Littérature – Les possibles de Virginie Grimaldi

Les possibles - Virginie Grimaldi, août 2022
Les possibles – Virginie Grimaldi

Littérature – Les possibles de Virginie Grimaldi (2021).

ISBN : 978-2-21371-866-8
283 pages
Éditions Fayard

J’ai découvert cette écrivaine sur le tard avec « Il est grand temps de rallumer les étoiles« , un livre que l’on m’a offert et qui fût l’un mes coups cœur et dont je vous conseille aussi la lecture. Je n’avais pas écrit de billet sur ce livre… Manque de temps ? Paresse ? Comme ça vous le savez, je n’écris pas systématiquement sur chacun de mes coups de cœur.

« Les possibles » est un livre qui fût très bien médiatisé, je suis assez méfiant lorsque des écrivains sont sur-médiatisés, car du coup, on en attend beaucoup, voire trop peut-être, et j’ai souvent été déçu.
Mais ce n’est pas le cas ici, deuxième livre de Virginie Grimaldi que je lis, deuxième coup cœur !

J’ai A-DO-RÉ !

 

Juliane qui s’est un peu éloignée d’un père (Jean) marginal, haut en couleur et un peu (beaucoup) perché. Le rapprochement va se faire suite à un incendie partiel du pavillon de Jean, il va venir habiter quelque temps chez sa fille (au quotidien bien huilé), où tout est bien ordonné, organisé.

Papa déraille !

Virginie aborde un sujet difficile celui où l’on est confronté à la maladie d’un proche, d’un être aimé. Papa déraille ! Il cherche constamment sa carte vitale, oubli son code pin, etc. Entre déni et prise de conscience, Juliane que Jean à toujours surnommée Microbe est démunie, elle se débat à la recherche de solutions de réponse, elle recherchera la complicité de sa sœur qui vit à Chicago. Il y a aussi le déni face à la dysphasie de Charlie (son fils). La maladie affecte toute la famille et pas toujours simple d’y faire front.

– Papa déraille.
– Papa a toujours déraillé.
(…)
– Je pense qu’il est malade.
– C’est maintenant que tu t’en rends compte ?
Elle ricane. (…)
– Il ne sait plus lire l’heure.
– Il devait être mal réveillé, réplique ma sœur.
– Il dilapide sa retraite au téléachat.
– Il s’ennuie.
– Il brûle les courriers à son nom.
– Il a toujours été un peu parano.
– Il oublie les clés sur la porte.
– Il est tête en l’air, rien de nouveau.
(…)
– Il m’a appelée plusieurs fois Juliane.
Il y a un long silence, de ceux qui précèdent les moments que l’on n’oublie pas. Puis la voix de ma sœur, délestée de sa légèreté :
– Emmène-le chez le docteur.

Peut-on rire de tout ?

Seulement quand on sait le faire ! Virginie Grimaldi jongle merveilleusement sur toute la gamme de l’humour, celle de l’autodérision, de la franche rigolade. Le rire n’est jamais gratuit avec Virginie, d’une plume précise son ironie touche aussi notre sensibilité et nous fait passé du sourire aux larmes d’émotion. Au-delà de l’histoire de Juliane et son père, c’est l’histoire de toute une famille, le fils, le mari de Juliane, sa mère, sa soeur, lorsque la maladie embarque toute une famille.

Nous connaissons tous dans notre entourage des personnes qui déraillent ou qui ont déraillé… Un roman très touchant, émouvant, qui fait du bien et reste positif. J’ai A-DO-RÉ !

Il nous reste de beaux moments. Il est encore là.
Puisque mon père n’habite plus tout à fait dans ce monde, je vais passer une tête dans le sien.

Profite de lui, la partie n’est pas finie. Il est encore l’heure de tous les possibles.

PS : J’ai été aussi très sensible par le rapport de la mère confrontée à la dysphasie de son fils.

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Littérature – Maïmaï d’Aki Shimazaki

Maïmaï - Aki Shimazaki, juil. 2022
Maïmaï – Aki Shimazaki

Littérature – Maïmaï d’Aki Shimazaki (2018).

EAN : 9782760913103
176 pages
Éditions Actes Sud

Je découvre que ce livre fait partie d’une pentalogie, n’ayant pas lu les autres, de fait, je m’en tiens à celui-ci.

J’y découvre une lecture à la croisée des destins et des cultures, par une autrice que je découvre dont l’écriture tout en sobriété, alerte, et allant à l’essentiel pour nous faire partager des sentiments en toute simplicité, sentiments pourtant profonds.

Une histoire d’amour, de famille avec ses secrets, ses préjugés, ses traditions bien ancrées. Faut-il passer outre les préjugés et traditions ? Est-il possible de passer outre les secrets ?

 

 

 

Maïmaï

Maïmaï, maïmaï
Où vas-tu si lourdement ?
Que portes-tu dans ta maison si grande ?
Un chagrin ou un fardeau, ou bien les deux ?
Ah, tu ne peux qu’avancer, comme la vie
Bon courage, maïmaï !
Adieu

Maïmaï (escargot en japonais) ce poème que l’on retrouvera plusieurs fois dans le roman, est celui conté à Taró par sa mère Mitsuko.

Mitsuko, libraire Kitô d’un genre particulier, orienté sur les publications et livres scientifiques, décède. Sont fils Taró, mannequin, artiste peintre sourd et muet la reprend pour y créer son atelier de peinture et une galerie d’art… Pour y vivre aussi, avec Bachan (la grand-mère et mère de  Mitsuko). Cela deviendra « La Galerie Kitô » qui signifie prière en hiragana.

Il y a son amour pour Mina, également mannequin et les retrouvailles avec une amie d’enfance, Hanako qui le rouble particulièrement et qui porte en broche sur la poitrine un escargot… est-ce prémonitoire ? Une jolie jeune femme, fille de Madame et monsieur Sato, lui est ambassadeur du Japon en Belgique et ancien client de la librairie.

Je ne vais pas tout vous dévoiler ici.

Par son écriture d’une sensibilité à fleur de peau, Aki Shimazaki nous éclaire tout en douceur sur la rigidité des us et coutumes du Japon, l’importance de la généalogie et du passé des ascendants, le regard sur le handicap, la nationalité (être japonais a son importance), les origines (comment sont perçus les métis « les halfs »)… Les secrets de famille doivent-ils être dits ou gardés ? Bref, j’ai aimé la richesse de son texte.

« Qui voudrait porter le fardeau d’un autre ? Chacun a déjà assez du sien. »

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Humeur – Dust Bowl – Docu Arte

Dust-Bowl, juil. 2022
Dust-Bowl

Humeur – Dust Bowl – Docu Arte

Dust Bowl est un excellent documentaire diffusé sur la chaîne TV Arte en quatre épisodes sous le titre « De la poussière et des hommes » : 1- Le grand labour, 2- Mordre la poussière, 3- La moisson du vent, 4- Les increvables.

Le documentaire est très bien et si je ne devais dire qu’une chose, ce serait : regardez-le !

Je ne pouvais m’empêcher d’en faire un billet, vous expliquer ce qu’est le Dust Bowl avec des infos de mon modeste cru, d’autres piochées dans le docu et ailleurs.

Dust Bowl que l’on peut traduire par « bassin de poussière » ou « désert de poussière » signifie également « tempête de poussière » est l’une des plus grandes catastrophes écologiques créée par l’homme aux États-Unis.

Cette émission m’a bouleversée et fait écho à l’une de mes dernières lectures « Chaudun, la montagne blessée » de Luc Bronner.
Chaudun c’est fin des années mille huit cents dans une commune dont des dizaines d’hectares impactés, Dust Bowl début 1930… Plusieurs États et des milliers d’hectares impactés.

La richesse des grandes plaines d’Amérique du Nord.

Ces plaines s’étendent du Canada à la frontière du Mexique (Great Plains), c’est aussi là, entre autres, où avant l’arrivée des Européens, des bisons par milliers migraient entre Nord et Sud en fonction des saisons.
 

Mon côté bota :
Ces plaines étaient recouvertes en partie d’une herbe appelée « Bouteloua dactyloides ». Il s’agit d’une graminée, résistante à la sécheresse, avec des racines traçantes comme le chiendent et d’autres pouvant descendre à plus d’un mètre de profondeur. En plus de son effet régulateur sur le climat… Froid et neige en hiver, pluies printanières et automnales et résistante aux grandes chaleurs l’été, la végétation est là, adaptée, et régulateur d’un climat continental, la terre est riche avec une humidité maintenue grâce à son système racinaire et sa couverture des sols.

Great Plains, juil. 2022
Great Plains

Hé Sima, mais ça se passe où exactement, parce que c’est grand Great Plains ?
J’y viens !

Où se situe le plus gros de la catastrophe ?

Dans le sud des Grandes plaines… Dans le Sud-Est du Colorado, le Sud Ouest Kansas, l’Est du Nouveau-Mexique, Nord du Texas, l’Ouest d’Oklahoma. On considère que le cœur du phénomène  se situe aux alentours de Boise City (qui vient du français cité de bois ? Étonnant, non ? Y avait-il une forêt, un bosquet?) au Nord-Ouest du Oklahoma.

Boise City, juil. 2022
Boise City

Donc une catastrophe bien étendue… Il faut savoir que les plaines plus au nord souffrent aussi de sécheresse sans le Dust Bowl, les tempête de sables.

Zone Dust Bowl, juil. 2022
Zone Dust Bowl

Se faire du blé, quoi qu’il en coûte !

C’est la période faste, les migrants arrivent, pas les plus riches, les terres sont à s’approprier, à travailler… Le blé y pousse bien et lors de la première guerre mondiale le prix de blé monte, un début de prospérité, d’autres migrants arrivent. Ils font des crédits pour acheter des machines agricoles plus performantes. L’agriculture intensifie dans les années 20, des « cols-blancs » y prospèrent, achètent et y placent des métayers. Le prix du blé monte !

Lors du Krach d’octobre 1929 le pris du blé est même au plus haut et c’est l’année la plus faste !
1930, La Grande Dépression touche aussi les agriculteurs des grandes plaines. Le prix du blé chute. Pour gagner au moins autant il faut cultiver plus de terre et quand le prix montera, ce sera le Jack-pot !

1930, le début de la cata !

Le prix du blé qui était à 65 $ la tonne en 1929 chute aux alentours de 25 $ la tonne en 1930 (descendra aux alentours de 9 $ la tonne dans la période la plus critique de la Grande Dépression), mais il reste des terrains à cultiver.
Sauf qu’en 1930 arrive une grande sécheresse (50 mm d’eau sur l’année) et les tempêtes de sables vont se multiplier. Tempêtes dues aux cultures intensives, l’assèchement et l’érosion des terres…

Cela va durer des années ! Poussant certains à migrer principalement vers la Californie où ils seront mal accueillis (Les noirs et okies [c’est comme ça qu’on appelle ces migrants] au balcon, dans les cinémas), (Okies, rentrez chez-vous!). D’autres s’accrocheront à leur lopin de terre dans une misère aussi noire que les nuages de poussières, se disant que ce sera mieux l’an prochain.
Les tempêtes de sable se multiplient, plusieurs par mois, il peut faire nuit à midi. Cela entraîne des maladies pulmonaires tuant les plus âgés et les enfants.

Comme une catastrophe ne vient jamais seul, il y a aussi les invasions de lièvres qui mangent ce qu’il reste (il faut rappeler que les agrigulteurs avaient exterminer les coyotes, prédateur naturel). Qui dit très chaud, très sec… dit également invasion de criquets.

Une catastrophe !

L’effet Chaudun.

L’État américain, sous Franklin Delano Roosevelt, impose des nouveaux modes de cultures, rachète de nombreuses terres pour en faire une zone naturelle protéger. La pluie et la neige revient, les terres sont de nouveau fertiles… Les tempêtes de sable n’ont pas disparu mais sont plus espacées.

Ouf Sima, tu nous rassures, alors c’est sauvé ?
Bah non ! J’aurais aimé terminer par une touche optimiste…

Des terres de nouveau fertiles, mais…

Oui les terres sont fertiles et en plus du blé on y produit aussi énormément de maïs à fourrage plus gourmand en eau.
Le maïs à fourrage ne sert pas à l’alimentation humaine mais à l’élevage intensif, essentiellement les bovins que l’ont nourri comme des poules, aux grains, de quoi se poser la question sur notre propre consommation de viande, son élevage, sa provenance…

Bref, ces terres rapportent !

Sima, il s’agit donc le produit d’un écosystème recouvré ?
Non !

Une telle production est du fait que les agriculteurs ont appris que sous terre, sous ces plaines se trouve la plus grande nappe phréatique de l’Amérique du Nord et qui date de l’ère glaciaire.
Ils y puisent tous, tout de go ! Du fric, tant qu’on peut en avoir, tout de suite ! Et demain ?
Certains disent que dans moins de vingt ans la nappe sera épuisée.

Et demain ?

Image du Dust Bowl - 01, juil. 2022
Image du Dust Bowl – 01
Image du Dust Bowl - 02, juil. 2022
Image du Dust Bowl – 02
Image du Dust Bowl - 03, juil. 2022
Image du Dust Bowl – 03

Toutes les images sont issues de wikipédia et wikimédia sauf l’image « Boise City » qui est une prise d’écran de « OpenStreetMap« .

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Rando – Liste de matériel Pays du Val d’Allier

Logo rando, mai 2022
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Rando – Liste de matériel Pays du Val d’Allier

Voici la liste de matériel apporté lors de la randonnée dans le Pays du Val d’Allier. Il s’agit d’une liste pour une randonnée initialement de 4 jours en totale autonomie.
Il s’agit d’une liste de matériels pour une randonnée de reprise, une randonnée test, qui sera donc revue lors de mes prochaines randonnées.
Elle inclut l’alimentation détaillée, les repas de chaque jour.

Je donne également la « recette » de mon petit déjeuner.

Avant tout : j’ai prévu 4 repas complets (petit déjeuner, déjeuner et dîner) plus en-cas du matin et de l’après-midi. On constate déjà qu’il y a un petit déjeuner en trop puisque je déjeune avant de partir et un dîner en trop car il est prévu que je dîne à mon point d’arrivée. Pour le midi j’ai vraiment prévu trop, d’autant plus que je ne suis plus un gros mangeur.

En quoi consiste mes repas ?

  • Un petit-déjeuner
  • En-cas du matin
  • Déjeuner
  • En-cas d’après-midi
  • Dîner

Le sachet petit-déjeuner contient : un mélange de 40 g de flocons d’avoine complet, 10 g de raisins secs, 10 g de cranberry, 5 g de sucre. J’y ajoute l’eau chaude, un sachet de lait en poudre (5 g).
Ensuite je mange une barre de céréales 20 g et fini par me faire un café chaud (3 g café en poudre).
Je mange aussi 2 abricots secs qui ne sont pas dans le sachet.

sachet petit déjeuner, juil. 2022
sachet petit déjeuner

En en-cas j’avais préparé 2 abricots secs et une barre de céréales par en-cas. Je n’ai pas eu de coup de fringale et seulement 2 abricots le matin et une barre de céréales l’après-midi m’ont suffi.

Repas du midi je privilégie le repas froid, pain, morceau de chorizo ou saucisson, tranche de jambon, fromage, 2 abricots.

Le soir quelques cacahuètes, repas chaud assez riche, deux abricots.

Précision, le coupe-vent du matin rejoint très vite le sac-à-dos. Il s’agit d’un coup-vent anti-transpirant prévu pour la course à pied, on ne sue pas dedans.

Liste :

Description Q Poids U Poids T
Portage      
Sac-à-dos 55L + 10 1 1750 1750
sac poubelle 1 25 25
Total     1725
Abri      
Tente 1P 1 909 909
Total     909
Couchage      
Duvet 1 1670 1670
Matelas gonflable 1 535 535
Sac à viande 1 160 160
Total     2365
Vêtements      
Polaire 1 318 318
Veste de pluie 1 240 240
Pantalon de pluie 1 188 188
Tee-shirt 1 144 144
Tee-shirt manches longues 1 175 175
Boxer 1 56 56
Chaussettes 3 34 102
Total     1223
Extra      
Liseuse 1 200 200
Porte-cartes 1 58 58
Boussole 1 40 40
Pince à linge 2 5 10
Frontale 1 84 84
Piles de rechange 3 12 36
Briquet 1 10 10
Allumettes 1 7 7
Calepin 14X9 cm 1 33 33
Crayon 1 5 5
Stylo 1 4 4
Carte d’Identité 1 5 5
CB 1 5 5
Carte Vitale 1 5 5
Ficelle (7m) 1 18 18
Cartes 2 93 186
Total     706
Cuisine      
Réchaud 1 29 29
Gaz 2 100 200
Coupe-vent 1 190 190
Gamelles 1 187 187
Couteau 1 92 92
Fourchettes/Cuillière 1 26 26
Gourdes (vides) 2 174 348
Total     1072
Hygiène      
Savon 1 15 15
Lingettes micro fibre 30X30 2 18 36
Brosse à dent 1 10 10
Papier Toilette 1 68 68
Serviette micro fibre 1 100 100
Total     229
Èlectronique      
Téléphone 1 178 178
Chargeur 1 65 65
Batterie de recharge 1 221 221
Chargeur solaire 1 288 288
Montre 1 28 28
Appareil photo Lumix 1 300 300
Total     1080
Pharmacie (Contient) 1 353 353
Compresse non tissée 5X5 cm 1    
Compresse 7,5X7,5 cm 1    
Compresse oculaire 1    
Lingette alcool 4    
Pansement 72X19mm 10    
Pansement papillon 2    
Pansement articulaire 2    
Pansement 56X19mm 4    
Pansement anti-ampoule 6    
Ruban adhésif 1,25cmX5m 1    
Paire de ciseaux 1    
Pince à écharges 1    
Couverture de survie 210X140cm 1    
Pince à tique 1    
Désinfectant eau 10    
Anti-inflamatoire (perso) 6    
Ésoméprazole (perso) 6    
Crème solaire 50% 1    
Total     353
Popote      
Divers      
Pain 5 cérales & 5 graines 1 500 500
Saucisson Auvergne 1 250 250
Chorizo 1 225 225
Fromage (vieux Cantal) 1 500 500
Jambon d’Auvergne 6 12 72
Eau 2 1000 2000
Cachuètes (sachet) 1 52 52
Petits-déjeuner      
Sachet petit-déjeuner 4 95 380
Abricots secs 8 16 128
Déjeuner      
Pioché dans « Divers »      
Dîner      
Pâte bolognaise (Lyo) 1 179 179
Tortilla au bœuf épicé (ration) 1 90 90
Semoule céréales (pour 2 repas) 1 205 205
En-cas      
Barre céréales 8 20 160
Abricot secs 32 16 512
Total     5253
Sur soi      
Débardeur 1 109 109
Coupe-vent (rejoint sac-à-dos) 1 134 134
Boxer 1 56 56
Pantalon-short 1 338 338
Paire de chaussettes 1 34 34
Paire de chaussures 1 1027 1027
Chapeau 1 81 81
Lunettes de soleil 1 137 137
Paire de bâtons de marche 1 420 420
Lunettes de lecture + étui 1 137 137
Total     2363
Totaux      
Portage     9662
Nourriture     5253
Total portage     14965
Sur soi     2363
Totalité     17328

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Rando – GR de Pays du Val d’Allier

Logo rando, mai 2022
Logo rando

Rando – GR de Pays du Val d’Allier – Boucle n°4 Aux marches du Cézallier.
Intro

Il s’agit d’une boucle donnée pour quatre jours de randonnées. Il s’agissait d’un test (voir si mon problème de pied perdure ou pas) une sorte d’entraînement (vérifier mon état physique après un état sédentaire depuis de nombreuses années), d’ajustement de matériel : je fais avec ce qu’il me reste (quelques matériels fonctionnels mais pas forcément les plus légers actuellement) et d’autres que j’ai achetés dernièrement.

Récit en plusieurs points :

  • Journal
    • J-1
    • 1er jour
    • 2e jour
    • Moment de réflexion à Blesle
    • Conclusion
  • Améliorations
  • Conseils
  • Infos

Journal

Jour J-1

J’ai une grande appréhension, ce qui n’est pas un trait de mon caractère. La crainte d’avoir mal à mon pied, mes maux de dos qui resurgiraient, une condition physique que je surestimerais (alors que j’ai conscience que je n’ai plus vingt ans)… La peur de devoir arrêter dès les premières heures et constater que je ne pourrais plus faire de randonnées sur plusieurs jours, ce que je prendrais comme un véritable échec puisque j’y crois et j’ai investi ce que j’ai pu dans du matériel (tente, matelas, sac-à-dos).

Alors que le sac était prêt, je le vide totalement et le refais en supprimant encore ce que je peux pour l’alléger encore, ça se joue sur de tout petits détails, mais bon…

Avec mes deux gourdes pleines, je suis à plus de 15kg. C’est lourd, mais bon, je pars du principe qu’il faut bien commencer par quelque chose pour voir comment l’améliorer par la suite.

1er jour :

Suite à un incident à mon arrivée en fin de cette étape, mon téléphone est resté en plein soleil j’ai eu le message suivant : votre appareil est en surchauffe, toutes les applications ont été arrêtées. J’ai donc perdu le tracé OSM, je l’ai refait à la main avec une petite partie assez aléatoire lorsque je suis passé par la Table de Montcelet, le parcours que j’ai pris en quittant le sentier, pour en rejoindre un autre n’existe pas sur la carte OSM, mas ça ne change pas grand-chose, environ 1km avec un beau dénivelé.

partie-01 - Auvergne, juil. 2022
partie-01 – Auvergne

Départ 7h30. Au moment de partir, je sens tout de suite que le porte-cartes va m’emmerder, je n’ai pas envi de l’accrocher au cou (je ne veux pas d’un truc qui pendouille), ni la tenir à la main (j’ai mes bâtons de marche), je la glisse sous la ceinture ventrale du sac-à-dos (je sais qu’elle glissera), bref, ça va me faire chier, je le sens tout de suite.
Première montée en sortant de Ardes, j’entends toutes les coutures du sac neuf travailler, ça se met en place. J’arrive à Poudain, j’ai fait 1,6km, je sors la carte dont j’ai besoin et qui est plié sur la partie de mon itinéraire et la glisse dans ma poche latérale de mon short. Le porte-cartes avec la carte don je n’ai pas besoin pour l’instant termine dans mon sac à dos. C’est la solution qui me conviendra tout le long.

À Augnat, alors que je dois tourner à gauche je poursuis pour compléter l’une de mes gourdes au cimetière, ça me fait un petit détour mais rien de bien méchant. Je passe Madriat, Collanges, j’espère faire ma pause déjeuner le long la Couze d’Ardes. Je ne trouve pas d’endroit sympa pour m’installer alors je me pose à l’ombre d’un arbre, pas top, j’aurai aimé une pierre, une souche ou un muret où poser mon cul, du coup je vais déjeuner debout (pain au 5 céréales, 1 tranche de jambon d’Auvergne, un morceau de saucisson d’Auvergne, un morceau de cantal et deux abricots secs) et je me réconforte en me disant que je prendrais un café assis à la terrasse d’un bar au prochain village.

Auvergne-rando 01, juil. 2022
Auvergne-rando 01

Je fais le bilan de cette matinée plutôt positive, je n’ai pas mal aux pieds, j’ai bien avancé, supporte bien la charge. Juste une bonne douleur derrière l’épaule droite, quand je remets mon sac-à-dos je détends légèrement la bretelle droite et ressers ma ventrale, j’ai l’impression que c’est mieux équilibrer. Je sais qu’avec un sac neuf, je devrais modifier plusieurs fois les réglages jusqu’à trouver le bon et sais que les réglages que l’on fait à la maison ne valent pas grand-chose surtout avec un sac neuf que l’on découvre.

Alors que j’ai déjeuné debout, je ne fais pas 100 m que je passe devant un banc bien placé à l’ombre où j’aurai pu déjeuner plus paisiblement, ça m’a fait sourire… Je passerai devant deux autres avant d’arriver à St-Germain-Lembron. Là, comme promis, je me pose à une terrasse et prends un café, fait remplir une des gourdes.

Là, je commets une erreur, alors que j’étais persuadé avoir entamé qu’une gourde, ma seconde gourde est presque vide.

Je repars donc avec 1 litre et une gourde presque vide sans le savoir.
Avant de partir je regarde ma carte et ne vois pas où planter ma tente avant Vichel. Je vois qu’en quittant le GR sur la droite à la sortie de Vichel il y a un petit sentier qui longe un ru, il y aura peut-être un coin sympa à côté du ru ? Il me reste environ 4 km pour m’y rendre.

Auvergne-rando 02, juil. 2022
Auvergne-rando 02

Mauvaise surprise ! Le ru est à sec et inaccessible au fond un fossé d’environ 5m sur ma droite et sur ma gauche la friche et les bois sont pentus et également inaccessibles tant la végétation est dense.

Je décide de couper sur la gauche pour rejoindre le GR qui se trouve à 900 m au Sud-Est à vol d’oiseau, en passant par la Table de Montcelet, mais la sente qui y mène est très sinueuse, très étroite, monte jusqu’à la Table et redescend de l’autre côté au sud de la Table. J’avance assez péniblement et ça change des sentiers bien fléchés.

Je croise une fourmilière, je n’en ai jamais vu d’aussi haute, environ 80 cm de haut, il faut dire que dans cette végétation aussi dense elle est protégée de toute intempérie. Le temps de la prendre en photo j’ai des fourmis partout jusqu’à mi-mollet, ce ne sont pas des fourmis rouges, ne piquent pas certaines s’accrochent bien par leurs mandibules mais ne font pas mal, elles n’ont que leur nombre comme défense.

Auvergne-rando 03, juil. 2022
Auvergne-rando 03

Plus loin, sur ma gauche je vois un tout petit endroit plat, où ma tente pourrais tout juste tenir entre arbres et broussailles. La vue n’est pas idyllique, pas dégagée, elle est vite coupée à très courte distance par la végétation, mais finalement l’idée de dormir dans un endroit si sauvage, si abandonné ne me déplais pas. Je pose mon sac et fais le bilan et c’est là que je constate que soit, j’ai bu dans la gourde que j’ai rempli au bar et qu’il reste un fond, mais découvre que l’autre aussi est presque vide. Je n’ai pas assez d’eau pour boire, cuisiner ce soir et demain matin !

Je regarde ma carte et me dit qu’il y a des endroits sympas un peu plus haut que St-Gervazy où mettre ma tente, je remplirai mes gourdes au passage de St-Gervazy.

Je continue la sente jusqu’à rejoindre le GR et arrive sur le plateau qui surplombe St-Gervasy, l’endroit est idyllique pour un bivouac, l’embarras du choix d’emplacement avec des vues magnifiques, mais mon souci c’est l’eau. Je descends donc sur St-Gervazy, une descente très pentue mais surtout pleine de pierres instables qui roulent sous les pieds, je manque de tomber plusieurs fois et fini par tomber, rien de grave, par contre dans cette descente où l’on cherche constamment à se retenir, freiner des pieds, je me fais une ampoule à chaque pied. Je pense que cette gravière c’est créé par la multitude d’orages qu’il y a eux ses dernières semaines.

J’arrive à St-Gervazy, je vois que le château qui fait aussi Musée est ouvert, qui dit musée, dit toilettes publics, de quoi remplir mes gourdes. Le musée et le château sont gérés par une association, j’y rencontre le trésorier, qui me remplit aimablement mes gourdes. En lui montrant ma carte, Je lui demande confirmation concernant l’endroit que j’ai repéré pour bivouaquer.
Il me dit : pas besoin d’aller si loin, si vous êtes parti avant 8h demain matin vous pouvez vous installer dans le parc derrière le château ! Super sympa, il me montre un robinet caché dans un recoin extérieur du château où je pourrais remplir mes gourdes le lendemain matin. Bref, je peux donc aussi me laver le soir et le lendemain, le grand luxe !
Quand tout le monde est parti, j’ai le parc pour moi tout seul vers 18h30, je prépare le dîner et mange à une table de pique-nique du parc, je monte ma tente, j’écris, je lis, fais le tour du château, j’ai l’impression d’être le châtelain qui vérifie que tout est en bon ordre.

Auvergne-rando 04, juil. 2022
Auvergne-rando 04

À 22h, je me couche. Je suis réveillé à 3h30 par le chant d’une chouette effraie, si l’on peut appeler ça un chant, ça crie, ça crache, ça roucoule, ça crie beaucoup et surtout très fort, elle n’est pas loin dans les arbres derrière ma tente, ça s’arrête une demi-heure plus tard et je me rendors.

  • 23,72 km
  • 550 ↑
  • 665 ↓
  • 1215 mètres de dénivelés.

2ᵉ jour

Ce sera mon dernier jour, mais je ne le sais pas encore.

partie-02, juil. 2022
partie-02

Réveillé à 5h30, je petit-déjeune, fais ma toilette, regroupe tout mon matériel. J’attends un peu car la tente condense un peu, pas dans l’habitable, mais sur l’intérieur de la toile ext., j’essuie ce que je peux, au bout d’un moment je décide de tout plier, ranger. Je réajuste mon sac, redescends d’un cran la partie dorsale. Je mets mon sac, ça porte mieux sur les hanches mais ce n’est pas encore ça.

7h30 je pars. J’ai du dénivelé pour la journée, mes ampoules me font mal, mais c’est supportable au  bout de trente minutes je n’y pense plus.

La montée vers le Parc naturel régional des volcans d’Auvergne, juste après Segonzat, me rappelle la présence de mes ampoules. Je me dis qu’à ce rythme-là, je serai ce soir à Blesle il y a un camping au sud où j’aurais le temps de prendre soin de moi (je n’avais pas prévu de passage par le camping, mais ça me fera vraiment du bien), d’autant plus que j’ai un jour d’avance, à ce rythme je boucle en trois jours.

Auvergne-rando 05, juil. 2022
Auvergne-rando 05

La descente vers La Roche, est en grande partie faire de roches et les orages y ont déposés une sorte alluvion, le sentiment d’avoir des micros billes sous les chaussures, c’est hyper glissant. Manque de tomber plusieurs fois et finis par chuter. J’ai un petit bout de peau qui est arraché et pendouille de ma main gauche, ça saigne un peu, mais pas bien grave. Par contre à force de me retenir et freiner des pieds et bâtons… Ça s’est amplifié côté pied droit, je sens qu’il y a du liquide qui coule, mon pied colle à la chaussette qui colle à la chaussure, là, sa pique vraiment.

À La Roche je me pose, désinfecte ma main et mets un pansement, je n’ose pas enlever ma chaussure de crainte d’empirer les choses, je vais continuer comme ça jusqu’à Blesle. Je réajuste mon sac un abaissant encore d’un cran le réglage dorsal, c’est presque parfait dans l’équilibre bretelles/hanches.

Je repars. Je passe Flora Haut, Flora bas, puis Sanson, j’ai fait attention dans les descentes, mais après Sanson une descente aussi glissante que celle où je suis tombé dernièrement. Comme l’on dit : jamais deux sans trois ! Je refais une chute, je suis tombé sur le côté, le pansement de la main s’est enlevé, un petit hématome au coude et des éraflures au genou et bras gauches mais rien de grave. Par contre mon pied droit me fait souffrir, je descends au ralenti. Arrivé en bas je me rends compte que la vitre de mon smartphone s’est cassé dans la chute, il fonctionne toujours, le tactile aussi.

Je cherche mes lunettes de lecture et me rends compte que j’ai dû les perdre dans ma chute !

Bien que je n’aie jamais croisé ni vu personne depuis le début, je cache mon sac et remonte à la recherche de mes lunettes.
Ne les trouvant pas je refais toute la montée, toujours rien, je redescends, contrarié par cette perte…
Et c’est dans la redescente que je les retrouve, ouf ! Je suis passé à côté sans les voir la première fois.

Auvergne-rando 06, juil. 2022
Auvergne-rando 06

Je déjeune sur un petit pont au-dessus du ruisseau de Zouze.

En me relevant, j’ai vraiment mal au pied…

Je regarde ma carte et me dit que je vais abandonner à Larian, mon pied droit ne me mènera pas à Blesle.
Je quitte le GR pour suivre la D5 en direction de Larian, presque arrivé la douleur est redevenu supportable, je regarde la carte, me dis qu’en suivant la rivière L’Alagnon il n’y a presque pas de dénivelé et que la douleur sera supportable jusqu’à Blesle.
Mais au bout d’un kilomètre la douleur s’est ravivée, je marche lentement, pour la première fois je n’ai plus de plaisir à marché.

À Brugeilles, je décide d’arrêter, à ce rythme il me faudrait au moins 2h30 pour arriver à Blesle.
Il n’y a pas de réseau et ne me sens pas de marcher encore plusieurs heures. Je rencontre une personne sympathique qui me dépose en voiture à Blesle.

  • 16,87 km
  • 677 ↑
  • 668 ↓
  • 1345 mètres de dénivelés.

Moment de réflexion à Blesle.

Il ne me reste qu’une étape. Vais-je jusqu’au camping et termine demain ? Mon pied sera-t-il suffisamment rétabli après une nuit de repos ? Je n’y crois pas… Non, j’arrête là !
Mon gendre viendra me chercher à 17h30, il est 14h30 j’apprécie une bière bien fraîche à la terrasse d’un café, je visite un peu cette ville magnifique, retourne à la terrasse prendre cette fois un café en attendant que le l’on vienne me chercher.

Conclusion

Je ne suis pas déçu, au contraire, je suis assez content car physiquement je me sens plutôt bien, pas de douleurs articulaires, ni musculaires. Ma douleur derrière l’épaule s’est atténué avec les ajustements de mon sac-à-dos, j’ai bien supporté la charge trop lourde de mon sac. Les douleurs aux pieds ne sont liées qu’à des ampoule et non aux soucis qui m’a fait tant souffrir ces derniers mois.

Je ne prends pas cet abandon comme un échec, d’autant plus que sans les ampoules aux pieds je bouclais en trois jours au lieu de quatre tout en ayant pris le temps de faire des poses, prendre des photos. Je ne ferai pas la randonnée de 5 jours prévue à la suite (je la prévois pour septembre) car mes ampoules ne seront pas totalement soignées, je reste motivé pour faire d’autres randonnées et ai déjà plein d’idées.

Si vous aimez la solitude vous serez servi, je n’y ai croisé personne.

En tout :

  • 40,59 km
  • 1227 ↑
  • 1330 ↓
  • 2560 mètres de dénivelés.

Améliorations

  • Voir pour de meilleures chaussures, j’ai le premier prix de chez Merrell, mais bon, j’ai fait avec les moyens que j’avais.
  • Pas besoin de piles de rechange pour ma frontale sur moins de six jours.
  • Une seule bouteille de gaz suffit.
  • Si j’ai bien calculé pour les petits-déjeuners, dîners et en-cas, J’ai vu un trop pour le déjeuner du midi, j’aurai pu réduire de moitié.
  • Ma gamelle est un peu grande pour une seule personne.
  • Le porte-carte ne sert à rien.
  • Sur 5 jours, mieux vaut apporter une batterie de recharge plutôt que le panneau solaire.
  • Tente : à voir, faut-il prendre l’habitable que je ne trouve pas pratique entrer/sortir surtout la nuit si vous avez bu trop d’eau avant de vous coucher et devez uriner ? La toile seule en tarp me paraît aussi très bien et plus pratique, à tester.
  • La boussole ne me paraît pas utile dans ce genre de randonnées, mais si je n’avais pas retrouvé mes lunettes la loupe qu’elle contient m’aurait été précieuse.
  • Voir pour un duvet plus léger.

Conseils

Certaines fontaines sont à sec, d’autres, la majorité sont indiquées « eau non potable » (est-ce vrai ? On sait que parfois c’est mis pour que les gens ne remplissent pas de bidons, et ça dégage de toute responsabilité la municipalité). 2 litres d’eau c’est bien d’autant plus qu’il y a certains tronçons en plein cagnard.

Endroits vraiment sympa pour bivouaquer que j’ai croisés :

  • Juste au sommet de la première montées après Poudain, un tout petit plateau très sympa.
  • Entre Vichel et St-Gervasy, après avoir passé Montcelet, un magnifique et immense plateau surplombant St-Gervazy, vous aurez l’embarras du choix où piquer votre bivouac.
  • En haut de la première montée après St-Gervazy, le long de la Volave, une large étendue d’herbe, il y a même à un moment une table de pique-nique.
  • Ensuite, avant d’arriver au croisement avec la D5 on peut trouver quelques petits recoins, mais pas beaucoup.

Petite vidéo pour conclure

Infos

Sur le site MonGR
Vous pouvez télécharger le pdf du parcours complet sans mes détours, ainsi que la trace gpx de ce parcours. J’ai démarré par le point 18 en partant de Ardes.

PS: Les trois chutes n’ont pas eu conséquences physiques, juste des éraflures, sans les ampoules aux pieds, dont une ouverte et saignante, j’aurais pu continuer.

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Jeux de S. – les echecs mat de Legal

Chess_set_2014, mai 2022
Chess – Wikimédia CC-BY-2.0

Jeux de S. – les échecs, le mat de Legal

J’ai été un peu technique la dernière fois alors je vais essayer de revenir à l’essentiel, la base.

Je ne suis pas maître d’échecs. Loin s’en faut, mes tournois en club remontent à loin et si je devais reprendre aujourd’hui, mon ELO serait au ras de pâquerettes.

Donc vous êtes débutant, je vous rassure, moi aussi (avec un petit historique et un passé, mais il est loin). Nous sommes proches !

On part du principe que vous connaissez les règles, alors les bonnes habitudes :

  • notez vos parties.
  • jouez avec une horloge et fixez-vous un temps, 20 minutes est bien pour commencer, ce qui fait une partie de 40 minutes maxi.

Évitez les parties sans horloge où l’un passe une heure pour déplacer une pièce et l’autre qui s’endort en face. L’un et l’autre progresseront que très lentement.

Le jeu consiste à utiliser avec adresse trois facteurs : force, espace, temps. (d’où l’importance de l’horloge).
L’on tente de faire triompher l’un des facteurs, tantôt l’autre, l’idéal les trois en même temps.
On utilise la même main pour jouer et appuyé sur l’horloge. Mon exemple : je suis droitier, si je fais un blitz sans noter la partie, je joue de la main droite (pièces, horloge). Sur une partie longue je joue main gauche (pièces, horloge), je garde la main droite pour noter. Chacun fait comme il le ressent.

Début de partie.

Face à l’échiquier vous avez le choix entre vingt coups différents. Ils n’ont pas la même valeur, ni la même porté, à priori.
Mais par où commencer ?

Ayez à l’esprit qu’être maître des cases centrales d4, e4, d5, e5 est un bon atout.

Une base pour commencer est de se baser sur le principe l’équilibre des forces, débuter par une égalité parfaite qu’il importe de maintenir mais qui à un moment devra être rompu.

Le centre.

Lorsque vous êtes face à l’échiquier, être maître des cases centrales d4, e4, d5, e5 est un bon atout. Vous ne jouez pas seul et votre adversaire essaiera dans avoir l’emprise.

Oui sima, mais par quel coup génial commencer !
Il n’y en a pas !

Le début de partie commence par ce que l’on appelle une ouverture (elles portent généralement des noms, mais à ce stade on s’en fiche).
Le plus simple pour débuter est d’explorer l’ouverture commençant par :
e4 (une pièce sur centre, libère deux diagonales, d1→h5 et f1→a6). Avec une suite e4 – e5, Cf3 – Cc6 et ensuite réfléchissez si vous devez mettre le fou en c4 ou en b5, ou jouer une autre pièce.

Vous pouvez aussi expérimenter en ouvrant autrement, par d4, ou les cavaliers, ou d’autres pions.

Lorsque j’apprenais à jouer à mes collègues pendant l’heure de repas suite à l’engouement qu’avait initié la série « Le jeu de la Dame », certains après plusieurs défaites sans avoir pu bouger leurs Tours, tentait l’ouverture par a4 suivit de h4 dans l’espoir de développer leurs Tours tôt dans la partie. Certains vous diront : ne faites jamais ça ! Moi je vous dis : Faites-le ! Ne vous interdisez rien, vous vous rendrez vite compte comment ouvrir de façon à vous sentir mieux. Et rien de tel qu’être confronté aux difficultés par soi-même.

L’ouverture

Quand vous aurez expérimenté plusieurs façons d’ouvrir votre jeu, vous trouverez celle dont vous vous sentirez le plus à l’aise. Vous trouverez une façon de jeu qui vous ressemble ! Jeu agressif d’entrée de jeu, jeu avec une construction plus posée, un jeu rassurant où l’on « bétonne » tout avant l’action, etc.

De toute façon, à un moment votre agressivité devra s’exprimer, car le jeu d’échecs, est agressif !
À chacun de l’exprimer avec sa propre stratégie, façon de faire.

Attention de ne pas confondre agressivité et précipitation !

Un très bon exemple est le mat Legal.

Partie jouée en 1750 à Paris entre Kermur de Legal et Saint-Brie.
1 – e4 e5
2 – Fc4 d6
3 – Cf3 Fg4?! (coup douteux, précipité, évitez de clouer le cavalier trop tôt)
4. Cc3 g6? (on voit l’idée, les noirs souhaitent placer leur fou en g7, il y a mieux à faire que pion g6)
5. Cxe5!! (excellent coup!)

On est donc dans la situation suivante le Fou en g4 se trouve face à la dame qui semble sacrifiée en d1. Faut-il prendre ?

Mat de Legal, juil. 2022
Mat de Legal

Précipitation, la prise de la dame et le mat du roi noir imparable !

Fxd1?? (coup perdant)
6. Fxf7+ Re7 forcé
7. Cd5 Mat !

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Aventure de S – Pas le pied

pas le pied, juil. 2022
pas le pied

Aventure de S – Pas le pied

Au moment de parution de ce billet, normalement je suis déjà en randonnée sur plusieurs jours, Aujourd’hui est le jour de mon départ avant sa publication. Ce billet est programmé. Et l’un de mes soucis c’est justement mon pied droit, ce le fût lors de mes balades d’entraînement.
D’où vient ce souci de pied ? De l’incompétence d’une dermatologue.

Bah alors Sima, cette histoire c’est pas le pied ?!
Non, je dirais même que cette histoire pue, peut-être des pieds.

L’incident initial.

Donc un peu d’historique pour comprendre la finalité. J’avais un potager où le soir nous faisions un repas en famille autour du barbecue et terminions par une balade sur les alentours (entre prairies et zones boisées). Pour ces activités (jardinage, balades) à cette époque, j’étais toujours pieds-nus.

Puis un soir lors de nos balades nocturnes je sens quelque chose me rentrer dans le pied (une épine, bout de bois, etc.). nous terminons notre promenade, moi boitillant.
À la maison après la douche je regarde mon pied, charcute avec une aiguille, ne vois rien de particulier.
Je laisse couler, le temps passe, la douleur aussi et tout semble aller pour le mieux.

Puis retour de douleurs

Comme un caillou dans la chaussure, c’est pénible, ça fait mal…
Je vais voir mon médecin qui me dit il y a une excroissance dure, voici une ordonnance pour un podologue et le cas échéant une autre pour un dermatologue. Si ce n’est pas résolu, revenez je vous donnerais une ordonnance pour une radio… (on aurait dû commencer par cela, mais bon.).

Premiers soins

Je vais voir la podologue, une vraie pro ! Elle grattouille un peu puis me dit : je ne sais ce que c’est mais c’est pas de mon ressort, puisque vous avez une ordonnance pour le dermatologue allez-y et voyez ce qu’il vous dit !
Je vais donc chez la dermatologue, ha la connasse ! Pardon ça m’a échappé. Elle me dit c’est une verrue plantaire?!
Je lui fais part de mes doutes et lui donne l’historique…
Non, c’est une verrue plantaire, on la brûle à l’azote et tout sera fini.

Bon, je laisse faire, je ne suis pas médecin.

Trois jours plus tard, les douleurs sont insoutenables, ça s’est empiré et retourne la voir, lui re-explique l’historique d’un possible corps étranger…

Elle : non, la verrue est résistante, on va la rebrûler à l’azote.
Moi : vous êtes certaine ?

Bref je fais confiance sans conviction, seconde brûlure à l’azote.

Résultat ! Trois jours plus tard je me retrouve aux urgences, impossible de poser le pied.

Deuxième soin

Aux urgences… Radios du pied et le chirurgien de permanence : vous avez un kyste autour d’un corps étranger, mais c’est quoi les dégâts autour ?
Je lui explique.

Il me dit qu’on va devoir anesthésier localement pour enlever le corps étranger, que ça fait très mal la piqûre, etc.
Moi : pas de souci, je ne suis pas douillet, allez-y !
Il appelle deux infirmiers, de gros bras, l’un me bloque le mollet, l’autre le pied.
Et là je comprends, ça fait vraiment mal, sans les deux gros bras j’aurai bougé !
Anesthésié localement le chirurgien me dit j’enlève le kyste mais suis obligé de curer plus large à cause des dégâts liés aux brûlures. Merci connasse de dermato !

Parenthèse

Quand je dis connasse, il n’y a pas là de sexisme. Dans tous les corps de métier on retrouve tout le panel de la société, quel que soit le sexe, le genre, et de fait le métier. Dans tous les corps de métier on retrouve des gens pro, consciencieux, c’est la majorité, heureusement mais aussi, des incompétents, des escrocs, des voleurs, etc.

Bref, aujourd’hui

J’ai des douleurs qui surviennent pile poil, là où l’on m’a charcuté le pied et quand cela survient, je ne peux plus marcher. C’est une véritable source d’appréhension pour mes randonnées. Mais je vais faire avec ! Du moins essayer !

Les aventures de S – quand je manageais

René Magritte sima78, janv. 2018
René Magritte sima78

Les aventures de S – quand je manageais

Un retour d’expérience, certains s’y retrouveront, d’autres y retrouveront leur chefaillon.
Comment d’un management basé sur le contact humain on en vient à un management déshumanisé. Là où le service, l’instruction, la diffusion des connaissances importe moins que le fric… La rentabilité, quoi qu’il en coûte aux personnels !

Travaillé plus pour gagner pareil, voir moins puisque l’on essaie par le même procèdé à toucher certains avantages symboliques.

Je n’étais pas impacté directement, j’étais devenu le passe-plat des directives de la direction.

Comment l’on arrive à nous dégoûter d’un travail que l’on a aimé.

2006.

Un poste de management se libère. Je n’ai jamais eu d’ambition professionnelle et dit à mon collègue plus ancien que moi : tu devrais postuler, sinon on ne sait pas qui on aura comme chef et au vu de ce que l’on a eu avant…
Lui : non, ce serait trop de stress pour moi, j’ai pas envie, mais postule, toi, tu es plus jeune.
Je monte un dossier avec les objectifs et possibilités sans trop y croire, je suis syndicaliste, j’ai des cibles dans le dos, il y a eu des demandes de mutations d’office à mon encontre… Je n’y crois pas.

Quelques jours plus tard je suis reçu par le directeur. Il me dit, vous êtes le seul à avoir présenté un dossier aussi bien construit avec de belles orientations. Je vous mets à l’essai 6 mois et si tout se déroule bien je vous conforte sur le poste. Il m’a conforté sur le poste au bout de 3 mois.

Le dossier comportait des choses très réalisables et qui coulait de sens (obtenir l’agrément de l’inspection académique, travailler en étroite collaboration avec CANOPÉ, l’office du tourisme, les syndicats d’initiatives, l’office départementale du tourisme, projets d’événementiels, rénover les animations pédagogiques, et quelques projets sur de nouvelles animations pédagogiques), en fait, ce qui aurait dû être fait par ceux qui étaient sur le poste avant moi, mais rien d’impossible.

Premières réunions de cheffaillons.

Hé oui, je fais partie de cette catégorie.
Dans ce cadre nous avions une réunion mensuelle de travail et qu’elle fût ma première désagréable surprise.
Nombre de chéfaillons parlaient en ces termes (pas tous, mais presque) : j’ai fait ! Je vais faire ! Je propose ! Sauf lorsqu’il y avait une connerie : untel c’est planté sur le projet, etc.
Je me suis attaché à parler différemment : mon équipe fait ! ils ont fait ! Nous proposons ! (je mets « nous » dans les propositions car si elle n’est pas bonne je veux en prendre la part de responsabilité en tant que celui qui a influencé). Et pour les conneries, j’en prends l’entière responsabilité : sur ce projet on s’est planté, j’aurais dû voir l’impossibilité de sa réalisation. C’est de ma faute.

Je n’ai jamais compris cette nécessité de certains à vouloir se mettre en avant avec les « moi je« .
En participant a ces réunions, nous sommes mis en avant de fait et nous le sommes grâce au travail fourni par nos équipes, sans eux nous ne sommes rien ! Nous organisons, eux font !

J’ai constaté aussi que j’étais le seul à préparer la réunion en discutant de l’ordre du jour avec les membres de mes équipes, et faire un compte rendu.

Finalement, ma façon de procéder m’a valu un immense respect et confiance du directeur. Qui l’eût cru ?

Deux ans après j’obtenais une promotion qui correspondait presque à mon poste. La première et unique fois où j’ai été promu, avant et par la suite cela c’est fait par voie de concours.

Périodes fastes.

Ma façon de manager est de ne jamais focaliser sur les défauts des uns et des autres, j’ai aussi les miens. Je pars du principe que si l’on focalise sur le fait qu’untel est comme ceci, que l’autre est comme cela on arrive vite à la cacophonie. Pour qu’il y ait une harmonie, il faut voir et reconnaître les qualités de chacun, orchestrer les compétences pour que cela sonne le plus juste possible.

Nous avons travaillé en harmonie, nous organisions plusieurs événementiels par an (6 mineurs, 1 majeur). Lors d’événementiels, l’on a beau faire des rétroplannings il y a toujours des imprévus de dernières minutes et j’attachais un point d’honneur d’être là, présent, aux côtés de mes équipes dans les moments difficiles, mettre la main à la pâte pour faire avancer les choses. J’ai vraiment aimé cette période, j’ai vraiment pris plaisir à faire ce job.

Changements

Il y a environ 5 ans, le directeur part. Se met en place un nouveau, mais au-dessus de lui se met aussi en place une multitude de directeurs, sous directeurs, chargés de mission, etc., une nébuleuse.

Avant l’arbre était ainsi DG → SG → Directeur → moi. Là, en partant de moi vers le haut : moi ← Directeur ← Nébuleuse de directeurs, sous directeurs, chargés de mission ← SG ← DG

Le directeur au-dessus de moi n’est pas une mauvaise personne, je l’aime bien, on se connaît déjà d’avant, et je constate la pression exercée sur lui, il apporte quelques modifications. Les réunions deviennent hebdomadaires. Première conséquence, je ne peux plus préparer les réunions en amont avec mes équipes, je parle en leur nom sans les avoir consultés, concerté, et ne fais plus non-plus de compte-rendu… C’est tout simplement impossible par manque de temps, je ne peux faire par semaine une réunion préparatoire, la réunion et celle de compte-rendu. Sans compter que là on commence à me convier à de multitudes de réunions organisées par chaque membre de la nébuleuse (dont certaines ne me concernent pas). Cela  m’oblige aussi à essayer de pallier à tout le reste qui m’est demandé quotidiennement. Je suis également régisseur des recettes, régisseur d’avance, correspondant informatique. Mes collaborateurs, comme l’on dit, sont extraordinaires, la secrétaire par exemple, mandataire, fournie un énorme travail dans la régie et me déleste sur cette tâche.

Bref je suis très bien entouré et leur suis reconnaissant. Mais les directives tombes, les unes après les autres, toutes plus pourries les unes que les autres et toujours pour en demander plus aux membres de mon équipe, sans compensation bien sûr.

Ça tombe de partout rien n’est épargné, le nombre de dimanches travaillé, recrutement sur CDD 70 % au lieu de temps complet, modification sur les procédures d’entretiens professionnels, les acquis des agents d’accueil… De maigres acquis, dérisoires voire symbolique aux vus des avantages que s’octroient les hiérarchies. La liste n’est pas exhaustive! Il en ressort un véritable mépris pour les mal nommés « petits personnels »

Pour imager, une discussion avec mon directeur qui m’annonce qu’un départ en retraite risque ne pas être remplacé :
Moi : Si l’on m’enlève un poste ça met tout le reste de l’équipe dans la merde, déjà lors de maladie certains sont obligés de faire plusieurs week-ends d’affilée et heureusement il y a peu d’absence. Et comment je fais pour qu’ils puissent récupérer quand ils ne sont plus assez nombreux ?
Lui : Oui, je sais tout ça, mais le renouvellement de poste c’est pas dans les directives de la direction. Et tu le sais aussi.
Moi : Mais regarde au-dessus de toi cette nébuleuse de directeurs, sous directeurs, etc. Ils sont tous bien payés, à quoi servent-ils ? Concrètement ! À rien ! Je te le dis et tu le sais aussi, on peut tous les virer, sans que ça change quoi que ce soit, on restera ouvert, on continuera d’accueillir le public et les écoles. Part contre ici, une personne en moins on est dans la merde, deux on ferme. C’est de personnels de terrain dont ont à besoin, c’est ceux à qui l’on demande le plus, les moins biens payés et qu’on emmerde le plus.

Cette discussion résume bien les changements qui se sont amplifiés par la suite.

Je n’ai plus travaillé sur le moindre projet d’événementiel, j’avais honte de devoir demander à mes équipes déjà surmenées, puis la COVID est passé par là.

Covid

Confinement, tout est en stand-bye, sauf les projets de modifications de destruction des conditions de travail. Ces mails continuent de tomber pour la réouverture, il faut être prêt !
J’assume le travail quotidien, mais plus de projet, je laisse couler les sollicitations d’événements. On me multiplie les réunions par visio. Je n’ai plus goût à mon travail qui m’a tant plu pendant des années.

Déclic

Juin 2021, un matin, je n’ai pas envie de me lever, je ne peux pas me lever, pas aller au travail, et je n’irai pas ce jour-là. J’irai chez le médecin. Ce dernier m’annonce que je fais certainement un burn-out et souhaite m’arrêter un mois pour commencer… Nous continuons de discuter et en même temps je réfléchis, je réfléchis vite… Je dois finaliser un marché public, je dois être là pour la mise en place du nouveau système de caisse avec le nouveau prestataire, etc. Dans un mois je serai dans une merde noire et ce sera pire…

Dans l’urgence, j’ai toujours su prendre de bonnes décisions. Je lui dis arrêtez-moi une semaine !je suis passé à la pharmacie prendre les anti-dépressifs qu’il m’a prescrit, que je ne compte pas prendre, mais au cas où.

Je consacre ma semaine à des promenades en forêt, des séances de méditations, à lister tout ce que je dois faire pour partir au plus vite et dans les meilleures conditions, comment reprendre avec un état d’esprit positif.

J’avais déjà pensé partir, mais laissais couler sans vraiment m’y attacher. Initialement je comptais partir entre 2023 et 2026. Mais là non, le plus tôt sera le mieux !

Je reprends le travail, mais mon état d’esprit a changé, je fais correctement mon travail mais pense et organise mon départ.

J’ai quelques réponses encourageantes pendant mes vacances d’août, à mon retour, mon esprit est déjà ailleurs, dans un futur sur lequel je n’ai pas encore pied mais que je ressens meilleur. Je calcule mes congés restant, fais des heures supplémentaires pour cumuler des récupérations. En octobre ma date de départ se précise, ce sera au 1er février 2022, avec mes récupérations et congés cumulés, mon dernier jour sera le 10 décembre 2021 !

Et depuis…

Maintenant je me manage seul, et quel plaisir, je suis heureux ! Mon seul regret, ne pas être parti plus tôt.

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Littérature – identifier la flore

Nouvelle flore, juin 2022
Nouvelle flore

Présentation rapide de deux livres pour identifier la flore.
Est-ce de la littérature ? Non pas vraiment, il s’agite de livres techniques.

Littérature – Nouvelle flore de Gaston Bonnier et Georges De Layens.

Pour la détermination facile des plantes de la région parisienne.

ISBN: 2-7011-1001-7
285 pages
Éditions Belin
18X11,5X1,5

Voilà le livre que j’emporte à chaque sortie en forêt en Ile-de-France, oui, c’est là que j’habite.
Je l’accompagne d’une loupe X10, un couteau de poche et un carnet pour prendre des notes.
Facile ? En fait pas tant que cela. Il faut avoir un minimum de notions en botaniques, pour bien l’utiliser.
Il s’agit de clés d’identifications, il faut savoir utiliser une clé d’identification. Mais tout s’apprend !
Cela-dit, je ne le conseille pas à quelqu’un qui souhaite s’initier à la botanique.

Nouvelle flore 01, juin 2022
Nouvelle flore 01

 

Les noms des fleurs, juin 2022
Les noms des fleurs

Littérature – Les noms de fleurs de Gaston Bonnier.

Trouvés par la méthode simple.

ISBN: 978-2-7011-1003-5
336 pages
Éditions Belin
18X11,5X2,3

A mon avis mieux adapté au novice. Il y a des planches couleurs par lesquels vous identifierez très rapidement certaines plantes. La clé identification est très bien faite, bien documentée, permet une évolution en douceur. Lorsque vous arrivez au nom de votre plante vous avez plus de renseignements comme le nom vernaculaire, si elle est médicinale, etc.
Je le trouve mieux adapté aux novices.
 

Les noms des fleurs 01, juin 2022
Les noms des fleurs 01

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Littérature – Chaudun la montagne blessée de Luc Bronner

Chaudun la montagne blessée, juin 2022
Chaudun la montagne blessée

Littérature – Chaudun, la montagne blessée de Luc Bronner (2021)

EAN : 9782757890714
192 pages
Éditions Points

Un récit touchant, émouvant ! Comment en est-on arrivé là ? Un village des Hautes-Alpes, difficilement accessible, abandonné, déserté par ses habitants. Comment peut-on en arriver à cette extrême décision de tous les habitants qui est de vendre le village, tout ce qu’ils ont, le peu qu’ils ont et qu’il leur reste… Vendre tout à l’État Français. Ce n’est pas de la fiction, cela c’est vraiment passé !

« Toutes les propriétés communales et privées, comprenant une superficie de 2 026 hectares, ont été vendues à l’État pour le prix de 186 000 francs environ. La commune de Chaudun comprenait 98 habitants vivant du produit de leurs pâturages ; mais depuis quelques années les montagnes déboisées avaient perdu une partie de leurs prairies où l’on faisait paître un trop grand nombre de moutons.« 

Chaudun

Ce village perché à 1400 mètre d’altitude et à 19 km de Gap, difficilement accessible que par des chemins de muletier… Comment des hommes ont-ils eu un jour l’idée de s’établir en un tel lieux ? Luc Bronner, partant d’une pierre tombale restée debout dans ce village en ruine, celle de « Félicie Marin, morte le 30 avril 1877, à l’âge de 17 ans« , il va nous faire revivre les hommes de Chaudun, la dureté de leurs vies quotidiennes dans une pauvreté permanente et leurs luttes constantes pour la survie.

Après un travail d’archives, de lecture de registres, d’enquête, il reconstitue des familles entières et nous livre tout !

vie et mort

Le taux de mortalité où les enfants forment la grande majorité « Le pire ennemi parmi tous, c’est la dysenterie, la vie et la mort qui s’écoulent ensemble dans l’absolue fatalité.« 
Une liste de 40 noms d’enfants décédés entre février 1878 et février 1894 c’est énorme sur un peu plus d’une centaine d’habitants au début. Si l’on ressent la pénibilité des rares propriétaires, la situation est pire pour les journaliers payés souvent moins de 4 francs par jour.
« Les Chaix dominent le village depuis cinquante ans. Leurs biens représentent près de 10 % du patrimoine total de Chaudun au moment de la vente. Plus riches que d’autres, ils peuvent acheter les prés, les labours, les bois. Attendre patiemment qu’un chef de famille décède pour proposer un rachat aux descendants quand ceux-ci sont étranglés par le manque d’argent. Employer un journalier lorsqu’il n’y a pas suffisamment de bras dans la famille pour travailler les terrains au printemps. Convaincre les veuves qu’elles font une bonne affaire en cédant un bout de terre dont elles ne peuvent plus s’occuper. C’est ainsi, et dans la lutte des places, certains ont joué fin sur des décennies.« 

La condition féminine

La condition féminine aussi, « Pour gagner quelques francs supplémentaires, grâce à son lait, la jeune Pauchon devient nourrice du petit Raymond Regamey, envoyé par une femme de Marseille.« 
Et la hiérarchie sociale, sexuelle et familiale de l’époque :
ARTICLE DEUX
Les journées sont évaluées comme suit
1 : journée d’homme trois francs
2 : journée de femme un franc cinquante centimes
3 : journée d’enfant un franc cinquante centimes.

L’environnement

La rudesse du climat et la courte durée d’ensoleillement ne facilite pas l’agriculture. La nécessité d’élever des animaux trop nombreux pour les surfaces d’herbage a eu raison des pâturages en les épuisant. Il va de même avec les forêts environnantes (nécessité de bois de construction de chauffage).
« Trop d’hommes et de femmes, trop de bêtes à nourrir. En trois décennies, la plupart des forêts ont disparu, ravagées par les coupes sauvages pour chauffer les foyers l’hiver et utiliser les plus beaux arbres pour entretenir les maisons. Un cercle vicieux terrible, cercle déprimant du court terme et de l’exploitation.
Pour survivre, les bergers ont accepté de prendre plus de moutons pendant l’été. (…).
« 

Conclusion

Un livre à lire absolument, un livre qui nous raconte une histoire d’antan et nous interroge sur notre présent, notre devenir.

Des photos qui ne sont pas issues du livre, juste pour vous donner une idée de l’histoire des lieux et personnes que vous découvrirez.

1880 Chaudun a, juin 2022
1880 Chaudun a
1880 famille à Chaudun, juin 2022
1880 famille à Chaudun
1880 Enfant de Chaudun, juin 2022
1880 Enfant de Chaudun
24-08-1895 Chaudun a, juin 2022
24-08-1895 Chaudun a
24-08-1895 vente de Chaudun - journal, juin 2022
24-08-1895 vente de Chaudun – journal
Chaudun ruines suite au départ des habitants-b, juin 2022
Chaudun ruines suite au départ des habitants-b
Chaudun ruines suite au départ des habitants, juin 2022
Chaudun ruines suite au départ des habitants
1897 Chaudun vu du col de Chabanottes, juin 2022
1897 Chaudun vu du col de Chabanottes

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