Bricolage – Où devons-nous mettre la paire de pneus neufs

Bricolage, fév. 2022
Bricolage

Bricolage – Où devons-nous mettre la paire de pneus neufs.

Il faut savoir qu’une voiture n’a pas le même rythme d’usure entre les pneus avants et arrières.

Un véhicule à traction avant, usera plus rapidement ses pneus avants que ceux arrières et c’est l’inverse pour une propulsion.

Lorsque que l’on arrive dans un garage spécialisé sur les pneumatiques, que nous dit-on ?

Prenons l’exemple que nous avons une voiture à traction, nous avons eu ce véhicule avec les deux paires de trains (avant et arrière) neuf. Au bout d’un nombre de km, nos pneus avant sont usés et bons à remplacer.

Et c’est là que l’on va essayer de nous prendre pour « un peu nœud nœud ».

Waouh Sima, le jeu de mot pourri « un pneu », « un peu nœud » !…
Bon, ok, j’ai pas fait l’école du rire…

Le mensonge lié à la vente des pneus et leur emplacement.

Donc vous avez une traction avant avec le train de pneus avant à remplacer.
Ce que j’ai entendu plusieurs fois : Monsieur Sima, on va mettre les pneus neufs à l’arrière et permuter vos pneus arrières à l’avant.
Moi : Hein ? Et pourquoi ?
L’autre : Parce que c’est l’arrière qui chasse et pour votre sécurité mieux vaut mettre les pneus neufs à l’arrière.
J’ai même eu droit une fois à une démonstration avec des voitures en jouet sur le comptoir…

Or tout cela c’est des conneries et purement commercial (j’y reviens plus bas).
Ne vous en prenez pas au vendeur/monteur de pneus, lui est persuadé de ce qu’il dit. Bien souvent il n’a qu’une formation sommaire en mécanique, quand il en a une, il est plutôt former par le centre de pneumatiques avec un aspect marketing (pousser à la vente) et généralement payé à la commission… Il croit ce qu’il dit !

Le comportement des véhicules.

Une traction avant (les roues motrices sont à l’avant) aura un comportement de sous-virage, c’est-à-dire que l’avant à tendance à partir (tout droit). Si vous prenez un virage à l’accélération mal maîtrisée, le véhicule va quitter la route en « chassant » de l’avant, en cas de gros freinage sur chaussée glissante, idem ! Sur une traction c’est l’avant qui part, c’est donc là où il faut les meilleurs pneumatiques. Une propulsion à une tendance de survirage, c’est l’arrière qui part, c’est donc là où il faut les meilleurs pneus.

Sous-virage droits bas de billet, mar. 2022
Sous-virage droits bas de billet

 

Survirage Droits bas de billet, mar. 2022
Survirage Droits bas de billet

Heu Sima, j’ai déjà vu des tractions partir de l’arrière…

C’est possible, dans certaines situations particulières mais pas le comportement général : Dans un virage, soudain il y a un animal qui traverse, vous freinez, mettez des coups de volant dans un sens, puis dans l’autre pour, pour chercher à l’éviter d’un côté ou de l’autre, l’arrière peut partir en glissade, même si vos pneus sont neufs.
Pour faire « partir » une traction de l’arrière comme dans les rallyes, c’est le frein à main qui est utilisé (frein à main sur dimensionné et sans bouton bloquant) ou en faisant un appel/contre-appel. Comment dire pour ce dernier ?… Au freinage à l’entrée de virage donner un coup de volant dans le sens inverse au virage et immédiatement braquer dans le sens de la courbe, l’arrière contre balance et se déleste et part en glissade et l’on termine en contre-braquage (si vous n’avez pas le véhicule adéquat et/ou maîtrisez pas le geste, c’est les tonneaux assurés). L’appel/contre-appel se fait aussi avec les propulsions pour les « drifts »(donc aussi les motos), mais pas de la même façon que sur une traction, là c’est encore autre chose.

Heu, là je m’égare…

Bref, on met les pneus neufs là où est la motricité.

La vente au détriment de la sécurité.

Reprenons l’exemple d’un véhicule à traction avant. Pourquoi lorsque les pneus avant sont à changer ont veut vous mettre les neufs à l’arrière et permuter les pneus arrières vers l’avant ?
C’est simple et je vous laisserai faire le calcul.
Imaginons notre véhicule, nous faisons un certain nombre de km et au bout d’un an, les pneus avant sont à changer et ceux arrière sont à 60 % d’usure (j’ai pris des chiffres ronds pour vous faciliter la tâche et façon arbitraire).
À chaque fois, l’on vous met les plus usagés à l’avant et les neufs à l’arrière. Sur une certaine période vous vous rendrez compte que vous vous êtes déplacé plus souvent chez le changeur de pneumatiques. Vous allez me dire que sur un véhicule, ce n’est pas significatif côté budget, mais multipliez par le nombre véhicules qu’ils reçoivent… Bref, grâce à cette méthode, ils vendent plus à terme et à chaque fois vous avez une permutation (facturée ou pas).

Ne dramatisons pas non plus, ce n’est pas parce que les pneus neufs ne sont pas à l’endroit idéal que vous êtes en danger de mort. C’est juste qu’ils vendent plus et que la logique veut que les meilleurs pneus soient sur la motricité (avant pour traction, arrière pour propulsion).

Ha aussi : Vous êtes suspicieux et souhaitez avoir un autre avis, celui d’un autre garagiste et le garagiste vous dit : je n’ai pas le droit de vous laisser partir ainsi, il en va de ma responsabilité et patati et patata… Foutaise ! Vos plaquettes de freins sont « grillées », vos disques de frein presque transparents, vous souhaitez aller voir ailleurs, il en va de votre responsabilité, le garagiste ne craint rien ! Ne vous laissez pas influencer par ce genre d’argument. Par contre, s’il est vraiment inquiet pour vous à juste titre, il peut prendre une personne à témoin ou vous faire signer une décharge sur laquelle figurent les détails l’état de votre voiture et les dangers que vous encourez. Il a une obligation d’information et de conseil. Soyez prudent !

 

Les deux images « Sous-virage » et « Survirage » viennent de :

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Understeer-right-hand-drive.svg

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Oversteer-right-hand-drive.svg

la vidéo de
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/transcoded/8/80/Drifting.webm/Drifting.webm.480p.vp9.webm

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Littérature – Aulus de Zoé Cosson

Aulus-les-Bains, fév. 2022
Aulus

Littérature – Aulus de Zoé Cosson (10/2021).

EAN : 9782072958397
112 pages
Èditions Arbalette Grasset

 

Après la lecture de ce livre vous ne verrez plus les petits villages de montagne comme avant. Un livre qui inspire à l’observation, à l’exploration.

Connaissez-vous Aulus (Aulus-les-bains) ? Ce lieu qui eût sa période de gloire, Zoé Cosson, dans ce premier roman nous fait découvrir tel qu’il est actuellement. Dès les premières lignes, le ton est donné dans la préface :

(…) On ne passe pas à Aulus, on s’y rend.
Mon père a acheté là-bas un ancien hôtel aux chambres vides, en train de dépérir au milieu des montagnes. (…)
On ne peut pas saisir Aulus d’un seul regard, on le découvre dans l’effort de la marche, à l’échelle du corps, par bribes, et il faut ensuite recoller mentalement ces morceaux pour s’en fabriquer une image.Ce livre est le portrait rapiécé de ce lieu sans contour, un espace fait de calques, une sorte de cartographie qui n’élucide rien. (…)

Zoé ne nous délivre pas un récit, un conte… Non, elle nous balade ! Nous promène à la découverte des maisons, des commerces, du village (son histoire aussi), nous y croisons des habitants, y découvrons des paysages, son ambiance, son climat, le milieu de la montagne Pyrénéenne (J’apprends le jour qui ne décline pas mais tombe d’un coup comme un rideau de théâtre.. ).

Dans ce roman y transparaît l’apaisement et la sérénité. Que du bonheur !

Extrait du quatrième de couverture : (…) Depuis son enfance, la narratrice y vient chaque année. Elle réside dans l’hôtel désaffecté que son père a acheté un jour aux enchères, point de départ de ses randonnées. (…).

En fin de lecture, l’on a qu’une envie, partir en randonnée découvrir ce petit coin d’Ariège.

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Humeur – Adhérez à un GUL ou créez-en un

LUG ou GUL, fév. 2022
LUG ou GUL

Humeur – Adhérez à un GUL ou créez-en un.

Vous aimez le logiciel libre, vous l’utilisez, ou vous souhaitez maîtriser vos données au mieux, ou vous avez envie de plus de liberté… Ne restez pas seul dans votre coin et rejoignez un lieu de partage et d’échange, rejoignez un GUL !

Un GUL, le mal nommé, est un Groupe d’Utilisateur Linux, LUG en anglais (Linux User Group). Je dis donc le mal nommé car je trouve que Groupe d’Utilisateur de Libres serait plus approprié, en effet vous pouvez adhérer à un GUL sans être sous Linux mais sous un autre système (BSD), ou simplement en utilisant du logiciel libre tout en étant sous Windows (j’y reviens plus bas).

Un GUL n’est pas un repaire de flibustiers barbus Linuxiens.

On y rencontre toute sorte de personnes.

Adhérer à un GUL

La diversité dans un GUL.

Sima! Sima! Sima! Montre-nous ton GUL!
Ok! Ce n’est pas le mien, il appartient aux adhérents.

(oui, une association appartient à ses adhérents, ce n’est pas mon GUL mais celui des adhérents).

Prenons l’exemple de Root66.Net que je connais bien (cette année plus de 50 adhérents).

Il y a des informaticiens qui travaillent dans différents secteurs (admin sys., calculateurs, sécurité, etc.) peu ou pas de développeurs. Mais les informaticiens sont une minorité, et oui…
Les autres personnes viennent de secteurs très variés, de ceux qui découvrent le logiciel libre, du débutant, à ceux qui sont des utilisateurs avertis. S’il y a quelques jeunes, la majorité a plus de 30 ans et aussi des retraités. La représentativité sexuée : si pendant de nombreuses années il y eut que deux femmes ces derniers temps leur nombre augmente mais reste minoritaire.

Donc un GUL n’est pas un repaire de barbus Linuxiens mais bien un regroupement de personnes se souciant de la protection de leurs données personnelles, une certaine défiance vis-à-vis du logiciel propriétaire…

Les systèmes d’exploitation.

Il y a ceux sous Linux (pas de BSD, mais il y en a eut), ceux en double « boot », ceux sous Windows.

Hein Sima, sous Windows dans un LUG ou GUL ?
Oui, et c’est normal, je vais l’expliquer.

Quelqu’un qui est sous un OS depuis longtemps y a ses habitudes et passer du jour au lendemain de Windows à Linux peut être déroutant, justement à cause des habitudes prises, c’est donc assez rare qu’une personne passe de l’un à l’autre d’un coup ! L’être humain est un animal d’habitude.
Donc ces derniers s’intéressent à Linux sans oser franchir le pas tout de suite et commence souvent par se sensibiliser aux logiciels libres, jusqu’au jour ils se sentent prêts à passer en double « boot », puis peut-être le tout Linux.

Il n’y a pas de règle dans le processus, par exemple la doyenne de Root66, sans compétence particulière est passée du jour au lendemain sous Linux et y est restée. Chaque personne est différente et souhaite avancer chacun a son rythme, en fonction aussi de ses besoins, ses choix et tout cela se respecte.

Revenons à la diversité des OS à Root66, il y a du Debian, Ubuntu, Gentoo, Fedora, ArchLinux, Mint, j’en oublie peut-être et donc comme dit plus haut, du Windows. Pas de BSD, c’est dommage, mais bon, chacun met ce qu’il souhaite.

Correctif suite au commentaire de Benzo: il y a aussi du BSD à Root66 😉 Je vais peut-être apprendre qu’il y a aussi des développeurs 🙂

Le but du GUL

Chaque GUL peut avoir ses propres choix, ses propres orientations, ce peut être axé sur des projets bien concrets et spécifiques ou être plus généraliste comme Root66.net :

L’association Root66.net a pour objectif principal de promouvoir les logiciels libres, en particulier les systèmes d’exploitation libres comme Linux, ainsi que l’usage des standards ouverts.

Pour Root66, si au début cela ne concernait que les PC aujourd’hui c’est plus vaste, il y a les smartphones, la domotique, etc.

Concrètement, comment cela se passe-t-il ?

Par exemple nous essayons de faire une présentation mensuelle, essayant d’alterner entre « plutôt technique » et « plutôt grand public », elles sont ouvertes à tous. Nous organisons des cinés-débats, Les journées du N.A.T. (le Numérique Accessible à Tous) en collaboration avec des médiathèques des villes environnantes, participation au forum des associations, Café vie privée, des Installes-Parties, etc. Nous tenons également des permanences où l’on peut venir nous rencontrer, où les adhérents viennent lorsqu’ils ont un problème spécifique et nous essayons de résoudre ensemble…

Qui fait les présentations.

Le choix des présentations.
Le choix est en premier lieu à la demande des adhérents, s’ils souhaitent une présentation sur un sujet spécifique, nous essayons de voir qui peut la faire. Il se peut aussi que lors de discussion quelqu’un propose un thème comme la rencontre avec Rayna Stamboliyska autour de son livre « La face cachée d’Internet » en collaboration avec une librairie… Bref toutes les idées sont bonnes à prendre.

Qui fait les présentations publiques.
C’est simple, celui qui veut, il n’y a pas hiérarchie et pas nécessaire d’être informaticien, si quelqu’un souhaite faire découvrir une application, il peut le faire, s’il ne se sent pas de le faire seul, cela peut se faire à plusieurs. Nous essayons aussi d’inviter des personnes externes à Root66 sur des sujets dont ils sont spécialistes et reconnus (Aeris (La sécurité pour les Administrateurs Systèmes en herbe), Stéphane Bortzmeyer (DNS vie privée), A. Kozlika et Franck P. (Dotclear – Créer un site ou blog clair en toute simplicité) et d’autres je ne peux lister tout le monde. Les adhérents informaticiens ou pas font aussi des présentations.

Sima, faire une présentation lorsque l’on est pas informaticien ne pose pas un problème?

Non, et je vais prendre mon exemple, je ne suis pas informaticien et lorsque je fais une présentation sur un thème que je pense globalement bien maîtriser, il arrive que l’on me pose une question dont je n’ai pas la réponse. Pas de souci, je dis ne pas connaître la réponse et la repose à l’oratoire et bien souvent la réponse vient de la salle. Et cela arrive même aux meilleurs informaticiens, et il arrive même que personne n’a la réponse dans la salle… Noter la question, et continuer la présentation… Il y a de grande chance que dans la salle certains vont chercher la réponse depuis leur smartphone ou ordinateur portable et donneront la réponse. En fait, pour une bonne présentation il suffit d’être soi-même, tel que l’on est au quotidien.

GUL la richesse des adhérents.

La diversité des personnes, de leurs centres d’intérêt, de leurs questionnements crée des échanges où chacun se nourrit, s’enrichit. Il n’y a pas une forme linéaire (d’un soi-disant haut vers un supposé bas) la diffusion des connaissances est vraiment transversale et chacun apporte quelque chose, parfois même sans s’en rendre compte.

Nous avons une liste de diffusion où chacun peut s’exprimer, les permanences comme je l’ai dit, un rendez-vous hebdomadaire en visio qui s’appelle l’Apéroot où l’on peut discuter sur le logiciel libre mais aussi de tout et de rien, c’est notre bar virtuel. Il arrive aussi lorsque quelqu’un a un souci, qu’un autre adhérent ayant la réponse, le contact en message privé, se donnent rendez-vous et solutionne le problème et bien souvent la résolution s’annonce sur la liste.

Chacun participe en fonction de son temps, ses moyens, ses compétences. Et quand je dis chacun peut proposer je donne un exemple qui me vient, une adhérente qui est sous Linux (Fédora) depuis deux ans à créer un tutoriel très détaillé, (étape par étape) sur : Comment utiliser le gestionnaire graphique de paquets Dnfdragora… Un exemple parmi tant d’autres.

Je veux créer mon GUL

Oui mais moi sima, je suis sous Linux, je ne suis pas informaticien.
Et alors ?

Déjà, on ne vous demandera jamais d’être ce que vous n’êtes pas, on ne vous demandera pas de devenir informaticien. Et si vous souhaitez le devenir, un GUL peut vous apporter une culture générale sur le logiciel libre, vous y apprendrez beaucoup choses, mais vous devrez suivre des cours ailleurs (lycée, université, ecole spécialisée, correspondance, ou autres), un GUL n’a pas vocation à former des informaticiens, en tout cas pas Root66.

Si vous êtes trois vous pouvez créer une association, imaginer ce que vous pouvez faire pour promouvoir le logiciel libre et je suis persuadé que vous serez rejoins par d’autres dont certains travaillent certainement sous linux. Pour qu’un GUL fonctionne AMHA[1], il faut de tout, de l’informaticien qui connaît bien Linux au débutant. S’il n’y a que des informaticiens entre-eux (ça fait  repaire de gourous), s’il n’y a que des débutants, c’est compliqué. C’est comme la mayonnaise, si l’on y met que les jaunes d’œuf ça ne prend pas, il faut les autres ingrédients (huile, moutarde, sel et poivre).

C’était la recette mayonnaise offerte par Sima78. C’est cadeau !

Où trouver un GUL ou LUG

Il y a l’AFUL, mais pour cela il faut faire vivre le site, signaler les GUL qui n’existent plus et ceux qui se créent.

Note(s)

  1. ^ AMHA (ou AMA – amha – ama) [Abr]À Mon Humble Avis (A Mon Avis)Les versions accentuées de ces abréviations sont rarement utilisées.[Ang] IMHO (ou IMO) In My Humble Opinion, In My Opinion

Bricolage – Sima j’ai un problème de voiture – Mécanique

Bricolage, fév. 2022
Bricolage

Bricolage – Sima j’ai un problème de voiture – Mécanique.

Lorsque l’on a été mécanicien on vient régulièrement vous demander conseil, même si vous ne l’êtes plus depuis des décennies, même s’il y a de vieux restes (comme l’on dit) on n’est plus du tout à la pointe des dernières technologies.

Je vous fais part de deux questions que l’on m’a posé dernièrement, mais qui sont des questions assez récurrentes.

Sima, tu peux venir voir je crois que ma suspension est morte ?
Sima, j’ai un problème de parallélisme, ma voiture tire à droite ?

Nous allons voir ces deux aspects, ça ne fera pas de vous un mécanicien, mais si cela peut vous éclairer, tant mieux. Je vais essayer d’utiliser des termes les plus simples possibles en espérant être pédagogique sans tomber dans le trop simplissime, en tout cas ce ne sera pas un discours d’ingénieur. 😉

Revenons aux deux questions

Sima, tu peux venir voir je crois que ma suspension est morte ?

J’appuie sur la voiture et en effet elle fait des rebonds.
Moi : Ce sont les amortisseurs qu’il faut remplacer.
Lui : Ouais, c’est pareil suspension, amortisseurs…

Et non, ce n’est pas pareil, voyons cela de plus près.

La suspension.
Elle est généralement à ressort ou à lames, elle permet d’atténuer les imperfections de la route (bosses, creux et autres imperfections). Si l’on remplaçait les suspensions par des cales en bois de chêne, les ondes de choc dues aux imperfections de la route abîmeraient très rapidement les parties mécaniques, voire le châssis sans compter sur l’inconfort pour le conducteur et les passagers.
Mais cela ne suffit pas

Les amortisseurs.
En effet sans amortisseurs à chaque imperfection de la route (bosses, creux et autres), le choc répercuté sur les suspensions renvoie un phénomène de rebonds. Ces rebonds sont néfastes pour la tenue de route, si votre pied est sur l’accélérateur vous risquez l’amplifier le phénomène malgré vous ce qui rend une conduite dangereuse. Donc les amortisseurs, comme leur nom l’indique, servent à amortir. Une fois le choc encaissé par la suspension l’amortisseur sert à éviter le phénomène de rebond et à ramener le véhicule à sa position initiale le plus rapidement possible. Ils permettent donc de stabiliser le véhicule et contribuent donc à la bonne tenue de route. Si vous roulez longuement avec des amortisseurs défectueux, au-delà du danger, il peut se produire une déformation des pneumatiques créant des creux et bosses sur la bande de roulement.

Barre anti-roulis appelées aussi barre stabilisatrice.
Cela fait partie également du trio (suspension, amortisseurs, stabilité).
Il s’agit d’une barre généralement en forme de « U » (vous remarquerez les guillemets), elle d’un alliage et trempage spécifique pour lui donner une certaine résistance et élasticité sans se déformer.
Elle est fixée sur le châssis et relis le côté gauche et droit en s’appuyant sur les triangles inférieurs ou sur les bras de suspensions à l’arrière.
Alors à quoi sert-elle ? Comme le nom l’indique éviter le roulis et donc stabiliser.
Lorsque vous prenez un virage, votre véhicule « s’écrase » du côté inverse à la courbe et se déleste de l’autre. En sortie de virage, sans barres stabilisatrices, le véhicule contrebalancerait dans de l’autre côté puis comme un bateau dans la houle, un roulis de gauche à droite et inversement rendant le véhicule instable en sortie de virage et donc dangereux. La barre anti-roulis stabilise le véhicule en sortie de virage.

Bon ok Sima, et pour ma voiture qui tire à droite à cause du parallélisme ?

Voyons un peu de géométrie.

Parallélisme.
Non ! Un défaut de parallélisme ne peut pas faire tirer à droite ou gauche !
Votre véhicule tire d’un côté (en dehors du bombé de la route), vérifiez que vos pneus sont à la bonne pression et qu’ils sont de même structure, même taille.

Lui : Ha oui sima, la loi dit que l’on doit avoir des pneus identiques.
Moi : Non, les pneus doivent être de même taille et de même structure, mais peuvent être de marques différentes. Mais bon, avoir des pneus identiques c’est mieux.

Le parallélisme est le fait d’effectuer des réglages pour que vos roues avant soient parallèles.
Bon, pas tout à fait parallèles. En effet pour corriger les effets de traction ou de propulsion les constructeurs préconisent nombre de degrés d’un angle de pincement (généralement les véhicules à propulsion) ou d’ouverture (plutôt sur les véhicules à traction avant) avec une marge de tolérance. C’est propre à chaque modèle. Cela ce fait en trois points.
Mettre la crémaillère (s’il s’agit de vieux véhicules, boîtier de direction) au point milieu (si le point milieu n’est pas bon vous aurez un rayon de braquage différent entre les deux côtés).
Une fois sur le point milieu, il faut que le volant soit droit (c’est mieux), sinon le démonter pour le mettre droit.
Bloquer la direction (les mécaniciens ont des outils pour le faire, voire parfois des cales à mettre sur la crémaillère pour être certain du point milieu) et effectuer les réglages comme préconisés par le constructeur (ouverture ou pincement).

Tout ce qui concerne la géométrie ne peut pas se faire à la maison… À la limite si vous faites de la rénovation de véhicules anciens, pour le parallélisme vous pouvez vous débrouiller avec de la ficelle (hé oui) pour être au plus près de la conformité juste pour dépanner et emmener le véhicule dans un garage où ce sera fait avec plus de précision.

Donc un défaut de parallélisme ne fait pas tirer à droite ou gauche, par contre a un effet sur une mauvaise usure des pneumatiques qui en fonction du défaut vont s’user sur l’extérieur ou l’intérieur de la bande de roulement.

Par contre, si vos pneus s’usent sur les deux parties externes de la bande roulement c’est que vous roulez sous-gonflé. Si c’est sur le centre de la bande de roulement c’est que la roue est sur-gonflée, l’usure doit se faire sur la largeur de la bande de roulement.

Parallélisme, fév. 2022
Parallélisme

 

Oui mais sima ma voiture tire vraiment d’un côté !

Ce peut être dû à un roulement défectueux, mais normalement vous devriez entendre le bruit qui s’accentue lors des virages appuyant sur la roue côté inverse à la courbe. Ou une rotule défectueuse, vous devriez ressentir un léger jeu de direction et des bruits de claquement sur les imperfections de la route.

Lui : Je n’ai rien de tout ça, pas de jeu ni aucun bruit !
Moi : C’est donc qu’il y a une différence d’angle de chasse et/ou d’angle de carrossage entre le côté droit et gauche.

Lui : Chasse, carrossage… C’est quoi ce charabia?

Chasse et carrossage.
Avant de dire de quoi il s’agit il faut savoir que sur les véhicules actuels, on ne peut pas intervenir dessus, ou peut-être quelques rares véhicules, mais je ne connais pas, par contre sur certains véhicules anciens on peut régler la chasse et le carrossage avec des cales ou autres en fonction de la marque, modèle.
Donc sur un véhicule moderne, s’il y a un souci de chasse et/ou carrossage c’est qu’une pièce (triangle par ex.) est faussée voire le châssis (un coup de trottoir, un accident, etc.).

La chasse.
C’est ce qui fait que vous pouvez lâcher le volant et que le véhicule file droit, c’est ce qui fait qu’en sortie de virage votre volant revient droit sur sa trajectoire… Comment l’expliquer autrement ?

Vous faites du vélo, vous vous la pétez en vous lâchant des mains. C’est possible parce qu’il y a une chasse, l’inclinaison de votre fourche plus même un déport sur les vélos à fourche courbée. Si votre fourche de vélo était parfaitement perpendiculaire à la route (vu de côté) vous ne pourriez pas vous lâcher des deux mains. Pour imager, prenez votre vélo et regardez. Vous êtes assis à l’arrêt les roues bien droites dans l’axe de la route, elles sont perpendiculaires à la route. Tournez le guidon, et vous constaterez que la roue tournée, n’est plus perpendiculaire mais a pris un angle d’inclinaison, cet angle d’inclinaison est dû à la chasse.

Chasse sur vélo, fév. 2022
Chasse sur vélo
Vélo sans les mains, fév. 2022
Vélo sans les mains

Sur une voiture c’est identique, le pivot de roue est incliné (comme sur un vélo). Tant que les roues sont droites, ça ne se voit pas, par contre si vous braquez au maximum d’un côté, les roues directionnelles vont prendre une inclinaison par rapport à la perpendiculaire. Donc, vos roues dans l’axe de roulement en ligne droite la « mécanique » fournie une certaine énergie pour avancer, dès que vous braquez, l’inclinaison des roues va exercer une certaine résistance donc nécessiter une force supplémentaire sur les roues directionnelles… Et la « mécanique », c’est comme nous, ou pour ne pas parler au nom les autres, c’est comme moi, c’est-à-dire partisan du moindre effort, du coup le train va chercher à retrouver la position sur laquelle est subit le moindre effort, c’est-à-dire dans l’axe, c’est ce qui fait revenir vos roues droites en sortie de virage dès que vous lâchez le volant. C’est ce qui fait aussi qu’en marche arrière votre direction est plus capricieuse puisque la chasse est inversée.

Chasse sur voiture, fév. 2022
Chasse sur voiture

 

Le carrossage.
Les roues vues de face, c’est l’angle formé par le plan de roulement de la roue avec la verticale. Le carrossage est dit « positif » lorsque le sommet de la roue est incliné vers l’extérieur, il est « négatif » lorsqu’il est incliné vers l’intérieur. Ceux qui ont connu les R8, Simca 1000, Rallye2 se souviennent des roues arrières en « V » inversé pour tenter de limiter l’effet de survirage en courbe. Cela-dit il y a un effet sur la tenue de route en ligne droite (en rallye sur terre, ou neige, la voiture à tendance à « flotter » lorsque le carrossage est éxagéré).

Carrossage, fév. 2022
Carrossage

Et les motos ?
Il y a une chasse (angle de la fourche)… Ha, par contre sur un side-car il y a du carrossage et du « parallélisme ». J’ai mis les guillemets car il n’y a qu’une roue directionnelle. On y met du pincement (à ma connaissance, je n’en ai jamais vu avec de l’ouverture) et du carrossage (généralement positif). Vous remarquerez aussi que la roue du side-car n’est pas face à la roue arrière de la moto mais légèrement en avant, c’est la « précession » qui permet la stabilité. Plus la précession est grande, plus il faut forcer pour tourner à droite, c’est donc étudié pour trouver le meilleur compromis (stabilité/maniabilité). Un side-car peut avoir tendance à tirer d’un côté à l’accélération et de l’autre au freinage, phénomène qui peut s’amplifier en fonction de la charge qu’on lui met. En cas de géométrie mal réglée la conduite devient très vite pénible, voire dangereuse.

side-car géométrie-01, fév. 2022
side-car géométrie-01
side-car géométrie-02, fév. 2022
side-car géométrie-02
side-car géométrie-03, fév. 2022
side-car géométrie-03

Il faut savoir que par exemple sur les sides-cars de moto-cross on essais de réduire au maximum la précession pour un maximum de maniabilité au dépend de la stabilité, le « singe » tentera de compenser (le singe est le nom donné à celui qui est sur le side).

Voilà, le billet se termine sans rentrer dans toute la complexité ni dans le détail, il y a aussi la « géométrie directionnelle d’Ackermann » intéressante également et plein d’autres choses, une voiture, c’est pleins de géométries… Plus les voitures se modernisent et plus elles embarquent de nouvelles technologies corrigeant certains aspects améliorant la tenue de route en fonction de l’usage et mode de conduite mais j’espère que vous en aurez compris au moins les bases de la géométrie et du trio « suspension, amortisseurs, barre stabilisatrice ».

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Littérature – L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

l'Ombre du vent, fév. 2022
Ph. de F. Catala-Roca

Littérature – L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon (03/2004)

ISBN : 2 246 63161 0
37-7089-8
525 pages
Editions Grasset

On peut le dire, j’ai commencé l’année 2022 par un gros coup coeur littéraire !

Il s’agit là de la première édition française (2004), il a été réédité en 2016 avec moins de pages, je pense donc avec une écriture plus fine, je n’imagine pas que l’on puisse enlever une phrase, un mot de cette oeuvre. Il a été également réédité en version poche.

On me l’a offert début décembre et quel magnifique cadeau ! J’avais des lectures à terminer mais dès que je l’ai ouvert début janvier et commencer à lire, je ne pouvais plus le lâcher.

Dès les premières pages on est embarqué. Pourtant le sujet n’est pas léger, loin s’en faut.

L’histoire s’inscrit dans la fin de la 2ᵉ guerre mondiale entre Paris et principalement Barcelone.
Daniel Sempere à peine âgé de 10 ans vient de perdre sa mère. Son père, libraire, l’emmène au « Cimetière des livres oubliés » un lieu secret pour y choisir un livre qu’il devra conserver toute sa vie. Daniel en ressort avec un livre choisi au hasard, « L’ombre du vent » écrit par un certain auteur méconnu Julián Carax. Passionné par ce livre qu’il lit en une nuit le marquera à vie. Il décide donc d’en apprendre plus sur cet écrivain inconnu, il apprendra qu’il est originaire de Barcelone, qu’il est allé à Paris où il a écrit ses romans, l’Ombre de vent étant le dernier, qu’il est mort lors d’un duel, mais peut-être pas, serait revenu à Barcelone où il fût reconnu mort. Est-il mort (Paris, Barcelone?), disparu… Ce livre d’un auteur méconnu semble intéresser beaucoup de personnes, il y a même un être mystérieux qui s’acharne à acheter ou voler toutes les œuvres de Julián Carax pour les brûler, s’agit-il d’autodafés ? Daniel que l’on suit de ses 10 ans jusqu’à l’âge adulte se lance dans une quête aussi passionnante que dangereuse… Et cette quête devient la nôtre !

Des personnages attachants : Daniel le narrateur ; Beatriz, son amour, jeune femme à la fois fragile et décidée ;  le père de Daniel effacé et mélancolique qui adore son fils ; Fermín, ancien SDF désormais employé de la librairie et personnage haut en couleurs ; la mystérieuse Nuria Montfort dont son récit sur plusieurs pages m’a particulièrement touché ; celui qui ne connaît que la haine, le cruel Fumero ; Julián Carax, l’ombre de ce roman, si charismatique que l’on a envie de lire ses autres livres fictifs… et d’autres personnages tous plus ou moins cabossés par la vie.

Ce roman est merveilleusement bien écrit ! Dirigé par mains de maître d’un dosage bien proportionné de ce que doit fournir un roman et on se laisse porter par la mélodie des mots, cela jusqu’à la fin où tout se clôt (ce qui est rare, bien savoir terminer un excellent roman).
Une écriture qui à beaucoup de souffle !
En plus d’être prenant et émouvant, il est aussi parfois très drôle, avec des répliques hilarantes.

Bref ! Un livre fabuleux dont l’intrigue est captivante de bout en bout.

Suite à ce livre, deux autres ont suivi « Le jeu de l’ange » et « Le prisonnier du ciel » ce qui en fait une trilogie. Ayant trouvé ce premier livre captivant de la première à la dernière phrase j’ai du mal à imaginer ce que l’on peut y apporter de plus. Ces deux autres livres sont-ils d’une commande de l’éditeur liée au succès du premier livre ? Toujours est-il que je n’ai pas, pour l’instant, la curiosité de lire les autres, je souhaite vraiment rester sur cette excellente impression.

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D’autres livres dans la catégorie Littérature.

Les aventures de Sima – Sima fuit la FNΔK

on ne m'y reprendra plus, janv. 2022
on ne m’y reprendra plus

Les aventures de Sima – Sima fuit la FNΔK

Avertissement:
Toute ressemblance avec des sigles ayant existé ne saurait être que fortuite.

Je ne suis pas un fidèle client de la FNΔK, c’est le moindre que l’on puisse dire, il faut aussi reconnaître qu’à chaque fois que j’ai fait un achat chez eux cela ne s’est jamais bien passé.

La FNΔK! Dans mon entourage, il y a quelques personnes qui en sont satisfaites, donc ce billet ne reflète que mon témoignage, mon expérience malheureuse.

Chaque achat, un souci !

Oui mais quand même Sima… Il faut reconnaître que t’as la scoumoune… non ?
Heu… C’est eux qui me portent la scoumoune…

Revenons-en aux faits !

Les mésaventures de sima avec la FNΔK

Acte-1 – l’achat d’un epub

On est en 2016, je viens d’avoir ma liseuse (c’était celle de l’un de mes farfadets qui ne l’utilisait plus et qu’il m’a donné), impatient de l’utiliser je regarde ce que je souhaite lire, je trouve un roman qui me donne envie à la FNΔK et je fais l’achat en ligne.
Une fois le paiement effectué, je cherche à le télécharger et rien ne se passe comme prévu, impossible de le télécharger pour le mettre sur mon pc ou ma liseuse.
Je contacte le service après-vente, j’explique mon problème, et là s’instaure un dialogue de sourds. L’on me dit que je dois installer une application, je dis que je n’ai pas l’intention d’installer une quelconque application, que ce que je souhaite c’est télécharger l’epub que j’ai acheté pour le lire… De là l’on me dit oui, mais pour le lire il faut avoir l’application… J’explique que dernièrement j’ai acheté un album musical sur un autre site, que j’ai pu le télécharger intégralement et mieux que ça, si je le perds, je peux y retourner pour le télécharger de nouveau autant de fois que je le souhaite. On me rétorque qu’il me suffit d’installer une application et par le biais de cette application je pourrais lire et je ne sais quoi… Mais merde, j’en veux pas de votre application, c’est l’epub que je veux… Mais justement avec l’application…

Bref, je ne comprends rien !

Ou si, je comprends que j’ai acheté un livre que je ne peux pas télécharger simplement.
J’ai laissé tomber et j’ai perdu quelques euros dans l’histoire.

Acte-2 – Lecteur/graveur cd/dvd
Environ un an après.

Le lecteur/graveur de cd/dvd de mon vieux pc (oui, j’ai toujours eu des trucs de récupération sauf depuis moins d’un an) tombe en panne. Pendant l’heure de déjeuner je vais à la FNΔK proche de mon job et j’en achète un. Arrivé chez moi je coupe la sangle de cerclage en plastique qui entoure l’emballage, j’ouvre et je constate que je me suis trompé sans même ouvrir les sachets plastique, je constate tout de suite que c’est du SATA alors que mon vieux pc est en IDE, je referme la boite.
Le lendemain j’y retourne pour l’échanger et l’on me dit qu’il n’y a que du SATA. Je demande que l’on commande un IDE, non, ce n’est pas possible parce que maintenant c’est que du SATA. Je demande le remboursement et l’on me propose un avoir. Je ne veux pas d’avoir puisqu’ils ne peuvent pas commander ce que je souhaite.
On m’explique que dès lors que le cerclage est coupé ils ne peuvent me faire qu’un avoir, même si rien n’a été déballé à l’intérieur.
Je demande à voir un responsable qui me dit la même chose : cerclage coupé = avoir, cerclage non coupé = remboursement.

Je repars donc avec un avoir.
Le lendemain midi, je retourne à la FNΔK avec l’avoir j’achète le même lecteur/graveur, je ressors du magasin… Quelques minutes après j’y retourne disant que je me suis trompé dans mon achat, le cerclage n’est pas coupé, on me recharge ma CB !
C’est quand même aberrant comme ils sont tordus ! Ha les cons!

Je m’étais dit que l’on ne m’y reprendra plus, et pourtant…

Acte-3 – Carte cadeau

Il y a un an, un collègue part à la retraite, il y a une collecte et comme c’est un client FNΔK nous décidons de lui faire cadeaux d’une carte d’achat à la hauteur de la collecte, ça tombe bien c’est un chiffre rond.
Mais qui s’en charge ?
Une collègue me dit qu’elle a un compte FNΔK mais ne souhaite pas payer avec sa carte.
Pas de souci, je me propose.
Elle se connecte à son compte, fait l’achat et je règle avec ma carte, et là, message d’erreur, paiement refusé.

Comme je suis bon Prince et que j’aime ce collègue, dès mon arrivée à mon domicile, j’ouvre un compte FNΔK… Comme quoi je l’apprécie vraiment (mon collègue, pas la FNΔK).
J’achète la carte cadeau, je paie en ligne… Alléluiaaa !… Le paiement est accepté, je suis près pour partir allumer un cierge. Sauf que je n’ai pas reçu de carte cadeau ???
Bon, je me dis que cela prend peut-être un ou deux jours, je vais patienter.

Au bout de deux jours toujours rien, mais surtout je constate que le prélèvement soi-disant refusé à été aussi prélevé ! J’en ai donc pour deux fois le montant de la carte cadeau, et pas de carte cadeau.
Je vois avec ma collègue pour savoir si elle a reçu la carte sur son compte, puisque le premier paiement a été finalement prélevé. Non, elle n’a rien reçu !
Je commence une discussion avec le ChatBot du site de la FNΔK, Vous savez, le Pop-Up soi-disant doté d’une intelligence artificielle sensé répondre à vos questions. Je vous le dis, son intelligence est plus que virtuelle, par contre sa bêtise est bien réelle. De grâce, arrêtez avec les ChatBots sur vos sites, ils ne servent rien et c’est vraiment de la merde !

J’obtiens un mail, de nombreux échanges de mails, on me contacte même par téléphone… ça dure deux jours et je ne vous compte pas le temps passé. J’obtiens la carte cadeau, mais on me propose encore un avoir pour le premier paiement… Je leur explique en d’autres termes que leur avoir, ils peuvent se le tailler en pointe et se l’introduire où ils souhaitent… Bref je finis par obtenir le remboursement. Pas de geste commercial pour tout le désagrément et temps passé, ça non !

Tout résolu je ferme mon compte et fini, je ne veux plus entendre parler de la FNΔK.

Acte-4 – Cadeau de Noël
Non mais là Sima t’es maso, tu cherches vraiment les emmerdes…
Ha là, j’y suis pour rien.

Nous arrivons à la période des fêtes 2021, Mme Sima, qui m’aime (j’ai la faiblesse de le croire) m’annonce : tu n’auras pas ton cadeau pour Noël car il y a un souci (à cet instant, je ne sais pas de quoi il s’agit ni où elle a commandé).

Ton mielleux :  Ce n’est pas grave mon amour, j’ai déjà le plus beau cadeau que l’on puisse me faire… Ta présence (oui, un peu de fayotage et de flagornerie permet de temporiser).

Début janvier Mme Sima, toute désolée me dit que la vente a été annulée (rupture de stock ou je ne sais quoi) qu’elle n’en a pas été informée et qu’elle a été obligée d’appeler pour le savoir et tout de même outrée car cet appel était tarifé (2,16 € pour 0:05:24). Ce n’est pas une question de prix mais de principe.

Moi : et c’est qui cette boutique de merde qui facture pour connaître d’où vient le problème ?
Je vous le mets dans le mille, la FNΔK ! Ils trouvent le moyen de se faire du fric même quand vous cherchez à savoir d’où vient le problème.

J’espère qu’il n’y aura pas d’acte-5, normalement toute la famille Sima est vaccinée.

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Recettes de S – la lessive de Sima78

lessive sima78, janv. 2022
lessive sima78

Recette – la lessive de Sima78.

Nous en avions assez des lessives industrielles tant vantées dans les publicités. Et laquelle choisir ? Celle qui lave plus blanc que blanc et qui nettoie la tache dans le nœud du torchon ?

Toutes chimiques, néfastes pour l’environnement et irritantes pour la peau… Heu pardon, aujourd’hui il y en a même des biologiques. Mais toutes ont en commun qu’elles sont hors de prix !

Alors, depuis déjà plusieurs mois, nous avons décidé de fabriquer notre lessive.

Nous n’avons rien inventé, nous avons recherché sur internet une recette (il y en a plein), que nous nous sommes appropriée et que nous avons modifié légèrement les doses jusqu’à ce qu’elle nous apporte une triple satisfactions, celle de faire des économies, de la fabriquer nous-même, et de bien laver.

Notre recette de lessive.

Je vous la livre, à vous de vous l’approprier, de l’ajuster, si elle ne vous convient pas il y en plein d’autres sur le web.

La base que nous avons choisie est le savon noir naturel à base d’huile d’olive.

Le savon noir est fait à base d’huile d’olive et d’olives noires broyées, mises à macérer dans du sel et de la potasse, d’où sa couleur vert sombre, presque noire.
On redécouvre ses vertus, son parfum naturel, légèrement musqué, si caractéristique des maisons lavées au « savon mou ». Source : EspritCabane

Matériel pour 1 litre d’eau.

  • Une grande casserole
  • Un bidon de lessive vide de 1,5l
  • Une cuillère en bois
  • Un entonnoir

Ingrédients

  • 1 litre d’eau
  • 25 cl de savon noir liquide
  • 2 cuillères à soupe de bicarbonate de soude
  • 2 cuillères à soupe de vinaigre blanc
  • 10 gouttes d’huiles essentielles
  • 1 cuillère à café de lécithine de soja ou tournesol (optionnelle)[1].

Préparation

  • Faites bouillir l’eau dans une casserole, puis laissez tiédir, presque froid.
  • Rajouter le savon noir puis remuez avec la cuillère en bois.
  • Ajoutez le bicarbonate de soude et le vinaigre, mélangez à nouveau.
  • Laissez refroidir complètement.
  • Ajoutez l’huile essentielle de votre choix (thym, d’arbre à thé ou d’eucalyptus, elles ont des propriétés désinfectantes, celles de citron, d’autres agrumes ou de lavande, désodorisent). Faites votre choix, nous, nous mettons de l’huile essentielle d’eucalyptus car elle désodorise aussi. c’est aussi le moment de mettre la lécithine si vous le souhaitez.

Mettre des huiles essentielles dans un liquide chaud annule complètement leur efficacité !

  • Transvasez cette préparation dans le bidon de lessive à l’aide de l’entonnoir.

Utilisation

  • Secouez bien votre bidon avant chaque utilisation.
  • Versez un bouchon de lessive dans le receveur ou directement dans le tambour de votre machine à laver.

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Note(s)

  1. ^ La lécithine de soja évite que les graisses ou l’eau ne se séparent, c’est un stabilisant ou un émulsifiant.

Les aventures de Sima – Dyslexie et autres dys

Dyslexie et autres dys, janv. 2022
Dyslexie et autres dys

Les aventures de Sima – Dyslexie et autres dys.

Hé oui, parce que être dys est une aventure !

Un billet sous forme de témoignage car dernièrement j’ai souvent entendu des personnes me donner des conseils alors qu’ils ne connaissent des dys que quelques billets picorés sur le web.
C’est parfois pénible.

Un billet sous forme de témoignage pour démontrer la complexité des dys, que chaque cas est particulier, différent ou divergeant.

Suis-je dyslexique ou est-ce une autre forme de dys ? J’aime dire « dyslexie mineure »  comparée aux autres formes de dys. Dans ce billet je vais tenter de vous la décrire pour cela l’on devra passer par mon historique, mon enfance, comment cela fût perçu à une époque où l’on était soit bon ou nul à l’école, une époque où rien n’était diagnostiqué, où nous étions catalogués… La situation n’a pas vraiment changé, même s’il existe des orthophonistes surchargés. Alors je vais parler de moi, ma dys, et de ma vision de la langue française, sa lecture, son écriture, son orale… Bref, mon vécu.

Avant tout, qu’est qu’être « dys » ?

FFDYS
(…)
On regroupe ces troubles en 6 catégories :
• Les troubles spécifiques de l’acquisition du langage écrit, communément appelés dyslexie et dysorthographie.
• Les troubles spécifiques du développement du langage oral, communément appelés dysphasie.
• Les troubles spécifiques du développement moteur et/ou des fonctions visuo-spatiales, communément appelé dyspraxie.
• Les troubles spécifiques du développement des processus attentionnels et/ou des fonctions exécutives, communément appelés troubles d’attention avec ou sans hyperactivité.
• Les troubles spécifiques du développement des processus mnésiques.
• Les troubles spécifiques des activités numériques, communément appelés dyscalculie.
(…)

Et un Dyslexique ?

ATILF
DYSLEXIE, subst. fém.
MÉD. et usuel. Troubles rencontrés dans l’apprentissage de la lecture en l’absence de déficit sensoriel et intellectuel et de retard scolaire, caractérisés par la confusion de certaines lettres, l’inversion de syllabes et des substitutions de mots entraînant des troubles de l’écriture et des troubles dans l’apprentissage de l’orthographe.

Wikipédia
(…) La dyslexie est un trouble dont les causes ne sont pas suffisamment éclaircies et qui fait l’objet de nombreuses études et débats. Dans ce contexte, définir et diagnostiquer précisément la dyslexie reste un sujet de controverse. (…)

FFDYS
(…) Il s’agit d’une altération spécifique et  significative de la lecture (dyslexie) et/ou de la production d’écrit et de l’orthographe (dysorthographie). (…) La déficience liée à la dyslexie est d’intensité variable selon les individus.

Tous les dys ont une histoire différente

Alors je raconte la mienne.

Je ne pense pas que l’histoire de chacun soit un déclencheur d’une forme de dys, par contre je suis persuadé que ce peut être un facteur agravant ou améliorant.

La famille
Des parents aimants, plus que des parents des amis. Aucun sujet tabou, l’on pouvait discuter de tout. Pas de sexisme, tout le monde à la même enseigne ! Lors des tâches ménagères (ménage, cuisine, vaisselle, mettre et débarrasser la table, etc.) tout le monde y participait, moi, ma sœur, mon frère, mon père et ma mère. Pour les jeux de fratrie il en allait de même (nous avons joué ensemble à la poupée, la dînette, circuit 24, lance-pierre, fabriqué des flèches polynésiennes…). Et puis les livres… il y a toujours eu des livres dans la maison, c’était même les cadeaux de noël et d’anniversaire. Des livres et des math, notre père adorait nous faire des jeux, énigmes, liés aux math (pas des exercices, des jeux). Bref, une enfance heureuse et aimante ! Ma façon de m’exprimer n’était pas jugée, on me reprenait de temps à autre toujours avec le sourire, on trouvait mignon lorsque je disais « Astérisk et Obélisk », « Tintin et Limou » et autres inversion de lettres, de voyelles ou de syllabes. Il faut dire que lorsque l’on est dyslexique, l’on est les champions du monde des ironèmes [1].

Scolarité d’un dys.
Jusqu’au CM1, j’étais catalogué comme celui qui ne sait pas lire, ni écrire.
À partir du CM1, j’étais devenu un sujet curieux, puisque j’étais excellent en math (heu pardon, en calcul) et en science naturelle. Donc si j’arrivais à résoudre les problèmes c’est que je comprenais les énoncés, donc quelque part je savais lire et comprendre. Par contre à la lecture à haute voix ou à l’orthographe j’étais toujours une catastrophe. Donc, de celui qui ne sait pas lire je suis passé au fainéant qui ne fait aucun effort pour lire, écrire ou parler correctement.
Par la suite ma scolarité a été chaotique. Paradoxalement je me suis retrouvé avec un an d’avance en lycée professionnel (ça s’appelait CET à l’époque), ce n’est pas ce dont je rêvais faire mais l’on m’a orienté sans vraiment me laisser de choix, on ne savait pas quoi faire de moi. Au CET, j’ai été viré pour sur des raisons fallacieuses, un ou deux mois avant de passer mon BEP d’électricien.
Trop jeune pour travailler, hâte de quitter le système scolaire j’ai opté pour un CAP (en deux ans au lieu de trois à l’époque) de mécanique moto, vu qu’en plus de pratiquer les arts martiaux je faisais du moto cross depuis l’âge de 14 ans et bricolais mes bécanes de compètes (j’avais déjà des compétences en mécanique). Comme quoi j’avais hâte de quitter le système scolaire.

Ma dys et mes potes.
Que dire ? On se connaît depuis l’école primaire et nous sommes toujours amis, d’autres ont rejoint le cercle à l’adolescence ou jeune adulte, ils n’ont jamais décelé ma dys ou ne se sont jamais posé de question, nous avons vécu des moments de bonheur et fait des conneries ensemble. Quand des décennies d’amitié vous lient, le mensonge n’existe pas et ne peut exister, on ne triche pas entre-nous. Nous nous acceptons les uns et les autres, tels que nous sommes. Je n’ai jamais ressenti le besoin d’en parler dans ce cadre-là tant nos relations sont naturelles, simples et sincères. J’ai eu une enfance toujours entourée de copains, ne me suis jamais senti exclu. Une adolescence et une vie de jeune adulte tout aussi normale que ce soit dans les flirte puis ma sexualité avec des joies et des déceptions, bref d’une grande banalité.

Professionnellement,
Partie du plus bas en mécanique moto puis auto, j’ai suivi de nombreuses formations internes en automobile (j’ai eu la chance d’être dans un grand garage filiale à l’époque de SODIAM [Fiat], SOVERDIAM  [Simca, Talbot, Chrysler, Peugeot, Sunbeam]) pour arrivé P3 très jeunes. Puis un jour j’ai décidé de changer radicalement de métier, agent d’accueil dans un musée, nouveau départ tout en bas de l’échelle, j’ai suivi les formations internes proposées, j’ai également suivi des cours de botanique durant 2 ans (je me suis même intéressé au latin et au grec), pour finir à un poste de management de deux équipes. J’ai gravi les échelons simplement en passant des concours, parfois le sentiment d’en avoir passé certains pour rien puisqu’à un moment on m’a bloqué, je me suis retrouvé au même niveau que d’autres qui ont gravi sans passé de concours, tant meiu pour eux. Mais bon j’ai continuer mon chemin, je n’ai jamais eu de grandes ambitions, ou la seule c’est d’être heureux avec ceux que j’aime.
Ça n’a pas été non plus un long fleuve tranquille, étant militant syndicaliste, j’ai eu parfois une cible dans le dos, des menaces de mutations, pas mal de bâtons dans les roues…
Finalement je m’en suis sorti pas trop mal, aucun des enseignants que j’ai eu lors de ma scolarité auraient misé le moindre centime sur un tel outsider. J’étais à leurs yeux un âne parmi les chevaux de courses. Peut-être est-ce pour cela que j’adore les ânes 🙂
Bref, une vie très banale, rien d’extraordinaire.

Quel rapport entre ma dys et ma vie ?
Concrètement, je ne sais pas s’il y en a, mais j’ai tendance à penser que si j’ai eu la chance d’avoir une enfance heureuse, d’être entouré dans le cadre familial et amicale de personnes que j’aime et dont je pense que c’est réciproque ont peut-être aidé à amoindrir les conséquences, car si je m’en étais tenu qu’au jugement scolaire et que mon entourage l’aurait soutenu… Je n’étais qu’un cancre effronté, pas bon à grand-chose, celui qui ne fera jamais rien de sa vie. Je pense donc que l’entourage, les rencontres amicales et professionnelles peut avoir un impact améliorant ou aggravant.

Jeune papa, j’ai adoré lire des histoires à mes enfants… Comment est-ce possible ? S’agissant de contes pour enfants faciles à retenir, je les connaissais par coeur et donc la relecture, même à haute voix était plutôt fluides.

Dyslexie et dysorthographie

En se basant sur les manifestations et répercussions décrites par la FFDYS on va se rendre compte de la particularité de ma dys, s’agit-il de dyslexie ou d’une autre forme de dys, même si j’ai été diagnostiqué dysléxique, en tout cas c’est la forme qui s’en rapproche le plus.

Manifestations

  • Difficulté à identifier les mots : S’il s’agit d’un mot que je découvre, même si j’en devine le sens, j’ai besoin de vérifier sa définition et ses usages (quand je lis, j’ouvre dans « Carnet« , app smartphone, une note sur le livre que je lis et j’y mets toutes les questions que je me pose, çà ne m’est pas pénible, j’aime faire ça).
  • Difficulté à lire sans erreur et de manière fluide : à voix haute c’est très pénible pour moi et pour l’oratoire, presque une souffrance, je bute sur tous les mots. Étonnamment, sans que cela s’explique, si je lis silencieusement, dans ma tête, c’est fluide (je ne m’explique ni pourquoi ou comment, c’est comme une musique, c’est sans doute pour cela que j’aime la poésie, pour les Haïkus c’est différent[2]). Il existe une police spéciale pour les dyslexiques. J’ai testé, elle ne m’apporte rien, comme quoi toutes les dys ne se ressemblent pas.
  • Difficulté à découper les mots dans une phrase : Je ne comprends pas cette phrase… en lecture à voix haute je découpe bien les mots, trop même, j’en découpe même les syllabes.
  • Lenteur exagérée de la lecture : à voix haute, comme je l’ai dit, c’est lent, pénible je bute sur presque tous les mots.
  • Difficulté de compréhension des textes : ça dépend ! Lorsque je lis silencieusement j’ai une bonne compréhension du texte… Sauf en cas d’écriture inclusive (point médian, point bas, ou tirets mais aussi dans d’autres fioritures), je suis obligé de relire plusieurs fois la phrase pour la comprendre, au bout deux ou trois phrase je décroche et abandonne, comme si je lisais à haute voix (pénible et insurportable). Dans le cas où on alourdit le texte en multipliant les termes masculin/féminin, s’il y en a trop, je me perds dans le texte, ceux qui mettent à tout long de texte des (tous et toutes, manifestants et manifestantes, bref la nécessité à chaque fois de préciser le masculin/féminin), me perd complètement. Des phrases très longues sans ponctuation aussi (plusieurs lignes). Par contre la féminisation des substantifs ne me perturbent pas (écrivain/écrivaine) même si parfois je trouve cela étrange pour certains substantifs « auteur » car personne ne se met d’accord s’il faut dire auteure ou autrice, j’ai lu les deux, plus étrange j’ai lu « les maires et mairesses ont défilé », pour moi maire est une fonction, et n’étant pas totalement idiot je me doute qu’il y a des femmes et des hommes, mais surtout, s’agissant d’une fonction, je me contre-fiche de savoir quel sexe il y a derrière une fonction, c’est la compétance qui m’intéresse. Mais la féminnisation des substantifs ne me dérange pas plus que cela si ça n’alourdit pas inutilement le texte.
  • Écriture lente et difficile, parfois illisible (dysgraphie) : J’étais une catastrophe pendant tout ma scolarité, j’aime écrire, j’écris beaucoup pour moi-même, à force je pense que je m’en sors pas trop mal. C’est un peu comme une gymnastique. J’ai essayé d’écrire en inclusif, j’ai fait des tentatives, des efforts, mais non, je n’arrive pas à faire les accords, ça m’est incompréhensible.
  • Nombreuses fautes d’orthographe, certaines phonétiquement plausibles, certaines aberrantes : Oui des fautes d’orthographe malgré mes efforts persistant, des phonétiques également et j’ai envie d’en ajouter une supplémentaire… Lorsqu’un mot ne me vient pas, je peux y substituer un synonyme pas forcement le plus approprié. Idem à l’oral, si je sens qu’un mot va sortir avec syllabes dans le désordre je le remplace par un autre plus simple à dire (ça se passe en une fraction de seconde dans ma tête).
  • Fatigabilité importante liée à l’activité de lecture et d’écriture : Je ne pense pas avoir de fatigabilité en lecture intérieure, pour l’écriture, je dois écrire régulièrement, comme une gymnastique dit plus haut.

Répercussions

  • Mauvaise tenue des cahiers scolaires. Sont souvent incomplets, illisibles et incompréhensibles, ce qui entraîne des difficultés à étudier les leçons et faire les devoirs : C’est tout à fait ça, sauf la difficulté d’étudier, je pense que la pédagogie de mes parents, surtout mon père, était mieux adapté et j’ai toujours aimé apprendre, si je ne faisais pas mes devoirs, par ailleurs je m’en inventais qui n’avaient rien à voir avec ce qui m’était demandé[3]. Les formations internes professionnelles m’ont aussi paru plus adaptées.
  • Difficultés de lecture et d’écriture ne permettant pas d’accéder naturellement à l’information : j’ai déjà plus ou moins répondu plus haut, j’ai beaucoup moins de difficulté que dans d’autres forme de dys.
  • Absence de goût pour lire et écrire : étonnamment, ce fût l’inverse pour moi, j’ai toujours aimé lire interieurement et j’ai pris goût à l’écriture tardivement, même si je n’ai pas une écriture d’écrivain.
  • Difficultés d’apprentissage dans de nombreuses matières (les matières littéraires sont les plus affectées, les matières scientifiques aussi peuvent l’être de par les difficultés de compréhension des énoncés.) : Si j’avais un sérieux retard sur certaines matières (géo, histoire, etc.) je me maintenais en sciences naturelles, on dit SVT maintenant, et j’étais plutôt en avance sur les maths… Bon au sport j’ai toujours été au top, mais c’est une matière qui paraît-il compte peu.
  • Problèmes de compréhension des sujets écrits aux examens, de la production d’une copie lisible et correctement orthographiée, et du temps mis pour l’écrire : J’ai toujours douté sur mes productions écrites, sans que cela me traumatise.
  • Résultats scolaires pas à la hauteur des efforts fournis : très disparate, à part pour les math, très bonnes notes, SVT dans la moyenne, tout le reste oscillait entre 0 et 5 sur 20. au sport j’étais au top, mais bon…
  • Scolarité plus difficile avec risque de redoublement, interruption de la scolarité ou orientation vers une formation moins ambitieuse que ses capacités intellectuelles seraient en droit de lui autoriser : on peut le dire comme ça, scolarité compliquée, orientation d’office décidé par l’éducation nationale.
  • Difficulté à gérer des situations où il est nécessaire de lire ou d’écrire (CV, petites annonces, tests d’embauche …) : là aussi je trouve que je m’en sors pas trop mal.
  • Fragilisation psychologique : Pas me concernant, mais peut-être est-ce dû au fait d’avoir toujours été bien soutenu par mes parents, bien entouré par mes copains, sans tabou, sans jamais se sentir jugé…
  • Estime de soi diminuée : Je ne sais pas.

On constate que les dys c’est compliqué et très varié.

Maintenant que je suis adulte, en fin de carrière et faisant le point sur ce que je suis aujourd’hui. Ce qui  a contribué à ce que je suis, est la combinaison de plusieurs facteurs :

L’entourage familial, les potes (je ne me suis jamais senti isolé), unefamille et des potes exeptionnels, des collègues de travail avec qui je me suis généralement bien entendu… Mes potes n’étaient pas les premiers de la classe, ni des fayots et pourtant loin, très loin d’être idiots, dotés d’une intelligence que le système scolaire ne sait pas capter (pas la faute des enseignants mais du système scolaire), dommage on perd des compétences dès l’enfance.  Le fait aussi que depuis l’enfance j’ai toujours été considéré comme une pipelette malgré mes fautes d’élocution, être bavard est une bonne chose pour un dys sauf à l’école (en classe, passe son temps à bavarder, perturber, quand il ne contemple pas le paysage par la fenêtre) sans être un grand extraverti, je n’ai pas été un introverti.

Deux enseignants, l’un en 6è/5è qui un jour m’a dit : si tu ne faisais pas autant de fautes de grammaire, conjugaison, d’orthographe, tu aurais d’excellentes notes de français car tu as beaucoup d’imagination, plus que beaucoup, je sais que tu lis, continue de lire et surtout essaie d’écrire (le plus beau et unique compliment que l’on m’ait fait à l’école, et c’est de là que m’ait venu le goût de l’écriture, tant bien que mal), puis un autre en CET qui a fait le nécessaire pour me faire passer des classes CAP à celles BEP dès le début d’année (Tu n’as rien à faire ici, il faut que tu passes sen BEP). J’ai envie d’en rajouter une troisième, une enseignante dont je n’ai jamais été dans sa classe et qui savait que je n’étais pas l’élève idéal, tout se sait dans une école primaire, et pourtant… Lors des récréations ou à l’extérieur (elle habitait le même quartier) quand je la croisais elle est toujours venu vers moi, me parler, des mots gentils… J’ai toujours ressenti de l’affection de sa part, me sentir aimer par un enseignant, et moi aussi j’ai sympathisé avec elle, j’aimais lui parler… Je la nomme, c’était Mme Rousseau du CE1.

Le sport, j’ai fait du karaté très jeune dans une école très traditionnelle où nous faisions aussi de la méditation, des katas sous la neige (plus le temps était pourri, plus nous étions dehors), puis à 18 ans j’ai fait du Full-contact (boxe américaine appelé aussi kick-boxing) pour en devenir prof quand j’étais adulte, du moto-cross de 14 à 19 ans, et beaucoup joué aux échecs… cela m’a apporté beaucoup, prendre du recul, ne pas stresser, être posé et calme.

Voilà, ce long billet se termine, j’espère vous avoir éclairé sur la diversité des dys, que ce n’est parce que l’on est opposé à l’écriture inclusive que l’on est sexiste, patriarcal, machiste. Désolé, mais c’est un fait ! et je pense que c’est valable pour tous les autres qui ont une dys plus complexe que la mienne et qui n’ont peut-être pas la même possibilité d’expression.

Si j’ai croisé de vrais cons parmi les enseignants je ne leur en veux pas, ils n’étaient pas informés à l’époque sur les dys (moi-même je ne savais pas que j’étais dys), et aujourd’hui, s’ils sont mieux formés, ils font de leur mieux dans un système scolaire qui n’est pas adapté aux différences mais plutôt dans l’uniformité. Il faut rentrer dans le moule.

Si vous avez vous-même un enfant dys, il faut savoir être patient, à l’écoute et ne jamais douter de ses compétences.

Hééé Sima, je suis un magicien ! Que dirais-tu si d’un coup de baguette je t’enlève ta dys ?
Bah… J’aimerais tant lire à haute voix comme d’autres le font et que j’aime écouter… Mais non, ma dys et moi on vit ensemble depuis tant d’années et je pense qu’elle m’a apporté aussi de bonnes choses comme savoir bien m’entourer, vite repérer les gens qui ne m’intéressent pas, j’ai donc rarement été déçu… Non merci, je garde ma dys. je peux comprendre que ce ne soit pas pareille pour d’autres dys.

PS: Moi et mes potes, nous nous disons, que nous nous en sommes pas trop mal sorti.

Pour finir je vous invite à lire l’article « Des essais avec Open-dyslexic » accompagné d’une vidéo que j’ai mise ci-dessous, sur « Restez Curieux« . Cyrille Borne est un enseignant que je suivais déjà sur son blog historique, j’espère qu’il ne m’en voudra pas pour ce que j’ai dit des enseignants.

Cadeau: une chanson de Buzy « Dyslexique ».

Le billet Les aventures de Sima – Dyslexique et autres dys est apparu en premier chez Sima78.

Note(s)

  1. ^ Définition par Cdl#ironème:
    c’est un jeu de mots, mais reposant sur:
    – certaines figures préférentiellement,
    – une vocation poétique & imaginaire,
    – une fréquence, une itération,
    – une prétention de rupture discursive (c’est un anti discours),
    – un horizon de composition d’un autre monde, le monde d’à côté,
    – une certaine retenue pour éviter les gros effets,
    – une recherche d’économie linguistique (on réduit l’ironème à sa plus brève expression).
    Ébauche, épure, esquisse poétique de subversion langagière.
    https://framapiaf.org/@etienne_cdl/2831975
  2. ^ Quand je lis un haïku je ne le ressens pas comme un poème, même si je sais que c’est poétique. Je le ressens comme une photographie artistique, un instantané saisi, un instant d’un présent figé, avec en plus des ressentis de son, de lumière, d’odeur… . Exemple d’un classique de Bashô : Ah ! Le vieil étang, Une grenouille y plonge, Le bruit de l’eau.
  3. ^ Pour exemple je me souviens qu’alors nous avions eu un devoir de trains se déplaçant de gares en gares, sa vitesse, nous venions d’apprendre à calculer la vitesse, le temps… Dès rentré chez-moi j’ai jeté mon cartable au fond de ma chambre, rien à foutre du cahier de texte et des devoirs, et j’ai ouvert une encyclopédie pour connaître la circonférence de la terre au niveau de l’équateur et calculer la vitesse de rotation de notre planète en km sur 24 h, vitesse qui me parut pharamineuse, puis la vitesse de notre planète autour du soleil en un an en km/h. Ça me semblait tellement vertigineux que je suis allé voir mon père avec mes calculs.

Littérature – Premier sang d’Amélie Nothomb

Premier sang A. Nothomb, déc. 2021
Premier sang A. Nothomb

Premier sang – d’Amélie Nothomb (08/2021)

EAN : 9782226465382
180 pages
Éditeur : Albin Michel

Dans ce roman, Amélie Nothomb nous fait la biographie de son père, du moins d’une partie de la vie de son père récemment décédé.

Cela commence par le traditionnel « flash back » où nous le découvrons à l’âge de 6 ans, orphelin de père sans pour autant susciter l’intérêt de sa mère, choyé par ses grands-parents maternels, son grand-père décide pour l’endurcir de l’envoyer durant les congés d’été dans la tribu des Nothomb.

Et c’est bien d’une étrange tribu dont il s’agit son grand-père paternel, imbu de sa personne et persuadé d’être un grand poète laisse les enfants abandonnés à leurs sorts ; mal nourris, les laissant quasiment mourir de faim, mal vêtu, mal chauffé. Ses cousins et cousines se comportent comme de vrais sauvages et pillent ses bagages dès son arrivée. Patrick, malgré ces conditions infernales et mal adapté à ce mode vie va pourtant finir par l’aimer et demander à y retourner aux prochaines vacances de Noël où il aura pour cadeau les œuvres de Rimbaud malgré son jeune âge.

Quelques étapes sont vite balayées, celle où il est jeune adulte et présente son épouse aux Nothomb, puis jeune papa et enfin quand il est envoyé Congo comme tout jeune diplomate. Amélie nous emmène dans la partie tragique du récit.

À peine arrivé et nommé consul à Stanleyville (actuel Kisangani), en pleine période de rébellion il est pris en otage. La ville est transformée en camp de rebelles dirigés par l’auto-proclamé Président Gbenye, ville où toute la population est prise en otage.

Patrick, par ses compétences d’ouverture à la discussion, par des jeux de palabres parvient à sauver sa vie et quelques exécutions. Lui que son handicap interdit toute vue du sang qui le fait s’évanouir, il sera parfois le témoin impuissant d’exécutions. Il sera lui-même finalement conduit pour son exécution, il sera épargné in extremis par Gbenve juste avant l’intervention des parachutistes belges le 24 novembre 1964.

Dans cette courte biographie on y retrouve tout le style d’Amélie Nothomb, le parfait équilibre entre le tragique les pointes d’humour et la touche de légèreté.

Les aventures de Sima – la joie de donner gout a la lecture

goût à la lecture, déc. 2021
goût à la lecture

Les aventures de Sima – la joie de donner goût à la lecture

Houlà, mais mon prochain billet ne devait sortir que mercredi prochain, tant-pis, c’est Noël et je suis content!

Le lendemain de Noël je reçois un coup de fil et…

– Non mais là, Sima, reprend tout depuis le début, sinon personne ne va rien comprendre !
– Ok, je fais donc un « flash-back »

Retour en arrière…

Pour les vacances de cet été nous n’avions pas fait de réservation, l’incertitude à la situation sanitaire, frontières fermées ou pas, bref nous n’avions rien prévu.
finalement les frontières sont ouvertes, juste besoin du pass sanitaire, mais pas de location, pas d’anticipation, rien de prévu.
C’est alors qu’une amie bolivienne m’appelle et me dit :

Sima, je pars pendant cinq semaines en Bolivie avec mes filles, mon appartement est grand et vide, si tu veux tu peux y venir, il y aura juste ma sœur deux jours par semaine qui occupera ma chambre, mais il reste suffisamment de place pour vous, il reste trois chambres de libres.

D’accord, mais est-ce vraiment possible ? Car si nous venons il y aura Ricky avec nous ?

Ouvrons une parenthèse ici : Ricky est notre chat et notre amie a une véritable phobie des chats, s’il y a un chat sur le trottoir elle en change pour ne pas le croiser.

Alors je reprécise :

Es-tu vraiment certaine ? Même avec Ricky?

Oui, l’an passé lorsque nous avions déjeuner ensemble à ta location, c’était la première fois que j’approchais de si près un chat et je l’ai même caressé un peu. Ricky fait partie de vous et il est aussi le bienvenu.

Bref, nous avons passé d’excellentes vacances, et avant de partir je suis passé dans une librairie pour lui acheter un livre que j’ai emballé dans du papier cadeaux et posé en bonne position bien visible sur l’un des meubles du salon.
Il s’agissait de « Neko Café » de Anna Sólyom la traduction française est « Derrière la porte du café des chats ». Je ne vous fais pas le résumé du livre, ce n’est pas le sujet et Iceman l’a très bien fait dans « Littérature – Derrière la porte du café des chats d’Anna Sólyom (2020)« 

Donc quelques mois ont passé et nous en étions donc là quand le lendemain de Noël je reçois un coup de fil :

Salut Sima, meilleurs vœux et patati et patata… (Je ne vais tout de même pas vous retransmettre toute notre discussion mais juste ce qui est lié au titre du billet). Tu sais Sima, je ne lis jamais, pourtant mes sœurs et mon père lisent beaucoup, mais moi jamais et lorsque j’ai découvert ton livre, dans un premier temps je me suis dis que je ne le lirais pas… Puis j’ai lu et relu la carte que tu m’avais glissé dans le livre et qui disait « Tu as caressé Ricky il s’est laissé faire, un contact s’est lié, ce livre peut-être te réconciliera-t-il avec les autres chats et qui sait ? Peut-être en adopteras-tu un ? Bonne lecture ! ». J’ai donc commencé la lecture sans pouvoir m’arrêter jusqu’à la fin, moi qui ne lis jamais et j’ai adoré l’histoire. Cela m’a donné envie de lire d’autres livres et me suis inscrite à la bibliothèque où j’ai emprunté des livres. Si tu as des suggestions, je suis preneuse !

Je lui ai suggéré « Ha llegado el momento de volver a encender las estrellas » qui est la traduction en espagnole de « Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Virginie Grimaldi.

Oui aussi un livre léger, facile à lire, plaisant, une histoire à trois voix, celle de la mère et de ses deux filles…

Méfiez-vous des livres que l’on dit léger, il faut savoir y découvrir la profondeur.

Soit, sa phobie des chats n’est pas totalement résorbée (sauf avec Ricky, bon je me la pète, il est adorable comme son maître, bon il a détruit toute la déco du sapin de Noël qu’il a aussi fait tomber, mais son maître à fait des conneries un peu plus grave dans sa jeunesse, il faut que jeunesse se fasse) alors ce qu’elle m’a dit par téléphone et lui avoir donné goût à la lecture est l’un de mes beaux cadeaux de ce Noël.