Rando – Jura 7 lacs 7 cascades

Rando – Jura 7 lacs 7 cascades, 3 jours, 43,347 km

Durée : 3 jours
Distance : 43 km
Difficulté : Facile à moyen

Intro :

J’avais trouvé ce parcours sur le web que j’ai légèrement modifié à ma convenance. Le parcours proposait une première étape au camping du Hérisson, puis une deuxième au camping de Bonlieu et  le retour repassait très proche du camping du Hérisson.

J’ai opté pour la première et deuxième nuit au camping du Hérisson, ce qui m’a permis d’y laisser ma tente et de faire ma deuxième journée très léger avec juste pique-nique et eau.

J’ai trouvé cette randonnée plutôt facile (étapes courtes) avec des dénivelés pas trop durs, le dénivelé le plus difficile étant celui des cascades du Hérisson donc environ 3 km (1h) qu’il faudra redescendre au retour.
Pour la quantité d’eau transportée j’ai opté pour 1,5 L. Pas de cartes IGN, juste des photocopies que j’avais faites avant de partir et pas très précises.
Cette randonnée était aussi un test savoir si mon pied s’était bien remis de ses ampoules de la randonnée de Bretagne.

Les cascades du Hérisson :

  • L’Éventail (65 m de haut)
  • Le Grand Saut (60 m de haut)
  • Le Gour Bleu
  • Le Château Garnier
  • Le Saut de la Forge
  • Le Moulin Jeunet
  • Le Saut Girard (35 m de haut)

Les lacs :

  • de Chalain
  • de la Motte ou d’Ilay
  • de Narlay
  • du Petit Maclu
  • du Grand Maclu
  • du Val
  • de Chambly

Déroulement

Étape 1 – Doucier → Camping du Hérisson
13,338 km Temps : 3h08 Déplacement : 2h45
Lac de Chalain.

Je me suis stationné sur le parking du marché de Doucier. Je suis passé devant une boulangerie où j’ai pris un pan-bagnat pour le pique-nique.

Étape principalement en sous-bois, ce qui fût appréciable en période de canicule. Le parcours est fléché par une marque jaune jusqu’au GR 559. Le début n’est pas très bien indiqué et dès que l’on quitte Doucier il y a une petite fourche, le chemin de droite monte immédiatement alors que celui de gauche semble plus plat. Le réflexe est de prendre celui qui monte le plus, même s’il part à l’Est, on se dit qu’il tournera au Nord à un moment… Mais il devint plus plat et vire au Sud-Est, c’est là qu’on se dit qu’on s’est trompé (environ 500 m). Donc retour en arrière et prendre le chemin de gauche, en discutant avec d’autres marcheurs, beaucoup se sont trompés au même endroit.
Arrivé sur les hauteurs du Lac de Chalain vous aurez de magnifiques points de vue.

image-001.png, juil. 2023

À l’Est du lac de Chalain j’ai fait le choix de couper par un chemin qui n’est plus pratiqué et inexistant sur certaines cartes (Voir image-001). Lorsque l’on traverse la D90 il faut deviner derrière les ronciers où peut se trouver ce chemin, lorsqu’on le trouve ça monte bien, le sac s’accroche aux branches tout le long et l’on récolte toutes les toiles d’araignées sur le visage et le corps. Pour en sortir l’on est confronté à un roncier infranchissable, il faut le contourner par la droite et l’on se retrouve sur le GR 559. Malgré ces désagréments j’ai kiffé ce passage. Ensuite il suffit de suivre jusqu’au camping du Hérisson en descente tranquille.

Étape 2 – Camping du Hérisson → Camping du Hérisson
20,385 km Temps : 5h31 Déplacement : 4h05

Les cascades du Hérisson, Lac de la Motte ou d’Ilay, Lac de Narlay, Lacs du petit et du grand Maclu.

Lorsque je suis arrivé la veille au camping j’y ai vu à côté un parking rempli de voitures, un camping avec beaucoup de touristes… je me suis donc dit qu’il devait y avoir beaucoup, beaucoup de monde pour voir les cascades.

Le matin du départ, j’ai laissé ma tente au camping et tout ce dont je n’aurai pas besoin, trousse de toilette, linge de rechange, etc., je suis parti à 8h30 avec juste un sandwich et 1,5 L d’eau. En partant à cette heure-ci j’ai pu pleinement profiter des cascades seul, car je n’ai croisé que quatre ou cinq marcheurs. C’est un lieu magnifique. J’ai vu cinq cascades à la montée puisque je bifurque Nord-Est à un moment, je verrai les deux manquantes au retour. Cette partie se fait en sous-bois. Le tour des lacs se fait moitié en plein cagnard, moitié en sous-bois. Des eaux allant du vert/bleu turquoise au bleu profond et d’une transparence incroyable, de la rive on y voit des poissons nageant en toute tranquillité, j’ai été bluffé par la pureté et beauté de ces lacs.

Le retour se fait donc par les cascades et au milieu des touristes et promeneurs venus en nombre, j’ai eu du mal à me trouver un lieu où poser mes fesses pour pique-niquer.
Une très belle étape !

Étape 3 – Camping du Hérisson → Doucier
9,624 km Temps : 2h12 Déplacement : 1h52
Lac du Val, Lac de Chambly

– Sima, pourquoi tu as rayé le lac de Chambly ?
– Patience, j’y viens !

Le tracé initial fait passer sur les hauteurs Ouest de ces deux lacs mais me ferait repasser de nouveau par les cascades du Hérisson. N’ayant pas envie de refaire ce que j’ai déjà fait je prends la décision de longer les deux lacs par la partie Ouest mais par un chemin qui longe la rive, ce chemin n’est pas fléché.

Je pars plein Ouest sur la D326, j’ai repéré qu’à environ 1 km il y a une petite route sur ma gauche qui reviens sur l’Est plus au sud et à ~200 m un chemin plein sud avec un petit pont pour me ramener sur la gauche des lacs (Ouest). Mais lorsque j’arrive au niveau de la petite route, plein de pancartes « Propriété Privée », « Interdiction d’entrer », « Accès Interdit »… Bon je continue sur la D326, j’ai repéré un deuxième chemin à environ 2,6 km de mon point de départ, et là il faut passer par un haras qui à cette heure est fermé. De nouveau je continue sur la D326, je longe donc le lac du Val par l’Est. Au Nord du Lac j’ai enfin un chemin qui me mène coté Ouest et là, je longe sur un chemin très très peu fréquenté, des troncs d’arbres en travers dont certains sont là depuis longtemps. Un sentier sauvage comme je les aime…

Par contre entre le sentier et le lac de Chambly il y a un marécage très dense qui nous sépare et je n’aurai à aucun moment le moindre aperçu sur le lac de Chambly. Ce qui n’empêche que j’ai aussi kiffé ce sentier qui même à Doucier.

Avertissement.

ATTENTION : le stationnement sur la place du marché de Doucier est interdit les mardis et mercredis, c’est indiqué sur une petite affichette pas très bien visible, au cas où vous arriveriez un lundi. Toujours bien se renseigner sur le lieu où vous laissez votre véhicule, d’autant plus que cela peut changer.

Sur le sentier des cascades les pierres sont polies par les innombrables passages et donc très glissante même par temps sec, je n’imagine même pas par temps humide. Faites attention !

Les rencontres

Elles se sont faites principalement sur le camping. Un couple d’Allemand qui sans doute ont eu de la peine me voyant attendre devant les sanitaires que mon téléphone charge mon proposé gentiment de le charger dans leur camping-car. Un couple de Français avec leurs deux enfants qui se sont installé à côté de moi et le soir au moment de préparer le repas n’avait pas de feu, je leur ai prêté un briquet et donné ma boite d’allumettes (sous pochette étanche), nous avons sympathisé. Avant d’arriver sur le tour des lacs, second étape, j’ai rencontré un couple perdu malgré leur carte IGN, je leur ai indiqué le chemin et nous avons marché ensemble une bonne heure, ensuite j’ai repris mon rythme. De retour au camping, les Allemands ont été remplacés par couple de Français qui m’ont proposé instantanément une prise pour charger mon smartphone.

Je suis intrigué par une tente qui ressemble à la mienne, je n’en avais jamais croisé… Curieux je vais voir, il s’agit un randonneur à vélo (il randonne aussi à pied d’autres fois), il s’est bricolé un tuteur avec un morceau d’antenne télescopique (pour ne pas transporter un bâton de marche pour sa tente) qui repliée fait à peine plus de 20 cm avec un diamètre de 2 cm et ça à l’air de bien tenir. Il m’a montré son matériel ultra léger et me voyant avec mon quart à la main il me montre son gobelet caoutchouc qu’il déplie et me dit : « Puisque tu es à l’apéro » et sort une petite fiole plastique d’environ 25 cl remplie de Ricard et s’en sert un ! Moi : « heu non, je ne bois pas d’apéro, j’ai déjà mangé et là c’est une tisane au thym…« . Il est venu voir ma tente légèrement différente, la sienne est mono toile avec habitacle incorporé et ventilation anti-condensation au ras du sol, la mienne est avec l’habitacle que l’on peut enlever pour utiliser la toile extérieure en tarp. Il envisage acheter la même. Nous avons parlé matériel, randonnée et surtout beaucoup ri.

Lors de la troisième étape lorsque j’étais sur la 326 j’ai entendu quelqu’un me héler, me retourne, le randonneur à vélo, il s’est mis à mon rythme de marche et nous avons discuté une bonne vingtaine de minutes, puis nous nous sommes salués et il a repris sa vitesse de croisière vers la suite de sa randonnée.

Infos

Cette randonnée peut se faire en deux jours avec un bivouac le long du lac d’Ilay, mais ça vous fait passer les cascades en fin de matinée ou début d’après midi au milieu des promeneurs et touristes… Elles sont si belles à voir seul. Si vous bivouaquez au bord du lac n’allez pas le souiller en allant vous y laver, prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart et du ruissellement, et non au bord ni dedans. Soyez respectueux.

Petite vidéo pour conclure

Divers

2 nuits au camping du Hérisson → 15,30 €
Portage → 7,O57 kg
Nourriture/eau → 2,382 kg
Total → 9,439 kg

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Littérature – Sarah Marquis

Littérature – Sarah Marquis

Habituellement je parle dans cette catégorie que de mes coups cœurs littéraires, ce ne sera pas le cas dans ce billet car j’ai lu deux de ses livres qui m’ont laissé deux appréciations distinctes.

Qui est Sarah Marquis ?
Sarah Marquis est une aventurière hors pair, connue pour ses expéditions en solitaire à travers des territoires sauvages et hostiles à travers le monde. Elle a passé une grande partie de sa vie à explorer des régions reculées et inaccessibles, repoussant les limites de l’endurance humaine. Malheureusement beaucoup moins médiatisé que d’autres aventuriers. J’ai une grande admiration et un immense respect pour ce qu’elle fait !

Sarah Marquis écrivaine

Elle a écrit plusieurs livres, je n’en ai lu que deux qui m’ont laissé deux ressentis différents. J’ai tout de suite fait abstraction du style qui pour moi (c’est subjectif) manque de profondeur, de nuance, d’originalité et de créativité. C’est un peu dur ce que je dis là, mais cela n’enlève rien à ses performances d’exploratrice. Je n’en ai donc pas tenu compte et m’en suis tenu aux stricts récits de ses aventures, puisqu’au final c’est cela qui m’intéressait, ce qu’elle fait, plus que la façon dont elle le raconte et étant « dys » il serait mal venu de ma part de ne pas avoir de tolérance.

Deux livres que j’ai lu.

Instincts de Sarah Marquis (2016) éditions Michel Lafon

Nous suivons Sarah dans le Kimberley Australien sur un périple qui a duré quatre mois (environ 800 km) en totale autonomie, c’est-à-dire sans vivres ni ressources, ce qui est une performance.

J’ai adoré ce livre où elle décrit les défis auxquels elle est confrontée, comme la pénurie d’eau, la chaleur écrasante, la solitude extrême, sa perte de poids mais aussi les moments de grâce et de connexion profonde avec la nature.

C’est une véritable exploration sur les capacités et les limites de l’endurance humaine. J’ai vraiment adoré et cela aurait pu être, il n’en était pas loin, un coup de cœur si le style y était.

Forcément j’enchaîne sur un second livre.

Sauvage par nature de Sarah Marquis (2014) éditions Michel Lafon

Un périple de trois ans de 2010 à 2013 sur 20 000 kilomètres, de la Sibérie en Australie. Très rapidement, dès la Mongolie, je m’interroge sur le comportement des hommes mongols :

Autre choc, et non le moindre : à chacune de nos rencontres impromptues et hasardeuses, les nomades se positionnent devant moi en fixant l’horizon pendant que leur main cherche l’organe génital sous leur ventre pour uriner. Il s’ensuit alors une interminable opération qui s’achève par de multiples secousses… C’est alors que leurs yeux quittent l’horizon pour se coller à moi, gluants et noirs. Durant toute cette scène, aucun mot n’est échangé. Je ne peux que rougir en pensant à la quantité de pénis que j’ai pu observer. Après des mois de « je descends de mon cheval pour uriner devant la femme qui marche », je me suis amusée à classer les organes de reproduction masculins par ordre de grandeur. Car ce rituel a fini par ne plus me gêner.

S’il s’agit d’un comportement récurent, il doit bien y avoir des traces sur web, cela sera forcément arrivé à d’autres femmes, je n’ai rien trouvé sur le sujet d’où mes interrogations, cela est vraiment arrivé ! Ou s’agit-il d’ajouter de la mésaventure à l’aventure ? Il n’y aura pas d’explication à ce comportement.

Elle marche seule, sans rechercher le contact avec les populations, leurs cultures… Au contraire elle les fuit au maximum, on se pose donc la question de sa motivation pour un telle périple, est-ce l’exploit pour l’exploit ? La description qu’elle fait des autochtones est pour la plupart très négative et n’inspire donc pas du tout au voyage. Elle balaie assez rapidement certaines parties de son parcours d’Asie ce qui donne certaines incohérences. Alors que son bivouac est inondé volontairement dans une rizière elle ajoute :

Il me faudra plus de dix jours pour faire sécher mon sac et mes affaires, la température ambiante étant de – 10 °C (50 °F) avec des pics jusqu’à – 17 ou – 20 °C (- 62 à 68 °F).

Alors là il manque des pages ou des explications, comment d’une rizière forcément à des températures positives se retrouve-t-on à de telles températures négatives ?

Bref, je me suis forcé à lire jusqu’au moment où elle prend le bateau pour l’Australie et c’est là que je lui ai lâché la main. Je ne suis pas allé jusqu’aux dernières pages.

Ce n’est pas parce que ma critique est sévère envers ce livre que je ne suis pas moins admiratif de ses performances. Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé ce livre.

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Littérature – Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin

Littérature – Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin (2017)

EAN : 9782253071167
416 pages
Éditions : Le Livre de Poche

Dans cette catégorie « Littérature », je ne parle que de mes coups cœur et depuis le dernier billet où je parlais du roman de Karsten Dusse fin janvier, j’ai lu treize livres et un seul coup de cœur, mais pas des moindres, « Les oubliés du dimanche » de Valérie Perrin.

L’histoire se déroule dans une maison de retraite où de nombreux résidents attendent leur dernier souffle, souvent négligés par leurs proches et la société. C’est là que nous rencontrons Justine, vingt et un ans, aide-soignante dévouée, qui décide d’écrire l’histoire de ces âmes oubliées du dimanche. Au fil des pages les vies des personnages se dévoilent, révélant des histoires de perte, de regret et de solitude, mais aussi de résilience, de bonheur et de rédemption.

Valérie Perrin nous présente des personnages authentiques et complexes. Chaque résident de la maison de retraite est décrit avec une telle précision et une telle humanité qu’ils deviennent immédiatement familiers, comme s’ils étaient des membres de notre propre famille. Leurs histoires sont profondément touchantes et captivantes, et on ne peut s’empêcher de s’attacher à eux. Elle explore également des thèmes universels tels que l’amour, la mort, la solitude et l’espoir.

« Les Oubliés du dimanche » de Valérie Perrin est un roman qui m’a touché au plus profond de moi-même. J’ai ri, il m’ a tiré des larmes et fait réfléchir. C’est une histoire bouleversante. Je recommande vivement ce livre.

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Humeur – Le fléau du marcheur francilien

Humeur – Le fléau du marcheur francilien

Je vais vous parler d’un fléau, une plaie, du marcheur francilien et peut-être, certainement, d’autres grosses agglomérations.
Non non, il ne s’agit pas de voiture… Mais des deux roues.

Moi qui aime faire du vélo serais-je en phase de devenir anti-cycliste, anti-deux-roues ?
Franchement, parfois il y a de quoi ! C’est donc mon coup de gueule qui risque de ne pas plaire à grand nombre de personnes.

Pourquoi ce billet ?

En dehors de mes randonnées je marche trois fois par semaine, parfois en forêt, ou lieux champêtres et aussi de temps en temps pour me frotter à la brûlure du bitume en agglomération, et ce fléau des deux-roues est récurent.
Ce matin (pas la date de cette publication, c’est antérieur) alors que je suis dans une descente j’entends un bruit dans mon dos, je me retourne et esquive de justesse un cycliste couché sur son vélo à fond, il ne s’est pas signalé, c’est le roi, le dieu des chemins de forêts. Une fois parmi tant d’autres, alors je pousse un coup de gueule !

En forêt et lieux champêtres.

Le nombre de cyclistes qui se signalent, en un an, se compte sur les doigts de deux mains. Il m’est arrivé d’être même touché, donc bousculé, sur des chemins étroits sans que le cycliste s’inquiète s’il m’a fait mal, ni s’excuse, ni ralentisse, comme si je n’existais pas, je ne suis qu’une broussaille qu’on peut bousculer pour lui. La très grande majorité des cyclistes ne se signalent jamais lorsqu’ils arrivent dans mon dos et ne ralentissent jamais, non plus lorsque je les croise puisqu’ils présument que je les ai vus. Lorsque je marche il me manque deux yeux derrière.

Pourtant ce n’est pas compliqué, une fois, sur un sentier pourtant large, j’entends dans mon dos : « Attention, cycliste sur votre droite ! » (il n’avait peut-être pas de sonnette et c’est d’ailleurs plus efficace) Je me suis mis sur la gauche, il a légèrement ralenti en me dépassant et m’a salué. Cela m’est arrivé qu’une seule fois et j’ai trouvé cela très efficace et conviviale.

En agglomération.

Alors là, vient s’ajouter les trottinettes, dans le même lot des irrespectueux. Car là, tous les deux-roues sont sur les routes, les trottoirs, et à défaut d’être les rois et dieux des forêts et des champs, ils sont ceux des villes, d’ailleurs on y constate le même comportement… Pire, alors qu’une voiture s’arrête sur ma gauche pour me laisser passer sur un passage piéton, je vérifie à droite si les véhicules s’arrêtent aussi et c’est le cas je commence à traverser lorsque soudain un vélo double la voiture qui s’est arrêté sur ma gauche et manque de me percuter… C’est récurent le dis-je et c’est normal puisqu’ils ne s’arrêtent pas aux stops ni au feux-rouges, pourquoi s’arrêteraient-ils aux passages piétons ? Je n’ai jamais vu, JAMAIS, un deux-roues s’arrêter pour me laisser passer sur un passage piéton !

Le summum ! En agglomération il peut y avoir des pistes cyclables tracées sur les trottoirs, si par inadvertance vous avez le malheur de mettre un pied dessus au moment où un cycliste est dessus vous aurez droit aux injures et toutes sortes de noms d’oiseaux.

Est-ce partout pareil ?

Non, lorsque je randonne (hors IdF), sur des sentiers mixtes de randonnée, il m’arrive de croiser, ou me faire dépasser par des randonneurs à vélo et l’échange est plutôt respectueux, complice. Nous partageons la même passion chacun à sa manière. Peut-être devriez-vous faire du deux-roues au quotidien comme si vous randonniez ?

Ha, le top du top !

Les VTTistes en forêt, non seulement ils ne sont pas plus respectueux mais au prétexte de faire du sport, de s’oxygéner en forêt sur le vélo et trouvant les sentiers officiels trop fades à leur goût vont créer une multitude de sentiers parallèles, niquant, bousillant, détruisant nos forêts car plus rien ne pousse derrière ! Mais bon, c’est fun, ils font du vélo dans les bois…

Conclusion.

Moi-même je fais du vélo et suis allé au taf quand le temps le permettait et j’ai tendance à être « bourin », je ne sais pas pédaler doucement, mais je n’ai jamais oublié que je suis marcheur et donc je suis respectueux des piétons, je me signale lorsque j’arrive par-derrière et ralenti et aussi lorsque je croise un piéton ou marcheur… Je suis un vrai rebelle cycliste puisque je m’arrête aux passages piétons pour laisser passer les passant et m’arrête aux stop et feus rouges.

Lorsque je vois sur les réseaux sociaux les deux-roues râler après les automobilistes, j’ai envie de leur dire : « Écoute garçon, soit, il y a (à la louche) 20 % des automobilistes qui conduisent comme des cons mal, mais vous, deux-roues, (à la louche) vous n’êtes pas 15 %[1] à rouler respectueusement. »

Pourtant il ne faut pas grand-chose pour que tout le monde s’entende, il vous suffit de vous rappeler qu’avant d’apprendre à monter sur un deux-roues vous avez appris à marcher.

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Note(s)

  1. ^ 15% c’est pour être un peu démago, car il n’y en a pas un sur trente qui se signale lorsqu’ils arrivent dans mon dos.

Rando – Liste de matériel Le Faou – Douarnenez (Tréboul) sur GR34

Rando – Liste de matériel  Le Faou – Douarnenez (Tréboul)  sur GR34 en 7 jours

Voici la liste de matériel apporté lors de la randonnée Le Faou – Douarnenez (Tréboul)  sur GR34 en 7 jours.
Il s’agit d’une liste pour une randonnée dans laquelle je ne savais pas trop où et comment me ravitailler puisque c’est ma première randonnée hors montagne et lieux isolés.Le constat :
Pour les petits-déjeuners, café, thé, en-cas j’étais bien.
Pour ce qui est des déjeuners et dîners j’aurai pu m’alléger, une prévision à un ou deux jours maxi aurait été suffisant puisque l’on peut se ravitailler facilement en cours de parcours. La nourriture a fait une grosse différence.

Une batterie en moins aurait aussi été suffisant (230 g en moins)… et d’autres gains, lors de ma prochaine randonnée je serai plus léger avec le même confort, donc à suivre.

La liste

Porté        
Portage Détail Q P U gr P T gr
Sac-à-dos 55L + 10 Mc Kinley   1 1750 1750
        1700
Abri Détail Q P U gr P T gr
Tente 1P   1 909 909
        909
Couchage Détail Q P U gr P T gr
Duvet   1 690 690
Matelas   1 530 530
Sac à viande   1 160 160
        1380
Vêtements Détail Q P U gr P T gr
Polaire   1 318 318
Poncho   1 248 248
Tee-shirt   1 144 144
débardeur   1 109 109
short rechange   1 180 180
paire de claquettes   1 150 150
Boxer   2 50 100
Chaussettes   3 40 120
        1369
Extra Détail Q P U gr P T gr
Liseuse   1 200 200
Cartes   2 93 186
Pince à linge   4 5 20
Frontale   1 84 84
calepin 14X9   1 33 33
crayon   1 5 5
Carte identité   1 5 5
Billet train   1 0 0
CB   1 5 5
Carte Vitale   1 5 5
Ficelle 7 mètres Ficelle Serf-volant 1 18 18
        561
Cuisine Détail Q P U gr P T gr
gamelles Gamelle+fourchette+cuillère+réchaud+gaz 1 342 342
couteau Laguiole55, tire bouchon pointeau 1 92 92
Gourdes Gourdes 1L + housse support 1 175 175
        609
Hygiène Détail Q P U gr P T gr
Trousse de toilette savon,brosse à dents, chiffonnette, serviette (62X90), rasoir 1 246 246
papier toilette rouleau entamé 1 37 37
        283
Électronique Détail Q P U gr P T gr
Téléphone S7 1 178 178
electronique Batteries (2), chargeur,câble 2 579 1158
Appareil photo Lumix Panasonic Lumix DMC-TZ57 1 300 300
        1636
Pharmacie Détail Q P U gr P T gr
Pharmacie Contient liste ci-dessous, jaune complété par mes soins 1 230 230
Paire de gants latex   1    
Compresse non tissée 5X5cm Protège plaie 1    
Compresse 7,5X7,5cm Protège blessure 1    
Compresse oculaire Protège œil 1    
Lingette alcool Nettoie la plaie 4    
Pansement 72mmX19mm Protège plaie 10    
Pansement papillon Protège plaie 2    
Pansement articulation Protège plaie 2    
Pansement 56mmX19mm Protège plaie 4    
Pansement anti-ampoule 3 petits et 3 grands 6    
Ruban adhésif 1,25cmX5m Fixe compresse 1    
Paire de ciseaux 9cm   1    
Pince à échardes   1    
couverture survie 210cmX140cm   1    
Pince à tiques plastique 1    
Anti vomitif   0    
Anti diarrhée   0    
Désinfectant d’eau   1    
Doliprane        
Anti inflammatoire Lamaline pour mes problèmes de dos et/ou épaule 6    
Ésoméprazole Pour un cas de mes problèmes d’estomac 6    
crème solaire 30 % tube entamé 1    
        230
Popote Détail Q P U gr P T gr
Divers        
Café – Tisanes 7 jours 1 173 173
Petit déjeuner        
Sachet petit-déjeuner 6 jours 1 534 534
Déjeuner        
Pain-charcuterie-fromage 4 jours 1 1200 1200
Dîner        
Repas 5 jours 1 479 479
En-cas        
Barre céréales 7 jours 1 319 319
Divers 7 jours 1 159 159
Eau 1L 1 1000 1000
        3864
         
Portage       8727
Nourriture       3864
Total portage       12591
si l’on compte le supplément sur soi…        
Sur soi Détail Q P U gr P T gr
Teeshirt – Manches longues   1 190 190
Tee-shirt   1 149 149
Coupe vent   1 134 134
Boxer   1 56 56
pantalon Pantalon short 1 338 338
Paire Chaussettes   1 34 34
Paire Chaussures   1 1013 1013
Chapeau   1 81 81
Lunette soleil   1 27 27
Lunette de vue + étui   1 137 137
Paire Bâtons de marche   1 420 420
        2579
         
Poids Total       15120

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Rando – Le Faou Douarnenez – GR34 – 7 jours

Rando – Le Faou – Douarnenez (Tréboul) – GR34 – 7 jours

Durée : 7 jours
Distance : 181 km
Dénivelés cumulés : Le smartphone n’étant pas très précis il faut savoir que l’on passe son temps de marche à monter et descendre, très peu de plat, il y a donc une bonne accumulation de dénivelés.
Difficulté : Les étapes sont longues avec du dénivelé, donc pas très facile, par contre on peut la rendre plus facile en y ajoutant des étapes intermédiaires.

Intro :

C’est la première fois que je randonne en dehors de la montagne, déjà en Auvergne j’avais été étonné par le nombre de barbelés et propriétés privés, mais il reste de magnifiques coins de bivouac. En Bretagne les coins de bivouac sont assez rares, où je n’ai pas su les trouver, là où il y a de magnifiques paysages c’est souvent interdit. J’ai bien vu des jeunes qui ont dormi à la belle étoile, mais bon. Alors que je comptais faire 2 campings lors de mon circuit, j’ai finalement passé toutes mes nuits en camping, sous tente, parfois bungalow lorsque je souhaitais plus de confort pour soigner mon pied. Alors naturellement, ce n’est plus le même budget. J’ai un souci à la cheville gauche ce qui m’inquiète pour le début de la randonnée le lendemain. Je suis arrivé dans l’après-midi à Le Faou que j’ai visité, j’ai dîné, dormi et petit-déjeuné à l’hôtel.

Déroulement

Étape 1 – Le Faou → Landévennec
24,467 km Temps : 7h37 Déplacement : 5h

Je me suis mis de la pommade et me suis massé la cheville la veille et le matin même. Je me concentre sur ma marche, mon posé de bâtons… Tellement concentré que je rate une marque sur ma droite et me fait faire un kilomètre pour rien (deux avec le retour). Je rencontre un couple qui marche bien et très léger, pas de tente, ils dînent, dorment et petit-déjeunent en gîte ou hôtel. Ils m’apprennent qu’à Landévennec, en plus du camping municipal il y a aussi un gîte et une épicerie municipale. Nous faisons une pause café juste avant le Pont de Térénez. Nous séparons juste après le pont, eux partent direction sud-Est, moi Nord-Ouest. À Landévennec j’opte pour le gîte, pour 10 € de plus j’ai une chambre de trois pour moi tout seul avec douche et toilette indépendant.
Bravo à la municipalité de Landévennec qui rend leur commune accessible aux marcheurs et qui donne franchement envie d’y aller !

Étape 2 – Landévennec → Le Fret
27,719 km Temps : 8h10 Déplacement 5h57

Pommade et massage de la cheville gauche… On attaque par un sentier en sous bois qui longe la mer sur notre droite, il y a pas mal de dénivelés. Si je trouve le parcours dans un premier temps sympathique, à l’ombre et non en plein cagnard au bout d’un moment je le taxe de très monotone, voire ennuyeux, toujours le même paysage. Lorsqu’en sortant de la forêt pour contourner l’Ècole Navale et que je constate sur ma carte que le chemin côtier me renvoie sur le même type de sentier jusqu’à la fin d’étape je dis non ! Je décide de visiter l’intérieur des terres, je prends plein Sud, puis Ouest j’arriverai au camping de Gwel Kaer par le Sud par (comme dirait Sylvain Tesson) les chemins noirs. J’ai apprécié mon choix, je n’ai croisé personne, vu des coins sympa pour bivouac mais je n’avais pas assez d’eau.

L’on me dit que pour l’étape de demain, le GR a été modifié, beaucoup plus court car il y a des travaux à la Pointe des Espagnoles. Une jeune fille s’installe à côté de moi, elle fait le circuit inverse et me confirme que le GR est momentanément modifié, mais elle n’en a pas tenu compte et la route, elle, est toujours ouverte et passe par la Pointe des Espagnoles.
Je ferai donc comme elle.

Étape 3 – Le Fret → Camaret sur Mer
30,801 km Temps : 8h33 Déplacement : 6h27

Le rituel du soin de ma cheville matin et soir… Le trajet Le Fret La pointe des Espagnoles est particulièrement ennuyeux, on se frotte à la brûlure du bitume sur une départementale. En effet, il n’y a rien à voir à la Pointe des Espagnoles qui est fermé par des barrières de chantier. Il y a un parking neuf presque terminé avec des sanitaires pas encore ouvert, donc pas de point d’eau pour le moment. Le retour Ouest de la Pointe des Espagnoles j’en prends plein les yeux c’est magnifique, de nombreux vestiges de la seconde guerre mondiale (blockhaus), de gros dénivelés… Par contre sous ce cagnard je suis juste, très juste avec ma gourde d’un litre, il me reste à peine 20cl, j’humecte ma bouche de temps en temps je ne veux pas me retrouver avec une gourde totalement vide, j’accélère le pas, je me fais une ampoule au niveau des ligaments métatarsiens transverses. Je passe par le camping de la plage de Trez Rouz où je bois deux cocas frais cul-sec (moi qui ne bois jamais de soda) et rempli ma gourde. On m’indique mal le chemin que je ne vérifie pas et me retape du bitume jusqu’à Camaret.

Au camping je prends un bungalow premier prix, fais sécher ma tente, perse mon ampoule mets un pansement.

Je pars visiter Camaret, et fais une partie du GR34 dont retour à mon camping par derrière, je ne l’ai pas tracé et c’est ce que je ferai de moins lors du départ.

Étape 4 – Camaret sur Mer → Goullien
16,074 km Temps : 4h52 Déplacement : 3h56

Je pars très tôt, mon sac est plus léger avec ma tente sèche, au bout de vingt minutes de marche mes douleurs deviennent supportables et je profite pleinement des magnifiques paysages, par contre lors des pauses je n’ose pas enlever mes chaussures et à chaque redémarrage il me faut un certain temps pour ne pas boiter. J’arrive tôt au camping de la plage de Goullien. J’y plante ma tente et fait plein de rencontres avec des randonneurs et randonneuses, on échange sur des avis sur les matériels, des astuces et autres. Nombreux vont prendre des photos de ma tente 1 place ultra légère. Je prends soin de mes pieds, le pansement seconde peau n’a pas tenu et a fait une boule j’ai maintenant toute une série d’ampoule sur la largeur du pied au niveau des ligaments métatarsiens transverses.

Étape 5 – Goullien → Morgat
27,261 km Temps : 9h24 Déplacement : 6h17

J’anticipe car il n’y a pas de point d’eau jusqu’à Morgat et achète une bouteille de 1,5L, je pars donc chargé de 2,5L d’eau plus une tente mouillée de rosée. Si l’on pensait avoir tout vu en beauté depuis la descente de la Pointe des Espagnoles, il n’en est rien, les paysages sont à couper le souffle, on a envie de s’arrêter toutes les quinze minutes pour contempler, prendre en photos de ce que l’on voit devant et ce que l’on a passé en nous retournant. C’est MA-GNI-FI-QUE !

Proche de Morgat, je n’en peux plus, j’ai mal à mon pied droit, une douleur survient à mon genou gauche. Je regarde ma carte et constate que si je remonte un peu je peux rejoindre un chemin qui semble plus plat, je terminerai les deux trois kilomètres par-là mais ça me semble interminable jusqu’au camping des Bruyères. Je prends une douche prends soin de moi, le moral est remonté au top !

Anecdote: le matin je regarde de loin une corneille qui tourne autour de ma tente et pique de son bec ma petite savonnette posée sur une pierre près de ma tente. Je m’en amuse jusqu’au moment ou elle prend ma savonnette dans son bec et part avec, elle m’a volée ma savonnette!!??… J’ai dû racheter un flacon de gel douche (il n’y avait pas de savonnette) au camping de Pentrez et bien plus cher que dans un commerce habituel.

Étape 6 – Morgat → Pentrez
29,279 km Temps : 9h02 Déplacement : 6h08

La nuit il y a eu une grosse averse, ma tente est bien étanche je ne l’avais pas testé dans ces conditions. Le matin je plie ma tente mouillée de rosée car j’ai beau l’essuyer elle se remouille aussitôt… Et c’est reparti ! À la sortie de Morgat je salue deux marcheuses, à la vue de leur sac je me dis qu’il s’agit de deux marcheuses à la demi-journée qui font des balades de santé, et c’est bien… Elles me suivent et c’est rare, soit je marche plus lentement que d’habitude soit ce sont de vraies marcheuses. À chacune de mes haltes pour vérifier le parcours car il est particulièrement mal fléché dans cette zone elles me rattrapent et l’on discute, elles viennent de Roscanvel ou de par là et vont à Tréboul comme moi. Ce sont de vraies marcheuses, on sympathise et nous décidons de marcher ensemble. Je traîne un peu la patte dans les descentes à cause de mon genou je les rattrape sur les plats et montés, elles ont un rythme constant et soutenu pas lent, ce sont de bonnes marcheuses et j’apprécie leur compagnie qui me font oublier mes douleurs. Nous traversons de magnifiques paysages différents des autres, ça ressemble à l’Irlande on fait des pauses pour contempler et prendre des photos, je passe une excellente journée avec elles. Nous dépassons le camping car le nom n’est pas explicite et revenons sur nos pas pour nous poser au camping Paradis Menez Bichen. J’ai pris un bungalow pour le confort à la sortie de la douche je ne peux plus poser mon pied à plat, je suis à la fin de ma vie, j’envoie des messages à mon ami pour lui dire qu’il y a de grande chance que j’arrête là, à une étape de la fin, je suis dégoûté ! Je me rends au bungalow de Josseline et Aude (j’ai changé les prénoms mais elles se reconnaîtront si elles passent par ici) car Aude m’a donné des conseils de soin avec du mercurochrome et m’en donne un flacon, j’ai confiance car elles ont fait des marathons et semi-marathons, elles savent ce que c’est que des ampoules douloureuses. Je me mets du mercurochrome, et m’allonge sur mon lit laissant pendre mon pied pour que ça sèche. Nous nous sommes donné rendez-vous au restaurant du camping, avant d’y aller je me fais un bandage serré et y vais en claquettes… Ça se passe pas trop mal, j’ai moins mal et nous passons une excellente soirée. Avant de dormir j’enlève le bandage et me remets du mercurochrome me masse le genou et la cheville.

Étape 7 – Pentrez → Douarnenez (Tréboul)
25,538 km Temps : 7h28 Déplacement : 5h26

Les conseils d’Aude ont bien fonctionné, ma peau est bien sèche et dure au niveau de mes ampoules. Je fais un bandage serré que je consolide avec de l’adhésif, une chaussette par-dessus le tout bien compressé dans ma chaussure et c’est la journée où j’aurai eu le moins mal depuis le début de mes ampoules. J’envoie un message pour dire à mon ami que je reprends ma randonnée. On poursuit sur des paysages toujours à l’Irlandaise, une bonne ambiance entre-nous, mon ami J-G nous attend à l’ombre à une heure de marche de Tréboul, on le taquinera à ce sujet car au bout d’une d’heure nous lui demandons si nous sommes encore loin et nous répond à une petite heure de marche… Cela dit il connaît parfaitement la région et nous fait une visite guidée de tous les lieux nous racontant leurs histoires, vraiment génial ! Nous terminons dans un bar à Tréboul devant une bière bien fraîche et bien méritée.

Les rencontres

Si je les ai déjà un peu évoquées, je trouve important de les relater.
Lorsque j’étais jeune randonneurs, il y avait très peu de jeune, il s’agissait d’une activité attirant davantage des vieux, puis lorsque j’ai repris c’était en Auvergne (3, je n’en ai noté qu’une sur le blog), sur des sentiers pas toujours fléchés (les chemins noirs) où je ne rencontrais absolument personne à part quelques travailleurs sur leur tracteur se rendant aux champs. Je randonnais tel un vieux loup solitaire aux poils blanchissant. J’échangeai avec d’autres randonneurs sur les forums ou réseau sociale (Mastodon) et c’est à travers cette randonnée que j’ai apprécié les diverses rencontres. J’ai été agréablement surpris par la diversité des randonneurs de tout âge et tout sexe, randonnant seuls, en couple, entre amis, en groupe. A Goullien un couple qui était là en camping vacances et non en randonnée mais qui pratiquent la randonnée légère, dès que j’ai planté ma tente sont venu la voir, m’ont apporté une chaise pliante ce qui améliore le confort, m’ont invité à boire une bière, et une autre en soirée, ils m’ont montré leurs duvets ultra-léger, doudoune, nous avons discuté matériel, m’ont donné une adresse de boutique, nous avons échangé nos téléphones et nos courriels. Lors du déjeuner au Cap de la chèvre deux jeunes pas beaucoup plus de vingt ans, l’un pratique déjà et initie son pote, ils ont dormi à la belle étoile, lorsque je dis que chaque nuit vers 3h30 j’ai un peu froid mais supportable car j’ai pris mon duvet le plus léger (720g) et que j’envisage en acheter un plus chaud pour un poids similaire… Le jeune me dit : vous avez un sac à viande en soie ? Moi : oui, mais c’est vrai que je ne l’ai pas utilisé… Lui : Mettez-le cette nuit, vous allez gagner 5°C alors qu’un duvet ultra-léger va vous coûter un bras sans vraiment gagner en poids… à peine plus de vingt ans et déjà plein de bon sens. La rencontre d’Aude et Josseline a été déterminante, par leur sympathie, leurs conseils et surtout le mercurochrome… Sans cette rencontre j’arrêtais à Pentrez, je leur en suis très reconnaissant. L’allemande que j’ai croisée plusieurs fois au Cap de la chèvre et qui a campé à côté de moi à Morgat et que je retrouve à Tréboul, elle cherche une pharmacie pour acheter de la crème solaire, elles sont toutes fermées, je lui donne la mienne et repars avec son sourire et son accent vers la Pointe du Raz… Bref, les rencontres humaines ont aussi leur importance en randonnée.

Conclusion

Très belle randonnée avec de magnifiques paysages, une mer avec des bleus parfois profonds et d’autres fois aux teintes bleu, vert pastel, les bruyères en fleurs.

j’aurais pu moins me charger en nourriture et donc être plus léger, j’avais deux batteries téléphone, une seule m’aurait suffi. Une randonnée que je conseille. Si j’ai fait le circuit en sept étapes, je n’ai pas marché sept jours d’affilés, je me suis posé une journée à Camaret et une autre à Morgat pour tenter soigner mon pied. C’est deux pauses n’ont pas été bénéfique car une journée n’est pas suffisant pour le rétablissement d’un pied bien abimé et je repartais avec les mêmes douleurs, donc plutôt une dépense supplémentaire. Si c’était à refaire je ne ferai pas de pause sauf en cas de problèmes musculaires (crampes) qui peuvent se rétablir en une journée.

Les plus
Les paysages, les dénivelés (les montagnards aimeront), les rencontres, campings municipaux et mention spéciale à la municipalité de Landévennec.

Les moins
Les tronçons bitumés, il y en a certains longs et pénibles, ne pas trouver de coin à bivouac mais je n’ai peut-être pas su les trouver. Des campings parfois chers alors que l’on demande juste à planter sa tente et prendre une douche.

Petite vidéo pour conclure

Budget

Dans le budget n’est pas compris l’investissement en matériel, habillement, nourriture emportée.
Cartes ING 0518OT et 0418ET (frais de port compris) → 32,79 €
Allé/retour RER → 10 €
Bus chez-moi – RER → 2,10 €
Paris Quimper (TGV) 1er classe → 58,85 €
Quimper Le Faou Ligne bus 31 → 5 €
Hébergement Relais de la place, Le Faou, 1Repas du soir + 1 nuit + Petit-déjeuner → 85,88 €
Gîte municipal Landévennec → 17 €
Camping Tréveal (Le Fret) → 14 €
Camping municipal Camaret (abri en bois) → 30,22 € X2
Camping Goullien → 16,76 €
Camping les Bruillières à Morgat → 14 € X2
Camping Paradis Menez Bichen à Pentrez (bungalow) → 50 €
TGV Quimper Paris 2è classe → 29 €

Mon ami JG m’a donné un ticket de bus Tréboul – Quimper

Le billet Rando – Le Faou – Douarnenez (Tréboul) – GR34 – 7 jours est apparue en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Quand manger

Rando – Quand manger ?

Les questions qui se posent souvent : Quand manger en randonnée ?

Mes réponses à : quand manger ? Quand je mange !

Mes conseils ne s’adressent pas à ceux qui vont faire la traversée du désert, ou pôle Nord, ou de la Pampa, ni à ceux qui vont faire des 6000 m… Mais à ceux qui font de la randonnée sur plat et moyenne montagne sur plusieurs jours.

Billet en complément du billet « Rando – faire une fixette sur le poids et les calories« .

Quand manger ?

Dans l’idéal c’est un riche petit-déjeuner, un en-cas dans la matinée, un riche déjeuner, un goûter et un bon dîner. Vous aurez apporté des grignotages en cas de petites faims lors de votre marche.

Je te vois venir Sima, quand tu nous parles d’idéal, théorie, c’est pour nous dire que c’est de la merde et qu’il ne faut pas suivre…
Non non, pas du tout… Une base a son importance. Si quelqu’un part en randonnée pour la première fois il peut s’y appuyer, et si cela lui convient s’y tenir ou ajuster…

Nous sommes tous et toutes différents avec des habitudes variées qui vont se refléter sur notre façon de faire lorsque l’on randonne.
Je vais vous donner quatre cas différents dont le mien, si les prénoms sont fictifs il s’agit de vrais randonneurs.

  • – Paul fait des randonnées sur plusieurs jours avec des journées très longues de marche assez rapides. Le matin il prend un café une barre de céréales et pars. Environ 2h plus tard fait une pose et prend son petit déjeuner chaud (céréales fruits secs). Vers 13h30 il s’arrête déjeuner un repas froid. Vers 17h30/18h il s’arrête pour un dîner chaud puis il continue 1h ou 2 pour trouver son coin de bivouac où il prendra juste une boisson chaude avant de dormir.
  • – Pierre fait des randonnées rapides sur plusieurs jours. Le matin il prend un petit déjeuner très copieux puis pars sans s’arrêter, juste pour boire et parfois un peu grignoter jusqu’à son lieu de bivouac le soir où il prend un dîner copieux. Dans la journée il n’aura pris que des grignotages vite fait.
  • – Claude, un ex-collègue, il ne fait qu’une randonnée par an mais entre 600 et plus de 800 km. Il ne voit que par les différents sentiers de Compostelle. Il dîne, dors et petit-déjeune qu’en étape. Il a une marche de lent à modéré mais constante. Le matin il petit-déjeune ce qu’on lui donne au gîte ou étapes. S’arrête boire de temps en temps sans grignotage jusqu’à environ 13h ~ 13h30 et déjeune UNE pomme (durant tout le temps où nous avons travaillé ensemble, je l’ai toujours vu manger sa pomme dans son bureau puis faire ses trucs sur son pc, je ne l’ai jamais vu varier). Puis il marche jusqu’à son étape du soir où il mange ce qu’on lui propose. En parcours il passe par les vendeurs de primeur pour acheter ses pommes.
  • – Sima, moi… Je petit-déjeune à base de flocons d’avoine, cranberries, raisins secs, lait en poudre en quantité qui me convient. Quand tout est plié presque prêt à partir je me fais un café sans sucre, puis une barre de céréales et je démarre. Je vais faire plusieurs pauses pour boire, parfois mettre mes pieds à l’air, je ne grignote pas. Vers 13h ~ 13h30 je m’arrête manger, un repas froid, généralement du terroir (charcuterie, fromage, pain…) je termine avec une barre de céréales puis je consulte ma carte. Si à moins d’une heure de marche je vois que je vais traverser un village où il peut y avoir un troquet, j’y prendrais un café, sinon je me fais un café et trace la route. Jusqu’au bivouac du soir s’il me prend l’envie de grignoter, ce sera du salé (pas de barre de céréales). Le soir je dîne un repas chaud, puis un peu avant d’aller dormi je me fais une tisane (j’adore les tisanes).

Sans compter ceux qui souhaitent un repas chaud matin, midi et soir etc. on le voit, chacun fait à sa façon, ce qui compte c’est se faire plaisir. Et si vous randonnez à plusieurs vous vous mettrez d’accord pour que ces instants de pause soient conviviaux et vous laissent de bons souvenirs.

Bref, trouvez votre rythme, ne jamais être dans la souffrance, toujours dans le plaisir !

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Bricolage – Quand on touche le fond… De cuve

Bricolage – Quand on touche le fond… De cuve.

Quand votre voiture ne démarre pas ou qu’elle a des ratés à l’accélération et que vous vous entendez dire :
Ha, c’est parce que tu as eu un fond de cuve à la station service… (sous-entend quand la cuve est presque vide).
ou
Tu es allé trop loin dans la réserve et tu as eu le fond du réservoir…

Quand cela vient de personnes lambda, ou de personnes ayant quelques notions de mécanique, soit ! Mais quand ce sont des mécaniciens, ceux qui réparent votre voiture, qui vous le disent, ça frôle l’incompétence. L’idée de ce billet vient d’un retour d’une amie dont le mécanicien lui a dit : votre moteur est tout encrassé, vous avez dû avoir un fond de cuve dans une station service.

Voyons le fond du problème.

Si vous avez déjà vu le fond d’une cuve ? D’un réservoir ? Vous serez étonné, c’est généralement très propre… Mais admettons qu’ils puissent y avoir des impuretés, j’y reviendrai plus bas, car avant sachez :

  1. L’aspiration (la pompage) ce fait TOUJOURS au fond d’une cuve ou d’un réservoir[1] (quelques centimes du fond). Il n’y a pas de système de flotteur pour une aspiration en surface et heureusement car ce serait problématique pour votre voiture lors des passages sur des ralentisseurs ou autres secousses. Donc vous avez toujours le fond de cuve ou de réservoir.
  2. imaginons qu’il y ait des impuretés. Ce serait donc au moment où l’on remplit la cuve, ou lorsque vous mettez du carburant dans votre voiture, que tout se mélangera, et le risque d’aspirer des impuretés avant que tout se repose au fond.
  3. Votre véhicule est équipé de filtres et comme le nom l’indique, sert à filtrer.

Dans la pratique.

Les carburants sont filtrés avant d’arriver sur les camions citernes. Une fois en station service le carburant est filtré avant d’être distribué. Il est toujours possible que des impuretés ou des contaminants se retrouvent dans le carburant distribué par les stations-service.

Mais les conséquences sont minimes sur votre moteur. Les véhicules à injection sont équipés d’une pompe de gavage (appelé souvent pompe à gasoil ou pompe à essence) qui envoie le carburant à la pompe à injection via l’incontournable filtre à carburant.

Véhicule à essence

Il est équipé d’un filtre en position verticale, inclinée ou horizontale. Le jour où vous avez des trous à l’accélération, ou un ralenti qui ne tient pas ou change de régime… Et que cela est vraiment dû au filtre à essence (il peut y avoir plein d’autres raisons), et que donc le carburant arrive mal à la pompe à injection ; dites-vous qu’il s’est obstrué peu à peu et dans le temps et non pas lors du dernier plein ou de la dernière fois où vous avez roulé sur la réserve. Si cela vient vraiment de ça, il suffit de le changer et tout revient dans l’ordre. Changez-le périodiquement comme préconisé par le constructeur et vous ne devrez jamais avoir de problème concernant les impuretés assez minimes contenues dans le carburant. Personnellement j’ai vu des véhicules où le filtre à essence n’a jamais été changé durant la durée de vie du véhicule, c’est pour dire…

Véhicule diesel

Équipé également d’un filtre, il est généralement en position verticale car en plus de retenir les impuretés et il a aussi la fonction de retenir la condensation s’il y en a. en effet plus un carburant est dit « gras » plus il a tendance à condenser lors des variations de température et plus votre réservoir est vide, plus il y a d’espace disponible pour l’air humide. Ou un véhicule qui ne bouge pas ou très peu… Mais votre filtre est là pour ça, il filtre les impuretés et retient la condensation dans son fond. C’est pour cela qu’il faut le remplacer beaucoup plus souvent que sur les véhicules à essence. Généralement lors d’une vidange sur deux.

Oui mais Sima, et c’était vraiment le cas ?

La première chose à faire serait de vider le réservoir, le démonter et le rincer. Je n’ai jamais fait face à l’obligation de vider un réservoir pour autre chose qu’une erreur de carburant (la personne c’est trompé et a mis du gasoil dans sa voiture essence ou inverse), pour changer une pompe de gavage qui se situe sur le dessous (ex. Picasso TDI), ou autre problème mécanique ou accident tel que choc sous réservoir etc. ou sur des voitures anciennes de collection dont le réservoir est en un alliage oxydable, et encore c’est très rare.

Si votre mécanicien insiste pour vider votre réservoir demandez à être présent, pas directement sous le pont, c’est interdit, mais à distance où vous pouvez voir qu’il le vide dans un récipient propre, qu’il n’ajoute pas lui-même des saletés et surtout qu’il remette la même quantité une fois filtré. Le mieux est d’aller voir un autre garagiste!

Bref !

Dites-vous que si votre panne survient généralement du jour au lendemain, votre filtre (si la panne vient de là), lui, s’est obstrué peu à peu avec le temps et non pas au fantasme du fond de cuve ou fond de réservoir.

Pour résumer

Changez vos filtres (carburant, air) comme préconisé par le constructeur. Bien souvent un moteur « encrassé » vient du fait de rouler régulièrement en sous-régime ou en essayant de battre des records de consommation minimale (ce qui par les temps qui courent est compréhensible)… vous avez une combustion qui n’est pas optimale ce qui peut « encrasser » vos injecteurs mais aussi certaines parties de l’échappement (FAP, catalyseur). Monter dans les tours de temps en temps tout en respectant les limitations de vitesse ni aller en zone rouge ne fera pas de mal à votre moteur, au contraire.

PS:

Pour avoir travaillé en station service deux ans quand j’avais 16 et 17 ans les samedis jusqu’au dimanches matin et les jours de vacances scolaires, j’ai vu des fonds citernes de camions et des fonds de cuves et je n’ai jamais vu d’impuretés visibles à l’oeil nu contrairement à l’idée reçu où l’on pourrait penser qu’il y a un dépot de merde dans les fonds.

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Note(s)

  1. ^ Même si la trappe de visite peut se situer sur le dessus du réservoir il va puiser dans le fond il y a même assez souvent un soubassement là où est puissé le carburant (genre de petite cuvette au fond) vous êtes donc toujours bien au fond de votre réservoir.

Rando – Sortez couvert

Rando – Sortez couvert.

Lorsque l’on marche sous le soleil c’est important de se protéger, éviter les coups de soleil, les coups de chaud, voire une insolation. Se protéger la tête est important.

Je vais donc vous parler de couvres-chef : bobs, chapeaux, casquettes, qu’ils soient imperméabilisés ou pas et aussi bandanas.

Vous aurez donc mon avis là-dessus et aussi un retour d’expérience. Vous pouvez ne pas être d’accord avec moi et faire des choix très différents… Si vous en êtes heureux, je n’ai rien à dire, mais voici mon opinion.

L’idée de ce billet vient suite à la lecture d’un gars qui faisait l’éloge sur le web d’un chapeau imperméable acheté chez « trucmachinthlon ». Est-il sponsorisé ? Souhaite-t-il l’être ? C’est peut-être sincère ? Personnellement concernant ce produit je m’inscris en faux.

Imperméabilité du couvre-chef !

Commençons par là ! Avant de parler des autres possibilités faisons un point sur ce que je pense des couvre-chefs imperméabilisés.

Lors de votre randonnée il pleut !
Vous avez un vêtement de pluie et une house de sac à dos, ou carrément un pancho, à quoi vous serre le chapeau imperméabilisé ? Vous avez une capuche !
Si vous ne mettez pas la capuche l’eau va couler soit abondamment entre votre sac à dos et votre dos, avec une partie dans votre coup… Bref, je ne comprends pas le concept !

Il ne pleut pas et vous êtes sous un gros cagnard !
Là retour d’une malheureuse expérience :

Sortie à vélo avec Mme Sima juste après la première vague Covid fin juillet, on met pas les casques puisque les chemins sont derrière chez-nous, Mme met son bob, moi mon chapeau (imperméable).

Il y a un gros cagnard, au bout d’environ 4 km je ne me sens pas bien du tout, on modifie notre parcours pour passer dans un bosquet à environ 1 km et là je laisse tomber le vélo et je m’allonge au sol. Je m’hydrate, me mouille la tête… Nous restons là plus d’une heure. Mme est inquiète, moi je ne comprends pas : Lorsque je rentre du taf en plein cagnard (3 fois cette distance), j’encaisse très bien la chaleur (j’ai juste un bandana sous mon casque) et lorsque que j’accélère et ressens un coup de chaud je mets un peu d’eau par-dessus mon casque pour mouiller mon bandana et tout se passe bien… Mais là non. Une fois remis, nous traversons une ville pied à terre sous les ombrages des arbres et passons par le cimetière pour remplir nos gourdes que j’ai vidées. À la sortie il nous reste 5 km en plein cagnard pour renter.

Là je décide de mouiller mon chapeau avant de rentrer et surprise (ou pas vraiment) il ne se mouille pas puisqu’il est imperméable et là j’ai compris le problème.

Mon ressenti qui n’a rien de scientifique mais je n’en démords pas.
La transpiration est un mécanisme de régulation de la température corporelle, où la sueur est produite ainsi qu’une évaporation. Si vous avez un chapeau imperméable cette évaporation se concentre entre votre tête et votre couvre-chef qui lui est continuellement réchauffé par les rayons du soleil… S’ensuit un effet d’augmentation de la température, bref, par exagération, un effet cocotte-minute. Vous pouvez ne pas être d’accord avec cela toujours est-il que j’ai jeté le chapeau et n’ai plus jamais eu de coup de chaud.

Il existe des marques de chapeaux imperméables ayant sur le pourtour de la partie basse du montant une sorte de filet ou grille en tissu pour la respiration, ce qui le rend finalement plus vraiment étanche… donc carrément prendre un chapeau en coton non imperméable.

Bandana, bob, casquette ou chapeau à bord large ?

Le Bandana
S’il protège le dessus de la tête des rayons du soleil il ne vous protège pas des coups de soleil sur le visage.

Le bob
Protège mieux que le bandana des coups de soleil mais si vous marchez face au soleil, le bord étant moins large que celui d’un chapeau, vous pouvez vous retrouver avec le nez au soleil.

La casquette.
Avec sa visière longue elle peut vous protéger mais vos oreilles resteront sous le soleil. Vous pouvez opter pour une casquette type « Bigeard » qui protège partiellement la nuque, ou une casquette type « Saharienne » qui protège la nuque et les oreilles.

Le chapeau à bord large
Protège relativement bien le visage complet et partiellement la nuque.

On voit qu’il y en a pour tous les goûts et en fonction de votre tolérance au soleil. Jeune, je randonnais généralement tête nue, parfois avec un bob.

Et maintenant Sima, qu’est-ce-que tu mets ?
Ce que je mets…

Lorsque je pars le matin et que le soleil ne tape pas trop fort j’aime mettre un bandana en coton fin. Quand le soleil commence à cogner, je mets par-dessus un chapeau à bord large. Certains diront que ça fait doublon, c’est vrai, mais c’est comme ça que j’aime randonner. Si j’ai trop chaud je mouille mon bandana qui par capillarité va humidifier la partie basse du montant du chapeau. Et si j’ai vraiment trop chaud je peux mouiller le bandana et le chapeau.

Conseils

Que ce soit un bandana, un bob, une casquette ou un chapeau, lorsqu’ils sont neufs peuvent être rêches, partiellement imperméables, cela est dû aux produits pas toujours très naturelles de l’industrie du textile. Je vous conseille de les laver une ou deux fois à basse température avant de les porter, cela les rendra plus respirant.

Mon vieux chapeau

chapeau de sima78 01, mai 2023
chapeau de sima78 01
chapeau de sima78 03, mai 2023
chapeau de sima78 03

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Rando – faire une fixette sur le poids et les calories

Rando – faire une fixette sur le poids et les calories et autres.

On va parler poids, calories.

Que se racontent deux randonneurs qui se rencontrent ? Il pèse combien ton sac, le mien pèse tant ! Ha tu manges une choucroute ? Regarde, moi je mange ça, c’est dégueu mais ça pèse rien et c’est plein de calories ! C’est ta tente ça ? Oui… Regarde la mienne elle est toute petite, faut ramper pour rentrer dedans mais ne fait que quelques grammes !

Ha ok Sima, la randonnée c’est à celui qui aura la plus petite et la plus légère…
On peut le dire comme ça.

Et ça peut vite devenir obsessionnel, j’avoue être tombé dans le piège de temps en temps (pas lors d’une rencontre mais lorsque je prépare ma randonnée où je me mets à tout mesurer, peser… mais je me ressaisis rapidement.

Le plus important lorsque vous rencontrez un autre randonneur c’est de faire sa connaissance plutôt que de son matériel. Ensuite vous pourrez avoir des échanges techniques en connaissance de cause.

Avant de parler poids, calories et le tutti quanti, posez-vous les questions : quel genre de randonneur êtes-vous ? Quel type de randonnée souhaitez-vous faire ? Car avant tout il y a le randonneur !

Le randonneur.

Je crée des catégories, sous-catégories pour la compréhension sachant que personne ne rentre de façon absolue dans une catégorie, qu’elles ne s’opposent pas entrent-elles, elles sont même souvent complémentaires et parfois s’entrent-croisent.
Il y les MULs (Marcheurs Ultra-Léger) et les Marcheurs Moins Légers que je vais appeler les MML

MUL

  • Celui qui veut être ultra minimaliste, le moins de matériel possible pour être au plus proche de la nature, (par ex. dormir à même le sol).
  • Celui qui aime la performance, marcher très vite (il enchaînera trois étapes le temps qu’un MML en fasse une).
  • Celui qui souhaite partir le plus léger possible avec des matériels de sa propre fabrication (un réchaud fabriqué avec une canette, etc.).

Il y a plein d’autres possibilités à la MUL et on voit que ça peut s’entrecroiser, en tout cas la MUL reste une base d’influence pour les autres types de randonnées.

MML

  • Vous n’avez pas les matériels les plus légers, car c’est un budget. Entre une tente 1,6 kg et une d’à peine un 1 kg il y a une différence et c’est pareil pour le duvet, le sac etc. C’est tout de même un investissement.
  • Vous considérez que randonner c’est aussi ne pas vous passer de certains petits plaisirs ou conforts auxquels vous tenez (par ex. moi je ne souhaite plus dormir sur un matelas mousse tout fin et j’en ai un gonflable), pour vous ce peut être aussi avoir un oreiller, vous aimez être rasé de frais chaque matin, vous souhaitez apporter un bouquin, etc.
  • Vous souhaitez faire des étapes qu’en gîte (dîner, dormir et petit-déjeuner en gîte) vous avez juste un duvet, un sac à viande, de quoi manger le midi et des encas… si c’est du ultra-léger vous êtes dans la MUL à moins d’y ajouter d’autres conforts ci-dessus.
  • Vous liez la randonnée à une passion (vous voulez filmer et documenter votre rando et vous apportez GoPro, les accessoires, drome, batteries de charge… ou passionné de photographie ; boîtier et plusieurs objectifs) liste non exhaustive.

On voit que là aussi tout cela s’entrent-croisent…

Le but est de démontrer que l’on ne fait pas tous de la randonnée de la même façon ni pour les mêmes raisons et de fait, nous aurons tous des sacs à dos de contenus et poids différents.

Quel est le bon poids pour un sac à dos ?

Il est dit qu’il ne faut pas dépasser 15 à 20 % de votre poids.

Cette donnée théorique permet d’évaluer votre sac, si vous êtes plutôt bien ou plutôt mal…
Mais la donnée la plus importante avant de parler du poids du sac c’est votre condition physique.

Le poids de votre portage est tributaire de votre condition physique.
Deux exemples opposés :

  1. Paul, de gabarit moyen part pour une sortie en haute montagne, il lui faut deux jours pour s’y rendre avec du dénivelé et donc deux jours pour rentrer. Donc son sac avec la popote, le matériel pour des températures basses, couchage etc. Si l’on y ajoute le matériel d’escalade, crampons, cordages, piolet etc.. il y a de grandes probabilités que son sac dépasse largement les 20 % de son poids. Et pourtant il ne va en souffrir car s’il fait de la haute montagne c’est qu’il est physiquement prêt.
  2. Pierre, 1,98 m, 120 kg, mais de toute l’année n’a pas bougé son cul du canapé. Vous pouvez l’équiper du sac de 6 kg (6 %) , il y a de forte chance que sur moins de 15 km sur du plat il rencontre des soucis de crampes, des douleurs articulaires…

Un minimum de bonne condition physique est nécessaire avant même de penser au poids de votre sac.

Marchez !

Évitez votre véhicule tant que vous le pouvez et marchez le plus possible.
Vous n’avez que trois fois une heure par semaine. Faites un petit échauffement et partez faire de la marche rapide, ou mieux de la marche nordique (rapide) ça tonifie les bras, les épaule, pectoraux, ceinture abdominale tout en marchant. Terminez par quelques étirements. Le week-end essayez de faire une marche rapide plus longue (entre 2 et 2h30).
Un mois avant la randonnée lestez-vous un peu plus et progressivement pour habituer votre corps à porter une charge, toujours en marche rapide sans pour autant mettre le poids maxi… Surtout restez en deçà du poids de portage (entre 6 et 7 kg maxi).
Lorsque vous partirez avec votre sac plus lourd, vous marcherez plus tranquillement et régulièrement et ce devrait bien se passer.

Bien, maintenant voyons le poids du sac.

Sans la nourriture, même si plus bas je parle calories, je ne vais pas parler menus, ce sera le sujet d’un autre billet.
Il va dépendre de plusieurs facteurs.

  • Quel type de randonneur êtes-vous (si vous dînez, dormez et petit-déjeunez en gîte, pas besoin d’abris par ex.) ?
  • Quel matériel avez-vous (c’est aussi lié en partie au budget) ?
  • Quel compromis sur votre confort (ce dont vous pensez pouvoir vous passer, ce dont vous tenez avoir avec vous) ?
  • Quel type de randonnée (passage régulier par des villes où il y a des commerçants ou pas, repérer les points d’eau pour le ravitaillement, pensez que s’il y a un cimetière il y a de grande probabilité qu’il y ait un robinet d’eau, etc.)

Préparez votre sac, matériel plusieurs semaines avant.

Première réflexion.
Faites-vous un tableau (colonne 1 « produit », 2 « poids U », 3 « quantité », 4 « poids T » et en bas de la colonne 4 la somme de la colonne.
Comme vous n’avez pas la nourriture vous pouvez faire une estimation haute (1kg par jour) lorsque vous ferez vos menus vous gagnerez certainement des centaines de grammes) et l’eau vous le savez, 1 L = 1 kg combien vous en faut-il ?
Vous allez donc peser tout ce que vous souhaitez amener, gourdes vides et sans nourriture.

Seconde réflexion.
Revoyez votre liste et posez-vous plus sérieusement la question « sur quoi je peux faire l’impasse ? » (vous avez opté pour un oreiller, est-ce qu’un vêtement roulé peut faire l’affaire ? Oui ! Ou non, vous ne pouvez pas dormir sans oreiller? Ai-je vraiment besoin de ma crème de jour et celle de nuit ? N’existe t-il pas une serviette pas cher et plus légère que ma serviette de bain ? Etc.

Revoir et améliorer votre liste régulièrement et voir si vous êtes en dessous des 15 ~ 20 % de votre poids. Si votre kif est de faire un reportage photo ou vidéo avec tout le matos qui va avec, il y a de forte chance que vous soyez au-dessus des 20 %, ne dramatisez pas, vous marcherez plus lentement en faisant peut-être plus de pause, travaillez votre condition physique et soyez plus rigoureux sur tout ce que vous pourriez éliminer sur votre liste.

Obnubilé par les calories

Celles que l’on dépense et celles que l’on doit prendre !

J’avoue que lorsque j’ai décidé de reprendre la randonnée, influencé par les divers forums et sites, je suis tombé dans ce piège. Calcul de ma dépense calorique quotidienne, peser, comparer, mesurer les aliments, et vas-y que je te fais des tableaux des formules mathématique, je pose 1 et retiens deux… et rapidement j’ai dit :
STOP !!!

Je me suis posé le problème autrement.

Jeune j’ai fait du sport intense avant d’être prof je faisais des combats de kick-boxing, 5 entraînements par semaine de 2h30 chaque, avant chaque entraînement j’allais courir tous les soirs entre 0h45 et 1h45 sur un programme bien précis (incluant des fractionnés, des temps en aérobie et autres en anaérobie, etc.). je ne me suis jamais soucié des calories que je dépensais ni du niveau de celles de mon alimentation raisonnablement équilibrée, plutôt riche en sucres lents et protéines… Je mangeais simplement à ma faim, Ayant un physique plutôt sec je n’ai jamais eu besoin de faire de « régime sèche » avant les pesées.

Oui Sima, mais là c’est de la randonnée, tu dois apporter ton alimentation, tu ne manges pas à la maison.
C’est vrai que c’est une différence à prendre en compte !

Préparez vos petits déjeuner, en sachet un par jour, ce que vous aimez, ce peut être sucré, salé, ou un mix des deux.
Des encas sucrés ou salés voire les deux.
Vos déjeuners et vos dîners

Soyez judicieux, évitez pâtes et riz qui demandent beaucoup d’eau pour être cuisinés, optez plutôt pour de la semoule. Si vous souhaitez quelques plats cuisinés mieux vaut du lyophilisé que de la boite de conserve qui pèse plus lourd (parfois en épicerie de ravitaillement vous n’aurez pas le choix). Si vous pouvez comparer le niveau calorique facilement lors de l’achat faites-le, par exemple lorsque j’achète mes barres céréales, je les aime toute, je prends la plus calorique au 100gr.

Mais je trouve inutile de tout mesurer tout comparer. Mangez en vous faisant plaisir devrait suffire. Je suis même persuadé qu’il vaut mieux un repas moins calorique et avec lequel vous avez plaisir qu’un plus calorique que vous n’appréciez pas, le plaisir est très dynamisant.

Lors de la randonnée il peut y avoir au début une sensation faim qui est dû au fait que vous n’avez pas le volume habituel dans votre estomac… ça passe avec les jours suivant.

Maintenant si cela vous amuse je vous mets une formule, vous en trouverez plein d’autres (vous donnant des résultats différents) sur internet pour évaluer votre dépense calorique, personnellement je n’en tiens pas compte.
(0,6 calories) x (poids du sac + votre poids) x (nombre de Km) x (les heures de marche)

J’en ai terminé avec les calories.

Oui mais Sima, si jamais on a un coup de fringale ?
Heu…

Le coup de fringale est plus lié à l’effort physique qu’à l’alimentation. Si vous n’avez pas de problème de santé particuliers, si vous ne faites pas de la MUL sportive (enchaîner 3 étapes rapidement alors que les en font qu’une) il y a très peu de chance que cela se produise.

Si vous êtes dans l’effort soutenu et longtemps (vous poussez le curseur dans le rouge) et que vous vous retrouvez en hypoglycémie, faites une pose en vous hydratant doucement et tapez dans vos barres de céréales, fruits sec en mangeant sucré lentement et mastiquant longuement. Et quand vous avez récupéré repartez plus lentement. Si vous marchez en « aérobie » vous avez peu de chance d’avoir un coup de fringale.

Bah comment on sait si on est en aérobie ?
Je vais faire simple.

Si vous pouvez discuter, ou parler seul (si vous êtes seul) ou chanter tout en marchant, vous êtes en aérobie.
Si vous êtes obligé de faire des coupures dans vos phrases pour respirer en même temps, vous êtes en phase de passer en anaérobie.
Si vous ne pouvez pas parler ou chanter en même temps que l’effort (marcher) vous êtes en anaérobie. Ralentissez !

Vous pouvez vous retrouver en anaérobie lors des dénivelés, et c’est normal, par contre sur du plat ou du faux plat revoyez votre rythme ou peut-être qu’il est temps de faire une pause.

En randonnée vous risquez plus un coup de chaud (marche très longue sous un soleil de plomb) ou une déshydratation qu’un coup de fringale même si les symptômes peuvent paraître similaires.

Pour conclure

En fonction de votre budget, votre type de randonnée essayez d’avoir un sac le plus léger possible.
Soyez innovant et judicieux pour votre alimentation, il faut que cela reste un plaisir.
Votre expérience sera ce qu’il aura de plus précieux pour vous améliorer à chaque randonnée., dans mon cas lors de ma reprise alors que je n’avais pas randonné depuis looooongtemps. Je suis parti avec un sac à 14,915 kg (en dessous des 20 %) pour 4 jours, pour ma prochaine randonnée je devrais être aux alentours 12,500 kg (très légèrement en dessous des 15 %), je fais 86 kg pour 1,82 m. Les seuls mesures que je prends c’est le poids que je vais porter et le plaisir que j’aurai manger et randonner.

Bonne randonnée sans prise de tête !

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