Bientôt Noël, il est temps de penser aux cadeaux pour randonneuses et randonneurs.
Je ne vais pas vous faire une liste mais juste une proposition.
Pourquoi ce choix plutôt qu’un autre ?
Simplement il s’agit d’un cadeau que l’on m’a fait il y a deux ans, que j’en suis vraiment content et je l’utilise souvent pour me donner des idées, ou faire des choix de randonnées lorsque je vais dans une région.
Un cadeau que j’apprécie beaucoup.
Avertissement
Si cela ressemble à une publicité, c’est totalement gratuit, je ne suis pas sponsorisé, je n’y gagne rien. C’est donc en toute sincérité que je vous parle du coffret que j’ai, d’autres sont sortis depuis, je vous mets les liens plus bas.
RectoVerso
Le Manifeste :
Recto Verso est un projet indépendant lancé en 2021 qui propose des cartes thématiques et guides pratiques pour partir en randonnée sans prendre l’avion, en France, et bientôt en Europe. La volonté : (re)trouver le goût de la véritable aventure pour démocratiser une alternative au tourisme de masse.
Présentation de Recto-Verso
Embarquez pour des aventures à travers les 100 belles randonnées en France !
Le coffret Recto Verso vous invite à découvrir des sentiers d’exception au cœur des paysages naturels du pays et que vous soyez à pied ou à vélo. Retrouvez les sélections de randonnées accompagnée d’une méthode complète et simple pour planifier et vivre vos escapades en toute sérénité.
Que contient le coffret Recto-Verso dont je vous parle
Voici deux photos l’une du recto, l’autre d’une partie du verso.
Recto-Verso RectoRecto-Verso Verso
À l’intérieur l’on y trouve une planche de stickers, une carte, 50 fiches pour randonneurs à pied, 50 pour randonneurs à vélo.
Recto-Verso Intérieur
Les fiches
Les deux premières fiches de présentation (Vélo et Rando) ne comptent pas parmi les 100 autres.
Fiches de présentation RectoFiches de présentation Verso
Fiches de parcours
Fiches de parcours RectoFiches de parcours Verso
Sur les fiches de parcours, rouge à pied et bleu à vélo, Nous avons toutes les précisions nécessaires. Sur le recto :
La région
Le nom du parcours
La durée, entre 2 et 10 jours
Niveau d’accès (débutant, intermédiaire, etc)
Présentation du parcours
Topoguide, gravel et références des cartes IGN correspondantes
PS : le coffret que je vous ai présenté date d’il y a deux ans ; il se peut que les nouvelles versions aient un peu changé et une version Europe est aussi sortie.
Quand votre voiture ne démarre pas ou qu’elle a des ratés à l’accélération et que vous vous entendez dire : Ha, c’est parce que tu as eu un fond de cuve à la station service… (sous-entend quand la cuve est presque vide).
ou Tu es allé trop loin dans la réserve et tu as eu le fond du réservoir…
Quand cela vient de personnes lambda, ou de personnes ayant quelques notions de mécanique, soit ! Mais quand ce sont des mécaniciens, ceux qui réparent votre voiture, qui vous le disent, ça frôle l’incompétence. L’idée de ce billet vient d’un retour d’une amie dont le mécanicien lui a dit : votre moteur est tout encrassé, vous avez dû avoir un fond de cuve dans une station service.
Voyons le fond du problème.
Si vous avez déjà vu le fond d’une cuve ? D’un réservoir ? Vous serez étonné, c’est généralement très propre… Mais admettons qu’ils puissent y avoir des impuretés, j’y reviendrai plus bas, car avant sachez :
L’aspiration (la pompage) ce fait TOUJOURS au fond d’une cuve ou d’un réservoir[1] (quelques centimes du fond). Il n’y a pas de système de flotteur pour une aspiration en surface et heureusement car ce serait problématique pour votre voiture lors des passages sur des ralentisseurs ou autres secousses. Donc vous avez toujours le fond de cuve ou de réservoir.
imaginons qu’il y ait des impuretés. Ce serait donc au moment où l’on remplit la cuve, ou lorsque vous mettez du carburant dans votre voiture, que tout se mélangera, et le risque d’aspirer des impuretés avant que tout se repose au fond.
Votre véhicule est équipé de filtres et comme le nom l’indique, sert à filtrer.
Dans la pratique.
Les carburants sont filtrés avant d’arriver sur les camions citernes. Une fois en station service le carburant est filtré avant d’être distribué. Il est toujours possible que des impuretés ou des contaminants se retrouvent dans le carburant distribué par les stations-service.
Mais les conséquences sont minimes sur votre moteur. Les véhicules à injection sont équipés d’une pompe de gavage (appelé souvent pompe à gasoil ou pompe à essence) qui envoie le carburant à la pompe à injection via l’incontournable filtre à carburant.
Véhicule à essence
Il est équipé d’un filtre en position verticale, inclinée ou horizontale. Le jour où vous avez des trous à l’accélération, ou un ralenti qui ne tient pas ou change de régime… Et que cela est vraiment dû au filtre à essence (il peut y avoir plein d’autres raisons), et que donc le carburant arrive mal à la pompe à injection ; dites-vous qu’il s’est obstrué peu à peu et dans le temps et non pas lors du dernier plein ou de la dernière fois où vous avez roulé sur la réserve. Si cela vient vraiment de ça, il suffit de le changer et tout revient dans l’ordre. Changez-le périodiquement comme préconisé par le constructeur et vous ne devrez jamais avoir de problème concernant les impuretés assez minimes contenues dans le carburant. Personnellement j’ai vu des véhicules où le filtre à essence n’a jamais été changé durant la durée de vie du véhicule, c’est pour dire…
Véhicule diesel
Équipé également d’un filtre, il est généralement en position verticale car en plus de retenir les impuretés et il a aussi la fonction de retenir la condensation s’il y en a. en effet plus un carburant est dit « gras » plus il a tendance à condenser lors des variations de température et plus votre réservoir est vide, plus il y a d’espace disponible pour l’air humide. Ou un véhicule qui ne bouge pas ou très peu… Mais votre filtre est là pour ça, il filtre les impuretés et retient la condensation dans son fond. C’est pour cela qu’il faut le remplacer beaucoup plus souvent que sur les véhicules à essence. Généralement lors d’une vidange sur deux.
Oui mais Sima, et c’était vraiment le cas ?
La première chose à faire serait de vider le réservoir, le démonter et le rincer. Je n’ai jamais fait face à l’obligation de vider un réservoir pour autre chose qu’une erreur de carburant (la personne c’est trompé et a mis du gasoil dans sa voiture essence ou inverse), pour changer une pompe de gavage qui se situe sur le dessous (ex. Picasso TDI), ou autre problème mécanique ou accident tel que choc sous réservoir etc. ou sur des voitures anciennes de collection dont le réservoir est en un alliage oxydable, et encore c’est très rare.
Si votre mécanicien insiste pour vider votre réservoir demandez à être présent, pas directement sous le pont, c’est interdit, mais à distance où vous pouvez voir qu’il le vide dans un récipient propre, qu’il n’ajoute pas lui-même des saletés et surtout qu’il remette la même quantité une fois filtré. Le mieux est d’aller voir un autre garagiste!
Bref !
Dites-vous que si votre panne survient généralement du jour au lendemain, votre filtre (si la panne vient de là), lui, s’est obstrué peu à peu avec le temps et non pas au fantasme du fond de cuve ou fond de réservoir.
Pour résumer
Changez vos filtres (carburant, air) comme préconisé par le constructeur. Bien souvent un moteur « encrassé » vient du fait de rouler régulièrement en sous-régime ou en essayant de battre des records de consommation minimale (ce qui par les temps qui courent est compréhensible)… vous avez une combustion qui n’est pas optimale ce qui peut « encrasser » vos injecteurs mais aussi certaines parties de l’échappement (FAP, catalyseur). Monter dans les tours de temps en temps tout en respectant les limitations de vitesse ni aller en zone rouge ne fera pas de mal à votre moteur, au contraire.
PS:
Pour avoir travaillé en station service deux ans quand j’avais 16 et 17 ans les samedis jusqu’au dimanches matin et les jours de vacances scolaires, j’ai vu des fonds citernes de camions et des fonds de cuves et je n’ai jamais vu d’impuretés visibles à l’oeil nu contrairement à l’idée reçu où l’on pourrait penser qu’il y a un dépot de merde dans les fonds.
^Même si la trappe de visite peut se situer sur le dessus du réservoir il va puiser dans le fond il y a même assez souvent un soubassement là où est puissé le carburant (genre de petite cuvette au fond) vous êtes donc toujours bien au fond de votre réservoir.
Au début, je dois l’avouer, la généalogie ne m’intéressait pas, mais alors pas du tout. D’ailleurs pourquoi me serais-je lancé dans la généalogie ?
Pour répondre à la citation : Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens ? Si je ne sais pas trop où je vais, par contre je sais d’où je viens !
Découvrir que mon ascendance est noble, issue de sang bleu ou autres conneries du même genre ?
Je ne suis pas royaliste, c’est le présent et l’avenir de mes proches qui m’intéresse, bref, la vie des vivants que j’aime.
Rien ne me prédestinait à la généalogie, alors comment cela m’est venu ? Quel intérêt j’y trouve aujourd’hui ?
Comment cela a débuté ?
Il y a longtemps… Une curiosité qui n’a rien à voir avec la généalogie. À cette période je teste plein de distributions Linux et logiciels libres, découvre aussi des langages… Et, je découvre Ocaml dont je n’avais pas entendu parler avant et l’un des créateurs du langage a même créé un site généalogique pour démontrer son efficacité. Je découvre donc en même temps Geneweb (une verion 4,X). Je l’installe, y rentre Mme Sima, moi, nos enfants, nos parents, nos sœurs et frères, nièces et neveux… Je regarde un peu le fonctionnement. Puis je n’y touche plus pendant de longs mois, peut-être années.
Premier intérêt, essayer de mettre en lien.
Depuis mon enfance nos vacances étaient itinérantes en fourgonnette aménagée en camping-car, donc grâce à mes parents j’ai aussi rencontré de nombreuses tantes, oncles, cousines et cousins. Plus tard avec Madame Sima et nos enfants j’ai continué à faire la tournée dans la famille et j’ai constaté que de nombreux cousins ne se connaissaient pas entre-eux. Je trouvais ça dommage et j’ai décidé d’enrichir l’arbre généalogique dans l’espoir qu’ils puissent se rencontrer. J’ai rentré mes grands-parents, mes tantes et oncles, mes cousines et cousins.
L’espoir qu’ils se rencontrent entre-eux.
Mais dans la réalité, lors des repas/fêtes familiales (oui, on est très festifs!) je n’ose, ou ne pense pas aborder la généalogie. Du coup l’arbre s’étoffe peu à peu, mais il y a plein de gros trous.
Deuxième intérêt, rencontres web.
Parti sur cette lancée je fais la connaissance d’un généalogiste qui opère dans le secteur de mes ascendants paternel. Grâce à lui je remonte jusqu’avant 1550 (là, je n’ai plus les dates exactes) mais en dessous oui. Je le rencontrerai cet homme.
Troisième intérêt, le voyage.
Mon père est décédé depuis peu, nous sommes tous dévastés, surtout ma mère (mes parents avaient une union complice)… Je décide d’emmener ma mère [1] en voyage retrouver ses cousines et en même temps enrichir l’arbre généalogique. On part pour un « road-trip » tous les deux, de ville en ville, à la retrouvaille de ses cousines, on va même à la rencontre des cousins de mon père, mais aussi les villages de son enfance (ceux de ma mère). Bref, une excursion mémorable pour nous deux mais surtout ma mère que je retrouvais joyeuse et souriante à chacune des rencontres. Je rencontre aussi le généalogiste que je n’avais connu que par le web, une belle rencontre aussi.
Quatrième intérêt, découvertes et retrouvailles.
J’ai actuellement plus de temps, j’ai donc fait deux voyages de 15 jours, un fin 2022, l’autre début 2023, dans deux villes pour enrichir l’arbre généalogique. Dans les deux cas au-delà des rencontres attendues, ceux que je connais déjà et avec qui je sais que je vais passer de bons moments… Il y a des retrouvailles inattendues, de nouvelles rencontres de cousines et cousins que je ne connaissais pas, et que de belles rencontres ! Aussi quelques déceptions, soit par manque de temps, soit parce que la vie fait que toute personne a perdu contact et difficile de renouer le lien… Mais jai passé d’excellents moments.
Cinquième intérêt, l’investigation.
Résoudre les épines généalogiques.
Un oncle disparu, j’ai retrouvé plein d’infos sur son incarcération lors de la guerre d’Espagne, aussi sur l’un des procès où il a échappé à l’exécution parce qu’il ne fût pas reconnu (18 fusillés sur 26 lors de ce procès sommaire). J’ai donc retrouvé son année et lieu de naissance, mais aucune date précise, ni date et lieu de décès (sa disparition date des années 50)… Un autre oncle dont je savais qu’il fût assassiné (il s’est pris une balle en pleine tête alors qu’il se mettait à la fenêtre de sa cellule pour dire au revoir à son épouse ma tante qui venait de lui rendre visite (les prisonniers républicains n’avaient pas le droit de se mettre à la fenêtre de leur cellule), j’ai réussi à obtenir dernièrement le lieu certain (Prisión Monasterio del Puig (Valencia)) et les références de sa fiche (il s’agit de références, il n’y a pas de détail)… Pour ces deux épines généalogiques, il me reste à creuser.
Finalement.
Commencer une généalogie, c’est mettre le doigt dans un engrenage qui nous emporte le bras. Entre les rencontres attendues, d’autres totalement inattendues, les surprises, l’histoire… On rentre aussi dans certains secrets de familles qui ne rentrent pas dans les données généalogiques. Moi qui adore lire, dans la généalogie l’on rentre dans une multitude d’histoires qui se déroulent, s’entre-croisent, nous interrogent, interpellent… Une généalogie c’est une bibliothèque de romans historiques de nos familles.
Généalogie – Une de mes épines généalogiques – BSS
Cette épine date depuis presque le tout début où j’ai commencé l’arbre généalogique de nos familles. Elle est profondément ancrée, j’y vais à la recherche de temps à autre, mais rien y fait, elle reste à sa place !
Alors oui, on ne sait rien ou presque, on trifouille, tripatouille dans l’espoir de la faire remonter peu à peu à la surface et l’extraire.
Ce que je sais et ne sais pas de cette épine.
Cette épine porte un nom : Bernardo Saiz Simarro
– Je sais qu’il est né avant 1912, pas de date ni de lieu précis.
– Pendant la révolution d’Espagne il fût arrêté avec l’un de ses frères comme rouges (ce frère est une seconde épine).
Ho sima, mais t’as plein d’épines aux pieds !
Un peu comme lorsque l’on marche sur un oursin, ça se plante et se casse profondément !
Si son petit frère a été directement incarcéré, lui est passé par un lourd procès où il risquait d’être fusillé (il y eut plusieurs fusillés et d’autres emprisonnés), il ne fût pas fusillé car personnes n’a pu clairement l’identifier.
Lors de son arrestation et des différents procès il apparaît sous différents noms, à son arrestation sous le nom Bernardo Saiz Simarra, lors du procès, parfois sous son vrai nom, d’autres sous le nom de Bernardo Saiz Navarro. Navarro étant le nom de famille de sa grand-mère paternelle. On suppose qu’il essaie comme il peut de brouiller les pistes.
Ces infos viennent des archives militaires qui sont ouvertes au public et de témoignage de sites militants retraçant l’histoire (CNT, UGT, etc.) dont la plupart ont disparues ces dernières décennies.
SAIZ SIMARRO, Bernardo. Il apparaît également sous le nom de SAIZ NAVARRO. Selon « Cause Générale », il conduisait la voiture avec laquelle une arrestation a été effectuée (non précisé) étant donc soupçonné de quatre meurtres (!). En décembre 1940, il est en prison. Cité dans le dossier du ministère de la Culture Victimes de la guerre civile et des représailles du régime franquiste (4 références).
Dans les Archives générales et historiques de la défense, vous pouvez consulter les procédures engagées devant les tribunaux militaires pendant le régime franquiste. Sur les quelques centaines de milliers d’affaires, au moins vingt d’entre elles ont été intentées contre des résidents de Quart. Vingt-sept de nos voisins ont été soumis à la « justice » militaire. Treize d’entre eux ont été condamnés à mort et exécutés, les autres ont été emprisonnés ou exilés.
Six de ces procédures ont eu lieu en 1939, dix en 1940, et une en 1941, 1944 et 1945. Probablement par erreur, il est indiqué qu’en 1938, le dossier numéro 616 a été ouvert contre Manuel Navarro Fortéa, qui apparaît dans la Causa General sous le numéro 15.377 de 1939. Pascual Fabían Bigorra est la personne qui cumule le plus grand nombre d’inculpations (trois), et l’inculpation numéro 2064 de 1939 est celle qui touche le plus grand nombre de personnes (douze).
Teófilo Bella Martínez (PCE) ; José Chaparro Espinós (Comité révolutionnaire) ; José Conesa Ortega ; Pascual Fabián Bigorra ; José Ferrer Ríos (quartier-maître) ; Onofre Ferriols Fita (Izquierda Republicana) ; José Giner Navarro (Comité révolutionnaire) ; José Juan Bravo (PCE) ; Sandalio López Giménez (CNT) ; Miguel Mir Puchades ; Antonio Monzó Fita (Comité révolutionnaire) ; Pascual Monzó Real (PSOE) ; Manuel Navarro Fortea (Comité révolutionnaire) ; Manuel Palacios López ; Ramón Pla Sanz (Comité révolutionnaire) ; Rafael Ponce Alcacer ; Bernardo Saiz Simarro ; José Sanmartín Sanmartín (JSU) ; Onofre Sanmartín Valldecabres (adjoint au maire) ; Angel Sanmartín Vento (CNT) ; Manuel Soler Gomez (UGT) ; Onofre Soler Juan (conseiller municipal) ; Francisco Soriano Martínez (Comité révolutionnaire) ; Ángel Torres Tolosa (PSOE) ; Salvador Vila Vilar (Maire) ; Miguel Zahonero Sánchez (PCE) et Aurelio Zamora Hernández (PSOE), ont été victimes de processus irréguliers, où l’assujettissement et l’anéantissement de l’adversaire politique vaincu pesaient beaucoup plus, dans la fausse balance, que le besoin de justice.
Quelques images d’archives.
Le dossier fait presque 300 pages. Si l’on a bien des dénonciations et des plaignants les procès sont exclusivement à charge, on n’a pas la version des inculpés.
Liste de personnes dénoncées issue de la Causa General, le vaste dossier d’instruction ouvert par le régime franquiste après la Guerre Civile espagnole, conservé aux Archives nationales (A.H.N., Madrid).
Image d’archive : Documentos correspondientes a Causa General del A.H.N. Subdirección General de los Archivos Estatales Ministerio de Cultura. España
Page 244 du Dorso que se cita (FC-CAUSA_GENERAL, 1385, Exp. 2) : une liste complémentaire de personnes dénoncées, dont Bernardo Saiz Navarro, extraite de la Causa General conservée aux Archives nationales espagnoles (A.H.N.).
Image d’archive : Documentos correspondientes a Causa General del A.H.N. Subdirección General de los Archivos Estatales Ministerio de Cultura. España
Lettre officielle du maire de Cuart de Poblet (n°1876, 25 novembre 1942) transmettant au Fiscal Instructor de la Causa General à Valence le résultat des enquêtes municipales sur les personnes dénoncées, notamment Bernardo Saiz Navarro, dont le dernier domicile connu était à Madrid, calle Fernando de los Ríos n°54.
Image d’archive : Documentos correspondientes a Causa General del A.H.N. Subdirección General de los Archivos Estatales Ministerio de Cultura. España
Providencia du 3 novembre 1942 (cote C.4869.142) : le Fiscal Instructor ordonne à la mairie de Cuart de Poblet de localiser dix personnes dénoncées, dont Bernardo Saiz Navarro, en précisant leur lieu de détention, domicile ou paradero.
Image d’archive : Documentos correspondientes a Causa General del A.H.N. Subdirección General de los Archivos Estatales Ministerio de Cultura. España
Sa disparition remonte à plus tard !
Il s’agit d’un personnage hyper intelligent, d’une grande culture mais marginal !
Je sais qu’il se marie après la guerre et sa sortie de prison, qu’il aura deux enfants.
Ses compétences ! Il vit dans une ville où il y a une usine sidérurgique, un gros moteur (turbine, ne me demandez pas plus de précisions techniques je ne sais pas) tombe en panne… De fabrication allemande aucun ingénieur ne peut venir, sommes-nous avant 45 ou peut après ? Toujours est-il qu’ils vont le chercher chez-lui, lui qui n’est pas employé de l’usine, ça tombe bien, il a besoin de revenu et va donc réparer cette bobine mais ne sera pas employé pour autant.
J’ai obtenu plein de témoignage sur son intelligence, son ingéniosité mais aussi sur son côté marginal, voire bohème.
Il est donc marié, a deux enfants, un garçon et une fille (et aujourd’hui des petits enfants).
Il disparaît, part sans donner de nouvelles peu de temps après la naissance de son second enfant, sa fille.
Depuis silence radio total ! Quelques bruits piochés, il a travaillé dans une ville voisine comme réparateur de chaises, mais peu de temps… Dans des restaurants routiers de la région, des témoignages « l’ayant » reconnu comme chauffeur poids lourds (ce qui est possible), mais pas de nom d’entreprise. Bref, il a disparu des radars de la famille mais pas administrativement, donc un espoir ! Peut-être a-t-il fondé une autre famille ? D’autres enfants ?
Faire remonter l’épine dans l’espoir de l’extraire !
À l’instant où le billet est publié (il est programmé), je suis in-situ et je devrais (remarquez le conditionnel) rencontrer ses deux enfants. Espoir d’obtenir une date et lieu de naissance, voire un acte… Idem pour son mariage, des actes ou au moins dates et lieux de mariage, de naissance, de lui, ses enfants et petits-enfants…
Mais bon, si déjà la rencontre se fait et que je peux obtenir au moins un acte de naissance, je sens que l’épine généalogique remontera au niveau du derme !
Musique – EP éphémère – Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué (2022)
Un EP (Extented Play) dont le titre est « Éphémère » signé Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué.
L’idée de cet EP est de l’initiative de Fabien (Grand Corps Malade), suite à une discussion avec son producteur Jean-Rachid : Faire un EP avec Gaël Faye et Ben Mazué.
Quelques échanges de messages et ils tombent d’accord pour un rendez-vous le 17 avril au Studio de la Fabrique, dans le sud de la France à Saint-Rémi-de-Provence.
Le défi : 6 jours pour écrire des chansons ! Finalement il y aura 7 chansons.
Quand on connaît le succès qu’ils ont individuellement ces derniers temps on se doute qu’il ne s’agit d’un ultime CD pour se relancer, ils n’ont pas besoin de cela. Se retrouver six jours, pas un de plus pour faire des chansons, arriver les mains dans les poches et repartir avec des émotions.
Pari tenu
À l’écoute de la première chanson je fus conquis et j’ai adoré le reste. La poésie domine sur des thématiques variées plus ou moins engagées mais aussi de l’humour sur le titre « Qui a kidnappé Benjamin Biolay ? ». Habituellement, j’ai tendance sur un CD d’écouter certaines chansons et en délaisser d’autres. Ce n’est pas le cas ici, non, non ! Lorsque je mets le CD je l’écoute de la première à la dernière piste tant je les aime toutes.
Et ce n’est pas tout !
Le CD n’est pas fourni dans une vulgaire boite en plastique, il se range dans une BD (20,5 cm X 20,5 cm) de Frédéric Perrot (auteur) et Charlotte Mo (illustratrice) qui raconte cette aventure.
Bref ! Une œuvre aboutie de bout en bout du contenu au contenant.
Les titres :
On a pris le temps.
Tailler la route.
Sous mes paupières.
Qui a kidnappé Benjamin Biolay ?
La cause.
Besoin de rien.
Éphémère.
Quelques images
Éphémère, l’album collaboratif de Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué, dont la pochette en noir et blanc illustre à merveille l’univers poétique et intimiste du slam et de la chanson française.Le livret d’Éphémère raconte en bande dessinée la genèse de l’album : ici, le premier jour en studio, à 10h30, dans le silence recueilli qui précède la création.
Mon scaner n’est pas assez grand pour la double page, désolé.
Le dos de la pochette d’Éphémère dévoile les 7 titres de l’album ainsi que la présence d’un carnet de bord illustré, réalisé par Frédéric Perrot et Charlotte Mo lors de la semaine d’enregistrement en studio.
Je termine avec un lien sur le premier titre de l’EP « On a pris le temps »
J’ai été un peu technique la dernière fois alors je vais essayer de revenir à l’essentiel, la base.
Je ne suis pas maître d’échecs. Loin s’en faut, mes tournois en club remontent à loin et si je devais reprendre aujourd’hui, mon ELO serait au ras de pâquerettes.
Donc vous êtes débutant, je vous rassure, moi aussi (avec un petit historique et un passé, mais il est loin). Nous sommes proches !
On part du principe que vous connaissez les règles, alors les bonnes habitudes :
notez vos parties.
jouez avec une horloge et fixez-vous un temps, 20 minutes est bien pour commencer, ce qui fait une partie de 40 minutes maxi.
Évitez les parties sans horloge où l’un passe une heure pour déplacer une pièce et l’autre qui s’endort en face. L’un et l’autre progresseront que très lentement.
Le jeu consiste à utiliser avec adresse trois facteurs : force, espace, temps. (d’où l’importance de l’horloge).
L’on tente de faire triompher l’un des facteurs, tantôt l’autre, l’idéal les trois en même temps. On utilise la même main pour jouer et appuyé sur l’horloge. Mon exemple : je suis droitier, si je fais un blitz sans noter la partie, je joue de la main droite (pièces, horloge). Sur une partie longue je joue main gauche (pièces, horloge), je garde la main droite pour noter. Chacun fait comme il le ressent.
Début de partie.
Face à l’échiquier vous avez le choix entre vingt coups différents. Ils n’ont pas la même valeur, ni la même porté, à priori.
Mais par où commencer ?
Ayez à l’esprit qu’être maître des cases centrales d4, e4, d5, e5 est un bon atout.
Une base pour commencer est de se baser sur le principe l’équilibre des forces, débuter par une égalité parfaite qu’il importe de maintenir mais qui à un moment devra être rompu.
Le centre.
Lorsque vous êtes face à l’échiquier, être maître des cases centrales d4, e4, d5, e5 est un bon atout. Vous ne jouez pas seul et votre adversaire essaiera dans avoir l’emprise.
Oui sima, mais par quel coup génial commencer !
Il n’y en a pas !
Le début de partie commence par ce que l’on appelle une ouverture (elles portent généralement des noms, mais à ce stade on s’en fiche).
Le plus simple pour débuter est d’explorer l’ouverture commençant par :
e4 (une pièce sur centre, libère deux diagonales, d1→h5 et f1→a6). Avec une suite e4 – e5, Cf3 – Cc6 et ensuite réfléchissez si vous devez mettre le fou en c4 ou en b5, ou jouer une autre pièce.
Vous pouvez aussi expérimenter en ouvrant autrement, par d4, ou les cavaliers, ou d’autres pions.
Lorsque j’apprenais à jouer à mes collègues pendant l’heure de repas suite à l’engouement qu’avait initié la série « Le jeu de la Dame », certains après plusieurs défaites sans avoir pu bouger leurs Tours, tentait l’ouverture par a4 suivit de h4 dans l’espoir de développer leurs Tours tôt dans la partie. Certains vous diront : ne faites jamais ça ! Moi je vous dis : Faites-le ! Ne vous interdisez rien, vous vous rendrez vite compte comment ouvrir de façon à vous sentir mieux. Et rien de tel qu’être confronté aux difficultés par soi-même.
L’ouverture
Quand vous aurez expérimenté plusieurs façons d’ouvrir votre jeu, vous trouverez celle dont vous vous sentirez le plus à l’aise. Vous trouverez une façon de jeu qui vous ressemble ! Jeu agressif d’entrée de jeu, jeu avec une construction plus posée, un jeu rassurant où l’on « bétonne » tout avant l’action, etc.
De toute façon, à un moment votre agressivité devra s’exprimer, car le jeu d’échecs, est agressif !
À chacun de l’exprimer avec sa propre stratégie, façon de faire.
Attention de ne pas confondre agressivité et précipitation !
Un très bon exemple est le mat Legal.
Partie jouée en 1750 à Paris entre Kermur de Legal et Saint-Brie.
1 – e4 e5
2 – Fc4 d6
3 – Cf3 Fg4?! (coup douteux, précipité, évitez de clouer le cavalier trop tôt)
4. Cc3 g6? (on voit l’idée, les noirs souhaitent placer leur fou en g7, il y a mieux à faire que pion g6)
5. Cxe5!! (excellent coup!)
On est donc dans la situation suivante le Fou en g4 se trouve face à la dame qui semble sacrifiée en d1. Faut-il prendre ?
Précipitation, la prise de la dame et le mat du roi noir imparable !
Je ne vais pas vous parler des échecs de ma vie, le but de ce blog n’est pas de vous faire chialer ! Cela-dit je ne suis pas à plaindre.
Parlons jeux d’échecs… Cela va ajouter une nouvelle catégorie sur mon blog, moi qui souhaitait en avoir le moins possible, c’est mal parti.
Ce billet s’adresse plutôt aux débutants découvrant la Défense française, que l’on ait les blancs ou les noirs.
Avant-Propos
Je vais donc vous parler du jeu d’échecs puisque c’est mon jeu favori même si je m’y remets que peu à peu et pas assez à mon goût.
En 2020, il y eut la série Le Jeu de la dame (The Queen’s Gambit), un meilleur nom aurait été en français « Le Gambit dame » qui est la traduction et désigne une ouverture ancienne et connues avec ses variantes « Gambit Dame accepté » ou « Gambit Dame refusé ». Ne rentrons pas dans la technique.
Cette série à procurer l’engouement de mes collègues pour le jeu d’échecs. Je leur ai appris à jouer et tous les midis nous y jouions, je passais pour un « très bon » alors que je sais ce que je vaux, les tournois, le club, c’est très loin derrière et mon ELO est au ras de pâquerettes.
Mais Sima, les échecs, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas !
Soit, on n’oublie pas les règles, mais pour rester au niveau il faut jouer beaucoup, revoir ses propres parties, celles des autres, les ouvertures, etc. C’est une véritable gymnastique. Dès qu’on arrête, on baisse très vite le niveau.
Entrons dans le sujet
Bon, en amuse bouche je vous mets un piège sur l’ouverture française.
Pourquoi ce choix ?
J’ai eu cette idée en revisitant la « Française ».
Si j’ai les noirs, face à e4, si je peux, je me lance dans l’ouverture française que j’affectionne particulièrement avec ses variantes. Alors je vous mets l’un des pièges les plus connus, il y en a d’autres, comme pour toutes les ouvertures.
Donc :
e4 e6 - d4 d5 - e5 (variant d’avance, la plus courante) c5 - c3 Cc6 - Cf3 Db6
Le pion d4 a trois attaques noires (c5, Cc6,Db6) et trois défenses (c3, Cf3, Dd3).
Une ouverture des plus courantes. Il reste plein de possibilités côté blancs et noirs, et les blancs décident…
Fd3 ... , → variante "Gambit Milner-Barry".
Bon là généralement j’accepte :
... cxd4 - cxd4 ...
Il y a aussi la possibilité de ne pas prendre et … – Fd7
Là, les noirs doivent continuer à développer leurs pièces, plein de possibilités… Mais surtout pas s’enthousiasmer en pensant que d4 est une pièce fragilisée… Donc surtout pas continuer par :
... Cxd4,
Sinon :
... Cxd4 - Cxd4 Dxd4 - Fb5+
et la dame noire est perdue.
Même si on essaie de limiter les dégâts par .Fd7… C’est mal parti pour les noirs qui ne peuvent pas empêcher la perte de leur Dame.
Bricolage – Où devons-nous mettre la paire de pneus neufs.
Il faut savoir qu’une voiture n’a pas le même rythme d’usure entre les pneus avants et arrières.
Un véhicule à traction avant, usera plus rapidement ses pneus avants que ceux arrières et c’est l’inverse pour une propulsion.
Lorsque que l’on arrive dans un garage spécialisé sur les pneumatiques, que nous dit-on ?
Prenons l’exemple que nous avons une voiture à traction, nous avons eu ce véhicule avec les deux paires de trains (avant et arrière) neuf. Au bout d’un nombre de km, nos pneus avant sont usés et bons à remplacer.
Et c’est là que l’on va essayer de nous prendre pour « un peu nœud nœud ».
Waouh Sima, le jeu de mot pourri « un pneu », « un peu nœud » !…
Bon, ok, j’ai pas fait l’école du rire…
Le mensonge lié à la vente des pneus et leur emplacement.
Donc vous avez une traction avant avec le train de pneus avant à remplacer.
Ce que j’ai entendu plusieurs fois : Monsieur Sima, on va mettre les pneus neufs à l’arrière et permuter vos pneus arrières à l’avant.
Moi : Hein ? Et pourquoi ?
L’autre : Parce que c’est l’arrière qui chasse et pour votre sécurité mieux vaut mettre les pneus neufs à l’arrière.
J’ai même eu droit une fois à une démonstration avec des voitures en jouet sur le comptoir…
Or tout cela c’est des conneries et purement commercial (j’y reviens plus bas).
Ne vous en prenez pas au vendeur/monteur de pneus, lui est persuadé de ce qu’il dit. Bien souvent il n’a qu’une formation sommaire en mécanique, quand il en a une, il est plutôt former par le centre de pneumatiques avec un aspect marketing (pousser à la vente) et généralement payé à la commission… Il croit ce qu’il dit !
Le comportement des véhicules.
Une traction avant (les roues motrices sont à l’avant) aura un comportement de sous-virage, c’est-à-dire que l’avant à tendance à partir (tout droit). Si vous prenez un virage à l’accélération mal maîtrisée, le véhicule va quitter la route en « chassant » de l’avant, en cas de gros freinage sur chaussée glissante, idem ! Sur une traction c’est l’avant qui part, c’est donc là où il faut les meilleurs pneumatiques. Une propulsion à une tendance de survirage, c’est l’arrière qui part, c’est donc là où il faut les meilleurs pneus.
Sous-virage : l’avant du véhicule ne répond plus suffisamment à la direction, entraînant la trajectoire vers l’extérieur du virage (pointillés rouges) au-delà de la ligne idéale (pointillés blancs).Survirage : Généralement l’arrière du véhicule décroche et part vers l’extérieur, entraînant la trajectoire vers l’intérieur du virage (pointillés rouges) au-delà de la ligne idéale (pointillés blancs).
Heu Sima, j’ai déjà vu des tractions partir de l’arrière…
C’est possible, dans certaines situations particulières mais pas le comportement général : Dans un virage, soudain il y a un animal qui traverse, vous freinez, mettez des coups de volant dans un sens, puis dans l’autre pour, pour chercher à l’éviter d’un côté ou de l’autre, l’arrière peut partir en glissade, même si vos pneus sont neufs.
Pour faire « partir » une traction de l’arrière comme dans les rallyes, c’est le frein à main qui est utilisé (frein à main sur dimensionné et sans bouton bloquant) ou en faisant un appel/contre-appel. Comment dire pour ce dernier ?… Au freinage à l’entrée de virage donner un coup de volant dans le sens inverse au virage et immédiatement braquer dans le sens de la courbe, l’arrière contre balance et se déleste et part en glissade et l’on termine en contre-braquage (si vous n’avez pas le véhicule adéquat et/ou maîtrisez pas le geste, c’est les tonneaux assurés). L’appel/contre-appel se fait aussi avec les propulsions pour les « drifts »(donc aussi les motos), mais pas de la même façon que sur une traction, là c’est encore autre chose.
Heu, là je m’égare…
Bref, on met les pneus neufs là où est la motricité.
La vente au détriment de la sécurité.
Reprenons l’exemple d’un véhicule à traction avant. Pourquoi lorsque les pneus avant sont à changer ont veut vous mettre les neufs à l’arrière et permuter les pneus arrières vers l’avant ?
C’est simple et je vous laisserai faire le calcul.
Imaginons notre véhicule, nous faisons un certain nombre de km et au bout d’un an, les pneus avant sont à changer et ceux arrière sont à 60 % d’usure (j’ai pris des chiffres ronds pour vous faciliter la tâche et façon arbitraire).
À chaque fois, l’on vous met les plus usagés à l’avant et les neufs à l’arrière. Sur une certaine période vous vous rendrez compte que vous vous êtes déplacé plus souvent chez le changeur de pneumatiques. Vous allez me dire que sur un véhicule, ce n’est pas significatif côté budget, mais multipliez par le nombre véhicules qu’ils reçoivent… Bref, grâce à cette méthode, ils vendent plus à terme et à chaque fois vous avez une permutation (facturée ou pas).
Ne dramatisons pas non plus, ce n’est pas parce que les pneus neufs ne sont pas à l’endroit idéal que vous êtes en danger de mort. C’est juste qu’ils vendent plus et que la logique veut que les meilleurs pneus soient sur la motricité (avant pour traction, arrière pour propulsion).
Ha aussi : Vous êtes suspicieux et souhaitez avoir un autre avis, celui d’un autre garagiste et le garagiste vous dit : je n’ai pas le droit de vous laisser partir ainsi, il en va de ma responsabilité et patati et patata… Foutaise ! Vos plaquettes de freins sont « grillées », vos disques de frein presque transparents, vous souhaitez aller voir ailleurs, il en va de votre responsabilité, le garagiste ne craint rien ! Ne vous laissez pas influencer par ce genre d’argument. Par contre, s’il est vraiment inquiet pour vous à juste titre, il peut prendre une personne à témoin ou vous faire signer une décharge sur laquelle figurent les détails l’état de votre voiture et les dangers que vous encourez. Il a une obligation d’information et de conseil. Soyez prudent !
Les deux images « Sous-virage » et « Survirage » viennent de :
Bricolage – Sima j’ai un problème de voiture – Mécanique.
Lorsque l’on a été mécanicien on vient régulièrement vous demander conseil, même si vous ne l’êtes plus depuis des décennies, même s’il y a de vieux restes (comme l’on dit) on n’est plus du tout à la pointe des dernières technologies.
Je vous fais part de deux questions que l’on m’a posé dernièrement, mais qui sont des questions assez récurrentes.
Sima, tu peux venir voir je crois que ma suspension est morte ?
Sima, j’ai un problème de parallélisme, ma voiture tire à droite ?
Nous allons voir ces deux aspects, ça ne fera pas de vous un mécanicien, mais si cela peut vous éclairer, tant mieux. Je vais essayer d’utiliser des termes les plus simples possibles en espérant être pédagogique sans tomber dans le trop simplissime, en tout cas ce ne sera pas un discours d’ingénieur. 😉
Revenons aux deux questions
Sima, tu peux venir voir je crois que ma suspension est morte ?
J’appuie sur la voiture et en effet elle fait des rebonds. Moi : Ce sont les amortisseurs qu’il faut remplacer.
Lui : Ouais, c’est pareil suspension, amortisseurs… Et non, ce n’est pas pareil, voyons cela de plus près.
La suspension.
Elle est généralement à ressort ou à lames, elle permet d’atténuer les imperfections de la route (bosses, creux et autres imperfections). Si l’on remplaçait les suspensions par des cales en bois de chêne, les ondes de choc dues aux imperfections de la route abîmeraient très rapidement les parties mécaniques, voire le châssis sans compter sur l’inconfort pour le conducteur et les passagers.
Mais cela ne suffit pas
Les amortisseurs.
En effet sans amortisseurs à chaque imperfection de la route (bosses, creux et autres), le choc répercuté sur les suspensions renvoie un phénomène de rebonds. Ces rebonds sont néfastes pour la tenue de route, si votre pied est sur l’accélérateur vous risquez l’amplifier le phénomène malgré vous ce qui rend une conduite dangereuse. Donc les amortisseurs, comme leur nom l’indique, servent à amortir. Une fois le choc encaissé par la suspension l’amortisseur sert à éviter le phénomène de rebond et à ramener le véhicule à sa position initiale le plus rapidement possible. Ils permettent donc de stabiliser le véhicule et contribuent donc à la bonne tenue de route. Si vous roulez longuement avec des amortisseurs défectueux, au-delà du danger, il peut se produire une déformation des pneumatiques créant des creux et bosses sur la bande de roulement.
Barre anti-roulis appelées aussi barre stabilisatrice.
Cela fait partie également du trio (suspension, amortisseurs, stabilité).
Il s’agit d’une barre généralement en forme de « U » (vous remarquerez les guillemets), elle d’un alliage et trempage spécifique pour lui donner une certaine résistance et élasticité sans se déformer.
Elle est fixée sur le châssis et relis le côté gauche et droit en s’appuyant sur les triangles inférieurs ou sur les bras de suspensions à l’arrière.
Alors à quoi sert-elle ? Comme le nom l’indique éviter le roulis et donc stabiliser.
Lorsque vous prenez un virage, votre véhicule « s’écrase » du côté inverse à la courbe et se déleste de l’autre. En sortie de virage, sans barres stabilisatrices, le véhicule contrebalancerait dans de l’autre côté puis comme un bateau dans la houle, un roulis de gauche à droite et inversement rendant le véhicule instable en sortie de virage et donc dangereux. La barre anti-roulis stabilise le véhicule en sortie de virage.
Bon ok Sima, et pour ma voiture qui tire à droite à cause du parallélisme ?
Voyons un peu de géométrie.
Parallélisme.
Non ! Un défaut de parallélisme ne peut pas faire tirer à droite ou gauche !
Votre véhicule tire d’un côté (en dehors du bombé de la route), vérifiez que vos pneus sont à la bonne pression et qu’ils sont de même structure, même taille.
Lui : Ha oui sima, la loi dit que l’on doit avoir des pneus identiques.
Moi : Non, les pneus doivent être de même taille et de même structure, mais peuvent être de marques différentes. Mais bon, avoir des pneus identiques c’est mieux.
Le parallélisme est le fait d’effectuer des réglages pour que vos roues avant soient parallèles.
Bon, pas tout à fait parallèles. En effet pour corriger les effets de traction ou de propulsion les constructeurs préconisent nombre de degrés d’un angle de pincement (généralement les véhicules à propulsion) ou d’ouverture (plutôt sur les véhicules à traction avant) avec une marge de tolérance. C’est propre à chaque modèle. Cela ce fait en trois points.
Mettre la crémaillère (s’il s’agit de vieux véhicules, boîtier de direction) au point milieu (si le point milieu n’est pas bon vous aurez un rayon de braquage différent entre les deux côtés).
Une fois sur le point milieu, il faut que le volant soit droit (c’est mieux), sinon le démonter pour le mettre droit.
Bloquer la direction (les mécaniciens ont des outils pour le faire, voire parfois des cales à mettre sur la crémaillère pour être certain du point milieu) et effectuer les réglages comme préconisés par le constructeur (ouverture ou pincement).
Tout ce qui concerne la géométrie ne peut pas se faire à la maison… À la limite si vous faites de la rénovation de véhicules anciens, pour le parallélisme vous pouvez vous débrouiller avec de la ficelle (hé oui) pour être au plus près de la conformité juste pour dépanner et emmener le véhicule dans un garage où ce sera fait avec plus de précision.
Donc un défaut de parallélisme ne fait pas tirer à droite ou gauche, par contre a un effet sur une mauvaise usure des pneumatiques qui en fonction du défaut vont s’user sur l’extérieur ou l’intérieur de la bande de roulement.
Par contre, si vos pneus s’usent sur les deux parties externes de la bande roulement c’est que vous roulez sous-gonflé. Si c’est sur le centre de la bande de roulement c’est que la roue est sur-gonflée, l’usure doit se faire sur la largeur de la bande de roulement.
Le parallélisme désigne l’orientation horizontale des roues directrices vue de dessus : en ouverture (toe-out) les roues divergent vers l’avant, en pincement (toe-in) elles convergent, influençant directement la stabilité et l’usure des pneumatiques.
Oui mais sima ma voiture tire vraiment d’un côté !
Ce peut être dû à un roulement défectueux, mais normalement vous devriez entendre le bruit qui s’accentue lors des virages appuyant sur la roue côté inverse à la courbe. Ou une rotule défectueuse, vous devriez ressentir un léger jeu de direction et des bruits de claquement sur les imperfections de la route.
Lui : Je n’ai rien de tout ça, pas de jeu ni aucun bruit !
Moi : C’est donc qu’il y a une différence d’angle de chasse et/ou d’angle de carrossage entre le côté droit et gauche.
Lui : Chasse, carrossage… C’est quoi ce charabia?
Chasse et carrossage.
Avant de dire de quoi il s’agit il faut savoir que sur les véhicules actuels, on ne peut pas intervenir dessus, ou peut-être quelques rares véhicules, mais je ne connais pas, par contre sur certains véhicules anciens on peut régler la chasse et le carrossage avec des cales ou autres en fonction de la marque, modèle.
Donc sur un véhicule moderne, s’il y a un souci de chasse et/ou carrossage c’est qu’une pièce (triangle par ex.) est faussée voire le châssis (un coup de trottoir, un accident, etc.).
La chasse.
C’est ce qui fait que vous pouvez lâcher le volant et que le véhicule file droit, c’est ce qui fait qu’en sortie de virage votre volant revient droit sur sa trajectoire… Comment l’expliquer autrement ?
Vous faites du vélo, vous vous la pétez en vous lâchant des mains. C’est possible parce qu’il y a une chasse, l’inclinaison de votre fourche plus même un déport sur les vélos à fourche courbée. Si votre fourche de vélo était parfaitement perpendiculaire à la route (vu de côté) vous ne pourriez pas vous lâcher des deux mains. Pour imager, prenez votre vélo et regardez. Vous êtes assis à l’arrêt les roues bien droites dans l’axe de la route, elles sont perpendiculaires à la route. Tournez le guidon, et vous constaterez que la roue tournée, n’est plus perpendiculaire mais a pris un angle d’inclinaison, cet angle d’inclinaison est dû à la chasse.
La chasse (notée « c ») désigne la distance horizontale entre le point de contact du pneu avec le sol et l’intersection de l’axe de direction prolongé avec le sol – un paramètre clé de la géométrie d’un vélo influençant sa stabilité et sa maniabilité.L’instant de la victoire : un cycliste en maillot vert à pois célèbre sa ligne d’arrivée les bras levés.
Sur une voiture c’est identique, le pivot de roue est incliné (comme sur un vélo). Tant que les roues sont droites, ça ne se voit pas, par contre si vous braquez au maximum d’un côté, les roues directionnelles vont prendre une inclinaison par rapport à la perpendiculaire. Donc, vos roues dans l’axe de roulement en ligne droite la « mécanique » fournie une certaine énergie pour avancer, dès que vous braquez, l’inclinaison des roues va exercer une certaine résistance donc nécessiter une force supplémentaire sur les roues directionnelles… Et la « mécanique », c’est comme nous, ou pour ne pas parler au nom les autres, c’est comme moi, c’est-à-dire partisan du moindre effort, du coup le train va chercher à retrouver la position sur laquelle est subit le moindre effort, c’est-à-dire dans l’axe, c’est ce qui fait revenir vos roues droites en sortie de virage dès que vous lâchez le volant. C’est ce qui fait aussi qu’en marche arrière votre direction est plus capricieuse puisque la chasse est inversée.
La chasse automobile désigne la distance horizontale entre le prolongement de l’axe de pivot de la fusée de roue et le point de contact du pneumatique avec le sol, un paramètre de géométrie essentiel influençant la stabilité directionnelle et le rappel en ligne droite du véhicule.
Le carrossage.
Les roues vues de face, c’est l’angle formé par le plan de roulement de la roue avec la verticale. Le carrossage est dit « positif » lorsque le sommet de la roue est incliné vers l’extérieur, il est « négatif » lorsqu’il est incliné vers l’intérieur. Ceux qui ont connu les R8, Simca 1000, Rallye2 se souviennent des roues arrières en « V » inversé pour tenter de limiter l’effet de survirage en courbe. Cela-dit il y a un effet sur la tenue de route en ligne droite (en rallye sur terre, ou neige, la voiture à tendance à « flotter » lorsque le carrossage est éxagéré).
Le carrossage désigne l’angle d’inclinaison des roues par rapport à la verticale, vu de face : positif lorsque le haut des roues s’écarte de la carrosserie, négatif lorsqu’il se rapproche.
Et les motos ?
Il y a une chasse (angle de la fourche)… Ha, par contre sur un side-car il y a du carrossage et du « parallélisme ». J’ai mis les guillemets car il n’y a qu’une roue directionnelle. On y met du pincement (à ma connaissance, je n’en ai jamais vu avec de l’ouverture) et du carrossage (généralement positif). Vous remarquerez aussi que la roue du side-car n’est pas face à la roue arrière de la moto mais légèrement en avant, c’est la « précession » qui permet la stabilité. Plus la précession est grande, plus il faut forcer pour tourner à droite, c’est donc étudié pour trouver le meilleur compromis (stabilité/maniabilité). Un side-car peut avoir tendance à tirer d’un côté à l’accélération et de l’autre au freinage, phénomène qui peut s’amplifier en fonction de la charge qu’on lui met. En cas de géométrie mal réglée la conduite devient très vite pénible, voire dangereuse.
Réglage du parallélisme en pincement d’un attelage moto-side-car : la distance A (avant) doit être légèrement inférieure à la distance B (arrière), créant un léger pincement qui compense la poussée latérale exercée par le side-car en marche.Géométrie d’un attelage moto-side-car vue de profil : la précession désigne le décalage longitudinal de la roue du side-car par rapport à sa rotule d’attelage, tandis que la chasse correspond à l’angle de pivot de la fourche avant de la moto – deux réglages interdépendants essentiels à la stabilité de l’ensemble.Carrossage d’un attelage moto-side-car vu de derrière : la moto doit être légèrement inclinée en positif ou négatif selon les réglages constructeurs pour compenser les forces latérales exercées durant la marche et assurer une tenue de route équilibrée de l’ensemble.
Il faut savoir que par exemple sur les sides-cars de moto-cross on essais de réduire au maximum la précession pour un maximum de maniabilité au dépend de la stabilité, le « singe » tentera de compenser (le singe est le nom donné à celui qui est sur le side).
Voilà, le billet se termine sans rentrer dans toute la complexité ni dans le détail, il y a aussi la « géométrie directionnelle d’Ackermann » intéressante également et plein d’autres choses, une voiture, c’est pleins de géométries… Plus les voitures se modernisent et plus elles embarquent de nouvelles technologies corrigeant certains aspects améliorant la tenue de route en fonction de l’usage et mode de conduite mais j’espère que vous en aurez compris au moins les bases de la géométrie et du trio « suspension, amortisseurs, barre stabilisatrice ».
Si le substantif « fruit » est explicite : Organe végétal, issu du développement de l’ovaire fécondé et protégeant la graine issue de l’ovule. Bon on ne va pas rentrer les détails botaniques. Bref, pour faire simple le fruit est le résultat d’une fécondation (le fruit, ce n’est pas la graine).
Mais « légume » c’est vague, il s’agit de parties comestibles d’une plante potagère, mais pas que, ce peut être issu de plantes sauvages et pour être plus vague ont y dénombre des fruits.
Finalement ce que l’on appelle communément « Légumes » sont les végétaux que l’on mange en entrée ou plat de résistance.
Que trouve-t-on parmi les légumes, quelles parties des végétaux mangeons-nous ?
Fruits : tomates, courgettes, concombres…
Fleurs : chou-fleur, artichauts, brocolis…
Tubercules : pommes de terre, patates douces, topinambours…
Racines : betteraves, navets, carottes…
Bulbes : oignons,
Rhizomes : gingembres, maniocs..
Feuilles : salades, chicorées…
Pétioles : blettes, céleris-côte (quoi que moi je mange du pétiole au limbe).
Jeunes pouces : soja, asperges…
Germes : noisettes, amandes…
Graines : lentilles, haricots secs, petits pois écossés, fèves…
Pour les haricots verts, c’est le fruit et ses graines que vous mangez, pois avec sa gousse c’est idem.
Alors pourquoi le slogan « mangez 5 fruits et légumes » ?
Je trouve plus adéquat « Mangez 5 végétaux« , mais c’est moins fun, moins vendeur.
La mercatique est également au service de vos végétaux.
Ne lisons pas régulièrement : découvrez les légumes anciens, les légumes oubliés.
Pourtant celui qui a un potager connaît toutes ses plantes potagères. Parfois il y a même des plantes que l’on oublie volontairement : au tout début que j’avais un potager j’avais mis un pâtisson, nous avons décrété, moi et Mme Sima, que soit, c’est beau, mais chiant à éplucher et n’apporte pas grand-chose gustativement contrairement à beaucoup d’autres cucurbitacées, nous avons décidé de l’oublier et ne plus en mettre.
L’importance du nom des plantes
Si généralement, le nom français nous définie relativement bien ce que l’on nous vend (nous savons ce qu’est une laitue, un concombre, un poireau, etc.) parfois la variété francisée est accolée pour des questions de goût, de cuisson, de fermeté de chairs, (variés de pomme, de tomates, de patates, d’orange, etc.), les noms normalisés ou vernaculaires peuvent être pratiques mais aussi prêter à confusion.
Endive est le nom vernaculaire connu dans presque toute la France alors que dans le nord son nom vernaculaire est chicon, ce qui a une logique puisqu’il s’agit d’une chicorée (Cichorium).
Les noms vernaculaires (on quitte l’alimentaire pour l’exemple), le sapin de Normandie, des Vosges, de croix, et autres, désignent un seul et même arbre, l’Abies alba les seuls noms communs acceptables à mon sens, et ont l’appelle aussi ainsi, sont le sapin blanc (traduction d’Abies alba) ou sapin pectiné (traduction d’Abies pectinata).
Je ferai peut-être un jour un billet sur la synonymie des noms scientifiques…
Bref, on le voit seul le nom scientifique a un véritable sens, je dis bien scientifique et non latin car tous les noms ne viennent pas du latin, exemple l’arbre (la plaqueminier) d’où vient le fruit, le kaki, se dit Diospyros qui vient du grec et signifie « blé de dieu » ou plus précisément « blé de Zeus »
La confusion des noms commerciaux.
Lorsqu’arrive d’un pays lointain un nouveau produit, il faut lui trouver un nom francisé.
À l’arrivée du fruit de l’attier (Annona squamosa) on lui donna le nom de « pomme cannelle », personnellement je n’ai jamais trouvé le rapport que se soit au goût, à la texture ou autre avec une pomme à la cannelle, maintenant on le trouve assez souvent sous le nom d’annone.
Alors si le nom commun peut porter à confusion parfois il est très utile, si je vous dis : venez manger demain soir, il y aura des boules de phallus impudiques (phallus pour, ne pas dire bites) au menu.
Cela ne vous mettra peut-être pas en bouche, ou vous viendrez plein d’enthousiasme dans l’espoir d’une soirée d’un genre particulier et vous seriez déçus de constater qu’il ne s’agit que de manger des vesses du champignon « Phallus impudicus« .
Là, par exemple, il faut vraiment lui trouver un nom autre que la traduction du latin. 🙂
Mais parfois les noms communs sont trompeurs.
Marrons glacés, il s’agit pourtant de châtaignes… Le marron est la graine du marronnier non comestible alors que la châtaigne est le fruit du châtaignier (oui, la châtaigne est un fruit alors que le marron une graine, des subtilités importantes). Alors pourquoi parler de marron glacés, de marrons chauds ?… Alors qu’il s’agit de châtaignes ?
Si l’on est dans l’imprécision, la confusion des noms communs, évitons l’absurdité !
Sous cette appellation, cela sous entend que seul ce piment est végétarien et que les autres ne le seraient pas alors que nous savons tous que tout aliment végétal, est de fait, végétarien!
On voit bien là l’absurdité parfois des noms vernaculaires.
Ce nom vernaculaire « piment végétarien » existe depuis longtemps, donc pas un phénomène de mode, ni marketing (du moins pas à l’époque où le nom est sorti, maintenant, sa tombe bien). Il est issu du piment Antillais Capsicum chinense qui serait originaire du Mexique. Pourquoi je mets le conditionnel ? Je ne suis pas un spécialiste du piment (je connais un peu mieux les ligneux des régions tempérées) et si je sais que la grande majorité des piments vient d’Amérique centrale et du sud, il me semble qu’il en existe des variétés endémiques d’Asie et si wikipédia nous dit qu’il vient du Mexique, le nom latin m’interpelle car lorsque je lis chinense, ou chinensis, ou encore sinensis cela signifie généralement que cela vient de Chine ou d’Asie. Ce n’est pas non plus une vérité absolue, on peut également imaginer que le botaniste qui l’identifie pour la première fois lui donne ce nom parce que cela lui évoque un souvenir de Chine ou d’Asie ?
Pour résumer : le piment végétarien serait donc le nom vernaculaire d’un type variétal ou d’un cultivar du Capsicum chinense mais je n’ai pas trouvé le nom exact de ce piment. S’il s’agit d’un cultivar cela s’écrirait ainsi: Capsicum chinense ‘Piment Végétarien’
La liste des exemples n’est pas exhaustive, mais vous l’aurez compris, il n’est pas facile de nommer un chat, un chat !
Et pour votre santé, mangez cinq végétaux !
Giuseppe Arcimboldo, « Vertumnus », vers 1590-1591, huile sur bois, Skokloster Slott (Suède) – L’empereur Rodolphe II du Saint-Empire représenté sous les traits de Vertumne, dieu romain des saisons et des jardins, entièrement composé des fruits de la nature.