Musique – Salsa Cubaine

Une approche de la Salsa Cubaine, que ce soit la musique ou la danse.

N’ayant pas de tuto logiciel libre sous le coude, je décide de vous parler de l’une de mes passions, la musique afro-cubaine, et sur ce billet plus précisément la Salsa Cubaine, donc danse et musique.

« Ha oui Sima je connais et j’adore Chan Chan de Compay Segundo! »
J’entends souvent ce genre de réflexion lorsque je parle de Salsa, alors nous allons donc commencer par mettre un peu d’ordre car il existe différents styles de Salsas liés à des cultures et Compay Segundo par exemple ne fait pas de Salsa.

Je suis moi-même danseur depuis déjà longtemps (salsa, un peu Son Cubano et Chachacha (pas la rumba Portoricaine), mais d’autres musiques latinos (merengue, bachata, reggaeton). J’ai également animé des soirées cubaines en tant que DJ et sais utiliser une « clave » sans être pour autant un musicien. La Clave est un instrument basique formé de deux bâtons, on verra plus bas car il a son importance dans la salsa.

Paire de claves en bois posées en croix sur un carrelage blanc : l'une en bois clair (acajou ou hêtre), l'autre en bois sombre (ébène ou palissandre).
Paire de claves artisanales en bois naturel, l’une claire et l’autre foncée.

« Origines » des Salsas

A la base il y a le Son Cubano, ce que joue Compay Segundo par exemple, je le nomme car c’est je crois le plus connu en Europe.
Le Son Cubano est ce qui a influencé les différentes Salsas, mais aussi le Chachacha, la Rumba Portoricaine (pas la Rumba Cubaine*, j’y reviens plus bas) et autres musiques latines.

On se retrouve donc avec 3 grands types de Salsas

  • Salsa Portoricaine
  • Salsa Colombienne
  • Salsa Cubaine (souvent appelé Timba pour la musique et Casino pour la danse)

Il s’agit de musiques à 8 temps avec une clave 3-2 ou 2-3

Si vous souhaitez juste écouter de la Salsa ou du Son Cubano pour le plaisir des oreilles, je peux comprendre que vous vous fichiez complètement de savoir qu’il s’agit de tel ou tel Salsa et qu’elle soit sur une clave 3-2 ou 2-3. Il n’est pas nécessaire de comprendre pour apprécier. On peut aimer un tableau sans être critique de l’art.

Par contre cela a son importance pour les musiciens et aussi pour les danseurs.

Les musiciens sont sensés avoir l’oreille musicale, je ne m’adresse pas à eux, ils pourraient m’en apprendre. Je m’adresse aux danseurs débutants car pour être dans le rythme et bien marquer ses pas, il faut comprendre la musique, mais aussi la danse.

Nous l’avons vu, il y a trois grand types de Salsas et pourtant quatre façons de danser.

Hein! 4 pour trois grands types de Salsas, mais comment c’est possible?

  • La Salsa de Porto Rico, la Portoricaine, est celle que l’on voit dans les concours de danse, elle se danse en ligne et sur le 2 (j’explique plus bas cette notion de 1 ou 2)
  • Salsa Portoricaine qui se danse sur le 1. Les Cubains l’appellent la salsa de Nueva York. Ce sont les immigrés portoricain aux Etats Unis, qui sous l’influence du Rock & Roll, ont dansé la salsa en ligne sur le 1. C’est aussi cette danse que l’on retrouve le plus souvent dans les écoles de « danse portoricaine » en France.
  • La Salsa Colombienne, la plus dansée dans toute l’amérique du sud, se danse sur le 1 en ligne avec de nombreux petits pas intermédiaires, peu d’école en France.
  • La Salsa Cubaine ne se danse pas en ligne (même si les axes ont leurs importances), se danse sur le 1, aussi répandu en Europe que la Salsa portoricaine. On dit aussi danser Casino car la base d’apprentissage se fait dans une « Rueda de Casino » (je mets des liens plus bas).

Cela-dit, si elles se dansent différemment, elles ont des points communs.

Elles sont sur huit temps et pour les danseurs il y a six marquages et deux temps mort.
Comment sont répartis les marquages sur le tempo ? (* pour marquage, ~ temps mort)

Salsas qui se danse sur le 1 (123~567~)

*    *    *    ~    *    *    *    ~
|    |    |    |    |    |    |    |
1    2    3    4    5    6    7    8

Salsas qui se danse sur le 2 (~234~678)

~    *    *    *    ~    *    *    *
|    |    |    |    |    |    |    |
1    2    3    4    5    6    7    8

S’il y a des pas intermédiaires, ils sont toujours placés entre le 1 et 3 puis entre 5 et 7 (2 et 4 puis 6 et 8 pour ceux qui dansent sur le 2) jamais sur les temps morts (il peut y avoir des exceptions lorsqu’on fait un passage de « shine », mais restons simple).

Pour faire simple restons sur celles qui se dansent sur le 1

Ok Sima, mais ça commence où le 1 et tout le reste?
Ce que j’ai trop entendu lors des soirées que j’animais et qui commençaient souvent par un prof qui donnait un cours avant le début de la soirée… est: « Écoutez la clave, elle vous donne le rythme! »

Heu sauf que je pense que pour celui qui n’a pas l’oreille musicale et découvre la salsa, ce n’est pas si évident. On peut trouver d’autres repaires que je donne plus bas.

Clave 3 + 2 (o pour la percussion de la clave)

o      o       o         o    o
|    |    |    |    |    |    |    |
1    2    3    4    5    6    7    8

Clave 2 + 3

     o    o         o      o       o
|    |    |    |    |    |    |    |
1    2    3    4    5    6    7    8

Le son d’une clave 3-2 ici

Pour les musiciens il y a wikipédia.

On se rend compte que cela n’est pas si évident pour celui qui n’a pas l’oreille musicale, les marquages de pas de danse ne tombent pas tous sur les percussions de la clave.

Pourtant c’est important la clave, qui signifie clé en espagnol, est la clé de voûte de la structure musicale de la salsa et chaque instrument va se caler par rapport à elle.

Alors d’autres pistes pour se repérer dans le tempo.

Écoutez le chanteur, il démarre toujours sur le 1. Si son couplet fait deux cycles… Tous les couplets et refrains débutent sur le 1 d’un cycle.

Il faut partir du principe que nous sommes tous différents et donc sensibles à différentes sonorités, pour certains, ce seront les basses, d’autres la clave, d’autres les congas, cuivres, piano… Chaque instrument n’y vient pas n’importe comment, chacun y a sa place dans le cycle, savoir les repèrer, ou au moins l’instrument auquel vous êtes le plus sensible, permettra de vous situer dans la rythmique.

Écoutez comment les différents instruments se calent sur les huits temps et donc sur les pas de base de la salsa qui comptent deux temps morts -> 123~567~ pardoxalement les deux temps morts pour le danseur les 4 et 8 sont des temps forts musicalement. Je vous ai mit un enregistrement pour écouter

comment se callent les instruments sur les huits temps tout en entendant les pas de marquage (en espagnol uno, dos, tres, – ,cinco, seis, siete, -), je trouve cet enregistrement très pédagogique. Et si vous êtes attentif vous remarquerez qu’il s’agit d’une clave 2-3 et non 3-2. 🙂

En fait, pour comprendre une rythmique c’est un peu comme lorsque l’on apprend une langue étrangère, il faut entraîner son oreille.

Le danseur ne doit pas se fier à la mélodie qui peut donner des sensations d’oscillation entre accélération et ralentissement, mais bien se caler sur le tempo qui lui est constant de la première note à la dernière. Voyons comment sont placé les pas de base « 123 567 » sur cette vidéo.

Sur ce billet, je ne vous ai pas appris à danser ni à jouer d’un instrument, juste partager un peu de ma passion, vous faire découvrir la musique latine, comment elle s’articule. Comment le danseur débutant doit également apprendre à écouter la musique pour être sur le tempo. Si vous êtes persuadé que vous n’avez pas le sens du rythme, pas d’oreille musicale, ne savez pas danser, sachez que tout cela n’est pas inné et que cela s’apprend.

Rueda de Casino (de base), c’est dans une rueda que l’on apprend à danser la Salsa Cubaine, le prof annonce ce que devrez faire un peu avant le 1 (sur le 6 ou 7), au bout de quelques mois vous savez danser à deux les passes basiques, pas toujours dans le tempo mais ça viendra. Là ils en sont au moins à leur deuxième année de Salsa.

Pour arriver enfin à danser la Salsa Cubana (Casino) en couple.

Pour voir la différence avec le Son Cubano (là, ça danse sur le 2), ça peut paraître plus simple que la salsa, mais ça ne l’est pas.

*Rumba Cubaine : Il s’agit en fait d’une musique dont les influences sont africaines de la régions du Congo. Il s’agit du Guaguanco. Lorsque l’ont parle de Rumberros à cuba, il s’agit donc de musiciens ou danseurs de Guaguanco. Elle a sa propre rythmique.

Pour finir un peu pub pour mon ami Maykel Blanco (il est en orange au clavier), le son n’est pas top car il s’agit d’un enregistrement lors d’un concert à la salle Pleyel à Paris, mais ça vous donne une idée de l’ambiance, la vidéo commence par une impro.
Maykel Blanco y su Salsa Mayor.

Photo de moi (flouté) avec Mi Herma Calixto et Maykel Blanco

Trois hommes posant ensemble dans une salle, souriants et complices ; le visage de la personne de gauche est flouté.
En compagnie de Calixto et du directeur musical Maykel Blanco, fondateur de l’orchestre cubain Salsa Mayor.

Les 20 ans de Root66.Net

Hier on fêtait les 20 ans de Root66.Net.

C’était le 9 novembre 2019.

Superbe ambiance et très bonne organisation.
Quiz, présentation de vieux ordinateurs, d’anciens jeux vidéos… Un membre de root66 nous a fait un petit concert privatif sur des chansons à la demande.
En plus des membres de root66 et leurs amis il y avait des invités, certains ayants faits des présentations pour Root66 et aussi les initiateurs, du moins trois qui ont pu se déplacer. Ils avaient la vingtaine il y a 20 ans !

Bref, on a passé une excellente soirée entre rires et émotions… Une soirée mémorable !

Photo d'un gâteau d'anniversaire décoré avec le logo Root 66 et l'inscription "20 ans de logiciel libre". En arrière-plan, on aperçoit des des décorations festives (photo/image @Sima78, licensed under CC BY-NC-SA).
Ce gâteau célèbre les 20 ans du logiciel libre, représenté par le logo Root 66. Les décorations incluent des éléments festifs, avec une mention claire de l’événement. (photo/image @Sima78, licensed under CC BY-NC-SA)
Photo d'un gâteau d'anniversaire décoré avec le logo Root 66 et l'inscription "20 ans de logiciel libre". En arrière-plan, on aperçoit des décorations festives. (photo/image @Sima78, licensed under CC BY-NC-SA)
Ce gâteau célèbre les 20 ans de Root66.Net, représenté par le logo Root 66. Les décorations avec des éléments festifs, avec une mention claire de l’événement. (photo/image @Sima78, licensed under CC BY-NC-SA)

Black Mirror

Black Mirror, la Séries

Cela fait plus de 15 jours que j’ai fait le choix d’être AFK, ça fait du bien, en dehors du boulot, lecture, jardinage, etc. Et comme disait Cicéron: « Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu’il vous faut. »

Ce que ne disait pas Cicéron, c’est que le jardinage peut vous clouer à domicile avec une lombalgie… L’occasion pour moi de découvrir (je ne suis ni cinéphile, ni TV) Black Mirror.

Affiche de la série Black Mirror montrant un écran noir brisé avec un smiley lumineux et le slogan « The Future Is Bright ».
« The Future Is Bright » — l’ironie glaçante d’une série qui interroge notre rapport à la technologie.

La seule série que j’ai visionné intégralement est Mr Robot, conseillée par une collègue. Black Mirror m’a été insufflé par l’une de mes filles.

Bref! Black Mirror, j’en suis à la série 2 de la saison 2.

Synopsis de ce que j’ai vu.
A l’heure des innovations numériques parfois liées aux réseaux sociaux, à la réality-show et/ou jeux télévisés… En clair, tout ce qui théoriquement devrait nous faire rêver, nous apporter le savoir, le bien-être, la distraction, la connaissance, etc. Y a-t-il un côté obscur à ces idéaux prometteurs?
Black Mirror donne sa vision, une fiction si proche de notre réalité qu’elle semble pointer à l’horizon, entre extrapolation et transposition.
Les épisodes ne se suivent pas et peuvent être visionnés séparément. Soit! Ils ne s’égalent pas non plus en « qualité/intérêt », mais tous ont un fil conducteur dont un départ commun lié aux nouvelles technologies, une sorte d’idéal, mais qui vire rapidement au cauchemar… Bref! À chaque série, une véritable dystopie!

Ce qui inspire à la réflexion et satisfait mon esprit dubitatif, voire soupçonneux… Certaines mauvaises langues diraient « ma parano ».

Bilan sur la méthode d’organisation GTD

La méthode Getting Things Done, le bilan

J’utilise la méthode GTD depuis 2006, 10 ans et trois mois, je pense qu’il est temps d’en faire le bilan. Bien entendu le bilan est d’une objectivité très personnelle puisque chacun s’approprie GTD avec les outils qui lui conviennent. Me concernant, si les outils ont évolué au début, depuis mon denier billet sur le sujet « GTD (Getting Things Done) en pratique« , peu de chose ont changé… Je suis passé de « Evolution » à « Partage » et de « owncloud » à NextCloud ».
J’ai pourtant fait diverses tentatives de modifications, variantes, mais rien à faire, j’en reviens à la base du billet cité plus haut, à part quelques modiques modifications.
L’expérience que j’en tire, les travers dans lesquels il ne faut pas tomber… Voyons la suite…

GTD c’est super! Mais attention au pièges!

A trop vouloir organiser, on risque d’y passer plus de temps qu’à agir!
Je n’utilise pas d’application dédiée à la GTD
Il existe une multitude d’applications (à voir sur Wikipédia, liste non-exhaustive), j’en ai testé quelques-unes. Pour celles qui m’ont paru les mieux adaptées, je me suis retrouvé à les configurer, modifier les tags, ajuster et réajuster les items (contextes), les tâches… J’ai toujours eu le sentiment de passer plus de temps à ajuster au plus près de mes besoins d’organisation qu’à organiser réellement et agir… Bref, j’avais le sentiment de brasser du vent!
J’ai donc rapidement abandonné après avoir testé trois ou quatre applications.

Trop de GTD tue la méthode GTD

Au boulot, je n’utilise pas la méthode GTD du matin au soir, je l’applique généralement de façon partielle.
En effet, si l’on décide d’appliquer la méthode GTD à la lettre, c’est risquer de finir tel un coureur contre la montre, la tête dans le guidon, noyer par les tâches. Car cette méthode traite toutes les informations entrantes avec une priorité égale, les priorités se font ensuite et par contexte. La réalité est autre!
Mais cela ne suffit pas, car elle ne prend pas en compte la créativité, la réflexion, la spontanéité, l’imprévu, l’urgence… Pour y répondre, il faut soit l’intégrer, soit savoir délaisser la méthode GTD, savoir la mettre de côté pour la reprendre plus tard.
Il faut donc savoir poser des priorités! Savoir délaisser un « contexte » en cours pour passer à un autre, voire délaisser la méthode GTD un certain temps.

GTD et le facteur humain

La méthode est strictement organisationnelle, or le facteur humain est primordial. Il est important de prendre le temps de rencontrer les personnes, les collègues. Être à l’écoute, discuter, échanger.
Le facteur humaine c’est aussi s’accorder des pauses.

GTD dans la vie privée

J’ai tenté d’appliquer la méthode GTD dans ma vie privée… Madame Sima s’en tient au calendrier de la poste pour ces RDV, moi mon Nextcloud. GTD dans la vie privée est un échec et s’est tant mieux! Il y a une véritable coupure entre ma vie professionnelle et privée et je n’ai pas envie d’organiser ma vie privée comme celle professionnelle. On s’accommode, moi mon épouse et nos enfants, au mieux, et ça marche très bien comme ça.
GTD pour recentrer, pour ne pas oublier!

Pour conclure.

Si au travail, je ne suis pas la méthode GTD à la lettre, j’y reviens souvent, cela me permet de me recentrer, me recadrer dans les multiples tâches très diversifiées de mon travail. La méthode GTD m’aide aussi à ne pas oublier certaines tâches, même si je leur donne une priorité minime.
Bref!

  • Si vous êtes tête-en-l’air, un peu brouillon (c’est un peu mon cas et je ne souhaite pas changer), c’est une méthode que je vous conseille car vous saurez faire la part des choses en gardant une part de spontanéité.
  • Si vous vous êtes maniaque, pointilleux, vous risquez de vous retrouver submergé de tâches et passer à côté de l’essentiel. Voire même brasser du vent!

GTD (Getting Things Done) en pratique

Savoir vous organiser avec GTD

GTD, organiser son travail et/ou sa vie privée.

J’avais déjà écrit un billet sur le sujet il y a longtemps, billet disparu avec la refonte de ce blog. J’y expliquais les outils utilisés et la façon dont je m’étais approprié la méthode GTD.
Avec l’évolution, je réitère et vais vous expliquer comment, actuellement, j’utilise cette méthode au travail. Vous y verrez l’aspect théorique (qui paraît complexe à la lecture, mais simple à l’usage) et l’aspect pratique, ma méthode, mes outils…

Avant propos.
David Allen prend soin d’emblée de préciser que la méthode GTD ne procède pas de la « managing time » (gestion du temps), mais de la « managing action for results » (gestion des actions afin d’obtenir des résultats). GTD est une démarche d’organisation personnelle applicable par chacun à l’ensemble de ses activités, tant professionnelles que privées. Pratiquer la méthode amène à identifier avec sûreté ses priorités à tout moment, et à mieux se mettre en position d’agir immédiatement sur la priorité choisie.

Mon avis: si on suit la méthode GTD par David Allen, point par point, je la trouve lourde, mais le principe est excellent, donc à chacun de se l’approprier. Il existe une multitude d’outils dédiés GTD, personnellement, j’en utilise aucun car mes spécificités professionnelles ne peuvent se résoudre par un seul outil.

Pour la compréhension, car j’utiliserai des termes spécifiques à la méthode, je vous invite à lire l’explication donnée sur wikipédia.

Comment s’organiser, planifier, remettre à plus tard avec GTD

En théorie, la méthode est simple, il suffit de suivre le schéma plus bas… Toutes les infos arrivent dans «la boite de réception», il s’agit d’une bannette («Inbox» certains l’appellent ainsi). Il suffit de suivre le schéma!

Organigramme de la méthode GTD (Getting Things Done) en français, décrivant le processus de traitement d'une tâche depuis sa réception jusqu'à son organisation.
Diagramme de flux illustrant la méthode GTD : chaque élément entrant est qualifié, puis orienté vers l’élimination, l’incubation, le classement ou l’action — immédiate, déléguée, planifiée ou différée.

Organisation avec GTDPour la pratique, prenons l’exemple d’une journée basique. Pour information, j’ai supprimé toute notification (smartphone, pc), qu’elle soit professionnelle ou personnelle, messagerie, réseaux sociaux et autres applications… Je décide, quand je vais vers l’information, et non l’inverse. Les notifications ont tendance à vous disperser dans vos tâches, vous en devenez facilement dépendant, esclave…

Tout arrive dans ma « bannette de réception » (courriers postaux, demandes de congés, projets, notes prises au téléphone, infos ou tâche via un mail, etc…) et cela tout au long de la journée.

Messagerie : d’une durée de 5 à 20 minutes (peut prendre un temps considérable au retour de congés).
Je commence par relever ma messagerie, je la relève 3 fois par jour (le matin à mon arrivé, à la reprise après déjeuner et une demi-heure avant mon départ en fin de journée).
Je réponds à tout ce qui peut l’être en moins de 5 minutes. Tout ce qui demande plus de 5 mn, car plus de réflexion, ou de recherche de documents, ou implique une autre action…
Je note pour chaque message sur une feuille de bloc-note 10X10, le titre du mail, date, l’action qu’elle entraîne, et je mets la feuille dans la bannette de réception.
J’opte pour une messagerie «zéro message» appelé «Inbox zero», c’est le fait d’avoir zéro mails dans votre boite principale, parce que vous aurez tout lu, tout archivé, et répondu à tout ce qui nécessitait une réponse. Après consultation de mes mails et, bien que tous lus, je n’atteins pas l’objectif zéro, il en reste toujours entre 5 et 15 qui reste en attente pour diverses raisons… Mais ce n’est pas si mal vis-à-vis le nombre de messages reçus quotidiennement.

Bannette de réception : je la vide 2 fois par jour le matin et après déjeuner (toujours après la messagerie, sauf en fin de journée… J’en garde pour le lendemain):
     Quand on vide la bannette, on ne remet jamais rien dedans… On définit les actions à mener.
     Plusieurs options (prend moins de 5mn, non-activable, activable):

– Tout ce qui peut être fait en moins de 5 minutes (certains disent moins de 2 mn), Faites-le immédiatement (croire qu’un appel téléphonique prendra moins de cinq minutes est souvent une erreur, mieux vaut le classer dans les items, voir plus bas).

– Tout ce qui est non-activable

  • Jetez (pub, courrier qui ne vous concerne pas, etc.)
  • Différez et classez dans un dossier «Un autre jour» (projet qui peut être intéressant, idée à «creuser», proposition qui n’a pas d’intérêt dans l’immédiat, etc.).
  • Classez tout ce qui est information (pour projet en cours, infos générales, etc.)
  • À lire, personnellement, j’ai ajouté un dossier «A lire», car il m’arrive de recevoir des dossiers volumineux à lire étudier. Soit il doit être rendu, ou compléter, ou attend mon avis, à une date précise, j’en planifie la lecture et les tâches associées. Soit il n’a pas d’urgence et je verrai plus tard si je le planifie ou pas et le classe dans le dossier «A lire».

– C’est activable, définissez les actions pour les répartir (2 possibilités, en plusieurs actions, en une action) :

  1. Activable en plusieurs actions, planifiez et définissez des actions uniques… Les actions uniques renvoient vers le point 2
  2. Activable avec des actions uniques
  • Déléguez ce qui peut, ou doit l’être, puis classer dans un dossier «En attente» (mon défaut, je ne sais pas bien déléguer).
  • Rentrez dans votre agenda, tout ce qui est à date et/ou heure fixe, précise (RDV, dossier à rendre à un moment précis, etc.)
  • Classez ce qui reste par item, le but est d’organiser son travail par item (dans la mesure du possible).
  • Travailler par item, c’est-à-dire par contexte de tâches, cela simplifie l’organisation et la visibilité de ce qui est fait et reste à faire.

– Un autre jour, En attente, Infos, A lire :
Je m’accorde une plage de temps pour voir la totalité de ces 4 dossiers… Ce qui renvoie à «est-ce que cela correspond à une action?» du schéma vu plus haut.

Quels outils que j’utilise pour l’organisation GTD

Mes outils:

  • Messagerie. J’utilise Evolution
  • Bannette de réception, comme son nom l’indique, il s’agit d’une bannette de bureau.
  • «En attente», «Un autre jour», «Infos» «A lire» sont des boîtes à archives et chemises cartonnées.
  • Item il s’agit d’une chemise type trieur 12 compartiments à onglet (chaque onglet, un item).
  • Agenda et contacts, OwnCloud synchronisé avec mon smartphone.
  • Planifier les projets, j’utilise planner, utilise le principe des diagrammes de Gantt
  • Bloc note, bloc de feuilles volantes 10 X 10 à mon bureau, en dehors un bloc-note à spirale ou mon smartphone.

G.T.D. entre théorie et réalité:

On le sait tous, il arrivera sur votre bureau le dossier qu’on vous demande de finaliser pour hier, on vous demande d’organiser l’évaluation/entretien dans des délais à la limite du bon sens, on vous colle une réunion ou rendez-vous à l’improviste… Vous devrez improviser, la méthode GTD vous servira juste à retrouver un fil conducteur malgré le retard accumulé et se réorganiser tant bien que mal.

GTD bien qu’efficace, à mon avis, n’est pas un remède miracle contre syndrome d’épuisement professionnel «burn-out» lié, entre autres, à une surcharge de travail.

Lorsque j’ai des tâches urgentes et suis vraiment en retard, je peux décider de ne pas vider la bannette de réception et si je n’attends pas de mails liés à cette tâche urgente, ne pas ouvrir ma messagerie… Je centralise mon attention sur l’urgence.

Le livre « Getting Things Done, the art of stress-free productivity (GTD) » de David Allen existe en Français sous le titre « S’organiser pour réussir«