Rando – Normandie dans le Pays de Caux

Une randonnée dans le Pays ou la Vallée de Caux, un petit coin de Normandie.

De la Normandie, je ne connaissais que le Cotentin, Dieppe, Trouville-sur-Mer, Deauville, Le Havre et Étretat… Ah oui, sans oublier le Mont Saint-Michel. Mais est-il vraiment normand ou breton ? C’est un sujet aussi délicat que le débat entre pain au chocolat et chocolatine.

Ha, ce n’est pas nous sur le logo à gauche c’est une image libre de droit.

Une randonnée inattendue. Elle m’a été proposée par Tom23. Nous ne nous connaissons pas vraiment, ayant seulement échangé quelques fois sur Mastodon. J’ai donc été enthousiaste à l’idée de cette expérience : partir en randonnée dans un lieu auquel je n’aurais pas pensé, à deux, sans nous connaître et sans me soucier du parcours. Bref, une première pour moi.

– Mais Sima, t’as déjà fait des randos à plusieurs.
– En itinérance rarement…

Dans ma jeunesse, j’ai fait une longue randonnée en montagne avec deux autres personnes. Nous étions trois caractères très différents, mais tout s’est très bien passé. Une autre fois, j’ai fait une randonnée à deux, encore avec une personne très différente de moi. C’était sa première randonnée, et toujours en montagne, avec des conditions météorologiques compliquées : pluie verglaçante, neige… Un véritable baptême pour sa première fois, et ça s’est bien passé également même si nous avons dû écourter. Mais à chaque fois, nous nous connaissions déjà.

Tout commence par la rencontre

Le rendez-vous était fixé dans un bar de la ville de départ. Nous nous sommes immédiatement reconnus : avec chacun notre sac à dos et le fait que nous étions les deux seuls clients, il n’y avait pas de place pour le doute !
Après les présentations et un café nous entamons la randonnée.

Jour-1
Caudebec-en-Caux – lieu du premier bivouac

Rive en Seine → 21,496 km

Quand, comme moi, on ne connaît la Normandie que pour l’avoir traversée en voiture et y avoir fait quelques petites promenades, on a une vision biaisée. J’imaginais la Normandie très plate, voire légèrement vallonnée. J’ai donc été surpris par les dénivelés que j’ai découverts.
Dès que l’on quitte le bord de la Seine, on pénètre dans une forêt aux reliefs marqués. Vers le point culminant nord de la boucle, la forêt alterne avec quelques terres agricoles. Peu avant d’atteindre Saint-Aubin-de-Crétot, situé sur le plateau, les paysages vallonnés se succèdent entre cultures, prés d’élevages et prés à foin. À Saint-Nicolas-de-la-Haie, nous faisons le plein d’eau et partons à la recherche d’un endroit pour bivouaquer. Après avoir aperçu un chevreuil sur notre sentier, nous trouvons enfin un petit coin de bivouac dans le sous-bois.
Pour ce premier repas en bivouac, nous avons préparé un dîner « amélioré », vous remarquerez les guillemets, car tout est relatif en randonnée.

Nos deux tentes au 1er bivouac, juin 2024
Nos deux tentes au 1er bivouac

Jour-2
Lieu du premier bivouac – lieu du deuxième bivouac

Saint-Arnoult → 29,173 km

Maintenant je le sais, la Normandie n’est pas que vallonnée, elle a de beaux dénivelés.
Un parcours où le sentier traverse des forêts verdoyantes et débouchent sur des panoramas de terres agricole où s’étendent les champs cultivés et les prés d’élevage. J’ai été surpris de voir des vaches Salers en Normandie. Nous avons traversé un pré où se trouvaient des Salers, leurs veaux et un taureau, ce qui n’était pas très rassurant.
Juste après Le Becquet, au nord de Lillebonne, nous avons fait un petit détour pour découvrir l’Abbaye cistercienne Notre-Dame-du-Voeu, aussi appelée Abbaye du Valasse. Cette abbaye est entourée d’un magnifique parc accessible à tous, offrant un cadre bucolique idéal pour une pause grignotage ou un pique-nique. De plus, des sanitaires sont à disposition, rendant l’endroit encore plus accueillant et pratique pour les visiteurs.

Paysage sous la brume, juin 2024
Paysage sous la brume
Chemin de lisière sous la brume, juin 2024
Chemin de lisière sous la brume
Paysage agricole, juin 2024
Paysage agricole
Vue depuis l'Abbaye de Valasse, juin 2024
Vue depuis l’Abbaye de Valasse
Pré avec des vaches, juin 2024
Pré avec des vaches

À Saint-Nicolas-de-la-Taille nous faisons le plein d’eau et poursuivons à la recherche d’un coin de bivouac. À défaut de trouver un sous-bois ou autres nous nous installons sur le chemin à l’endroit, le seul, où il s’élargit laissant la possibilité éventuelle d’un passage d’un engin agricole sans le gêner. Ce choix c’est avéré paisible et pas si mal que ça à défaut de mieux. La pluie est arrivée en fin de soirée.

Nos deux tentes au 2è bivouac, juin 2024
Nos deux tentes au 2è bivouac

Jour 3
Lieu du deuxième bivouac – Lillebonne

Saint-Jean-de-Folleville → 4,726km

Nous plions les tentes sous la pluie. Ne voyant aucun autre lieu propice à un meilleur bivouac, nous n’avons aucun regret : notre spot était le meilleur. Nous traversons un autre pré, cette fois encore peuplé de vaches Salers, leurs veaux et un taureau. Ils semblent habitués à voir des randonneurs et tout est calme. Pour ma part, je les surveille du coin de l’œil.
Sous une pluie fine, nous affrontons un beau dénivelé montant, suivi d’une descente plutôt rude. Finalement, nous arrivons à Lillebonne, en plein jour de marché. Nous faisons une pause bien méritée. Ma veste déperlante et coupe-vent a parfaitement rempli son rôle : je ne suis pas trempé en dessous et mon sac à dos, sans filet, n’a pas causé de transpiration dans le dos. Je l’avais déjà testé par grosses chaleurs et je n’avais jamais eu le dos trempé.

Pré face à notre 2è bivouac, juin 2024
Pré face à notre 2è bivouac

Nous allons boire un café dans un bar avant de nous rendre à l’arrêt de bus pour rentrer à Caudebec-en-Caux. Ainsi se termine notre randonnée.

Petite Vidéo

Conclusion

Le bivouac
Le bivouac est une expérience très variable, surtout en campagne où presque chaque parcelle est une propriété privée. Parfois, on tombe sur un endroit idéal, parfois moins. Je pars du principe qu’il faut se contenter de ce que l’on trouve, et j’ai apprécié nos deux spots de bivouac, particulièrement le premier en sous-bois, car j’aime les sous-bois.
Le parcours
J’ai aimé marcher sur un itinéraire auquel je n’aurais pas pensé. La découverte de nouveaux endroits m’enchante toujours.
Marcher avec quelqu’un que je ne connais pas
J’ai vraiment apprécié cette expérience. Bien qu’il y ait eu, je pense, une certaine retenue de la part de chacun, en tout cas de la mienne, puisque je n’ai pas pratiqué mes habitudes comme les étirements, la méditation, écrire et lire, cela ne m’a pas manqué, je n’en ai pas ressenti le besoin (le fait que je sois bavard cache une grande part de ma timidité). J’aurais aimé que la randonnée dure plus longtemps pour que l’on fasse plus ample connaissance, mais ce sera peut-être pour une prochaine fois. Je suis vraiment content d’avoir rencontré Tom23. Une belle rencontre !
Le lieu
Je ne connaissais pas le pays de Caux et suis impressionné par le nombre de lieux à découvrir en marchant. Et nous n’en avons exploré qu’une partie.
Un seul regret
Cela n’a pas duré assez longtemps. Ce sera pour une prochaine, qui sait ? Les aléas de la météo…

Et vous, avez-vous déjà vécu une expérience similaire en randonnée ? Partagez vos histoires et impressions en commentaire !

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Rando – Des sentiers fermés à cause d’incivilités

Incivilités : les randonneurs, promeneurs sont-ils responsables ?

Lors de ma randonnée dans le Jura, « le tour des 7 lacs et des 7 cascades en trois jours« , le dernier jour, je me suis retrouvé face à un sentier fermé, marqué par d’innombrables panneaux « Interdiction d’entrer » et « Propriété privée« , ainsi qu’une chaîne rouge et blanche bloquant tout passage. On peut supposer que cette décision du propriétaire est probablement due à des comportements inappropriés de certains promeneurs.

Vous aurez remarqué que je n’utilise pas le terme « randonneur » mais plutôt « promeneur », car ce dernier est plus global.

Les fermetures de sentiers liées aux « ras-le-bol »

Certains sentiers de grande randonnée (GR) sont également impactés, fermés ou déviés à cause d’incivilités. Par exemple, cet article de « La Montagne » datant du 9 mai 2024 en parle (bien que la situation ait pu évoluer depuis). Quoi qu’il en soit, cela doit nous interpeller.

Les promeneurs, dont les randonneurs sont-ils vraiment irrespectueux ?

Je ne vais pas commenter l’article de « La Montagne » dont je ne connais pas tous les tenants et aboutissants, mais je vais partager ma modeste expérience.
J’ai travaillé pendant longtemps dans un parc ouvert au public où nous organisions également des événements. Nous avons eu des dégradations : panneaux pédagogiques vandalisés, fléchages abîmés, dépôts de détritus.

Pourtant, il faut nuancer ces incidents, car la grande majorité des promeneurs sont respectueux. Les irrespectueux ne représentent même pas 1 %.

– Bah Sima, alors comment expliques-tu cela ?
– Il s’agit d’un constat…

Les dégradations des panneaux pédagogiques se sont produites en une seule après-midi, probablement par un petit groupe, anéantissant des heures de travail. Cela contraste avec les milliers de visiteurs qui sont passés sans jamais rien détruire. Pour les fléchages, une personne nous avait rapporté qu’il s’agissait de trois familles en pique-nique ensemble, laissant leurs enfants jouer sans surveillance.
Une seule famille ayant un comportement irresponsable peut laisser plus de détritus que tous ceux qui ont pique-niqué au même endroit pendant des années.

Ils ont beau ne pas être nombreux, on ne remarque qu’eux !

Ce qui semble empirer le phénomène, c’est l’engouement soudain pour les sorties en pleine nature depuis l’après-Covid. Même si la proportion de personnes ayant de mauvais comportements reste inchangée, il faut reconnaître que, bien qu’ils soient peu nombreux, ce sont eux que l’on remarque le plus !

Est-ce irrémédiable ?

Je reste optimiste et pense que la situation peut s’améliorer. La montagne, la nature, appartient à tout le monde, mais il y a ceux qui y travaillent et en dépendent pour leur gagne-pain, et ceux qui s’y promènent. Être respectueux, c’est apprendre à se connaître mutuellement.

  • Traverser un pré sur un sentier : Il peut y avoir un accès sélectif permettant le passage des personnes mais pas du bétail, ou un escalier pour franchir une clôture, ou une simple barrière à refermer soigneusement derrière soi, respectez cela !
  • Pré momentanément interdit au passage : Alors qu’il est sur un GR ou autre sentier… Cela peut être dû à la présence de vaches avec leurs veaux[1] que le propriétaire souhaite protéger, ou de jeunes génisses ou bouvillons aux comportements imprévisibles, voire d’un taureau. Dans ce cas, cherchez une façon de contourner le pré pour respecter la tranquillité des animaux et assurer votre propre sécurité.
  • Chiens : (Je ne vais pas me faire des amis parmi certains propriétaires de toutous…) Tenez-les en laisse, pas en longe. Ils ne doivent pas déranger les animaux d’élevage ni la faune locale, car votre animal domestique ne fait pas partie de la biodiversité que vous traversez. En liberté ou en longe, il peut déranger des oiseaux nicheurs au sol. Comme vous, il doit rester sur les chemins. Il en va de même pour les chiens des fermes ou des propriétés privées : ils ne doivent pas molester les passants. Quant aux Patous, bien que certains ne prêtent pas attention aux randonneurs, ceux qui sont agressifs doivent être correctement éduqués pour distinguer un loup d’un être humain, les chiens en ont la capacité et l’intelligence, encore faut-il que les maîtres s’en inquiètent.
  • Hygiène : Lors de ma randonnée sur le GR 34, j’ai été choqué par le nombre de « kleenex » laissés sur le sentier qui servent à essuyer la dernière goutte de votre pissouille . Même si le papier est biodégradable, il reste une pollution visuelle. Emportez un petit sac poubelle, comme ceux pour ramasser les crottes de chien, et ramenez vos kleenex et papiers hygiéniques avec vous.
  • Cigarettes : Si vous aimez une clope après le pique-nique, je respecte cela. Mais n’écrasez pas votre cigarette au sol ni la jetez d’une pichenette. Utilisez un cendrier de poche et jetez vos mégots chez-vous ou dans la prochaine poubelle publique croisée.

La liste n’est pas exhaustive et je trouve qu’elle complète bien l’article sur les comportements respectueux de la nature en 8 points que j’avais déjà publié.

Pour résumer, je reste confiant

Je suis confiant dans le fait que la majorité des gens soient respectueux. Certains manquent simplement d’information, de pédagogie et de sensibilisation. Il peut également y avoir des réfractaires idéologiques concernant les modes d’élevage ou d’agriculture (j’ai moi-même mes propres convictions, mais elles ne sont pas exprimées dans ce billet). Lors des balades, sorties ou randonnées, ce qui prime, c’est le savoir-vivre ensemble en bonne intelligence. Pour le reste, il existe d’autres cadres pour exprimer ses revendications.

Des réactions ? Les commentaires sont là pour ça.

Le billet « Rando – Des sentiers fermés à cause d’incivilités » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Sachez que certaines races bovines peuvent être agressives lorsqu’elles sont accompagnées de leurs veaux. Certaines races bovines sont plus agressives que d’autres.

Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – Matériels

Panneau de Départ, mai 2024
Panneau de Départ

Mon sac-à-doc pour ce chemin Compostelle.

Cet article fait suite à la Série Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto, vous pouvez retrouver la totalité des articles en fin d’article dans la partie « Billets connexes ».

En général, je ne transporte pas de nourriture pendant la journée, à l’exception de quelques barres de céréales et d’une provision pour le soir pris en cours de route. Habituellement, je pars en randonnée avec 1,5 litre d’eau, sauf lors de mon passage à Viver, où j’ai fait le plein pour la nuit de bivouac en altitude (totalisant 4,75 litres), sur une dizaine de kilomètres en montée.

Pour affronter les températures froides de cette période une fois passé Torre Torre, par précaution j’ai ajouté à mon équipement un tour de cou (buff), une doudoune, une paire de gants, un duvet plus chaud que celui que j’utilise en été, ainsi qu’un haut en laine mérinos à manches longues.

Liste du matériel

Porté

Portage Poids
Sac-à-dos 55L + 10 Mc Kinley 1750
  1750
Abri  
Tente 1P 776
Piquets + ficelle 177
  953
Couchage  
Couverture de survie 73
Duvet 1141
Matelas 533
Sac à viande 164
  1911
Cuisine  
Housse gamelle 13
Gamelle 550ml titane 105
Gaz CV470 450
Réchaud avec housse BRS-3000T 29
Allumettes 8
Briquet avec ruban adhésif (~ 1 m) 17
   
Éponge 7
  629
Couverts à portée de main  
Couteau Laguiole 82
Pince attrape gamelle 31
Fourchette cuillère 9
  112
Eau  
Poche à eau 2L 130
Gourde filtrante 2L 129
Bouteille vide 250ml 17
  276
Hygiène  
Papier toilette 55
Lingette 29X23 18
Serviette 52X58 42
Brosse à dents 9
Miroir 26
Rasoir 4
Savon 51
Bouchon douche 1
Trousse vide 24
  230
Sécurité  
Trousse de secours 287
Sifflet 12
Frontale 84
  383
Électronique  
Batterie externe 10000 mAh 229
1 chargeur avec câble 52
Smartphone 161
Piles (3) LR03 37
  479
Vêtements  
Doudoune +  sac de compression 454
Short 139
Tee-shirt manches long. Mérinos 181
Débardeur Techn 108
Boxer 57
Chaussettes 41
Chaussettes fines 34
Tour de cou (buff) 55
Gants 51
Poncho 251
  1371
Accessoires  
Assise mousse 29X39 55
Protège papiers 21
Sacs poubelle (10) 10
Mouchoirs 18
Carte identité 5
Carte Vitale Européenne 5
CB 5
  119
Extra  
Cahier + stylo + Credential 189
  189
Sous total 8412

Sur soi, sachant que la veste coupe vent rejoint le sac-à-dos dès que les température sont correctes.

Polo Techn. 149
Veste Coupe-vent et déperlant 134
Boxer 56
Pantalon 338
Paire de chaussettes 34
Paire de chaussures 920
Chapeau 81
Lunettes de soleil 27
Lunettes de vue 32
Paire de bâtons de marche 420
  2191
Sur soi + Sous-total 10603

La série de billets sur mon escape sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto est terminée, vous pouvez consulter les billets connexes plus bas.

Ces articles vous ont plus, partagez-les sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à commenter pour donner vos avis ou poser vos questions.

Le billet « Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – Matériels » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 03

Panneau de Départ, mai 2024
Panneau de Départ

Suite de l’article « Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02« 

Mon cheminement du jour 4 et conclusions

Jour 4
Antigua estacion de Toras (FC Ojos) – Barracas

9,970 km – D+ 356 m – D- 302 m

Cette étape courte s’est déroulée sous un ciel d’un bleu intense, balayé par un vent glacial de face tout au long du chemin, offrant des paysages à couper le souffle.

À Barracas, après avoir fait tamponner mon Credential à la mairie, je me dirige vers la seule auberge que j’ai croisée. À ma grande surprise, il s’agit d’une auberge de luxe proposant une nuit à 30 €. Ma chambre est équipée d’un lit une place et d’un lit double, avec une salle de bains comprenant douche, toilettes et lavabo. Les lits sont faits avec des draps propres et j’ai à ma disposition trois serviettes immaculées. De plus, il y a une cuisine commune entièrement équipée, avec réfrigérateur, micro-ondes, gazinière, machine à laver et tous les accessoires nécessaires pour cuisiner, ainsi que des placards de rangement. Une salle à manger et un salon communs complètent cet hébergement de qualité.

Je n’en demandais pas tant !

Levé de soleil, mai 2024
Levé de soleil
Éoliennes, mai 2024
Éoliennes
Paysage-008, mai 2024
Paysage-008

L’heure du constat

Arrivé à Barracas avec un léger problème au pied droit, pas vraiment handicapant, je prends le temps de faire le point des prochaines étapes. À Sarrion, je constate qu’il n’y a rien sur place mais un éventuel spot de bivouac situé à 8 km, sans point d’eau, ce qui signifie de nouveau transporter une réserve d’eau conséquente. À Teruel, je comptais sur une auberge de jeunesse, mais j’apprends qu’elle est fermée et je n’ai pas de plan B. À Cella, il existe une auberge d’hébergement « Albergue El Rio« , mais je n’ai pas pu obtenir de renseignements sur les tarifs et je crains de me retrouver une fois de plus face à une mauvaise surprise. Ensuite, les étapes suivantes semblent offrir que la possibilité de bivouaquer.

J’opte donc pour une décision radicale : arrêter là mon périple, d’autant plus qu’une gare est présente, me permettant de rentrer à mon point de départ en train.

Je ne suis pas déçu

j’ai beaucoup apprécié ce parcours, je pense avoir pris la bonne décision. Je verrai pour reprendre peut-être l’année prochaine là où j’ai arrêté mais à une autre période, entre mi-mai et fin juin, là où les températures sont plus douces et donc plus propices à enchaîner les bivouacs avec moins de poids dans le sac-à-dos.

Problèmes rencontrés :

  • Impossible de trouver une bouteille de gaz 178 ml, ni à l’enseigne bleu de Sagunto, ni à celle de Valencia pourtant le plus grand d’Espagne, ni à Leroy Merlin… j’ai dû en acheter une de 400 ml,
  • rien n’est prévu pour l’hébergement des randonneurs individuels, qu’il soit à pied ou à vélo, à moins de mettre vraiment la main au porte-monnaie.

Les belles rencontres

Toutes les personnes rencontrées ont été très sympathiques mais aucune n’étaient au courant qu’il y a un chemin de Compostelle qui passe par chez-eux, sauf bien entendu, les membres de l’association.

Mention spéciale à :

  • aux membres de l’association « Amigos del Camino Santiago desde Sagunto » pour leur accueil, leurs conseils et leur travail.
  • le patron du bar/restaurant de Torres Torres qui a fait le nécessaire pour me trouver une solution de nuitée gratuite.
  • le marcheur qui fait Altura  jusqu’au barrage de Navajas (allé/retour) chaque soir après son travail en marche rapide avec qui j’ai discuté jusqu’au camping de Navajas à son rythme de marche. Discussion intéressante, je lui ai montré les marque jaune signifiant qu’il existait bien un chemin de Compostelle sur le chemin qu’il fait chaque jour.
  • couple de randonneurs français qui faisait Teruel → Sagunto à Vélo par la Via Verde sur lequel ils avaient bivouaqué pour la nuit. Ils ont opté pour les bivouacs à cause des prix pratiqués en Espagne.
  • agriculteur sur la variante qui taillait ses amandiers et avec qui j’ai fait une pause discussion de 20 minutes.
  • l’italien qui a randonné dans toute la France et là allait jusqu’en Andalousie à vélo et qui me disait qu’il n’y a pas de comparaison avec les tarifs des campings et hébergement municipaux en France, voire les gîte ouverts et libres et gratuits.
  • deux Néerlandais qui allaient jusqu’à Valencia et m’ont tenu les mêmes propos que l’Italien.
  • l’homme rencontré à la gare de Barracas, qui venait de « El Toro » limite entre la région de Valencia et la Castille avec qui j’ai eu des discussions intéressantes en attendant le train et tout le long du voyage.

Ce qu’attend un randonneur

Qu’il soit à pied ou à vélo, est un lieu de repos abordable, surtout lorsque le bivouac est interdit comme en Espagne. Mais face aux prix élevés, on se retrouve souvent sans choix ! Un camping dans un cadre naturel, où il peut installer sa tente à un tarif raisonnable, avec accès à des installations sanitaires complètes (douches, lavabos, toilettes), constitue une solution idéale.

Un hébergement à prix abordable suffirait amplement, sans nécessité de fournir des draps (juste des couvertures, le randonneur ayant toujours un sac de couchage et une housse de soie), ni des serviettes (le randonneur ayant les siennes). Les chambres individuelles ou les lits doubles ne sont pas indispensables.

Une alternative serait un hébergement non surveillé, donc gratuit, laissant le choix entre dormir à l’intérieur ou planter sa tente aux alentours. Voilà quelques suggestions pour répondre aux besoins des randonneurs.

Petite vidéo pour conclure

Budget

Malgré des coûts d’hébergement généralement plus élevés qu’en France, hormis sur les chemins de Compostelle où les infrastructures d’accueil sont bien établies, il est possible de se nourrir à moindre coût.

Lors de mes pauses pour obtenir mon premier tampon de la journée, j’apprécie prendre une bière sans alcool. Je m’abstiens de boire de l’alcool, car cela me provoque des crampes musculaires lorsque je n’ai pas beaucoup mangé.

Jour 1 : 6 €
nourriture 4,5 €
bière 0% 1,5 €

jour 2 : 29,77 €
nourriture 4,97 €
bière 0% 1,8 €
camping plus de 23 €

jour 3 : 17,10 €
petit déjeuner (tartines, js d’orange café au lait) 4,60 €
Restaurant (2 plats, 1 bière 0 %, 2 cafés 1 bouteille d’eau 1,5 L pour la route) 12,5 €

Jour 4 : 44,28 €
Barracas[1]
Au restaurant Casse-croûte plus 1 bière 0 % 6,60 €
1 café 1,60 €
Épicerie nourriture pour le soir 6,08 €
Hébergement 30 €

sous total 97,15 €

On constate que ce sont les deux hébergements qui on fait monter l’addition.

Trajet 250 €
Allée Avion 122 €
Retour
Train Sagunto – Barcelone 66,80 €
TGV 1ère classe Barcelone – Paris 62 €

Total 347,95 €

Dans l’article du mercredi 29 mai 2024 vous aurez le détail de mon sac-à-dos.
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.

Le billet « Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 03 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ À Barracas il y a un resataurant, comme il est seul et qu’il y a beaucoup de passages, Il profite de la situation pratiquant des tarifs plus élevés qu’en bord de mer comme par exemple au Puerto de Sagunto.

Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02

Panneau de Départ, mai 2024
Panneau de Départ

Suite de l’article « Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 01« 

Mon cheminement des journées 2 et 3

Jour 2
Torres Torres – Altura

26,593 km – D+ 1545 m – D- 1305 m
Puis
Altura – Navajas

3,693 km – D+ 151 m – D- 154 m
Total → 30,286 km pour la deuxième journée

Au début de cette étape, on continue d’être enveloppé par le parfum des fleurs d’orangers, avant qu’il ne soit progressivement remplacé par le délicat parfum des pins. Les paysages se métamorphosent également : des forêts de pins, des vergers d’amandiers, des oliveraies… Ça grimpe légèrement en altitude, ce qui explique qu’il n’y a plus d’oranger. La montée reste très douce, à peine perceptible. Le chemin suit principalement la « Via Verde de Ojos Negros » (la Voie Verte de Ojos Negros), une ancienne voie ferrée qui desservait le deuxième site sidérurgique d’Espagne au Puerto de Sagunto. Ce site a été fermé, je crois, en 1971, et récemment, cette voie a été aménagée pour devenir un chemin, ravissant particulièrement les cyclistes, surtout s’ils parcourent l’itinéraire de Teruel à Sagunto (principalement en descente, avec le vent dans le dos).

À Soneja, je fais une halte dans un petit magasin pour acheter de quoi manger le soir. Ensuite, je me dirige vers un bar situé à 200 mètres pour faire tamponner mon Credential et envisager de déguster quelques tapas pour le déjeuner. Cependant, à ma grande déception, le bar/restaurant est complet, étant donné que c’est un dimanche, il m’est impossible d’y trouver une place. Pas découragé pour autant, je fais tamponner mon Credential et retourne au petit magasin… pour découvrir qu’il a fermé pour la pause déjeuner. Cet imprévu ne me perturbe pas outre mesure, et le prends avec humour. Même si je n’ai dans le ventre qu’une orange, une barre de céréales et un café depuis le matin, je continue sans souci.

Sur ce chemin, on trouve des endroits de bivouac très accueillants (bien que le bivouac soit interdit en Espagne voir l’article « Peut-on bivouaquer sur le chemin de compostelle« ), bien que dépourvus d’eau, ce qui nécessite un peu d’anticipation. Mon objectif est de rejoindre le camping municipal d’Altura.

Arrivé à Altura, je redoute de ne pas trouver de place au camping, étant donné le nombre de personnes présentes. En arrivant à la réception, je constate qu’elle est vide. Je décide alors d’appeler le numéro affiché sur la porte et j’entends la réponse :
« Je ferme à 20h !« 
Je réponds calmement : « Pas de souci, je suis là, devant l’accueil, je vous attends. Je souhaite simplement passer la nuit.« 
Sa réponse me surprend : « Non, en basse saison, les gens qui ont des tentes et caravanes à l’année viennent ici pour la journée en famille. Mais à 20 h, je ferme et personne ne peut rester pour la nuit !« 

Déçu mais résolu à trouver un endroit où passer la nuit, je reprends donc le chemin en direction du camping de Navajas, sachant que c’est le dernier sur ma route.
Une fois arrivé au camping de Navajas, je découvre qu’il faut débourser plus de 21 € pour planter sa tente une nuit. Les prix sont bien plus élevés qu’en France… Cependant, je décide de m’y installer et de savourer mon repas acheté à Soneja.

Avant de m’installer, je fais tamponner mon Credential à la réception du camping.

Paysage-001, mai 2024
Paysage-001
Via Verde 01, mai 2024
Via Verde 01
Via Verde 02, mai 2024
Via Verde 02

Jour 3
Navajas – Plus loin que Viver

28,760 km – D+ 1874 m – D- 1351 m

Je reprends le sentier qui passe par la Via Verde jusqu’à Jerica. Arrivé là-bas, je me rends à l’office du tourisme pour faire tamponner mon Credential, mais il est malheureusement fermé. Il semble n’ouvrir que les week-ends. Heureusement, je croise une dame, propriétaire d’un hôtel, qui possède le tampon du Camino Del Cid. Elle me propose aimablement de m’emmener en voiture jusqu’à son établissement pour tamponner mon Credential. Après cette courte pause, je dois parcourir environ 300 mètres pour récupérer mon chemin.

Arrivé à Viver, je me rends à la mairie pour faire tamponner mon Credential et je demande des informations sur le local municipal d’hébergement. La réponse est déconcertante : il n’est pas encore achevé et ne sera pas destiné aux individuels, mais plutôt aux groupes.

Déterminé à trouver un lieu où passer la nuit, je décide alors de me rendre à l’auberge « Santa Maria de Aguas Blancas« . Malheureusement, bien que repérée sur OpenStreetMap, ils n’ont jamais répondu à mes mails. À mon arrivée, la porte d’entrée est grande ouverte, mais tous les bâtiments sont fermés. J’explore les lieux à l’intérieur, constatant avec étonnement que les jardins et les bâtiments sont très bien entretenus. J’espère rencontrer quelqu’un, peut-être un jardinier, mais je ne croise personne. Après cette tentative infructueuse, je décide de retourner à Viver. Je savoure un délicieux repas dans un restaurant local, comprenant deux énormes plats, une bière sans alcool, un café et une bouteille d’eau de 1,5 litre, le tout pour seulement 12,50 €. Après avoir rechargé mon téléphone et rempli mes réserves d’eau avec 3,75 litres, je décide de rejoindre la Via Verde située à environ 10 km, où je prévois de bivouaquer près d’une ancienne gare abandonnée, la « Antigua estacion de Toras (FC Ojos)« , là on rencontre de gros dénivelés positifs.

Lorsqu’on atteint la route CV-235, si vous êtes à vélo, suivez la flèche qui indique la direction de gauche. Si vous êtes à pied, continuez tout droit. Cette variante vous évite un tronçon de route et offre des paysages magnifiques. À noter qu’il existe dans cette zone, sur votre gauche, un point d’eau non répertorié sur les cartes. Bien qu’elle ne soit pas potable, ça permet de se laver et si, comme moi, vous avez une gourde filtrante, vous pouvez réduire la quantité d’eau que vous transportez pour vous hydrater.

Précisions avec carte plus bas

J’arrive à la « Antigua estacion de Toras (FC Ojos) » vers 18h et il fait déjà très froid. Je mets ma doudoune et j’attends que la nuit tombe pour monter ma tente. Après une toilette rapide, je me couche aux alentours de 22h. Malgré les températures oscillant entre 2 et 5 °C avec du vent froid, j’ai passé une excellente nuit !

C’est vraiment dommage de constater que toutes les forêts de pins traversées par la variante ont été ravagées par un incendie. Derrière ma tente, on peut voir toute une pinède calcinée, et même l’arbre le plus proche a perdu son écorce. Si cela vous intéresse, je vous invite à lire mon article sur les comportements à adopter en randonnée en huit points.

Parmi les problèmes rencontrés :

  • Malgré une batterie externe pleinement chargée, mon smartphone cesse de se charger après seulement 15 minutes, restant bloqué à 80 %, même si toutes les LED de la batterie externe indiquent une charge complète. Il semble que la technologie atteigne ses limites par basses températures.
  • Mon réchaud « BRS – 3000T » montre également ses limites en conditions de froid. Je n’ai pas réussi à faire bouillir de l’eau, me contentant d’une tisane tiède, et le matin, d’un café à peine chaud.

Mais bon, rien de grave, on s’adapte !

Paysage-002, mai 2024
Paysage-002
Paysage-003, mai 2024
Paysage-003
Paysage-004, mai 2024
Paysage-004
Paysage-005, mai 2024
Paysage-005
Bivouac, mai 2024
Bivouac

Précisions sur la Variante entre Viver et Barracas.

Variante- entre Viver et Barracas, mai 2024
Variante- entre Viver et Barracas

Lorsque vous arrivez au point D, 2 possibilités :

  1. À gauche sur la CV-235 est le chemin d’origine, plutôt pour les cyclistes.
  2. En face se trouve la variante, tracé en rouge ici.

Cela-dit, la variante me paraît tout à fait praticable avec un vélo de randonnée ou un VTT et plus sécurisante que la CV-235.

Après le point 5 en vert et juste avant le point suivant en rouge, vous avez sur votre gauche, à une vingtaine de mètres un accès à de l’eau (non potable) pour un brin de toilette ou si vous avez une gourde filtrante pour vous ravitailler et ne pas vous charger comme moi je l’ai fait.

La variante rejoint le chemin de Compostelle classique au point 3 en vert.

Tracé sur carte IGN espagnole

Suite de mon cheminement Mercredi 22 mai 2024
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.

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Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 01

Panneau de Départ, mai 2024
Panneau de Départ

« Les années passent et je suis encore un voyageur. »  Bashô, Journaux de voyage.

Le Chemin de Compostelle depuis le Puerto de Sagunto, également connu sous le nom de « Camino de Santiago desde Sagunto« , occupe une place spéciale dans mon cœur. Avant de me lancer dans cette aventure, j’avais quelques appréhensions :

D’abord, des soucis de santé, en particulier avec mon pied droit. Ensuite, le manque d’options d’hébergement à des prix raisonnables.
C’est précisément pour cette deuxième raison que j’ai dû raccourcir mon parcours, une décision que j’explique dans cet article et ceux à venir.

Bien que les pèlerinages depuis Sagunto aient une longue histoire, le tracé actuel de ce chemin a été établi en 2012. L’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto« , chargée de promouvoir cette route, s’est formée juste avant la pandémie et n’a réellement pu agir qu’après celle-ci. Ainsi, ce parcours en est à son adlescence, ce qui m’a attiré et continue de m’attirer.

Introduction

Avant d’entreprendre le Chemin de Compostelle, j’ai effectué une série de préparatifs au-delà des simples aspects matériels :

  • J’ai minutieusement étudié les étapes jusqu’à Burgos en consultant les cartes IGN espagnoles et en comparant avec les traces GPS disponibles sur le site de l’association.
  • J’ai contacté l’association et j’ai été chaleureusement accueilli. Nos échanges m’ont été très utiles.
  • J’ai envoyé des courriels aux offices de tourisme, aux hôtels, aux campings (il n’y en a que trois, tous situés à proximité les uns des autres), ainsi qu’aux mairies de toutes les villes du parcours ou à proximité jusqu’à Burgos. Malheureusement, aucune mairie n’a répondu à mes sollicitations et les autres réponses reçues ne m’ont pas véritablement enthousiasmé, car rien n’était spécifiquement prévu pour les randonneurs solitaires, qu’ils soient à pied ou à vélo.
  • J’ai eu l’opportunité de rencontrer en personne certains membres de l’association, qui m’ont prodigué des conseils avisés et ont fait preuve d’un enthousiasme débordant. Cette rencontre reste un excellent souvenir pour moi.

Le travail accompli par l’association est remarquable :

  • Ils ont effectué un travail de marquage remarquable, propre et efficace, facilitant ainsi l’orientation sur le chemin.
  • L’association organise régulièrement des sorties sur les étapes du parcours afin de le faire découvrir et de sensibiliser les individus ainsi que les institutions telles que les mairies et les offices de tourisme.
  • Ils maintiennent également un site web et une page Facebook actifs pour informer et communiquer.
Fléchage, mai 2024
Fléchage
fléchage-01, mai 2024
fléchage-01

Le problème réside dans le fait qu’actuellement, il n’y a que des maisons rurales privées disponibles, et leurs propriétaires ne sont pas enclins à louer un lit individuellement lorsqu’ils peuvent louer toute la maison à un groupe. Les hôtels ne proposent pas de tarifs adaptés, ce qui n’est pas surprenant étant donné que ce n’est pas leur vocation. De plus, les campings en Espagne sont généralement plus onéreux qu’en France et ne sont pas adaptés aux voyageurs itinérants. Par exemple, sur le chemin des douaniers GR 34, pourtant très fréquenté par les touristes, on trouve des campings municipaux à partir de 8 € ou des campings privés à environ 14 € la nuit. En Espagne, dans une ville reculée à l’intérieur des terres, le coût pour planter sa tente pour une nuit dépasse les 21 €.

Quant à la sensibilisation des municipalités, c’est là que réside la clé de la solution. J’avais espéré que le projet d’un local municipal à Viver serait une opportunité, mais il s’avère que ce local, bien que non encore achevé, ne sera pas destiné aux individuels mais uniquement aux groupes. Sensibiliser les municipalités revient à se confronter à un défi de taille, semblable à celui de David contre Goliath.

Histoire de mon cheminement sur ce parcours de Compostelle.

Jour 1
Puerto de Sagunto – Torres Torres
23,870 km – D+ 836 m – D- 673 m

Départ à 9h depuis la plage qui sert également de point de départ pour le chemin de Compostelle. Le parcours ne présente pas de dénivelé marqué. Il s’agit plutôt d’une légère montée, sans difficulté particulière, procurant plutôt une sensation de marcher sur du plat.
La traversée de Sagunto peut sembler un peu longue, d’autant plus que l’on aspire à retrouver la nature. Le chemin passe en contrebas du château de Sagunto, une ville historique renfermant cinq magnifiques églises, pour ceux qui souhaiteraient s’octroyer une pause culturelle.
Après environ 14 km de marche, j’arrive à Albalat dels Tarongers, où une petite boulangerie, réputée pour ses excellents produits cuits au feu de bois, nous permet de faire tamponner notre credential. J’en ai profité pour acheter de quoi déjeuner et me suis installé dans un coin tranquille à la sortie de la ville.
Le chemin se poursuit, et à l’approche de Torres Torres, la vue de la tour d’un château en ruine m’indique que j’approche de la fin de la première étape. Le chemin passe à côté d’anciens bains romains, puis devant une église assez imposante, témoins de l’histoire riche de la région.

Dans la place du village de Torres Torres, se trouve un restaurant où l’on peut faire tamponner son credential. On m’avait dit que l’hébergement pourrait être proposé à 30 €, un tarif que je trouvais déjà assez élevé. Ma surprise a été grande lorsque la propriétaire m’a annoncé un prix de 80 €, arguant qu’il s’agissait d’une maison rurale. Étant déjà réticent à payer 30 €, je lui ai demandé s’il existait des solutions plus abordables. Sa réponse laconique fut : « Allez dans le village, vous trouverez peut-être quelque chose. » Genre je vais aller frapper à toutes les portes, merci pour la solidarité !

Je suis sorti et me suis dirigé vers le café en face, où j’ai demandé s’il y avait des possibilités d’hébergement à un prix raisonnable ou un endroit où je pourrais camper. Le patron, un Suisse francophone, polyglotte parlant couramment l’espagnol, le néerlandais et l’anglais, est un ancien globe-trotter ayant bivouaqué dans le monde, des pays scandinaves jusqu’aux contrées africaines. Sa réponse a été : « Je ne peux pas laisser un randonneur sans aide. » Il m’a proposé son potager, offrant l’accès à de l’eau pour me laver, et la possibilité de planter ma tente soit dans le jardin, soit dormir dans le container où il range ses outils, et tout cela gratuitement. C’est ainsi que j’ai fini par passer la nuit dans un container très propre. Mon repas du soir : des oranges et  des nèfles fraîchement cueillies et une barre de céréales.

Durant cette étape, on est accompagné par le parfum enivrant des fleurs d’orangers qui embaument l’air à cette période de l’année. Par contre, aucun endroit propice au bivouac ne se présente sur le chemin.

Plage de départ, mai 2024
Plage de départ
Paysage-001, mai 2024
Paysage-001
Fleurs d'orangers, mai 2024
Fleurs d’orangers
Oranges au sol, mai 2024
Oranges au sol
Nèfles, mai 2024
Nèfles
Container, mai 2024
Container

Suite de mon cheminement Mercredi 15 mai 2024
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.

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Rando – Debuter en randonnee

Rando – Débuter en randonnée

Avant tout je souhaite clarifier dès le début que cet article ne traitera pas des sujets tels que : Les erreurs de débutant en randonnée, Débuter en randonnée et les erreurs à éviter, mes erreurs de débutant, les erreurs en bivouac, etc.
Car cela sous-entend que vous faite déjà de la randonnée et ce peut être une idée d’article à venir.

Pour ceux qui n’ont jamais pratiqué la randonnée, se contentant peut-être de quelques balades dominicales, cet article pourrait être une introduction utile.

Je prévois d’aborder différents aspects de la randonnée, même si cela peut faire penser à une sorte de chronologie, c’en est pas une, car il n’existe pas de niveaux de compétence en randonnée, pas de ceinture blanche ou noire, pas de hiérarchie dans les méthodes. Il existe simplement différentes manières d’appréhender la randonnée, et la meilleure est celle qui vous convient.

On a le droit de ne pas apprécier le bivouac, le camping ou la marche sur plusieurs jours consécutifs, et c’est tout à fait légitime. Il n’y a pas de standard d’excellence à atteindre, seulement des préférences personnelles à respecter.

Vous n’avez jamais randonné.

  • Vous avez peut-être des appréhensions, vous doutez de vos capacités à marcher plus de 10 km.
  • Vous avez d’autres doutes, peut-être de santé, parlez-en à votre médecin.
débuter en randonnée, mars 2024
débuter en randonnée

La randonnée ça commence maintenant !

Tout ce que vous pouvez faire à pied, faites-le ! Je vous recommande de planifier une marche d’une durée comprise entre 2h30 et 3h30 chaque semaine. Si vous pouvez également insérer quelques séances de marche rapide d’environ une heure, c’est encore mieux.
Il faut être conscient qu’il existe un risque de monotonie ou d’ennui lorsque vous marchez pendant 2h30 à 3h30 autour de votre domicile, sur des sentiers que vous connaissez déjà très bien. Après tout, le but de la randonnée c’est d’y prendre du plaisir.

La solution à ce problème, comme mentionné dans l’article précédent, est d’adhérer à un club de randonnée. Ça vous sortira de vos sentiers habituels. Cette activité partagée est empreinte de bienveillance, où l’on se soutient mutuellement, avec des pauses pour se réhydrater et grignoter. Pour vous inscrire, vous aurez besoin d’un certificat médical, ce qui sera l’occasion de consulter votre médecin.

Une fois membre du club, vous obtiendrez votre licence et deviendrez officiellement randonneur. Vous verrez, cette approche de la randonnée peut déjà vous satisfaire pleinement.

Randonner de jour en jour, mars 2024
Randonner de jour en jour

Quels matériels pour des randonnées à la mi-journée ou à la journée ?

Si vous êtes débutant, ne vous précipitez pas à dépenser beaucoup d’argent. Pas besoin d’investir dans des vêtements techniques dès le départ. Je suis sûr que vous pouvez trouver chez vous des vêtements adaptés à la randonnée. En ce qui concerne les chaussures, vous pouvez facilement trouver d’excellentes options à prix abordable, voire commencer avec une simple paire de baskets.

Ce qui me semble impératif :

  • sac-à-dos de 10 à 25 litres est suffisant, le premier prix ira très bien,
  • veste légèrement déperlante et coupe vent (vous avez peut-être ça chez-vous),
  • veste de pluie genre k-way l’astuce prenez une ou deux taille au-dessus ainsi il pourra envelopper aussi votre petit sac-à-dos, pas besoin de poncho,
  • une bouteille ou gourde d’eau.

En effet, qu’allez-vous mettre dans votre sac-à-dos ? Une gourde, un vêtement de pluie, un en-cas pour le pique-nique, quelques grignotages, peut-être un vêtement que vous portiez et que vous avez retiré parce que vous aviez trop chaud.

Plus vous vous passionnerez pour la randonnée, plus vous investirez dans des vêtements et du matériel de manière judicieuse. Il est préférable d’attendre de pratiquer un peu avant de faire des choix d’investissement. De cette façon, vous pourrez baser vos décisions sur votre propre expérience.

– Oui mais moi Sima j’aimerai me lancer dans l’itinérance mais je ne sais pas si je suis prêt.
– Il y a plusieurs façons de faire sans investir plus.

L’itinérance n’inclut pas forcément le bivouac ou le camping !

Plusieurs façons de faire

  • Vous êtes adhérent d’un club et il y a certainement une ou plusieurs propositions en ce sens, profitez-en !
  • Lors de vos congés dans un lieu qui vous plaît, organisez-vous des sorties à la journée, comme l’on dit « en étoile ». Une par jour.
  • Organisez-vous un parcours passant de gîte en gîte ou location en location, ou encore de gîte en location. Vous pouvez même vous organiser un portage de bagages d’étape en étape pour n’avoir que votre minimum à transporter chaque jour.

Ce sont encore d’autres façons d’appréhender la randonnée au jour le jour.

Randonner en itinérance, mars 2024
Randonner en itinérance

Faire de l’itinérance avec tente, tarp, etc.

Cela nécessite un équipement plus complet. Peut-être pratiquez-vous déjà l’une des formes de randonnée mentionnées précédemment et avez-vous déjà commencé à investir dans des bâtons, des chaussures, etc.

Les risques encourus lorsque l’on se lance sont les suivants :

  • Opter pour un équipement premier prix au départ : Si vous découvrez que vous aimez la randonnée itinérante sous tente ou tarp, vous devrez probablement remplacer une grande partie de votre équipement qui ne sera pas adapté.
  • Opter pour un équipement haut de gamme dès le départ : Dans ce cas, même si vous appréciez la randonnée sous tente ou tarp, vous pourriez devoir ajuster ou remplacer certains achats qui ne correspondent peut-être pas parfaitement à votre style ou vos besoins.

Dans les deux cas, si cette forme de randonnée ne vous convient pas, vous aurez investi pour rien.

En effet vous aurez besoin

  • d’un duvet,
  • une tente, ou tarp ou tente qui fait tarp,
  • des accessoires (gamelles, réchaud, frontale, etc.),
  • peut-être d’autres vêtements
  • un sac à dos plus grand, mieux adapté (prenez-le en dernier pour avoir le litrage le mieux adapté).

Quelques solutions pour vos premières sorties

Ne vous précipitez pas lors de vos achats, prenez le temps de bien y réfléchir.
Faites-vous prêter du matériel ou louez, certains magasins proposent la location, je ne connais pas les tarifs.

– Heu Sima, ce n’est pas toi qui as acheté une gamelle trop étroite et que ta cartouche de gaz ne rentrait pas dedans ?
– Oui, je me suis trompé sur les mesures, j’ai dû en racheter une autre, un proverbe dit : les conseilleurs ne sont pas les payeurs 🙂 Bref !

Vous avez des appréhensions

Vous avez tout préparé pour partir, mais vous ressentez des appréhensions, après tout, c’est votre première fois !

Avant de vous aventurer plus loin, pourquoi ne pas monter votre tente dans votre jardin ou un lieu proche de chez vous ? Cela vous permettra de vous familiariser avec le montage et de vérifier qu’il ne manque rien.

Ensuite, choisissez un itinéraire de trois à quatre jours, en incluant des arrêts dans des campings. Cette expérience vous permettra de vous organiser par vous-même, que ce soit pour votre toilette, votre lessive, votre popote… Et si par hasard vous avez mal estimé la quantité de nourriture à emporter, vous aurez la possibilité de vous ravitailler.

En agissant ainsi, vous gagnerez en confiance grâce à vos propres expériences.

Voilà de quoi commencer en douceur !

Randonner avec bivouac, mars 2024
Randonner avec bivouac

Partir en Bivouac

Partir en randonnée avec bivouac, que ce soit en alternant avec des campings ou des gîtes, en autonomie totale ou partielle, représente une autre façon de pratiquer la randonnée.
Cette approche peut susciter d’autres appréhensions, surtout lorsqu’on le fait pour la première fois, comme je l’aborde dans l’article « Le bivouac : peurs et appréhensions« .

Cela dit, si vous avez minutieusement planifié votre itinéraire, préparé votre équipement et que vous êtes mentalement prêt, alors n’hésitez pas à vous lancer dans cette expérience enrichissante.

– Moi Sima, je n’ai jamais randonné, j’ai tout le matériel et je pars demain pour dix jours avec bivouac !

Si c’est ce que vous ressentez profondément ! Si dès la première fois vous êtes convaincu que c’est la manière dont vous souhaitez pratiquer la randonnée… Alors lancez-vous ! Nous sommes tous uniques, et il y a des personnes pour qui cette approche est tout à fait adaptée !

Pour conclure
Comme vous l’aurez compris, il n’existe pas une seule bonne façon de randonner, mais une multitude d’approches différentes. La meilleure façon de pratiquer la randonnée est celle qui vous convient le mieux !

Vous souhaitez faire pars de votre avis, votre expérience, vos questions… Les commentaires sont là pour ça !

Toutes les photos sont sous licence Creative Commons CC0 via c.pxhere

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Rando – adherer a un club de randonnees

Bivouac, mars 2024
Bivouac

Adhérer à un club de randonnées

Depuis peu j’adhère à un club de randonneurs

Plonger dans le monde de la randonnée au sein d’une association offre bien plus qu’une simple activité physique. C’est une expérience où la découverte et le partage se mêlent pour transformer votre perception de la nature et de votre environnement.

– Toi Sima, qui dans ta jeunesse a toujours randonné seul, parfois avec des amis, lorsque tu as repris c’était seul ! Mais pourquoi adhérer à un club ?
– J’y ai trouvé que des avantages que je vais détailler dans ce billet.

Adhérer à un club de randonneurs offre que des avantages, je n’y ai trouvé aucun inconvénient.

Marcher, s’entraîner

Le club dont je suis adhérent propose une sortie par semaine (elle propose aussi d’autres projets, j’y viendrais plus bas), si vous êtes sédentaire, ou souhaitez découvrir la randonnée, vous avez envie d’activité… Adhérer à un club de randonnée vous offre une possibilité d’activité saine et peu coûteuse.

Personnellement, j’essaie de faire deux à trois marches par semaine de 2h30 à 3h30. J’ai mes propres circuits, certains avec des dénivelés, d’autres rapides sur du plat, et encore d’autre où je me confronte à la brûlure du bitume. J’ai beau essayer de les varier, ils me sont devenus d’une grande monotonie.

Intégrer la sortie proposée par l’association m’a sortie de cette monotonie.

Marcheurs, mars 2024
Groupe de randonneurs sur un chemin

Découvrir sa propre région

Je suis du coin, comme l’on dit, alors je connais les forêts, plaines environnantes comme ma poche, je sais qu’il y a quelques parcours autours intéressants… et plein d’autres villes et lieux que je pensais inintéressants et que je traversais rapidement…

Grâce à l’association de randonneurs j’ai découvert plein de parcours supers que je ne soupçonnais pas, proche de chez-moi. Je redécouvre ma propre région.

Au-delà de la découverte de nouveaux parcours c’est aussi une redécouverte culturelle de votre propre région !

chemin en sous-bois automnale, mars 2024
Chemin en sous-bois automnale

Attiser votre curiosité

Vous aurez peut-être, l’envie de découvrir par vous-même de nouveaux parcours à faire découvrir aux autres. Vous partirez en prospection de votre propre région. C’est une option offerte !

lecture de carte, mars 2024
Lecture de carte

Les rencontres

Comme dans toute association, vous y ferez des rencontres intéressantes et des partages enrichissants, d’autant plus qu’en thème de randonnée nous avons chacun notre façon de faire.

Il y a plein de façon de randonner: S’en tenir à ce que propose le club, faire des voyages avec des randonnées à la journée depuis un point de chute, faire de l’itinérance avec portage de bagages d’étape en étape, itinérance de camping en gîte, itinérance en y incluant du bivouac, randonner seul ou accompagné… Les rencontres et les échanges sur les diverses expériences ne peuvent qu’être enrichissante.
C’est aussi un facteur motivant pour continuer votre passion ou peut-être relever d’autres défis.

Il n’y a pas de mauvaise façon de randonner, celle qui vous convient est la bonne.

Jeune randonneuse, mars 2024
Jeune randonneuse

Être licencié

Adhérer à une association de randonnée signifie également obtenir une licence et ainsi soutenir une fédération, comme la FFRandonnée. Plus une fédération compte d’adhérents, plus elle est légitime pour œuvrer pour obtenir de nouvelles avancées. Qui sait ? Peut-être un jour aurons-nous les mêmes droits au bivouac que dans certains pays nordiques.

Participer à des événementiels

Les clubs, au-delà des sorties hebdomadaires propose des sorties hors de votre région sur plusieurs jours, c’est l’occasion de vous essayer à l’itinérance. Il y a aussi des sorties qui peuvent être organisées par la fédération, le département, localement, auxquels votre club y participe, il y en a pleins en fonction de chaque club et sa localisation.

Personnellement j’aurais aimé participer à la « Marche de la Bièvre » je ne serai pas dans le secteur a cette période, quel dommage !

Les partages et acquisition de connaissances

Ce peut être aussi un lieu de partage de connaissances et de matériel ainsi qu’un lieu d’acquisition de connaissances.
Dans ce cadre-là tout est envisageable en fonction des possibilités des disponibilités et aussi des attentes des adhérents de chaque club.

  • Prêt de cartes, Topo-guides, livres,
  • Prêt de matériel, tente et autres accessoires,
  • Formation à la lecture de cartes, utilisation de la boussole, d’applications, etc.,
  • Formation au bivouac, monter une tente, un tarp, faire sa popote, etc.
  • Échange de recettes pour l’itinérance,
  • Liste non exhaustive,

Bref, plein de possibilités déjà développées ou à développer en fonction des clubs et du centre d’intérêt collectif.

femme en bivouac, mars 2024
Femme en bivouac

Pour conclure

Adhérer à une association de randonneurs ne se limite pas à une simple activité physique. C’est une ouverture vers la découverte et le partage. Sortez de votre routine quotidienne pour explorer de nouveaux sentiers et redécouvrir votre région avec d’autres membres. Les rencontres au sein de l’association enrichissent votre expérience de randonneur. L’adhésion soutient également la promotion et l’amélioration des activités de randonnée à l’échelle nationale.

Vous souhaitez découvrir la randonnée… Adhérez à un club !

Vous êtes un « expert » de la randonnée, vous avez fait des treks à travers le monde avec des bivouacs sous tous les temps, toutes les températures, sous tente, sous tarp, à la belle étoile, vous faites de la MULAdhérez à un club et venez y partager vos expériences.
La base d’un club est de partager une passion commune sous toutes ses formes, parfois très diverses. C’est un lieu d’échange, de partage, de diffusion de connaissances et d’expériences.

Bref, adhérer à une association de randonneurs est bien plus qu’une simple marche ; c’est un voyage qui nourrit l’âme et élargit les horizons.

Et comme le dit la chanson : La meilleure façon de marcher, C’est encore la nôtre ! C’est de mettre un pied d’vant l’autre, Et d’recommencer ! ♪♫♪♫ 🙂

Pour en savoir plus :

La FFRandonnée
Trouver un club près de chez-vous.

Vous avez des expériences, des avis… Lâchez-vous dans les commentaires ils sont faits pour ça.

PS: les photos n’ont pas de liens directe avec le club.

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Rando – Transformer son poncho en tarp

Rando - Transformer son poncho en tarp de randonnée, mars 2024
Transformer son poncho en tarp de randonnée

Pour vos prochaines randonnées itinérantes, voici un petit tutoriel pour transformer votre poncho en tarp.

Ce billet sera court car les étapes sont simples, pas besoin d’être un expert en bricolage, cela ne prend pas beaucoup de temps et ne coûte pas cher.

J’avais un poncho qui pouvait être utilisé comme tarp, mais j’ai récemment acheté un nouveau modèle plus léger et résistant qui ne peut pas servir de tarp. Pas de problème, quelques modifications suffisont.

J’ai également une toile de tente qui peut être utilisée comme tarp, mais si j’ai envie de partir plus léger, juste avec mon poncho c’est important qu’il puisse faire double usage.

Dans un premier temps j’ai dû acheter une trousse à œillets 10 mm, 100pcs (kit de Grommets Eyelets + 3 pièces outils) pour bâche, chaussures, vêtements, tentes, etc. Le tout pour 9 €. il ne reste plus qu’à vous procurer un marteau.

boite avec les oeillets et les outils, mars 2024
boite avec les oeillets et les outils

Repérez les endroits où vous souhaitez placer les œillets. J’en ai mis cinq à l’avant et cinq à l’arrière du bas du poncho.
Ensuite, faites vos trous avec l’emporte-pièce et insérez les œillets à l’aide de la base et du pointeau fournis.

pose d’œillets sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée, mars 2024
pose d’œillets sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée

Voilà, c’est fait !

œillets posés sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée, mars 2024
œillets posés sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée

Vous pouvez aussi en faire autant avec votre couverture de survie réutilisable dont je parle sur l’article « Rando – Bon usage de la couverture de survie« . Personnellement, je ne l’ai pas fait car la mienne n’a pas les bonnes dimensions pour être utilisée comme tarp et je l’utilise pour m’isoler du sol.

Je sais que dormir sous un tarp peut être impressionnant, surtout lors de la première nuit en bivouac, mais je traite de ces craintes dans l’article « Rando – Le bivouac peur et appréhension« .
Cette astuce sur le matériel de randonnée vous a plu, ou pas, lâchez-vous sur les commentaires.

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Rando – Bon usage de la couverture de survie

Couverture de survie sur le blog de Sima78, janv. 2024
Couverture de survie

Découvrir le bon usage de la couverture de survie peut être déterminant dans des situations d’urgence ou en plein air. Explorez les conseils pratiques qui vous permettront d’optimiser cet outil essentiel pour la survie et le confort en diverses circonstances.

La couverture de survie, bien que familière à beaucoup, mérite quelques rappels sur son utilité malgré les indications sur l’emballage. Il est essentiel de clarifier ses capacités et limitations pour une compréhension précise de ses applications.

Il en existe de deux types

  • La basique : une mince feuille réfléchissante en « Myral » avec une face argentée et l’autre or.
  • La ré-utilisable : plus épaisse en polyester avec une face argentée et l’autre parfois verte, orange, blanc, or, ou autre.

Son usage originel

Elle est conçue pour prévenir la perte de chaleur corporelle en situation d’urgence. L’utilisation principale est de fournir une protection thermique en réfléchissant la chaleur du corps vers l’intérieur (côté argenté vers l’intérieur), aidant ainsi à prévenir l’hypothermie. Cas exceptionnel d’une personne en urgence en plein soleil où il n’est pas possible de la mettre à l’ombre, mettre la partie argentée vers l’extérieur pour qu’elle réfléchisse les rayons du soleil.

Polyvalence de la couverture de survie

Optimiser l’isolation du sol en plaçant la face argentée de la couverture de survie vers le haut, puis ajoutez-y votre matelas et votre duvet, ou installez votre tente par-dessus. Vous pouvez aussi la mettre au fond de votre hamac.

Bien que la version basique soit réutilisable avec précaution en prenant soin de bien la replier, elle demeure moins robuste que la variante réutilisable, plus épaisse et spécifiquement conçue pour cette fin.

Certains modèles réutilisables comportent des œillets aux extrémités, permettant une utilisation comme tarp. Dans ce cas, positionnez la surface argentée vers le bas.

En randonnée, deux impératifs majeurs :

  • prévenir l’humidité et garantir des vêtements secs,
  • ainsi que se prémunir du froid.

Dans la mesure du possible et faire le maximum en ce sens.

Pourquoi j’attache une importance à rappeler cela ?

En écrivant mon billet « Rando – Sima fais-tu du bushcraft« , j’ai exploré les contributions de blogueurs et de youtubeurs. Bien que j’aie découvert des informations pertinentes, certaines aberrations m’ont également frappé, notamment des conseils sur l’utilisation de la couverture de survie, en se couvrant avec, pour dormir en bivouac !?

On ne se couvre JAMAIS avec une couverture de survie pour dormir en bivouac !

C’est l’assurance de se réveiller avec un duvet humide, voire trempé et de mauvaises perspectives pour vos prochaines nuits… Or c’est justement ce dont on essaie de se prémunir !

Si vous vous retrouvez à utiliser une couverture de survie pour affronter une nuit particulièrement glaciale… Faites-le ! Couvrez-vous avec! Le lendemain, repliez tout et rentrez chez-vous !
Réévaluez la situation, envisagez de planifier cette randonnée à une saison plus clémente ou munissez-vous d’un équipement adapté.

L’utilisation d’une couverture de survie pour se couvrir et dormir révèle une inadéquation de votre équipement aux conditions météorologiques rencontrées.

AVERTISSEMENT ! ATTENTION !

Ne jamais utiliser la couverture de survie dans les cas suivant :

  • en cas d’orage,
  • au coin du feu ou près d’une flambée,
  • lors de l’utilisation d’un défibrillateur (heu, peu de chance d’en trouver en montagne, mais en ville, lors d’un accident…).

Pour résumer :

  • Assurez-vous d’avoir une couverture de survie à portée de main (personnellement, j’en ai deux : une fine dans ma trousse de secours et une réutilisable pour m’isoler du froid du sol).
  • En cas de blessure ou maladie, enveloppez-vous de la couverture en attendant les secours, ou si vous pouvez marcher, utilisez-la pour vous rendre à un poste de secours. Espérons que vous n’aurez jamais besoin de l’utiliser de cette manière.
  • Pour vous isoler du froid au sol, dans votre fond de hamac ou sous un tarp.
  • Pour dormir, optez pour un bon duvet et évitez l’utilisation d’une couverture de survie comme couverture.

Vous avez trouvé cet article utile, ou pas… vous avez des expériences ou des réflexions à partager… Les commentaires sont là pour ça.

Le billet Rando – Bon usage de la couverture de survie est apparu en premier sur le blog de Sima78.