L’art postal, également connu sous le nom de « mail art » est une forme d’art populaire qui implique l’envoi de petites œuvres d’art via le service postal traditionnel. Il a émergé dans les années 60 / 70.
Si j’ai toujours écrit des lettres manuscrites à mes proches pour les anniversaires, fêtes, ou autres prétextes (à la plume 1.5 ou 1.1 en fonction de la longueur du texte)… dernièrement je me suis passionné par cette forme de correspondance bien plus personnalisée.
– Houa Sima, t’es un artiste !
– Heu non, on va relativiser…
Art postal, la première fois.
Car oui, comme pour tout, il y a toujours une première fois.
Cela remonte à une quinzaine d’années.
Un ami qui fabrique des sandales en cuir me demande de lui envoyer mon empreinte de pieds sur un carton avec un centimètre de marge… Je m’exécute et lui envoie directement le carton de mon empreinte de pied, sur lequel j’avais dessiné mes empreintes d’orteils (pour rire) et au recto tout un texte sous forme « poétique » en cercle et boucle… J’y avais mis son adresse, un timbre… Bref, je lui ai envoyé ça sous forme de blague me disant que ça le ferait marrer sans être certain, vu le format, qu’il le recevrait.
Il l’a reçu, ça l’a bien fait marrer. Il m’a téléphoné et m’a dit que cela s’appelait de l’art postal… – Ha bon, ok.
J’ai continué à communiquer par lettres manuscrites traditionnelles avec mes proches, le temps a passé.
Ce qui a provoqué mon intérêt.
Alors que je n’avais plus entendu parler d’art postal depuis des années, je vois passer lors d’échanges dans mes contacts Mastodon deux personnes qui partagent leur passion pour l’art postal, photos à l’appui. J’en discute avec eux, je reçois deux courriers art postal qui m’ont fait très plaisir, je demande des conseils… Bref des échanges très sympathiques ! Et ça m’a donné envie de m’y essayer.
Et c’est parti !
J’ai commencé très simplement, un graphique devant, derrière une vielle carte de Bretagne trouvé sur internet, à l’intérieur des photos personnelles que j’ai retouchées, vieillies… Pour le pliage je me suis inspiré de l’un des courriers reçus. Je devais bien commencer par quelque chose.
Ensuite, je me suis remis au dessin, et là, c’est comme beaucoup de choses, on perd beaucoup lorsque l’on ne pratique plus. J’ai créé plusieurs cartes, certaines ont été envoyées, d’autres sont attentes, beaucoup sont parties à la poubelle. Cela dit, plus j’en fais, plus j’y prends plaisir et plus j’ai de nouvelles idées. Dernièrement j’ai fait une carte postale entièrement en numérique (sur papier photo) que j’aime bien car il représente le dos de mon pc portable et ça n’a pas été plus rapide que les autres cartes que je dessine. J’ai d’autres projets de découpages, collages, etc.
Pour conclure.
Mes cartes « Art Postal », je les appelle « Cartes Personnalisées » car je ne me sens pas une âme d’artiste, tout comme lorsqu’elles étaient simplement manuscrites, je ne me suis jamais senti l’âme d’un écrivain. Lorsque j’envoie une carte personnalisée, je n’attends rien en retour. J’ai déjà été récompensé en bonheur en la créant, l’écrivant et en l’envoyant, le plaisir est comblé lorsque je sais qu’elle est bien arrivée à destination. Je pense que recevoir une carte ou une lettre manuscrite au milieu des factures et des publicités fera bien plus plaisir qu’un simple texto, même s’il m’arrive de doubler mon envoi par un sms, par exemple, pour souhaiter un bon anniversaire.
Je trouve que c’est aussi une sorte de pied de nez à ce monde hyperconnecté.
Collage de stickers militants pour les libertés numériques, culture hacker et logiciels libres – RMLL Saint-Étienne 2017Le message personnel mis en scène comme une sortie de terminal – pluie de code façon Matrix, Paris
Vous savez les fameuses bannières qui nous demandent si l’on accepte ou pas les cookies. Et toi Sima, t’en pense quoi ?
Les cookies sur le web, c’est comme les bonbons que veut te donner un inconnu, tu ne les acceptes pas si tu ne sais pas ce qu’il y a dedans et ce qu’ils peuvent faire.
Je sais je suis un peu radical.
Je vous annonce, pour ceux qui ne le savent pas que L’extension « I don’t care about cookies » à bien son fork « I still don’t care about cookies » par Guus.
De quoi parle-t-on ?
Au moment où j’écris ce billet je configure l’un de mes pc dont bien naturellement le navigateur et je me souviens d’un excellent article de Tutox qui nous par du bloqueur de bannières « I don’t care about cookies » et s’interroge aussi sur le fait que cette extension fût rachetée par Avast.
Pour éviter de refaire un article sur cette extension je vous invite lire Tutox :
Comment se débarrasser des « bannières cookies » ?
Depuis la mise en place du RGPD, les sites web qui utilisent des cookies ont l’obligation de recueillir notre consentement. Plutôt une bonne chose en soi. Mais un des effets de bords de cette règle est l’apparition sur de nombreux sites des fameuses « bannières cookies ».
Je le vois bien autour de moi beaucoup sont complètement addict au numérique, quand je fais la remarque la réponse est souvent la même : Non non, je ne suis pas accro, j’aime être informé (ou autres prétextes)… Mais les notifications de toutes leurs applications sont actives, leur messagerie au taf est ouverte du matin au soir.
Bref, que ce soit au travail ou dans la vie privée ils sont toujours très réactifs aux notifications et n’hésitent pas à notifier les autres de ce qu’ils font à l’instant plutôt que d’être là avec les présents… Mais réfutent d’être accro : J’arrête demain si je veux !
Le fléau des notifications.
Le système de notifications, bien que conçu à l’origine pour faciliter la communication et l’accès à l’information, lorsqu’elle est mal gérée, ou pas gérée du tout, vous amène à l’addiction.
Car en réalité ont touche à l’affect de l’individu, une recherche de validation sociale (les notifications, surtout celles provenant des médias sociaux, peuvent offrir une validation sociale, comme lorsqu’on reçoit un « j’aime » sur une publication. Cette quête de validation peut renforcer le désir de vérifier constamment les notifications.
La peur de rater quelque chose, le syndrome FOMO (fear of missing out), posez-vous la question objectivement : Risquez-vous réellement de rater quelque chose de vital ?
Il est essentiel de se rappeler que les notifications sont un outil et, comme tout outil, elles peuvent être utilisées de manière bénéfique ou nuisible.
S’émanciper des notifications.
C’est faire le choix de ne plus être interpelé par une application via sa notification et de décider à quel moment vous souhaitez consacrer de votre temps de liberté pour aller sur telle ou telle application.
Reconnaître cet impact sur notre quotidien et prendre des mesures pour le gérer peut conduire à une interaction plus saine avec la technologie. Savoir aussi reconsidérer nos habitudes.
Il ne s’agit pas de couper toute notification, mais de les gérer au plus serré pour vous laisser plus d’espace de liberté et de choix.
Mon rapport aux notifications
C’est à titre d’exemple, nous avons tous des aspirations et activités différentes.
Dites-vous qu’il n’y pas de réelle urgence, l’urgence est souvent pour celui qui cherche à vous joindre et en cas de réelle urgence il saura vous joindre.
Les boîtes de courriels.
J’en ai plusieurs, chacune dédiée à une activité, sans compter les boîtes poubelles.
J’ai fait le choix de ne pas en configurer sur mon smartphone, je consulte donc mes mails exclusivement depuis mon PC, une à deux fois par jour et une fois les courriels listés, je ferme ma messagerie… Je ne la laisse pas ouverte. Il m’est arrivé de devoir aller sur l’une de mes messageries depuis mon smartphone, dans ce cas j’y vais depuis l’interface web du navigateur, mais c’est tellement exceptionnel, deux à trois fois dans l’année, je peux donc m’en passer sur mon smartphone.
Flux RSS.
Que depuis mon pc, je n’ai pas de notification, j’y vais quand j’en ai le temps et l’envie, tous les deux ou trois jours.
Mon smartphone.
Il est en mode avion la nuit et en mode vibreur presque tout le temps. Cela dit, Lorsque mes enfants étaient ados et sortaient tard, je ne mettais jamais mon smartphone en mode avion ni en vibreur.
Si j’ai limité les notifications, il m’en reste tout de même :
La sonnerie du smartphone, quelle soit en mode sonore ou vibreur.
Les notifications SMS, Signal, Telegram, Element
À savoir que tous les groupes de mes messageries instantanées sont en silencieux.
Réseau social, je ne suis que sur un seul, Mastodon, la notification n’est pas activée.
Toutes les autres notifications sont désactivées, même celle des mises à jours.
Toutes les applications que je n’utilise pas et qui sont désactivables, sont désactivées.
Ma réactivité.
Si j’attends un appel ou un message, je vais rester attentif pour y répondre. Si je n’attends rien de particulier, ou que je suis dans une activité (marche, musée, loisir, resto, boire une café avec des potes…) je délaisse mon téléphone, j’essaie d’être pleinement dans ce que je fais et avec qui je suis.
Il m’arrive donc souvent d’avoir des appels manqués, je rappelle ou réponds aux messages dès que j’en ai le temps.
Il faut dire que si je n’attends rien de particulier, j’ai rarement mon smartphone à portée de main.
Mastodon, Je peux y passer du temps quand je suis quelque part où je n’ai rien de particulier à faire et que je n’ai pas pris ma liseuse, comme je peux « y passer » vite fait, voire ne pas ouvrir l’application pendant plusieurs jours.
Pour conclure.
La volonté de ne pas vouloir être accessible H24 est un défi à l’ère numérique. Avec une prise de conscience et des stratégies adaptées, il est possible de naviguer dans ce paysage numérique de manière saine, équilibrée et recouvrer des plages de libertés.
Il appartient à chaque individu de réguler et de personnaliser ses notifications pour qu’elles servent de manière optimale ses besoins et son bien-être.
C’est pourtant une donnée importante lorsque vous préparez votre parcours, je parlerai aussi donc du calcul de déplacement en prenant en compte les dénivelés.
Donc deux sujets pour le prix d’un.
Les dénivelés sur la carte
Elles sont représentées par des courbes de niveau.
Pour bien lire et interpréter les dénivelés sur une carte IGN, il est important de s’habituer à l’équidistance spécifique de cette carte, à la direction dans laquelle les chiffres des altitudes sont lus (ce qui peut indiquer une montée ou une descente).
Comme un beau dessin vaut mieux qu’un long discours…
Croquis des courbes de niveaux.
Principe de construction des courbes de niveau : chaque courbe représente l’intersection du relief avec un plan horizontal à altitude constante. Plus les courbes sont resserrées, plus la pente est forte. La colline de gauche, plus haute et plus large, génère davantage de courbes que celle de droite, plus petite.
Voilà à quoi ressemble les courbes de niveau sur une carte et une visualisation imaginée.
Projection altimétrique de deux sommets sur une carte topographique : équidistance de 10 m entre chaque courbe, courbe maîtresse à 1100 m tracée en gras, sommet principal dépassant 1150 m (triangle géodésique), sommet secondaire culminant entre 1120 m et 1130 m (croix de cote). La densité des courbes traduit directement la raideur des pentes.
Une visualisation plus graphique donne une idée plus précise.
Quelques points clés
Courbes de niveau : Ce sont des lignes continues sur la carte qui relient des points de même altitude. Cela signifie que si vous marchez le long d’une courbe de niveau, vous resterez à la même altitude.
Espacement des courbes : L’espacement entre deux courbes de niveau adjacentes est appelé « équidistance ». Cela représente une certaine différence d’altitude (par exemple, 10 mètres ou 20 mètres, voir la légende de la carte). Plus les courbes sont rapprochées, plus le terrain est raide. Si les courbes sont éloignées les unes des autres, cela indique un terrain plus plat.
Lignes maîtresses : Sur de nombreuses cartes IGN, toutes les Xe courbes de niveau sont généralement plus épaisses, en plus gras. Ces lignes sont appelées lignes maîtresses et aident à identifier rapidement les dénivelés sur la carte.
Chiffres sur les courbes : Les courbes de niveau portent généralement des chiffres indiquant l’altitude en mètres par rapport au niveau de la mer. Ces chiffres aident à déterminer la hauteur d’une zone particulière.
Calculer sa distance de parcours avec les dénivelés
Pour évaluer une distance de marche nous allons utiliser la notion de km-effort.
C’est une approximation pour exprimer en un seul chiffre à la fois la distance et la montée (ou descente) pour refléter la « difficulté réelle » ou l’effort ressenti lors de la réalisation d’une randonnée.
La formule de base est celle-ci :
Km-effort = distance horizontale (en km) + dénivelé positif (en km)
L’idée derrière cette formule est qu’un certain nombre de mètres de montée et un certain nombre de mètres de descente peuvent être considérés, en termes d’effort, comme 1 km sur du plat.
– Heu Sima, c’est pas très clair tes explications…
– Bon, je vais essayer de clarifier…
Admettons que 100 mètre en monté est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 125 m).
Admettons que 200 mètres en descente est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 400 m)
Votre trajet est 15 km avec un cumul de 900 m de dénivelés aussi bien en montée qu’en descente.
Le calcul va être le suivant :
15 km + (900 m/100) + (900 m/200) = 28,5 km
Personnellement j’utilise 125 m en montée et 300 en descente.
Maintenant vous savez calculer une distance en km-effort.
Vous l’aurez noté, cette donnée n’est pas absolue mais élastique.
Conclusion :
Avec de la pratique, vous pouvez développer la capacité de « voir » les collines, les vallées, les crêtes et d’autres caractéristiques du terrain simplement en regardant les courbes de niveau sur la carte.
Le km-effort est une approximation, car l’effort ressenti peut varier selon de nombreux facteurs comme le type de terrain, l’altitude, la condition physique de la personne, le poids du sac à dos, etc. Cela-dit, le km-effort offre une mesure utile pour évaluer et comparer la difficulté de différents parcours.
J’aime calculer large, ainsi j’ai toujours l’heureux sentiment d’avoir marché plus vite que prévu et d’arriver, de fait, plus tôt que prévu à la fin de mon étape.
De tout temps il y a toujours eu une proportion de personnes n’étant pas à l’aise face à une carte et à l’ère numérique j’ai le sentiment que cette proportion a augmenté. Est-ce un simple reflet d’une évolution de notre façon d’interagir avec le monde qui nous entoure?
L’omniprésence des smartphones et des systèmes de navigation GPS a changé la donne. Pourquoi prendre le temps d’étudier une carte papier lorsque l’on peut simplement entrer une destination dans un appareil et se laisser guider pas à pas? Pour beaucoup, la technologie a rendu obsolète la nécessité de savoir lire une carte traditionnelle.
Cette dépendance peut avoir des conséquences dans des situations où la technologie échoue ou est inaccessible. Une panne de batterie, un signal GPS perdu ou un appareil défectueux, et l’individu peut se retrouver désemparé.
Que signifie « savoir lire une carte » ?
Cela va bien au-delà de la simple identification de lieux ou de repères. C’est la capacité de comprendre la topographie, de déduire les distances, d’interpréter les symboles, et de visualiser tridimensionnellement le paysage à partir d’une représentation bidimensionnelle. C’est une compétence qui exige à la fois de la logique et de l’intuition.
– Sima, ça m’a l’air déjà compliqué ton truc… Déjà que j’y comprends rien aux cartes…
– Je te rassure, sur ce billet l’on va aller au plus simple. Et sans le savoir tu as certainement des notions de topographie, si je dois venir chez-toi, tu sauras me gribouiller un plan de ton quartier pour que j’arrive à destination et tu sauras même y mettre des précisions (au carrefour, il y a une boulangerie à l’angle, tu prends à droite, au prochain rond-point à gauche, etc.).
Que trouve-t-on sur une carte ?
Je pars sur la base d’une carte IGN 1/25 000ᵉ.
L’échelle, ici 1/25 000ᵉ ce qui signifie que 1 cm sur la carte = 25 000 cm sur le terrain, soit 250 m.
Une légende nous expliquant tous les symboles, tracés, repères, etc. que l’on peut trouver sur le plan de la carte.
La déclinaison et la date de publication de la carte (même si je fais un point sur le sujet, nous n’en tiendrons pas compte dans le reste du billet, j’expliquerai pourquoi).
Le plan avec de nombreux détails.
Point sur la déclinaison.
Schéma de déclinaison magnétique : angle entre le nord géographique (N.G.) matérialisé par les méridiens et le nord magnétique (N.M.) indiqué par la boussole – déclinaison de 0°37′ Est au 1er janvier 2019, variation annuelle de 8,1′ vers l’Est (valeurs au centre de la feuille de carte concernée).
Ensuite on en parlera plus sur ce billet, c’est important de savoir de quoi il s’agit dans des circonstances particulières.
La déclinaison est l’écart angulaire entre le nord géographique (indiqué sur la carte) et le nord magnétique. Cet écart est dû à l’orientation du champ magnétique terrestre qui ne coïncide pas exactement avec l’axe de rotation de la Terre.
Lorsque vous utilisez une boussole, elle pointe vers le nord magnétique et non le nord géographique. Il est important de noter que la déclinaison varie en fonction de l’endroit où vous vous trouvez sur Terre et qu’elle change également avec le temps, car le champ magnétique terrestre n’est pas statique. Dans certaines régions, la déclinaison peut être négligeable, tandis que dans d’autres, elle peut être assez significative. On considère que la déclinaison indiquée sur une carte est valable 5 ans.
Pourquoi je ne tiens pas compte de la déclinaison.
Si l’on regarde l’image la déclinaison est de 0°37’ au 1er janvier 2019, la déclinaison annuelle est de 8.1’, nous sommes en 2023 il faudrait reporter 1°9.4, on pourrait faire un calcul encore plus précis en tenant compte de la date publication de ce billet. Pour reporter de façon précise il vous faudrait un système de visée bien plus précis qu’une boussole à main et pour le reporter de façon précise au moins un rapporteur.
Donc je n’en tiendrais pas compte dans ce billet mais vous savez maintenant ce qu’est la déclinaison.
Savoir orienter sa carte.
Extrait de carte IGN au 1/25 000e : les méridiens (en noir) pointent vers le nord géographique, tandis que les lignes du quadrillage UTM (en bleu) sont légèrement inclinées par rapport à eux, ici un écart de 2°, visible dans la partie centrale de l’image. Région : Forêt domaniale, secteur Mare de l’Houtil.
Le plus simple, puisque nous ne parlons pas ici d’orientation à l’azimut, c’est de prendre sa carte dans le sens de notre marche… C’est le plus simple.
Mais nous allons tout de même voir ici comment orienter sa carte au nord magnétique.
Vous avez vu que sur une carte il y a une légende, la déclinaison…
Pour bien orienter sa carte nous allons utiliser les lignes des méridiens.
Les lignes méridiennes sont les lignes noires elles sont espacées de 0°05’… Les lignes bleues sont les lignes UTM[1] (Universal Transverse Mercator) et forment des carrés de 1 km de côté et sont utiles pour un report sur GPS, ce qui n’est pas le sujet de ce billet… Nous n’en tiendrons donc pas compte. Donc nous allons utiliser une ligne noire, celle d’un méridien.
Orienter la carte.
Boussole à semelle posée sur carte IGN 1/25 000e (secteur Saint-Cyr-l’École – Versailles – Rocquencourt) : la semelle transparente est alignée sur un méridien de la carte, la flèche de visée indique la direction de marche, le cadran pivotant a été calé sur le nord, l’aiguille aimantée pointe le nord magnétique.
Prenez votre boussole et mettez le nord du cadran pivotant en face du nord du cadran fixe. Positionnez votre boussole sur votre carte en mettant la flèche de visée parfaitement alignée sur la ligne du méridien de votre carte. Ensuite pivotez l’ensemble, dans un sens ou l’autre, jusqu’à ce que l’aiguille aimantée soit elle aussi alignée au nord… en faisant attention que la flèche de visée reste bien alignée au-dessus du méridien.
Et voilà, vous savez orienter votre carte au nord magnétique de votre carte, soit, sans tenir compte de la déclinaison, mais franchement vous êtes déjà bien !
Vous pouvez faire l’expérience tranquillement dans votre salon en posant au sol une carte et votre boussole et orienter vos cartes au nord. Dehors, quand il y a du vent ce peut être un peu plus chiant.
Cela vous sera surtout utile lors de prochains billets où l’on parlera de faire le point avec deux visées, s’orienter à l’azimut…
La marche d’après la carte.
Dans la plupart des cas on peut très bien se diriger sans boussole, uniquement d’après la carte.
Étudier le parcours à la maison avant l’excursion et éventuellement le tracer sur la carte. Essayez de vous représenter le paysage et le cheminement. Notez d’avance les points caractéristiques, quelques noms de lieux, les points de pauses, d’étapes, etc. Tout ce qui vous semble utile. In-situ, vous vous arrêterez peut-être avant ou après des points prévus, parce que vous êtes fatigué, ou pas ou le lieu ne vous convient pas… C’est la réalité du terrain, mais ce n’est pas grave, vous avez une trame.
Même extrait de carte IGN, deux orientations : en haut, carte tenue au nord – position (cercle rose), destination (carré rose), trajectoire en tirets roses, flèche nord ; en bas, carte pivotée dans le sens de la marche – les mêmes repères de position et de trajectoire, enrichis de l’identification des infrastructures traversées (A12, D7, voie ferrée ou tramway, petite route).
Donc c’est simple, il suffit de prendre la carte dans le sens de votre marche vous saurez ainsi quand vous devrez tourner sur votre droit ou votre gauche, etc. Bref, suivre l’itinéraire sur la carte de manière à toujours savoir où l’on se trouve.
Dans l’image ci-dessus c’est simple, on a pivoté la carte vers la droite pour qu’elle soit dans le sens de la marche et on a repéré quelques points sur le chemin.
Transposer ce que l’on voit sur la carte.
En tout cas la carte permet de contrôler qu’on suit bien le parcours que l’on s’est fixé. À nous de comparer ce que l’on voit sur la carte avec la réalité et inversement. Cela impose d’être attentif aux paysages, bien entendu mais aussi à ce qu’il y a sur notre parcours le long de notre cheminement.
Si l’on reprend l’exemple de l’image plus haut…
J’ai marché, l’ai traversé une voie ferrée, une départementale, je suis passé dessous une autoroute, puis traversé une autre route… Je marche et je n’ai pas fait attention aux chemins à ma droite ou ma gauche tant j’étais absorbé par le paysage… Où suis-je ?
Carte IGN orientée dans le sens de la marche (secteur Fontenay-le-Fleury – L’Épine d’Amont) : la zone ovale hachurée matérialise une position incertaine mais localisée sur un axe – le randonneur sait qu’il se trouve sur ce chemin, mais ne connaît pas son point exact le long de celui-ci.
Je suis donc quelque part par là.
Que y a-t-il devant ou autour de moi ? Sur la carte, ce que je vois que je dois transposer.
J’ai traversé une grande plaine sans rien de particulier mais il y a tout de même quelque chose d’intéressant devant moi.
Je vois le chemin qui tourne légèrement sur la droite.
Sur le côté gauche j’aperçois un petit bras de forêt ou plutôt de bosquet.
Je le vois aussi sur la carte où plus loin l’on passe au-dessus d’un ru… Si je continue d’avancer, je devrais le voir.
Technique de relocalisation par recoupement d’indices terrain : en haut à gauche, le chemin tourne légèrement au niveau d’un bosquet ; en bas à gauche, ce qui ressemble à un passage au-dessus d’un ru (petit cours d’eau) ; en bas à droite, la confirmation – le ru lui-même, identifié sur place. Chaque indice est reporté sur l’extrait de carte central, lui-même localisé sur la vue générale (cadre rose). Conclusion : « Je suis donc là ! »
En transposant ce qui m’entoure sur la carte et inversement l’on arrive à voir où l’on est.
Conclusion.
Généralement, tant que vous randonnez sur des sentiers, vous n’aurez pas besoin de boussole, mais si cela peut vous rassurer… Personnellement, depuis que j’ai repris la randonnée, je ne l’ai pas utilisée. Cela-dit, si je dois partir en montagne je la prendrais certainement.
– Anticipez : Préparez soigneusement votre parcours à la maison avant de partir, et chaque soir, lors du bivouac, imprégnez-vous du parcours que vous devrez faire le lendemain.
– Soyez attentif : Profitez du paysage mais soyez attentif à votre environnement et en cas de doute, arrêtez-vous et transposez ce que vous voyez sur votre carte.
– Soyez curieux : N’hésitez pas à regarder les légende de votre carte pour comprendre ce qui vous entoure.
Les prochains billets sur le sujet traiteront plus particulièrement de l’utilisation de la boussole in-situ.
Une idée d’une série d’articles concernant l’orientation ils ne seront pas publiés à la suite chaque mercredi, peut-être y aura-t-il d’autres billets dans des catégories différentes entre-temps. Le but à terme est tout de même d’essayer de faire le tour de tout ce que englobe « l’orientation ».
Ils parleront aussi bien des matériels que de leurs usages pratiques. Le découpage en plusieurs articles facilite, à mon avis, la compréhension, permet de se consacrer à un aspect spécifique à chaque billet laissant ainsi le temps à chacun de bien s’approprier le contenu.
Pourquoi une série sur l’orientation ?
Dans notre monde numérique, il est facile de devenir dépendant de la technologie pour trouver son chemin. Pourtant, comprendre les nuances de l’orientation est une compétence qui stimule le cerveau, renforce la connexion avec l’environnement et, surtout, peut s’avérer cruciale dans des situations imprévues. Cette série est conçue pour tous – du citadin curieux au randonneur en herbe ou même ceux qui souhaiteraient se lancer dans la course d’orientation…
J’espère que cette série vous orientera dans la bonne direction.
De gauche à droite : une boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris), une boussole à prisme de type militaire, une boussole de randonnée à semelle transparente, et au premier plan un curvimètre à roulette – tous posés sur une carte IGN.
Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre
Dans ce premier billet de la série nous allons voir deux types de boussoles et le curvimètre. Pas dans leurs usages pratiques mais bien comprendre comment est constitué une boussole, les différentes parties de la boussole, bien les connaître facilitera son usage en pratique.
Voici trois sortes de boussoles, deux à miroir et une plus classique. Personnellement j’utilise la plus classique car aussi la plus légère et amplement suffisante pour mes randonnées. Et pour être franc, depuis que j’ai repris mes randonnées depuis plus d’un an, je n’ai pas eu besoin de boussole j’étais sur des sentiers relativement bien identifiables et les rares fois où j’ai eu des hésitions j’ai utilisé mon smartphone sur lequel il y a OsmAnd. Par contre, plus jeune, en montagne la boussole m’a été souvent d’un grand secours (faire le point sur ma position, rejoindre un point à l’azimut, etc.).
De gauche à droite : boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris), boussole à prisme d’inspiration militaire avec anneau de suspension, boussole à semelle transparente McKinley – trois instruments représentatifs des grandes familles de boussoles utilisées en orientation.
En partant de gauche à droite :
La première boussole est une « H. Morin Secretan », Plutôt dédié topographie c’est plus un objet de collection aujourd’hui il suffit de regarder sur internet « Boussoles H. Morin ».
La seconde est une boussole militaire de l’armée Chinoise (m’a-t-on dit lorsque l’on me l’a donné, je ne lis pas les écritures chinoise, mais pas besoin pour l’utiliser). Il y en a plein de similaires dans toutes les armées.
La troisième, plus basique mais pas moins efficace (peu importe la marque) il y a en plein de similaires dans tous les magasins de sport.
Les boussoles
Voyons les informations que nous apportent chacune d’entre elles.
Sima, tu nous prends pour des c…, heu des « tebê », elles indiquent toutes le nord magnétique !
Je ne prends personne pour des, comme tu dis, des « tebê », et oui, c’est le propre d’une boussole que d’indiquer le nord magnétique, mais elles ont des particularités.
La boussole H. Morin Secretan. boussole à miroir
Boussole à miroir H. Morin-Secretan (Paris) ouverte en position de visée : miroir inclinable, ligne de mire centrale, cadran magnétique, bouton de blocage de l’aiguille et règle de report cartographique (16 cm) sur la tranche inférieure.Boussole à miroir H. Morin-Secretan inclinée pour la visée d’un point en hauteur : le balancier (aiguille bleue) se déplace librement sous l’effet de la gravité et indique l’angle de pente du point visé – une fonction clinométrique rare sur ce type d’instrument.
Il s’agit d’une boussole à miroir qui incliné à environ 45° permet de voir la boussole. Une ligne de mire pour la visée. Un bouton bloquant la boussole permet une fois à plat de garder les coordonnées de visée pour les reporter. Un balancier permet également de mesurer l’angle d’un point haut ou bas, c’est-à-dire que lorsque l’on connaît l’angle et la distance d’un point on peut calculer la hauteur ou la profondeur, si l’on sait à quelle altitude l’on est on peut donc en connaître l’altitude du point visé.
Il s’agit plutôt d’une boussole pour la topographie, reporter et vérifier sur un plan ou carte (il existe aujourd’hui des outils de topographie plus précis), pas adaptée, pas pratique, pour l’orientation, ni la randonnée, que ce soit dans son usage, son volume et son poids.
Boussole à miroir d’orientation.
Boussole à prisme de type militaire ouverte : ligne de mire (couvercle), miroir de renvoi, aiguille aimantée pointant le nord magnétique, double capsule graduée 360° (fixe + mobile synchronisable), et ligne de direction sur le cadran principal – anneau de suspension visible en bas à droite.Cadran de boussole à prisme en gros plan : couronne fixe graduée 0–360° en périphérie, cadran mobile intérieur synchronisable, flèche de direction, aiguille aimantée bicolore, et balancier clinométrique central gradué en angles positifs et négatifs.Boussole à prisme en position de visée en extérieur : le miroir semi-transparent renvoie l’image du cadran, la ligne de mire supérieure (type guidon de carabine) s’aligne avec le cran de mire en V – la pointe de l’aiguille doit être centrée dans l’encoche pour valider la visée.
Ce modèle de boussole à miroir possède aussi un décimètre sur le côté. Elle est pliable et une fois pliée elle fait 6X6X2 cm, très robuste et pèse 130 gr, elle intègre également un curvimètre. Elle est dans un alliage assez léger. Donc une boussole très précise et même si les écritures de celle-ci sont en chinois pas besoin de savoir lire le Chinois pour s’en servir. Il en existe plein de modèles similaires. Personnellement je la trouve un peu lourde pour la randonnée.
Boussole d’orientation « style plaquette »
Boussole à semelle transparente McKinley annotée : règles cartographiques 1/25 000e et 1/50 000e, flèche de direction, gabarits de traçage de cercles, loupe intégrée, décimètre, aiguille aimantée bicolore, disque gradué fixe et cadran rotatif mobile – un outil de navigation complet conçu pour travailler directement sur la carte.
C’est une boussole assez complète, légère (45 gr avec le cordon), c’est à mon avis la plus utilisée en randonnée et course d’orientation. J’ai laissé la marque, je vous assure je ne suis sponsorisé, et quelle que soit la marque que vous choisirez, elles sont toutes très similaires. C’est le genre de boussole que j’utilise et dans les billets où l’on parlera pratique, les exemples se feront avec celle-ci. Elle ne possède pas de balancier pour calculer les points hauts ou bas, mais sincèrement, ça ne m’a jamais manqué.
Curvimètre à molette
Deux curvimètres à molette de générations différentes : le modèle du haut (cadran simple, aiguille rouge) lit les échelles 1/25 000e, 1/50 000e et 1/100 000e ; le modèle du bas (cadran multicolore) couvre jusqu’à huit échelles dont le 1/20 000e, 1/25 000e, 1/50 000e et 1/75 000e en face avant, et 1/10 000e, 1/20 000e, 1/40 000e et 1/80 000e en face arrière. La molette de roulement est commune aux deux instruments.
Un curvimètre est un outil souvent utilisé pour mesurer les distances sur des cartes. Si j’ai beaucoup utilisé un curvimètre pour préparer mes parcours et étapes dans ma jeunesse (il n’y avait pas grand-chose niveau cartographie en logiciel ni sur le web)… Aujourd’hui je fais la préparation de mes parcours en amont depuis mon pc. Mais vous savez que si vous êtes dans un lieu sans pc, sans connexion internet avec juste un curvimètre et une carte cous pouvez organiser votre parcours.
Conclusion :
Ça peut paraître compliqué pour celles et ceux qui découvrent la boussole, mais je vous rassure, l’utilisation de votre smartphone est bien plus complexe que l’usage d’une boussole et l’on verra tout cela dans des billets à venir. Faire un billet sur ce que contient une boussole, comment orienter une carte, comment utiliser la boussole pour s’orienter, faire le point, etc. Me semble trop lours en un seul billet, je préfère procéder par étapes, même si je sais que vous restez sur votre soif d’apprendre, si toutefois je apprends quelque chose.
J’espère que je ne vous ai pas fait perdre le nord à la lecture de ce billet, que je ne vous ai pas perdu.
Avant de parler à proprement de Marche Nordique[1] faisons un petit « flashback« .
Quand j’ai débuté la randonnée, j’étais jeune beau et c… la première question qui c’est posé était : bâtons ou pas bâtons ?
Je me suis immédiatement dit : mais qu’est-ce que je vais m’emmerder m’encombrer avec de bâtons aux mains !
Lors d’un retour d’une randonnée de plusieurs jours on devait refaire une sortie de deux jours, celui qui m’accompagnait avait les pieds dans un sale état et me dit : vas-y seul, prends mes bâtons, tu vas avoir de gros dénivelés.
J’ai testé et franchement j’ai adopté, j’ai découvert que c’était une véritable assistance, les suivantes randonnées je les ai faites avec bâtons. Puis comme je l’ai dit dans d’autres billets, j’ai arrêté pendant de nombreuses années avant de reprendre il y a plus d’un an maintenant.
Note(s)
^La marche nordique, également connue sous le nom de « Nordic Walking », est une activité physique qui se pratique avec des bâtons spécifiquement conçus pour cette discipline. Elle est originaire de Finlande et est devenue de plus en plus populaire à travers le monde pour ses nombreux bienfaits pour la santé et la forme physique.
Ma première vision de la marche nordique.
Quelques années avant que je reprenne la randonnée s’est développée la marche nordique, un véritable phénomène de mode, et ma vision était plutôt péjorative, je l’avoue… Lorsque que je croisais des groupes de marcheurs nordiques en forêt lors de mes balades : Mais qu’est-ce que c’est ce truc de vieux (je ne suis pas moi-même tout jeune mais bon), et ils font un bordel vacarme incroyable…
Bref, ma perception n’était pas très élogieuse.
Sima, en clair, tu te foutais de leurs gueules…
Heu oui, on peut le dire comme ça…
Puis moi et la marche nordique
Lorsque j’ai repris la randonnée et donc des marches d’entraînements (3 par semaine minimum) je me suis intéressé de plus près à la marche nordique… Et là j’ai fait une véritable découverte !
Soit, je ne la pratique pas dans l’art et la manière puisque j’ai des bâtons de randonnée, mais j’en applique la gestuelle au plus près. Les bras bien en avant, le bâton incliné qui pique bien au centre de gravité, et le balancement qui va bien en arrière. En deux expériences j’en ai découvert les atouts. Ça fait travailler tout le haut du corps.
Les atouts :
Renforcement musculaire : sollicite les bras, les épaules, la poitrine, le dos, et les abdominaux.
Côté cardiovasculaire : augmente la fréquence cardiaque, ce qui améliore la circulation sanguine, l’endurance et la capacité pulmonaire. Elle est donc bénéfique pour le système cardiovasculaire.
Combustion des calories : La dépense énergétique est plus élevée en marche nordique par rapport à la marche traditionnelle, ce qui peut aider à la perte de poids et à la gestion du poids corporel.
Amélioration de la posture et de la coordination : L’utilisation des bâtons encourage une posture droite et une meilleure coordination entre les bras et les jambes.
Faible impact : Contrairement à d’autres sports comme la course à pied, la marche nordique est douce pour les articulations, en particulier pour les genoux et les hanches.
Super Sima, tu es converti à la marche nordique !
Heu non, j’émets tout de même des réserves concernant les fort dénivelés.
Mes réserves concernant la marche nordique
Si je pratique la gestuelle sur le plat et faux-plats en descentes ou montées il n’en va pas de même sur les forts dénivelés que ce soit en montée ou descente.
Dans les montées Je pique mon bâton inverse à mon pied avancé, là où ça peut piquer (je ne regarde pas l’angle théorique ou autre, entre deux pierres là où je pense que ça accroche), le bras passera à l’arrière au prochain pas… et je tire sur le bras et pied avancés tout en poussant sur le pied arrière et le bras arrière qui en plus maintient mon équilibre.
Dans les descentes mes coudes sont collés au tronc (faisant qu’un comme un boxeur pris dans l’angle, bon j’ai un historique là-dessus) et ça fait force sur toute la partie supérieure du tronc, les avant-bras parallèles au sol je pique le bâton opposé au pied en avant, au niveau, au moins du pied opposé, ce qui retient bien au niveau des glissages, et le bâton arrière aide à l’équilibre et en cas de chute nous amortir car souvent en descente la chute est liée à une glissade et notre sac nous entraîne en arrière, si nos bâtons sont en avant, la chute est plus brutale.
Le problème de la marche nordique
Ce n’est pas spécifique à la marche nordique mais valable pour de nombreux sports émergents et même certains établis, c’est le manque de structure, fédération bien établie, permettant de bien valider les coachs.
Sima, je suis dans un club de marche nordique et mon inscription comprend la fédération.
Heu oui… Mais non, ou oui, mais voyons.
Un sport, un club sportif, pour exister doit-être, normalement lié à une fédération, OU, ou affilié à une fédération, et c’est justement dans les affiliations que l’on trouve le tout et le n’importe quoi.
Les clubs de marche nordique sont souvent affiliés à la fédération d’athlétisme ou la FFRandonnée voire aux deux. Elle n’a pas de fédération propre, pas de structure bien cadré d’où un gros problème pas de véritable reconnaissance pour être coach de marche nordique.
Heu moi Sima je suis prof de marche nordique et j’ai un diplôme du BP-JEPS, et aussi une licence STAPS, et même le CQP-IF et un seul des trois me suffirait, alors camembert !
Bon, moi j’ai le BEES, qui s’appelle aujourd’hui BP-JEPS, et pourtant…
Quand on me dit ça j’ai envie de poser la question suivante : Ok, tu es détenteur de plein de sigles, mais dis-moi quel jury t’as dit que tu as l’expérience suffisante de la marche nordique, que tu en as la bonne technique et la bonne pédagogie pour l’enseigner ? Quel Jury, à part toi-même ?
Il n’y a pas de club de marche nordique dans ma ville, demain je peux très facilement en créer un et m’auto-proclamer prof de marche nordique.
J’ai été prof de Kick-boxing (full-contact, boxe-américaine), pas parce que j’avais le BEES, mais parce que je suis passé devant un jury de ma fédération (ça avait duré plusieurs jours), prouver que j’avais l’expérience, la technique et la pédagogie face à différents niveaux d’élèves. Ça ne me donne pas le droit d’être prof de boxe anglaise ou boxe française qui ont chacune leur fédération… tout comme on n’imagine pas que je puisse être prof de judo.
Bref, quand il n’y a pas de fédération, mais juste des affiliations, le meilleur peut côtoyer le pire.
Lorsque je pars marcher, 3 fois par semaine, je croise souvent des groupes de marcheurs nordiques, si certains pratiquent correctement, je croise aussi le pire… dernièrement un groupe d’une dizaine de personnes, pas un pratiquait correctement, donc pas même le coach dont j’ai supposé que c’était celui qui était en tête et parlant fort aux autres… Entre celui qui avait des bâtons trop grands, l’autre des bâtons lui arrivant à mi-cuisse, ceux qui piquent le bâton perpendiculaire au sol, d’autres qui l’incline sans le piquer et le laissant glisser vers l’arrière (ils n’auraient pas de bâtons ça ne changerait rien…), bref, ce jour-là j’ai côtoyé le pire…
Conclusion
Si vous avez l’occasion de pratiquer la marche nordique avec un bon coach, il en existe heureusement, qui saura bien vous montrer la gestuelle, vous corriger, c’est vraiment une marche très complète et un très bon entraînement pour les marcheurs. Je ne prétends pas être exemplaire dans le sens où j’ai des bâtons de randonnée, mais même avec de tels bâtons ont peut être assez proche de la bonne gestuelle et en ressentir les biens-faits. D’ailleurs, si je n’avais pas d’autres investissements à faire pour mon matériel de randonnée j’achèterais des bâtons de marche nordique pour mes entraînements.
Vous l’aurez compris, je ne parle pas de mon blog (quoi que), mais de celui ChezIceman et son billet Blog – Fin..
Triste de voir le mot « Fin » écrit en titre, pas trop car en te lisant je me dis qu’il y aura d’autres articles, pas avec la même régularité, peut-être pas la même approche, mais des billets tout de même, j’en garde espoir.
Lorsque l’on est soi-même blogueur, c’est le genre de billet qui nous interpelle, nous interroge, nous renvoie à nous-même et nos propres interrogations.
Iceman y exprime une forme de lassitude : « Quand ça devient mécanique, ça devient chiant. » Quand la passion n’est plus la même… Chose que je peux comprendre bien que j’ai toujours pris plaisir à lire son blog qui a toujours été tenu avec une certaine rigueur, une grande régularité (plusieurs billets par semaine), diverses catégories bien cadrés, bref ! Un blog qui fonctionne comme une revue avec des catégories qui en fonction de chacun, certaines retiennent plus l’attention que d’autres, et celles qui retiennent au premier abord moins d’attention nous font découvrir de façon fortuite des sujets qui finalement nous passionnent. Me concernant par exemple je ne suis pas cinéphile et pourtant je suis allé voir certains films grâce à certains billets. Je suis très ignorant concernant les BD, cette catégorie a attisé ma curiosité et je vais régulièrement dans le rayon BD de ma librairie alors qu’avant je passais devant sans y jeter un œil. C’est un blog riche et qui m’a apporté beaucoup.
« (…) on se lasse. Moi le premier. » dit Iceman… On peut se lasser, je connais ça aussi, j’ai commencé à bloguer sur deux blogs en 2006, l’un était dédié expositions, arts, etc., l’autre exclusivement logiciels et systèmes libres.
Le premier je l’ai abandonné en 2008 lorsque je me suis rendu compte que j’allais à certaines expositions, non parce qu’elles m’intéressaient, mais pour nourrir le blog.
Le second en 2014 mais avec des périodes de poses assez longues de 2010 à fin 2013 (pour des raisons très personnelles) puis une tentative de reprise entre fin 2013 et juin 2014, durant cette période il y eut des changements urls, d’hébergements.
Reprise en 2015 avec ce blog en auto-hébergement, au départ il devait ne parler que logiciels et systèmes libres avec des tutos. Très rapidement je me suis rendu compte que je testais de moins en moins de nouvelles distributions et logiciels, et s’est orienté sur mes diverses passions du moment, finalement il me ressemble, un peu fouillis et diversifié.
Alors peut-être qu’Iceman va lui aussi s’orienter vers autre chose, sous une autre forme, une autre régularité ou pas de régularité. Dans mes fils RSS j’ai un blogueur qui publie un à deux billets par an et toujours très intéressant, il reste donc dans mes flux.
« J’aime l’écrit et je sais plus ou moins d’où cela vient. Là aussi, j’écoutais récemment quelqu’un qui parlait des timides et de ce besoin d’exprimer ce qui se passe dans la tête par quelque biais que ce soit. Le blog a été un peu ça. »
Le blog c’est cela aussi, la passion pour l’écriture, le partage, et parfois aussi une sorte de thérapie (perso, si je n’écris pas j’ai le sentiment que ne je saurais plus écrire).
Cogito ergo sum ce qui en « wech » donne : Je cogite donc j’ai le seum.
Houa Sima, tu nous l’as déjà sorti celle-là…
Oui, je manque d’inspiration pour la blague du siècle alors je sors du réchauffé.
Un blog donne toujours à réfléchir, surtout avec l’émergence de plateformes comme TikTok, Instagram, YouTube, Twitter, et tout le toutim… Le blogging traditionnel fait face à une concurrence accrue pour l’attention des utilisateurs qui de plus en plus sont dans l’attente du tout, tout de suite, et en peu de caractères. Le blogging traditionnel fait face aussi à une nouvelle façon de s’exprimer, si certains font le choix d’autres plateformes pour s’exprimer sans contrepartie et sans attente particulière, beaucoup le font avec égocentrisme et narcissisme, en quête de reconnaissance, de revenus et le Saint Graal devenir influenceur !
Le blogueur, sauf exception, se fiche pas mal du SEO, du coup il n’est pas forcément bien visible des moteurs de recherche…
Du coup le blogging traditionnel semble avoir pris un coup de vieux, un grand nombre de blogs ont fermés ou ne sont plus maintenus depuis ces dernières décennies… L’un remplace-t-il l’autre ? Combien de restaurants, tatoueurs, entreprises n’on qu’une page Facebook et/ou une page Instagram comme porte d’entrée ? Il y a de moins en moins de personnes qui s’inscrivent sur Facebook et lorsque qu’Instagram n’aura plus la cote, ne sera plus en vogue, que restera-t-il des publications ? Si côté marketing être sur les réseaux sociaux en vogues est une valeur ajoutée, cela ne remplace en rien un site ou un blog sur lequel l’on a la maîtrise du contenu et de la pérennité.
Et pourtant, pourtant, il y a un retour au blogging traditionnel, de nouveau blogs émergent ici et là, comme un retour à l’essentiel, soit, ce retour est timide mais réel, je découvre régulièrement de nouveaux blogs qui viennent s’ajouter à mes flux RSS et celui de ChezIceman restera dans mes flux car…
« Je me sens vivant. C’est peut-être bien ça finalement l’essence d’un blog ? Être vivant…Alors une part de ce blog va vivre encore, puisqu’il reste en ligne. Il y aura peut-être de petits sursauts (…) »
Nous attendrons donc avec impatience ces sursauts, les nouveaux billets, d’une autre teneur et certainement d’un grand intérêt. Ce n’est donc pas une fin en soit, mais un au revoir.
Comment terminer ce billet, hé bien comme le fait Iceman, en musique, sur le lien ci-dessous. Je vous préviens, sortez vos mouchoirs, j’y ai mis les violons et tout le bastringue de quoi faire chialer des flibustiers.
Tuto – Diminuer la dimension des images par lot en ligne de commande – Bash
Si comme moi vous devez envoyer un tas d’images via mail et que vos images pèsent trop lourd, ou que vous devez les publier et toujours ce problème de poids…
Voilà comment je procède pour leur faire un régime en ligne de commande bash.
Je le mets ici, si cela peut vous servir, tant mieux, moi ça me permet d’éviter de me recreuser la tête au besoin.
Pour cela nous allons utiliser deux commandes fournis dans le paquet imagemagick, « identify » et « mogrify » et la commande « awk » qui comme la commande « sed » est une commande aussi très puissante et permet de faire énormément de choses car elles intègrent beaucoup de fonctions mais on ne rentra pas dans le détail de awk ici.
Imagemagick est un logiciel très puissant qui permet de nombreuses manipulations d’images en ligne de commande tel que rotation, conversion et bien plus.
Il faut donc avant tout installe imagemagick
sudo apt install imagemagick
Puis pour redimensionner par lot :
$ identify *.jpg | awk '{split($3, TAB, "x"); W = TAB[1]; H = TAB[2]; if(W > 1200){system("mogrify -resize 1200x "$1)} if (H > 1200){system("mogrify -resize x1200 "$1)}}'
identify *.jpg → identifie les fichiers se terminant par jpg et passe à la commande axk. awk → pour faire simple, divise la chaîne en un tableau qui va permettre la comparaison. mogrify → permet ici de redimensionner, elle a plein d’autres possibilités.
Bref : je redimensionne à 1200 maxi les fichiers jpg, pour la hauteur et la largeur.
Pour info : Extrait du man awk concernant « split »
split(s, a [, r [, seps] ])
Split the string s into the array a and the separators array seps on the regular expression r, and return the number of fields. If r is omitted, FS is used instead. The arrays a and seps are cleared first. seps[i] is the field separator matched by r between a[i] and a[i+1]. If r is a single space, then leading whitespace in s goes into the extra array element seps[0] and trailing whitespace goes into the extra array element seps[n], where n is the return value of split(s, a, r, seps). Splitting behaves identically to field splitting, described above. In particular, if r is a single-character string, that string acts as the separator, even if it happens to be a regular expression metacharacter.
Ce billet n’a pas vocation à vous orienter sur le choix d’un sac-à-dos, ce n’est pas non-plus un comparatif. Je ne parlerai donc pas de marque.
Je vais vous parler de mon sac-à-dos, comment je l’ai choisi, ce que j’ai bien aimé, ce que j’ai moins bien aimé, comment finalement je l’ai adopté.
Bref, si ce billet peut vous amener à la réflexion sur votre propre matériel, ce sera déjà ça : est-il vraiment bien, ou non, faut-il le remplacer, pourquoi, est-ce vraiment justifié…
Intro :
Lorsque j’ai décidé de reprendre la randonnée, j’avais du matériel ancien donc pas mal de choses à renouveler. Même si j’ai parfois trouvé du matériel léger et pas cher, entre les vêtements, chaussures, et matériel… Mis bout-à-bout cela commençait à faire une somme non négligeable et mon budget n’est pas élastique.
Mes critères de choix
J’ai très rapidement zappé les youtubeurs ou blogs de personnes sponsorisés ou cherchant à l’être, j’ai donc regardé d’autres blogs, forums et surtout des catalogues en ligne. Ayant la chance d’avoir de nombreux magasin de sport autour de chez-moi, je me suis déplacé, parfois plusieurs fois pour être certain de mon choix.
Le sac que j’ai est l’un des premiers qui m’a plus, après être allé dans plusieurs magasins, je suis retourné l’acheter mais j’ai mis du temps à me décider.
Poches pour un stockage supplémentaire. Peut stocker une bouteille. Si pas utilisées, les poches sont cachées
Des courroies à l’extérieur du sac à dos permettent d’attacher les bâtons pour faciliter le transport
Grande ouverture à glissière à l’avant du sac à dos permettant un accès rapide
Ajustement préformé anatomiquement, adaptation facile à toute longueur de dos, réglage du contrôle du poids pour une répartition optimale le long du corps de l’utilisateur et ventilation de qualité supérieure, le système dorsal FIT VARIO est idéal pour les aventures avec de lourdes charges.
La finition DWR (hydrofuge durable) et WR (hydrofuge) 100% écologique, sans PCF (sans fluorocarbone), est un traitement hydrofuge durable, hautement durable et renouvelable
Housse de pluie incluse
Ceinture lombaire
Matière : polyester recyclé, ripstop
Charge maximale : 20 kg
Dimensions : 75 x 27 x 23 cm
Poids : 1,75 kg
Volume : 55 litres + 10 litres
Cela-dit il n’est pas donné non-plus, mais un sac ultra-léger c’est tout de suite entre 100 à 200 € de plus en souvent moins solide pour un gain de 500 à 600 gr, rarement plus… Ça fait tout de même cher le kilo.
Ce que j’ai moins aimé.
Ce que j’ai moins aimé dans un premier temps :
Les poches pour les gourdes un peu trop juste pour des gourdes de 1 L soit on force sur la fermeture, soit on laisse un peu ouvert pour laisser dépasser le bouchon.
J’ai essayé dans un premier temps la poche à eau puisqu’il y a une poche spécifique très grande à l’intérieur. Mais je n’ai pas été convaincu dans un premier temps.
Être obligé de poser mon sac à chaque fois que je devais me désaltérer, je trouvais ça vraiment pas pratique et pas de filet extérieur pour placer mes gourdes ailleurs.
Je me suis imaginé lors d’une journée de pluie (que je n’ai pas eu, la chance) : en lever mon sac, la house, la gourde, boire, remettre la gourde, la house, le sac…
J’envisageais donc vraiment changer de sac pour 2024.
Finalement j’ai adopté mon sac.
Ce qui m’a fait changer d’avis.
Lors de ma dernière randonnée dans le Jura j’ai décidé de prendre ma poche à eau et de m’y faire. J’ai constaté que je m’hydratais plus souvent tout en consommant moins d’eau (pourtant lorsque je bois à la gourde je fais attention d’économiser, je bois par petites gorgées, je garde l’eau dans la bouche avant de l’avaler doucement).
Ma poche à eau fait maximum 2,5 L, il y a de la place pour une plus volumineuse, mais bon, ça me suffit.
L’avantage est d’avoir l’eau à portée de main, pouvoir se désaltérer avant d’avoir trop soif sans poser son sac… J’ai adopté la poche à eau.
L’inconvénient est qu’elle est dans le sac, donc quand il faut la remplir il faut la sortir et surtout pour la remettre pleine il faut parfois sortir une partie du sac et re-ranger ensuite. Cela-dit, si l’on a bien calculé sa quantité d’eau, ça se déroule en fin d’étape.
Pour résumer
Pour résumer, finalement j’aime bien mon sac, je n’utiliserai plus mes gourdes, tout ce dont j’ai besoin rentre dedans… Car j’ai horreur des trucs qui dépassent du sac ou qui pendouille.
Oui, il y a toujours mieux et il y en aura toujours, les matériaux évoluant, ce qui risque de nous transformer en éternels insatisfaits, j’ai envie de dire : si au premier abord vous n’aimez pas ce que vous avez, apprenez à aimer ce que vous avez.
Moi j’adore mon sac et nous allons continuer à faire des kilomètres ensemble.