Prenez-moi pour une conne de Guillaume Clicquot (2024)
Dans la tête d’une femme trahie
EAN : 9782266340809
324 pages Édition : Fayard
N’étant pas fan des titres racoleurs ou provocateurs, je n’aurais pas choisi ce livre de moi-même. C’était sans compter sur les conseils toujours judicieux de Mathilde ou Jean-Yves de la librairie coopérative où j’aime prendre un thé et discuter de livres. Jean-Yves, que je connais depuis longtemps, bien avant l’ouverture de cette librairie, connaît mes goûts littéraires et orientations politiques et me fait découvrir des ouvrages en ce sens. Mathilde, Nous nous connaissons depuis moins longtemps, me pousse vers des lectures inattendues, sans jamais me décevoir.
Prenez-moi pour une conne !
Orane, 58 ans, après des études brillantes, a consacré sa vie à son foyer et à ses enfants, Thomas, Christophe et Pauline, ainsi qu’à son magnifique époux Xavier, avec qui elle partage plus de trente ans de mariage.
Moi, la très classique Orane de Lavallière, je leur offrais mon sourire placide, mon style BCBG sage et dénué de sensualité, la douceur réconfortante de la mère de famille rangée, une icône asexuée et rassurante.
La vie n’est pas un long fleuve tranquille…
Le lendemain du mariage de leur fille cadette, Pauline, Orane organise un brunch. Xavier s’absente pour acheter du pain. Deux heures plus tard, c’est par un mail qu’elle apprend que son Xavier ne rentrera pas :
Orane, avec le merveilleux mariage de Pauline, c’est un chapitre de nos aventures qui se termine, l’histoire d’un couple qui a réussi à élever et à lancer dans la vie trois beaux enfants.
Aujourd’hui, hélas, le livre se referme, […]
J’ai attendu que Pauline se marie pour ne pas gâcher le plus beau jour de sa vie et remplir jusqu’au bout mon contrat de père. […] Même si à présent mon cœur bat pour une autre, je tiens à te confirmer toute l’affection que j’ai pour toi et j’espère que, pour les enfants, nous demeurerons amis.
[…]
– Je sais que je ne te mérite pas. Je te rends ta liberté. Affectueusement. Xavier.
Il l’a traité comme il traite ses employés, peut-être même pire ; un licenciement sec sans préavis pour refaire sa vie avec une jeunette de la trentaine.
– Je croyais qu’il m’admirait… Il m’a plaquée le jour où il a estimé que je ne lui servirais plus.
[…]notre mariage n’était qu’un CDD […]
Malgré le choc, Orane continue sa journée avec sa douceur habituelle et son sourire réconfortant de façade, dissimulant habilement son désarroi. Elle invente même un prétexte pour expliquer l’absence soudaine de Xavier.
Une fois les festivités terminées, Orane retirée dans sa maison secondaire s’engage dans une multitude d’activités bénévoles à Saint-Aubin-sur-Mer, jusqu’à être submergée et fait une déprime qu’elle refuse d’admettre… Orane est toujours dans le déni !
Derrière sa façade de mère au foyer, bourgeoise Versaillaise, catho, sainte nitouche elle décide de se venger.
Mais quel sera son stratagème ? Comment va-t-elle l’élaborer ? Comment réagira-t-elle face à la police, la juge d’instruction, lors des interrogatoires poussés, des perquisitions, etc. ?
Celle que tout le monde prend pour une conne commettra-t-elle le crime parfait ? Où est-elle vraiment trop conne ?
Il n’y a qu’en lisant le livre que vous le saurez.
Un polar hors du commun, un véritable page-turner que je vous recommande. Partagez vos impressions sur les commentaires.
Je me rends compte que c’est la première fois que j’écris sur un livre d’Erri De Luca, bien que j’aie eu plusieurs coups de cœur parmi ses œuvres. Ce que j’aime particulièrement chez Erri De Luca, c’est sa plume poétique et philosophique avec laquelle il nous raconte des histoires.
Préface de présentation
Cela commence par une préface présentant les personnages, nous plongeant immédiatement dans l’ambiance : […] Je présente donc les deux personnes qui engagent un dialogue au début de cette histoire.
Lui, c’est un vieux campeur solitaire. Il passe de longues périodes en montagne, même en hiver. Elle, c’est une jeune gitane qui a fui sa famille et son campement. […]
Résumer de l’histoire
Vous vous doutez bien que le résumer ne dévoilera rien de l’histoire que vous devrez découvrir par vous-même.
En Italie, sur les montagnes enneigées à la limite de la Slovénie. Une jeune femme tzigane (pour ne pas dire adolescente)[1] fuyant un mariage forcé se réfugie dans la tente du vieil homme en quête d’un abri et vient ainsi perturber la solitude du vieil horloger.
Alors que tout semble les opposer, elle, incarne la liberté et les traditions nomades de son peuple, lui, vieil homme solitaire et routinier, trouve son refuge dans la précision des horloges qu’il répare et dans la maîtrise du mikado, symbole de patience et d’équilibre.
Un lien va se créer au fil des conversations et confidences. L’horloger, captivé par l’énergie et la résilience de la jeune femme, l’initie aux subtilités du mikado fondée sur la tempérance, la concentration et l’acceptation de l’imprévisible. En retour, la jeune femme insuffle au vieil homme une nouvelle vitalité, le sortant de sa routine et s’ouvrir à de nouvelles perspectives.
Comment cette rencontre changera la vie ou le destin chacun ? Vous le saurez en lisant cette histoire captivante et émouvante, le parcours de deux personnages attachants si différents et pourtant aux destins entremêlés.
Citation :
[…]
Je pars pour une plus longue période. Non pas pour me soigner, je n’en ai pas besoin. Je projette de faire un voyage depuis longtemps.
J’ai tout réglé à la fondation pour qu’elle se passe de moi. Ce que j’entreprends doit être fait à pied. Ce sera forcément lent.
La marche me permet d’entrer dans les paysages et d’en faire partie.
[…]
Je vis dans un endroit en plein air où tout est vrai. Les surfaces qui m’entourent ne peuvent pas mentir. La terre sur laquelle j’installe ma tente, les piquets enfoncés sont le fondement qui me porte.
J’ai plus d’années que de kilos. Les vieux doivent être légers.
L’humanité a été jeune, ce n’est que récemment qu’elle s’est mise à vieillir en masse. C’est un temps inconnu, plus que la jeunesse.
Aucune expérience de vieillesse précédente ne peut servir d’exemple.
Le matin, je fais l’appel, j’invite chaque partie de mon corps à dire présent. Je commence par les pieds pour finir par la nuque.
Je dresse le plan de la journée, les activités indispensables et les superflues. Le feu, l’eau, la soupe, l’hygiène, sont des nécessités, puis je dois ajouter la lecture et le jeu pour l’entraînement des pensées.
La durée du jour est un tour du monde.
Le soir, je me retrouve aux antipodes, la nuit me ramène au point de départ.
Je vis sans montre. Si je me réveille dans le noir à cause d’un bruit, d’un rêve, je n’ai pas besoin de savoir l’heure. Je me concentre sur les battements de mon cœur. […]
Qu’avez-vous pensé de cette rencontre improbable entre deux personnages si différents ? Partagez vos impressions et réflexions dans les commentaires !
^Anecdote : J’ai accompagné l’une de mes filles, étudiante en photographie, pour un projet de reportage sur les Roms qu’elle avait choisi. Ce projet est devenu personnel pour elle, et nous avons rencontré cette communauté régulièrement pendant deux ans. Nous avons été invités à un mariage, un mariage d’amour qui se reflétait dans les yeux et la joie des deux mariés. J’ai été surpris par leur jeune âge ; elle avait 16 ans et lui presque 18, alors que les gadjos et gadjis (comme ils nous appellent) se marient de plus en plus tard, lorsqu’ils se marient.
Je porte une importance particulière à l’hydratation. Au-delà de la randonnée, chaque fois que je ressens un souci, qu’il s’agisse d’une lombalgie, d’une douleur articulaire ou même d’un simple rhume, je me demande toujours : est-ce que je bois suffisamment ?
L’hydratation est d’une importance cruciale de toute activité physique, et cela est donc vrai pour la randonnée. Que vous soyez un randonneur novice ou expérimenté, savoir comment bien s’hydrater peut faire la différence entre une expérience agréable et des problèmes de santé potentiels. Voici un guide complet pour vous assurer de rester bien hydraté lors de vos randonnées.
Pourquoi l’hydratation est-elle si importante ?
L’eau est essentielle pour de nombreuses fonctions corporelles, y compris la régulation de la température, la lubrification des articulations, et le transport des nutriments. Lors d’une randonnée, notre corps perd de l’eau par la transpiration et la respiration, et cette perte doit être compensée pour maintenir notre bien-être.
Combien d’eau boire ?
La quantité d’eau nécessaire varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que l’intensité de l’exercice, la température, l’humidité, et votre propre physiologie. En règle générale, nous devrions boire environ un demi-litre à un litre d’eau par heure de randonnée. Voici quelques indications théoriques pour ajuster cette quantité :
Températures élevées : Augmentez votre consommation d’eau. Environ un litre par heure peut être nécessaire.
Températures modérées : Un demi-litre à un litre par heure devrait suffire.
Conditions froides : Bien que vous transpiriez moins, ne négligez pas l’hydratation. Buvez au moins un demi-litre par heure.
Comment s’hydrater efficacement ?
1. Avant la randonnée :
Commencez à vous hydrater bien avant de partir. Buvez de l’eau régulièrement dans les 24 heures précédant votre randonnée.
Évitez les boissons alcoolisées et la caféine, qui peuvent déshydrater.
2. Pendant la randonnée :
Buvez de petites gorgées régulièrement plutôt que de grandes quantités à la fois.
Utilisez des gourdes ou des systèmes d’hydratation comme les camelbaks (poche à eau), qui facilitent l’accès à l’eau sans avoir à s’arrêter.
Intégrez des pauses régulières d’hydratation dans votre planning.
3. Après la randonnée :
Continuez à boire de l’eau pour compenser les pertes subies durant l’effort.
Les boissons isotoniques (personnellement je n’en emporte pas) peuvent aider à rétablir l’équilibre électrolytique.
Signes de déshydratation et surhydratation
Déshydratation :
Soif intense
Bouche sèche
Urine foncée et en petite quantité
Fatigue et étourdissements
Crampes musculaires
Surhydratation (hyponatrémie) :
Nausées et vomissements
Maux de tête
Confusion et désorientation
Gonflement des mains et des pieds
Urine claire et en grande quantité
Électrolytes et hydratation
En plus de l’eau, votre corps a besoin d’électrolytes pour fonctionner correctement, notamment de sodium, de potassium, de calcium, et de magnésium. Ces minéraux sont perdus par la sueur et doivent être remplacés. Prévoyez des boissons pour sportifs ou des comprimés d’électrolytes si vous prévoyez une randonnée longue ou intense.
Conseils pratiques pour bien s’hydrater
Planifiez vos points d’eau : Si vous randonnez dans une région où l’eau potable est rare, prévoyez des points d’approvisionnement en eau le long de votre parcours.
Emportez un filtre ou des comprimés purifiants : Si vous devez utiliser de l’eau de sources naturelles, assurez-vous de la purifier pour éviter les maladies.
Apportez des collations salées : Elles peuvent aider à maintenir l’équilibre des électrolytes.
Surveillez votre urine : Une urine claire et abondante est généralement un bon indicateur d’une bonne hydratation.
Conclusion
Bien s’hydrater en randonnée est essentiel pour votre santé et votre performance. En adoptant des habitudes d’hydratation régulières et en étant attentif aux besoins de votre corps, vous pouvez profiter pleinement de votre aventure en plein air. Buvez intelligemment, restez hydraté, et savourez chaque moment sur le sentier.
Note : J’utilise une poche à eau depuis 1 an et j’ai tendance à me sous-hydrater mais cela s’améliore avec le temps, une question d’habitude et d’être à l’écoute de son corps.
Quelles sont vos astuces pour bien vous hydrater en randonnée ? Partagez vos expériences dans les commentaires !
Alors comment faire ? Je vois deux possibilités, il y en a certainement d’autres.
La première utilise exiftool, je parlerais plus bas de l’autre solution que je ne développerai pas.
Exiftool est un outil pour lire, écrire et éditer les métadonnées des fichiers multimédias, y compris les fichiers vidéo. Il faut donc commencer par l’installer si ce n’est pas déjà fait :
sudo apt install exiftool
En fonction de votre distribution vous adapterez.
AVERTISSEMENT !
Toujours avoir une sauvegarde des fichiers à modifier.
Comme nous allons utiliser également la commande « find », qui est récursive, mettre vos fichiers à modifier dans un répertoire sans sous-répertoire.
find . -iname "*.mp4" : Trouve tous les fichiers avec l’extension .mp4 (avec -iname, peu importe la casse de mp4) soit dans le répertoire courant et ses sous-répertoires (d’où l’avertissement plus haut). -exec exiftool '-filename<CreateDate' : Utilise exiftool pour renommer chaque fichier en utilisant la valeur de CreateDate. -d "%Y-%m%d-%Hh%Mm%Ss-Nom_de_votre_choix.mp4" : Spécifie le format du nom de fichier de sortie. Ici, %Y, %m, %d, %Hh, %Mm, %Ss sont des formatages pour l’année, le mois, le jour, l’heure, la minute et la seconde de création, et Nom_de_votre_choix » est une chaîne fixe que vous pouvez modifier, bref, le nom que vous souhaitez donner {} : Représente chaque fichier trouvé par find. + : Permet d’exécuter une seule commande exiftool pour tous les fichiers trouvés
Exemple concret
J’ai un répertoire « Work » dans lequel se trouve plusieurs sous-répertoires dont un qui s’appelle « vid »
J’ai mis une copie de mes vidéos à renommer dans le répertoire « vid »
Hé Sima, et la deuxième possibilité.
Ha oui, j’allais oublier.
J’avais pensé à utiliser ffmpeg ou plus précisément ffprobe qui est inclus dans ffmpeg et permet d’extraire les métadonnées.
Mais j’avoue ne pas avoir trouvé comment le faire en une ligne.
Soit, dans un script c’est possible.
On extrait les métadonnées avec ffprobe, puis utiliser structure conditionnelle if else fi pour traiter/formater les données et renvoyer vers un find incluant bash -c 'rename_file "$0"'
Bref, l’idée est là, un truc de ce genre, mais comme j’ai une ligne qui fait le job, je ne me suis pas creusé la tête pour créer un script.
Vous avez une d’autres idées en ligne de commande? des questions? n’hésitez pas à utiliser les commentaires.
De Clécy à Condé-sur-Noireau 3 Jours
Distance → 71,400 km
Niveau difficile.
Le niveau difficile ne nécessite pas de compétences ou d’expériences particulières. Un randonneur débutant en bonne condition physique peut réussir cette randonnée, alors qu’un randonneur expérimenté mais en moins bonne forme pourrait rencontrer des difficultés. Difficile signifie simplement qu’il y a beaucoup de dénivelé, mais cela ne rend pas la randonnée technique pour autant.
Introduction
L’idée était de partir d’une ville de la Suisse Normande où se trouve un camping, sans utiliser de trace GPS, et de voir comment organiser une randonnée de quatre jours. Sans plan de départ précis, je pars simplement avec les repas pour toute la durée. Certains me diront : « Pourquoi emporter tes repas et te charger alors qu’il y a des villages avec des épiceries ? »
J’aime partir avec mes repas pour des raisons de budget. Je trouve beaucoup plus économique de les préparer à l’avance. Mes repas se composent de : petits-déjeuners, barres de céréales (3 par jours), grignotages (fruits secs), repas du soir, et pour le midi, des repas froids (pain, fromage, jambon de pays ou autres). J’emporte aussi du café, du thé et des tisanes. Certes, mon sac est un peu plus chargé au départ, mais il s’allège de jour en jour, et c’est plus économique.
Début d’aventure
Suisse normande – Clécy
Jour moins 1
Le Clos d’Ailly – Clécy Camping Les Rochers
3,026 km
Dans le train de Montparnasse à Flers, je reçois un message de Mme m’informant que j’ai oublié mes repas de midi dans le réfrigérateur. Bon, il faudra faire avec… À Flers, je prends le bus 117, mais en raison de travaux, il ne passe pas par Clécy et je dois descendre au Clos d’Ailly. J’arrive au Clos d’Ailly sous la pluie. Je repère l’arrêt de bus de l’autre côté de la route pour mon retour dans quelques jours : juste une pancarte, pas d’abri. J’espère qu’il ne pleuvra pas ce jour-là.
En arrivant à Clécy, je vois des fléchages et panneaux indiquant « Tour de la Suisse Normande ». Mon parcours est déjà tracé. L’épicerie et la boulangerie étant fermées le lundi, je me dirige vers le café en face de l’église pour prendre un café, on m’y confirme que le tour de la Suisse Normande à plusieurs variantes et peut se faire en 3, 4 ou 5 jours. Le temps s’éclaircit et le soleil pointe. Je prends alors le chemin vers le camping. Très bon accueil et wifi autour de l’accueil. Je m’y installe, il est 15 h. Je commande un casse-croûte à récupérer le lendemain à 8 h pour mon repas de midi. Un cycliste anglais s’installe à côté de moi. Nous sympathisons. Il a parcouru le Cotentin, le Mont St-Michel, une partie de la Bretagne, et repart demain pour Caen avant de continuer vers Amiens. Sacré parcours !
Clécy-Suisse-NormandeEntre Clécy et Camping-Suisse-Normande
Jour 1
Clécy – Pont d’Ouilly Camping Municipal
18,315 km
Une nuit à 7 °C. Bien que le ciel soit dégagé, la tente est trempée d’humidité. Malgré mes efforts pour l’essuyer, je dois la plier encore mouillée. Je récupère mon casse-croûte et commence mon chemin.
Très vite, je fais face à un gros dénivelé montant. Ça pique dès le matin et ça met dans l’ambiance, mais au sommet de ce premier défi, quelle agréable surprise : les paysages sont magnifiques.
La montée commence dès le camping (95 m) et nous mène sur le « Chemin du dessus des Rochers », en amont de l’Orne sur la rive droite. En sous-bois, je profite de magnifiques vues sur l’Orne et les alentours. Le point culminant est « La Bruyère » (197 m). Les paysages champêtres descendent jusqu’à « Le Bô » (120 m), puis redescendent jusqu’à « Le Moulin » (85 m), vallonnés jusqu’à « La Cour » pour remonter à 175 m avant d’arriver à « Le Manoir », puis redescendent à 90 m à « La Rustiquerie ».
Je ne vais pas détailler tout le parcours avec ses dénivelés, mais vous donner un aperçu : entre montées et descentes abruptes, il y a des faux-plats qui vous sembleront plats.
En forêt, je rejoins le « Ruisseau du Val de la Hère », que je longe en amont sur la rive droite avant de le traverser pour rejoindre « Le Bourg d’Ouilly », puis continuer jusqu’à « Pont d’Ouilly » au camping municipal. Je m’y installe : à gauche, un grand espace où l’emplacement est à 8 €, à droite, entre des haies, l’emplacement libre est à 10 €. La responsable passe en soirée entre 18 h et 19 h pour encaisser le paiement, sinon ce sera le matin entre 8 h et 9 h. J’y plante ma tente, qui n’est toujours pas bien sèche. Je profite d’aller en ville acheter de quoi manger pour les midis suivant.
Jour 2
Pont d’Ouilly – Camping de « La Rouvre »
24,798 km
Après une nuit à 5°C au camping de Pont d’Ouilly, je plie ma tente encore trempée de rosée, malgré mes efforts pour l’essuyer au maximum. Tôt le matin, je longe « KotaVenture », une option d’hébergement assez originale si cela vous tente. Inutile de mentionner les dénivelés à nouveau, vous êtes prévenu, mais les paysages et les points de vue en valent la peine.
À ne pas manquer : en arrivant près de « Oêtre », vous trouverez un espace pique-nique avec « Le Café du Caillou » et, un peu plus loin, le restaurant du même nom. Quittez le GR et prenez à gauche pour atteindre « Les Roches d’Oêtre » et admirer les vues magnifiques depuis la falaise.
Après avoir passé « Saint-Philbert-sur-Orne » (qui dispose d’un gîte municipal), continuez jusqu’à « Le Bas de Rouvrou » et le « Camping de la Rouvre ». L’accueil y est très chaleureux. N’utilisez pas les prises des lavabos pour recharger vos smartphones, car il n’y en que quatre. Pour 1 € symbolique, vous pourrez les charger à l’accueil le temps de votre séjour. J’ai beaucoup aimé ce camping ainsi que celui de Clécy.
Jour 3
Camping de « La Rouvre » – Condé-sur-Noireau Camping municipal
25,611 km
Une nuit à 4 °C et une tente toujours trempée (heureusement, pas l’habitacle, mais tout de même…). Cette étape est longue et comporte également des dénivelés, mais je l’ai trouvée plus facile, peut-être parce que je m’habitue aux difficultés du parcours.
Dans les bois de Berjou et tout au long de ce trajet, des panneaux pédagogiques relatent l’historique de la libération d’août 1944, lorsque les soldats du 7ème Somerset Light Infantry ont libéré le village de Cahan et capturé environ 150 parachutistes allemands du 3ème Fallschirmjäger, ainsi que d’autres faits d’armes dans la région.
À ne pas manquer : lorsque vous passez par Berjou, juste avant l’église, sur votre gauche, se trouve un petit espace avec deux tables de pique-nique et, sur votre droite, une boulangerie-pâtisserie qui fait également épicerie (Épi Service). Les pâtisseries y sont faites maison ; j’ai pris un flan pour mon dessert, qui m’a rappelé mon enfance. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas mangé un flan aussi délicieux !
À mon arrivée au camping municipal de Condé-sur-Noireau, le paiement se fait à la piscine municipale juste à côté. À 17 h, il commence à pleuvoir, et à 18 h, je suis déjà dans ma tente, je n’ai même pas gonflé mon matelas, je dormirais sur la dure. Je n’ai pas ma liseuse, mais heureusement, j’ai de quoi écrire pour m’occuper.
Il a plu toute la nuit (8 °C) et la pluie continue lorsque je plie ma tente. En consultant la météo, je constate qu’il est prévu de pleuvoir toute la journée et le lendemain. Je n’ai pas envie de marcher sous la pluie toute la journée, ni d’attendre le bus le lendemain sous la pluie au bord de la D562. Je décide donc de me rendre en centre-ville pour trouver un arrêt de la ligne 117 qui dessert également cette ville, mes voisins de camping m’y dépose. Je prends mon petit déjeuner dans un bar en attendant l’arrivée du bus qui me conduira à la gare de Flers. À la gare, je n’ai aucun problème pour échanger mon billet du lendemain contre un billet pour le prochain train à destination de Paris. Je rentre chez moi.
La toile de tente qui sèche chez-moi.
Bah alors Sima, t’as pas fait de bivouac ?
Au début, je pensais devoir bivouaquer, mais j’ai finalement constaté que chacune de mes étapes se terminait près d’un camping. Pourquoi m’en priver ? Je bivouaque seulement lorsqu’il n’y a pas de camping, ou lorsque ceux-ci sont rencontrés trop tôt dans la journée ou sont trop onéreux. Dans les endroits où il y a des gîtes non gardés ou d’autres refuges, il m’arrive de bivouaquer à proximité lorsque je trouve les literies douteuses. Bref, je fais ce qui me semble le plus pratique.
Matériel
Je ne vais pas faire une liste, mais juste dire que je n’ai pris qu’une seule batterie 10 000 mAh, je n’ai pas pris ma liseuse, qui m’a manquée ni ma gourde filtrante. En vêtement sur moi boxer, bermuda, tee-shirt, chaussette. Dans le sac un manches longues mérinos que j’ai mis que lors de la nuit à 4 °C, un boxer, 2 paires de chaussettes, polaire et veste coupe-vent déperlant. Par contre j’ai pris ma perche à selfie qui fait également trépied et mon appareil photo pour économiser la charge de mon smartphone. Et biensur le nécessaire de couchage, popote, trousse de toilette.
Botanique
Pas beaucoup d’ail des ours (Allium ursinum) alors que lors de la randonnée au Pays Caux il y en avait à foison.
Par contre les chemins en sous-bois sont bordés de Nombril de Vénus (Umbilicus rupestris) fleuris dont j’aurais bien pris quelques feuilles pour me faire une petite salade, mais je ne transporte pas d’assaisonnement avec moi et il est vrai que les feuilles sont meilleures et plus tendres avant les inflorescences.
Je n’ai pas croisé de Abies alba dont les noms vernaculaires sont : Sapin blanc, Sapin commun, Sapin pectiné, Sapin de Normandie, Sapin des Vosges, Sapin noir, Sapin de l’Aigle, Sapin de croix, Sapin à feuilles d’if… Bref les noms vernaculaires ne veulent pas dire grand-chose, seul le nom latin compte. Avec les jeunes pousses, j’aurai pu me faire une tisane.
Pour conclure
Les moins : Je suis tombé sur une semaine à la météo capricieuse avec des vents du nord. Marcher en manche courte sous le soleil puis nuages et vent froid, m’arrêter pour mettre polaire, voire le coupe-vent, puis pluie et mettre ma house de sac à dos… De nouveau soleil bref, j’ai les quatre saisons plusieurs fois par jour m’obligeant à m’arrêter régulièrement pour enlever ou ajouter des couches.
Les plus :
Les dénivelés ne m’ont pas gêné d’autant plus que j’étais récompensé par de magnifiques paysages. Des campings bien répartis sur le parcours et comme toujours de belles rencontres.
Les rencontres
Camping de Clécy, l’anglais avec qui j’ai sympathisé il m’a montré son vélo au top à changement de vitesse sans dérailleur, bloque guidon, béquille qui se pose sur le cadre, blocage des freins… je ne suis plus à la page et découvre…
Camping de Pont d’Ouilly, un père et son fils ado qui font de la rando pour une première fois avec plein de matos tout neuf de l’enseigne bleu, il envisage faire la prochaine rando avec sa fille maintenant qu’ils ont le matériel. Une cycliste qui fait une pause d’une journée pour cause de douleurs musculaires, je suis impressionné par les parcours qu’elle a déjà fait, par exemple la Norvège…
Camping La Rouvre, un couple qui souhaite faire de la randonnée et m’ont demandé à voir mon matériel, un jeune couple néerlandais qui ont décidé de rester une journée de plus aller voir « Les Roches d’Oêtre » que je leur ai conseillé.
Camping de Condé-sur-Noireau, un jeune couple qui est là à défaut de trouver un logement avec une tente qui prend l’eau qui sert de garde-manger et une autre plus étanche pour dormir et une voiture plein à craquer des effets d’une vie, ça m’a fait de la peine sachant le nombre de logements libres qui existe ou loués en AirBnb. Ça me révolte… Nous n’avons pas pu parler trop longtemps à cause de la pluie nous obligeant à nous réfugier sous nos tentes dès 18 h.
En chemin sur le tour de la Suisse normande, un couple qui faisait du repérage pour leur association du 92, je les croiserais plusieurs fois ainsi qu’un groupe de randonneurs d’une association du côté de Èvreux que je croiserai aussi plusieurs fois.
Petite Vidéo
Les frais
Allée/retour Paris – Flers en train → 44 €
Bus 117 – 2X1,90 € → 3,80 €
Total des transports → 47,80 €
Camping du Clécy → 8 €
Camping Pont d’Ouilly → 8 €
Camping de La Rouvre → 8 € + (1 € pour la durée du séjour pour recharger mon smartphone).
Camping Condé-sur-Noireau → 5,50 €
Total des hébergements → 30,50 €
Cet article sur la randonnée en Suisse Normande vous a donné envie de partir à l’aventure ? Partagez vos propres expériences ou posez vos questions en commentaire !
Une randonnée dans le Pays ou la Vallée de Caux, un petit coin de Normandie.
De la Normandie, je ne connaissais que le Cotentin, Dieppe, Trouville-sur-Mer, Deauville, Le Havre et Étretat… Ah oui, sans oublier le Mont Saint-Michel. Mais est-il vraiment normand ou breton ? C’est un sujet aussi délicat que le débat entre pain au chocolat et chocolatine.
Ha, ce n’est pas nous sur le logo à gauche c’est une image libre de droit.
Une randonnée inattendue. Elle m’a été proposée par Tom23. Nous ne nous connaissons pas vraiment, ayant seulement échangé quelques fois sur Mastodon. J’ai donc été enthousiaste à l’idée de cette expérience : partir en randonnée dans un lieu auquel je n’aurais pas pensé, à deux, sans nous connaître et sans me soucier du parcours. Bref, une première pour moi.
– Mais Sima, t’as déjà fait des randos à plusieurs.
– En itinérance rarement…
Dans ma jeunesse, j’ai fait une longue randonnée en montagne avec deux autres personnes. Nous étions trois caractères très différents, mais tout s’est très bien passé. Une autre fois, j’ai fait une randonnée à deux, encore avec une personne très différente de moi. C’était sa première randonnée, et toujours en montagne, avec des conditions météorologiques compliquées : pluie verglaçante, neige… Un véritable baptême pour sa première fois, et ça s’est bien passé également même si nous avons dû écourter. Mais à chaque fois, nous nous connaissions déjà.
Tout commence par la rencontre
Le rendez-vous était fixé dans un bar de la ville de départ. Nous nous sommes immédiatement reconnus : avec chacun notre sac à dos et le fait que nous étions les deux seuls clients, il n’y avait pas de place pour le doute !
Après les présentations et un café nous entamons la randonnée.
Jour-1
Caudebec-en-Caux – lieu du premier bivouac
Rive en Seine → 21,496 km
Quand, comme moi, on ne connaît la Normandie que pour l’avoir traversée en voiture et y avoir fait quelques petites promenades, on a une vision biaisée. J’imaginais la Normandie très plate, voire légèrement vallonnée. J’ai donc été surpris par les dénivelés que j’ai découverts. Dès que l’on quitte le bord de la Seine, on pénètre dans une forêt aux reliefs marqués. Vers le point culminant nord de la boucle, la forêt alterne avec quelques terres agricoles. Peu avant d’atteindre Saint-Aubin-de-Crétot, situé sur le plateau, les paysages vallonnés se succèdent entre cultures, prés d’élevages et prés à foin. À Saint-Nicolas-de-la-Haie, nous faisons le plein d’eau et partons à la recherche d’un endroit pour bivouaquer. Après avoir aperçu un chevreuil sur notre sentier, nous trouvons enfin un petit coin de bivouac dans le sous-bois.
Pour ce premier repas en bivouac, nous avons préparé un dîner « amélioré », vous remarquerez les guillemets, car tout est relatif en randonnée.
Nos deux tentes au 1er bivouac
Jour-2
Lieu du premier bivouac – lieu du deuxième bivouac
Saint-Arnoult → 29,173 km
Maintenant je le sais, la Normandie n’est pas que vallonnée, elle a de beaux dénivelés.
Un parcours où le sentier traverse des forêts verdoyantes et débouchent sur des panoramas de terres agricole où s’étendent les champs cultivés et les prés d’élevage. J’ai été surpris de voir des vaches Salers en Normandie. Nous avons traversé un pré où se trouvaient des Salers, leurs veaux et un taureau, ce qui n’était pas très rassurant.
Juste après Le Becquet, au nord de Lillebonne, nous avons fait un petit détour pour découvrir l’Abbaye cistercienne Notre-Dame-du-Voeu, aussi appelée Abbaye du Valasse. Cette abbaye est entourée d’un magnifique parc accessible à tous, offrant un cadre bucolique idéal pour une pause grignotage ou un pique-nique. De plus, des sanitaires sont à disposition, rendant l’endroit encore plus accueillant et pratique pour les visiteurs.
Paysage sous la brumeChemin de lisière sous la brumePaysage agricoleVue depuis l’Abbaye de ValassePré avec des vaches
À Saint-Nicolas-de-la-Taille nous faisons le plein d’eau et poursuivons à la recherche d’un coin de bivouac. À défaut de trouver un sous-bois ou autres nous nous installons sur le chemin à l’endroit, le seul, où il s’élargit laissant la possibilité éventuelle d’un passage d’un engin agricole sans le gêner. Ce choix c’est avéré paisible et pas si mal que ça à défaut de mieux. La pluie est arrivée en fin de soirée.
Nos deux tentes au 2è bivouac
Jour 3
Lieu du deuxième bivouac – Lillebonne
Saint-Jean-de-Folleville → 4,726km
Nous plions les tentes sous la pluie. Ne voyant aucun autre lieu propice à un meilleur bivouac, nous n’avons aucun regret : notre spot était le meilleur. Nous traversons un autre pré, cette fois encore peuplé de vaches Salers, leurs veaux et un taureau. Ils semblent habitués à voir des randonneurs et tout est calme. Pour ma part, je les surveille du coin de l’œil. Sous une pluie fine, nous affrontons un beau dénivelé montant, suivi d’une descente plutôt rude. Finalement, nous arrivons à Lillebonne, en plein jour de marché. Nous faisons une pause bien méritée. Ma veste déperlante et coupe-vent a parfaitement rempli son rôle : je ne suis pas trempé en dessous et mon sac à dos, sans filet, n’a pas causé de transpiration dans le dos. Je l’avais déjà testé par grosses chaleurs et je n’avais jamais eu le dos trempé.
Pré face à notre 2è bivouac
Nous allons boire un café dans un bar avant de nous rendre à l’arrêt de bus pour rentrer à Caudebec-en-Caux. Ainsi se termine notre randonnée.
Petite Vidéo
Conclusion
Le bivouac
Le bivouac est une expérience très variable, surtout en campagne où presque chaque parcelle est une propriété privée. Parfois, on tombe sur un endroit idéal, parfois moins. Je pars du principe qu’il faut se contenter de ce que l’on trouve, et j’ai apprécié nos deux spots de bivouac, particulièrement le premier en sous-bois, car j’aime les sous-bois. Le parcours
J’ai aimé marcher sur un itinéraire auquel je n’aurais pas pensé. La découverte de nouveaux endroits m’enchante toujours. Marcher avec quelqu’un que je ne connais pas
J’ai vraiment apprécié cette expérience. Bien qu’il y ait eu, je pense, une certaine retenue de la part de chacun, en tout cas de la mienne, puisque je n’ai pas pratiqué mes habitudes comme les étirements, la méditation, écrire et lire, cela ne m’a pas manqué, je n’en ai pas ressenti le besoin (le fait que je sois bavard cache une grande part de ma timidité). J’aurais aimé que la randonnée dure plus longtemps pour que l’on fasse plus ample connaissance, mais ce sera peut-être pour une prochaine fois. Je suis vraiment content d’avoir rencontré Tom23. Une belle rencontre ! Le lieu
Je ne connaissais pas le pays de Caux et suis impressionné par le nombre de lieux à découvrir en marchant. Et nous n’en avons exploré qu’une partie. Un seul regret
Cela n’a pas duré assez longtemps. Ce sera pour une prochaine, qui sait ? Les aléas de la météo…
Et vous, avez-vous déjà vécu une expérience similaire en randonnée ? Partagez vos histoires et impressions en commentaire !
Incivilités : les randonneurs, promeneurs sont-ils responsables ?
Lors de ma randonnée dans le Jura, « le tour des 7 lacs et des 7 cascades en trois jours« , le dernier jour, je me suis retrouvé face à un sentier fermé, marqué par d’innombrables panneaux « Interdiction d’entrer » et « Propriété privée« , ainsi qu’une chaîne rouge et blanche bloquant tout passage. On peut supposer que cette décision du propriétaire est probablement due à des comportements inappropriés de certains promeneurs.
Vous aurez remarqué que je n’utilise pas le terme « randonneur » mais plutôt « promeneur », car ce dernier est plus global.
Les fermetures de sentiers liées aux « ras-le-bol »
Certains sentiers de grande randonnée (GR) sont également impactés, fermés ou déviés à cause d’incivilités. Par exemple, cet article de « La Montagne » datant du 9 mai 2024 en parle (bien que la situation ait pu évoluer depuis). Quoi qu’il en soit, cela doit nous interpeller.
Les promeneurs, dont les randonneurs sont-ils vraiment irrespectueux ?
Je ne vais pas commenter l’article de « La Montagne » dont je ne connais pas tous les tenants et aboutissants, mais je vais partager ma modeste expérience. J’ai travaillé pendant longtemps dans un parc ouvert au public où nous organisions également des événements. Nous avons eu des dégradations : panneaux pédagogiques vandalisés, fléchages abîmés, dépôts de détritus.
Pourtant, il faut nuancer ces incidents, car la grande majorité des promeneurs sont respectueux. Les irrespectueux ne représentent même pas 1 %.
– Bah Sima, alors comment expliques-tu cela ?
– Il s’agit d’un constat…
Les dégradations des panneaux pédagogiques se sont produites en une seule après-midi, probablement par un petit groupe, anéantissant des heures de travail. Cela contraste avec les milliers de visiteurs qui sont passés sans jamais rien détruire. Pour les fléchages, une personne nous avait rapporté qu’il s’agissait de trois familles en pique-nique ensemble, laissant leurs enfants jouer sans surveillance. Une seule famille ayant un comportement irresponsable peut laisser plus de détritus que tous ceux qui ont pique-niqué au même endroit pendant des années.
Ils ont beau ne pas être nombreux, on ne remarque qu’eux !
Ce qui semble empirer le phénomène, c’est l’engouement soudain pour les sorties en pleine nature depuis l’après-Covid. Même si la proportion de personnes ayant de mauvais comportements reste inchangée, il faut reconnaître que, bien qu’ils soient peu nombreux, ce sont eux que l’on remarque le plus !
Est-ce irrémédiable ?
Je reste optimiste et pense que la situation peut s’améliorer. La montagne, la nature, appartient à tout le monde, mais il y a ceux qui y travaillent et en dépendent pour leur gagne-pain, et ceux qui s’y promènent. Être respectueux, c’est apprendre à se connaître mutuellement.
Traverser un pré sur un sentier : Il peut y avoir un accès sélectif permettant le passage des personnes mais pas du bétail, ou un escalier pour franchir une clôture, ou une simple barrière à refermer soigneusement derrière soi, respectez cela !
Pré momentanément interdit au passage : Alors qu’il est sur un GR ou autre sentier… Cela peut être dû à la présence de vaches avec leurs veaux[1] que le propriétaire souhaite protéger, ou de jeunes génisses ou bouvillons aux comportements imprévisibles, voire d’un taureau. Dans ce cas, cherchez une façon de contourner le pré pour respecter la tranquillité des animaux et assurer votre propre sécurité.
Chiens : (Je ne vais pas me faire des amis parmi certains propriétaires de toutous…) Tenez-les en laisse, pas en longe. Ils ne doivent pas déranger les animaux d’élevage ni la faune locale, car votre animal domestique ne fait pas partie de la biodiversité que vous traversez. En liberté ou en longe, il peut déranger des oiseaux nicheurs au sol. Comme vous, il doit rester sur les chemins. Il en va de même pour les chiens des fermes ou des propriétés privées : ils ne doivent pas molester les passants. Quant aux Patous, bien que certains ne prêtent pas attention aux randonneurs, ceux qui sont agressifs doivent être correctement éduqués pour distinguer un loup d’un être humain, les chiens en ont la capacité et l’intelligence, encore faut-il que les maîtres s’en inquiètent.
Hygiène : Lors de ma randonnée sur le GR 34, j’ai été choqué par le nombre de « kleenex » laissés sur le sentier qui servent à essuyer la dernière goutte de votre pissouille . Même si le papier est biodégradable, il reste une pollution visuelle. Emportez un petit sac poubelle, comme ceux pour ramasser les crottes de chien, et ramenez vos kleenex et papiers hygiéniques avec vous.
Cigarettes : Si vous aimez une clope après le pique-nique, je respecte cela. Mais n’écrasez pas votre cigarette au sol ni la jetez d’une pichenette. Utilisez un cendrier de poche et jetez vos mégots chez-vous ou dans la prochaine poubelle publique croisée.
Je suis confiant dans le fait que la majorité des gens soient respectueux. Certains manquent simplement d’information, de pédagogie et de sensibilisation. Il peut également y avoir des réfractaires idéologiques concernant les modes d’élevage ou d’agriculture (j’ai moi-même mes propres convictions, mais elles ne sont pas exprimées dans ce billet). Lors des balades, sorties ou randonnées, ce qui prime, c’est le savoir-vivre ensemble en bonne intelligence. Pour le reste, il existe d’autres cadres pour exprimer ses revendications.
^Sachez que certaines races bovines peuvent être agressives lorsqu’elles sont accompagnées de leurs veaux. Certaines races bovines sont plus agressives que d’autres.
Rien de tel que le pouvoir de la littérature pour nous évader ! Parfois, la possibilité de partir en randonnée n’est pas accessible ou ne se présente pas comme on le voudrait, que ce soit à cause d’obligations professionnelles, de responsabilités familiales, ou tout simplement à cause de contraintes financières. Même si l’aventure peut se trouver à notre porte sans que nous ayons besoin de parcourir des milliers de kilomètres, elle reste tout de même soumise à un certain budget, que ce soit pour le matériel nécessaire ou les déplacements.
Dans ces moments-là, la littérature reste, à mon avis, l’un des meilleurs moyens de s’évader et de voyager. Que ce soit en attendant la prochaine randonnée ou en entre deux sorties, un bon livre peut nous transporter vers des horizons lointains sans même quitter notre fauteuil. Lors de mes randonnées, j’ai toujours avec moi un livre.
Je vous ai concocté une liste, qui n’est pas exhaustive, il y en a tant d’autres… Dans cette liste il n’y a pas de « Road trip ». Et je vous avoue, je ne les ai pas tous lu !
– Houa Sima, tu nous mets une liste et tu n’as pas tout lu ! Hooouu la hooonte !…
– Ho là, on se calme…
Il faut dire que plus je lis et plus ma PAL (Pile À Lire) augmente de façon exponentielle. J’en ai lu tout de même certains les London, Thoreau, Giono, Sarah Marquis, Tesson, Le Breton, Lacarrière… Mais bon, c’est vrai, pas toute la liste.
Dans cette liste on y trouve un peut de tout, de la philosophie, des récits de voyages, des romans, bref, de quoi piocher et faire aussi vos propres recherches.
On remarquera que les femmes sont minoritaires mais la tendance évolu, il y a de plus en plus de marcheuses et c’est tant mieux !
La liste :
Méfiez-vous des femmes qui marchent de Annabel Abbs
Voyage au pays du silence de Neil Ansell
Au détour du Caucase de Clara Arnaud
Sur les chemins de Chine de Clara Arnaud
L’échappée belle, éloge de quelques pérégrins de Nicolas Bouvier
Journal d’Aran et autres lieux de Nicolas Bouvier
Marcher, Éloge des chemins et de la lenteur de David Le Breton – coup de cœur
En Patagonie de Bruce Chatwin
La Sagesse du nomade de Bruce Chatwin
Voyage d’une Parisienne à Lhassa de Alexandra David-Néel
Les grands chemins de Jean Giono – coup de cœur
L’apprentissage de la marche de Jean-Louis Hue
La lettre qui allait changer le destin d’harold fry arriva le mardi… de Rachel Joyce
Remonter la Marne de Jean-Paul Kauffmann – J’ai aimé
Chemin faisant de Jacques Lacarrière
Chemins d’écriture de Jacques Lacarrière
En cheminant avec Hérodote de Jacques Lacarrière
Un beau matin d’été de Laurie Lee
L’Appel de la forêt de Jack London – coup de cœur
Construire un feu de Jack London – coup de cœur
Croc-Blanc de Jack London – coup de cœur
Histoires du pays de l’or de Jack London – coup de cœur
Les vagabonds du rail de Jack London – coup de cœur
À dos d’oiseaux de Sarah Marquis
Déserts d’altitude de Sarah Marquis
Instincts de Sarah Marquis – J’ai aimé
Sauvage par nature de Sarah Marquis – Je n’ai pas aimé
Les règles du mikado de Erri De Luca – Dernier coup de cœur.
Pour terminer je vous mets quelques extraits de mon dernier coup de cœur « Les Règle du mikado de Erri De Luca » sans vous dévoiler l’histoire, ce sera à vous de la découvrir:
[…]
Je pars pour une plus longue période. Non pas pour me soigner, je n’en ai pas besoin. Je projette de faire un voyage depuis longtemps.
J’ai tout réglé à la fondation pour qu’elle se passe de moi. Ce que j’entreprends doit être fait à pied. Ce sera forcément lent.
La marche me permet d’entrer dans les paysages et d’en faire partie.
[…]
Je vis dans un endroit en plein air où tout est vrai. Les surfaces qui m’entourent ne peuvent pas mentir. La terre sur laquelle j’installe ma tente, les piquets enfoncés sont le fondement qui me porte.
J’ai plus d’années que de kilos. Les vieux doivent être légers.
L’humanité a été jeune, ce n’est que récemment qu’elle s’est mise à vieillir en masse. C’est un temps inconnu, plus que la jeunesse.
Aucune expérience de vieillesse précédente ne peut servir d’exemple.
Le matin, je fais l’appel, j’invite chaque partie de mon corps à dire présent. Je commence par les pieds pour finir par la nuque.
Je dresse le plan de la journée, les activités indispensables et les superflues. Le feu, l’eau, la soupe, l’hygiène, sont des nécessités, puis je dois ajouter la lecture et le jeu pour l’entraînement des pensées.
La durée du jour est un tour du monde.
Le soir, je me retrouve aux antipodes, la nuit me ramène au point de départ.
Je vis sans montre. Si je me réveille dans le noir à cause d’un bruit, d’un rêve, je n’ai pas besoin de savoir l’heure. Je me concentre sur les battements de mon cœur.
Ils sont plus lents en hiver, je palpe mes carotides pour les sentir.
[…]
Cet article vous a plu… Que vous soyez un aventurier passionné ou un rêveur en quête d’évasion, partagez vos pensées sur ces œuvres qui nous transportent au-delà de l’horizon !
« L’homme jeune marche plus vite que l’ancien. Mais l’ancien connait la route. » Proverbe Africain.
Questions souvent posées aux randonneurs
Lorsque l’on me voit avec mon sac-à-dos ou que je dis que je fais de la randonnée, les questions qui reviennent souvent sont :
Tu fais combien de kilomètres par jour ?
Tu marches à quelle vitesse ?
Tu marches combien d’heures par jour ?
Et je suis bien embarrassé pour y répondre.
Une autre question qui m’a été posée est : quelle différence entre une balade ou promenade et une randonnée à la demi-journée ?
Je vais tenter d’y répondre.
Pourquoi m’est-il difficile, impossible de répondre à ce genre de questions ?
Lorsque j’étais jeune je courais tous les soirs avant mes entraînements et j’aurai pu vous dire ma moyenne sur 20 km et mon record… Mais en randonnée je ne cherche pas la performance ni de record, ce n’est pas, mais vraiment pas dans mon objectif.
Sima, lorsque tu prépares des parcours tu établis bien des étapes d’une certaine distance !
C’est vrai, mais…
Préparation de mes étapes et la réalité.
Plusieurs possibilités s’offrent à moi :
je prends un parcours connu avec des étapes prédéfinies,
je m’inspire un tracé qu’une personne a publié sur le web,
je trace moi-même mon parcours en imaginant mes spots de bivouac et/ou camping.
La réalité sur la distance :
en fonction de ma forme ou ma fatigue je peux décider d’allonger une étape ou de la raccourcir,
mon temps de marche et la distance ne sont pas inscrits dans le marbre, je m’arrête pour prendre des photos, pour admirer certains paysages, pour boire, grignoter, discuter lors d’une rencontre,
Je m’imagine des spots de bivouacs ou d’hébergement mais parfois in-situ ça ne colle pas et il faut s’adapter.
Quelques exemples de la différence entre la théorie et la réalité du terrain.
En Auvergne j’imaginais un spot de bivouac au bord d’un ru (sur le papier, les cartes IGN vous donnent les dénivelés par tranche de 10 m), in-situ le ru suivait bien le sentier mais dans un contre-bas à pic de 4 m, totalement inaccessible et en plus il était à sec, pas une goutte d’eau, la végétation environnante empêchait tout bivouac possible et n’avais pas suffisament d’eau. J’ai donc imaginé un spot à environ 8 km de là pasant par un point d’eau et j’en ai trouvé un super à mi-distance.
Lors de mon troisième jour sur le sentier Compostelle, à Viver, j’espérais dormir dans un local municipal, j’ai dû allonger ma distance de 10 km, bien chargé en eau, pour trouver un spot de bivouac génial !
La distance que je parcours par jour :
Je peux très bien faire une longue distance (plus de 30 km) comme je peux en faire une très courte (5 km). Ça dépend de ma forme, mon envie, du terrain, de la météo…. Et je peux même décider de me poser une journée à un endroit.
La distance parcourue par jour n’a aucune importance car en randonnée nous ne faisons pas une course et chaque randonneur le fait à sa façon.
La vitesse moyenne de marche :
Je connais ma moyenne de marche sans interruption vu ce que j’ai dis plus haut ça ne signifie pas grand-chose. On peut marcher plus lentement, ou décider de « faire du km » (c’est-à-dire accélérer le pas) quand un tronçon nous plaît moins. La vitesse moyenne de marche n’a pas plus d’importance que le nombre de kilomètre par jour.
Pour la différence entre balade et randonnée je donne quelques pistes théoriques.
Généralement on situe :
La balade santé de 2 à 5 km pour une durée pouvant aller à 3 h
Promenade de 3 à 10 km pour une durée pouvant aller à 4 h
La randonnée de 12 à 32 km pour une durée pouvant aller à 8 h (mais on peut faire moins…)
Marches plutôt sportive :
La marche d’endurance de 20 à 100 et plus pour une durée pouvant aller de 5 h à pas de limite, la vitesse est plus ou moins à 5 km/h
Marche AUDAX® démarre à 25, 50, 100, 150, 200, etc avec une allure de 6 km/h minimum. La marche AUDAX® peut-être aménagée de pauses ravitaillement, par exemple pour une marche AUDAX® de 25 km = 5 h soit 4h10 de marche et 50 minutes de pause, pour une marche AUDAX® de 100km en 20h (16h40 de marche et 3h20 d’arrêts)…
Marche nordique (après un stage auprès de la FFRandonnée, j’ai décidé d’en faire une par semaine)
Marche afghane (perso, je m’y suis essayé, je n’ai pas trouvé mon bon rythme, je n’ai pas insisté non-plus)
Conclusion Évitez ce type de questionnement, d’ailleurs ceux qui répondent par la performance m’intéresse peut. En prenant des photos, je m’arrête souvent, mais imaginez ceux qui transportent un équipement plus lourd, ou ceux qui prennent le temps de se mettre en scène (en se photographiant ou se filmant sous différents angles, en descendant ou en montant) ; cela demande l’usage d’un trépied, des allées et retours incessants… Vous comprenez sûrement que la quantité de kilomètres parcourus ou la vitesse moyenne ne sont pas des critères importants. En randonnée, ce qui compte vraiment, ce sont les souvenirs que vous emportez avec vous, que vous gardiez pour vous-même ou que vous partagiez plus tard (avec vos proches, sur un site web, les réseaux sociaux, etc.), qu’ils soient capturés en images, en vidéo, ou simplement dans votre esprit. L’essentiel réside dans l’expérience de votre randonnée, bien au-delà des chiffres de distance et de vitesse.
Ce qui importe le plus, ce sont vos propres sensations, positives ou négatives. La randonnée offre également l’opportunité de se reconnecter avec soi-même.
Citation :
Lenteur
[…] Le marcheur est le seul maître de son temps, il décide de son rythme de progression, s’arrête à sa guise pour observer un détail du paysage ou une source, plonger dans l’eau fraîche d’un lac ou d’une rivière, ou pour musarder dans l’herbe, observer un cortège de fourmis ou suivre le cheminement tortueux d’une couleuvre ou d’un orvet. […]
La marche déjoue les impératifs de vitesse, de rendement, d’efficacité, elle n’en a même rien à faire. Elle ne consiste pas à gagner du temps mais à le perdre avec élégance. Il ne s’agit plus d’être pris par le temps mais de prendre son temps. […] David Le Breton « Marcher. Éloge des chemins et de la lenteur »
L’article vous à plus ou vous avez des remarques, les commentaires sont là pour ça.