Rando – Chaussures et chaussettes

Rando – Chaussures et chaussettes

Je ne vais pas ici vous parler de marque et vous comprendrez pourquoi. Juste quelques critères vous permettant de bien choisir vos chaussures de randonnées pour profiter pleinement de l’activité tout en protégeant vos pieds. Je resterai un peu plus vague concernant les chaussettes qui ont pourtant aussi leur importance.

Je m’adresse plutôt à ceux qui souhaitent faire de la randonnée ou débutent dans cette activité. Ceux qui ont l’habitude de la randonnée savent comment choisir. Donc plutôt des conseils pour la randonnée loisirs lambda sur du plat ou en moyenne montagne en période estivale.

Les modèles

Il en existe un nombre incroyable, des montantes, des basses et des sandales. Il y en a pour tous les goûts à tous les prix. On va partir du principe que l’on recherche une paire polyvalente, les randonnées d’été et les sorties de maintien. Ne pas hésiter à faire de nombreux essais en magasin sur les différents modèles, bon, vous allez emmerder le vendeur en lui faisant sortir une multitude de boîtes mais c’est important… Et si vous hésitez, n’achetez pas, quitte à y retourner plus tard.

Par la suite vous saurez vers quelles modèles vous orienter.

Avant tout

Un critère que je trouve important et qui est pourtant absent des descriptions des chaussures de randonnées est  « à quel marcheur convient-elle ? » Avez-vous une marche neutre/universelle, pronatrice ou supinatrice ? Ceux qui font du running, running/trail trouveront cette précision fournie par certaines marques sur certains de leurs modèles. Pour les autres activités sportives dont la randonnée cette précision est absente (je ne l’ai pas trouvé) alors qu’elle me paraît essentielle, c’est même à mon sens la première chose qui devrait apparaître sur les critères d’une paire de chaussures.
Une paire de chaussure n’est jamais neutre sur votre façon de marcher, elle peut corriger ou amplifier votre façon de marcher c’est donc vraiment dommage que de devoir se passer de cette information.
Si cette donnée serait précisée sur chaque modèle cela permettrait à chacun d’exclure certains modèles pour se concentrer sur ceux qui lui sont le mieux adaptés. Peut-être que toutes les chaussures de randonnées sont adaptées aux marcheurs neutres, ce serait bien de le préciser.
Mais bon, se sera au petit bonheur la chance !

Prenez soin de vos pieds, si l’on fait souvent attention à son apparence (visage, coupe de cheveux, etc.) on néglige parfois nos pieds qui pourtant nous portent depuis nos premiers pas. En cas de doute, consulter un podologue peut être une bonne chose, en fonction de l’usure de vos chaussures il pourra vous proposer des semelles pour pieds pronateurs ou supinateurs.

Montantes ou basses ?

Ce qu’on appelle hauteur de tige.
N’écoutez pas ceux qui ont des convictions toute faite : tel type de randonnée il faut tel hauteur de tige, etc. J’ai connu ça dans ma jeunesse ceux qui ne voyaient pour la randonnée que l’usage de la « Galibier Super Guide », désolé mais pas pour moi, le temps de les faire à mon pied aurait été trop long si ce n’est mon pied que se serait fait à la chaussure.
Alors voyons ça plus sereinement.

Il y a la théorie

  • Pour les marches longues avec forts dénivelés, rocailleux, montagne ou moyenne montagne des tiges hautes sur des chaussures plus ou moins rigides.
  • Pour des marches longues sur terrain variés, voir moyenne montagne… Tiges moyennes à hautes.
  • Pour la petite randonnée à faible dénivelé se serait plutôt les tiges basses à moyennes.
  • En plein été, sous le cagnard les randonnées sur terrains plats ou faibles dénivelés il y a les sandales.

Il existe donc des théories toutes faites qui peuvent être une première piste de prospection. Mais…

La théorie c’est bien, mais la pratique ce sera vous !
On va voir que les critères de choix sont multiples et que la théorie n’est pas forcément adéquate.
Je connais des randonneurs qui sont des inconditionnels de la sandale que ce soit sur plat ou montagne, ça met à mal la théorie et certaines personnes ne supportent pas les tiges hautes
Par ailleurs je ne vois pas ce qu’apporte de plus une moyenne tige par rapport une basse tige, si ce n’est le confort.

Le confort :

  • Il y a le confort qui j’ai envie d’appeler « bien-être » dans quel type de chaussures vous vous sentez le mieux (tige haute, moyenne, basse, sandale). Ça a son importance ! Dans tous les cas vous devrez essayer plusieurs modèles pour le ressenti. Concernant les tiges hautes soyez très attentif là où peuvent survenir les frottements en fonction du modèle, de votre morphologie (cheville forte ou mince, etc.). Pour les tiges moyennes aussi soyez attentif, (frottement ou pas sous l’os de la cheville, l’arrière du pied, etc.).
  • Le confort « pratique » (les petits cailloux, brindilles, etc.) qui rentre dans la chaussure, ce confort est proportionnel à la hauteur de la tige. Haute, peu de chance d’avoir des intrus, moyenne ça arrivera occasionnellement, basse les intrus sont un peu plus nombreux, sandale ça arrive plus souvent… Rien de dramatique, c’est un choix de compromis avec ce petit désagrément.
  • Le confort « matériel« , le poids, plus la chaussure est haute et plus elle pèse lourd (théoriquement en fonction des matériaux de fabrication). Le choix des matérieux de fabrication (niveau d’imperméabilité), respirantes, semelles traitées antibactériens sont des plus à prendre en compte en fonction de votre budget.
  • Fragilité physique, certaines personnes se « tordent » la cheville facilement. Et quand cela arrive, vous êtes certains que cela va se reproduire plusieurs fois lors de la randonnée. Dans ce cas une tige haute sur des chaussures rigides me semble le mieux appropriée.

Si vous pensez rencontrer beaucoup de pluie, de boue, une tige haute, ou la tige moyenne peut être un bon compromis.

C’est sur votre ressenti lors des essayages, en les lassant et marchant dans le magasin que vous choisirez celles dans lesquelles vous vous sentez le mieux. N’hésitez pas à les plier les tordre légèrement pour voir leurs points de souplesse et de rigidité (ne les abîmez pas non plus).

Personnel (je ne suis pas médecin ni kiné) je n’ai pas de fragilité de cheville (même s’il m’est arrivé de me la tordre, ce n’est pas habituel), j’opte pour des chaussures basses, laissant la cheville libre. Je pense que cela va fortifier et tonifier la multitude de petits muscles de mes chevilles, comme lorsque suite à un accident votre kiné vous fait faire des séances de rééducations sur une « planche ronde d’équilibre ». C’est un choix très personnel et je peux très bien changer d’avis à l’avenir.

Avec l’expérience vous corrigerez ou pas pour votre prochain choix.

L’imperméabilité.

L’imperméabilité absolue n’existe pas, ou si, les bottes en caoutchouc (c’est ce que portent généralement les FARC dans la forêt tropicale), mais ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour le confort et respiration des pieds.

Cela dit il ne faut pas négliger ce critère.

En dehors des sandales où vous aurez les pieds rapidement mouillés mais qui sécheront plus rapidement aussi. Le niveau d’imperméabilité de vos chaussures permettra d’empêcher l’intrusion d’humidité de la rosée, crachats, flaque d’eau et limitera celle des pluies.

Oui, lors de fortes pluies ça finira par rentrer plus ou moins rapidement… Si vous êtes comme moi (short et chaussures basses) par ruissellement le long des chevilles, sinon au mieux par le laçage de vos lacets… et les matières étant respirantes ont un échange qui exclue, de fait, l’étanchéité absolue.

Cela dit, ne négligez pas ce paramètre si vous optez pour des chaussures et pour vous en convaincre je vous propose d’aller vous promener à la rosée dans une prairie avec des chaussures pas du tout imperméabilisées puis avec des chaussures d’un niveau moyen d’imperméabilité, la différence est grande !

Choisissez un critère d’imperméabilité correcte. Ne faites pas confiance aux pubs « 100 % étanche », l’eau peut aussi suinter par les coutures, surtout à la longue, sauf bottes en caoutchoucs, mais bon !

Les matériaux

Je ne vais pas m’étendre car en fonction de matériaux la facture peut très vite monter en flèche (Gore-Tex, Outdry, etc). S’agissant d’une première paire de chaussures, est-ce que l’activité vous plaira ou pas, allez-vous continuer ? Mieux vaut prendre des chaussures à un prix raisonnable tout en étant bien appropriées.

Mon exemple : lorsque j’ai décidé de reprendre la randonnée l’année dernière, je sais que j’aime cette activité mais n’étais pas persuadé de pouvoir la pratiquer dans la durée à cause de soucis de santé (mon dos). J’ai opté pour des chaussures tige basse, respirante, imperméabilisées mais pas de Gore-Tex ni Outdry (donc le risque qu’elles prennent l’eau plus rapidement que d’autres), crampons gomme tendre et profonde… achetées moins de 50 € et j’ai vu que le prix a baissé dernièrement. J’en ai été entièrement satisfait pour le prix, lors de pluie quelques taches d’humidité sur les chaussettes au niveau des pliures de la chaussure, mais rien de dramatique. Une usure peut être un peu rapide et surtout vous pouvez mettre le nez dedans elles ne sentent rien !

Par contre un an et demi avant, j’avais acheté pour des balades en forêt l’hiver des tiges hautes, le premier prix d’une chaîne de magasins de sport qui fabrique sa propre marque et quelle déception les chaussures sentaient immédiatement des pieds, une horreur, alors que je suis quelqu’un qui transpire peu, je m’en suis débarrassé rapidement.
Donc pour une première paire de chaussures de randonnée l’on peut trouver des chaussures correctes à des prix très raisonnables. Si vous continuez la pratique de la rando, vous pourrez investir un peu plus lors du renouvellement, mon cas actuel.

La taille

Essayez avec vos chaussettes de randonnée et choisissez une pointure au-dessus de votre pointure habituelle.
En fonction de la morphologie du pied (étroit ou large) vous constaterez que certains modèles convient mieux que d’autres à votre pied, ne focalisez pas sur l’aspect visuel (celle-ci sont plus jolies que les autres) mais vraiment sur votre confort.

Entretien et usage

  • Ne jamais mettre dans la machine à laver, ni les savonner et frotter. Si elles sont pleines de boue, les laisser sécher et les frapper l’une contre l’autre pour décoller la boue.
  • Les utiliser que pour les longues balades et randonnées.
  • Les faire à votre pied et votre marche avant de partir en randonnée avec (des balades de plus d’une heure) ne pas partir avec des chaussures neuves.
  • Ne pas les mettre au quotidien pensant les faire à votre pied car l’empreinte intérieure de votre chaussure à votre pied ne sera pas la même que lors de longues marches, risque d’ampoules.

Je pense avoir le tour…

Les chaussettes

Si vous partez pour une longue randonnée vous aurez une paire au pied et peut-être deux ou trois dans votre sac.
N’hésitez pas sur la qualité, la hauteur de la chaussette dépendra de la hauteur de la tige de vos chaussures. Si vous êtes bien avec des chaussettes hautes même avec des chaussures basses, c’est votre confort qui prime.

Il existe une multitude chaussettes de randonnées, utilisant des tiges basses, personnellement j’utilise des chaussettes plutôt « running » et non spécifiques randonnée sans couture.

Par exemple j’ai quatre paires de chaussettes traitées antibactérien, bonne tenue au pied et très peu transpirante. Qui sèche très rapidement après lavage. Ça vaut tout de même cher la paire, je les garde donc seulement pour mes randonnées sur plusieurs jours.
Pour mes balades d’une journée ou demi-journée j’en ai d’autres de bonne qualité mais moins cher.

Si vous avez des problèmes de circulation sanguine il existe des chaussettes adaptées, ne pas hésiter à demander conseil à votre médecin ou médecin du sport.
Vous avez un immense choix au rayon sport.
Il existe des chaussettes pieds droit et pieds gauche, j’en ai une paire et n’ai pas ressenti une véritable différence avec les autres, mais bon.

J’en ai fini.

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Rando – Le bivouac peur et appréhension

Rando – Le bivouac peur et appréhension.

Pour le randonneur il y a souvent la peur ou l’appréhension, du bivouac, souvent de la première soirée, la première nuit d’une série.
Hé Sima, mais tu n’as pas peur qu’un cinglé t’attaque quand tu dors seul dans la montagne ?

Ce n’est pas la première fois que j’entends cette question ?

Si j’étais sans-abri à devoir dormir sur un carton au-dessus d’une bouche d’aération du métro, sous un porche, sur un banc dans un parc au milieu d’une ville, il y a un tel dénuement que l’on peut se faire agresser pour des chaussures, un duvet… la vie est très rude et violente pour les sans-abri. Ce n’est pas mon cas. En bivouac les cas d’agression sont quasi nuls.

Je peux avoir de l’appréhension, mais je n’ai jamais eu peur de dormir seul, par contre il m’est arrivé d’avoir eu peur à un moment lors de mes randonnées (certains chiens).

Avant donc de parler « Bivouac » je vais essayer de faire le point sur la peur et l’appréhension. Il s’agit d’émotions tout à fait normales et c’est d’ailleurs ce qui permet de faire face aux imprévus au mieux possible tant que l’on ne cède pas à la panique, rester maître de soi.

La peur panique, anecdote.

Ça ne m’est jamais arrivé, mais j’en ai été témoin, je n’ai pas de solution ou de réponse à apporter, je vous donne un exemple :

Lors, non pas d’une randonnée, mais d’une sortie en voiture où nous avions décidé de dormir à côté d’un lac, nous étions neuf. Moi, madame Sima, nos quatre enfants, un ami et ses deux enfants. Nous avions trois canadiennes deux places face au lac, pas une habitation à des kilomètres à la ronde, un magnifique panorama. Mme Sima dormait avec deux de nos enfants moi avec les deux autres et notre ami avec ses deux enfants. Au milieu de la nuit je suis réveillé par des pas rapides autour des tentes je sors et vois notre ami paniqué, un couteau à la main… Je lui demande ce qui se passe, il me dit c’est bizarre, comme s’il y a quelque chose de pas normale. J’essaie de le rassurer, il n’y a rien, personne, tu peux dormir tranquille. Au bout d’un moment il retourne se coucher et on en discute le lendemain matin. Il me dit qu’il n’a pas fermé l’œil de la nuit. Qu’au début il y avait des bruits de branches, feuilles, le vent… il n’était pas rassuré et d’un seul coup plus de vent plus de bruit un silence absolu et là il a été pris de panique… Je lui ai dit que cela arrive même en forêt où d’un seul coup le vent s’arrête et le sentiment que même les animaux et toute vie s’arrête de bouger pour laisser place au silence, ça arrive. Il m’a dit plus jamais tu me feras dormi sous une tente sauf en camping.

Face à cette forme de peur panique je n’ai pas de réponse à apporter, je ne suis pas psy, mais je l’apparente à une forme de phobie, comme la phobie des araignées, serpent souris et autres…

La peur.

Définition : État affectif plus ou moins durable, pouvant débuter par un choc émotif, fait d’appréhension (pouvant aller jusqu’à l’angoisse) et de trouble (pouvant se manifester physiquement par la pâleur, le tremblement, la paralysie, une activité désordonnée notamment), qui accompagne la prise de conscience ou la représentation d’une menace ou d’un danger réel ou imaginaire.

La peur est une émotion qui se manifeste en réponse à une menace perçue, réelle, imaginaire, une menace inattendue ou inédite.
Si l’on garde le contrôle de soi, que l’on ne cède pas à la panique, la peur ne dure que le temps de la surprise, le temps de trouver le comportement à adopter, une fois la supposée menace passée. L’expression : « Je me suis fait une grosse frayeur. » Signifie que vous vous êtes sortie d’une situation inattendue en agissant au mieux par improvisation ou expérience. Sur l’instant à aucun moment vous n’avez réellement pensé à la peur mais plutôt le moyen de vous sortir de cette situation par exemple rencontre avec un chien agressif, le lot du randonneur.

L’appréhension

Qui dérive du verbe appréhender : Saisir quelque chose par l’entendement, la pensée : Appréhender la complexité du réel.
Appréhension de quelque chose est le fait d’appréhender, d’envisager avec inquiétude une chose imminente. La crainte, l’inquiétude ne signifient pas la peur c’est plutôt une sorte d’anticipation à des éventualités, une façon de s’y préparer le cas échéant.
Il s’agit d’un sentiment d’appréhension ; crainte, inquiétude de quelque chose, mais aussi un état cognitif (de quelqu’un qui comprend).
Étymologie : du latin apprehensio, lui-même dérivé de prehendo signifiant prendre.

Pour exemple je vous relate une appréhension lors de ma randonnée « Rando – GR de Pays du Val d’Allier » lorsque j’ai bivouaqué dans le parc du château.

Le lieu est sympa, belle pelouse, tables de pique-nique, point d’eau, très tranquille à la sortie du village… Le parc n’est pas clos donc accessible à tous facilement ainsi que son parking en contre-bas.

Mes appréhensions :

  • Voir débarquer en pleine nuit un groupe d’adolescents pour s’amuser, écouter de la musique, rigoler autour des tables, le lieu est accueillant… Bref, jeune, c’est l’endroit où moi et mes potes aurions aimé aller.
  • Que le parking soit un lieu de rendez-vous amoureux (ce qui n’est pas bruyant en soit), ou pour des ébats sexuels plus complexes entre adultes comme il en existe ou que de jeunes adultes viennent écouter de la musique sur leur enceintes de voiture et se distraire.

Je me dis que s’il s’agit d’adolescents ou jeunes adultes, étant donné que ma tente va interpeller j’irai me présenter, dire ce que je fais, pourquoi je suis là et les laisser en paix, surtout ne pas faire le moraliste ou le flic… Que jeunesse se passe. S’il s’agit d’amourette ou jeux sexuels, prendre mon mal en patience et attendre que ça se passe.
Il n’y a donc aucune peur, juste l’éventualité d’avoir une nuit courte alors que je suis fatigué, mais bon, je ferai avec.

Finalement, s’il y a bien eu une voiture sur le parking, elle n’est pas restée longtemps et ma nuit n’a été perturbée qu’un court instant par les cris d’une chouette effraie.

Bivouac, première nuit.

Après votre première marche vous décidez d’un lieu où vous poser, parce que vous êtes fatigué et/ou le lieu vous plaît. C’est dans ce coin que vous allez dormir ! Vous explorez les alentours pour choisir le meilleur lieu où planter votre tente, ou votre tarp ou dormir à la belle étoile selon votre choix.

Ça y est vous avez trouvé, ce sera là ! Quelle que soit l’heure, tôt dans l’après-midi ou un peu plus tard, une fois le lieu choisi arrivent les questions et appréhensions : Je vais mal dormir ou peut-être pas du tout, me réveiller fatigué et courbaturé… Qu’est-ce que je vais foutre jusqu’au moment d’aller me coucher ? Pourquoi je suis venu m’emmerder ici ? Je vais me faire chier ! POURQUOI ?

C’est normal, vous venez de rompre avec vos soirées quotidiennes, votre literie confortable habituelle, peut-être avec la chaleur réconfortante de votre compagnon ou compagne… Mais peut-être aussi avec ses ronflements 🙂

Une fois que tout cela est posé, vous êtes là, il est temps de passer à autre chose, vous créer de nouvelles habitudes, peut-être sous forme de rituels.

Je vous raconte ce que je fais, chacun trouvera sa façon de faire en fonction de sa personnalité.
Je pars du principe que vous ne devez pas planter votre tente ou tarp dans l’urgence pour vous mettre à l’abri d’intempéries. On dit qu’il fait beau et tout va bien !

Ce que je fais, ça ne vaut que pour moi, mais vous pouvez vous en inspirer.

  1. Je décide de m’arrêter en un lieu, je choisis l’endroit où je vais mettre ma tente (je reviendrai plus bas sur le sujet).
  2. Une fois le lieu où je vais planter ma tente, j’y pose mon sac et je continue d’arpenter aux alentours, pour vérifier si je ne trouve pas mieux.
  3. Mon choix est définitif, je ne plante pas tout de suite la tente, j’enlève mes chaussures et chaussettes et mets mes claquettes (oui, j’aime bien marcher en claquettes).
  4. Je profite de ce qui m’entoure en explorant autour, paysage, flore, prends des photos, si l’occasion se présente je fais de la cueillette pour améliorer mon dîner (baies de sureaux pour mon dessert, jeunes pousses d’épicéa pour un thé avant de me coucher, etc.).
  5. Je monte ma tente avant que la rosée arrive et par temps très sec avant la nuit et prépare mon couchage, c’est assez rapide.
  6. Je me pose, sors mon carnet et y décris ma journée passée. J’utilise à crayon à papier car en cas de forte humidité l’encre bave, pas le crayon à papier qui se taille facilement avec un couteau.
  7. Je dîne au crépuscule, fais ma vaisselle, ma toilette, prends peut-être des photos et profite des alentours… Une boisson chaude et une séance de méditation 15 ~ 20 minutes avant d’aller me coucher.
  8. Ensuite je prends ma liseuse, je lis, puis dors…

Voilà un extrait de ce que je peux faire le soir en bivouac.

L’endroit où bivouaquer.

Ça y est, vous vous arrêtez là ! Par dépit car vous êtes fatigué ou par choix, le lieu vous plaît.

  • Commencez par explorer attentivement le lieu et ses alentours.
  • Trouvez un endroit bien plat, le moins caillouteux possible, évitez les nids de fourmis rouges.
  • Regardez les traces animales, si vous voyez une bauge à sangliers ou du terrain retourné par eux ou autres trace d’animaux, mettez-vous à l’écart de quelques dizaines de mètres.
  • À découvert ou sous les bois ? Parfois vous n’avez pas le choix, par exemple sur un immense plateau à découvert ou en fonction de votre altitude en montagne, au-dessus de l’étage subalpin vous êtes dans les alpages ou encore plus haut (nival) généralement que de la roche. Mais si vous avez le choix, une clairière au milieu des bois ou un plateau en lisière de bois… Je vous conseille de choisir les sous-bois ça vous évitera de vous réveiller avec votre tente trempée de rosée ou ça limitera l’humidité de votre tente, car même essuyée elle ne fait plus le même poids à porter. La forêt protège assez bien de la rosée.
  • Évitez les terrains clos au risque que cela déplaise au propriétaire ou de vous réveiller entouré de bétails.

Bref, ne pas hésiter à prendre son temps pour bien choisir où l’on va piquer sa tente ou sa tarp.

Savoir improviser

On peut aussi avoir de mauvaises surprises : je me souviens lors d’une randonnée dans les Pyrénées où j’avais prévu le passage par un abri de montagne non gardé signalé ouvert dans les guides. J’arrive et vois qu’il est habité, en fait un berger se l’était approprié occupant tout l’espace, comme s’il s’agissait de sa maison et un chien m’empêche de rentrer. Le Berger arrive, je lui demande s’il s’agit bien de l’abri « untel » et pensant qu’il va dire oui et qu’il va me laisser un coin… Il me répond : non, c’est en face bien plus bas. Je sais qu’il n’y a rien plus bas et ce n’est pas mon chemin. Je lui fais savoir qu’il ne faut pas me prendre pour un con sans pour autant chercher les histoires : Je sais lire une carte, mais ce n’est pas grave, je vais continuer mon chemin, profitez bien du bien commun ! Au revoir ! Et j’ai bivouaqué à quelques kilomètres de là. Si l’on rencontre généralement des gens sympathiques on peut tomber aussi sur des cons qui pensent que la montagne leur appartient et que le randonneur est un intrus. Ne pas se formaliser et improviser.

Bivouac et animaux sauvages.

Il faut savoir qu’un bivouac, tente ou tard, dans un espace naturel va déconcerter la faune, va l’intriguer. Elle va donc généralement s’en méfier, s’en détourner.

D’ailleurs les photographes animaliers le savent bien et lorsque qu’ils décident de mettre un abri pour planque photographique, ils l’installent et la laisse sur place plusieurs jours le temps que la faune s’y habitue avant d’y planquer et prendre des photos.

Précisions.

Je n’ai jamais bivouaqué en Alaska, dans la toundra ou les pays nordiques ni dans la savane, mon expérience se limite aux pays ouest et sud européens. Si j’ai dormi à la belle étoile très jeunes lors de mes voyages en itinérant avec mes parents, j’insistais pour dormir dehors alors qu’eux dormaient dans le camping-car je ne dormais jamais seul, notre chien un berger allemand dormait à mes côtés et je me souviens que certaines nuits il lui arrivait de se lever soudainement et grogner tout doucement… Je me redressais, suivais son regard et essayais de voir ce qu’il pouvait sentir ou percevoir, et moi je ne percevais que l’obscurité, le silence et aucune odeur particulière, je l’enviais. Il lui est même arrivé de répondre à l’appel des loups (en Castille ou Galice, je ne me souviens plus) là je l’engueulait pour qu’il me laisse dormir (de très bons souvenirs d’enfance). Du coup les loups ne m’ont jamais fait peur.

Je n’ai pas d’expérience avec les ours, quand je bivouaquais dans les Pyrénées (parfois à la belle étoile) j’avais la vingtaine (ça remonte à loin) et le nombre d’ours se comptait sur les doigts d’une main. Les Pyrénées ce sera pour 2024, j’ai d’autres projets en attendant.

Conclusion.

Vous n’avez rien à craindre de vos nuits en bivouac au contraire profitez de vous retrouver avec vous-même, la nature, les paysages… Le lâché prise. Et même si vous aurez des bivouacs moins agréables que d’autres (obliger de piquer votre tente à l’arrache sous le vent et la pluie pour vous mettre à l’abri) ce ne sera qu’occasionnel et vous laissera de bons souvenir malgré tout. Ce billet n’est basé que sur ma modeste expérience, libre à vous de vous en inspirer ou pas mais en tout cas vous créerez vos propres expériences et c’est ce qui compte !

Que vous bivouaquez seul ou en groupe, vous en apprendrez beaucoup sur vous-même et la nature, en groupe vous aurez de franches rigolades. Vous vous habituerez très rapidement au bivouac et aurez les bons réflexes en cas d’intempérie et il y a de grande chance que lorsque vous serrez chez-vous, cela vous manquera.

Prenez du plaisir!

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Rando – Bras de forêt

Logo rando, mai 2022
Logo rando

Rando – Bras de forêt

Même si je n’en parle pas, depuis septembre j’ai fait des randonnées de quelques heures et là, j’avais envie de vous parler d’un bras de forêt que j’ai fait le 17 octobre.

Il s’agit d’un bras de forêt coincé au Nord par une voie ferrée et au Sud par une nationale, la largeur oscille entre 510 m et 200 m, la longueur d’Est en Ouest est de presque 5 000 m.
Ce bras de forêt est juste à l’un des bouts de la rue (à l’Est) où j’ai vécu mon enfance. Ce n’est pas là où nous jouions avec mes amis, celle de nos escapades est à 600 m au sud, bien plus étendue, immense, avec étangs, dénivelés, mares…

Alors pourquoi parler de ce bras de forêt ?

Parce qu’elle est méconnue, à un côté un peu sauvage et le restera car le lieu est mal déservie.

La particularité de ce bras de forêt.

Elle a un aspect assez sauvage, on y croise personne (pas de joggeurs, cyclistes, promeneurs…). Ou c’est très exceptionnel. À la limite, sur la partie Ouest (donc à l’Est de ma rue d’enfance), quelques personnes de la rue où j’habitais et qui viennent y promener leur chien, mais ne s’enfonce pas bien loin dans cette forêt. On peut y croiser un ou deux cueilleurs de champignons (il y en a plein, des champignons, pas des cueilleurs, hein!). Mon père y allait au moins une fois par jour (il faut dire que c’était à soixante-dix mètres de chez-nous), promener notre chien et y ramasser des champignons, des noisettes, des châtaignes…

C’est dans ce bras de forêt que j’ai vu pour la première fois des chevreuils et sangliers.

Pourquoi personne y va ?

La partie Ouest de cette forêt est longé par un mur historique et classé sauf une brèche au bout de la rue où j’ai vécu. Cette brèche c’est transformé en ouverture officielle de 1,50 m de large. Donc en dehors de ceux du quartier proche, personne ne connaît cette entrée et pas de place pour garer des véhicules à proximité.

Au Sud-Ouest de ce bras de forêt, lorsque l’on quitte la nationale pour rentrer dans notre ville la bretelle passe devant un accès forestier assez large, encore faut-il le voir, y stationner son véhicule, on peut y mettre deux à trois véhicules et c’est mal agencé. Donc personne ne s’y arrête et certainement ne le voit.

Donc comme au Nord il y a les voies ferrées et au Sud la route nationale reste l’extrême Est, à plus de 5 km, un tronçon de départementale à la sortie de la ville voisine. Là il y a un accotement qui permet de garer une dizaine de véhicules… Mais pourquoi se garer là alors qu’en faisant 3 km de plus vous trouverez plein de stationnement mieux organisés pour vous promener dans une forêt bien plus étendue avec des chemins et parcours tracés, des étangs, aires de pique-niques, etc. ? Les piétons de la ville Est ont peu de distance pour s’y rendre, mais n’y vont pas. Il faut dire que la ville est riche en parcs.

Dans cette partie Est il y a de nombreux jardins ouvriers historiques avec des cabanes fabriquées de récupérations (tôles, plastiques, cartons, etc). Et si, il y a quelques années ces cabanes de jardins étaient de vraies cabanes de jardin, aujourd’hui nombre d’entre elles sont de devenues des logis de fortunes pour des personnes n’aillant pas trouvé d’autres solutions. Et ça, ça fait peur au promeneur lambda. Allez savoir pourquoi !

Végétation dense, oct. 2022
Végétation dense

Un tronçon de forêt sauvage.

Non, pas si sauvage que ça, il est géré par l’ONF et je trouve que c’est même très bien géré. Les coupes sont faites sur de petites parcelles et aussitôt replantées. Je trouve que c’est assez bien fait ! Dans les replantages on y trouve les espèces attendues (chênes, châtaigniers, hêtres, etc.) mais aussi des espèces pionnières (bouleaux, noisetiers, etc.). Bref, une gestion intelligente qui se confond dans le biotope au bout de peu années.

Coupe ONF, oct. 2022
Coupe ONF

Pas si sauvage

On y trouve quelques axes larges pour les véhicules de l’ONF, pour le reste c’est très étroit.
On y trouve des vies aussi…
On y croise rarement quelqu’un pourtant lors de ma randonnée, au centre de cette forêt, en dehors de tout sentier, je suis passé à une trentaine de mètres d’un campement. Quelques tentes, toutes fermées, les gens sont partis taffer ou se chercher de quoi subsister (il faut vraiment quitter les sentiers pour tomber dessus). Soit une marginalisation choisie et c’est tant mieux, soit imposée et c’est dramatique (en ville il y a des gens qui ont un travail qui pourtant n’ont d’autre choix que vivre dans leur voiture). Dans l’image ci-dessous on y aperçoit l’une des tentes

Tente derrière les bouleaux, oct. 2022
Tente derrière les bouleaux

Forêt fermée mais avec quelques perspectives.

Vue dégagée, oct. 2022
Vue dégagée

En dehors des quelques chemins ONF qui ont une largeur d’environ 2,50m les autres sont de petites sentes étroites. Où se fixe votre regard, il est immédiatement coupé par une végétation dense.

Chemin Etroit 01, oct. 2022
Chemin Etroit 01
Chemin étroit 02, oct. 2022
Chemin étroit 02
Chemin Etroit 03, oct. 2022
Chemin Etroit 03

Mais au bout de quelques kilomètres vous pouvez bénéficier de quelques rares vues panoramiques intéressantes, elles passent au-dessus des voies ferrées en contre-bas.

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Rando – Liste de matériel Pays du Val d’Allier

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Rando – Liste de matériel Pays du Val d’Allier

Voici la liste de matériel apporté lors de la randonnée dans le Pays du Val d’Allier. Il s’agit d’une liste pour une randonnée initialement de 4 jours en totale autonomie.
Il s’agit d’une liste de matériels pour une randonnée de reprise, une randonnée test, qui sera donc revue lors de mes prochaines randonnées.
Elle inclut l’alimentation détaillée, les repas de chaque jour.

Je donne également la « recette » de mon petit déjeuner.

Avant tout : j’ai prévu 4 repas complets (petit déjeuner, déjeuner et dîner) plus en-cas du matin et de l’après-midi. On constate déjà qu’il y a un petit déjeuner en trop puisque je déjeune avant de partir et un dîner en trop car il est prévu que je dîne à mon point d’arrivée. Pour le midi j’ai vraiment prévu trop, d’autant plus que je ne suis plus un gros mangeur.

En quoi consiste mes repas ?

  • Un petit-déjeuner
  • En-cas du matin
  • Déjeuner
  • En-cas d’après-midi
  • Dîner

Le sachet petit-déjeuner contient : un mélange de 40 g de flocons d’avoine complet, 10 g de raisins secs, 10 g de cranberry, 5 g de sucre. J’y ajoute l’eau chaude, un sachet de lait en poudre (5 g).
Ensuite je mange une barre de céréales 20 g et fini par me faire un café chaud (3 g café en poudre).
Je mange aussi 2 abricots secs qui ne sont pas dans le sachet.

sachet petit déjeuner, juil. 2022
sachet petit déjeuner

En en-cas j’avais préparé 2 abricots secs et une barre de céréales par en-cas. Je n’ai pas eu de coup de fringale et seulement 2 abricots le matin et une barre de céréales l’après-midi m’ont suffi.

Repas du midi je privilégie le repas froid, pain, morceau de chorizo ou saucisson, tranche de jambon, fromage, 2 abricots.

Le soir quelques cacahuètes, repas chaud assez riche, deux abricots.

Précision, le coupe-vent du matin rejoint très vite le sac-à-dos. Il s’agit d’un coup-vent anti-transpirant prévu pour la course à pied, on ne sue pas dedans.

Liste :

Description Q Poids U Poids T
Portage      
Sac-à-dos 55L + 10 1 1750 1750
sac poubelle 1 25 25
Total     1725
Abri      
Tente 1P 1 909 909
Total     909
Couchage      
Duvet 1 1670 1670
Matelas gonflable 1 535 535
Sac à viande 1 160 160
Total     2365
Vêtements      
Polaire 1 318 318
Veste de pluie 1 240 240
Pantalon de pluie 1 188 188
Tee-shirt 1 144 144
Tee-shirt manches longues 1 175 175
Boxer 1 56 56
Chaussettes 3 34 102
Total     1223
Extra      
Liseuse 1 200 200
Porte-cartes 1 58 58
Boussole 1 40 40
Pince à linge 2 5 10
Frontale 1 84 84
Piles de rechange 3 12 36
Briquet 1 10 10
Allumettes 1 7 7
Calepin 14X9 cm 1 33 33
Crayon 1 5 5
Stylo 1 4 4
Carte d’Identité 1 5 5
CB 1 5 5
Carte Vitale 1 5 5
Ficelle (7m) 1 18 18
Cartes 2 93 186
Total     706
Cuisine      
Réchaud 1 29 29
Gaz 2 100 200
Coupe-vent 1 190 190
Gamelles 1 187 187
Couteau 1 92 92
Fourchettes/Cuillière 1 26 26
Gourdes (vides) 2 174 348
Total     1072
Hygiène      
Savon 1 15 15
Lingettes micro fibre 30X30 2 18 36
Brosse à dent 1 10 10
Papier Toilette 1 68 68
Serviette micro fibre 1 100 100
Total     229
Èlectronique      
Téléphone 1 178 178
Chargeur 1 65 65
Batterie de recharge 1 221 221
Chargeur solaire 1 288 288
Montre 1 28 28
Appareil photo Lumix 1 300 300
Total     1080
Pharmacie (Contient) 1 353 353
Compresse non tissée 5X5 cm 1    
Compresse 7,5X7,5 cm 1    
Compresse oculaire 1    
Lingette alcool 4    
Pansement 72X19mm 10    
Pansement papillon 2    
Pansement articulaire 2    
Pansement 56X19mm 4    
Pansement anti-ampoule 6    
Ruban adhésif 1,25cmX5m 1    
Paire de ciseaux 1    
Pince à écharges 1    
Couverture de survie 210X140cm 1    
Pince à tique 1    
Désinfectant eau 10    
Anti-inflamatoire (perso) 6    
Ésoméprazole (perso) 6    
Crème solaire 50% 1    
Total     353
Popote      
Divers      
Pain 5 cérales & 5 graines 1 500 500
Saucisson Auvergne 1 250 250
Chorizo 1 225 225
Fromage (vieux Cantal) 1 500 500
Jambon d’Auvergne 6 12 72
Eau 2 1000 2000
Cachuètes (sachet) 1 52 52
Petits-déjeuner      
Sachet petit-déjeuner 4 95 380
Abricots secs 8 16 128
Déjeuner      
Pioché dans « Divers »      
Dîner      
Pâte bolognaise (Lyo) 1 179 179
Tortilla au bœuf épicé (ration) 1 90 90
Semoule céréales (pour 2 repas) 1 205 205
En-cas      
Barre céréales 8 20 160
Abricot secs 32 16 512
Total     5253
Sur soi      
Débardeur 1 109 109
Coupe-vent (rejoint sac-à-dos) 1 134 134
Boxer 1 56 56
Pantalon-short 1 338 338
Paire de chaussettes 1 34 34
Paire de chaussures 1 1027 1027
Chapeau 1 81 81
Lunettes de soleil 1 137 137
Paire de bâtons de marche 1 420 420
Lunettes de lecture + étui 1 137 137
Total     2363
Totaux      
Portage     9662
Nourriture     5253
Total portage     14965
Sur soi     2363
Totalité     17328

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Rando – GR de Pays du Val d’Allier

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Rando – GR de Pays du Val d’Allier – Boucle n°4 Aux marches du Cézallier.
Intro

Il s’agit d’une boucle donnée pour quatre jours de randonnées. Il s’agissait d’un test (voir si mon problème de pied perdure ou pas) une sorte d’entraînement (vérifier mon état physique après un état sédentaire depuis de nombreuses années), d’ajustement de matériel : je fais avec ce qu’il me reste (quelques matériels fonctionnels mais pas forcément les plus légers actuellement) et d’autres que j’ai achetés dernièrement.

Récit en plusieurs points :

  • Journal
    • J-1
    • 1er jour
    • 2e jour
    • Moment de réflexion à Blesle
    • Conclusion
  • Améliorations
  • Conseils
  • Infos

Journal

Jour J-1

J’ai une grande appréhension, ce qui n’est pas un trait de mon caractère. La crainte d’avoir mal à mon pied, mes maux de dos qui resurgiraient, une condition physique que je surestimerais (alors que j’ai conscience que je n’ai plus vingt ans)… La peur de devoir arrêter dès les premières heures et constater que je ne pourrais plus faire de randonnées sur plusieurs jours, ce que je prendrais comme un véritable échec puisque j’y crois et j’ai investi ce que j’ai pu dans du matériel (tente, matelas, sac-à-dos).

Alors que le sac était prêt, je le vide totalement et le refais en supprimant encore ce que je peux pour l’alléger encore, ça se joue sur de tout petits détails, mais bon…

Avec mes deux gourdes pleines, je suis à plus de 15kg. C’est lourd, mais bon, je pars du principe qu’il faut bien commencer par quelque chose pour voir comment l’améliorer par la suite.

1er jour :

Suite à un incident à mon arrivée en fin de cette étape, mon téléphone est resté en plein soleil j’ai eu le message suivant : votre appareil est en surchauffe, toutes les applications ont été arrêtées. J’ai donc perdu le tracé OSM, je l’ai refait à la main avec une petite partie assez aléatoire lorsque je suis passé par la Table de Montcelet, le parcours que j’ai pris en quittant le sentier, pour en rejoindre un autre n’existe pas sur la carte OSM, mas ça ne change pas grand-chose, environ 1km avec un beau dénivelé.

partie-01 - Auvergne, juil. 2022
partie-01 – Auvergne

Départ 7h30. Au moment de partir, je sens tout de suite que le porte-cartes va m’emmerder, je n’ai pas envi de l’accrocher au cou (je ne veux pas d’un truc qui pendouille), ni la tenir à la main (j’ai mes bâtons de marche), je la glisse sous la ceinture ventrale du sac-à-dos (je sais qu’elle glissera), bref, ça va me faire chier, je le sens tout de suite.
Première montée en sortant de Ardes, j’entends toutes les coutures du sac neuf travailler, ça se met en place. J’arrive à Poudain, j’ai fait 1,6km, je sors la carte dont j’ai besoin et qui est plié sur la partie de mon itinéraire et la glisse dans ma poche latérale de mon short. Le porte-cartes avec la carte don je n’ai pas besoin pour l’instant termine dans mon sac à dos. C’est la solution qui me conviendra tout le long.

À Augnat, alors que je dois tourner à gauche je poursuis pour compléter l’une de mes gourdes au cimetière, ça me fait un petit détour mais rien de bien méchant. Je passe Madriat, Collanges, j’espère faire ma pause déjeuner le long la Couze d’Ardes. Je ne trouve pas d’endroit sympa pour m’installer alors je me pose à l’ombre d’un arbre, pas top, j’aurai aimé une pierre, une souche ou un muret où poser mon cul, du coup je vais déjeuner debout (pain au 5 céréales, 1 tranche de jambon d’Auvergne, un morceau de saucisson d’Auvergne, un morceau de cantal et deux abricots secs) et je me réconforte en me disant que je prendrais un café assis à la terrasse d’un bar au prochain village.

Auvergne-rando 01, juil. 2022
Auvergne-rando 01

Je fais le bilan de cette matinée plutôt positive, je n’ai pas mal aux pieds, j’ai bien avancé, supporte bien la charge. Juste une bonne douleur derrière l’épaule droite, quand je remets mon sac-à-dos je détends légèrement la bretelle droite et ressers ma ventrale, j’ai l’impression que c’est mieux équilibrer. Je sais qu’avec un sac neuf, je devrais modifier plusieurs fois les réglages jusqu’à trouver le bon et sais que les réglages que l’on fait à la maison ne valent pas grand-chose surtout avec un sac neuf que l’on découvre.

Alors que j’ai déjeuné debout, je ne fais pas 100 m que je passe devant un banc bien placé à l’ombre où j’aurai pu déjeuner plus paisiblement, ça m’a fait sourire… Je passerai devant deux autres avant d’arriver à St-Germain-Lembron. Là, comme promis, je me pose à une terrasse et prends un café, fait remplir une des gourdes.

Là, je commets une erreur, alors que j’étais persuadé avoir entamé qu’une gourde, ma seconde gourde est presque vide.

Je repars donc avec 1 litre et une gourde presque vide sans le savoir.
Avant de partir je regarde ma carte et ne vois pas où planter ma tente avant Vichel. Je vois qu’en quittant le GR sur la droite à la sortie de Vichel il y a un petit sentier qui longe un ru, il y aura peut-être un coin sympa à côté du ru ? Il me reste environ 4 km pour m’y rendre.

Auvergne-rando 02, juil. 2022
Auvergne-rando 02

Mauvaise surprise ! Le ru est à sec et inaccessible au fond un fossé d’environ 5m sur ma droite et sur ma gauche la friche et les bois sont pentus et également inaccessibles tant la végétation est dense.

Je décide de couper sur la gauche pour rejoindre le GR qui se trouve à 900 m au Sud-Est à vol d’oiseau, en passant par la Table de Montcelet, mais la sente qui y mène est très sinueuse, très étroite, monte jusqu’à la Table et redescend de l’autre côté au sud de la Table. J’avance assez péniblement et ça change des sentiers bien fléchés.

Je croise une fourmilière, je n’en ai jamais vu d’aussi haute, environ 80 cm de haut, il faut dire que dans cette végétation aussi dense elle est protégée de toute intempérie. Le temps de la prendre en photo j’ai des fourmis partout jusqu’à mi-mollet, ce ne sont pas des fourmis rouges, ne piquent pas certaines s’accrochent bien par leurs mandibules mais ne font pas mal, elles n’ont que leur nombre comme défense.

Auvergne-rando 03, juil. 2022
Auvergne-rando 03

Plus loin, sur ma gauche je vois un tout petit endroit plat, où ma tente pourrais tout juste tenir entre arbres et broussailles. La vue n’est pas idyllique, pas dégagée, elle est vite coupée à très courte distance par la végétation, mais finalement l’idée de dormir dans un endroit si sauvage, si abandonné ne me déplais pas. Je pose mon sac et fais le bilan et c’est là que je constate que soit, j’ai bu dans la gourde que j’ai rempli au bar et qu’il reste un fond, mais découvre que l’autre aussi est presque vide. Je n’ai pas assez d’eau pour boire, cuisiner ce soir et demain matin !

Je regarde ma carte et me dit qu’il y a des endroits sympas un peu plus haut que St-Gervazy où mettre ma tente, je remplirai mes gourdes au passage de St-Gervazy.

Je continue la sente jusqu’à rejoindre le GR et arrive sur le plateau qui surplombe St-Gervasy, l’endroit est idyllique pour un bivouac, l’embarras du choix d’emplacement avec des vues magnifiques, mais mon souci c’est l’eau. Je descends donc sur St-Gervazy, une descente très pentue mais surtout pleine de pierres instables qui roulent sous les pieds, je manque de tomber plusieurs fois et fini par tomber, rien de grave, par contre dans cette descente où l’on cherche constamment à se retenir, freiner des pieds, je me fais une ampoule à chaque pied. Je pense que cette gravière c’est créé par la multitude d’orages qu’il y a eux ses dernières semaines.

J’arrive à St-Gervazy, je vois que le château qui fait aussi Musée est ouvert, qui dit musée, dit toilettes publics, de quoi remplir mes gourdes. Le musée et le château sont gérés par une association, j’y rencontre le trésorier, qui me remplit aimablement mes gourdes. En lui montrant ma carte, Je lui demande confirmation concernant l’endroit que j’ai repéré pour bivouaquer.
Il me dit : pas besoin d’aller si loin, si vous êtes parti avant 8h demain matin vous pouvez vous installer dans le parc derrière le château ! Super sympa, il me montre un robinet caché dans un recoin extérieur du château où je pourrais remplir mes gourdes le lendemain matin. Bref, je peux donc aussi me laver le soir et le lendemain, le grand luxe !
Quand tout le monde est parti, j’ai le parc pour moi tout seul vers 18h30, je prépare le dîner et mange à une table de pique-nique du parc, je monte ma tente, j’écris, je lis, fais le tour du château, j’ai l’impression d’être le châtelain qui vérifie que tout est en bon ordre.

Auvergne-rando 04, juil. 2022
Auvergne-rando 04

À 22h, je me couche. Je suis réveillé à 3h30 par le chant d’une chouette effraie, si l’on peut appeler ça un chant, ça crie, ça crache, ça roucoule, ça crie beaucoup et surtout très fort, elle n’est pas loin dans les arbres derrière ma tente, ça s’arrête une demi-heure plus tard et je me rendors.

  • 23,72 km
  • 550 ↑
  • 665 ↓
  • 1215 mètres de dénivelés.

2ᵉ jour

Ce sera mon dernier jour, mais je ne le sais pas encore.

partie-02, juil. 2022
partie-02

Réveillé à 5h30, je petit-déjeune, fais ma toilette, regroupe tout mon matériel. J’attends un peu car la tente condense un peu, pas dans l’habitable, mais sur l’intérieur de la toile ext., j’essuie ce que je peux, au bout d’un moment je décide de tout plier, ranger. Je réajuste mon sac, redescends d’un cran la partie dorsale. Je mets mon sac, ça porte mieux sur les hanches mais ce n’est pas encore ça.

7h30 je pars. J’ai du dénivelé pour la journée, mes ampoules me font mal, mais c’est supportable au  bout de trente minutes je n’y pense plus.

La montée vers le Parc naturel régional des volcans d’Auvergne, juste après Segonzat, me rappelle la présence de mes ampoules. Je me dis qu’à ce rythme-là, je serai ce soir à Blesle il y a un camping au sud où j’aurais le temps de prendre soin de moi (je n’avais pas prévu de passage par le camping, mais ça me fera vraiment du bien), d’autant plus que j’ai un jour d’avance, à ce rythme je boucle en trois jours.

Auvergne-rando 05, juil. 2022
Auvergne-rando 05

La descente vers La Roche, est en grande partie faire de roches et les orages y ont déposés une sorte alluvion, le sentiment d’avoir des micros billes sous les chaussures, c’est hyper glissant. Manque de tomber plusieurs fois et finis par chuter. J’ai un petit bout de peau qui est arraché et pendouille de ma main gauche, ça saigne un peu, mais pas bien grave. Par contre à force de me retenir et freiner des pieds et bâtons… Ça s’est amplifié côté pied droit, je sens qu’il y a du liquide qui coule, mon pied colle à la chaussette qui colle à la chaussure, là, sa pique vraiment.

À La Roche je me pose, désinfecte ma main et mets un pansement, je n’ose pas enlever ma chaussure de crainte d’empirer les choses, je vais continuer comme ça jusqu’à Blesle. Je réajuste mon sac un abaissant encore d’un cran le réglage dorsal, c’est presque parfait dans l’équilibre bretelles/hanches.

Je repars. Je passe Flora Haut, Flora bas, puis Sanson, j’ai fait attention dans les descentes, mais après Sanson une descente aussi glissante que celle où je suis tombé dernièrement. Comme l’on dit : jamais deux sans trois ! Je refais une chute, je suis tombé sur le côté, le pansement de la main s’est enlevé, un petit hématome au coude et des éraflures au genou et bras gauches mais rien de grave. Par contre mon pied droit me fait souffrir, je descends au ralenti. Arrivé en bas je me rends compte que la vitre de mon smartphone s’est cassé dans la chute, il fonctionne toujours, le tactile aussi.

Je cherche mes lunettes de lecture et me rends compte que j’ai dû les perdre dans ma chute !

Bien que je n’aie jamais croisé ni vu personne depuis le début, je cache mon sac et remonte à la recherche de mes lunettes.
Ne les trouvant pas je refais toute la montée, toujours rien, je redescends, contrarié par cette perte…
Et c’est dans la redescente que je les retrouve, ouf ! Je suis passé à côté sans les voir la première fois.

Auvergne-rando 06, juil. 2022
Auvergne-rando 06

Je déjeune sur un petit pont au-dessus du ruisseau de Zouze.

En me relevant, j’ai vraiment mal au pied…

Je regarde ma carte et me dit que je vais abandonner à Larian, mon pied droit ne me mènera pas à Blesle.
Je quitte le GR pour suivre la D5 en direction de Larian, presque arrivé la douleur est redevenu supportable, je regarde la carte, me dis qu’en suivant la rivière L’Alagnon il n’y a presque pas de dénivelé et que la douleur sera supportable jusqu’à Blesle.
Mais au bout d’un kilomètre la douleur s’est ravivée, je marche lentement, pour la première fois je n’ai plus de plaisir à marché.

À Brugeilles, je décide d’arrêter, à ce rythme il me faudrait au moins 2h30 pour arriver à Blesle.
Il n’y a pas de réseau et ne me sens pas de marcher encore plusieurs heures. Je rencontre une personne sympathique qui me dépose en voiture à Blesle.

  • 16,87 km
  • 677 ↑
  • 668 ↓
  • 1345 mètres de dénivelés.

Moment de réflexion à Blesle.

Il ne me reste qu’une étape. Vais-je jusqu’au camping et termine demain ? Mon pied sera-t-il suffisamment rétabli après une nuit de repos ? Je n’y crois pas… Non, j’arrête là !
Mon gendre viendra me chercher à 17h30, il est 14h30 j’apprécie une bière bien fraîche à la terrasse d’un café, je visite un peu cette ville magnifique, retourne à la terrasse prendre cette fois un café en attendant que le l’on vienne me chercher.

Conclusion

Je ne suis pas déçu, au contraire, je suis assez content car physiquement je me sens plutôt bien, pas de douleurs articulaires, ni musculaires. Ma douleur derrière l’épaule s’est atténué avec les ajustements de mon sac-à-dos, j’ai bien supporté la charge trop lourde de mon sac. Les douleurs aux pieds ne sont liées qu’à des ampoule et non aux soucis qui m’a fait tant souffrir ces derniers mois.

Je ne prends pas cet abandon comme un échec, d’autant plus que sans les ampoules aux pieds je bouclais en trois jours au lieu de quatre tout en ayant pris le temps de faire des poses, prendre des photos. Je ne ferai pas la randonnée de 5 jours prévue à la suite (je la prévois pour septembre) car mes ampoules ne seront pas totalement soignées, je reste motivé pour faire d’autres randonnées et ai déjà plein d’idées.

Si vous aimez la solitude vous serez servi, je n’y ai croisé personne.

En tout :

  • 40,59 km
  • 1227 ↑
  • 1330 ↓
  • 2560 mètres de dénivelés.

Améliorations

  • Voir pour de meilleures chaussures, j’ai le premier prix de chez Merrell, mais bon, j’ai fait avec les moyens que j’avais.
  • Pas besoin de piles de rechange pour ma frontale sur moins de six jours.
  • Une seule bouteille de gaz suffit.
  • Si j’ai bien calculé pour les petits-déjeuners, dîners et en-cas, J’ai vu un trop pour le déjeuner du midi, j’aurai pu réduire de moitié.
  • Ma gamelle est un peu grande pour une seule personne.
  • Le porte-carte ne sert à rien.
  • Sur 5 jours, mieux vaut apporter une batterie de recharge plutôt que le panneau solaire.
  • Tente : à voir, faut-il prendre l’habitable que je ne trouve pas pratique entrer/sortir surtout la nuit si vous avez bu trop d’eau avant de vous coucher et devez uriner ? La toile seule en tarp me paraît aussi très bien et plus pratique, à tester.
  • La boussole ne me paraît pas utile dans ce genre de randonnées, mais si je n’avais pas retrouvé mes lunettes la loupe qu’elle contient m’aurait été précieuse.
  • Voir pour un duvet plus léger.

Conseils

Certaines fontaines sont à sec, d’autres, la majorité sont indiquées « eau non potable » (est-ce vrai ? On sait que parfois c’est mis pour que les gens ne remplissent pas de bidons, et ça dégage de toute responsabilité la municipalité). 2 litres d’eau c’est bien d’autant plus qu’il y a certains tronçons en plein cagnard.

Endroits vraiment sympa pour bivouaquer que j’ai croisés :

  • Juste au sommet de la première montées après Poudain, un tout petit plateau très sympa.
  • Entre Vichel et St-Gervasy, après avoir passé Montcelet, un magnifique et immense plateau surplombant St-Gervazy, vous aurez l’embarras du choix où piquer votre bivouac.
  • En haut de la première montée après St-Gervazy, le long de la Volave, une large étendue d’herbe, il y a même à un moment une table de pique-nique.
  • Ensuite, avant d’arriver au croisement avec la D5 on peut trouver quelques petits recoins, mais pas beaucoup.

Petite vidéo pour conclure

Infos

Sur le site MonGR
Vous pouvez télécharger le pdf du parcours complet sans mes détours, ainsi que la trace gpx de ce parcours. J’ai démarré par le point 18 en partant de Ardes.

PS: Les trois chutes n’ont pas eu conséquences physiques, juste des éraflures, sans les ampoules aux pieds, dont une ouverte et saignante, j’aurais pu continuer.

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Aventure de S – Pas le pied

pas le pied, juil. 2022
pas le pied

Aventure de S – Pas le pied

Au moment de parution de ce billet, normalement je suis déjà en randonnée sur plusieurs jours, Aujourd’hui est le jour de mon départ avant sa publication. Ce billet est programmé. Et l’un de mes soucis c’est justement mon pied droit, ce le fût lors de mes balades d’entraînement.
D’où vient ce souci de pied ? De l’incompétence d’une dermatologue.

Bah alors Sima, cette histoire c’est pas le pied ?!
Non, je dirais même que cette histoire pue, peut-être des pieds.

L’incident initial.

Donc un peu d’historique pour comprendre la finalité. J’avais un potager où le soir nous faisions un repas en famille autour du barbecue et terminions par une balade sur les alentours (entre prairies et zones boisées). Pour ces activités (jardinage, balades) à cette époque, j’étais toujours pieds-nus.

Puis un soir lors de nos balades nocturnes je sens quelque chose me rentrer dans le pied (une épine, bout de bois, etc.). nous terminons notre promenade, moi boitillant.
À la maison après la douche je regarde mon pied, charcute avec une aiguille, ne vois rien de particulier.
Je laisse couler, le temps passe, la douleur aussi et tout semble aller pour le mieux.

Puis retour de douleurs

Comme un caillou dans la chaussure, c’est pénible, ça fait mal…
Je vais voir mon médecin qui me dit il y a une excroissance dure, voici une ordonnance pour un podologue et le cas échéant une autre pour un dermatologue. Si ce n’est pas résolu, revenez je vous donnerais une ordonnance pour une radio… (on aurait dû commencer par cela, mais bon.).

Premiers soins

Je vais voir la podologue, une vraie pro ! Elle grattouille un peu puis me dit : je ne sais ce que c’est mais c’est pas de mon ressort, puisque vous avez une ordonnance pour le dermatologue allez-y et voyez ce qu’il vous dit !
Je vais donc chez la dermatologue, ha la connasse ! Pardon ça m’a échappé. Elle me dit c’est une verrue plantaire?!
Je lui fais part de mes doutes et lui donne l’historique…
Non, c’est une verrue plantaire, on la brûle à l’azote et tout sera fini.

Bon, je laisse faire, je ne suis pas médecin.

Trois jours plus tard, les douleurs sont insoutenables, ça s’est empiré et retourne la voir, lui re-explique l’historique d’un possible corps étranger…

Elle : non, la verrue est résistante, on va la rebrûler à l’azote.
Moi : vous êtes certaine ?

Bref je fais confiance sans conviction, seconde brûlure à l’azote.

Résultat ! Trois jours plus tard je me retrouve aux urgences, impossible de poser le pied.

Deuxième soin

Aux urgences… Radios du pied et le chirurgien de permanence : vous avez un kyste autour d’un corps étranger, mais c’est quoi les dégâts autour ?
Je lui explique.

Il me dit qu’on va devoir anesthésier localement pour enlever le corps étranger, que ça fait très mal la piqûre, etc.
Moi : pas de souci, je ne suis pas douillet, allez-y !
Il appelle deux infirmiers, de gros bras, l’un me bloque le mollet, l’autre le pied.
Et là je comprends, ça fait vraiment mal, sans les deux gros bras j’aurai bougé !
Anesthésié localement le chirurgien me dit j’enlève le kyste mais suis obligé de curer plus large à cause des dégâts liés aux brûlures. Merci connasse de dermato !

Parenthèse

Quand je dis connasse, il n’y a pas là de sexisme. Dans tous les corps de métier on retrouve tout le panel de la société, quel que soit le sexe, le genre, et de fait le métier. Dans tous les corps de métier on retrouve des gens pro, consciencieux, c’est la majorité, heureusement mais aussi, des incompétents, des escrocs, des voleurs, etc.

Bref, aujourd’hui

J’ai des douleurs qui surviennent pile poil, là où l’on m’a charcuté le pied et quand cela survient, je ne peux plus marcher. C’est une véritable source d’appréhension pour mes randonnées. Mais je vais faire avec ! Du moins essayer !

Rando – Matos – Chargeur smartphone solaire

chargeur solaire, juin 2022
chargeur solaire

Rando – Matos – Fabriquer un chargeur smartphone solaire.

Lors des randonnées nous nous entourons de plus en plus d’électronique et la question qui se pose est comment maintenir leur charge.

Je me suis donc lancé dans la fabrication d’un chargeur solaire, qui soit le plus léger possible et portable.

Avant tout un remerciement à Avril qui m’a fait pensé aux diodes, si elle passe par là, elle se reconnaîtra, et un merci à mon frère qui m’a fourni les diodes et puisqu’il était là, nous l’avons fait ensemble.

Dans cet article:

  • Matériels.
  • Conception.
  • Réajustement.
  • Retour d’expérience.

Poids une fois terminé : 223 g

Matériels

  • 4 Cellules solaires 12 V 1.5 W 1.5 – 2,62 € pièce.
  • 1 Module d’alimentation boost réglable DC-DC, carte de batterie USB 0.9V ~ 5V litre 5V 600MA 1A 1,5 a 3A, module de sortie USB – 0,20 € pièce.
  • 4 diodes anti-retour (diode Schottky), j’ai pris les plus petites que j’ai trouvés.
  • Fil électrique.
  • De la gaine thermorétractable.
  • Ruban nylon, attaches.
  • Fer à souder, étain à souder.
Module USB, juin 2022
Module USB
Panneaux solaires, juin 2022
Panneaux solaires
Diodes, juin 2022
Diodes

 

Conception

Il suffit de relier les panneaux en parallèle, c’est-à-dire les positifs avec les positifs et les négatifs avec les négatifs. Ne pas oublier de mettre les diodes anti-retour sue le positif de chaque panneau.

Si vous ne mettez pas de diode, ça fonctionnera tout de même, la diode sert de sécurité, dans le cas où un panneau lâche, cela évite que le courant repart sur ce panneau plutôt que sur le module d’alimentation et qu’il n’y ait plus assez de courant pour la charge.

Ensuite il ne reste plus qu’à brancher les deux derniers fils sur le module d’alimentation (+ sur + et – sur -).

N’oubliez pas avant de souder vos fils de passer votre gaine thermo.

Pour les sangles, je les ai achetées au mètre (2,20m) ainsi que les attaches et fait coudre chez le cordonnier. Ensuite il n’y a plus que les coller sur les panneaux. Concernant le choix de la colle j’hésitais, Avril et mon frère m’ont conseillé la néoprène, et en effet c’est ce qui tient le mieux.

Cela permet de l’accrocher au dos du sac à dos.

panneaux reliés avec diodes sur le +, juin 2022
panneaux reliés avec diodes sur le +
Panneaux reliés au module USB, juin 2022
Panneaux reliés au module USB
chargeur _ test, juin 2022
chargeur – test
collage des sangles, juin 2022
collage des sangles
chargeur terminé, juin 2022
chargeur terminé

 

Réajustement

Lors des tests sans la gaîne thermo sur le module de charge usb, tout fonctionnait très bien, une fois la gaîne posée sur le module, plus de charge ??? Cherchant une cause à effet, j’en ai déduit que le module chauffait peut-être de trop sous la gaîne… j’ai donc enlevé la gaîne thermo autout du module et fabriqué un petit boîtier que j’ai perforé pour la ventilation et ça a fonctionné de nouveau.

modif - boite ventilé pour module USB, juin 2022
modif – boite ventilé pour module USB

 

Retour d’expérience.

La charge est lente et dans les meilleures conditions, les panneaux plein soleil, il faut « 3h40 » pour recharger mon smartphone S7 à 50 %. ça permet de maintenir la charge ou éviter qu’il se décharge trop vite pendant mes marches, sachant que lorsque l’on marche, on est pas toujours bien orienté.

Si c’était à refaire j’en prendrais des panneaux un peu plus puissants, en 2W, ils sont à peine plus grands.

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Blog – Nouvelle catégorie

Logo Sima78, mai 2022
Logo Sima78

Blog – Nouvelle catégorie.

Quoi Sima ? Encore une nouvelle catégorie ?

Une catégorie Rando pour randonnée.

Pourquoi cette nouvelle rubrique ? Il y a une perpétuelle remise en cause de l’orientation du blog. La modification d’orientation a déjà commencé depuis environ un an. En effet si au tout début il était principalement dédié au logiciel libre, je constate qu’avec le temps je teste de moins en moins d’applications, distributions, j’en ai moins envi, moins le temps.

Je reste fidèle aux logiciels libres, et je continuerais d’en parler au fil de mes activités.

Ce billet fait en quelque sorte écho à celui de Chez-Iceman intitulé « Blog – Changement ». C’est je pense le lot des blogueurs. Il y a ceux qui arrêtent et se consacrent aux réseaux sociaux, ceux qui arrêtent leur blog puis reprennent sous une autre forme (je pense entre autres à Cyrille Borne), ceux qui font de longues pauses (j’ai eu un premier blog de 2006 à 2011 sur une autre adresse et nom de domaine, puis repris ici en 2015), ceux qui souhaitent rester très spécialisés, ceux bien organisés, ceux très impersonnel, ceux plus personnel, ceux avec un mix d’un peu tout cela…

Je souhaite que mon blog me ressemble, donc un peu fouillis, je vous l’accorde.

De quoi va-t-elle traiter ? Sa régularité ?

Et cette nouvelle catégorie, de quoi va-t-elle traiter ? Sa régularité ?
De randonnée mais dans un premier temps certaines expériences, je suis dans une période de remise en forme et si je n’accède pas à la condition requise, cette rubrique s’arrêtera de fait. De matériel aussi, j’espère y faire un retour d’expérience, j’ai moi-même beaucoup profité lors de mes randonnées passées du retour d’expérience des autres. C’est également une immense source de motivation pour retrouver une condition physique suffisante. Vous remarquerez que je n’utilise pas le verbe recouvrer, lorsque les années passent il ne faut pas espérer recouvrer la condition de nos vingt ans.
Sa régularité : Tempori servire et sine die (s’adapter aux circonstances et sans date précise).

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Littérature – Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson

Sur les chemins noirs, mai 2022
Sur les chemins noirs

Littérature – Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson (2016)

EAN : 9782072559440
133 pages
Édition Gallimard

Sylvain Tesson est un véritable vagabond globe-trotter, dès qu’il termine ses études il commence à parcourir le monde, à vélo, en side-car, à pied, beaucoup à pied, Il est partout, sur les plateaux du Tibet à la poursuite de la panthère des neiges et quand il se pose c’est de février à juillet 2010 dans une cabane sur la côte du lac Baïka…

Rien ne peut donc arrêter Sylvain Tesson ? Si, malheureusement, et ce sera une chute d’un toit ! (…) et moi, pris de boisson, je m’étais cassé la gueule d’un toit où je faisais le pitre.(…).

Entre la vie et la mort, et de nombreuses fractures il s’en remettra, mais pas sans séquelles (…) j’avais pris cinquante ans en huit mètres. (…).  Et la rééducation post-traumatique ? (…) Un médecin m’avait dit : « L’été prochain, vous pourrez séjourner dans un centre de rééducation. » Je préférais demander aux chemins ce que les tapis roulants étaient censés me rendre : des forces. (…).

Ce sera les chemins noirs.

Les chemins noirs !

La convalescence se fera en marchant, hors des GR, des sentiers connus et en France. Une marche par les sentiers tracés en noir sur les cartes, tant que possible en dehors des agglomérations, depuis le Mercantour jusqu’aux côtes du Cotentin un peu plus de 1 400 km à pied, un périple de deux mois et demi en essayant d’échapper aux zones urbaines : (…) ne pas s’infliger les traversées périurbaines, éviter la brûlure du goudron. (…). On le suit au rythme de sa marche convalescente : bivouaque à la belle étoile, admirant les étoiles, adossé à un rocher pour lire, devant un feu de bois, sous les intempéries aussi, tout l’inspire : (…) La marche était une pêche à la ligne : les heures passaient et soudain une touche se faisait sentir, peut-être une prise ? Une pensée avait mordu ! Le soir, je m’endormais et les images de la lanterne magique défilaient derrière mes paupières. (…).

Bien entendu, comme à son habitude nous avons droit à quelques références ou allusions à des auteurs, Fabre, Giono, Pagnol, Péguy, et tant d’autres, celle à Fabre m’a fait particulièrement plaisir puisque j’envisageais écrire un billet sur ce personnage (j’ai lu « Sur les chemins noirs » en septembre 2021 alors que j’ai écrit le billet sur Jean-Henri Fabre en mars 2022). Non seulement j’aime les aventure de Sylvain Tesson, j’aime aussi sa culture.

Bref, ce livre fût un véritable coup de cœur, une envie de me remettre à la randonnée.

Ci-dessous image de la trace des chemins noirs d’après IGNrando, le lien « Sur les Chemins noirs » sur IGNrando (au moment où j’écrivais le billet ce dernier lien fonctionnait, au moment où je le publie une erreur 404, je le laisse en espérant que ce soit temporaire).

Traces de "Sur les chemins noirs", mai 2022
Traces de "Sur les chemins noirs"

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Les aventures de S – Randonnée nouveau départ

Logo rando, mai 2022
Logo rando

Les aventures de Sima – Randonnée, nouveau départ.

Sur ce billet je vais parler de mon histoire, mon présent et un peu de mes projets.

Comment j’ai débuté la randonnée, comment cela a évolué, comment cela c’est arrêté, puis mon envi de reprendre. Il n’y aura pas là de conseils mais plutôt un bilan, un retour d’expérience. Je ne parlerai pas de randonnées d’une journée mais de mon expérience sur celles de plusieurs jours. Un peu de M.U.L. aussi.

Ma première randonnée

J’étais jeune, beau et c.. à la fois. Tiens on dirait les paroles d’une chanson… et très sportif.

Donc j’étais jeune et sportif lorsque nous avons décidé à trois de partir pour une randonnée d’une dizaine de jours dans les Pyrénées. J’avais déjà l’expérience de la marche en montagne sur plusieurs jours grâce à cause de l’armée, j’avais été parachutiste[1] dans un escadron de reconnaissance.
Je ne sais pas si la M.U.L. existait déjà, j’en ai entendu parler que bien plus tard, il n’y avait pas internet donc pas de réseaux sociaux, forum et le tutti-quanti (ça ne nous rajeunit pas tout ça).
Autant dire que nous sommes partis chargés comme des mules.

Nos uniques expériences étaient celles de l’armée où chacun doit avoir tout son nécessaire, résultat nous nous sommes très vite rendu compte que c’était totalement stupide dans ce contexte, mais trop tard nous étions partis… Redondance de matériels, certains trucs inutiles. À cela, j’étais passionné de photo, j’avais donc deux boîtiers Nikon FM un en NB l’autre en diapos, trois objectifs (1 28mm, 1 50mm et un 300mm) plus des pelloches et un pied… je ne vous raconte pas le poids de mon sac, un 80L avec deux poches sur les côtés, gonflé à bloc.

Notre manque de préparation : nous avions prévu un passage par Gourette pour nous ravitailler… Sauf que c’est une station de ski d’hiver et qu’à l’époque, en plein été c’était une ville morte, tout était fermé (aujourd’hui je ne sais pas comment c’est en été).
Nous avons décidé que l’un d’entre nous descendrait à Eaux-Bonnes, pas la peine d’y aller à trois, nous avons tiré le choix à la courte paille et c’est tombé sur moi (je n’ai jamais eu de chance aux jeux).
J’ai vidé entièrement mon sac, eux sont restés avec les affaires et moi je suis descendu avec un sac vide pour les courses pour trois et aussi trouver des lacets car l’un en avait cassé.

Bref, on en a bien chié mais aussi bien ri et ça reste un excellent souvenir et une bonne expérience pour mes autres randonnées.

Ce que nous a enseigné cette première randonnée.

Bien établir la liste de ce que l’on va apporter, si l’on part à plusieurs faire la liste en commun, évité toute redondance inutile et se répartir les charges.

Faire son sac avec une balance à côté et tout peser, absolument tout (brosse à dent, dentifrice, rasoir, etc.). Prendre cette habitude vous mènera à la M.U.L. sans vous en rendre compte. Est-il absolument nécessaire de se raser, Oui/Non et si oui, faut-il absolument une mousse à raser alors que vous avez une savonnette pour vous laver, faut-il vraiment les deux… Lorsque l’on prend une balance cela va nous aider dans les choix, jusqu’aux vêtements.

Bien préparer son parcours, ça c’est aussi moi qui l’avais préparé et plutôt bien (je faisais déjà des semi-marathons et aussi des courses d’orientation) ma seule bourde fût le passage par Gourette mais rien de grave.

Ceux qui ont l’habitude vont faire leur sac au dernier moment à l’arrache, je préconise de le préparer quelques jours avant le départ et j’ai envie de dire que pour une randonnée traditionnelle il ne doit pas dépasser 20 % de votre poids, si vous prévoyez des ravitaillements sur votre parcours, par exemple à partir du troisième jour, partez avec un sac à 15 % de votre poids car lors des ravitaillements on a tendance à se charger. En effet, vous aurez certainement envie de vous faire plaisir, et c’est ça aussi la randonnée, se faire plaisir et craquer pour un fromage local des saucissons maison, une grosse boîte de cassoulet ou choucroute, un gros pain de campagne, que sais-je ? Je sais qu’aux ravitaillements on a tendance à charger son sac. Du moins, me concernant.

La santé, l’équipement,

C’est important, j’ai écourté deux randonnées pour un manque dans ces deux critères.

La traversée de la Bretagne d’Est en Ouest par le centre. De Pélan-Le-Grand à Camaret-sur-Mer (Avec entre autres, Forêt de Brocéliande, Forêt de Lanouée, sud du parc naturel régional d’Armorique). Facile pour moi qui pour la première fois n’allais pas en montagne… Nous partions à deux, mon compère était lui aussi un habitué de la randonnée en montagne, alors nous partions tranquille. Tranquille ? Pas tant que cela, une semaine avant j’avais « dévissé » d’un mur de varappe (je n’étais pas assuré et je pratiquais en dilettante), une chute de 3 mètres, bien réceptionné, rien de cassé mais l’extérieur de mon pied droit tout violacé. J’espérais que mon pied se rétablirait en une semaine et qu’il tiendrait le temps de cette randonnée. Non, au bout d’une journée de marche, le pied avait gonflé, la douleur insoutenable… J’ai dû abandonner à la fin de la première journée. Retour à la maison.

Tronçon dans les Pyrénées en fin d’hiver. Je l’avais déjà fait en solitaire, je suis donc bien équipé et pas dans l’esprit M.U.L. (tente, guêtres, crampons, etc.). Un proche me dit qu’il souhaite m’accompagner, c’est sa première randonnée, juste comme ça pour tester et n’a pas de matériel. Il s’achète donc du correct, polyvalent, mais donc pas forcément adapté aux conditions difficiles, mais si l’on est pas certain de vouloir faire d’autres longues randonnée, autant s’orienter sur de matériel polyvalent. Bref, j’ai dû écourter la première étape, et on a trouvé un endroit très sympa pour bivouaquer. Lendemain très froid, nous continuons et un peu plus haut il est tombé pas mal de neige. Il me dit qu’il a froid aux pieds, qu’ils sont mouillés, qu’il souhaite faire demi-tour. Nous retournons au lieu du premier bivouac, faisons un feu et passons une bonne fin d’après-midi. La nuit il est tombé une neige très collante et avons passé la nuit à nous relayer pour déneiger la tente. Le matin après avoir tout replié nous sommes allé au premier village, restaurant et hôtel. Ce fût court mais sympa tout de même.

Savoir s’adapter, car même si j’étais parti seul  dans mon dernier exemple, j’aurai écourté pour une randonnée sur 4, 5 jours maxi et modifié certaines parties de mon parcours pour m’adapter au climat en toute sécurité.

Et la suite.

J’ai continué de plus en plus léger, surtout seul. Lorsqu’il m’est arrivé de repartir avec quelqu’un, il s’agissait de personnes à qui je souhaitais faire découvrir la randonnée, alors nous partions un peu plus chargés, histoire d’améliorer le quotidien.

J’ai appris beaucoup lors de mes rencontres en randonnées. Fruit du hasard ? J’ai toujours fait plus de rencontres intéressantes en solitaire et hors saison que lors de randonnées à plusieurs et en pleine saison (vacances scolaires). Et il y a eu internet, les forums…

Puis est venu la vie familiale, les enfants, profiter au maximum ensemble des congés, plus le temps de randonner en solitaire, ça s’est arrêté pendant des années… Pas de regret non-plus, nous avons profité ensemble différemment et ce fût bien.

Et aujourd’hui ?

Un peu avant il y eut le taf ! Ces quatre dernières années ça se passait de plus en plus mal, moins pour moi que pour les équipes que je manage et à qui on demande toujours plus alors qu’ils sont les plus mal payés, et moi je me retrouve le passe-plat de directives de cette direction méprisante[2].
Bref, S’il n’y avait pas eu ces changements ces dernières années j’envisageais tout de même partir mais seulement entre 2024 et 2026.
Donc en décembre 2021, je lâche tout et me retrouve libéré de cette charge ! Je suis tout à fait conscient de la chance que j’ai d’avoir pu prendre cette décision.

Bon et la randonnée dans tout ça ?

C’était le moment de revoir mes désirs, mes projets, mes rêves que je reportais d’année en année et parmi tout ça, le désire de repartir en randonnée solitaire sur plusieurs jours. Sauf que je me rends compte qu’après avoir monté toutes les côtes de ma ville je suis essoufflé, et je n’habite pas en montagne.

Je me fais un programme pour travailler l’endurance, du cardio, du gainage, programme que je reverrai à la hausse ou à la baisse en fonction de l’évolution (J’ai été prof de kick-boxing, j’ai coaché les autres, je saurai me coacher).

Je suis content, je constate une évolution rapide aussi bien en endurance qu’en résistance.
Je commence donc mes projets (1 randonnée pas trop difficile de 8 ~ 10 jours fin mai début juin, 1 autre avec plus de dénivelé sur la même durée en juillet, puis une autre encore plus difficile en septembre même durée).

Mais voilà que mi-avril me vient des douleurs à la plante des pieds (métatarsalgie?), j’ai consulté et personne n’y voit des anomalies. Je ne peux donc plus enchaîner une marche le matin, une l’après-midi et encore moins le lendemain.

J’ai donc revu mon programme à la baisse, une seule marche longue par semaine pour reposer mes pieds, il n’y aura pas de randonnée avant septembre, et si tout va bien. Si je ne suis pas en surpoids, je revois mon alimentation, perdre deux ou trois kilos ne me feront pas de mal.

Je me ménage au maximum pour ne pas à avoir à reporter celle de septembre qui me tiens particulièrement à cœur, je ne partirai pas seul mais avec l’un de mes fils, il s’agit d’une promesse que je tiens à honorer.

 

Le billet « Les aventures de S – Randonnée nouveau départ » est paru en premier sur Sima78.

Note(s)

  1. ^ Je vous raconterai un jour ici comment je me suis retrouvé dans les parachutistes alors que je voulais me faire réformer, toute une aventure. 
  2. ^ Je vous raconterai un jour mon écœurement vis-à-vis de l’évolution au sein de mon taf, toute une aventure.