Humeur – Dust Bowl – Docu Arte

Dust-Bowl, juil. 2022
Dust-Bowl

Humeur – Dust Bowl – Docu Arte

Dust Bowl est un excellent documentaire diffusé sur la chaîne TV Arte en quatre épisodes sous le titre « De la poussière et des hommes » : 1- Le grand labour, 2- Mordre la poussière, 3- La moisson du vent, 4- Les increvables.

Le documentaire est très bien et si je ne devais dire qu’une chose, ce serait : regardez-le !

Je ne pouvais m’empêcher d’en faire un billet, vous expliquer ce qu’est le Dust Bowl avec des infos de mon modeste cru, d’autres piochées dans le docu et ailleurs.

Dust Bowl que l’on peut traduire par « bassin de poussière » ou « désert de poussière » signifie également « tempête de poussière » est l’une des plus grandes catastrophes écologiques créée par l’homme aux États-Unis.

Cette émission m’a bouleversée et fait écho à l’une de mes dernières lectures « Chaudun, la montagne blessée » de Luc Bronner.
Chaudun c’est fin des années mille huit cents dans une commune dont des dizaines d’hectares impactés, Dust Bowl début 1930… Plusieurs États et des milliers d’hectares impactés.

La richesse des grandes plaines d’Amérique du Nord.

Ces plaines s’étendent du Canada à la frontière du Mexique (Great Plains), c’est aussi là, entre autres, où avant l’arrivée des Européens, des bisons par milliers migraient entre Nord et Sud en fonction des saisons.
 

Mon côté bota :
Ces plaines étaient recouvertes en partie d’une herbe appelée « Bouteloua dactyloides ». Il s’agit d’une graminée, résistante à la sécheresse, avec des racines traçantes comme le chiendent et d’autres pouvant descendre à plus d’un mètre de profondeur. En plus de son effet régulateur sur le climat… Froid et neige en hiver, pluies printanières et automnales et résistante aux grandes chaleurs l’été, la végétation est là, adaptée, et régulateur d’un climat continental, la terre est riche avec une humidité maintenue grâce à son système racinaire et sa couverture des sols.

Great Plains, juil. 2022
Great Plains

Hé Sima, mais ça se passe où exactement, parce que c’est grand Great Plains ?
J’y viens !

Où se situe le plus gros de la catastrophe ?

Dans le sud des Grandes plaines… Dans le Sud-Est du Colorado, le Sud Ouest Kansas, l’Est du Nouveau-Mexique, Nord du Texas, l’Ouest d’Oklahoma. On considère que le cœur du phénomène  se situe aux alentours de Boise City (qui vient du français cité de bois ? Étonnant, non ? Y avait-il une forêt, un bosquet?) au Nord-Ouest du Oklahoma.

Boise City, juil. 2022
Boise City

Donc une catastrophe bien étendue… Il faut savoir que les plaines plus au nord souffrent aussi de sécheresse sans le Dust Bowl, les tempête de sables.

Zone Dust Bowl, juil. 2022
Zone Dust Bowl

Se faire du blé, quoi qu’il en coûte !

C’est la période faste, les migrants arrivent, pas les plus riches, les terres sont à s’approprier, à travailler… Le blé y pousse bien et lors de la première guerre mondiale le prix de blé monte, un début de prospérité, d’autres migrants arrivent. Ils font des crédits pour acheter des machines agricoles plus performantes. L’agriculture intensifie dans les années 20, des « cols-blancs » y prospèrent, achètent et y placent des métayers. Le prix du blé monte !

Lors du Krach d’octobre 1929 le pris du blé est même au plus haut et c’est l’année la plus faste !
1930, La Grande Dépression touche aussi les agriculteurs des grandes plaines. Le prix du blé chute. Pour gagner au moins autant il faut cultiver plus de terre et quand le prix montera, ce sera le Jack-pot !

1930, le début de la cata !

Le prix du blé qui était à 65 $ la tonne en 1929 chute aux alentours de 25 $ la tonne en 1930 (descendra aux alentours de 9 $ la tonne dans la période la plus critique de la Grande Dépression), mais il reste des terrains à cultiver.
Sauf qu’en 1930 arrive une grande sécheresse (50 mm d’eau sur l’année) et les tempêtes de sables vont se multiplier. Tempêtes dues aux cultures intensives, l’assèchement et l’érosion des terres…

Cela va durer des années ! Poussant certains à migrer principalement vers la Californie où ils seront mal accueillis (Les noirs et okies [c’est comme ça qu’on appelle ces migrants] au balcon, dans les cinémas), (Okies, rentrez chez-vous!). D’autres s’accrocheront à leur lopin de terre dans une misère aussi noire que les nuages de poussières, se disant que ce sera mieux l’an prochain.
Les tempêtes de sable se multiplient, plusieurs par mois, il peut faire nuit à midi. Cela entraîne des maladies pulmonaires tuant les plus âgés et les enfants.

Comme une catastrophe ne vient jamais seul, il y a aussi les invasions de lièvres qui mangent ce qu’il reste (il faut rappeler que les agrigulteurs avaient exterminer les coyotes, prédateur naturel). Qui dit très chaud, très sec… dit également invasion de criquets.

Une catastrophe !

L’effet Chaudun.

L’État américain, sous Franklin Delano Roosevelt, impose des nouveaux modes de cultures, rachète de nombreuses terres pour en faire une zone naturelle protéger. La pluie et la neige revient, les terres sont de nouveau fertiles… Les tempêtes de sable n’ont pas disparu mais sont plus espacées.

Ouf Sima, tu nous rassures, alors c’est sauvé ?
Bah non ! J’aurais aimé terminer par une touche optimiste…

Des terres de nouveau fertiles, mais…

Oui les terres sont fertiles et en plus du blé on y produit aussi énormément de maïs à fourrage plus gourmand en eau.
Le maïs à fourrage ne sert pas à l’alimentation humaine mais à l’élevage intensif, essentiellement les bovins que l’ont nourri comme des poules, aux grains, de quoi se poser la question sur notre propre consommation de viande, son élevage, sa provenance…

Bref, ces terres rapportent !

Sima, il s’agit donc le produit d’un écosystème recouvré ?
Non !

Une telle production est du fait que les agriculteurs ont appris que sous terre, sous ces plaines se trouve la plus grande nappe phréatique de l’Amérique du Nord et qui date de l’ère glaciaire.
Ils y puisent tous, tout de go ! Du fric, tant qu’on peut en avoir, tout de suite ! Et demain ?
Certains disent que dans moins de vingt ans la nappe sera épuisée.

Et demain ?

Image du Dust Bowl - 01, juil. 2022
Image du Dust Bowl – 01
Image du Dust Bowl - 02, juil. 2022
Image du Dust Bowl – 02
Image du Dust Bowl - 03, juil. 2022
Image du Dust Bowl – 03

Toutes les images sont issues de wikipédia et wikimédia sauf l’image « Boise City » qui est une prise d’écran de « OpenStreetMap« .

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Les aventures de S – quand je manageais

René Magritte sima78, janv. 2018
René Magritte sima78

Les aventures de S – quand je manageais

Un retour d’expérience, certains s’y retrouveront, d’autres y retrouveront leur chefaillon.
Comment d’un management basé sur le contact humain on en vient à un management déshumanisé. Là où le service, l’instruction, la diffusion des connaissances importe moins que le fric… La rentabilité, quoi qu’il en coûte aux personnels !

Travaillé plus pour gagner pareil, voir moins puisque l’on essaie par le même procèdé à toucher certains avantages symboliques.

Je n’étais pas impacté directement, j’étais devenu le passe-plat des directives de la direction.

Comment l’on arrive à nous dégoûter d’un travail que l’on a aimé.

2006.

Un poste de management se libère. Je n’ai jamais eu d’ambition professionnelle et dit à mon collègue plus ancien que moi : tu devrais postuler, sinon on ne sait pas qui on aura comme chef et au vu de ce que l’on a eu avant…
Lui : non, ce serait trop de stress pour moi, j’ai pas envie, mais postule, toi, tu es plus jeune.
Je monte un dossier avec les objectifs et possibilités sans trop y croire, je suis syndicaliste, j’ai des cibles dans le dos, il y a eu des demandes de mutations d’office à mon encontre… Je n’y crois pas.

Quelques jours plus tard je suis reçu par le directeur. Il me dit, vous êtes le seul à avoir présenté un dossier aussi bien construit avec de belles orientations. Je vous mets à l’essai 6 mois et si tout se déroule bien je vous conforte sur le poste. Il m’a conforté sur le poste au bout de 3 mois.

Le dossier comportait des choses très réalisables et qui coulait de sens (obtenir l’agrément de l’inspection académique, travailler en étroite collaboration avec CANOPÉ, l’office du tourisme, les syndicats d’initiatives, l’office départementale du tourisme, projets d’événementiels, rénover les animations pédagogiques, et quelques projets sur de nouvelles animations pédagogiques), en fait, ce qui aurait dû être fait par ceux qui étaient sur le poste avant moi, mais rien d’impossible.

Premières réunions de cheffaillons.

Hé oui, je fais partie de cette catégorie.
Dans ce cadre nous avions une réunion mensuelle de travail et qu’elle fût ma première désagréable surprise.
Nombre de chéfaillons parlaient en ces termes (pas tous, mais presque) : j’ai fait ! Je vais faire ! Je propose ! Sauf lorsqu’il y avait une connerie : untel c’est planté sur le projet, etc.
Je me suis attaché à parler différemment : mon équipe fait ! ils ont fait ! Nous proposons ! (je mets « nous » dans les propositions car si elle n’est pas bonne je veux en prendre la part de responsabilité en tant que celui qui a influencé). Et pour les conneries, j’en prends l’entière responsabilité : sur ce projet on s’est planté, j’aurais dû voir l’impossibilité de sa réalisation. C’est de ma faute.

Je n’ai jamais compris cette nécessité de certains à vouloir se mettre en avant avec les « moi je« .
En participant a ces réunions, nous sommes mis en avant de fait et nous le sommes grâce au travail fourni par nos équipes, sans eux nous ne sommes rien ! Nous organisons, eux font !

J’ai constaté aussi que j’étais le seul à préparer la réunion en discutant de l’ordre du jour avec les membres de mes équipes, et faire un compte rendu.

Finalement, ma façon de procéder m’a valu un immense respect et confiance du directeur. Qui l’eût cru ?

Deux ans après j’obtenais une promotion qui correspondait presque à mon poste. La première et unique fois où j’ai été promu, avant et par la suite cela c’est fait par voie de concours.

Périodes fastes.

Ma façon de manager est de ne jamais focaliser sur les défauts des uns et des autres, j’ai aussi les miens. Je pars du principe que si l’on focalise sur le fait qu’untel est comme ceci, que l’autre est comme cela on arrive vite à la cacophonie. Pour qu’il y ait une harmonie, il faut voir et reconnaître les qualités de chacun, orchestrer les compétences pour que cela sonne le plus juste possible.

Nous avons travaillé en harmonie, nous organisions plusieurs événementiels par an (6 mineurs, 1 majeur). Lors d’événementiels, l’on a beau faire des rétroplannings il y a toujours des imprévus de dernières minutes et j’attachais un point d’honneur d’être là, présent, aux côtés de mes équipes dans les moments difficiles, mettre la main à la pâte pour faire avancer les choses. J’ai vraiment aimé cette période, j’ai vraiment pris plaisir à faire ce job.

Changements

Il y a environ 5 ans, le directeur part. Se met en place un nouveau, mais au-dessus de lui se met aussi en place une multitude de directeurs, sous directeurs, chargés de mission, etc., une nébuleuse.

Avant l’arbre était ainsi DG → SG → Directeur → moi. Là, en partant de moi vers le haut : moi ← Directeur ← Nébuleuse de directeurs, sous directeurs, chargés de mission ← SG ← DG

Le directeur au-dessus de moi n’est pas une mauvaise personne, je l’aime bien, on se connaît déjà d’avant, et je constate la pression exercée sur lui, il apporte quelques modifications. Les réunions deviennent hebdomadaires. Première conséquence, je ne peux plus préparer les réunions en amont avec mes équipes, je parle en leur nom sans les avoir consultés, concerté, et ne fais plus non-plus de compte-rendu… C’est tout simplement impossible par manque de temps, je ne peux faire par semaine une réunion préparatoire, la réunion et celle de compte-rendu. Sans compter que là on commence à me convier à de multitudes de réunions organisées par chaque membre de la nébuleuse (dont certaines ne me concernent pas). Cela  m’oblige aussi à essayer de pallier à tout le reste qui m’est demandé quotidiennement. Je suis également régisseur des recettes, régisseur d’avance, correspondant informatique. Mes collaborateurs, comme l’on dit, sont extraordinaires, la secrétaire par exemple, mandataire, fournie un énorme travail dans la régie et me déleste sur cette tâche.

Bref je suis très bien entouré et leur suis reconnaissant. Mais les directives tombes, les unes après les autres, toutes plus pourries les unes que les autres et toujours pour en demander plus aux membres de mon équipe, sans compensation bien sûr.

Ça tombe de partout rien n’est épargné, le nombre de dimanches travaillé, recrutement sur CDD 70 % au lieu de temps complet, modification sur les procédures d’entretiens professionnels, les acquis des agents d’accueil… De maigres acquis, dérisoires voire symbolique aux vus des avantages que s’octroient les hiérarchies. La liste n’est pas exhaustive! Il en ressort un véritable mépris pour les mal nommés « petits personnels »

Pour imager, une discussion avec mon directeur qui m’annonce qu’un départ en retraite risque ne pas être remplacé :
Moi : Si l’on m’enlève un poste ça met tout le reste de l’équipe dans la merde, déjà lors de maladie certains sont obligés de faire plusieurs week-ends d’affilée et heureusement il y a peu d’absence. Et comment je fais pour qu’ils puissent récupérer quand ils ne sont plus assez nombreux ?
Lui : Oui, je sais tout ça, mais le renouvellement de poste c’est pas dans les directives de la direction. Et tu le sais aussi.
Moi : Mais regarde au-dessus de toi cette nébuleuse de directeurs, sous directeurs, etc. Ils sont tous bien payés, à quoi servent-ils ? Concrètement ! À rien ! Je te le dis et tu le sais aussi, on peut tous les virer, sans que ça change quoi que ce soit, on restera ouvert, on continuera d’accueillir le public et les écoles. Part contre ici, une personne en moins on est dans la merde, deux on ferme. C’est de personnels de terrain dont ont à besoin, c’est ceux à qui l’on demande le plus, les moins biens payés et qu’on emmerde le plus.

Cette discussion résume bien les changements qui se sont amplifiés par la suite.

Je n’ai plus travaillé sur le moindre projet d’événementiel, j’avais honte de devoir demander à mes équipes déjà surmenées, puis la COVID est passé par là.

Covid

Confinement, tout est en stand-bye, sauf les projets de modifications de destruction des conditions de travail. Ces mails continuent de tomber pour la réouverture, il faut être prêt !
J’assume le travail quotidien, mais plus de projet, je laisse couler les sollicitations d’événements. On me multiplie les réunions par visio. Je n’ai plus goût à mon travail qui m’a tant plu pendant des années.

Déclic

Juin 2021, un matin, je n’ai pas envie de me lever, je ne peux pas me lever, pas aller au travail, et je n’irai pas ce jour-là. J’irai chez le médecin. Ce dernier m’annonce que je fais certainement un burn-out et souhaite m’arrêter un mois pour commencer… Nous continuons de discuter et en même temps je réfléchis, je réfléchis vite… Je dois finaliser un marché public, je dois être là pour la mise en place du nouveau système de caisse avec le nouveau prestataire, etc. Dans un mois je serai dans une merde noire et ce sera pire…

Dans l’urgence, j’ai toujours su prendre de bonnes décisions. Je lui dis arrêtez-moi une semaine !je suis passé à la pharmacie prendre les anti-dépressifs qu’il m’a prescrit, que je ne compte pas prendre, mais au cas où.

Je consacre ma semaine à des promenades en forêt, des séances de méditations, à lister tout ce que je dois faire pour partir au plus vite et dans les meilleures conditions, comment reprendre avec un état d’esprit positif.

J’avais déjà pensé partir, mais laissais couler sans vraiment m’y attacher. Initialement je comptais partir entre 2023 et 2026. Mais là non, le plus tôt sera le mieux !

Je reprends le travail, mais mon état d’esprit a changé, je fais correctement mon travail mais pense et organise mon départ.

J’ai quelques réponses encourageantes pendant mes vacances d’août, à mon retour, mon esprit est déjà ailleurs, dans un futur sur lequel je n’ai pas encore pied mais que je ressens meilleur. Je calcule mes congés restant, fais des heures supplémentaires pour cumuler des récupérations. En octobre ma date de départ se précise, ce sera au 1er février 2022, avec mes récupérations et congés cumulés, mon dernier jour sera le 10 décembre 2021 !

Et depuis…

Maintenant je me manage seul, et quel plaisir, je suis heureux ! Mon seul regret, ne pas être parti plus tôt.

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Humeur – Adhérez à un GUL ou créez-en un

LUG ou GUL, fév. 2022
LUG ou GUL

Humeur – Adhérez à un GUL ou créez-en un.

Vous aimez le logiciel libre, vous l’utilisez, ou vous souhaitez maîtriser vos données au mieux, ou vous avez envie de plus de liberté… Ne restez pas seul dans votre coin et rejoignez un lieu de partage et d’échange, rejoignez un GUL !

Un GUL, le mal nommé, est un Groupe d’Utilisateur Linux, LUG en anglais (Linux User Group). Je dis donc le mal nommé car je trouve que Groupe d’Utilisateur de Libres serait plus approprié, en effet vous pouvez adhérer à un GUL sans être sous Linux mais sous un autre système (BSD), ou simplement en utilisant du logiciel libre tout en étant sous Windows (j’y reviens plus bas).

Un GUL n’est pas un repaire de flibustiers barbus Linuxiens.

On y rencontre toute sorte de personnes.

Adhérer à un GUL

La diversité dans un GUL.

Sima! Sima! Sima! Montre-nous ton GUL!
Ok! Ce n’est pas le mien, il appartient aux adhérents.

(oui, une association appartient à ses adhérents, ce n’est pas mon GUL mais celui des adhérents).

Prenons l’exemple de Root66.Net que je connais bien (cette année plus de 50 adhérents).

Il y a des informaticiens qui travaillent dans différents secteurs (admin sys., calculateurs, sécurité, etc.) peu ou pas de développeurs. Mais les informaticiens sont une minorité, et oui…
Les autres personnes viennent de secteurs très variés, de ceux qui découvrent le logiciel libre, du débutant, à ceux qui sont des utilisateurs avertis. S’il y a quelques jeunes, la majorité a plus de 30 ans et aussi des retraités. La représentativité sexuée : si pendant de nombreuses années il y eut que deux femmes ces derniers temps leur nombre augmente mais reste minoritaire.

Donc un GUL n’est pas un repaire de barbus Linuxiens mais bien un regroupement de personnes se souciant de la protection de leurs données personnelles, une certaine défiance vis-à-vis du logiciel propriétaire…

Les systèmes d’exploitation.

Il y a ceux sous Linux (pas de BSD, mais il y en a eut), ceux en double « boot », ceux sous Windows.

Hein Sima, sous Windows dans un LUG ou GUL ?
Oui, et c’est normal, je vais l’expliquer.

Quelqu’un qui est sous un OS depuis longtemps y a ses habitudes et passer du jour au lendemain de Windows à Linux peut être déroutant, justement à cause des habitudes prises, c’est donc assez rare qu’une personne passe de l’un à l’autre d’un coup ! L’être humain est un animal d’habitude.
Donc ces derniers s’intéressent à Linux sans oser franchir le pas tout de suite et commence souvent par se sensibiliser aux logiciels libres, jusqu’au jour ils se sentent prêts à passer en double « boot », puis peut-être le tout Linux.

Il n’y a pas de règle dans le processus, par exemple la doyenne de Root66, sans compétence particulière est passée du jour au lendemain sous Linux et y est restée. Chaque personne est différente et souhaite avancer chacun a son rythme, en fonction aussi de ses besoins, ses choix et tout cela se respecte.

Revenons à la diversité des OS à Root66, il y a du Debian, Ubuntu, Gentoo, Fedora, ArchLinux, Mint, j’en oublie peut-être et donc comme dit plus haut, du Windows. Pas de BSD, c’est dommage, mais bon, chacun met ce qu’il souhaite.

Correctif suite au commentaire de Benzo: il y a aussi du BSD à Root66 😉 Je vais peut-être apprendre qu’il y a aussi des développeurs 🙂

Le but du GUL

Chaque GUL peut avoir ses propres choix, ses propres orientations, ce peut être axé sur des projets bien concrets et spécifiques ou être plus généraliste comme Root66.net :

L’association Root66.net a pour objectif principal de promouvoir les logiciels libres, en particulier les systèmes d’exploitation libres comme Linux, ainsi que l’usage des standards ouverts.

Pour Root66, si au début cela ne concernait que les PC aujourd’hui c’est plus vaste, il y a les smartphones, la domotique, etc.

Concrètement, comment cela se passe-t-il ?

Par exemple nous essayons de faire une présentation mensuelle, essayant d’alterner entre « plutôt technique » et « plutôt grand public », elles sont ouvertes à tous. Nous organisons des cinés-débats, Les journées du N.A.T. (le Numérique Accessible à Tous) en collaboration avec des médiathèques des villes environnantes, participation au forum des associations, Café vie privée, des Installes-Parties, etc. Nous tenons également des permanences où l’on peut venir nous rencontrer, où les adhérents viennent lorsqu’ils ont un problème spécifique et nous essayons de résoudre ensemble…

Qui fait les présentations.

Le choix des présentations.
Le choix est en premier lieu à la demande des adhérents, s’ils souhaitent une présentation sur un sujet spécifique, nous essayons de voir qui peut la faire. Il se peut aussi que lors de discussion quelqu’un propose un thème comme la rencontre avec Rayna Stamboliyska autour de son livre « La face cachée d’Internet » en collaboration avec une librairie… Bref toutes les idées sont bonnes à prendre.

Qui fait les présentations publiques.
C’est simple, celui qui veut, il n’y a pas hiérarchie et pas nécessaire d’être informaticien, si quelqu’un souhaite faire découvrir une application, il peut le faire, s’il ne se sent pas de le faire seul, cela peut se faire à plusieurs. Nous essayons aussi d’inviter des personnes externes à Root66 sur des sujets dont ils sont spécialistes et reconnus (Aeris (La sécurité pour les Administrateurs Systèmes en herbe), Stéphane Bortzmeyer (DNS vie privée), A. Kozlika et Franck P. (Dotclear – Créer un site ou blog clair en toute simplicité) et d’autres je ne peux lister tout le monde. Les adhérents informaticiens ou pas font aussi des présentations.

Sima, faire une présentation lorsque l’on est pas informaticien ne pose pas un problème?

Non, et je vais prendre mon exemple, je ne suis pas informaticien et lorsque je fais une présentation sur un thème que je pense globalement bien maîtriser, il arrive que l’on me pose une question dont je n’ai pas la réponse. Pas de souci, je dis ne pas connaître la réponse et la repose à l’oratoire et bien souvent la réponse vient de la salle. Et cela arrive même aux meilleurs informaticiens, et il arrive même que personne n’a la réponse dans la salle… Noter la question, et continuer la présentation… Il y a de grande chance que dans la salle certains vont chercher la réponse depuis leur smartphone ou ordinateur portable et donneront la réponse. En fait, pour une bonne présentation il suffit d’être soi-même, tel que l’on est au quotidien.

GUL la richesse des adhérents.

La diversité des personnes, de leurs centres d’intérêt, de leurs questionnements crée des échanges où chacun se nourrit, s’enrichit. Il n’y a pas une forme linéaire (d’un soi-disant haut vers un supposé bas) la diffusion des connaissances est vraiment transversale et chacun apporte quelque chose, parfois même sans s’en rendre compte.

Nous avons une liste de diffusion où chacun peut s’exprimer, les permanences comme je l’ai dit, un rendez-vous hebdomadaire en visio qui s’appelle l’Apéroot où l’on peut discuter sur le logiciel libre mais aussi de tout et de rien, c’est notre bar virtuel. Il arrive aussi lorsque quelqu’un a un souci, qu’un autre adhérent ayant la réponse, le contact en message privé, se donnent rendez-vous et solutionne le problème et bien souvent la résolution s’annonce sur la liste.

Chacun participe en fonction de son temps, ses moyens, ses compétences. Et quand je dis chacun peut proposer je donne un exemple qui me vient, une adhérente qui est sous Linux (Fédora) depuis deux ans à créer un tutoriel très détaillé, (étape par étape) sur : Comment utiliser le gestionnaire graphique de paquets Dnfdragora… Un exemple parmi tant d’autres.

Je veux créer mon GUL

Oui mais moi sima, je suis sous Linux, je ne suis pas informaticien.
Et alors ?

Déjà, on ne vous demandera jamais d’être ce que vous n’êtes pas, on ne vous demandera pas de devenir informaticien. Et si vous souhaitez le devenir, un GUL peut vous apporter une culture générale sur le logiciel libre, vous y apprendrez beaucoup choses, mais vous devrez suivre des cours ailleurs (lycée, université, ecole spécialisée, correspondance, ou autres), un GUL n’a pas vocation à former des informaticiens, en tout cas pas Root66.

Si vous êtes trois vous pouvez créer une association, imaginer ce que vous pouvez faire pour promouvoir le logiciel libre et je suis persuadé que vous serez rejoins par d’autres dont certains travaillent certainement sous linux. Pour qu’un GUL fonctionne AMHA[1], il faut de tout, de l’informaticien qui connaît bien Linux au débutant. S’il n’y a que des informaticiens entre-eux (ça fait  repaire de gourous), s’il n’y a que des débutants, c’est compliqué. C’est comme la mayonnaise, si l’on y met que les jaunes d’œuf ça ne prend pas, il faut les autres ingrédients (huile, moutarde, sel et poivre).

C’était la recette mayonnaise offerte par Sima78. C’est cadeau !

Où trouver un GUL ou LUG

Il y a l’AFUL, mais pour cela il faut faire vivre le site, signaler les GUL qui n’existent plus et ceux qui se créent.

Note(s)

  1. ^ AMHA (ou AMA – amha – ama) [Abr]À Mon Humble Avis (A Mon Avis)Les versions accentuées de ces abréviations sont rarement utilisées.[Ang] IMHO (ou IMO) In My Humble Opinion, In My Opinion

Les aventures de Sima – Sima fuit la FNΔK

on ne m'y reprendra plus, janv. 2022
on ne m’y reprendra plus

Les aventures de Sima – Sima fuit la FNΔK

Avertissement:
Toute ressemblance avec des sigles ayant existé ne saurait être que fortuite.

Je ne suis pas un fidèle client de la FNΔK, c’est le moindre que l’on puisse dire, il faut aussi reconnaître qu’à chaque fois que j’ai fait un achat chez eux cela ne s’est jamais bien passé.

La FNΔK! Dans mon entourage, il y a quelques personnes qui en sont satisfaites, donc ce billet ne reflète que mon témoignage, mon expérience malheureuse.

Chaque achat, un souci !

Oui mais quand même Sima… Il faut reconnaître que t’as la scoumoune… non ?
Heu… C’est eux qui me portent la scoumoune…

Revenons-en aux faits !

Les mésaventures de sima avec la FNΔK

Acte-1 – l’achat d’un epub

On est en 2016, je viens d’avoir ma liseuse (c’était celle de l’un de mes farfadets qui ne l’utilisait plus et qu’il m’a donné), impatient de l’utiliser je regarde ce que je souhaite lire, je trouve un roman qui me donne envie à la FNΔK et je fais l’achat en ligne.
Une fois le paiement effectué, je cherche à le télécharger et rien ne se passe comme prévu, impossible de le télécharger pour le mettre sur mon pc ou ma liseuse.
Je contacte le service après-vente, j’explique mon problème, et là s’instaure un dialogue de sourds. L’on me dit que je dois installer une application, je dis que je n’ai pas l’intention d’installer une quelconque application, que ce que je souhaite c’est télécharger l’epub que j’ai acheté pour le lire… De là l’on me dit oui, mais pour le lire il faut avoir l’application… J’explique que dernièrement j’ai acheté un album musical sur un autre site, que j’ai pu le télécharger intégralement et mieux que ça, si je le perds, je peux y retourner pour le télécharger de nouveau autant de fois que je le souhaite. On me rétorque qu’il me suffit d’installer une application et par le biais de cette application je pourrais lire et je ne sais quoi… Mais merde, j’en veux pas de votre application, c’est l’epub que je veux… Mais justement avec l’application…

Bref, je ne comprends rien !

Ou si, je comprends que j’ai acheté un livre que je ne peux pas télécharger simplement.
J’ai laissé tomber et j’ai perdu quelques euros dans l’histoire.

Acte-2 – Lecteur/graveur cd/dvd
Environ un an après.

Le lecteur/graveur de cd/dvd de mon vieux pc (oui, j’ai toujours eu des trucs de récupération sauf depuis moins d’un an) tombe en panne. Pendant l’heure de déjeuner je vais à la FNΔK proche de mon job et j’en achète un. Arrivé chez moi je coupe la sangle de cerclage en plastique qui entoure l’emballage, j’ouvre et je constate que je me suis trompé sans même ouvrir les sachets plastique, je constate tout de suite que c’est du SATA alors que mon vieux pc est en IDE, je referme la boite.
Le lendemain j’y retourne pour l’échanger et l’on me dit qu’il n’y a que du SATA. Je demande que l’on commande un IDE, non, ce n’est pas possible parce que maintenant c’est que du SATA. Je demande le remboursement et l’on me propose un avoir. Je ne veux pas d’avoir puisqu’ils ne peuvent pas commander ce que je souhaite.
On m’explique que dès lors que le cerclage est coupé ils ne peuvent me faire qu’un avoir, même si rien n’a été déballé à l’intérieur.
Je demande à voir un responsable qui me dit la même chose : cerclage coupé = avoir, cerclage non coupé = remboursement.

Je repars donc avec un avoir.
Le lendemain midi, je retourne à la FNΔK avec l’avoir j’achète le même lecteur/graveur, je ressors du magasin… Quelques minutes après j’y retourne disant que je me suis trompé dans mon achat, le cerclage n’est pas coupé, on me recharge ma CB !
C’est quand même aberrant comme ils sont tordus ! Ha les cons!

Je m’étais dit que l’on ne m’y reprendra plus, et pourtant…

Acte-3 – Carte cadeau

Il y a un an, un collègue part à la retraite, il y a une collecte et comme c’est un client FNΔK nous décidons de lui faire cadeaux d’une carte d’achat à la hauteur de la collecte, ça tombe bien c’est un chiffre rond.
Mais qui s’en charge ?
Une collègue me dit qu’elle a un compte FNΔK mais ne souhaite pas payer avec sa carte.
Pas de souci, je me propose.
Elle se connecte à son compte, fait l’achat et je règle avec ma carte, et là, message d’erreur, paiement refusé.

Comme je suis bon Prince et que j’aime ce collègue, dès mon arrivée à mon domicile, j’ouvre un compte FNΔK… Comme quoi je l’apprécie vraiment (mon collègue, pas la FNΔK).
J’achète la carte cadeau, je paie en ligne… Alléluiaaa !… Le paiement est accepté, je suis près pour partir allumer un cierge. Sauf que je n’ai pas reçu de carte cadeau ???
Bon, je me dis que cela prend peut-être un ou deux jours, je vais patienter.

Au bout de deux jours toujours rien, mais surtout je constate que le prélèvement soi-disant refusé à été aussi prélevé ! J’en ai donc pour deux fois le montant de la carte cadeau, et pas de carte cadeau.
Je vois avec ma collègue pour savoir si elle a reçu la carte sur son compte, puisque le premier paiement a été finalement prélevé. Non, elle n’a rien reçu !
Je commence une discussion avec le ChatBot du site de la FNΔK, Vous savez, le Pop-Up soi-disant doté d’une intelligence artificielle sensé répondre à vos questions. Je vous le dis, son intelligence est plus que virtuelle, par contre sa bêtise est bien réelle. De grâce, arrêtez avec les ChatBots sur vos sites, ils ne servent rien et c’est vraiment de la merde !

J’obtiens un mail, de nombreux échanges de mails, on me contacte même par téléphone… ça dure deux jours et je ne vous compte pas le temps passé. J’obtiens la carte cadeau, mais on me propose encore un avoir pour le premier paiement… Je leur explique en d’autres termes que leur avoir, ils peuvent se le tailler en pointe et se l’introduire où ils souhaitent… Bref je finis par obtenir le remboursement. Pas de geste commercial pour tout le désagrément et temps passé, ça non !

Tout résolu je ferme mon compte et fini, je ne veux plus entendre parler de la FNΔK.

Acte-4 – Cadeau de Noël
Non mais là Sima t’es maso, tu cherches vraiment les emmerdes…
Ha là, j’y suis pour rien.

Nous arrivons à la période des fêtes 2021, Mme Sima, qui m’aime (j’ai la faiblesse de le croire) m’annonce : tu n’auras pas ton cadeau pour Noël car il y a un souci (à cet instant, je ne sais pas de quoi il s’agit ni où elle a commandé).

Ton mielleux :  Ce n’est pas grave mon amour, j’ai déjà le plus beau cadeau que l’on puisse me faire… Ta présence (oui, un peu de fayotage et de flagornerie permet de temporiser).

Début janvier Mme Sima, toute désolée me dit que la vente a été annulée (rupture de stock ou je ne sais quoi) qu’elle n’en a pas été informée et qu’elle a été obligée d’appeler pour le savoir et tout de même outrée car cet appel était tarifé (2,16 € pour 0:05:24). Ce n’est pas une question de prix mais de principe.

Moi : et c’est qui cette boutique de merde qui facture pour connaître d’où vient le problème ?
Je vous le mets dans le mille, la FNΔK ! Ils trouvent le moyen de se faire du fric même quand vous cherchez à savoir d’où vient le problème.

J’espère qu’il n’y aura pas d’acte-5, normalement toute la famille Sima est vaccinée.

Le billet Les aventures de Sima – Sima fuit la FNΔK est apparu en premier chez Sima78.

Les aventures de Sima – Dyslexie et autres dys

Dyslexie et autres dys, janv. 2022
Dyslexie et autres dys

Les aventures de Sima – Dyslexie et autres dys.

Hé oui, parce que être dys est une aventure !

Un billet sous forme de témoignage car dernièrement j’ai souvent entendu des personnes me donner des conseils alors qu’ils ne connaissent des dys que quelques billets picorés sur le web.
C’est parfois pénible.

Un billet sous forme de témoignage pour démontrer la complexité des dys, que chaque cas est particulier, différent ou divergeant.

Suis-je dyslexique ou est-ce une autre forme de dys ? J’aime dire « dyslexie mineure »  comparée aux autres formes de dys. Dans ce billet je vais tenter de vous la décrire pour cela l’on devra passer par mon historique, mon enfance, comment cela fût perçu à une époque où l’on était soit bon ou nul à l’école, une époque où rien n’était diagnostiqué, où nous étions catalogués… La situation n’a pas vraiment changé, même s’il existe des orthophonistes surchargés. Alors je vais parler de moi, ma dys, et de ma vision de la langue française, sa lecture, son écriture, son orale… Bref, mon vécu.

Avant tout, qu’est qu’être « dys » ?

FFDYS
(…)
On regroupe ces troubles en 6 catégories :
• Les troubles spécifiques de l’acquisition du langage écrit, communément appelés dyslexie et dysorthographie.
• Les troubles spécifiques du développement du langage oral, communément appelés dysphasie.
• Les troubles spécifiques du développement moteur et/ou des fonctions visuo-spatiales, communément appelé dyspraxie.
• Les troubles spécifiques du développement des processus attentionnels et/ou des fonctions exécutives, communément appelés troubles d’attention avec ou sans hyperactivité.
• Les troubles spécifiques du développement des processus mnésiques.
• Les troubles spécifiques des activités numériques, communément appelés dyscalculie.
(…)

Et un Dyslexique ?

ATILF
DYSLEXIE, subst. fém.
MÉD. et usuel. Troubles rencontrés dans l’apprentissage de la lecture en l’absence de déficit sensoriel et intellectuel et de retard scolaire, caractérisés par la confusion de certaines lettres, l’inversion de syllabes et des substitutions de mots entraînant des troubles de l’écriture et des troubles dans l’apprentissage de l’orthographe.

Wikipédia
(…) La dyslexie est un trouble dont les causes ne sont pas suffisamment éclaircies et qui fait l’objet de nombreuses études et débats. Dans ce contexte, définir et diagnostiquer précisément la dyslexie reste un sujet de controverse. (…)

FFDYS
(…) Il s’agit d’une altération spécifique et  significative de la lecture (dyslexie) et/ou de la production d’écrit et de l’orthographe (dysorthographie). (…) La déficience liée à la dyslexie est d’intensité variable selon les individus.

Tous les dys ont une histoire différente

Alors je raconte la mienne.

Je ne pense pas que l’histoire de chacun soit un déclencheur d’une forme de dys, par contre je suis persuadé que ce peut être un facteur agravant ou améliorant.

La famille
Des parents aimants, plus que des parents des amis. Aucun sujet tabou, l’on pouvait discuter de tout. Pas de sexisme, tout le monde à la même enseigne ! Lors des tâches ménagères (ménage, cuisine, vaisselle, mettre et débarrasser la table, etc.) tout le monde y participait, moi, ma sœur, mon frère, mon père et ma mère. Pour les jeux de fratrie il en allait de même (nous avons joué ensemble à la poupée, la dînette, circuit 24, lance-pierre, fabriqué des flèches polynésiennes…). Et puis les livres… il y a toujours eu des livres dans la maison, c’était même les cadeaux de noël et d’anniversaire. Des livres et des math, notre père adorait nous faire des jeux, énigmes, liés aux math (pas des exercices, des jeux). Bref, une enfance heureuse et aimante ! Ma façon de m’exprimer n’était pas jugée, on me reprenait de temps à autre toujours avec le sourire, on trouvait mignon lorsque je disais « Astérisk et Obélisk », « Tintin et Limou » et autres inversion de lettres, de voyelles ou de syllabes. Il faut dire que lorsque l’on est dyslexique, l’on est les champions du monde des ironèmes [1].

Scolarité d’un dys.
Jusqu’au CM1, j’étais catalogué comme celui qui ne sait pas lire, ni écrire.
À partir du CM1, j’étais devenu un sujet curieux, puisque j’étais excellent en math (heu pardon, en calcul) et en science naturelle. Donc si j’arrivais à résoudre les problèmes c’est que je comprenais les énoncés, donc quelque part je savais lire et comprendre. Par contre à la lecture à haute voix ou à l’orthographe j’étais toujours une catastrophe. Donc, de celui qui ne sait pas lire je suis passé au fainéant qui ne fait aucun effort pour lire, écrire ou parler correctement.
Par la suite ma scolarité a été chaotique. Paradoxalement je me suis retrouvé avec un an d’avance en lycée professionnel (ça s’appelait CET à l’époque), ce n’est pas ce dont je rêvais faire mais l’on m’a orienté sans vraiment me laisser de choix, on ne savait pas quoi faire de moi. Au CET, j’ai été viré pour sur des raisons fallacieuses, un ou deux mois avant de passer mon BEP d’électricien.
Trop jeune pour travailler, hâte de quitter le système scolaire j’ai opté pour un CAP (en deux ans au lieu de trois à l’époque) de mécanique moto, vu qu’en plus de pratiquer les arts martiaux je faisais du moto cross depuis l’âge de 14 ans et bricolais mes bécanes de compètes (j’avais déjà des compétences en mécanique). Comme quoi j’avais hâte de quitter le système scolaire.

Ma dys et mes potes.
Que dire ? On se connaît depuis l’école primaire et nous sommes toujours amis, d’autres ont rejoint le cercle à l’adolescence ou jeune adulte, ils n’ont jamais décelé ma dys ou ne se sont jamais posé de question, nous avons vécu des moments de bonheur et fait des conneries ensemble. Quand des décennies d’amitié vous lient, le mensonge n’existe pas et ne peut exister, on ne triche pas entre-nous. Nous nous acceptons les uns et les autres, tels que nous sommes. Je n’ai jamais ressenti le besoin d’en parler dans ce cadre-là tant nos relations sont naturelles, simples et sincères. J’ai eu une enfance toujours entourée de copains, ne me suis jamais senti exclu. Une adolescence et une vie de jeune adulte tout aussi normale que ce soit dans les flirte puis ma sexualité avec des joies et des déceptions, bref d’une grande banalité.

Professionnellement,
Partie du plus bas en mécanique moto puis auto, j’ai suivi de nombreuses formations internes en automobile (j’ai eu la chance d’être dans un grand garage filiale à l’époque de SODIAM [Fiat], SOVERDIAM  [Simca, Talbot, Chrysler, Peugeot, Sunbeam]) pour arrivé P3 très jeunes. Puis un jour j’ai décidé de changer radicalement de métier, agent d’accueil dans un musée, nouveau départ tout en bas de l’échelle, j’ai suivi les formations internes proposées, j’ai également suivi des cours de botanique durant 2 ans (je me suis même intéressé au latin et au grec), pour finir à un poste de management de deux équipes. J’ai gravi les échelons simplement en passant des concours, parfois le sentiment d’en avoir passé certains pour rien puisqu’à un moment on m’a bloqué, je me suis retrouvé au même niveau que d’autres qui ont gravi sans passé de concours, tant meiu pour eux. Mais bon j’ai continuer mon chemin, je n’ai jamais eu de grandes ambitions, ou la seule c’est d’être heureux avec ceux que j’aime.
Ça n’a pas été non plus un long fleuve tranquille, étant militant syndicaliste, j’ai eu parfois une cible dans le dos, des menaces de mutations, pas mal de bâtons dans les roues…
Finalement je m’en suis sorti pas trop mal, aucun des enseignants que j’ai eu lors de ma scolarité auraient misé le moindre centime sur un tel outsider. J’étais à leurs yeux un âne parmi les chevaux de courses. Peut-être est-ce pour cela que j’adore les ânes 🙂
Bref, une vie très banale, rien d’extraordinaire.

Quel rapport entre ma dys et ma vie ?
Concrètement, je ne sais pas s’il y en a, mais j’ai tendance à penser que si j’ai eu la chance d’avoir une enfance heureuse, d’être entouré dans le cadre familial et amicale de personnes que j’aime et dont je pense que c’est réciproque ont peut-être aidé à amoindrir les conséquences, car si je m’en étais tenu qu’au jugement scolaire et que mon entourage l’aurait soutenu… Je n’étais qu’un cancre effronté, pas bon à grand-chose, celui qui ne fera jamais rien de sa vie. Je pense donc que l’entourage, les rencontres amicales et professionnelles peut avoir un impact améliorant ou aggravant.

Jeune papa, j’ai adoré lire des histoires à mes enfants… Comment est-ce possible ? S’agissant de contes pour enfants faciles à retenir, je les connaissais par coeur et donc la relecture, même à haute voix était plutôt fluides.

Dyslexie et dysorthographie

En se basant sur les manifestations et répercussions décrites par la FFDYS on va se rendre compte de la particularité de ma dys, s’agit-il de dyslexie ou d’une autre forme de dys, même si j’ai été diagnostiqué dysléxique, en tout cas c’est la forme qui s’en rapproche le plus.

Manifestations

  • Difficulté à identifier les mots : S’il s’agit d’un mot que je découvre, même si j’en devine le sens, j’ai besoin de vérifier sa définition et ses usages (quand je lis, j’ouvre dans « Carnet« , app smartphone, une note sur le livre que je lis et j’y mets toutes les questions que je me pose, çà ne m’est pas pénible, j’aime faire ça).
  • Difficulté à lire sans erreur et de manière fluide : à voix haute c’est très pénible pour moi et pour l’oratoire, presque une souffrance, je bute sur tous les mots. Étonnamment, sans que cela s’explique, si je lis silencieusement, dans ma tête, c’est fluide (je ne m’explique ni pourquoi ou comment, c’est comme une musique, c’est sans doute pour cela que j’aime la poésie, pour les Haïkus c’est différent[2]). Il existe une police spéciale pour les dyslexiques. J’ai testé, elle ne m’apporte rien, comme quoi toutes les dys ne se ressemblent pas.
  • Difficulté à découper les mots dans une phrase : Je ne comprends pas cette phrase… en lecture à voix haute je découpe bien les mots, trop même, j’en découpe même les syllabes.
  • Lenteur exagérée de la lecture : à voix haute, comme je l’ai dit, c’est lent, pénible je bute sur presque tous les mots.
  • Difficulté de compréhension des textes : ça dépend ! Lorsque je lis silencieusement j’ai une bonne compréhension du texte… Sauf en cas d’écriture inclusive (point médian, point bas, ou tirets mais aussi dans d’autres fioritures), je suis obligé de relire plusieurs fois la phrase pour la comprendre, au bout deux ou trois phrase je décroche et abandonne, comme si je lisais à haute voix (pénible et insurportable). Dans le cas où on alourdit le texte en multipliant les termes masculin/féminin, s’il y en a trop, je me perds dans le texte, ceux qui mettent à tout long de texte des (tous et toutes, manifestants et manifestantes, bref la nécessité à chaque fois de préciser le masculin/féminin), me perd complètement. Des phrases très longues sans ponctuation aussi (plusieurs lignes). Par contre la féminisation des substantifs ne me perturbent pas (écrivain/écrivaine) même si parfois je trouve cela étrange pour certains substantifs « auteur » car personne ne se met d’accord s’il faut dire auteure ou autrice, j’ai lu les deux, plus étrange j’ai lu « les maires et mairesses ont défilé », pour moi maire est une fonction, et n’étant pas totalement idiot je me doute qu’il y a des femmes et des hommes, mais surtout, s’agissant d’une fonction, je me contre-fiche de savoir quel sexe il y a derrière une fonction, c’est la compétance qui m’intéresse. Mais la féminnisation des substantifs ne me dérange pas plus que cela si ça n’alourdit pas inutilement le texte.
  • Écriture lente et difficile, parfois illisible (dysgraphie) : J’étais une catastrophe pendant tout ma scolarité, j’aime écrire, j’écris beaucoup pour moi-même, à force je pense que je m’en sors pas trop mal. C’est un peu comme une gymnastique. J’ai essayé d’écrire en inclusif, j’ai fait des tentatives, des efforts, mais non, je n’arrive pas à faire les accords, ça m’est incompréhensible.
  • Nombreuses fautes d’orthographe, certaines phonétiquement plausibles, certaines aberrantes : Oui des fautes d’orthographe malgré mes efforts persistant, des phonétiques également et j’ai envie d’en ajouter une supplémentaire… Lorsqu’un mot ne me vient pas, je peux y substituer un synonyme pas forcement le plus approprié. Idem à l’oral, si je sens qu’un mot va sortir avec syllabes dans le désordre je le remplace par un autre plus simple à dire (ça se passe en une fraction de seconde dans ma tête).
  • Fatigabilité importante liée à l’activité de lecture et d’écriture : Je ne pense pas avoir de fatigabilité en lecture intérieure, pour l’écriture, je dois écrire régulièrement, comme une gymnastique dit plus haut.

Répercussions

  • Mauvaise tenue des cahiers scolaires. Sont souvent incomplets, illisibles et incompréhensibles, ce qui entraîne des difficultés à étudier les leçons et faire les devoirs : C’est tout à fait ça, sauf la difficulté d’étudier, je pense que la pédagogie de mes parents, surtout mon père, était mieux adapté et j’ai toujours aimé apprendre, si je ne faisais pas mes devoirs, par ailleurs je m’en inventais qui n’avaient rien à voir avec ce qui m’était demandé[3]. Les formations internes professionnelles m’ont aussi paru plus adaptées.
  • Difficultés de lecture et d’écriture ne permettant pas d’accéder naturellement à l’information : j’ai déjà plus ou moins répondu plus haut, j’ai beaucoup moins de difficulté que dans d’autres forme de dys.
  • Absence de goût pour lire et écrire : étonnamment, ce fût l’inverse pour moi, j’ai toujours aimé lire interieurement et j’ai pris goût à l’écriture tardivement, même si je n’ai pas une écriture d’écrivain.
  • Difficultés d’apprentissage dans de nombreuses matières (les matières littéraires sont les plus affectées, les matières scientifiques aussi peuvent l’être de par les difficultés de compréhension des énoncés.) : Si j’avais un sérieux retard sur certaines matières (géo, histoire, etc.) je me maintenais en sciences naturelles, on dit SVT maintenant, et j’étais plutôt en avance sur les maths… Bon au sport j’ai toujours été au top, mais c’est une matière qui paraît-il compte peu.
  • Problèmes de compréhension des sujets écrits aux examens, de la production d’une copie lisible et correctement orthographiée, et du temps mis pour l’écrire : J’ai toujours douté sur mes productions écrites, sans que cela me traumatise.
  • Résultats scolaires pas à la hauteur des efforts fournis : très disparate, à part pour les math, très bonnes notes, SVT dans la moyenne, tout le reste oscillait entre 0 et 5 sur 20. au sport j’étais au top, mais bon…
  • Scolarité plus difficile avec risque de redoublement, interruption de la scolarité ou orientation vers une formation moins ambitieuse que ses capacités intellectuelles seraient en droit de lui autoriser : on peut le dire comme ça, scolarité compliquée, orientation d’office décidé par l’éducation nationale.
  • Difficulté à gérer des situations où il est nécessaire de lire ou d’écrire (CV, petites annonces, tests d’embauche …) : là aussi je trouve que je m’en sors pas trop mal.
  • Fragilisation psychologique : Pas me concernant, mais peut-être est-ce dû au fait d’avoir toujours été bien soutenu par mes parents, bien entouré par mes copains, sans tabou, sans jamais se sentir jugé…
  • Estime de soi diminuée : Je ne sais pas.

On constate que les dys c’est compliqué et très varié.

Maintenant que je suis adulte, en fin de carrière et faisant le point sur ce que je suis aujourd’hui. Ce qui  a contribué à ce que je suis, est la combinaison de plusieurs facteurs :

L’entourage familial, les potes (je ne me suis jamais senti isolé), unefamille et des potes exeptionnels, des collègues de travail avec qui je me suis généralement bien entendu… Mes potes n’étaient pas les premiers de la classe, ni des fayots et pourtant loin, très loin d’être idiots, dotés d’une intelligence que le système scolaire ne sait pas capter (pas la faute des enseignants mais du système scolaire), dommage on perd des compétences dès l’enfance.  Le fait aussi que depuis l’enfance j’ai toujours été considéré comme une pipelette malgré mes fautes d’élocution, être bavard est une bonne chose pour un dys sauf à l’école (en classe, passe son temps à bavarder, perturber, quand il ne contemple pas le paysage par la fenêtre) sans être un grand extraverti, je n’ai pas été un introverti.

Deux enseignants, l’un en 6è/5è qui un jour m’a dit : si tu ne faisais pas autant de fautes de grammaire, conjugaison, d’orthographe, tu aurais d’excellentes notes de français car tu as beaucoup d’imagination, plus que beaucoup, je sais que tu lis, continue de lire et surtout essaie d’écrire (le plus beau et unique compliment que l’on m’ait fait à l’école, et c’est de là que m’ait venu le goût de l’écriture, tant bien que mal), puis un autre en CET qui a fait le nécessaire pour me faire passer des classes CAP à celles BEP dès le début d’année (Tu n’as rien à faire ici, il faut que tu passes sen BEP). J’ai envie d’en rajouter une troisième, une enseignante dont je n’ai jamais été dans sa classe et qui savait que je n’étais pas l’élève idéal, tout se sait dans une école primaire, et pourtant… Lors des récréations ou à l’extérieur (elle habitait le même quartier) quand je la croisais elle est toujours venu vers moi, me parler, des mots gentils… J’ai toujours ressenti de l’affection de sa part, me sentir aimer par un enseignant, et moi aussi j’ai sympathisé avec elle, j’aimais lui parler… Je la nomme, c’était Mme Rousseau du CE1.

Le sport, j’ai fait du karaté très jeune dans une école très traditionnelle où nous faisions aussi de la méditation, des katas sous la neige (plus le temps était pourri, plus nous étions dehors), puis à 18 ans j’ai fait du Full-contact (boxe américaine appelé aussi kick-boxing) pour en devenir prof quand j’étais adulte, du moto-cross de 14 à 19 ans, et beaucoup joué aux échecs… cela m’a apporté beaucoup, prendre du recul, ne pas stresser, être posé et calme.

Voilà, ce long billet se termine, j’espère vous avoir éclairé sur la diversité des dys, que ce n’est parce que l’on est opposé à l’écriture inclusive que l’on est sexiste, patriarcal, machiste. Désolé, mais c’est un fait ! et je pense que c’est valable pour tous les autres qui ont une dys plus complexe que la mienne et qui n’ont peut-être pas la même possibilité d’expression.

Si j’ai croisé de vrais cons parmi les enseignants je ne leur en veux pas, ils n’étaient pas informés à l’époque sur les dys (moi-même je ne savais pas que j’étais dys), et aujourd’hui, s’ils sont mieux formés, ils font de leur mieux dans un système scolaire qui n’est pas adapté aux différences mais plutôt dans l’uniformité. Il faut rentrer dans le moule.

Si vous avez vous-même un enfant dys, il faut savoir être patient, à l’écoute et ne jamais douter de ses compétences.

Hééé Sima, je suis un magicien ! Que dirais-tu si d’un coup de baguette je t’enlève ta dys ?
Bah… J’aimerais tant lire à haute voix comme d’autres le font et que j’aime écouter… Mais non, ma dys et moi on vit ensemble depuis tant d’années et je pense qu’elle m’a apporté aussi de bonnes choses comme savoir bien m’entourer, vite repérer les gens qui ne m’intéressent pas, j’ai donc rarement été déçu… Non merci, je garde ma dys. je peux comprendre que ce ne soit pas pareille pour d’autres dys.

PS: Moi et mes potes, nous nous disons, que nous nous en sommes pas trop mal sorti.

Pour finir je vous invite à lire l’article « Des essais avec Open-dyslexic » accompagné d’une vidéo que j’ai mise ci-dessous, sur « Restez Curieux« . Cyrille Borne est un enseignant que je suivais déjà sur son blog historique, j’espère qu’il ne m’en voudra pas pour ce que j’ai dit des enseignants.

Cadeau: une chanson de Buzy « Dyslexique ».

Le billet Les aventures de Sima – Dyslexique et autres dys est apparu en premier chez Sima78.

Note(s)

  1. ^ Définition par Cdl#ironème:
    c’est un jeu de mots, mais reposant sur:
    – certaines figures préférentiellement,
    – une vocation poétique & imaginaire,
    – une fréquence, une itération,
    – une prétention de rupture discursive (c’est un anti discours),
    – un horizon de composition d’un autre monde, le monde d’à côté,
    – une certaine retenue pour éviter les gros effets,
    – une recherche d’économie linguistique (on réduit l’ironème à sa plus brève expression).
    Ébauche, épure, esquisse poétique de subversion langagière.
    https://framapiaf.org/@etienne_cdl/2831975
  2. ^ Quand je lis un haïku je ne le ressens pas comme un poème, même si je sais que c’est poétique. Je le ressens comme une photographie artistique, un instantané saisi, un instant d’un présent figé, avec en plus des ressentis de son, de lumière, d’odeur… . Exemple d’un classique de Bashô : Ah ! Le vieil étang, Une grenouille y plonge, Le bruit de l’eau.
  3. ^ Pour exemple je me souviens qu’alors nous avions eu un devoir de trains se déplaçant de gares en gares, sa vitesse, nous venions d’apprendre à calculer la vitesse, le temps… Dès rentré chez-moi j’ai jeté mon cartable au fond de ma chambre, rien à foutre du cahier de texte et des devoirs, et j’ai ouvert une encyclopédie pour connaître la circonférence de la terre au niveau de l’équateur et calculer la vitesse de rotation de notre planète en km sur 24 h, vitesse qui me parut pharamineuse, puis la vitesse de notre planète autour du soleil en un an en km/h. Ça me semblait tellement vertigineux que je suis allé voir mon père avec mes calculs.

Les aventures de Sima – la joie de donner gout a la lecture

goût à la lecture, déc. 2021
goût à la lecture

Les aventures de Sima – la joie de donner goût à la lecture

Houlà, mais mon prochain billet ne devait sortir que mercredi prochain, tant-pis, c’est Noël et je suis content!

Le lendemain de Noël je reçois un coup de fil et…

– Non mais là, Sima, reprend tout depuis le début, sinon personne ne va rien comprendre !
– Ok, je fais donc un « flash-back »

Retour en arrière…

Pour les vacances de cet été nous n’avions pas fait de réservation, l’incertitude à la situation sanitaire, frontières fermées ou pas, bref nous n’avions rien prévu.
finalement les frontières sont ouvertes, juste besoin du pass sanitaire, mais pas de location, pas d’anticipation, rien de prévu.
C’est alors qu’une amie bolivienne m’appelle et me dit :

Sima, je pars pendant cinq semaines en Bolivie avec mes filles, mon appartement est grand et vide, si tu veux tu peux y venir, il y aura juste ma sœur deux jours par semaine qui occupera ma chambre, mais il reste suffisamment de place pour vous, il reste trois chambres de libres.

D’accord, mais est-ce vraiment possible ? Car si nous venons il y aura Ricky avec nous ?

Ouvrons une parenthèse ici : Ricky est notre chat et notre amie a une véritable phobie des chats, s’il y a un chat sur le trottoir elle en change pour ne pas le croiser.

Alors je reprécise :

Es-tu vraiment certaine ? Même avec Ricky?

Oui, l’an passé lorsque nous avions déjeuner ensemble à ta location, c’était la première fois que j’approchais de si près un chat et je l’ai même caressé un peu. Ricky fait partie de vous et il est aussi le bienvenu.

Bref, nous avons passé d’excellentes vacances, et avant de partir je suis passé dans une librairie pour lui acheter un livre que j’ai emballé dans du papier cadeaux et posé en bonne position bien visible sur l’un des meubles du salon.
Il s’agissait de « Neko Café » de Anna Sólyom la traduction française est « Derrière la porte du café des chats ». Je ne vous fais pas le résumé du livre, ce n’est pas le sujet et Iceman l’a très bien fait dans « Littérature – Derrière la porte du café des chats d’Anna Sólyom (2020)« 

Donc quelques mois ont passé et nous en étions donc là quand le lendemain de Noël je reçois un coup de fil :

Salut Sima, meilleurs vœux et patati et patata… (Je ne vais tout de même pas vous retransmettre toute notre discussion mais juste ce qui est lié au titre du billet). Tu sais Sima, je ne lis jamais, pourtant mes sœurs et mon père lisent beaucoup, mais moi jamais et lorsque j’ai découvert ton livre, dans un premier temps je me suis dis que je ne le lirais pas… Puis j’ai lu et relu la carte que tu m’avais glissé dans le livre et qui disait « Tu as caressé Ricky il s’est laissé faire, un contact s’est lié, ce livre peut-être te réconciliera-t-il avec les autres chats et qui sait ? Peut-être en adopteras-tu un ? Bonne lecture ! ». J’ai donc commencé la lecture sans pouvoir m’arrêter jusqu’à la fin, moi qui ne lis jamais et j’ai adoré l’histoire. Cela m’a donné envie de lire d’autres livres et me suis inscrite à la bibliothèque où j’ai emprunté des livres. Si tu as des suggestions, je suis preneuse !

Je lui ai suggéré « Ha llegado el momento de volver a encender las estrellas » qui est la traduction en espagnole de « Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Virginie Grimaldi.

Oui aussi un livre léger, facile à lire, plaisant, une histoire à trois voix, celle de la mère et de ses deux filles…

Méfiez-vous des livres que l’on dit léger, il faut savoir y découvrir la profondeur.

Soit, sa phobie des chats n’est pas totalement résorbée (sauf avec Ricky, bon je me la pète, il est adorable comme son maître, bon il a détruit toute la déco du sapin de Noël qu’il a aussi fait tomber, mais son maître à fait des conneries un peu plus grave dans sa jeunesse, il faut que jeunesse se fasse) alors ce qu’elle m’a dit par téléphone et lui avoir donné goût à la lecture est l’un de mes beaux cadeaux de ce Noël.

Blog – Sima78 et son Bilan 2021 et bonne année

vintage bilan 2021, déc. 2021
vintage bilan 2021

blog – Sima78 et son Bilan 2021 et bonne année !

Ha, j’adore parler de moi à la troisième personne… Cela m’auréole d’un certain prestige.

Comme il est de coutume, je vais faire le bilan sur l’année passée.

Je vais tenter de passer en revu ma « dégooglisation« , où en suis-je vis-à-vis les autres GAFAM, qu’en est-il de la maîtrise de mes données.

Suis-je blanc comme neige dans mon comportement ? Ou y a-t-il des contradictions entre ce que ce que je souhaite être et mon comportement ?

Bilan.

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J’ai profité de changer de serveur pour passer sous Yunohost si au tout début alors que je découvrais les nouveautés j’ai eu quelques soucis pour migrer mon blog depuis mon ancien serveur, là, tout fonctionne normalement… Quelques petits bugs dus à la jeunesse de Yunohost, mais cela me convient et il s’agit vraiment de gogues mineurs.

Le blog est toujours sous Dotclear, j’y suis fidèle. Je suis pour la diversité des CMS, ne pas rentrer dans l’uniformité des blogs.

J’utilise un « template » très peu personnalisé, par paresse ; le moins possible de plugins.
Je n’ai pas d’outil d’analyse, c’est un choix, alors qu’il fût un temps où j’utilisais Piwik.

Depuis septembre, le passage définitif sur le nouveau serveur, je tiens la cadence d’un billet par semaine, ce qui est un exploit. Depuis la thématique a également évolué, je parle moins de logiciel libre, moins de tutoriels. Si je souhaitais à la création de ce blog un espace impersonnel, depuis septembre, un peu avant même, j’ai décidé de le rendre plus personnel, plus intime, un blog qui me ressemble plus… Même si je l’avoue, je ne me lâche pas encore dans mes billets, une certaine pudeur persiste, voire parfois de l’autocensure. Tiens, l’autocensure, une idée pour un prochain billet. Cela dit, je prends tout de même du plaisir à écrire et me suis jamais retrouvé dans l’angoisse de publier à tout prix un billet, je suis assez pragmatique, la semaine où je n’aurais pas de sujet, je ne publierai pas.

Je n’ai pas énormément de commentaires, ce doit être proportionnel au nombre de visiteurs. Là où j’ai le plus de commentaires, c’est dans les indésirables. Mon blog est plus visité par les Bots que par les humains. 🙂 Par contre, étrangement j’ai plus de mails perso concernant mes billets.

Mon serveur – Auto-hébergement

J’avais une vielle machine de récupération qui me servait de serveur sous Debian. Madame Sima en avait assez de l’entendre ronfler à longueur de journée, il faut reconnaître qu’il faisait beaucoup de bruit et même les démontages mensuels pour le dépoussiérer n’avaient plus d’effet. Nous avons investi sur un petit pc, sans ventilateur, disque SSD et qui consomme beaucoup moins. Il est vrai que depuis, nous n’avons plus besoin de monter le volume de la télé pour suivre une émission.
Il est sous Debian avec la couche Yunohost. il héberge ce blog, mon Nextcloud, un pad, un Peertube.

Si mes contacts et mon agenda sont bien auto-hébergés, je n’ai jamais souhaité en faire autant avec la messagerie.
Seul regret, Geneweb que j’utilisais pour la généalogie ne fait pas partie des applications Yunohosts, je vais devoir installer Webtrees en attendant. Je pourrai très bien l’installer à la « mano » mais pas certains que cela soit compatible avec les mises-à-jour de Yunohost et je tiens à garder une certaine cohérence sur mon serveur.

Sima78 – les GAFAM et le web

Les années précédant j’avais déjà publié des billets sur le sujet, ce début d’année 2022 est l’occasion de faire un point.

Smartphone

Toujours sous androïd, j’ai déactivé et/ou enlevé tout ce que j’ai pu. J’utilise F-Droïd et principalement des applications libres.
Il faut dire que j’utilise mon smartphone de façon très basique et j’ai donc besoin de peu d’applications. Il me sert essentiellement à téléphoner, envoyer recevoir des messages sous des formats variés, synchroniser mes contacts et agenda et à me donne l’heure me réveiller le matin aussi.

Les applications :

  • Brave pour la navigation web (oui je sais, ils ne sont pas clairs concernant leur licence).
  • Silence
  • Signal
  • Telegram
  • Element
  • Tusky
  • Tâches
  • Carnet
  • Nextcloud (client)
  • KeePassDX
  • VLC
  • Une calculatrice
  • PDF Viewer
  • Editor (éditeur texte)
  • Sudoku
  • DroidFish

Je n’utilise pas mon téléphone pour les mails car j’ai de nombreuses messageries et n’ai pas envie de les configurer, je me rends compte que ça ne me manque pas.

Passer à LineageOS me tente surtout depuis qu’à Root66.net plusieurs téléphones d’adhérents ont sauté le pas et que ça fonctionne bien. Affaire à suivre.

La nuit je le mets en mode « avion ».

Réseaux sociaux – Communication – Groupes

Je n’ai pas de compte Facebook ni Twitter. Je vais juste sur Mastodon. J’avais un compte dans la framasphère que j’ai laissé mourir.
La majorité de mes contacts et groupes est répartie sur deux réseaux, Signal et Telegram. Ce qui est intéressant c’est qu’une grande partie de ceux arrivés sur Telegram sont des personnes qui ne voyaient que par WhatsApp. Très peu de personnes sur Element, dommage, je trouve que c’est un bon réseau.
Les notifications des groupes, qu’ils soient sur Signal ou Telegram sont désactivées.
Je ne suis pas un addict aux réseaux sociaux, je préfère le mail, Signal, Telegram, Element.

Messagerie

Comme je l’ai dit plus haut, elle n’est pas auto-hébergée.

J’utilise plusieurs adresses mails, par thématiques : la mienne (prénom et nom), celle de Sima78, une pour mes échanges politiques et revendicatives, et quelques autres poubelles (achats, obligation de valider par mail, etc.). Ha j’allais oublier, et celles fournies par mon FAI.

J’utilise comme client Gnome-Evolution, sauf sur l’un des pc sur lequel j’utilise Thunderbird.

J’échange beaucoup plus par mail sur diverses listes que par le biais des réseaux sociaux… Heu, réseau social, je suis que sur Mastodon.

Achats en ligne

C’est ici où le bât blesse.
Si j’essaie généralement de commander directement sur le site de la boutique qui m’intéresse, lorsqu’elle existe, il m’arrive encore de commander chez Amazon ou Ali-express.
J’essaie de limiter mes achats en ligne, je ne vais pas au Drive et pour le quotidien j’achète proche de chez-moi. Les livres je les achète chez un ami libraire proche de chez-moi aussi. Il faut dire que je n’ai pas besoin de faire beaucoup de kilomètres pour trouver la grande partie de ce dont j’ai besoin.

Navigation Web

J’utilise Firefox, comme moteurs de recherches j’ai par défaut Mojeek mais j’aime bien aussi SearX qui est un méta moteur, il m’arrive d’utiliser DuckDuckGo. Dire que je n’utilise jamais Google ce serait mentir, mais j’y vais le moins possible. Je vais aussi sur youtube. Je n’utilise pas Spotify et pas fan non-plus de podcast.

Je me tiens informé des blogs et site que j’aime via leurs flux RSS, non, je ne m’abonne jamais à la lettre d’information, ou très très rarement.

Ce qui m’agace :

  • Les popups qui s’ouvrent en pleine navigation et vous invitent à vous abonner. Je sais trouver tout seul le lien RSS, ou le lien abonnement si j’en ai envie.
  • Les bandeaux pour accepter ou refuser les cookies (certains ont une icône « tout refuser », d’autres il faut faire défiler, il y a ceux qu’il faut cocher cases par case pour tout refuser ou la majorité). Ça c’est vraiment le truc qui me met les nerfs.
  • Les sites où il faut soit payer, ou tout accepter pour y accéder. Je n’y vais tout simplement plus ! Dommage je suivais quelques blogs sur Canalblog, tant pis pour eux.

Cela-dit, je ne suis pas contre le fait de payer quand cela m’intéresse, (exemple : je suis abonné à Médiapart entre autres).

Sima78 et le reste.

Le Taf
Je suis Linux et utilise que des logiciels libres, donc du tout libre, enfin, je l’étais totalement jusqu’à l’arrivée de la COVID. Nous sommes sous Renater mais beaucoup de responsables ont organisé des visioconférences via Zoom, puis ont m’a obligé à avoir un compte Teams alors qu’on s’en est toujours passé avant et on travaillait pas moins bien. Alors que j’utilisais Dolibarr depuis des années pour la gestion et que ça fonctionnait très bien, il y a eu un marché public et j’ai dû installer Citrix pour accéder à la plate-forme de gestion.

Mon smartphone pro est totalement sous Android, pas de F-droid… Il est toujours éteint en dehors de mes heures de travail, tout comme je ne vais jamais sur ma messagerie pro lorsque je ne travaille pas.

Dans mon service il y a certains PC sous Linux, mais je ne donne pas longtemps avant qu’ils passent tous sous Windows.

Au quotidien
Tous nos PC sont sous Linux, sauf celui de mon fils, il n’a pas le choix l’école lui impose certains logiciels propriétaires.
Cela fait déjà longtemps que je ne dépanne plus les amis ou voisin qui ont des problèmes avec leur PC sous Windows. J’avais écrit un billet sur le sujet : Je ne suis pas le gentil gars qui s’y connaît en informatique.

L’associatif
Je suis adhérent à Root66.net, je contribue avec mes modestes connaissances à la promotion du logiciel libre, en tenant des permanences, en faisant des présentations publiques, en participant à des réunions – cinés-débats – forums, en proposant des formations d’initiation à la ligne de commande, etc.
J’y prends vraiment du plaisir et y fait de belles rencontres.

Divers
Mes contributions financières pour l’année 2021 : Wikipédia, La Quadrature du Net, Framasoft, APRIL. Chaque année le nombre de soutiens et les montants varient en fonction de mes moyens, l’année 2021 a été un peu difficile.

Jeux, je ne suis pas gamer, à part les jeux de plateau en famille. Sur PC je n’ai jamais été très gamer à part des jeux FPS, je me fais de temps en temps un AssaultCube contre la machine ou en réseau.

Je pense avoir fait le tour du bilan 2021, je ne suis pas totalement « dé-gafamisé » mais j’avance…

Lecture : Alors que depuis juillet 2016 à fin décembre 2020 je lisais en moyenne presque 3 livres par mois, j’avais fait la moyenne (2,83/mois)… Pour cette année 2021 je n’ai lu que 15 livres, a peine plus de 1 par mois.

Pour cette nouvelle année, je vous ai écrit votre chiffre porte-bonheur! photographiez-le et regardez-le dans un miroir… Je me suis appliqué pour vous!

9679111 à regarder dans un miroir, déc. 2021
9679111 à regarder dans un miroir

Le billet Blog – Sima78 et son Bilan 2021 et bonne année est apparu en premier chez Sima78.

Humeur – Végétaux et noms des plantes

Vertumnus, nov. 2021
Vertumnus

Mangez 5 fruits et légumes par jour.

Un slogan bien connu.

Si le substantif « fruit » est explicite : Organe végétal, issu du développement de l’ovaire fécondé et protégeant la graine issue de l’ovule. Bon on ne va pas rentrer les détails botaniques. Bref, pour faire simple le fruit est le résultat d’une fécondation (le fruit, ce n’est pas la graine).

Mais « légume » c’est vague, il s’agit de parties comestibles d’une plante potagère, mais pas que, ce peut être issu de plantes sauvages et pour être plus vague ont y dénombre des fruits.

Finalement ce que l’on appelle communément « Légumes » sont les végétaux que l’on mange en entrée ou plat de résistance.

Que trouve-t-on parmi les légumes, quelles parties des végétaux mangeons-nous ?

  • Fruits : tomates, courgettes, concombres…
  • Fleurs : chou-fleur, artichauts, brocolis…
  • Tubercules : pommes de terre, patates douces, topinambours…
  • Racines : betteraves, navets, carottes…
  • Bulbes : oignons,
  • Rhizomes : gingembres, maniocs..
  • Feuilles : salades, chicorées…
  • Pétioles : blettes, céleris-côte (quoi que moi je mange du pétiole au limbe).
  • Jeunes pouces : soja, asperges…
  • Germes : noisettes, amandes…
  • Graines : lentilles, haricots secs, petits pois écossés, fèves…

Pour les haricots verts, c’est le fruit et ses graines que vous mangez, pois avec sa gousse c’est idem.

Alors pourquoi le slogan « mangez 5 fruits et légumes » ?

Je trouve plus adéquat « Mangez 5 végétaux« , mais c’est moins fun, moins vendeur.

La mercatique est également au service de vos végétaux.

Ne lisons pas régulièrement : découvrez les légumes anciens, les légumes oubliés.
Pourtant celui qui a un potager connaît toutes ses plantes potagères. Parfois il y a même des plantes que l’on oublie volontairement : au tout début que j’avais un potager j’avais mis un pâtisson, nous avons décrété, moi et Mme Sima, que soit, c’est beau, mais chiant à éplucher et n’apporte pas grand-chose gustativement contrairement à beaucoup d’autres cucurbitacées, nous avons décidé de l’oublier et ne plus en mettre.

L’importance du nom des plantes

Si généralement, le nom français nous définie relativement bien ce que l’on nous vend (nous savons ce qu’est une laitue, un concombre, un poireau, etc.) parfois la variété francisée est accolée pour des questions de goût, de cuisson, de fermeté de chairs, (variés de pomme, de tomates, de patates, d’orange, etc.), les noms normalisés ou vernaculaires peuvent être pratiques mais aussi prêter à confusion.

Endive est le nom vernaculaire connu dans presque toute la France alors que dans le nord son nom vernaculaire est chicon, ce qui a une logique puisqu’il s’agit d’une chicorée (Cichorium).

Les noms vernaculaires (on quitte l’alimentaire pour l’exemple), le sapin de Normandie, des Vosges, de croix, et autres, désignent un seul et même arbre, l’Abies alba les seuls noms communs acceptables à mon sens, et ont l’appelle aussi ainsi, sont le sapin blanc (traduction d’Abies alba) ou sapin pectiné (traduction d’Abies pectinata).

Je ferai peut-être un jour un billet sur la synonymie des noms scientifiques…

Bref, on le voit seul le nom scientifique a un véritable sens, je dis bien scientifique et non latin car tous les noms ne viennent pas du latin, exemple l’arbre (la plaqueminier) d’où vient le fruit, le kaki, se dit Diospyros qui vient du grec et signifie « blé de dieu » ou plus précisément « blé de Zeus »

La confusion des noms commerciaux.

Lorsqu’arrive d’un pays lointain un nouveau produit, il faut lui trouver un nom francisé.
À l’arrivée du fruit de l’attier (Annona squamosa) on lui donna le nom de « pomme cannelle », personnellement je n’ai jamais trouvé le rapport que se soit au goût, à la texture ou autre avec une pomme à la cannelle, maintenant on le trouve assez souvent sous le nom d’annone.

Alors si le nom commun peut porter à confusion parfois il est très utile, si je vous dis : venez manger demain soir, il y aura des boules de phallus impudiques (phallus pour, ne pas dire bites) au menu.

Cela ne vous mettra peut-être pas en bouche, ou vous viendrez plein d’enthousiasme dans l’espoir d’une soirée d’un genre particulier et vous seriez déçus de constater qu’il ne s’agit que de manger des vesses du champignon « Phallus impudicus« .

Là, par exemple, il faut vraiment lui trouver un nom autre que la traduction du latin. 🙂

Mais parfois les noms communs sont trompeurs.

Marrons glacés, il s’agit pourtant de châtaignes… Le marron est la graine du marronnier non comestible alors que la châtaigne est le fruit du châtaignier (oui, la châtaigne est un fruit alors que le marron une graine, des subtilités importantes). Alors pourquoi parler de marron glacés, de marrons chauds ?… Alors qu’il s’agit de châtaignes ?

Si l’on est dans l’imprécision, la confusion des noms communs, évitons l’absurdité !

La palme de l’absurdité des appellations m’a été révélé en lisant le billet « Réflexion – Le végétarisme à toutes les sauces… marketing » de Chez Iceman où il dénonce (entre autres sujets) le « piment végétarien« .

Sous cette appellation, cela sous entend que seul ce piment est végétarien et que les autres ne le seraient pas alors que nous savons tous que tout aliment végétal, est de fait, végétarien!

On voit bien là l’absurdité parfois des noms vernaculaires.

Ce nom vernaculaire « piment végétarien » existe depuis longtemps, donc pas un phénomène de mode, ni marketing (du moins pas à l’époque où le nom est sorti, maintenant, sa tombe bien). Il est issu du piment Antillais Capsicum chinense qui serait originaire du Mexique. Pourquoi je mets le conditionnel ? Je ne suis pas un spécialiste du piment (je connais un peu mieux les ligneux des régions tempérées) et si je sais que la grande majorité des piments vient d’Amérique centrale et du sud, il me semble qu’il en existe des variétés endémiques d’Asie et si wikipédia nous dit qu’il vient du Mexique, le nom latin m’interpelle car lorsque je lis chinense, ou chinensis, ou encore sinensis cela signifie généralement que cela vient de Chine ou d’Asie. Ce n’est pas non plus une vérité absolue, on peut également imaginer que le botaniste qui l’identifie pour la première fois lui donne ce nom parce que cela lui évoque un souvenir de Chine ou d’Asie ?

Pour résumer : le piment végétarien serait donc le nom vernaculaire d’un type variétal ou d’un cultivar du Capsicum chinense mais je n’ai pas trouvé le nom exact de ce piment. S’il s’agit d’un cultivar cela s’écrirait ainsi: Capsicum chinense ‘Piment Végétarien’

La liste des exemples n’est pas exhaustive, mais vous l’aurez compris, il n’est pas facile de nommer un chat, un chat !

Et pour votre santé, mangez cinq végétaux !

Vertumnus de Guiseppe Arcimboldo, nov. 2021
Vertumnus de Guiseppe Arcimboldo

 

Humeur – Evolution et la richesse du logiciel libre

logiciel libre, oct. 2021
logiciel libre

Evolution et la richesse du logiciel libre.

Je suis sous Gnu/Linux depuis longtemps j’avais écrit un billet sur mes débuts pour finir au tout Linux et logiciel libre (Linux ! Et moi, et moi, et moi) que ce soit à titre personnel ou au boulot (bon là, c’est pas tout à fait vrai, depuis le confinement on m’a créé un compte Teams et l’on m’a imposé des visioconférences via Zoom et Teams et depuis juin Citrix pour certains accès). Dans le monde du travail, nous travaillons avec ce que l’on nous impose… Mais en réalité, même au niveau professionnel, avec une volonté politique hiérarchique, je pourrais travailler 100 % sur du libre.

S’il s’agit d’une vision objective me concernant, elle ne l’est pas pour d’autres professions qui nécessitent peut-être certains logiciels propriétaires dont il n’y a pas d’équivalent dans le libre.

Bref, revenons-en à l’évolution et la richesse du logiciel libre.

Les distributions
Si l’on regarde sur la « Time Line » plus bas on constate l’incroyable évolution de Gnu/Linux.  La grande majorité émane de six distributions, la base principale : [1992-1995] Slackware, Debian, Red Hat, Jurix, [fin 1999-2002] Enoch, Arch Linux.
Puis il y a également d’autres bases qui ont fait aussi quelques petits.
Si certaines bases « secondaires » et/ou distributions dérivées de toutes ses bases n’ont pas perdurées,  au final, l’on voit aujourd’hui la diversité des distributions. Il y en a pour tous les goûts, pour des machines à faible ressource ou pas, des spécialisées, des généralistes… Chacun peut trouver le Linux qui lui convient, sans compter sur la diversité des environnements de bureau existants et personnalisables.
Je pense que la « Time Line » n’est pas exhaustive car je n’y ai pas trouvé Drinou que j’ai testé dans les années 90 et qui n’existe plus.

Cliquez sur l’image pour mieux voir.

Time-line Linux, oct. 2021
Time-line Linux

Les applications
Il en va de même, une multitude d’applications dans des domaines très diversifiés. Il se peut qu’une application spécifique à un métier, une fonction, n’existe pas ou qu’il n’y ait pas l’équivalent en logiciel libre. Mais attention aux interventions des soi-disant pro ! Il m’arrive trop souvent dans le cadre professionnel de recevoir des formulaires (.doc) de personnes qui ne souhaitent pas utiliser LibreOffice, car ce sont des pros et il leur faut donc utiliser du logiciel PRO ! Parlons-en des formulaires… Dès que je commence à le remplir tout se barre en couille, des sauts de lignes, de sauts de pages, des cadres qui disparaissent, etc. Il n’en va pas même de document de plusieurs pages ou le sommaire est fait à la bricolo, à la main, et pour peu que le document fût corrigé, complété, les numéros de pages ne correspondent pas… Ce n’est pas d’un logiciel libre ou pro dont ils ont besoin, mais de formation. J’ai aussi entendu : Sima, j’utilise Photoshop pro parce qu’il fait des trucs que Gimp ne fait pas. Moi : ha, et que fais-tu avec Photoshop que Gimp ne fait pas ? Et là il y a généralement un grand silence.

Bref normalement vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour bosser et pour le quotidien, et bien plus. Il m’arrive même d’être confronté à une telle multitude de choix que j’ai du mal à choisir. Par exemple un « player » pour écouter/gérer la musique… depuis un terminal j’ai opté pour Moc mais en mode graphique je n’arrive pas à me décider tant il y en a que j’apprécie.

Pour voir cette richesse, utilisez « Synaptic » pour la gestion des paquets, soit, il n’y a pas que les applications mais aussi librairies etc. Mais justement si par exemple vous utilisez une application de jeux d’échecs, vous y découvrirez des « moteurs » de jeux que vous pourrez ajouter et qui n’ont pas été mis par défaut…
Il y a une véritable richesse au niveau des applications libres.

La véritable richesse des systèmes et logiciels libre serait donc leur multiplicité ?

Non !

La véritable richesse elle est humaine !

Ce sont des individus ! Peut-être, vous, à l’insu de votre plein gré (citation que j’adore :-).

La richesse, ce sont des humains, Il n’y a rien de IA ni de Digital dans le C… Heu là, je dois me reprendre.

Derrière cette multiplicité de distributions, de logiciels, leurs évolutions, il y a des êtres humains.
Des développeurs qui lancent l’essentiel, ceux qui y ajoutent des compléments, ceux qui corrigent les bugs (parfois ce sont les mêmes), les graphistes, les traducteurs, ceux qui remontent les bugs, ceux qui y apportent des suggestions, etc. La majeure partie, pour ne pas dire la quasi-totalité, ce fait bénévolement. Et il y a plein d’autres contributions dont on n’a pas forcément conscience, ceux qui contribuent à la plénitude d’une application.

Je vous donne un exemple, parmi tant d’autres : OpenStreetMap. Lors d’un salon sur le logiciel libre et l’OpenSource je tombe sur leur stand (je ne me souviens pas quand, mais au début des années 2000). Je m’arrête et discute avec eux, ils me font part du projet… Cartographier le monde, l’équivalent de GoogleMap en libre en comptant sur l’intervention d’individus comme sur Wikipédia. Je trouve le projet très ambitieux mais reste perplexe. De retour chez-moi, je tape le lien qu’ils m’ont donné, le nom de ma ville et là je vois un rond point avec quatre axes qui ne vont nulle part, un quartier relié à rien… Je vais sur la préfecture la plus proche, et en dehors des grands axes et quelques rares quartiers inachevés et relié à rien… je me dis : Houuf, il y a du taf et je ne crois pas en ce projet… Et pourtant ! Regardez OpenStreetMap aujourd’hui ! C’est impressionnant ! Dans certaines villes on y trouve des précisions qui ne sont pas dans GoogleMap. Soit, toute la planète n’est pas cartographiée, mais rien qu’en France, c’est impressionnant. Et cela grâce à des humains qui contribuent.

Au-delà des développeurs, traducteurs, etc, il y a aussi la solidarité (dont ces derniers en font partie), la notion d’aider par la diffusion des connaissances ou en pratique par visio, échange de mail, forum ou même in-situ (install party et autres). On le voit par les multitudes de tutoriels (en texte ou en vidéo), dans les LUG (GUL en Français, Groupe d’Utilisateurs Linux), la richesse est aussi dans la solidarité, on le retrouve aussi dans des initiative individuelle, le dernier exemple que j’ai, mais en cherchant vous en trouverez d’autre, est le billet « Je t’aide »de serveur 410.

S’agit-il d’une communauté du logiciel libre ? Cela existe t-il?

Non, je ne le pense pas ! Il s’agit à mon sens, d’une multiplicité de personnes d’origine, de culture, de religion, de politique, différentes qui se retrouvent en fonction de leurs compétences et leurs intérêts sans se soucier de ces différences où le libre est le point de convergence. En tout cas je ne me revendique d’aucune communauté.

L’argent le nerf de la guerre!

Si l’on a vu que tout cela fonctionne et évolu grâce en grande partie au bénévolat, faire un don est source de motivation.

Faire un don aux logiciels que vous utilisez le plus est toujours bienvenue. Il y a aussi des blogueurs qui publient énormément de tutoriels ou proposent des aides, un don est encourageant.
 

Je ne demande rien sur mon blog, c’est simplement que je ne pense pas que mon blog apporte grand-chose à l’évolution du logiciel libre, mes tutoriels me servent souvent de pense-bête.

Faire un don, ok me direz-vous, mais on ne peut pas satisfaire tout le monde.

Chacun selon ses moyens.
Par exemple je donne chaque année à certains de mon choix, puis concernant d’autres applications que j’utilise également et ne pouvant satisfaire tout le monde, je fais tourner en donnant à certains cette année, puis à d’autre l’année suivante, j’essaie de satisfaire sur deux ou trois ans… Puis par le biais de ma cotisation à Root66 je contribue aux dons décidés en assemblée générale.

Faire un petit don est une source de motivation, dans certains cas ça peut même maintenir des emplois.

Humeur – Sentiment de solitude avec GnuPG

René Magritte sima78, janv. 2018
René Magritte sima78

Humeur – Sentiment de solitude avec GnuPG

Je n’envisageais pas écrire un billet sur le sujet. Faire un Tuto sur GnuPG ? Certains en ont fait d’excellents et je ne vois pas ce que je peux y ajouter.

C’est un billet de ChezIceman « Tuto – Le mail sécurisé c’est pas si facile, sauf si… » qui m’a décidé de parler de mon expérience.

J’utilise GnuPG depuis déjà un certain temps.

J’ai plusieurs PC, tous sous linux, j’utilise sur tous GNOME Evolution (bah oui, j’aime bien) comme messagerie sauf sur l’un sur lequel j’utilise Thunderbird, car le pc a moins de ressource et Thunderbird est moins lourd qu’évolution… Me semble-t-il.

Je n’ai aucune expérience sur ordiphone puisque je ne communique pas par mail depuis mon ordiphone, je n’ai donc aucune expérience sur le chiffrement depuis ces appareils. J’ai bien une messagerie configurée dessus, mais elle est dédiée uniquement à recevoir mes log « Logwatch » et « Fail2ban » de mon serveur. Je n’envoie pas de message depuis cette messagerie.

J’ai bien une messagerie sur mon ordiphone professionnel, mais pas chiffrée et uniquement pro… Enfin, j’avais… depuis qu’il est cassé il y a 4 mois ils me l’ont remplacé par un téléphone à clapet, manque de budget, du temporaire paraît-il, entre-temps ils ont payé un ordiphone tout neuf (plus de 400 €) pour qu’une partie de mes équipes vérifient les Pass Sanitaires du public… Mais bon, ça c’est une autre histoire.

Bref, j’utilise GnuPG !

Il y a toujours un début à tout.
Je ne saurais pas dire depuis quand, mais assez tôt, lorsque j’ai découvert GnuPG (début des années 2000), je me suis documenté, créé mes clés, etc.

Wouaa Sima, mais alors tu communiques en chiffré depuis longtemps ! Hola, on se calme.[1]

Au tout début, j’étais donc seul à détenir une paire de clés, personne d’autre dans mon entourage, ce qui ne sert strictement à rien, car il faut au moins être deux pour communiquer en chiffré. Mais le sujet m’intéressait, j’apprenais et signais mes messages même si je savais que personne de l’autre côté pouvais vérifier ma signature… Ça ne servait donc à rien sauf pour ma culture personnelle.

Quand il y a un début, c’est qu’il y a une suite.
Puis j’ai rencontré (On Line) trois blogueurs qui utilisaient GnuPG avec qui j’ai communiqué en chiffré. Enfin, je pouvais tester mes connaissances, mettre en pratique la théorie acquise et j’en étais heureux, je pense que la joie était partagée, il y avait si peu de personnes qui utilisaient GnuPG.

Le hasard de la vie fait que l’on sait perdu de « vue », en fait ils ont arrêté de bloguer et nous n’avons plus communiqué. Puis il y a eu les « Café Vie Privée » (qui ne fonctionnent plus vraiment), j’ai participé à certains, j’en ai organisé dans les Yvelines avec d’autres libristes et dans ce contexte j’ai rencontré d’autres personnes qui communiquaient en chiffré, et des personnes qui s’y intéressaient. Ce qui me fait un peu sourire aujourd’hui, c’est que j’ai connu des personnes avec des discours défendant de façon abrupte la nécessité d’échanger en chiffré, faisant presque culpabiliser ceux qui ne le faisaient pas… Et qui aujourd’hui sont retournés à leurs messageries (FAI) sans chiffrement…
Toujours est-il qu’il a eu une période où j’ai échangé un peu plus en chiffré.

Puis c’est retombé comme un soufflé mal cuit.
Il faut dire qu’utiliser GnuPG, n’est pas si simple, cela demande une certaine rigueur (la rigueur n’est pas ma qualité première), tenir à jour ses clés, les synchroniser, être vigoureux pour le réseau de confiance, etc. Il faut reconnaître que c’est un peu une usine à gaz et je me suis retrouvé un peu seul, je n’ai que de rares personnes dans mon entourage utilisant le chiffrement pour communiquer. Sentiment de solitude !

Démocratisation et retour timide du chiffrement.
Alors bien sûr il y a la médiatisation, mais je pense que la sensibilisation est plutôt liée à l’actualité et aux nouvelles formes de communiquer de façon plus sécurisée : SMS via Silence, réseau Signal, Element, Telegram et autres. Et ce sont, AMHA, ceux qui communiquent via ces applications qui s’intéressent à la messagerie chiffrée, ce qui en fait une continuité et il y a des propositions « grand public » comme Prontomail et autres sauf que la grande majorité de ceux qui l’utilisent n’ont pas une réelle connaissance de ce qu’est une clé privée et clé publique et utilisent donc Prontomail de la façon la plus basique.

Dernièrement j’ai un collègue qui me dit : moi aussi Sima je communique en crypté (hou, ça fait mal aux oreilles), j’utilise Prontomail. Bah non, tu ne communiques pas en chiffré, en tout cas pas avec moi. Il ne faut pas oublier que Protonmail, comme d’autres, est une messagerie qui PERMET de communiquer de façon chiffrée, en cela j’ai vraiment apprécié le tutoriel d’Iceman « Tuto – Le mail sécurisé c’est pas si facile, sauf si… » que je conseille aux utilisateurs de Protonmail.

On va peut-être finir par savoir communiquer par mails chiffrés.

Deux excellents tutoriels GnuPG

Gnu Privacy Guard (GnuPG) Mini Howto (Français)

et l’excellent « Bien démarrer avec GnuPG« 

Précision de dernière minute: alors que le billet était déjà écrit et programmé pour sa publication j’ai souhaité tester l’application OpenPGP-Applet sous ubuntu20.04 pour gérer mes clés depuis une interface graphique. Une application qui par le passé ne m’a jamais convaincu par son fonctionnement hasardeux. Je l’installe, la lance et rien ne se passe, rien ne s’affiche… Pourtant avec un « ps aux » je vois que le processus est lancé, mais rien! Bon, je retourne à mes lignes de commande, mais le chiffrement conviviale pour l’utilisateur lambda n’est pas pour demain.

PS : avertissement pour ceux qui utilisent GnuPG sous Evolution, les pièces jointes ne sont pas chiffrées, il faut préalablement les chiffrer avant envoi.

Note(s)

  1. ^ Oui, ceux qui me lisent, les rares, savent qu’il m’arrive souvent de faire les questions réponses, en plus d’être dyslexique, je dois avoir une pointe de schizophrénie non diagnostiquée, je me sens moins seul devant l’écran 🙂