Rando – Montée du Garbi – Randonnée sportive

Petite randonnée à la mi-journée avec une belle montée.

Parcours de 10,297 km – Temps de déplacement 3h21 – Dénivelé total D+ 555 m.

Il s’agit de la « Ruta de les Cadenes », qui signifie en valencien « Chemin des Chaînes ».

Le sommet du Garbí n’est pas très haut, 595 m (source IGN), mais le dénivelé montant de 386 m s’effectue sur une très courte distance, ce qui rend la montée sportive. L’itinéraire se situe dans la partie Est du Parc Naturel de la Sierra Calderona (« Parque Natural Sierra Calderona »), entre Albalat dels Tarongers et Segart (plus proche de ce dernier).

C’est donc une randonnée de mi-journée, un peu exigeante. Attention toutefois à la chaleur, mieux vaut partir tôt et prévoir suffisamment d’eau.

Parcours et dénivelés, août 2025
Parcours et dénivelés

Nous étions trois pour cette sortie, l’un de mes fils, la fille d’une amie et moi-même. Le départ se situe sur la route CV-329, en venant d’Albalat dels Tarongers vers Segart, sur la droite, un petit parking (3 ou 4 places) le lieu s’appelle « el Bassó ».
La montée est en grande partie à l’ombre en début de matinée, ce qui est très appréciable.

Point de départ, août 2025
Point de départ

Si des tracés GPX existent sur le web, il faut savoir que le sentier n’apparaît pas sur les cartes IGN espagnoles, mais figure bien sur les cartes OsmAnd. Probablement un ancien GR, on distingue encore quelques marques effacées.

Le balisage se fait à la pierre, parfois accompagné de flèches sur la roche (« PEPE »).

Marquage sur la roche, août 2025
Marquage sur la roche

Le sentier suit le lit d’un canal à sec, le « Barranc del Bassó » ou « Canal del Garbí », où l’eau peut couler fortement lors de grosses pluies bref, une sorte d’oued. Après chaque orage, le terrain peut donc être modifié (chutes de roches, creusements, etc.).

Vue partiel sur le canal - oued, août 2025
Vue partiel sur le canal – oued

Niveau de difficulté : même si certains passages nécessitent de poser les mains ou de s’aider des chaînes et câbles déjà installés, l’ensemble reste accessible. Ce n’est ni de la varappe ni de l’escalade, aucune technicité particulière n’est requise.

l'un des passages avec chaînes et câbles, août 2025
l’un des passages avec chaînes et câbles

Au sommet, la vue est superbe ! Un peu plus au Nord-Est, sur le bord de la falaise, se trouve un autre belvédère avec la chapelle « Ermita de la Santa Creu del Garbí » et une aire de pique-nique « Área Recreativa Garbí ». Par manque de temps, nous avons préféré faire que ce sommet qui est le technique du coin, il y a plein d’autres sommets plus haut dans le secteur.

Parcours, août 2025
Parcours
Sommet, août 2025
Sommet

Pour le retour, nous avions prévu de suivre une partie du GR10[1] espagnol. S’il apparaît bien sur les cartes IGN et OsmAnd, le tracé semble avoir été récemment modifié sans mise à jour. J’ai aperçu quelques marques rouge et blanche fraîchement repeintes partant vers le Nord-Est, mais mon GPS n’indiquait aucun GR de ce côté. Nous avons donc choisi une petite route à très faible circulation jusqu’à Segart.

GR10 sur la carte IGN, août 2025
GR10 sur la carte IGN
Rue principal de Segart, août 2025
Rue principal de Segart

Nous nous y sommes posés pour boire un verre… et avons été très mal accueillis ! Nous avons souhaité commander des tapas pour accompagner nos consommations, et la serveuse nous a répondu sèchement qu’elle ne pouvait rien faire, étant « débordée »… Pourtant, il n’y avait presque personne : à l’intérieur, pas un client ; en terrasse, une table de deux personnes, une autre avec un client qui n’avait même pas encore commandé… et nous trois. Bref, nous avons bu rapidement et sommes retournés à notre véhicule en continuant la route.

Bar-terrasse, août 2025
Bar-terrasse

Conclusion :
Une randonnée courte mais intense, offrant de beaux points de vue et un petit côté aventure avec ses passages équipés. Idéale pour qui cherche un défi accessible hors des sentiers battus, à condition de partir tôt pour éviter la chaleur. Un seul regret : l’accueil à Segart, qui contraste avec la beauté des lieux.

Un petit montage pour résumer.

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Note(s)

  1. ^ GR10 – Espagne : Le sentier GR 10 traverse toute la péninsule ibérique, des côtes méditerranéennes de la Communauté valencienne jusqu’à Lisbonne, dans l’océan Atlantique.

Rando – rentrée en mouvement – événements pour petits et grands marcheurs

Sur les chemins pour la rentrée !

La randonnée, bien plus qu’une simple activité physique, c’est un bien-être accessible à toutes et tous. Que vous soyez déjà adepte de la marche ou souhaitez découvrir cette activité… que vous recherchez des défis sportifs ou des balades culturelles ou encore des initiations en douceur, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux.

Rallyes patrimoniaux, défis Audax®, randonnées sportives, initiations à la marche nordique ou simples balades, ci-dessous une série d’événements à ne pas manquer dans les Yvelines et Hauts-de-Seine.

Événements

14 septembre 2025 → Rally Patrimoine
Yvelines 78
Un rallye pédestre sur le patrimoine est organisé par Maurepas d’hier et d’aujourd’hui en association avec le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre des Yvelines (CDRP 78).
Ce rallye vous permettra de connaître ou redécouvrir Maurepas en vous amusant.
Renseignements : Yvelines-FfRandonnée – Rallye Patrimoine Maurepas

17 septembre 2025 → Brevet Audax®
Yvelines 78

L’ADAL et le CRDP78 ont le plaisir de vous inviter pour une seconde édition d’une marche Audax 25 km au départ/arrivée de la Colline Olympique d’Elancourt, avec un parcours différent (1 seule boucle de 25 km avec montée au sommet en fin de parcours).
Comme pour la première édition qui a eu lieu le 13 juillet, ce brevet est exceptionnellement gratuit.
Renseignements : Yvelines-FFRandonnée Brevet Audax®

20 septembre 2025 → La Bossapas – 16ème édition
Hauts-de-Seine 92

Deux parcours de randonnée :

  • 37 km avec 1000 mètres de dénivelé positif → départs de 7h30 à 8h30
  • 27 km avec 700 mètres de dénivelé positif → départs de 7h30 à 8h30

Un parcours de marche nordique :

  • 13 km avec 350 mètres de dénivelé positif → départs de 10h à 10h30

Renseignements : Hauts-de-Seine-FFRandonnée – La Bossapas

27 septembre 2025 → Initiation à la Marche Nordique & Marche d’endurance
Dernière cession
Yvelines 78

Initiation à la Marche Nordique et Marche d’Endurance à l’ile de Loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines
renseignements : Yvelines-FFRandonnée – Initiation à la Marche Nordique & Marche d’endurance

28 septembre 2025 → Rand’automnes
Yvelines 78

Le (Club Pédestre et Touristique de la Région de Rambouillet) organise la 11ème édition des Rand’Automnes de Rambouillet.
Randonnées Pédestres ouvertes à tous
5 Parcours : 10 – 20 – 35 – 50 km et Marche Audax® de 25 km
Randonnée culturelle avec conférencière
Animations / Tombola

Renseignements : Yvelines-FFRandonnée – Randonnées d’automnes

12 octobre 2025 → Rando Challenge à Saint Arnoult en Yvelines
Yvelines 78

Le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre des Yvelines organise une Rando Challenge à Saint Arnoult en Yvelines
Programme :

  • Accessible à tous, en équipe de 2 à 6 personnes, l’allure est libre, seul le temps calculé est pris en compte.
  • Accessible aux randonneurs réguliers, en respectant une vitesse fixée, les équipes doivent s’approcher le plus possible du temps de référence. 
  • En équipe de 2, 3 ou 4, cette épreuve est labellisée pour le championnat de France, mais elle reste ‘‘OPEN’’ : ouverte à tous licenciés ou non !

Renseignements : Yvelines-FFRandonnée – Rando Challenge à Saint Arnoult en Yvelines

Conclusion

Ces événements sont l’occasion idéale de profiter des derniers beaux jours et de rencontrer d’autres passionnés.
Du patrimoine aux grands espaces, en passant par les animations conviviales, ces rendez-vous promettent de beaux moments à vivre à votre rythme. Quelle que soit votre expérience de la randonnée, il y a forcément un parcours qui vous attend. Lacez vos chaussures ! C’est parti !

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Script – afficher les donnees Exif sur Thunar

Afficher les métadonnées EXIF avec un clic droit sur Thunar

Ha, il y a longtemps que je n’ai pas écrit sur le sujet !

Sur les PC sous un environnement Gnome avec le gestionnaire de fichiers Nautilus j’applique la méthode décrite dans mon l’article « Afficher les métadonnées exif avec un clic droit sur Nautilus » écrit en 2015 (il y a une légère modification sur le script d’aujourd’hui, mais les deux fonctionnent).

Il se trouve que le PC que j’utilise le plus souvent ces derniers temps est sous Manjaro avec un environnement XFCE et donc Thunar comme gestionnaire de fichiers.

Pour infos

Il existe de nombreuses similitudes avec l’article mentionné plus haut. La principale différence réside dans l’emplacement du script ainsi qu’une procédure spécifique à effectuer sous Thunar, qui ne s’applique pas à Nautilus.
Il est possible de remplacer Zenity par Yad, et Exiv2 par Exiftool, mais je pense que Yad nécessite certainement des critères supplémentaires (je n’ai pas cherché). Bref, il existe plusieurs façons de faire, mais comme je suis de nature plutôt fainéante, je préfère me baser sur des solutions déjà en place et qui fonctionnent chez moi depuis 2015.

Mais voyons la procédure

Tu auras besoin de Zenity et de Exiv2 (Chez-moi, Exiv2 était déjà installé). Pour installer les deux :
Manjaro :

sudo pacman -S exiv2 zenity

Débian et dérivés

sudo apt install exiv2 zenity

Sous XFCE il n’y a pas de ./local/thunar, on va donc créer un répertoire sous .local, je l’ai appelé bin, vous pouvez le nommer scripts ou autres, mais il faudra en tenir compte pour les chemins.

Créer un répertoire bin

mkdir -p ~/.local/bin

On va écrire le script, j’utilise vim, mais vous pouvez utiliser nano ou autre éditeur.

vim ~/.local/bin/exif.sh

et on y écrit :

#!/bin/bash

# métadonnées exif avec exiv2

zenity --info --title="Métadonnées EXIF" --text="$(exiv2 "$1")"

Un peu de pédagogie

#!/bin/bash est un préfixe au nom de l’exécutable qui va effectivement traiter les lignes qui le suivent. On l’appelle « shebang » et doit être la première ligne du script. (il s’agit d’un copié/collé de mon article « Initiation au Shell – Boucle (for, do, done » écrit en 2015).

zenity --info --title="Métadonnées EXIF" --text="$(exiv2 "$1")"

zenity affiche une boite de dialogue d’info (–info), titre optionnel (–title) et enfin avec (–text) le contenu de la sortie de la commande exiv2, les métadonnées exif de $1, le premier argument passé au script, c’est-à-dire le chemin du fichier image.

Il faut rendre exécutable le script

chmod +x ~/.local/bin/exif.sh

– Pas certain que ma pédagogie fasse mouche
– Ouah ah ah… Et c’est toi Sima qui donne des cours d’initiation au Bash à Root66.Net ? Hé ben, ils sont pas aidés.
– Ho ça va, ta gueu… Tais-toi ! Bon, je continue.

Voyons maintenant comment configurer Thunar

On ouvre le gestionnaire de fichier Thunar puis on va dans :
Édition → Configurer les actions personnalisées…

Une boite de dialogue s’ouvre → clique sur le +

Une autre boite de dialogue s’ouvre sur l’onglet « Base »
On met le nom de son choix.
On peut mettre une description.
Dans commande on met le chemin absolu (en entier) vers l’exécutable avec le paramètre %f

Ensuite on va dans l’onglet « Conditions d’apparition » et on coche la case « Fichiers image »

Puis on valide
On voit que l’action « EXIF » a été ajouté. Tu peux fermer.

Sur Thunar vas sur une image et fais un clic droit, puis descend sur « EXIF »

Clic sur « EXIF » et une fenêtre s’ouvre avec les métadonnées Exif.


Si ça ne fonctionne pas, ferme et relance Thunar pour être certain que les modifications ont bien été prises en compte par Thunar.

Des idées pour améliorer ce petit script ou une autre approche à proposer ? Lâche-toi en commentaires.

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Randonner Seul pour la Première Fois – Le Guide de Ceux qui Osent

Randonnée Solo : Plus qu’un Chemin, une Rencontre avec Soi

Si je trouve enrichissant de randonner à plusieurs, mon véritable bonheur, est de partir seul !
C’est une liberté où chaque pas m’offre bien plus que de nouveaux paysages, une rencontre avec moi-même, une expérience intense, parfois intimidante, mais toujours inoubliable. Si toi aussi, tu ressens cet appel, « L’Appel de la forêt, aurait dit Jack London », de prendre les chemins en solitaire, je t’encourage à sauter le pas !

Oui, tu auras peut-être des doutes, des peurs, nous en avons tous, mais rassure-toi, à chaque randonnée tu apprendras à les apprivoiser. Petit à petit elles s’effaceront laissant place à un plaisir plus grand, à une confiance qui grandit avecles kilomètre parcourus.

Tu es débutant et tu rêves de te lancer dans une randonnée itinérante en solo ? J’espère que cet article sous forme de modeste guide t’aidera préparer ta randonnée et que tu puisses vivre pleinement cette expérience.

Marcher seul, c’est bien plus qu’un voyage… c’est une transformation !

Rentrons dans le vif du sujet !

Dans cet article je vais commencer par brosser une liste des appréhensions pour terminer par les biens-fait de la randonnée en solo. Pourquoi 7 ? C’est un chiffre que j’aime bien, ce n’est pas exhaustif, mais un bon départ pour apprivoiser tes peurs et faire place aux plaisirs.

Les 7 appréhensions :
La peur de se perdre
L’angoisse de la solitude (ou de l’inconfort mental)
Le doute sur ses capacités physiques, La peur de ne pas être à la hauteur
Le manque de sécurité en cas de blessure ou d’accident
La peur de l’inconnu et La gestion de l’imprévu
La charge mentale de la logistique
Le jugement des autres

Oui, tu auras des appréhensions… et c’est normal !

Si tu envisages une première randonnée en solitaire, sache que tu auras des peurs et des craintes. Et c’est tout à fait normal. Ces craintes ne sont pas des signes de faiblesses, mais la preuve que tu prends la chose au sérieux.
L’idée de passer une nuit seul en pleine nature, d’affronter la météo, le silence, et autres peut faire hésiter. On se demande « suis-je prêt ? Est-ce raisonnable ? ». Ta première nuit en bivouac seul sera bien plus intimidante que les suivantes. Alors commence petit, mais commence. Car derrière chaque appréhension surmontée, il y a une récompense : la fierté d’avoir osé, et le bonheur de découvrir que tu es plus capable que tu ne le crois.

1. La peur de se perdre
« Et si je ne retrouve pas mon chemin ? »
Sans personne pour partager tes décisions tu peux craindre de perdre le sentier ou de mal interpréter une carte.

  • Apprends à lire une carte et utilise un GPS ou une appli fiable (OsmAnd[1] ou MaRando® de la FFRandonnée).
  • Prépare ton itinéraire à l’avance et informe quelqu’un de ton trajet.
  • Commence par des sentiers bien balisés avant de t’aventurer en zone plus isolée.

2. L’angoisse de la solitude (ou de l’inconfort mental)
« Vais-je me sentir isolé, paniquer sans compagnie ? »
Se retrouver seul avec soi-même peut être déstabilisant surtout au début et si tu n’es pas habitué à la solitude.

  • Accepte que cette solitude fasse partie de l’expérience. Elle peut d’abord déranger puis devenir une force.
  • Tu apprendras à t’écouter, à observer, à te recentrer.
  • Tu peux aussi garder un carnet de bord ou prendre un livre.
  • Profite de la solitude pour méditer, réfléchir ou, simplement apprécier la nature.

3. Le doute sur ses capacités physiques, la peur de ne pas être à la hauteur
« Vais-je y arriver ? »
Sans l’effet de groupe on redoute de ne pas tenir la distance, de ne pas réussir, de compétences ou de motivation.

  • Commence par des randonnées courtes et faciles pour gagner en confiance.
  • Prévois des pauses régulières et teste ton matériel en amont.
  • Mieux vaut commencer trop court que trop long.

4. Le manque de sécurité en cas de blessure ou d’accident
« Et si je me blesse ? »
En cas de chute ou de blessure l’absence de compagnon peut inquiéter.

  • Préviens un proche de ton itinéraire et de ton heure estimée de retour.
  • Emporte une trousse de premiers secours et commence par des itinéraires bien flèchés.

5. La peur de l’inconnu et la gestion de l’imprévu
« Si un orage éclate ? Si je croise un animal sauvage ? Si je perds quelque chose ? »
Ne pas savoir exactement ce qu’on va vivre, comment on va réagir…c’est un saut dans l’inconnu.

  • Renseigne-toi sur la faune locale et apprends les gestes de base (ex. : ne pas courir).
  • Préparation = confiance. Plus tu anticipes les aspects pratiques (météo, matériel, itinéraire), plus tu diminues cette part d’incertitude.

6. La charge mentale de la logistique
« Ai-je bien pensé à tout, n’ai-je rien oublié ? »
Gérer seul l’itinéraire, le matériel, la nourriture et l’eau peut sembler accablant.

  • Prépare minutieusement ta randonnée à l’avance (itinéraire, points d’eau, refuges, etc.)
  • Fais une liste de ton équipement et teste-le avant de partir.
  • Opte pour des aliments légers et faciles à préparer. Simplifie au maximum !
  • Moins tu auras de décisions à prendre sur le terrain, plus tu seras serein.

7. Le jugement des autres
« On va me trouver bizarre de randonner seul… »
Certains peuvent craindre d’être jugés pour leur choix de partir seul.

  • En réalité la plupart des gens admirent ceux et celles qui osent partir seul(e) !
  • Parle de tes motivations pour rassurer tes proches. Sinon, dis simplement que tu cherches du calme et de l’autonomie.

7 bonnes raisons pour partir seul :
Une liberté absolue
Un retour à l’essentiel (et à soi-même)
Un boost de confiance en soi
Des rencontres plus authentiques
L’aventure sur mesure
Connexion avec la nature
Le sentiment d’accomplissement unique

Et au-delà des doutes, il y a tant à vivre…

Non, partir seul ce n’est pas fuir les autres et encore moins soi-même. Si Annabel Abbs le dit très bien au nom des femmes dans son livre « Méfiez-vous des femmes qui marchent », ça s’applique à chacun, c’est le choix d’une liberté à ton propre rythme. Loin du tumulte des transports, du taf, des obligations sociales notre esprit s’apaise. C’est un moment rare où l’on peut penser autrement, rêver sans filtre et se poser aussi les bonnes questions… une forme de méditation en mouvement !

Étonnement, partir seul favorise aussi des rencontres plus spontanées et authentiques. Bref, c’est une expérience qui change notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes. Pas besoin d’être aguerri, il suffit de commencer modestement et de se laisser surprendre.

1. Une liberté absolue
« Je décide de chaque détail de mon aventure. »
Pourquoi c’est génial? Tu avances à ton rythme, t’arrêtes quand tu veux, choisis ton itinéraire, tes pauses, ton bivouac.

  • Pas besoin de compromis, chaque décision t’appartient.
  • Tu peux changer tes plans à tout moment selon tes envies.
  • Plus besoin de consensus : ce sommet à gravir ou cette sieste au soleil ? À toi de décider !

2. Un retour à l’essentiel (et à soi-même)
« Je découvre des parts de moi. »
Sans distractions sociales tu redécouvres le silence, tes pensées et une connexion avec la nature.

  • La randonnée en solitaire te permet de te recentrer sur l’essentiel, loin de la vie quotidienne.
  • C’est une occasion de te reconnecter avec toi-même, de réfléchir et comme dit plus haut, de méditer.

3. Un boost de confiance en soi
« Chaque défi relevé seul me rend plus fort. »
Prendre seul la décision de partir, s’orienter, gérer les imprévus, tout cela donne une vraie solidité intérieure.

  • Gérer seul les imprévus (météo, orientation) forge ton assurance.
  • Chaque difficulté surmontée, chaque journée accomplie te rappelle que tu es capable.
  • Affronter et surmonter les défis seul renforce la confiance en soi et l’autonomie.
  • C’est une occasion de mieux se connaître et de découvrir ses propres limites.
  • Tu rentres avec une estime de toi plus solide.

4. Des rencontres plus authentiques
« En solo, tu es plus abordable. »
Partir seul ne veut pas dire rester isolé, au contraire on attire naturellement le contact.

  • Les échanges sont souvent sincères et spontanés.
  • On écoute mieux, on s’ouvre plus, et on vit des moments de partage inattendus.

5. L’aventure sur mesure
« Je crée l’itinéraire qui correspond à mes envies. »
Ta randonnée devient exactement ce que tu veux qu’elle soit (sportive, contemplative, improvisée, etc.), il n’y a pas de compromis à faire, pas de programme à suivre, ou si, celui que tu te donne.

  • C’est une aventure à ton image qui évolue au gré de tes envies et de ton humeur.

6. Connexion profonde avec la nature
« Je contemple la nature et les paysages. »
Sans discussion, sans distraction tes sens s’aiguisent.

  • Tu remarques les paysages, les sons, les odeurs.
  • Tu fais partie du paysage.
  • La nature devient une compagne de route.
  • Ça t’ancre dans le présent.

7. Le sentiment d’accomplissement unique
« La joie d’arriver au bout par mes propres moyens. »
Quand tu poses ton sac à l’arrivée, tu ressens bien plus qu’une simple fatigue physique, c’est une fierté.

  • Tu n’as compté que sur toi-même.
  • Tu as surmonté l’inconnu, parfois la solitude, souvent tes propres limites.
  • Tu t’es prouvé que tu pouvais y arriver sans dépendre de personne.

Partir seul c’est bien plus que marcher, c’est s’accomplir.

– Et toi Sima, tu n’as jamais eu d’échecs ?
– Ça arrive que ça ne se passe pas comme prévu…

Et les échecs dans tout ça ?

Lors de ma reprise, j’ai chuté plusieurs fois, je me suis fait une coupure à la paume, une ampoule vite devenu très douloureuse, j’ai dû écourter ma rando. Une autre fois en Espagne j’ai dû interrompre la randonnée après quatre jours alors qu’elle était prévu beaucoup plus longue pour avoir sous-estimé les dépenses in-situ.. D’autres encore ont été ajustées en chemin.
Face aux imprévus, chacun prend les décisions qui lui semblent les plus sages.

Mais je ne considère pas ces moments comme des échecs mais comme des leçons. Je me satisfait de ce que j’ai parcouru sinon comme pour l’Espagne, ce n’est que partie remise, et je prévois la reprendre là où je l’ai laissée.

Et la préparation physique ? Au risque d’en choquer certains, j’estime qu’il n’y en a pas besoin !
Si tu es déjà sportif, fais des assouplissements, de la course à pied, etc. évidement, c’est un plus.
Tu es sédentaire et tu prends ta voiture pour tout ? Rien n’est perdu ! Trouve-toi une randonnée de 2 ou 3 jours sans trop de dénivelés, avec des hébergements (pas obligé de commencer par du bivouac) et un sac léger. En attendant, commence par marcher pour tes courses quotidiennes et fais quelques balades d’une demi-journée près de chez toi pour faire tes chaussures et réveiller tes muscles.

Partir seul, à ton rythme, à l’écoute de ton corps, au fil des randonnées ton rythme évoluera.

Conclusion : Ce n’est pas une fuite, c’est un choix !

Partir seul, ce n’est pas fuir les autres, c’est choisir un espace à soi. Chaque pas te rapproche de toi-même et renforce ta confiance. Oui, il y aura des imprévus, des moments de doute, mais ce sont eux qui écrivent les plus belles histoires.
Comme je l’ai appris à mes dépens (entre blessures et itinéraires écourtés) chaque expérience, même inachevée est une leçon. L’important n’est pas d’arriver au bout coûte que coûte mais d’oser se lancer.

Alors, si tu ressens cet appel à marcher seul, n’hésite plus. Lance-toi et vis cette expérience, la route est longue mais chaque pas en vaut la peine. Bonne randonnée et que chaque sentier te mène à une nouvelle découverte de toi-même.

Au bout du sentier il y a bien plus qu’un paysage, il y a toi !

Une question, un retour d’expérience, une anecdote ? Je t’invite à le partager en commentaire, c’est toujours un plaisir d’échanger.

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Auteur : Tarasna0922
Source du logo, image recadrée: commons.wikimedia.org
Licence: CC BY-SA 4.0

Note(s)

  1. ^ OsmAnd : Si le site est en anglais, l’application et la documentation est en français.
 

Le Tour du Larzac en 6 jours

Le Tour du Larzac – Randonnée itinérante entre causses, falaises et ciel.

Mon binôme (Jubéa) m’a proposé cette rando, celui avec qui j’ai fait « le Tour des Puys d’Auvergne » en septembre 2024. Ça tombait super bien, parce qu’à chaque fois que je passais à Millau, je me disais : « Faut vraiment que je me fasse une rando dans le coin ! ».

Le seul problème avec cette randonnée, c’est que le point de départ est vraiment mal desservi par les transports en commun. Il nous aurait fallu plus de 10 heures pour y arriver, alors on a dû prendre la voiture. C’est vraiment dommage car je préfère toujours prendre le train quand c’est possible.

Pour le départ et l’arrivée, nous avons a été hébergés chez une connaissance. Du coup, sur les cartes, j’ai flouté les lieux exprès pour préserver un peu l’anonymat.
 

Lors de cette randonnée je n’ai pris aucune note, comme à chaque fois que je ne randonne pas seul, la rédaction va s’en ressentir.
La difficulté à été de ne choisir que trois photographies par jour.

Préparation et planification

Le Tour du Larzac, juin 2025
Le Tour du Larzac

Itinéraire
C’est Jubéa qui a trouvé l’idée sur un site web, c’est toujours enrichissant de reprendre sur les expériences des autres. Comme on prévoyait de partir depuis La Cavalerie, ne pas descendre à Saint-Geniez-de-Bertrand ni à Millau, sauf en cas d’intempérie… J’ai repris la trace GR sur MonGR et j’ai redécoupé les étapes depuis notre point de départ (qui est après La Cavalerie) une tâche que j’adore faire ! Lors de la préparation on constate immédiatement que le Larzac brille par l’absence de point d’eau, nous comptons beaucoup sur nos gourdes filtrantes et les éventuels abreuvoirs croisés, Tu verras que c’était une erreur…

Motre parcours jour par jour

  1. Point de départ – Point de bivouac → 19,535 km ↑525 m D+ ↓510 m D-
  2. Point de bivouac – Eco-Camping du Larzac → 11,232 km ↑157 m D+ ↓162 m D-
  3. Eco-Camping du Larzac – Nant → 24,429 km ↑363 m D+ ↓665 m D-
  4. Nant – La Couvertoirade → 19,721 km ↑537 m D+ ↓217 m D-
  5. La Couvertoirade – L’Hospitalet-du-Larzac → 24,857 km ↑423 m D+ ↓417 m D-
  6. L’Hospitalet-du-Larzac – Point d’arrivée → 19,337 km ↑406 m D+ ↓314 m D-

Un total arrondi de 119 km et 2 411 m de dénivelé D+ et 2 285 m D-

Précision : la différence entre le D+ et le D- est que le premier jour mon GPS est tombé en panne de piles et que pour le premier jour j’ai donc pris les données enregistrées par mon ordiphone qui est beaucoup moins précis, pas d’étalonnage possible.

Équipement
Tout le détail est le fichier « Ma_Liste_Larzac.pdf » téléchargeable.
Petite modification de poids à la dernière minute : si mon sac faisait bien 10 101 g juste avant de partir j’y ai ajouté ma liseuse qui fait 286 g avec sa house de protection, ce qui fait un sac à dos de 10 387 g, nourriture comprise mais sans eau.

Conseils

Condition physique.
J’ai tendance à penser que dès l’instant où il n’y a pas de difficultés techniques particulières (escalade, neige, etc.) ça reste à la portée de tout le monde, c’est juste une question de rythme (4, 5, 6 ou 7 jours ou plus, ça n’a pas d’importance). Tout de même attention au soleil, de mi-juin à fin août ça cogne fort et il y a peu d’ombre sur les causses.

Logistique
Entre La Cavalerie et l’Éco-Camping du Larzac il n’y a ni eau, ni hébergement à moins de redescendre sur Saint-Geniez-de-Bertrand ou Millau. Ensuite il y a des campings, hébergement et ravitaillement à chaque étape. Attention, à l’Éco-Camping du Larzac il n’y avait pas de bouteille d’eau (si vous avez besoin d’un contenant supplémentaire). Parfois les traces du GR sont peu, voire pas visibles.

Sécurité
Informe toujours quelqu’un de ton entourage de ton itinéraire. Dans ta trousse de secours, n’oublie pas les pansements, les antiseptiques, tes médicaments personnels si tu suis un traitement, ainsi que ton ordonnance. Pense également au sifflet !

Tu as lu jusqu’ici, c’est parti, on démarre la randonnée !

Jour 1 : De notre hébergement au point de bivouac, 19,535 km, D+525 m

Tracé du 1ère étape du Tour du Larzac, juin 2025
Tracé du 1ère étape du Tour du Larzac

Je pars avec 1,5 l dans la poche à eau, 1 l dans ma gourde filtrante et 75 cl dans une petite bouteille, ce qui fait 3,25 l d’eau (3,25 kg) pour les deux jours, nous espérons croiser des abreuvoirs à mouton ou des « lavognes[1] ».

Assez tôt nous passons par un chemin bordé de buis (Buxus), je n’en ai jamais vu avec des pieds aussi gros ils sont certainement plus que centenaires, mais aussi des nuées de Pyrales du buis (Cydalima perspectalis), je n’en ai jamais vu autant !
À environ 3 km de la ferme fortifiée « Les Brouzes » se pause un choix, soit continuer tout droit par un tronçon d’un GRP ou continuer le GR71D sur la gauche et longer l’autoroute sur près d’un kilomètre. Nous optons pour continuer tout droit et quitter le GRP pour nous rendre au point culminant « Malmont 805 m » où se trouve une antenne. De l’autre côté de l’antenne, plein nord sur un sentier à peine visible absent des cartes IGN mais présent sur OsmAnd, nous rejoignons le sentier noir de la carte IGN à l’Est du point 794, puis rejoignons le GR71D au niveau du « Cirque du Boundoulaou ». Nous passons plusieurs magnifiques points de vue (Cap de Coste, Croix du Pas Destrech, La Pente de la Grande…). Nous quittons le GR pour l’Oppidum de la Granède[2] où à l’Ouest on a un magnifique point de vu sur « La Granède ». Nous nous posons dans les environs dans un magnifique coin de bivouac.
Sur les cinq derniers kilomètres je me suis senti mal (cumul de plusieurs nuits d’insomnies, plus chaleur, efforts) m’obligeant à plusieurs petites pauses.

Nous dormons à la belle étoile sous un ciel dégagé !

Le Tour du Larzac - 1ère étape, juin 2025
Le Tour du Larzac – 1ère étape
Le Tour du Larzac - 1ère étape -02, juin 2025
Le Tour du Larzac – 1ère étape -02
Le Tour du Larzac - 1ère étape -03 - Crédit Photo ©Jubéa, juin 2025
Le Tour du Larzac – 1ère étape -03 

Crédit Photo ©Jubéa

Jour 2 : De Point de bivouac à l’Éco-Camping du Larzac, 11,232 km, D+157 m

Tracé de la 2è étape du Tour du Larzac, juin 2025
Tracé de la 2è étape du Tour du Larzac

Nous reprenons le GR en balcon, passons la ferme de Potensac, peu après nous empruntons un chemin sous une voûte de buis (la bouissière) et nuée de pyrales, nous continuons jusqu’à Saint-Martin-du-Larzac où se trouve une petite chapelle.
Depuis notre départ la veille nous n’avons croisé aucun point d’eau, juste un abreuvoir ce matin mais séparé de nous par une clôture de barbelé sur monté de câbles électrifiés, donc inaccessible.
À Saint-Martin-du-Larzac nous toquons à une porte et un monsieur nous remplis généreusement nos gourdes. Plus loin nous passons devant la ferme troglodytique des Baumes[3].
Nous arrivons à l’Éco-camping du Larzac à Cun, petite épicerie, accueil sympathique, nous y avons pris une petite structure en bois avec deux lits.
Les rencontres :
Sacha, très belle rencontre, une marcheuse solitaire d’exception, tente/tarp, réchaud à alcool, a de nombreuse randos à son actif. Fait le Tour du Larzac, est partie de La Couvertoirade,demain sera son avant-dernière étape.
Un duo, deux sympathiques hommes qui comme nous font une randonnée par an en duo, l’un des deux est plus expérimenté et a du matériel technique. Le monde est petit, le frère du second connaît et est ami de mon pote libraire. Ils font le tour du Larzac mais en passant part des hébergements « confort ».

Le Tour du Larzac - 2è étape -01, juin 2025
Le Tour du Larzac – 2è étape -01
Le Tour du Larzac - 2è étape -02, juin 2025
Le Tour du Larzac – 2è étape -02
Le Tour du Larzac - 2è étape -03, juin 2025
Le Tour du Larzac – 2è étape -03

Jour 3 : de l’Éco-Camping du Larzac à Nant, 24,429 km, D+363 m

Tracé de la 3è étape du Tour du Larzac, juin 2025
Tracé de la 3è étape du Tour du Larzac

Nous partons tôt, quoique moins tôt que nous espérions, Sacha est déjà partie avant même que nous nous levions et le duo d’amis, une trentaine de minutes avant nous.
À partir de là je partirai chaque jour chargé de minimum 4,5 l d’eau.
Le GR est plat sur deux kilomètres pour remonter d’une trentaine de mètres sur un kilomètre pour redescendre d’une centaine de mètres sur deux kilomètre. On passe devant la ferme Le Tournet et au point le plus bas la ferme Le Sot ensuite ça remonte de nouveau de 135 m sur un plus de 4 km. Dans cette montée herbeuse nous laissons sur notre droite « Les Sourzials », nous longeons les chaos ruiniformes des « Anouts », passons entre les « Rocs du Bartas » et le « Roc Rouge » pour arriver au point culminant qui est Montredon. Jusqu’au point/carrefour 821 le GR le sentier traverse bois et pâtures, puis une piste qui rejoint la route venant Montredon. Au niveau de la ferme des Homs (culture et vente de plantes aromatiques médicinales) nous doublons le duo d’amis. Nous passons devant les ruines historiques « Baylet ». 4 km plus loin nous faisons une pause et le duo nous double. Après la Grotte du Bout de Côte le chemin descend de plus en plus sur un sentier de pierre le long du Ravin de Vallongue pour arriver au Camping Les Vernèdes à Nant[4]. Dans la descente nous nous arrêtons quelques instants pour discuter avec Sacha qui fait une pause café. Accueil au camping vraiment sympa, très familiale, nous nous y sentons bien. Tente à l’ombre, celle de Sacha est en face de nous de l’autre côté du sentier près de la rivière. Nous visitons la ville faisons quelques achats. Nous passons une bonne nuit.

Le Tour du Larzac - 3è étape -01, juin 2025
Le Tour du Larzac – 3è étape -01
Le Tour du Larzac - 3è étape -02, juin 2025
Le Tour du Larzac – 3è étape -02
Le Tour du Larzac - 3è étape -03, juin 2025
Le Tour du Larzac – 3è étape -03

Jour 4 : de Nant à La Couvertoirade, 19,721 km, D+537 m

Tracé de la 4è étape du Tour du Larzac, juin 2025
Tracé de la 4è étape du Tour du Larzac

Sacha a tout plié, rangé et partie environ 30 minutes avant nous.
Nous sortons de Nant par la D99 sur presque 1 km puis un chemin vers Le Liquier, ensuite un chemin de terre par endroit empierré qui passe au-dessus du hameau de Frayssinet-Bas sur notre gauche. Nous continuons sur la plaine jusqu’à la plate-forme d’une voie ferrée désaffectée[5]. Nous passons par La Barraque Froide, nous laissons le calvaire sur notre droite et empruntons un chemin plus étroit et le suivre sur 1,8 km pour rejoindre la petite route de Gaillac que nous traversons. Le chemin nous mène jusqu’à La Couvertoirade[6]. Nous passons juste avant d’arriver devant une Lavogne.
Nous nous rendons au gîte d’étape Gîte de la Cité dans lequel nous avons réservé en chemin, tout juste à temps car il ne restait que deux places dans un dortoir, nous y sommes avec des cycliste qui font de l’itinérance avec portage de valise.
Nous visitons la ville, et le soir c’est la fête de la musique, alors c’est soirée banquet avec des musiciens, des chants (locaux mais aussi des années 70 ainsi que d’autres à la thématique des boissons (ha le petit vin blanc, etc.). Repas (entrée, plat, fromage et dessert[7]*) à 12,50 €, Bref nous avons passé une excellente soirée.

Le Tour du Larzac - 4è étape -01, juin 2025
Le Tour du Larzac – 4è étape -01
Le Tour du Larzac - 4è étape -02, juin 2025
Le Tour du Larzac – 4è étape -02
Le Tour du Larzac - 4è étape -03, juin 2025
Le Tour du Larzac – 4è étape -03

Jour 5 : La Couvertoirade à L’Hospitalet-de-Larzac,  24,857 km, D+423 m

Tracé de la 5è étape du Tour du Larzac, juin 2025
Tracé de la 5è étape du Tour du Larzac

Le matin nous prenons un petit déjeuner copieux au gîte, l’ambiance est très sympa, le maître des lieux aussi, c’est convivial et familial.
Nous récupérons le GR une piste qui nous mène jusqu’à la Salvetat, mais avant en chemin nous entendons des coassements sur notre gauche, nous nous y rendons et découvrons une magnifique lavogne très bien entretenue. Dès le début nous doublons un groupe de randonneurs (un homme et quatre femmes), qui nous redoublerons et que l’on redoublera et ainsi de suite jusqu’au début de l’ancienne voie ferrée, ça tisse des liens, des sourires, des blagues…
Après Salvetat nous empruntons une « bouissière » (chemin entre des haies de buis) pour rejoindre un large chemin d’exploitation qui oblique nord-ouest vers la ferme du Cun, puis le chemin vers La Blaquèrerie[8]. Sur un sentier à travers buis et genévriers nous passons devant la ferme abandonnée de Fontvive et remonter vers l’ancienne voie ferrée[9].
À environ 1 km nous décidons de quitter l’ancienne voie ferrée et couper plei nord pour rejoindre un chemin qui nous mène au Site Naturel des Canalettes[10], un lieu magnifique avec un côté féérique où il y règne une fraîcheur inattendue et bienvenue.
Nous reprenons un sentier large qui nous mène à l’ancienne voie ferrée, très rectiligne, un peu ennuyeuse jusqu’au Camping Au Tour de l’Aveyron à L’Hospitalet-du-Larzac[11]*.
Accueil sympathique, nous optons pour une tente déjà montée avec deux matelas pour partir très tôt le matin

Le Tour du Larzac - 5è étape -01, juin 2025
Le Tour du Larzac – 5è étape -01
Le Tour du Larzac - 5è étape -02, juin 2025
Le Tour du Larzac – 5è étape -02
Le Tour du Larzac - 5è étape -03, juin 2025
Le Tour du Larzac – 5è étape -03

Jour 6 : de L’Hospitalet-du-Larzac à notre hébergement, 19,337 km, D+406 m

Tracé de la 6è étape du Tour du Larzac, juin 2025
Tracé de la 6è étape du Tour du Larzac

Nous partons tôt, le jour pointe et le soleil n’est pas encore levé. Nous empruntons une piste forestière pour se diriger vers le bois de Carron. La piste s’élève sous les arbres par plusieurs virages, à la sortie une petite chapelle Saint-Amans restaurée. Puis, par « la plaine du Temple » nous arrivons rapidement à La Cavalerie[12] que nous prenons le temps de visiter, nous comptions y prendre le petit déjeuner mais tout est encore fermé. Par contre la sortie de la ville n’est pas très intéressante.
Le sentier de terre nous fait passer à côté d’un dolmen sur notre droite mais inaccessible, deux clôtures nous en séparent. Le chemin devient empierré et nous mène vers la plantation du Bicentenaire de la Révolution[13] que nous longeons. Nous longeons un chemin de crête qui donne une vue sur les ruiniformes du Rajal del Gorp[14]*
Nous arrivons rapidement à notre point d’arrivée.

Fin des 6 jours reste mes réflexion et la conclusion.

Le Tour du Larzac - 6è étape -01, juin 2025
Le Tour du Larzac – 6è étape -01
Le Tour du Larzac - 6è étape -02, juin 2025
Le Tour du Larzac – 6è étape -02
Le Tour du Larzac - 6è étape -03, juin 2025
Le Tour du Larzac – 6è étape -03

Réflexions

Randonner à deux : Cela demande des concessions. Jubéa aime arriver tôt pour se doucher et laver son linge, tandis que je préfère parfois faire une sieste en attendant que le soleil décline et éviter le cagnard, quitte à laver plus tard et faire sécher sur mon sac. Il faut donc trouver un équilibre, ce qui, heureusement, s’est fait naturellement, sans même en parler. Une bonne entente fait toute la différence.
À deux je n’écris pas sur mon carnet le soir, je privilégie les discussions.
Les regrets : je savais qu’il y avait beaucoup à découvrir, mais nous sommes parfois passés à côté de certains points d’intérêt. Pour une prochaine fois, j’emporterai un topo-guide ou, mieux encore, je préparerai des « waypoints » sur la trace GPS pour être sûr de ne rien rater.

Conclusion

C’est une chouette randonnée que j’ai beaucoup appréciée entre causses arides, falaises et ciel, que de beaux paysages, sans oublier les sites historiques.
Malgré l’absence de points d’eau et un ensoleillement intense, cette randonnée reste accessible à tous, à condition de bien se préparer, de respecter son rythme et surtout porter son eau. Sur ces 6 jours nous avons croisé très peu de randonneurs, ce qui me va très bien, ce qui n’empêche, comme à chaque randonnée de faire de belles rencontres.
N’hésite pas à chausser tes chaussures, prendre ton sac et vivre ta propre aventure, sans oublier tes gourdes.

Tu as fait cette randonnée, ou tu souhaites la faire, ou encore tu as des questions ou d’autres expériences à partager… Les commentaires sont là pour ça !

 

Le billet « Le Tour du Larzac en 6 jours » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Une lavogne est une petite retenue d’eau artificielle, typique des causses du Larzac et d’autres régions calcaires du sud de la France. Ces réservoirs peu profonds sont conçus pour recueillir et retenir l’eau de pluie, principalement pour abreuver les troupeaux. Les lavognes sont souvent de forme circulaire et sont construites en creusant légèrement le sol calcaire, puis en le recouvrant d’argile pour rendre l’étendue étanche et permettre la rétention de l’eau. Elles jouent un rôle important dans l’élevage ovin, caractéristique de cette région aride.
  2. ^ L’Oppidum de la Granède, situé sur le plateau du Larzac, est un site archéologique typique des oppida gaulois. Construit entre le IIe et le Ier siècle avant notre ère, il est notable pour son emplacement stratégique offrant une vue panoramique, servant de point de défense et de centre politique, économique et social pour les communautés gauloises.
  3. ^ La ferme troglodytique des Baumes, située dans le Larzac, illustre l’habitat troglodytique où des espaces de vie étaient creusés dans la roche. Ces structures, utilisées pour leur isolation naturelle, servaient d’habitations, d’étables et de lieux de stockage. Datant souvent du Moyen Âge à l’époque moderne, elles reflètent la vie rurale et l’adaptation ingénieuse des populations à leur environnement. Aujourd’hui, ces sites sont préservés pour leur valeur historique et culturelle, offrant un aperçu des modes de vie traditionnels de la région.
  4. ^ Nant : le village de Nant, installé au milieu d’un large bassin au confluent de la Dourbie et du Durzon, grâce à l’œuvre entreprise par les premiers moines (Xe siècle) et les bénédictins (XIIe siècle), se transforma en « Jardin du Rouergue ». Son abbatiale (XIIe siècle) ressemble à une forteresse.L’ancienne église Saint-Jacques (XIVe siècle) de style gothique méridional, les maisons porches et les vieilles portes le long des rues tortueuses méritent un détour ainsi que la halle à cinq arcades du XVIIIe siècle.
  5. ^ la plate-forme d’une voie ferrée désaffectée : Tous les travaux d’infrastructure, ouvrages d’art, ainsi que les gares avaient été réalisés au début du siècle.
  6. ^ La Couvertoirade : village templier dont l’enceinte est quasiment intacte. L’ensemble de l’architecture défensive a été préservée et mise en valeur. Cédé aux Templiers au XIIe siècle, le village releva de la Commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon, puis des Hospitaliers qui le fortifièrent au milieu du XVe siècle. Il connut une période de prospérité du XVe au XVIIe siècle qui se traduisit par la construction de belles maisons encore visibles de part et d’autre de la rue principale qui unit les portes haute et basse.
  7. ^ La flaune, ou flausona en occitan ou flauna en occitan rouergat, est une pâtisserie de ménage de la cuisine rouergate (aveyronnaise), à mi-chemin entre le cheesecake et le flan pâtissier.
  8. ^ La Blaquèrerie : au centre du village, maison avec des tours crénelées et un four. Église du XVIIIe siècle à chevet pentagonal.
  9. ^ Cette ligne SNCF désaffectée devait relier Albi au Vigan (Gard). Depuis Albi, elle suivait la vallée du Tarn et du Dourdou jusqu’à Saint-Affrique pour ensuite, par la vallée du Cernon, remonter sur le plateau du Larzac et rejoindre Le Vigan par la vallée de la Vis et de l’Arre. La ligne entre Le Vigan et Tournemire s’étend sur 60 km et compte 32 tunnels et 12 viaducs. Elle a été inaugurée en 1896, le transport des voyageurs fut fermé en 1935 et celui des marchandises en 1955. Entre L’Hospitalet-du-Larzac et La Bastide-Pradines, la voie est actuellement exploitée en vélorail et train touristique au départ de la gare de Sainte-Eulalie-de-Cernon.
  10. ^ Le Site Naturel des Canalettes est un magnifique canyon creusé dans les calcaires du Causse du Larzac, en Aveyron. Ce paysage karstique est caractérisé par des gorges étroites, des falaises sculptées par l’érosion et des formations rocheuses spectaculaires.Le site est également connu pour ses phénomènes géologiques, comme les marmites de géant et les cavités naturelles.
  11. ^ L’Hospitalet-du-Larzac : ancienne étape avec un hôpital pour les voyageurs qui se rendaient à Millau et qui redoutaient la traversée du Causse. Les maisons du village se groupent autour d’une grande place et d’une fontaine alimentant un lavoir. Église du XIXe siècle et vierge en bois du XVIe siècle.
  12. ^ La Cavalerie : ce village d’origine templier possède encore côté nord un vestige, bien restauré, de son enceinte fortifiée du XVe siècle (courtine de 90 m de long). À proximité du bourg est installé un camp militaire accueillant depuis 2016 la 13e demi-brigade de la Légion Étrangère, avec un effectif de 1 200 légionnaires.
  13. ^ Cette plantation de conifères a été réalisée le 25 novembre 1989 par 1 789 enfants des écoles de Millau qui ont planté ce jour-là 1 789 arbres de la liberté en formant le nombre 1989 (symbole de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française et de la Déclaration des droits de l’homme).
  14. ^ Les « ruiniformes du Rajal del Gorp » sont des formations rocheuses caractéristiques situées sur le causse du Larzac, dans le département de l’Aveyron en France. Ces formations sont le résultat de millions d’années d’érosion par l’eau et le vent, sculptant des paysages calcaires en formes spectaculaires et parfois étranges, évoquant des ruines d’où leur nom « ruiniformes ».

Méfiez-vous des femmes qui marchent de Annabel Abbs

Méfiez-vous des femmes qui marchent de Annabel Abbs (2023) – Une ode aux marcheuses libératrices !

Traductrice : Béatrice Vierne
EAN : 9782266336727
Édition : Pocket (432 pages)

C’est la couverture et le titre qui ont d’abord attiré mon attention. Encore une fois, je dois remercier mon libraire pour cette belle découverte. Achète tes livres en librairie plutôt que sur le web, ils sont au même prix. Sympathise avec ton libraire[1].

Il existe de nombreux récits sur les hommes qui marchent : Rousseau, Thoreau, Stevenson, Giono, Tesson… mais très peu s’intéressent aux femmes qui randonnent. Il suffit de lire mon billet « Littérature – Voyages, Marches, Évasions » pour remarquer que les femmes sont minoritaires sur la liste que je propose. Annabel redonne voix à ces femmes oubliées pour qui la marche fut un désir d’affirmation de soi et d’affranchissement, une claque au patriarcat !

À travers les histoires de femmes artistes, philosophes et écrivaines (Simone de Beauvoir, Frieda von Richthofen, Gwen John, Nan Shepherd, Clara Coltman Vyvyan, Georgia O’Keeffe), qui ont osé entreprendre de longs voyages à pied, Abbs met en lumière la marche comme moyen de libération et de transformation personnelle. Avec son écriture engagée elle nous offre un regard un regard touchant sur la marche comme acte de rébellion.

Note(s)

  1. ^ Quand tu sympathises avec ton libraire, il peut non seulement mieux guider tes choix selon tes goûts, mais aussi te surprendre en t’ouvrant à d’autres styles, en t’arrachant à tes habitudes littéraires. Les librairies et leurs libraires sont précieux, chéris-les !

Un hommage aux femmes qui marchent pour se libérer

Dans Méfiez-vous des femmes qui marchent, Annabel Abbs nous offre une histoire inspirante et pleine de vie, centrée sur la quête de liberté. À travers les récits de femmes célèbres du XXe siècle, elle explore un sujet simple mais essentiel, marcher ! Mais pas de n’importe quelle manière. Marcher seule, marcher loin, marcher librement. C’est un hommage à la liberté des femmes, à la reconquête de l’espace public.

« Pendant des siècles, la mobilité a été réservée aux hommes. Les femmes étaient confinées, immobiles, casanières. Chez nous – nous disait-on – nous étions en lieu sûr. Et pourtant, pour bien des femmes, le danger était infiniment plus grand chez elle que dans les lieux sauvages. » Chap 4.

Plus qu’un roman, un récit, c’est un journal de bord, un manifeste

Annabel Abbs elle mêle intelligemment récit personnel, recherches historiques et méditations philosophiques. Elle-même marcheuse, elle suit les traces de ces femmes pionnières, marginales ou incomprises, qui ont choisi de fuir les salons, les obligations domestiques et les injonctions sociales en chaussant leurs bottes. Elle interroge le lien entre la marche et la créativité, la nature et l’indépendance.

« Quand je reviens de ma randonnée Gwen John (c’est ainsi que je l’appelle), plusieurs amies veulent savoir quel effet cela m’a fait de me retrouver toute seule pendant dix jours. Je ne me suis pas ennuyée ? Sentie seule ? Ma famille m’a-t-elle manqué ? Est-ce que j’ai dû remettre des mecs à leur place ?
Mes réponses sont d’une grande sobriété. J’ai honte de reconnaître que ma famille ne m’a pas manqué, que je ne me suis jamais ennuyée, que les agresseurs n’existaient que dans mon imagination tendancieuse. Mais j’ai surtout honte d’admettre à quel point j’ai pris plaisir à ma propre compagnie. » Annabel Abbs, parlant d’elle-même, Chap.4

Ce n’est pas un livre sur la performance mais sur le droit de marcher seule sans se soucier du regard des autres. À une époque où la femme seule dehors continue d’être jugée ou mise en danger, Abbs nous rappelle que chacun doit acquérir cette liberté et la conserver.

« En parcourant des lieux généralement réservés aux hommes, elle faisait la preuve de sa présence physique, mais aussi de son autonomie et de son énergie. » en parlant de Simone de Beauvoir. Chap. 6.

Une réflexion féministe originale et accessible

Le titre, provocateur, annonce bien la tonalité de l’ouvrage : Méfiez-vous des femmes qui marchent, car elles pensent, elles changent, elles dérangent. C’est un féminisme qui prend le large, au sens propre comme au figuré. En redonnant vie à ces femmes qui ont marché à contre-courant de leur époque, Abbs nous pousse à repenser notre rapport au monde, au corps, à la solitude et au silence.

« En faisant ses randonnées, chacune de ces femmes a découvert une nouvelle façon d’être, une manière d’exister à travers son corps, son physique, ses sens. » Chap. 8.

Ce livre est aussi un hommage à la lenteur, à la désobéissance douce, à l’intuition. Il fait du bien à l’âme. Il donne envie de se lever, de sortir, de marcher… sans but, sans montre, sans justification.

Conclusion

Méfiez-vous des femmes qui marchent est un livre qui inspire et donne de la force. Annabel Abbs redonne à la marche, ce geste apparemment anodin, toute sa charge politique et poétique. Ce n’est pas un simple récit de voyage, mais une déclaration de liberté. Avec ce livre j’ai sentiment rare d’avoir une compagne de route, invisible mais bien présente.
Un livre que j’ai vraiment adoré.

« Virginia Woolf pensait que les femmes avaient besoin d’une chambre à elles. May Sarton croyait qu’elles avaient besoin de temps à elles. Et moi ? Moi, je crois que les femmes ont besoin d’un trajet à elles. En plein air. Loin de l’enfermement bétonné de la grande ville. Entre terre et ciel. Au bord de l’eau. » Annabel Abbs. Chap. 3.

Et toi, as-tu déjà marché seule, longtemps ?

Les commentaires sont là pour partager tes impressions et/ou tes chemins de traverse.

Le billet « Méfiez-vous des femmes qui marchent de Annabel Abbs » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 5 et FIN

Si tu me lis aujourd’hui, c’est que tu as suivi chaque pas de cette aventure à travers le Cotentin, et je t’en remercie ! Après sept jours de paysages changeants, de rencontres et de douleurs surmontées, nous y voilà : le grand final.
Tu es arrivé sur cette page par hasard je te conseille, pour te mettre dans le bain et de lire avant :
 

Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4

Où en suis-je maintenant ?

Aujourd’hui, c’est l’étape finale, de Surtainville à Barneville-Carteret. Une dernière journée de marche où chaque pas me rapproche de la fin de cette itinérance, mais aussi le moment des conclusions.

Prêt à terminer cette aventure avec moi ? C’est parti pour cette dernière étape !

Jour 8 : Dernière journée… Jusqu’à Barneville-Carteret – 18,304 km et +175 m

Tracé du 8e jour., juin 2025
Tracé du 8e jour.

Je quitte le camping un peu avant 8 h et me rends à Surtainville où je prends un petit déjeuner dans une boulangerie, j’y achète aussi un casse-croûte pour midi et reprends ma route.

Arrivé sur la plage je décide de la marée basse pour faire comme la veille, un tronçon de 2,5 km sur le sable humide. Un vrai plaisir de marcher sur cette immense plage vierge de tout pas humain, le sentiment d’être seul au monde, un vrai plaisir !

Ensuite le sentier rentre les terres direction Hattainville, je trouve cette partie du chemin ennuyeux, beaucoup de bitume, Hattainville n’est pas non plus d’un grand intérêt. À la sortie de la ville il y a un petit bassin d’eau peut-être un ancien lavoir, non signalé sur la carte, j’y fais une pause et mange ma barre de céréale.

Le sentier est plus agréable, chemin de sables ou de terres, de beaux paysages.

Trois kilomètres et j’atteins le chemin des douaniers, un sentier étroit dans la falaise, Je passe devant La Vieille Église au Cap Carteret (et sa légende). J’en profite un maximum car je sais Barneville-Carteret qu’à deux kilomètres.

J’ai ralenti le pas, profiter de ces derniers instants de beautés.

À Carteret je m’arrête à une terrasse proche du port de Carteret et me prends un soda bien frais, bien mérité, pour marque la fin de cette randonnée. Ensuite je vais sur la Promenade du petit port et sur un banc je mange tranquillement mon casse-croûte puis dirige vers l’auberge de jeunesse Centre Eugène Godey. Très bon accueil, le personnel est très sympa. Je prends possession de ma chambre, y pause mon sac et retourne en ville me promener, repérer l’arrêt de bus pour le lendemain, choisir un restaurant où je mangerai le soir. Bref, je me balade.
Barneville-Carteret est la ville que j’aime le moins de mon itinéraire, une ville et un port snob, lieu de villégiature pour bobos, bref tu l’auras compris, je n’aime pas !

Infos :
Étape facile avec une partie bitumé que je n’ai pas aimé mais très belle étape et le meilleur pour la fin sur le sentier des douaniers.
Centre Eugène Godey
Auberge de Jeunesse
18 rue des Douits 50270 Barneville-Carteret
Téléphone : 02.33.04.63.30 
Portable : 06.77.85.89.92 
centre.eugene-godey@barneville-carteret.fr

Vue sur les dunes et leurs végétation., juin 2025
Vue sur les dunes et leurs végétation.
Plage interminable., juin 2025
Plage interminable.
Sentier sur les dunes., juin 2025
Sentier sur les dunes.
Vieille Église sur le Cap Carteret., juin 2025
Vieille Église sur le Cap Carteret.
Vue sur mer depuis Vieille Église., juin 2025
Vue sur mer depuis Vieille Église.

Quelques points négatifs, il y en a peu.
Le GR a été modifié par endroit et ne correspond parfois pas à la trace téléchargée, et dans ce cas il arrive qu’il manque des traces à certains carrefours, ça reste rare, pas de quoi se perdre non-plus il suffit d’être vigilent et je pense que cela sera rapidement corrigé.
J’ai sous estimé le froid nocturne normand, j’aurai dû choisir un autre sac de couchage.
J’ai raté des points d’intérêts tels que dolmens, site archéologique, je m’en suis toujours rendu compte trop tard. Ajouter des waypoint sur son GPS est un plus.

Conclusion :

Huit jours de marche entre Saint-Vaast-la-Hougue et Barneville-Carteret, près de 170 km de souvenirs. Ce voyage, né d’une opportunité, s’est transformé en une expérience riche. J’ai marché seul, accompagné par la mer et les paysages changeants.

Chaque étape avait son caractère, ses défis et ses récompenses. Des plages de sable fin aux falaises escarpées, en passant par les chemins de terre et les routes bitumées, j’ai dormi sous la tente, dans des campings, un gîte d’accueil et dans une auberge de jeunesse. J’ai rencontré des randonneurs, croisé des habitants.

Les paysages étonnant de beauté, et quelques montées difficiles faisaient partie de l’aventure. Cette randonnée m’a appris beaucoup sur moi-même, comme chaque rando. Elle m’a rappelé l’importance de prendre le temps et de profiter des petites choses.

Si tu envisages une aventure similaire, je t’encourage à partir. Que tu sois débutant ou confirmé, l’important est de mettre un pied devant l’autre. Merci de m’avoir suivi. J’espère t’avoir inspiré à chausser tes chaussures de randonnée. Bon chemin à toi !

L’itinérance ne se termine jamais vraiment… elle ne fait que suspendre le temps d’une pause. À bientôt sur les sentiers !

Si tu as aimé ce récit, n’hésite pas à laisser un commentaire ou partager tes propres anecdotes de rando, ça fait toujours plaisir et ça motive à continuer !

Le billet « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 5 et FIN » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 4

Si tu arrives ici par hasard, sache que tu lis la suite d’un récit de randonnée itinérante dans le Cotentin. Un périple de huit jours le long des sentiers, entre mer, lande, cailloux et parfois l’improvisation.

Dans les parties précédentes, je t’ai raconté comment j’ai préparé ce voyage, les premières étapes de Saint-Vaast-la-Hougue à Cherbourg, et les paysages magnifiques qui ont jalonné mon chemin jusqu’à Vauville.

Si tu ne l’as pas encore fait, je te conseille de jeter un œil aux premiers billets de cette série pour ne rien manquer du début de cette aventure.

Partie1
Partie 2
Partie 3

Où en étais-je ?

Après avoir parcouru des kilomètres de sentiers côtiers et découvert des paysages magnifiques, me voilà reparti pour de nouvelles découvertes. Les paysages continuent de se transformer, et chaque pas m’apporte son lot de surprises et d’émotions. Je t’emmène maintenant sur les étapes 6 et 7, de Vauville à Surtainville, en passant par le charmant village de Biville.

Jour 6 : Une toute petite étape jusqu’à Biville, 5,857 km +177 m

Tracé du 6e jour, juin 2025
Tracé du 6e jour

Comme d’habitude, le froid a perturbé mon sommeil cette nuit, mais peu importe. Aujourd’hui, l’étape est courte. Je me dis qu’en une heure, voire une heure et demie maxi, je serai à Biville. Passer une journée à ne rien faire, c’est aussi très bien, et surtout, je dormirai dans un lit ce soir.

La randonnée, c’est prendre du temps pour soi, comme on l’entend ou comme il se présente.

Tout est plié, le sac sur mon dos, et c’est parti !

Dès la sortie du camping, je traverse la sublime Réserve naturelle nationale de la mare de Vauville. Un vrai paradis pour les oiseaux, avec des panneaux explicatifs sur la faune et la flore.
À 1,6 km, une première montée t’emmène de 7 mètres à 57 mètres sur 600 mètres de longueur pour rejoindre le Grand Thot. Cette première montée donne le ton pour la suivante, car elle est en sable très fin. Ensuite, ça redescend, mais à 3,100 km, on repart de 30 mètres à 119 mètres sur encore 600 mètres. Ça peut sembler peu lorsque l’on voit les dénivelés passés la veille, sur le papier elle ne paie pas de mine mais cette montée de sable fin, mais elle pique ! À chaque pas, ton pied redescend des trois quarts à cause du sable fin. Avec le sac à dos et la chaleur, cette montée est assez éprouvante.
Ensuite, le chemin continue de monter en pente douce, et ça paraît tout plat pour arriver à Biville. Finalement, j’ai mis 2 heures et 6 minutes pour parcourir cette courte distance.

J’arrive assez tôt au Gîte d’étape Thomas Hélye de Biville. En prenant possession des lieux, j’apprends qu’il s’agit d’un Centre d’accueil diocésain qui dépend du diocèse de Coutances et Avranches. Je m’installe dans ma chambre à deux lits et règle les 20 €. Je suis seul dans tout l’établissement.
Il y a eu une réception plus tôt dans la journée, et il reste des plats. On m’offre une énorme assiette de salade de pâtes avec du pain, ce qui fera mon repas de la journée. Je retire les pansements de mon pied droit, prends une douche, fais ma lessive, et pars visiter la ville.
Biville est petit, et j’en fais vite le tour. Je m’attarde un peu à l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, en grande partie rénovée. Les vitraux sont magnifiques.
De retour au gîte, je me renseigne sur l’étape de demain. J’aimerais dormir dans un lit, dans un petit bungalow du genre cabane, pas cher. Le camping « Le Grand Large » n’en a pas. Par contre, un peu plus loin, le camping municipal « Les Mielles » à Surtainville en propose. Je n’arrive pas à les joindre, mais je me dis que j’irai et je verrai bien sur place.
Je prends le temps d’écrire le récit de ma journée et lis tranquillement en attendant la nuit.

Infos :
Étape courte avec une montée technique dans le sable, mais pas de difficulté particulière, de jolis panoramas en haut de la deuxième montée.
Gîte d’étape du Centre d’Accueil Thomas Hélye
1 rue Thomas Helye
Tél. 02.33.04.52.19
centrethomashelye@wanadoo.fr 
Réservez → 20 € à payer sur place
Pas de ravitaillement

Vue de haut sur la réserve naturelle., juin 2025
Vue de haut sur la réserve naturelle.
Vue sur les dunes., juin 2025
Vue sur les dunes.
Église Saint-Pierre et Saint-Paul., juin 2025
Église Saint-Pierre et Saint-Paul de Biville.
Vitraux de l'église., juin 2025
Vitraux de l’église.

Jour 7 : Une grande journée jusqu’à Surtainville – 30,5 km et +476 m

Tracé du 7e jour., juin 2025
Tracé du 7e jour.

Après une bonne nuit de sommeil, je fais rapidement le point sur mon état. Mon pied droit me rappelle à l’ordre, à l’avant-pied surtout. Je pose un pansement, en ajoute deux autres en préventif sur mes orteils, et pour le reste, c’est du classique. Tout roule. Mon linge a bien séché dans la nuit, et il me reste de quoi faire un petit dîner. Deux barres de céréales dans le sac : une pour aujourd’hui, l’autre pour demain. Je boucle mon sac et je pars… le ventre vide. L’objectif : trouver une boulangerie sur le chemin.

Un kilomètre après le départ, un peu trop dans mes pensées, je rate un embranchement à droite. Je poursuis encore un bon kilomètre avant de m’en rendre compte. Demi-tour obligatoire. L’échauffement du jour commence par 2 km bonus.

Le sentier plonge ensuite dans un sous-bois pendant un moment, puis la vue se dégage peu à peu, avec de belles ouvertures sur les dunes à droite. Quelques descentes mènent jusqu’à Siouville-Hague, où je découvre que la première boulangerie est fermée pour congés… heureusement, dans la partie basse du village, une autre est ouverte. Je quitte le GR pour m’y rendre. Je prends un gros petit-déjeuner avec café au lait, croissant, et une crêpe au sucre. J’en profite pour acheter un casse-croûte pour midi et une spécialité locale : la Sioullaise. C’est un peu comme le Becquet, sauf que la pomme est remplacée par de la poire et du caramel…

On me dit que je peux récupérer le GR par la plage. Bonne idée en théorie, sauf qu’en pratique je me retrouve face à une falaise infranchissable. Je suis bon pour un nouveau demi-tour et je rejoins le sentier là où je l’avais quitté.

Je passe le Port Diélette, puis le chemin s’enfonce un peu dans les terres pour contourner le centrale nucléaire de Flamanville. Une fois passé le sud de la centrale, je retrouve un superbe sentier de falaises, avec encore une fois des paysages de carte postale.

Un peu avant Havre Jouan, je tombe sur un endroit inattendu : la Carrière des Filles, et juste à côté, une petite bâtisse qui m’intrigue. Une pancarte : Atelier-Galerie du Havre Juan. Curieux, je pose mon sac à l’entrée et j’entre. Et là, je suis scotché. Peintures, photos, sculptures, des bronzes et de la terre cuite, dans un espace minuscule (à peine 4 m sur 4). C’est superbe. Si j’avais été en voiture, je serais reparti avec une sculpture achetée sous le bras. Mais là, mon sac est déjà bien assez plein.

Un peu plus loin, vers Le Fortin, le GR longe la mer sur la dune. La marée est basse au moment où j’y passe. Je ne résiste pas, je quitte le sentier pour marcher directement sur la plage, pieds dans le sable humide, pendant presque 2 kilomètres. Le bonheur.
Je retrouve le GR un peu plus loin, juste à côté du camping Le Grand Large, puis je traverse Le Rozel avant d’arriver enfin au camping municipal Les Mielles, à Surtainville. Encore 2,5 km de plus, mais je suis content d’y poser enfin mon sac.

Une belle, très longue journée…

Je suis parti tôt ce matin et j’arrive vers 15 h au camping, il n’y a personne à l’accueil avant 16 h. Je m’installer à une table de pique-nique pour manger mon casse-croûte et ma délicieuse Sioullaise.
L’accueil ouvre, et le personnel est vraiment sympa. On me dit que les deux « Cabadiennes » sont libres. Ce sont de petites structures en bois avec deux lits… Parfait ! Je m’y installe rapidement.
Je fais un tour sur la plage pour profiter un peu de l’air marin, puis je prends soin de moi. Le soir, je mange ce qu’il me reste. Ensuite, c’est le rituel habituel : un brin de toilette, un peu d’écriture, de la lecture, et dodo.

Demain sera ma dernière étape, et il ne me reste plus rien à manger à part une barre de céréales.

Infos :
Étape facile bien que longue, toujours de beaux paysages. Aucune difficulté particulière.
Camping Municipal Les Mielles
80, Route des Laguettes
50270 Surtainville
02.33.04.31.04
contact@campinglesmielles-surtainville.fr

Vue sur les dunes de Bivilles., juin 2025
Vue sur les dunes de Bivilles.
Mon ombre sur le sable - plage de Siouville., juin 2025
Mon ombre sur le sable – plage de Siouville.
Entre sable et herbes., juin 2025
Entre sable et herbes.
Falaise., juin 2025
Falaise.
Atelier-Galerie Le Havre-Jouan., juin 2025
Atelier-Galerie Le Havre-Jouan.

La suite et fin de cette aventure arrive dans le prochain article, demain. Je parlerai de la huitième et dernière journée de marche… et du bilan de cette randonnée. À demain et en attendant n’hésite pas à laisser un commentaire pour partager tes impressions ou poser des questions, ça fait toujours plaisir et ça motive pour la suite !

Le billet « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 4 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 3

Étapes 4 et 5 – De Cherbourg à Vauville en passant par Omonville-la-Rogue

Si tu es tombé sur cette page un peu par hasard, bienvenue ! Sache que tu es en train de suivre le récit d’une aventure de randonnée au long cours à travers le Cotentin. Dans les parties précédentes, je t’ai raconté comment j’ai préparé ce voyage, les premières étapes depuis St-Vaast-la-Hougue à Cherbourg, et les paysages magnifiques qui ont jalonné mon chemin.

Si tu ne l’as pas encore fait, je te conseille de jeter un œil aux premiers billets de cette série, « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 1 et partie 2« , pour ne rien manquer du début de cette aventure.

Revenons à nos sentiers.

Après avoir parcouru des kilomètres de sentiers côtiers, avec la mer comme fidèle compagne, me voilà reparti pour de nouvelles découvertes. Les paysages continuent de se transformer, et chaque pas m’apporte son lot de surprises et d’émotions. Je t’emmène maintenant sur les étapes 4 et 5, de Cherbourg à Vauville, en passant par Omonville-la-Rogue.

Prêt pour la suite ? Chaussures bien lacées ? Alors on y va !

Jour 4 : Direction Omonville-la-Rogue, 21,521 km +252 m

Tracé du quatrième jour, mai 2025
Tracé du quatrième jour

Après une bonne nuit dans un lit, j’ai pris soin de mes pieds, j’ai pris un big petit déjeuner dans l’auberge de jeunesse, mon sac prêt et mon linge a séché pendant la nuit, inutile de l’attacher à mon sac. Ce matin je pars de bonne heure.

Le début de l’étape n’a rien d’exceptionnel. Il faut d’abord s’extirper de la zone urbaine, un peu longuette. Mais en arrivant sur la plage de Saline, je tombe sur une œuvre d’art qui m’arrête net : La Traversée[1] (la lettre d’Equeurdreville-hainneville), de Jean-Bernard Métais. C’est une grande structure métallique en forme de lettre, posée là, face à la mer. Étonnant. Poétique. Je prends le temps de la contempler.

Et ça y est, après la Pointe de Querqueville, je retrouve enfin ce que j’étais venu chercher, la nature.

Un premier dénivelé m’attendait juste après Urville-Nacqueville, et d’autres sont arrivés à Landemer. Mais soyons honnêtes, rien de bien méchant. Depuis le premier jour, le parcours est plutôt facile, ce qui me laisse tout le loisir d’admirer les paysages.

Après Landemer, une montée m’a conduit à « La Batterie », un spot avec des toilettes publiques, un espace pique-nique avec deux tables et une vue magnifique ! J’en ai profité pour faire une pause et manger le Becquet que je n’avais pas mangé la veille. J’y ai discuté avec un couple de randonneurs. Leurs sacs sont énormes, au moins 80 litres bien remplis. Ils sont Luxembourgeois, viennent de Honfleur et se dirigent vers le Mont-Saint-Michel. Ils ont l’habitude des grands treks, comme le Sentier des Appalaches, qui fait plus de 3 500 km, et d’autres grands treks à travers le monde, impresionnant. Je les ai regardés partir, chargés comme des sherpas.
Pendant ce temps, un groupe de randonneurs à la journée s’installe à l’autre table. Ils sortent des verres en « vrai » verre, des olives, de la charcuterie, des bouteilles de rouge et de blanc, et m’ont invité à trinquer pour l’apéro. J’ai décliné en les remerciant et j’ai repris mon chemin.

Le sentier change. Fini les longues plages, place aux petites falaises, aux criques secrètes qu’on ne peut atteindre qu’avec les yeux. Ça monte, ça descend, sans jamais devenir difficile. C’est beau. Sauvage. Je me sens bien.

Au niveau de la Roche Buchy, juste avant le Doué du Moulin, je découvre « Le Mur Blanc« , Construit en 1887, le mur blanc ou mur de Holterman sert d’amer, c’est-à-dire un repère pour les marins.

Un peu plus loin, la Baie de Quervière m’offre un panorama de carte postale.

Le sentier redescend au niveau du Fort d’Omonville Bas, et j’arrive rapidement à Omonville. Je passe devant un resto et je demande s’il sera ouvert ce soir. Ensuite, je me rends au camping municipal du Hâble.

Bon, la personne de l’accueil n’arrive que dans une heure. Je m’installe dans un coin sympa où le soleil viendra taper dès le matin pour sécher la rosée et à côté d’une table de pique-nique, au cas où. Quand la responsable arrive, je règle mes 9 € (de mémoire), et elle m’explique le fonctionnement emplacements, et surtout… une épicerie juste à côté ! Super accueil, vraiment.
Je file donc à l’épicerie, je commande un pain nordique et un casse-croûte pour le lendemain.

À 19 h, direction le resto. Et là, surprise ! Je tombe sur le couple que j’avais rencontré au camping de la Nef, à Barfleur. Je les croyais loin devant, vu qu’ils disaient marcher 30 km par jour… On échange quelques mots, ça fait toujours plaisir de recroiser des visages connus.

À la table derrière moi, un jeune randonneur s’installe. Je commande mon repas : 6 huîtres en entrée, puis des moules à la Normande. Et là, je ne m’attendais pas à ça… Un plat gargantuesque, genre la portion que je fais pour quatre personnes à la maison. Mais j’ai tout mangé.

Je sympathise avec le jeune randonneur, Marc. Il fait le parcours dans l’autre sens et vient de Vauville. Apparemment, c’était une grosse journée pour lui. Longue, difficile. Moi, j’envisage de faire les trois quarts de cette étape demain, et de bivouaquer quelque part en chemin. On papote. Entre randonneurs, ça parle forcément matos, applis, itinéraires, galères, coups de cœur…
De retour au camping, je lui montre où j’ai planté ma tente, il me montre la sienne, et chacun chez-soi.

Un brin de toilette, un peu d’écriture, de lecture… et extinction des feux.

Infos :
Étape tranquille, le premier dénivelé arrive au onzième kilomètre (montée descente sur 1,5 km), au treisième ça donne le ton avec une belle montée sur bitume et redescend sur 2 km, ensuite ça oscille jusqu’à un peu avant le camping.
Camping Municiapal de la NEF
4 rue de la Jonquière
Omenville La Rogue
+34233528615
Pas besoin de réservation
Épicerie/boulangerie juste derrière.

La Traversée de Jean-Bernard Métais, mai 2025
La Traversée de Jean-Bernard Métais
Vue depuis le spot La Batterie, mai 2025
Vue depuis le spot La Batterie
Vue sur le sentier et la mer., mai 2025
Vue sur le sentier et la mer.
Vue sur Le Mur face à la mer., mai 2025
Vue sur Le Mur face à la mer.
Plat de moules et frites maison., mai 2025
Plat de moules et frites maison.

Jour 5 : Hein ? Quoi ? Jusquà Vauville, 30,735 km +695 m

Tracé du cinquième jour., mai 2025
Tracé du cinquième jour.

J’entame la seconde moitié du parcours, si je dois faire un bilan « bobos », toujours mes douleurs de dos par intermittence et qui datent d’avant la randonnée, toujours ma douleur sous mon pied droit mais très supportable, mes deux orteils n’ont pas d’ampoule et je ne ressens aucune gêne, les pansements en préventif aux premières alertes font leurs effets.
Le froid m’a encore écourté le sommeil. Je suis passé à l’épicerie récupérer mon pain nordique, un casse-croûte et j’ai aussi du fromage et du saucisson.

Au moment de partir, j’ai déjà en tête mon objectif du jour : un bivouac quelque part vers le Nez de Voidries. L’endroit me semble parfait sur le papier.

Je démarre sous un ciel couvert, mais pas vraiment menaçant. La pluie n’est pas annoncée, bien au contraire, le ciel devrait s’éclaircir. Le paysage a encore changé, oscillant entre roches et plage. Dès la Pointe de Jardeheu, je découvre de magnifiques roches roses.

La mer est calme, la température agréable, et même si le vent souffle un peu, il reste supportable. Le chemin est plutôt plat sur environ treize kilomètres. Je passe la Pointe du Nez, puis le Port Racine, que je regrette de ne pas avoir photographié. Certains disent que c’est le plus petit port de France, d’autres, l’un des plus petits. Je continue mon chemin en passant la Pointe du Nez Cabot, la Pointe de la Loge, la Pointe des Grouins, le Nez Bayard, et le Sémaphore de la Hague pour arriver à la Croix du Vendémiaire à Goury.
Là, je fais une pause casse-croûte à côté de deux jeunes randonneurs la vingtaine à peine passée. Ils font une rando à la journée. Jusqu’à présent, la seule difficulté a été de marcher sur des galets fins, où le pied s’enfonce un peu, ou sur des galets plus gros qui font travailler les chevilles. Une partie assez agréable avec aussi des beaux paysages du côté terre. Le sentier est régulièrement jonché de Crambe maritima, le chou marin, en fleurs, c’est très joli. Parfois, il y en a tant qu’il faut faire attention de ne pas les piétiner, car c’est une plante protégée.

À partir de là, les premiers dénivelés de la journée commencent et s’affirment franchement à partir de La Côte Soufflée. J’arrive au sommet du Nez de Voidries après 5h30 de marche, pauses comprises, et j’ai parcouru 19 km.

Nous sommes samedi, le ciel s’est dégagé, et il y a beaucoup de monde. Les gens sont venus en voiture et font des balades dans le coin. Je n’ai pas envie de m’arrêter tout de suite et d’attendre que tout le monde parte pour chercher un spot de bivouac. Je décide de continuer et je verrai bien en cheminant si je trouve un coin plus tranquille.
Mais je me retrouve sur un sentier étroit, entre falaise et roche, ou bordé d’arbustes épineux. Pas un endroit plat, que des montées et des descentes assez abruptes… C’est clair, je ne trouverai pas de coin de bivouac tant que je ne serai pas sorti des falaises. Il n’y a plus de vent, il fait chaud. Heureusement, souvent dans les points bas, je traverse de petits rus où je remplis ma gourde filtrante. Les paysages, eux, sont à couper le souffle : une mer bleue et calme où l’on voit les fonds et qui donne envie d’y plonger. Des paysages qui s’offrent seulement à ceux qui font l’effort de venir marcher.

Lorsque le sentier devient enfin plat, je suis à environ un ou deux kilomètres du camping de Vauville, alors je m’y rends. J’arrive au camping municipal de Vauville, 9h45 après mon heure de départ d’Omonville-la-Rogue.

Au camping très bon accueil, je me trouve un emplacement et vais dîner avec mon pain nordique, du fromage et du saucisson sur la plage, face à la mer. Je me couche de bonne heure car je suis fatigué par cette journée et il y a de grande chance que le froid me réveille vers deux heures du matin.

Info :
les dix derniers kilomètres sont particulièrement physiques sans spot de bivouac possible. Toujours de magnifiques paysages.
Le camping habituellement ouvert du 1er juin au 30 septembre a ouvert cette année le 1er mai… étant donné qu’ils ont eu du monde il y a de grande chance que les nouvelles dates d’ouvertures soit du 1er mai au 30 septembre. Téléphonez tout de même pour vérifier.
Camping Municipal La Devise à Vauville
Situé le long du GR223
49.63312 -1.84938
Tél. : 02 33 52 64 69
https://www.encotentin.fr/campings/camping-municipal-la-devise/

Roches rose., mai 2025
Roches rose.
Chemin de galets orné de Crambe maritima., mai 2025
Chemin de galets orné de Crambe maritima.
Vue côté terre et murs de pierres., mai 2025
Vue côté terre et murs de pierres.
Vue sur mer depuis le haut d'une falaise., mai 2025
Vue sur mer depuis le haut d’une falaise.
Environ 2 km du camping., mai 2025
Environ 2 km du camping.

La suite de l’aventure – les journées 6 et 7 – arrive dès demain dans le prochain article. N’oublie pas de revenir et n’hésite pas à commenter pour partager tes propres expériences ou poser des questions !

Le billet « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotententin – partie 3 » est apparu en premier dur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ La traversée : Oeuvre de Jean-Bernard Métais, septembre 2010. « Cette lettre réalisée à partir des mots-voyages des habitants de la ville. Des écrivains : Michel Besnier, Elisabeth Coquart, Didier Decoin, Philippe Huet, Victor Hugo, Georges Pérec, Gilles Perrault, Jacques Prévert, Alexis Salatko, Boris Vian. Des  journalistes : Marcel Clairet, hubert Lemonnier, François Simon et Pascal Vannier.

8 jours de randonnée itinérante dans le Cotentin – partie 2

Étapes 2 et 3 – De Barfleur à Cherbourg-en-Cotentin en passant par la Pointe du Brick.

Si tu tombes sur cette page par hasard, sache qu’il s’agit de la suite d’un récit de randonnée au long cours dans le Cotentin. Dans la première partie, je te racontais comment j’ai préparé ce périple, le jour J-1, et ma première journée de marche jusqu’à Barfleur.

Si ce n’est pas déjà fait, je te conseille d’aller lire ce premier billet avant de continuer « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotententin – partie 1« , histoire de ne pas rater le début de l’aventure.

Où en étais-je ?

Après une première journée entre terre, sable et douleur naissante sous le pied, je reprends le sentier et débute la côte nord du Cotentin. Le paysage change, les sensations aussi. Je t’emmène maintenant sur les étapes 2 et 3, entre Barfleur et Cherbourg, avec la mer pour compagne fidèle, et quelques belles surprises sur le chemin…

Prêt ? C’est parti !

Jour 2 : Direction LAnse du Brick, 27,564 km +255 m

Trace deuxième journée, mai 2025
Trace deuxième journée

J’ai encore mal dormi cette nuit… Le froid s’est encore invité et impossible de trouver une vraie position confortable. Bref, réveil un peu raide. Ha j’ai aussi de sacrés coups de soleil de la veille.
Je me prépare tranquillement. Un brin de toilette vite fait, puis je sors les pansements : deux orteils en mode alerte et cette fichue douleur sous le pied droit – je protège tout ça comme je peux.
Côté vestimentaire, je mets les bas de mon pantalon convertible en short, ma veste de pluie pour les manches longues (elle est super efficace contre le vent sans être trop chaude) et je n’oublie pas mon chapeau à longs bords. Je me badigeonne le visage et les mains de crème protectrice…  Me voilà protégé du soleil.

Avant de partir, je prends mon petit déjeuner au camping de la Blanche Nef. Et me voilà parti !

Très tôt, sur la pointe de « La Masse », on voit déjà au loin le phare de Gatteville. Je passe le Havre de Crabec et du Havre de Flicmare jusqu’au Havre de Houlvi, où se trouve l’aquaculture consacrée à l’écloserie des huîtres et palourdes. Je passe rapidement devant le phare de Gatteville, qui est d’un « Gigantisme Cathédralesque[1]« . Je regrette de ne pas l’avoir visité, car en plus d’être le deuxième plus grand phare de France et d’Europe, il a un lien avec notre calendrier : 365 marches, 12 étages et 52 fenêtres.

Jusqu’à la Pointe de la Loge, j’ai la mer et les plages de sable fin à ma droite. À ma gauche, je passe devant des lacs, des mares et des marécages qui font le bonheur des oiseaux. On passe aussi devant une multitude de blocos à la pointe de Néville, et j’ai fait une pause pour tremper mes pieds dans l’eau glaciale de la mer au niveau de la Pointe des Mares.
Au niveau de l’Anse de la Visière et de la Pointe de Fréval, j’ai fait une autre petite pause devant la Croix du Prométhée, un calvaire érigé à la mémoire des disparus du sous-marin Prométhée, qui a entraîné la mort de 62 des 69 hommes d’équipage suite à un problème technique.

Après le Port Pignot, qui est l’un des plus petits ports de France, les dénivelés commencent à s’affirmer au niveau du Cap Lévi, et le paysage change.

Entre le Cap Lévi et la Pointe du Vieux Fort, je manque de tomber et, en me rattrapant, je casse l’un de mes bâtons de marche.

Au kilomètre 24,5, une trace m’envoie à gauche. Je monte un bon dénivelé sur 400 mètres pour me rendre compte que ma trace ne passe pas par là, mais longe bien la côte. Je redescends et continue de longer la côte, sauf que je ne vois plus le moindre signe GR. Je vérifie : le GR passe pourtant bien là où je suis. Le chemin se rétrécit, je suis griffé par les broussailles qui n’ont pas été taillées, et au bout 1,5 kilomètre, le chemin est coupé, impossible de passer… Je rebrousse chemin sur une cinquantaine de mètres et coupe plein ouest pour rejoindre la D116, une montée ultra-raide que je n’aurais pu gravir par temps humide. Finalement, après ce petit détour sportif, je retrouve le GR et file vers le camping de l’Anse du Brick. Ouf, quelle journée !

Ha le camping de l’Anse du Brick ! Il fait partie de la chaîne Sandaya.
Toi le randonneur, que tu sois à pied ou à vélo, passe ton chemin, trouve un autre camping ou un spot de bivouac !
Je t’explique mon expérience… J’avais pourtant réservé à l’avance un emplacement « tente de bivouac », en précisant bien que j’arrivais à pied. À l’accueil ? Un minimum d’infos, juste un numéro de place et « débrouille-toi » pour les sanitaires. Par contre, le bar-restaurant, ça, on me l’a bien indiqué !
J’arrive à l’emplacement donné, il est en pente. Je retourne à l’accueil et précise que, contrairement aux camping-cars, je n’ai pas de cale pour mettre ma tente de niveau. On me donne deux autres emplacements au choix. Je prends le plus plat et retourne à l’accueil pour annoncer mon choix.
Et là, on me sort fièrement :
« Vous avez l’électricité sur chaque emplacement ! »
Ma réponse : « Super… mais sans adaptateur pour camping-car, mon téléphone reste à plat. »
« Ah bon ? Essayez au bar alors… »
Bilan : 24,21 € pour un emplacement médiocre, un service zéro et mon téléphone rechargé grâce à MA batterie de secours. Sans conteste le pire camping de mon périple, et le plus cher !

Infos :
L’étape en elle-même m’a semblé plutôt facile, malgré quelques bons petits dénivelés. Par contre, attention : le tracé du GR semble avoir été modifié sur le terrain, mais pas encore sur les cartes type MonGR ou IGN – à surveiller.
Et non, je ne te donne pas plus d’infos sur ce camping. Il n’en vaut pas la peine.

Phare de Gatteville, mai 2025
Phare de Gatteville
Pointe de Neville, mai 2025
Pointe de Neville
Niveau de la Pointe des Mares, mai 2025
Niveau de la Pointe des Mares

 

Du côté de Fréval, mai 2025
Du côté de Fréval
Anse de la Mandrée, mai 2025
Anse de la Mandrée

Jour 3 : On part pour la grande ville, Cherbourg-en-Cotentin, 19,147 km +285 m

Trace troisième journée, mai 2025
Trace troisième journée

La veille j’ai mangé un repas de ma préparation, me suis douché, j’ai écrit et lu avant dormir, encore une nuit courte à cause du froid. Le matin petit déjeuner de ma préparation et en route.
Dès le départ je prends du dénivelé positif. Mais au bout d’environ un kilomètre, une récompense : un point de vue incroyable. Ensuite, le sentier quitte un peu la côte pour s’enfoncer dans les terres.

Changement d’ambiance, de la verdure, du dénivelé toujours, des chemins parfois étroits, mais franchement agréables. Et tout au long du parcours, des vues superbes qui surgissent au détour du chemin avant la descente vers St-Germain.

À hauteur du Becquet de Digosville. je fais un petit crochet par une boulangerie. Je m’installe tranquillement pour manger un casse-croûte[2] avec un café, et je me laisse tenter par une spécialité locale : un Becquet. C’est comme un chausson aux pommes, mais fait dans une pâte à pain, avec une croûte de sucre caramélisé. Une tuerie. Je le garde pour plus tard, en mode grignotage.

Je reprends la route, passe devant le fort de l’Île Pelée — un ancien fort de 1784 devenu prison à la Révolution, puis base allemande avec batteries de DCA pendant la Seconde Guerre mondiale. 

Un kilomètre plus loin, j’entre dans Cherbourg, par le boulevard des Flamands. Là, j’accélère le pas, cette portion urbaine jusqu’au centre-ville est franchement sans intérêt. Je longe le port, fais une pause devant la Basilique Sainte-Trinité, puis direction l’auberge de jeunesse, où j’ai réservé pour la nuit.

C’est ma toute première fois en auberge de jeunesse et très bonne surprise ! Accueil sympa, lieu propre, ambiance calme. J’ai une petite chambre avec deux lits superposés rien que pour moi.
Je dépose mon sac, repars découvrir un peu Cherbourg. Et je dois dire que j’aime bien cette ville. Je fais un ravitaillement dans une petite épicerie pour les jours suivants, je prends de quoi dîner et je trouve aussi une pharmacie (je suis à court de pansements “seconde peau”, je prends aussi un tube de NOK, c’est bête j’en ai à la maison). De retour à l’auberge : lessive, douche, un peu d’écriture, un peu de lecture… et cette fois, je sens que la nuit va être bonne.

Mon sac est prêt pour le lendemain, il ne me restera plus qu’à accrocher mon linge humide dessus pour qu’il sèche en route.

Infos :
Étape facile dans l’ensemble, même s’il y a du dénivelé sur les 10 premiers kilomètres.
L’arrivée sur Cherbourg, une fois en ville, est assez monotone, mais le centre rattrape largement.

HI Cherbourg
Fédération Unie des Auberges de Jeunesse

55, rue de l’Abbaye
50100 CHERBOURG (FRANCE)
Tél. : +33 (0) 2.33.78.15.15

880m après le Camping Anse du Brick., mai 2025
880m après le Camping Anse du Brick.
Au Sud de Becquet, mai 2025
Au Sud de Becquet
Depuis la Batterie de Bretteville Haut, mai 2025
Depuis la Batterie de Bretteville Haut
vue après le Passe de Callignon, mai 2025
vue après le Passe de Callignon
Basilique Sainte-Trinité, mai 2025
Basilique Sainte-Trinité

J’arrête mon récit pour aujourd’hui, revenez rapidement pour la suite ! Exprimes-toi dans les commentaires.

Le billet « 8 jours de randonnée itinérante dans le Cotententin – partie 2 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Gigantisme Cathédralesque : ça ne s’invente pas, expression en clin d’œil à mon ami d’enfance, mon frère de sang.
  2. ^ Casse-croûte : oui, je ne dis pas sandwich qui pour moi est avec du pain mou, mais casse-croûte, dans de la bonne baguette croustillante.