Rando – Sima fais-tu du bushcraft

Fais-tu du bushcraft ? Viens sima78 on va faire du bushcraft, de la survie. Sima78, tu manges des plantes et des racines ?…

Ce billet découle d’un mail auquel j’ai répondu, mais il présente également des similitudes avec des discussions que j’ai eues à deux reprises avec Thomas (nous l’appellerons ainsi). Thomas exprime le désir de faire des sorties sur plusieurs jours en ma compagnie. De plus, ces échanges peuvent être mis en relation avec certaines questions qui me sont posées de manière naïve par des personnes qui apprennent que je pratique la randonnée.

Mail et questions

Le mail est explicite et je peux le résumer en une phrase : Sima, fais-tu du bushcraft et si oui, comptes-tu publier des articles sur le sujet ?

Thomas et moi avons un passé commun, lui ayant servi dans un corps d’élite avec de nombreux stages de survie, et j’ai été également formé à la survie. Il propose l’idée de sorties en bushcraft extrême sur plusieurs jours ensemble.

Les interrogations fréquentes de personnes découvrant ma passion pour la randonnée incluent : Tu fais des feux avec ce que tu trouves ? Tu fabriques des pièges, tu te nourris avec ce que tu trouves ? Etc.

Et c’est quoi le Bushcraft?

Avant d’aller plus loin, il faut définir ce qu’est le bushcraft (définition wikipédia) :  Le bushcraft, plus rarement woodcraft, ou art des bois, est une activité de loisir qui consiste à mettre en pratique des compétences et connaissances plus ou moins anciennes, permettant une vie prospère dans la nature, en la perturbant de façon minimale. […].

J’ai un problème avec ça!

J’ai un réel problème avec la définition du bushcraft !
C’est souvent le cas avec les termes anglo-saxons, il y a, à boire et à manger.

  • Est-ce que dormir dans un hamac ou sous tard et faire un feu de bois est du bushcraft ?
  • Est-ce que se nourrir partiellement de cueillette est du bushcraft ?
  • Est-ce qu’être en totale immersion dans la nature pendant plusieurs jours est du bushcraft ?

Pour cette dernière il y a une expression française, c’est être en mode survie et c’est incompatible avec l’itinérance.

Du coup, je ne sais pas vraiment ce que veut dire bushcraft, juste une idée approximative par ce que je vois sur le web.

  • Je sais faire un feu par friction, mais en France, c’est à dire pas forcément dans un autre lieu géographique, je ne saurais peut-être pas (certainement) trouver les bons matériaux.
  • Je sais faire un feu avec du bois humide (il faut un minimum de matière sèche pour démarrer) et qui ne fait pas de fumée, ou presque pas, si si, c’est possible il faut monter un feu inversé, je n’ai rien inventé il s’agit de techniques amérindiennes.

La dernière fois que j’ai fait tout ça remonte à longtemps et c’était dans un contexte ludique avec mes gosses.
J’ai une formation botanique (je ne suis pas botaniste) et je connais un peu les plantes…

Alors bushcraft ou pas ?

  • J’évite de faire des feux et si je dois en faire un, j’utilise un briquet, ou des allumettes pour l’allumer.
  • J’ai une pierre à feu que je ne prends jamais.
  • Je chauffe ou cuisine sur mon réchaud.
  • Je ne construis pas de piège, je ne chasse pas et ne pêche pas non-plus.
  • Je n’emporte pas de machette, ni de hache, ni mon poignard US Camillus…
  • Je ne me nourris pas non-plus de cueillettes et de racines.
  • Si je trouve le hamac confortable pour lire ou pour une sieste, j’y dors très mal, alors non, je n’ai pas de hamac.
Mon poignard US Camillus, janv. 2024
Mon poignard US Camillus

Ma vision de la randonnée

Nous avons chacun la nôtre !

La randonnée, pour moi, représente le plaisir de marcher, de découvrir et de profiter des paysages qui se dévoilent, tout en faisant des rencontres et en savourant les moments de solitude aussi. Dans cette démarche, j’inspire à adopter une approche minimaliste, cherchant constamment un compromis entre le poids à porter et le plaisir/confort de chaque instant.

De temps à autre, quand l’occasion se présente, je m’accorde de simples plaisirs, comme déguster un thé aux jeunes feuilles d’abies lors d’une soirée ou savourer une poignée de fruits sauvages tels que les sureaux, les mûres, les myrtilles et autres, sans pour autant y consacrer des heures.
En résumé, ma démarche de randonneur est celle d’un amoureux de la nature, sans aucune prise de tête.
Prendre du plaisir et savourer l’instant présent !

À savoir :
Parmi les organisateurs de stages de bushcraft, certains démontrent une approche sérieuse (rare), tandis que d’autres se révèlent être de simples amateurs (la majorité) proposant des idées fantaisistes et parfois aberrantes. Il est crucial de reconnaître que ce qui peut fonctionner dans un lieu particulier n’est pas nécessairement transposable dans un autre lieu et/ou contexte. L’adaptation nécessite une compréhension approfondie qui va bien au-delà de la simple pratique du bushcraft, une discipline actuellement très en vogue

Pour résumer, non, je ne fais pas de bushcratf ou de la survie, mais simplement de la randonnée.

Cet article vous a plu, ou déplu… Lâchez-vous ! Vous avez des expériences à partager, vous faites vous-même du bushcraft… N’hésitez pas à en faire part. Des questions ? Posez-les !

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Rando – Inventaire matériel de randonnee 06 – vetements et accessoires diverses

Pas de photo sur ce billet, photographier tous mes vêtements n’aurait pas de sens.

Je vais donc vous faire part de ce que j’ai, là où je pioche en fonction de mes sorties. Je préviens, je n’ai rien pour les températures extrêmes, juste pour des sorties 3 saisons.

La question qui revient régulièrement est : Faut-il des vêtements techniques pour randonner ?

Non ! Ce n’est pas obligatoire. Il y a juste quelques caractéristiques à vérifier lors du choix de vos vêtements.

Avant tout il faut définir ce que l’on appelle par  « vêtements techniques »

Vêtements techniques

Les vêtements techniques sont des articles vestimentaires spécialement conçus pour répondre à des exigences particulières liées à des activités physiques spécifiques. Ces vêtements sont conçus en utilisant des technologies et des matériaux spécifiques afin d’améliorer les performances, le confort et la protection de l’utilisateur pendant l’activité physique.

Ces caractéristiques varient en fonction du type d’activité pour lequel les vêtements sont destinés.

Quelques caractéristiques :

  • Respirabilité,
  • Légèreté,
  • Protection UV,
  • Isolation thermique,
  • Résistance à l’eau ou déperlance.

Souvent les vêtements techniques sont de marque avec logo, peuvent être chers, voire très chers.
Chez-vous, vous avez certainement tout un tas de vêtements qui peuvent convenir.

Comment choisir vos vêtements de randonnée

En fonction des caractéristiques citées plus haut, en fonction de la randonnée que vous allez faire et j’ajoute un dernier critère, le confort (il faut que vous soyez bien dans vos vêtements et qu’ils vous plaisent).

Je vais vous faire la liste de ce que j’ai et il y a de grande chance que vous aussi ayez dans vos placards une partie de ce qui vous conviendra.

Ma liste

Je vais commencer du bas du corps et remonter, je vous dis aussi si c’est particulièrement technique ou pas, si c’est cher ou pas.

  • les chaussures (il s’agit de chaussures de randonnée, donc cher),
  • paire de sandalettes (type claquettes) lorsque j’enlève mes chaussures de randonnée,
  • les chaussettes, elles sont techniques, pour la randonnée, certaines plus fines (type « runner » pour les fines) en fonction de la saison, c’est cher,
  • Sous-vêtement, plusieurs boxers techniques, presque pas de coutures, tiennent bien, sèchent très vite, pas plus cher que des sous-vêtements basiques voire moins cher que ceux de marques et lorsque je le porte tout le monde pense que je suis en maillot de bain. Je pense qu’il doit exister l’équivalent pour femme.
  • pantalon dont je peux enlever le bas pour en faire un short, je l’adore, moins de 50€.
  • short, ils sont légers et sèchent rapidement, en fait j’en ai plusieurs du genre short que l’on mettrait pour courir ou s’entraîner en salle, sans poche… J’aime mettre ça le soir en fin d’étape et si je lave mon pantalon et qu’il n’est pas sec, je peux marcher avec. Je les ai depuis longtemps et ne m’ont pas coûté cher.

Passons au niveau au-dessus. Il y a la fameuse règle des trois couches, une près du corps, une pour tenir chaud puis celle pour nous protéger du vent et/ou de la pluie.

Première couche, évitez le coton qui bien que confortable n’est pas respirant et ne sèche pas bien, (vous pouvez attraper des coups de froid avec un tee-shirt coton mouillé).
 

Je fais abstraction des soutiens-gorges et brassières car je ne suis pas compétant en la matière, mais il en existe des techniques.

  • débardeurs, j’en ai plusieurs,
  • tee-shirts et polo, j’en ai plusieurs,
  • tee-shirt manches-longues, j’en ai plusieurs aussi,
  • 1 tee-shirt manche courte et 1 manches-longues en mérinos.

Pour les tee-shirts manche courtes, manches-longues, polos (à part les mérinos) je les ai trouvés à des prix dérisoires en dehors des magasins de sport, parfois même par lot sur les marchés de Trappes, Les Mureaux, Mantes-la-Jolie… Alors soit ! C’est pas de la marque mais ils sont légers, respirants et sèchent vite, bref, ils font le job et ne sont pas de moins bonne qualité contrairement à l’idée reçue. Pour les deux Mérinos c’est un peu plus cher, léger, confortable, respirant, chaud, un peu plus long à sécher, mais on en trouve à des prix raisonnables.

Seconde couche (j’ai pas grand-chose)

  • 1 polaire premier prix de l’enseigne bleu (c’est pas top, mais pas mal non-plus)
  • 1 doudoune avec capuche : plumes d’oie, ultra-léger et prend peu de place une fois compressé, ne pèse que 415 g et m’a coûté que 34,42 € au lieu de plus de 86.

Troisième couche (pas grand-chose non-plus).

  • 1 coupe-vent/déperlant sans capuche, très léger, respirant et étanche jusqu’à un certain point… Je l’avais acheté il y a longtemps au rayon vélo quand il m’arrivait d’aller à mon ex-job à vélo. Il fait bien le job. lors des fraîcheurs matinales en été, quand il fait plus froid, le côté coupe-vent ne suffit pas.
  • 1 veste coupe-vent déperlante avec capuche et plus épais mais très léger et respirant à moins de 50 €.

Donc vous remarquerez que je n’ai pas de gore-tex ou autres, j’ai des vêtements simple et largement suffisant car en cas de grosse pluie, une veste en gore-tex et housse de sac ne suffiront pas, l’eau s’infiltrera par les coutures, entre votre dos et votre sac…

Pour les grosses pluies

  • 1 pantalon genre k-way que je n’ai jamais utilisé même lors de mes dernières sorties en octobre et novembre où j’ai eu de grosses pluies. Je ne le prends jamais avec moi.
  • 1 veste genre k-way que j’ai utilisé lors de mes sorties à la journée ou mi-journée.
  • 1 poncho épais avec œillets pour pouvoir être utilisé comme tarp. 247 g dans sa house. Il me suit partout.

Les mains

  • 2 paires de gants une 3 saisons à condition qu’il ne fasse pas trop froid, elle tactile (pour le smartphone) et une plus grosse du genre sport d’hiver.

Passons au sommet, la tête, le couvre-chef !

  • 2 paires de lunettes de soleil
  • 1 tour de coup fin, léger qui peut faire cagoule, bonnet…
  • 1 tour de coup plus épais, moins léger et plus long à sécher qui à les fonctions que l’autre mais plutôt pour l’hiver.
  • 1 bonnet avec doublure polaire, très chaud sans que l’on transpire dessous, c’est un matos pro et vient de mon ex-job (je ne l’ai donc pas payé). 65 g.
  • 1 chapeau avec les bords que je peux rabattre avec deux boutons-pression, grille de ventilation sur le pourtour et donc partiellement déperlant. 70 g.
  • 1 bandana coton léger que j’ai retaillé. Je le prends quand il fait chaud, en cas de grosses chaleurs je le mouille et le mets sous mon chapeau il ne fait que 14 g.

Donc j’ai pas mal de vêtements mais à par les chaussures et chaussettes, pas grand-chose d’enseignes, de marques, mais cela me convient. Ne vous laissez pas influencer par les pubs, faites-vous plaisir avec ce que vous avez ou trouverez.

Accessoires diverses.

Je ne vais pas rentrer dans le détail mais juste vous donner une idée de ce que l’on peut trouver dans ma boite à coucou.
J’ai un carton dans lequel l’on peut trouver tout un tas de choses, des sangles et des attaches diverses, de la ficelle entourer sur un bout de carton (il s’agit de la ficelle à cerf-volant c’est très léger et très solide), des sacs de compression, etc.
Un véritable bric-à-brac dans lequel je pioche de temps à autre.

Pour conclure

Vous débutez en randonnée, ne vous jetez pas dans le premier magasin de sport rayon randonnée, regardez ce que vous avez déjà chez-vous, ce que vous pouvez trouver sur les marchés… Achetez judicieusement, par exemple vous faites une sortie en hiver achetez des sous-vêtements thermiques (il y en avait des pas cher à Lidl le mois dernier), ça pourra vous servir plusieurs fois, si vous envisagez plusieurs sorties par grand froid, vous devrez trouver des vêtements techniques (plus cher).

Bref, vous pouvez randonner sans vous ruiner en vêtements.

N’hésitez pas à compléter ou critiquer sur les commentaires.

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Rando – Inventaire matériels de Randonnée 05 – sécurité et hygiène

Sécurité et hygiène en randonnée

La sécurité et l’hygiène en randonnée sont des aspects essentiels pour garantir une expérience agréable et sans danger en plein air. En vous aventurant dans la nature, il est crucial de prendre des précautions pour prévenir les risques et assurer votre bien-être.

Si côté sécurité cet article parle que de la trousse de secours de randonnée, la lampe frontale ainsi que des vêtements voyants en font partie du panel de sécurité.

Trousse de secours

Pharmacie randonnée, déc. 2023
Pharmacie randonnée

Certaines personnes font le choix de tout mettre dans un sachet zippé transparent pour gagner du poids. Je suis contre ! Imaginez qu’il vous arrive un accident, vous ne pouvez accéder à votre sac, une personne vous vient en aide… Il faut qu’elle puisse rapidement distinguer dans votre sac la trousse de secours des autres contenants.

Ayez une attention particulière à la confection de votre trousse de secours. J’espère qu’elle ne vous sera jamais utile, elle pourra peut-être être utile à quelqu’un d’autre que vous croiserez et qui se serait blessé.
Lorsque je pars à la demi-journée ou à la journée j’ai une petite pochette rouge avec juste une compresse, un petit désinfectant, deux ou trois pansements, un bandage une couverture de survie. Ça ne pèse pratiquement rien.

Pharmacie randonnée ouverte, déc. 2023
Pharmacie randonnée ouverte

Ajustez et vérifiez votre trousse en fonction de vos randonnées. Par exemple si je pars trois jours je ne vais pas prendre de tube de Lumbalgine ne de NOK et si le soleil est doux ou absent pas non plus de crème solaire, peut-être aussi plus ou moins de pansements…

Il s’agit de ma trousse préparée pour Compostelle, je prends de l’avance et n’ai pas d’autre randonnée sur plusieurs jours entre-temps.

Que contient-elle ?

Pharmacie randonnée inventaire, déc. 2023
Pharmacie randonnée inventaire

Comme je l’ai dit une trousse de secours de randonnée reste assez personnel et modifiable en fonction des randonnées.
Ma trousse pour Compostelle (je la réviserai certainement une dernière fois avant de partir).

  • 1 pansement 100X70,
  • 1 panoplie de pansements de différentes tailles,
  • 1 panoplie de pansement ampoule (seconde peau),
  • 1 couverture de survie,
  • 2 compresses stériles 20X20,
  • 3 compresses stériles 5X5,
  • 2 solutions lavage ophtalmologique,
  • 3 compresses Éosèche (Mercurochrome),
  • 2 compresses désinfectantes alcoolisées,
  • 2 bandages 4mX60cm dont une entamée,
  • 1 paire de gants latex stériles,
  • 1 petit rouleau de sparadrap papier,
  • des cachets purificateurs pour l’eau,
  • des cachets en cas de maux de dos (mon souci),
  • des épingles à nourrices[1],
  • fil à coudre avec une aiguille[2],
  • 1 pince à épiler (échardes),
  • 1 pince tire tique,
  • 1 paire de ciseaux,
  • 1 tube de Lumbalgine (souci tendinite et musculaire),
  • 1 tube de NOK

On arrive à 447 g avec le contenant, j’ajouterai certainement un petit coupe ongle car je pars normalement pour une durée assez longue.

À cela j’ajoute à portée de main :

  • un tube de crème solaire 30 – 62 g.

D’habitude je prends de la 50 mais lors de ma dernière étape en Bretagne (de Le Faou à Douarnenez [Tréboul]) j’ai donné mon tube de protection 50 à une randonneuse allemande qui elle continuait le GR34 et n’avait plus de crème solaire. Oui,

je suis bon Prince et un gentil garçon… Alors je fais avec ce qu’il me reste, j’évite de multiplier les achats.

La boussole

Boussole, déc. 2023
Boussole

45 g
Depuis que j’ai repris la randonnée, je n’en ai pas usage en tant que tel car je n’ai pas fait d’azimut… Mais sa loupe m’est précieuse car j’ai besoin de lunettes de lecture et presque qu’à chaque randonnée, je les ai cassés, lors d’une chute la première fois, marché dessus les autres fois, je suis une catastrophe avec mes lunettes de lecture et pour consulter mes cartes ou smartphone la loupe de ma boussole m’a été précieuse. J’ai une loupe 10X10 mais qui pèse plus lourd que ma boussole.

Le sifflet

Sifflet, déc. 2023
Sifflet

12 g
Indispensable pour vous signaler si vous vous trouvez dans une situation difficilement accessible voire difficilement ou pas visible.

La trousse de toilette pour mes randonnées

Trousse de toilette, déc. 2023
Trousse de toilette

Alors vous allez trouver cela très sommaire, et ça l’est ! Mais je vous assure, j’arrive à rester propre et mes vêtements aussi.

L’hygiène a une importance particulière… si rien ne se passe comme vous le souhaitez et que tout part de travers, tant que vous pouvez rester propre et propre sur vous (vêtements), il vous restera une lueur d’espoir et garderez le moral au bon fixe.

Chez-vous vous avez certaines habitudes avec tout un tas de produits en randonnée vous devrez perturber vos coutumes pour aller vers un minimalisme satisfaisant. Je vous rassure moi aussi au quotidien j’ai mes coquetteries (crème hydratante, savon à barbe artisanal, etc.) mais en randonnée je me satisfais de peu sans me négliger.

La trousse de toilette

Inventaire trousse de toilettte, déc. 2023
Inventaire trousse de toilettte

Voyons-la dans le détail :

Le papier hygiénique, lui reste hors de la trousse et facilement accessible. Je ne vous en détaille pas l’usage, votre imagination fera le reste.

Les serviettes de bain microfibres, j’en ai trois :

  • 55X39 cm – 42 g
  • 48X100 cm – 98 g
  • 60X80 cm – 102 g

J’ai utilisé les deux dernières mais lors de mes dernières randonnées j’ai utilisé la plus petite 55X39. Ça peut paraître petit mais c’est super absorbant et me suffit. J’ai des cheveux court, peut-être pour celles et ceux qui ont des cheveux longs l’une des plus grandes conviendra.

  • Les serviettes microfibres ne sont pas agréables, elles collent à la peau, mais sont hypers absorbantes et sèches très vite.
  • J’ai une petite lingette microfibre 28X28 qui me sert de gant de toilette 17 g.
  • Un miroir (pour me raser, celles qui ne se rasent pas et ceux qui ont la barbe peuvent faire abstraction) 44 g
  • un rasoir 4 g.
  • une savonnette au lait d’ânesse 50 g, ce pourrait être un savon d’Alep ou de Marseille il me sert  pour mon hygiène corporelle que se soit shampoing, lessive, et même dentifrice (c’est pas bon, je sais).
  • Une brosse à dent bambou 17 cm – 8 g

Vous avez une idée de ma trousse de toilette de randonnée minimaliste. Ceux et celles qui estiment avoir besoin d’un shampoing il en existe des solides, j’en ai à la maison ça fait 50 g, vous pouvez en couper un morceau qui vous sera suffisant. Idem pour le dentifrice, il en existe des solides en capsule.

Bref ! Vous pouvez personnaliser votre trousse de toilette en fonction de vos besoins et votre bien-être, mais pesez tout et revoyez à la baisse.

Pour conclure

La sécurité comprend votre protection contre les éléments, la prévention des blessures et votre préservation. Finalement, il en va de même de l’hygiène qui englobe votre bon moral et votre bien-être. Ne sous-estimez-pas ces deux aspects. Randonnez en vous sentant en sécurité et propre et tout ira bien !

En fin de compte, la sécurité et l’hygiène en randonnée contribuent à une expérience en plein air plus sûre, plus saine… Vous, face à vous-même !

Vous avez un avis, un conseil, une expérience à partager !… N’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça !

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Note(s)

  1. ^ Les épingles à nourrice peuvent me servir comme aiguille pour percer une ampoule, ou si je pers un bouton de mes vêtements pour l’attacher, etc. Mais elles servent essentiellement à accrocher mon linge à sécher sur mon sac-à-dos.
  2. ^ Aiguille et fil, pour recoudre une déchirure sur un vêtement, un bouton, etc.

Rando – Inventaire matériels de randonnée 04 – Réchauds popote et gourdes

Le nécessaire pour manger et s’hydrater en randonnée.

Pour bien manger et s’hydrater en randonnée il nous faut un réchaud, de quoi cuisiner ou réchauffer et de quoi transporter de l’eau. Donc ci-dessous mes réchauds (il en manque deux que je n’ai pas retrouvé dans ma cave) un de poche Esbit et un alcool P3RS.

Mes réchauds

Réchauds 01, déc. 2023
Réchauds 01
Réchauds 02, déc. 2023
Réchauds 02

On voit sur ces photos mes deux réchauds à gaz, le plus grand est celui que j’ai utilisé dans ma jeunesse l’autre, le plus petit est celui que j’utilise depuis que j’ai repris la randonnée, il y a aussi mon coupe vent en rouge.

Parlons des absents :

Le réchaud Esbit de poche
Je l’ai utilisé dans ma jeunesse, très bien pour des sorties d’une journée ou deux si vous devez juste faire du réchauffé, pas vraiment fait pour cuisiner.

Le réchaud à alcool P3RS
Il s’agissait d’une fabrication maison avec deux cannettes, je l’avais testé dans mon potager, je ne l’ai jamais utilisé en randonnée il s’agissait plutôt d’une création ludique.

 

Réchaud 2P, déc. 2023
Réchaud 2P

Le réchaud camping gaz Rando’ 360
581 g l’ensemble avec une cartouche, plus 91 g si vous transportez 2 cartouches.

Les avantages :

  • le contenant peut accueillir deux cartouches,
  • coupe-vent très efficace même par grand vent et consomme très peu de gaz,
  • parfais pour deux voire 3 personnes,
  • encombrement raisonnable pour deux ou trois personnes,
  • cartouche de gaz légère (91 g).

Les inconvénients :

  • son poids,
  • gamelle en aluminium,
  • ne se fabrique plus,
  • je ne trouve des cartouches de gaz que dans les magasins de bricolage.

Conclusion :
Dommage que ce réchaud ne se fabrique plus, il aurait gagné à évoluer avec les matériaux actuels plus léger car sa bonne gestion de la flamme et du coupe-vent font que la cartouche dure aussi longtemps que mon réchaud actuel dont la cartouche pèse 183 g.

Réchaud 1P et accessoires, déc. 2023
Réchaud 1P et accessoires

Le réchaud BRS-3000T, la popote dans sa house 319 g avec une cartouche.
Le poids comprend le brûleur, la gamelle avec son couvercle, une cuillère, une fourchette, un briquet (celui de la photo n’est pas le bon), une boite d’allumettes, la house, le support de réchaud (vert) et une cartouche à moitié pleine (111 g) .

Les avantages :

  • sa légèreté, le brûleur en titane pèse 26 g, la gamelle 550 ml et couvercle en titane font 104 g,
  • peu encombrant et très compacte,
  • suffisant pour une personne,
  • Pas très cher.

Les inconvénients :

  • pas la meilleure gestion de la flamme,
  • demande d’apporter un coupe-vent (soit comme celui sur la photo, il en existe qui se pose sur la cartouche de gaz),
  • fragilité,
  • stabilité aléatoire si l’on met une gamelle plus grande.

Conclusion :
Il convient très bien pour une personne, je suis vraiment satisfait. Munissez-vous d’un coupe-vent pour économiser votre gaz.

Briquet et boites d'allumettes, déc. 2023
Briquet et boites d’allumettes

PS : vous aurez remarqué que mon briquet est entouré de ruban adhésif (~ 1 m) de type « Pattex » il en existe d’autres marques. Il s’agit de ruban adhésif robuste, qui se déchire facilement à la main pour le couper et me sert de nécessaire pour réparer éventuellement un trou dans le poncho, une déchirure sur ma toile de tente, etc.

Les gourdes, poche et autre.

Gourdes, déc. 2023
Gourdes

Sur la photo il n’y a pas tout j’ai deux gourdes (aluminium bleus 1 l), deux plastiques de 75 cl, une poche à eau de 2,5 l maxi, une petite bouteille plastique de 50 cl et une gourde filtrante de 1 l.

Comment j’utilise tout cela, mes choix lorsque je pars ?

Quand j’ai repris la randonnée j’ai commencé avec celles de 1 l aluminium, j’en prenais une, ou deux en fonction… mais comme je l’ai dit j’avais un souci pour les rentrer dans les poches latérales de mon sac à dos, voir l’article Rando – inventaire matériels de randonnée 02 – Portage abri et marche.
Je suis passé à celles de 75 cl, mais ça m’ennuyait de devoir poser mon sac à chaque fois que j’avais besoin de m’hydrater car je n’avais pas un accès direct.

Et maintenant ?

Depuis la randonnée dans le Jura voir Rando – Jura 7 lacs 7 cascades j’ai fait un choix différent et qui me convient : Je pars avec ma poche à eau avec 1 l ou 1,5 l pour m’hydrater tout en marchand, j’ai ma petite bouteille d’eau (50 cl) à moitié pleine qui va me servir pour me faire un thé ou un café lors des pauses sans avoir besoin de sortir ma poche à eau du sac. Je la remplis aussi le soir en cas de petite soif pendant la nuit.

La gourde filtrante :

Gourde-filtre, déc. 2023
Gourde-filtre
Gourde-filtre démontée, déc. 2023
Gourde-filtre démontée

Dernièrement j’ai fait l’acquisition d’une gourde filtrante ça pourra dans certains cas limiter ma quantité d’eau à transporter et me ravitailler dans des cours d’eau, étangs, mares…

Les fontaines publiques sont de plus en plus souvent accompagnées d’un panneau « Eau non potable ». Ce n’est pas toujours vrai mais cela permet de désengager tout responsabilité de la municipalité en cas de problème et leur évite de faire des analyses régulières d’eau, je pourrais aussi filtrer cette eau.

Pourquoi le choix de celle-ci plutôt qu’une autre ?

  • elle a un débit de filtrage assez rapide,
  • on peut mettre le filtre à l’intérieur ou à l’extérieur de la gourde,
  • on peut boire directement depuis le filtre à une source d’eau,
  • dans le cas où la poche se perce, on peut visser le bouchon avec filtre sur les bouteilles de jus de fruit à gros bouchon.

Je ne l’ai pas encore utilisé en randonnée, juste testé dans une mare dans les bois près de chez-moi et je suis toujours en bonne santé.
Voyez les photos ci-dessous.

Gourde-filtre notice 01, déc. 2023
Gourde-filtre notice 01
Gourde-filtre notice 02, déc. 2023
Gourde-filtre notice 02

Conclusion :

Vos choix de réchaud et popote dépendra si vous partez seul ou à plusieurs (partage des charges). Concernant le transport de l’eau, si j’étais retissant au début à utiliser ma poche à eau je m’y suis habitué et ai trouvé ce qui me convient le mieux. Mon expérience est à titre indicatif, seuls vos propres tâtonnements permettront de trouver ce qui vous convient le mieux.

N’hésitez à partager vos propres expériences.

Le billet Rando – Inventaire matériels de randonnée 04 – Réchauds popote et gourdes est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Inventaire matériels de Randonnée 03 – Couchage

Un bon matériel de couchage en randonnée pour votre repos et un sommeil réparateur

S’isoler du sol, avoir un certain confort et dormir au chaud en randonnée

Soit ! vous n’aurez certainement pas le même confort que dans la literie de votre domicile, le but est d’essayer d’optimiser la qualité de votre repos nécessaire à la récupération. Si votre première nuit ne sera pas la meilleure, ce sera plus lié au changement d’environnement (des bruits que vous découvrirez, etc.) plus qu’à un réel inconfort, mais vous verrez que l’on s’y habitue rapidement, vous pouvez lire l’article Rando – Le bivouac peur et appréhension pour vous rassurer.

Certaines photos sont de moi d’autres prise sur des sites vendeurs.

S’isoler du sol en bivouac

Que ce soit à la belle étoile, sous tarp ou sous tente je mets toujours une couche isolante au sol, une couverture de survie réutilisable

Couverture de survie reutilisable pliée de couleur orange et argentée, déc. 2023
Couverture de survie reutilisable
couverture de survie reutilisable où deux mains teste la résistance en l'étirant., déc. 2023
couverture de survie reutilisable.

 

Couverture de survie réutilisable dans sa housse et posée devant une bouteille de 1,5L, déc. 2023
Couverture de survie réutilisable

Couverture de survie réutilisable
Réf. CAO4513 – 72 g – 5,50 €
Dimension : 210 x 130 cm
Matière : polyester
Film polyester de 28 microns d’épaisseur.
Coloris : 1 face orange, 1 face argent.

Je la pose face argenté vert le haut toujours à même le sol. Donc sous mon couchage en tarp ou à la belle étoile, sous la tente, lorsque je monte la tente.

Matelas gonflable pour randonnée

Quand j’étais jeune j’utilisais un tapis mousse très fin (pour la gym et que j’ai encore), j’ai opté pour un peu plus de confort avec un matelas gonflable.

Matelas

Matelas de randonnée gonflable. Deux images: 1 à plat gonflé, l'autre dans sa housse et tenu dans une main., déc. 2023
Matelas de randonnée gonflable.

Matelas gonflable – 530 g (dans son sac) – 29,99 €
Dimension : 188 x 60 x 5 cm
Thermoplastique, nylon, étanche.
Il en existe des plus légers mais que je trouvais moins résistant.
Il se gonfle rapidement (à la bouche).

Sac à viande

Sac à viande dans sa housse tenue dans une main., déc. 2023
Sac à viande de randonnée

Drap de couchage de randonnée
Backpacker’s Journey Drap de Sac de Couchage de Voyage – 155g – 18,99 €
Dimension : 220 x 70 cm
Sac de compression : 14 x 7 cm
Polyester

Alors un sac en soie aurait été mieux, mais je n’avais pas les moyens.

Sacs de couchage

J’en ai quatre mais lorsque j’ai repris la randonnée je n’avais que mon duvet historique, lourd, volumineux et trop chaud, mais bon, c’était aussi une question de budget.

4 duvets de randonnée alignés., déc. 2023
4 duvets de randonnée.
4 duvets de randonnée alignés couchés, déc. 2023
4 duvets de randonnée.

De gauche à droite

Sac historique
Ultralight – de -5°C à -12°C extrême -20°C – 1,610 kg avec sac de compression.
Ultraléger (pour l’époque) et ça coûtait beaucoup plus cher qu’actuellement alors que les duvets restent encore très chers.
Type sarcophage.

Je ne le prends plus, mais sait-on jamais.

Sac Militaire
Sac Militaire avec capuche, moustiquaire, poche – 1,100 kg avec sac de compression.
Température de 5°C à 10°C – Extrême -7°C
Pas encore testé.

C’est un sac qu’un jeune militaire m’a donné.

Sac Ati-light
Sac Ati-light – 720 g – Environ 50 € (ne se fabrique plus)
Confort de 6°C à 15 °C et plus.
Type sarcophage.

Idéal pour l’été, mais de 5 à 9°C, le sac à viande est nécessaire, la zone confort est au-dessus de 9°C.

Sac Duvet d’oies
Sac Duvet d’oies – 1,100 gk (1,180 kg avec sac de compression) – 59 € (en promo).
Rembourrage du duvet 600 g
Température confort de -5°C à 10 °C – Extrême -10°C
Tissu : nylon 400T taffetas imperméable 38 GSM 20D
Type sarcophage.

On peut trouver plus léger pour le même poids en duvet d’oie mais c’est plus cher.

Le revêtement me semble bien résistant et d’une assez bonne étanchéité, il devrait tenir à la belle étoile sous une légère rosée.

Je dois le tester en janvier ou février 2024.

Précisions
Le sac à viande, quand l’utiliser ? Certains l’utilisent systématiquement, certains autres de temps en temps et d’autres jamais.
Moi je suis de la deuxième catégorie. De temps en temps il faut dire que je ne dore pas en pyjama mais juste en boxer… Donc, je fais ma toilette et mets un boxer propre avant de me coucher, bref je suis presque à poil et propre, donc je ne mets rien d’autre. J’utilise le sac à viande si je sens que je risque d’avoir un peu froid la nuit (ça fait gagner entre 3 et 5°C) ou… si je n’ai pas eu le temps de bien me laver, cas rare, et je dors mal dans ce cas. Je le conçois, se déshabiller pour rentrer presque nu dans un duvet froid est un exercice, mais une fois dedans votre corps va vite faire monter la température. Et si vous avez envie d’uriner en pleine nuit, c’est une autre expérience… mais je fais comme ça.

Si vous êtes une personne qui transpire beaucoup la nuit, mieux vaut prendre le sac à viande pour ne pas transpirer dans le duvet.
En fait, je n’aime pas le sac à viande, alors si je peux m’en passer, je m’en passe.

L’oreiller : certains optent pour un oreiller gonflable. Personnellement, en guise d’oreiller je mets des vêtements dans un tour-de-cou. Je le glisse sous ma tête pour lire avant de m’endormir, ensuite je me tourne et dors à plat ventre sans oreiller… Nous avons tous nos positions pour dormir.

À vous de voir !

Pour conclure

Isolez-vous du sol et même sous tente ça préserve le fond de l’habitacle.

Matelas, vous avez l’embarras du choix, tapis de mousse (type gym) plus ou moins épais, Matelas semi-rigide qui se plie en accordéon (généralement très léger et pas cher), matelas gonflables, plus ou moins épais, certains avec un système de gonflage « housse tissus » ou auto gonflable… Il existe même de petites pompes de gonflage rechargeables qui tiennent dans la main.

Le duvet de randonnée… c’est très compliqué de conseiller sur le sujet car ça reste un gros investissement, ça dépend le type de randonnée que vous allez faire et il ne en faut pas prendre pour argent comptant les températures dites « confort ».

Sachez qu’il existe d’autres options à explorer et tester comme le Quilt que j’ai découvert il y a quelques mois. C’est comme une couette (donc sans capuche) qui se fixe sur votre matelas, ça laisse plus de liberté de mouvement dans votre sommeil, c’est un peu plus léger que les duvets mais ça reste cher. Si vous êtes un adepte de bricolage et de couture il existe des tutoriels pour le fabriquer soi-même. Les avis sont partagés et même parfois bien tranchés entre ceux qui adorent et ceux qui détestent ! N’ayant pas testé, je n’ai pas d’avis, je ne compte plus investir dans du couchage prochainement.

Des questions à poser ? Des expériences avec vos matériels de couchage ? Partagez sur les commentaires.

Après la marche, la fatigue, la détente et le repas… la nuit en randonnée devient une douce aventure.

Le billet Rando – Inventaire matériels de Randonnée 03 – Couchage est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – inventaire matériels de randonnée 02 – Portage abri et marche

Matériel de randonnée - Sima78, déc. 2023
Matériel de randonnée – 01

Sur cet article on parlera du sac-à-dos, de ma tente, de chaussures et de bâtons.

Billet qui fait donc suite au précédant Rando – 01 inventaire matériels de randonnée – Intro.

Sur cet article on voit qu’il y a trois catégories (portage, abri et marche) c’est simplement que je n’ai pas un magasin dans mes placards. Je vous expliquerai mes choix. Sont-ils judicieux ou pas ? Ou parfois ils l’ont été mais ne le sont plus aujourd’hui.

Plus important que le matériel est l’analyse que j’en fais. J’essaie d’être le plus objectif possible, être honnête avec moi-même c’est l’être avec vous.

AVERTISSEMENT : Ne vous laissez pas influencer par les marques, je dis ce que j’ai, ça ne signifie nullement que c’est ce qu’il y a de mieux ou de pire.

Ha, je mets une bouteille de 1,5L sur les photos, c’est pour donner une idée de proportion.

Portage

Mon sac-à-dos

Sac à dos de Sima78, déc. 2023
Sac à dos de Sima78

(Photo prise sur le site)
MCKinley – Make Ct 55+10 Vario – 1,75 kg – 80 €

Les moins :
Les poches latérales trop petites pour des gourdes d’un litre.
Manques d’attaches externes (sangles).
Poche de la ceinture un peu petite à mon goût.

Les plus :
Réglages vraiment fin pour l’adapter à votre taille.
Très agréable à porter.
Poids pas si lourd pour un sac de ce volume.

Pourquoi ce choix ?
Lorsque j’ai repris la randonnée je n’avais pas le budget pour renouveler tout mon matériel de randonnée, je partais donc avec mon duvet historique que je savais trop chaud, très volumineux et lourd, ainsi qu’avec une polaire volumineuse aussi et autres… Bref, même si j’avais investi sur une partie de mon matériel je partais en grande partie avec ce que j’avais à la maison et il me fallait un sac volumineux. J’ai écrit un billet concernant mon sac « Rando – Matos – Sac-à-dos« 

Ferais-je ce choix aujourd’hui ?
J’ai continué à investir dans du matériel, peu à peu, et aujourd’hui un 40L me suffirait, lors de ma randonnée dans le Jura, les 7 cascades et 7 lacs, un 30L m’aurait suffi.

Est-ce que je regrette cet achat :
Non ! Si au début le fait de forcer pour mettre mes gourdes dans les poches latérales m’a gêné, depuis que j’utilise une poche à eau (le sac est prévu pour), j’aime mon sac. J’utilise ces poches pour autres choses, ce sera sans doute un sujet de billet. J’ai beaucoup apprécié la finesse des réglages pour l’adapter, lors de ma première sortie j’ai dû le déposer trois ou quatre fois pour affiner les réglages de portage et au final la répartition hanche/épaules est très bonne, même s’il était un peu lourd la première fois, je ne ressentais pas la charge et n’ai jamais eu mal avec. Je trouve que c’est un bon rapport qualité/prix.

Changement prévu ?
Si un plus petit me conviendrait aujourd’hui, je préfère mettre mon argent dans les billets de train et autres, ce n’est pas une urgence.

Porte gourde

Porte-gourde, déc. 2023
Porte-gourde

Quechua – Housse isotherme pour gourde randonnée 0,75 à 1 litre – 67 g – 6 €

Le but de cet achat était d’avoir un porte-gourde sur l’une des bretelles pour une bouteille plastique de 50 cl.
L’achat est mal adapté, et je regrette cet achat. Je vais devoir la bricoler pour lui rendre la fonction que je lui destinais.
Si c’était à refaire je ne ferais pas cet achat il y a des porte-gourde bien mieux adaptés.

Sac Banane

banane.jpg, déc. 2023

Sac banane Adidas – 117 g – Entre 20 et 30 €

Le prix est approximatif car c’est un sac banane qui traînait depuis longtemps dans mon placard.

Pourquoi un sac banane ?
J’ai croisé un jour une jeune randonneuse qui faisait de l’itinérance en Bretagne et avec un sac banane. Ma première réflexion fût : un truc de plus à porter du poids en plus…
Puis je me suis ravisé et j’ai testé lors la randonnée dans le Jura les sept cascades et sept lacs. C’est adopté!

Ma banane a trois poches :

  • Une étroite placer contre le ventre, j’y mets mes papiers et un peu d’argent dans un sachet étanche.
  • Une plus grande au milieu où j’y met mon grignotage pour la journée, mon appareil photo, mes lunettes de lecture et un petit flacon de gel hydroalcoolique.
  • Puis une sur le devant pour mes clés, et j’y ai un petit sachet-poubelle pour les mouchoirs, ou autres petit détritus que je peux avoir au long de ma marche.

Je vais la remplacer par une, un peu plus grande mais pas de marque, je dois trouver cela facilement sur les marchés.

Abri de randonnée

Ma tente de randonnée

Tente Randonnée Ultra-légère 00, déc. 2023
Tente Randonnée Ultra-légère 00
Tente Randonnée Ultra-légère 01, déc. 2023
Tente Randonnée Ultra-légère 01
Tente Randonnée Ultra-légère 02, déc. 2023
Tente Randonnée Ultra-légère 02

Tente Nigth Cat 1P Ultralégère, 3/4 saisons – 760 g (909 g avec sac de compression) – 180 €

On la trouve sous d’autres appellations parfois moins cher « Lanshan ».

Double cloisons avec habitacle démontable.

  • On peut donc utiliser que la toile extérieure en tarp, ou seulement l’habitacle en été pour dormir face aux étoiles sans la nuisance des moustiques.
  • J’ai essuyé quelques bonnes averses avec et suis resté bien au sec.
  • Dans l’avancée on peut y mettre les chaussures et sac-à-dos. En cas de forte pluie j’ai tout mis avec moi dans l’habitacle sans souci dans ce cas on est un peu plus à l’étroit mais ça ne m’a pas empêché de dormir.
  • Elle ne condense pas et sèche vite.

Je suis très satisfait de cet achat.

À savoir : Si vous achetez cette tente elle est fournie avec trois cordons pour les points d’attaches supplémentaire, mais pas les trois piquets, donc si vous souhaitez mettre tous les points d’attache il vous manquera 3 piquets (sur la photo on voit que je n’ai pas utilisé les trois d’attaches supplémentaires). Si vous achetez cette tente je vous conseille dans ce cas d’acheter en même temps des piquets en plus, car ils sont en alu, ils peuvent se torde (j’en ai un de tordu). Il existe aussi des piquets plus longs et plus fin facile à enfoncer à la main, ceux-là, sur un sol un peu dur il vous faudra trouver un caillou ou un bâton pour les enfoncer mais ils sont très légers.

Mes piquets de rechange

Piquets de tentes de randonnée, déc. 2023
Piquets de tentes de randonnée

J’ai opté pour la même gamme que ceux d’origine, en alu et très léger proches de ceux d’origine.
Ça reste à la maison et j’y pioche lorsque j’ai des piquets tordus.

Marche

Paires de bâtons de randonnée

bâtons marche de randonnée, déc. 2023
bâtons marche de randonnée

Lafuma Altiplano – 419 g – 80 €

Sur leur site ils sont donnés pour 250 g l’unité, du coup je les ai pesés deux fois sur deux balances différentes, les miens font bien 419 g la paire ?
J’ai recherché la solidité, la robustesse puisque l’un d’entre soutien ma tente.
Je n’ai pas prospecté plus que ça, on doit pouvoir en trouver des aussi solide et moins cher.

À part ça j’en suis content.

Chaussures

Je vais vous faire part d’une mauvaise et deux bonnes expériences

Avant de reprendre la randonnée en itinérance, j’avais commencé par des randonnées à la demi-journée ou à la journée.
J’avais acheté pour l’occasion une paire de chaussure à moins de 50 € à l’enseigne bleu.
Plus jamais !
Moi qui ne transpire pas des pieds j’ai sué dedans et lorsque je les enlevais ça fleurait bon la transpiration des pieds, les chaussures une horreur. J’ai même essayé de les laver, rien à faire, après seulement 2h30 de marche ça puait des pieds.

Donc plus jamais.

Lorsque j’ai repris la randonnée, j’avais vraiment un petit budget, j’ai opté pour :
Wanabee Hike 300 Low Wp – Homme – 1027 g – Moins de 50 €
Elles se trouvent je crois qu’à Go Sport
Pour le prix vous savez qu’il n’y aura pas de Gore-Tex, ni Outdry, ni autre.
Elles sont je pense déperlantes car sous pluies fines et pas trop longues vous pouvez avoir quelques auréoles d’humidité sur vos chaussettes. En cas de forte pluie les pieds sont mouillés.
Par contre, je n’ai jamais transpiré dedans, elles ont une bonne tenue et bonne accroche au sol. Elles sont confortables.
Après un an d’utilisation et presque 900 km, vous pouvez mettre votre nez dans mes chaussures elles ne sentent rien.
Un achat que je n’ai pas regretté pour démarrer mes randonnées.

Depuis mars 2023 j’ai des :

Merrell Moab 3 Gore-Tex - Sima78, déc. 2023
Merrell Moab 3 Gore-Tex – Sima78

Merrell Moab 3 Gore-Tex – 920 g – 155 €

Je les ai payés 99 €  en promo, je crois qu’ils souhaitaient arrêter le modèle pour relancer les Moab 4, j’avais eu du mal à trouver ma pointure mais apparemment ils ont relancé le modèle et ont trouve aujourd’hui toutes les pointures mais plus à 99€.

  • J’ai les pieds au sec, pourtant en octobre et novembre j’ai marché sous grosses averses.
  • Je ne transpire pas dedans et elles ne sentent pas les pieds.
  • J’en suis vraiment content.

Précision : n’écoutez pas ceux qui vous disent que telle marque est meilleure que d’autres. Il y a plusieurs marques toutes très performantes pour la randonnée, tous les prix aussi. Ce qui compte en premier c’est votre choix entre tige haute, moyenne ou basse… Ensuite il faut les essayer car nous avons tous une morphologie différente entre pied fin, pied fort, voûte plus ou moins creuse, voire pied plat. J’avais écrit un billet sur le sujet « Rando – Chaussures et chaussettes« .
Il faut trouver chaussure à son pied.

PS: Il y aura une petite interruption sur la série qui reprendra le 10 janvier.
Mais vous pourrez toujours retrouver le fil de la série par les billets connexes en bas d’article.

Le billet Rando – 02 inventaire matériels de randonnée – Portage abri et marche est apparue en premier sur le blog de Sima78.

Rando – inventaire matériels de randonnée 01 – Intro

Matériel de randonnée - Sima78, déc. 2023
Matériel de randonnée – 01

Article destiné aux randonneuses et randonneurs débutant.

Des listes de matériels pour la randonnée avec leur poids et prix.

J’ai pensé faire une série d’article sur l’inventaire de tout mon matériel de randonnée. Il ne s’agit pas de tout ce que je prends, mais là où je pioche en fonction des besoins pour ma randonnée.

Les prix c’est pour vous donner un ordre d’idée de l’investissement. Pour chaque produit ce sera soit le prix que je l’ai acheté, soit le prix trouvé sur internet.

Les tarifs sont donc valables qu’à la date de cet article, les prix pouvant augmenter mais parfois aussi baisser.

La série matériels de randonnée.

Je vais vous faire des listes par catégories donc un billet par catégorie (ou 1 ou 2) de matériel de randonnée (portage, couchage, pharmacie, etc.).
Je n’ai pas énormément de matériel mais ça me semble suffisant même si j’envisage à l’avenir investir un peu.
Vous y verrez du matériel technique de lorsque j’étais jeune et qui est aujourd’hui dépassé.

Pourquoi une série de billet plutôt qu’un seul ?

Je vous donnerai aussi mon avis sur chaque matériel et il ne s’agira donc pas d’une simple liste. Il y aura certains articles que je vous conseillerai et d’autre pas. Tous mes conseils sont démunis d’intérêt, je ne suis pas sponsorisé et ne cherche pas à l’être.

Mon expérience, mes conseils aux débutants !

Ha tu es expert Sima ?
Non, je suis un éternel débutant.

Si j’ai beaucoup randonné dans ma jeunesse c’était exclusivement en montagne en totale autonomie et été comme hiver. Lorsque j’ai repris après des décennies il ne me restait presque rien de mon ancien matériel, il était dépassé, je découvrais de nouveaux matériels plus léger, plus technique.
Dès ma toute première randonnée de reprise j’ai commis quelques erreurs, dont par exemple porter trop de nourriture alors que j’avais des possibilités de ravitaillement en route, reflex de mes anciennes randonnées où je partais entre 5 et 10 jours sans croiser de village.

C’est votre première randonnée

Choisissez une randonnée de test courte de 3 jours dans un lieu qui vous plaît d’une difficulté de facile à moyen avec des étapes pas trop longues.

Pourquoi trois jours et pas deux ? Parce que votre toute première nuit il y a de grande chance que vous dormiez mal, j’ai d’ailleurs écrit un article sur le sujet Rando – Le bivouac peur et appréhension.

N’investissez pas sur tout le matériel, investissez le moins possible dès la première fois. Faites-vous prêter le maximum de matériel. Et si vous devez investir à minima, faites-le judicieusement en cherchant le bon compromis entre poids, confort et prix.

Avec du matériel prêté, il y a donc de grande chance que vous partiez avec un sac lourd (matériel non adapté, ancien, etc.).

Ne focalisez pas sur l’expérience du poids (essayez tout de même d’être raisonnable en supprimant tout ce qui n’est pas essentiel), dites-vous que c’est un test, savoir si l’itinérance vous plaît que ce soit avec bivouac dans la nature ou en camping et si cela vous plaît vraiment vous allez réfléchir aux investissements que vous ferez.

Les conseillés ne sont pas les payeurs

Pour chaque matériel prenez le temps de vous renseigner, de prendre plusieurs avis car au final il s’agit de trouver ce qui vous convient le mieux. Vous pouvez trouver des conseils et avis sur des blogs de randonneurs, des sites, forums, des vidéos…

Regardez ce que vous avez chez vous ! Le « tout technique » n’est pas obligatoire. Vous pouvez avoir des vêtements, ou les trouver ailleurs que dans les magasins spécialisés. Des vêtements dans lesquels vous vous sentez bien et pas particulièrement lourd et qui sèche vite sans avoir un logo sportif dessus. Il en va de même pour certains objets ou accessoires.

Je me méfis tout de même de certains conseilleurs
Les sites commerciaux, les personnes ou sites sponsorisés, ceux qui cherchent à l’être (ça se sent ils ne parlent que d’une ou deux marques)… En effet il existe un potentiel conflit d’intérêts entre la source du conseil et l’objectivité nécessaire pour fournir des recommandations impartiales et authentiques.

Pour conclure

J’espère que mes listes de matériels et mes indications vous aideront à prospecter par vous-même pour bien choisir votre matériel de randonnée et vous garantir une expérience agréable et sûre en itinérance.
Avant de partir en randonnée, testez votre équipement pour vous assurer qu’il fonctionne correctement.
La clé est de trouver un équilibre entre le confort, la fonctionnalité, le poids et le prix de l’équipement en fonction de votre itinéraire et de vos besoins spécifiques.

Vous préparez votre première expérience, ou vous êtes déjà un randonneur confirmé, n’hésitez pas à en parler dans les commentaires.

Explorez l’inconnu, découvrez le monde à chaque pas : votre aventure commence sous vos pieds !

Le billet Rando – 01 inventaire matériels de randonnée – Intro est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Comportements respectueux de la nature en 8 points

Randonner tout en respectant la nature en toute simplicité, c’est une petite base en 8 points.

Si je sais que la majorité des randonneurs, que ce soit à la journée ou en itinérance sont généralement respectueux de l’environnement il arrive qu’il ait quelques petits écarts de comportement, plus liés à de fausses idées que de réelles négligences.

Respecter l’environnement, c’est aussi se respecter soi-même et les autres. Le but étant de ne laisser aucune trace de votre passage. Vous me direz : oui, mais Sima, il faut bien manger, bivouaquer, se laver, faire ses besoins…

Voyons tout cela point par point.

1 – Marcher

Lorsque vous marchez, suivez les sentiers, évitez de couper à travers la flore, ou même les dunes en bord de mer. Ne sortez des sentiers que lorsque c’est vraiment nécessaire et en respectant la faune et la flore.

2 – Manger

Lorsque vous mangez, que ce soit des encas tout en marchant ou à la pause déjeuner, ne laissez aucun déchet, même ceux qui vous semblent bio-dégradables ou qui vous paraissent pouvoir profiter à d’autres espèces animales. Vous avez acheté un morceau de poulet rôti et vous jetez les os pensant que cela sera profitable à un renard de passage… Non ce n’est pas une bonne idée. Munissez-vous d’un sac pour vos détritus que vous jetterez dans une poubelle que vous croiserez sur votre passage.

3 – Se laver

Ce n’est pas parce que vous faite de l’itinérant que cela vous empêche de vous lavez. Au contraire une hygiène régulière est très bon pour le moral et la santé.
Ayez des produits naturels et biodégradables. Pas besoin d’en avoir une tonne, je pense que le maximum est un seul savon (pour la toilette et la lessive), un morceau de shampoing solide et un tube de dentifrice. Personnellement je n’emporte qu’un savon (pour la lessive, me laver le corps et les cheveux et même pour me brosser les dents, ce n’est pas bon au goût mais on s’y habitue). Vous pouvez aussi remplacer votre brosse à dent par un bâton de siwak, qui sera plus léger et durera plus longtemps qu’une brosse à dents. Très utilisé au Maghreb, en Orient et la partie Ouest de l’Asie.

Ne vous lavez pas directement dans les rus, rivières, étangs, lacs… Même si vos produits sont naturels et biodégradables. Prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart, plusieurs dizaines de mètres du point d’eau, quitte à faire plusieurs allers-retours.

4 – Faire sa lessive

En itinérant c’est le rituel quotidien ou presque quotidien, tout dépend du nombre de changes que vous avez, mais ça revient souvent… Chacun s’organise à sa façon mais la façon de procéder est comme pour la toilette, à l’écart des rus, rivières, étangs, lacs…

5 – Faire ses besoins dans la nature

Si vous n’avez pas le choix, vous allez laisser une trace de votre passage. Faites en sorte que cela reste invisible. Donc loin d’un chemin, loin des rus, rivières, étangs, lacs. Évitez les lieux fermés comme les grottes, cabane de berger et autres abris qui ne sont pas des toilettes. Évitez aussi les terres agricoles, votre offrande n’est pas un bon engrais et ça ne fait pas plaisir aux agriculteurs.

Choisissez un lieu à l’écart de tout passage dans un bosquet ,derrières des arbustes… Faites un trou entre 15 et 20 cm de profondeur. Une fois votre besoin satisfait, mettez votre papier hygiénique utilisé dans votre sac poubelle et pas dans le trou que vous allez reboucher. Idem pour les mouchoirs jetables, jetez-les dans vos sacs poubelle.

Vous pouvez lire un article plus complet sur le sujet : Comment chier proprement en montagne ?

6 – Se baigner

Après une longue marche, en pleine chaleur vous allez sûrement croiser une rivière ou un lac qui vous invite à la baignade. Comme pour se laver, si vous avez de la crème solaire sur vous, même naturelle et biodégradable, allez vous rincer à l’écart avant d’aller vous baigner.

7 – Fumer

Si vous êtes fumeur, ne jetez pas vos mégots, au-delà des risques d’incendies, c’est aussi une pollution. Il existe de petits cendriers de poche ou en porte-clés facilement transportables que vous pourrez vider dans une poubelle lorsque vous traverserez une ville.

8 – Le feu

Respectez les règles locales en matière de feu. Il y a de gros risques d’incendies sur tout le pourtour méditerranéen. Dans les zones à gros risques, évitez même le réchaud. Dites-vous qu’un départ de feu dans un maquis ou une pinède devient immédiatement incontrôlable sans de gros moyens rapides. Ce n’est pas avec votre gourde que vous éteindrez le départ de feu.

En Espagne mais aussi dans le sud la France (moins qu’en Espagne) vous trouverez souvent au milieu de la nature des zones de pique-nique avec une structure en dur pour y faire des barbecues, grillades… Là, vous pourrez y faire un feu ou y installer votre réchaud mais lisez bien les panneaux car il arrive que même là, l’utilisation de ces structures soit interdite à certaines périodes de l’année.
Ne fumez pas non plus dans les zones à gros risque d’incendie.

structure pour grillades, nov. 2023
Structure pour grillades, barbecues

En conclusion

Finalement il s’agit que du bon sens, rien de très compliqué qu’une immense majorité des randonneurs appliquent déjà.

Respecter l’environnement lors d’une randonnée itinérante est crucial. En adoptant ces comportements, vous contribuez à préserver la beauté naturelle des lieux que vous traversez et à minimiser votre impact sur l’environnement.

Y a-t-il des points que j’aurait dû ajouter ? N’hésitez pas à en faire part !

Le billet Rando – comportements respectueux de la nature en 8 points est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Image logo : By Elisabeth Guggenberger from Pixabay

Rando – Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto

bivouac spain, nov. 2023
Vivac Bivouac Espagne Spain Compostelle Santiago Camino

Rando – Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto.

Si le mot « bivouac » est en gros quatre façons de passer la nuit (à la belle étoile, dans un hamac, sous tarp, sous tente) et qu’il est généralement autorisé ou toléré de 19 à 9h et qu’il peut aussi y avoir des restrictions dans certains lieux… Cette façon de faire n’est pas transposable en Espagne car la traduction de bivouac est « vivac« , qui signifie dormir à la belle étoile et pour mieux comprendre nous allons revoir le vocabulaire et ne pas utiliser le mot « bivouac » qui peut prêter à confusion.

Avant tout quelques avertissements.

AVERTISSEMENTS 1

Souvent dans les forums français, parfois aussi en Espagne, il est fait référence à une loi nationale qui autoriserait le camping sauvage dans toute l’Espagne sauf exception. C’est FAUX, la référence au B.O. del E – num. 190 du 10 août 1966 cette loi a été abrogé par décret en 2010 « Decreto 39/2010, de 15 de enero » référence BOE-A-2010-1704, publication : «BOE» 30, de 4 de febrero de 2010, páginas 9808 a 9809 (2 )
Il faut donc se référer aux réglementations régionales et parfois même locales auprès des municipalités.

AVERTISSEMENTS 2

Les références mentionnées ici ne sont valables qu’au jour de la publication de cet article. Les lois ayant vocation à évoluer, renseignez-vous quelques jours avant de partir pour éviter toute mauvaise surprise.

AVERTISSEMENT 3

Je parle ici que des régions que je suis censé traverser en partant depuis Sagunto et donc pas de toute l’Espagne. Par ailleurs lorsque vous tracez votre chemin et que vous avez une idée des éventuels spots de bivouac, renseignez-vous auprès de la municipalité concernée.

Le vocabulaire.

Comme je l’ai dit plus haut, le terme « bivouac » à la française n’est pas transposable. Nous allons donc utiliser d’autres termes.

Camping ou Camper → Acampada ou Acampar
Entendu dans les textes comme utilisant un abri, ou plus précisément nécessitant l’installation d’une structure (hamac, tarp, tente, même une cabane en branchages est considérée comme structure).
Il peut se faire dans les lieux d’accueil, terrain de camping ou sous autorisation ou permis dans d’autres lieux, nous verrons qu’obtenir des permis est souvent très compliqué voire impossible pour le marcheur itinérant.

Camping sauvage → Acampada libre
Peut signifier aussi bien le camping sauvage que le camping libre pour toute forme de bivouac sous structure en dehors des terrains de camping sous certaines conditions.
Passer la nuit sous abri ou structure (hamac, tarp, tente, même une cabane en branchages est considérée comme structure) en dehors des lieux aménagés à cet effet.

Le camping sauvage en dehors de toute législation sans autorisation en dehors des structures et/ou zones d’accueil,  est de fait interdit c’est pour cela que l’on va utiliser ici le terme « Camping Libre » (c’est-à-dire avec autorisation, permis, ou dans des zones spécifiques mais en dehors des campings).

Dormir à la belle étoile → Dormir al razo, Vivaquear, Vivac
Vivac c’est la traduction du mot bivouac mais le concept n’est pas le même qu’en France, il s’agit ici de dormir à la belle étoile sans aucune structure (sans hamac, ni tarp, ni tente, ni même une cabane en branchages qui est considérée comme structure).

Les régions traversées

Valencia.
Camping libre → interdit sauf exception
Dormir à la belle étoile → autorisé.

Ref. :
DECRETO 10/2021, de 22 de enero, del Consell, de aprobación del Reglamento regulador del alojamiento turístico en la Comunitat Valenciana.
Publicado en: DOGV núm. 9015 de 08.02.2021
Número identificador: 2021/999
Referencia Base Datos: 001092/2021

Le camping libre n’est pas autorisé.

Exception :
Ley 3/1993, de 9 de diciembre, Forestal de la Comunidad Valenciana.
Publicado en : «BOE» núm. 23, de 27 de enero de 1994, páginas 2652 a 2667 (16 págs.)
Sección : I. Disposiciones generales
Departamento : Comunidad Valenciana
Referencia : BOE-A-1994-1915
Chapitre V – Article 38 – usage récréatif des montagnes
Le camping doit être autorisé par le propriétaire de la montagne et par l’organisme compétent de l’administration de Valence, conformément à la réglementation.
Considérant qu’en faisant de l’itinérant vous n’aurez pas ces autorisations en instantané. Sur la région de Valencia, seul dormir à la belle étoile est autorisé.

Aragon
Camping libre → interdit peut être autorisé avec permis
Dormir à la belle étoile → autorisé.

BOA Número 33 – 20 de marzo de 2006 P3619 (page pour la version pdf)
772
DECRETO 61/2006, de 7 de marzo
J’attire votre attention sur les chapitres et articles suivant.
Chapitre I, Article II – Définitions (page 3619)
a) Camping : l’hébergement en plein air, en dehors des campings et des maisons rurales isolées, par l’utilisation de tentes, de caravanes, d’abris mobiles ou d’autres moyens d’hébergement, avec ou sans fourniture d’activités complémentaires.
Chapitre 4, Article 14 – Camping autorisé et interdit (page 3621)
2) Le camping sauvage est interdit sur tout le territoire de la communauté autonome d’Aragon.
Chapitre 5, Article 17 – Campings itinérants (page 3621)
1) Est considéré comme camping itinérant celui qui, dans le respect des droits de propriété et d’usage du sol, est pratiqué en dehors des campings ou dans des maisons rurales isolées, par des groupes composés au maximum de trois tentes, caravanes, abris mobiles ou autres moyens d’hébergement, sans que le nombre de campeurs ne puisse en aucun cas dépasser neuf, avec un séjour au même endroit ne dépassant pas trois nuits. La distance minimale entre les groupes est d’un kilomètre.
2) Le camping itinérant ne peut être pratiqué à moins de cinq kilomètres d’un terrain de camping ou d’une maison rurale isolée, ni à moins d’un kilomètre des centres urbains, des lieux publics ou des zones normalement fréquentées par le public.
3) L’exploitation d’un camping itinérant doit faire l’objet d’une notification préalable à l’organisme compétent. Si le campement a lieu sur un territoire appartenant à plus d’un département, les promoteurs doivent en informer au préalable les organes compétents de chacune de ces collectivités locales.
4) La notification est faite à l’organisme compétent, en indiquant expressément, avec l’identification du promoteur du camping, les lieux où le camping doit se dérouler, les dates de début et de fin, le nombre d’unités de camping et de campeurs prévus, ainsi que l’autorisation du propriétaire du terrain.

On constate que pour le marcheur itinérant il est presque impossible d’obtenir les autorisations en instantané, on considère donc que seul dormir à la belle étoile est autorisé.

Castilla y Leon
Camping libre → interdit sauf certains espaces ou zones aménagés.
Dormir à la belle étoile → autorisé

Les deux sont interdits dans certaines zones à gros risque d’incendie.

Réf. :
Boletín Oficial de Castilla y León
Núm. 115 – Lunes, 19 de junio de 2017
Chapitre 1 article 3
Pág. 22943
f) Le camping libre, c’est-à-dire le camping libre en dehors des campings, en utilisant des tentes, des caravanes ou d’autres éléments facilement transportables de manière temporaire, sans être assisté par un pouvoir, une autorisation ou un droit d’utilisation sur le terrain sur lequel il est pratiqué.

Réf :
La Junta de Castilla y Léon
Normativa Autonómica sobre Incendios Forestales
ORDEN FYM/510/2013, de 25 de junio
Les activités suivantes sont considérées comme interdites toute l’année dans la forêt et dans la bande de 400 mètres qui l’entoure, aussi bien pendant la saison de faible danger d’incendie de forêt que pendant la saison de fort danger d’incendie de forêt :
(…)
Le camping libre.

À savoir que dans ces zones-là, même dormir à la belle étoile est interdit.

Galicia
Camping libre → interdit.
Dormir à la belle étoile → autorisé.

Réf. :
DOG Núm. 246 Viernes – 27 de diciembre de 2019

Pour résumer vous ne pouvez camper que sur des terrains de camping.

Pour résumer :

Le camping sauvage qui inclue l’installation d’une structure (hamac, tarp, tente) en dehors de toute légalité est interdit !
Le camping libre (donc hamac, tarp, tente) est autorisé sous certaines conditions (autorisations, permis, zones spécifiques et explicitement signalées).
Dormir à la belle étoile n’est pas explicitement autorisé, il l’est par déduction puisqu’il n’est pas interdit (sauf dans les zones à grand risque d’incendie).

Pour conclure.

Je sais, certains me diront qu’ils ont fait du bivouac à la française sur le « Camino » et rien ne leur est arrivé. Tant mieux pour eux, peut-être n’avez-vous pas été vu « Pas vu pas pris », ou bénéficiez d’indulgences, de tolérance, c’est aussi une réalité… Mais la législation est là et comme en France « Nul n’est censé ignorer la loi » donc cheminez en connaissance de cause.

Si vous passez par un village à l’approche de l’heure du bivouac, n’hésitez pas à demander à la mairie, on vous autorisera peut-être de bivouaquer sur l’un des espaces municipaux, ou on vous orientera vers d’autres possibilités… Dans un bar ou un restaurant, il y aura peut-être un client qui vous indiquera qu’il a un terrain sur votre parcours et vous autorise à y mettre votre tente ou tarp… La discussion avec les gens ouvre souvent des opportunités inattendues.

Et vous ? Quelle est votre expérience en Espagne ? Avez-vous d’autres précisions à apporter ? N’hésitez-pas.

Le billet Rando – Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Projet 2024 – Compostelle départ Sagunto

credencial-001, nov. 2023
Credential Camino de Sagunto

Rando – Projet 2024 – Compostelle départ Sagunto

Avant tout ! Le but est de faire connaître ce point de départ, le Camino de Sagunto qui va jusqu’à Burgos. Un chemin découvert récemment, je développe plus bas.

Il s’agit d’un projet pour mai 2024.
Habituellement je n’aime pas parler de mes projets car la réalisation est toujours liée à une dualité entre enthousiasme et doute… L’enthousiasme du préparatif (le parcours, les post de bivouac et/ou hébergements, points de ravitaillements, etc.) on se propulse mentalement sur le trajet (ma tête est déjà sur le chemin). Le doute : être en bonne santé le jour J, car je n’ai plus vingt ans.

Sur ce billet :
– Mon projet.
– Ma découverte de ce parcours.
– Le Camino de Santiago – Sagunto.
– L’historique de ce chemin.
– Mes préparatifs.
– Marcher sur le chemin de Compostelle.
– Conclusion.
– Remerciement.
– Sources.

Correctif concernant l’historique du parcours le 11/11/2023, il s’agit de rendre à César ce qui est à César. Suite à un mail l’on m’a fait savoir que je m’étais trompé que l’université de Saragosse n’était pour rien sur ce trajet. Vous verrez le correctif en cette couleur mais j’ai gardé mon erreur en baré car je trouve qu’il n’y a pas de honte à se tromper.

Mon projet

Mon projet est dans un premier temps faire la liaison Puerto de Sagunto – Burgos (594km), si j’y arrive et qu’à Burgos je me sens bien, continuer jusqu’à Santiago de Compostelle (environ 480 km)… Et si je me sens toujours bien, pousser jusqu’à Fisterra (Cabo Fisterra)  puis Muxia (encore un peu plus d’une centaine de kilomètres)… Si j’arrive déjà à satisfaire le premier point, ce sera déjà bien.

Sagunto-Burgos, nov. 2023
Trace de Sagunto à Burgos

Ma découverte de ce parcours.

En mars 2022 je me rends à Sagunto pour 10 jours avec plusieurs tracés de randonnées à la journée. Pas de chance, il tombe averse pendant tout mon séjour avec des inondations. Les chemins que je dois remprunter ressemblent à des rivières. Il n’avais pas plus ainsi depuis 1959 d’après les actualités (j’en parle là « Les aventures de S – Vacances mars avril 2022« . J’annule mes randonnées et me promène entre deux accalmies et je découvre près de la plage un panneau de départ d’un chemin de Compostelle.
Je regarde sur le web et donc les sites français qui parle de Compostelle et ne trouve absolument rien sur ce parcours, il n’en faut pas plus pour attiser ma curiosité.

Je m’y intéresse de plus près début 2023 et commence mes investigations au printemps 2023 tout en préparant mes autres randonnées.

Panneau départ de la plage Sagunto, nov. 2023
Panneau départ de la plage Sagunto

Le Camino de Santiago – Sagunto.

Il y a deux points de départ, l’un depuis la plage du Puerto de Sagunto et un autre à Sagunto, la ville  historique.
Le Chemin de Sagunto suit la route qui relie Sagunto à Burgos, en se connectant à Tozalmoro (Soria) avec le Chemin Castillan-Aragonais et plus tard à Mamolar (Soria) avec la Ruta de la Lana, qui rejoint le Chemin Français à Burgos.
C’est approximativement un parcours de 594 km en 22 étapes à pied (dont certaine longues) pour aller à Burgos et 12 étapes à vélo pour aller jusqu’à Finisterra (environ 1 200 kilomètres).

L’historique.

Sagunto en Castillan, Sagunt en Valencien, Sagonte en français, est une ville chargée d’histoire. Depuis les premières murailles érigées par les Ibères au Ve siècle av. J.-C., elle a connu les rivalités entre Carthage et Rome, Hannibal avait besoin de ce passage libre pour aller jusqu’à Rome. Elle a connu aussi les invasions des Vandales et des Wisigoths, Bref, visitez le château il garde les traces architecturales de son histoire.

Sagunto-Muxia.png, nov. 2023
Trace Camino de Sagunto jusquà Muxia

L’histoire du « Camino de Sagunto »

Les pèlerinages d’italiens arrivant au port de Sagunto pour Compostelle dateraient depuis le XIIIe siècle. C’est après une longue période de travail et de recherche de M. Luis Bona (histoire, géographie, travail sur le terrain, balisage), que ce projet à vue le jour en 2012 après des siècles d’omission. Il fût inauguré par un jeune pèlerin puis les seconds à l’avoir parcouru furent deux couples de Náquera, puis plusieurs membres du groupe Els Troters de Sagunto dont certains ont réitéré l’aventure.
Jusqu’à la pandémie, le chemin a fait l’objet d’une visite semestrielle et par la suite, l’entretien s’est raréfié. M. Luis Bona en a fait également un guide qui est disponible auprès de l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto »

En 2012 fût signalé ce chemin grâce à une étude de l’université de Saragosse qui, après des années de recherche, a découvert qu’il s’agissait déjà d’une route utilisée au XIIIe siècle par les italiens qui arrivaient au port de Sagunto et faisaient leur pèlerinage à Santiago.

Donc si le tracé est récent le chemin est ancien.

L’histoire de l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto »
Le 29 novembre 2019 un groupe de pèlerins se réunissent et s’organisent en association après de lourdes démarches administratives de là est née l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto ». Mais la pandémie stoppe toute initiative et ce n’est qu’en 2022 que l’association commence réellement son activité (commencer le balisage, sensibiliser les conseils municipaux, les conseils provinciaux, les commerces et habitants, etc.) pour promouvoir ce chemin de Compostelle. Elle organise des sorties en bus, déposant des pèlerins en début d’étapes et récupération en fin d’étapes toujours dans cet esprit de découverte et sensibilisation pour que le chemin soit plus connu et que des infrastructures d’accueil se développent. C’est un travail de longue haleine.

J’en conclus que lorsque j’ai découvert le panneau de départ face à la plage en fin mars 2022 il était très récent.
Cette association à son propre credential dessiné par un membre de l’association (le président) et peint par un enfant de 8 ans.

verso-credential, nov. 2023
Verso credential 001
verso-credential-002, nov. 2023
Verso Credential 02
verso-credential-003.jpg, nov. 2023
Verso Credential 003

Mes préparatifs

Après avoir découvert le panneau de départ en mars 2022, c’est en décembre 2022 que j’ai commencé des recherches timides, de temps en temps, quand j’en avais le temps.
J’ai commencé par le web Français (forums, sites, blogs) et je dois me rendre à l’évidence si l’on trouve beaucoup d’informations sur tous les autres chemins, je ne trouve rien en français sur celui-ci, aucun retour d’expérience.

J’ai fait donc mes recherches en espagnol et là j’ai commencé à trouver des choses intéressantes, les traces GPX de deux randonneurs à vélo, l’un de Sagunto à Teruel, l’autre de Sagunto à Soria. Sachant que souvent les tracés vélos ne sont pas les mêmes que pour les marcheurs (même si parfois ils se chevauchent). Je dois trouver mieux.
C’est en juin 2023 que je décide à vraiment approfondir mes recherches sur ce chemin. Je découvre le site de l’association des amis du chemin de Santiago depuis Sagunto et j’y trouve les traces GPX depuis Sagunto jusqu’à Burgos. Cela-dit il manque deux ou trois étapes en trace GPX que je trace moi-même à la main.

Difficultés rencontrées lors des tracés (à savoir).

Si je n’ai pas rencontré de difficulté particulière pour tracer les étapes manquantes… j’ai voulu retracer l’étape 16 qui était en sens inverse et j’ai constaté que cela ne m’était pas possible puisqu’il passe par des tronçons de chemins qui ne sont pas cartographiés sur OSM ni sur GoogleMaps, plus particulièrement entre Portillo de Soria et Almenar de Soria. En faisant des recherches sur le site de l’IGN Espagnol les chemins y sont bien cartographiés… D’ailleurs sur la carte IGN espagnol le Chemin de Compostelle y est bien signalé de bout en bout.

In-situ le chemin n’est pas toujours bien fléché, je suis allé cet été à la sortie de la première ville traversée lors de la deuxième étape (Algimia d’Alfara)… à la sortie de la ville il faut prendre à gauche (pas indiqué), puis la première à droite (toujours pas indiqué) puis au deuxième carrefour à droite (pas indiqué).
Il faut donc avoir confiance en la trace GPX ou avoir des cartes IGN espagnole.

Matériel.

Je n’ai pas grand-chose à changer sur le matériel, changer deux ou trois choses côté vestimentaires car je sais que sur le plateau de Teruel je peux avoir des températures nocturnes assez froides. Changer mon réchaud à gaz par un réchaud à alcool P3RS de ma propre fabrication car je ne suis pas certains de trouver des bouteilles de gaz de rechange dans les petits villages alors que de l’alcool à brûler on en trouve partout, du moins, plus facilement.
Nourriture, eau, je n’ai pas d’inquiétude pour le ravitaillement en eau et nourriture, on traverse de nombreux villages.

Hébergements.

Je repère les campings et hébergements sur le chemin pour un minimum de confort.

Mais il faut se rendre à l’évidence… Si l’on trouve des « casas particulares », des hôtels, des infrastructures pour caravaning au long du parcours, il n’y a pratiquement rien pour les marcheurs itinérants, dès qu’on s’éloigne de la côte, plus de camping et zéro gîte depuis le départ (je n’ai pas terminé le repérage).

En extra.

En fonction du poids de mon sac à dos, si j’ai de la place… Je prendrais une bombe de peinture jaune et un pochoir pour marquer les traces manquantes… J’aimerai un sac à 10 kg car je sais que lors des ravitaillements il pourra monter à 12. Donc pas certain que je prenne l’extra, pourtant ce serait bien !

Marcher sur le chemin de Compostelle.

Marcher sur le chemin de Compostelle, n’est pas nécessairement motivé par des raisons religieuses. Chacun y va de ses propres motivations. Ce peut être aussi : un défi personnel, une recherche de connexion avec la nature, une rencontre avec des gens, prendre un temps précieux pour la réflexion et la méditation, se déconnecter de la technologie, se recentrer sur ce qui est vraiment important pour soi (la découverte de soi), une aventure culturelle, échapper au stress.
Et peut-être un ensemble de tout cela. Dès que l’on marche sur l’un des chemins de Compostelle nous devenons chacun un pèlerin à notre façon.

Conclusion.

J’adore déjà ce parcours pour son histoire, ses traversées, aussi pour son côté juvénile (manque d’infrastructures) il y a un côté aventure, précurseur, dans le sens où je pense que peu ou personne ne l’a fait comme je vais le faire d’une traite (si j’en ai la santé) sans passer par des hébergements coûteux car je pars avec un petit budget. J’essaierai de partager le plus régulièrement possible mon expérience sur les réseaux sociaux pour vous faire découvrir ce parcours, je suis persuadé que cela intéressera de nombreux randonneurs. Plus ce chemin sera parcouru et connu et plus il y aura d’infrastructures d’accueil. J’envisage faire des articles sur les préparatifs (mon matériel, poids, etc.) et aussi d’autres articles à mon retour.

Et vous ?… N’aimeriez vous pas tenter cette expérience? Découvrir ce chemin de Compostelle en itinérant ?

Remerciements

Remerciements à l’association des « Amigos del Camino de Sagunto » qui avec beaucoup de gentillesse m’on répondu et aidé dans mes démarches, j’espère que je les rencontrerai de visu avant mon départ. Ils sont très actifs et ont également une page Facebook.

Sources :

Camino de Santigo Sagunto site de l’association.
Camino de Santiago desde Sagunto a Burgos (à pied)
IGN espagnol
Cartes 25 000e IGN espagnol

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