Hé oui, pas de billet ce mercredi…
Petite pause. soyez patient je reviens rapidement.
Hé oui, pas de billet ce mercredi…
Petite pause. soyez patient je reviens rapidement.
967 mots, temps de lecture 5 minutes.
Rien de tel que le pouvoir de la littérature pour nous évader ! Parfois, la possibilité de partir en randonnée n’est pas accessible ou ne se présente pas comme on le voudrait, que ce soit à cause d’obligations professionnelles, de responsabilités familiales, ou tout simplement à cause de contraintes financières. Même si l’aventure peut se trouver à notre porte sans que nous ayons besoin de parcourir des milliers de kilomètres, elle reste tout de même soumise à un certain budget, que ce soit pour le matériel nécessaire ou les déplacements.
Dans ces moments-là, la littérature reste, à mon avis, l’un des meilleurs moyens de s’évader et de voyager. Que ce soit en attendant la prochaine randonnée ou en entre deux sorties, un bon livre peut nous transporter vers des horizons lointains sans même quitter notre fauteuil. Lors de mes randonnées, j’ai toujours avec moi un livre.
Je vous ai concocté une liste, qui n’est pas exhaustive, il y en a tant d’autres… Dans cette liste il n’y a pas de « Road trip ». Et je vous avoue, je ne les ai pas tous lu !
– Houa Sima, tu nous mets une liste et tu n’as pas tout lu ! Hooouu la hooonte !…
– Ho là, on se calme…
Il faut dire que plus je lis et plus ma PAL (Pile À Lire) augmente de façon exponentielle. J’en ai lu tout de même certains les London, Thoreau, Giono, Sarah Marquis, Tesson, Le Breton, Lacarrière… Mais bon, c’est vrai, pas toute la liste.
Dans cette liste on y trouve un peut de tout, de la philosophie, des récits de voyages, des romans, bref, de quoi piocher et faire aussi vos propres recherches.
On remarquera que les femmes sont minoritaires mais la tendance évolu, il y a de plus en plus de marcheuses et c’est tant mieux !
La liste :
Pour terminer je vous mets quelques extraits de mon dernier coup de cœur « Les Règle du mikado de Erri De Luca » sans vous dévoiler l’histoire, ce sera à vous de la découvrir:
[…]
Je pars pour une plus longue période. Non pas pour me soigner, je n’en ai pas besoin. Je projette de faire un voyage depuis longtemps.
J’ai tout réglé à la fondation pour qu’elle se passe de moi. Ce que j’entreprends doit être fait à pied. Ce sera forcément lent.
La marche me permet d’entrer dans les paysages et d’en faire partie.
[…]
Je vis dans un endroit en plein air où tout est vrai. Les surfaces qui m’entourent ne peuvent pas mentir. La terre sur laquelle j’installe ma tente, les piquets enfoncés sont le fondement qui me porte.
J’ai plus d’années que de kilos. Les vieux doivent être légers.
L’humanité a été jeune, ce n’est que récemment qu’elle s’est mise à vieillir en masse. C’est un temps inconnu, plus que la jeunesse.
Aucune expérience de vieillesse précédente ne peut servir d’exemple.
Le matin, je fais l’appel, j’invite chaque partie de mon corps à dire présent. Je commence par les pieds pour finir par la nuque.
Je dresse le plan de la journée, les activités indispensables et les superflues. Le feu, l’eau, la soupe, l’hygiène, sont des nécessités, puis je dois ajouter la lecture et le jeu pour l’entraînement des pensées.
La durée du jour est un tour du monde.
Le soir, je me retrouve aux antipodes, la nuit me ramène au point de départ.
Je vis sans montre. Si je me réveille dans le noir à cause d’un bruit, d’un rêve, je n’ai pas besoin de savoir l’heure. Je me concentre sur les battements de mon cœur.
Ils sont plus lents en hiver, je palpe mes carotides pour les sentir.
[…]
Cet article vous a plu… Que vous soyez un aventurier passionné ou un rêveur en quête d’évasion, partagez vos pensées sur ces œuvres qui nous transportent au-delà de l’horizon !
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1 099 mots, temps de lecture 6 minutes.
L’homme jeune marche plus vite que l’ancien. Mais l’ancien connait la route. » Proverbe Africain.
Lorsque l’on me voit avec mon sac-à-dos ou que je dis que je fais de la randonnée, les questions qui reviennent souvent sont :
Et je suis bien embarrassé pour y répondre.
Une autre question qui m’a été posée est : quelle différence entre une balade ou promenade et une randonnée à la demi-journée ?
Je vais tenter d’y répondre.
Lorsque j’étais jeune je courais tous les soirs avant mes entraînements et j’aurai pu vous dire ma moyenne sur 20 km et mon record… Mais en randonnée je ne cherche pas la performance ni de record, ce n’est pas, mais vraiment pas dans mon objectif.
Sima, lorsque tu prépares des parcours tu établis bien des étapes d’une certaine distance !
C’est vrai, mais…
Plusieurs possibilités s’offrent à moi :
La réalité sur la distance :
La distance que je parcours par jour :
La vitesse moyenne de marche :
Je connais ma moyenne de marche sans interruption vu ce que j’ai dis plus haut ça ne signifie pas grand-chose. On peut marcher plus lentement, ou décider de « faire du km » (c’est-à-dire accélérer le pas) quand un tronçon nous plaît moins. La vitesse moyenne de marche n’a pas plus d’importance que le nombre de kilomètre par jour.
Pour la différence entre balade et randonnée je donne quelques pistes théoriques.
Généralement on situe :
Marches plutôt sportive :
Conclusion
Évitez ce type de questionnement, d’ailleurs ceux qui répondent par la performance m’intéresse peut. En prenant des photos, je m’arrête souvent, mais imaginez ceux qui transportent un équipement plus lourd, ou ceux qui prennent le temps de se mettre en scène (en se photographiant ou se filmant sous différents angles, en descendant ou en montant) ; cela demande l’usage d’un trépied, des allées et retours incessants… Vous comprenez sûrement que la quantité de kilomètres parcourus ou la vitesse moyenne ne sont pas des critères importants. En randonnée, ce qui compte vraiment, ce sont les souvenirs que vous emportez avec vous, que vous gardiez pour vous-même ou que vous partagiez plus tard (avec vos proches, sur un site web, les réseaux sociaux, etc.), qu’ils soient capturés en images, en vidéo, ou simplement dans votre esprit. L’essentiel réside dans l’expérience de votre randonnée, bien au-delà des chiffres de distance et de vitesse.
Ce qui importe le plus, ce sont vos propres sensations, positives ou négatives. La randonnée offre également l’opportunité de se reconnecter avec soi-même.
Citation :
Lenteur
[…] Le marcheur est le seul maître de son temps, il décide de son rythme de progression, s’arrête à sa guise pour observer un détail du paysage ou une source, plonger dans l’eau fraîche d’un lac ou d’une rivière, ou pour musarder dans l’herbe, observer un cortège de fourmis ou suivre le cheminement tortueux d’une couleuvre ou d’un orvet. […]
La marche déjoue les impératifs de vitesse, de rendement, d’efficacité, elle n’en a même rien à faire. Elle ne consiste pas à gagner du temps mais à le perdre avec élégance. Il ne s’agit plus d’être pris par le temps mais de prendre son temps. […] David Le Breton « Marcher. Éloge des chemins et de la lenteur »
L’article vous à plus ou vous avez des remarques, les commentaires sont là pour ça.
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301 mots, temps de lecture 2 minutes.
EAN : 9782260055372
208 pages
Éditions : Julliard

Ça démarre très fort, de façon très violente lorsque Léa, treize ans, appelle son frère (19 ans) qui a quitté sa famille pour poursuivre une carrière à l’Opéra de Paris. Au téléphone, après un silence elle lui annonce « Papa vient de tuer maman ».
[…] On n’était pas taillés pour une calamité de cette nature, de cette ampleur.
Personne ne l’est. Évidemment.
Sauf que nous, ça nous est tombé dessus. […]
La fratrie devra affronter drame.
Le féminicide est abordé sous un angle original, mettant en lumière l’impact sur la vie des enfants et le cercle familial, des victimes collatérales souvent oubliées.
En quête pour remonter le fil du temps, la fratrie cherche à comprendre la terrible mécanique qui a conduit à cet acte impensable. On y suit les signes avant-coureurs, la violence psychologique, l’escalade des abus conjugaux et les silences. On y ressent les effets dévastateurs sur la cellule familiale mettant en lumière les proches traumatisés, plongés dans un deuil et une souffrance incommensurables.
Comment se reconstruire après un tel drame ? Si toute fois c’est possible ?
Le roman soulève des questions importantes sur la violence faite aux femmes et la manière dont les médias traitent ces tragédies. Il aborde avec sensibilité et réalisme un sujet délicat.
Un véritable page-turner qui vous tirera des larmes d’empathie et de compassion. Un vrai coup de cœur que je recommande.
Vous avez quelque chose à dire, préciser, des questions? Les commentaires sont là pour ça.
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Cet article fait suite à la Série Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto, vous pouvez retrouver la totalité des articles en fin d’article dans la partie « Billets connexes ».
En général, je ne transporte pas de nourriture pendant la journée, à l’exception de quelques barres de céréales et d’une provision pour le soir pris en cours de route. Habituellement, je pars en randonnée avec 1,5 litre d’eau, sauf lors de mon passage à Viver, où j’ai fait le plein pour la nuit de bivouac en altitude (totalisant 4,75 litres), sur une dizaine de kilomètres en montée.
Pour affronter les températures froides de cette période une fois passé Torre Torre, par précaution j’ai ajouté à mon équipement un tour de cou (buff), une doudoune, une paire de gants, un duvet plus chaud que celui que j’utilise en été, ainsi qu’un haut en laine mérinos à manches longues.
Porté
| Portage | Poids |
| Sac-à-dos 55L + 10 Mc Kinley | 1750 |
| 1750 | |
| Abri | |
| Tente 1P | 776 |
| Piquets + ficelle | 177 |
| 953 | |
| Couchage | |
| Couverture de survie | 73 |
| Duvet | 1141 |
| Matelas | 533 |
| Sac à viande | 164 |
| 1911 | |
| Cuisine | |
| Housse gamelle | 13 |
| Gamelle 550ml titane | 105 |
| Gaz CV470 | 450 |
| Réchaud avec housse BRS-3000T | 29 |
| Allumettes | 8 |
| Briquet avec ruban adhésif (~ 1 m) | 17 |
| Éponge | 7 |
| 629 | |
| Couverts à portée de main | |
| Couteau Laguiole | 82 |
| Pince attrape gamelle | 31 |
| Fourchette cuillère | 9 |
| 112 | |
| Eau | |
| Poche à eau 2L | 130 |
| Gourde filtrante 2L | 129 |
| Bouteille vide 250ml | 17 |
| 276 | |
| Hygiène | |
| Papier toilette | 55 |
| Lingette 29X23 | 18 |
| Serviette 52X58 | 42 |
| Brosse à dents | 9 |
| Miroir | 26 |
| Rasoir | 4 |
| Savon | 51 |
| Bouchon douche | 1 |
| Trousse vide | 24 |
| 230 | |
| Sécurité | |
| Trousse de secours | 287 |
| Sifflet | 12 |
| Frontale | 84 |
| 383 | |
| Électronique | |
| Batterie externe 10000 mAh | 229 |
| 1 chargeur avec câble | 52 |
| Smartphone | 161 |
| Piles (3) LR03 | 37 |
| 479 | |
| Vêtements | |
| Doudoune + sac de compression | 454 |
| Short | 139 |
| Tee-shirt manches long. Mérinos | 181 |
| Débardeur Techn | 108 |
| Boxer | 57 |
| Chaussettes | 41 |
| Chaussettes fines | 34 |
| Tour de cou (buff) | 55 |
| Gants | 51 |
| Poncho | 251 |
| 1371 | |
| Accessoires | |
| Assise mousse 29X39 | 55 |
| Protège papiers | 21 |
| Sacs poubelle (10) | 10 |
| Mouchoirs | 18 |
| Carte identité | 5 |
| Carte Vitale Européenne | 5 |
| CB | 5 |
| 119 | |
| Extra | |
| Cahier + stylo + Credential | 189 |
| 189 | |
| Sous total | 8412 |
Sur soi, sachant que la veste coupe vent rejoint le sac-à-dos dès que les température sont correctes.
| Polo Techn. | 149 |
| Veste Coupe-vent et déperlant | 134 |
| Boxer | 56 |
| Pantalon | 338 |
| Paire de chaussettes | 34 |
| Paire de chaussures | 920 |
| Chapeau | 81 |
| Lunettes de soleil | 27 |
| Lunettes de vue | 32 |
| Paire de bâtons de marche | 420 |
| 2191 | |
| Sur soi + Sous-total | 10603 |
La série de billets sur mon escape sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto est terminée, vous pouvez consulter les billets connexes plus bas.
Ces articles vous ont plus, partagez-les sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à commenter pour donner vos avis ou poser vos questions.
Le billet « Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – Matériels » est apparu en premier sur le blog de Sima78.
1 210 mots, temps de lecture 6 minutes.
Suite de l’article « S24E02 – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02 »
Jour 4
Antigua estacion de Toras (FC Ojos) – Barracas
9,970 km – D+ 356 m – D- 302 m
Cette étape courte s’est déroulée sous un ciel d’un bleu intense, balayé par un vent glacial de face tout au long du chemin, offrant des paysages à couper le souffle.
À Barracas, après avoir fait tamponner mon Credential à la mairie, je me dirige vers la seule auberge que j’ai croisée. À ma grande surprise, il s’agit d’une auberge de luxe proposant une nuit à 30 €. Ma chambre est équipée d’un lit une place et d’un lit double, avec une salle de bains comprenant douche, toilettes et lavabo. Les lits sont faits avec des draps propres et j’ai à ma disposition trois serviettes immaculées. De plus, il y a une cuisine commune entièrement équipée, avec réfrigérateur, micro-ondes, gazinière, machine à laver et tous les accessoires nécessaires pour cuisiner, ainsi que des placards de rangement. Une salle à manger et un salon communs complètent cet hébergement de qualité.
Je n’en demandais pas tant !



Arrivé à Barracas avec un léger problème au pied droit, pas vraiment handicapant, je prends le temps de faire le point des prochaines étapes. À Sarrion, je constate qu’il n’y a rien sur place mais un éventuel spot de bivouac situé à 8 km, sans point d’eau, ce qui signifie de nouveau transporter une réserve d’eau conséquente. À Teruel, je comptais sur une auberge de jeunesse, mais j’apprends qu’elle est fermée et je n’ai pas de plan B. À Cella, il existe une auberge d’hébergement « Albergue El Rio« , mais je n’ai pas pu obtenir de renseignements sur les tarifs et je crains de me retrouver une fois de plus face à une mauvaise surprise. Ensuite, les étapes suivantes semblent offrir que la possibilité de bivouaquer.
J’opte donc pour une décision radicale : arrêter là mon périple, d’autant plus qu’une gare est présente, me permettant de rentrer à mon point de départ en train.
j’ai beaucoup apprécié ce parcours, je pense avoir pris la bonne décision. Je verrai pour reprendre peut-être l’année prochaine là où j’ai arrêté mais à une autre période, entre mi-mai et fin juin, là où les températures sont plus douces et donc plus propices à enchaîner les bivouacs avec moins de poids dans le sac-à-dos.
Problèmes rencontrés :
Toutes les personnes rencontrées ont été très sympathiques mais aucune n’étaient au courant qu’il y a un chemin de Compostelle qui passe par chez-eux, sauf bien entendu, les membres de l’association.
Mention spéciale à :
Qu’il soit à pied ou à vélo, est un lieu de repos abordable, surtout lorsque le bivouac est interdit comme en Espagne. Mais face aux prix élevés, on se retrouve souvent sans choix ! Un camping dans un cadre naturel, où il peut installer sa tente à un tarif raisonnable, avec accès à des installations sanitaires complètes (douches, lavabos, toilettes), constitue une solution idéale.
Un hébergement à prix abordable suffirait amplement, sans nécessité de fournir des draps (juste des couvertures, le randonneur ayant toujours un sac de couchage et une housse de soie), ni des serviettes (le randonneur ayant les siennes). Les chambres individuelles ou les lits doubles ne sont pas indispensables.
Une alternative serait un hébergement non surveillé, donc gratuit, laissant le choix entre dormir à l’intérieur ou planter sa tente aux alentours. Voilà quelques suggestions pour répondre aux besoins des randonneurs.
Malgré des coûts d’hébergement généralement plus élevés qu’en France, hormis sur les chemins de Compostelle où les infrastructures d’accueil sont bien établies, il est possible de se nourrir à moindre coût.
Lors de mes pauses pour obtenir mon premier tampon de la journée, j’apprécie prendre une bière sans alcool. Je m’abstiens de boire de l’alcool, car cela me provoque des crampes musculaires lorsque je n’ai pas beaucoup mangé.
Jour 1 : 6 €
nourriture 4,5 €
bière 0% 1,5 €
jour 2 : 29,77 €
nourriture 4,97 €
bière 0% 1,8 €
camping plus de 23 €
jour 3 : 17,10 €
petit déjeuner (tartines, js d’orange café au lait) 4,60 €
Restaurant (2 plats, 1 bière 0 %, 2 cafés 1 bouteille d’eau 1,5 L pour la route) 12,5 €
Jour 4 : 44,28 €
Barracas[1]
Au restaurant Casse-croûte plus 1 bière 0 % 6,60 €
1 café 1,60 €
Épicerie nourriture pour le soir 6,08 €
Hébergement 30 €
sous total 97,15 €
On constate que ce sont les deux hébergements qui on fait monter l’addition.
Trajet 250 €
Allée Avion 122 €
Retour
Train Sagunto – Barcelone 66,80 €
TGV 1ère classe Barcelone – Paris 62 €
Total 347,95 €
Dans l’article du mercredi 29 mai 2024 vous aurez le détail de mon sac-à-dos.
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.
Le billet « S24E02 – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 03 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.
1 557 mots, temps de lecture 8 minutes.
Jour 2
Torres Torres – Altura
26,593 km – D+ 1545 m – D- 1305 m
Puis
Altura – Navajas
3,693 km – D+ 151 m – D- 154 m
Total → 30,286 km pour la deuxième journée
Au début de cette étape, on continue d’être enveloppé par le parfum des fleurs d’orangers, avant qu’il ne soit progressivement remplacé par le délicat parfum des pins. Les paysages se métamorphosent également : des forêts de pins, des vergers d’amandiers, des oliveraies… Ça grimpe légèrement en altitude, ce qui explique qu’il n’y a plus d’oranger. La montée reste très douce, à peine perceptible. Le chemin suit principalement la « Via Verde de Ojos Negros » (la Voie Verte de Ojos Negros), une ancienne voie ferrée qui desservait le deuxième site sidérurgique d’Espagne au Puerto de Sagunto. Ce site a été fermé, je crois, en 1971, et récemment, cette voie a été aménagée pour devenir un chemin, ravissant particulièrement les cyclistes, surtout s’ils parcourent l’itinéraire de Teruel à Sagunto (principalement en descente, avec le vent dans le dos).
À Soneja, je fais une halte dans un petit magasin pour acheter de quoi manger le soir. Ensuite, je me dirige vers un bar situé à 200 mètres pour faire tamponner mon Credential et envisager de déguster quelques tapas pour le déjeuner. Cependant, à ma grande déception, le bar/restaurant est complet, étant donné que c’est un dimanche, il m’est impossible d’y trouver une place. Pas découragé pour autant, je fais tamponner mon Credential et retourne au petit magasin… pour découvrir qu’il a fermé pour la pause déjeuner. Cet imprévu ne me perturbe pas outre mesure, et le prends avec humour. Même si je n’ai dans le ventre qu’une orange, une barre de céréales et un café depuis le matin, je continue sans souci.
Sur ce chemin, on trouve des endroits de bivouac très accueillants (bien que le bivouac soit interdit en Espagne voir l’article « Peut-on bivouaquer sur le chemin de compostelle« ), bien que dépourvus d’eau, ce qui nécessite un peu d’anticipation. Mon objectif est de rejoindre le camping municipal d’Altura.
Arrivé à Altura, je redoute de ne pas trouver de place au camping, étant donné le nombre de personnes présentes. En arrivant à la réception, je constate qu’elle est vide. Je décide alors d’appeler le numéro affiché sur la porte et j’entends la réponse :
« Je ferme à 20h ! »
Je réponds calmement : « Pas de souci, je suis là, devant l’accueil, je vous attends. Je souhaite simplement passer la nuit. »
Sa réponse me surprend : « Non, en basse saison, les gens qui ont des tentes et caravanes à l’année viennent ici pour la journée en famille. Mais à 20 h, je ferme et personne ne peut rester pour la nuit ! »
Déçu mais résolu à trouver un endroit où passer la nuit, je reprends donc le chemin en direction du camping de Navajas, sachant que c’est le dernier sur ma route.
Une fois arrivé au camping de Navajas, je découvre qu’il faut débourser plus de 21 € pour planter sa tente une nuit. Les prix sont bien plus élevés qu’en France… Cependant, je décide de m’y installer et de savourer mon repas acheté à Soneja.
Avant de m’installer, je fais tamponner mon Credential à la réception du camping.



Jour 3
Navajas – Plus loin que Viver
28,760 km – D+ 1874 m – D- 1351 m
Je reprends le sentier qui passe par la Via Verde jusqu’à Jerica. Arrivé là-bas, je me rends à l’office du tourisme pour faire tamponner mon Credential, mais il est malheureusement fermé. Il semble n’ouvrir que les week-ends. Heureusement, je croise une dame, propriétaire d’un hôtel, qui possède le tampon du Camino Del Cid. Elle me propose aimablement de m’emmener en voiture jusqu’à son établissement pour tamponner ma Credencial. Après cette courte pause, je dois parcourir environ 300 mètres pour récupérer mon chemin.
Arrivé à Viver, je me rends à la mairie pour faire tamponner mon Credencial et je demande des informations sur le local municipal d’hébergement. La réponse est déconcertante : il n’est pas encore achevé et ne sera pas destiné aux individuels, mais plutôt aux groupes.
Déterminé à trouver un lieu où passer la nuit, je décide alors de me rendre à l’auberge « Santa Maria de Aguas Blancas« . Malheureusement, bien que repérée sur OpenStreetMap, ils n’ont jamais répondu à mes mails. À mon arrivée, la porte d’entrée est grande ouverte, mais tous les bâtiments sont fermés. J’explore les lieux à l’intérieur, constatant avec étonnement que les jardins et les bâtiments sont très bien entretenus. J’espère rencontrer quelqu’un, peut-être un jardinier, mais je ne croise personne. Après cette tentative infructueuse, je décide de retourner à Viver. Je savoure un délicieux repas dans un restaurant local, comprenant deux énormes plats, une bière sans alcool, un café et une bouteille d’eau de 1,5 litre, le tout pour seulement 12,50 €. Après avoir rechargé mon téléphone et rempli mes réserves d’eau avec 3,75 litres, je décide de rejoindre la Via Verde située à environ 10 km, où je prévois de bivouaquer près d’une ancienne gare abandonnée, la « Antigua estacion de Toras (FC Ojos)« , là on rencontre de gros dénivelés positifs.
Lorsqu’on atteint la route CV-235, si vous êtes à vélo, suivez la flèche qui indique la direction de gauche. Si vous êtes à pied, continuez tout droit. Cette variante vous évite un tronçon de route et offre des paysages magnifiques. À noter qu’il existe dans cette zone, sur votre gauche, un point d’eau non répertorié sur les cartes. Bien qu’elle ne soit pas potable, ça permet de se laver et si, comme moi, vous avez une gourde filtrante, vous pouvez réduire la quantité d’eau que vous transportez pour vous hydrater.
Précisions avec carte plus bas
J’arrive à la « Antigua estacion de Toras (FC Ojos) » vers 18h et il fait déjà très froid. Je mets ma doudoune et j’attends que la nuit tombe pour monter ma tente. Après une toilette rapide, je me couche aux alentours de 22h. Malgré les températures oscillant entre 2 et 5 °C avec du vent froid, j’ai passé une excellente nuit !
C’est vraiment dommage de constater que toutes les forêts de pins traversées par la variante ont été ravagées par un incendie. Derrière ma tente, on peut voir toute une pinède calcinée, et même l’arbre le plus proche a perdu son écorce. Si cela vous intéresse, je vous invite à lire mon article sur les comportements à adopter en randonnée en huit points.
Parmi les problèmes rencontrés :
Mais bon, rien de grave, on s’adapte !






Variante- entre Viver et Barracas
Lorsque vous arrivez au point D, 2 possibilités :
Cela-dit, la variante me paraît tout à fait praticable avec un vélo de randonnée ou un VTT et plus sécurisante que la CV-235.
Après le point 5 en vert et juste avant le point suivant en rouge, vous avez sur votre gauche, à une vingtaine de mètres un accès à de l’eau (non potable) pour un brin de toilette ou si vous avez une gourde filtrante pour vous ravitailler et ne pas vous charger comme moi je l’ai fait.
La variante rejoint le chemin de Compostelle classique au point 3 en vert.
Tracé sur carte IGN espagnole
Suite de mon cheminement Mercredi 22 mai 2024
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.
Le billet « S24E02 – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.
1 306 mots, temps de lecture 7 minutes.
« Les années passent et je suis encore un voyageur. » Bashô, Journaux de voyage.
Le Chemin de Compostelle depuis le Puerto de Sagunto, également connu sous le nom de « Camino de Santiago desde Sagunto« , occupe une place spéciale dans mon cœur. Avant de me lancer dans cette aventure, j’avais quelques appréhensions :
D’abord, des soucis de santé, en particulier avec mon pied droit. Ensuite, le manque d’options d’hébergement à des prix raisonnables.
C’est précisément pour cette deuxième raison que j’ai dû raccourcir mon parcours, une décision que j’explique dans cet article et ceux à venir.
Bien que les pèlerinages depuis Sagunto aient une longue histoire, le tracé actuel de ce chemin a été établi en 2012. L’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto« , chargée de promouvoir cette route, s’est formée juste avant la pandémie et n’a réellement pu agir qu’après celle-ci. Ainsi, ce parcours en est à son adolescence, ce qui m’a attiré et continue de m’attirer.
Avant d’entreprendre le Chemin de Compostelle, j’ai effectué une série de préparatifs au-delà des simples aspects matériels :
Le travail accompli par l’association est remarquable :


Le problème réside dans le fait qu’actuellement, il n’y a que des maisons rurales privées disponibles, et leurs propriétaires ne sont pas enclins à louer un lit individuellement lorsqu’ils peuvent louer toute la maison à un groupe. Les hôtels ne proposent pas de tarifs adaptés, ce qui n’est pas surprenant étant donné que ce n’est pas leur vocation. De plus, les campings en Espagne sont généralement plus onéreux qu’en France et ne sont pas adaptés aux voyageurs itinérants. Par exemple, sur le chemin des douaniers GR 34, pourtant très fréquenté par les touristes, on trouve des campings municipaux à partir de 8 € ou des campings privés à environ 14 € la nuit. En Espagne, dans une ville reculée à l’intérieur des terres, le coût pour planter sa tente pour une nuit dépasse les 21 €.
Quant à la sensibilisation des municipalités, c’est là que réside la clé de la solution. J’avais espéré que le projet d’un local municipal à Viver serait une opportunité, mais il s’avère que ce local, bien que non encore achevé, ne sera pas destiné aux individuels mais uniquement aux groupes. Sensibiliser les municipalités revient à se confronter à un défi de taille, semblable à celui de David contre Goliath.
Jour 1
Puerto de Sagunto – Torres Torres
23,870 km – D+ 836 m – D- 673 m
Départ à 9h depuis la plage qui sert également de point de départ pour le chemin de Compostelle. Le parcours ne présente pas de dénivelé marqué. Il s’agit plutôt d’une légère montée, sans difficulté particulière, procurant plutôt une sensation de marcher sur du plat.
La traversée de Sagunto peut sembler un peu longue, d’autant plus que l’on aspire à retrouver la nature. Le chemin passe en contrebas du château de Sagunto, une ville historique renfermant cinq magnifiques églises, pour ceux qui souhaiteraient s’octroyer une pause culturelle.
Après environ 14 km de marche, j’arrive à Albalat dels Tarongers, où une petite boulangerie, réputée pour ses excellents produits cuits au feu de bois, nous permet de faire tamponner notre credential. J’en ai profité pour acheter de quoi déjeuner et me suis installé dans un coin tranquille à la sortie de la ville.
Le chemin se poursuit, et à l’approche de Torres Torres, la vue de la tour d’un château en ruine m’indique que j’approche de la fin de la première étape. Le chemin passe à côté d’anciens bains romains, puis devant une église assez imposante, témoins de l’histoire riche de la région.
Dans la place du village de Torres Torres, se trouve un restaurant où l’on peut faire tamponner son credential. On m’avait dit que l’hébergement pourrait être proposé à 30 €, un tarif que je trouvais déjà assez élevé. Ma surprise a été grande lorsque la propriétaire m’a annoncé un prix de 80 €, arguant qu’il s’agissait d’une maison rurale. Étant déjà réticent à payer 30 €, je lui ai demandé s’il existait des solutions plus abordables. Sa réponse laconique fut : « Allez dans le village, vous trouverez peut-être quelque chose. » Genre je vais aller frapper à toutes les portes, merci pour la solidarité !
Je suis sorti et me suis dirigé vers le café en face, où j’ai demandé s’il y avait des possibilités d’hébergement à un prix raisonnable ou un endroit où je pourrais camper. Le patron, un Suisse francophone, polyglotte parlant couramment l’espagnol, le néerlandais et l’anglais, est un ancien globe-trotter ayant bivouaqué dans le monde, des pays scandinaves jusqu’aux contrées africaines. Sa réponse a été : « Je ne peux pas laisser un randonneur sans aide. » Il m’a proposé son potager, offrant l’accès à de l’eau pour me laver, et la possibilité de planter ma tente soit dans le jardin, soit dormir dans le container où il range ses outils, et tout cela gratuitement. C’est ainsi que j’ai fini par passer la nuit dans un container très propre. Mon repas du soir : des oranges et des nèfles fraîchement cueillies et une barre de céréales.
Durant cette étape, on est accompagné par le parfum enivrant des fleurs d’orangers qui embaument l’air à cette période de l’année. Par contre, aucun endroit propice au bivouac ne se présente sur le chemin.



« L’azahar », le parfum du Camino valencien, les fleurs d’oranger enveloppent le pèlerin d’un doux nuage de senteurs tout au long du chemin.



Suite de mon cheminement Mercredi 15 mai 2024
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.
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Confectionner ses propres barres de céréales, pour votre petit déjeuner, votre goûter, ou pour une sortie de randonnée…
Je vous livre une recette facile et rapide à confectionner, avec un peu d’imagination vous pourrez l’améliorer et/ou en faire des variantes véganes par exemple, je vous donnerai quelques piste à explorer.
Ce billet découle de mon partage mi-mars sur Mastodon[1], dans le #MardiPatisserie, j’ai présenté les barres de céréales que je confectionnais. Suite à cela, j’ai reçu des demandes de la recette en messages privés, tandis qu’une autre personne m’a suggéré que je fasse un article pour mon blog.
S’il y a bien un domaine qui s’apparente à la philosophie du DIY « Do it yourself » (faites-le vous-même), c’est bien la cuisine.
Les ingrédients :
Procédure :
Version Végane :

Option :
Vous pouvez opter pour un mélange céréales contenant déjà des raisins sec et cranberries et ainsi ajouter 50 gr d’un mélange de fruits secs concassés (noisettes, amandes, noix, etc.) et 50 gr de pépites de chocolat.
Astuces :
Le miel (Info) :
Je sens que je vais en décevoir certains… Vous qui aimez mettre une cuillère de miel dans votre tisane bien chaude ou votre bol de lait bien chaud pour votre bien-être…
Sachez que ça n’apporte rien à part le goût.
Lorsque l’on fait chauffer le miel, il commence à perdre ses propriétés bénéfiques pour la santé à partir de 45 °C, on considère qu’à 60 °C certaines enzymes et composés bénéfiques du miel sont dégradés.
Bref ! Mettre du miel dans votre boisson chaude ou cuisiner avec n’apporte rien à part le goût et peut-être l’effet placebo, c’est déjà ça.
Pour ses propriétés bénéfiques pour la santé, préférez le miel à la cuillère, ou en tartine.
Réaliser vos propres barres de céréales maison est non seulement facile et rapide, mais aussi une excellente occasion de personnaliser vos en-cas selon vos goûts et vos besoins alimentaires. Que ce soit pour un petit déjeuner énergisant, un goûter sain ou une collation pratique pour une sortie, ces recettes vous offrent des variantes délicieuses, y compris une option végane. Laissez libre cours à votre créativité et savourez des barres de céréales faites maison, sans les additifs des produits industriels. Et si vous ne voulez pas faire le bonheur de votre dentiste, n’oubliez pas de vous brosser les dents 🙂 .
J’espère que cette recette vous aura plu. Partagez vos idées et vos propres variantes de barres de céréales dans les commentaires ! Quelle combinaison d’ingrédients aimeriez-vous essayer ?
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Ne vous inquiétez pas, je ne vous abandonne pas. Je vais simplement vers une autre occupation qui me retient pendant un court moment et je ne pourrai pas m’occuper du blog ni répondre aux commentaires pendant cette période.
Il n’y a aucune raison de s’inquiéter, je serai simplement occupé ailleurs pendant un moment.
Pour ceux qui me suivent, je vous encourage à profiter de cette pause pour explorer les articles que vous avez peut-être manqués ou pour découvrir d’autres catégories de sujets. N’hésitez pas à fouiller dans les catégories.
À mon retour, je serai plein de nouvelles idées d’articles et j’aurai donc un travail dense de rédaction que je savoure d’avance.
Je suis impatient de partager ces moments avec vous.
Donc, comme l’on dit : À très vite.
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