Rando – Montée du Garbi – Randonnée sportive

Petite randonnée à la mi-journée avec une belle montée.

Parcours de 10,297 km – Temps de déplacement 3h21 – Dénivelé total D+ 555 m.

Il s’agit de la « Ruta de les Cadenes », qui signifie en valencien « Chemin des Chaînes ».

Le sommet du Garbí n’est pas très haut, 595 m (source IGN), mais le dénivelé montant de 386 m s’effectue sur une très courte distance, ce qui rend la montée sportive. L’itinéraire se situe dans la partie Est du Parc Naturel de la Sierra Calderona (« Parque Natural Sierra Calderona »), entre Albalat dels Tarongers et Segart (plus proche de ce dernier).

C’est donc une randonnée de mi-journée, un peu exigeante. Attention toutefois à la chaleur, mieux vaut partir tôt et prévoir suffisamment d’eau.

Parcours et dénivelés, août 2025
Parcours et dénivelés

Nous étions trois pour cette sortie, l’un de mes fils, la fille d’une amie et moi-même. Le départ se situe sur la route CV-329, en venant d’Albalat dels Tarongers vers Segart, sur la droite, un petit parking (3 ou 4 places) le lieu s’appelle « el Bassó ».
La montée est en grande partie à l’ombre en début de matinée, ce qui est très appréciable.

Point de départ, août 2025
Point de départ

Si des tracés GPX existent sur le web, il faut savoir que le sentier n’apparaît pas sur les cartes IGN espagnoles, mais figure bien sur les cartes OsmAnd. Probablement un ancien GR, on distingue encore quelques marques effacées.

Le balisage se fait à la pierre, parfois accompagné de flèches sur la roche (« PEPE »).

Marquage sur la roche, août 2025
Marquage sur la roche

Le sentier suit le lit d’un canal à sec, le « Barranc del Bassó » ou « Canal del Garbí », où l’eau peut couler fortement lors de grosses pluies bref, une sorte d’oued. Après chaque orage, le terrain peut donc être modifié (chutes de roches, creusements, etc.).

Vue partiel sur le canal - oued, août 2025
Vue partiel sur le canal – oued

Niveau de difficulté : même si certains passages nécessitent de poser les mains ou de s’aider des chaînes et câbles déjà installés, l’ensemble reste accessible. Ce n’est ni de la varappe ni de l’escalade, aucune technicité particulière n’est requise.

l'un des passages avec chaînes et câbles, août 2025
l’un des passages avec chaînes et câbles

Au sommet, la vue est superbe ! Un peu plus au Nord-Est, sur le bord de la falaise, se trouve un autre belvédère avec la chapelle « Ermita de la Santa Creu del Garbí » et une aire de pique-nique « Área Recreativa Garbí ». Par manque de temps, nous avons préféré faire que ce sommet qui est le technique du coin, il y a plein d’autres sommets plus haut dans le secteur.

Parcours, août 2025
Parcours
Sommet, août 2025
Sommet

Pour le retour, nous avions prévu de suivre une partie du GR10[1] espagnol. S’il apparaît bien sur les cartes IGN et OsmAnd, le tracé semble avoir été récemment modifié sans mise à jour. J’ai aperçu quelques marques rouge et blanche fraîchement repeintes partant vers le Nord-Est, mais mon GPS n’indiquait aucun GR de ce côté. Nous avons donc choisi une petite route à très faible circulation jusqu’à Segart.

GR10 sur la carte IGN, août 2025
GR10 sur la carte IGN
Rue principal de Segart, août 2025
Rue principal de Segart

Nous nous y sommes posés pour boire un verre… et avons été très mal accueillis ! Nous avons souhaité commander des tapas pour accompagner nos consommations, et la serveuse nous a répondu sèchement qu’elle ne pouvait rien faire, étant « débordée »… Pourtant, il n’y avait presque personne : à l’intérieur, pas un client ; en terrasse, une table de deux personnes, une autre avec un client qui n’avait même pas encore commandé… et nous trois. Bref, nous avons bu rapidement et sommes retournés à notre véhicule en continuant la route.

Bar-terrasse, août 2025
Bar-terrasse

Conclusion :
Une randonnée courte mais intense, offrant de beaux points de vue et un petit côté aventure avec ses passages équipés. Idéale pour qui cherche un défi accessible hors des sentiers battus, à condition de partir tôt pour éviter la chaleur. Un seul regret : l’accueil à Segart, qui contraste avec la beauté des lieux.

Un petit montage pour résumer.

Le billet « Rando – Montée du Garbi – Randonnée sportive » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ GR10 – Espagne : Le sentier GR 10 traverse toute la péninsule ibérique, des côtes méditerranéennes de la Communauté valencienne jusqu’à Lisbonne, dans l’océan Atlantique.

Randonner Seul pour la Première Fois – Le Guide de Ceux qui Osent

Randonnée Solo : Plus qu’un Chemin, une Rencontre avec Soi

Si je trouve enrichissant de randonner à plusieurs, mon véritable bonheur, est de partir seul !
C’est une liberté où chaque pas m’offre bien plus que de nouveaux paysages, une rencontre avec moi-même, une expérience intense, parfois intimidante, mais toujours inoubliable. Si toi aussi, tu ressens cet appel, « L’Appel de la forêt, aurait dit Jack London », de prendre les chemins en solitaire, je t’encourage à sauter le pas !

Oui, tu auras peut-être des doutes, des peurs, nous en avons tous, mais rassure-toi, à chaque randonnée tu apprendras à les apprivoiser. Petit à petit elles s’effaceront laissant place à un plaisir plus grand, à une confiance qui grandit avecles kilomètre parcourus.

Tu es débutant et tu rêves de te lancer dans une randonnée itinérante en solo ? J’espère que cet article sous forme de modeste guide t’aidera préparer ta randonnée et que tu puisses vivre pleinement cette expérience.

Marcher seul, c’est bien plus qu’un voyage… c’est une transformation !

Rentrons dans le vif du sujet !

Dans cet article je vais commencer par brosser une liste des appréhensions pour terminer par les biens-fait de la randonnée en solo. Pourquoi 7 ? C’est un chiffre que j’aime bien, ce n’est pas exhaustif, mais un bon départ pour apprivoiser tes peurs et faire place aux plaisirs.

Les 7 appréhensions :
La peur de se perdre
L’angoisse de la solitude (ou de l’inconfort mental)
Le doute sur ses capacités physiques, La peur de ne pas être à la hauteur
Le manque de sécurité en cas de blessure ou d’accident
La peur de l’inconnu et La gestion de l’imprévu
La charge mentale de la logistique
Le jugement des autres

Oui, tu auras des appréhensions… et c’est normal !

Si tu envisages une première randonnée en solitaire, sache que tu auras des peurs et des craintes. Et c’est tout à fait normal. Ces craintes ne sont pas des signes de faiblesses, mais la preuve que tu prends la chose au sérieux.
L’idée de passer une nuit seul en pleine nature, d’affronter la météo, le silence, et autres peut faire hésiter. On se demande « suis-je prêt ? Est-ce raisonnable ? ». Ta première nuit en bivouac seul sera bien plus intimidante que les suivantes. Alors commence petit, mais commence. Car derrière chaque appréhension surmontée, il y a une récompense : la fierté d’avoir osé, et le bonheur de découvrir que tu es plus capable que tu ne le crois.

1. La peur de se perdre
« Et si je ne retrouve pas mon chemin ? »
Sans personne pour partager tes décisions tu peux craindre de perdre le sentier ou de mal interpréter une carte.

  • Apprends à lire une carte et utilise un GPS ou une appli fiable (OsmAnd[1] ou MaRando® de la FFRandonnée).
  • Prépare ton itinéraire à l’avance et informe quelqu’un de ton trajet.
  • Commence par des sentiers bien balisés avant de t’aventurer en zone plus isolée.

2. L’angoisse de la solitude (ou de l’inconfort mental)
« Vais-je me sentir isolé, paniquer sans compagnie ? »
Se retrouver seul avec soi-même peut être déstabilisant surtout au début et si tu n’es pas habitué à la solitude.

  • Accepte que cette solitude fasse partie de l’expérience. Elle peut d’abord déranger puis devenir une force.
  • Tu apprendras à t’écouter, à observer, à te recentrer.
  • Tu peux aussi garder un carnet de bord ou prendre un livre.
  • Profite de la solitude pour méditer, réfléchir ou, simplement apprécier la nature.

3. Le doute sur ses capacités physiques, la peur de ne pas être à la hauteur
« Vais-je y arriver ? »
Sans l’effet de groupe on redoute de ne pas tenir la distance, de ne pas réussir, de compétences ou de motivation.

  • Commence par des randonnées courtes et faciles pour gagner en confiance.
  • Prévois des pauses régulières et teste ton matériel en amont.
  • Mieux vaut commencer trop court que trop long.

4. Le manque de sécurité en cas de blessure ou d’accident
« Et si je me blesse ? »
En cas de chute ou de blessure l’absence de compagnon peut inquiéter.

  • Préviens un proche de ton itinéraire et de ton heure estimée de retour.
  • Emporte une trousse de premiers secours et commence par des itinéraires bien flèchés.

5. La peur de l’inconnu et la gestion de l’imprévu
« Si un orage éclate ? Si je croise un animal sauvage ? Si je perds quelque chose ? »
Ne pas savoir exactement ce qu’on va vivre, comment on va réagir…c’est un saut dans l’inconnu.

  • Renseigne-toi sur la faune locale et apprends les gestes de base (ex. : ne pas courir).
  • Préparation = confiance. Plus tu anticipes les aspects pratiques (météo, matériel, itinéraire), plus tu diminues cette part d’incertitude.

6. La charge mentale de la logistique
« Ai-je bien pensé à tout, n’ai-je rien oublié ? »
Gérer seul l’itinéraire, le matériel, la nourriture et l’eau peut sembler accablant.

  • Prépare minutieusement ta randonnée à l’avance (itinéraire, points d’eau, refuges, etc.)
  • Fais une liste de ton équipement et teste-le avant de partir.
  • Opte pour des aliments légers et faciles à préparer. Simplifie au maximum !
  • Moins tu auras de décisions à prendre sur le terrain, plus tu seras serein.

7. Le jugement des autres
« On va me trouver bizarre de randonner seul… »
Certains peuvent craindre d’être jugés pour leur choix de partir seul.

  • En réalité la plupart des gens admirent ceux et celles qui osent partir seul(e) !
  • Parle de tes motivations pour rassurer tes proches. Sinon, dis simplement que tu cherches du calme et de l’autonomie.

7 bonnes raisons pour partir seul :
Une liberté absolue
Un retour à l’essentiel (et à soi-même)
Un boost de confiance en soi
Des rencontres plus authentiques
L’aventure sur mesure
Connexion avec la nature
Le sentiment d’accomplissement unique

Et au-delà des doutes, il y a tant à vivre…

Non, partir seul ce n’est pas fuir les autres et encore moins soi-même. Si Annabel Abbs le dit très bien au nom des femmes dans son livre « Méfiez-vous des femmes qui marchent », ça s’applique à chacun, c’est le choix d’une liberté à ton propre rythme. Loin du tumulte des transports, du taf, des obligations sociales notre esprit s’apaise. C’est un moment rare où l’on peut penser autrement, rêver sans filtre et se poser aussi les bonnes questions… une forme de méditation en mouvement !

Étonnement, partir seul favorise aussi des rencontres plus spontanées et authentiques. Bref, c’est une expérience qui change notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes. Pas besoin d’être aguerri, il suffit de commencer modestement et de se laisser surprendre.

1. Une liberté absolue
« Je décide de chaque détail de mon aventure. »
Pourquoi c’est génial? Tu avances à ton rythme, t’arrêtes quand tu veux, choisis ton itinéraire, tes pauses, ton bivouac.

  • Pas besoin de compromis, chaque décision t’appartient.
  • Tu peux changer tes plans à tout moment selon tes envies.
  • Plus besoin de consensus : ce sommet à gravir ou cette sieste au soleil ? À toi de décider !

2. Un retour à l’essentiel (et à soi-même)
« Je découvre des parts de moi. »
Sans distractions sociales tu redécouvres le silence, tes pensées et une connexion avec la nature.

  • La randonnée en solitaire te permet de te recentrer sur l’essentiel, loin de la vie quotidienne.
  • C’est une occasion de te reconnecter avec toi-même, de réfléchir et comme dit plus haut, de méditer.

3. Un boost de confiance en soi
« Chaque défi relevé seul me rend plus fort. »
Prendre seul la décision de partir, s’orienter, gérer les imprévus, tout cela donne une vraie solidité intérieure.

  • Gérer seul les imprévus (météo, orientation) forge ton assurance.
  • Chaque difficulté surmontée, chaque journée accomplie te rappelle que tu es capable.
  • Affronter et surmonter les défis seul renforce la confiance en soi et l’autonomie.
  • C’est une occasion de mieux se connaître et de découvrir ses propres limites.
  • Tu rentres avec une estime de toi plus solide.

4. Des rencontres plus authentiques
« En solo, tu es plus abordable. »
Partir seul ne veut pas dire rester isolé, au contraire on attire naturellement le contact.

  • Les échanges sont souvent sincères et spontanés.
  • On écoute mieux, on s’ouvre plus, et on vit des moments de partage inattendus.

5. L’aventure sur mesure
« Je crée l’itinéraire qui correspond à mes envies. »
Ta randonnée devient exactement ce que tu veux qu’elle soit (sportive, contemplative, improvisée, etc.), il n’y a pas de compromis à faire, pas de programme à suivre, ou si, celui que tu te donne.

  • C’est une aventure à ton image qui évolue au gré de tes envies et de ton humeur.

6. Connexion profonde avec la nature
« Je contemple la nature et les paysages. »
Sans discussion, sans distraction tes sens s’aiguisent.

  • Tu remarques les paysages, les sons, les odeurs.
  • Tu fais partie du paysage.
  • La nature devient une compagne de route.
  • Ça t’ancre dans le présent.

7. Le sentiment d’accomplissement unique
« La joie d’arriver au bout par mes propres moyens. »
Quand tu poses ton sac à l’arrivée, tu ressens bien plus qu’une simple fatigue physique, c’est une fierté.

  • Tu n’as compté que sur toi-même.
  • Tu as surmonté l’inconnu, parfois la solitude, souvent tes propres limites.
  • Tu t’es prouvé que tu pouvais y arriver sans dépendre de personne.

Partir seul c’est bien plus que marcher, c’est s’accomplir.

– Et toi Sima, tu n’as jamais eu d’échecs ?
– Ça arrive que ça ne se passe pas comme prévu…

Et les échecs dans tout ça ?

Lors de ma reprise, j’ai chuté plusieurs fois, je me suis fait une coupure à la paume, une ampoule vite devenu très douloureuse, j’ai dû écourter ma rando. Une autre fois en Espagne j’ai dû interrompre la randonnée après quatre jours alors qu’elle était prévu beaucoup plus longue pour avoir sous-estimé les dépenses in-situ.. D’autres encore ont été ajustées en chemin.
Face aux imprévus, chacun prend les décisions qui lui semblent les plus sages.

Mais je ne considère pas ces moments comme des échecs mais comme des leçons. Je me satisfait de ce que j’ai parcouru sinon comme pour l’Espagne, ce n’est que partie remise, et je prévois la reprendre là où je l’ai laissée.

Et la préparation physique ? Au risque d’en choquer certains, j’estime qu’il n’y en a pas besoin !
Si tu es déjà sportif, fais des assouplissements, de la course à pied, etc. évidement, c’est un plus.
Tu es sédentaire et tu prends ta voiture pour tout ? Rien n’est perdu ! Trouve-toi une randonnée de 2 ou 3 jours sans trop de dénivelés, avec des hébergements (pas obligé de commencer par du bivouac) et un sac léger. En attendant, commence par marcher pour tes courses quotidiennes et fais quelques balades d’une demi-journée près de chez toi pour faire tes chaussures et réveiller tes muscles.

Partir seul, à ton rythme, à l’écoute de ton corps, au fil des randonnées ton rythme évoluera.

Conclusion : Ce n’est pas une fuite, c’est un choix !

Partir seul, ce n’est pas fuir les autres, c’est choisir un espace à soi. Chaque pas te rapproche de toi-même et renforce ta confiance. Oui, il y aura des imprévus, des moments de doute, mais ce sont eux qui écrivent les plus belles histoires.
Comme je l’ai appris à mes dépens (entre blessures et itinéraires écourtés) chaque expérience, même inachevée est une leçon. L’important n’est pas d’arriver au bout coûte que coûte mais d’oser se lancer.

Alors, si tu ressens cet appel à marcher seul, n’hésite plus. Lance-toi et vis cette expérience, la route est longue mais chaque pas en vaut la peine. Bonne randonnée et que chaque sentier te mène à une nouvelle découverte de toi-même.

Au bout du sentier il y a bien plus qu’un paysage, il y a toi !

Une question, un retour d’expérience, une anecdote ? Je t’invite à le partager en commentaire, c’est toujours un plaisir d’échanger.

Le billet « Randonner Seul pour la Première Fois : Le Guide de Ceux qui Osent » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

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Auteur : Tarasna0922
Source du logo, image recadrée: commons.wikimedia.org
Licence: CC BY-SA 4.0

Note(s)

  1. ^ OsmAnd : Si le site est en anglais, l’application et la documentation est en français.
 

Rando – Jura 7 lacs 7 cascades

Rando – Jura 7 lacs 7 cascades, 3 jours, 43,347 km

Durée : 3 jours
Distance : 43 km
Difficulté : Facile à moyen

Intro :

J’avais trouvé ce parcours sur le web que j’ai légèrement modifié à ma convenance. Le parcours proposait une première étape au camping du Hérisson, puis une deuxième au camping de Bonlieu et  le retour repassait très proche du camping du Hérisson.

J’ai opté pour la première et deuxième nuit au camping du Hérisson, ce qui m’a permis d’y laisser ma tente et de faire ma deuxième journée très léger avec juste pique-nique et eau.

J’ai trouvé cette randonnée plutôt facile (étapes courtes) avec des dénivelés pas trop durs, le dénivelé le plus difficile étant celui des cascades du Hérisson donc environ 3 km (1h) qu’il faudra redescendre au retour.
Pour la quantité d’eau transportée j’ai opté pour 1,5 L. Pas de cartes IGN, juste des photocopies que j’avais faites avant de partir et pas très précises.
Cette randonnée était aussi un test savoir si mon pied s’était bien remis de ses ampoules de la randonnée de Bretagne.

Les cascades du Hérisson :

  • L’Éventail (65 m de haut)
  • Le Grand Saut (60 m de haut)
  • Le Gour Bleu
  • Le Château Garnier
  • Le Saut de la Forge
  • Le Moulin Jeunet
  • Le Saut Girard (35 m de haut)

Les lacs :

  • de Chalain
  • de la Motte ou d’Ilay
  • de Narlay
  • du Petit Maclu
  • du Grand Maclu
  • du Val
  • de Chambly

Déroulement

Étape 1 – Doucier → Camping du Hérisson
13,338 km Temps : 3h08 Déplacement : 2h45
Lac de Chalain.

Je me suis stationné sur le parking du marché de Doucier. Je suis passé devant une boulangerie où j’ai pris un pan-bagnat pour le pique-nique.

Étape principalement en sous-bois, ce qui fût appréciable en période de canicule. Le parcours est fléché par une marque jaune jusqu’au GR 559. Le début n’est pas très bien indiqué et dès que l’on quitte Doucier il y a une petite fourche, le chemin de droite monte immédiatement alors que celui de gauche semble plus plat. Le réflexe est de prendre celui qui monte le plus, même s’il part à l’Est, on se dit qu’il tournera au Nord à un moment… Mais il devint plus plat et vire au Sud-Est, c’est là qu’on se dit qu’on s’est trompé (environ 500 m). Donc retour en arrière et prendre le chemin de gauche, en discutant avec d’autres marcheurs, beaucoup se sont trompés au même endroit.
Arrivé sur les hauteurs du Lac de Chalain vous aurez de magnifiques points de vue.

image-001.png, juil. 2023

À l’Est du lac de Chalain j’ai fait le choix de couper par un chemin qui n’est plus pratiqué et inexistant sur certaines cartes (Voir image-001). Lorsque l’on traverse la D90 il faut deviner derrière les ronciers où peut se trouver ce chemin, lorsqu’on le trouve ça monte bien, le sac s’accroche aux branches tout le long et l’on récolte toutes les toiles d’araignées sur le visage et le corps. Pour en sortir l’on est confronté à un roncier infranchissable, il faut le contourner par la droite et l’on se retrouve sur le GR 559. Malgré ces désagréments j’ai kiffé ce passage. Ensuite il suffit de suivre jusqu’au camping du Hérisson en descente tranquille.

Étape 2 – Camping du Hérisson → Camping du Hérisson
20,385 km Temps : 5h31 Déplacement : 4h05

Les cascades du Hérisson, Lac de la Motte ou d’Ilay, Lac de Narlay, Lacs du petit et du grand Maclu.

Lorsque je suis arrivé la veille au camping j’y ai vu à côté un parking rempli de voitures, un camping avec beaucoup de touristes… je me suis donc dit qu’il devait y avoir beaucoup, beaucoup de monde pour voir les cascades.

Le matin du départ, j’ai laissé ma tente au camping et tout ce dont je n’aurai pas besoin, trousse de toilette, linge de rechange, etc., je suis parti à 8h30 avec juste un sandwich et 1,5 L d’eau. En partant à cette heure-ci j’ai pu pleinement profiter des cascades seul, car je n’ai croisé que quatre ou cinq marcheurs. C’est un lieu magnifique. J’ai vu cinq cascades à la montée puisque je bifurque Nord-Est à un moment, je verrai les deux manquantes au retour. Cette partie se fait en sous-bois. Le tour des lacs se fait moitié en plein cagnard, moitié en sous-bois. Des eaux allant du vert/bleu turquoise au bleu profond et d’une transparence incroyable, de la rive on y voit des poissons nageant en toute tranquillité, j’ai été bluffé par la pureté et beauté de ces lacs.

Le retour se fait donc par les cascades et au milieu des touristes et promeneurs venus en nombre, j’ai eu du mal à me trouver un lieu où poser mes fesses pour pique-niquer.
Une très belle étape !

Étape 3 – Camping du Hérisson → Doucier
9,624 km Temps : 2h12 Déplacement : 1h52
Lac du Val, Lac de Chambly

– Sima, pourquoi tu as rayé le lac de Chambly ?
– Patience, j’y viens !

Le tracé initial fait passer sur les hauteurs Ouest de ces deux lacs mais me ferait repasser de nouveau par les cascades du Hérisson. N’ayant pas envie de refaire ce que j’ai déjà fait je prends la décision de longer les deux lacs par la partie Ouest mais par un chemin qui longe la rive, ce chemin n’est pas fléché.

Je pars plein Ouest sur la D326, j’ai repéré qu’à environ 1 km il y a une petite route sur ma gauche qui reviens sur l’Est plus au sud et à ~200 m un chemin plein sud avec un petit pont pour me ramener sur la gauche des lacs (Ouest). Mais lorsque j’arrive au niveau de la petite route, plein de pancartes « Propriété Privée », « Interdiction d’entrer », « Accès Interdit »… Bon je continue sur la D326, j’ai repéré un deuxième chemin à environ 2,6 km de mon point de départ, et là il faut passer par un haras qui à cette heure est fermé. De nouveau je continue sur la D326, je longe donc le lac du Val par l’Est. Au Nord du Lac j’ai enfin un chemin qui me mène coté Ouest et là, je longe sur un chemin très très peu fréquenté, des troncs d’arbres en travers dont certains sont là depuis longtemps. Un sentier sauvage comme je les aime…

Par contre entre le sentier et le lac de Chambly il y a un marécage très dense qui nous sépare et je n’aurai à aucun moment le moindre aperçu sur le lac de Chambly. Ce qui n’empêche que j’ai aussi kiffé ce sentier qui même à Doucier.

Avertissement.

ATTENTION : le stationnement sur la place du marché de Doucier est interdit les mardis et mercredis, c’est indiqué sur une petite affichette pas très bien visible, au cas où vous arriveriez un lundi. Toujours bien se renseigner sur le lieu où vous laissez votre véhicule, d’autant plus que cela peut changer.

Sur le sentier des cascades les pierres sont polies par les innombrables passages et donc très glissante même par temps sec, je n’imagine même pas par temps humide. Faites attention !

Les rencontres

Elles se sont faites principalement sur le camping. Un couple d’Allemand qui sans doute ont eu de la peine me voyant attendre devant les sanitaires que mon téléphone charge mon proposé gentiment de le charger dans leur camping-car. Un couple de Français avec leurs deux enfants qui se sont installé à côté de moi et le soir au moment de préparer le repas n’avait pas de feu, je leur ai prêté un briquet et donné ma boite d’allumettes (sous pochette étanche), nous avons sympathisé. Avant d’arriver sur le tour des lacs, second étape, j’ai rencontré un couple perdu malgré leur carte IGN, je leur ai indiqué le chemin et nous avons marché ensemble une bonne heure, ensuite j’ai repris mon rythme. De retour au camping, les Allemands ont été remplacés par couple de Français qui m’ont proposé instantanément une prise pour charger mon smartphone.

Je suis intrigué par une tente qui ressemble à la mienne, je n’en avais jamais croisé… Curieux je vais voir, il s’agit un randonneur à vélo (il randonne aussi à pied d’autres fois), il s’est bricolé un tuteur avec un morceau d’antenne télescopique (pour ne pas transporter un bâton de marche pour sa tente) qui repliée fait à peine plus de 20 cm avec un diamètre de 2 cm et ça à l’air de bien tenir. Il m’a montré son matériel ultra léger et me voyant avec mon quart à la main il me montre son gobelet caoutchouc qu’il déplie et me dit : « Puisque tu es à l’apéro » et sort une petite fiole plastique d’environ 25 cl remplie de Ricard et s’en sert un ! Moi : « heu non, je ne bois pas d’apéro, j’ai déjà mangé et là c’est une tisane au thym…« . Il est venu voir ma tente légèrement différente, la sienne est mono toile avec habitacle incorporé et ventilation anti-condensation au ras du sol, la mienne est avec l’habitacle que l’on peut enlever pour utiliser la toile extérieure en tarp. Il envisage acheter la même. Nous avons parlé matériel, randonnée et surtout beaucoup ri.

Lors de la troisième étape lorsque j’étais sur la 326 j’ai entendu quelqu’un me héler, me retourne, le randonneur à vélo, il s’est mis à mon rythme de marche et nous avons discuté une bonne vingtaine de minutes, puis nous nous sommes salués et il a repris sa vitesse de croisière vers la suite de sa randonnée.

Infos

Cette randonnée peut se faire en deux jours avec un bivouac le long du lac d’Ilay, mais ça vous fait passer les cascades en fin de matinée ou début d’après midi au milieu des promeneurs et touristes… Elles sont si belles à voir seul. Si vous bivouaquez au bord du lac n’allez pas le souiller en allant vous y laver, prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart et du ruissellement, et non au bord ni dedans. Soyez respectueux.

Petite vidéo pour conclure

Divers

2 nuits au camping du Hérisson → 15,30 €
Portage → 7,O57 kg
Nourriture/eau → 2,382 kg
Total → 9,439 kg

Le billet Rando – Jura 7 lacs 7 cascades sur le blog de Sima78.

Rando – Le bivouac peur et appréhension

Rando – Le bivouac peur et appréhension.

Pour le randonneur il y a souvent la peur ou l’appréhension, du bivouac, souvent de la première soirée, la première nuit d’une série.
Hé Sima, mais tu n’as pas peur qu’un cinglé t’attaque quand tu dors seul dans la montagne ?

Ce n’est pas la première fois que j’entends cette question ?

Si j’étais sans-abri à devoir dormir sur un carton au-dessus d’une bouche d’aération du métro, sous un porche, sur un banc dans un parc au milieu d’une ville, il y a un tel dénuement que l’on peut se faire agresser pour des chaussures, un duvet… la vie est très rude et violente pour les sans-abri. Ce n’est pas mon cas. En bivouac les cas d’agression sont quasi nuls.

Je peux avoir de l’appréhension, mais je n’ai jamais eu peur de dormir seul, par contre il m’est arrivé d’avoir eu peur à un moment lors de mes randonnées (certains chiens).

Avant donc de parler « Bivouac » je vais essayer de faire le point sur la peur et l’appréhension. Il s’agit d’émotions tout à fait normales et c’est d’ailleurs ce qui permet de faire face aux imprévus au mieux possible tant que l’on ne cède pas à la panique, rester maître de soi.

La peur panique, anecdote.

Ça ne m’est jamais arrivé, mais j’en ai été témoin, je n’ai pas de solution ou de réponse à apporter, je vous donne un exemple :

Lors, non pas d’une randonnée, mais d’une sortie en voiture où nous avions décidé de dormir à côté d’un lac, nous étions neuf. Moi, madame Sima, nos quatre enfants, un ami et ses deux enfants. Nous avions trois canadiennes deux places face au lac, pas une habitation à des kilomètres à la ronde, un magnifique panorama. Mme Sima dormait avec deux de nos enfants moi avec les deux autres et notre ami avec ses deux enfants. Au milieu de la nuit je suis réveillé par des pas rapides autour des tentes je sors et vois notre ami paniqué, un couteau à la main… Je lui demande ce qui se passe, il me dit c’est bizarre, comme s’il y a quelque chose de pas normale. J’essaie de le rassurer, il n’y a rien, personne, tu peux dormir tranquille. Au bout d’un moment il retourne se coucher et on en discute le lendemain matin. Il me dit qu’il n’a pas fermé l’œil de la nuit. Qu’au début il y avait des bruits de branches, feuilles, le vent… il n’était pas rassuré et d’un seul coup plus de vent plus de bruit un silence absolu et là il a été pris de panique… Je lui ai dit que cela arrive même en forêt où d’un seul coup le vent s’arrête et le sentiment que même les animaux et toute vie s’arrête de bouger pour laisser place au silence, ça arrive. Il m’a dit plus jamais tu me feras dormi sous une tente sauf en camping.

Face à cette forme de peur panique je n’ai pas de réponse à apporter, je ne suis pas psy, mais je l’apparente à une forme de phobie, comme la phobie des araignées, serpent souris et autres…

La peur.

Définition : État affectif plus ou moins durable, pouvant débuter par un choc émotif, fait d’appréhension (pouvant aller jusqu’à l’angoisse) et de trouble (pouvant se manifester physiquement par la pâleur, le tremblement, la paralysie, une activité désordonnée notamment), qui accompagne la prise de conscience ou la représentation d’une menace ou d’un danger réel ou imaginaire.

La peur est une émotion qui se manifeste en réponse à une menace perçue, réelle, imaginaire, une menace inattendue ou inédite.
Si l’on garde le contrôle de soi, que l’on ne cède pas à la panique, la peur ne dure que le temps de la surprise, le temps de trouver le comportement à adopter, une fois la supposée menace passée. L’expression : « Je me suis fait une grosse frayeur. » Signifie que vous vous êtes sortie d’une situation inattendue en agissant au mieux par improvisation ou expérience. Sur l’instant à aucun moment vous n’avez réellement pensé à la peur mais plutôt le moyen de vous sortir de cette situation par exemple rencontre avec un chien agressif, le lot du randonneur.

L’appréhension

Qui dérive du verbe appréhender : Saisir quelque chose par l’entendement, la pensée : Appréhender la complexité du réel.
Appréhension de quelque chose est le fait d’appréhender, d’envisager avec inquiétude une chose imminente. La crainte, l’inquiétude ne signifient pas la peur c’est plutôt une sorte d’anticipation à des éventualités, une façon de s’y préparer le cas échéant.
Il s’agit d’un sentiment d’appréhension ; crainte, inquiétude de quelque chose, mais aussi un état cognitif (de quelqu’un qui comprend).
Étymologie : du latin apprehensio, lui-même dérivé de prehendo signifiant prendre.

Pour exemple je vous relate une appréhension lors de ma randonnée « Rando – GR de Pays du Val d’Allier » lorsque j’ai bivouaqué dans le parc du château.

Le lieu est sympa, belle pelouse, tables de pique-nique, point d’eau, très tranquille à la sortie du village… Le parc n’est pas clos donc accessible à tous facilement ainsi que son parking en contre-bas.

Mes appréhensions :

  • Voir débarquer en pleine nuit un groupe d’adolescents pour s’amuser, écouter de la musique, rigoler autour des tables, le lieu est accueillant… Bref, jeune, c’est l’endroit où moi et mes potes aurions aimé aller.
  • Que le parking soit un lieu de rendez-vous amoureux (ce qui n’est pas bruyant en soit), ou pour des ébats sexuels plus complexes entre adultes comme il en existe ou que de jeunes adultes viennent écouter de la musique sur leur enceintes de voiture et se distraire.

Je me dis que s’il s’agit d’adolescents ou jeunes adultes, étant donné que ma tente va interpeller j’irai me présenter, dire ce que je fais, pourquoi je suis là et les laisser en paix, surtout ne pas faire le moraliste ou le flic… Que jeunesse se passe. S’il s’agit d’amourette ou jeux sexuels, prendre mon mal en patience et attendre que ça se passe.
Il n’y a donc aucune peur, juste l’éventualité d’avoir une nuit courte alors que je suis fatigué, mais bon, je ferai avec.

Finalement, s’il y a bien eu une voiture sur le parking, elle n’est pas restée longtemps et ma nuit n’a été perturbée qu’un court instant par les cris d’une chouette effraie.

Bivouac, première nuit.

Après votre première marche vous décidez d’un lieu où vous poser, parce que vous êtes fatigué et/ou le lieu vous plaît. C’est dans ce coin que vous allez dormir ! Vous explorez les alentours pour choisir le meilleur lieu où planter votre tente, ou votre tarp ou dormir à la belle étoile selon votre choix.

Ça y est vous avez trouvé, ce sera là ! Quelle que soit l’heure, tôt dans l’après-midi ou un peu plus tard, une fois le lieu choisi arrivent les questions et appréhensions : Je vais mal dormir ou peut-être pas du tout, me réveiller fatigué et courbaturé… Qu’est-ce que je vais foutre jusqu’au moment d’aller me coucher ? Pourquoi je suis venu m’emmerder ici ? Je vais me faire chier ! POURQUOI ?

C’est normal, vous venez de rompre avec vos soirées quotidiennes, votre literie confortable habituelle, peut-être avec la chaleur réconfortante de votre compagnon ou compagne… Mais peut-être aussi avec ses ronflements 🙂

Une fois que tout cela est posé, vous êtes là, il est temps de passer à autre chose, vous créer de nouvelles habitudes, peut-être sous forme de rituels.

Je vous raconte ce que je fais, chacun trouvera sa façon de faire en fonction de sa personnalité.
Je pars du principe que vous ne devez pas planter votre tente ou tarp dans l’urgence pour vous mettre à l’abri d’intempéries. On dit qu’il fait beau et tout va bien !

Ce que je fais, ça ne vaut que pour moi, mais vous pouvez vous en inspirer.

  1. Je décide de m’arrêter en un lieu, je choisis l’endroit où je vais mettre ma tente (je reviendrai plus bas sur le sujet).
  2. Une fois le lieu où je vais planter ma tente, j’y pose mon sac et je continue d’arpenter aux alentours, pour vérifier si je ne trouve pas mieux.
  3. Mon choix est définitif, je ne plante pas tout de suite la tente, j’enlève mes chaussures et chaussettes et mets mes claquettes (oui, j’aime bien marcher en claquettes).
  4. Je profite de ce qui m’entoure en explorant autour, paysage, flore, prends des photos, si l’occasion se présente je fais de la cueillette pour améliorer mon dîner (baies de sureaux pour mon dessert, jeunes pousses d’épicéa pour un thé avant de me coucher, etc.).
  5. Je monte ma tente avant que la rosée arrive et par temps très sec avant la nuit et prépare mon couchage, c’est assez rapide.
  6. Je me pose, sors mon carnet et y décris ma journée passée. J’utilise à crayon à papier car en cas de forte humidité l’encre bave, pas le crayon à papier qui se taille facilement avec un couteau.
  7. Je dîne au crépuscule, fais ma vaisselle, ma toilette, prends peut-être des photos et profite des alentours… Une boisson chaude et une séance de méditation 15 ~ 20 minutes avant d’aller me coucher.
  8. Ensuite je prends ma liseuse, je lis, puis dors…

Voilà un extrait de ce que je peux faire le soir en bivouac.

L’endroit où bivouaquer.

Ça y est, vous vous arrêtez là ! Par dépit car vous êtes fatigué ou par choix, le lieu vous plaît.

  • Commencez par explorer attentivement le lieu et ses alentours.
  • Trouvez un endroit bien plat, le moins caillouteux possible, évitez les nids de fourmis rouges.
  • Regardez les traces animales, si vous voyez une bauge à sangliers ou du terrain retourné par eux ou autres trace d’animaux, mettez-vous à l’écart de quelques dizaines de mètres.
  • À découvert ou sous les bois ? Parfois vous n’avez pas le choix, par exemple sur un immense plateau à découvert ou en fonction de votre altitude en montagne, au-dessus de l’étage subalpin vous êtes dans les alpages ou encore plus haut (nival) généralement que de la roche. Mais si vous avez le choix, une clairière au milieu des bois ou un plateau en lisière de bois… Je vous conseille de choisir les sous-bois ça vous évitera de vous réveiller avec votre tente trempée de rosée ou ça limitera l’humidité de votre tente, car même essuyée elle ne fait plus le même poids à porter. La forêt protège assez bien de la rosée.
  • Évitez les terrains clos au risque que cela déplaise au propriétaire ou de vous réveiller entouré de bétails.

Bref, ne pas hésiter à prendre son temps pour bien choisir où l’on va piquer sa tente ou sa tarp.

Savoir improviser

On peut aussi avoir de mauvaises surprises : je me souviens lors d’une randonnée dans les Pyrénées où j’avais prévu le passage par un abri de montagne non gardé signalé ouvert dans les guides. J’arrive et vois qu’il est habité, en fait un berger se l’était approprié occupant tout l’espace, comme s’il s’agissait de sa maison et un chien m’empêche de rentrer. Le Berger arrive, je lui demande s’il s’agit bien de l’abri « untel » et pensant qu’il va dire oui et qu’il va me laisser un coin… Il me répond : non, c’est en face bien plus bas. Je sais qu’il n’y a rien plus bas et ce n’est pas mon chemin. Je lui fais savoir qu’il ne faut pas me prendre pour un con sans pour autant chercher les histoires : Je sais lire une carte, mais ce n’est pas grave, je vais continuer mon chemin, profitez bien du bien commun ! Au revoir ! Et j’ai bivouaqué à quelques kilomètres de là. Si l’on rencontre généralement des gens sympathiques on peut tomber aussi sur des cons qui pensent que la montagne leur appartient et que le randonneur est un intrus. Ne pas se formaliser et improviser.

Bivouac et animaux sauvages.

Il faut savoir qu’un bivouac, tente ou tard, dans un espace naturel va déconcerter la faune, va l’intriguer. Elle va donc généralement s’en méfier, s’en détourner.

D’ailleurs les photographes animaliers le savent bien et lorsque qu’ils décident de mettre un abri pour planque photographique, ils l’installent et la laisse sur place plusieurs jours le temps que la faune s’y habitue avant d’y planquer et prendre des photos.

Précisions.

Je n’ai jamais bivouaqué en Alaska, dans la toundra ou les pays nordiques ni dans la savane, mon expérience se limite aux pays ouest et sud européens. Si j’ai dormi à la belle étoile très jeunes lors de mes voyages en itinérant avec mes parents, j’insistais pour dormir dehors alors qu’eux dormaient dans le camping-car je ne dormais jamais seul, notre chien un berger allemand dormait à mes côtés et je me souviens que certaines nuits il lui arrivait de se lever soudainement et grogner tout doucement… Je me redressais, suivais son regard et essayais de voir ce qu’il pouvait sentir ou percevoir, et moi je ne percevais que l’obscurité, le silence et aucune odeur particulière, je l’enviais. Il lui est même arrivé de répondre à l’appel des loups (en Castille ou Galice, je ne me souviens plus) là je l’engueulait pour qu’il me laisse dormir (de très bons souvenirs d’enfance). Du coup les loups ne m’ont jamais fait peur.

Je n’ai pas d’expérience avec les ours, quand je bivouaquais dans les Pyrénées (parfois à la belle étoile) j’avais la vingtaine (ça remonte à loin) et le nombre d’ours se comptait sur les doigts d’une main. Les Pyrénées ce sera pour 2024, j’ai d’autres projets en attendant.

Conclusion.

Vous n’avez rien à craindre de vos nuits en bivouac au contraire profitez de vous retrouver avec vous-même, la nature, les paysages… Le lâché prise. Et même si vous aurez des bivouacs moins agréables que d’autres (obliger de piquer votre tente à l’arrache sous le vent et la pluie pour vous mettre à l’abri) ce ne sera qu’occasionnel et vous laissera de bons souvenir malgré tout. Ce billet n’est basé que sur ma modeste expérience, libre à vous de vous en inspirer ou pas mais en tout cas vous créerez vos propres expériences et c’est ce qui compte !

Que vous bivouaquez seul ou en groupe, vous en apprendrez beaucoup sur vous-même et la nature, en groupe vous aurez de franches rigolades. Vous vous habituerez très rapidement au bivouac et aurez les bons réflexes en cas d’intempérie et il y a de grande chance que lorsque vous serrez chez-vous, cela vous manquera.

Prenez du plaisir!

Le billet Rando – Le bivouac peur et appréhension est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Liste de matériel Pays du Val d’Allier

Logo rando, mai 2022
Logo rando

Rando – Liste de matériel Pays du Val d’Allier

Voici la liste de matériel apporté lors de la randonnée dans le Pays du Val d’Allier. Il s’agit d’une liste pour une randonnée initialement de 4 jours en totale autonomie.
Il s’agit d’une liste de matériels pour une randonnée de reprise, une randonnée test, qui sera donc revue lors de mes prochaines randonnées.
Elle inclut l’alimentation détaillée, les repas de chaque jour.

Je donne également la « recette » de mon petit déjeuner.

Avant tout : j’ai prévu 4 repas complets (petit déjeuner, déjeuner et dîner) plus en-cas du matin et de l’après-midi. On constate déjà qu’il y a un petit déjeuner en trop puisque je déjeune avant de partir et un dîner en trop car il est prévu que je dîne à mon point d’arrivée. Pour le midi j’ai vraiment prévu trop, d’autant plus que je ne suis plus un gros mangeur.

En quoi consiste mes repas ?

  • Un petit-déjeuner
  • En-cas du matin
  • Déjeuner
  • En-cas d’après-midi
  • Dîner

Le sachet petit-déjeuner contient : un mélange de 40 g de flocons d’avoine complet, 10 g de raisins secs, 10 g de cranberry, 5 g de sucre. J’y ajoute l’eau chaude, un sachet de lait en poudre (5 g).
Ensuite je mange une barre de céréales 20 g et fini par me faire un café chaud (3 g café en poudre).
Je mange aussi 2 abricots secs qui ne sont pas dans le sachet.

sachet petit déjeuner, juil. 2022
sachet petit déjeuner

En en-cas j’avais préparé 2 abricots secs et une barre de céréales par en-cas. Je n’ai pas eu de coup de fringale et seulement 2 abricots le matin et une barre de céréales l’après-midi m’ont suffi.

Repas du midi je privilégie le repas froid, pain, morceau de chorizo ou saucisson, tranche de jambon, fromage, 2 abricots.

Le soir quelques cacahuètes, repas chaud assez riche, deux abricots.

Précision, le coupe-vent du matin rejoint très vite le sac-à-dos. Il s’agit d’un coup-vent anti-transpirant prévu pour la course à pied, on ne sue pas dedans.

Liste :

Description Q Poids U Poids T
Portage      
Sac-à-dos 55L + 10 1 1750 1750
sac poubelle 1 25 25
Total     1725
Abri      
Tente 1P 1 909 909
Total     909
Couchage      
Duvet 1 1670 1670
Matelas gonflable 1 535 535
Sac à viande 1 160 160
Total     2365
Vêtements      
Polaire 1 318 318
Veste de pluie 1 240 240
Pantalon de pluie 1 188 188
Tee-shirt 1 144 144
Tee-shirt manches longues 1 175 175
Boxer 1 56 56
Chaussettes 3 34 102
Total     1223
Extra      
Liseuse 1 200 200
Porte-cartes 1 58 58
Boussole 1 40 40
Pince à linge 2 5 10
Frontale 1 84 84
Piles de rechange 3 12 36
Briquet 1 10 10
Allumettes 1 7 7
Calepin 14X9 cm 1 33 33
Crayon 1 5 5
Stylo 1 4 4
Carte d’Identité 1 5 5
CB 1 5 5
Carte Vitale 1 5 5
Ficelle (7m) 1 18 18
Cartes 2 93 186
Total     706
Cuisine      
Réchaud 1 29 29
Gaz 2 100 200
Coupe-vent 1 190 190
Gamelles 1 187 187
Couteau 1 92 92
Fourchettes/Cuillière 1 26 26
Gourdes (vides) 2 174 348
Total     1072
Hygiène      
Savon 1 15 15
Lingettes micro fibre 30X30 2 18 36
Brosse à dent 1 10 10
Papier Toilette 1 68 68
Serviette micro fibre 1 100 100
Total     229
Èlectronique      
Téléphone 1 178 178
Chargeur 1 65 65
Batterie de recharge 1 221 221
Chargeur solaire 1 288 288
Montre 1 28 28
Appareil photo Lumix 1 300 300
Total     1080
Pharmacie (Contient) 1 353 353
Compresse non tissée 5X5 cm 1    
Compresse 7,5X7,5 cm 1    
Compresse oculaire 1    
Lingette alcool 4    
Pansement 72X19mm 10    
Pansement papillon 2    
Pansement articulaire 2    
Pansement 56X19mm 4    
Pansement anti-ampoule 6    
Ruban adhésif 1,25cmX5m 1    
Paire de ciseaux 1    
Pince à écharges 1    
Couverture de survie 210X140cm 1    
Pince à tique 1    
Désinfectant eau 10    
Anti-inflamatoire (perso) 6    
Ésoméprazole (perso) 6    
Crème solaire 50% 1    
Total     353
Popote      
Divers      
Pain 5 cérales & 5 graines 1 500 500
Saucisson Auvergne 1 250 250
Chorizo 1 225 225
Fromage (vieux Cantal) 1 500 500
Jambon d’Auvergne 6 12 72
Eau 2 1000 2000
Cachuètes (sachet) 1 52 52
Petits-déjeuner      
Sachet petit-déjeuner 4 95 380
Abricots secs 8 16 128
Déjeuner      
Pioché dans « Divers »      
Dîner      
Pâte bolognaise (Lyo) 1 179 179
Tortilla au bœuf épicé (ration) 1 90 90
Semoule céréales (pour 2 repas) 1 205 205
En-cas      
Barre céréales 8 20 160
Abricot secs 32 16 512
Total     5253
Sur soi      
Débardeur 1 109 109
Coupe-vent (rejoint sac-à-dos) 1 134 134
Boxer 1 56 56
Pantalon-short 1 338 338
Paire de chaussettes 1 34 34
Paire de chaussures 1 1027 1027
Chapeau 1 81 81
Lunettes de soleil 1 137 137
Paire de bâtons de marche 1 420 420
Lunettes de lecture + étui 1 137 137
Total     2363
Totaux      
Portage     9662
Nourriture     5253
Total portage     14965
Sur soi     2363
Totalité     17328

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Littérature – Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson

Sur les chemins noirs, mai 2022
Sur les chemins noirs

Littérature – Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson (2016)

EAN : 9782072559440
133 pages
Édition Gallimard

Sylvain Tesson est un véritable vagabond globe-trotter, dès qu’il termine ses études il commence à parcourir le monde, à vélo, en side-car, à pied, beaucoup à pied, Il est partout, sur les plateaux du Tibet à la poursuite de la panthère des neiges et quand il se pose c’est de février à juillet 2010 dans une cabane sur la côte du lac Baïka…

Rien ne peut donc arrêter Sylvain Tesson ? Si, malheureusement, et ce sera une chute d’un toit ! (…) et moi, pris de boisson, je m’étais cassé la gueule d’un toit où je faisais le pitre.(…).

Entre la vie et la mort, et de nombreuses fractures il s’en remettra, mais pas sans séquelles (…) j’avais pris cinquante ans en huit mètres. (…).  Et la rééducation post-traumatique ? (…) Un médecin m’avait dit : « L’été prochain, vous pourrez séjourner dans un centre de rééducation. » Je préférais demander aux chemins ce que les tapis roulants étaient censés me rendre : des forces. (…).

Ce sera les chemins noirs.

Les chemins noirs !

La convalescence se fera en marchant, hors des GR, des sentiers connus et en France. Une marche par les sentiers tracés en noir sur les cartes, tant que possible en dehors des agglomérations, depuis le Mercantour jusqu’aux côtes du Cotentin un peu plus de 1 400 km à pied, un périple de deux mois et demi en essayant d’échapper aux zones urbaines : (…) ne pas s’infliger les traversées périurbaines, éviter la brûlure du goudron. (…). On le suit au rythme de sa marche convalescente : bivouaque à la belle étoile, admirant les étoiles, adossé à un rocher pour lire, devant un feu de bois, sous les intempéries aussi, tout l’inspire : (…) La marche était une pêche à la ligne : les heures passaient et soudain une touche se faisait sentir, peut-être une prise ? Une pensée avait mordu ! Le soir, je m’endormais et les images de la lanterne magique défilaient derrière mes paupières. (…).

Bien entendu, comme à son habitude nous avons droit à quelques références ou allusions à des auteurs, Fabre, Giono, Pagnol, Péguy, et tant d’autres, celle à Fabre m’a fait particulièrement plaisir puisque j’envisageais écrire un billet sur ce personnage (j’ai lu « Sur les chemins noirs » en septembre 2021 alors que j’ai écrit le billet sur Jean-Henri Fabre en mars 2022). Non seulement j’aime les aventure de Sylvain Tesson, j’aime aussi sa culture.

Bref, ce livre fût un véritable coup de cœur, une envie de me remettre à la randonnée.

Ci-dessous image de la trace des chemins noirs d’après IGNrando, le lien « Sur les Chemins noirs » sur IGNrando (au moment où j’écrivais le billet ce dernier lien fonctionnait, au moment où je le publie une erreur 404, je le laisse en espérant que ce soit temporaire).

Traces de "Sur les chemins noirs", mai 2022
Traces de "Sur les chemins noirs"

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Les aventures de S – Vacances mars avril 2022

sous la pluie, avr. 2022
sous la pluie

Les aventures de Sima – Vacances de mi-mars à mi-avril 2022.

Vous l’aurez remarqué, il y a eu peu de billets ces derniers temps. J’étais absent un certain temps, cela dit j’ai tout de même écrit deux billets pendant cette période : Littérature – Jean-Henri Fabre le 16 mars 2022 et Littérature – Rêver debout de Lydie Salvayre le 30 mars 2022. Je ne suis donc pas resté totalement inactif sur mon blog même si par la suite j’ai fait une déconnexion complète.

Le projet de cette escapade était de faire plusieurs randonnées d’une demi-journée à une journée maxi, je n’étais pas équipé pour plus, histoire de tester ma condition physique puisqu’il y a longtemps que je n’ai pas randonné sur des dénivelés. Dans un premier temps en Auvergne, puis en Espagne et de nouveau en Auvergne.

Préparatifs
Les préparatifs sont rapides, il s’agit plutôt de balades. Je ne prends même pas un sac à dos de randonnée mais mon sac à dos de PC fera l’affaire. J’imprime mes parcours pour l’Auvergne, ceux d’Espagne je le ferai sur place (j’avais plus d’encre dans mon imprimante), une boussole (au cas où), ma valise et c’est parti ! Je regarde la météorologie et constate que ce ne sera pas terrible en Auvergne, en Espagne il tombe des trombes d’eau mais d’un tempérament optimiste je me dis que d’ici une semaine se sera terminé.

L’Auvergne
Je pars de chez-moi le 14 mars, le temps est mitigé mais pas de plus le long de la route. Le temps pluie et brouillard sur tous les sommets, j’aurai profité de deux jours de clémence. Cela-dit j’étais très bien entouré et passé un excellent séjour.

 

L’Espagne.
Je pars le 21 mars, temps avec des éclaircies, lorsque j’arrive un peu au nord de Barcelone, des trombes d’eau, et les chauffeurs poids lourds sont en grève contre l’augmentation des carburants, mais bon, à part un bouchon de cinq kilomètres, le reste du trajet est fluide, sous la pluie.

 

Pluie torrentielle tous les jours, du jamais vu pour les anciens, trois semaines de pluies sans interruption. En regardant sur le web, la dernière fois où il est tombé autant d’eau par jours remonte à 1959 mais pas sur une période aussi longue. Les chemins ressemblent à des rivières, les rivières débordent, inondations… Donc tous mes projets sont en stand-by ! Malgré le temps je passe un bon séjour, repas, fêtes, jeux de société, deux petites sorties vers la fin quand le temps le permettait.

 

Je ne souhaite pas abuser de l’hospitalité qui m’est offerte et décide de partir pour l’Auvergne, l’hôte qui m’a accueilli est en congés, il viendra avec moi en Auvergne puis chez-moi.

Retour en Auvergne.
Le 30 mars départ, le temps est avec nous tout le long de la route, pas de pluie, quelques éclaircies, beaucoup de vent… Lorsqu’on arrive à cinquante kilomètres de la destination, vent et pluie glaciale.
Puis neige, froid, vent…

 

Nous avons fait du tourisme local et petite balade en promenant le chien de nos accueillants. Bref, passé de bon moments.

Cézallier, avr. 2022
Le Cézallier

Retour à la maison.
Le 4 avril… Là je lui ai fait quelques balades touristiques locales, Vallée de Chevreuse et d’autres coins des Yvelines (Versailles, Montfort l’Amaury, etc.), également des sorties en soirée sur Paris, tout cela durant une semaine.
Le 11 avril, son départ et retour à la routine pour chacun.

Conclusion.
Bref, je n’ai rien fait ce dont j’avais prévu, mais qu’est-ce que cette coupure m’a fait du bien. Un grand merci aux auvergnats et espagnoles sans qui je n’aurais pas passé de si bons moments. Le temps n’était pas avec moi, mais les personnes, oui !

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