée principal.
Étape 1 – Détail d’un passage hors balisage. Le zoom met en évidence une variante de tracé s’écartant du sentier balisé, avec un cheminement sinueux.

À l’Est du lac de Chalain j’ai fait le choix de couper par un chemin qui n’est plus pratiqué et inexistant sur certaines cartes (Voir image-001). Lorsque l’on traverse la D90 il faut deviner derrière les ronciers où peut se trouver ce chemin, lorsqu’on le trouve ça monte bien, le sac s’accroche aux branches tout le long et l’on récolte toutes les toiles d’araignées sur le visage et le corps. Pour en sortir l’on est confronté à un roncier infranchissable, il faut le contourner par la droite et l’on se retrouve sur le GR 559. Malgré ces désagréments j’ai kiffé ce passage. Ensuite il suffit de suivre jusqu’au camping du Hérisson en descente tranquille.

Étape 2 – Camping du Hérisson → Camping du Hérisson
20,385 km Temps : 5h31 Déplacement : 4h05

Carte du tracé de l'étape 2 de la randonnée « Tour des 7 cascades du Hérisson et des 7 lacs » dans le Jura, au départ du camping du Hérisson (marqueur rouge L) près de l'Éventail (65 m). La boucle, majoritairement représentée en bleu cyan, contourne le lac de la Motte ou d'Ilay et le village de Le Frasnois, avec un départ en dégradé jaune-vert-rouge.
Étape 2 – Boucle au départ du camping du Hérisson (l’Éventail, 65 m). Le tracé en dégradé de couleurs illustre le profil altimétrique : les teintes chaudes (rouge-jaune) marquent les variations de dénivelé en début de parcours, tandis que le bleu cyan domine la grande boucle autour du lac de la Motte ou d’Ilay.
Vue frontale de la cascade de l'Éventail dans la vallée du Hérisson, Jura. L'eau dévale en plusieurs filets sur une haute paroi de calcaire étagée, encadrée d'une végétation forestière dense. Au premier plan, un lit de rochers et de troncs.
Cascade de l’Éventail (65 m) – Point de départ de l’Étape 2, au camping du Hérisson. La cascade doit son nom à la forme en éventail que dessine l’eau en se dispersant sur les strates calcaires successives. Juillet 2023.

 

Vue en enfilade d'une succession de petites cascades en gradins sur le Hérisson, encadrée de deux troncs d'arbres moussus en premier plan. L'eau s'écoule sur des dalles de calcaire étagées en pleine forêt jurassienne, baignée d'une lumière matinale filtrée par la canopée. Un tronc abattu traverse le cours d'eau au premier plan.
Vallée du Hérisson – Étape 2. Le Hérisson dégringole en une série de paliers calcaires dans un écrin de forêt lumineuse. La rivière sculpte depuis des millénaires ces marches naturelles qui donnent tout son caractère au site. Juillet 2023.
Vue sur le lac Narlay depuis sa rive, aux eaux turquoise transparentes. Au premier plan, une vieille barque en bois sombre est amarrée contre un petit ponton en bois, entouré de roseaux. En arrière-plan, une colline entièrement couverte de forêt se reflète dans l'eau sous un ciel bleu d'été.
Lac Narlay – Étape 2 du Tour des 7 lacs et des 7 cascades du Hérisson. L’un des lacs les plus sauvages et préservés du circuit, avec ses eaux d’un bleu-vert cristallin et ses rives quasi désertes. Juillet 2023.
Vue panoramique sur le lac du Grand Maclu dans le Jura par une journée d'été ensoleillée. Au premier plan, une plage de sable fin et de galets calcaires borde des eaux d'une clarté exceptionnelle, passant du transparent au turquoise puis au bleu profond. Les rives boisées et les collines verdoyantes ferment l'horizon sous un ciel bleu intense.
Lac du Grand Maclu – Étape 2 du Tour des 7 lacs et des 7 cascades du Hérisson. Ses eaux d’une limpidité remarquable et sa petite plage naturelle en font l’une des haltes les plus appréciées du circuit, idéale pour une pause baignade. Juillet 2023.

Les cascades du Hérisson, Lac de la Motte ou d’Ilay, Lac de Narlay, Lacs du petit et du grand Maclu.

Lorsque je suis arrivé la veille au camping j’y ai vu à côté un parking rempli de voitures, un camping avec beaucoup de touristes… je me suis donc dit qu’il devait y avoir beaucoup, beaucoup de monde pour voir les cascades.

Le matin du départ, j’ai laissé ma tente au camping et tout ce dont je n’aurai pas besoin, trousse de toilette, linge de rechange, etc., je suis parti à 8h30 avec juste un sandwich et 1,5 L d’eau. En partant à cette heure-ci j’ai pu pleinement profiter des cascades seul, car je n’ai croisé que quatre ou cinq marcheurs. C’est un lieu magnifique. J’ai vu cinq cascades à la montée puisque je bifurque Nord-Est à un moment, je verrai les deux manquantes au retour. Cette partie se fait en sous-bois. Le tour des lacs se fait moitié en plein cagnard, moitié en sous-bois. Des eaux allant du vert/bleu turquoise au bleu profond et d’une transparence incroyable, de la rive on y voit des poissons nageant en toute tranquillité, j’ai été bluffé par la pureté et beauté de ces lacs.

Le retour se fait donc par les cascades et au milieu des touristes et promeneurs venus en nombre, j’ai eu du mal à me trouver un lieu où poser mes fesses pour pique-niquer.
Une très belle étape !

Étape 3 – Camping du Hérisson → Doucier
9,624 km Temps : 2h12 Déplacement : 1h52
Lac du Val, Lac de Chambly

Carte du tracé de l'étape 3 de la randonnée « Tour des 7 cascades du Hérisson et des 7 lacs » dans le Jura. Le parcours relie le camping du Hérisson (cascade de l'Éventail, 65 m, marqueur rouge L) à Doucier en remontant vers le nord, en longeant la rivière Hérisson et les gorges.
Étape 3 – Du camping du Hérisson (l’Éventail, 65 m) à Doucier. Un tracé remontant la vallée encaissée du Hérisson vers le plateau.
Vue depuis la rive du lac du Val dans le Jura, sous un ciel couvert et menaçant. Les eaux d'un vert émeraude profond, légèrement ridées par le vent, contrastent avec la forêt dense qui recouvre entièrement la colline en arrière-plan. Une branche de saule pleureur s'incline dans le cadre en haut à gauche.
Lac du Val – Étape 3 du Tour des 7 lacs et des 7 cascades du Hérisson. Sous la lumière diffuse d’un matin couvert, le lac du Val prend une teinte vert émeraude saisissante, bien différente du turquoise des lacs ensoleillés de la veille. Juillet 2023.
Sentier forestier étroit et peu fréquenté sur le versant ouest du lac de Chambly, dans le Jura. Le chemin caillouteux est barré par plusieurs troncs d'arbres tombés, couverts de mousse, dans une forêt dense et luxuriante aux multiples nuances de vert. Aucun balisage visible.
Versant ouest du lac de Chambly – Étape 3, passage hors balisage officiel. Un sentier confidentiel et peu entretenu, où la forêt reprend ses droits : troncs abattus en travers du chemin et végétation envahissante témoignent du caractère sauvage de ce tracé alternatif. Juillet 2023.

– Sima, pourquoi tu as rayé le lac de Chambly ?
– Patience, j’y viens !

Le tracé initial fait passer sur les hauteurs Ouest de ces deux lacs mais me ferait repasser de nouveau par les cascades du Hérisson. N’ayant pas envie de refaire ce que j’ai déjà fait je prends la décision de longer les deux lacs par la partie Ouest mais par un chemin qui longe la rive, ce chemin n’est pas fléché.

Je pars plein Ouest sur la D326, j’ai repéré qu’à environ 1 km il y a une petite route sur ma gauche qui reviens sur l’Est plus au sud et à ~200 m un chemin plein sud avec un petit pont pour me ramener sur la gauche des lacs (Ouest). Mais lorsque j’arrive au niveau de la petite route, plein de pancartes « Propriété Privée », « Interdiction d’entrer », « Accès Interdit »… Bon je continue sur la D326, j’ai repéré un deuxième chemin à environ 2,6 km de mon point de départ, et là il faut passer par un haras qui à cette heure est fermé. De nouveau je continue sur la D326, je longe donc le lac du Val par l’Est. Au Nord du Lac j’ai enfin un chemin qui me mène coté Ouest et là, je longe sur un chemin très très peu fréquenté, des troncs d’arbres en travers dont certains sont là depuis longtemps. Un sentier sauvage comme je les aime…

Par contre entre le sentier et le lac de Chambly il y a un marécage très dense qui nous sépare et je n’aurai à aucun moment le moindre aperçu sur le lac de Chambly. Ce qui n’empêche que j’ai aussi kiffé ce sentier qui même à Doucier.

Avertissement.

ATTENTION : le stationnement sur la place du marché de Doucier est interdit les mardis et mercredis, c’est indiqué sur une petite affichette pas très bien visible, au cas où vous arriveriez un lundi. Toujours bien se renseigner sur le lieu où vous laissez votre véhicule, d’autant plus que cela peut changer.

Sur le sentier des cascades les pierres sont polies par les innombrables passages et donc très glissante même par temps sec, je n’imagine même pas par temps humide. Faites attention !

Les rencontres

Elles se sont faites principalement sur le camping. Un couple d’Allemand qui sans doute ont eu de la peine me voyant attendre devant les sanitaires que mon téléphone charge mon proposé gentiment de le charger dans leur camping-car. Un couple de Français avec leurs deux enfants qui se sont installé à côté de moi et le soir au moment de préparer le repas n’avait pas de feu, je leur ai prêté un briquet et donné ma boite d’allumettes (sous pochette étanche), nous avons sympathisé. Avant d’arriver sur le tour des lacs, second étape, j’ai rencontré un couple perdu malgré leur carte IGN, je leur ai indiqué le chemin et nous avons marché ensemble une bonne heure, ensuite j’ai repris mon rythme. De retour au camping, les Allemands ont été remplacés par couple de Français qui m’ont proposé instantanément une prise pour charger mon smartphone.

Je suis intrigué par une tente qui ressemble à la mienne, je n’en avais jamais croisé… Curieux je vais voir, il s’agit un randonneur à vélo (il randonne aussi à pied d’autres fois), il s’est bricolé un tuteur avec un morceau d’antenne télescopique (pour ne pas transporter un bâton de marche pour sa tente) qui repliée fait à peine plus de 20 cm avec un diamètre de 2 cm et ça à l’air de bien tenir. Il m’a montré son matériel ultra léger et me voyant avec mon quart à la main il me montre son gobelet caoutchouc qu’il déplie et me dit : « Puisque tu es à l’apéro » et sort une petite fiole plastique d’environ 25 cl remplie de Ricard et s’en sert un ! Moi : « heu non, je ne bois pas d’apéro, j’ai déjà mangé et là c’est une tisane au thym…« . Il est venu voir ma tente légèrement différente, la sienne est mono toile avec habitacle incorporé et ventilation anti-condensation au ras du sol, la mienne est avec l’habitacle que l’on peut enlever pour utiliser la toile extérieure en tarp. Il envisage acheter la même. Nous avons parlé matériel, randonnée et surtout beaucoup ri.

Lors de la troisième étape lorsque j’étais sur la 326 j’ai entendu quelqu’un me héler, me retourne, le randonneur à vélo, il s’est mis à mon rythme de marche et nous avons discuté une bonne vingtaine de minutes, puis nous nous sommes salués et il a repris sa vitesse de croisière vers la suite de sa randonnée.

Infos

Cette randonnée peut se faire en deux jours avec un bivouac le long du lac d’Ilay, mais ça vous fait passer les cascades en fin de matinée ou début d’après midi au milieu des promeneurs et touristes… Elles sont si belles à voir seul. Si vous bivouaquez au bord du lac n’allez pas le souiller en allant vous y laver, prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart et du ruissellement, et non au bord ni dedans. Soyez respectueux.

Petite vidéo pour conclure

Divers

2 nuits au camping du Hérisson → 15,30 €
Portage → 7,O57 kg
Nourriture/eau → 2,382 kg
Total → 9,439 kg

Le billet S23E02 – Rando – Jura 7 lacs 7 cascades sur le blog de Sima78.

S23E01 – Rando – Le Faou Douarnenez – GR34 – 7 jours

S23E01 – Rando – Le Faou – Douarnenez (Tréboul) – GR34 – 7 jours

Durée : 7 jours
Distance : 181 km
Dénivelés cumulés : Le smartphone n’étant pas très précis il faut savoir que l’on passe son temps de marche à monter et descendre, très peu de plat, il y a donc une bonne accumulation de dénivelés.
Difficulté : Les étapes sont longues avec du dénivelé, donc pas très facile, par contre on peut la rendre plus facile en y ajoutant des étapes intermédiaires.

Intro :

C’est la première fois que je randonne en dehors de la montagne, déjà en Auvergne j’avais été étonné par le nombre de barbelés et propriétés privés, mais il reste de magnifiques coins de bivouac. En Bretagne les coins de bivouac sont assez rares, où je n’ai pas su les trouver, là où il y a de magnifiques paysages c’est souvent interdit. J’ai bien vu des jeunes qui ont dormi à la belle étoile, mais bon. Alors que je comptais faire 2 campings lors de mon circuit, j’ai finalement passé toutes mes nuits en camping, sous tente, parfois bungalow lorsque je souhaitais plus de confort pour soigner mon pied. Alors naturellement, ce n’est plus le même budget. J’ai un souci à la cheville gauche ce qui m’inquiète pour le début de la randonnée le lendemain. Je suis arrivé dans l’après-midi à Le Faou que j’ai visité, j’ai dîné, dormi et petit-déjeuné à l’hôtel.

Déroulement

Étape 1 – Le Faou → Landévennec
24,467 km Temps : 7h37 Déplacement : 5h

Vue plongeante sur un méandre de l'Aulne encadré de forêts verdoyantes, depuis un belvédère boisé de la presqu'île de Crozon
Le méandre de l’Aulne vu depuis le GR34, entre Le Faou et Landévennec — presqu’île de Crozon, Finistère

Je me suis mis de la pommade et me suis massé la cheville la veille et le matin même. Je me concentre sur ma marche, mon posé de bâtons… Tellement concentré que je rate une marque sur ma droite et me fait faire un kilomètre pour rien (deux avec le retour). Je rencontre un couple qui marche bien et très léger, pas de tente, ils dînent, dorment et petit-déjeunent en gîte ou hôtel. Ils m’apprennent qu’à Landévennec, en plus du camping municipal il y a aussi un gîte et une épicerie municipale. Nous faisons une pause café juste avant le Pont de Térénez. Nous séparons juste après le pont, eux partent direction sud-Est, moi Nord-Ouest. À Landévennec j’opte pour le gîte, pour 10 € de plus j’ai une chambre de trois pour moi tout seul avec douche et toilette indépendant.
Bravo à la municipalité de Landévennec qui rend leur commune accessible aux marcheurs et qui donne franchement envie d’y aller !

Étape 2 – Landévennec → Le Fret
27,719 km Temps : 8h10 Déplacement 5h57

Vue plongeante depuis un sentier rocheux et pentu sur une vallée boisée et des vasières à marée basse, GR34, presqu'île de Crozon
Le GR34 dévale une pente abrupte couverte de landes et de taillis, avec en contrebas les prés salés de l’anse – entre Landévennec et Le Fret, Finistère
Sentier étroit tracé entre une prairie dorée et une haie de buissons verdoyants, hors le GR34 de la presqu'île de Crozon par temps estival
Un chemin solitaire dans les herbes folles – Hors GR34, presqu’île de Crozon, entre Landévennec et Le Fret, Finistère

Pommade et massage de la cheville gauche… On attaque par un sentier en sous bois qui longe la mer sur notre droite, il y a pas mal de dénivelés. Si je trouve le parcours dans un premier temps sympathique, à l’ombre et non en plein cagnard au bout d’un moment je le taxe de très monotone, voire ennuyeux, toujours le même paysage. Lorsqu’en sortant de la forêt pour contourner l’Ècole Navale et que je constate sur ma carte que le chemin côtier me renvoie sur le même type de sentier jusqu’à la fin d’étape je dis non ! Je décide de visiter l’intérieur des terres, je prends plein Sud, puis Ouest j’arriverai au camping de Gwel Kaer par le Sud par (comme dirait Sylvain Tesson) les chemins noirs. J’ai apprécié mon choix, je n’ai croisé personne, vu des coins sympa pour bivouac mais je n’avais pas assez d’eau.

L’on me dit que pour l’étape de demain, le GR a été modifié, beaucoup plus court car il y a des travaux à la Pointe des Espagnoles. Une jeune fille s’installe à côté de moi, elle fait le circuit inverse et me confirme que le GR est momentanément modifié, mais elle n’en a pas tenu compte et la route, elle, est toujours ouverte et passe par la Pointe des Espagnoles.
Je ferai donc comme elle.

Étape 3 – Le Fret → Camaret sur Mer
30,801 km Temps : 8h33 Déplacement : 6h27

Vue depuis les falaises du GR34 sur le fort des Capucins, ouvrage militaire posé sur un îlot rocheux au pied des falaises schisteuses, presqu'île de Crozon, avec la rade de Brest en arrière-plan
Le fort des Capucins et ses roches déchiquetées vus depuis le GR34 – entre Le Fret et Camaret-sur-Mer, presqu’île de Crozon, Finistère

Le rituel du soin de ma cheville matin et soir… Le trajet Le Fret La pointe des Espagnoles est particulièrement ennuyeux, on se frotte à la brûlure du bitume sur une départementale. En effet, il n’y a rien à voir à la Pointe des Espagnoles qui est fermé par des barrières de chantier. Il y a un parking neuf presque terminé avec des sanitaires pas encore ouvert, donc pas de point d’eau pour le moment. Le retour Ouest de la Pointe des Espagnoles j’en prends plein les yeux c’est magnifique, de nombreux vestiges de la seconde guerre mondiale (blockhaus), de gros dénivelés… Par contre sous ce cagnard je suis juste, très juste avec ma gourde d’un litre, il me reste à peine 20cl, j’humecte ma bouche de temps en temps je ne veux pas me retrouver avec une gourde totalement vide, j’accélère le pas, je me fais une ampoule au niveau des ligaments métatarsiens transverses. Je passe par le camping de la plage de Trez Rouz où je bois deux cocas frais cul-sec (moi qui ne bois jamais de soda) et rempli ma gourde. On m’indique mal le chemin que je ne vérifie pas et me retape du bitume jusqu’à Camaret.

Au camping je prends un bungalow premier prix, fais sécher ma tente, perse mon ampoule mets un pansement.

Je pars visiter Camaret, et fais une partie du GR34 dont retour à mon camping par derrière, je ne l’ai pas tracé et c’est ce que je ferai de moins lors du départ.

Étape 4 – Camaret sur Mer → Goullien
16,074 km Temps : 4h52 Déplacement : 3h56

Vue panoramique depuis le GR34 sur les falaises calcaires de la pointe de Pen-Hir et les rochers des Tas de Pois émergeant de l'Atlantique, presqu'île de Crozon, Finistère
Les imposants Tas de Pois se détachent à l’horizon, face aux falaises déchiquetées de Pen-Hir – GR34, entre Camaret-sur-Mer et Goulien, presqu’île de Crozon

Je pars très tôt, mon sac est plus léger avec ma tente sèche, au bout de vingt minutes de marche mes douleurs deviennent supportables et je profite pleinement des magnifiques paysages, par contre lors des pauses je n’ose pas enlever mes chaussures et à chaque redémarrage il me faut un certain temps pour ne pas boiter. J’arrive tôt au camping de la plage de Goullien. J’y plante ma tente et fait plein de rencontres avec des randonneurs et randonneuses, on échange sur des avis sur les matériels, des astuces et autres. Nombreux vont prendre des photos de ma tente 1 place ultra légère. Je prends soin de mes pieds, le pansement seconde peau n’a pas tenu et a fait une boule j’ai maintenant toute une série d’ampoule sur la largeur du pied au niveau des ligaments métatarsiens transverses.

Étape 5 – Goullien → Morgat
27,261 km Temps : 9h24 Déplacement : 6h17

Vue depuis le GR34 sur les falaises déchiquetées de la pointe de Dinan, avec un sentier serpentant entre les rochers de quartzite et en arrière-plan les Tas de Pois dans la brume, presqu'île de Crozon
La pointe de Dinan et son « château » naturel de quartzite dominant l’Atlantique – GR34, entre Goulien et Morgat, presqu’île de Crozon, Finistère

J’anticipe car il n’y a pas de point d’eau jusqu’à Morgat et achète une bouteille de 1,5L, je pars donc chargé de 2,5L d’eau plus une tente mouillée de rosée. Si l’on pensait avoir tout vu en beauté depuis la descente de la Pointe des Espagnoles, il n’en est rien, les paysages sont à couper le souffle, on a envie de s’arrêter toutes les quinze minutes pour contempler, prendre en photos de ce que l’on voit devant et ce que l’on a passé en nous retournant. C’est MA-GNI-FI-QUE !

Proche de Morgat, je n’en peux plus, j’ai mal à mon pied droit, une douleur survient à mon genou gauche. Je regarde ma carte et constate que si je remonte un peu je peux rejoindre un chemin qui semble plus plat, je terminerai les deux trois kilomètres par-là mais ça me semble interminable jusqu’au camping des Bruyères. Je prends une douche prends soin de moi, le moral est remonté au top !

Anecdote: le matin je regarde de loin une corneille qui tourne autour de ma tente et pique de son bec ma petite savonnette posée sur une pierre près de ma tente. Je m’en amuse jusqu’au moment ou elle prend ma savonnette dans son bec et part avec, elle m’a volée ma savonnette!!??… J’ai dû racheter un flacon de gel douche (il n’y avait pas de savonnette) au camping de Pentrez et bien plus cher que dans un commerce habituel.

Étape 6 – Morgat → Pentrez
29,279 km Temps : 9h02 Déplacement : 6h08

Vue depuis le GR34 sur une petite anse aux eaux vert émeraude, avec une plage en arc de cercle, des falaises rocheuses et un promontoire boisé surmonté de bâtiments, sous un ciel nuageux, presqu'île de Crozon
Les reflets argentés d’une anse discrète par temps couver – GR34, entre Morgat et Pentrez, presqu’île de Crozon, Finistère

La nuit il y a eu une grosse averse, ma tente est bien étanche je ne l’avais pas testé dans ces conditions. Le matin je plie ma tente mouillée de rosée car j’ai beau l’essuyer elle se remouille aussitôt… Et c’est reparti ! À la sortie de Morgat je salue deux marcheuses, à la vue de leur sac je me dis qu’il s’agit de deux marcheuses à la demi-journée qui font des balades de santé, et c’est bien… Elles me suivent et c’est rare, soit je marche plus lentement que d’habitude soit ce sont de vraies marcheuses. À chacune de mes haltes pour vérifier le parcours car il est particulièrement mal fléché dans cette zone elles me rattrapent et l’on discute, elles viennent de Roscanvel ou de par là et vont à Tréboul comme moi. Ce sont de vraies marcheuses, on sympathise et nous décidons de marcher ensemble. Je traîne un peu la patte dans les descentes à cause de mon genou je les rattrape sur les plats et montés, elles ont un rythme constant et soutenu pas lent, ce sont de bonnes marcheuses et j’apprécie leur compagnie qui me font oublier mes douleurs. Nous traversons de magnifiques paysages différents des autres, ça ressemble à l’Irlande on fait des pauses pour contempler et prendre des photos, je passe une excellente journée avec elles. Nous dépassons le camping car le nom n’est pas explicite et revenons sur nos pas pour nous poser au camping Paradis Menez Bichen. J’ai pris un bungalow pour le confort à la sortie de la douche je ne peux plus poser mon pied à plat, je suis à la fin de ma vie, j’envoie des messages à mon ami pour lui dire qu’il y a de grande chance que j’arrête là, à une étape de la fin, je suis dégoûté ! Je me rends au bungalow de Josseline et Aude (j’ai changé les prénoms mais elles se reconnaîtront si elles passent par ici) car Aude m’a donné des conseils de soin avec du mercurochrome et m’en donne un flacon, j’ai confiance car elles ont fait des marathons et semi-marathons, elles savent ce que c’est que des ampoules douloureuses. Je me mets du mercurochrome, et m’allonge sur mon lit laissant pendre mon pied pour que ça sèche. Nous nous sommes donné rendez-vous au restaurant du camping, avant d’y aller je me fais un bandage serré et y vais en claquettes… Ça se passe pas trop mal, j’ai moins mal et nous passons une excellente soirée. Avant de dormir j’enlève le bandage et me remets du mercurochrome me masse le genou et la cheville.

Étape 7 – Pentrez → Douarnenez (Tréboul)
25,538 km Temps : 7h28 Déplacement : 5h26

Vue panoramique depuis le GR34 sur des falaises schisteuses et une lande côtière verdoyante, avec le sentier balisé serpentant au bord des falaises et la baie de Douarnenez s'étendant à l'horizon sous un ciel bleu
Le GR34 au bord des falaises, avec la baie de Douarnenez en toile de fond – entre Pentrez et Tréboul, Finistère

Les conseils d’Aude ont bien fonctionné, ma peau est bien sèche et dure au niveau de mes ampoules. Je fais un bandage serré que je consolide avec de l’adhésif, une chaussette par-dessus le tout bien compressé dans ma chaussure et c’est la journée où j’aurai eu le moins mal depuis le début de mes ampoules. J’envoie un message pour dire à mon ami que je reprends ma randonnée. On poursuit sur des paysages toujours à l’Irlandaise, une bonne ambiance entre-nous, mon ami J-G nous attend à l’ombre à une heure de marche de Tréboul, on le taquinera à ce sujet car au bout d’une d’heure nous lui demandons si nous sommes encore loin et nous répond à une petite heure de marche… Cela dit il connaît parfaitement la région et nous fait une visite guidée de tous les lieux nous racontant leurs histoires, vraiment génial ! Nous terminons dans un bar à Tréboul devant une bière bien fraîche et bien méritée.

Les rencontres

Si je les ai déjà un peu évoquées, je trouve important de les relater.
Lorsque j’étais jeune randonneurs, il y avait très peu de jeune, il s’agissait d’une activité attirant davantage des vieux, puis lorsque j’ai repris c’était en Auvergne (3, je n’en ai noté qu’une sur le blog), sur des sentiers pas toujours fléchés (les chemins noirs) où je ne rencontrais absolument personne à part quelques travailleurs sur leur tracteur se rendant aux champs. Je randonnais tel un vieux loup solitaire aux poils blanchissant. J’échangeai avec d’autres randonneurs sur les forums ou réseau sociale (Mastodon) et c’est à travers cette randonnée que j’ai apprécié les diverses rencontres. J’ai été agréablement surpris par la diversité des randonneurs de tout âge et tout sexe, randonnant seuls, en couple, entre amis, en groupe. A Goullien un couple qui était là en camping vacances et non en randonnée mais qui pratiquent la randonnée légère, dès que j’ai planté ma tente sont venu la voir, m’ont apporté une chaise pliante ce qui améliore le confort, m’ont invité à boire une bière, et une autre en soirée, ils m’ont montré leurs duvets ultra-léger, doudoune, nous avons discuté matériel, m’ont donné une adresse de boutique, nous avons échangé nos téléphones et nos courriels. Lors du déjeuner au Cap de la chèvre deux jeunes pas beaucoup plus de vingt ans, l’un pratique déjà et initie son pote, ils ont dormi à la belle étoile, lorsque je dis que chaque nuit vers 3h30 j’ai un peu froid mais supportable car j’ai pris mon duvet le plus léger (720g) et que j’envisage en acheter un plus chaud pour un poids similaire… Le jeune me dit : vous avez un sac à viande en soie ? Moi : oui, mais c’est vrai que je ne l’ai pas utilisé… Lui : Mettez-le cette nuit, vous allez gagner 5°C alors qu’un duvet ultra-léger va vous coûter un bras sans vraiment gagner en poids… à peine plus de vingt ans et déjà plein de bon sens. La rencontre d’Aude et Josseline a été déterminante, par leur sympathie, leurs conseils et surtout le mercurochrome… Sans cette rencontre j’arrêtais à Pentrez, je leur en suis très reconnaissant. L’allemande que j’ai croisée plusieurs fois au Cap de la chèvre et qui a campé à côté de moi à Morgat et que je retrouve à Tréboul, elle cherche une pharmacie pour acheter de la crème solaire, elles sont toutes fermées, je lui donne la mienne et repars avec son sourire et son accent vers la Pointe du Raz… Bref, les rencontres humaines ont aussi leur importance en randonnée.

Conclusion

Très belle randonnée avec de magnifiques paysages, une mer avec des bleus parfois profonds et d’autres fois aux teintes bleu, vert pastel, les bruyères en fleurs.

j’aurais pu moins me charger en nourriture et donc être plus léger, j’avais deux batteries téléphone, une seule m’aurait suffi. Une randonnée que je conseille. Si j’ai fait le circuit en sept étapes, je n’ai pas marché sept jours d’affilés, je me suis posé une journée à Camaret et une autre à Morgat pour tenter soigner mon pied. C’est deux pauses n’ont pas été bénéfique car une journée n’est pas suffisant pour le rétablissement d’un pied bien abimé et je repartais avec les mêmes douleurs, donc plutôt une dépense supplémentaire. Si c’était à refaire je ne ferai pas de pause sauf en cas de problèmes musculaires (crampes) qui peuvent se rétablir en une journée.

Les plus
Les paysages, les dénivelés (les montagnards aimeront), les rencontres, campings municipaux et mention spéciale à la municipalité de Landévennec.

Les moins
Les tronçons bitumés, il y en a certains longs et pénibles, ne pas trouver de coin à bivouac mais je n’ai peut-être pas su les trouver. Des campings parfois chers alors que l’on demande juste à planter sa tente et prendre une douche.

Petite vidéo pour conclure

Budget

Dans le budget n’est pas compris l’investissement en matériel, habillement, nourriture emportée.
Cartes ING 0518OT et 0418ET (frais de port compris) → 32,79 €
Allé/retour RER → 10 €
Bus chez-moi – RER → 2,10 €
Paris Quimper (TGV) 1er classe → 58,85 €
Quimper Le Faou Ligne bus 31 → 5 €
Hébergement Relais de la place, Le Faou, 1Repas du soir + 1 nuit + Petit-déjeuner → 85,88 €
Gîte municipal Landévennec → 17 €
Camping Tréveal (Le Fret) → 14 €
Camping municipal Camaret (abri en bois) → 30,22 € X2
Camping Goullien → 16,76 €
Camping les Bruillières à Morgat → 14 € X2
Camping Paradis Menez Bichen à Pentrez (bungalow) → 50 €
TGV Quimper Paris 2è classe → 29 €

Mon ami JG m’a donné un ticket de bus Tréboul – Quimper

Le billet S23E01 – Rando – Le Faou – Douarnenez (Tréboul) – GR34 – 7 jours est apparue en premier sur le blog de Sima78.

Chaussures et chaussettes de rando

Rando – Chaussures et chaussettes de randonnée

Je ne vais pas ici vous parler de marque et vous comprendrez pourquoi. Juste quelques critères vous permettant de bien choisir vos chaussures de randonnées pour profiter pleinement de l’activité tout en protégeant vos pieds. Je resterai un peu plus vague concernant les chaussettes qui ont pourtant aussi leur importance.

Je m’adresse plutôt à ceux qui souhaitent faire de la randonnée ou débutent dans cette activité. Ceux qui ont l’habitude de la randonnée savent comment choisir. Donc plutôt des conseils pour la randonnée loisirs lambda sur du plat ou en moyenne montagne en période estivale.

Les modèles

Il en existe un nombre incroyable, des montantes, des basses et des sandales. Il y en a pour tous les goûts à tous les prix. On va partir du principe que l’on recherche une paire polyvalente, les randonnées d’été et les sorties de maintien. Ne pas hésiter à faire de nombreux essais en magasin sur les différents modèles, bon, vous allez emmerder le vendeur en lui faisant sortir une multitude de boîtes mais c’est important… Et si vous hésitez, n’achetez pas, quitte à y retourner plus tard.

Par la suite vous saurez vers quelles modèles vous orienter.

Avant tout

Un critère que je trouve important et qui est pourtant absent des descriptions des chaussures de randonnées est  « à quel marcheur convient-elle ? » Avez-vous une marche neutre/universelle, pronatrice ou supinatrice ? Ceux qui font du running, running/trail trouveront cette précision fournie par certaines marques sur certains de leurs modèles. Pour les autres activités sportives dont la randonnée cette précision est absente (je ne l’ai pas trouvé) alors qu’elle me paraît essentielle, c’est même à mon sens la première chose qui devrait apparaître sur les critères d’une paire de chaussures.
Une paire de chaussure n’est jamais neutre sur votre façon de marcher, elle peut corriger ou amplifier votre façon de marcher c’est donc vraiment dommage que de devoir se passer de cette information.
Si cette donnée serait précisée sur chaque modèle cela permettrait à chacun d’exclure certains modèles pour se concentrer sur ceux qui lui sont le mieux adaptés. Peut-être que toutes les chaussures de randonnées sont adaptées aux marcheurs neutres, ce serait bien de le préciser.
Mais bon, se sera au petit bonheur la chance !

Prenez soin de vos pieds, si l’on fait souvent attention à son apparence (visage, coupe de cheveux, etc.) on néglige parfois nos pieds qui pourtant nous portent depuis nos premiers pas. En cas de doute, consulter un podologue peut être une bonne chose, en fonction de l’usure de vos chaussures il pourra vous proposer des semelles pour pieds pronateurs ou supinateurs.

Montantes ou basses ?

Ce qu’on appelle hauteur de tige.
N’écoutez pas ceux qui ont des convictions toute faite : tel type de randonnée il faut tel hauteur de tige, etc. J’ai connu ça dans ma jeunesse ceux qui ne voyaient pour la randonnée que l’usage de la « Galibier Super Guide », désolé mais pas pour moi, le temps de les faire à mon pied aurait été trop long si ce n’est mon pied que se serait fait à la chaussure.
Alors voyons ça plus sereinement.

Il y a la théorie

  • Pour les marches longues avec forts dénivelés, rocailleux, montagne ou moyenne montagne des tiges hautes sur des chaussures plus ou moins rigides.
  • Pour des marches longues sur terrain variés, voir moyenne montagne… Tiges moyennes à hautes.
  • Pour la petite randonnée à faible dénivelé se serait plutôt les tiges basses à moyennes.
  • En plein été, sous le cagnard les randonnées sur terrains plats ou faibles dénivelés il y a les sandales.

Il existe donc des théories toutes faites qui peuvent être une première piste de prospection. Mais…

La théorie c’est bien, mais la pratique ce sera vous !
On va voir que les critères de choix sont multiples et que la théorie n’est pas forcément adéquate.
Je connais des randonneurs qui sont des inconditionnels de la sandale que ce soit sur plat ou montagne, ça met à mal la théorie et certaines personnes ne supportent pas les tiges hautes
Par ailleurs je ne vois pas ce qu’apporte de plus une moyenne tige par rapport une basse tige, si ce n’est le confort.

Le confort :

  • Il y a le confort qui j’ai envie d’appeler « bien-être » dans quel type de chaussures vous vous sentez le mieux (tige haute, moyenne, basse, sandale). Ça a son importance ! Dans tous les cas vous devrez essayer plusieurs modèles pour le ressenti. Concernant les tiges hautes soyez très attentif là où peuvent survenir les frottements en fonction du modèle, de votre morphologie (cheville forte ou mince, etc.). Pour les tiges moyennes aussi soyez attentif, (frottement ou pas sous l’os de la cheville, l’arrière du pied, etc.).
  • Le confort « pratique » (les petits cailloux, brindilles, etc.) qui rentre dans la chaussure, ce confort est proportionnel à la hauteur de la tige. Haute, peu de chance d’avoir des intrus, moyenne ça arrivera occasionnellement, basse les intrus sont un peu plus nombreux, sandale ça arrive plus souvent… Rien de dramatique, c’est un choix de compromis avec ce petit désagrément.
  • Le confort « matériel« , le poids, plus la chaussure est haute et plus elle pèse lourd (théoriquement en fonction des matériaux de fabrication). Le choix des matérieux de fabrication (niveau d’imperméabilité), respirantes, semelles traitées antibactériens sont des plus à prendre en compte en fonction de votre budget.
  • Fragilité physique, certaines personnes se « tordent » la cheville facilement. Et quand cela arrive, vous êtes certains que cela va se reproduire plusieurs fois lors de la randonnée. Dans ce cas une tige haute sur des chaussures rigides me semble le mieux appropriée.

Si vous pensez rencontrer beaucoup de pluie, de boue, une tige haute, ou la tige moyenne peut être un bon compromis.

C’est sur votre ressenti lors des essayages, en les lassant et marchant dans le magasin que vous choisirez celles dans lesquelles vous vous sentez le mieux. N’hésitez pas à les plier les tordre légèrement pour voir leurs points de souplesse et de rigidité (ne les abîmez pas non plus).

Personnel (je ne suis pas médecin ni kiné) je n’ai pas de fragilité de cheville (même s’il m’est arrivé de me la tordre, ce n’est pas habituel), j’opte pour des chaussures basses, laissant la cheville libre. Je pense que cela va fortifier et tonifier la multitude de petits muscles de mes chevilles, comme lorsque suite à un accident votre kiné vous fait faire des séances de rééducations sur une « planche ronde d’équilibre ». C’est un choix très personnel et je peux très bien changer d’avis à l’avenir.

Avec l’expérience vous corrigerez ou pas pour votre prochain choix.

L’imperméabilité.

L’imperméabilité absolue n’existe pas, ou si, les bottes en caoutchouc (c’est ce que portent généralement les FARC dans la forêt tropicale), mais ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour le confort et respiration des pieds.

Cela dit il ne faut pas négliger ce critère.

En dehors des sandales où vous aurez les pieds rapidement mouillés mais qui sécheront plus rapidement aussi. Le niveau d’imperméabilité de vos chaussures permettra d’empêcher l’intrusion d’humidité de la rosée, crachats, flaque d’eau et limitera celle des pluies.

Oui, lors de fortes pluies ça finira par rentrer plus ou moins rapidement… Si vous êtes comme moi (short et chaussures basses) par ruissellement le long des chevilles, sinon au mieux par le laçage de vos lacets… et les matières étant respirantes ont un échange qui exclue, de fait, l’étanchéité absolue.

Cela dit, ne négligez pas ce paramètre si vous optez pour des chaussures et pour vous en convaincre je vous propose d’aller vous promener à la rosée dans une prairie avec des chaussures pas du tout imperméabilisées puis avec des chaussures d’un niveau moyen d’imperméabilité, la différence est grande !

Choisissez un critère d’imperméabilité correcte. Ne faites pas confiance aux pubs « 100 % étanche », l’eau peut aussi suinter par les coutures, surtout à la longue, sauf bottes en caoutchoucs, mais bon !

Les matériaux

Je ne vais pas m’étendre car en fonction de matériaux la facture peut très vite monter en flèche (Gore-Tex, Outdry, etc). S’agissant d’une première paire de chaussures, est-ce que l’activité vous plaira ou pas, allez-vous continuer ? Mieux vaut prendre des chaussures à un prix raisonnable tout en étant bien appropriées.

Mon exemple : lorsque j’ai décidé de reprendre la randonnée l’année dernière, je sais que j’aime cette activité mais n’étais pas persuadé de pouvoir la pratiquer dans la durée à cause de soucis de santé (mon dos). J’ai opté pour des chaussures tige basse, respirante, imperméabilisées mais pas de Gore-Tex ni Outdry (donc le risque qu’elles prennent l’eau plus rapidement que d’autres), crampons gomme tendre et profonde… achetées moins de 50 € et j’ai vu que le prix a baissé dernièrement. J’en ai été entièrement satisfait pour le prix, lors de pluie quelques taches d’humidité sur les chaussettes au niveau des pliures de la chaussure, mais rien de dramatique. Une usure peut être un peu rapide et surtout vous pouvez mettre le nez dedans elles ne sentent rien !

Par contre un an et demi avant, j’avais acheté pour des balades en forêt l’hiver des tiges hautes, le premier prix d’une chaîne de magasins de sport qui fabrique sa propre marque et quelle déception les chaussures sentaient immédiatement des pieds, une horreur, alors que je suis quelqu’un qui transpire peu, je m’en suis débarrassé rapidement.
Donc pour une première paire de chaussures de randonnée l’on peut trouver des chaussures correctes à des prix très raisonnables. Si vous continuez la pratique de la rando, vous pourrez investir un peu plus lors du renouvellement, mon cas actuel.

La taille

Essayez avec vos chaussettes de randonnée et choisissez une pointure au-dessus de votre pointure habituelle.
En fonction de la morphologie du pied (étroit ou large) vous constaterez que certains modèles convient mieux que d’autres à votre pied, ne focalisez pas sur l’aspect visuel (celle-ci sont plus jolies que les autres) mais vraiment sur votre confort.

Entretien et usage

  • Ne jamais mettre dans la machine à laver, ni les savonner et frotter. Si elles sont pleines de boue, les laisser sécher et les frapper l’une contre l’autre pour décoller la boue.
  • Les utiliser que pour les longues balades et randonnées.
  • Les faire à votre pied et votre marche avant de partir en randonnée avec (des balades de plus d’une heure) ne pas partir avec des chaussures neuves.
  • Ne pas les mettre au quotidien pensant les faire à votre pied car l’empreinte intérieure de votre chaussure à votre pied ne sera pas la même que lors de longues marches, risque d’ampoules.

Je pense avoir le tour…

Les chaussettes

Si vous partez pour une longue randonnée vous aurez une paire au pied et peut-être deux ou trois dans votre sac.
N’hésitez pas sur la qualité, la hauteur de la chaussette dépendra de la hauteur de la tige de vos chaussures. Si vous êtes bien avec des chaussettes hautes même avec des chaussures basses, c’est votre confort qui prime.

Il existe une multitude chaussettes de randonnées, utilisant des tiges basses, personnellement j’utilise des chaussettes plutôt « running » et non spécifiques randonnée sans couture.

Par exemple j’ai quatre paires de chaussettes traitées antibactérien, bonne tenue au pied et très peu transpirante. Qui sèche très rapidement après lavage. Ça vaut tout de même cher la paire, je les garde donc seulement pour mes randonnées sur plusieurs jours.
Pour mes balades d’une journée ou demi-journée j’en ai d’autres de bonne qualité mais moins cher.

Si vous avez des problèmes de circulation sanguine il existe des chaussettes adaptées, ne pas hésiter à demander conseil à votre médecin ou médecin du sport.
Vous avez un immense choix au rayon sport.
Il existe des chaussettes pieds droit et pieds gauche, j’en ai une paire et n’ai pas ressenti une véritable différence avec les autres, mais bon.

J’en ai fini.

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S22E02 – Rando – Bras de forêt

S22E02 – Rando – Bras de forêt Yvelinoise

Même si je n’en parle pas, depuis septembre j’ai fait des randonnées de quelques heures et là, j’avais envie de vous parler d’un bras de forêt que j’ai fait le 17 octobre.

Il s’agit d’un bras de forêt coincé au Nord par une voie ferrée et au Sud par une nationale, la largeur oscille entre 510 m et 200 m, la longueur d’Est en Ouest est de presque 5 000 m.
Ce bras de forêt est juste à l’un des bouts de la rue (à l’Est) où j’ai vécu mon enfance. Ce n’est pas là où nous jouions avec mes amis, celle de nos escapades est à 600 m au sud, bien plus étendue, immense, avec étangs, dénivelés, mares…

Alors pourquoi parler de ce bras de forêt ?

Parce qu’elle est méconnue, à un côté un peu sauvage et le restera car le lieu est mal déservie.

La particularité de ce bras de forêt.

Elle a un aspect assez sauvage, on y croise personne (pas de joggeurs, cyclistes, promeneurs…). Ou c’est très exceptionnel. À la limite, sur la partie Ouest (donc à l’Est de ma rue d’enfance), quelques personnes de la rue où j’habitais et qui viennent y promener leur chien, mais ne s’enfonce pas bien loin dans cette forêt. On peut y croiser un ou deux cueilleurs de champignons (il y en a plein, des champignons, pas des cueilleurs, hein !). Mon père y allait au moins une fois par jour (il faut dire que c’était à soixante-dix mètres de chez-nous), promener notre chien et y ramasser des champignons, des noisettes, des châtaignes…

C’est dans ce bras de forêt que j’ai vu pour la première fois des chevreuils et sangliers.

Pourquoi personne y va ?

La partie Ouest de cette forêt est longé par un mur historique et classé sauf une brèche au bout de la rue où j’ai vécu. Cette brèche c’est transformé en ouverture officielle de 1,50 m de large. Donc en dehors de ceux du quartier proche, personne ne connaît cette entrée et pas de place pour garer des véhicules à proximité.

Au Sud-Ouest de ce bras de forêt, lorsque l’on quitte la nationale pour rentrer dans notre ville la bretelle passe devant un accès forestier assez large, encore faut-il le voir, y stationner son véhicule, on peut y mettre deux à trois véhicules et c’est mal agencé. Donc personne ne s’y arrête et certainement ne le voit.

Donc comme au Nord il y a les voies ferrées et au Sud la route nationale reste l’extrême Est, à plus de 5 km, un tronçon de départementale à la sortie de la ville voisine. Là il y a un accotement qui permet de garer une dizaine de véhicules… Mais pourquoi se garer là alors qu’en faisant 3 km de plus vous trouverez plein de stationnement mieux organisés pour vous promener dans une forêt bien plus étendue avec des chemins et parcours tracés, des étangs, aires de pique-niques, etc. ? Les piétons de la ville Est ont peu de distance pour s’y rendre, mais n’y vont pas. Il faut dire que la ville est riche en parcs.

Dans cette partie Est il y a de nombreux jardins ouvriers historiques avec des cabanes fabriquées de récupérations (tôles, plastiques, cartons, etc). Et si, il y a quelques années ces cabanes de jardins étaient de vraies cabanes de jardin, aujourd’hui nombre d’entre elles sont de devenues des logis de fortunes pour des personnes n’aillant pas trouvé d’autres solutions. Et ça, ça fait peur au promeneur lambda. Allez savoir pourquoi !

Passage forestier étroi, encadré par une végétation dense et touffue dans un sous-bois des Yvelines en automne
Une laie à peine praticable dans la forêt yvelinoise, où la végétation reprend peu à peu son droits sur le passage.

Un tronçon de forêt sauvage.

Non, pas si sauvage que ça, il est géré par l’ONF et je trouve que c’est même très bien géré. Les coupes sont faites sur de petites parcelles et aussitôt replantées. Je trouve que c’est assez bien fait ! Dans les replantages on y trouve les espèces attendues (chênes, châtaigniers, hêtres, etc.) mais aussi des espèces pionnières (bouleaux, noisetiers, etc.). Bref, une gestion intelligente qui se confond dans le biotope au bout de peu années.

Clairière issue d'une coupe forestière dans les Yvelines, avec des jeunes arbres replantés protégés par des manchons tuteurs de l'ONF, en lisière d'un massif de feuillus en automne
Une parcelle en cours de régénération dans la forêt des Yvelines : l’ONF y a procédé à une coupe sélective et replanté de jeunes arbres protégés par des manchons individuels.

Pas si sauvage

On y trouve quelques axes larges pour les véhicules de l’ONF, pour le reste c’est très étroit.
On y trouve des vies aussi…
On y croise rarement quelqu’un pourtant lors de ma randonnée, au centre de cette forêt, en dehors de tout sentier, je suis passé à une trentaine de mètres d’un campement. Quelques tentes, toutes fermées, les gens sont partis taffer ou se chercher de quoi subsister (il faut vraiment quitter les sentiers pour tomber dessus). Soit une marginalisation choisie et c’est tant mieux, soit imposée et c’est dramatique (en ville il y a des gens qui ont un travail qui pourtant n’ont d’autre choix que vivre dans leur voiture). Dans l’image ci-dessous on y aperçoit l’une des tentes

Sous-bois de bouleaux, chataigniers et fougères dans une forêt des Yvelines, avec le toit d'une tente de fortune à peine visible entre les troncs, abritant un sans-domicile
Entre les bouleaux, châtaigniers et les fougères de la forêt yvelinoise, une tente se dissimule dans la végétation, témoignant d’une présence humaine précaire au cœur des bois.

Forêt fermée mais avec quelques perspectives.

Vue dégagée sur une vallée boisée des Yvelines, encadrée par un grand chêne majestueux et des châtaigniers, sous un ciel nuageux d'automne
Entre châtaigniers et chênes de la forêt yvelinoise, une échappée sur le massif boisé environnant sous un ciel de saison automnal.

En dehors des quelques chemins ONF qui ont une largeur d’environ 2,50m les autres sont de petites sentes étroites. Où se fixe votre regard, il est immédiatement coupé par une végétation dense.

Sentier de terre jonché de feuilles mortes jaunes et brunes s'enfonçant dans une forêt dense et verdoyante des Yvelines en automne
Un sentier forestier des Yvelines à l’orée de l’automne, où les premières feuilles tombées contrastent avec la végétation encore bien verte.
Sentier forestier étroit et envahi par les herbes et les ronces, parsemé de feuilles mortes orangées, dans un sous-bois des Yvelines en début d'automne
Un sentier discret se faufile entre herbes hautes et feuillus dans la forêt yvelinoise, à la lisière de l’automne.
Chemin de terre humide bordé de feuilles mortes dorées au pied d'un grand hêtre moussu, dans une forêt des Yvelines au début des couleurs automnales
Le tournant d’un chemin forestier des Yvelines, cadré par une végétation annonçant l’automne.

Mais au bout de quelques kilomètres vous pouvez bénéficier de quelques rares vues panoramiques intéressantes, elles passent au-dessus des voies ferrées en contre-bas.

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