Rando – Savoir bien s’hydrater en randonnée

Savoir bien s’hydrater en randonnée

Je porte une importance particulière à l’hydratation. Au-delà de la randonnée, chaque fois que je ressens un souci, qu’il s’agisse d’une lombalgie, d’une douleur articulaire ou même d’un simple rhume, je me demande toujours : est-ce que je bois suffisamment ?

L’hydratation est d’une importance cruciale de toute activité physique, et cela est donc vrai pour la randonnée. Que vous soyez un randonneur novice ou expérimenté, savoir comment bien s’hydrater peut faire la différence entre une expérience agréable et des problèmes de santé potentiels. Voici un guide complet pour vous assurer de rester bien hydraté lors de vos randonnées.

Pourquoi l’hydratation est-elle si importante ?

L’eau est essentielle pour de nombreuses fonctions corporelles, y compris la régulation de la température, la lubrification des articulations, et le transport des nutriments. Lors d’une randonnée, notre corps perd de l’eau par la transpiration et la respiration, et cette perte doit être compensée pour maintenir notre bien-être.

Combien d’eau boire ?

La quantité d’eau nécessaire varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que l’intensité de l’exercice, la température, l’humidité, et votre propre physiologie. En règle générale, nous devrions boire environ un demi-litre à un litre d’eau par heure de randonnée. Voici quelques indications théoriques pour ajuster cette quantité :

  • Températures élevées : Augmentez votre consommation d’eau. Environ un litre par heure peut être nécessaire.
  • Températures modérées : Un demi-litre à un litre par heure devrait suffire.
  • Conditions froides : Bien que vous transpiriez moins, ne négligez pas l’hydratation. Buvez au moins un demi-litre par heure.

Comment s’hydrater efficacement ?

1. Avant la randonnée :

  • Commencez à vous hydrater bien avant de partir. Buvez de l’eau régulièrement dans les 24 heures précédant votre randonnée.
  • Évitez les boissons alcoolisées et la caféine, qui peuvent déshydrater.

2. Pendant la randonnée :

  • Buvez de petites gorgées régulièrement plutôt que de grandes quantités à la fois.
  • Utilisez des gourdes ou des systèmes d’hydratation comme les camelbaks (poche à eau), qui facilitent l’accès à l’eau sans avoir à s’arrêter.
  •  Intégrez des pauses régulières d’hydratation dans votre planning.

3. Après la randonnée :

  • Continuez à boire de l’eau pour compenser les pertes subies durant l’effort.
  • Les boissons isotoniques (personnellement je n’en emporte pas) peuvent aider à rétablir l’équilibre électrolytique.

Signes de déshydratation et surhydratation

Déshydratation :

  • Soif intense
  • Bouche sèche
  • Urine foncée et en petite quantité
  • Fatigue et étourdissements
  • Crampes musculaires

Surhydratation (hyponatrémie) :

  • Nausées et vomissements
  • Maux de tête
  • Confusion et désorientation
  • Gonflement des mains et des pieds
  • Urine claire et en grande quantité

Électrolytes et hydratation

En plus de l’eau, votre corps a besoin d’électrolytes pour fonctionner correctement, notamment de sodium, de potassium, de calcium, et de magnésium. Ces minéraux sont perdus par la sueur et doivent être remplacés. Prévoyez des boissons pour sportifs ou des comprimés d’électrolytes si vous prévoyez une randonnée longue ou intense.

Conseils pratiques pour bien s’hydrater

  • Planifiez vos points d’eau : Si vous randonnez dans une région où l’eau potable est rare, prévoyez des points d’approvisionnement en eau le long de votre parcours.
  • Emportez un filtre ou des comprimés purifiants : Si vous devez utiliser de l’eau de sources naturelles, assurez-vous de la purifier pour éviter les maladies.
  • Apportez des collations salées : Elles peuvent aider à maintenir l’équilibre des électrolytes.
  • Surveillez votre urine : Une urine claire et abondante est généralement un bon indicateur d’une bonne hydratation.

Conclusion

Bien s’hydrater en randonnée est essentiel pour votre santé et votre performance. En adoptant des habitudes d’hydratation régulières et en étant attentif aux besoins de votre corps, vous pouvez profiter pleinement de votre aventure en plein air. Buvez intelligemment, restez hydraté, et savourez chaque moment sur le sentier.

Note :
J’utilise une poche à eau depuis 1 an et j’ai tendance à me sous-hydrater mais cela s’améliore avec le temps, une question d’habitude et d’être à l’écoute de son corps.

Quelles sont vos astuces pour bien vous hydrater en randonnée ? Partagez vos expériences dans les commentaires !

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Rando – Debuter en randonnee

Rando – Débuter en randonnée

Avant tout je souhaite clarifier dès le début que cet article ne traitera pas des sujets tels que : Les erreurs de débutant en randonnée, Débuter en randonnée et les erreurs à éviter, mes erreurs de débutant, les erreurs en bivouac, etc.
Car cela sous-entend que vous faite déjà de la randonnée et ce peut être une idée d’article à venir.

Pour ceux qui n’ont jamais pratiqué la randonnée, se contentant peut-être de quelques balades dominicales, cet article pourrait être une introduction utile.

Je prévois d’aborder différents aspects de la randonnée, même si cela peut faire penser à une sorte de chronologie, c’en est pas une, car il n’existe pas de niveaux de compétence en randonnée, pas de ceinture blanche ou noire, pas de hiérarchie dans les méthodes. Il existe simplement différentes manières d’appréhender la randonnée, et la meilleure est celle qui vous convient.

On a le droit de ne pas apprécier le bivouac, le camping ou la marche sur plusieurs jours consécutifs, et c’est tout à fait légitime. Il n’y a pas de standard d’excellence à atteindre, seulement des préférences personnelles à respecter.

Vous n’avez jamais randonné.

  • Vous avez peut-être des appréhensions, vous doutez de vos capacités à marcher plus de 10 km.
  • Vous avez d’autres doutes, peut-être de santé, parlez-en à votre médecin.
débuter en randonnée, mars 2024
débuter en randonnée

La randonnée ça commence maintenant !

Tout ce que vous pouvez faire à pied, faites-le ! Je vous recommande de planifier une marche d’une durée comprise entre 2h30 et 3h30 chaque semaine. Si vous pouvez également insérer quelques séances de marche rapide d’environ une heure, c’est encore mieux.
Il faut être conscient qu’il existe un risque de monotonie ou d’ennui lorsque vous marchez pendant 2h30 à 3h30 autour de votre domicile, sur des sentiers que vous connaissez déjà très bien. Après tout, le but de la randonnée c’est d’y prendre du plaisir.

La solution à ce problème, comme mentionné dans l’article précédent, est d’adhérer à un club de randonnée. Ça vous sortira de vos sentiers habituels. Cette activité partagée est empreinte de bienveillance, où l’on se soutient mutuellement, avec des pauses pour se réhydrater et grignoter. Pour vous inscrire, vous aurez besoin d’un certificat médical, ce qui sera l’occasion de consulter votre médecin.

Une fois membre du club, vous obtiendrez votre licence et deviendrez officiellement randonneur. Vous verrez, cette approche de la randonnée peut déjà vous satisfaire pleinement.

Randonner de jour en jour, mars 2024
Randonner de jour en jour

Quels matériels pour des randonnées à la mi-journée ou à la journée ?

Si vous êtes débutant, ne vous précipitez pas à dépenser beaucoup d’argent. Pas besoin d’investir dans des vêtements techniques dès le départ. Je suis sûr que vous pouvez trouver chez vous des vêtements adaptés à la randonnée. En ce qui concerne les chaussures, vous pouvez facilement trouver d’excellentes options à prix abordable, voire commencer avec une simple paire de baskets.

Ce qui me semble impératif :

  • sac-à-dos de 10 à 25 litres est suffisant, le premier prix ira très bien,
  • veste légèrement déperlante et coupe vent (vous avez peut-être ça chez-vous),
  • veste de pluie genre k-way l’astuce prenez une ou deux taille au-dessus ainsi il pourra envelopper aussi votre petit sac-à-dos, pas besoin de poncho,
  • une bouteille ou gourde d’eau.

En effet, qu’allez-vous mettre dans votre sac-à-dos ? Une gourde, un vêtement de pluie, un en-cas pour le pique-nique, quelques grignotages, peut-être un vêtement que vous portiez et que vous avez retiré parce que vous aviez trop chaud.

Plus vous vous passionnerez pour la randonnée, plus vous investirez dans des vêtements et du matériel de manière judicieuse. Il est préférable d’attendre de pratiquer un peu avant de faire des choix d’investissement. De cette façon, vous pourrez baser vos décisions sur votre propre expérience.

– Oui mais moi Sima j’aimerai me lancer dans l’itinérance mais je ne sais pas si je suis prêt.
– Il y a plusieurs façons de faire sans investir plus.

L’itinérance n’inclut pas forcément le bivouac ou le camping !

Plusieurs façons de faire

  • Vous êtes adhérent d’un club et il y a certainement une ou plusieurs propositions en ce sens, profitez-en !
  • Lors de vos congés dans un lieu qui vous plaît, organisez-vous des sorties à la journée, comme l’on dit « en étoile ». Une par jour.
  • Organisez-vous un parcours passant de gîte en gîte ou location en location, ou encore de gîte en location. Vous pouvez même vous organiser un portage de bagages d’étape en étape pour n’avoir que votre minimum à transporter chaque jour.

Ce sont encore d’autres façons d’appréhender la randonnée au jour le jour.

Randonner en itinérance, mars 2024
Randonner en itinérance

Faire de l’itinérance avec tente, tarp, etc.

Cela nécessite un équipement plus complet. Peut-être pratiquez-vous déjà l’une des formes de randonnée mentionnées précédemment et avez-vous déjà commencé à investir dans des bâtons, des chaussures, etc.

Les risques encourus lorsque l’on se lance sont les suivants :

  • Opter pour un équipement premier prix au départ : Si vous découvrez que vous aimez la randonnée itinérante sous tente ou tarp, vous devrez probablement remplacer une grande partie de votre équipement qui ne sera pas adapté.
  • Opter pour un équipement haut de gamme dès le départ : Dans ce cas, même si vous appréciez la randonnée sous tente ou tarp, vous pourriez devoir ajuster ou remplacer certains achats qui ne correspondent peut-être pas parfaitement à votre style ou vos besoins.

Dans les deux cas, si cette forme de randonnée ne vous convient pas, vous aurez investi pour rien.

En effet vous aurez besoin

  • d’un duvet,
  • une tente, ou tarp ou tente qui fait tarp,
  • des accessoires (gamelles, réchaud, frontale, etc.),
  • peut-être d’autres vêtements
  • un sac à dos plus grand, mieux adapté (prenez-le en dernier pour avoir le litrage le mieux adapté).

Quelques solutions pour vos premières sorties

Ne vous précipitez pas lors de vos achats, prenez le temps de bien y réfléchir.
Faites-vous prêter du matériel ou louez, certains magasins proposent la location, je ne connais pas les tarifs.

– Heu Sima, ce n’est pas toi qui as acheté une gamelle trop étroite et que ta cartouche de gaz ne rentrait pas dedans ?
– Oui, je me suis trompé sur les mesures, j’ai dû en racheter une autre, un proverbe dit : les conseilleurs ne sont pas les payeurs 🙂 Bref !

Vous avez des appréhensions

Vous avez tout préparé pour partir, mais vous ressentez des appréhensions, après tout, c’est votre première fois !

Avant de vous aventurer plus loin, pourquoi ne pas monter votre tente dans votre jardin ou un lieu proche de chez vous ? Cela vous permettra de vous familiariser avec le montage et de vérifier qu’il ne manque rien.

Ensuite, choisissez un itinéraire de trois à quatre jours, en incluant des arrêts dans des campings. Cette expérience vous permettra de vous organiser par vous-même, que ce soit pour votre toilette, votre lessive, votre popote… Et si par hasard vous avez mal estimé la quantité de nourriture à emporter, vous aurez la possibilité de vous ravitailler.

En agissant ainsi, vous gagnerez en confiance grâce à vos propres expériences.

Voilà de quoi commencer en douceur !

Randonner avec bivouac, mars 2024
Randonner avec bivouac

Partir en Bivouac

Partir en randonnée avec bivouac, que ce soit en alternant avec des campings ou des gîtes, en autonomie totale ou partielle, représente une autre façon de pratiquer la randonnée.
Cette approche peut susciter d’autres appréhensions, surtout lorsqu’on le fait pour la première fois, comme je l’aborde dans l’article « Le bivouac : peurs et appréhensions« .

Cela dit, si vous avez minutieusement planifié votre itinéraire, préparé votre équipement et que vous êtes mentalement prêt, alors n’hésitez pas à vous lancer dans cette expérience enrichissante.

– Moi Sima, je n’ai jamais randonné, j’ai tout le matériel et je pars demain pour dix jours avec bivouac !

Si c’est ce que vous ressentez profondément ! Si dès la première fois vous êtes convaincu que c’est la manière dont vous souhaitez pratiquer la randonnée… Alors lancez-vous ! Nous sommes tous uniques, et il y a des personnes pour qui cette approche est tout à fait adaptée !

Pour conclure
Comme vous l’aurez compris, il n’existe pas une seule bonne façon de randonner, mais une multitude d’approches différentes. La meilleure façon de pratiquer la randonnée est celle qui vous convient le mieux !

Vous souhaitez faire pars de votre avis, votre expérience, vos questions… Les commentaires sont là pour ça !

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Rando – Transformer son poncho en tarp

Rando - Transformer son poncho en tarp de randonnée, mars 2024
Transformer son poncho en tarp de randonnée

Pour vos prochaines randonnées itinérantes, voici un petit tutoriel pour transformer votre poncho en tarp.

Ce billet sera court car les étapes sont simples, pas besoin d’être un expert en bricolage, cela ne prend pas beaucoup de temps et ne coûte pas cher.

J’avais un poncho qui pouvait être utilisé comme tarp, mais j’ai récemment acheté un nouveau modèle plus léger et résistant qui ne peut pas servir de tarp. Pas de problème, quelques modifications suffisont.

J’ai également une toile de tente qui peut être utilisée comme tarp, mais si j’ai envie de partir plus léger, juste avec mon poncho c’est important qu’il puisse faire double usage.

Dans un premier temps j’ai dû acheter une trousse à œillets 10 mm, 100pcs (kit de Grommets Eyelets + 3 pièces outils) pour bâche, chaussures, vêtements, tentes, etc. Le tout pour 9 €. il ne reste plus qu’à vous procurer un marteau.

boite avec les oeillets et les outils, mars 2024
boite avec les oeillets et les outils

Repérez les endroits où vous souhaitez placer les œillets. J’en ai mis cinq à l’avant et cinq à l’arrière du bas du poncho.
Ensuite, faites vos trous avec l’emporte-pièce et insérez les œillets à l’aide de la base et du pointeau fournis.

pose d’œillets sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée, mars 2024
pose d’œillets sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée

Voilà, c’est fait !

œillets posés sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée, mars 2024
œillets posés sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée

Vous pouvez aussi en faire autant avec votre couverture de survie réutilisable dont je parle sur l’article « Rando – Bon usage de la couverture de survie« . Personnellement, je ne l’ai pas fait car la mienne n’a pas les bonnes dimensions pour être utilisée comme tarp et je l’utilise pour m’isoler du sol.

Je sais que dormir sous un tarp peut être impressionnant, surtout lors de la première nuit en bivouac, mais je traite de ces craintes dans l’article « Rando – Le bivouac peur et appréhension« .
Cette astuce sur le matériel de randonnée vous a plu, ou pas, lâchez-vous sur les commentaires.

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Rando – Bon usage de la couverture de survie

Couverture de survie sur le blog de Sima78, janv. 2024
Couverture de survie

Découvrir le bon usage de la couverture de survie peut être déterminant dans des situations d’urgence ou en plein air. Explorez les conseils pratiques qui vous permettront d’optimiser cet outil essentiel pour la survie et le confort en diverses circonstances.

La couverture de survie, bien que familière à beaucoup, mérite quelques rappels sur son utilité malgré les indications sur l’emballage. Il est essentiel de clarifier ses capacités et limitations pour une compréhension précise de ses applications.

Il en existe de deux types

  • La basique : une mince feuille réfléchissante en « Myral » avec une face argentée et l’autre or.
  • La ré-utilisable : plus épaisse en polyester avec une face argentée et l’autre parfois verte, orange, blanc, or, ou autre.

Son usage originel

Elle est conçue pour prévenir la perte de chaleur corporelle en situation d’urgence. L’utilisation principale est de fournir une protection thermique en réfléchissant la chaleur du corps vers l’intérieur (côté argenté vers l’intérieur), aidant ainsi à prévenir l’hypothermie. Cas exceptionnel d’une personne en urgence en plein soleil où il n’est pas possible de la mettre à l’ombre, mettre la partie argentée vers l’extérieur pour qu’elle réfléchisse les rayons du soleil.

Polyvalence de la couverture de survie

Optimiser l’isolation du sol en plaçant la face argentée de la couverture de survie vers le haut, puis ajoutez-y votre matelas et votre duvet, ou installez votre tente par-dessus. Vous pouvez aussi la mettre au fond de votre hamac.

Bien que la version basique soit réutilisable avec précaution en prenant soin de bien la replier, elle demeure moins robuste que la variante réutilisable, plus épaisse et spécifiquement conçue pour cette fin.

Certains modèles réutilisables comportent des œillets aux extrémités, permettant une utilisation comme tarp. Dans ce cas, positionnez la surface argentée vers le bas.

En randonnée, deux impératifs majeurs :

  • prévenir l’humidité et garantir des vêtements secs,
  • ainsi que se prémunir du froid.

Dans la mesure du possible et faire le maximum en ce sens.

Pourquoi j’attache une importance à rappeler cela ?

En écrivant mon billet « Rando – Sima fais-tu du bushcraft« , j’ai exploré les contributions de blogueurs et de youtubeurs. Bien que j’aie découvert des informations pertinentes, certaines aberrations m’ont également frappé, notamment des conseils sur l’utilisation de la couverture de survie, en se couvrant avec, pour dormir en bivouac !?

On ne se couvre JAMAIS avec une couverture de survie pour dormir en bivouac !

C’est l’assurance de se réveiller avec un duvet humide, voire trempé et de mauvaises perspectives pour vos prochaines nuits… Or c’est justement ce dont on essaie de se prémunir !

Si vous vous retrouvez à utiliser une couverture de survie pour affronter une nuit particulièrement glaciale… Faites-le ! Couvrez-vous avec! Le lendemain, repliez tout et rentrez chez-vous !
Réévaluez la situation, envisagez de planifier cette randonnée à une saison plus clémente ou munissez-vous d’un équipement adapté.

L’utilisation d’une couverture de survie pour se couvrir et dormir révèle une inadéquation de votre équipement aux conditions météorologiques rencontrées.

AVERTISSEMENT ! ATTENTION !

Ne jamais utiliser la couverture de survie dans les cas suivant :

  • en cas d’orage,
  • au coin du feu ou près d’une flambée,
  • lors de l’utilisation d’un défibrillateur (heu, peu de chance d’en trouver en montagne, mais en ville, lors d’un accident…).

Pour résumer :

  • Assurez-vous d’avoir une couverture de survie à portée de main (personnellement, j’en ai deux : une fine dans ma trousse de secours et une réutilisable pour m’isoler du froid du sol).
  • En cas de blessure ou maladie, enveloppez-vous de la couverture en attendant les secours, ou si vous pouvez marcher, utilisez-la pour vous rendre à un poste de secours. Espérons que vous n’aurez jamais besoin de l’utiliser de cette manière.
  • Pour vous isoler du froid au sol, dans votre fond de hamac ou sous un tarp.
  • Pour dormir, optez pour un bon duvet et évitez l’utilisation d’une couverture de survie comme couverture.

Vous avez trouvé cet article utile, ou pas… vous avez des expériences ou des réflexions à partager… Les commentaires sont là pour ça.

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Rando – Comportements respectueux de la nature en 8 points

Randonner tout en respectant la nature en toute simplicité, c’est une petite base en 8 points.

Si je sais que la majorité des randonneurs, que ce soit à la journée ou en itinérance sont généralement respectueux de l’environnement il arrive qu’il ait quelques petits écarts de comportement, plus liés à de fausses idées que de réelles négligences.

Respecter l’environnement, c’est aussi se respecter soi-même et les autres. Le but étant de ne laisser aucune trace de votre passage. Vous me direz : oui, mais Sima, il faut bien manger, bivouaquer, se laver, faire ses besoins…

Voyons tout cela point par point.

1 – Marcher

Lorsque vous marchez, suivez les sentiers, évitez de couper à travers la flore, ou même les dunes en bord de mer. Ne sortez des sentiers que lorsque c’est vraiment nécessaire et en respectant la faune et la flore.

2 – Manger

Lorsque vous mangez, que ce soit des encas tout en marchant ou à la pause déjeuner, ne laissez aucun déchet, même ceux qui vous semblent bio-dégradables ou qui vous paraissent pouvoir profiter à d’autres espèces animales. Vous avez acheté un morceau de poulet rôti et vous jetez les os pensant que cela sera profitable à un renard de passage… Non ce n’est pas une bonne idée. Munissez-vous d’un sac pour vos détritus que vous jetterez dans une poubelle que vous croiserez sur votre passage.

3 – Se laver

Ce n’est pas parce que vous faite de l’itinérant que cela vous empêche de vous lavez. Au contraire une hygiène régulière est très bon pour le moral et la santé.
Ayez des produits naturels et biodégradables. Pas besoin d’en avoir une tonne, je pense que le maximum est un seul savon (pour la toilette et la lessive), un morceau de shampoing solide et un tube de dentifrice. Personnellement je n’emporte qu’un savon (pour la lessive, me laver le corps et les cheveux et même pour me brosser les dents, ce n’est pas bon au goût mais on s’y habitue). Vous pouvez aussi remplacer votre brosse à dent par un bâton de siwak, qui sera plus léger et durera plus longtemps qu’une brosse à dents. Très utilisé au Maghreb, en Orient et la partie Ouest de l’Asie.

Ne vous lavez pas directement dans les rus, rivières, étangs, lacs… Même si vos produits sont naturels et biodégradables. Prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart, plusieurs dizaines de mètres du point d’eau, quitte à faire plusieurs allers-retours.

4 – Faire sa lessive

En itinérant c’est le rituel quotidien ou presque quotidien, tout dépend du nombre de changes que vous avez, mais ça revient souvent… Chacun s’organise à sa façon mais la façon de procéder est comme pour la toilette, à l’écart des rus, rivières, étangs, lacs…

5 – Faire ses besoins dans la nature

Si vous n’avez pas le choix, vous allez laisser une trace de votre passage. Faites en sorte que cela reste invisible. Donc loin d’un chemin, loin des rus, rivières, étangs, lacs. Évitez les lieux fermés comme les grottes, cabane de berger et autres abris qui ne sont pas des toilettes. Évitez aussi les terres agricoles, votre offrande n’est pas un bon engrais et ça ne fait pas plaisir aux agriculteurs.

Choisissez un lieu à l’écart de tout passage dans un bosquet ,derrières des arbustes… Faites un trou entre 15 et 20 cm de profondeur. Une fois votre besoin satisfait, mettez votre papier hygiénique utilisé dans votre sac poubelle et pas dans le trou que vous allez reboucher. Idem pour les mouchoirs jetables, jetez-les dans vos sacs poubelle.

Vous pouvez lire un article plus complet sur le sujet : Comment chier proprement en montagne ?

6 – Se baigner

Après une longue marche, en pleine chaleur vous allez sûrement croiser une rivière ou un lac qui vous invite à la baignade. Comme pour se laver, si vous avez de la crème solaire sur vous, même naturelle et biodégradable, allez vous rincer à l’écart avant d’aller vous baigner.

7 – Fumer

Si vous êtes fumeur, ne jetez pas vos mégots, au-delà des risques d’incendies, c’est aussi une pollution. Il existe de petits cendriers de poche ou en porte-clés facilement transportables que vous pourrez vider dans une poubelle lorsque vous traverserez une ville.

8 – Le feu

Respectez les règles locales en matière de feu. Il y a de gros risques d’incendies sur tout le pourtour méditerranéen. Dans les zones à gros risques, évitez même le réchaud. Dites-vous qu’un départ de feu dans un maquis ou une pinède devient immédiatement incontrôlable sans de gros moyens rapides. Ce n’est pas avec votre gourde que vous éteindrez le départ de feu.

En Espagne mais aussi dans le sud la France (moins qu’en Espagne) vous trouverez souvent au milieu de la nature des zones de pique-nique avec une structure en dur pour y faire des barbecues, grillades… Là, vous pourrez y faire un feu ou y installer votre réchaud mais lisez bien les panneaux car il arrive que même là, l’utilisation de ces structures soit interdite à certaines périodes de l’année.
Ne fumez pas non plus dans les zones à gros risque d’incendie.

structure pour grillades, nov. 2023
Structure pour grillades, barbecues

En conclusion

Finalement il s’agit que du bon sens, rien de très compliqué qu’une immense majorité des randonneurs appliquent déjà.

Respecter l’environnement lors d’une randonnée itinérante est crucial. En adoptant ces comportements, vous contribuez à préserver la beauté naturelle des lieux que vous traversez et à minimiser votre impact sur l’environnement.

Y a-t-il des points que j’aurait dû ajouter ? N’hésitez pas à en faire part !

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Image logo : By Elisabeth Guggenberger from Pixabay

Rando – Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto

bivouac spain, nov. 2023
Vivac Bivouac Espagne Spain Compostelle Santiago Camino

Rando – Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto.

Si le mot « bivouac » est en gros quatre façons de passer la nuit (à la belle étoile, dans un hamac, sous tarp, sous tente) et qu’il est généralement autorisé ou toléré de 19 à 9h et qu’il peut aussi y avoir des restrictions dans certains lieux… Cette façon de faire n’est pas transposable en Espagne car la traduction de bivouac est « vivac« , qui signifie dormir à la belle étoile et pour mieux comprendre nous allons revoir le vocabulaire et ne pas utiliser le mot « bivouac » qui peut prêter à confusion.

Avant tout quelques avertissements.

AVERTISSEMENTS 1

Souvent dans les forums français, parfois aussi en Espagne, il est fait référence à une loi nationale qui autoriserait le camping sauvage dans toute l’Espagne sauf exception. C’est FAUX, la référence au B.O. del E – num. 190 du 10 août 1966 cette loi a été abrogé par décret en 2010 « Decreto 39/2010, de 15 de enero » référence BOE-A-2010-1704, publication : «BOE» 30, de 4 de febrero de 2010, páginas 9808 a 9809 (2 )
Il faut donc se référer aux réglementations régionales et parfois même locales auprès des municipalités.

AVERTISSEMENTS 2

Les références mentionnées ici ne sont valables qu’au jour de la publication de cet article. Les lois ayant vocation à évoluer, renseignez-vous quelques jours avant de partir pour éviter toute mauvaise surprise.

AVERTISSEMENT 3

Je parle ici que des régions que je suis censé traverser en partant depuis Sagunto et donc pas de toute l’Espagne. Par ailleurs lorsque vous tracez votre chemin et que vous avez une idée des éventuels spots de bivouac, renseignez-vous auprès de la municipalité concernée.

Le vocabulaire.

Comme je l’ai dit plus haut, le terme « bivouac » à la française n’est pas transposable. Nous allons donc utiliser d’autres termes.

Camping ou Camper → Acampada ou Acampar
Entendu dans les textes comme utilisant un abri, ou plus précisément nécessitant l’installation d’une structure (hamac, tarp, tente, même une cabane en branchages est considérée comme structure).
Il peut se faire dans les lieux d’accueil, terrain de camping ou sous autorisation ou permis dans d’autres lieux, nous verrons qu’obtenir des permis est souvent très compliqué voire impossible pour le marcheur itinérant.

Camping sauvage → Acampada libre
Peut signifier aussi bien le camping sauvage que le camping libre pour toute forme de bivouac sous structure en dehors des terrains de camping sous certaines conditions.
Passer la nuit sous abri ou structure (hamac, tarp, tente, même une cabane en branchages est considérée comme structure) en dehors des lieux aménagés à cet effet.

Le camping sauvage en dehors de toute législation sans autorisation en dehors des structures et/ou zones d’accueil,  est de fait interdit c’est pour cela que l’on va utiliser ici le terme « Camping Libre » (c’est-à-dire avec autorisation, permis, ou dans des zones spécifiques mais en dehors des campings).

Dormir à la belle étoile → Dormir al razo, Vivaquear, Vivac
Vivac c’est la traduction du mot bivouac mais le concept n’est pas le même qu’en France, il s’agit ici de dormir à la belle étoile sans aucune structure (sans hamac, ni tarp, ni tente, ni même une cabane en branchages qui est considérée comme structure).

Les régions traversées

Valencia.
Camping libre → interdit sauf exception
Dormir à la belle étoile → autorisé.

Ref. :
DECRETO 10/2021, de 22 de enero, del Consell, de aprobación del Reglamento regulador del alojamiento turístico en la Comunitat Valenciana.
Publicado en: DOGV núm. 9015 de 08.02.2021
Número identificador: 2021/999
Referencia Base Datos: 001092/2021

Le camping libre n’est pas autorisé.

Exception :
Ley 3/1993, de 9 de diciembre, Forestal de la Comunidad Valenciana.
Publicado en : «BOE» núm. 23, de 27 de enero de 1994, páginas 2652 a 2667 (16 págs.)
Sección : I. Disposiciones generales
Departamento : Comunidad Valenciana
Referencia : BOE-A-1994-1915
Chapitre V – Article 38 – usage récréatif des montagnes
Le camping doit être autorisé par le propriétaire de la montagne et par l’organisme compétent de l’administration de Valence, conformément à la réglementation.
Considérant qu’en faisant de l’itinérant vous n’aurez pas ces autorisations en instantané. Sur la région de Valencia, seul dormir à la belle étoile est autorisé.

Aragon
Camping libre → interdit peut être autorisé avec permis
Dormir à la belle étoile → autorisé.

BOA Número 33 – 20 de marzo de 2006 P3619 (page pour la version pdf)
772
DECRETO 61/2006, de 7 de marzo
J’attire votre attention sur les chapitres et articles suivant.
Chapitre I, Article II – Définitions (page 3619)
a) Camping : l’hébergement en plein air, en dehors des campings et des maisons rurales isolées, par l’utilisation de tentes, de caravanes, d’abris mobiles ou d’autres moyens d’hébergement, avec ou sans fourniture d’activités complémentaires.
Chapitre 4, Article 14 – Camping autorisé et interdit (page 3621)
2) Le camping sauvage est interdit sur tout le territoire de la communauté autonome d’Aragon.
Chapitre 5, Article 17 – Campings itinérants (page 3621)
1) Est considéré comme camping itinérant celui qui, dans le respect des droits de propriété et d’usage du sol, est pratiqué en dehors des campings ou dans des maisons rurales isolées, par des groupes composés au maximum de trois tentes, caravanes, abris mobiles ou autres moyens d’hébergement, sans que le nombre de campeurs ne puisse en aucun cas dépasser neuf, avec un séjour au même endroit ne dépassant pas trois nuits. La distance minimale entre les groupes est d’un kilomètre.
2) Le camping itinérant ne peut être pratiqué à moins de cinq kilomètres d’un terrain de camping ou d’une maison rurale isolée, ni à moins d’un kilomètre des centres urbains, des lieux publics ou des zones normalement fréquentées par le public.
3) L’exploitation d’un camping itinérant doit faire l’objet d’une notification préalable à l’organisme compétent. Si le campement a lieu sur un territoire appartenant à plus d’un département, les promoteurs doivent en informer au préalable les organes compétents de chacune de ces collectivités locales.
4) La notification est faite à l’organisme compétent, en indiquant expressément, avec l’identification du promoteur du camping, les lieux où le camping doit se dérouler, les dates de début et de fin, le nombre d’unités de camping et de campeurs prévus, ainsi que l’autorisation du propriétaire du terrain.

On constate que pour le marcheur itinérant il est presque impossible d’obtenir les autorisations en instantané, on considère donc que seul dormir à la belle étoile est autorisé.

Castilla y Leon
Camping libre → interdit sauf certains espaces ou zones aménagés.
Dormir à la belle étoile → autorisé

Les deux sont interdits dans certaines zones à gros risque d’incendie.

Réf. :
Boletín Oficial de Castilla y León
Núm. 115 – Lunes, 19 de junio de 2017
Chapitre 1 article 3
Pág. 22943
f) Le camping libre, c’est-à-dire le camping libre en dehors des campings, en utilisant des tentes, des caravanes ou d’autres éléments facilement transportables de manière temporaire, sans être assisté par un pouvoir, une autorisation ou un droit d’utilisation sur le terrain sur lequel il est pratiqué.

Réf :
La Junta de Castilla y Léon
Normativa Autonómica sobre Incendios Forestales
ORDEN FYM/510/2013, de 25 de junio
Les activités suivantes sont considérées comme interdites toute l’année dans la forêt et dans la bande de 400 mètres qui l’entoure, aussi bien pendant la saison de faible danger d’incendie de forêt que pendant la saison de fort danger d’incendie de forêt :
(…)
Le camping libre.

À savoir que dans ces zones-là, même dormir à la belle étoile est interdit.

Galicia
Camping libre → interdit.
Dormir à la belle étoile → autorisé.

Réf. :
DOG Núm. 246 Viernes – 27 de diciembre de 2019

Pour résumer vous ne pouvez camper que sur des terrains de camping.

Pour résumer :

Le camping sauvage qui inclue l’installation d’une structure (hamac, tarp, tente) en dehors de toute légalité est interdit !
Le camping libre (donc hamac, tarp, tente) est autorisé sous certaines conditions (autorisations, permis, zones spécifiques et explicitement signalées).
Dormir à la belle étoile n’est pas explicitement autorisé, il l’est par déduction puisqu’il n’est pas interdit (sauf dans les zones à grand risque d’incendie).

Pour conclure.

Je sais, certains me diront qu’ils ont fait du bivouac à la française sur le « Camino » et rien ne leur est arrivé. Tant mieux pour eux, peut-être n’avez-vous pas été vu « Pas vu pas pris », ou bénéficiez d’indulgences, de tolérance, c’est aussi une réalité… Mais la législation est là et comme en France « Nul n’est censé ignorer la loi » donc cheminez en connaissance de cause.

Si vous passez par un village à l’approche de l’heure du bivouac, n’hésitez pas à demander à la mairie, on vous autorisera peut-être de bivouaquer sur l’un des espaces municipaux, ou on vous orientera vers d’autres possibilités… Dans un bar ou un restaurant, il y aura peut-être un client qui vous indiquera qu’il a un terrain sur votre parcours et vous autorise à y mettre votre tente ou tarp… La discussion avec les gens ouvre souvent des opportunités inattendues.

Et vous ? Quelle est votre expérience en Espagne ? Avez-vous d’autres précisions à apporter ? N’hésitez-pas.

Le billet Rando – Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Orientation (03) – les dénivelés

Rando – Orientation (03) – les dénivelés

Lors du billet Rando – Orientation (02 – s’orienter avec sa carte j’ai omis de vous parler des dénivelés.

C’est pourtant une donnée importante lorsque vous préparez votre parcours, je parlerai aussi donc du calcul de déplacement en prenant en compte les dénivelés.

Donc deux sujets pour le prix d’un.

Les dénivelés sur la carte

Elles sont représentées par des courbes de niveau.
Pour bien lire et interpréter les dénivelés sur une carte IGN, il est important de s’habituer à l’équidistance spécifique de cette carte, à la direction dans laquelle les chiffres des altitudes sont lus (ce qui peut indiquer une montée ou une descente).

Comme un beau dessin vaut mieux qu’un long discours…

Croquis des courbes de niveaux.


Voilà à quoi ressemble les courbes de niveau sur une carte et une visualisation imaginée.


Une visualisation plus graphique donne une idée plus précise.

Quelques points clés

  • Courbes de niveau : Ce sont des lignes continues sur la carte qui relient des points de même altitude. Cela signifie que si vous marchez le long d’une courbe de niveau, vous resterez à la même altitude.
  • Espacement des courbes : L’espacement entre deux courbes de niveau adjacentes est appelé « équidistance ». Cela représente une certaine différence d’altitude (par exemple, 10 mètres ou 20 mètres, voir la légende de la carte). Plus les courbes sont rapprochées, plus le terrain est raide. Si les courbes sont éloignées les unes des autres, cela indique un terrain plus plat.
  • Lignes maîtresses : Sur de nombreuses cartes IGN, toutes les Xe courbes de niveau sont généralement plus épaisses, en plus gras. Ces lignes sont appelées lignes maîtresses et aident à identifier rapidement les dénivelés sur la carte.
  • Chiffres sur les courbes : Les courbes de niveau portent généralement des chiffres indiquant l’altitude en mètres par rapport au niveau de la mer. Ces chiffres aident à déterminer la hauteur d’une zone particulière.

Calculer sa distance de parcours avec les dénivelés

Pour évaluer une distance de marche nous allons utiliser la notion de km-effort.
C’est une approximation pour exprimer en un seul chiffre à la fois la distance et la montée (ou descente) pour refléter la « difficulté réelle » ou l’effort ressenti lors de la réalisation d’une randonnée.

La formule de base est celle-ci :

Km-effort = distance horizontale (en km) + dénivelé positif (en km)

L’idée derrière cette formule est qu’un certain nombre de mètres de montée et un certain nombre de mètres de descente peuvent être considérés, en termes d’effort, comme 1 km sur du plat.

Heu Sima, c’est pas très clair tes explications…
Bon, je vais essayer de clarifier…

Admettons que 100 mètre en monté est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 125 m).
Admettons que 200 mètres en descente est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 400 m)
Votre trajet est 15 km avec un cumul de 900 m de dénivelés aussi bien en montée qu’en descente.

Le calcul va être le suivant :

15 km + (900 m/100) + (900 m/200) = 28,5 km

Personnellement j’utilise 125 m en montée et 300 en descente.
Maintenant vous savez calculer une distance en km-effort.

Vous l’aurez noté, cette donnée n’est pas absolue mais élastique.

Conclusion :

Avec de la pratique, vous pouvez développer la capacité de « voir » les collines, les vallées, les crêtes et d’autres caractéristiques du terrain simplement en regardant les courbes de niveau sur la carte.

Le km-effort est une approximation, car l’effort ressenti peut varier selon de nombreux facteurs comme le type de terrain, l’altitude, la condition physique de la personne, le poids du sac à dos, etc. Cela-dit, le km-effort offre une mesure utile pour évaluer et comparer la difficulté de différents parcours.

J’aime calculer large, ainsi j’ai toujours l’heureux sentiment d’avoir marché plus vite que prévu et d’arriver, de fait, plus tôt que prévu à la fin de mon étape.

Le billet Rando – Orientation (03) – les dénivelés est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Orientation (02) – s’orienter avec sa carte

Rando – Orientation (02) – s’orienter avec sa carte

Ce billet fait suite au précédant « Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre« .

De tout temps il y a toujours eu une proportion de personnes n’étant pas à l’aise face à une carte et à l’ère numérique j’ai le sentiment que cette proportion a augmenté. Est-ce un simple reflet d’une évolution de notre façon d’interagir avec le monde qui nous entoure?

L’omniprésence des smartphones et des systèmes de navigation GPS a changé la donne. Pourquoi prendre le temps d’étudier une carte papier lorsque l’on peut simplement entrer une destination dans un appareil et se laisser guider pas à pas? Pour beaucoup, la technologie a rendu obsolète la nécessité de savoir lire une carte traditionnelle.

Cette dépendance peut avoir des conséquences dans des situations où la technologie échoue ou est inaccessible. Une panne de batterie, un signal GPS perdu ou un appareil défectueux, et l’individu peut se retrouver désemparé.

Que signifie « savoir lire une carte » ?

Cela va bien au-delà de la simple identification de lieux ou de repères. C’est la capacité de comprendre la topographie, de déduire les distances, d’interpréter les symboles, et de visualiser tridimensionnellement le paysage à partir d’une représentation bidimensionnelle. C’est une compétence qui exige à la fois de la logique et de l’intuition.

– Sima, ça m’a l’air déjà compliqué ton truc… Déjà que j’y comprends rien aux cartes…
– Je te rassure, sur ce billet l’on va aller au plus simple. Et sans le savoir tu as certainement des notions de topographie, si je dois venir chez-toi, tu sauras me gribouiller un plan de ton quartier pour que j’arrive à destination et tu sauras même y mettre des précisions (au carrefour, il y a une boulangerie à l’angle, tu prends à droite, au prochain rond-point à gauche, etc.).

Que trouve-t-on sur une carte ?

Je pars sur la base d’une carte IGN 1/25 000ᵉ.
L’échelle, ici 1/25 000ᵉ ce qui signifie que 1 cm sur la carte = 25 000 cm sur le terrain, soit 250 m.
Une légende nous expliquant tous les symboles, tracés, repères, etc. que l’on peut trouver sur le plan de la carte.
La déclinaison et la date de publication de la carte (même si je fais un point sur le sujet, nous n’en tiendrons pas compte dans le reste du billet, j’expliquerai pourquoi).
Le plan avec de nombreux détails.

Point sur la déclinaison.

Ensuite on en parlera plus sur ce billet, c’est important de savoir de quoi il s’agit dans des circonstances particulières.
La déclinaison est l’écart angulaire entre le nord géographique (indiqué sur la carte) et le nord magnétique. Cet écart est dû à l’orientation du champ magnétique terrestre qui ne coïncide pas exactement avec l’axe de rotation de la Terre.
Lorsque vous utilisez une boussole, elle pointe vers le nord magnétique et non le nord géographique. Il est important de noter que la déclinaison varie en fonction de l’endroit où vous vous trouvez sur Terre et qu’elle change également avec le temps, car le champ magnétique terrestre n’est pas statique. Dans certaines régions, la déclinaison peut être négligeable, tandis que dans d’autres, elle peut être assez significative. On considère que la déclinaison indiquée sur une carte est valable 5 ans.

Pourquoi je ne tiens pas compte de la déclinaison.
Si l’on regarde l’image la déclinaison est de 0°37’ au 1er janvier 2019, la déclinaison annuelle est de 8.1’, nous sommes en 2023 il faudrait reporter 1°9.4, on pourrait faire un calcul encore plus précis en tenant compte de la date publication de ce billet. Pour reporter de façon précise il vous faudrait un système de visée bien plus précis qu’une boussole à main et pour le reporter de façon précise au moins un rapporteur.
Donc je n’en tiendrais pas compte dans ce billet mais vous savez maintenant ce qu’est la déclinaison.

Savoir orienter sa carte.

Le plus simple, puisque nous ne parlons pas ici d’orientation à l’azimut, c’est de prendre sa carte dans le sens de notre marche… C’est le plus simple.
Mais nous allons tout de même voir ici comment orienter sa carte au nord magnétique.
Vous avez vu que sur une carte il y a une légende, la déclinaison…
Pour bien orienter sa carte nous allons utiliser les lignes des méridiens.
Les lignes méridiennes sont les lignes noires elles sont espacées de 0°05’… Les lignes bleues sont les lignes UTM[1] (Universal Transverse Mercator) et forment des carrés de 1 km de côté et sont utiles pour un report sur GPS, ce qui n’est pas le sujet de ce billet… Nous n’en tiendrons donc pas compte.
Donc nous allons utiliser une ligne noire, celle d’un méridien.

Orienter la carte.

Prenez votre boussole et mettez le nord du cadran pivotant en face du nord du cadran fixe. Positionnez votre boussole sur votre carte en mettant la flèche de visée parfaitement alignée sur la ligne du méridien de votre carte. Ensuite pivotez l’ensemble, dans un sens ou l’autre, jusqu’à ce que l’aiguille aimantée soit elle aussi alignée au nord… en faisant attention que la flèche de visée reste bien alignée au-dessus du méridien.

Et voilà, vous savez orienter votre carte au nord magnétique de votre carte, soit, sans tenir compte de la déclinaison, mais franchement vous êtes déjà bien !
Vous pouvez faire l’expérience tranquillement dans votre salon en posant au sol une carte et votre boussole et orienter vos cartes au nord. Dehors, quand il y a du vent ce peut être un peu plus chiant.

Cela vous sera surtout utile lors de prochains billets où l’on parlera de faire le point avec deux visées, s’orienter à l’azimut…

La marche d’après la carte.

Dans la plupart des cas on peut très bien se diriger sans boussole, uniquement d’après la carte.

Étudier le parcours à la maison avant l’excursion et éventuellement le tracer sur la carte. Essayez de vous représenter le paysage et le cheminement. Notez d’avance les points caractéristiques, quelques noms de lieux, les points de pauses, d’étapes, etc. Tout ce qui vous semble utile. In-situ, vous vous arrêterez peut-être avant ou après des points prévus, parce que vous êtes fatigué, ou pas ou le lieu ne vous convient pas… C’est la réalité du terrain, mais ce n’est pas grave, vous avez une trame.

Donc c’est simple, il suffit de prendre la carte dans le sens de votre marche vous saurez ainsi quand vous devrez tourner sur votre droit ou votre gauche, etc. Bref, suivre l’itinéraire sur la carte de manière à toujours savoir où l’on se trouve.

Dans l’image ci-dessus c’est simple, on a pivoté la carte vers la droite pour qu’elle soit dans le sens de la marche et on a repéré quelques points sur le chemin.

Transposer ce que l’on voit sur la carte.

En tout cas la carte permet de contrôler qu’on suit bien le parcours que l’on s’est fixé. À nous de comparer ce que l’on voit sur la carte avec la réalité et inversement. Cela impose d’être attentif aux paysages, bien entendu mais aussi à ce qu’il y a sur notre parcours le long de notre cheminement.
Si l’on reprend l’exemple de l’image plus haut…
J’ai marché, l’ai traversé une voie ferrée, une départementale, je suis passé dessous une autoroute, puis traversé une autre route… Je marche et je n’ai pas fait attention aux chemins à ma droite ou ma gauche tant j’étais absorbé par le paysage… Où suis-je ?

Je suis donc quelque part par là.

Que y a-t-il devant ou autour de moi ? Sur la carte, ce que je vois que je dois transposer.
J’ai traversé une grande plaine sans rien de particulier mais il y a tout de même quelque chose d’intéressant devant moi.
Je vois le chemin qui tourne légèrement sur la droite.
Sur le côté gauche j’aperçois un petit bras de forêt ou plutôt de bosquet.
Je le vois aussi sur la carte où plus loin l’on passe au-dessus d’un ru… Si je continue d’avancer, je devrais le voir.


En transposant ce qui m’entoure sur la carte et inversement l’on arrive à voir où l’on est.

Conclusion.

Généralement, tant que vous randonnez sur des sentiers, vous n’aurez pas besoin de boussole, mais si cela peut vous rassurer… Personnellement, depuis que j’ai repris la randonnée, je ne l’ai pas utilisée. Cela-dit, si je dois partir en montagne je la prendrais certainement.
Anticipez : Préparez soigneusement votre parcours à la maison avant de partir, et chaque soir, lors du bivouac, imprégnez-vous du parcours que vous devrez faire le lendemain.
Soyez attentif : Profitez du paysage mais soyez attentif à votre environnement et en cas de doute, arrêtez-vous et transposez ce que vous voyez sur votre carte.
Soyez curieux : N’hésitez pas à regarder les légende de votre carte pour comprendre ce qui vous entoure.

Les prochains billets sur le sujet traiteront plus particulièrement de l’utilisation de la boussole in-situ.

Le billet Rando – Orientation (02) – s’orienter avec sa carte est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Système de projection qui donne une position (en kilomètres) par rapport à l’équateur et par rapport au méridien de Greenwitch.

Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre

Préambule :

Une idée d’une série d’articles concernant l’orientation ils ne seront pas publiés à la suite chaque mercredi, peut-être y aura-t-il d’autres billets dans des catégories différentes entre-temps. Le but à terme est tout de même d’essayer de faire le tour de tout ce que englobe « l’orientation ».

Ils parleront aussi bien des matériels que de leurs usages pratiques. Le découpage en plusieurs articles facilite, à mon avis, la compréhension, permet de se consacrer à un aspect spécifique à chaque billet laissant ainsi le temps à chacun de bien s’approprier le contenu.

Pourquoi une série sur l’orientation ?

Dans notre monde numérique, il est facile de devenir dépendant de la technologie pour trouver son chemin. Pourtant, comprendre les nuances de l’orientation est une compétence qui stimule le cerveau, renforce la connexion avec l’environnement et, surtout, peut s’avérer cruciale dans des situations imprévues. Cette série est conçue pour tous – du citadin curieux au randonneur en herbe ou même ceux qui souhaiteraient se lancer dans la course d’orientation…

J’espère que cette série vous orientera dans la bonne direction.

Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre

Dans ce premier billet de la série nous allons voir deux types de boussoles et le curvimètre. Pas dans leurs usages pratiques mais bien comprendre comment est constitué une boussole, les différentes parties de la boussole, bien les connaître facilitera son usage en pratique.
Voici trois sortes de boussoles, deux à miroir et une plus classique. Personnellement j’utilise la plus classique car aussi la plus légère et amplement suffisante pour mes randonnées. Et pour être franc, depuis que j’ai repris mes randonnées depuis plus d’un an, je n’ai pas eu besoin de boussole j’étais sur des sentiers relativement bien identifiables et les rares fois où j’ai eu des hésitions j’ai utilisé mon smartphone sur lequel il y a OsmAnd. Par contre, plus jeune, en montagne la boussole m’a été souvent d’un grand secours (faire le point sur ma position, rejoindre un point à l’azimut, etc.).


En partant de gauche à droite :

  • La première boussole est une « H. Morin Secretan », Plutôt dédié topographie c’est plus un objet de collection aujourd’hui il suffit de regarder sur internet « Boussoles H. Morin ».
  • La seconde est une boussole militaire de l’armée Chinoise (m’a-t-on dit lorsque l’on me l’a donné, je ne lis pas les écritures chinoise, mais pas besoin pour l’utiliser). Il y en a plein de similaires dans toutes les armées.
  • La troisième, plus basique mais pas moins efficace (peu importe la marque) il y a en plein de similaires dans tous les magasins de sport.

Les boussoles

Voyons les informations que nous apportent chacune d’entre elles.

Sima, tu nous prends pour des c…, heu des « tebê », elles indiquent toutes le nord magnétique !
Je ne prends personne pour des, comme tu dis, des « tebê », et oui, c’est le propre d’une boussole que d’indiquer le nord magnétique, mais elles ont des particularités.

La boussole H. Morin Secretan. boussole à miroir

Il s’agit d’une boussole à miroir qui incliné à environ 45° permet de voir la boussole. Une ligne de mire pour la visée. Un bouton bloquant la boussole permet une fois à plat de garder les coordonnées de visée pour les reporter. Un balancier permet également de mesurer l’angle d’un point haut ou bas, c’est-à-dire que lorsque l’on connaît l’angle et la distance d’un point on peut calculer la hauteur ou la profondeur, si l’on sait à quelle altitude l’on est on peut donc en connaître l’altitude du point visé.
Il s’agit plutôt d’une boussole pour la topographie, reporter et vérifier sur un plan ou carte (il existe aujourd’hui des outils de topographie plus précis), pas adaptée, pas pratique, pour l’orientation, ni la randonnée, que ce soit dans son usage, son volume et son poids.

Boussole à miroir d’orientation.

Ce modèle de boussole à miroir possède aussi un décimètre sur le côté. Elle est pliable et une fois pliée elle fait 6X6X2 cm, très robuste et pèse 130 gr, elle intègre également un curvimètre. Elle est dans un alliage assez léger. Donc une boussole très précise et même si les écritures de celle-ci sont en chinois pas besoin de savoir lire le Chinois pour s’en servir. Il en existe plein de modèles similaires. Personnellement je la trouve un peu lourde pour la randonnée.

Boussole d’orientation « style plaquette »

C’est une boussole assez complète, légère (45 gr avec le cordon), c’est à mon avis la plus utilisée en randonnée et course d’orientation. J’ai laissé la marque, je vous assure je ne suis sponsorisé, et quelle que soit la marque que vous choisirez, elles sont toutes très similaires. C’est le genre de boussole que j’utilise et dans les billets où l’on parlera pratique, les exemples se feront avec celle-ci. Elle ne possède pas de balancier pour calculer les points hauts ou bas, mais sincèrement, ça ne m’a jamais manqué.

Curvimètre à molette

Un curvimètre est un outil souvent utilisé pour mesurer les distances sur des cartes. Si j’ai beaucoup utilisé un curvimètre pour préparer mes parcours et étapes dans ma jeunesse (il n’y avait pas grand-chose niveau cartographie en logiciel ni sur le web)… Aujourd’hui je fais la préparation de mes parcours en amont depuis mon pc. Mais vous savez que si vous êtes dans un lieu sans pc, sans connexion internet avec juste un curvimètre et une carte cous pouvez organiser votre parcours.

Conclusion :

Ça peut paraître compliqué pour celles et ceux qui découvrent la boussole, mais je vous rassure, l’utilisation de votre smartphone est bien plus complexe que l’usage d’une boussole et l’on verra tout cela dans des billets à venir. Faire un billet sur ce que contient une boussole, comment orienter une carte, comment utiliser la boussole pour s’orienter, faire le point, etc. Me semble trop lours en un seul billet, je préfère procéder par étapes, même si je sais que vous restez sur votre soif d’apprendre, si toutefois je apprends quelque chose.

J’espère que je ne vous ai pas fait perdre le nord à la lecture de ce billet, que je ne vous ai pas perdu.

Le billet Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Quand manger

Rando – Quand manger ?

Les questions qui se posent souvent : Quand manger en randonnée ?

Mes réponses à : quand manger ? Quand je mange !

Mes conseils ne s’adressent pas à ceux qui vont faire la traversée du désert, ou pôle Nord, ou de la Pampa, ni à ceux qui vont faire des 6000 m… Mais à ceux qui font de la randonnée sur plat et moyenne montagne sur plusieurs jours.

Billet en complément du billet « Rando – faire une fixette sur le poids et les calories« .

Quand manger ?

Dans l’idéal c’est un riche petit-déjeuner, un en-cas dans la matinée, un riche déjeuner, un goûter et un bon dîner. Vous aurez apporté des grignotages en cas de petites faims lors de votre marche.

Je te vois venir Sima, quand tu nous parles d’idéal, théorie, c’est pour nous dire que c’est de la merde et qu’il ne faut pas suivre…
Non non, pas du tout… Une base a son importance. Si quelqu’un part en randonnée pour la première fois il peut s’y appuyer, et si cela lui convient s’y tenir ou ajuster…

Nous sommes tous et toutes différents avec des habitudes variées qui vont se refléter sur notre façon de faire lorsque l’on randonne.
Je vais vous donner quatre cas différents dont le mien, si les prénoms sont fictifs il s’agit de vrais randonneurs.

  • – Paul fait des randonnées sur plusieurs jours avec des journées très longues de marche assez rapides. Le matin il prend un café une barre de céréales et pars. Environ 2h plus tard fait une pose et prend son petit déjeuner chaud (céréales fruits secs). Vers 13h30 il s’arrête déjeuner un repas froid. Vers 17h30/18h il s’arrête pour un dîner chaud puis il continue 1h ou 2 pour trouver son coin de bivouac où il prendra juste une boisson chaude avant de dormir.
  • – Pierre fait des randonnées rapides sur plusieurs jours. Le matin il prend un petit déjeuner très copieux puis pars sans s’arrêter, juste pour boire et parfois un peu grignoter jusqu’à son lieu de bivouac le soir où il prend un dîner copieux. Dans la journée il n’aura pris que des grignotages vite fait.
  • – Claude, un ex-collègue, il ne fait qu’une randonnée par an mais entre 600 et plus de 800 km. Il ne voit que par les différents sentiers de Compostelle. Il dîne, dors et petit-déjeune qu’en étape. Il a une marche de lent à modéré mais constante. Le matin il petit-déjeune ce qu’on lui donne au gîte ou étapes. S’arrête boire de temps en temps sans grignotage jusqu’à environ 13h ~ 13h30 et déjeune UNE pomme (durant tout le temps où nous avons travaillé ensemble, je l’ai toujours vu manger sa pomme dans son bureau puis faire ses trucs sur son pc, je ne l’ai jamais vu varier). Puis il marche jusqu’à son étape du soir où il mange ce qu’on lui propose. En parcours il passe par les vendeurs de primeur pour acheter ses pommes.
  • – Sima, moi… Je petit-déjeune à base de flocons d’avoine, cranberries, raisins secs, lait en poudre en quantité qui me convient. Quand tout est plié presque prêt à partir je me fais un café sans sucre, puis une barre de céréales et je démarre. Je vais faire plusieurs pauses pour boire, parfois mettre mes pieds à l’air, je ne grignote pas. Vers 13h ~ 13h30 je m’arrête manger, un repas froid, généralement du terroir (charcuterie, fromage, pain…) je termine avec une barre de céréales puis je consulte ma carte. Si à moins d’une heure de marche je vois que je vais traverser un village où il peut y avoir un troquet, j’y prendrais un café, sinon je me fais un café et trace la route. Jusqu’au bivouac du soir s’il me prend l’envie de grignoter, ce sera du salé (pas de barre de céréales). Le soir je dîne un repas chaud, puis un peu avant d’aller dormi je me fais une tisane (j’adore les tisanes).

Sans compter ceux qui souhaitent un repas chaud matin, midi et soir etc. on le voit, chacun fait à sa façon, ce qui compte c’est se faire plaisir. Et si vous randonnez à plusieurs vous vous mettrez d’accord pour que ces instants de pause soient conviviaux et vous laissent de bons souvenirs.

Bref, trouvez votre rythme, ne jamais être dans la souffrance, toujours dans le plaisir !

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