T’as fait le GR20 ?

Non. (Et je vois ta déception)

J’avais déjà écrit un article sur les questions qui dérangent comme « Tu fais combien de kilomètres par jour ?« , « Tu marches à quelle vitesse ?« , « Tu marches combien d’heures par jour ?« , etc. Cela est relaté dans l’article « Tu fais combien de km par jour ?« .

Il y a aussi les questions liées à la peur : « Tu n’as pas peur qu’on t’attaque ?« , « Tu n’as pas peur des bêtes ?« . Ces dernières m’amusent et j’en avais aussi parlé dans « Le bivouac, peur et appréhension« .

Par contre, il y a une question qui m’agace et qu’on m’a posée dernièrement, et ce n’est pas la première fois…

– Sima, as-tu fait tel GR ?

En fait, tout dépend de qui vient la question. Si elle est posée par un autre randonneur, ça ne me dérange pas, car soit il souhaite faire tel GR et si je l’ai fait, c’est certainement pour avoir mon retour d’expérience. Ou il l’a fait et souhaite me faire part de son retour d’expérience. Bref, entre randonneurs, on parle randonnée, matériel, sentiers et GR…  C’est tout à fait normal !

– Bah alors Sima, c’est quoi qui te dérange ?
– Lorsque celui qui la pose n’a jamais randonné !
– Et pourquoi Sima ?

Avant tout, lorsque je dis que je fais de la randonnée, de l’itinérance et du bivouac, mon interlocuteur, qui je le rappelle n’est pas randonneur, m’auréole d’un certain prodige mystérieux, comme si ce que je fais est exceptionnel. Bien entendu, il a entendu parler de certains numéros et/ou noms de GR par la télévision ou ailleurs et pour nourrir la discussion arrive la question majeure !

– Sima, t’as fait le GR20 ?
– Heeuuu… Non !

On peut remplacer GR20 par Stevenson ou TMB (Tour du Mont-Blanc), mais c’est le GR20 qui revient le plus souvent, je ne sais pas pourquoi. Et là, devant ma réponse négative, je vois sur son visage la déception et mon auréole s’éteindre.

Le constat est là, infaillible ! Plus un parcours est médiatisé, plus il devient prestigieux et ceux qui l’ont fait, glorieux ! Il y a un certain parallèle avec le phénomène de l’influenceur qui se fait photographier perché sur une taupinière et la grande admiration de ceux qui souhaitent faire de même, à la recherche d’une illusoire gloire ou prestige. L’action non pas pour le plaisir mais pour une pseudo-reconnaissance.

Les randonnées que je fais, celles que je ne fais pas et pourquoi.

Ce que je recherche avant tout, ce n’est pas la performance, mais le plaisir que je vais prendre. Soit ! Lors d’une randonnée, il y a toujours des imprévus (chute, blessure, averse, etc.), des impondérables avec lesquels il faut faire tout en prenant du plaisir dans l’ensemble. Il n’y a ni gloire, ni prestige !

Pour le choix de mes randonnées, j’ai aussi trois critères subsidiaires au plaisir, qui lui est essentiel.

  1. Le Budget : Mes finances ne sont pas élastiques, c’est donc un critère important si je veux faire plusieurs randonnées à l’année. Il faut prendre en compte le transport, dois-je acheter et/ou renouveler du matériel, et même si je bivouaque, j’apprécie de temps à autre un camping, un gîte, un resto… Donc le coût d’une randonnée a son importance.
  2. La durée : en fonction de la période, je dois jongler avec d’autres événements que je ne souhaite pas manquer (anniversaire d’un proche ou d’un ami, événement associatif, etc.). Ce critère est évolutif, on peut imaginer que je fasse l’impasse sur ma présence à certains événements pour une randonnée qui me tient à cœur.
  3. La popularité du parcours : si le parcours est très populaire, très couru, de fait, il m’intéresse beaucoup moins, je ne vais pas en randonnée pour y croiser la foule. Moins il y a de monde et plus je suis heureux. D’ailleurs, lorsque vous êtes pratiquement seul et que soudain vous croisez un autre randonneur, hé bien vous êtes super content. Une joie qui se produit moins lorsque vous cheminez parmi une kyrielle de marcheurs.Non. (Et je vois ta déception)

Pour l’instant, ni le GR20, ni le chemin de Stevenson, ni le TMB ne satisfont pleinement ces trois critères.

Pour résumer, il n’y a pas de prodige à randonner, ce n’est pas une prouesse, il n’y a ni palme d’or ni César à recevoir. Le plus important est l’aventure de chacun, le plaisir qu’il éprouve, que ce soit dans les bois ou plaines derrière chez-soi ou à l’autre bout du monde.

Avec un peu de curiosité, vous découvrirez que la beauté est tout autour de nous, il suffit d’y être attentif.

Celui qui m’a inspiré cette réflexion n’est pas un randonneur mais un entomologiste. La plupart de ses publications émanent d’observations du fond de son jardin et des alentours proches… Jean-Henri Fabre, j’en parle un peu dans l’article « Littérature – Jean-Henri Fabre« .

Citation:

« Si le cabotage dans les coins et recoins du jardin ne suffit pas, un voyage au long cours me fournit ample tribut. Je double le cap des haies voisines, et, à quelque cent mètres, j’entre en relations avec le Scarabée sacré, le Capricorne, le Géotrupe, le Copris, le Dectique, le Grillon, la Sauterelle verte, enfin avec une foule de peuplades dont l’histoire développée épuiserait une vie humaine. Certes, j’en ai bien assez, j’en ai trop avec mes proches voisins, sans aller pérégriner en des régions lointaines. »
Souvenirs entomologiques – Livre VI – Jean-Henri Fabre

Et puisque nous terminons par la citation d’un scientifique, concluons par un vers latin : Carpe diem, quam minimum credula postero.

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Idées de randonnées au Sud-Ouest d’Issoire – Le Cézallier

1 781 mots, temps de lecture 9 minutes.

Quelques idées de randos dans le Cézallier (Auvergne)

Des randonnées à la mi-journée et journée dans le Cézallier.

La rando, finalement ce n’est pas que de l’itinérance, faire une sortie à la mi-journée ou à la journée, c’est aussi de la randonnée. D’ailleur, en itinérance, entre deux bivouacs, deux gîtes, deux campings, etc, c’est bien une randonnée d’une journée que nous effectuons, voire mi-journée lorsqu’une étape est plus courte.

j’avais déjà parlé d’une randonnée à la mi-journée dans cet article « Rando – Chevreuse – demi-journée« .

6 Randonnées dans le Cézallier, de la plus courte à la plus longue

Avertissement

Côté transport en commun c’est très mal desservi, S’il est facile d’arriver à Issoire (TGV + TER) une fois à Issoire pour vous rapprocher des points des départs (Ardes, Anzat-Le-Luguet) il n’y a que le bus P20 qui circule une fois par semaine le mercredi ! Et vous devrez attendre le mercredi prochain pour repartir dans l’autre sens.
Exemple :
Issoire mercredi – 18:10 arriver à Anzat à 19:05
Anzat mercredi – 12:05 arrive à Issoire à 13:15
Où se renseigner auprès du réseau de transport collectif Sherpa
Mais pour vous rendre aux points de départs de certaines randos risque d’être compliqué.

Période

De mai à octobre pour les parties hautes, en 2022 j’ai eu de la neige début avril, c’est rare à cette période mais ça peut arriver.

Si vous êtes équipé, vous pouvez faire de magnifiques randonnées en raquettes l’hiver.

Il faut savoir que même s’il est tombé peu de neige (10 cm) dans le haut Cézallier, le vent y est constant avec des rafales régulières ce qui va balayer la neige à certains endroits et créer des congères dans d’autres ce qui peut rendre la randonnée fatigante et surtout les bâtons de marche sont indispensables, profiter pour lire l’article « Rando – Avantages et inconvénients des bâtons de marche« .

Circuits (boucles)

Roche-Charles-la-Mayrand (Boslabert)

Roche-chales-la-Mayrand résulte de la fusion de deux communes, Roche-Charles et Mayrand en 1976 (loi Marcellin) et constitué de plusieurs hameaux dont Boslabert qui est le point de départ.

Trace GPX d'une randonnée en boucle de 4,38 km autour de Boslabert, avec profil altimétrique coloré selon l'altitude, enregistrée le 22 mars 2025 dans le Cézallier.
Parcours de Boslabert (4,38 km – 1h27 – alt. entre 1 020 m et 1 160 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas).

Boucle
Distance : 4,4 km
Dénivelé : 158 D+
Balisage : bleu

Le long de ce circuit vous aurez une vue sur les Gorges du Sault. À mi-chemin (~ 2 km) vous arriverez à la Chapelle Romane Roche-Charles et l’ancien cimetière. Cet édifice roman du 12e siècle, a été fortifié aux 14e – 15e siècles ; vous aurez également une magnifique vue sur le Massif du Sancy.
À 3,5 km, si vous trouvez le parcours trop court, au lieu de tourner à gauche, continuez tout droit en direction des éoliennes pour voir de près la chapelle de la Croix Maubert, 800 m aller/retour, (toute petite chapelle avec une table de pique-nique à proximité).

Mazoires

Randonnée courte mais des paysages variés entre sous-bois, puy de Domarège (ou puy de Mazoires, volcan strombolien édifié il y a 140 000 ans, présentant un cratère égueulé orienté au nord), gorges de Rentière, chapelle Sainte-Pezade.

Trace GPX d'une randonnée en boucle de 7,19 km au départ de Mazoires, avec profil altimétrique coloré selon l'altitude, enregistrée le 22 mars 2025 dans le Cézallier.
Parcours de Mazoires (7,19 km – 2h24 – alt. entre 750 m et 1 000 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas). Point de départ depuis le bourg de Mazoires.

Boucle
distance : 7,1 km
Dénivelé : 225 D+
Balisage : bleu

En sortant de Mazoires (Nord/Est) un sentier sur votre droite (vue sur les gorges et village de Rentières)  vous mènera à une grotte et la Chapelle-Sainte-Pezade (pezade signifiant « pas » en occitan) qui se trouve au bout d’une impasse de 300 m.
Après avoir passé le ruisseau de Vèze vous avez une vue sur des orgues basaltiques au-dessus.
Après Granges, vue sur le puy de Domarège. À Vèze reste les ruine du château (maison fortifiée du XIIe siècle citée à partir de 1304).
De retour Mazoires vous pouvez visiter l’église romane Saint-Saturnin-Sainte-Florine.

Petite histoire, de Florine (parmi les variantes):
Bergère du Cézallier (jolie, vierge et pieuse) dans le haut Moyen Âge, originaire du village Strigoux, au-dessus des gorges de la Couze d’Ardres. Pour échapper à un agresseur, lié peut-être à un raid des Hongrois au Xe siècle, elle franchit d’un saut le torrent. Sur la rive sud de la Couze, une roche à bassin, en forme de pied humain, a accrédité l’idée d’un souvenir du prodige. À son emplacement s’élève la chapelle Sainte-Pezade, dont le vocable a été inspiré par l’empreinte pédestre ; il pourrait s’agir de la christianisation d’un lieu de culte païen.
Le corps de Sainte-Florine a été transporté à Mazoires, tandis que son chef se partage, depuis le XIe siècle, entre la cathédrale de Viviers et l’église de Sainte-Florine. Le culte de sainte Florine était associé à celui de Sainte-Flamine dans l’église des Récollets de Montferrand.
La légende dit que marcher dans l’empreinte de ses pas soulage les rhumatismes.
Les reliques de Sainte-Florine se trouvent aujourd’hui à l’église de Mazoires, dans une châsse en bois doré.

Ardes – Apchat

Ardes est implanté sur les contreforts orientaux du Cézallier dont il est le principal bourg. Capital de la puissante famille des Mercoeur Ardes hérite d’un pan d’histoire médiévale auvergnate. Des passages entre les maisons permettent de communiquer entre la ville haute et les bords de la Couze, On y retrouve de nombreux tunnels et traboules dans la Grande Rue du bourg. Un village vivant avec épicerie, pharmacie, boucherie, etc.

Trace GPX d'une randonnée en boucle de 10,01 km au départ d'Ardes-sur-Couze, reliant les villages d'Ardes et d'Apchat, avec profil altimétrique coloré selon l'altitude.
Parcours Ardes – Apchat (10,01 km – 3h20 – alt. entre 600 m et 800 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas). Départ depuis le bourg d’Ardes.

Boucle
Distance : 10 km
Dénivelé : 219 D+
Balisage : jaune

Lors de cette randonnée vous aurez à plusieurs reprises des vues sur « le Doigt de Mercoeur » tour ruinée, vestige du château de Mercoeur qui culmine à 939 m à l’Ouest d’Ardes.
à Zanières-la-Mave vous aurez une vue sur Apchat.

Conseil :
À la Croze, quittez le chemin balisé pour descendre à la Cascade du Gour d’Appat puis remontez pour récupérer votre chemin à Bord. Ce crochet vous rallonge de 2,9 km. Un « Gour » est un mot ancien désignant des creux profonds et plein d’eau, se formant au bord des rivières.
Depuis Bord vous suivez le « GRP autour d’Issoire », en arrivant à Apchat vous le quittez pour vous orienter vers l’église de type gothique. Vous rejoindrez le GRP à la sortie de Apchat.

Ardes – Rentières – Doigt de Mercoeur

Au menu, Falaise, gorges, forêt, rivière et les reste du château de la dynastie des Mercoeur.

Trace GPX d'une randonnée en boucle de 11,96 km au départ d'Ardes-sur-Couze, passant par Rentières et le Doigt de Mercoeur, avec profil altimétrique coloré selon l'altitude.
Parcours Ardes – Rentières – Doigt de Mercoeur (11,96 km – 3h59 – alt. entre 550 m et 860 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas). Départ depuis le bourg d’Ardes.

Boucle
Distance : 12 km
Dénivelé : 331 D+
Balisage : vert

Vous quittez la Rue du Commerce par la rue de la Petite Côte (descente) passage sous l’ancienne porte fortifiée d’Ardes. En bas à gauche vous passerez devant l’église gothique Saint-Dizain XIIIe siècle (classée monument historique depuis 1920) sa construction aurait durée près de 200 ans.
En sortant de la ville, dans la montée du Trion, vous aurez une magnifique vue sur Ardes.

À Rentières n’hésitez pas à faire un petit détour (200 m A/R) pour voir l’église Romane Notre-Dame, Profondément remaniée au XIIIe siècle (la nef, et les chapelles latérales dotées de voûtes sur croisées d’ogives), elle est classée monument historique depuis 1980.

Et que dire de plus de cette magnifique randonnée aux dénivelés plus marqués que les précédentes, tout est dans la courte description du menu d’intro.

Jassy

On est au cœur du Cézallier, socle primaire vous y croiserez des estives, lacs d’altitude, forêts, tourbières. des paysages époustoufflants. Une atmosphère nordique, les hivers généralement enneigés, des vents forts et glacials, la petite Sibérie d’Auvergne.

À savoir que la Couze prend sa source dans cette ancienne vallée glaciaire.

Trace GPX d'une randonnée en boucle de 14,25 km au départ de Jassy, évoluant entre 1 140 m et 1 300 m d'altitude sur les hauteurs du Cézallier, avec profil altimétrique coloré.
Parcours de Jassy (14,25 km – 4h45 – alt. entre 1 140 m et 1 300 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu (haut) au rouge (bas). Départ depuis le secteur de Jassy, commune d’Ardes.

Boucle
Distance : 14,3 km
Dénivelé : 301 D+
Balisage : jaune

Le départ de cette randonnée est donné à La Godivelle, je vous la propose sur le tracé depuis Jassy, mais je vous avoue que finalement je préfère la démarrer à Brion-Haut où face à un bistro au milieu de nulle part (qui doit être ouvert en période estivale, mais j’y vais hors saison) il y a une aire assez grande pour y sationner. Bref, vous pouvez démarrer d’où vous voulez puisqu’il s’agit d’une boucle, tout dépend d’où vous venez.

Que vous dire de plus que de profiter des panoramas qui s’offriront à vous ainsi que la flore. N’hésitez pas à vous attarder aux lacs d’origines volcaniques de La Godivelle, l’église Saint-Blaise de La Godivelle (partiellement modifée au XIIe siècle). La Godivelle est la commune la plus haute du département et la moins peuplée (17 hab. en 2022) et la fontaine sur la place de l’église est la plus large du département.
Le sentier chevauche de temps en temps le TVR (Tour des Vaches Rouges) vous le remarquerez aux balisages.

Parrot – Le Luguet

Prendre encore un plus de hauteur pour mieux profitez des plus beaux panoramas du Cézallier. Vérifiez la météo avant d’y aller.

Trace GPX d'une randonnée en boucle de 16,97 km au départ de Parrot, atteignant le Signal du Luguet à 1 551 m, avec profil altimétrique coloré selon l'altitude.
Parcours Parrot – Le Luguet (16,97 km – 5h39 – alt. entre 1 100 m et 1 551 m) affiché sur fond de carte topographique. Le dégradé de couleurs indique l’altitude : du bleu foncé (points hauts) au rouge foncé (points bas). Départ depuis le hameau de Parrot.

Boucle
Distance : 17 km
Dénivelé : 455 D+
Balisage : vert

De Parrot jusqu’au km 13 le sentier suit celui du TVR. Au km 14 sur votre droite le point culminant couronné d’un bois (bois de la Croix des Champs), le Signal du Luguet 1 547 m.

Que vous dire de plus sinon qu’il s’agit d’une des plus belles vallées glaciaires du Massif Central.

J’espère vous avoir donné envie d’aller dans le Cézallier, moins connu que le tour des puys et pourtant un lieu magnifique et dépaysant.
Laissez vos commentaires après les photos ci-dessous.

Vue panoramique sur les plateaux enneigés du Cézallier par temps clair, avec en arrière-plan un sommet tabulaire caractéristique du massif, des épicéas et des landes de genêts au premier plan.
Les vastes plateaux du Cézallier sous la neige, avec le profil aplati et reconnaissable du Signal du Luguet à l’horizon.
Caillebotis en bois traversant une zone humide enneigée sur les hauteurs du Cézallier, bordé de clôtures et de jeunes épicéas, sous un ciel bleu dégagé.
Un caillebotis balisé guide le randonneur à travers les zones humides d’altitude du Cézallier, même en conditions hivernales.
Chemin enneigé bordé de deux rangées de clôtures en fil barbelé et poteaux en bois, montant vers un plateau d'altitude sous un ciel bleu sans nuages.
Un chemin d’estive entièrement recouvert de neige s’étire entre les clôtures des pâturages d’altitude, guidant le regard vers les sommets du Cézallier.

Petite vidéo pour conclure

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Jeunes en difficultés – Favoriser leur réinsertion par la marche – L’Initiative de l’Association SEUIL

571 mots, temps de lecture 3 minutes.

Redonner espoir aux adolescents en difficulté

L’association SEUIL propose une approche innovante pour aider les jeunes en difficulté à se reconstruire : une marche éducative de près de 1 800 kilomètres. Pendant trois mois, ces adolescents partent en randonnée, accompagnés d’un adulte, loin de leurs problèmes familiaux, scolaires ou sociaux, pour redonner un sens à leur avenir.

Marche et invente ta vie

Slogan de l’association SEUIL

 

– Et toi sima, tu vas te lancer dans cette aventure ?
– j’avoue que c’est tentant, mais je n’ai jamais marché trois mois, plus pour des questions de budget que de temps.

Une méthode qui fait ses preuves

L’idée est simple : un adolescent, un accompagnant et trois mois de marche. Ce parcours initiatique, à la fois physique et mental, permet aux jeunes de 14 à 18 ans de se recentrer et de se reconstruire.

Tout a commencé avec Bernard Ollivier, écrivain, ancien journaliste et passionné de randonnée. Au début de sa retraite il s’est lancé sur le chemin de Compostelle. Pendant son voyage il entend parler d’un adulte de l’association Oikoten (article sur Oikoten) accompagné de deux garçons (jeunes délinquants), un concept étonnant, une alternative à l’incarcération : celle de marcher. Une révélation pour lui.

Une aventure aux effets positifs

Les résultats parlent d’eux-mêmes : 60 % des jeunes reviennent avec un projet de réinsertion solide et 85 % des éducateurs considèrent cette expérience comme une réussite, même lorsque le parcours n’est pas terminé.
La marche a ses bienfaits : elle réduit les comportements violents et agressifs, améliore la confiance en soi et encourage la prise de responsabilités. Les adolescents traversent trois grandes phases au fil de leur périple : d’abord une période d’adaptation physique, suivie d’une phase d’euphorie, puis vient enfin le moment de l’élaboration d’un projet pour leur retour.

Une organisation solidaire et engagée

Chaque année, l’association SEUIL organise 35 marches en France et à l’étranger, grâce à une équipe de bénévoles et d’éducateurs engagés. Les accompagnants, qu’ils soient professionnels de l’éducation ou passionnés de randonnée, jouent un rôle essentiel dans cette aventure humaine.

Lors de la marche le jeune ainsi que l’accompagnatrice ou accompagnateur tiennent chacun un journal de bord qu’ils transmettent régulièrement. Ces journaux sont publiés tout en préservant l’anonymat et le respect des jeunes.

À l’issue du voyage, une fête est organisée pour chaque participant. Famille, amis et éducateurs se réunissent pour célébrer ce moment clé, qui marque une étape importante dans leur réinsertion.

Rejoindre l’aventure

Que vous soyez éducateur ou simplement amoureux de la marche, vous pouvez prendre part à cette initiative en devenant accompagnant ou en proposant des dons ou du bénévolat. Les départs ont lieu tout au long de l’année, offrant de nombreuses opportunités de s’engager.

L’association SEUIL prouve que la marche peut être un outil puissant de réinsertion. Elle offre à ces jeunes une chance de se reconstruire et de retrouver leur place dans la société, un pas après l’autre.

Bien entendu, pour la réussite d’un tel projet il y a la volonté de toute l’équipe Seuil, du jeune en question, son accompagnant et l’aval la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) et l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

Les sources :
L’association SEUIL (AssoSeuil)
N’hésitez pas à lire toutes les rubriques de chaque onglet et ne manquez pas non-plus les récits dans Actus.
Les dons et le bénévolat sont aussi très importants pour l’association.

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Trucs et astuces pour la randonnée itinérante

1 584 mots, temps de lecture 8 minutes

Je vous en avais parlé, je vous l’avais promis, voilà c’est enfin publié !

Les petits trucs et astuces pour s’alléger en randonnée sans trop perdre de confort.

– Ha enfin !!!… Tu vas nous apprendre plein de trucs et astuces !
– Pas forcément, j’en ai parfois déjà parlé dans d’autres articles.

Avant tout

Sachez que tous les conseils proviennent d’échanges avec d’autres randonneurs. Des astuces que l’on s’approprie, que l’on adapte à nos besoins, parfois l’on croit l’inventer avant de se rendre compte que d’autres font de même voir mieux. Il va y avoir une liste, non exhaustive, je ne les utilise pas toutes, mais je préciserai ce que j’applique régulièrement.

Le bivouac

Pour la tente, vous avez pu le voir dans mes billets, j’utilise une tente relativement légère qui se monte avec un bâton de marche. On la voit dans l’article Randonner en Normandie dans le Pays de Caux il s’agit d’une NightCat 1P.

Pour protéger le dessous de ma tente je pose au sol une couverture de survie réutilisable. Je ne suis pas convaincu de la supposée isolation qu’elle devrait apporter et ne couvre pas la surface ma tente. Tom23 utilise une feuille plastique très fine légère et solide, il s’agit d’un film utilisé pour les survitrages, j’envisage faire de même.

J’avais expliqué comment transformer un poncho en tard, pour un double usage. Il en existe dans le commerce adapté pour ce double usage il y en a même qui font tente, exemple ici on doit pouvoir trouver à d’autre prix, je ne suis pas sponsorisé..

Pour dormir, avoir un sac en soie (appelé aussi sac à viande) en plus du duvet permet de gagner quelques degrés lors des nuits un peu plus fraîches que prévu.

Réchaud, feu, vaisselle, rangement

Brûleur de réchaud à gaz BRS 3000T en titane, posé sur une surface blanche à côté d'une règle graduée en centimètres, montrant une largeur d'environ 10 cm avec les bras de support dépliés.
Le BRS 3000T dans la paume… ou presque. Ce brûleur en titane ne dépasse pas 10 cm de largeur une fois déplié, pour un poids plume de 25 g.

Pour mon réchaud j’utilise un brûleur BRS 3000T, c’est très léger (27gr), j’utilise également un coupe-vent pour le rendre légèrement plus performant et économiser un peu de gaz.

Couverts

Deux options de couverts de randonnée posés sur une surface blanche avec une règle graduée : un couvert pliant noir combinant fourchette, couteau-scie et cuillère (environ 14 cm déplié), et un set de deux pièces orange en plastique rigide — une fourchette et une spatule-cuillère tronquées (environ 8 cm), séparables par un clip.
Pliant ou raccourci : deux philosophies pour un même objectif, gagner de la place dans le sac sans sacrifier le repas au bivouac.

J’utilise soit ceux dont j’ai coupés les manches, soit ma cuillère/fourchette pliante.
Cela dit, si vous consommez de la nourriture lyophilisée, mieux vaut avoir une longue cuillère en titane pour pouvoir remuer dans le fond du sachet, les couverts coupés ou courts sont peu pratiques dans ce cas.

Vaisselle

Petit carré d'éponge à récurer double face — mousse jaune et face abrasive verte — découpé à environ 4 cm de côté, posé sur une surface blanche à côté d'une règle graduée en centimètres.
Une éponge classique découpée au quart de sa taille : même efficacité, quatre fois moins de place et de poids.

J’utilise un bout d’éponge découpée.

Feu

allume-feu à friction de type fire starter, à poignée ovale orange et cordelette noire, posés sur une surface blanche devant une règle graduée : l'un présente la tige en ferrocérium noire, l'autre la racle métallique argentée intégrée dans la poignée.
Vent, pluie, altitude : là où le briquet capitule, la pierre à feu prend le relais. Un duo de secours qui tient dans la paume.
Petite boîte d'allumettes à décor rétro style "Auto Batteries", glissée dans un sachet plastique transparent zippé et posée sur une surface blanche devant une règle graduée, mesurant environ 5 cm de long.
Trois grammes, trois centimètres, et la certitude d’avoir toujours de quoi faire du feu – même après une averse.
Rouleau de ruban adhésif toilé gris Pattex d'environ 10 cm de diamètre posé à côté d'un briquet BIC miniature entièrement recouvert de plusieurs tours du même adhésif gris, sur une surface blanche avec une règle graduée en centimètres.
Pas besoin d’emporter le rouleau entier : quelques décimètres d’adhésif enroulés autour du briquet suffisent pour la quasi-totalité des réparations en bivouac.

Si j’ai bien un allume-feu par friction que j’ai déjà testé, histoire de m’amuser, je ne l’emmène pas en randonnée.
J’utilise un briquet sur lequel j’enroule environ 80 cm d’adhésif (résistant et qui se découpe à la main) pour réparer une déchirure sur ma tente, mon poncho, mon sac… Donc le briquet sert aussi de rouleau d’adhésif. j’emporte toujours une petite boite d’allumettes dans un sachet étanche si le briquet rend l’âme car il n’est pas neuf.

Rangement

Gamelle cylindrique en titane brossé avec couvercle à poignée rabattable, posée ouverte sur une surface blanche devant une règle graduée (environ 12 cm de diamètre). Elle contient, visibles de dessus : le brûleur BRS 3000T replié, une cartouche de gaz, le briquet enrubanné d'adhésif gris, les couverts orange, le carré d'éponge, et une pochette en nylon vert anis à cordon.
Un seul contenant, tout le nécessaire : brûleur, gaz, briquet, couverts et éponge s’emboîtent parfaitement dans la gamelle en titane.
Gamelle cylindrique en titane fermée par son couvercle, glissée dans une housse de protection en filet élastique gris à mailles larges fermée par un cordon noir, posée sur une surface blanche devant une règle graduée indiquant environ 10 cm de diamètre.
Une fois le couvercle clipsé et la housse resserrée, l’ensemble du kit cuisine ne dépasse pas 10 cm de diamètre – prêt à rejoindre le sac en quelques secondes.

Le tout, bien rangé, rentre dans ma gamelle en titane (550 ml).

Eau

Gourde souple collapsible bleu marine à bouchon rotatif avec filtre intégré de marque LifeStraw, posée à plat sur une surface blanche à côté de sa seringue de rétro-lavage transparente et grise d'environ 10 cm, devant une règle graduée indiquant environ 15 cm de long pour la gourde à plat.
Plate quand elle est vide, efficace quand elle est pleine : la gourde filtrante LifeStraw permet de s’approvisionner directement en ruisseau ou source, sans emporter de stock d’eau superflu.

En plus de ma poche à eau qui se trouve dans mon sac je prends ma gourde filtrante, à côté il s’agit d’une grosse seringue pour nettoyer le filtre. Il existe d’autres gourdes filtrantes, si vous prenez une bonne marque elles sont toutes performantes.

Bouteille en plastique PET transparent d'environ 75 cl à paroi striée, posée debout sur une surface en marbre devant une règle graduée (environ 28 cm de haut), avec deux bouchons à vis posés devant elle : un vert hermétique et un bleu perforé de petits trous.
Bouchon vert pour transporter l’eau, bouchon bleu pour se rincer : une bouteille banale qui devient un outil à double fonction au bivouac.
Gros plan sur deux bouchons à vis en plastique d'environ 4 cm de diamètre posés côte à côte devant une règle graduée, au pied d'une bouteille PET transparente : un bouchon vert lisse et hermétique, un bouchon bleu percé d'une quinzaine de petits trous irréguliers sur toute sa surface.
Tout se joue dans ce détail : une quinzaine de trous percés à l’aiguille dans le bouchon bleu suffisent à transformer la bouteille en douche de camp.

Une bouteille vide
La bouteille et ses deux bouchons… Vide, elle peut être utile la nuit lorsqu’il pleut ou qu’il fait très froid à l’extérieur pour y faire pipi sans sortir de sa tente (prendre le bon bouchon sans trou pour la refermer), pour les femmes, pas certains que ce soit pratique. Bien la rincée et rempli d’eau avec le bouchon percé de plusieurs petits trous de 1,5 mm, elle sert de douchette.

Brossage des dents

Trois objets posés sur une surface blanche devant une règle graduée : en haut un pastille de dentifrice solide blanc cylindrique d'environ 2 cm de diamètre, au centre un bâton de siwak brun naturel d'environ 14 cm aux fibres effilochées à une extrémité, en bas une brosse à dents en bambou gravée "Dentamyl" d'environ 17 cm aux poils blancs synthétiques.
Trois objets, deux systèmes : la brosse bambou avec son dentifrice solide pour l’hygiène classique, ou le bâton de siwak pour voyager encore plus minimaliste.

Vous avez le choix entre la brosse à dent, vous pouvez couper un peu le manche pour la rendre plus légère (là, elle est neuve et pas coupée) ou utiliser un bâton de siwak que vous pouvez aussi écourter (là pas besoin de dentifrice). Il existe des petites pastilles sèches de dentifrice comme sur la photo.
Personnellement, je n’utilise pas de dentifrice… Voyons plus bas !

Savon et shampoing

Deux produits d'hygiène posés sur une surface blanche devant une règle graduée : à gauche une petite boîte à protège-dents en plastique vert ouverte contenant un pain de savon jaune-ocre d'environ 5 cm, à droite un fragment de shampoing solide beige rosé en forme de galet d'environ 5 cm, tous deux posés devant une règle graduée.
La boîte à protège-dents : le contenant inattendu qui protège le savon et évite de graisser tout le sac.À droite shampoing solide

J’utilise le savon pour me brosser les dents (je sais, ça a mauvais goût), pour me laver (corps et cheveux) pour me raser et pour laver mon linge. Mais si vous avez des cheveux longs et que vous tenez vraiment au shampoing, il en existe des secs comme à droite sur la photo. Je l’utilise chez-moi, sous la douche. Ma boite à savon est une boite à protège-dents.

Coquetterie

Deux objets posés sur une surface blanche devant une règle graduée : à gauche un miroir rectangulaire en métal poli argenté d'environ 8 cm glissé dans un étui en cuir noir cousu à languette de préhension, à droite un flacon échantillon en verre transparent d'environ 5 cm avec bouchon noir contenant un parfum ambré, portant une étiquette Paco Rabanne Invictus Glory.
Parce que bivouaquer ne signifie pas renoncer à tout : un miroir format carte de crédit et un échantillon de parfum pour quelques grammes de bien-être en plus.

Comme j’aime me raser j’utilise un miroir en aluminium poli (27 gr avec sa house) et un rasoir jetable que je réutilise le plus longtemps possible. Si vous souhaitez vous parfumer, plutôt sue de prendre un flacon, pensez aux échantillons c’est suffisant et beaucoup plus léger, il m’est arrivé d’en prendre lorsque je sais que je vais rester plus longtemps que la durée de ma randonnée comme lors de ma randonnée sur le GR34 où je suis resté quelques jours à Tréboul.

Gant de toilette et serviette

Deux articles de toilette en microfibre posés sur une surface blanche devant une règle graduée : à gauche un mini gant de toilette bleu turquoise plié en carré d'environ 10 cm, à droite une mini serviette en microfibre gris anthracite à liserés orange roulée sur elle-même d'environ 8 cm de diamètre.
Microfibre, format réduit : le gant et la serviette pèsent ensemble moins de 100 g et sèchent en quelques minutes après utilisation.

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Si j’ai bien un gant de toilette fabriqué depuis un bout de tissu microfibre, je ne l’ai pourtant jamais emporté. Ma serviette de bain/toilette est en microfibre 39X55, ça peut paraître petit, mais c’est suffisant, de couleur noire car ça sèche plus vite au soleil.

Autres astuces en vrac

  • Gel hydroalcoolique : Si vous avez fait pipi ou autre… ou même tenir vos bâtons de marche, mettre sa main dans le sachet à grignotage sans se laver un minimum, c’est limite, non ? Un petit coup de gel hydroalcoolique et c’est bon. Autre chose, lors de ma randonnée « Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02« , le jour 2 je me suis assis sur un rocher sous des pins, lorsque je me suis relevé, j’avais plein de résine sur les fesses. Le soir, impossible d’enlever la résine avec de l’eau et du savon… Un peu de gel hydroalcoolique sur un chiffon et c’est magique ! je suis reparti le lendemain avec un pantalon tout propre.
  • Quelques épingles à nourrice : Pour accrocher son linge sur le sac à dos pour le faire sécher tout en marchant (j’ai testé avec des pinces à linge, ça ne tient pas).
  • Étiquettes de vêtement : Elles sont de plus en plus longues et cousues en bouquets de plusieurs étiquettes, en les coupant, non seulement vos vêtements ne gratteront plus et vous aurez gagné des grammes.
  • Les « au cas où » : En dehors de votre trousse de secours, sifflet et « sac à viande », tous les autres objets que vous emporterez pour « au cas où » ont de grande chance de ne jamais vous servir, vous encombrer et vous ajouter du poids. Bref, n’emportez rien de « au cas où » !

Pour terminer

Cette liste n’est pas exhaustive, vous avez certainement vos propres trucs et astuces et ce qu’il faut retenir, est de ne pas s’encombrer inutilement, essayer d’avoir un multi-usage de chaque chose que vous emporterez (quand c’est possible). Un dicton de randonneurs : Le poids de ton sac est le miroir de tes peurs (ou craintes). on le trouve écrit avec quelques variantes.

N’hésitez pas à commenter l’article ou partager vos propres trucs et astuces, ou des variantes de celles citées.

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Avantages et inconvénients des bâtons de randonnée

1 285 mots, temps de lecture 7 minutes.

Rando – Avantages et inconvénients des bâtons de marche en randonnée.

Voilà un article qui somnolait dans mes brouillons depuis longtemps. Pour l’écrire, je me suis beaucoup documenté, le but étant de mettre en parallèle mes lectures et mon ressenti lié à ma propre expérience : comparer le scientifique à mon expérience. C’est donc très subjectif et chacun pourrait avoir une interprétation des lectures ainsi que des expériences différentes des miennes.

Revenons au vif du sujet. Je parle ici de randonnée et donc des bâtons qui vont avec, je ne parle pas de marche nordique, vous verrez qu’il y a aussi plein d’études sur le sujet. Je marche généralement avec des bâtons de marche.

On le voit, les bâtons de marche sont de plus en plus populaires et leurs bienfaits sont souvent vantés sur le web. Qu’en est-il réellement ? Sont-ils vraiment utiles ? Facilitent-ils la respiration ? Soulagent-ils les articulations et les muscles ? Je vais essayer de faire un tour d’horizon en parlant également de mon ressenti.

Avertissement

Plus bas, je vous mets des liens, non pas de mes références directes, mais de la façon dont j’ai procédé pour me documenter. Ainsi, vous pourrez faire vos propres recherches en lisant des publications différentes des miennes, c’est aussi l’intérêt pour se faire sa propre idée. Les publications sont malheureusement en anglais sauf une. Ne trouvant pas ce que je cherchais sur mon moteur favori (Mojeek), j’ai utilisé « Google Scholar ». Vous vous doutez bien que je suis loin d’avoir lu toutes les publications sur le sujet.

Mon brouillon de base partait dans tous les sens, j’ai opté pour couper le sujet en deux parties : Avantages et Inconvénients, et reprendre les thématiques abordées dans les publications.

– Quoi Sima ! T’as utilisé Google ? HOOUUuuu la honte ! Traître !
– Bon, on se calme, si tu as d’autres solutions, je suis preneur !

Avantages des bâtons de marche

Soulagement des articulations
Une étude publiée dans le « Journal of Sports Sciences » (2017) a montré que l’utilisation de bâtons réduisait de 20 à 25 % la force exercée sur les genoux lors des descentes et la majorité des publications vont dans ce sens sans pour autant parler de pourcentage. Ils (les bâtons) réduisent la charge sur les articulations, en particulier les genoux, les chevilles et les hanches. Ils répartissent le poids du corps et du sac à dos sur les bras et les épaules, ce qui diminue la pression sur les membres inférieurs.

Lors de ma randonnée « Le Faou – Douarnenez« , je suis parti dès le premier jour avec une douleur à la cheville gauche et donc avec une grande inquiétude dès le départ. La douleur a disparu malgré les heures de marche. Cela n’est pas dû seulement aux bâtons, je me suis massé la cheville la veille au soir, le matin avant de partir et chaque fois que j’ai pu. J’ai fait également attention à la façon dont je marchais, mes appuis, en cela les bâtons m’ont aidé.

Meilleure stabilité et équilibre
On constate également que les bâtons offrent un soutien supplémentaire, surtout sur terrains accidentés, glissants ou en pente. Ils aident à maintenir l’équilibre et réduisent le risque de chutes mais ne les évitent pas toujours. Lors de ma randonnée « GR de Pays du Val d’Allier« , j’ai chuté trois fois et je dois reconnaître qu’ils ont permis d’amorti mes chutes.

Réduction de la fatigue musculaire
Avec les bâtons, les muscles des bras et le haut du corps participent à l’effort, ce qui soulage les jambes. Une étude parue dans « Medicine & Science in Sports & Exercise (2001) » a démontré que l’utilisation de bâtons réduisait la fatigue des muscles des jambes et améliorait l’endurance sur les longues distances. Par contre, une autre étude dans ResearchGate « Pole Walking Is Faster but Not Cheaper During Steep Uphill Walking » dit que dans les montées raides il n’y a pas de gain… Sauf que cette dernière est faite en salle sur un tapis roulant qui s’incline. Pour moi, le ressenti de soulagement est aussi bien, sur le plat que dans les descentes ou montées. En montée, les bâtons m’aident à propulser mon corps vers l’avant. En descente, ils me servent de frein et réduisent l’impact sur mes genoux.

Amélioration de la posture
Il ressort de ces études qu’avec les bâtons nous avons une posture plus droite et peut prévenir les maux de dos, ça améliore aussi la respiration en maintenant le dos droit et la cage thoracique plus ouverte. Je valide totalement car j’ai une meilleure posture alors que j’aurais tendance à un peu trop me pencher en avant. Moi qui suis sujet aux lombalgies, je n’ai jamais eu de problème de dos en randonnée alors que je porte une charge.

Inconvénients des bâtons de marche

Rythme cardiaque et dépense d’énergie
Pratiquement toutes les études que j’ai pu lire démontrent qu’avec les bâtons il y a une légère accélération du rythme cardiaque et donc une légère augmentation de la dépense énergétique. N’ayant jamais pris mon pouls avec ou sans bâtons pour vérifier, je veux bien le croire puisque l’on active quatre membres au lieu de deux, mais je pense que cela est compensé par des efforts mieux répartis, une meilleure oxygénation du sang par une meilleure posture. C’est le seul léger inconvénient qui ressort de ses diverses études, cela dit je vais vous en trouver d’autres.

Poids supplémentaire
De fait, les bâtons ajoutent un poids à transporter, ce qui peut être perçu comme une contrainte pour certains randonneurs, surtout les adeptes de la MUL (Marche Ultra Légère).

Encombrement
Lorsque l’on souhaite faire des tronçons de marche sans bâtons, il faut généralement déposer son sac à dos pour les accrocher ou les décrocher. Pour prendre des photos, les bâtons sont une gêne et pour les arrêts « techniques » (pipi, caca), il faut les poser ou les piquer… Il m’est arrivé de repartir sur quelques centaines de mètres avant de me rendre compte que je les avais oubliés, et obligé de faire demi-tour.

Apprentissage nécessaire
Si en randonnée nordique, l’on peut trouver des profs dans de bons clubs qui vous enseignent la bonne pratique, c’est beaucoup plus rare pour la randonnée. Je croise souvent des personnes avec des bâtons mal réglés, qui n’en font pas bon usage ni sur plat, ni dans les montées et les descentes… Le sentiment qu’ils se promènent avec des bâtons dont ils ne savent que faire. Pour ces derniers, il s’agit plus d’une aide psychologique que réel me semble-t-il.

Pour faire court

Les bâtons de marche facilitent la respiration, soulagent les articulations et les muscles des jambes, ils tonifient la partie haute du corps et, si sur de courtes distances ce n’est pas moins fatigant, ils améliorent l’endurance sur de longues distances.

Les liens tant promis

Un seul en français mais malheureusement le moins intéressant car l’étude est sur peu de sujets et peu étoffée.
https://depot-e.uqtr.ca/id/eprint/1512/1/000135708.pdf

Les autres vous permettent de trouver plein d’autres études, vous aurez l’embarras du choix. Certains nécessite de créer un compte pour obtenir la publication.
https://scholar.google.fr/

Exemples de recherches :
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&as_vis=1&q=Journal+of+Sports+Sciences+%282017%29+Reduction+of+joint+load+with+hiking+poles&btnG=
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&as_vis=1&q=Medicine+%26+Science+in+Sports+%26+Exercise+%282001%29+Study+on+the+reduction+of+muscular+fatigue+with+the+use+of+poles&btnG=
https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&as_vis=1&q=European+Journal+of+Applied+Physiology+%282005%29+Analysis+of+the+effects+of+poles+on+posture+and+effort+distribution.&btnG=

Vous voyez l’idé ? vous avez de quoi faire si vous le souhaitez.

– Wouaaa ! Mais t’es devenu bon en anglais Sima !
– Heu non, j’ai pas beaucoup évolué… Les traducteurs Firefox, Deelp et Reverso sont mes amis.

Pour terminer

Je trouve que les bâtons m’offrent de nombreux avantages comme protèger les articulations, améliorer la stabilité et la posture et tonifient le haut du corps. Pour l’anecdote lors de mon retour du « Tour des Puys d’Auvergne » on m’a fait remarquer que j’avais pris des bras, des épaules et des pectoraux, j’ai gonflé le torse à ce moment-là. Bref, essayer les bâtons de marche de randonnée sur plusieurs jours, c’est les adopter !

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Journée sans écran

676 mots, temps de lecture 4 minutes

Ces jours-ci je vois proliférer sur Mastodon le dièse : #JournéeSansEcran

Comment interpréter ce dièse, ou du moins, comment JE l’interprète?

Il s’agit d’une invitation à se déconnecter, faire une pause, face à l’overdose numérique qui rythme nos vies. D’une certaine façon, renouer avec les interactions humaines IRL (In Real Life / Dans la vie réelle) et avec l’instant présent c’est-à-dire avec soi-même. Échapper, le temps d’une journée, aux sollicitations des notifications. Ne plus faire face aux écrans.

Étonnement, je ne me sens pas concerné par ce dièse…

– Hein?! Quoi Sima?! Mais t’es souvent devant tes écrans, toi aussi!…
– Hé oui, je sais et j’en avais déjà parlé sur un billet « Esclave des notifications » et dans « Je ne suis pas accessible H24« 

Alors, qu’est-ce qui a changé depuis ces articles de 2022 et 2023 ?
Eh bien… pas grand-chose, en fait.

Mon PC

Dans cet article, je n’avais pas beaucoup abordé mon usage du PC. Pourtant, c’est bien là que je passe le plus de temps “numérique”. Sur mon PC, je fais ce que j’ai besoin de faire ainsi que lire mes mails, suivre l’actualité (Mediapart, Reporterre, etc.), et faire quelques recherches. J’aime jouer l’osinteur (OSINT) pour vérifier les sources, là je peux y passer du temps… Il faut relativiser, car je peux très bien passer un weekend sans toucher mon PC, pendant les vacances j’y vais très rarement pour vérifier un courrier que j’attends, ou faire des recherches de lieux de visites…

Après 20h30, c’est très rare que je sois sur mon PC.

Mon smartphone

Comme dit dans les articles cités, la majorité des notifications sont désactivées, pas de boîte courriel configurée. Mon smartphone est généralement en mode vibreur et la nuit en mode silencieux, voire mode « avion ». Parfois, je l’oublie même en mode avion pendant des heures. Et comme pour mon PC, je peux passer plusieurs jours sans y toucher.

Zéro stress, cool la life

Le soir je mets mon phone en mode silencieux ou avion au moment de se regarder un film, si l’on en regarde un, sinon au couché. c’est là où je découvre souvent des notifications qui datent de quelques heures. Je réponds à celles qu’une réponse rapide suffit et qui n’engage pas une conversation. Pour les autres je verrai le lendemain, si j’y pense.

Le matin, petit déjeuner tranquille, je prends mon temps, puis la toilette. Quand je suis prêt je vais boire mon café dans mon troquet de quartier et c’est après avoir salué mes connaissances et que l’on m’a servi mon café et mon verre d’eau que j’enlève le mode silencieux ou avion.

Si je ne vais pas boire mon café, mon phone peut rester pendant de longues heures en mode silencieux ou avion, jusqu’au moement où je m’en rends compte

Lors de mes randonnées, j’ai bien mon smartphone mais il est en mode « avion » il n’y a que le GPS d’activé et OSM qui tourne, il me sert à enregistrer mes traces GPX et m’orienter si je n’ai pas de carte IGN (papier). Une fois au bivouac, je quitte le mode avion juste pour envoyer un court SMS à Mme : “Tout va bien, je me pose là (coordonnées GPS).” Ensuite, retour en mode avion. Et si je n’ai pas de réseau, j’envoie le SMS plus tard, quand je capte. Mme sait qu’elle n’a pas à s’inquiéter si je ne donne pas de nouvelles quotidiennement.

Pas concerné par le #JournéeSansEcran

On le voit, dans le mois, je peux facilement passer plusieurs journées sans écran, sans avoir à me le rappeler via un dièse. C’est tout simplement une partie normale de mon mode de vie. Ça fait maintenant quelques années que j’ai décidé de ne pas être esclave des notifications et passer du temps devant les écrans que ce qui me paraît nécessaire et surtout j’en attends rien. Mais pour ceux qui sont accros le #JournéeSansEcran peut être un bon début.

Et vous, que pensez-vous de cette initiative #JournéeSansEcran ? Partagez votre ressenti et vos propres expériences dans les commentaires !

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La Femme de Ménage de Freida McFadden (Trilogie)

507 mots, temps de lecture 3 minutes.

La Femme de Ménage de Freida McFadden, une trilogie à découvrir.

La Femme de Ménage, tome 1 (2023)
Elle connaît vos secrets. Découvrez les siens.

Traductrice : Karine Forestier
EAN : 9782290391174
Édition : J’ai lu (416 pages)

Couverture du roman La Femme de Ménage de Freida McFadden, édition de poche, fond sombre avec un œil visible à travers un trou de serrure.
La Femme de Ménage – Freida McFadden | Tome 1

La Femme de Ménage, tome 2 (2024)
Les secrets de la femme de ménage.

Traductrice : Karine Forestier
EAN : 9782290391198
Édition : J’ai lu (416 pages)

Couverture du roman Les Secrets de la Femme de Ménage de Freida McFadden, édition de poche, fond beige/crème avec un œil visible à travers un trou de serrure.
Les Secrets de la Femme de Ménage – Freida McFadden | Tome 2

La Femme de Ménage voit tout, tome 3 (2024)
Elle habite dans la maison d’à côté, Maintenant elle connaît tous vos secrets.

Traductrice : Karine Forestier
EAN : 9782824627571
Édition : City Edition (400 pages)

Couverture du roman La Femme de Ménage Voit Tout de Freida McFadden, édition iCIty, fond sombre avec un œil visible à travers un trou de serrure et un sous-titre accrocheur.
La Femme de Ménage Voit Tout – Freida McFadden | Tome 3

Continez la lecture de l’article pour tout savoir… ou presque!

La sortie du tome 3 chez mon libraire de quartier a attisé ma curiosité, après avoir lu le quatrième de couverture j’ai décidé de lire la trilogie en commençant par le tome 1, jusqu’au 3.
Si l’on peut les lire indépendamment les uns des autres je préconise tout de même de commencer par le tome 1.
Je ne vais pas vous faire ici un résumé tome par tome mais mon ressenti sur l’ensemble de la trilogie.

Le personnage central

Il s’agit de Millie l’héroïne des trois tomes, une jeune femme complexe au parcours touchant et complexe. Freida par ce thriller aborde les thèmes de la résilience mais aussi d’une part de soumission… En effet, Millie qui cherche à « s’intégrer » par un emploi fixe à un lourd passé, un passé carcéral, malgré son jeune âge. On le sait, aux États-Unis, trouver un emploi lorsque l’on a un passé carcéral est un grand handicap. Pour garder un emploi on ne souhaite pas que l’employeur fasse des recherches car c’est le risque d’être licencié ce qui oblige une certaine docilité par garder son emploi. C’est en quelque sorte la double peine que subira Millie durant les trois tomes, d’ailleurs dans le 3 on la retrouve plus âgée, mariée et deux enfants. Mais Millie n’est pas genre à se laisser faire !

Mon ressenti

Freida Mc Fadden fait en sorte que l’on s’attache à certains personnages, et, que l’on en déteste certains autres mais attention, il ne faut pas se fier aux apparences, la dynamique entre protagonistes est très bien faite. Attendez-vous à des rebondissements.

Si l’émotion et la profondeur psychologique est au rendez-vous, on reste dans un thriller et non un polar car côté enquête, car il y a forcément enquête policière, on n’est pas dans le « Prix du quai des Orfèvres », ce qui n’en fait pas moins un vrai page-turner.

J’ai vraiment aimé, apprécié, même si parfois c’est un peu « tiré par les cheveux »… La lecture des trois tomes était vraiment agréable ponctuée de suspens et d’inattendus sans oublier les petites pointes d’humours ! c’est ce que l’on attend d’un thriller !

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Bilan 2024 et résolutions

680 mots, temps de lecture 4 minutes.

Janvier, comme chaque année vient le moment de faire un bilan sur l’année écoulée.
Il s’agit d’un bilan plus étendu je vais tout de même essayer de ne pas trop m’éparpiller.

Le blog

47 articles, si l’on soustrait les deux ou trois articles où je dis que je suis en pause (écrire pour dire que l’on écrit pas) on voit que l’objectif d’un billet par semaine n’est pas tenu, j’avais d’ailleurs prévenu dans le bilan de l’an passé que j’aurai du mal à tenir.
L’objectif
Je ne prends pas l’objectif comme un défit à tenir coûte que coûte, c’est juste pour me donner une motivation et non une contrainte pour essayer de maintenir une certaine régularité.

Les commentaires

J’en ai eu beaucoup plus que les autres années et ça fait énormément plaisir ! Je ne censure aucun commentaire sauf les spams que je n’ai plus depuis que je ferme les commentaires après un mois de publication de l’article (les spams arrivaient que sur des anciens articles), pour 2025 je vais tester en laissant les commentaires ouverts durant 60 jours.

Les rubriques

En 2024 la plus riche est Rando. Je ne cherche pas à alterner les rubriques d’une semaine sur l’autre, j’écris en fonction des idées qui me viennent.

Généalogie : j’y plonge de temps en temps mais il vrai que je n’ai pas grand-chose à raconter sur le blog.

Littérature : Cette année est celle où j’ai le plus lu (26 livres et une BD) avec de nombreux coups de cœur pourtant c’est la thématique sur laquelle j’ai le plus de mal à m’exprimer, j’ai donc de nombreux brouillons mais plus le temps passe, plus il est difficile de replonger dans l’écriture.

Tuto et Applications : je teste de moins en moins de nouvelles choses, c’est donc au fil du temps et de ce que teste ou découvre.

– Sima, comment écris-tu tes articles, quels outils utilises-tu ?
– Tiens, une question qui m’a déjà été posée lors d’une permanence Root66

Ma façon d’écrire et mes outils

Je ne me casse pas la tête. J’utilise un traitement texte, LibreOffice sur lequel j’écris mon brouillon d’une façon très linéaire.
Quand il est près je copie sur un éditeur de texte brut pour supprimer les métadonnées liées au traitement de texte et recopie sur mon blog où je fais la mise en page.

S’il s’agit de Tuto avec des lignes de commande, c’est assez rapide, il me suffit de faire des copiés/collés depuis l’historique de mon terminal et expliquer entre chaque ligne de commande.

Lors de la rédaction il m’arrive d’aller sur Crisco pour les synonymes et sur ATILF pour la définition des mots.

Lorsque qu’un article contient des photos c’est plus long, j’utilise la ligne de commande pour les redimensionner, et Gimp s’il y a du recadrage ou de la retouche.

Par contre pour 2025 j’envisage éditer mes articles directement sur VIM car je me rends compte que moins j’utilise Vim, plus je perds la main et les automatismes dessus. C’est donc juste très perso et pour le fun !

Résolutions 2025

Tenir le cap, du moins essayer, d’un article par semaine, le mercredi.
Revenir sur l’éditeur Vim même s’il risque d’y avoir au final plus de fautes d’orthographe, d’oublis de mot, etc, il n’y a pas de correcteur et je ne suis pas doué pour me relire, je vois mieux les fautes des autres que les miennes.
Continuer les randonnées et vous les raconter.
Bref ! Continuer à partager avec vous et y prendre du plaisir !

Pour terminer

Je vous souhaite une excellente année 2025, la santé surtout pour vous et vos proches et un petite image ci-dessous qui devrait vous porter bonheur en la regardant dans un miroir.

Séquence de chiffres stylisés « 9679111 » en typographie noire sur fond blanc, conçue comme un ambigrame révélant un message surprise lorsqu'on la regarde dans un miroir.
Création graphique originale de Sima78 – Un ambigrame astucieux jouant sur la symétrie des chiffres pour dissimuler un message personnel, lisible uniquement par réflexion dans un miroir.

– Woua Sima, tu nous la remets tous les ans…
– Je sais et je suis pour le recyclage, même de mes conneries.

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PS : écrit préalablement sur Vim.

Sac de couchage – duvet ou synthétique

1 010 mots, temps de lecture 5 minutes.

Mon comparatif entre sac de couchage en duvet vs sac de couchage synthétique

Bien choisir un sac de couchage est important lorsque l’on part en randonnée pour garantir un sommeil réparateur bien mérité. Je parlerais ici des sacs adaptés (3 saisons, printemps, été et automne).

Personne allongée dans un sac de couchage orange et bleu sur de l'herbe, tête posée sur un oreiller rouge, à côté d'un rocher.
Un sac de couchage utilisé en conditions extérieures. Non ce n’est pas moi…

Je parlerai de ma propre expérience qui vaut ce qu’elle vaut.

Les vendeurs, mais aussi beaucoup sur les forums, réseaux sociaux vous diront qu’en randonnée légère le duvet est mieux que le synthétique (plus léger, plus compressible, plus chaud, avec quelques inconvénients).

Voyons tout ça de plus près !

Sur le papier

  • Sac de couchage duvet « éthique » 600gr de remplissage (95 % duvet d’oie) Température de confort -2°C – +8°C, extrème -10°C, poids 1160 gr avec sac de compression.
  • Sac de couchage synthétique Lafuma, confort 8°C, transition 5°C, extrème -10°C . Poids 880 gr avec sac de compression.

Il y a plus de précisions sur le synthétique que sur le duvet.

On voit sur la photo ci-dessous, à gauche le duvet à droite le synthétique.

Deux sacs de couchage noirs compressés dans leur housse de rangement, posés côte à côte sur un carrelage blanc. Le sac de droite porte une étiquette verte de la marque Lafuma.
Deux sacs de couchage dans leur housse de compression.

Je prends soin du cas de couchage en duvet et lorsque je ne suis pas en randonnée il n’est pas dans son sac de compression mais dans un sac pour couette pour qu’il garde son volume.

Sac de couchage noir rangé dans une grande housse de stockage rouge à fenêtre transparente et fermeture éclair blanche, posée sur un carrelage.
Entre deux randonnées, le sac de couchage en duvet se stocke à l’air libre dans une housse grand volume pour préserver son gonflant.

– Ho, mais là Sima, tu ne compares pas deux sacs équivalents ! Sur le papier le duvet est plus performant !
– Je sais, et pourtant voyons la suite…

Le sac de couchage en duvet, j’en suis revenu !

Le côté « éthique »

Soit la fabrication d’un sac de couchage synthétique n’est pas écolo, sa production est certainement polluante même s’il est en partie avec des produits recyclés.
Voyons le soi-disant « éthique » d’un sac duvet : Cela signifie que le duvet provient d’animaux morts pour l’alimentaire et n’ont pas été tués expressément pour la fabrication de votre duvet. Fin ! Mais cela pose d’autres question sur le côté « éthique »… Pourquoi ont-ils été tués ? Si c’est pour la conception de foie gras et/ou proviennent d’élevages intensifs et comment ont-ils été tués ? Le côté « éthique » ne répond généralement pas à ces questions. Si je l’avoue, j’avais fait le choix d’un duvet « éthique » pour me donner bonne conscience. Aujourd’hui, je ne crois plus à cet argument.

Je pense donc qu’on peut balayer d’un revers de la main le soi-disant critère « éthique ».

Le prix

Le sac de couchage en duvet est nettement plus cher que celui synthétique. Si ici le synthétique est plus léger, les deux sacs ne sont pas donnés pour les mêmes températures conforts téoriques.

Les côtés techniques

Poids
À température de confort égales le sac de couchage en duvet est plus léger.

Encombrement
À température de confort égales le sac de couchage en duvet est moins encombrant, se compresse mieux.

– Ha, finalement Sima, celui en duvet est mieux que le synthétique !
– Pas si simple, car il y a un « mais » !

Température de confort

C’est là que le bât blesse !
Je vais juste prendre deux expériences, mais j’en ai eu d’autres.

  • Lors de ma randonnée du S24E04 – Rando en Suisse Normande avec sac de couchage en duvet et des températures nocturnes entre 5 et 7°C, j’ai régulièrement été dérangé par des coups de froids, pas à en claquer des dents mais suffisant pour me réveiller et ajouter parfois ma polaire par-dessus le duvet.
  • Lors de ma randonnée du S24E07 – Randonnée sur Le tour des Puys d’Auvergne GR441 avec des températures nocturnes assez similaires, je n’ai jamais eu froid avec mon sac de couchage en synthétique pourtant donné pour des températures conforts moindres… J’ai même eu trop chaud certaine nuits.

Comment est-ce possible ?

Je suis quelqu’un qui ne bouge pratiquement pas la nuit sauf s’il y a quelques défauts de terrain pour trouver ma place et si le terrain est légèrement en pente, ce qui ne se voit pas toujours lorsque l’on installe sa tente, je bouge pour me remettre au milieu de ma tente.
J’en déduis que lorsque l’on bouge avec un sac de couchage en duvet et que la partie tassée par notre poids se retrouve sur le côté ou le dessus, le duvet reste tassé un certain temps et ne retrouve pas sa bonne répartition laissant des entrées d’air froid.
Alors qu’un sac de couchage en synthétique les parties écrasées vont très vite retrouver leur texture isolante et la répartition ne bouge pas.

Ce n’est pas tout !

Hein ! Ce n’est as fini Sima ?
Non, il y a d’autres inconvénients au sac de couchage en duvet…

Autres inconvénients du sac de couchage en duvet

En plus du prix.

  • Perte de performance en milieu humide : Le duvet perd une grande partie de son pouvoir isolant lorsqu’il est mouillé, ce qui peut poser problème dans des conditions humides. S’il est mouillé ou humide même que sur certaines parties, le séchage est un vrai problème, ça peut vous gâcher votre randonnée. D’autant plus que l’on est jamais à l’abri d’une entrée d’eau, d’une condensation, etc.
  • Entretien délicat : Il nécessite un nettoyage et un stockage spécifiques pour éviter qu’il ne perde sa qualité (lavage avec des produits spécifiques, séchage long). Il est même parfois déconseillé de le laver.

Conclusion

Le duvet est léger, compressible et « chaud » (si on ne bouge absolument pas), mais sensible à l’humidité et nécessite un entretien délicat (sans compter sur le critère soi-disant éthique qui pause question).
Le synthétique, moins cher et plus fiable même mouillé (sèche plus vite), reste constant en performance. Mon expérience montre que le synthétique peut surpasser le duvet en conditions réelles, notamment par sa meilleure réactivité à l’écrasement et son aisance d’utilisation. En fonction de mes besoins réels et du terrain, car en randonnée, confort et praticité priment sur la théorie, Je fais le choix du synthétique !

Vous pouvez vous lâcher sur les commentaires.

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Idée de cadeau Recto-Verso pour les randos à pied ou à vélo

784 mots, temps de lecture 4 minutes.

Bientôt Noël, il est temps de penser aux cadeaux pour randonneuses et randonneurs.

Je ne vais pas vous faire une liste mais juste une proposition.

Pourquoi ce choix plutôt qu’un autre ?

Simplement il s’agit d’un cadeau que l’on m’a fait il y a deux ans, que j’en suis vraiment content et je l’utilise souvent pour me donner des idées, ou faire des choix de randonnées lorsque je vais dans une région.
Un cadeau que j’apprécie beaucoup.

Avertissement

Si cela ressemble à une publicité, c’est totalement gratuit, je ne suis pas sponsorisé, je n’y gagne rien. C’est donc en toute sincérité que je vous parle du coffret que j’ai, d’autres sont sortis depuis, je vous mets les liens plus bas.

RectoVerso

Le Manifeste :
Recto Verso est un projet indépendant lancé en 2021 qui propose des cartes thématiques et guides pratiques pour partir en randonnée sans prendre l’avion, en France, et bientôt en Europe. La volonté : (re)trouver le goût de la véritable aventure pour démocratiser une alternative au tourisme de masse.

Présentation de Recto-Verso

Embarquez pour des aventures à travers les 100 belles randonnées en France !
Le coffret Recto Verso vous invite à découvrir des sentiers d’exception au cœur des paysages naturels du pays et que vous soyez à pied ou à vélo. Retrouvez les sélections de randonnées accompagnée d’une méthode complète et simple pour planifier et vivre vos escapades en toute sérénité.

Que contient le coffret Recto-Verso dont je vous parle

Voici deux photos l’une du recto, l’autre d’une partie du verso.

Boîte en carton kraft de la carte-méthode Recto Verso, avec bandeau vert central, taglines en français et pictogrammes « Rando » et « Vélo »
Recto Verso, la carte-méthode pour organiser simplement vos aventures en pleine nature – disponible en version Rando et Vélo.
Face arrière de la boîte Recto Verso détaillant les trois éléments du pack : une carte papier grand format, 100 fiches topo et un accès à une plateforme en ligne
Le pack Recto Verso contient tout le nécessaire pour planifier et vivre ses aventures outdoor en autonomie.

À l’intérieur l’on y trouve une planche de stickers, une carte, 50 fiches pour randonneurs à pied, 50 pour randonneurs à vélo.

Contenu du pack Recto Verso étalé sur une surface en marbre : une planche de stickers colorés, la carte-méthode dépliée, deux boîtes de fiches topo Vélo et Rando, et la boîte d'origine
Tout le contenu du pack Recto Verso : stickers, carte-méthode grand format et les deux jeux de 50 fiches topo Rando et Vélo.

Les fiches
Les deux premières fiches de présentation (Vélo et Rando) ne comptent pas parmi les 100 autres.

Deux fiches topo Recto Verso photographiées côte à côte, montrant leur face avant respective : la fiche Rando à gauche (50 itinéraires, 3 268 km, 70 080 D+) et la fiche Vélo à droite (50 itinéraires, 10 440 km, 124 650 D+), avec l'index des 13 régions couvertes
Le recto des fiches topo : une présentation synthétique des 50 itinéraires Rando et des 50 itinéraires Vélo, couvrant les 13 régions de France métropolitaine.
Deux fiches Index Recto Verso photographiées côte à côte, listant l'intégralité des itinéraires Rando à gauche et Vélo à droite, classés par région avec code, titre, durée, niveau, type de tracé et distance
Les fiches Index du pack : 100 itinéraires référencés et détaillés pour choisir son aventure avant de consulter la fiche topo correspondante.

Fiches de parcours

Deux fiches topo Recto Verso côte à côte : à gauche la fiche R.ARA001 « Le petit tour des glaciers de la Vanoise » (Rando, 58,5 km, boucle) et à droite la fiche V.ARA001 « Grande traversée du Morvan à l'Auvergne » (Vélo gravel, 285 km, itinérance)
Deux exemples de fiches topo : chaque itinéraire dispose de sa propre fiche avec description, caractéristiques techniques, références cartographiques et contributeur.
Verso des fiches R.ARA001 et V.ARA001 présentant chacune une carte détaillée du tracé, la description numérotée des étapes avec distances et dénivelés cumulés, ainsi que des rubriques complémentaires (variantes, accès, anecdote) et un QR code pour télécharger le tracé GPX
Le verso des fiches topo : carte du tracé, étapes détaillées et informations pratiques pour partir sur le terrain en toute autonomie.

Sur les fiches de parcours, rouge à pied et bleu à vélo, Nous avons toutes les précisions nécessaires.
Sur le recto :

  • La région
  • Le nom du parcours
  • La durée, entre 2 et 10 jours
  • Niveau d’accès (débutant, intermédiaire, etc)
  • Présentation du parcours
  • Topoguide, gravel et références des cartes IGN correspondantes
  • Type d’itinéraire boucle ou itinérance
  • Distance, dénivelé
  • Point de départ et d’arrivée
  • Période conseillée.

Au verso :

  • Extrait de la carte avec le circuit
  • Déroulés des étapes
  • Informations complémentaires (variantes, accès, sommets, etc.)
  • QrCode pour télécharger la trace GPX

La carte

Carte papier grand format Recto Verso partiellement dépliée, montrant la partie nord-ouest de la France avec ses points d'intérêt outdoor codés par couleur, sa légende et son index des régions et départements
Le recto de la carte : plus de 600 points d’intérêt outdoor (GR®, Véloroutes, Parcs Naturels, massifs…) répartis sur toute la France métropolitaine.
Verso de la carte grand format Recto Verso entièrement déplié, présentant la méthode d'organisation en étapes, un index par région avec fiches descriptives, des listes de points d'intérêt et une section annexes
Le verso de la carte : une méthode complète en 8 étapes pour concevoir son aventure, un index régional détaillé et des annexes pratiques (balisage, matériel, bivouac, GR®, Véloroutes…).

Sur la carte Recto vous avez

  • La carte de France
  • Une légende pour les GR, véloroutes, points d’intérêts etc.,
  • Les départements,
  • Les massifs,
  • Notice d’utilisation, et autres infos.

Sur la carte Verso vous avez

  • La méthode détaillée pour utiliser vos fiches et cartes.
  • Index sur les régions avec des précisions concernant chacune des régions.
  • Liste des points d’intérêt, GR, Véloroutes, Parcs, Massifs.
  • Annexes : plein d’informations et conseils complémentaires (matériel, sécurité, balisages, bivouac en France, etc.)

Pour conclure

Une excellente idée de cadeau pour faire découvrir la randonnée ou pour randonneuse, randonneur, à pied ou à vélo qui soit débutant ou confirmé.

Pour aller plus loin :

PS : le coffret que je vous ai présenté date d’il y a deux ans ; il se peut que les nouvelles versions aient un peu changé et une version Europe est aussi sortie.

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