Débuter en randonnée

1 495 mots, temps de lecture 8 minutes.

Rando – Débuter en randonnée

Avant tout je souhaite clarifier dès le début que cet article ne traitera pas des sujets tels que : Les erreurs de débutant en randonnée, Débuter en randonnée et les erreurs à éviter, mes erreurs de débutant, les erreurs en bivouac, etc.
Car cela sous-entend que vous faite déjà de la randonnée et ce peut être une idée d’article à venir.

Pour ceux qui n’ont jamais pratiqué la randonnée, se contentant peut-être de quelques balades dominicales, cet article pourrait être une introduction utile.

Je prévois d’aborder différents aspects de la randonnée, même si cela peut faire penser à une sorte de chronologie, c’en est pas une, car il n’existe pas de niveaux de compétence en randonnée, pas de ceinture blanche ou noire, pas de hiérarchie dans les méthodes. Il existe simplement différentes manières d’appréhender la randonnée, et la meilleure est celle qui vous convient.

On a le droit de ne pas apprécier le bivouac, le camping ou la marche sur plusieurs jours consécutifs, et c’est tout à fait légitime. Il n’y a pas de standard d’excellence à atteindre, seulement des préférences personnelles à respecter.

Vous n’avez jamais randonné.

  • Vous avez peut-être des appréhensions, vous doutez de vos capacités à marcher plus de 10 km.
  • Vous avez d’autres doutes, peut-être de santé, parlez-en à votre médecin.
Groupe de six personnes en tenue décontractée marchant en file sur une crête herbeuse sous un ciel bleu vif, l'un d'eux pointant le doigt vers l'horizon, sans équipement technique particulier.
Pas besoin d’équipement sophistiqué pour commencer : un groupe, un ciel bleu, un chemin, la randonnée s’apprivoise simplement

La randonnée ça commence maintenant !

Tout ce que vous pouvez faire à pied, faites-le ! Je vous recommande de planifier une marche d’une durée comprise entre 2h30 et 3h30 chaque semaine. Si vous pouvez également insérer quelques séances de marche rapide d’environ une heure, c’est encore mieux.
Il faut être conscient qu’il existe un risque de monotonie ou d’ennui lorsque vous marchez pendant 2h30 à 3h30 autour de votre domicile, sur des sentiers que vous connaissez déjà très bien. Après tout, le but de la randonnée c’est d’y prendre du plaisir.

La solution à ce problème, comme mentionné dans l’article précédent, est d’adhérer à un club de randonnée. Ça vous sortira de vos sentiers habituels. Cette activité partagée est empreinte de bienveillance, où l’on se soutient mutuellement, avec des pauses pour se réhydrater et grignoter. Pour vous inscrire, vous aurez besoin d’un certificat médical, ce qui sera l’occasion de consulter votre médecin.

Une fois membre du club, vous obtiendrez votre licence et deviendrez officiellement randonneur. Vous verrez, cette approche de la randonnée peut déjà vous satisfaire pleinement.

Randonneur homme vu de dos, chemise à carreaux et jean, petit sac à dos gris et violet, marchant seul sur un sentier caillouteux en pente douce entre prairies alpines et sapins.
Randonner seul, c’est possible dès le départ, à condition de bien choisir son itinéraire, d’en informer quelqu’un et de partir sur des sentiers balisés et adaptés à son niveau

Quels matériels pour des randonnées à la mi-journée ou à la journée ?

Si vous êtes débutant, ne vous précipitez pas à dépenser beaucoup d’argent. Pas besoin d’investir dans des vêtements techniques dès le départ. Je suis sûr que vous pouvez trouver chez vous des vêtements adaptés à la randonnée. En ce qui concerne les chaussures, vous pouvez facilement trouver d’excellentes options à prix abordable, voire commencer avec une simple paire de baskets.

Ce qui me semble impératif :

  • sac-à-dos de 10 à 25 litres est suffisant, le premier prix ira très bien,
  • veste légèrement déperlante et coupe vent (vous avez peut-être ça chez-vous),
  • veste de pluie genre k-way l’astuce prenez une ou deux taille au-dessus ainsi il pourra envelopper aussi votre petit sac-à-dos, pas besoin de poncho,
  • une bouteille ou gourde d’eau.

En effet, qu’allez-vous mettre dans votre sac-à-dos ? Une gourde, un vêtement de pluie, un en-cas pour le pique-nique, quelques grignotages, peut-être un vêtement que vous portiez et que vous avez retiré parce que vous aviez trop chaud.

Plus vous vous passionnerez pour la randonnée, plus vous investirez dans des vêtements et du matériel de manière judicieuse. Il est préférable d’attendre de pratiquer un peu avant de faire des choix d’investissement. De cette façon, vous pourrez baser vos décisions sur votre propre expérience.

– Oui mais moi Sima j’aimerai me lancer dans l’itinérance mais je ne sais pas si je suis prêt.
– Il y a plusieurs façons de faire sans investir plus.

L’itinérance n’inclut pas forcément le bivouac ou le camping !

Plusieurs façons de faire

  • Vous êtes adhérent d’un club et il y a certainement une ou plusieurs propositions en ce sens, profitez-en !
  • Lors de vos congés dans un lieu qui vous plaît, organisez-vous des sorties à la journée, comme l’on dit « en étoile ». Une par jour.
  • Organisez-vous un parcours passant de gîte en gîte ou location en location, ou encore de gîte en location. Vous pouvez même vous organiser un portage de bagages d’étape en étape pour n’avoir que votre minimum à transporter chaque jour.

Ce sont encore d’autres façons d’appréhender la randonnée au jour le jour.

Randonneur debout de nuit en veste jaune vif avec lampe frontale allumée, contemplant la mer et le ciel étoilé depuis une falaise, à côté d'une tente illuminée de l'intérieur, avec des falaises sombres et un reflet lunaire sur l'eau en arrière-plan.
Le bivouac en bord de falaise sous un ciel étoilé : ce que la randonnée peut offrir à ceux qui osent franchir le pas, une nuit que l’on ne vit pas depuis un hôtel

Faire de l’itinérance avec tente, tarp, etc.

Cela nécessite un équipement plus complet. Peut-être pratiquez-vous déjà l’une des formes de randonnée mentionnées précédemment et avez-vous déjà commencé à investir dans des bâtons, des chaussures, etc.

Les risques encourus lorsque l’on se lance sont les suivants :

  • Opter pour un équipement premier prix au départ : Si vous découvrez que vous aimez la randonnée itinérante sous tente ou tarp, vous devrez probablement remplacer une grande partie de votre équipement qui ne sera pas adapté.
  • Opter pour un équipement haut de gamme dès le départ : Dans ce cas, même si vous appréciez la randonnée sous tente ou tarp, vous pourriez devoir ajuster ou remplacer certains achats qui ne correspondent peut-être pas parfaitement à votre style ou vos besoins.

Dans les deux cas, si cette forme de randonnée ne vous convient pas, vous aurez investi pour rien.

En effet vous aurez besoin

  • d’un duvet,
  • une tente, ou tarp ou tente qui fait tarp,
  • des accessoires (gamelles, réchaud, frontale, etc.),
  • peut-être d’autres vêtements
  • un sac à dos plus grand, mieux adapté (prenez-le en dernier pour avoir le litrage le mieux adapté).

Quelques solutions pour vos premières sorties

Ne vous précipitez pas lors de vos achats, prenez le temps de bien y réfléchir.
Faites-vous prêter du matériel ou louez, certains magasins proposent la location, je ne connais pas les tarifs.

– Heu Sima, ce n’est pas toi qui as acheté une gamelle trop étroite et que ta cartouche de gaz ne rentrait pas dedans ?
– Oui, je me suis trompé sur les mesures, j’ai dû en racheter une autre, un proverbe dit : les conseilleurs ne sont pas les payeurs 🙂 Bref !

Vous avez des appréhensions

Vous avez tout préparé pour partir, mais vous ressentez des appréhensions, après tout, c’est votre première fois !

Avant de vous aventurer plus loin, pourquoi ne pas monter votre tente dans votre jardin ou un lieu proche de chez vous ? Cela vous permettra de vous familiariser avec le montage et de vérifier qu’il ne manque rien.

Ensuite, choisissez un itinéraire de trois à quatre jours, en incluant des arrêts dans des campings. Cette expérience vous permettra de vous organiser par vous-même, que ce soit pour votre toilette, votre lessive, votre popote… Et si par hasard vous avez mal estimé la quantité de nourriture à emporter, vous aurez la possibilité de vous ravitailler.

En agissant ainsi, vous gagnerez en confiance grâce à vos propres expériences.

Voilà de quoi commencer en douceur !

Petite tente de bivouac verte vif installée à l'abri d'un bloc rocheux au cœur d'un cirque glaciaire de haute montagne, entourée de parois rocheuses enneigées, d'éboulis et d'un torrent glaciaire, sous un ciel pâle d'altitude, sans présence humaine visible.
Une petite tente au cœur d’un cirque glaciaire : l’image de ce que la randonnée peut offrir à ceux qui progressent pas à pas, des horizons que peu de gens connaissent

Partir en Bivouac

Partir en randonnée avec bivouac, que ce soit en alternant avec des campings ou des gîtes, en autonomie totale ou partielle, représente une autre façon de pratiquer la randonnée.
Cette approche peut susciter d’autres appréhensions, surtout lorsqu’on le fait pour la première fois, comme je l’aborde dans l’article « Le bivouac : peurs et appréhensions« .

Cela dit, si vous avez minutieusement planifié votre itinéraire, préparé votre équipement et que vous êtes mentalement prêt, alors n’hésitez pas à vous lancer dans cette expérience enrichissante.

– Moi Sima, je n’ai jamais randonné, j’ai tout le matériel et je pars demain pour dix jours avec bivouac !

Si c’est ce que vous ressentez profondément ! Si dès la première fois vous êtes convaincu que c’est la manière dont vous souhaitez pratiquer la randonnée… Alors lancez-vous ! Nous sommes tous uniques, et il y a des personnes pour qui cette approche est tout à fait adaptée !

Pour conclure
Comme vous l’aurez compris, il n’existe pas une seule bonne façon de randonner, mais une multitude d’approches différentes. La meilleure façon de pratiquer la randonnée est celle qui vous convient le mieux !

Vous souhaitez faire pars de votre avis, votre expérience, vos questions… Les commentaires sont là pour ça !

Toutes les photos sont sous licence Creative Commons CC0 via c.pxhere

Le billet Débuter en randonnée est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Adhérer a un club de randonnées

972 mots, temps de lecture 5 minutes.

Adhérer à un club de randonnées

Depuis peu j’adhère à un club de randonneurs

Plonger dans le monde de la randonnée au sein d’une association offre bien plus qu’une simple activité physique. C’est une expérience où la découverte et le partage se mêlent pour transformer votre perception de la nature et de votre environnement.

– Toi Sima, qui dans ta jeunesse a toujours randonné seul, parfois avec des amis, lorsque tu as repris c’était seul ! Mais pourquoi adhérer à un club ?
– J’y ai trouvé que des avantages que je vais détailler dans ce billet.

Adhérer à un club de randonneurs offre que des avantages, je n’y ai trouvé aucun inconvénient.

Marcher, s’entraîner

Le club dont je suis adhérent propose une sortie par semaine (elle propose aussi d’autres projets, j’y viendrais plus bas), si vous êtes sédentaire, ou souhaitez découvrir la randonnée, vous avez envie d’activité… Adhérer à un club de randonnée vous offre une possibilité d’activité saine et peu coûteuse.

Personnellement, j’essaie de faire deux à trois marches par semaine de 2h30 à 3h30. J’ai mes propres circuits, certains avec des dénivelés, d’autres rapides sur du plat, et encore d’autre où je me confronte à la brûlure du bitume. J’ai beau essayer de les varier, ils me sont devenus d’une grande monotonie.

Intégrer la sortie proposée par l’association m’a sortie de cette monotonie.

Groupe de randonneurs vus de dos, équipés de sacs à dos colorés, progressant en file indienne sur un sentier de crête étroit avec vue panoramique sur un massif montagneux verdoyant sous ciel nuageux.
En club, on ne marche jamais seul : le groupe tire vers l’avant, partage l’effort et démultiplie le plaisir – ici sur un sentier de haute montagne

Découvrir sa propre région

Je suis du coin, comme l’on dit, alors je connais les forêts, plaines environnantes comme ma poche, je sais qu’il y a quelques parcours autours intéressants… et plein d’autres villes et lieux que je pensais inintéressants et que je traversais rapidement…

Grâce à l’association de randonneurs j’ai découvert plein de parcours supers que je ne soupçonnais pas, proche de chez-moi. Je redécouvre ma propre région.

Au-delà de la découverte de nouveaux parcours c’est aussi une redécouverte culturelle de votre propre région !

Sentier de randonnée en forêt en automne, tapissé de feuilles mortes rouge et or, bordé d'arbres aux feuillages jaunes, oranges et roux sous une lumière dorée rasante, sans présence humaine.
Les sentiers du club révèlent des paysages que l’on ne trouve pas seul – ici un chemin forestier en plein cœur de l’automne, baigné de lumière dorée

Attiser votre curiosité

Vous aurez peut-être, l’envie de découvrir par vous-même de nouveaux parcours à faire découvrir aux autres. Vous partirez en prospection de votre propre région. C’est une option offerte !

Deux randonneurs vus de dos en gros plan, penchés sur une carte topographique dépliée, l'un d'eux pointant du doigt un itinéraire sur la carte aux courbes de niveau détaillées et sentiers balisés en rouge.
Lecture de carte en binôme sur le terrain : dans un club, les savoirs se transmettent naturellement, de randonneur expérimenté à débutant

Les rencontres

Comme dans toute association, vous y ferez des rencontres intéressantes et des partages enrichissants, d’autant plus qu’en thème de randonnée nous avons chacun notre façon de faire.

Il y a plein de façon de randonner: S’en tenir à ce que propose le club, faire des voyages avec des randonnées à la journée depuis un point de chute, faire de l’itinérance avec portage de bagages d’étape en étape, itinérance de camping en gîte, itinérance en y incluant du bivouac, randonner seul ou accompagné… Les rencontres et les échanges sur les diverses expériences ne peuvent qu’être enrichissante.
C’est aussi un facteur motivant pour continuer votre passion ou peut-être relever d’autres défis.

Il n’y a pas de mauvaise façon de randonner, celle qui vous convient est la bonne.

Jeune femme vue de dos, cheveux bruns mi-longs, portant un sac à dos en toile grise avec sangles en cuir, marchant seule sur un sentier forestier étroit entre de grands conifères et une végétation verdoyante luxuriante.
Femme, homme, jeune, moins jeune : la randonnée en club accueille tout le monde, le sentier s’ouvre à chaque pas, sans distinction

Être licencié

Adhérer à une association de randonnée signifie également obtenir une licence et ainsi soutenir une fédération, comme la FFRandonnée. Plus une fédération compte d’adhérents, plus elle est légitime pour œuvrer pour obtenir de nouvelles avancées. Qui sait ? Peut-être un jour aurons-nous les mêmes droits au bivouac que dans certains pays nordiques.

Participer à des événementiels

Les clubs, au-delà des sorties hebdomadaires propose des sorties hors de votre région sur plusieurs jours, c’est l’occasion de vous essayer à l’itinérance. Il y a aussi des sorties qui peuvent être organisées par la fédération, le département, localement, auxquels votre club y participe, il y en a pleins en fonction de chaque club et sa localisation.

Personnellement j’aurais aimé participer à la « Marche de la Bièvre » je ne serai pas dans le secteur a cette période, quel dommage !

Les partages et acquisition de connaissances

Ce peut être aussi un lieu de partage de connaissances et de matériel ainsi qu’un lieu d’acquisition de connaissances.
Dans ce cadre-là tout est envisageable en fonction des possibilités des disponibilités et aussi des attentes des adhérents de chaque club.

  • Prêt de cartes, Topo-guides, livres,
  • Prêt de matériel, tente et autres accessoires,
  • Formation à la lecture de cartes, utilisation de la boussole, d’applications, etc.,
  • Formation au bivouac, monter une tente, un tarp, faire sa popote, etc.
  • Échange de recettes pour l’itinérance,
  • Liste non exhaustive,

Bref, plein de possibilités déjà développées ou à développer en fonction des clubs et du centre d’intérêt collectif.

Randonneuse assise de profil près d'une tente MSR verte en forêt de conifères, vêtue d'une veste bleue et d'un bonnet mauve, tenant une tasse fumante entre ses mains gantées, avec un réchaud de randonnée au sol et un sac à dos bleu en arrière-plan.
L’étape suivante : le bivouac en autonomie: tente, réchaud, tasse chaude et forêt pour seule compagnie. Ce que le club vous donne envie et confiance de tenter

Pour conclure

Adhérer à une association de randonneurs ne se limite pas à une simple activité physique. C’est une ouverture vers la découverte et le partage. Sortez de votre routine quotidienne pour explorer de nouveaux sentiers et redécouvrir votre région avec d’autres membres. Les rencontres au sein de l’association enrichissent votre expérience de randonneur. L’adhésion soutient également la promotion et l’amélioration des activités de randonnée à l’échelle nationale.

Vous souhaitez découvrir la randonnée… Adhérez à un club !

Vous êtes un « expert » de la randonnée, vous avez fait des treks à travers le monde avec des bivouacs sous tous les temps, toutes les températures, sous tente, sous tarp, à la belle étoile, vous faites de la MULAdhérez à un club et venez y partager vos expériences.
La base d’un club est de partager une passion commune sous toutes ses formes, parfois très diverses. C’est un lieu d’échange, de partage, de diffusion de connaissances et d’expériences.

Bref, adhérer à une association de randonneurs est bien plus qu’une simple marche ; c’est un voyage qui nourrit l’âme et élargit les horizons.

Et comme le dit la chanson : La meilleure façon de marcher, C’est encore la nôtre ! C’est de mettre un pied d’vant l’autre, Et d’recommencer ! ♪♫♪♫ 🙂

Pour en savoir plus :

La FFRandonnée
Trouver un club près de chez-vous.

Vous avez des expériences, des avis… Lâchez-vous dans les commentaires ils sont faits pour ça.

PS: les photos n’ont pas de liens directe avec le club.

Le billet Adhérer à un club de randonnées est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Transformer son poncho en tarp

330 mots, temps de lecture 2 minutes.

Transformer son poncho en tarp de randonnée

Pour vos prochaines randonnées itinérantes, voici un petit tutoriel pour transformer votre poncho en tarp.

Ce billet sera court car les étapes sont simples, pas besoin d’être un expert en bricolage, cela ne prend pas beaucoup de temps et ne coûte pas cher.

J’avais un poncho qui pouvait être utilisé comme tarp, mais j’ai récemment acheté un nouveau modèle plus léger et résistant qui ne peut pas servir de tarp. Pas de problème, quelques modifications suffisont.

J’ai également une toile de tente qui peut être utilisée comme tarp, mais si j’ai envie de partir plus léger, juste avec mon poncho c’est important qu’il puisse faire double usage.

Dans un premier temps j’ai dû acheter une trousse à œillets 10 mm, 100pcs (kit de Grommets Eyelets + 3 pièces outils) pour bâche, chaussures, vêtements, tentes, etc. Le tout pour 9 €. il ne reste plus qu’à vous procurer un marteau.

Vue de dessus sur une surface en bois, avec un kit d'œillets métalliques argentés en boîte plastique transparente à deux compartiments, accompagné d'un poinçon et d'un poseur d'œillets en métal ciselé, un marteau à manche en bois, et un poncho en nylon bleu marine en arrière-plan.
Le matériel nécessaire : un kit d’œillets métalliques avec poinçon et poseur, un marteau – et le poncho à transformer. Coût total du projet : moins de 10 €.

Repérez les endroits où vous souhaitez placer les œillets. J’en ai mis cinq à l’avant et cinq à l’arrière du bas du poncho.
Ensuite, faites vos trous avec l’emporte-pièce et insérez les œillets à l’aide de la base et du pointeau fournis.

Gros plan sur un coin de poncho en nylon bleu marine avec un œillet métallique argenté fraîchement posé sur le bord renforcé, avec le poinçon et le poseur d'œillets en métal posés à gauche sur la surface en bois, et le disque de tissu découpé visible au sol.
Premier œillet posé sur le coin du poncho : la transformation est en cours – le disque de tissu découpé au sol témoigne de la perforation réalisée au poinçon

Pose d’œillets sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée

Voilà, c’est fait !

Vue d'ensemble du poncho en nylon noir transformé en tarp, avec une rangée de cinq œillets métalliques argentés régulièrement espacés le long du bord renforcé cousu, posé sur une planche en bois, avec le marteau, les outils de pose et un marqueur rouge visibles à côté.
Le poncho transformé : œillets régulièrement espacés sur le bord, prêts à accueillir cordes et sardines – un abri tarp fonctionnel pour quelques euros et moins d’une heure de bricolage

Vous pouvez aussi en faire autant avec votre couverture de survie réutilisable dont je parle sur l’article « Bon usage de la couverture de survie« . Personnellement, je ne l’ai pas fait car la mienne n’a pas les bonnes dimensions pour être utilisée comme tarp et je l’utilise pour m’isoler du sol.

Je sais que dormir sous un tarp peut être impressionnant, surtout lors de la première nuit en bivouac, mais je traite de ces craintes dans l’article « Le bivouac, peur et appréhension« .
Cette astuce sur le matériel de randonnée vous a plu, ou pas, lâchez-vous sur les commentaires.

Le billet Transformer son poncho en tarp est apparu en premier sur le blog de Sima78.

L’enrage de Sorj Chalandon

589 mots, temps de lecture 3 minutes.

Littérature – L’enragé de Sorj Chalandon (2023)

EAN : 9782246834670
416 pages
Éditions : Grasset

Couverture du roman "L'Enragé" de Sorj Chalandon, publié chez Grasset, sobre et graphique : fond jaune pâle, titre en grandes lettres noires coupé en deux lignes "L'EN-RAGÉ", un court texte de présentation en italique au centre, nom de l'auteur en haut et mention "roman" à droite.
« L’Enragé », roman de Sorj Chalandon — Grasset. Un titre qui claque, une mise en page dépouillée : la violence contenue d’un récit sur la colère et la révolte.

L’histoire se déroule pendant l’entre-deux-guerres sur l’île de Belle-Île-en-Mer. On y suit le parcours de Jules Bonneau, un jeune garçon surnommé « la teigne ». Originaire de Mayenne, Jules est abandonné par sa mère à l’âge de cinq ans. Son père, accablé par l’alcoolisme et incapable de s’occuper de lui, le confie alors à ses propres parents : mes grands-parents ne m’ont pas accueilli. Ils m’ont installé dans un coin de la cuisine, près des escaliers qui menaient au cellier. {…] À table, le morceau de lard était à lui, les légumes pour sa femme et le reste pour moi.

À l’âge de sept ans, affamé, il se retrouve à voler trois œufs. À treize ans, il est appréhendé avec deux de ses amis, pour l’incendie d’un atelier de couture, lui n’a rien fait, il les accompagnait. Ni son père ni ses grands-parents ne se présentent pour le récupérer lors de son audience chez le juge. Il est alors envoyé à la Colonie pénitentiaire de Haute-Boulogne sur Belle-Île-en-Mer.
Un bagne regroupant les adolescents jusqu’à leur majorité (21 ans) sans distinction d’âge ni de délit… Des plus jeunes aux libérables, enfants abandonnés, orphelins innocents, vagabonds, de l’assassin au voleur de pommes, le violeur avec sa proie. Jules est témoin et subit la violence quotidienne et inimaginable, surtout des « gaffes[1] » de cet univers carcéral.

Belle-Île-en-Mer (1934) le centre pénitentiaire pour mineurs est en ébullition. 56 enfants, meurtris par la vie et reclus dans cet environnement carcéral, se rebellent et s’évadent. Parmi eux, Jules, « La Teigne« , « l’Enragé« , hanté par les violences d’une enfance brisée, traqué par les autorités, les habitants et même les touristes, il erre sur l’île, nourrissant une rage contre un monde qui l’a broyé et rejeté. 55 enfants seront repris tous, sauf un, Jules. De cette « Chasse à l’enfant » Jacques Prévert en a fait un poème.

Jules fera la rencontre de Ronan, patron de la chaloupe sardinière Sainte-Sophie, de Sophie épouse de Ronan et tout l’équipage de la chaloupe.

J’arrête là, je ne vous en dis pas plus, c’est déjà trop… J’espère vous laisser dans l’envie de découvrir ce véritable coup de cœur, ce page-turner. Et qu’il vous transportera comme il m’a transporté.

Pour résumer, l’histoire est à la fois tragique et vibrante d’espoir où l’on suit Jules, « la teigne« , « l’enragé« , se débattre contre ses démons, tiraillé entre désir de vengeance et la la possibilité de retrouver la paix. Des personnages complexes et bouleversants, certains attachants d’autres repoussants, Jules, avec toute sa complxité… on ne peut que s’y attacher. Sorj Chalandon, lui-même marqué par son enfance difficile, construit ce personnage de Jules avec une force et une authenticité bouleversantes. Sorj met en lumière une page sombre de l’histoire française.

Cet article vous a plu, ou pas… Vous avez lu le livre, ou pas… Vous l’avez aimé, ou pas… Ce billet vous a donné envie de le lire, ou pas… Exprimez-vous dans les commentaires.

Le billet L’enragé de Sorj Chalandon (2023) est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ ATILF → GAFFE, subst.
    Argotique
    A. – Subst. masc. Sentinelle, guetteur. Les gaffes (…) sont placés à leur poste (A. HUMBERT, Mon bagne, 1880, chap. II, f. 115).
    – En partic. Gardien de prison. C’est en moi qu’il me boucle et c’est jusqu’à perpète Ce gâfe de vingt ans! Un seul geste son œil, ses cheveux dans les dents : Mon cœur s’ouvre et le gâfe avec un cri de fête M’empoisonne dedans (GENÊT, Poèmes, 1948, p. 33).

    Syn. → Ici, dans le texte – Maton

Bon usage de la couverture de survie

Découvrir le bon usage de la couverture de survie peut être déterminant dans des situations d’urgence ou en plein air. Explorez les conseils pratiques qui vous permettront d’optimiser cet outil essentiel pour la survie et le confort en diverses circonstances.

La couverture de survie, bien que familière à beaucoup, mérite quelques rappels sur son utilité malgré les indications sur l’emballage. Il est essentiel de clarifier ses capacités et limitations pour une compréhension précise de ses applications.

Il en existe de deux types

  • La basique : une mince feuille réfléchissante en « Myral » avec une face argentée et l’autre or.
  • La ré-utilisable : plus épaisse en polyester avec une face argentée et l’autre parfois verte, orange, blanc, or, ou autre.

Son usage originel

Elle est conçue pour prévenir la perte de chaleur corporelle en situation d’urgence. L’utilisation principale est de fournir une protection thermique en réfléchissant la chaleur du corps vers l’intérieur (côté argenté vers l’intérieur), aidant ainsi à prévenir l’hypothermie. Cas exceptionnel d’une personne en urgence en plein soleil où il n’est pas possible de la mettre à l’ombre, mettre la partie argentée vers l’extérieur pour qu’elle réfléchisse les rayons du soleil.

Polyvalence de la couverture de survie

Optimiser l’isolation du sol en plaçant la face argentée de la couverture de survie vers le haut, puis ajoutez-y votre matelas et votre duvet, ou installez votre tente par-dessus. Vous pouvez aussi la mettre au fond de votre hamac.

Bien que la version basique soit réutilisable avec précaution en prenant soin de bien la replier, elle demeure moins robuste que la variante réutilisable, plus épaisse et spécifiquement conçue pour cette fin.

Certains modèles réutilisables comportent des œillets aux extrémités, permettant une utilisation comme tarp. Dans ce cas, positionnez la surface argentée vers le bas.

En randonnée, deux impératifs majeurs :

  • prévenir l’humidité et garantir des vêtements secs,
  • ainsi que se prémunir du froid.

Dans la mesure du possible et faire le maximum en ce sens.

Pourquoi j’attache une importance à rappeler cela ?

En écrivant mon billet « Sima fais-tu du bushcraft« , j’ai exploré les contributions de blogueurs et de youtubeurs. Bien que j’aie découvert des informations pertinentes, certaines aberrations m’ont également frappé, notamment des conseils sur l’utilisation de la couverture de survie, en se couvrant avec, pour dormir en bivouac !?

On ne se couvre JAMAIS avec une couverture de survie pour dormir en bivouac !

C’est l’assurance de se réveiller avec un duvet humide, voire trempé et de mauvaises perspectives pour vos prochaines nuits… Or c’est justement ce dont on essaie de se prémunir !

Si vous vous retrouvez à utiliser une couverture de survie pour affronter une nuit particulièrement glaciale… Faites-le ! Couvrez-vous avec! Le lendemain, repliez tout et rentrez chez-vous !
Réévaluez la situation, envisagez de planifier cette randonnée à une saison plus clémente ou munissez-vous d’un équipement adapté.

L’utilisation d’une couverture de survie pour se couvrir et dormir révèle une inadéquation de votre équipement aux conditions météorologiques rencontrées.

AVERTISSEMENT ! ATTENTION !

Ne jamais utiliser la couverture de survie dans les cas suivant :

  • en cas d’orage,
  • au coin du feu ou près d’une flambée,
  • lors de l’utilisation d’un défibrillateur (heu, peu de chance d’en trouver en montagne, mais en ville, lors d’un accident…).

Pour résumer :

  • Assurez-vous d’avoir une couverture de survie à portée de main (personnellement, j’en ai deux : une fine dans ma trousse de secours et une réutilisable pour m’isoler du froid du sol).
  • En cas de blessure ou maladie, enveloppez-vous de la couverture en attendant les secours, ou si vous pouvez marcher, utilisez-la pour vous rendre à un poste de secours. Espérons que vous n’aurez jamais besoin de l’utiliser de cette manière.
  • Pour vous isoler du froid au sol, dans votre fond de hamac ou sous un tarp.
  • Pour dormir, optez pour un bon duvet et évitez l’utilisation d’une couverture de survie comme couverture.

Vous avez trouvé cet article utile, ou pas… vous avez des expériences ou des réflexions à partager… Les commentaires sont là pour ça.

Le billet Bon usage de la couverture de survie est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Sima fais-tu du bushcraft

865 mots, temps de lecture 5 minutes.

Fais-tu du bushcraft ? Viens sima78 on va faire du bushcraft, de la survie. Sima78, tu manges des plantes et des racines ?…

Ce billet découle d’un mail auquel j’ai répondu, mais il présente également des similitudes avec des discussions que j’ai eues à deux reprises avec Thomas (nous l’appellerons ainsi). Thomas exprime le désir de faire des sorties sur plusieurs jours en ma compagnie. De plus, ces échanges peuvent être mis en relation avec certaines questions qui me sont posées de manière naïve par des personnes qui apprennent que je pratique la randonnée.

Mail et questions

Le mail est explicite et je peux le résumer en une phrase : Sima, fais-tu du bushcraft et si oui, comptes-tu publier des articles sur le sujet ?

Thomas et moi avons un passé commun, lui ayant servi dans un corps d’élite avec de nombreux stages de survie, et j’ai été également formé à la survie. Il propose l’idée de sorties en bushcraft extrême sur plusieurs jours ensemble.

Les interrogations fréquentes de personnes découvrant ma passion pour la randonnée incluent : Tu fais des feux avec ce que tu trouves ? Tu fabriques des pièges, tu te nourris avec ce que tu trouves ? Etc.

Et c’est quoi le Bushcraft?

Avant d’aller plus loin, il faut définir ce qu’est le bushcraft (définition wikipédia) :  Le bushcraft, plus rarement woodcraft, ou art des bois, est une activité de loisir qui consiste à mettre en pratique des compétences et connaissances plus ou moins anciennes, permettant une vie prospère dans la nature, en la perturbant de façon minimale. […].

J’ai un problème avec ça!

J’ai un réel problème avec la définition du bushcraft !
C’est souvent le cas avec les termes anglo-saxons, il y a, à boire et à manger.

  • Est-ce que dormir dans un hamac ou sous tard et faire un feu de bois est du bushcraft ?
  • Est-ce que se nourrir partiellement de cueillette est du bushcraft ?
  • Est-ce qu’être en totale immersion dans la nature pendant plusieurs jours est du bushcraft ?

Pour cette dernière il y a une expression française, c’est être en mode survie et c’est incompatible avec l’itinérance.

Du coup, je ne sais pas vraiment ce que veut dire bushcraft, juste une idée approximative par ce que je vois sur le web.

  • Je sais faire un feu par friction, mais en France, c’est à dire pas forcément dans un autre lieu géographique, je ne saurais peut-être pas (certainement) trouver les bons matériaux.
  • Je sais faire un feu avec du bois humide (il faut un minimum de matière sèche pour démarrer) et qui ne fait pas de fumée, ou presque pas, si si, c’est possible il faut monter un feu inversé, je n’ai rien inventé il s’agit de techniques amérindiennes.

La dernière fois que j’ai fait tout ça remonte à longtemps et c’était dans un contexte ludique avec mes gosses.
J’ai une formation botanique (je ne suis pas botaniste) et je connais un peu les plantes…

Alors bushcraft ou pas ?

  • J’évite de faire des feux et si je dois en faire un, j’utilise un briquet, ou des allumettes pour l’allumer.
  • J’ai une pierre à feu que je ne prends jamais.
  • Je chauffe ou cuisine sur mon réchaud.
  • Je ne construis pas de piège, je ne chasse pas et ne pêche pas non-plus.
  • Je n’emporte pas de machette, ni de hache, ni mon poignard US Camillus…
  • Je ne me nourris pas non-plus de cueillettes et de racines.
  • Si je trouve le hamac confortable pour lire ou pour une sieste, j’y dors très mal, alors non, je n’ai pas de hamac.
Poignard militaire américain de marque Camillus posé sur fond de marbre blanc, lame à fuller central patinée et noircie, garde en croix, poignée en rondelles de cuir empilées, présenté avec son fourreau en cuir noir à système de rétention à bouton-pression, montrant des signes d'usure et de patine d'époque.
Poignard de combat US Camillus avec son fourreau d’origine en cuir noir – Devenu pièce de collection

Ma vision de la randonnée

Nous avons chacun la nôtre !

La randonnée, pour moi, représente le plaisir de marcher, de découvrir et de profiter des paysages qui se dévoilent, tout en faisant des rencontres et en savourant les moments de solitude aussi. Dans cette démarche, j’inspire à adopter une approche minimaliste, cherchant constamment un compromis entre le poids à porter et le plaisir/confort de chaque instant.

De temps à autre, quand l’occasion se présente, je m’accorde de simples plaisirs, comme déguster un thé aux jeunes feuilles d’abies lors d’une soirée ou savourer une poignée de fruits sauvages tels que les sureaux, les mûres, les myrtilles et autres, sans pour autant y consacrer des heures.
En résumé, ma démarche de randonneur est celle d’un amoureux de la nature, sans aucune prise de tête.
Prendre du plaisir et savourer l’instant présent !

À savoir :
Parmi les organisateurs de stages de bushcraft, certains démontrent une approche sérieuse (rare), tandis que d’autres se révèlent être de simples amateurs (la majorité) proposant des idées fantaisistes et parfois aberrantes. Il est crucial de reconnaître que ce qui peut fonctionner dans un lieu particulier n’est pas nécessairement transposable dans un autre lieu et/ou contexte. L’adaptation nécessite une compréhension approfondie qui va bien au-delà de la simple pratique du bushcraft, une discipline actuellement très en vogue

Pour résumer, non, je ne fais pas de bushcratf ou de la survie, mais simplement de la randonnée.

Cet article vous a plu, ou déplu… Lâchez-vous ! Vous avez des expériences à partager, vous faites vous-même du bushcraft… N’hésitez pas à en faire part. Des questions ? Posez-les !

Le billet Sima fais-tu du bushcraft est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin (2018)

309 mots, temps de lecture 2 minutes.

« Changer l’eau des fleurs » est un roman poignant écrit par Valérie Perrin.

EAN : 9782226403049
560 pages
Éditions : Albin Michel

Couverture du roman "Changer l'eau des fleurs" de Valérie Perrin, publié chez Albin Michel, montrant de dos une jeune femme aux cheveux bruns ornés de fleurs roses, vêtue d'une robe noire, devant un cimetière légèrement flou en arrière-plan.
« Changer l’eau des fleurs », roman de Valérie Perrin — Albin Michel. Un best-seller traduit dans le monde entier, portrait tout en pudeur d’une femme gardienne de cimetière.

Vous qui me suivez, vous savez que je réserve cette catégorie exclusivement à mes coups de cœur littéraires. Celui-ci remonte à l’année précédente, en septembre 2023. Quelques mois auparavant, j’avais déjà été séduit par une œuvre de cette écrivaine avec « Les oubliés du dimanche« .
Deux livres de la même plume, deux coups de cœur distincts, une coïncidence qui se présente rarement.

L’histoire tourne autour de Violette Toussaint, une gardienne de cimetière solitaire qui entretient un lien profond avec les défunts dont elle prend soin. À travers des flashbacks habilement intégrés, l’auteure dévoile progressivement le passé tumultueux de Violette, révélant des secrets douloureux et des relations complexes.

Les personnages sont richement développés, chacun avec ses propres blessures et cicatrices, ce qui rend leur parcours d’autant plus touchant. La complexité psychologique des personnages donne de la profondeur à l’histoire. Valérie Perrin réussit à aborder des thèmes sombres tout en insufflant une certaine dose d’optimisme et d’humanité à l’ensemble. L’utilisation de l’environnement du cimetière comme toile de fond ajoute une atmosphère unique au récit, créant un contraste intéressant entre la mort et la vie.

« Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin est un roman qui marie habilement la beauté de la langue avec une histoire émotionnellement riche. Les personnages mémorables et l’intrigue bien construite font de ce livre une lecture inoubliable pour ceux qui apprécient les récits touchants et profonds. Je recommande vivement ce livre.

Avez-vous lu ce livre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Le billet Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin (2019) est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Mettre un logo ou signature sur vos images en ligne de commande

551 mots, temps de lecture 3 minutes.

Je vous propose aussi un script Bash pour le faire par lot

Je compte enrichir mon Pixelfed avec certaines de mes photos et je me disais que mettre un petit logo sur chacune de mes images serait bien, puisque celles actuelles ne sont pas signées.

Pour cela il faudra installer ImageMagick pour l’accès à ses composants car nous devrons utiliser la commande « composite ».

J’avoue avoir un peu galéré car il manque quelques informations sur le « man composite », rassurez-vous, je vous vous mets tout !

Précision :

Si vos images sont en « .jpg » faites votre logo à un format différent pour plus de commodité du genre « .png ».  Ce n’est pas obligatoire si vous ne mettez pas le logo dans le même répertoire et que vous précisez son chemin.

Ajouter un logo à vos images en ligne de commande

Le basique

composite -geometry +15+15 votrelogo.png image-original.jpg image-finale.jpg
  • composite est la commande pour superposer des images.
  • -geometry +15+15 spécifie la position de votre logo par rapport au coin supérieur gauche.
  • +15+15 pixels vous pouvez préciser plus ou moins.

Oui mais moi Sima je veux que ce soit en bas à gauche !
Pas de souci…

composite -gravity southwest -geometry +15+15 votrelogo.png image-original.jpg image-finale.jpg
  • -gravity southwest spécifie la position dans le coin inférieur gauche de l’image.
  • -gravity southeast en bas à droite
  • -gravity center -geometry +0+0 au centre

/image-finale-02.jpg

Sima, c’est bien beau tout ça, mais je ne veux pas me faire chier m’embêter à faire image par image, j’en ai des centaines…
Ok, passons au petit script sans prétention.

Script pour ajouter un logo par lot.

#!/bin/bash

logo="votrelogo.png"

for image in *.jpg; do

    output="output_${image}"

    composite -gravity southwest -geometry +15+15 "${logo}" "${image}" "${output}"

done

Si vos images ont toutes une extension .JPG donc en majuscule il faudra modifier le script car là il ne prend que l’extension en minuscule. Vous pouvez modifier pour qu’il accepte les deux, Bref, il s’agit d’une base qui ne demande qu’à être améliorée.

  • logo est le nom du fichier de votrelogo.
  • Assurez-vous que le fichier du logo est dans le même répertoire que vos images ou spécifiez le chemin complet.
  • La boucle for image in *.jpg parcourt tous les fichiers avec l’extension .jpg dans le répertoire courant. Vous pouvez ajuster l’extension selon le format de vos images.
  • output= »output_${image} » définit le nom du fichier de sortie en ajoutant le préfixe « output_ » au nom de chaque image d’entrée. Vous pouvez personnaliser le préfixe.
  • composite est utilisée à l’intérieur de la boucle pour ajouter le logo.

Enregistrez ce script sous le nom de votre choix du genre ajout-logo.sh

Rendez-le exécutable avec la commande

chmod +x ajout-logo.sh

Puis exécutez-le dans le répertoire contenant vos images.

Vous pouvez en papprendre un peu plus sur l’article Initiation au shell boucle (for, do, done)

Il y a aussi une possibilité avec la commande « find » mais attention dans ce cas c’est récursif et cela modifiera tous vos fichiers .jpg se trouvant dans les sous-répertoires, mais ça peut être utile.

Avec l’option « -iname » peut importe que l’extension .jpg soit en majuscule ou pas.

find /chemin/vers/le_dossier/de_vos_images -type f -iname "*.jpg" -exec composite -gravity southeast -geometry +15+15 /chemin/vers/votrelogo.png {} {} \;

Qu’en pensez-vous ? Vous avez d’autres astuces en ligne de commande, je suis preneur !

Le billet Mettre un logo ou signature sur vos images en ligne de commande est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Bilan 2023 et résolutions 2024

Chers visiteurs et amis du blog Sima78,

En ce début d’année c’est le moment idéal pour tirer un bilan sur celle passée et de se projeter vers celle à venir sur laquelle je n’ai pas encore pied.
Voyons ensemble ce bilan 2023 et les résolutions 2024 !

L’année 2023 est passé et qu’en est-il de mes résolutions ? Si nous devions tenir toutes nos promesses au bout d’un certains nombres d’années que nous resterait-il ? Elles sont faites pour être amoindries, voire, pas tenues… pour pouvoir les reporter :-).

Bilan

Le blog Sima78

41 billets contre 47 l’an passé, on voit que la cadence de 1 par semaine chaque mercredi n’a pas été tenue.
À part l’ajout d’un onglet « À propos de ce blog, de moi » et de la réorganisation de la catégorie « Rando » rien n’a changé.

Commentaires… et j’avoue que ça fait toujours plaisir ! Ils sont répartis en deux lieux, sur Mastodon et souvent en MP (Message Privé) ou sur le blog en fin d’article. J’ai eu un peu plus de commentaires dernièrement sous les articles de « Rando ». Pour les articles techniques, j’en ai moins mais plus souvent sur Mastodon. Chacun commente à sa façon.

La catégorie « Littérature » a été plus pauvre cette année, j’ai moins lu aussi « c’est pas bien ça »… 21 livres et j’ai eu très peu de GRAND coup de cœur !
Il y a moins aussi de tutoriels, il faut dire que j’explore moins des nouveaux logiciels, ou OS libres puisque j’ai généralement ce qu’il me faut et qui fonctionne bien.
La catégorie « Échecs » risque de s’arrêter là car si c’est vraiment mon jeu favori le but était de vous faire partager des expériences mais je ne me suis pas réinscrit en club.

Hébergement, pas de changement, toujours auto-hébergé.

Seul grand changement qui ne se voit pas, j’ai quitté Gandi pour Infomaniak concernant le fournisseur de nom de domaine.

Résolutions de Sima78

Fréquence des publications

Je sais que je ne tiendrais pas la cadence d’un billet par semaine, car je risque d’être absent à certaines périodes.
Il est possible que les périodes où je suis face au clavier, j’en publie plusieurs par semaine, la régularité risque donc d’être aléatoire.

Les catégories d’article

  • Randonnée : Rando devrait s’enrichir de mes sorties car je compte mettre toutes mes sorties de plus d’une journée avec traces GPX ainsi que d’autres expériences,
  • Tutoriels : je pense qu’il y en aura toujours de temps en temps car sous Linux je découvre constamment de petites choses pouvant améliorer mon quotidien,
  • Littérature : j’espère que cette année sera riche en coup de cœur,
  • Généalogie : je continue la généalogie, mais je n’ai pour l’instant pas grand-chose à raconter catégorie à suivre en fonction des événements à suivre,
  • Pour les autres : on verra si j’ai des choses à y raconter.

Commentaires

Chaque commentaire fait plaisir, c’est vrai. Que ce soit de soutien, une façon de montrer que l’article fût lu, un complément d’information, un retour d’expérience, pour signaler une erreur, tous me font plaisir.
Même lorsque je reçois un mail pour me dire qu’il y a une erreur comme pour l’article Projet 2024 – Compostelle départ Sagunto.
Les commentaires me nourrissent et me permettent de réfléchir à des articles à venir.
Sans vous en rendre compte, par l’intermédiaire des commentaires (sous l’article, sur Mastodon ou par mail) l’interaction, contribue à l’enrichissement du blog et me stimule.

Donc, n’hésitez pas ! Exprimez-vous, partagez votre avis, chaque commentaire compte pour enrichir la discussion et faire entendre vos réflexions !

Et pour terminer

Bonne année 2024 !

Je vous souhaite une excellente année 2024 et tout le meilleur pour vous et vos proches et comme les ans passés je vous envoie le chiffre porte-bonheur à regarder dans un miroir, je m’étais appliqué pour le faire et reste valable tout au long de l’année !

Séquence de chiffres stylisés « 9679111 » en typographie noire sur fond blanc, conçue comme un ambigrame révélant un message surprise lorsqu'on la regarde dans un miroir.
Création graphique originale de Sima78 – Un ambigrame astucieux jouant sur la symétrie des chiffres pour dissimuler un message personnel, lisible uniquement par réflexion dans un miroir.

Le billet Bilan 2023 et résolutions 2024 est apparu en premier sur le blog de Sima78

Migration de nom de domaine et de messageries

Migration du nom de domaine de Gandi à Infomaniak.

Suite au rachat de Gandi par le consortium néerlandais Strikwerda Investments, propriétaire de TWS (Total Webhosting Solutions) une ENORME augmentation de prix me fait fuir Gandi dont j’étais très très satisfait tant que c’était Français… Cocorico !

J’avais droit à 5 messageries gratuites, j’en avais créé 4.

Et quelle fût ma surprise lorsque je reçois un mail par lequel on m’annoce que suite au rachat je devais payer plus 240 € pour mes 4 messageries avant le 29 novembre, mon nom de domaine étant déjà payé (sous Gandi France) jusqu’en 2025.

J’ai décidé de tout quitter, quitte à repayer mon nom de domaine.

Tuto simple de ma migration

Mon choix

J’ai fait le choix d’Infomaniak, il y en a d’autres, je ne fais pas de pub j’avoue avoir manqué de temps pour prospecter tranquillement et ça semble faire partie des valeurs sures.

Migration

J’ai migré juste mon nom de domaine et mes 4 messageries.
Les blogs, sites, cloud, Peertube, etc. sont heureusement ailleurs et non chez Gandi.
Du coup ce n’était pas trop compliqué.

J’explique pour Infomaniak, mais j’imagine que ce doit être assez similaire chez les autres fournisseurs de nom de domaine.

Étape par étape.

1 – Créez un compte sur Infomaniak
2 – Aller sur votre interface Gandi → Non de domaine → Cliquez sur votre nom de domaine → Enregistrements DNS
Sur l’image on est sur la « Vue simple », allez sur l’onglet « Vue avancée »
Copiez tout et collez dans un fichier .txt

Capture d'écran de l'interface Gandi.net, onglet "Enregistrements DNS" du domaine chispa.fr, affichant la liste des enregistrements existants (types A, AAAA, CAA, MX, TXT, _dmarc) avec leurs TTL à 10800, valeurs floutées, en vue simple.
Interface Gandi.net – Enregistrements DNS du domaine avant migration : relever et noter tous les enregistrements existants avant toute manipulation

Si vous avez plusieurs noms de domaine, refaites la procédure pour chaque nom de domaine.
Il s’agit de garde une trace de vos configurations si elles sont plus ou moins spécifiques et/ou personnalisées.
A → correspond à une IP v4
AAAA → correspond à une IP v6
Le reste peut être plus ou moins personnalisé.
3 – Allez dans l’onglet « Transfert sortant »
Désactivez la « Protection contre le transfert »
Copiez le « Code d’autorisation de transfert »

Capture d'écran de l'interface Gandi.net, onglet "Transfert sortant" du domaine chispa.fr, affichant un avertissement orange sur les 4 boîtes mail à sauvegarder avant transfert, le toggle "Protection contre le transfert" désactivé, et la section "Code d'autorisation de transfert" avec un code flouté et sa date d'expiration au 14 janvier 2024.
Gandi.net – Onglet « Transfert sortant » : désactiver le verrou de transfert et copier le code d’autorisation (AuthCode) avant de lancer la migration

Me concernant, c’est terminé concernant l’interface Gandi.

Important ! À un moment (je ne me souviens pas à quelle étape) Infomaniak va vous demander d’installer une app sur votre smartphone et de flasher un QrCode et de renvoyer le code reçu, il s’agit de vérifier votre identité, l’app ne vous sera plus utile par la suite.

Donc sur Infomaniak allez sur migration du nom de domaine, je ne me souviens pas du nom exact mais c’est assez explicite.
4 – tapez votre nom de domaine
5 – Commandez le nombre de messageries dont vous avez besoin, s’il y en a qu’une, elle est gratuite.
6 – collez votre code d’autorisation de migration.

Capture d'écran du shop Infomaniak avec une recherche du domaine chispa.fr, affichant un message orange indiquant que le domaine est déjà réservé avec un bouton "Transférer" au prix de 6,49 €, suivi d'une liste de domaines alternatifs disponibles à l'achat (chispa.dev, chispa.shop, chispa.art, chispa.site, chispa.tech).
Infomaniak Shop – Rechercher son domaine existant pour lancer la procédure de transfert entrant (6,49 € pour un .fr)
Capture d'écran du shop Infomaniak, étape "Recommandation avec votre nom de domaine", proposant trois options de messagerie : kSuite (suite complète), "Commander uniquement des adresses mail" avec trois sous-options (Pack 10 adresses à 2,20 €/mois, Mail sur mesure à 1,50 €/mois avec 5 adresses sélectionnées, ou 1 adresse gratuite Starter), et "Non, je n'ai pas encore besoin d'adresse mail". Montant total affiché : 29,39 €.
Infomaniak Shop – Sélection du service de messagerie associé au domaine transféré : de la formule gratuite au Mail sur mesure
Capture d'écran du shop Infomaniak, étape de configuration du transfert du domaine CHISPA.FR, affichant un avertissement orange sur la durée moyenne de 9 jours, les champs propriétaire, un toggle activé "À l'issue du transfert, utiliser les serveurs DNS Infomaniak", et le champ obligatoire "Code d'autorisation" à renseigner avec le bouton Valider.
Infomaniak Shop – Saisie du code d’autorisation (AuthCode) récupéré chez Gandi et activation des serveurs DNS Infomaniak

Ensuite il suffit de valider et payer, j’en ai eu pour 40,79 €, 200 € de moins que chez Gandi, c’est pas rien.

Vous allez recevoir un mail qu’il y a un délai de 9 jours pour que la migration soit effective, du moins pour un « .fr », je ne sais pas si c’est pareil pour toutes les extensions.
Vous allez recevoir un mail de Gandi vous disant la même chose mais avec un lien si vous souhaitez accélérer la procédure. Si vous cliquez sur le lien la migration se fait dans les secondes, minutes, heures… qui suivent, moi ça été presque instantané.

Sachez que lorsque vous migrez seul le nom de domaine est pris en compte, pas les sous-domaines, il faudra les recréer et les configurer. Donc en fonction de ce qui vous semble plus urgent, commencez par soit créer vos messageries liées à votre nom de domaine, soit configurer vos zones DNS.
Comme j’ai fait ça le week-end sachant que je reçois moins de mails, j’ai commencé par les zones DNS.

Capture d'écran de l'interface de gestion de domaine Infomaniak, section "Zone DNS" du domaine chispa.fr, affichant 21 enregistrements DNS automatiquement créés, organisés par service avec des badges colorés : Serveur DNS (NS x2), Messagerie (MX, TXT), Domain Connect (CNAME x2), Adresse web (A, AAAA, A), avec colonnes Service, Source, Type, Cible, TTL et Dernière mise à jour, valeurs floutées.
Infomaniak – Zone DNS de chispa.fr après transfert : 21 enregistrements automatiquement générés, catégorisés par service
Capture d'écran de l'interface Infomaniak, Zone DNS du domaine chispa.fr en "Vue avancée", affichant le fichier de zone DNS complet en format texte brut avec 27 lignes visibles : TTL global à 3600, enregistrements SOA, A, AAAA, MX, NS, TXT, CAA, CNAME (autoconfig, autodiscover) et de nombreux enregistrements A et AAAA supplémentaires, avec valeurs floutées.
Infomaniak – Vue avancée de la Zone DNS : l’édition en mode fichier de zone pour les utilisateurs expérimentés, avec tous les enregistrements en texte brut

Voilà, une fois que vous aurez fait tout cela tout devrait de nouveau fonctionner. L’interface Infomaniak est moins top que celle de Gandi, mais bon, c’est comme tout, on s’y fait.
Personnellement j’ai décidé de me défaire de toutes les messageries liées au nom de domaine, j’ai un an pour le faire, le temps de bien prévenir chaque correspondant de mes changements d’adresses pour ne pas à avoir à payer les messageries l’année prochaine.

PS : Si vous devez créer un nom de domaine, ne le faites pas à la légère.

Le TLD (le fameux « .truc », « .org », « .fr » etc.) détermine la loi nationale applicable en cas de conflit.
Je m’explique : imaginons que mon blog est celui d’une organisation d’échange de matériel divers et pour signifier que je suis une organisation je mets à la suite de sima78 le .org
Voilà, je suis une organisation d’échange matériel, reste plus qu’à mettre du contenu pour montrer mes échanges… Mais imaginons que je propose un objet prohibé par la loi Étasunienne je peux me voir intenté un procès par ce dernier. En effet si le TLD manager de .org est chez Public Interest Registry, association sans but lucratif elle est domiciliée aux USA… Je peux même obtenir le pactole en proposant un objet répréhensible également par la loi Française et Étasunienne, deux procès puisque je suis auto-hébergé en France…
L’extension du nom de domaine ne se choisit pas à la légère et ne sert pas qu’à faire joli, rigolo ou original.
Il faut bien le penser!

Je vous invite à lire le billet Bien choisir son suffixe au nom de domaine

Et vous, comment c’est déroulé votre migration ? Chez qui ? Faites part de vos expériences !

Le billet Migration de nom de domaine et de messageries est apparu en premier sur le blog de Sima78.