Plantes à éviter lors des promenades ou randonnées

1 600 mots, temps de lecture 8 minutes.

Plantes Dangereuses à Éviter : Guide pour les Randonneurs et Promeneurs

Lorsque l’on est randonneur ou simple promeneur, on aime la nature et ses plantes. Pourtant, certaines plantes peuvent représenter un danger et doivent être évitées, non seulement pour la sécurité des individus mais aussi, lorsqu’elle est invasive, pour la préservation des écosystèmes locaux. Il ne faut pas toucher, consommer, ou manipuler certaines d’entre elles, et certaines espèces invasives doivent même être signalées aux autorités locales pour leur destruction.

Voici une liste de ces plantes dangereuses dont certaines invasives que l’on trouve en France, avec leurs effets potentiels. Vous trouverez également des liens vers Wikipédia pour plus d’informations détaillées.

Liste des plantes dangereuses.

La Belladone (Atropa belladonna)
Effets : Contient de l’atropine, une substance très toxique qui peut provoquer des hallucinations, des convulsions et être mortelle en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas consommer les baies ou les feuilles.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Belladone

La Grande Cigüe (Conium maculatum)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques qui peuvent provoquer des paralysies et être fatals en cas d’ingestion. Des cas de phytophotodermatoses ont été répertoriés : après un contact cutané avec les feuilles ou le suc de la plante suivi d’une exposition au soleil, des lésions cutanées d’intensité variable apparaissent.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter tout contact avec la peau.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Cigu%C3%AB

Petite ciguë (Aethusa cynapium)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques dont la conine qui peuvent provoquer des paralysies et être fatals en cas d’ingestion. Des cas de phytophotodermatoses ont été répertoriés : après un contact cutané avec les feuilles ou le suc de la plante suivi d’une exposition au soleil, des lésions cutanées d’intensité variable apparaissent.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter tout contact avec la peau.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Petite_cigu%C3%AB

La Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)
Effets : Sève phototoxique causant des brûlures cutanées très graves au contact de la peau exposée à la lumière.
Précautions : Éviter tout contact avec la plante. Porter des vêtements couvrants et des gants. En cas de contact, laver immédiatement la peau et éviter l’exposition au soleil.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Berce_du_Caucase

Le Datura (Datura stramonium)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques pouvant causer des hallucinations, une confusion mentale et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter de toucher les fleurs et les graines. lors de la manipulation.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Datura_stramonium

Le Laurier-rose (Nerium oleander)
Effets : Contient des glycosides cardiaques qui peuvent provoquer des troubles cardiaques graves, des nausées, des vomissements et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Porter des gants lors de la taille ou de la manipulation.
Pourtour méditerranéen
https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurier-rose

Le Muguet (Convallaria majalis)
Effets : Contient des glycosides cardiaques qui peuvent causer des troubles cardiaques, des vomissements, des diarrhées et être fatals en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter de laisser les enfants jouer avec les fleurs.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Muguet_de_mai

Le Ricin (Ricinus communis)
Effets : Les graines contiennent de la ricine, une toxine très puissante qui peut causer des nausées, des vomissements, des diarrhées sévères et être mortelle en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer les graines. Éviter de manipuler la plante sans précaution.
Plante exotique, non considérée comme invasive, se trouve sur pourtour méditerranéen
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ricin_commun

La Digitale pourprée (Digitalis purpurea)
Effets : Contient des glycosides cardiaques qui peuvent provoquer des troubles cardiaques graves, des nausées, des vomissements et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Porter des gants lors de la manipulation.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Digitalis_purpurea

L’Aconit napel (Aconitum napellus)
Effets : Contient de l’aconitine, une neurotoxine puissante qui peut causer des paralysies, des troubles cardiaques et être fatale en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Porter des gants et se laver les mains après manipulation.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aconitum_napellus

L’If (Taxus baccata)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques (taxines) qui peuvent provoquer des troubles cardiaques graves et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Toutes les parties de l’arbre, sauf l’arille rouge entourant la graine sont toxiques. Ne pas ingérer.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/If_commun

L’Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia)
Effets : Le pollen est très allergisant et peut provoquer des allergies sévères et de l’asthme.
Précautions : Éviter les zones infestées durant la période de pollinisation. Porter un masque si nécessaire.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ambrosia_artemisiifolia

L’Herbe de la Pampa (Cortaderia selloana)
Effets : Les feuilles sont coupantes et peuvent causer des coupures profondes.
Précautions : Ne pas toucher les feuilles. Porter des vêtements de protection en cas de nécessité de manipulation.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbe_de_la_pampa

L’Ailante glanduleux (Ailanthus altissima)
Effets : Peut causer des réactions allergiques et des irritations cutanées.
Précautions : Éviter tout contact en cas l’allergie.
Plante invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ailanthus_altissima

Le Raisin d’Amérique (Phytolacca americana)
Effets : Les baies, feuilles et les racines sont toxiques et peuvent causer des troubles gastro-intestinaux en cas d’ingestion.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
Précautions : Ne pas ingérer.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Phytolacca_americana

Sumac Grimpant (Toxicodendron radicans)
Bien que rare en France, on peut tout de même croiser le sumac vénéneux. Cette plante est extrêmement dangereuse et doit être évitée à tout prix, tout comme la berce du Caucase.
Le sumac vénéneux, ou Toxicodendron radicans, est une plante qui peut provoquer des réactions allergiques sévères en raison de la présence d’urushiol, une huile toxique.
Effets :

  • Dermatite de contact : Le contact avec l’urushiol peut provoquer une éruption cutanée qui démange, des rougeurs, des cloques, et un gonflement. La réaction peut apparaître entre 12 à 72 heures après le contact.
  • Réactions respiratoires : Inhaler de la fumée de sumac vénéneux brûlé peut causer des irritations sévères des voies respiratoires, entraînant des difficultés respiratoires, une toux, et un gonflement de la gorge.
  • Irritation des yeux : Si l’urushiol entre en contact avec les yeux, cela peut causer des douleurs, des rougeurs et des gonflements.

Précautions :

  • Identification : Apprenez à identifier le sumac vénéneux pour éviter tout contact accidentel. Il a généralement des feuilles en groupes de trois, avec des bords lisses ou légèrement dentelés.
  • Éviter le contact : Portez des vêtements longs, des gants, et des chaussures fermées lorsque vous êtes dans des zones où le sumac vénéneux peut pousser.
  • Nettoyage immédiat : Si vous entrez en contact avec la plante, lavez immédiatement la zone affectée avec de l’eau savonneuse pour éliminer l’urushiol. Le lavage doit être fait dans les 10 à 15 minutes pour être efficace.
  • Nettoyage des objets : Les outils, vêtements, et autres objets qui ont touché la plante doivent être nettoyés soigneusement pour éviter une contamination secondaire.
  • Ne pas brûler : Ne brûlez jamais le sumac vénéneux. Les fumées dégagées peuvent contenir de l’urushiol volatilisé, qui est dangereux à inhaler.
  • Traitement des éruptions : Si vous développez une éruption cutanée, utilisez des crèmes apaisantes, des antihistaminiques, et des bains à l’avoine pour réduire les démangeaisons. Consultez un médecin si les symptômes sont sévères ou persistent.

Plante éxotique, signaler sa présence aux autorités locales et à l’INPN.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sumac_grimpant
Répartition : https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/126914/tab/carte

Sureau noir (Sambucus nigra)
On utilise les fruits et fleurs du sureau noir pour confectionner des confiture, vins, vinaigre limonades et autres, je vais donc apporter un attention particulière à cette plante.
Les fruits et les fleurs du sureau noir sont comestibles après cuisson. Le reste de la plante est toxique.
Il existe plusieurs espèces, sous-espèces et variétés de sureaux dont certaines très toxiques.
Effets :
Baies Non Cuites : Les baies de sureau noir (Sambucus nigra) contiennent de petites quantités de cyanure, qui peuvent être toxiques si elles sont consommées crues en grande quantité.
Les symptômes d’intoxication peuvent inclure des nausées, des vomissements, des diarrhées et des douleurs abdominales.
Feuilles, Écorce, et Racines : Ces parties de la plante contiennent des glycosides cyanogènes, qui libèrent du cyanure lorsqu’elles sont ingérées.
La consommation de ces parties peut entraîner des symptômes graves comme des vertiges, des maux de tête, des palpitations cardiaques, des difficultés respiratoires, et dans des cas extrêmes, la mort.
Précautions : Sachez identifier le sureau noir parmi les autres. Ne pas consommer les fleurs et fruits Non Cuites. Ne pas consommer les feuilles, l’écorce et les racines.

Fleurs et Baies Cuites du sureau noir : Les fleurs et les baies cuites sont généralement sans danger et sont couramment utilisées dans des recettes telles que les confitures, les sirops et les infusions.
La cuisson détruit les glycosides cyanogènes, rendant ces parties de la plante sûres à consommer.
Plante indigène.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sambucus_nigra
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sureau

Voici la fin de cette liste qui n’est pas exhaustive.

  • Intéressez-vous aux plantes que vous croisez.
  • On ne touche pas, on ne mange pas tant que l’on a pas la certitude que c’est sans danger.
  • Dans le doute, on s’abstient.

Si vous vous intéressez à la flore l’article « Littérature – Identifier la flore«  peut également vous intéresser.

Conclusion

En tant que randonneur ou promeneur, il est important de rester vigilant face aux plantes que vous rencontrez dans la nature. Certaines peuvent être dangereuses et doivent être évitées pour votre sécurité et pour protéger les écosystèmes locaux. Ne touchez, ne consommez, et ne manipulez aucune plante à moins d’être certain qu’elle est sans danger. En cas de doute, il vaut mieux s’abstenir. Rappelez-vous que certaines de ces plantes, bien qu’utilisées en pharmacopée, ou l’on été, ou en cours d’étude pour leur potentiel phytopharmacologique, sont avérées toxiques. Ne vous improvisez pas pharmacien.
De nombreuses plantes sont également protégées ; profitez de la beauté de la nature sans perturber les écosystèmes que vous traversez.

J’espère que ce guide vous a été utile. Avez-vous déjà rencontré des plantes dangereuses lors de vos promenades ou randonnées ? Partagez vos expériences et vos conseils dans les commentaires ci-dessous !

Le billet « Plantes à éviter lors des promenades ou randonnées » est apparue en premier sur le blog de Sima78.

S24E06 Chevreuse – demi-journée

713 mots, temps de lecture 4 minutes

Randonnée en Ile de France à la demi-journée – Chevreuse dans les Yvelines (78)

Parfois nous n’avons pas le temps de faire de l’itinérance reste l’option de la randonnée à la demi-journée, voire à la journée, prenez le temps qu’il faut.

Arriver à Chevreuse par les transports en commun depuis Paris :
1 → Prendre le Transilien N jusqu’à « La Verrière » puis le bus 3917 jusqu’à Chevreuse.
2 → Prendre le RER B jusqu’à Saint-Rémy-Lès-Chevreuse puis le bus 3917 jusqu’à Chevreuse.
Ps : Le bus 3917 fait des allées et retours St-Rémy-lès-Chevreuse – La Verrière.
Dans les deux cas descendez à Mairie de Chevreuse

Si vous venez en voiture il y a plusieurs parkings gratuits dans la ville, ma randonnée part du « Parking des Petits Ponts« , nous y sommes allés en covoiturage.

Boucle de Chevreuse, demi-journée ou à la journée,

c’est selon vos souhaits si vous souhaitez flâner… Il y a de quoi flâner.

Carte topographique OpenStreetMap avec un itinéraire de randonnée tracé en rouge formant une grande boucle au départ de Chevreuse, traversant Saint-Lambert-des-Bois, La Lorinterie, Milon-la-Chapelle et la Forêt domaniale du Claneau, avec des points de passage numérotés.
Itinéraire de la randonnée en boucle au départ de Chevreuse – Vallée de Chevreuse. Points de passage numérotés de 1 à 9.

Distance : 11,7 km
D+ : 254 m
Niveau : Facil

Depuis le parking il n’y a qu’à suivre la trace. Si vous arrivez en transport en commun, depuis la Mairie suivez la fin de la trace jusqu’à l’Yvette, la longer pour récupérer la trace à ces début lorsque qu’elle vous oriente vers le Nord, le parking n’a pas d’intérêt.

Le long de l’Yvette vous pouvez y errer quitte à rebrousser chemins, de nombreux petits pont, anciens lavoirs, accès, et anciennes tanneries.

Passerelle métallique enjambant un petit cours d'eau à Chevreuse, bordée d'arbres dénudés en hiver, avec des maisons de village et un clocher d'église visibles en arrière-plan. Photo ©Sima78.
Le long de l’Yvette au cœur de Chevreuse, point de départ de la randonnée. © Sima78

En remontant vers le nord vous allez vite arriver à l’église paroissiale Saint-Martin, certaines parties datent du XI e d’autres du XVI et XVIIe, le clocher du XIXe, l’entrée est de style gothique. Face à la façade sud de l’église se trouve l’Office du Tourisme, bon à savoir.
Ensuite la trace rejoint « Le Chemin de Jean Racine » : il retrace l’itinéraire qu’empruntait le célèbre dramaturge Jean Racine (1639-1699) lors de ses séjours à Chevreuse visite assez souvent à ses amis et parents de Port-Royal-des-Champs, sa sœur et sa tante sont religieuses à l’abbaye de Port-Royal des Champs. À lire : Le Chemin de Jean Racine sur Yvelines .org

Borne en pierre ancienne portant une plaque émaillée indiquant « Le Chemin de Jean Racine, de Port-Royal à Chevreuse », avec une citation du poète datée de 1656, dans un sous-bois en hiver. Don du Touring Club. Photo ©Sima78.
La borne du Chemin de Jean Racine, dans les bois de Saint-Lambert – « Là, l’on voit la biche légère, là le chevreuil champêtre et doux », Jean Racine, 1656.

Juste avant d’arriver à St-Lambert on quitte le Chemin de Racine par un petit escalier en direction Est Sud-Est, une marche entre forêts et plaine où le retour se fait en traversant Milon-la-Chapelle.

Escalier de pierres étroites montant dans un sous-bois hivernal dénudé, bordé de feuilles mortes, de mousse et de lierre, avec un poteau baliseur rouillé portant des marques de sentier bleu et jaune. Photo ©Sima78.
La montée en sous-bois – un des passages escarpés de la boucle, balisé de marques bleues et jaunes.
Ruelle étroite traversant un hameau de la Vallée de Chevreuse, bordée de maisons en pierre meulière aux volets bruns et blancs, dont l'une est recouverte de végétation grimpante. Ciel nuageux de fin d'hiver. Photo ©Sima78.
Passage dans un hameau de la Vallée de Chevreuse — maisons en meulière typiques de l’Île-de-France.

Le retour à Chevreuse se fait par les Hauts de Chevreuse, puis Hautvilliers et l’on arrive par le Château de la Madeleine qui domine la Ville de Chevreuse et sa vallée, construit au XIe siècle et fortifié au XIIe.

Vue en contre-plongée des remparts et des deux tours carrées du château médiéval de Chevreuse, en pierre calcaire beige, avec trois arcades en plein cintre sur la façade, sous un ciel bleu intense. Photo ©Sima78.
Le château de Chevreuse, forteresse médiévale dominant la vallée – un incontournable de la boucle.
Vue panoramique plongeante sur le village de Chevreuse et sa vallée boisée, avec les toits des maisons, le clocher de l'église et les collines boisées en arrière-plan, sous un ciel nuageux. Photo ©Sima78.
Chevreuse vu depuis les hauteurs du château, le village niché au creux de sa vallée boisée.

Et l’on redescend sur la ville de Chevreuse où il y fait bon s’y perdre. Si vous êtes arrivé par les transports la boucle s’arrête à la Mairie, sinon rejoignez le parking en longeant l’Yvette.

Sentier étroit serpentant entre de vieux arbres têtards aux troncs couverts de mousse verte et aux branches dénudées en hiver, dans une ruelle arborée de Chevreuse. Photo ©Sima78.
L’allée des vieux têtards, sur le chemin du retour dans Chevreuse.
Escalier ancien en pierres usées et moussues, encadré de vieux murs de pierre couverts de lierre et de végétation, avec une touche de couleur apportée par des fleurs roses en pot au premier plan. Ruelle de Chevreuse. Photo ©Sima78.
Un escalier de pierre discret et fleuri, niché entre les vieux murs de Chevreuse.

Dans la ville de Chevreuse vous y trouverez tous les commerces, épiceries, boulangerie, bars, restaurants, etc.

Vieilles maisons en pierre aux facades patinées se reflétant dans les eaux calmes de l'Yvette, avec une passerelle métallique rouillée enjambant le cours d'eau au cœur de Chevreuse. Photo ©Sima78.
L’Yvette et ses reflets au cœur de Chevreuse, presque au point d’arrivée.
Vue d'ensemble du château médiéval de Chevreuse perché sur son éperon boisé, avec ses tours rondes, ses remparts et ses ruines dorées se découpant sur un ciel bleu nuageux, photographié depuis le parking du point de départ de la randonnée. Photo ©Sima78.
Le château de Chevreuse veille sur la vallée – dernière image depuis le parking, point de départ et d’arrivée de la boucle.

Petite vidéo pour conclure

Que pensez-vous de cette randonnée à Chevreuse ? Partagez vos impressions et vos conseils en commentaires !

Le billet « S24E06 Chevreuse – demi-journée » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Un septuagénaire engagé part en randonnée pour sensibiliser à des causes majeures

472 mots, temps de lecture 2 minutes

Un projet audacieux initié par Hubert Constancias

À 70 ans, Hubert Constancias, un homme passionné et engagé, a entrepris une randonnée traversant trois pays européens pour sensibiliser à des questions cruciales : la migration et le changement climatique. Son périple a commencé le 9 juillet à Saint-Victor-Montvianeix, en France, avec pour objectif de rejoindre La Haye aux Pays-Bas après environ 800 kilomètres de marche.

Portrait d'Hubert Constancias, homme d'une soixantaine-soixante-dixaine d'années, crâne rasé et barbe blanche, vêtu d'un t-shirt noir, devant une haie végétale verte.
Hubert Constancias, 70 ans, au départ de sa randonnée militante.

La Marche des Lumières

C’est le nom qu’il a choisi pour cette marche !

Une aventure inspirée par des convictions profondes

Hubert Constancias a conçu ce projet pour éveiller les consciences. Il a soigneusement choisi un itinéraire symbolique, traversant des régions historiques et diversifiées, pour maximiser l’impact de son message.

Sensibiliser à des enjeux contemporains

La crise migratoire : Les drames humains de la crise migratoire en partageant des faits et des données alarmantes. Il milite pour une politique d’accueil et d’intégration respectueuse, soulignant l’interconnexion entre les migrations et d’autres problématiques globales.
Le changement climatique : Conscient des impacts dévastateurs des perturbations climatiques, Constancias utilise son voyage pour appeler à l’action en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, du soutien aux initiatives écologiques et de la transition vers une énergie renouvelable.

Un impact collectif et des perspectives d’avenir

Hubert Constancias espère que sa « Marche des Lumières » mobilisera les gens autour de valeurs partagées et inspirera des actions citoyennes. Chaque rencontre et discours durant son voyage vise à renforcer la prise de conscience collective.

Un exemple de changement possible

Hubert Constancias incarne la conviction qu’un individu peut faire une différence significative. Par sa randonnée, il rappelle que les petites actions cumulées peuvent conduire à des changements profonds et durables, que ce soit en matière de migration ou de climat. Son voyage invite chacun à réfléchir et à agir pour un avenir meilleur et plus équitable.

Suivre cette marche : « La Marche des lumières » de Hubert Constancias

Le parallèle

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec « Le Droit du sol » de Étienne Davodeau. Dans cette bande dessinée, l’auteur raconte sa marche 800 km de Pech Merle à Bure, site controversé de stockage de déchets nucléaires. Davodeau y explore notre rapport à la nature, l’héritage culturel et l’engagement écologique, tout en réfléchissant sur les valeurs et choix qui façonnent nos vies. Ce récit mêle aventure personnelle et réflexion politique, nous invitant à réfléchir sur notre lien à la terre et nos responsabilités. ISBN : 9782754829212 – 06/10/2021.

La « Marche des Lumières » vous interpelle-t-elle ? Partagez vos pensées et idées dans les commentaires.

Hubert Constancias de dos, portant un grand sac à dos de randonnée, sur une route de village. Une bannière jaune arbore les mots « Marche des Lumières – Humanisme, Tolérance, Solidarité – Août 2024 ».
Hubert Constancias sur le départ de la Marche des Lumières, août 2024 – pour l’humanisme, la tolérance et la solidarité.

Le billet « Un septuagénaire engagé part en randonnée pour sensibiliser à des causes majeures » est apparu en premier sur le blog de sima78.

Prenez-moi pour une conne de Guillaume Clicquot

540 mots, temps de lecture 3 minutes

Prenez-moi pour une conne de Guillaume Clicquot (2024)

Dans la tête d’une femme trahie

EAN : 9782266340809
324 pages
Édition : Fayard

Couverture du livre « Prenez-moi pour une conne... » de Guillaume Clicquot, Fayard Romans. Une femme élégante, de dos, est assise sur le bord d'un canapé, tenant un objet à la main, dans un intérieur feutré.
Prenez-moi pour une conne… de Guillaume Clicquot – Fayard Romans. Sous-titre : Dans la tête d’une femme trahie

N’étant pas fan des titres racoleurs ou provocateurs, je n’aurais pas choisi ce livre de moi-même. C’était sans compter sur les conseils toujours judicieux de Mathilde ou Jean-Yves de la librairie coopérative où j’aime prendre un thé et discuter de livres. Jean-Yves, que je connais depuis longtemps, bien avant l’ouverture de cette librairie, connaît mes goûts littéraires et orientations politiques et me fait découvrir des ouvrages en ce sens. Mathilde, Nous nous connaissons depuis moins longtemps, me pousse vers des lectures inattendues, sans jamais me décevoir.

Prenez-moi pour une conne !

Moi, la très classique Orane de Lavallière, je leur offrais mon sourire placide, mon style BCBG sage et dénué de sensualité, la douceur réconfortante de la mère de famille rangée, une icône asexuée et rassurante.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille…

Le lendemain du mariage de leur fille cadette, Pauline, Orane organise un brunch. Xavier s’absente pour acheter du pain. Deux heures plus tard, c’est par un mail qu’elle apprend que son Xavier ne rentrera pas :

Orane, avec le merveilleux mariage de Pauline, c’est un chapitre de nos aventures qui se termine, l’histoire d’un couple qui a réussi à élever et à lancer dans la vie trois beaux enfants.
Aujourd’hui, hélas, le livre se referme, […]
J’ai attendu que Pauline se marie pour ne pas gâcher le plus beau jour de sa vie et remplir jusqu’au bout mon contrat de père. […] Même si à présent mon cœur bat pour une autre, je tiens à te confirmer toute l’affection que j’ai pour toi et j’espère que, pour les enfants, nous demeurerons amis.
[…]
– Je sais que je ne te mérite pas. Je te rends ta liberté. Affectueusement. Xavier.

Il l’a traité comme il traite ses employés, peut-être même pire ; un licenciement sec sans préavis pour refaire sa vie avec une jeunette de la trentaine.

– Je croyais qu’il m’admirait… Il m’a plaquée le jour où il a estimé que je ne lui servirais plus.
[…]notre mariage n’était qu’un CDD […]

Malgré le choc, Orane continue sa journée avec sa douceur habituelle et son sourire réconfortant de façade, dissimulant habilement son désarroi. Elle invente même un prétexte pour expliquer l’absence soudaine de Xavier.

Une fois les festivités terminées, Orane retirée dans sa maison secondaire s’engage dans une multitude d’activités bénévoles à Saint-Aubin-sur-Mer, jusqu’à être submergée et fait une déprime qu’elle refuse d’admettre… Orane est toujours dans le déni !

Derrière sa façade de mère au foyer, bourgeoise Versaillaise, catho, sainte nitouche elle décide de se venger.

Mais quel sera son stratagème ? Comment va-t-elle l’élaborer ? Comment réagira-t-elle face à la police, la juge d’instruction, lors des interrogatoires poussés, des perquisitions, etc. ?
Celle que tout le monde prend pour une conne commettra-t-elle le crime parfait ? Où est-elle vraiment trop conne ?

Il n’y a qu’en lisant le livre que vous le saurez.
Un polar hors du commun, un véritable page-turner que je vous recommande. Partagez vos impressions sur les commentaires.

Le billet « Prenez-moi pour une conne de Guillaume Clicquot » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Les règles du Mikado de Erri De Luca

738 mots, temps de lecture 4 minutes.

Les règles du Mikado de Erri De Luca (2024)

Traduction : Danièle Valin
EAN : 9782073060587
160 pages
Éditions : Gallimard

Couverture du livre « Les Règles du Mikado » d'Erri De Luca, collection Du monde entier, Gallimard. Une silhouette solitaire est assise sur un rocher sous un ciel étoilé avec une grande lune.
Les Règles du Mikado, Erri De Luca – Gallimard, collection « Du monde entier »

Je me rends compte que c’est la première fois que j’écris sur un livre d’Erri De Luca, bien que j’aie eu plusieurs coups de cœur parmi ses œuvres. Ce que j’aime particulièrement chez Erri De Luca, c’est sa plume poétique et philosophique avec laquelle il nous raconte des histoires.

Préface de présentation

Cela commence par une préface présentant les personnages, nous plongeant immédiatement dans l’ambiance :
[…] Je présente donc les deux personnes qui engagent un dialogue au début de cette histoire.
Lui, c’est un vieux campeur solitaire. Il passe de longues périodes en montagne, même en hiver. Elle, c’est une jeune gitane qui a fui sa famille et son campement. […]

Résumer de l’histoire

Vous vous doutez bien que le résumer ne dévoilera rien de l’histoire que vous devrez découvrir par vous-même.

En Italie, sur les montagnes enneigées à la limite de la Slovénie. Une jeune femme tzigane (pour ne pas dire adolescente)[1] fuyant un mariage forcé se réfugie dans la tente du vieil homme en quête d’un abri et vient ainsi perturber la solitude du vieil horloger.
Alors que tout semble les opposer, elle, incarne la liberté et les traditions nomades de son peuple, lui, vieil homme solitaire et routinier, trouve son refuge dans la précision des horloges qu’il répare et dans la maîtrise du mikado, symbole de patience et d’équilibre.
Un lien va se créer au fil des conversations et confidences. L’horloger, captivé par l’énergie et la résilience de la jeune femme, l’initie aux subtilités du mikado fondée sur la tempérance, la concentration et l’acceptation de l’imprévisible. En retour, la jeune femme insuffle au vieil homme une nouvelle vitalité, le sortant de sa routine et s’ouvrir à de nouvelles perspectives.

Comment cette rencontre changera la vie ou le destin chacun ? Vous le saurez en lisant cette histoire captivante et émouvante, le parcours de deux personnages attachants si différents et pourtant aux destins entremêlés.

Citation :

[…]
Je pars pour une plus longue période. Non pas pour me soigner, je n’en ai pas besoin. Je projette de faire un voyage depuis longtemps.
J’ai tout réglé à la fondation pour qu’elle se passe de moi. Ce que j’entreprends doit être fait à pied. Ce sera forcément lent.
La marche me permet d’entrer dans les paysages et d’en faire partie.
[…]
Je vis dans un endroit en plein air où tout est vrai. Les surfaces qui m’entourent ne peuvent pas mentir. La terre sur laquelle j’installe ma tente, les piquets enfoncés sont le fondement qui me porte.
J’ai plus d’années que de kilos. Les vieux doivent être légers.
L’humanité a été jeune, ce n’est que récemment qu’elle s’est mise à vieillir en masse. C’est un temps inconnu, plus que la jeunesse.
Aucune expérience de vieillesse précédente ne peut servir d’exemple.
Le matin, je fais l’appel, j’invite chaque partie de mon corps à dire présent. Je commence par les pieds pour finir par la nuque.
Je dresse le plan de la journée, les activités indispensables et les superflues. Le feu, l’eau, la soupe, l’hygiène, sont des nécessités, puis je dois ajouter la lecture et le jeu pour l’entraînement des pensées.
La durée du jour est un tour du monde.
Le soir, je me retrouve aux antipodes, la nuit me ramène au point de départ.
Je vis sans montre. Si je me réveille dans le noir à cause d’un bruit, d’un rêve, je n’ai pas besoin de savoir l’heure. Je me concentre sur les battements de mon cœur. […]

Qu’avez-vous pensé de cette rencontre improbable entre deux personnages si différents ? Partagez vos impressions et réflexions dans les commentaires !

Le billet « Les règles du Mikado de Erri De Luca » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Anecdote : J’ai accompagné l’une de mes filles, étudiante en photographie, pour un projet de reportage sur les Roms qu’elle avait choisi. Ce projet est devenu personnel pour elle, et nous avons rencontré cette communauté régulièrement pendant deux ans. Nous avons été invités à un mariage, un mariage d’amour qui se reflétait dans les yeux et la joie des deux mariés. J’ai été surpris par leur jeune âge ; elle avait 16 ans et lui presque 18, alors que les gadjos et gadjis (comme ils nous appellent) se marient de plus en plus tard, lorsqu’ils se marient.

Savoir bien s’hydrater en randonnée

652 mots, temps de lecture 3 minutes.

Savoir bien s’hydrater en randonnée

Je porte une importance particulière à l’hydratation. Au-delà de la randonnée, chaque fois que je ressens un souci, qu’il s’agisse d’une lombalgie, d’une douleur articulaire ou même d’un simple rhume, je me demande toujours : est-ce que je bois suffisamment ?

L’hydratation est d’une importance cruciale de toute activité physique, et cela est donc vrai pour la randonnée. Que vous soyez un randonneur novice ou expérimenté, savoir comment bien s’hydrater peut faire la différence entre une expérience agréable et des problèmes de santé potentiels. Voici un guide complet pour vous assurer de rester bien hydraté lors de vos randonnées.

Pourquoi l’hydratation est-elle si importante ?

L’eau est essentielle pour de nombreuses fonctions corporelles, y compris la régulation de la température, la lubrification des articulations, et le transport des nutriments. Lors d’une randonnée, notre corps perd de l’eau par la transpiration et la respiration, et cette perte doit être compensée pour maintenir notre bien-être.

Combien d’eau boire ?

La quantité d’eau nécessaire varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que l’intensité de l’exercice, la température, l’humidité, et votre propre physiologie. En règle générale, nous devrions boire environ un demi-litre à un litre d’eau par heure de randonnée. Voici quelques indications théoriques pour ajuster cette quantité :

  • Températures élevées : Augmentez votre consommation d’eau. Environ un litre par heure peut être nécessaire.
  • Températures modérées : Un demi-litre à un litre par heure devrait suffire.
  • Conditions froides : Bien que vous transpiriez moins, ne négligez pas l’hydratation. Buvez au moins un demi-litre par heure.

Comment s’hydrater efficacement ?

1. Avant la randonnée :

  • Commencez à vous hydrater bien avant de partir. Buvez de l’eau régulièrement dans les 24 heures précédant votre randonnée.
  • Évitez les boissons alcoolisées et la caféine, qui peuvent déshydrater.

2. Pendant la randonnée :

  • Buvez de petites gorgées régulièrement plutôt que de grandes quantités à la fois.
  • Utilisez des gourdes ou des systèmes d’hydratation comme les camelbaks (poche à eau), qui facilitent l’accès à l’eau sans avoir à s’arrêter.
  •  Intégrez des pauses régulières d’hydratation dans votre planning.

3. Après la randonnée :

  • Continuez à boire de l’eau pour compenser les pertes subies durant l’effort.
  • Les boissons isotoniques (personnellement je n’en emporte pas) peuvent aider à rétablir l’équilibre électrolytique.

Signes de déshydratation et surhydratation

Déshydratation :

  • Soif intense
  • Bouche sèche
  • Urine foncée et en petite quantité
  • Fatigue et étourdissements
  • Crampes musculaires

Surhydratation (hyponatrémie) :

  • Nausées et vomissements
  • Maux de tête
  • Confusion et désorientation
  • Gonflement des mains et des pieds
  • Urine claire et en grande quantité

Électrolytes et hydratation

En plus de l’eau, votre corps a besoin d’électrolytes pour fonctionner correctement, notamment de sodium, de potassium, de calcium, et de magnésium. Ces minéraux sont perdus par la sueur et doivent être remplacés. Prévoyez des boissons pour sportifs ou des comprimés d’électrolytes si vous prévoyez une randonnée longue ou intense.

Conseils pratiques pour bien s’hydrater

  • Planifiez vos points d’eau : Si vous randonnez dans une région où l’eau potable est rare, prévoyez des points d’approvisionnement en eau le long de votre parcours.
  • Emportez un filtre ou des comprimés purifiants : Si vous devez utiliser de l’eau de sources naturelles, assurez-vous de la purifier pour éviter les maladies.
  • Apportez des collations salées : Elles peuvent aider à maintenir l’équilibre des électrolytes.
  • Surveillez votre urine : Une urine claire et abondante est généralement un bon indicateur d’une bonne hydratation.

Conclusion

Bien s’hydrater en randonnée est essentiel pour votre santé et votre performance. En adoptant des habitudes d’hydratation régulières et en étant attentif aux besoins de votre corps, vous pouvez profiter pleinement de votre aventure en plein air. Buvez intelligemment, restez hydraté, et savourez chaque moment sur le sentier.

Note :
J’utilise une poche à eau depuis 1 an et j’ai tendance à me sous-hydrater mais cela s’améliore avec le temps, une question d’habitude et d’être à l’écoute de son corps.

Quelles sont vos astuces pour bien vous hydrater en randonnée ? Partagez vos expériences dans les commentaires !

Le billet « Rando – Savoir bien s’hydrater en randonnée » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Renommer vos videos par lot en utilisant les metadonnees

556 mots, temps de lecture 3 minutes.

Pour renommer les fichiers MP4 par lot en utilisant les métadonnées

telles que la date et l’heure de création

J’ai écrit plusieurs articles exiv2 dont comment renommer vos photos par lot en utilisant les métadonnées Exif. Cela n’est pas transposable car exiv2 ne gère pas les métadonnées des fichiers vidéo MP4.

Alors comment faire ?
Je vois deux possibilités, il y en a certainement d’autres.

La première utilise exiftool, je parlerais plus bas de l’autre solution que je ne développerai pas.

Exiftool est un outil pour lire, écrire et éditer les métadonnées des fichiers multimédias, y compris les fichiers vidéo. Il faut donc commencer par l’installer si ce n’est pas déjà fait :

sudo apt install exiftool

En fonction de votre distribution vous adapterez.

AVERTISSEMENT !

  • Toujours avoir une sauvegarde des fichiers à modifier.
  • Comme nous allons utiliser également la commande « find », qui est récursive, mettre vos fichiers à modifier dans un répertoire sans sous-répertoire.

Voici la commande :

find . -iname "*.mp4" -exec exiftool '-filename<CreateDate' -d "%Y-%m%d-%Hh%Mm%Ss-Nom_de_votre_choix.mp4" {} +

Explication de la commande

find . -iname "*.mp4" : Trouve tous les fichiers avec l’extension .mp4 (avec -iname, peu importe la casse de mp4) soit dans le répertoire courant et ses sous-répertoires (d’où l’avertissement plus haut).
-exec exiftool '-filename<CreateDate' : Utilise exiftool pour renommer chaque fichier en utilisant la valeur de CreateDate.
-d "%Y-%m%d-%Hh%Mm%Ss-Nom_de_votre_choix.mp4" : Spécifie le format du nom de fichier de sortie. Ici, %Y, %m, %d, %Hh, %Mm, %Ss sont des formatages pour l’année, le mois, le jour, l’heure, la minute et la seconde de création, et Nom_de_votre_choix » est une chaîne fixe que vous pouvez modifier, bref, le nom que vous souhaitez donner
{} : Représente chaque fichier trouvé par find.
+ : Permet d’exécuter une seule commande exiftool pour tous les fichiers trouvés

Exemple concret

J’ai un répertoire « Work » dans lequel se trouve plusieurs sous-répertoires dont un qui s’appelle « vid »
J’ai mis une copie de mes vidéos à renommer dans le répertoire « vid »

Je me positionne sur le répertoire en question

cd Work/vid

Je vérifie :

ls
20240611_100113.mp4  20240611_104333.mp4  20240612_120842.mp4  20240612_154830.mp4
20240611_104308.mp4  20240611_144029.mp4  20240612_154728.mp4  20240612_204306.mp4
20240611_104323.mp4  20240612_120121.mp4  20240612_154803.mp4

Mes vidéos sont bien là et il n’y a pas de sous-répertoire.

On lance la commande :

find . -iname "*.mp4" -exec exiftool '-filename<CreateDate' -d "%Y-%m%d-%Hh%Mm%Ss-Nom_de_votre_choix.mp4" {} +
   11 image files updated

Vérification :

ls
2024-0611-08h01m52s-Nom_de_votre_choix.mp4  2024-0611-12h40m44s-Nom_de_votre_choix.mp4  2024-0612-13h48m16s-Nom_de_votre_choix.mp4
2024-0611-08h43m19s-Nom_de_votre_choix.mp4  2024-0612-10h01m35s-Nom_de_votre_choix.mp4  2024-0612-13h48m49s-Nom_de_votre_choix.mp4
2024-0611-08h43m28s-Nom_de_votre_choix.mp4  2024-0612-10h09m01s-Nom_de_votre_choix.mp4  2024-0612-18h43m10s-Nom_de_votre_choix.mp4
2024-0611-08h43m38s-Nom_de_votre_choix.mp4  2024-0612-13h47m42s-Nom_de_votre_choix.mp4

Pour que ce soit plus parlant on remplace Nom_de_votre_choix par Vacances

find . -iname "*.mp4" -exec exiftool '-filename<CreateDate' -d "%Y-%m%d-%Hh%Mm%Ss-Vacances.mp4" {} +
   11 image files updated
ls
2024-0611-08h01m52s-Vacances.mp4  2024-0611-08h43m38s-Vacances.mp4  2024-0612-10h09m01s-Vacances.mp4  2024-0612-13h48m49s-Vacances.mp4
2024-0611-08h43m19s-Vacances.mp4  2024-0611-12h40m44s-Vacances.mp4  2024-0612-13h47m42s-Vacances.mp4  2024-0612-18h43m10s-Vacances.mp4
2024-0611-08h43m28s-Vacances.mp4  2024-0612-10h01m35s-Vacances.mp4  2024-0612-13h48m16s-Vacances.mp4

C’est terminé !

Hé Sima, et la deuxième possibilité.
Ha oui, j’allais oublier.

J’avais pensé à utiliser ffmpeg ou plus précisément  ffprobe qui est inclus dans ffmpeg et permet d’extraire les métadonnées.

Mais j’avoue ne pas avoir trouvé comment le faire en une ligne.

Soit, dans un script c’est possible.

On extrait les métadonnées avec ffprobe, puis utiliser structure conditionnelle if else fi pour traiter/formater les données et renvoyer vers un find incluant  bash -c 'rename_file "$0"'

Bref, l’idée est là, un truc de ce genre, mais comme j’ai une ligne qui fait le job, je ne me suis pas creusé la tête pour créer un script.

Vous avez une d’autres idées en ligne de commande? des questions? n’hésitez pas à utiliser les commentaires.

Le bille « Renommer vos videos par lot en utilisant les metadonnees » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

S24E04 – Rando en Suisse Normande

2,469 mots, temps de lecture 13 minutes

Randonnée en Suisse Normande

De Clécy à Condé-sur-Noireau
3 Jours
Distance → 71,400 km
Niveau difficile.

Le niveau difficile ne nécessite pas de compétences ou d’expériences particulières. Un randonneur débutant en bonne condition physique peut réussir cette randonnée, alors qu’un randonneur expérimenté mais en moins bonne forme pourrait rencontrer des difficultés. Difficile signifie simplement qu’il y a beaucoup de dénivelé, mais cela ne rend pas la randonnée technique pour autant.

Introduction

L’idée était de partir d’une ville de la Suisse Normande où se trouve un camping, sans utiliser de trace GPS, et de voir comment organiser une randonnée de quatre jours. Sans plan de départ précis, je pars simplement avec les repas pour toute la durée. Certains me diront : « Pourquoi emporter tes repas et te charger alors qu’il y a des villages avec des épiceries ? »
J’aime partir avec mes repas pour des raisons de budget. Je trouve beaucoup plus économique de les préparer à l’avance. Mes repas se composent de : petits-déjeuners, barres de céréales (3 par jours), grignotages (fruits secs), repas du soir, et pour le midi, des repas froids (pain, fromage, jambon de pays ou autres). J’emporte aussi du café, du thé et des tisanes. Certes, mon sac est un peu plus chargé au départ, mais il s’allège de jour en jour, et c’est plus économique.

Début d’aventure

Suisse normande – Clécy

Jour moins 1

Le Clos d’Ailly – Clécy Camping Les Rochers
3,026 km

Trace GPS colorée du trajet à pied depuis le point de dépose du bus jusqu'au point de départ de la randonnée, autour de Clécy en Suisse Normande, les couleurs allant du rouge pour les points bas au bleu foncé pour les points hauts.
Trace GPS du trajet d’approche depuis l’arrêt de bus jusqu’au camp de départ, à Clécy – Suisse Normande, Normandie.

Dans le train de Montparnasse à Flers, je reçois un message de Mme m’informant que j’ai oublié mes repas de midi dans le réfrigérateur. Bon, il faudra faire avec…
À Flers, je prends le bus 117, mais en raison de travaux, il ne passe pas par Clécy et je dois descendre au Clos d’Ailly. J’arrive au Clos d’Ailly sous la pluie. Je repère l’arrêt de bus de l’autre côté de la route pour mon retour dans quelques jours : juste une pancarte, pas d’abri. J’espère qu’il ne pleuvra pas ce jour-là.

En arrivant à Clécy, je vois des fléchages et panneaux indiquant « Tour de la Suisse Normande ». Mon parcours est déjà tracé. L’épicerie et la boulangerie étant fermées le lundi, je me dirige vers le café en face de l’église pour prendre un café, on m’y confirme que le tour de la Suisse Normande à plusieurs variantes et peut se faire en 3, 4 ou 5 jours. Le temps s’éclaircit et le soleil pointe. Je prends alors le chemin vers le camping. Très bon accueil et wifi autour de l’accueil. Je m’y installe, il est 15 h. Je commande un casse-croûte à récupérer le lendemain à 8 h pour mon repas de midi. Un cycliste anglais s’installe à côté de moi. Nous sympathisons. Il a parcouru le Cotentin, le Mont St-Michel, une partie de la Bretagne, et repart demain pour Caen avant de continuer vers Amiens. Sacré parcours !

Façade frontale de l'église Saint-Laurent de Clécy, édifice roman en pierre de granit avec un portail ogival en pierre de taille claire, surmonté d'un clocher à flèche d'ardoise, sous un ciel nuageux en Suisse Normande.
L’église Saint-Laurent de Clécy, point de repère du bourg à l’arrivée – Suisse Normande, Normandie.
Vue sur l'Orne encadrée de végétation dense, avec en arrière-plan des falaises rocheuses et des coteaux boisés caractéristiques de la Suisse Normande, près de Clécy, Normandie.
L’Orne serpente au pied des falaises de grès près de Clécy, à la veille du départ – Suisse Normande, Normandie.

Jour 1

Clécy – Pont d’Ouilly Camping Municipal
18,315 km

Trace GPS du premier jour de randonnée en Suisse Normande, reliant Le Vey à Pont-d'Ouilly en longeant la vallée de l'Orne, avec un profil altimétrique coloré du rouge pour les points bas au bleu pour les points hauts, passant par Le Bo et Cossesseville.
Trace GPS du jour 1 : Le Vey – Pont-d’Ouilly, vallée de l’Orne – Suisse Normande, Normandie.

Une nuit à 7 °C. Bien que le ciel soit dégagé, la tente est trempée d’humidité. Malgré mes efforts pour l’essuyer, je dois la plier encore mouillée. Je récupère mon casse-croûte et commence mon chemin.

Très vite, je fais face à un gros dénivelé montant. Ça pique dès le matin et ça met dans l’ambiance, mais au sommet de ce premier défi, quelle agréable surprise : les paysages sont magnifiques.
La montée commence dès le camping (95 m) et nous mène sur le « Chemin du dessus des Rochers », en amont de l’Orne sur la rive droite. En sous-bois, je profite de magnifiques vues sur l’Orne et les alentours. Le point culminant est « La Bruyère » (197 m). Les paysages champêtres descendent jusqu’à « Le Bô » (120 m), puis redescendent jusqu’à « Le Moulin » (85 m), vallonnés jusqu’à « La Cour » pour remonter à 175 m avant d’arriver à « Le Manoir », puis redescendent à 90 m à « La Rustiquerie ».

Je ne vais pas détailler tout le parcours avec ses dénivelés, mais vous donner un aperçu : entre montées et descentes abruptes, il y a des faux-plats qui vous sembleront plats.

En forêt, je rejoins le « Ruisseau du Val de la Hère », que je longe en amont sur la rive droite avant de le traverser pour rejoindre « Le Bourg d’Ouilly », puis continuer jusqu’à « Pont d’Ouilly » au camping municipal. Je m’y installe : à gauche, un grand espace où l’emplacement est à 8 €, à droite, entre des haies, l’emplacement libre est à 10 €. La responsable passe en soirée entre 18 h et 19 h pour encaisser le paiement, sinon ce sera le matin entre 8 h et 9 h. J’y plante ma tente, qui n’est toujours pas bien sèche. Je profite d’aller en ville acheter de quoi manger pour les midis suivant.

Vue plongeante depuis un belvédère boisé sur le méandre de l'Orne, encadré de falaises boisées et de prairies verdoyantes, avec un vaste panorama sur la campagne normande à l'horizon, en Suisse Normande.
Vue plongeante sur un méandre de l’Orne et ses prairies bocagères depuis les hauteurs – Suisse Normande, Normandie.
Vue plongeante depuis un belvédère rocheux sur la vallée encaissée de l'Orne, avec les falaises de grès armoricain à droite, le viaduc ferroviaire de Clécy en arrière-plan et la campagne normande s'étendant à l'horizon, en Suisse Normande.
L’Orne, ses falaises et le viaduc de Clécy vus depuis les hauteurs – Suisse Normande, Normandie.
Vue panoramique sur un paysage agricole ouvert en Suisse Normande, avec au premier plan une prairie verdoyante, un vaste champ de céréales dorées au centre, et des collines boisées s'étageant jusqu'à l'horizon sous un ciel partiellement nuageux.
Entre gorges et plateaux, le contraste des paysages de Suisse Normande – Normandie.

Jour 2

Pont d’Ouilly – Camping de « La Rouvre »
24,798 km

Trace GPS du deuxième jour de randonnée en Suisse Normande, au départ de Pont-d'Ouilly, décrivant une large boucle vers le sud via Saint-Philbert-sur-Orne, Bréel et La Forêt-Auvray, avec un profil altimétrique coloré du rouge pour les points bas au bleu foncé pour les points hauts.
Trace GPS du jour 2 : Pont-d’Ouilly – La Forêt-Auvray, une boucle exigeante au cœur des vallées – Suisse Normande, Normandie.

Après une nuit à 5°C au camping de Pont d’Ouilly, je plie ma tente encore trempée de rosée, malgré mes efforts pour l’essuyer au maximum. Tôt le matin, je longe « KotaVenture », une option d’hébergement assez originale si cela vous tente. Inutile de mentionner les dénivelés à nouveau, vous êtes prévenu, mais les paysages et les points de vue en valent la peine.

À ne pas manquer : en arrivant près de « Oêtre », vous trouverez un espace pique-nique avec « Le Café du Caillou » et, un peu plus loin, le restaurant du même nom. Quittez le GR et prenez à gauche pour atteindre « Les Roches d’Oêtre » et admirer les vues magnifiques depuis la falaise.

Après avoir passé « Saint-Philbert-sur-Orne » (qui dispose d’un gîte municipal), continuez jusqu’à « Le Bas de Rouvrou » et le « Camping de la Rouvre ». L’accueil y est très chaleureux. N’utilisez pas les prises des lavabos pour recharger vos smartphones, car il n’y en que quatre. Pour 1 € symbolique, vous pourrez les charger à l’accueil le temps de votre séjour. J’ai beaucoup aimé ce camping ainsi que celui de Clécy.

Rivière calme aux reflets dorés, encadrée d'une végétation dense et lumineuse, avec des branches de hêtres et de saules surplombant l'eau et se reflétant à sa surface, en Suisse Normande, Normandie.
La rivière se glisse sous une voûte de verdure – Suisse Normande, Normandie.
Éperon rocheux de grès armoricain aux strates apparentes, couronné d'un chêne, émergeant d'un massif forestier dense, avec en arrière-plan un vaste panorama sur les vallées boisées et le bocage de la Suisse Normande sous un ciel couvert.
Un éperon de grès armoricain domine la mer de verdure des vallées de la Suisse Normande – Normandie.
Vue depuis une crête de grès armoricain couverte de landes et de genêts, dominant un vaste massif forestier vallonné avec des collines boisées et des parcelles agricoles à l'horizon, sous un ciel nuageux en Suisse Normande, Normandie.
Depuis la crête rocheuse, les vallées boisées de la Suisse Normande s’étendent à perte de vue – Normandie.
Vue plongeante sur des strates de grès armoricain couvertes de bruyères, fougères et genêts, surplombant à pic une canopée dense de chênes et de hêtres en Suisse Normande, Normandie.
Les strates de grès armoricain tombent à pic sur la canopée – Suisse Normande, Normandie.
Arête de grès armoricain couverte de genêts et de bruyères, longeant le bord d'une vallée encaissée entièrement boisée, avec des collines bocagères s'étageant à l'horizon sous un ciel couvert, en Suisse Normande, Normandie.
L’arête rocheuse suit le rebord du plateau au-dessus d’une vallée entièrement boisée – Suisse Normande, Normandie.

Jour 3

Camping de « La Rouvre » – Condé-sur-Noireau Camping municipal
25,611 km

Trace GPS du troisième jour de randonnée en Suisse Normande, reliant La Forêt-Auvray à Saint-Pierre-du-Regard en passant par Ménil-Hubert-sur-Orne et Dejou, avec un profil altimétrique coloré du rouge pour les points bas au bleu foncé pour les points hauts.
Trace GPS du jour 3 : La Forêt-Auvray – Saint-Pierre-du-Regard, une traversée d’ouest en est – Suisse Normande, Normandie.

Une nuit à 4 °C et une tente toujours trempée (heureusement, pas l’habitacle, mais tout de même…). Cette étape est longue et comporte également des dénivelés, mais je l’ai trouvée plus facile, peut-être parce que je m’habitue aux difficultés du parcours.

Dans les bois de Berjou et tout au long de ce trajet, des panneaux pédagogiques relatent l’historique de la libération d’août 1944, lorsque les soldats du 7ème Somerset Light Infantry ont libéré le village de Cahan et capturé environ 150 parachutistes allemands du 3ème Fallschirmjäger, ainsi que d’autres faits d’armes dans la région.

À ne pas manquer : lorsque vous passez par Berjou, juste avant l’église, sur votre gauche, se trouve un petit espace avec deux tables de pique-nique et, sur votre droite, une boulangerie-pâtisserie qui fait également épicerie (Épi Service). Les pâtisseries y sont faites maison ; j’ai pris un flan pour mon dessert, qui m’a rappelé mon enfance. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas mangé un flan aussi délicieux !

À mon arrivée au camping municipal de Condé-sur-Noireau, le paiement se fait à la piscine municipale juste à côté. À 17 h, il commence à pleuvoir, et à 18 h, je suis déjà dans ma tente, je n’ai même pas gonflé mon matelas, je dormirais sur la dure. Je n’ai pas ma liseuse, mais heureusement, j’ai de quoi écrire pour m’occuper.

Façade d'un ancien bâtiment agricole normand en pierre de grès et calcaire, aux portes vermoulues et envahi par la végétation, avec un vieux abreuvoir en béton au pied du mur, le long d'un chemin de terre en Suisse Normande, Normandie.
Une ancienne dépendance agricole abandonnée au bord du chemin, vestige du patrimoine rural normand – Suisse Normande, Normandie.
Petite grotte votive en pierres sèches abritant une statue de saint tenant l'Enfant Jésus, ornée de fleurs rouges, entourée de fougères luxuriantes et de végétation dense en sous-bois, en Suisse Normande, Normandie.
Une source votive discrète veille au cœur du sous-bois, le long du sentier – Suisse Normande, Normandie.

Jour 4

Fin.

Tracé du parcours effectué.

Carte de la trace GPS complète d'une randonnée itinérante de trois jours en Suisse Normande, reliant Le Vey à Saint-Pierre-du-Regard via Pont-d'Ouilly et La Forêt-Auvray, avec un profil altimétrique coloré du rouge pour les points bas au bleu foncé pour les points hauts.
Trace GPS des trois journées de randonnée itinérante en Suisse Normande, de Le Vey à Saint-Pierre-du-Regard – Normandie.

Il a plu toute la nuit (8 °C) et la pluie continue lorsque je plie ma tente. En consultant la météo, je constate qu’il est prévu de pleuvoir toute la journée et le lendemain. Je n’ai pas envie de marcher sous la pluie toute la journée, ni d’attendre le bus le lendemain sous la pluie au bord de la D562. Je décide donc de me rendre en centre-ville pour trouver un arrêt de la ligne 117 qui dessert également cette ville, mes voisins de camping m’y dépose. Je prends mon petit déjeuner dans un bar en attendant l’arrivée du bus qui me conduira à la gare de Flers. À la gare, je n’ai aucun problème pour échanger mon billet du lendemain contre un billet pour le prochain train à destination de Paris. Je rentre chez moi.

La toile de tente qui sèche chez-moi.

Tente ultralight verte de marque Nigth-Cat suspendue et étendue à l'intérieur d'un logement pour séchage, avec ses haubans jaunes encore attachés, au retour d'une randonnée itinérante en Suisse Normande.
La tente suspendue pour séchage après trois jours de randonnée en Suisse Normande.

Bah alors Sima, t’as pas fait de bivouac ?

Au début, je pensais devoir bivouaquer, mais j’ai finalement constaté que chacune de mes étapes se terminait près d’un camping. Pourquoi m’en priver ? Je bivouaque seulement lorsqu’il n’y a pas de camping, ou lorsque ceux-ci sont rencontrés trop tôt dans la journée ou sont trop onéreux. Dans les endroits où il y a des gîtes non gardés ou d’autres refuges, il m’arrive de bivouaquer à proximité lorsque je trouve les literies douteuses. Bref, je fais ce qui me semble le plus pratique.

Matériel
Je ne vais pas faire une liste, mais juste dire que je n’ai pris qu’une seule batterie 10 000 mAh, je n’ai pas pris ma liseuse, qui m’a manquée ni ma gourde filtrante. En vêtement sur moi boxer, bermuda, tee-shirt, chaussette. Dans le sac un manches longues mérinos que j’ai mis que lors de la nuit à 4 °C, un boxer, 2 paires de chaussettes, polaire et veste coupe-vent déperlant. Par contre j’ai pris ma perche à selfie qui fait également trépied et mon appareil photo pour économiser la charge de mon smartphone. Et biensur le nécessaire de couchage, popote, trousse de toilette.

Botanique

  • Pas beaucoup d’ail des ours (Allium ursinum) alors que lors de la randonnée au Pays Caux il y en avait à foison.
  • Par contre les chemins en sous-bois sont bordés de Nombril de Vénus (Umbilicus rupestris) fleuris dont j’aurais bien pris quelques feuilles pour me faire une petite salade, mais je ne transporte pas d’assaisonnement avec moi et il est vrai que les feuilles sont meilleures et plus tendres avant les inflorescences.
  • Je n’ai pas croisé de Abies alba dont les noms vernaculaires sont : Sapin blanc, Sapin commun, Sapin pectiné, Sapin de Normandie, Sapin des Vosges, Sapin noir, Sapin de l’Aigle, Sapin de croix, Sapin à feuilles d’if… Bref les noms vernaculaires ne veulent pas dire grand-chose, seul le nom latin compte. Avec les jeunes pousses, j’aurai pu me faire une tisane.

Pour conclure

Les moins :
Je suis tombé sur une semaine à la météo capricieuse avec des vents du nord. Marcher en manche courte sous le soleil puis nuages et vent froid, m’arrêter pour mettre polaire, voire le coupe-vent, puis pluie et mettre ma house de sac à dos… De nouveau soleil bref, j’ai les quatre saisons plusieurs fois par jour m’obligeant à m’arrêter régulièrement pour enlever ou ajouter des couches.

Les plus :
Les dénivelés ne m’ont pas gêné d’autant plus que j’étais récompensé par de magnifiques paysages. Des campings bien répartis sur le parcours et comme toujours de belles rencontres.

Les rencontres

  • Camping de Clécy, l’anglais avec qui j’ai sympathisé il m’a montré son vélo au top à changement de vitesse sans dérailleur, bloque guidon, béquille qui se pose sur le cadre, blocage des freins… je ne suis plus à la page et découvre…
  • Camping de Pont d’Ouilly, un père et son fils ado qui font de la rando pour une première fois avec plein de matos tout neuf de l’enseigne bleu, il envisage faire la prochaine rando avec sa fille maintenant qu’ils ont le matériel. Une cycliste qui fait une pause d’une journée pour cause de douleurs musculaires, je suis impressionné par les parcours qu’elle a déjà fait, par exemple la Norvège…
  • Camping La Rouvre, un couple qui souhaite faire de la randonnée et m’ont demandé à voir mon matériel, un jeune couple néerlandais qui ont décidé de rester une journée de plus aller voir « Les Roches d’Oêtre » que je leur ai conseillé.
  • Camping de Condé-sur-Noireau, un jeune couple qui est là à défaut de trouver un logement avec une tente qui prend l’eau qui sert de garde-manger et une autre plus étanche pour dormir et une voiture plein à craquer des effets d’une vie, ça m’a fait de la peine sachant le nombre de logements libres qui existe ou loués en AirBnb. Ça me révolte… Nous n’avons pas pu parler trop longtemps à cause de la pluie nous obligeant à nous réfugier sous nos tentes dès 18 h.
  • En chemin sur le tour de la Suisse normande, un couple qui faisait du repérage pour leur association du 92, je les croiserais plusieurs fois ainsi qu’un groupe de randonneurs d’une association du côté de Èvreux que je croiserai aussi plusieurs fois.

Petite Vidéo

Les frais

Allée/retour Paris – Flers en train → 44 €
Bus 117 – 2X1,90 € → 3,80 €
Total des transports → 47,80 €
Camping du Clécy → 8 €
Camping Pont d’Ouilly → 8 €
Camping de La Rouvre → 8 € + (1 € pour la durée du séjour pour recharger mon smartphone).
Camping Condé-sur-Noireau → 5,50 €
Total des hébergements → 30,50 €

Cet article sur la randonnée en Suisse Normande vous a donné envie de partir à l’aventure ? Partagez vos propres expériences ou posez vos questions en commentaire !

Le billet « S24E04 – Rando en en Suisse Normande » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

S24E03 – Rando – Normandie dans le Pays de Caux

1,272 mots, temps de lecture 7 minutes.

Une randonnée dans le Pays ou la Vallée de Caux, un petit coin de Normandie.

De la Normandie, je ne connaissais que le Cotentin, Dieppe, Trouville-sur-Mer, Deauville, Le Havre et Étretat… Ah oui, sans oublier le Mont Saint-Michel. Mais est-il vraiment normand ou breton ? C’est un sujet aussi délicat que le débat entre pain au chocolat et chocolatine.

Ha, ce n’est pas nous sur le logo à gauche c’est une image libre de droit.

Une randonnée inattendue. Elle m’a été proposée par Tom23. Nous ne nous connaissons pas vraiment, ayant seulement échangé quelques fois sur Mastodon. J’ai donc été enthousiaste à l’idée de cette expérience : partir en randonnée dans un lieu auquel je n’aurais pas pensé, à deux, sans nous connaître et sans me soucier du parcours. Bref, une première pour moi.

– Mais Sima, t’as déjà fait des randos à plusieurs.
– En itinérance rarement…

Dans ma jeunesse, j’ai fait une longue randonnée en montagne avec deux autres personnes. Nous étions trois caractères très différents, mais tout s’est très bien passé. Une autre fois, j’ai fait une randonnée à deux, encore avec une personne très différente de moi. C’était sa première randonnée, et toujours en montagne, avec des conditions météorologiques compliquées : pluie verglaçante, neige… Un véritable baptême pour sa première fois, et ça s’est bien passé également même si nous avons dû écourter. Mais à chaque fois, nous nous connaissions déjà.

Tout commence par la rencontre

Le rendez-vous était fixé dans un bar de la ville de départ. Nous nous sommes immédiatement reconnus : avec chacun notre sac à dos et le fait que nous étions les deux seuls clients, il n’y avait pas de place pour le doute !
Après les présentations et un café nous entamons la randonnée.

Jour-1
Caudebec-en-Caux – lieu du premier bivouac

Rive en Seine → 21,496 km

Quand, comme moi, on ne connaît la Normandie que pour l’avoir traversée en voiture et y avoir fait quelques petites promenades, on a une vision biaisée. J’imaginais la Normandie très plate, voire légèrement vallonnée. J’ai donc été surpris par les dénivelés que j’ai découverts.
Dès que l’on quitte le bord de la Seine, on pénètre dans une forêt aux reliefs marqués. Vers le point culminant nord de la boucle, la forêt alterne avec quelques terres agricoles. Peu avant d’atteindre Saint-Aubin-de-Crétot, situé sur le plateau, les paysages vallonnés se succèdent entre cultures, prés d’élevages et prés à foin. À Saint-Nicolas-de-la-Haie, nous faisons le plein d’eau et partons à la recherche d’un endroit pour bivouaquer. Après avoir aperçu un chevreuil sur notre sentier, nous trouvons enfin un petit coin de bivouac dans le sous-bois.
Pour ce premier repas en bivouac, nous avons préparé un dîner « amélioré », vous remarquerez les guillemets, car tout est relatif en randonnée.

Deux tentes légères de randonnée vertes installées en sous-bois, avec un sac à dos bleu au sol, lors d'un bivouac en forêt dans le Pays de Caux.
Nuit en forêt — Pays de Caux, juin 2024, Normandie, France

Jour-2
Lieu du premier bivouac – lieu du deuxième bivouac

Saint-Arnoult → 29,173 km

Maintenant je le sais, la Normandie n’est pas que vallonnée, elle a de beaux dénivelés.
Un parcours où le sentier traverse des forêts verdoyantes et débouchent sur des panoramas de terres agricole où s’étendent les champs cultivés et les prés d’élevage. J’ai été surpris de voir des vaches Salers en Normandie. Nous avons traversé un pré où se trouvaient des Salers, leurs veaux et un taureau, ce qui n’était pas très rassurant.
Juste après Le Becquet, au nord de Lillebonne, nous avons fait un petit détour pour découvrir l’Abbaye cistercienne Notre-Dame-du-Voeu, aussi appelée Abbaye du Valasse. Cette abbaye est entourée d’un magnifique parc accessible à tous, offrant un cadre bucolique idéal pour une pause grignotage ou un pique-nique. De plus, des sanitaires sont à disposition, rendant l’endroit encore plus accueillant et pratique pour les visiteurs.

Prairie verdoyante vallonnée sous un épais brouillard matinal, avec des arbres fantomatiques en arrière-plan et des branches feuillues en contre-jour au premier plan, dans le bocage normand du Pays de Caux.
Réveil sous la brume, Pays de Caux, Normandie,
Chemin de randonnée en terre bordé de hêtres aux feuilles vert tendre, s'enfonçant dans la brume matinale entre une clôture de prairie et un talus boisé, dans le bocage normand du Pays de Caux.
Un chemin creux typique du bocage cauchois se perd dans la brume du matin – Pays de Caux, Normandie.
Vue panoramique depuis l'Abbaye de Valasse sur une vallée bocagère normande, avec des prairies en pente douce, un troupeau de bovins à l'ombre des arbres, des clôtures de pâtures et une lisière forestière en arrière-plan sous un ciel nuageux.
Le bocage cauchois vu depuis les hauteurs de l’Abbaye de Valasse — Pays de Caux, Normandie.
Troupeau de vaches et veaux de race Limousine, certains couchés dans l'herbe, d'autres debout, dans une prairie bocagère bordée d'arbres feuillus en Pays de Caux, Normandie.
Vaches Limousines et leurs veaux profitent du soleil dans un pâturage du Pays de Caux, Normandie.
Ancienne tour ronde en pierre à toit conique, partiellement envahie par la végétation, accompagnée d'une grande sculpture en bois représentant une chouette, au milieu d'un sous-bois verdoyant en Pays de Caux, Normandie.
Une tour oubliée et sa chouette de bois, surgies de la végétation le long du sentier, Pays de Caux, Normandie.

À Saint-Nicolas-de-la-Taille nous faisons le plein d’eau et poursuivons à la recherche d’un coin de bivouac. À défaut de trouver un sous-bois ou autres nous nous installons sur le chemin à l’endroit, le seul, où il s’élargit laissant la possibilité éventuelle d’un passage d’un engin agricole sans le gêner. Ce choix c’est avéré paisible et pas si mal que ça à défaut de mieux. La pluie est arrivée en fin de soirée.

Deux tentes ultralight vertes de type pyramidal, ouvertes et aménagées pour la nuit, installées sur une bande herbeuse en bordure d'un chemin creux buissonnant en Pays de Caux, Normandie.
Le bivouac du soir, niché entre chemin et haie bocagère – Pays de Caux, Normandie.

Jour 3
Lieu du deuxième bivouac – Lillebonne

Saint-Jean-de-Folleville → 4,726km

Nous plions les tentes sous la pluie. Ne voyant aucun autre lieu propice à un meilleur bivouac, nous n’avons aucun regret : notre spot était le meilleur. Nous traversons un autre pré, cette fois encore peuplé de vaches Salers, leurs veaux et un taureau. Ils semblent habitués à voir des randonneurs et tout est calme. Pour ma part, je les surveille du coin de l’œil.
Sous une pluie fine, nous affrontons un beau dénivelé montant, suivi d’une descente plutôt rude. Finalement, nous arrivons à Lillebonne, en plein jour de marché. Nous faisons une pause bien méritée. Ma veste déperlante et coupe-vent a parfaitement rempli son rôle : je ne suis pas trempé en dessous et mon sac à dos, sans filet, n’a pas causé de transpiration dans le dos. Je l’avais déjà testé par grosses chaleurs et je n’avais jamais eu le dos trempé.

Prairie parsemée de boutons d'or encadrée par une lisière boisée dense et variée sur un coteau, sous un ciel partiellement nuageux, en Pays de Caux, Normandie.
Un vallon préservé où prairie fleurie de boutons d’or et massif boisé se font face – Pays de Caux, Normandie.

Nous allons boire un café dans un bar avant de nous rendre à l’arrêt de bus pour rentrer à Caudebec-en-Caux. Ainsi se termine notre randonnée.

Petite Vidéo

Conclusion

Le bivouac
Le bivouac est une expérience très variable, surtout en campagne où presque chaque parcelle est une propriété privée. Parfois, on tombe sur un endroit idéal, parfois moins. Je pars du principe qu’il faut se contenter de ce que l’on trouve, et j’ai apprécié nos deux spots de bivouac, particulièrement le premier en sous-bois, car j’aime les sous-bois.
Le parcours
J’ai aimé marcher sur un itinéraire auquel je n’aurais pas pensé. La découverte de nouveaux endroits m’enchante toujours.
Marcher avec quelqu’un que je ne connais pas
J’ai vraiment apprécié cette expérience. Bien qu’il y ait eu, je pense, une certaine retenue de la part de chacun, en tout cas de la mienne, puisque je n’ai pas pratiqué mes habitudes comme les étirements, la méditation, écrire et lire, cela ne m’a pas manqué, je n’en ai pas ressenti le besoin (le fait que je sois bavard cache une grande part de ma timidité). J’aurais aimé que la randonnée dure plus longtemps pour que l’on fasse plus ample connaissance, mais ce sera peut-être pour une prochaine fois. Je suis vraiment content d’avoir rencontré Tom23. Une belle rencontre !
Le lieu
Je ne connaissais pas le pays de Caux et suis impressionné par le nombre de lieux à découvrir en marchant. Et nous n’en avons exploré qu’une partie.
Un seul regret
Cela n’a pas duré assez longtemps. Ce sera pour une prochaine, qui sait ? Les aléas de la météo…

Et vous, avez-vous déjà vécu une expérience similaire en randonnée ? Partagez vos histoires et impressions en commentaire !

Le billet « S24E03 – Rando – Normandie dans le Pays de Caux » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Des sentiers fermés à cause d’incivilités

920 mots, temps de lecture 5 minutes.

Incivilités : les randonneurs, promeneurs sont-ils responsables ?

Lors de ma randonnée dans le Jura, « le tour des 7 lacs et des 7 cascades en trois jours« , le dernier jour, je me suis retrouvé face à un sentier fermé, marqué par d’innombrables panneaux « Interdiction d’entrer » et « Propriété privée« , ainsi qu’une chaîne rouge et blanche bloquant tout passage. On peut supposer que cette décision du propriétaire est probablement due à des comportements inappropriés de certains promeneurs.

Vous aurez remarqué que je n’utilise pas le terme « randonneur » mais plutôt « promeneur », car ce dernier est plus global.

Les fermetures de sentiers liées aux « ras-le-bol »

Certains sentiers de grande randonnée (GR) sont également impactés, fermés ou déviés à cause d’incivilités. Par exemple, cet article de « La Montagne » datant du 9 mai 2024 en parle (bien que la situation ait pu évoluer depuis). Quoi qu’il en soit, cela doit nous interpeller.

Les promeneurs, dont les randonneurs sont-ils vraiment irrespectueux ?

Je ne vais pas commenter l’article de « La Montagne » dont je ne connais pas tous les tenants et aboutissants, mais je vais partager ma modeste expérience.
J’ai travaillé pendant longtemps dans un parc ouvert au public où nous organisions également des événements. Nous avons eu des dégradations : panneaux pédagogiques vandalisés, fléchages abîmés, dépôts de détritus.

Pourtant, il faut nuancer ces incidents, car la grande majorité des promeneurs sont respectueux. Les irrespectueux ne représentent même pas 1 %.

– Bah Sima, alors comment expliques-tu cela ?
– Il s’agit d’un constat…

Les dégradations des panneaux pédagogiques se sont produites en une seule après-midi, probablement par un petit groupe, anéantissant des heures de travail. Cela contraste avec les milliers de visiteurs qui sont passés sans jamais rien détruire. Pour les fléchages, une personne nous avait rapporté qu’il s’agissait de trois familles en pique-nique ensemble, laissant leurs enfants jouer sans surveillance.
Une seule famille ayant un comportement irresponsable peut laisser plus de détritus que tous ceux qui ont pique-niqué au même endroit pendant des années.

Ils ont beau ne pas être nombreux, on ne remarque qu’eux !

Ce qui semble empirer le phénomène, c’est l’engouement soudain pour les sorties en pleine nature depuis l’après-Covid. Même si la proportion de personnes ayant de mauvais comportements reste inchangée, il faut reconnaître que, bien qu’ils soient peu nombreux, ce sont eux que l’on remarque le plus !

Est-ce irrémédiable ?

Je reste optimiste et pense que la situation peut s’améliorer. La montagne, la nature, appartient à tout le monde, mais il y a ceux qui y travaillent et en dépendent pour leur gagne-pain, et ceux qui s’y promènent. Être respectueux, c’est apprendre à se connaître mutuellement.

  • Traverser un pré sur un sentier : Il peut y avoir un accès sélectif permettant le passage des personnes mais pas du bétail, ou un escalier pour franchir une clôture, ou une simple barrière à refermer soigneusement derrière soi, respectez cela !
  • Pré momentanément interdit au passage : Alors qu’il est sur un GR ou autre sentier… Cela peut être dû à la présence de vaches avec leurs veaux[1] que le propriétaire souhaite protéger, ou de jeunes génisses ou bouvillons aux comportements imprévisibles, voire d’un taureau. Dans ce cas, cherchez une façon de contourner le pré pour respecter la tranquillité des animaux et assurer votre propre sécurité.
  • Chiens : (Je ne vais pas me faire des amis parmi certains propriétaires de toutous…) Tenez-les en laisse, pas en longe. Ils ne doivent pas déranger les animaux d’élevage ni la faune locale, car votre animal domestique ne fait pas partie de la biodiversité que vous traversez. En liberté ou en longe, il peut déranger des oiseaux nicheurs au sol. Comme vous, il doit rester sur les chemins. Il en va de même pour les chiens des fermes ou des propriétés privées : ils ne doivent pas molester les passants. Quant aux Patous, bien que certains ne prêtent pas attention aux randonneurs, ceux qui sont agressifs doivent être correctement éduqués pour distinguer un loup d’un être humain, les chiens en ont la capacité et l’intelligence, encore faut-il que les maîtres s’en inquiètent.
  • Hygiène : Lors de ma randonnée sur le GR 34, j’ai été choqué par le nombre de « kleenex » laissés sur le sentier qui servent à essuyer la dernière goutte de votre pissouille . Même si le papier est biodégradable, il reste une pollution visuelle. Emportez un petit sac poubelle, comme ceux pour ramasser les crottes de chien, et ramenez vos kleenex et papiers hygiéniques avec vous.
  • Cigarettes : Si vous aimez une clope après le pique-nique, je respecte cela. Mais n’écrasez pas votre cigarette au sol ni la jetez d’une pichenette. Utilisez un cendrier de poche et jetez vos mégots chez-vous ou dans la prochaine poubelle publique croisée.

La liste n’est pas exhaustive et je trouve qu’elle complète bien l’article sur les comportements respectueux de la nature en 8 points que j’avais déjà publié.

Pour résumer, je reste confiant

Je suis confiant dans le fait que la majorité des gens soient respectueux. Certains manquent simplement d’information, de pédagogie et de sensibilisation. Il peut également y avoir des réfractaires idéologiques concernant les modes d’élevage ou d’agriculture (j’ai moi-même mes propres convictions, mais elles ne sont pas exprimées dans ce billet). Lors des balades, sorties ou randonnées, ce qui prime, c’est le savoir-vivre ensemble en bonne intelligence. Pour le reste, il existe d’autres cadres pour exprimer ses revendications.

Des réactions ? Les commentaires sont là pour ça.

Le billet « Des sentiers fermés à cause d’incivilités » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Sachez que certaines races bovines peuvent être agressives lorsqu’elles sont accompagnées de leurs veaux. Certaines races bovines sont plus agressives que d’autres.