Débuter en randonnée

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Rando – Débuter en randonnée

Avant tout je souhaite clarifier dès le début que cet article ne traitera pas des sujets tels que : Les erreurs de débutant en randonnée, Débuter en randonnée et les erreurs à éviter, mes erreurs de débutant, les erreurs en bivouac, etc.
Car cela sous-entend que vous faite déjà de la randonnée et ce peut être une idée d’article à venir.

Pour ceux qui n’ont jamais pratiqué la randonnée, se contentant peut-être de quelques balades dominicales, cet article pourrait être une introduction utile.

Je prévois d’aborder différents aspects de la randonnée, même si cela peut faire penser à une sorte de chronologie, c’en est pas une, car il n’existe pas de niveaux de compétence en randonnée, pas de ceinture blanche ou noire, pas de hiérarchie dans les méthodes. Il existe simplement différentes manières d’appréhender la randonnée, et la meilleure est celle qui vous convient.

On a le droit de ne pas apprécier le bivouac, le camping ou la marche sur plusieurs jours consécutifs, et c’est tout à fait légitime. Il n’y a pas de standard d’excellence à atteindre, seulement des préférences personnelles à respecter.

Vous n’avez jamais randonné.

  • Vous avez peut-être des appréhensions, vous doutez de vos capacités à marcher plus de 10 km.
  • Vous avez d’autres doutes, peut-être de santé, parlez-en à votre médecin.
Groupe de six personnes en tenue décontractée marchant en file sur une crête herbeuse sous un ciel bleu vif, l'un d'eux pointant le doigt vers l'horizon, sans équipement technique particulier.
Pas besoin d’équipement sophistiqué pour commencer : un groupe, un ciel bleu, un chemin, la randonnée s’apprivoise simplement

La randonnée ça commence maintenant !

Tout ce que vous pouvez faire à pied, faites-le ! Je vous recommande de planifier une marche d’une durée comprise entre 2h30 et 3h30 chaque semaine. Si vous pouvez également insérer quelques séances de marche rapide d’environ une heure, c’est encore mieux.
Il faut être conscient qu’il existe un risque de monotonie ou d’ennui lorsque vous marchez pendant 2h30 à 3h30 autour de votre domicile, sur des sentiers que vous connaissez déjà très bien. Après tout, le but de la randonnée c’est d’y prendre du plaisir.

La solution à ce problème, comme mentionné dans l’article précédent, est d’adhérer à un club de randonnée. Ça vous sortira de vos sentiers habituels. Cette activité partagée est empreinte de bienveillance, où l’on se soutient mutuellement, avec des pauses pour se réhydrater et grignoter. Pour vous inscrire, vous aurez besoin d’un certificat médical, ce qui sera l’occasion de consulter votre médecin.

Une fois membre du club, vous obtiendrez votre licence et deviendrez officiellement randonneur. Vous verrez, cette approche de la randonnée peut déjà vous satisfaire pleinement.

Randonneur homme vu de dos, chemise à carreaux et jean, petit sac à dos gris et violet, marchant seul sur un sentier caillouteux en pente douce entre prairies alpines et sapins.
Randonner seul, c’est possible dès le départ, à condition de bien choisir son itinéraire, d’en informer quelqu’un et de partir sur des sentiers balisés et adaptés à son niveau

Quels matériels pour des randonnées à la mi-journée ou à la journée ?

Si vous êtes débutant, ne vous précipitez pas à dépenser beaucoup d’argent. Pas besoin d’investir dans des vêtements techniques dès le départ. Je suis sûr que vous pouvez trouver chez vous des vêtements adaptés à la randonnée. En ce qui concerne les chaussures, vous pouvez facilement trouver d’excellentes options à prix abordable, voire commencer avec une simple paire de baskets.

Ce qui me semble impératif :

  • sac-à-dos de 10 à 25 litres est suffisant, le premier prix ira très bien,
  • veste légèrement déperlante et coupe vent (vous avez peut-être ça chez-vous),
  • veste de pluie genre k-way l’astuce prenez une ou deux taille au-dessus ainsi il pourra envelopper aussi votre petit sac-à-dos, pas besoin de poncho,
  • une bouteille ou gourde d’eau.

En effet, qu’allez-vous mettre dans votre sac-à-dos ? Une gourde, un vêtement de pluie, un en-cas pour le pique-nique, quelques grignotages, peut-être un vêtement que vous portiez et que vous avez retiré parce que vous aviez trop chaud.

Plus vous vous passionnerez pour la randonnée, plus vous investirez dans des vêtements et du matériel de manière judicieuse. Il est préférable d’attendre de pratiquer un peu avant de faire des choix d’investissement. De cette façon, vous pourrez baser vos décisions sur votre propre expérience.

– Oui mais moi Sima j’aimerai me lancer dans l’itinérance mais je ne sais pas si je suis prêt.
– Il y a plusieurs façons de faire sans investir plus.

L’itinérance n’inclut pas forcément le bivouac ou le camping !

Plusieurs façons de faire

  • Vous êtes adhérent d’un club et il y a certainement une ou plusieurs propositions en ce sens, profitez-en !
  • Lors de vos congés dans un lieu qui vous plaît, organisez-vous des sorties à la journée, comme l’on dit « en étoile ». Une par jour.
  • Organisez-vous un parcours passant de gîte en gîte ou location en location, ou encore de gîte en location. Vous pouvez même vous organiser un portage de bagages d’étape en étape pour n’avoir que votre minimum à transporter chaque jour.

Ce sont encore d’autres façons d’appréhender la randonnée au jour le jour.

Randonneur debout de nuit en veste jaune vif avec lampe frontale allumée, contemplant la mer et le ciel étoilé depuis une falaise, à côté d'une tente illuminée de l'intérieur, avec des falaises sombres et un reflet lunaire sur l'eau en arrière-plan.
Le bivouac en bord de falaise sous un ciel étoilé : ce que la randonnée peut offrir à ceux qui osent franchir le pas, une nuit que l’on ne vit pas depuis un hôtel

Faire de l’itinérance avec tente, tarp, etc.

Cela nécessite un équipement plus complet. Peut-être pratiquez-vous déjà l’une des formes de randonnée mentionnées précédemment et avez-vous déjà commencé à investir dans des bâtons, des chaussures, etc.

Les risques encourus lorsque l’on se lance sont les suivants :

  • Opter pour un équipement premier prix au départ : Si vous découvrez que vous aimez la randonnée itinérante sous tente ou tarp, vous devrez probablement remplacer une grande partie de votre équipement qui ne sera pas adapté.
  • Opter pour un équipement haut de gamme dès le départ : Dans ce cas, même si vous appréciez la randonnée sous tente ou tarp, vous pourriez devoir ajuster ou remplacer certains achats qui ne correspondent peut-être pas parfaitement à votre style ou vos besoins.

Dans les deux cas, si cette forme de randonnée ne vous convient pas, vous aurez investi pour rien.

En effet vous aurez besoin

  • d’un duvet,
  • une tente, ou tarp ou tente qui fait tarp,
  • des accessoires (gamelles, réchaud, frontale, etc.),
  • peut-être d’autres vêtements
  • un sac à dos plus grand, mieux adapté (prenez-le en dernier pour avoir le litrage le mieux adapté).

Quelques solutions pour vos premières sorties

Ne vous précipitez pas lors de vos achats, prenez le temps de bien y réfléchir.
Faites-vous prêter du matériel ou louez, certains magasins proposent la location, je ne connais pas les tarifs.

– Heu Sima, ce n’est pas toi qui as acheté une gamelle trop étroite et que ta cartouche de gaz ne rentrait pas dedans ?
– Oui, je me suis trompé sur les mesures, j’ai dû en racheter une autre, un proverbe dit : les conseilleurs ne sont pas les payeurs 🙂 Bref !

Vous avez des appréhensions

Vous avez tout préparé pour partir, mais vous ressentez des appréhensions, après tout, c’est votre première fois !

Avant de vous aventurer plus loin, pourquoi ne pas monter votre tente dans votre jardin ou un lieu proche de chez vous ? Cela vous permettra de vous familiariser avec le montage et de vérifier qu’il ne manque rien.

Ensuite, choisissez un itinéraire de trois à quatre jours, en incluant des arrêts dans des campings. Cette expérience vous permettra de vous organiser par vous-même, que ce soit pour votre toilette, votre lessive, votre popote… Et si par hasard vous avez mal estimé la quantité de nourriture à emporter, vous aurez la possibilité de vous ravitailler.

En agissant ainsi, vous gagnerez en confiance grâce à vos propres expériences.

Voilà de quoi commencer en douceur !

Petite tente de bivouac verte vif installée à l'abri d'un bloc rocheux au cœur d'un cirque glaciaire de haute montagne, entourée de parois rocheuses enneigées, d'éboulis et d'un torrent glaciaire, sous un ciel pâle d'altitude, sans présence humaine visible.
Une petite tente au cœur d’un cirque glaciaire : l’image de ce que la randonnée peut offrir à ceux qui progressent pas à pas, des horizons que peu de gens connaissent

Partir en Bivouac

Partir en randonnée avec bivouac, que ce soit en alternant avec des campings ou des gîtes, en autonomie totale ou partielle, représente une autre façon de pratiquer la randonnée.
Cette approche peut susciter d’autres appréhensions, surtout lorsqu’on le fait pour la première fois, comme je l’aborde dans l’article « Le bivouac : peurs et appréhensions« .

Cela dit, si vous avez minutieusement planifié votre itinéraire, préparé votre équipement et que vous êtes mentalement prêt, alors n’hésitez pas à vous lancer dans cette expérience enrichissante.

– Moi Sima, je n’ai jamais randonné, j’ai tout le matériel et je pars demain pour dix jours avec bivouac !

Si c’est ce que vous ressentez profondément ! Si dès la première fois vous êtes convaincu que c’est la manière dont vous souhaitez pratiquer la randonnée… Alors lancez-vous ! Nous sommes tous uniques, et il y a des personnes pour qui cette approche est tout à fait adaptée !

Pour conclure
Comme vous l’aurez compris, il n’existe pas une seule bonne façon de randonner, mais une multitude d’approches différentes. La meilleure façon de pratiquer la randonnée est celle qui vous convient le mieux !

Vous souhaitez faire pars de votre avis, votre expérience, vos questions… Les commentaires sont là pour ça !

Toutes les photos sont sous licence Creative Commons CC0 via c.pxhere

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Adhérer a un club de randonnées

972 mots, temps de lecture 5 minutes.

Adhérer à un club de randonnées

Depuis peu j’adhère à un club de randonneurs

Plonger dans le monde de la randonnée au sein d’une association offre bien plus qu’une simple activité physique. C’est une expérience où la découverte et le partage se mêlent pour transformer votre perception de la nature et de votre environnement.

– Toi Sima, qui dans ta jeunesse a toujours randonné seul, parfois avec des amis, lorsque tu as repris c’était seul ! Mais pourquoi adhérer à un club ?
– J’y ai trouvé que des avantages que je vais détailler dans ce billet.

Adhérer à un club de randonneurs offre que des avantages, je n’y ai trouvé aucun inconvénient.

Marcher, s’entraîner

Le club dont je suis adhérent propose une sortie par semaine (elle propose aussi d’autres projets, j’y viendrais plus bas), si vous êtes sédentaire, ou souhaitez découvrir la randonnée, vous avez envie d’activité… Adhérer à un club de randonnée vous offre une possibilité d’activité saine et peu coûteuse.

Personnellement, j’essaie de faire deux à trois marches par semaine de 2h30 à 3h30. J’ai mes propres circuits, certains avec des dénivelés, d’autres rapides sur du plat, et encore d’autre où je me confronte à la brûlure du bitume. J’ai beau essayer de les varier, ils me sont devenus d’une grande monotonie.

Intégrer la sortie proposée par l’association m’a sortie de cette monotonie.

Groupe de randonneurs vus de dos, équipés de sacs à dos colorés, progressant en file indienne sur un sentier de crête étroit avec vue panoramique sur un massif montagneux verdoyant sous ciel nuageux.
En club, on ne marche jamais seul : le groupe tire vers l’avant, partage l’effort et démultiplie le plaisir – ici sur un sentier de haute montagne

Découvrir sa propre région

Je suis du coin, comme l’on dit, alors je connais les forêts, plaines environnantes comme ma poche, je sais qu’il y a quelques parcours autours intéressants… et plein d’autres villes et lieux que je pensais inintéressants et que je traversais rapidement…

Grâce à l’association de randonneurs j’ai découvert plein de parcours supers que je ne soupçonnais pas, proche de chez-moi. Je redécouvre ma propre région.

Au-delà de la découverte de nouveaux parcours c’est aussi une redécouverte culturelle de votre propre région !

Sentier de randonnée en forêt en automne, tapissé de feuilles mortes rouge et or, bordé d'arbres aux feuillages jaunes, oranges et roux sous une lumière dorée rasante, sans présence humaine.
Les sentiers du club révèlent des paysages que l’on ne trouve pas seul – ici un chemin forestier en plein cœur de l’automne, baigné de lumière dorée

Attiser votre curiosité

Vous aurez peut-être, l’envie de découvrir par vous-même de nouveaux parcours à faire découvrir aux autres. Vous partirez en prospection de votre propre région. C’est une option offerte !

Deux randonneurs vus de dos en gros plan, penchés sur une carte topographique dépliée, l'un d'eux pointant du doigt un itinéraire sur la carte aux courbes de niveau détaillées et sentiers balisés en rouge.
Lecture de carte en binôme sur le terrain : dans un club, les savoirs se transmettent naturellement, de randonneur expérimenté à débutant

Les rencontres

Comme dans toute association, vous y ferez des rencontres intéressantes et des partages enrichissants, d’autant plus qu’en thème de randonnée nous avons chacun notre façon de faire.

Il y a plein de façon de randonner: S’en tenir à ce que propose le club, faire des voyages avec des randonnées à la journée depuis un point de chute, faire de l’itinérance avec portage de bagages d’étape en étape, itinérance de camping en gîte, itinérance en y incluant du bivouac, randonner seul ou accompagné… Les rencontres et les échanges sur les diverses expériences ne peuvent qu’être enrichissante.
C’est aussi un facteur motivant pour continuer votre passion ou peut-être relever d’autres défis.

Il n’y a pas de mauvaise façon de randonner, celle qui vous convient est la bonne.

Jeune femme vue de dos, cheveux bruns mi-longs, portant un sac à dos en toile grise avec sangles en cuir, marchant seule sur un sentier forestier étroit entre de grands conifères et une végétation verdoyante luxuriante.
Femme, homme, jeune, moins jeune : la randonnée en club accueille tout le monde, le sentier s’ouvre à chaque pas, sans distinction

Être licencié

Adhérer à une association de randonnée signifie également obtenir une licence et ainsi soutenir une fédération, comme la FFRandonnée. Plus une fédération compte d’adhérents, plus elle est légitime pour œuvrer pour obtenir de nouvelles avancées. Qui sait ? Peut-être un jour aurons-nous les mêmes droits au bivouac que dans certains pays nordiques.

Participer à des événementiels

Les clubs, au-delà des sorties hebdomadaires propose des sorties hors de votre région sur plusieurs jours, c’est l’occasion de vous essayer à l’itinérance. Il y a aussi des sorties qui peuvent être organisées par la fédération, le département, localement, auxquels votre club y participe, il y en a pleins en fonction de chaque club et sa localisation.

Personnellement j’aurais aimé participer à la « Marche de la Bièvre » je ne serai pas dans le secteur a cette période, quel dommage !

Les partages et acquisition de connaissances

Ce peut être aussi un lieu de partage de connaissances et de matériel ainsi qu’un lieu d’acquisition de connaissances.
Dans ce cadre-là tout est envisageable en fonction des possibilités des disponibilités et aussi des attentes des adhérents de chaque club.

  • Prêt de cartes, Topo-guides, livres,
  • Prêt de matériel, tente et autres accessoires,
  • Formation à la lecture de cartes, utilisation de la boussole, d’applications, etc.,
  • Formation au bivouac, monter une tente, un tarp, faire sa popote, etc.
  • Échange de recettes pour l’itinérance,
  • Liste non exhaustive,

Bref, plein de possibilités déjà développées ou à développer en fonction des clubs et du centre d’intérêt collectif.

Randonneuse assise de profil près d'une tente MSR verte en forêt de conifères, vêtue d'une veste bleue et d'un bonnet mauve, tenant une tasse fumante entre ses mains gantées, avec un réchaud de randonnée au sol et un sac à dos bleu en arrière-plan.
L’étape suivante : le bivouac en autonomie: tente, réchaud, tasse chaude et forêt pour seule compagnie. Ce que le club vous donne envie et confiance de tenter

Pour conclure

Adhérer à une association de randonneurs ne se limite pas à une simple activité physique. C’est une ouverture vers la découverte et le partage. Sortez de votre routine quotidienne pour explorer de nouveaux sentiers et redécouvrir votre région avec d’autres membres. Les rencontres au sein de l’association enrichissent votre expérience de randonneur. L’adhésion soutient également la promotion et l’amélioration des activités de randonnée à l’échelle nationale.

Vous souhaitez découvrir la randonnée… Adhérez à un club !

Vous êtes un « expert » de la randonnée, vous avez fait des treks à travers le monde avec des bivouacs sous tous les temps, toutes les températures, sous tente, sous tarp, à la belle étoile, vous faites de la MULAdhérez à un club et venez y partager vos expériences.
La base d’un club est de partager une passion commune sous toutes ses formes, parfois très diverses. C’est un lieu d’échange, de partage, de diffusion de connaissances et d’expériences.

Bref, adhérer à une association de randonneurs est bien plus qu’une simple marche ; c’est un voyage qui nourrit l’âme et élargit les horizons.

Et comme le dit la chanson : La meilleure façon de marcher, C’est encore la nôtre ! C’est de mettre un pied d’vant l’autre, Et d’recommencer ! ♪♫♪♫ 🙂

Pour en savoir plus :

La FFRandonnée
Trouver un club près de chez-vous.

Vous avez des expériences, des avis… Lâchez-vous dans les commentaires ils sont faits pour ça.

PS: les photos n’ont pas de liens directe avec le club.

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Transformer son poncho en tarp

330 mots, temps de lecture 2 minutes.

Transformer son poncho en tarp de randonnée

Pour vos prochaines randonnées itinérantes, voici un petit tutoriel pour transformer votre poncho en tarp.

Ce billet sera court car les étapes sont simples, pas besoin d’être un expert en bricolage, cela ne prend pas beaucoup de temps et ne coûte pas cher.

J’avais un poncho qui pouvait être utilisé comme tarp, mais j’ai récemment acheté un nouveau modèle plus léger et résistant qui ne peut pas servir de tarp. Pas de problème, quelques modifications suffisont.

J’ai également une toile de tente qui peut être utilisée comme tarp, mais si j’ai envie de partir plus léger, juste avec mon poncho c’est important qu’il puisse faire double usage.

Dans un premier temps j’ai dû acheter une trousse à œillets 10 mm, 100pcs (kit de Grommets Eyelets + 3 pièces outils) pour bâche, chaussures, vêtements, tentes, etc. Le tout pour 9 €. il ne reste plus qu’à vous procurer un marteau.

Vue de dessus sur une surface en bois, avec un kit d'œillets métalliques argentés en boîte plastique transparente à deux compartiments, accompagné d'un poinçon et d'un poseur d'œillets en métal ciselé, un marteau à manche en bois, et un poncho en nylon bleu marine en arrière-plan.
Le matériel nécessaire : un kit d’œillets métalliques avec poinçon et poseur, un marteau – et le poncho à transformer. Coût total du projet : moins de 10 €.

Repérez les endroits où vous souhaitez placer les œillets. J’en ai mis cinq à l’avant et cinq à l’arrière du bas du poncho.
Ensuite, faites vos trous avec l’emporte-pièce et insérez les œillets à l’aide de la base et du pointeau fournis.

Gros plan sur un coin de poncho en nylon bleu marine avec un œillet métallique argenté fraîchement posé sur le bord renforcé, avec le poinçon et le poseur d'œillets en métal posés à gauche sur la surface en bois, et le disque de tissu découpé visible au sol.
Premier œillet posé sur le coin du poncho : la transformation est en cours – le disque de tissu découpé au sol témoigne de la perforation réalisée au poinçon

Pose d’œillets sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée

Voilà, c’est fait !

Vue d'ensemble du poncho en nylon noir transformé en tarp, avec une rangée de cinq œillets métalliques argentés régulièrement espacés le long du bord renforcé cousu, posé sur une planche en bois, avec le marteau, les outils de pose et un marqueur rouge visibles à côté.
Le poncho transformé : œillets régulièrement espacés sur le bord, prêts à accueillir cordes et sardines – un abri tarp fonctionnel pour quelques euros et moins d’une heure de bricolage

Vous pouvez aussi en faire autant avec votre couverture de survie réutilisable dont je parle sur l’article « Bon usage de la couverture de survie« . Personnellement, je ne l’ai pas fait car la mienne n’a pas les bonnes dimensions pour être utilisée comme tarp et je l’utilise pour m’isoler du sol.

Je sais que dormir sous un tarp peut être impressionnant, surtout lors de la première nuit en bivouac, mais je traite de ces craintes dans l’article « Le bivouac, peur et appréhension« .
Cette astuce sur le matériel de randonnée vous a plu, ou pas, lâchez-vous sur les commentaires.

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Bon usage de la couverture de survie

Découvrir le bon usage de la couverture de survie peut être déterminant dans des situations d’urgence ou en plein air. Explorez les conseils pratiques qui vous permettront d’optimiser cet outil essentiel pour la survie et le confort en diverses circonstances.

La couverture de survie, bien que familière à beaucoup, mérite quelques rappels sur son utilité malgré les indications sur l’emballage. Il est essentiel de clarifier ses capacités et limitations pour une compréhension précise de ses applications.

Il en existe de deux types

  • La basique : une mince feuille réfléchissante en « Myral » avec une face argentée et l’autre or.
  • La ré-utilisable : plus épaisse en polyester avec une face argentée et l’autre parfois verte, orange, blanc, or, ou autre.

Son usage originel

Elle est conçue pour prévenir la perte de chaleur corporelle en situation d’urgence. L’utilisation principale est de fournir une protection thermique en réfléchissant la chaleur du corps vers l’intérieur (côté argenté vers l’intérieur), aidant ainsi à prévenir l’hypothermie. Cas exceptionnel d’une personne en urgence en plein soleil où il n’est pas possible de la mettre à l’ombre, mettre la partie argentée vers l’extérieur pour qu’elle réfléchisse les rayons du soleil.

Polyvalence de la couverture de survie

Optimiser l’isolation du sol en plaçant la face argentée de la couverture de survie vers le haut, puis ajoutez-y votre matelas et votre duvet, ou installez votre tente par-dessus. Vous pouvez aussi la mettre au fond de votre hamac.

Bien que la version basique soit réutilisable avec précaution en prenant soin de bien la replier, elle demeure moins robuste que la variante réutilisable, plus épaisse et spécifiquement conçue pour cette fin.

Certains modèles réutilisables comportent des œillets aux extrémités, permettant une utilisation comme tarp. Dans ce cas, positionnez la surface argentée vers le bas.

En randonnée, deux impératifs majeurs :

  • prévenir l’humidité et garantir des vêtements secs,
  • ainsi que se prémunir du froid.

Dans la mesure du possible et faire le maximum en ce sens.

Pourquoi j’attache une importance à rappeler cela ?

En écrivant mon billet « Sima fais-tu du bushcraft« , j’ai exploré les contributions de blogueurs et de youtubeurs. Bien que j’aie découvert des informations pertinentes, certaines aberrations m’ont également frappé, notamment des conseils sur l’utilisation de la couverture de survie, en se couvrant avec, pour dormir en bivouac !?

On ne se couvre JAMAIS avec une couverture de survie pour dormir en bivouac !

C’est l’assurance de se réveiller avec un duvet humide, voire trempé et de mauvaises perspectives pour vos prochaines nuits… Or c’est justement ce dont on essaie de se prémunir !

Si vous vous retrouvez à utiliser une couverture de survie pour affronter une nuit particulièrement glaciale… Faites-le ! Couvrez-vous avec! Le lendemain, repliez tout et rentrez chez-vous !
Réévaluez la situation, envisagez de planifier cette randonnée à une saison plus clémente ou munissez-vous d’un équipement adapté.

L’utilisation d’une couverture de survie pour se couvrir et dormir révèle une inadéquation de votre équipement aux conditions météorologiques rencontrées.

AVERTISSEMENT ! ATTENTION !

Ne jamais utiliser la couverture de survie dans les cas suivant :

  • en cas d’orage,
  • au coin du feu ou près d’une flambée,
  • lors de l’utilisation d’un défibrillateur (heu, peu de chance d’en trouver en montagne, mais en ville, lors d’un accident…).

Pour résumer :

  • Assurez-vous d’avoir une couverture de survie à portée de main (personnellement, j’en ai deux : une fine dans ma trousse de secours et une réutilisable pour m’isoler du froid du sol).
  • En cas de blessure ou maladie, enveloppez-vous de la couverture en attendant les secours, ou si vous pouvez marcher, utilisez-la pour vous rendre à un poste de secours. Espérons que vous n’aurez jamais besoin de l’utiliser de cette manière.
  • Pour vous isoler du froid au sol, dans votre fond de hamac ou sous un tarp.
  • Pour dormir, optez pour un bon duvet et évitez l’utilisation d’une couverture de survie comme couverture.

Vous avez trouvé cet article utile, ou pas… vous avez des expériences ou des réflexions à partager… Les commentaires sont là pour ça.

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Sima fais-tu du bushcraft

865 mots, temps de lecture 5 minutes.

Fais-tu du bushcraft ? Viens sima78 on va faire du bushcraft, de la survie. Sima78, tu manges des plantes et des racines ?…

Ce billet découle d’un mail auquel j’ai répondu, mais il présente également des similitudes avec des discussions que j’ai eues à deux reprises avec Thomas (nous l’appellerons ainsi). Thomas exprime le désir de faire des sorties sur plusieurs jours en ma compagnie. De plus, ces échanges peuvent être mis en relation avec certaines questions qui me sont posées de manière naïve par des personnes qui apprennent que je pratique la randonnée.

Mail et questions

Le mail est explicite et je peux le résumer en une phrase : Sima, fais-tu du bushcraft et si oui, comptes-tu publier des articles sur le sujet ?

Thomas et moi avons un passé commun, lui ayant servi dans un corps d’élite avec de nombreux stages de survie, et j’ai été également formé à la survie. Il propose l’idée de sorties en bushcraft extrême sur plusieurs jours ensemble.

Les interrogations fréquentes de personnes découvrant ma passion pour la randonnée incluent : Tu fais des feux avec ce que tu trouves ? Tu fabriques des pièges, tu te nourris avec ce que tu trouves ? Etc.

Et c’est quoi le Bushcraft?

Avant d’aller plus loin, il faut définir ce qu’est le bushcraft (définition wikipédia) :  Le bushcraft, plus rarement woodcraft, ou art des bois, est une activité de loisir qui consiste à mettre en pratique des compétences et connaissances plus ou moins anciennes, permettant une vie prospère dans la nature, en la perturbant de façon minimale. […].

J’ai un problème avec ça!

J’ai un réel problème avec la définition du bushcraft !
C’est souvent le cas avec les termes anglo-saxons, il y a, à boire et à manger.

  • Est-ce que dormir dans un hamac ou sous tard et faire un feu de bois est du bushcraft ?
  • Est-ce que se nourrir partiellement de cueillette est du bushcraft ?
  • Est-ce qu’être en totale immersion dans la nature pendant plusieurs jours est du bushcraft ?

Pour cette dernière il y a une expression française, c’est être en mode survie et c’est incompatible avec l’itinérance.

Du coup, je ne sais pas vraiment ce que veut dire bushcraft, juste une idée approximative par ce que je vois sur le web.

  • Je sais faire un feu par friction, mais en France, c’est à dire pas forcément dans un autre lieu géographique, je ne saurais peut-être pas (certainement) trouver les bons matériaux.
  • Je sais faire un feu avec du bois humide (il faut un minimum de matière sèche pour démarrer) et qui ne fait pas de fumée, ou presque pas, si si, c’est possible il faut monter un feu inversé, je n’ai rien inventé il s’agit de techniques amérindiennes.

La dernière fois que j’ai fait tout ça remonte à longtemps et c’était dans un contexte ludique avec mes gosses.
J’ai une formation botanique (je ne suis pas botaniste) et je connais un peu les plantes…

Alors bushcraft ou pas ?

  • J’évite de faire des feux et si je dois en faire un, j’utilise un briquet, ou des allumettes pour l’allumer.
  • J’ai une pierre à feu que je ne prends jamais.
  • Je chauffe ou cuisine sur mon réchaud.
  • Je ne construis pas de piège, je ne chasse pas et ne pêche pas non-plus.
  • Je n’emporte pas de machette, ni de hache, ni mon poignard US Camillus…
  • Je ne me nourris pas non-plus de cueillettes et de racines.
  • Si je trouve le hamac confortable pour lire ou pour une sieste, j’y dors très mal, alors non, je n’ai pas de hamac.
Poignard militaire américain de marque Camillus posé sur fond de marbre blanc, lame à fuller central patinée et noircie, garde en croix, poignée en rondelles de cuir empilées, présenté avec son fourreau en cuir noir à système de rétention à bouton-pression, montrant des signes d'usure et de patine d'époque.
Poignard de combat US Camillus avec son fourreau d’origine en cuir noir – Devenu pièce de collection

Ma vision de la randonnée

Nous avons chacun la nôtre !

La randonnée, pour moi, représente le plaisir de marcher, de découvrir et de profiter des paysages qui se dévoilent, tout en faisant des rencontres et en savourant les moments de solitude aussi. Dans cette démarche, j’inspire à adopter une approche minimaliste, cherchant constamment un compromis entre le poids à porter et le plaisir/confort de chaque instant.

De temps à autre, quand l’occasion se présente, je m’accorde de simples plaisirs, comme déguster un thé aux jeunes feuilles d’abies lors d’une soirée ou savourer une poignée de fruits sauvages tels que les sureaux, les mûres, les myrtilles et autres, sans pour autant y consacrer des heures.
En résumé, ma démarche de randonneur est celle d’un amoureux de la nature, sans aucune prise de tête.
Prendre du plaisir et savourer l’instant présent !

À savoir :
Parmi les organisateurs de stages de bushcraft, certains démontrent une approche sérieuse (rare), tandis que d’autres se révèlent être de simples amateurs (la majorité) proposant des idées fantaisistes et parfois aberrantes. Il est crucial de reconnaître que ce qui peut fonctionner dans un lieu particulier n’est pas nécessairement transposable dans un autre lieu et/ou contexte. L’adaptation nécessite une compréhension approfondie qui va bien au-delà de la simple pratique du bushcraft, une discipline actuellement très en vogue

Pour résumer, non, je ne fais pas de bushcratf ou de la survie, mais simplement de la randonnée.

Cet article vous a plu, ou déplu… Lâchez-vous ! Vous avez des expériences à partager, vous faites vous-même du bushcraft… N’hésitez pas à en faire part. Des questions ? Posez-les !

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Comportements respectueux de la nature en 8 points

Randonner tout en respectant la nature en toute simplicité, c’est une petite base en 8 points.

Si je sais que la majorité des randonneurs, que ce soit à la journée ou en itinérance sont généralement respectueux de l’environnement il arrive qu’il ait quelques petits écarts de comportement, plus liés à de fausses idées que de réelles négligences.

Respecter l’environnement, c’est aussi se respecter soi-même et les autres. Le but étant de ne laisser aucune trace de votre passage. Vous me direz : oui, mais Sima, il faut bien manger, bivouaquer, se laver, faire ses besoins…

Voyons tout cela point par point.

1 – Marcher

Lorsque vous marchez, suivez les sentiers, évitez de couper à travers la flore, ou même les dunes en bord de mer. Ne sortez des sentiers que lorsque c’est vraiment nécessaire et en respectant la faune et la flore.

2 – Manger

Lorsque vous mangez, que ce soit des encas tout en marchant ou à la pause déjeuner, ne laissez aucun déchet, même ceux qui vous semblent bio-dégradables ou qui vous paraissent pouvoir profiter à d’autres espèces animales. Vous avez acheté un morceau de poulet rôti et vous jetez les os pensant que cela sera profitable à un renard de passage… Non ce n’est pas une bonne idée. Munissez-vous d’un sac pour vos détritus que vous jetterez dans une poubelle que vous croiserez sur votre passage.

3 – Se laver

Ce n’est pas parce que vous faite de l’itinérant que cela vous empêche de vous lavez. Au contraire une hygiène régulière est très bon pour le moral et la santé.
Ayez des produits naturels et biodégradables. Pas besoin d’en avoir une tonne, je pense que le maximum est un seul savon (pour la toilette et la lessive), un morceau de shampoing solide et un tube de dentifrice. Personnellement je n’emporte qu’un savon (pour la lessive, me laver le corps et les cheveux et même pour me brosser les dents, ce n’est pas bon au goût mais on s’y habitue). Vous pouvez aussi remplacer votre brosse à dent par un bâton de siwak, qui sera plus léger et durera plus longtemps qu’une brosse à dents. Très utilisé au Maghreb, en Orient et la partie Ouest de l’Asie.

Ne vous lavez pas directement dans les rus, rivières, étangs, lacs… Même si vos produits sont naturels et biodégradables. Prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart, plusieurs dizaines de mètres du point d’eau, quitte à faire plusieurs allers-retours.

4 – Faire sa lessive

En itinérant c’est le rituel quotidien ou presque quotidien, tout dépend du nombre de changes que vous avez, mais ça revient souvent… Chacun s’organise à sa façon mais la façon de procéder est comme pour la toilette, à l’écart des rus, rivières, étangs, lacs…

5 – Faire ses besoins dans la nature

Si vous n’avez pas le choix, vous allez laisser une trace de votre passage. Faites en sorte que cela reste invisible. Donc loin d’un chemin, loin des rus, rivières, étangs, lacs. Évitez les lieux fermés comme les grottes, cabane de berger et autres abris qui ne sont pas des toilettes. Évitez aussi les terres agricoles, votre offrande n’est pas un bon engrais et ça ne fait pas plaisir aux agriculteurs.

Choisissez un lieu à l’écart de tout passage dans un bosquet ,derrières des arbustes… Faites un trou entre 15 et 20 cm de profondeur. Une fois votre besoin satisfait, mettez votre papier hygiénique utilisé dans votre sac poubelle et pas dans le trou que vous allez reboucher. Idem pour les mouchoirs jetables, jetez-les dans vos sacs poubelle.

Vous pouvez lire un article plus complet sur le sujet : Comment chier proprement en montagne ?

6 – Se baigner

Après une longue marche, en pleine chaleur vous allez sûrement croiser une rivière ou un lac qui vous invite à la baignade. Comme pour se laver, si vous avez de la crème solaire sur vous, même naturelle et biodégradable, allez vous rincer à l’écart avant d’aller vous baigner.

7 – Fumer

Si vous êtes fumeur, ne jetez pas vos mégots, au-delà des risques d’incendies, c’est aussi une pollution. Il existe de petits cendriers de poche ou en porte-clés facilement transportables que vous pourrez vider dans une poubelle lorsque vous traverserez une ville.

8 – Le feu

Respectez les règles locales en matière de feu. Il y a de gros risques d’incendies sur tout le pourtour méditerranéen. Dans les zones à gros risques, évitez même le réchaud. Dites-vous qu’un départ de feu dans un maquis ou une pinède devient immédiatement incontrôlable sans de gros moyens rapides. Ce n’est pas avec votre gourde que vous éteindrez le départ de feu.

En Espagne mais aussi dans le sud la France (moins qu’en Espagne) vous trouverez souvent au milieu de la nature des zones de pique-nique avec une structure en dur pour y faire des barbecues, grillades… Là, vous pourrez y faire un feu ou y installer votre réchaud mais lisez bien les panneaux car il arrive que même là, l’utilisation de ces structures soit interdite à certaines périodes de l’année.
Ne fumez pas non plus dans les zones à gros risque d’incendie.

En conclusion

Finalement il s’agit que du bon sens, rien de très compliqué qu’une immense majorité des randonneurs appliquent déjà.

Respecter l’environnement lors d’une randonnée itinérante est crucial. En adoptant ces comportements, vous contribuez à préserver la beauté naturelle des lieux que vous traversez et à minimiser votre impact sur l’environnement.

Y a-t-il des points que j’aurait dû ajouter ? N’hésitez pas à en faire part !

Le billet Comportements respectueux de la nature en 8 points est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto

Rando – Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto.

Si le mot « bivouac » est en gros quatre façons de passer la nuit (à la belle étoile, dans un hamac, sous tarp, sous tente) et qu’il est généralement autorisé ou toléré de 19 à 9h et qu’il peut aussi y avoir des restrictions dans certains lieux… Cette façon de faire n’est pas transposable en Espagne car la traduction de bivouac est « vivac« , qui signifie dormir à la belle étoile et pour mieux comprendre nous allons revoir le vocabulaire et ne pas utiliser le mot « bivouac » qui peut prêter à confusion.

Avant tout quelques avertissements.

AVERTISSEMENTS 1

Souvent dans les forums français, parfois aussi en Espagne, il est fait référence à une loi nationale qui autoriserait le camping sauvage dans toute l’Espagne sauf exception. C’est FAUX, la référence au B.O. del E – num. 190 du 10 août 1966 cette loi a été abrogé par décret en 2010 « Decreto 39/2010, de 15 de enero » référence BOE-A-2010-1704, publication : «BOE» 30, de 4 de febrero de 2010, páginas 9808 a 9809 (2 )
Il faut donc se référer aux réglementations régionales et parfois même locales auprès des municipalités.

AVERTISSEMENTS 2

Les références mentionnées ici ne sont valables qu’au jour de la publication de cet article. Les lois ayant vocation à évoluer, renseignez-vous quelques jours avant de partir pour éviter toute mauvaise surprise.

AVERTISSEMENT 3

Je parle ici que des régions que je suis censé traverser en partant depuis Sagunto et donc pas de toute l’Espagne. Par ailleurs lorsque vous tracez votre chemin et que vous avez une idée des éventuels spots de bivouac, renseignez-vous auprès de la municipalité concernée.

Le vocabulaire.

Comme je l’ai dit plus haut, le terme « bivouac » à la française n’est pas transposable. Nous allons donc utiliser d’autres termes.

Camping ou Camper → Acampada ou Acampar
Entendu dans les textes comme utilisant un abri, ou plus précisément nécessitant l’installation d’une structure (hamac, tarp, tente, même une cabane en branchages est considérée comme structure).
Il peut se faire dans les lieux d’accueil, terrain de camping ou sous autorisation ou permis dans d’autres lieux, nous verrons qu’obtenir des permis est souvent très compliqué voire impossible pour le marcheur itinérant.

Camping sauvage → Acampada libre
Peut signifier aussi bien le camping sauvage que le camping libre pour toute forme de bivouac sous structure en dehors des terrains de camping sous certaines conditions.
Passer la nuit sous abri ou structure (hamac, tarp, tente, même une cabane en branchages est considérée comme structure) en dehors des lieux aménagés à cet effet.

Le camping sauvage en dehors de toute législation sans autorisation en dehors des structures et/ou zones d’accueil,  est de fait interdit c’est pour cela que l’on va utiliser ici le terme « Camping Libre » (c’est-à-dire avec autorisation, permis, ou dans des zones spécifiques mais en dehors des campings).

Dormir à la belle étoile → Dormir al razo, Vivaquear, Vivac
Vivac c’est la traduction du mot bivouac mais le concept n’est pas le même qu’en France, il s’agit ici de dormir à la belle étoile sans aucune structure (sans hamac, ni tarp, ni tente, ni même une cabane en branchages qui est considérée comme structure).

Les régions traversées

Valencia.
Camping libre → interdit sauf exception
Dormir à la belle étoile → autorisé.

Ref. :
DECRETO 10/2021, de 22 de enero, del Consell, de aprobación del Reglamento regulador del alojamiento turístico en la Comunitat Valenciana.
Publicado en: DOGV núm. 9015 de 08.02.2021
Número identificador: 2021/999
Referencia Base Datos: 001092/2021

Le camping libre n’est pas autorisé.

Exception :
Ley 3/1993, de 9 de diciembre, Forestal de la Comunidad Valenciana.
Publicado en : «BOE» núm. 23, de 27 de enero de 1994, páginas 2652 a 2667 (16 págs.)
Sección : I. Disposiciones generales
Departamento : Comunidad Valenciana
Referencia : BOE-A-1994-1915
Chapitre V – Article 38 – usage récréatif des montagnes
Le camping doit être autorisé par le propriétaire de la montagne et par l’organisme compétent de l’administration de Valence, conformément à la réglementation.
Considérant qu’en faisant de l’itinérant vous n’aurez pas ces autorisations en instantané. Sur la région de Valencia, seul dormir à la belle étoile est autorisé.

Aragon
Camping libre → interdit peut être autorisé avec permis
Dormir à la belle étoile → autorisé.

BOA Número 33 – 20 de marzo de 2006 P3619 (page pour la version pdf)
772
DECRETO 61/2006, de 7 de marzo
J’attire votre attention sur les chapitres et articles suivant.
Chapitre I, Article II – Définitions (page 3619)
a) Camping : l’hébergement en plein air, en dehors des campings et des maisons rurales isolées, par l’utilisation de tentes, de caravanes, d’abris mobiles ou d’autres moyens d’hébergement, avec ou sans fourniture d’activités complémentaires.
Chapitre 4, Article 14 – Camping autorisé et interdit (page 3621)
2) Le camping sauvage est interdit sur tout le territoire de la communauté autonome d’Aragon.
Chapitre 5, Article 17 – Campings itinérants (page 3621)
1) Est considéré comme camping itinérant celui qui, dans le respect des droits de propriété et d’usage du sol, est pratiqué en dehors des campings ou dans des maisons rurales isolées, par des groupes composés au maximum de trois tentes, caravanes, abris mobiles ou autres moyens d’hébergement, sans que le nombre de campeurs ne puisse en aucun cas dépasser neuf, avec un séjour au même endroit ne dépassant pas trois nuits. La distance minimale entre les groupes est d’un kilomètre.
2) Le camping itinérant ne peut être pratiqué à moins de cinq kilomètres d’un terrain de camping ou d’une maison rurale isolée, ni à moins d’un kilomètre des centres urbains, des lieux publics ou des zones normalement fréquentées par le public.
3) L’exploitation d’un camping itinérant doit faire l’objet d’une notification préalable à l’organisme compétent. Si le campement a lieu sur un territoire appartenant à plus d’un département, les promoteurs doivent en informer au préalable les organes compétents de chacune de ces collectivités locales.
4) La notification est faite à l’organisme compétent, en indiquant expressément, avec l’identification du promoteur du camping, les lieux où le camping doit se dérouler, les dates de début et de fin, le nombre d’unités de camping et de campeurs prévus, ainsi que l’autorisation du propriétaire du terrain.

On constate que pour le marcheur itinérant il est presque impossible d’obtenir les autorisations en instantané, on considère donc que seul dormir à la belle étoile est autorisé.

Castilla y Leon
Camping libre → interdit sauf certains espaces ou zones aménagés.
Dormir à la belle étoile → autorisé

Les deux sont interdits dans certaines zones à gros risque d’incendie.

Réf. :
Boletín Oficial de Castilla y León
Núm. 115 – Lunes, 19 de junio de 2017
Chapitre 1 article 3
Pág. 22943
f) Le camping libre, c’est-à-dire le camping libre en dehors des campings, en utilisant des tentes, des caravanes ou d’autres éléments facilement transportables de manière temporaire, sans être assisté par un pouvoir, une autorisation ou un droit d’utilisation sur le terrain sur lequel il est pratiqué.

Réf :
La Junta de Castilla y Léon
Normativa Autonómica sobre Incendios Forestales
ORDEN FYM/510/2013, de 25 de junio
Les activités suivantes sont considérées comme interdites toute l’année dans la forêt et dans la bande de 400 mètres qui l’entoure, aussi bien pendant la saison de faible danger d’incendie de forêt que pendant la saison de fort danger d’incendie de forêt :
(…)
Le camping libre.

À savoir que dans ces zones-là, même dormir à la belle étoile est interdit.

Galicia
Camping libre → interdit.
Dormir à la belle étoile → autorisé.

Réf. :
DOG Núm. 246 Viernes – 27 de diciembre de 2019

Pour résumer vous ne pouvez camper que sur des terrains de camping.

Pour résumer :

Le camping sauvage qui inclue l’installation d’une structure (hamac, tarp, tente) en dehors de toute légalité est interdit !
Le camping libre (donc hamac, tarp, tente) est autorisé sous certaines conditions (autorisations, permis, zones spécifiques et explicitement signalées).
Dormir à la belle étoile n’est pas explicitement autorisé, il l’est par déduction puisqu’il n’est pas interdit (sauf dans les zones à grand risque d’incendie).

Pour conclure.

Je sais, certains me diront qu’ils ont fait du bivouac à la française sur le « Camino » et rien ne leur est arrivé. Tant mieux pour eux, peut-être n’avez-vous pas été vu « Pas vu pas pris », ou bénéficiez d’indulgences, de tolérance, c’est aussi une réalité… Mais la législation est là et comme en France « Nul n’est censé ignorer la loi » donc cheminez en connaissance de cause.

Si vous passez par un village à l’approche de l’heure du bivouac, n’hésitez pas à demander à la mairie, on vous autorisera peut-être de bivouaquer sur l’un des espaces municipaux, ou on vous orientera vers d’autres possibilités… Dans un bar ou un restaurant, il y aura peut-être un client qui vous indiquera qu’il a un terrain sur votre parcours et vous autorise à y mettre votre tente ou tarp… La discussion avec les gens ouvre souvent des opportunités inattendues.

Et vous ? Quelle est votre expérience en Espagne ? Avez-vous d’autres précisions à apporter ? N’hésitez-pas.

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Projet 2024 – Compostelle départ Sagunto

Rando – Projet 2024 – Compostelle départ Sagunto

Avant tout ! Le but est de faire connaître ce point de départ, le Camino de Sagunto qui va jusqu’à Burgos. Un chemin découvert récemment, je développe plus bas.

Couverture aquarellée d'une credencial de peregrino (carnet de pèlerin) illustrant le théâtre romain et le château de Sagunto, avec une coquille Saint-Jacques jaune et un bourdon de pèlerin, et la mention "Sagunto - Camp de Morvedre".
La credencial officielle du Camino depuis Sagunto (Camp de Morvedre – point de départ d’un chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle méconnu des guides

Il s’agit d’un projet pour mai 2024.
Habituellement je n’aime pas parler de mes projets car la réalisation est toujours liée à une dualité entre enthousiasme et doute… L’enthousiasme du préparatif (le parcours, les post de bivouac et/ou hébergements, points de ravitaillements, etc.) on se propulse mentalement sur le trajet (ma tête est déjà sur le chemin). Le doute : être en bonne santé le jour J, car je n’ai plus vingt ans.

Sur ce billet :
– Mon projet.
– Ma découverte de ce parcours.
– Le Camino de Santiago – Sagunto.
– L’historique de ce chemin.
– Mes préparatifs.
– Marcher sur le chemin de Compostelle.
– Conclusion.
– Remerciement.
– Sources.

Correctif concernant l’historique du parcours le 11/11/2023, il s’agit de rendre à César ce qui est à César. Suite à un mail l’on m’a fait savoir que je m’étais trompé que l’université de Saragosse n’était pour rien sur ce trajet. Vous verrez le correctif en cette couleur mais j’ai gardé mon erreur en baré car je trouve qu’il n’y a pas de honte à se tromper.

Mon projet

Mon projet est dans un premier temps faire la liaison Puerto de Sagunto – Burgos (594km), si j’y arrive et qu’à Burgos je me sens bien, continuer jusqu’à Santiago de Compostelle (environ 480 km)… Et si je me sens toujours bien, pousser jusqu’à Fisterra (Cabo Fisterra)  puis Muxia (encore un peu plus d’une centaine de kilomètres)… Si j’arrive déjà à satisfaire le premier point, ce sera déjà bien.

Carte OpenStreetMap montrant le tracé d'un chemin de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Sagunto (près de Valence) jusqu'à Burgos, traversant l'intérieur de l'Espagne via Teruel et la Sierra de la Demanda, coloré en dégradé rouge-orange-jaune-vert-bleu selon les dénivelés du parcours.
Le tracé complet Sagunto → Burgos (~650 km), où le dégradé de couleurs illustre les dénivelés depuis la côte méditerranéenne jusqu’à la jonction avec le Camino Francés

Ma découverte de ce parcours.

En mars 2022 je me rends à Sagunto pour 10 jours avec plusieurs tracés de randonnées à la journée. Pas de chance, il tombe averse pendant tout mon séjour avec des inondations. Les chemins que je dois remprunter ressemblent à des rivières. Il n’avais pas plus ainsi depuis 1959 d’après les actualités (j’en parle là « Les aventures de S – Vacances mars avril 2022« . J’annule mes randonnées et me promène entre deux accalmies et je découvre près de la plage un panneau de départ d’un chemin de Compostelle.
Je regarde sur le web et donc les sites français qui parle de Compostelle et ne trouve absolument rien sur ce parcours, il n’en faut pas plus pour attiser ma curiosité.

Je m’y intéresse de plus près début 2023 et commence mes investigations au printemps 2023 tout en préparant mes autres randonnées.

Panneau émaillé du Camino de Santiago installé près de la plage de Puerto de Sagunto, encadré de coquilles Saint-Jacques en céramique jaune et bleue, marquant le km 0 du parcours avec 1 057 km à parcourir jusqu'à Santiago de Compostela, la liste complète des étapes et une illustration de la cathédrale de Compostelle. Mention "Amigos del Camino - Sagunto - Buen Camino".
Km 0 à Puerto de Sagunto : 1 057 km à pied jusqu’à Santiago de Compostel – « Buen Camino ! »

Le Camino de Santiago – Sagunto.

Il y a deux points de départ, l’un depuis la plage du Puerto de Sagunto et un autre à Sagunto, la ville  historique.
Le Chemin de Sagunto suit la route qui relie Sagunto à Burgos, en se connectant à Tozalmoro (Soria) avec le Chemin Castillan-Aragonais et plus tard à Mamolar (Soria) avec la Ruta de la Lana, qui rejoint le Chemin Français à Burgos.
C’est approximativement un parcours de 594 km en 22 étapes à pied (dont certaine longues) pour aller à Burgos et 12 étapes à vélo pour aller jusqu’à Finisterra (environ 1 200 kilomètres).

L’historique.

Sagunto en Castillan, Sagunt en Valencien, Sagonte en français, est une ville chargée d’histoire. Depuis les premières murailles érigées par les Ibères au Ve siècle av. J.-C., elle a connu les rivalités entre Carthage et Rome, Hannibal avait besoin de ce passage libre pour aller jusqu’à Rome. Elle a connu aussi les invasions des Vandales et des Wisigoths, Bref, visitez le château il garde les traces architecturales de son histoire.

Carte OpenStreetMap montrant le tracé complet d'un chemin de pèlerinage depuis Sagunto sur la côte méditerranéenne jusqu'à Muxía sur la côte atlantique galicienne, en passant par Teruel, Soria, Burgos et León, avec un code couleur altimétrique du rouge (zones basses) au bleu foncé (points culminants).
Le tracé intégral Sagunto → Muxía (~1 200 km) : d’une mer à l’autre, à travers le cœur de l’Espagne – visualisation altimétrique

L’histoire du « Camino de Sagunto »

Les pèlerinages d’italiens arrivant au port de Sagunto pour Compostelle dateraient depuis le XIIIe siècle. C’est après une longue période de travail et de recherche de M. Luis Bona (histoire, géographie, travail sur le terrain, balisage), que ce projet à vue le jour en 2012 après des siècles d’omission. Il fût inauguré par un jeune pèlerin puis les seconds à l’avoir parcouru furent deux couples de Náquera, puis plusieurs membres du groupe Els Troters de Sagunto dont certains ont réitéré l’aventure.
Jusqu’à la pandémie, le chemin a fait l’objet d’une visite semestrielle et par la suite, l’entretien s’est raréfié. M. Luis Bona en a fait également un guide qui est disponible auprès de l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto »

En 2012 fût signalé ce chemin grâce à une étude de l’université de Saragosse qui, après des années de recherche, a découvert qu’il s’agissait déjà d’une route utilisée au XIIIe siècle par les italiens qui arrivaient au port de Sagunto et faisaient leur pèlerinage à Santiago.

Donc si le tracé est récent le chemin est ancien.

L’histoire de l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto »
Le 29 novembre 2019 un groupe de pèlerins se réunissent et s’organisent en association après de lourdes démarches administratives de là est née l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto ». Mais la pandémie stoppe toute initiative et ce n’est qu’en 2022 que l’association commence réellement son activité (commencer le balisage, sensibiliser les conseils municipaux, les conseils provinciaux, les commerces et habitants, etc.) pour promouvoir ce chemin de Compostelle. Elle organise des sorties en bus, déposant des pèlerins en début d’étapes et récupération en fin d’étapes toujours dans cet esprit de découverte et sensibilisation pour que le chemin soit plus connu et que des infrastructures d’accueil se développent. C’est un travail de longue haleine.

J’en conclus que lorsque j’ai découvert le panneau de départ face à la plage en fin mars 2022 il était très récent.
Cette association à son propre credential dessiné par un membre de l’association (le président) et peint par un enfant de 8 ans.

Pages intérieures aquarellées de la credencial de peregrino du Camino de Sagunto, présentées en triptyque : à droite la couverture avec le théâtre romain et la coquille Saint-Jacques, au centre et à gauche une carte illustrée à la main du tracé depuis Sagunto jusqu'à Calamocha, avec les étapes Torres Torres, Soneja, Segorbe, Jérica, Barracas, Santo, La Puebla de Valverde, Teruel, Monreal del Campo, Cella et Calamocha, illustrées de monuments locaux dessinés à l'aquarelle.
Pages intérieures de la credencial : la première section du chemin de Sagunto à Calamocha, illustrée étape par étape à l’aquarelle
Double page aquarellée de la credencial du Camino de Sagunto montrant le tracé de Calatayud à León, avec les étapes Almenar de Soria, Soria, Abejar, San Leonardo de Yagüe, Cervera de la Cañada, Santo Domingo de Silos, Covarrubias, Burgos, Tardajos, Hornillos del Camino, Castrojeriz, Puente Fitero, Boadilla del Camino, Frómista, Carrión de los Condes, Sahagún, El Burgo Ranero, Mansilla de las Mulas, Hospital de Órbigo et León, illustrées des cathédrales de Burgos et León, du canal de Frómista et des arches romanes de Soria.
De Calatayud à León : la section centrale du Camino de Sagunto illustrée à l’aquarelle – cathédrales de Burgos et León, canal de Frómista, arches de Soria
Troisième double page aquarellée de la credencial du Camino de Sagunto montrant le tracé final de Ponferrada à Santiago de Compostela, avec les étapes Molinaseca, Cacabelos, Villafranca del Bierzo, O Cebreiro, Alto do Poio, Triacastela, Sarria, Barbadelo, Portomarín, Palas de Rei, Melide, Arzúa, Monte do Gozo et Santiago, illustrées de la cathédrale de Compostelle, du château de Ponferrada, de l'église de Sarria, du col enneigé d'O Cebreiro et de la chapelle de Portomarín.
La dernière section aquarellée : de Ponferrada à Santiago de Compostela, l’entrée en Galice et l’arrivée tant espérée

Mes préparatifs

Après avoir découvert le panneau de départ en mars 2022, c’est en décembre 2022 que j’ai commencé des recherches timides, de temps en temps, quand j’en avais le temps.
J’ai commencé par le web Français (forums, sites, blogs) et je dois me rendre à l’évidence si l’on trouve beaucoup d’informations sur tous les autres chemins, je ne trouve rien en français sur celui-ci, aucun retour d’expérience.

J’ai fait donc mes recherches en espagnol et là j’ai commencé à trouver des choses intéressantes, les traces GPX de deux randonneurs à vélo, l’un de Sagunto à Teruel, l’autre de Sagunto à Soria. Sachant que souvent les tracés vélos ne sont pas les mêmes que pour les marcheurs (même si parfois ils se chevauchent). Je dois trouver mieux.
C’est en juin 2023 que je décide à vraiment approfondir mes recherches sur ce chemin. Je découvre le site de l’association des amis du chemin de Santiago depuis Sagunto et j’y trouve les traces GPX depuis Sagunto jusqu’à Burgos. Cela-dit il manque deux ou trois étapes en trace GPX que je trace moi-même à la main.

Difficultés rencontrées lors des tracés (à savoir).

Si je n’ai pas rencontré de difficulté particulière pour tracer les étapes manquantes… j’ai voulu retracer l’étape 16 qui était en sens inverse et j’ai constaté que cela ne m’était pas possible puisqu’il passe par des tronçons de chemins qui ne sont pas cartographiés sur OSM ni sur GoogleMaps, plus particulièrement entre Portillo de Soria et Almenar de Soria. En faisant des recherches sur le site de l’IGN Espagnol les chemins y sont bien cartographiés… D’ailleurs sur la carte IGN espagnol le Chemin de Compostelle y est bien signalé de bout en bout.

In-situ le chemin n’est pas toujours bien fléché, je suis allé cet été à la sortie de la première ville traversée lors de la deuxième étape (Algimia d’Alfara)… à la sortie de la ville il faut prendre à gauche (pas indiqué), puis la première à droite (toujours pas indiqué) puis au deuxième carrefour à droite (pas indiqué).
Il faut donc avoir confiance en la trace GPX ou avoir des cartes IGN espagnole.

Matériel.

Je n’ai pas grand-chose à changer sur le matériel, changer deux ou trois choses côté vestimentaires car je sais que sur le plateau de Teruel je peux avoir des températures nocturnes assez froides. Changer mon réchaud à gaz par un réchaud à alcool P3RS de ma propre fabrication car je ne suis pas certains de trouver des bouteilles de gaz de rechange dans les petits villages alors que de l’alcool à brûler on en trouve partout, du moins, plus facilement.
Nourriture, eau, je n’ai pas d’inquiétude pour le ravitaillement en eau et nourriture, on traverse de nombreux villages.

Hébergements.

Je repère les campings et hébergements sur le chemin pour un minimum de confort.

Mais il faut se rendre à l’évidence… Si l’on trouve des « casas particulares », des hôtels, des infrastructures pour caravaning au long du parcours, il n’y a pratiquement rien pour les marcheurs itinérants, dès qu’on s’éloigne de la côte, plus de camping et zéro gîte depuis le départ (je n’ai pas terminé le repérage).

En extra.

En fonction du poids de mon sac à dos, si j’ai de la place… Je prendrais une bombe de peinture jaune et un pochoir pour marquer les traces manquantes… J’aimerai un sac à 10 kg car je sais que lors des ravitaillements il pourra monter à 12. Donc pas certain que je prenne l’extra, pourtant ce serait bien !

Marcher sur le chemin de Compostelle.

Marcher sur le chemin de Compostelle, n’est pas nécessairement motivé par des raisons religieuses. Chacun y va de ses propres motivations. Ce peut être aussi : un défi personnel, une recherche de connexion avec la nature, une rencontre avec des gens, prendre un temps précieux pour la réflexion et la méditation, se déconnecter de la technologie, se recentrer sur ce qui est vraiment important pour soi (la découverte de soi), une aventure culturelle, échapper au stress.
Et peut-être un ensemble de tout cela. Dès que l’on marche sur l’un des chemins de Compostelle nous devenons chacun un pèlerin à notre façon.

Conclusion.

J’adore déjà ce parcours pour son histoire, ses traversées, aussi pour son côté juvénile (manque d’infrastructures) il y a un côté aventure, précurseur, dans le sens où je pense que peu ou personne ne l’a fait comme je vais le faire d’une traite (si j’en ai la santé) sans passer par des hébergements coûteux car je pars avec un petit budget. J’essaierai de partager le plus régulièrement possible mon expérience sur les réseaux sociaux pour vous faire découvrir ce parcours, je suis persuadé que cela intéressera de nombreux randonneurs. Plus ce chemin sera parcouru et connu et plus il y aura d’infrastructures d’accueil. J’envisage faire des articles sur les préparatifs (mon matériel, poids, etc.) et aussi d’autres articles à mon retour.

Et vous ?… N’aimeriez vous pas tenter cette expérience? Découvrir ce chemin de Compostelle en itinérant ?

Remerciements

Remerciements à l’association des « Amigos del Camino de Sagunto » qui avec beaucoup de gentillesse m’on répondu et aidé dans mes démarches, j’espère que je les rencontrerai de visu avant mon départ. Ils sont très actifs et ont également une page Facebook.

Sources :

Camino de Santigo Sagunto site de l’association.
Camino de Santiago desde Sagunto a Burgos (à pied)
IGN espagnol
Cartes 25 000e IGN espagnol

Le billet Projet 2024 – Compostelle départ Sagunto est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Orientation (03) – les dénivelés

Rando – Orientation (03) – les dénivelés

Lors du billet Orientation (02 – s’orienter avec sa carte j’ai omis de vous parler des dénivelés.

C’est pourtant une donnée importante lorsque vous préparez votre parcours, je parlerai aussi donc du calcul de déplacement en prenant en compte les dénivelés.

Donc deux sujets pour le prix d’un.

Les dénivelés sur la carte

Elles sont représentées par des courbes de niveau.
Pour bien lire et interpréter les dénivelés sur une carte IGN, il est important de s’habituer à l’équidistance spécifique de cette carte, à la direction dans laquelle les chiffres des altitudes sont lus (ce qui peut indiquer une montée ou une descente).

Comme un beau dessin vaut mieux qu’un long discours…

Croquis des courbes de niveaux.

Schéma pédagogique en perspective illustrant la projection de deux collines de hauteurs différentes sur un plan horizontal : en haut, la représentation en volume des deux reliefs avec leurs tranches horizontales ; en bas, la carte topographique correspondante avec ses courbes de niveau concentriques reliées aux sommets par des lignes verticales en pointillés.
Principe de construction des courbes de niveau : chaque courbe représente l’intersection du relief avec un plan horizontal à altitude constante. Plus les courbes sont resserrées, plus la pente est forte. La colline de gauche, plus haute et plus large, génère davantage de courbes que celle de droite, plus petite.

Voilà à quoi ressemble les courbes de niveau sur une carte et une visualisation imaginée.

Schéma pédagogique en noir et blanc représentant deux sommets en vue de profil (en haut) et leur projection en courbes de niveau cotées (en bas), avec les altitudes de 1090 m à 1150 m indiquées par des lignes horizontales, l'équidistance de 10 m entre chaque courbe, et la courbe maîtresse à 1100 m mise en valeur en gras sur les deux massifs.
Projection altimétrique de deux sommets sur une carte topographique : équidistance de 10 m entre chaque courbe, courbe maîtresse à 1100 m tracée en gras, sommet principal dépassant 1150 m (triangle géodésique), sommet secondaire culminant entre 1120 m et 1130 m (croix de cote). La densité des courbes traduit directement la raideur des pentes.

Une visualisation plus graphique donne une idée plus précise.

Quelques points clés

  • Courbes de niveau : Ce sont des lignes continues sur la carte qui relient des points de même altitude. Cela signifie que si vous marchez le long d’une courbe de niveau, vous resterez à la même altitude.
  • Espacement des courbes : L’espacement entre deux courbes de niveau adjacentes est appelé « équidistance ». Cela représente une certaine différence d’altitude (par exemple, 10 mètres ou 20 mètres, voir la légende de la carte). Plus les courbes sont rapprochées, plus le terrain est raide. Si les courbes sont éloignées les unes des autres, cela indique un terrain plus plat.
  • Lignes maîtresses : Sur de nombreuses cartes IGN, toutes les Xe courbes de niveau sont généralement plus épaisses, en plus gras. Ces lignes sont appelées lignes maîtresses et aident à identifier rapidement les dénivelés sur la carte.
  • Chiffres sur les courbes : Les courbes de niveau portent généralement des chiffres indiquant l’altitude en mètres par rapport au niveau de la mer. Ces chiffres aident à déterminer la hauteur d’une zone particulière.

Calculer sa distance de parcours avec les dénivelés

Pour évaluer une distance de marche nous allons utiliser la notion de km-effort.
C’est une approximation pour exprimer en un seul chiffre à la fois la distance et la montée (ou descente) pour refléter la « difficulté réelle » ou l’effort ressenti lors de la réalisation d’une randonnée.

La formule de base est celle-ci :

Km-effort = distance horizontale (en km) + dénivelé positif (en km)

L’idée derrière cette formule est qu’un certain nombre de mètres de montée et un certain nombre de mètres de descente peuvent être considérés, en termes d’effort, comme 1 km sur du plat.

– Heu Sima, c’est pas très clair tes explications…
– Bon, je vais essayer de clarifier…

Admettons que 100 mètre en monté est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 125 m).
Admettons que 200 mètres en descente est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 400 m)
Votre trajet est 15 km avec un cumul de 900 m de dénivelés aussi bien en montée qu’en descente.

Le calcul va être le suivant :

15 km + (900 m/100) + (900 m/200) = 28,5 km

Personnellement j’utilise 125 m en montée et 300 en descente.
Maintenant vous savez calculer une distance en km-effort.

Vous l’aurez noté, cette donnée n’est pas absolue mais élastique.

Conclusion :

Avec de la pratique, vous pouvez développer la capacité de « voir » les collines, les vallées, les crêtes et d’autres caractéristiques du terrain simplement en regardant les courbes de niveau sur la carte.

Le km-effort est une approximation, car l’effort ressenti peut varier selon de nombreux facteurs comme le type de terrain, l’altitude, la condition physique de la personne, le poids du sac à dos, etc. Cela-dit, le km-effort offre une mesure utile pour évaluer et comparer la difficulté de différents parcours.

J’aime calculer large, ainsi j’ai toujours l’heureux sentiment d’avoir marché plus vite que prévu et d’arriver, de fait, plus tôt que prévu à la fin de mon étape.

Le billet Orientation (03) – les dénivelés est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Orientation (02) – s’orienter avec sa carte

Rando – Orientation (02) – s’orienter avec sa carte

Ce billet fait suite au précédant « Orientation (01) – Boussole – Curvimètre« .

De tout temps il y a toujours eu une proportion de personnes n’étant pas à l’aise face à une carte et à l’ère numérique j’ai le sentiment que cette proportion a augmenté. Est-ce un simple reflet d’une évolution de notre façon d’interagir avec le monde qui nous entoure?

L’omniprésence des smartphones et des systèmes de navigation GPS a changé la donne. Pourquoi prendre le temps d’étudier une carte papier lorsque l’on peut simplement entrer une destination dans un appareil et se laisser guider pas à pas? Pour beaucoup, la technologie a rendu obsolète la nécessité de savoir lire une carte traditionnelle.

Cette dépendance peut avoir des conséquences dans des situations où la technologie échoue ou est inaccessible. Une panne de batterie, un signal GPS perdu ou un appareil défectueux, et l’individu peut se retrouver désemparé.

Que signifie « savoir lire une carte » ?

Cela va bien au-delà de la simple identification de lieux ou de repères. C’est la capacité de comprendre la topographie, de déduire les distances, d’interpréter les symboles, et de visualiser tridimensionnellement le paysage à partir d’une représentation bidimensionnelle. C’est une compétence qui exige à la fois de la logique et de l’intuition.

– Sima, ça m’a l’air déjà compliqué ton truc… Déjà que j’y comprends rien aux cartes…
– Je te rassure, sur ce billet l’on va aller au plus simple. Et sans le savoir tu as certainement des notions de topographie, si je dois venir chez-toi, tu sauras me gribouiller un plan de ton quartier pour que j’arrive à destination et tu sauras même y mettre des précisions (au carrefour, il y a une boulangerie à l’angle, tu prends à droite, au prochain rond-point à gauche, etc.).

Que trouve-t-on sur une carte ?

Je pars sur la base d’une carte IGN 1/25 000ᵉ.
L’échelle, ici 1/25 000ᵉ ce qui signifie que 1 cm sur la carte = 25 000 cm sur le terrain, soit 250 m.
Une légende nous expliquant tous les symboles, tracés, repères, etc. que l’on peut trouver sur le plan de la carte.
La déclinaison et la date de publication de la carte (même si je fais un point sur le sujet, nous n’en tiendrons pas compte dans le reste du billet, j’expliquerai pourquoi).
Le plan avec de nombreux détails.

Point sur la déclinaison.

Schéma annoté illustrant la déclinaison magnétique : deux flèches partant d'un même point matérialisent le nord géographique (N.G., flèche noire alignée sur le méridien) et le nord magnétique (N.M., flèche rouge décalée vers l'est), avec le bord vertical de la carte en référence. Le texte indique une déclinaison de 0°37' Est au 1er janvier 2019, avec une variation annuelle de 8,1' vers l'Est.
Schéma de déclinaison magnétique : angle entre le nord géographique (N.G.) matérialisé par les méridiens et le nord magnétique (N.M.) indiqué par la boussole – déclinaison de 0°37′ Est au 1er janvier 2019, variation annuelle de 8,1′ vers l’Est (valeurs au centre de la feuille de carte concernée).

Ensuite on en parlera plus sur ce billet, c’est important de savoir de quoi il s’agit dans des circonstances particulières.
La déclinaison est l’écart angulaire entre le nord géographique (indiqué sur la carte) et le nord magnétique. Cet écart est dû à l’orientation du champ magnétique terrestre qui ne coïncide pas exactement avec l’axe de rotation de la Terre.
Lorsque vous utilisez une boussole, elle pointe vers le nord magnétique et non le nord géographique. Il est important de noter que la déclinaison varie en fonction de l’endroit où vous vous trouvez sur Terre et qu’elle change également avec le temps, car le champ magnétique terrestre n’est pas statique. Dans certaines régions, la déclinaison peut être négligeable, tandis que dans d’autres, elle peut être assez significative. On considère que la déclinaison indiquée sur une carte est valable 5 ans.

Pourquoi je ne tiens pas compte de la déclinaison.
Si l’on regarde l’image la déclinaison est de 0°37’ au 1er janvier 2019, la déclinaison annuelle est de 8.1’, nous sommes en 2023 il faudrait reporter 1°9.4, on pourrait faire un calcul encore plus précis en tenant compte de la date publication de ce billet. Pour reporter de façon précise il vous faudrait un système de visée bien plus précis qu’une boussole à main et pour le reporter de façon précise au moins un rapporteur.
Donc je n’en tiendrais pas compte dans ce billet mais vous savez maintenant ce qu’est la déclinaison.

Savoir orienter sa carte.

Extrait de carte IGN topographique annoté montrant la divergence entre les lignes de méridiens (flèches noires) et les lignes du quadrillage UTM (flèches bleues), avec un angle de 2° matérialisé entre les deux systèmes, dans la région du Domaine Français (Forêt de Vaux).
Extrait de carte IGN au 1/25 000e : les méridiens (en noir) pointent vers le nord géographique, tandis que les lignes du quadrillage UTM (en bleu) sont légèrement inclinées par rapport à eux, ici un écart de 2°, visible dans la partie centrale de l’image. Région : Forêt domaniale, secteur Mare de l’Houtil.

Le plus simple, puisque nous ne parlons pas ici d’orientation à l’azimut, c’est de prendre sa carte dans le sens de notre marche… C’est le plus simple.
Mais nous allons tout de même voir ici comment orienter sa carte au nord magnétique.
Vous avez vu que sur une carte il y a une légende, la déclinaison…
Pour bien orienter sa carte nous allons utiliser les lignes des méridiens.
Les lignes méridiennes sont les lignes noires elles sont espacées de 0°05’… Les lignes bleues sont les lignes UTM[1] (Universal Transverse Mercator) et forment des carrés de 1 km de côté et sont utiles pour un report sur GPS, ce qui n’est pas le sujet de ce billet… Nous n’en tiendrons donc pas compte.
Donc nous allons utiliser une ligne noire, celle d’un méridien.

Orienter la carte.

Photo annotée d'une boussole à semelle McKinley posée sur une carte IGN au 1/25 000e de la région de Saint-Cyr-l'École et Versailles, avec cinq flèches rouges identifiant le méridien de référence, la flèche de visée, le cadran fixe, le cadran pivotant et l'aiguille aimantée, la semelle alignée sur un méridien de la carte.
Boussole à semelle posée sur carte IGN 1/25 000e (secteur Saint-Cyr-l’École – Versailles – Rocquencourt) : la semelle transparente est alignée sur un méridien de la carte, la flèche de visée indique la direction de marche, le cadran pivotant a été calé sur le nord, l’aiguille aimantée pointe le nord magnétique.

Prenez votre boussole et mettez le nord du cadran pivotant en face du nord du cadran fixe. Positionnez votre boussole sur votre carte en mettant la flèche de visée parfaitement alignée sur la ligne du méridien de votre carte. Ensuite pivotez l’ensemble, dans un sens ou l’autre, jusqu’à ce que l’aiguille aimantée soit elle aussi alignée au nord… en faisant attention que la flèche de visée reste bien alignée au-dessus du méridien.

Et voilà, vous savez orienter votre carte au nord magnétique de votre carte, soit, sans tenir compte de la déclinaison, mais franchement vous êtes déjà bien !
Vous pouvez faire l’expérience tranquillement dans votre salon en posant au sol une carte et votre boussole et orienter vos cartes au nord. Dehors, quand il y a du vent ce peut être un peu plus chiant.

Cela vous sera surtout utile lors de prochains billets où l’on parlera de faire le point avec deux visées, s’orienter à l’azimut…

La marche d’après la carte.

Dans la plupart des cas on peut très bien se diriger sans boussole, uniquement d’après la carte.

Étudier le parcours à la maison avant l’excursion et éventuellement le tracer sur la carte. Essayez de vous représenter le paysage et le cheminement. Notez d’avance les points caractéristiques, quelques noms de lieux, les points de pauses, d’étapes, etc. Tout ce qui vous semble utile. In-situ, vous vous arrêterez peut-être avant ou après des points prévus, parce que vous êtes fatigué, ou pas ou le lieu ne vous convient pas… C’est la réalité du terrain, mais ce n’est pas grave, vous avez une trame.

Double image annotée comparant deux orientations d'une même carte IGN 1/25 000e du secteur Fontenay-le-Fleury — Saint-Cyr-l'École : en haut, la carte est orientée au nord (position standard) avec la position actuelle, la destination et la trajectoire indiquées ; en bas, la même carte est pivotée dans le sens de la marche, avec les mêmes repères plus l'identification de la petite route, de l'autoroute A12, d'une ligne de chemin de fer ou tramway, et de la D7.
Même extrait de carte IGN, deux orientations : en haut, carte tenue au nord – position (cercle rose), destination (carré rose), trajectoire en tirets roses, flèche nord ; en bas, carte pivotée dans le sens de la marche – les mêmes repères de position et de trajectoire, enrichis de l’identification des infrastructures traversées (A12, D7, voie ferrée ou tramway, petite route).

Donc c’est simple, il suffit de prendre la carte dans le sens de votre marche vous saurez ainsi quand vous devrez tourner sur votre droit ou votre gauche, etc. Bref, suivre l’itinéraire sur la carte de manière à toujours savoir où l’on se trouve.

Dans l’image ci-dessus c’est simple, on a pivoté la carte vers la droite pour qu’elle soit dans le sens de la marche et on a repéré quelques points sur le chemin.

Transposer ce que l’on voit sur la carte.

En tout cas la carte permet de contrôler qu’on suit bien le parcours que l’on s’est fixé. À nous de comparer ce que l’on voit sur la carte avec la réalité et inversement. Cela impose d’être attentif aux paysages, bien entendu mais aussi à ce qu’il y a sur notre parcours le long de notre cheminement.
Si l’on reprend l’exemple de l’image plus haut…
J’ai marché, l’ai traversé une voie ferrée, une départementale, je suis passé dessous une autoroute, puis traversé une autre route… Je marche et je n’ai pas fait attention aux chemins à ma droite ou ma gauche tant j’étais absorbé par le paysage… Où suis-je ?

Extrait de carte IGN 1/25 000e du secteur Fontenay-le-Fleury, orientée dans le sens de la marche, avec un ovale rose hachuré entourant un segment de chemin et une flèche rose annotée « Je suis quelque part sur ce chemin... », illustrant une position imprécise mais contrainte à un axe linéaire.
Carte IGN orientée dans le sens de la marche (secteur Fontenay-le-Fleury – L’Épine d’Amont) : la zone ovale hachurée matérialise une position incertaine mais localisée sur un axe – le randonneur sait qu’il se trouve sur ce chemin, mais ne connaît pas son point exact le long de celui-ci.

Je suis donc quelque part par là.

Que y a-t-il devant ou autour de moi ? Sur la carte, ce que je vois que je dois transposer.
J’ai traversé une grande plaine sans rien de particulier mais il y a tout de même quelque chose d’intéressant devant moi.
Je vois le chemin qui tourne légèrement sur la droite.
Sur le côté gauche j’aperçois un petit bras de forêt ou plutôt de bosquet.
Je le vois aussi sur la carte où plus loin l’on passe au-dessus d’un ru… Si je continue d’avancer, je devrais le voir.

Image composite pédagogique associant trois photographies de terrain (chemin avec bosquet, route longeant des champs, maçonnerie d'un ru) et un extrait de carte IGN zoomé, reliés par des flèches rouges à un point précis sur une vue d'ensemble de la même carte - démontrant la technique de localisation par identification d'éléments caractéristiques du terrain.
Technique de relocalisation par recoupement d’indices terrain : en haut à gauche, le chemin tourne légèrement au niveau d’un bosquet ; en bas à gauche, ce qui ressemble à un passage au-dessus d’un ru (petit cours d’eau) ; en bas à droite, la confirmation – le ru lui-même, identifié sur place. Chaque indice est reporté sur l’extrait de carte central, lui-même localisé sur la vue générale (cadre rose). Conclusion : « Je suis donc là ! »

En transposant ce qui m’entoure sur la carte et inversement l’on arrive à voir où l’on est.

Conclusion.

Généralement, tant que vous randonnez sur des sentiers, vous n’aurez pas besoin de boussole, mais si cela peut vous rassurer… Personnellement, depuis que j’ai repris la randonnée, je ne l’ai pas utilisée. Cela-dit, si je dois partir en montagne je la prendrais certainement.
Anticipez : Préparez soigneusement votre parcours à la maison avant de partir, et chaque soir, lors du bivouac, imprégnez-vous du parcours que vous devrez faire le lendemain.
Soyez attentif : Profitez du paysage mais soyez attentif à votre environnement et en cas de doute, arrêtez-vous et transposez ce que vous voyez sur votre carte.
Soyez curieux : N’hésitez pas à regarder les légende de votre carte pour comprendre ce qui vous entoure.

Les prochains billets sur le sujet traiteront plus particulièrement de l’utilisation de la boussole in-situ.

Le billet Orientation (02) – s’orienter avec sa carte est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Système de projection qui donne une position (en kilomètres) par rapport à l’équateur et par rapport au méridien de Greenwitch.