j’ai perdu la crontab que de je viens de créer

Un ami qui a créé son premier petit script et souhaitait le voir s’exécuter régulièrement et automatiquement m’envoie le sms suivant.

sms reçu:
Je viens de faire crontad -e, enregistré, et j’ai rien dans mon home.
alors j’ai refait crontad -e, tout effacé et modifier /etc/crontab.
ça marche !

Il ne s’agit pas là de refaire un énième tutoriel sur crontab et cron, mais juste donner quelques précisions.

En effet modifier /etc/crontab pour y ajouter ses scripts user fonctionne, mais!…

  1. c’est pas très propre
  2. /etc/crontab est la crontab système
  3. n’est modifiable qu’en root
  4. « crontab -e » permet que chaque user ait sa propre crontab

Quand on lance crontab -e pour la première fois il demande quel éditeur choisir entre nano et vi.

On y apporte les modifications que l’on souhaite, après avoir enregistrer, chaque user (même root) qui a créé une crontab peut la retrouver dans /var/spool/cron/crontabs/[user] sous Debian, mais ce ne doit pas être très différent d’une distribution à une autre, mieux relancer crontab -e.

Bilan sur la méthode d’organisation GTD

La méthode Getting Things Done, le bilan

J’utilise la méthode GTD depuis 2006, 10 ans et trois mois, je pense qu’il est temps d’en faire le bilan. Bien entendu le bilan est d’une objectivité très personnelle puisque chacun s’approprie GTD avec les outils qui lui conviennent. Me concernant, si les outils ont évolué au début, depuis mon denier billet sur le sujet « GTD (Getting Things Done) en pratique« , peu de chose ont changé… Je suis passé de « Evolution » à « Partage » et de « owncloud » à NextCloud ».
J’ai pourtant fait diverses tentatives de modifications, variantes, mais rien à faire, j’en reviens à la base du billet cité plus haut, à part quelques modiques modifications.
L’expérience que j’en tire, les travers dans lesquels il ne faut pas tomber… Voyons la suite…

GTD c’est super! Mais attention au pièges!

A trop vouloir organiser, on risque d’y passer plus de temps qu’à agir!
Je n’utilise pas d’application dédiée à la GTD
Il existe une multitude d’applications (à voir sur Wikipédia, liste non-exhaustive), j’en ai testé quelques-unes. Pour celles qui m’ont paru les mieux adaptées, je me suis retrouvé à les configurer, modifier les tags, ajuster et réajuster les items (contextes), les tâches… J’ai toujours eu le sentiment de passer plus de temps à ajuster au plus près de mes besoins d’organisation qu’à organiser réellement et agir… Bref, j’avais le sentiment de brasser du vent!
J’ai donc rapidement abandonné après avoir testé trois ou quatre applications.

Trop de GTD tue la méthode GTD

Au boulot, je n’utilise pas la méthode GTD du matin au soir, je l’applique généralement de façon partielle.
En effet, si l’on décide d’appliquer la méthode GTD à la lettre, c’est risquer de finir tel un coureur contre la montre, la tête dans le guidon, noyer par les tâches. Car cette méthode traite toutes les informations entrantes avec une priorité égale, les priorités se font ensuite et par contexte. La réalité est autre!
Mais cela ne suffit pas, car elle ne prend pas en compte la créativité, la réflexion, la spontanéité, l’imprévu, l’urgence… Pour y répondre, il faut soit l’intégrer, soit savoir délaisser la méthode GTD, savoir la mettre de côté pour la reprendre plus tard.
Il faut donc savoir poser des priorités! Savoir délaisser un « contexte » en cours pour passer à un autre, voire délaisser la méthode GTD un certain temps.

GTD et le facteur humain

La méthode est strictement organisationnelle, or le facteur humain est primordial. Il est important de prendre le temps de rencontrer les personnes, les collègues. Être à l’écoute, discuter, échanger.
Le facteur humaine c’est aussi s’accorder des pauses.

GTD dans la vie privée

J’ai tenté d’appliquer la méthode GTD dans ma vie privée… Madame Sima s’en tient au calendrier de la poste pour ces RDV, moi mon Nextcloud. GTD dans la vie privée est un échec et s’est tant mieux! Il y a une véritable coupure entre ma vie professionnelle et privée et je n’ai pas envie d’organiser ma vie privée comme celle professionnelle. On s’accommode, moi mon épouse et nos enfants, au mieux, et ça marche très bien comme ça.
GTD pour recentrer, pour ne pas oublier!

Pour conclure.

Si au travail, je ne suis pas la méthode GTD à la lettre, j’y reviens souvent, cela me permet de me recentrer, me recadrer dans les multiples tâches très diversifiées de mon travail. La méthode GTD m’aide aussi à ne pas oublier certaines tâches, même si je leur donne une priorité minime.
Bref!

  • Si vous êtes tête-en-l’air, un peu brouillon (c’est un peu mon cas et je ne souhaite pas changer), c’est une méthode que je vous conseille car vous saurez faire la part des choses en gardant une part de spontanéité.
  • Si vous vous êtes maniaque, pointilleux, vous risquez de vous retrouver submergé de tâches et passer à côté de l’essentiel. Voire même brasser du vent!

Vote électronique et démocratie

Le vote électronique peut-il être démocratique?

Je ne vais pas vous parler sur ce billet de ce que je pense des institutions de la Ve République, ni de la partie technique du système de vote électronique, mais du vote en soit et de ce qui me paraît anti-démocratique dans le vote électronique.

Au-delà des institutions qui encadrent le processus électoral et qui peut aboutir à une pseudo-démocratie, le vote en soit, pour être démocratique, doit pouvoir être contrôlé de bout en bout.

Chaque citoyen doit pouvoir exercer ce contrôle, il doit être à la portée de tout citoyen qui le souhaite, quelles que soient ses convictions, encarté dans un parti ou pas, qu’il ait des connaissances en informatique ou pas.

Bref! Un contrôle accessible à tout le monde!

Le système de scrutin actuel, même s’il subsiste quelques fraudes marginales, le contrôle s’exerce.
Actuellement, chaque citoyen, peut participer à l’organisation des votes, son bon déroulement et au dépouillement, donc au comptage des votes. Chaque parti ayant un candidat peut désigner des assesseurs qui vont vérifier le bon déroulement dans les différents bureaux de vote… Que les bulletins de vote sont bien présents, qu’ils soient d’une épaisseur identique, que les poubelles soient vidées régulièrement, etc.

Soit! Tout cela est d’une certaine lourdeur, mais nécessaire pour une vraie démocratie où chacun, s’il le souhaite, peut participer à ce contrôle.

Dans un système de vote électronique, et allez, soyons fous et imaginons-le totalement sécurisé, inviolable… Soyons encore plus fous, le code est open-source… Qu’on m’explique comment chaque citoyen, chaque assesseur, peut vérifier la véracité du bon déroulement?

Le numérique ne peut pas se substituer au « tout papier »

Et oui, aujourd’hui, le numérique ne peut pas se substituer au « tout papier », au contrôle humain… Demain peut-être, mais pas aujourd’hui!

Si je suis pour les nouvelles technologies, il faut aussi savoir s’en méfier dans certains domaines (le modernisme, l’innovation, le « progrès »). Ils apportent d’excellentes choses, mais pas que… et parfois l’inverse. Il suffit de voir ce que le modernisme, l’innovation, le « progrès » ont apporté dans l’agriculture dans les années 70/80 dont une grande partie est remise en cause aujourd’hui.

Conclusion

Soyons pour le modernisme, l’innovation, le « progrès » pour peu que nous en ayons tous le contrôle. Actuellement, le vote électronique est à mon avis totalement anti-démocratique… Le contrôle sur le vote électronique est impossible au citoyen lambda que nous sommes.

Guillaume Poupard est pour un moratoire sur les machines à voter, c’est déjà une avancée, j’aurai préféré qu’il soit pour l’abrogation. La démocratie c’est quand chaque citoyen qui le souhaite peut excercer son droit de contrôle sans avoir de compétences particulières.

Une recette de cuisine est-elle Open Source

Une recette de cuisine est-elle Open Source

Je suis toujours surpris lorsque je tombe sur un blog de recettes de cuisine et que je vois un copyright, ou un message du genre « Tout le contenu de ce blog est la propriété de… », mais je m’étonne aussi de lire « recette OpenSource »

Posons-nous la question autrement, car si certains décident qu’un bout de code doit être « fermé » (tant pis pour son évolution) d’autres font le choix de l’open source, donc ouvert à tous, pour son évolution tant au niveau des failles qu’à ses options possibles et son évolution, c’est un débat, soit ! La recette de cuisine dès qu’elle est écrite est par définition « Open Source ». La question concernant les recettes de cuisine se pose autrement:

Une recette de cuisine est-elle une œuvre de l’esprit ? ou pas ?

Cela rejoint le concept des tutoriels que nous publions les uns et les autres.

Une recette est une liste d’ingrédients et un procédé linéaire d’exécution. Il s’agit d’une base que l’on adapte chacun selon ses goûts (plus de sel, moins de poivre, une autre épice plutôt que celle proposée…).

Un tutoriel est une liste de commandes linéaires que l’on peut améliorer (sans même parler des commandes complexes où chacun peut y user des subtilités après avoir lu le man, il y a aussi les outils utilisés, l’un met « nano » là où un autre aurait mis « vi », l’un préfère « cat » à « more » et un autre aurait rajouté un « | less »). Bref, chacun les adaptes à sa sauce et en fonction de sa distribution.

Revenons-en à la recette de cuisine. Est-elle une œuvre de l’esprit ?

Tout dépend de la façon dont elle est écrite, d’ailleurs SEB et son Foodle qui avait plagié honteusement nombreux contenus de recettes avec photos de blogueurs, savait qu’il était dans son droit… même si face à la pression des blogueuses, blogueurs culinaires, SEB à fait « machine arrière » il restait inattaquable sur les droits de publication culinaire (copié/collé). Et oui, c’est moche, très moche de se faire de l’argent sur le dos des autres, mais ce n’est pas nouveau… Généralement, les recettes, comme les tutoriels, ne sont pas des œuvres de l’esprit

La différence entre une recette qui n’est pas une œuvre de l’esprit et celle qui l’est!..

Voyons cela… Nous sommes le 21 janvier et c’est le jour où il est de bon ton de manger de la tête de veau à la sauce gribiche, alors profitons de l’occasion pour décrypter.

Deux modes d’écriture pour la sauce gribiche:

Recette de la sauce gribiche, n’étant pas considérée comme une œuvre de l’esprit :

Pour la sauce gribiche
- 3 œufs durs
- 45 cl d'huile de tournesol
- 1 cuil à café de moutarde
- 3 cuil à soupe de vinaigre
- 3 cornichons
- 1 cuil à soupe de câpres
- 1 cuil à soupe de persil haché
- 1 cuil à soupe d'estragon haché
- sel, poivre
Préparation :
1 - Faites cuire les œufs durs.
2 - Écrasez les jaunes d’œuf à la fourchette avec la moutarde. Incorporez le vinaigre et l'huile et fouettez comme pour une mayonnaise. Salez, poivrez.
3 - Incorporez les cornichons et câpres hachés, le persil et l'estragon. Hachez les blancs d’œuf et ajoutez-les.
4 - Réservez au frais.
Cette sauce est parfaite pour les viandes et poissons froids.

Recette de la sauce gribiche qui pourrait être une œuvre de l’esprit, si j’avais la grosse tête de veau.

Allez dans le poulailler et prenez trois œufs fraîchement pondus. Dans une casserole, faites bouillir de l’eau et plongez-y les œufs, laissez-les au moins neuf minutes. Écaillez-les et séparez de chaque œuf le vitellus (jaune) de l’albumen (blanc). Écrasez les jaunes (vitellus) à la fourchette avec une cuillère à café de moutarde et trois cuillères à soupe de vinaigre. Fouettez avec toute l’énergie que vous pouvez donner en y ajoutant peu à peu l’huile comme pour monter une mayonnaise, n’hésitez pas à saler et poivrer à votre goût. Et n’hésitez pas non plus à y mettre de l’huile de coude. Quand la consistance est onctueuse, ajoutez-y trois cornichons finement hachés, une cuillère à soupe de câpres, de persil, d’estragons et les blancs d’œuf que vous aurez également finement hachés. Réservez tout cela au froid dans le meilleur emplacement de votre réfrigérateur jusqu’à l’instant de le servir en accompagnement d’une viande ou d’un poisson froid, excellent en accompagnement d’une tête de veau. N’attendez pas plus de deux jours, même au réfrigérateur, il s’agit de votre santé.

Sur ce dernier texte, je pourrais la prévaloir d’œuvre de l’esprit en cas de copie, même s’il s’agit d’une œuvre littéraire culinaire basique, pour ne pas dire médiocre.
Tout cela pour dire qu’une liste et un procédé ne peuvent pas être considérés comme une œuvre de l’esprit. D’ailleurs, les parfumeurs le savent bien, car un parfum n’est ni plus ni moins qu’une liste d’ingrédients, leurs proportions, le procédé d’intégration et tout cela reste très secret, dans des coffres-forts… Sans doute à tort, un passionné pourrait les perfectionner…
En fait, une œuvre de l’esprit, reste de mon point vue, toujours discutable lorsqu’il s’agit de contenus de blogs car quelle que soit la qualité littéraire il ne s’agit que d’une expression de qualité plus ou moins ingénieuse… et non pas d’une nouvelle, un roman, une poésie, une thèse…

Concernant mon blog
Je vous rassure, il n’y a aucune œuvre de l’esprit ni copyright, à la limite on peut y trouver des œuvres de mauvais esprit… Vous pouvez y pomper tout ce que vous voulez et surtout l’améliorer, je n’invente rien, je n’utilise que des commandes existantes.

Sima78 – Bilan 2016 du Blog, mon smartphone, GAFAM

Je vois ça et là des blogueurs faisant leur bilan de l’année écoulée. C’est en effet une bonne chose et par ce billet j’en fais de même.

Faire le bilan de fin d’année c’est faire le point sur ce que l’on a fait, ce que l’on aurait dû faire, ce qu’il reste à faire. Bref, un état des lieux qui permettra d’établir un début liste des résolutions pour l’année à venir.

Le blog Sima78

14 articles en comptant ce billet pour l’année 2016. A peine plus d’un par mois. C’est peu… Déjà en 2015 j’avais pour ambition d’écrire une rubrique par semaine sur les liens m’ayant particulièrement intéressé, et cela, en plus des autres billets. Cette rubrique n’a tenu que quelques mois.

Je dois trouver la solution pour me dégager du temps et écrire au moins une fois par semaine. Comparer à certains qui publient un, voire plus, au quotidien, 1 article par semaine parait peu, mais c’est énorme pour moi.

Paradoxalement, j’ai plusieurs articles inachevés dans un coin de mon ordinateur, il me suffirait de les terminer et les publier… Je dois travailler là-dessus… Est-ce de la paresse ? Manque de temps ? Sans doute, un peu des deux.
Je ne fais pas de promo particulière de mes articles à part de temps à autres sur le Journal du Hacker quand je sens que cela peut intéresser. Je consulte mon piwik que lorsque j’y vais pour faire une mise à jour, J’envisage le désinstaller.

Beaucoup de mes billets me servent de pense-bête.

12 commentaires, c’est presque rien, je ne vais pas à la chasse aux commentaires et moi-même, je commente rarement les autres blogs.

Une touche positive.
Il y a une fois, lors d’une réunion publique, j’ai rencontré une personne qui m’a dit : « c’est toi sima78, je suis ton blog il est dans mes RSS, j’aime bien! » Je lui répondu avec humour: « Ha c’est donc toi qui lit mon blog !?« . Je ne cache pas que cela m’a fait vraiment plaisir, le monde est petit.

Mes PC

Ils sont tous sous linux (Ubuntu, xubuntu, Debian). Au boulot, j’ai la chance de pouvoir travailler sur le système de mon choix, donc sous linux.
J’avoue, j’ai aussi un Windows ! j’entends déjà: HHhoouu la honte !… Oui je sais, mais c’est la seule solution pour synchroniser mon GPS.

Mon smartphone

Il est sous androïd, il n’y a pas de système d’exploitation libre pour ce modèle et tant qu’il fonctionnera, je n’en changerai pas. J’ai installé f-Droïd, et je ne télécharge que des applications libres. Mon smartphone me sert essentiellement à téléphoner, envoyer des sms, synchroniser (contacts et agenda) avec mon owncloud.
Je n’ai aucune notification sur mon smartphone, je n’ai pas de compte twitter non plus.

G.A.F.A.M. et moi

On l’a vu plus haut, mon téléphone est toujours sous androïd, j’utilise windows pour synchroniser mon GPS… Mais à part ça, où en suis-je de mes habitudes et G.A.F.A.M. (Google Apple Facebook Amazon Microsoft) ?
Mon métamoteur de prédilection est seax.me et comme moteur Qwant. Je ne cache pas qu’il m’arrive exceptionnellement de passer par Google.
j’avais écrit un billet sur le sujet : Google et moi, procédure de divorce entamée

Le fait de ne pas utiliser Google ne signifie pas qu’on évite le pistage par ce dernier, en effet, de nombreux sites utilise Google Analytics et que notre ip est pistée et que donc le parcours et mes centres d’intérêt au fil de mes navigations sont suivis. J’utilise donc de plus en plus Tor.

Lors de mes achats en ligne, j’évite tant que possible Amazon, mais il m’arrive de passer par eux.
J’ai deux comptes FB, l’un pour une activité qui n’a rien à voir avec ce blog et un autre pro pour gérer le FB de mon boulot. J’ai décidé de quitter dès janvier 2017 tous les réseaux sociaux (je suis aussi sur framasphère). Pour gérer le FB de mon boulot j’ai demandé à créer un compte sous pseudo qui n’a pas de lien avec mon adresse mail pro.

Pour finir

Si j’ai moins de temps pour suivre les blogueurs qui publient plus d’un billet par jour, je me désole de voir certains blogs de mes fils RSS tomber à l’abandon avec moins d’un billet par semestre voire plus du tout de billet.
Je pense que la promotion du logiciel libre passe, entre autres, par les blogueurs, leurs réflexions, leurs expériences. J’espère que l’appel à publier sur le thème du logiciel libre fait par Genma sera entendu.

Après le bilan, viendra peut-être un billet sur mes résolutions pour l’année à venir ?

On ne m’y reprendra plus!

Je suis persuadé que parfois on commet l’erreur de vouloir faire fonctionner, à tout prix, un vieux pc. En fin de billet, j’explique pourquoi.

Et oui, quand un collègue vient me voir et me dit : Une voisine m’a donné un vieux ordinateur portable, tu pourrais faire en sorte que je puisse l’utiliser ? Le clavier est « Américain » et la prise de courant aussi…

Alors moi, bon Prince : pour le clavier il suffit de mettre des stickers, la prise un adaptateur, et dessus je t’installe un linux…

Hé oui, je suis bon Prince, mais bon, lire la suite…

Je récupère l’antiquité, et là, je sens déjà que ce ne sera pas simple. J’en ai un, identique, au boulot qui sert de dépannage, et bien qu’il soit chargé au maximum de sa mémoire (4Go) j’ai vraiment « galéré » pour y installer un linux.

Le mystère de ce Dell, car il s’agit de cela, est que je ne sais pas pourquoi certaines distributions échouent à l’installation et que d’autres, pas plus légères, au contraire, s’installent.

Début des méandres des « installs »
Je commence par une « Mint » que j’ai déjà installé sur de vieux PC, pas aussi vieux, mais bon…
Ça s’installe, heureux je fais les mises à jour, reboot, et là je me retrouve sur un écran noir, pas de grub, pas de prompt, pas de console accessible, rien, un écran noir ! Je fais plusieurs tentatives, idem ! J’essaie d’installer d’autres distributions « toutou linux » et autres… Elles échouent toutes à l’installation. J’essaie Debian (c’est la seule distribution que j’avais pu installer sur celui de mon boulot), échec à l’installation. Hé merde !

Petit espoir !
Je regarde les dvd et cd récents qu’il me reste, et là je vois un cd freebsd 10.03 que j’avais testé sur un autre pc, j’essaie, Bingo ! Ça fonctionne super bien !
Là me vient une petite réflexion :
Je « maîtrise » mieux gnu-linux que freebsd (vous aurez remarqué les guillemets), en effet, j’ai testé plusieurs fois les freebsd mais de façon épisodique, sans jamais vraiment chercher à approfondir bien que j’ai toujours été charmé par freebsd. Alors en cas de soucis, saurais-je y répondre ? Cas de conscience !

Dernière chance !
Il me reste un dvd de xubuntu 16.04, j’y crois pas trop car sur celui de mon boulot, à l’époque, la 10.04 avait échoué… Je tente, et ça passe ! Tout tourne bien sous la xubuntu 16.04.
Sauf que ça rame vraiment.

D’où ma réflexion : Je suis persuadé que parfois on commet l’erreur de vouloir faire fonctionner, à tout prix, un vieux pc.
En effet, même si un vieux pc peut tourner sous linux, il faut savoir poser les bonnes questions avant de se lancer.
Pour quel usage ?

Si la réponse est, faire de la bureautique, aller sur internet en toute simplicité, messagerie, retoucher des photos, etc. Cela sous entend pour nombres de personnes (LibreOffice, Firefox, Thundebird, Gimp, etc.), pour la convivialité en grande partie.
Il faut prendre en considération que toutes ces applications ont évoluées et sont beaucoup plus gourmandes en ressources qu’il y a dix ans et que lancer l’une de ces applications va augmenter la lenteur du pc, en lancer plusieurs en simultanées, peut même le « planter ».

Soit, il existe d’autres applications qui peuvent se substituer. Mais seront-elles adaptées à celui qui découvre Linux ? Pas certain !

Je pense donc qu’il faut savoir dire : Ton pc est trop vieux, pour ce que tu souhaites faire, achètes-toi un nouveau pc sans système d’exploitation et installes-y ce que tu souhaites.

On ne m’y reprendra plus… en effet, un tel vieux pc, peut être très bien pour celui qui souhaite utiliser des applications moins courantes mais tout aussi efficaces, découvrir d’autres horizons (MPS-Youtube, Cmus, zathura, etc.) mais je ne pense pas que ce soit fait pour le novice qui souhaite découvrir le monde libre, du moins, pas pour tous les novices.
j’en revendique le statut, « Je ne suis pas le gentil gars qui s’y connaît en informatique.« 

Vie privée – mot de passe – justice (suite)

Privés de vie privée ?

Un lycéen de Dijon est placé sous le status de témoin assisté dans une affaire de fausses alertes à la bombe visant divers lycées parisiens. Son crime ? C’est une bonne question.

De quoi est-il accusé ?

« refus de remettre aux autorités judiciaires ou de mettre en œuvre la convention secrète de déchiffrement d’un moyen de cryptologie », c’est le motif retenu contre ce jeune homme de 18 ans par le juge, malgré l’avis du ministère public, qui avait ouvert une information judiciaire pour d’autres chefs d’accusation, en demandant de plus lourdes sanctions.

Lire la suite de ce billet sur le site de PixelLibre.net « Privés de vie privée ? »

Cet article lie à l’actualité de ce que j’écrivais dans mon billet « Vie privée – mot de passe – justice » en mai 2015. Cet article fait référence à « Art. 434-15-2 du Code pénal« , je mentionnais dans mon billet que La Cour européenne des droits de l’homme reconnaît à toute personne le droit de ne pas participer à sa propre incrimination et donc le droit de ne pas donner ses propres mots de passe.

Je ne suis pas juriste et je ne sais donc pas si cela peut service de recours et si oui, comment… Mais déjà l’intitulé porte à débat « le droit de ne pas participer à sa propre incrimination« , ce qui sous-entend dans les termes, que si l’on ne donne pas les mots de passe de déchiffrement, nous exerçons notre droit à « ne pas participer à sa propre incrimination« , mais si en plus, on est innocent?… Le fait d’exercer ce droit, signifierait-il que nous sommes incriminables?
Il y a matière à débattre.

Je ne suis pas le gentil gars qui s’y connaît en informatique

Aux yeux de beaucoup, je suis le gars qui s’y connaît bien en informatique… Ce qui sous-entend: Windows n’a pas de secret pour lui. Cela s’est amplifié depuis que je suis sous linux (une quinzaine d’années tout de même).

Alors des voisins, des amis, des amis d’amis me font, ou pour être plus précis, me faisaient les demandes du genre :

  • Je ne comprends pas, je clique et ça ne répond pas! Tu peux venir voir d’où ça vient ?
  • Tout était planté, j’ai tout formaté, tu peux venir me réinstaller mon Windows ?
  • Je viens d’acheter une imprimante et ça ne marche pas ?
  • Je ne comprends pas pourquoi mon ordinateur rame tant…
  • Je viens d’installer un logiciel et j’ai plein de fenêtres qui s’ouvrent…

La liste n’est pas exhaustive.

Moi qui a fait le choix d’être sous linux, voilà que par amitié, je me substituais aux services onlines microsoft et autres logiciels propriétaires.
Moi qui adhère à un LUG pour promouvoir les distributions et logiciels libres, je faisais la promotion indirecte des logiciels propriétaires, et de m’entendre dire par ceux que j’avais dépannés: « Windows c’est facile, c’est convivial, ça marche bien… »

Alors un jour, j’ai dit, STOP !!!…

Je ne suis pas le bon copain ou bon voisin qui dit oui et qui s’y connaît en informatique !

Ceci dit, il arrive encore que l’on vienne me solliciter pour dépanner un pc sous windows, alors je précise :

  • Je n’y connais rien à windows et consort, je ne sais plus, j’ai tout oublié! Pire !… Je ne souhaite pas réapprendre !

Ceci dit, je suis bon prince et je vous donne quelques conseils qui vous seront précieux:

  • Dès que vous avez un problème, appelez le service online, le vrai, celui qui est écrit sur la licence du logiciel ou du système qui vous pose problème… Il existe une licence qui a un prix, alors il faut l’utiliser… Ah, vous ne l’avez plus et c’est un logiciel téléchargé… Et bien tant pis, assumez vos choix !
  • Lorsque vous souhaitez installer un logiciel, mettez son équivalent Libre en téléchargeant depuis le site officiel.
  • Mieux, passez au tout libre (linux, bsd…)

Pour ma part, si vous êtes sous Windows ou autres OS propriétaires, je ne peux rien pour vous.

Contrairement à l’idée reçue, le fait d’utiliser linux ne fait pas de moi le gars qui s’y connaît bien, au contraire, je suis un éternel débutant dont je revendique le statut !